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BACOT (Jacques).

Le Tibet révolté. Vers Népémakö, la Terre promise des Tibétains, 1909-1910.

Phébus, 1997, in-8°, 314 pp, une photo de l'auteur et 36 photos, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

Réédition de ce précieux témoignage publié originellement par Hachette en 1912. — Tous ceux que le Tibet fascine ont entendu parler du livre de Jacques Bacot (longtemps introuvable). Un livre qui fait un peu figure de mythe. Car Bacot (1877-1965) ne s'est pas contenté d'être un voyageur – en l'occurrence un voyageur doublé d'un écrivain – ; il est le véritable fondateur de la tibétologie moderne ; enfin et surtout il a investi dans son oeuvre autre chose que du savoir : un don qu'il faudrait qualifier de « poétique » et une chaleur communicative nourrie de curiosité pour l'Autre qui ont en tout temps conquis ses lecteurs. Segalen ne s'y était pas trompé, qui tiendra à saluer ce livre, qu'il admirait, dans un poème célèbre : « ... écrit d'un verbe seul, en sa marche hautaine / Ce Tibet révolté » La révolte dont il s'agit n'est pas seulement celle d'un pays farouchement attaché à disputer son indépendance – une lutte dont chacun sait qu'elle est loin d'être close. C'est celle d'un peuple ennemi des précautions frileuses, pauvre et malgré cela follement généreux, noble au naturel – mais d'une noblesse insoucieuse du paraître –, et qui se bat d'abord pour pouvoir rester droit et libre sous le ciel. Ce peuple, Bacot fut le premier à l'aimer. Et son livre comme aucun autre sait encore nous le faire aimer. Anne-Marie Blondeau, qui a connu Jacques Bacot, et qui elle aussi a consacré sa vie à l'étude de la civilisation tibétaine, trace dans sa préface un portrait documenté, un portrait vivant de l'auteur en son temps. La présente édition, qui reprend celle de 1912, est enrichie d'un certain nombre de photos prises par l'auteur au début du siècle – dont certaines sont des raretés. On a voulu restituer à l'ouvrage sa dimension de classique : une stèle indispensable à tous ceux qui s'intéressent à la civilisation du Toit du Monde, et aux sources non frelatées de la spiritualité bouddhique.

BACOT (Jacques).

Trois mystères tibétains. Tchrimekundan - Djroazanmo - Nansal. Traduits avec introduction, notes et index par Jacques Bacot.

L'Asiathèque, 1987, gr. in-8°, 298 pp, bois gravés d'après les dessins de V. Goloubew, broché, bon état (Coll. Espace tibétain). Réédition de l'édition de 1921.

CHARTON (Edouard)(dir.).

Le Tour du Monde. Nouveau journal des voyages. Deuxième semestre 1891.

Hachette, 1891, in-4°, 427 pp, 313 gravures sur bois dans le texte et hors texte, 4 cartes, reliure demi-basane havane, dos lisse, titres dorés (rel. de l'époque), pas de rousseurs, bon état

Le Transcanadien et l'Alaska, 1890, par E. Cotteau - Du Niger au Golfe de Guinée, 1887-1889 (suite), par le capitaine Binger - La Sardaigne, 1890, par Gaston Vuillier - A travers l'Arménie russe, 1890 (suite), par Mme B. Chantre - De Paris au Tonkin à travers le Tibet inconnu, 1889-1890, par Bonvalot.

CHAYET (Anne).

La Femme au temps des Dalaï-lamas.

Stock/Laurence Pernoud, 1993, gr. in-8°, 355 pp, 28 photos sur 12 pl. hors texte, biblio, chronologie sommaire, glossaire, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Dans cet ouvrage, les anecdotes sont amusantes mais la qualité de l'information est assurée. L'auteur avait pourtant un lourd passif à liquider : au nombre de nos stéréotypes du «Tibet mystérieux », celui de la Tibétaine femme facile, une vue qu'il fallait réconcilier avec celle des petites nonnes lancées à l'attaque du communisme dans les années quatre-vingt et avec les reines d'un matriarcat chimérique dans la théorie historique chinoise (pp 9-82). (...) Après l'histoire et la littérature apologétique, l'ethnographie est mise à contribution (pp 177-260), pour montrer les réalités de l'accouchement, de l'éducation des filles et des attitudes psychologiques à leur égard, de la situation des femmes dans le mariage, etc. Le chapitre final (pp 261-326) est riche en aperçus novateurs sur les dévotions quotidiennes et exceptionnelles, les pèlerinages, le monachisme féminin, le rôle des femmes dans la possession médiumique et la divination oraculaire et dans les conceptions tantriques. Destins hors lignes et notations quotidiennes s'entrecroisent pour donner une image contrastée et réaliste des personnages féminins." (Françoise Aubin, Archives des sciences sociales des religions, 1995)

DAVID-NÉEL (Alexandra).

Journal de voyage. I. Journal de voyage. II. Journal d'une Parisienne à Lhassa.

Plon, 1991, fort in-8°, 800 pp, notes rédigées par le professeur Gabriel Monod-Herzen, broché, couv. illustrée, bon état

Une femme écrit à son mari... Pas n'importe quelle femme ! Depuis plus de quinze ans, elle parcourt des milliers de kilomètres à la découverte des régions inexplorées du Tibet. Pour aller la première là où aucun Occidental n'est jamais parvenu. Parce que c'est là, au cœur de l'Himalaya, qu'aboutit sa quête de la sagesse. Cette femme, c'est Alexandra David-Néel. Ses voyages en Asie appartiennent déjà à la légende. Mais ses lettres, écrites de 1918 à 1940, comme le récit d'une Parisienne à Lhassa, nous restituent vivante celle qui a osé renoncer à tout pour un rêve insensé ! — Correspondance de Louise Eugénie Alexandrine Marie David, dite Alexandra David-Néel (1868-1969) avec son mari Philippe Néel, qu'elle épousa en 1904, cette correspondance cessant seulement à la mort de Philippe bien que leur séparation remonte à 1911 lors de son départ pour son troisième voyage en Asie.

DAVID-NÉEL (Alexandra).

Journal de voyage. Lettres à son mari, 11 août 1904 - 27 décembre 1917.

Plon, 1984, in-8°, 445 pp, avant-propos de Marie-Madeleine Peyronnet, 16 pl. de photos hors texte, petit lexique des noms hindous, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Premier volume (sur 2) de la correspondance de Louise Eugénie Alexandrine Marie David, dite Alexandra David-Néel (1868-1969) avec son mari Philippe Néel, qu'elle épousa en 1904, cette correspondance cessant seulement à la mort de Philippe bien que leur séparation remonte à 1911 lors de son départ pour son troisième voyage en Asie. Journal de voyage, journal intime, livre de réflexions, conversation à bâtons rompus, ces lettres sont une invitation à suivre, pendant les années les plus captivantes de sa vie, une femme hors du commun. Orientaliste, exploratrice, Alexandra David-Néel décrit tout avec un véritable talent d'écrivain : ses expéditions entre l'Inde et la Chine, ses rencontres, ses étonnements, ses réactions face aux coutumes locales, son adhésion à la sagesse et au mode de vie orientaux. Voici peut-être l'œuvre la plus personnelle de cette femme exceptionnelle, Alexandra David-Néel, telle qu'elle était, et racontée par elle-même !

DAVID-NÉEL (Alexandra).

La Lampe de Sagesse.

Editions du Rocher, 1986, in-8°, 238 pp, préface de Jean Chalon, broché, couv. illustrée, bon état

Composée de réflexions tirées des carnets personnels d'Alexandra David-Néel et d'extraits de sa correspondance, des inédits pour la plupart, "La Lampe de Sagesse" est à la fois un portrait en filigrane de la célèbre voyageuse et un recueil philosophique. Ses pages retracent l'aventure spirituelle, de 1889 à 1969, d'une femme qui s'est voulue libre, nomade et bouddhiste. Pratique du renoncement, description de la jouissance de la solitude et des terres vierges, éloge du mysticisme, à ces thèmes se mêlent des réflexions sur le mariage, la guerre, la folie des hommes. "Ce sont mes rêves de petite fille sauvage que je vis aujourd'hui...", écrivait-elle du Népal, en 1912. Ce sont des leçons, les conseils et la sagesse d'une philosophe en mouvement que l'on trouvera ici.

DAVID-NÉEL (Alexandra) et Lama YONDGEN.

La puissance du néant. Roman tibétain.

Plon, 1978, in-8°, 188 pp, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

Munpa, disciple et serviteur d'un saint ermite, trouve son maître assassiné. Tout à son chagrin et à sa juste colère, l'inconscient se lance sur les pas du meurtrier. Son enquête aux mille rebondissements le conduira du Tibet en Chine, de la prison au monastère, de la bastonnade au lit d'une aubergiste. Munpa subira bien des déceptions. Mais la sagesse est peut-être au bout du voyage. Un roman policier tibétain. Un détective inattendu, pétri de superstition et de logique, de naïveté et de roublardise, d'irrationalité et de sens pratique. De multiples coups de théâtre que n'aurait pas désavoués Agatha Christie. Mais aussi un livre tout empreint de philosophie orientale et riche d'enseignement. Après "Le Lama aux cinq sagesses" et "Magie d'amour et magie noire", "La Puissance du néant" est le troisième volet du triptyque romanesque d'Alexandra David-Néel.

KAPLANIAN (Patrick).

Les Ladakhi du Cachemire. Montagnards du Tibet occidental.

Hachette, 1981, in-8°, 317 pp, 12 pl. de photos hors texte, figures, cartes et plans, annexes, biblio, lexique, broché, couv. illustrée, bon état

"Présentation du Ladakh au public non spécialisé, ce livre est plus qu'un simple guide. Il examine le cadre géographique, l'histoire, l'économie, la vie quotidienne, la structure et l'organisation du village, la maison et enfin la religion (le bouddhisme). Tout en étant le fruit d'une observation faite sur place, il repose largement sur le travail antérieur d'une équipe d'étudiants et de chercheurs de l'université de Cambridge. Un ouvrage de qui a le mérite de présenter des faits et de décrire des choses concernant une société traditionnelle qui s'est maintenue assez intacte jusqu'à présent mais qui n'est sans doute pas destinée à survivre longtemps telle quelle." (André Padoux, Archives de sciences sociales des religions, 1982)

LAUF (Detlef Ingo).

L’Héritage du Tibet. Nature et signification de l’art bouddhique au Tibet.

Berne, Kümmerly & Frey, 1975, in-4°, 231 pp, traduit de l'allemand, 86 reproductions en couleurs sur 64 pl. hors texte, 18 illustrations en noir dans le texte, biblio, index, reliure simili-cuir rouge de l'éditeur, jaquette illustrée (un peu défraîchie), bon état

Que l’art tibétain soit plus qu’une « branche septentrionale » de l'art indien ou bouddhique tout simplement n'était certes plus à démontrer. Qu'il offre toutefois tant d'œuvres somptueuses et d'emblée accessibles, en dépit de leur étrangeté et de leur ésotérisme esthétique, ne manquera pas pour le moins de surprendre. Plus de dix ans se sont écoulés depuis que le Dalaï-lama, suivi de dizaines de milliers de Tibétains, dut fuir sa patrie sous la pression des troupes chinoises. Dès lors, il n'est plus possible d'admirer sur place les hauts lieux artistiques du « Pays des Neiges », du Tibet en langage mythologique. Par bonheur, il existe encore de vastes contrées, d’un abord souvent difficile, au Ladakh, au Népal, au Sikkim et au Bhoutan, où le bouddhisme tibétain a su préserver cette tradition immuable et cette vigueur à jamais perdues dans le berceau du lamaïsme. Ainsi le reflet fidèle de l'héritage tibétain persiste-t-il aux marches sud du « Pays des Neiges » et ne brille-t-il pas seulement dans la conscience des exilés tibétains qui ont dû s’établir en Inde, leur patrie d’adoption. Au cœur de ces royaumes marginaux, du Ladakh au Bhoutan, l'auteur de cet ouvrage illustré eut la chance insigne de pouvoir bénéficier, dans ses travaux de recherche, de l’appui bienveillant d’érudits tibétains. Il n’est guère d’époque ou de culture où l’art et la religion se fondent en une alliance aussi intime que dans l’ancien Tibet. L’art s’épanouit en quelque sorte comme le jaillissement nécessaire du lamaïsme. Au sens le plus profond, il est l’'« art des dieux ». Ce livre montre que cette caractérisation est plus qu’une subtile métaphore. Née de la syllabe-germe, ce symbole le plus concis des divinités, la méditation bouddhique de l'image suscite un rayonnement qui se densifie en formes et en symboles divins. Le cercle magique, le Mandala, est le modèle artistique approprié de cette incantation picturale. A l’instar des divinités du Livre des Morts Tibétain, le Mandala passe aussi, aux yeux de la psychologie analytique de C. G. Jung, pour le symbole de la recherche de soi. Jung a démontré que des schémas analogues au Mandala pouvaient être également élaborés inconsciemment par l'occidental moderne au cours du rêve et sans connaissance de ce Mandala asiatique, spontanément, comme le fruit d’une expérience intérieure. Il n’en demeure pas moins que même sans l'arrière-plan de la psychologie des profondeurs l’art tibétain, qui atteint un de ses sommets dans le Mandala, parle aussi directement à tout admirateur.

LEVENSON (Claude B.).

Le seigneur du Lotus blanc. Le Dalaï-Lama.

Lieu Commun, 1989, in-8°, 360 pp, 8 pl. de photos h.t., glossaire, symboles, biblio

MOULIN (Olivier)(textes réunis par).

Tibet, l'envers du décor.

Genève, Editions Olizane, 1993, in-8°, 335 pp, préface de Bernard Kouchner, 7 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Cet ouvrage collectif, qui aborde la civilisation tibétaine et ses composantes – culture, histoire, médecine, bouddhisme, etc. – fait le point sur la situation actuelle de ce pays. Rédigé par une vingtaine de spécialistes d´origine non seulement européenne, mais aussi tibétaine et chinoise, “Tibet, l´envers du décor” pose le problème de l´occupation chinoise – violation des Droits de l´Homme, immigration han, destruction des monastères, atteinte à l´environnement, présence militaire massive, etc. – et s´interroge sur l´avenir même du peuple tibétain. Illustré de nombreuses cartes inédites, ce livre constitue une introduction essentielle à ce grave problème humain qui nous concerne tous.

QUEEN (Christopher S.) and Sallie B. KING (edited by).

Engaged Buddhism: Buddhist Liberation Movements in Asia.

Albany, State University of New York Press, 1996, gr. in-8°, xii-446 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais

RAWICZ (Slavomir).

A marche forcée. A pied, du Cercle polaire à l'Himalaya, 1941-1942.

Phébus, 2002, in-8°, 299 pp, traduit de l'anglais par Eric Chédaille, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

L'auteur, officier de cavalerie polonais, est envoyé au Goulag. Il s'évade et parvient à rejoindre l'Inde : de Yakoutsk à Calcutta, un long chemin à travers la Sibérie, la Mongolie et le Tibet. — "Hiver 1941. Une petite troupe de bagnards s'évade d'un camp russe situé tout près du Cercle polaire. Ils ne connaissent pas grand-chose à la géographie. Ils songent « simplement » à gagner à pied l'Inde anglaise : le soleil, pensent-ils, leur indiquera au moins la direction du sud. Aucun d'eux n'est capable, sur les milliers de kilomètres qu'il leur faut parcourir – ils y mettront deux ans –, de situer le désert de Gobi... que plusieurs réussiront pourtant à franchir sans provision d'eau. L'innocence, parfois, est la meilleure alliée du courage..." — Né à Pinsk en 1915 d'une mère russe et d'un père polonais propriétaire terrien, Slavomir Rawicz, officier de cavalerie en 1939, est fait prisonnier par les Soviétiques dès les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale. Un procès factice le condamne à vingt-cinq ans de travaux forcés dans l'un des goulags les plus durs de Sibérie. Une fois libre, il a voulu rendre compte de ce que fut cette réalité pour des milliers d'hommes, bagnards perdus au bout du monde. Publié en 1956 et rédigé avec l'aide d'un jeune journaliste, "À marche forcée" raconte l'incroyable épopée d'un groupe de prisonniers qui n'hésita pas à tenter l'impossible pour atteindre en des conditions extrêmes l'Himalaya et la muraille de Chine. Slavomir Rawicz, installé depuis 1947 à Nottingham en Grande-Bretagne, a toujours refusé de répondre à ceux qui mettaient en doute le fait qu'il ait lui-même vécu cette extraordinaire aventure. Il est décédé en 2004. Ce texte est considéré à ce jour comme l'une des références en matière de récits sur la captivité, l'esprit de survie et le besoin de liberté.

SOGYAL RINPOCHÉ.

Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort.

La Table Ronde, 1995, in-8°, 574 pp, avant-propos du Dalaï-Lama, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Chemins de la sagesse), envoi a.s. et dessin original en couleurs signé en écriture tibétaine de l'auteur (?)

Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l’ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourants, sur la nature de l’esprit et de l’univers. Il présente de façon claire la vision de la vie et de la mort telle que nous la propose la tradition tibétaine. Il explique notamment ce que sont les « bardos », ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné les artistes, médecins et philosophes occidentaux, depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (le Livre des morts tibétain). Sogyal Rinpoché montre que dans la mort, comme dans la vie, l’espoir existe et qu’il est possible à chacun de transcender sa peur pour découvrir ce qui, en nous, survit et ne change pas. Il propose des « pratiques » simples mais puissantes que chacun, quelle que soit sa religion ou sa culture, peut accomplir afin de transformer sa vie, de se préparer à la mort et d’aider les mourants. Ce livre est aussi une introduction à la pratique de la méditation, ainsi qu’aux notions de renaissance et de karma. Le Livre tibétain de la vie et de la mort n’est pas seulement un chef-d’œuvre spirituel, c’est un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d’inspiration sacrée.

TAYLOR (Michael).

Le Tibet. De Marco Polo à Alexandra David-Néel.

Payot, 1985, pt in-4° carré, 234 pp, 160 gravures et photos, dont 40 en couleurs, une carte, notes, sources, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

Au début du XXe siècle encore, on savait peu de choses sur la géographie , la religion, l'ethnographie et la zoologie tibétaines. Le présent ouvrage retrace l'histoire de la découverte des Tibétains et de leur pays sauvage depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. L'approche consiste, d'une part, à examiner certains thèmes (mythes ou "mystères" du Tibet) et, d'autre part, à suivre les explorations d'un certain nombre de voyageurs. Cela afin de tisser un réseau entre le rêve et la réalité, les rumeurs et les faits, les idées reçues et les découvertes personnelles. Génération après génération, les voyageurs escaladent les hauts plateaux désertiques de la Haute Asie, afin de trouver les sources des grands fleuves hindous ou une route terrestre entre l'Empire moghol et la Chine ; d'autres sont curieux de savoir si les Tibétains sont réellement des cannibales ; d'autres espèrent convertir les Tibétains à la "vraie foi" ; d'autres partent en quète de la sagesse des lamas... Bien des "mystères" ont fasciné les voyageurs : montagnes sacrées et lac sacré, mystères religieux, rites de la mort, moeurs sexuelles, or et minéraux précieux, animaux fantastiques... De Marco Polo aux explorateurs "professionnels" du XXe siècle, les voyages des Occidentaux au Tibet nous révèlent une civilisation qui semble avoir tourné le dos au monde. Même si la plupart des vieilles croyances se sont révélées fausses, la réalité indomptable du Tibet domine toujours les rêves – même les plus fous – de ceux qui sont partis à sa conquête.

ZISCHKA (Anton).

L'Asie qui se fait.

Laffont, 1960, in-8°, 364 pp, 24 pl. de photos hors texte, 8 cartes à pleine page hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Sur les chantiers de la Chine intérieure, du Tibet, de la Mongolie et de la Sibérie. L'auteur détaille comment l’OSS puis la CIA, et un temps même le NKVD et le GRU Soviétiques, ont financé et armé une « joint-venture » entre les terroristes islamistes séparatistes Turkestanais et les terroristes séparatistes Tibétains. — "L'ouvrage, dépourvu de prétentions scientifiques, fourmille d'observations prises sur le vif en Sibérie centrale et orientale." (Jean Labasse, Revue de géographie de Lyon, 1965)