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BABONAUX (Yves).

Villes et régions de la Loire moyenne. Touraine, Blésois, Orléanais. Fondements et perspectives géographiques. (Thèse).

P., SABRI, 1966, fort gr. in-8°, 742 pp, 120 figures, 40 planches et une grande carte dépliante hors texte, tableaux statistiques, biblio, broché, bon état

Ouvrage de référence par Yves Babonaux (1926-2007), spécialiste de la Loire et de la Touraine.

BAILHÉ (Claude) et Alain SACRISTE.

Touraine - Orléanais. Au temps des boulangers ambulants. Portraits, scènes et petits métiers.

Toulouse, Editions Milan, 1988, in-8° à l'italienne, 130 pp, illustré de 120 reproductions de cartes postales anciennes légendées (une par page), biblio, cart. illustré de l'éditeur, bon état. Recherches et légendes par Alain Sacristie ; Collection de cartes postales et réalisation par Claude Bailhé

[Chasse] – DOYEN (Henry).

La Vénerie en Touraine.

Tours, Deslis, 1936, in-4°, 139 pp, lettre-préface du Maréchal Lyautey, 12 planches hors texte sous serpentes légendées, 5 cartes coloriées, broché, couv. rempliée lég. poussièreuse, bon état. Edition originale. Un des 150 ex. numérotés sur papier de Hollande Van Gelder Zonen, à grandes marges, avec un envoi a.s. de l'auteur.

Édition originale d'un des ouvrages majeurs de l'histoire de la vénerie française : histoire de chaque équipage de Touraine, depuis l'ancien régime.

CHEVALIER (Mgr C.).

Tours capitale. La délégation gouvernementale et l'occupation prussienne (1870-1871).

Tours, Mame, 1896, gr. in-8°, 349 pp, index, reliure demi-percaline carmin, dos lisse avec pièce de titre basane noire et date dorée en queue (rel. de l'époque), bon état. Peu courant

"En 1871, le conseil municipal de Tours chargea Mgr Chevalier de recueillir les documents et les détails relatifs à l'histoire de la capitale de la Touraine, devenue pour quelques semaines la capitale de la France. Après de consciencieuses et habiles recherches, après de longs entretiens avec les personnages les plus qualifiés pour juger les actes du gouvernement de la Défense nationale et les mesures administratives, Mgr Chevalier rédigea un important ouvrage, qui ne fut pas publié de son vivant, et que la maison Mame a eu l'heureuse idée d'éditer, On y suit les efforts patriotiques d'une population prête à se sacrifier pour résister à l'invasion, mais l'on voit aussi l'indiscipline et le découragement de certaines troupes de francs-tireurs, mal recrutées et mal commandées, dont la tenue contraste avec l'allure martiale et l'esprit militaire des zouaves de Charette et des volontaires de Cathelineau, Mgr Chevalier trace un curieux tableau de l'arrivée à Tours de Gambetta, de Garibaldi et de plusieurs députés républicains espagnols, « missionnaires de l'idée internationale accourus pour asseoir, sur les ruines sanglantes de notre patrie, le règne de leurs chimères et de leurs utopies. » Après le combat de Monnaie, la Touraine fut envahie el. les troupes françaises se retirèrent sur Angers. Le 21 décembre, sous prétexte qu'une patrouille de uhlans avait été assaillie aux portes de Tours, les Prussiens bombardèrent Tours jusqu'à ce qu'une délégation de la municipalité eût obtenu la cessation du feu. La Touraine eut ses otages et ses victimes, et les Prussiens se signalèrent particulièrement dans la région par des exactions et une brutalité indignes d'une armée victorieuse. Enfin, le 9 mars 1871, l'armée prussienne évacua Tours. Une statistique soigneusement contrôlée évalue à sept millions les pertes causées par l'occupation allemande dans les arrondissements de Tours, Loches et Chinon, la ville de Tours exceptée." (Revue des Questions historiques, 1897)

CLOULAS (Ivan).

La Vie quotidienne dans les châteaux de la Loire au temps de la Renaissance.

Hachette, 1983, in-8°, 351 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, bel envoi a.s. à un célèbre historien

La Renaissance s'épanouit en Touraine dans le cadre des châteaux royaux. La monarchie y trouve un refuge sous Charles VII à Chinon et à Loche, dans un cadre qui se renouvelle pour faire une place grandissante au confort. Le goût des plaisirs mondains et champêtres anime Louis XI aussi bien que Charles VIII : le Plessis et Amboise sont des lieux de détente bien plus que des retraites fortifiées. Revenus de leurs expéditions guerrières en Italie, les souverains transforment leurs résidences pour en faire, à l'exemple des villas italiennes, des lieux de fêtes. Les anciennes demeures se parent de galeries, de loggias, de salles de bal et de réception. De vastes jardins-salons sont aménagés pour la promenade et la conversation. Partout se répand un décor fertile en réminiscences antiques. Dans ces demeures s'agite le monde pléthorique des seigneurs, des serviteurs civils et militaires, des prêtres et des marchands: une société nouvelle voit le jour à la cour. — "Cet ouvrage synthétise les travaux antérieurs d'Ivan Cloulas et nous présente une "histoire totale" de la vie dans la vallée de la Loire. En analysant des documents, des lettres et de la littérature du XVIe siècle, l'auteur réussit à dépeindre, sous de multiples facettes, la civilisation de toutes les couches sociales à l'époque de la Renaissance. Il traite la région principalement à la lumière de l'architecture et du symbolisme de Chinon, Amboise, Chenonceaux et Chambord, bien que d'autres châteaux soient parfois mentionnés. Contrairement à Marc Bloch, Braudel et d'autres auteurs de cette école qui mettent l'accent sur les "gens ordinaires" au détriment des "personnes illustres", Cloulas consacre beaucoup d'espace à des notabilités tels que Marie Stuart, Catherine de Médicis, Rabelais et Léonard de Vinci, et il montre comment ces individus (plutôt que de simples paysans et citadins) ont façonné non seulement l'histoire et la "vie quotidienne" de la vallée de la Loire, mais aussi celles de la France et du monde entier. Le texte est écrit de manière intéressante et attrayante." (Michael G. Paulson, The French Review, 1984)

Congrès Archéologique de France.

Tours.

P., Société française d'Archéologie, 1949, in-8°, 417 pp, nombreuses illustrations photographiques et plans, broché, bon état (CVIe session, 1949)

Saint-Martin de Tours (F. Lesueur). La cathédrale de Tours (F. Salet). Saint-Julien de Tours (R. Ranjard). Ferrière-Larçon (M. Thibout). La Celle-Guénard (M. Thibout). Châtillon-sur-Indre (F. Deshoulières). L'église Saint-Pierre de Perrusson (R. Ranjard). Cormery (F. Lesueur). Loches (J. Vallery-Radot). L'ancienne église abbatiale de Beaulieu-les-Loches (J. Vallery-Radot). L'église Saint-Laurent de Beaulieu-les-Loches (J. Vallery-Radot). La Chartreuse du Liget et la Corroirie (J. Vallery-Radot). La chapelle Saint-Jean du Liget et ses peintures murales (M. Thibout). L'ancienne collégiale de Montrésor (J. Vallery-Radot). Le Prieuré de Saint-Jean-du-Grais (R. Ranjard). Bléré (F. Lesueur). Le château de Chenonceaux (M. Aubert). Saint-Denis d'Amboise (F. Lesueur). Le château de la Côte (R. Ranjard). L'abbaye de Marmoutier (R. Ranjard). Le prieuré de Saint-Cosme (R. Ranjard). Le château de l'Islette (P.-M. Auzas). L'Ile-Bouchard (R. Crozet). Tavant (J. Verrier). Champigny-sur-Veude (M. Aubert). Le château et l'ancienne collégiale d'Ussé (J. Vallery-Radot). Chinon (R. Crozet). Cravant (R. Crozet). Restigné (F. Lesueur). Le château de Langeais (F. Lesueur).

COURSAULT (René).

Histoire de la Touraine. Les traditions populaires.

P., Maisonneuve & Larose, 1980, in-8°, 307 pp, 10 cartes et illustrations, biblio, broché, bon état

COURSAULT (René).

Les traditions populaires en Touraine. Leur évolution au cours des siècles.

P., Maisonneuve & Larose, 1976, gr. in-8°, 208 pp, biblio, broché, qqs surlignures stabilo, couv. défraîchie, état correct

CROUBOIS (Claude).

La Prostitution en Touraine à l'époque des maisons closes, 1920-1946.

Chambray-lès-Tours, C.L.D., 1999, gr. in-8°, 319 pp, préface d'Alphonse Boudard, environ 40 reproductions de photos et documents, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Claude Croubois, ancien adjoint au Maire de Tours, agrégé d'histoire, s'est attelé à une étude approfondie de la prostitution et des maisons de tolérance en Touraine sur une période d'environ un quart de siècle. Bien sûr, il a consulté tous les dossiers de police, tous les documents administratifs, mais il a voulu parfaire son étude en allant à la recherche des derniers témoins, de tous les survivants de la période d'avant-guerre. Sans esprit partisan, sans porter de jugement. Je dirais avec une espèce de sympathie pour ces femmes rescapées du Titanic-bordel... Cet énorme dossier constitue une somme incomparable concernant les mœurs en Touraine entre 1920 et 1946. Avec, en particulier, la période cruciale de l'Occupation allemande... Nous avons là un témoignage essentiel sur ce qu'on pourrait appeler le temps des maisons closes. Avec l'Eglise et le Bistrot, elles constituaient le trépied d'une civilisation millénaire, comme l'a écrit Mac Orlan. On lit Claude Croubois avec passion, sans cet ennui que dégagent si souvent les livres universitaires. Les anecdotes les plus croustillantes abondent, les portraits sont toujours justes, précis et drôles quand il faut. On rencontre des situations, des personnages tragiques ou comiques qui pourraient inspirer bien des auteurs de cinéma ou de théâtre. (Alphonse Boudard)

ENGERAND (Roland).

Adorable Touraine. Trois paysages littéraires au jardin de la France. Bois originaux de Ferdinand Dubreuil.

Tours, Arrault, 1942, in-8°, (16)-174 pp, 18 bois gravés en noir, à pleine page ou en vignettes, broché, couv. lég. salie, bon état

ENGERAND (Roland).

Trois grandes dames de petite vertu.

Tours, Arrault, 1947, pt in-8°, (8)-195 pp, préface de Maurice Bedel, 21 illustrations de Ferdinand Dubreuil, dont 4 compositions hors texte en bistre, broché, couv. illustrée (Gabrielle d'Estrées, pastel par François Quesnel), bon état (Coll. Adorable Touraine)

Charmant ouvrage qui nous mène à Amboise, à la Bourdaisière et à Fontevrault sur les traces des trois dames que sont la reine Margot, les demoiselles Babou de la Bourdaisière et Aliénor d'Aquitaine. — "M. Roland Engerand a bien de la chance : il se promène dans le passé avec la même aisance qu'il flâne dans le présent, et toujours dans la compagnie d'une jolie femme. C'est tantôt avec la belle Aliénor d'Aquitaine, dont il dénoue et caresse les célèbres cheveux au cours de sa promenade, tantôt avec une jeune femme, appelée Aude, qu'il guide par les chemins de l' « adorable Touraine », et dont il ne nous dit pas s'il lui caresse les cheveux, quoi qu'il nous parle très gentiment de son sein..." (Maurice Bedel) — Roland Engerand fit comme officier de chasseurs à pied la guerre de 1914-1918, au cours de laquelle il reçut trois blessures. Nommé comme commandant à Tours en 1923, il quitta l’armée en 1937 pour se consacrer à la littérature. Il est l’auteur, entre autres, de “La Chevauchée de Jeanne d’Arc”, couronné par l’Académie française, d’ “Adorable Touraine” (1935), “Les Amours d’Alfred de Vigny” (1943), “Les Rendez-vous de Loches” (1946), etc.

ENGERAND (Roland).

Trois grandes dames de petite vertu.

Tours, Arrault, 1947, pt in-8°, (8)-195 pp, préface de Maurice Bedel, 21 illustrations de Ferdinand Dubreuil, dont 4 compositions hors texte en bistre, reliure pleine toile écrue lég. salie, dos muet, couv. illustrée conservée, bon état

La reine Margot, les demoiselles Babou de la Bourdaisière et Aliénor d'Aquitaine. A Amboise, à la Bourdaisière et à Fontevrault... — "M. Roland Engerand a bien de la chance : il se promène dans le passé avec la même aisance qu'il flâne dans le présent, et toujours dans la compagnie d'une jolie femme. C'est tantôt avec la belle Aliénor d'Aquitaine, dont il dénoue et caresse les célèbres cheveux au cours de sa promenade, tantôt avec une jeune femme, appelée Aude, qu'il guide par les chemins de l' « adorable Touraine », et dont il ne nous dit pas s'il lui caresse les cheveux, quoi qu'il nous parle très gentiment de son sein..." (Maurice Bedel) — Roland Engerand fit comme officier de chasseurs à pied la guerre de 1914-1918, au cours de laquelle il reçut trois blessures. Nommé comme commandant à Tours en 1923, il quitta l’armée en 1937 pour se consacrer à la littérature. Il est l’auteur, entre autres, de “La Chevauchée de Jeanne d’Arc”, couronné par l’Académie française, d’ “Adorable Touraine” (1935), “Les Amours d’Alfred de Vigny” (1943), “Les Rendez-vous de Loches” (1946), etc.

GUERLIN (Henri).

Les Châteaux de Touraine. Luynes, Langeais, Ussé, Azay.

P., Henri Laurens, 1922, pt in-8°, 94 pp, 45 gravures, biblio, broché, dos recollé, bon état (Coll. Petites monographies des grands édifices de la France)

LEBRUN (François)(dir.).

Histoire des Pays de la Loire. Orléanais, Touraine, Anjou, Maine.

Toulouse, Privat, 1972, gr. in-8° carré, 462 pp, 43 pl. de gravures et photos hors texte (dont une en couleurs), 38 cartes et illustrations dans le texte, biblio, index, reliure éditeur, 1er plat illustré, rhodoïd, bon état (Coll. Univers de la France et des pays francophones)

Par M. Gruet, J. Siraudeau, J.-M. Bienvenu, M. Le Mené, Fr. Lebrun, P. Bois et P. Wagret.

MESNARD (Pierre).

Touraine. Présentation de P. Mesnard, photographies de Jacques Boulas, notices géographiques, historiques et archéologiques de Georges Monmarché.

Hachette, 1960, in-8° carré, 126 pp, 62 pl. en noir et 8 pl. en couleurs hors texte, reliure de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Les Albums des Guides Bleus)

Mélanges Claude Petitfrère.

Regards sur les sociétés modernes, XVIe-XVIIIe siècle. Mélanges offerts à Claude Petitfrère. Etudes réunies par Denise Turrel.

Tours, Presses Universitaires Francois-Rabelais, 1997, gr. in-8°, 467 pp, liste des travaux et publications de Claude Petitfrère, qqs illustrations, broché, couv. illustrée, bon état. 42 études érudites

Quels conflits, accords et solidarités tissent le lien social ? A travers quels comportements se définissent les identités collectives, dans leurs expressions idéologiques, culturelles et matérielles ? Autour de ces interrogations, les collègues et amis de Claude Petitfrère, professeur d'histoire moderne, ses élèves et le Centre d'histoire de la ville moderne et contemporaine de l'université de Tours, lui dédient, en hommage scientifique, ces multiples regards sur les sociétés des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Quarante études, alliant analyses de cas et réflexions globales, sont organisées autour de trois thèmes : pratiques sociales sous l'Ancien Régime, regards sur la Révolution et enfin la Touraine et les pays ligériens où il a formé une génération d'historiens.

PICARDAT (Abbé Germain).

Un joyau d'architecture chrétienne et française (Église abbatiale de Preuilly-sur-Claise).

Tours, Alfred Cattier, 1899, gr. in-8°, 416 pp, 36 planches en noir à pleine page, illustrations en noir dans le texte, broché, une vignette en couleurs au 1er plat (blason), bon état

L'abbé Picardat prit en charge la restauration de l'abbatiale pendant plus de vingt ans. Bel ouvrage illustré (nombreux détails architecturaux). L'abbaye St Pierre de Preuilly-sur-Claise, et en particulier son abbatiale, est un édifice roman du XIe siècle, considérablement restauré et remanié au XIXe siècle, avec l'adjonction de la flèche recouverte de tuiles vernissées. C'est un édifice majeur de l'art roman, à la fois par l'originalité du développement de son architecture et par la qualité et la richesse de sa sculpture.

RAMETTE (Michel).

La Révolution française à Saint-Avertin.

Saint-Avertin, 1988, in-8°, 185 pp, 2 pl. et 4 fac-similés hors texte, broché, tiré à 750 ex. numérotés seulement, bon état

RICHAULT (G.).

Histoire de Chinon.

P., Jouve et Cie, 1926, in-8°, 538 pp, 23 illustrations dans le texte et 4 planches hors texte en photogravure, dont 16 dessins et une gravure sur bois de James Richard, reliure demi-basane bleue à coins, dos à 5 faux-nerfs soulignés à froid, titres et filets dorés, filets à froid sur les plats, bon état. Exemplaire très bien relié

"L’Histoire de la ville de Chinon méritait une étude que j’ai essayé de faire aussi complète et aussi claire que possible. Cette histoire est par elle-même d’un si vif intérêt qu’il suffirait à l’auteur, pour ne pas paraître au-dessous de sa tâche, de garder à chaque personnage et à chaque fait le relief qui convient. Parmi nos petites cités provinciales, il n’en est guère qui ait, plus que Chinon, participé à la vie historique de la nation..." (Avant-propos). Par Gabriel Richault (1857-1930), avocat, historien régionaliste. Il fit paraître en 1912 un abrégé de l’Histoire de Chinon qu’il reprit et augmenta après guerre. Cette nouvelle version considérablement augmentée (de 200 à plus de 500 pages) reçut le prix Montyon de l’Académie française en 1927. — "L'auteur, avocat, nous donne un exposé précis et clair de l'histoire de Chinon. Son livre, divisé en six parties : les Évêques et les comtes, les Rois Plantagenets, les Rois de France, les Ducs de Richelieu, la Révolution à Chinon, Particularités sur quelques Chinonais, se lira avec plaisir. Jeanne d'Arc et Rabelais, naturellement, figurent en bonne place. M. Richault, généralement bien informé, a utilisé les archives communales à partir du XVIe siècle. Il a le grand mérite de savoir se borner et ne se laisse pas aller, comme tant d'amateurs d'histoire locale, à de vastes considérations sur l'histoire de France à travers les siècles." (Revue Historique)

ROUGÉ (Jacques-Marie).

Le Folklore de la Touraine.

Tours, Arrault et Cie, 1931, gr. in-8°, xiii-388 pp, préface de René Boylesve, 52 figures, glossaire du parler tourangeau, broché, bon état. Edition originale, un des 270 ex. numérotés sur Alfa Sorel-Moussel, envoi a.s. de l'auteur au général Goubeau

TOURAINE (Alain).

Un désir d'Histoire.

Stock, 1977, in-8°, 275 pp, broché, une photo de l'auteur au 2e plat, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier), envoi a.s.

Livre de souvenirs et autobiographie intellectuelle. — "Cette autobiographie répond à un souci constant de l'auteur : accepter de se situer et d'être situé en fonction de sa propre histoire, de ses expériences personnelles et professionnelles ; permettre aux autres d'apprécier la réflexion du chercheur sur le présent et l'avenir en fonction de ce « qu'ont été jusqu'ici sa vie et son travail » (p. 10). A l'origine de l'itinéraire et de la pensée d'Alain Touraine, nous trouvons la distance prise, dès sa jeunesse, vis-à-vis du milieu familial et, plus généralement, d'un modèle éducatif et culturel profondément coupé de la réalité. Son insatisfaction le conduisit, après un passage par la mine, à s'orienter dans des études de sociologie industrielle, centrées sur les problèmes du travail, de l'évolution professionnelle et de la conscience ouvrière. Choix singulier, à l'époque, par rapport au déroulement d'une carrière universitaire classique. Mais écart décisif grâce auquel A. Touraine commence de percevoir la distorsion entre les transformations radicales d'une société en pleine mutation et le peu de conscience qu'elle prend de ses propres changements. Pareil aveuglement s'explique par les retombées politiques des conflits coloniaux et de la guerre froide, qui détournent le regard des Français des novations de leur communauté nationale, et accentuent encore l'incapacité des discours traditionnels – fonctionnalistes ou communistes – à ressaisir l'évolution d'un corps social. Dans l'isolement et un certain silence, A. Touraine poursuivit ses investigations en les élargissant au domaine des mouvements sociaux et de la sociologie politique, avant de passer à une phase de réflexion théorique dont l'aspect essentiel vise à élaborer « des instruments de connaissance » permettant à notre société de ne plus concevoir son historicité en faisant appel à des principes extrinsèques, mais au contraire de se comprendre pour ce qu'elle est à savoir, « l'agent de production de ses propres orientations, donc de ses pratiques et de leurs transformations » (p. 91) au travers de « la multiplicité des rapports et des conflits sociaux » (p. 110)..." (Louis de Vaucelles, Etudes, 1978)

TOURAINE (Alain), François DUBET, Zsuzsa Hegedus, Michel Wieviorka.

Les pays contre l'Etat. Luttes occitanes.

Seuil, 1981, in-8°, 319 pp, une carte, ouvrages cités, broché, couv. illustrée, qqs rares marques au stylo sur 6 des 28 premières pages, bon état

L'Occitanie, pays d'Oc, prend à son tour conscience de son identité en même temps que de sa dépendance. Ici, aussi, et peut-être plus aisément que dans les situations les plus brûlantes, le sens d'une revendication, à la fois régionale et nationale, reste incertain : n'est-elle que le reflet d'une crise de l'Etat national francais ?

[Zodiaque] – Collectif.

Touraine romane.

La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1957, gr. in-8°, 256 pp, 91 héliogravures hors texte, 18 pl. en couleurs hors texte, une carte, nombreux plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, étui carton, bon état (la Nuit des Temps 6)

"La Touraine romane, éditée par les soins de l'abbaye de la Pierre-qui-vire, vient prendre place dans une série déjà bien définie qui comprend des volumes consacrés à la Bourgogne, à l'Auvergne, au Val de Loire et au Poitou. Par rapport au Val de Loire roman, cet ouvrage concerne les pays situés plus en aval auxquels sont joints ceux de la vallée du Loir... A une introduction générale font suite des notices consacrées à un choix représentatif des édifices essentiels. Les textes sont soutenus et éclairés par une illustration photographique originale et, le plus souvent, d'excellente qualité tant en ce qui concerne la manière dont sont choisis les angles de prise de vues qu'en ce qui regarde les procédés de reproduction... Ce livre contribuera à mieux faire connaître les créations artistiques d'une époque attachante entre toutes." (René Crozet, Cahiers de civilisation médiévale, 1958)