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ABBIATECI (A.) et autres.

Crimes et criminalité en France sous l'Ancien Régime, 17e-18e siècles. Contributions de A. Abbiateci, F. Billacois, Y. Bongert, N. Castan, Y. Castan, P. Petrovitch.

Armand Colin, 1971, gr. in-8°, 268 pp, cartes et tableaux, une planche dépliante hors texte, bibliographie par régions et par délits, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Cahiers des Annales)

"Six études portant sur des délits spécifiques (l'incendie et le duel) et sur l'ensemble du phénomène criminel, étudié par sondage sur les pièces d'instruction. Bien que rare, le duel est loin d'être négligeable, puisque, de 1700 à 1725, le Parlement de Paris a jugé 100 procès pour « duels, appels en duel ou complicité de duel ». Cela représente 1/10e des procès pour violences mortelles et 1/16e du total des causes criminelles. C'est surtout dans l'armée que subsiste le duel. La criminalité familiale, par contre, est assez répandue, tout au moins en Languedoc. Dans les affaires de meurtre, l'assassin et la victime sont le plus souvent de la même famille, la rivalité étant alors due à des questions de patrimoine. Malgré cette tension, les liens, en cas de menace extérieure, se resserrent brusquement. Qu'il soit paysan ou seigneur, le père de famille mobilise à ses côtés ses fils adultes qu'il charge de commettre des vols ou même des assassinats : il s'agit de préserver l'honneur. La criminalité à Paris, semble, au premier abord, être faible, puisque 87 % des délits poursuivis durant les 4 années étudiées (1755, 1765, 1775 et 1785) sont des vols généralement sans importance (mouchoirs, montres, linge...). Le crime contre les personnes ne représente que 7 % des cas. En fait, la place des violences dans la criminalité légale est nettement plus grande qu'aujourd'hui (plus de 5 % pour la période étudiée, contre moins de 1 % en 1961-65). Pour certains historiens, la société est passée d'une criminalité de la violence à une criminalité de la fraude. Autre caractéristique intéressante de l'époque : la délinquance sénile. La criminalité connaît en effet une poussée au 3e âge (au-delà de 50 ans) due vraisemblablement à l'isolement et à la misère..." (J.-C. Chesnais, Population, 1973)

ADHÉMAR (Jean).

La Gravure originale au XVIIIe siècle.

P., Aimery Somogy, 1963, in-8°, 255 pp, 167 reproductions dans le texte et à pleine page, biblio, index, imprimé sur papier vergé Saint-Alban des papeteries de Savoie, broché, couv. illustrée, bon état

AGULHON (Maurice).

Pénitents et francs-maçons de l'ancienne Provence. Essai sur la sociabilité méridionale.

Fayard, 1968, in-8°, 452 pp, une carte, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. L'Histoire sans frontières). Edition originale

"Confréries de paroisse, confréries de métiers, confréries de pénitents : qu'elles soient gestionnaires, corporatives ou d'affinités électives, ces associations tissent la vie sociale de l'Ancien Régime dans la France du Midi. En évoquant leurs institutions mystiques et fraternelles, leur histoire faite de tradition et de turbulences, le livre de M. Agulhon fait revivre tout un monde de sociabilité méridionale, c'est-à-dire indissolublement urbaine et villageoise. Mais voici qu'au dernier tiers du XVIIIe siècle, les loges maçonniques, les cercles, les clubs, superposent leurs réseaux à ceux des vieilles confréries. La vie sociale emprunte des formes nouvelles, à la fois laïcisées et « francisées », mais fidèles aussi à la vieille tradition méridionale de sociabilité. M. Agulhon mesure ainsi, à travers mutations et rétrécissements, ce qui meurt et ce qui demeure d'un certain Midi dans l'histoire de France." (4e de couverture)

AIMOND (Ch.).

Histoire de France du XVIe siècle à 1774. Cours supérieur.

P., J. de Gigord, 1934, gr. in-12, 287 pp, 89 gravures, 16 cartes, cart. éditeur, bon état (Manuel. Programme du Brevet élémentaire, 1920)

AIMOND (Ch.).

Le XVIIe et le XVIIIe siècle (1610-1789).

P., De Gigord, 1935, gr. in-12, vi-496 pp, 148 gravures, 21 cartes et plans, cart. éditeur, état correct (Cours d'Histoire Jean Guiraud, classe de 2e)

ALBERRO (Solange).

Les Espagnols dans le Mexique colonial. Histoire d'une acculturation.

Armand Colin, 1992, gr. in-8°, 131 pp, broché, bon état (Coll. Cahiers des Annales)

« C’est lentement qu’a germé l’idée de cette étude. Au cours de longues années de recherche et de réflexion sur le passé colonial du Mexique, et malgré des réticences de toutes sortes, s’est imposée à moi cette évidence : les Indiens n’ont pas été seuls à subir les conséquences bouleversantes de la Conquête et de la colonisation. Les « autres », c’est-à-dire les Espagnols, ont eux aussi vécu une aventure qui, pour être infiniment moins dramatique, fut bien loin de correspondre aux rêves qui habitaient les passagers des galions en partance pour l’Amérique. Une aventure qui devait culminer, trois siècles plus tard, avec l’avènement de nations nouvelles ». Voici donc l’autre versant de l’expérience coloniale : une histoire le plus souvent modeste, quotidienne, triviale, inscrite dans les gestes et dans la langue, dans les comportements, les goûts et les croyances ; par des chemins divers, entre les interdits et le jeu des pouvoirs, entre la passivité et les ralliements volontaires, au gré des situations et des relations sociales, elle aboutit à la constitution d’une identité créole originale.

[Album de la Pléiade] – PASCAL.

Album Pascal. Iconographie réunie et commentée par Bernard Dorival.

Gallimard, 1978, in-12, 204 pp, 358 illustrations, index, reliure plein cuir éditeur, demi-jaquette papier, rhodoïd, très bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Edition originale hors commerce. Riche iconographie

[Album de la Pléiade] – THEATRE CLASSIQUE.

Album Théâtre classique. La vie théâtrale sous Louis XIII et Louis XIV. Iconographie réunie et commentée par Sylvie Chevalley.

Gallimard, 1970, in-12, (10)-325-(17) pp, 525 illustrations, index des illustrations et des noms cités, tiré sur hélio mat Arjomari, reliure plein cuir souple doré à l'or fin de l'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Neuvième Album de la Pléiade. Edition originale hors commerce. Riche iconographie

"Dans cet Album où Corneille, Molière et Racine occupent les cimes, la forêt tient une grande place. Bien des auteurs sont cités, ignorés des livres de littérature, bien des comédiens, vers qui ne monte plus le "brouhaha" du succès. Tous eurent leur heure ; tous participèrent, parfois très utilement, à la riche vie théâtrale du XVIIe siècle, et jouèrent leur rôle dans cette bataille exaltante chaque soir recommencée dont le théâtre est le champ. À travers 525 images et documents dont un grand nombre sont inédits, j'ai tenté de faire revivre leurs travaux et leurs peines, leurs échecs et leurs triomphes." (Sylvie Chevalley)

ALBUQUERQUE (Luis de).

O Livro de Marinharia de Manuel Alvares. Introduction by Armando Cortesão.

Lisboa (Lisbonne), 1969, in-4°, 107 pp, 13 gravures, reliure toile éditeur, jaquette. Edition critique (en portugais) de ce classique de la navigation (publié vers 1525-1550). Introduction en anglais. (Agrupamento de estudos de cartografia antiga)

ALBUQUERQUE (Luis de).

Os Guias Náuticos de Munique e Evora. Introduction by Armando Cortesão.

Lisboa (Lisbonne), 1965, in-4°, 290 pp, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette

Edition critique (en portugais) de ces deux manuels de navigation, dits "de Munich" et "d'Evora" et publiés vers 1516. Introduction en anglais. (Agrupamento de estudos de cartografia antiga)

ALMERAS (Charles).

La Révolte des Camisards.

Arthaud, 1960, in-8°, 236 pp, 20 pl. de gravures et photos hors texte imprimées en héliogravure, une carte volante, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

"La révolte de ces « chemises blanches » languedociennes, étonnant mouvement populaire des populations cévenoles, a tenté la plume et le talent de l'auteur. Utilisant de nombreuses sources, notamment les imprimés du riche fonds régional de la bibliothèque du Grand séminaire de Mende, cette agréable présentation déroule le cadre et les perspectives de cet épisode : la révolte grandissante (24 juillet-décembre 1702), la révolte triomphante (1703), la révolte vaincue (janvier-mai 1704). Eclairé par de remarquables illustrations, servi par une plume avertie, ce volume se présente comme un clair résumé, documenté et compréhensif." (F. Combaluzier, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1961)

ALVA y ASTORGA (Petrus de).

Monumenta Antiqua Immaculatæ Conceptionis Sacratissimæ Virginis Mariæ.

Bruxelles, Culture et civilisation, 1967, 2 vol. in-8°, [34]-742 et [4]-534 pp, cart. éditeur. Réimpression anastaltique de l'éd. de Louvain de 1664. Pierre de Alva y Astorga, religieux espagnol né vers la fin du 16e siècle et mort aux Pays-Bas en 1667, voyagea dans toute l'Europe, ainsi qu'au Pérou (où il devint franciscain). Il a cherché à démontrer dans plusieurs ouvrages la conception immaculée de la Vierge.

AMIGUET (Philippe).

L'âge d'or de la diplomatie. Machiavel et les Vénitiens.

Albin Michel, 1963, in-8°, 334 pp, biblio, broché, couv. illustrée, dos passé, bon état

"... Situation de l’Europe au temps de Machiavel, récit et analyse des négociations du secrétaire florentin avec les Pisans et avec César Borgia, de ses missions auprès de Louis XII et auprès des deux moitiés de Dieu : Jules Il et Maximilien. Ces relations d’ambassades, tout comme les descriptions, parfois pittoresques, familières non exemptes d’humour, des voyages et des usages, du cérémonial et du protocole, comme aussi tout ce qui peint la figure et la vie (la vie amoureuse y tient une bonne place) de Machiavel, sont présentées de façon intelligente et probe par M. Amiguet. Un bon tableau de l’activité politique de Machiavel et de la diplomatie florentine et européenne au commencement du XVIe siècle. La deuxième partie traite de la diplomatie vénitienne. Les institutions et les mœurs de la Sérénissime y sont soigneusement décrites : Conseil des Dix et Inquisiteurs, c’est la même dépense prodigue d’intrigues, d’empoisonnements, de noyades, de courtisanes payées pour recueillir sur l’oreiller les secrets d’Etat..." (Y. Florenne, Le Monde diplomatique, 1963)

AMMANN (A.) et E.-C. COUTANT.

Histoire de France et notions sommaires d'histoire générale de 1610 à 1789.

Fernand Nathan, 1911, in-12, 330 pp, 4e édition revue et corrigée, nombreuses gravures dans le texte, 12 cartes dont 4 dépliantes en couleurs hors texte in fine, reliure toile grise de l'éditeur avec titres en noir, état correct (Cours d'histoire de l'enseignement secondaire des jeunes filles, 2e année, programme du 27 juillet 1897)

AMYOT (Jacques).

Les vies des hommes illustres grecs et romains. Démosthènes et Cicéron. Edition critique publiée par Jean Normand.

Hachette, 1929, in-12, xv-128 pp, broché, bon état (Société des textes français modernes)

ANDERSON (J.).

Livre des Constitutions Maçonniques. Reproduction du texte original anglais de 1723, accompagnée d'une traduction française, d'une introduction et de notes et publiée par Mgr E. Jouin.

P., Revue internationale des sociétés secrètes / Emile-Paul frères, 1930, gr. in-8°, (4)-161 pp, qqs fac-similés, broché, couv. lég. effrangée, bon état

"En 1723, le pasteur James Anderson (1678-1739), écossais presbytérien émigré résidant à Londres, est chargé, selon lui, par cette Grande Loge de produire un livre de Constitutions destinées à réglementer toutes les Loges existantes (ou plutôt ralliées à cet organisme). La rumeur souffle qu’il a pour cela rassemblé tous les documents anciens disponibles et qu’il les a détruits. Premiers murmures de complot sur la Maçonnerie, émanant des Maçons eux-mêmes ! (...) Il faut signaler ce premier texte « officiel », ou législatif, le Livre des Constitutions dites d’Anderson, dans ses deux premières éditions, de 1723 et de 1738. Il est simplement officiel parce qu’il offre une série de règles à adopter sur divers points, et il est le premier de ce type, dans le domaine. Il ne contient pas de rituels, mais propose, si on le lit entièrement, de nombreux éléments permettant de comprendre la manière dont le Rite a été appréhendé en ses débuts londoniens. Il a été traduit en français, en 1742, par le Frère de La Tierce, et réédité plusieurs fois. Il existe aussi une traduction déjà ancienne en français des Constitutions de 1723, réalisée par Mgr Ernest Jouin, fondateur de la revue anti-maçonnique, Revue internationale des Société Secrètes (fondée en 1912, dont l’objectif était de faire la lumière sur le « péril maçonnique »), en 1930, avec une introduction et des notes, mais elle est devenue difficile à trouver..." (Philippe Langlet, Les deux colonnes de la Franc-Maçonnerie [thèse])

ANDERSON (Matthew).

L'Europe au XVIIIe siècle (1713-1783).

Sirey, 1968, in-8° carré, 377 pp, traduit de l'anglais, 11 cartes, biblio, index, broché, bon état (Coll. Histoire de l'Europe)

"Les Editions Sirey continuent la publication de la traduction française de l'histoire de l'Europe. Voici donc le volume consacré au XVIIIe siècle. C'est, évidemment, le type d'un certain manuel universitaire, avec ses qualités, mais aussi ses conventions. Le découpage est sans doute légèrement différent de celui auquel on est habitué. Partir du traité d'Utrecht est au moins autant justifié que de choisir la date de la mort de Louis XIV. La fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis peut susciter plus de réserves : les clivages économiques ou idéologiques sont plus précoces. Mais ces choix montrent combien cette Europe est vue de Grande-Bretagne. C'est là son principal intérêt. (...) Les premiers chapitres sont consacrés aux structures sociales (25 pages), à la vie économique (une trentaine de pages), aux gouvernements et à l'administration (encore 20 pages) : soit, avec les sources, environ 100 pages sur près de 400. Le reste du livre est formé par l'histoire politique traditionnelle, agrémentée, il est vrai, par quelques pages consacrées aux armées. C'est donc un manuel très commode pour qui cherchera à avoir un résumé rapide du point de vue britannique sur la politique européenne de l'époque. Les cartes, confectionnées avec soin, sont claires et lisibles. Chaque chapitre est accompagné d'une bibliographie qui ne manque pas d'intérêt, et par ce qu'elle avoue, et ce qu'elle passe sous silence. L'index, important pour ce genre de livre, est commode..." (R. Mandrou, Revue Historique, 1968)

ANDIOC (René).

Sur la querelle du théâtre au temps de Leandro Fernandez de Moratin. (Thèse).

Tarbes, Imp. Saint-Joseph, 1970, gr. in-8°, 721 pp, 4 pl. d'illustrations, broché, bien complet du feuillet d'errata volant, bon état

Par René Andioc (1930-2011), ancien membre de la Casa Velasquez, puis professeur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Pau. — "En dépit des travaux importants qui ont été publiés, en France tout particulièrement, depuis une vingtaine d'années sur l'Espagne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, portant sur la littérature aussi bien que sur l'histoire des idées, il faut reconnaître que cette période nous est encore fort mal connue. Dans bien des domaines, nous continuons à être influencés par les jugements partiaux et l'attitude polémique des historiens et des critiques du XIXe siècle. C'est précisément l'un de ces domaines, celui du théâtre, que René Andioc a choisi d'éclairer d'un jour nouveau. Quelles étaient donc les pièces qui attiraient le public ? Telle est la question à laquelle René Andioc s'efforce de répondre. S'appuyant constamment sur des chiffres et des documents de première main, le plus souvent inédits, l'auteur montre que le public recherchait avant tout un spectacle complet, varié, polyvalent, à grande mise en scène, d'où la faveur dont jouissaient incontestablement les « comedias de teatro », et plus particulièrement, les « comedias de magia ». Mais René Andioc ne se contente pas de ces constatations, il ne borne pas son étude au cadre étroit de l'esthétique dramatique, artificiellement isolée : il s'efforce toujours de replacer le théâtre dans les conditions de vie et les conceptions morales des différentes classes de l'époque, et de mettre en lumière l'interaction de l'esthétique dramatique et de la psychologie sociale qu'il analyse avec beaucoup de lucidité. Le théâtre, est d'ailleurs maintes fois utilisé par le pouvoir comme un instrument de propagande pour exhorter le public au travail, pour prêcher la vertu, la résignation et l'obéissance, pour honorer le paysan ou l'artisan : certaines pièces comme « Los menestrales », « El barón » et « La comedia nueva » reflètent ainsi l'idéologie de l'élite éclairée. (...) Ce compte rendu ne saurait donner qu'un mince aperçu de la richesse, de l'originalité et de l'exceptionnel intérêt que présente l'étude de René Andioc. Si nous avons insisté sur les aspects sociaux et idéologiques beaucoup plus que sur les problèmes d'esthétique proprement littéraire, qui ne sont cependant aucunement négligés, nous n'avons fait, en cela, que suivre les choix, qui nous paraissent en l'occurrence pleinement justifiés, de l'auteur lui-même. L'abondante documentation inédite qu'elle apporte, les perspectives nouvelles qu'elle ouvré dans de multiples domaines, feront désormais de cette thèse un ouvrage de base indispensable pour toute étude sérieuse sur le XVIIIe siècle espagnol." (Jacques Soubeyroux, Caravelle. Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien, 1972)

ANDREU (Anne).

La Duchesse de Montpensier, ou la Grande Amazone.

Lausanne, Editions Rencontre, 1965, pt in-8°, 180 pp, 32 pl. de gravures hors texte, reliure simili-cuir noir de l'éditeur, avec un portrait en médaillon au 1er plat, bon état (Coll. Ces femmes qui ont fait l'Histoire)

ANDRIES (Lise).

Le Grand livre des secrets. Le colportage en France aux 17e et 18e siècles.

Imago, 1994, in-8°, 218 pp, 5 gravures, glossaire

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV.

Fayard, 1955, in-12, 510 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, 1er plat conservé (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"La Révolution et les débuts du XIXe siècle n'ont pas rendu à Henri IV la justice qui lui était due et la Restauration n'a utilisé sa légende que pour l'opposer au prestige napoléonien. C'est de ce temps que date le portrait du roi Henri, image d'Epinal en nuances molles et fades ! Heureusement ce portrait faux les historiens modernes l'ont récusé et nul aussi bien que M. Andrieux n'a remis en belle lumière les traits virils dont on avait paradoxalement dépouillé un personnage qui est sans doute le plus haut en couleurs de notre histoire." (Albert Vincent, Revue des Sciences religieuses, 1956)

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV.

Fayard, 1955, pt in-8°, 510 pp, broché, bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Edition originale, un des 50 ex. numérotés sur velin pur fil des Papeteries Lafuma, à toutes marges

"La Révolution et les débuts du XIXe siècle n'ont pas rendu à Henri IV la justice qui lui était due et la Restauration n'a utilisé sa légende que pour l'opposer au prestige napoléonien. C'est de ce temps que date le portrait du roi Henri, image d'Epinal en nuances molles et fades ! Heureusement ce portrait faux les historiens modernes l'ont récusé et nul aussi bien que M. Andrieux n'a remis en belle lumière les traits virils dont on avait paradoxalement dépouillé un personnage qui est sans doute le plus haut en couleurs de notre histoire." (Albert Vincent, Revue des Sciences religieuses, 1956)

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV dans ses années pacifiques.

Plon, 1954, in-8°, 427 pp, 16 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

ANDRIEUX (Maurice).

Les Coulisses de l'histoire : vie de Bianca Cappello, Béatrice Cenci, Cola di Rienzi.

Périgueux, Pierre Fanlac, 1972, in-8°, 223 pp, broché, couv. à rabats avec photo de l'auteur au 2ème plat, bon état. Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur vélin filigrané

ANDRIEUX (Maurice).

Mademoiselle Aïssé. Une amoureuse romantique sous la Régence.

Plon, 1952, in-8°, 297 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"En écrivant Mademoiselle Aïssé, Maurice Andrieux renouvelle complètement le sujet. On s'attendrissait depuis plus d'un siècle, à la suite de Sainte-Beuve, sur les amours fameuses d'Aïssé, achetée en 1698 – elle avait quatre ans ! – au pied de Sainte-Sophie de Constantinople, par M. de Ferriol, conseiller du Roi, collectionneur et débauché notoire. L'enfant ravissante, élevée à Paris, oublia son pays natal au couvent des Nouvelles Catholiques, rue Sainte-Anne, et devint vite une jeune fille accomplie, une des jolies femmes les plus recherchées, chantée par Voltaire et les hommes de lettres du temps. Après avoir été la maîtresse de son vieux protecteur et résisté au Régent, elle tomba follement amoureuse du chevalier d'Aydie, gentilhomme périgourdin, familier du Luxembourg et du Palais-Royal et assez peu recommandable. La liaison célèbre dura de 1720 jusqu'à la mort d'Aïssé, en 1733. Mais Maurice Andrieux, réformant une thèse trop longtemps admise, prouve que d'Aydie a donné à Aïssé plus de souffrances que de joies. Il ne fit rien ni pour retrouver sa maîtresse, dont il eut une fille, ni pour l'assister au milieu de ses difficultés matérielles. Après avoir longtemps passé pour un modèle de fidélité amoureuse, d'Aydie devient un parfait monstre d'indifférence, l'exemple accompli de l'égoïsme masculin dans toute son horreur. Lisez ce récit et vous serez convaincu par les arguments de l'auteur." (Georges Huisman, Revue des Deux Mondes, 1952)

ANDRÉ (Louis).

Louis XIV et l'Europe.

Albin Michel, 1950, in-8°, xxix-395 pp, 4 planches et 2 cartes dépliantes hors texte, biblio, index, broché, traces de scotch sur les gardes, bon état (Coll. L'Evolution de l'Humanité)

"L'ouvrage de L. André constitue une solide et utile mise au point de nos connaissances sur la politique extérieure de Louis XIV. Ce livre restera aussi comme le testament d'un historien dont on aimerait voir imiter la scrupuleuse érudition et la parfaite exactitude." (Didier Ozanam, Bibliothèque de l'école des chartes, 1951)

ANDRÉ (Louis).

Louis XIV et l'Europe.

Albin Michel, 1950, in-8°, xxix-395 pp, 4 planches et 2 cartes dépliantes hors texte, biblio, index, reliure pleine toile brique, dos lisse, pièces de titre et de collection chagrin bordeaux, couv. conservées (rel. de l'époque), très bon état (Coll. L'Evolution de l'humanité). Edition originale (bon achevé d'imprimer du 23 juin 1950, mention fictive de 3e mille au premier plat de couverture, mais pas sur la page de titre)

"L'ouvrage de L. André constitue une solide et utile mise au point de nos connaissances sur la politique extérieure de Louis XIV. Ce livre restera aussi comme le testament d'un historien dont on aimerait voir imiter la scrupuleuse érudition et la parfaite exactitude." (Didier Ozanam, Bibliothèque de l'école des chartes, 1951)

ANGOULEME (Marguerite d').

L’Heptaméron des nouvelles de Marguerite d’Angoulème, Royne de Navarre. Eaux-fortes originales de Jacques Touchet.

P., André Vial, 1949, 3 vol. in-8°, 236, 188 et 225 pp, un des 1362 ex. numérotés sur Marais Crèvecoeur (sur un tirage total de 1500). Edition illustrée de nombreuses eaux-fortes en couleurs de Jacques Touchet. En feuillets, sous couverture rigide et emboîtage

Anonyme.

L'Office de la Semaine Saincte, selon le missel & Breuiare Romain. Imprimé par le commandement de Pie V, et reueu par l'authorité de Clement VIII.

A Lyon, Chez Jean-Aymé Candy, 1646, pt in-8°, 488-66 pp, 4 gravures à pleine page, texte imprimé en deux tons : rouge pour les textes en français, noir pour les textes en latin - RELIE AVEC Office de la Nativité de nostre Seigneur. Mis au long pour la commodité des Religieuses. A Lyon, Chez Jean-Aymé Candy, 1646, 66 pp, les deux ouvrages dans une reliure plein veau brun moucheté, dos à nerfs ornés de caissons dorés, tranches rouges (reliure XVIIIe), qqs traces d'humidité anciennes, mais bon exemplaire, très frais et sans rousseurs

Anonyme.

Requête d’une société rustique à toutes les assemblées générales, provinciales du royaume, par un curé de campagne à portion congrue.

P., EDHIS, 1976, in-8°, 71 pp, reliure skivertex marron de l'éditeur, bon état. Reprint de l’édition originale publiée, sans lieu, en 1788. Tirage limité à 150 exemplaires numérotés

L’auteur de cet ouvrage, resté anonyme, a pris pour base de son travail la Limagne, riche région agricole de la plaine d’Auvergne. Il constate avant tout que la paysannerie devrait former un ordre à part, distinct du Tiers-Etat, l’ordre de l’Etat rustique, composé de ceux qui travaillent pour faire vivre : laboureurs, colons, journaliers. Il connait bien les conditions de vie des paysans dont la cause n’a jamais eu d’avocat au fait de leur situation réelle. Il dresse, chiffres à l’appui, un tableau des exactions que subissent les paysans, et demande justice pour eux ; il dénonce l’inégalité flagrante devant l’impôt, qui accable les plus pauvres, et les maintient dans la misère.. Peu d’écrits de l’époque ont poussé aussi loin, et avec autant de précisions, les revendications de ce « quatrième état ».

Anonyme – M***.

La Confession publique du Brocanteur. Aventure extraordinaire, arrivée au mois de Novembre 1769, sur un Vaisseau parti de l’Amérique pour Saint-Malo. Elle est rapportée fidellement par M*** qui y étoit présent, suivant le manuscrit que l’on a trouvé dans ses papiers.

P., Georges Andrieux, 1936, pt in-8°, (6)-48 pp, broché, couv. rempliées, bon état, envoi a.s. de l'éditeur (et expert en salles de ventes) Georges Andrieux

Réédition en fac-similé de luxe sur vergé, tirée à très petit nombre, de l'édition originale de 1776 de ce livre relatif aux salles de ventes du XVIIIe siècle. Exemplaire nominatif n° 1 (comme tous les exemplaires ! : « Pour ne froisser personne, tous les exemplaires de cette édition de luxe à tirage très restreint, portent le n° 1 ». Bel envoi autographe signé de Georges Andrieux.

ANQUETIL (Jacques).

Anquetil-Duperron. Premier orientaliste français. Biographie.

Presses de la Renaissance, 2005, in-8°, 270 pp, préface de Jean Leclant, annexes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Biographie du premier indianiste de terrain, initiateur de l'étude de la pensée religieuse indienne en Europe. Abraham Hyacinthe Anquetil Duperron (1731-1805) s'engage comme soldat à la Compagnie des Indes orientales en 1754 et parcourt l'Inde pendant six ans. Il en rapporte de nombreux documents qu'il étudie, traduit et édite. — Abraham Hyacinthe Anquetil-Duperron naît à Paris en 1731. Alors que son père le destine à une carrière ecclésiastique, le jeune homme, qui rêve d'Orient, choisit d'étudier l'arabe et le persan. Très vite, sa passion pour la religion mazdéenne le pousse à gagner la source même de ses écrits fondateurs : il s'engage en 1754 comme soldat de la Compagnie française des Indes orientales. Son but : s'initier à l'avestique, langue du Zend-Avesta, livre sacré des parsis dont une partie est attribuée au prophète iranien Zarathoustra. Son rêve : en faire la traduction. De Pondichéry à Surat, en passant par Goa ou Aurangabad, le jeune savant parcourt ainsi l'Inde durant six ans et en rapporte un trésor inestimable : les plus vieux documents de la Perse et de l'Inde, qu'il dépose à la Bibliothèque du roi. Anquetil-Duperron consacre le reste de sa vie à étudier et traduire cette moisson de manuscrits, établissant notamment les versions définitives du Zend-Avesta et des Upanishad, en latin, ainsi que l'ébauche d'un dictionnaire de sanskrit... Farouchement solitaire, ce précurseur de l'orientalisme, à qui tous ses successeurs ont rendu hommage pour son esprit pionnier, son enthousiasme et sa rigueur scientifique, meurt dans l'oubli en 1805. La biographie fascinante du premier indianiste de terrain, initiateur de l'étude de la pensée religieuse indienne en Europe, qui a permis à l'Occident de savoir enfin comment parlait Zarathoustra.

ANQUETIL (Louis-Pierre).

L'Esprit de la Ligue, ou Histoire politique des troubles de France, pendant les XVIe et XVII siècles.

P., Chez Bossange, Besson et Masson, 1797, 3 vol. in-12, 329, 341 et 396 pp, 4e édition, revue, corrigée et augmentée, index, reliures demi-veau naturel, dos lisses avec pièces de titre basane fauve et filets guillochés dorés, tranches rouges (rel. de l'époque), une coiffe arasée, bon état

Considéré comme le meilleur ouvrage de l'auteur, cette histoire connut un grand succès jusque pendant le XIXe siècle. Elle débute par une bibliographie historique fort utile sur le sujet. La Sainte ligue catholique fondée en 1576 consistait à défendre la France contre les Protestants ; animée par les Guise, elle constitua un des plus grands dangers que la monarchie ait connu. L'esprit de la Ligue s'éteint progressivement avec les victoires d'Henri IV, après avoir fomenté de nombreuses guerres religieuses. — « L’exactitude et l’heureux enchaînement des faits mettent le lecteur à portée de pénétrer lui-même dans le secret des cours ou des cabinets. » (Michaud, t. 2, p. 34).

ANQUEZ (Léonce).

Henri IV et l'Allemagne. D'après les mémoires et la correspondance de Jacques Bongars.

Hachette, 1887, in-8°, lxxvi-226 pp, un portrait en frontispice, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid et caissons à froid, pièce de titre basane carmin, encadrements à froid sur les plats, fer doré de lycée au 1er plat, qqs rares rousseurs, bon état

Jacques Bongars seigneur de Bauldry et de La Chesnaye (1554-1612), humaniste et historien; élevé dans le protestantisme, fut pendant près de trente ans ambassadeur du roi Henri IV, spécialement auprès des princes protestants d'Allemagne. On lui doit des éditions de Justin et de Quinte Curce, une histoire des Croisades: Gesta Dei per Francos (Hanau, Aubri, 1611) et une collection des historiens hongrois : Rerum Hungaricarum scriptores varii (Francfort, 1600). Sa correspondance est une source indispensable pour l'étude du règne d'Henri IV. (Hauser, Les sources de l'histoire de France, XVIe s. (1494-1610), t. III, pp. 76-78). — "Jacques Bongars, né à Orléans en 1554, mort à Paris en 1612, est également connu comme érudit et comme diplomate. Ses contemporains se sont plu à louer, en vers et en prose, sa sincérité, son désintéressement, sa science, virtutem et eruditionem. C’est en la compagnie de cet honnête homme que M. Anquez a entrepris de faire l’histoire des relations d’Henri IV avec l’Allemagne de 1583 à 1610, à la lumière de nombreux documents puisés à la Bibliothèque nationale : « I. Secours fournis par l’Allemagne à Henri de Béarn, roi de Navarre, puis roi de Franee, sons le nom de Henri IV ; – II. Rapports de Henri IV avec les princes et les villes d’Allemagne, depuis la conclusion de la paix de Vervins jusqu’à l’expédition de Sedan inclusivement ; – III. Dernières négociations de Henri IV avec les princes allemands et coalition formée contre la branche allemande de la maison d’Autriche. » Ce récit, en dehors de son importance pour l’étude de notre histoire, offre un attrait plus général par la multitude de choses auxquelles il touche et des gens qu’il nous fait connaître par leurs petits et par leurs grands côtés, et par le spectacle qu’il nous donne d’une grande pensée politique s’élevant au-dessus des rivalités de personnes et des haines religieuses dans le seul intérêt de la France." (Revue internationale de l'enseignement, 1887)

ANSERMOZ-DUBOIS (Violette).

Aux sources du quakerisme avec Margaret Fell-Fox.

Genève, Labor et Fides, 1977, pt in-8°, 80 pp, 5 gravures et une carte hors texte, notice chronologique, broché, bon état

ANTHONY (Evelyn).

Anne Boleyn, la deuxième femme de Barbe-Bleue. Roman.

Laffont, 1985, in-8°, 386 pp, traduit de l'anglais, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Amour et la gloire)

Il n'est pas besoin de travestir le destin d'Anne Boleyn pour faire du récit de sa vie le plus prodigieux des romans... Avec un art consommé, une remarquable finesse psychologique, Evelyn Anthony fait revivre toute la cour cruelle et raffinée du plus magnifique des Tudor. Un drame d'une prodigieuse densité, tout parsemé de jalousie, de haine et de mort, qui nous conduit du trône à l'échafaud. L'auteur a su rendre à cette époque de fer et d'or tout son éclat et tracer un portrait inoubliable de la plus belle des intrigantes qui ont modelé l'histoire du monde.

ANTIER (Jean-Jacques).

L'Amiral de Grasse, héros de l'indépendance américaine. Nouvelle édition revue et augmentée.

Rennes, Editions de la Cité/Ouest-France, 1991, gr. in-8°, 341 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, 5 cartes, annexes, biblio, broché, bon état

La première biographie de l'amiral de Grasse en français. François Joseph Paul, marquis de Grasse Tilly, comte de Grasse (1722-1788) est un officier de marine qui sert l'Ordre de Malte et la Marine royale française. Il assume divers commandement lors de la guerre de Succession d'Autriche et de Sept Ans avant de terminer sa carrière comme lieutenant-général lors de la guerre d'indépendance américaine. Nommé en 1781 commandant de la principale escadre française, son action résolue dans la baie de la Chesapeake permet la victoire décisive de Yorktown. Lourdement battu et capturé en 1782 à la bataille des Saintes, il connait la disgrâce royale jusqu'à sa mort, même si ce combat est sans conséquence sur la suite de la guerre...

ANTIER (Jean-Jacques).

L'Amiral de Grasse, vainqueur à la Chesapeake.

P., Editions Maritimes et d'Outre-Mer, 1971, in-8°, 253 pp, illustrations de Philippe Ledoux, broché, couv. illustrée, bon état

Dans l’histoire de la Marine française, des noms claquent comme des pavillons : Tourville , Duquesne, Suffren. Mais aucun marin français n’eut autant d’influence bénéfique décisive que l’amiral de Grasse qui, à la tête de l’armée navale française, remporta le 5 septembre 1781 la victoire de la Chesapeake, rendant possible la victoire de Yorktown et l’indépendance des Etats-Unis. « Le sort de l’Europe est entre vos mains », lui écrivit alors le maréchal de Castries, ministre de la Marine ; et Georges Washington : « La manière triomphante avec laquelle Votre Excellence est restée maîtresse des mers d’Amérique conduit nos deux nations à voir en vous l’arbitre de la guerre. » Après sa victoire, une série de malheurs devait cependant accabler le vainqueur et obscurcir sa mémoire en France, mais non aux Etats-Unis, dont le président du Congrès avait prédit : « Votre nom restera à jamais cher au bon peuple de ces Etats. » C’est cette existence hors série, depuis le petit page provençal du grand maitre des chevaliers de Malte jusqu’au chef de l’armée navale, que relate ici l’historien maritime Jean-Jacques Antier, à qui une douzaine d’ouvrages, certains couronnés par l’Académie française et par la Société des Gens de Lettres, ont fait une réputation méritée d’objectivité. Cette fresque magistrale, débordante de vie dans une ambiance de conquêtes et une odeur de poudre, relate l’une des dernières épopées de la grande marine à voile et révèle le rôle décisif et peu connu de la Marine française dans l’événement le plus important de notre époque : l’indépendance américaine. (4e de couverture)

ANTOINE (Michel).

Louis XV.

Fayard, 1989, fort in-8°, 1053 pp, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, tranche inf. lég. salie, bon état. On joint une critique du livre par Christian Jouhaud (Le Monde, 9 fév. 1990)

Louis XV est l'un des souverains les moins connus de notre histoire malgré ses 59 années de règne. Cet ouvrage foisonne d'informations et d'aperçus inédits. – "En bien des domaines, l' "amabilité" du XVIIIe siècle relève un peu du mythe, car à la façade brillante des Lumières répond un envers du décor surprenant de dureté et d'âpreté. Le roi lui-même en fut victime: s'il a le plus souvent choisi de grands ministres, s'il a pu garder à la France son rôle d'arbitre européen, s'il a voulu, et dans l'ensemble a su, assurer le bonheur de ses peuples, Louis XV - l'un des souverains les plus intelligents, les plus artistes, les plus cultivés, les mieux informés que nous ayons connus - a échoué à pacifier les esprits et à sauver l'Etat de la paralysie. Fêté dans les premières années de son règne comme un véritable prince charmant, le Bien-Aimé a vite dû se résigner à régner sous les clameurs d'une opinion manipulée par quelques groupes de pression, essentiellement des jansénistes et ces "Messieurs des parlements" (c'étaient d'ailleurs les mêmes). Dans cette lutte acharnée, il eût fallu à Louis XV l'habileté d'Henri IV, la brutalité de Richelieu, l'orgueil de Louis XIV – ou même les trois à la fois ! Or, bien qu'il les égalât au moins par l'intelligence, Louis XV était un homme secret, solitaire, introverti, doutant éternellement de soi. Et les femmes ne lui furent d'aucun secours : la Pompadour a flatté ses faiblesses plutôt qu'elle ne les a contrecarrées, la Du Barry s'est laissé entraîner dans des cabales qui la dépassaient... Ainsi s'explique que les réformes, les actes d'autorité aient mis si longtemps à venir – trop tard – et que la défaveur du roi auprès des Français ait perduré presque jusqu'à nos jours... Seul un historien possédant une érudition infaillible sur le fonctionnement de l'Etat et du gouvernement de l'ancienne France pouvait faire justice de tant de préjugés, et montrer que le long règne de Louis XV – 59 ans ! –, s'il fut difficile, doit pourtant compter parmi les grandes époques de notre histoire." (4e de couverture)

APOSTOLIDÈS (Jean-Marie).

Le Roi-machine. Spectacles et politique au temps de Louis XIV.

Editions de Minuit, 1981, in-8°, 164 pp, broché, couv. illustrée, bon état

La minorité privilégiée issue des trois ordres, bénéficiaire de l’accumulation primitive du capital, ne s’est pas pensée comme une classe pendant le règne de Louis XIV : elle constitue une nation, incarnée dans le corps du monarque. Celui-ci est l’intermédiaire obligé par lequel s’énonce tout pouvoir et tout savoir. Les arts, contrôlés par l’État, sont mis à contribution pour rendre tangible l’imaginaire de ce corps symbolique. Metteur en scène de la représentation, roi machiniste qui fait de Versailles un décor permanent, Louis XIV engendre des courtisans qui, doués d’une sensibilité et d’un langage spéciaux, évoluent comme des satellites autour d’un astre lumineux. Mais la politique et l’économie, en s’autonomisant, acquièrent une puissance qui n’est plus contrôlable par un seul homme. Le rapport entre privé et symbolique s’en trouve modifié et l’inorganique envahit le corps du roi. Le prince se change dès lors en roi-machine tandis que la place royale est peu à peu investie par l’administration.

ARAGONNÈS (Claude).

Madeleine de Scudéry, reine du Tendre.

Armand Colin, 1934, in-8°, 255 pp, biblio, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française), envoi a.s.

Claude Aragonnès est le pseudonyme de Marguerite Teillard-Chambon (1880-1959), la cousine de Pierre Teilhard de Chardin.

Archives.

Les papiers de Sully aux Archives nationales. Inventaire par Robert-Henri Bautier et Aline Vallée-Karcher.

Imprimerie nationale, 1959, in-8°, 91 pp, avant-propos de André Chamson, préface de Charles Braibant, annexes, index, broché, bon état

"... Sans doute ce fonds, tel qu'il est entré aux Archives nationales, ne comprend-il ni correspondance ni aucun document d'intérêt privé, familial, religieux, domanial. Mais il contient une partie de la documentation réunie par Sully lui-même, en tant que ministre. Ces dossiers, l'inventaire les décrit, dans l'ordre de leur classement et presque pièce à pièce : registres du Trésor de l'Epargne (2-11) ; Dons du roi (12) ; Recettes générales (13) ; Domaine .(14-15) ; Tailles (16-18) ; Fermes (19- 20) ; Dettes du roi (21-24) ; Dossiers de documentation relatifs notamment à l'établissement des budgets (25-37) ; Ponts et chaussées, artillerie, etc. (38-48). En annexe figure l'indication des sources manuscrites ou imprimées, complémentaires du fonds inventorié, et une bibliographie sommaire. Tout concourt donc à faire de ce petit volume un précieux instrument de travail auquel devront désormais se reporter tous ceux qui s'intéressent, à un titre ou à un autre, aux finances et à l'économie de la France sous Henri IV." (Didier Ozanam, Bibliothèque de l'école des chartes, 1963)

ARGAN (Giulio Carlo).

L'Europe des capitales, 1600-1700.

Genève, Skira, 1964, gr. in-4°, 222 pp, 64 reproductions et photographies en couleurs contrecollées sur 60 planches hors texte, 60 illustrations en noir, index des noms cités, reliure éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, sous emboîtage (très lég. sali), bon état (Coll. Art, Idées, Histoire). Edition originale

"Dans “L'Europe des capitales”, M. Giulio Carlo Argan, de l'Université de Rome, étudie le XVIIe siècle. Celui-ci marque un recul sur l'optimisme logique de la Renaissance ; mais, en même temps qu'il voit le déclin de la pensée abstraite, il consacre le triomphe des images contre les tendances iconoclastes et le puritanisme de la Réforme. La défense et la revalorisation des images aura été la grande affaire du Baroque dont les extériorisations et le triomphalisme rejoignent la pompe de l'absolutisme. Ce moment correspond effectivement à l'apparition en Europe des villes-capitales, représentation monumentale de ce que Mumford appelle « l'idéologie du pouvoir ». Le monument devient le signe de cette idéologie. En fait, une grande partie de l'art du XVIIe siècle tend vers le style monumental dont le langage sera l'allégorie. Ce sens du monumental marque toute la période classique à son apogée, et Poussin saura l'étendre jusqu'aux paysages. Mais il s'agit aussi d'un art conquérant, qui cherche autant à persuader qu'à frapper le regard et les sens. Déjà l'art franchit les enceintes princières ; le monument ne respire plus seulement vers l'intérieur. L'importance des façades, les places, les perspectives, les jardins ouverts au public semblent inviter celui-ci à participer à ces fastes et à ces fêtes. Cet art baroque, où l'on n'a vu longtemps que surcharge et vaine complication, s'inscrit dans le renouvellement des techniques. L'audace, la gratuité, le défi à la pesanteur et à la logique sont à la mesure d'une époque qui pour la première fois envisage de donner à l'univers ses dimensions réelles et invente une nouvelle formule du merveilleux : le temps, l'espace et le mouvement." (Camille Bourniquel, Esprit, 1965)

ARGENSON (René-Louis de Voyer de Paulmy d').

Journal et mémoires du marquis d'Argenson, publiés pour la première fois d'après les manuscrits autographes de la bibliothèque du Louvre, pour la Société de l'Histoire de France, par E. J. B. Rathery.

P., Vve Jules Renouard, 1859-1867, 9 vol. gr. in-8°, reliures demi-maroquin vert, dos à 5 nerfs filetés, titres et tomaisons dorés, filet à froid sur les plats (rel. de l'époque), rousseurs, bon état. Bel exemplaire

La meilleure édition de ces importants mémoires. René-Louis de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson (1694-1757), fils du célèbre lieutenant-général de police de Paris sous Louis XIV, fut l'un des hommes d'Etat les plus éclairés de son temps. Ministre des Affaires étrangères de 1744 à 1747, il fut le dernier homme d'Etat français à perséverer dans la politique anti-autrichienne. Ses “Considérations sur le gouvernement de la France”, publiés de façon posthume, furent lues à l'état de manuscrit par Voltaire, avec lequel il était lié. Ses mémoires sont l'une des meilleures sources qui nous soit parvenue sur la vie politique et littéraire sous le règne de Louis XV, véritable oeuvre de philosophie politique. Aucune édition intégrale de ces mémoires ne furent publiés : ses notes représentent 56 volumes manuscrits à la bibliothèque du Louvre ! Après une édition inutilisable publiée en 1825 en un volume, la bibliothèque elzévirienne publia la première « édition complète » en 5 volumes in-12 en 1857-1858. Tout de suite après la Société de l'Histoire de France entreprit une grande édition critique, encore partielle, mais la plus achevée qui ait été publiée.

[ARGENSON, René-Louis de Voyer de Paulmy, marquis d'].

Essais dans le goût de ceux de Montagne [Montaigne], composés en 1736. Par l'auteur des Considérations sur le Gouvernement de France.

Amsterdam, 1785, 2 vol. in-8°, viii-230 et 231 pp, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre doré, tête dorée (rel. postérieure), traces de mouillure ancienne sur les 35 premiers feuillets du tome 1, bon état. Edition originale rare

Ouvrage apprécié à l'époque et recherché aujourd'hui pour son contenu regroupant des pensées et anecdotes aussi bien philosophiques que morales et littéraires, composé par René-Louis de Voyer, marquis d'Argenson (1684-1757), ministre des Affaires étrangères sous Louis XV. Le livre « est composé de réflexions qu'il (d'Argenson) avoit faites avant d'entrer dans le Ministère, tantôt d'après ses lectures, tantôt d'après ses conversations avec les gens de son temps, dont la Société lui étoit chère, & dont il croyoit que la fréquentation pouvoit lui être de quelque utilité. Ces pensées, conçues dans le silence du cabinet, sont mêlées de traits & d'anecdotes » (pages v-vj). On y trouve également un intéressant passage sur la collection des livres précieux, l'auteur faisant référence à l'Abbé de Rothelin : « Sa bibliothèque commence à devenir très-considérable; il la montre volontiers & avec faste...» (tome 2, p. 151). L'auteur se montre très critique envers les bibliomanes : « Comme il (Rothelin) parle communément à des gens bien moins savans que lui, on ajoute foi à tout ce qu'il dit, & on le félicite de posséder de si belles choses, qui seront vendues bien cher après sa mort. Quelques gens sensés trouvent qu'il y a du charlatanisme dans cette démonstration, & je suis assez de leur avis... Il est plaisant d'imaginer qu'il pourra venir un temps, où des gens qui ne sauront pas un mot de Latin, mettront un prix exorbitant à des Livres écrits en cette Langue, qui ne seront nullement à leur usage; qu'ils donneront jusqu'à cent pistoles d'un Livre, parce que, sur un Catalogue connu, on l'aura honoré de l'épithete de Livre rare & singulier, & parce que, dans une vente précédente, il aura déjà été porté à un grand prix » (pages 152-154). L'originale de ce texte parut en 1785, imprimée à Paris par Moutard sous la fausse adresse d'Amsterdam et publiée par M. de Paulmy, fils de l'auteur. Le garde des Sceaux, Hue de Miromesnil, avait demandé à ce dernier de n'en faire imprimer qu'un petit nombre d'exemplaires si bien qu'il n'en fut tiré que 250 destinés à la famille et aux amis. La deuxième édition destinée au commerce date de 1787.— Une erreur d'impression a été commise lors de l'édition : le mot Montaigne a été orthographié Montagne !

ARIOSTE (Ludovico Ariosto, dit l').

Roland Furieux. Edition revue et corrigée, traduction par le comte de Tressan.

P., Paulin, 1846, 4 vol. in-16, xi-300, 280, 297 et 284 pp, notes, les 4 tomes reliés en 2 volumes demi-toile havane, dos lisses avec filets à froid, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état

Chef-d'œuvre de l'Arioste, poète italien de la Renaissance, le Roland Furieux (Orlando Furioso), parodie du poème chevaleresque, tresse, avec une habileté et une ironie, trois grands thèmes : la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, la folie de Roland vainement amoureux de l'inconstante Angélique, enfin les amours et le mariage de Roger et Bradamante, ancêtres imaginaires de la dynastie d'Este. Composé de 46 chants, mêlant le tragique au plaisant, le lyrique au romanesque, usant avec autant de liberté que de maîtrise de toute la culture européenne, d'Homère aux contemporains en passant par les romans médiévaux, le Roland furieux, expérience livresque et humaine de l'Arioste en une symphonie perpétuellement mouvante de personnages et d'événements qui, après l'écroulement des repères du Moyen Âge, reflète le scepticisme souriant de la Renaissance. Ses compatriotes, l'ont surnommé le divin Arioste et son ottava rima a été appelé ottava d'oro (la huitième d'or). Il publia son poème pour la première fois en 1516, en 40 chants, mais il ne cessa de le retoucher et en donna en 1532 une édition augmentée de six chants.

ARIÈS (Philippe).

L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime.

Plon, 1960, in-8°, iii-502 pp, 26 illustrations hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Civilisations d'hier et d'aujourd'hui). Edition originale, envoi a.s.

Philippe Ariès (1914-1984) s'est imposé par quelques ouvrages devenus des classiques de ce qu'on appelle l' « histoire des mentalités », et qu'on pourrait appeler ici l'histoire des sentiments profonds et secrets qui, à la limite du biologique et du sociologique, commandent la vie quotidienne des hommes. L'objet de cet ouvrage – qui est devenu un classique de notre historiographie – est d'approcher les sentiments anciens l'égard de l'enfance et de la vie familiale, à travers l'existence quotidienne, du Moyen Age au XVllle siècle, et de montrer, chemin faisant, à quel point le sentiment de la famille est un sentiment “moderne” qui n'a pu se développer qu'aux dépens de la société. La découverte de l'enfance est, en effet, récente. Dans la succession des âges, l'enfance était jadis comme “télescopée”. Partant, si la famille existait comme réalité, elle n'était pas considérée en tant que valeur morale et sentimentale. Mais voici que, peu à peu, on répugne à mélanger les enfants aux adultes; un nouveau sentiment familial apparaît alors qui s'organise autour des enfants et de leur éducation. Les contemporains n'ont pu percevoir un changement aussi lent : c'est de biais que l'auteur l'a saisi, grâce à l'iconographie, à l'histoire des jeux et de l'éducation... Ainsi, la famille s'est transformée profondément dans la mesure où elle a modifié ses relations internes avec l'enfant. Ce livre replace cette métamorphose de la famille dans l'ensemble de l'histoire sociale de l'Ancien Régime, tout en opposant à grands traits les caractères de cette société à ceux de notre temps. — "À ce procès de la famille, ou pour être plus exact, à l'enquête que notre temps poursuit sur la famille et l'enfance, le livre de Philippe Ariès apporte une contribution capitale." (Claude Mettra, Les Nouvelles littéraires) – "La leçon de ce livre est immense pour nous Occidentaux scolarisés, familiarisés, œdipianisés. Comme tous les livres d'histoire qui s'enfoncent à cette profondeur dans ce qui constitue notre archéologie, il nous dote d'un savoir comparatif déterminant, il nous permet de penser vraiment que tout n'a pas toujours été pareil." (Raymond Bellour, Le Magazine littéraire) – "Un livre étonnant, le seul à vrai dire qui propose une approche historique de l'enfance, un travail monumental qu'il faut connaître si l'on ne veut pas rester un imbécile." (Jean-Michel Damian, Politique hebdo).

ARIÈS (Philippe).

L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime.

Seuil, 1973, fort in-8°, xx-502 pp, 26 gravures hors texte, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)

Philippe Ariès (1914-1984) s'est imposé par quelques ouvrages devenus des classiques de ce qu'on appelle l' « histoire des mentalités », et qu'on pourrait appeler ici l'histoire des sentiments profonds et secrets qui, à la limite du biologique et du sociologique, commandent la vie quotidienne des hommes. — L'objet de cet ouvrage – qui est devenu un classique de notre historiographie – est d'approcher les sentiments anciens l'égard de l'enfance et de la vie familiale, à travers l'existence quotidienne, du Moyen Age au XVllle siècle, et de montrer, chemin faisant, à quel point le sentiment de la famille est un sentiment “moderne” qui n'a pu se développer qu'aux dépens de la société. La découverte de l'enfance est, en effet, récente. Dans la succession des âges, l'enfance était jadis comme “télescopée”. Partant, si la famille existait comme réalité, elle n'était pas considérée en tant que valeur morale et sentimentale. Mais voici que, peu à peu, on répugne à mélanger les enfants aux adultes; un nouveau sentiment familial apparaît alors qui s'organise autour des enfants et de leur éducation. Les contemporains n'ont pu percevoir un changement aussi lent : c'est de biais que l'auteur l'a saisi, grâce à l'iconographie, à l'histoire des jeux et de l'éducation... Ainsi, la famille s'est transformée profondément dans la mesure où elle a modifié ses relations internes avec l'enfant. Ce livre replace cette métamorphose de la famille dans l'ensemble de l'histoire sociale de l'Ancien Régime, tout en opposant à grands traits les caractères de cette société à ceux de notre temps. — "À ce procès de la famille, ou pour être plus exact, à l'enquête que notre temps poursuit sur la famille et l'enfance, le livre de Philippe Ariès apporte une contribution capitale." (Claude Mettra, Les Nouvelles littéraires) – "La leçon de ce livre est immense pour nous Occidentaux scolarisés, familiarisés, œdipianisés. Comme tous les livres d'histoire qui s'enfoncent à cette profondeur dans ce qui constitue notre archéologie, il nous dote d'un savoir comparatif déterminant, il nous permet de penser vraiment que tout n'a pas toujours été pareil." (Raymond Bellour, Le Magazine littéraire) – "Un livre étonnant, le seul à vrai dire qui propose une approche historique de l'enfance, un travail monumental qu'il faut connaître si l'on ne veut pas rester un imbécile." (Jean-Michel Damian, Politique hebdo).

ARMENGAUD (André).

La Famille et l'enfant en France et en Angleterre du XVIe au XVIIIe siècle. Aspects démographiques.

P., SEDES, 1975, in-12, 193 pp, biblio, broché, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Regards sur l'Histoire)

Bonne mise au point sur l'histoire de la famille et de l'enfant, issue d'un cours professé en 1974-1975 à l'Université de Toulouse-le Mirail. Bibliographie critique (12 p.) in fine.

ARNAULD (Antoine).

Oeuvres philosophiques. Nouvelle édition collationnée sur les meilleurs textes et précédée d'une introduction par Jules Simon.

P., Charpentier, 1843, in-12, xli-563 pp, reliure demi-veau vert bouteille, dos à 4 faux-nerfs guillochés, fleurons dorés et palette en queue, titres dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), coiffe sup. arasée, un mors faible, bon état

[ARNAULD, Antoine, avec la collaboration de Pierre Nicole].

Logique de Port-Royal, suivie des trois fragments de Pascal sur l'autorité en matière de philosophie, l'esprit géométrique et l'art de persuader ; avec une introduction et des notes par Charles Jourdain.

P., Librairie de L. Hachette, 1861, in-12, lvi-383 pp, reliure demi-toile carmin, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), qqsrousseurs, bon état

"La Logique est de tous les livres de Port-Royal le plus célèbre, celui peut-être qui a le moins perdu aujourd’hui encore... Le premier but de la Logique de Port-Royal n’est pas de former le grammairien, le savant en aucune science, le logicien pur, mais l’homme." (Sainte-Beuve, Port-Royal, V, 72-73) — Son habituelle dénomination de "Logique de Port-Royal", cet Art de Penser d'Antoine Arnauld et Pierre Nicole la mérite tout à fait, et cela en dépit d'un usage et d'un impact dépassant largement et profondément les limites jansénistes. Les deux auteurs, oeuvrant au sein d'un milieu où la théologie et la spiritualité comptaient plus que la philosophie proprement dite, voulaient, pour ainsi dire, enseigner cette dernière, même après la fermeture des "Petites Ecoles" de Port-Royal, à leur "parti", selon leur "parti", et aussi, c'est évident, par les canaux de l'augustinisme et du cartésianisme, à tout le public. Bien juger et comprendre, non seulement bien raisonner, exhorter à l'expression sobre et claire, inculquer et conduire, dans cette optique, une polyvalence intellectuelle aussi mesurée qu'ouverte, voilà la continuation et le couronnement de l'oeuvre accomplie par les "Messieurs" de Port-Royal, qui ont formé un Racine, préludant au développement du célèbre "Classicisme" et au sage perfectionnement du fameux "honnête homme" du XVIIe siècle. L'Art de Penser c'est d'ailleurs, à la différence de la Renaissance trop "subtile" et profane du XVIe siècle contestée par Arnauld et Nicole, un "renouveau" relatif à une logique dynamique, à la fois rigoureuse, équilibrée et riche de réalistes perspectives, fruit, en quelque sorte, d'une culture jansénisante où les exigences d'un christianisme sévère s'allient à un sens de la liberté individuelle fécond, et fécondant dans le domaine des idées.

ARNAULD (Antoine) et Claude LANCELOT.

Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal. Précédée d'un Essai sur l'Origine et les Progrès de la Langue Françoise par M. Petitot ; et suivie du commentaire de M. Duclos, auquel on a ajouté des notes.

P., Bossange et Masson, et R. Madame Mère, 1810, in-8°, (4)-464 pp, seconde édition, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, bon état

La Grammaire de Port-Royal aborde des aspects de la grammaire du français, et des éléments de philosophie du langage, inspiré des Règles pour la direction de l'esprit de Descartes. L'ouvrage sera suivi de la Logique de Port-Royal. Les deux ouvrages portent le nom du haut-lieu du jansénisme Port-Royal des Champs. ''La Grammaire générale, connue sous le nom de Grammaire de Port-Royal est fort estimée''. (Brunet). Antoine Arnauld regrette que la plupart des grammaires du XVIe siècle ne soient que des inventaires se contentant de repérer des similitudes entre des formes et offrir un classement, reprenant de façon constante les grammaires précédentes, position qu'il qualifie de « savoir pauvre » et « condamné à ne connaître toujours de la même chose, mais à ne la connaître qu'au terme jamais atteint d'un parcours indéfini. ». Parallèlement à la mise en place d'un système d'enseignement, il écrit avec Claude Lancelot une grammaire. En lieu et place de suivre la position du XVIe siècle, la Grammaire de Port-Royal aborde la question sous l'angle de la philosophie du langage et tâche de déterminer le problème de la présentation. Arnauld ne voit pas dans l'idiome tant une série de règles simples et immuables, comme l'algèbre, mais une évolution naturelle.

ARONSON (Nicole).

Mademoiselle de Scudéry, ou le voyage au pays de Tendre.

Fayard, 1986, in-8°, 428 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Née à la fin du règne d'Henri IV, morte à l'orée du siècle des Lumières, Mlle de Scudéry est contemporaine de Corneille; pourtant, à la fin de sa vie, elle a fréquenté le parrain de Voltaire, sans cesser d'être l'amie et la protégée de Mme de Maintenon. Ces contrastes sont caractéristiques de son existence, qui tente de concilier l'inconciliable: être cultivée à une époque où cela n'était pas une qualité pour les femmes, écrire toute une oeuvre littéraire mais sans la reconnaître officiellement pour sienne, ou avoir un salon sans être traitée de femme savante. Très appréciée dans les milieux mondains, Mlle de Scudéry savait également goûter les charmes de la solitude et de la nature. Elle habita plus de cinquante ans rue de Beauce, d'abord avec son frère dont elle fut la collaboratrice, puis seule, ayant choisi de passer sa vie dans le célibat. Elle voyait l'amour platonique tel qu'il existe au Pays de Tendre et tel qu'elle l'a vécu avec Pellisson, non comme une mutilation mais comme une voie libératrice, à une époque où mariage signifiait contrainte pour la femme, éternelle mineure soumise à son mari et condamnée par l'Eglise, par la société et la pauvreté des moyens contraceptifs à des grossesses répétées. Auteur de grands succès de librairie traduits dans les principales langues européennes, en relations épistolaires avec la princesse de Brunswick ou Christine de Suède, lue par Mme de La Fayette et Bossuet, La Fontaine et Mme de Sévigné mais aussi Dryden, Steele ou Leibniz, Mlle de Scudéry fait éclater le cadre "précieux" auquel on l'associe souvent, mais dans lequel il n'est pas possible d'enfermer sa célébrité internationale.

ARTHAUD (Claude), François Hébert-Stevens, François Cali.

L'Art des Conquistadors. Texte de François Cali. Photographies de Claude Arthaud et François Hébert-Stevens.

Arthaud, 1960, pt in-4° carré, 295 pp, 181 photographies tirées en héliogravure, 21 illustrations dans le texte et 4 planches en couleurs hors texte, 4 cartes en 2 couleurs, glossaire, biblio, reliure pleine toile éditeur (défraîchie), jaquette illustrée (défraîchie avec pt manques), intérieur propre, état moyen

L'ouvrage de base sur le baroque américain et les societés coloniales d'Amérique latine du XVIe au XIXe siècle, illustré de 181 superbes photographies. "... Le mérite de Claude Arthaud et de François Hébert-Stevens est d'avoir su saisir l'art chrétien indien dans ce halo précolombien, près de deux années d'enquête en Amérique latine les ayant conduit de Palenque à Macchu-Pichu et de la façade churrigueresque d'Ocotlàn aux églises rococco du District des Mines du Brésil." (François Cali)

ARTHAUD (Claude), François Hébert-Stevens, François Cali.

L'Art des Conquistadors. Texte de François Cali. Photographies de Claude Arthaud et François Hébert-Stevens.

Arthaud, 1960, pt in-4° carré, 295 pp, 181 photographies tirées en héliogravure, 21 illustrations dans le texte et 4 planches en couleurs hors texte, 4 cartes en 2 couleurs, glossaire, biblio, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

L'ouvrage de base sur le baroque américain et les societés coloniales d'Amérique latine du XVIe au XIXe siècle, illustré de 181 superbes photographies. "... Le mérite de Claude Arthaud et de François Hébert-Stevens est d'avoir su saisir l'art chrétien indien dans ce halo précolombien, près de deux années d'enquête en Amérique latine les ayant conduit de Palenque à Macchu-Pichu et de la façade churrigueresque d'Ocotlàn aux églises rococco du District des Mines du Brésil." (François Cali)

ARTOLA (Miguel).

Antiguo Régimen y revolucion liberal.

Barcelona, Ariel, 1991, in-8°, 318 pp, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Texte en espagnol

Un estudio de la naturaleza del Antiguo Regimen espanol que permite explicar la revolucion liberal como la repuesta que la burguesia proporciona a los conflictos internos de la sociedad del siglo XVIII.

ASHLEY (Maurice).

England in the Seventeenth Century. (1603-1714).

Penguin Books, 1972, in-12, 267 pp, biblio, index, broché, bon état (Pelican History of England, 6). Texte en anglais

ASHLEY (Maurice).

Le Grand Siècle. L'Europe de 1598 à 1715.

Fayard, 1972, in-8°, 290 pp, traduit de l'anglais, 64 pl. de gravures hors texte, 6 cartes, biblio, index, cart. éditeur, jaquette, bon état (Coll. L'Aventure des civilisations)

"Il est bien connu que les historiens français, même universitaires, ne lisent pas beaucoup les historiens étrangers, surtout quand ces derniers ont le front de s'occuper de la France. Les historiens étrangers adoptent habituellement l'attitude inverse, qui les honore. Est-ce pour rapprocher les premiers des seconds que la vénérable collection jaune de chez Fayard présente tant d'œuvres traduites dans sa série "l'Aventure des civilisations" ? Traduites surtout de l'anglais, choix heureux, puisque l'école, ou plutôt les écoles historiques anglaises persistent à rester, quoi qu'on prétende, les meilleures. Après l'éclatante et presque insolente " Ère des révolutions " d'Éric Hobsbawn, typique d'une certaine "gauche" britannique, voici "le Grand Siècle" de Maurice Ashley, le livre de la sérénité et de l'indépendance. Un ouvrage bref, sobre, qui ne tonne, ni ne claironne, ni ne prêche ; le reflet d'une lecture et d'une culture d'une vaste et noble discrétion, naturellement internationales l'une et l'autre ; pourtant, une vision personnelle, plus suggérée que proclamée ; des vérités avancées plus qu'assenées ; des sourires toujours de bonne compagnie ; un souci constant et une honnêteté rare pour rétablir les perspectives les plus justes, les plus européennes, et explorer tous les domaines, la philosophie comme la si matérielle démographie populaire ; presque aucun de ces tics habituels aux Anglais (qui connaissent bien les nôtres), même pas cette manie de vouloir à tout prix soutenir une "thèse", habituellement retentissante autant qu'absurde ; rien qu'un léger antipapisme, en fin de compte salutaire..." (Pierre Goubert, Le Monde, 15 mars 1973) — "La traduction élégante du « Grand Siècle » de Maurice Ashley permettra au lecteur français de se familiariser avec une oeuvre d'un charme un peu désuet en dépit de la vigueur d'une synthèse difficile et intelligemment surmontée. Le Grand Siècle, pour Ashley, est littéralement le siècle de la grandeur, symbolisée par Versailles et la gloire du Roi-Soleil. (...) Ce que l'auteur admire le plus, c'est ce que cette civilisation condamne : la liberté d'esprit, mais les auteurs ne s'expriment qu'avec réticence, la tolérance religieuse, mais celle-ci ne triomphe qu'exceptionnellement. Et pourtant à ne regarder que la floraison de savants, de poètes, d'artistes, qui ne consentirait à voir dans ce siècle de guerres et de révolutions un nouvel Age d'Or ? C'est que l'histoire ici se situe sur les sommets, ne concerne guère que les élites, tandis que les peuples « accaparés par l'interminable lutte pour la vie » ne représentent que chair à canon indispensable au prince et producteurs économiques, étrangers aux progrès de la civilisation. Et tant pis si pour eux le siècle est un âge de fer. On ne s'étonnera donc pas que la guerre et les relations diplomatiques occupent une place primordiale dans un livre consacré aux États et au « concept historique » d'Europe beaucoup plus qu'aux sociétés." (Guy Chaussinand-Nogaret Guy, Annales ESC, 1974)

ASHLEY (Maurice).

The Golden Century. Europe 1598-1715.

London, Weidenfeld and Nicolson, 1969, gr. in-8°, (16)-256 pp, 116 illustrations sur 64 planches hors texte, 6 cartes, biblio, index, reliure percaline éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état. Texte en anglais

"Une oeuvre d'un charme un peu désuet en dépit de la vigueur d'une synthèse difficile et intelligemment surmontée. Le Grand Siècle, pour Ashley, est littéralement le siècle de la grandeur, symbolisée par Versailles et la gloire du Roi-Soleil. (...) Ce que l'auteur admire le plus c'est ce que cette civilisation condamne : la liberté d'esprit, mais les auteurs ne s'expriment qu'avec réticence, la tolérance religieuse, mais celle-ci ne triomphe qu'exceptionnellement. Et pourtant à ne regarder que la floraison de savants, de poètes, d'artistes, qui ne consentirait à voir dans ce siècle de guerres et de révolutions un nouvel Age d'Or ? C'est que l'histoire ici se situe sur les sommets, ne concerne guère que les élites, tandis que les peuples « accaparés par l'interminable lutte pour la vie » ne représentent que chair à canon indispensable au prince et producteurs économiques, étrangers aux progrès de la civilisation. Et tant pis si pour eux le siècle est un âge de fer. On ne s'étonnera donc pas que la guerre et les relations diplomatiques occupent une place primordiale dans un livre consacré aux États et au « concept historique » d'Europe beaucoup plus qu'aux sociétés..." (Guy Chaussinand-Nogaret Guy, Annales ESC, 1974)

Association des Historiens Modernistes.

Les Affrontements religieux en Europe (1500-1650).

Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 2009, in-8°, 246 pp, préface de Lucien Bély, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. 9 mises au point érudites

Approches historiographiques : Les réformés français au cœur des conflits religieux (vers 1550-1659) ; Les affrontements religieux en Angleterre et dans les îles britanniques dans la première moitié du XVIIe siècle – Faire la guerre, faire la paix : Les commissaires des édits de pacification au temps des premières guerres de religion ; Affrontements religieux, révoltes et guerres civiles (XVIe-XVIIe siècles) ; Affrontements religieux, fractures politiques dans les provinces méridionales des Pays-Bas espagnols (1521-1579) ; Clercs de cour et clercs d'Etat dans les affrontements religieux européens (1500-1650) – Les affrontements dans le Saint-Empire : Les conflits confessionnels autour des espaces urbains dans l'Empire au XVIe siècle ; Ecole, université et affrontements religieux dans le Saint-Empire : L'invention de la coexistence confessionnelle dans le Saint-Empire (1555-1648).

[Atlas] – Collectif.

Atlas historique. I. L'Antiquité. II. Le Moyen Age. III. Les Temps modernes.

PUF, 1937-1959, 3 vol. in-8° carré (17 x 22), 22-18-26 pp, + 78 cartes dépliantes hors texte, copieuses bibliographies, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre doré (rel. de l'époque), dos lég. épidermé, bon état

Réunion des 3 Atlas historiques de la collection "Clio" (le quatrième, annoncé, n'est jamais paru), reliés ensemble en un volume, soit : I. L'Antiquité, par Louis Delaporte, André Piganiol, Etienne Drioton et Robert Cohen (13 pages de bibliographie et 30 cartes) ; II. Le Moyen Age, par Joseph Calmette (8 pages de bibliographie et 24 cartes) ; III. Les Temps modernes, par Armand Rébillon, avec la collaboration de Victor-L. Tapié (11 pages de bibliographie et 30 cartes).

[Atlas] – McEVEDY (Colin).

Atlas de l'Histoire Moderne (jusqu'en 1815).

Laffont, 1985, in-8° à l'italienne, 96 pp, traduit de l'anglais, 40 cartes à pleine page en deux couleurs, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)

L'Atlas de l'Histoire Moderne indique, en quarante cartes commentées, les principaux faits historiques de 1483 à 1815. Il débute par le récit des voyages de Christophe Colomb, Magellan et Cook; montre le centre du monde qui passe de la Méditerrané à l'Atlantique, le formidable développement européen et le combat mené par les différentes puissances pour contrôler toute l'économie mondiale.

AUBERT (André), François DURIF, Paul LABAL, Robert LOHRER.

Textes historiques. XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Classiques Hachette, 1961, in-8°, 96 pp, en feuilles volantes sous pochette de papier blanc imprimée en noir, C. de bibl., bon état

111 textes publiés pour les professeurs en complément du manuel du manuel de troisième.

AUBERT (Gauthier).

Révoltes et répressions dans la France moderne.

Armand Colin, 2015, gr. in-8°, 239 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. U)

La France des XVIe-XVIIIe siècles est marquée par des périodes de rébellions et de révoltes, qui culminent avec la Révolution. Cet ouvrage constitue le premier manuel exclusivement consacré au fait rébellionnaire et ouvre un champ d'étude et de réflexion sur ce phénomène essentiel, au coeur de l'histoire politique de la France à l'époque moderne. Outre l'étude de la mise en place de l'absolutisme et ses implications sociales et culturelles, il établit les jalons d'une histoire du maintien de l'ordre et de la répression, en mettant en lumière ses traits originaux comme l'importance des processus de médiation, longtemps occultés. Dans un premier temps, l'ouvrage déroule, sur trois siècles, la trame événementielle des mouvements de révolte, populaires comme nobiliaires, en présentant le contexte, les acteurs et les réponses du pouvoir. Puis il se consacre aux approches transversales et au décryptage de ces épisodes : quels sont les mots, les modalités, les temps et les lieux, les figures de la révolte ? Quelles sont les formes de règlement, pacifique ou violent, de ces épisodes par les autorités ?

AUBERY (Antoine).

L'Histoire du Cardinal Duc de Joyeuse, à la fin de laquelle sont plusieurs Mémoires, Lettres, Dépêches, Instructions, Ambassades, Relations, et autres pièces non encore imprimées.

P., chez Robert Denain, 1654, pt in-4°, [6]-142 + 432-[3] pp, reliure imitation vélin ivoire, pièce de titre de maroquin rouge au dos (reliure du XIXe), un portrait en frontispice, rousseurs éparses, mouillure ancienne au coin des 30 derniers feuillets, sinon bon état

Historien, auteur de biographies de Richelieu et de Mazarin, Antoine Aubery a laissé de nombreux travaux encore utilisés. La seconde partie de son Histoire du Cardinal de Joyeuse est une publication de documents intitulée Mémoires en faveur de preuves, pour l'histoire du Cardinal Duc de Joyeuse qui le rend encore utile. (Bourgeois et André, Sources, 1711).

AUDEBERT (R. P. Dom Bernard).

Les mémoires du R. P. dom Bernard Audebert. Estant Prieur de St-Denis et depuis assistant du R. P. Général, publiés par le R. P. dom Léon Guilloreau, moine bénédictin.

P., Jouve, 1911, gr. in-8°, xvi-333 pp, index, broché, dos lég. jauni, bon état (Coll. Archives de la France monastique, vol. XI)

"Il est impossible de s'intéresser à l'histoire de la congrégation de Saint-Maur, c'est-à-dire l'histoire des plus célèbres représentants de l'érudition française, et de ne pas savoir gré au R. P. dom Guilloreau d'avoir exhumé du vénérable manuscrit de la Bibliothèque nationale, où ils reposaient, les Mémoires de dom Audebert, à qui un bibliothécaire avisé a donné le sous-titre de Chroniques de la congrégation de Saint-Maur depuis 1642 jusqu'en 1654. La nature du livre est ainsi fort bien indiquée et si, lisant la substantielle préface de l'éditeur, on apprend l'importance du rôle joué dans la congrégation par le moine qui occupa des postes élevés, y jouit d'une haute autorité, organisa les études, devina et tira de l'ombre dom Mabillon et lui suggéra l'entreprise de ses plus fameux travaux, forma plusieurs autres savants moines comme dom Garet, dom Gerberon, dom Guérard, on comprend facilement l'intérêt que peuvent présenter les récits, les observations et les jugements d'un homme supérieur par l'esprit et par le rang, portant sur la vie du plus laborieux des Ordres pendant douze années du grand siècle. Quand dom Audebert entra dans l'Ordre de saint Benoît, la congrégation comptait soixante-seize membres. Lorsqu'il mourut, en 1675, plus de trois mille religieux occupaient les cent soixante dix-huit monastères qu'avait reconquis la Réforme, à laquelle ce puissant cerveau avait activement collaboré. Il n'en faut pas dire plus pour faire regretter vivement que ses souvenirs, qui fourmillent de gros et de menus faits, d'événements historiques comme la désunion avec Cluny et les troubles suscités par les menées de dom Faron de Chalus, et de minces épisodes de vie intérieure, ne soient consignés que pour un petit laps de temps. L'édition est de tous points satisfaisante. Le R. P. dom Guilloreau ne l'a pas seulement pourvue d'une excellente introduction sur la vie et les mérites de l'auteur, mais discrètement, sans la charger de commentaires inutiles et fastidieux, il en a éclairé le texte par d'excellentes notes biographiques sur tous les personnages cités et ayant quelque notoriété, ainsi que par d'exactes et complètes identifications des noms de lieux. Une bonne table onomastique couronne l'oeuvre qui fait honneur à la collection des Archives de la France monastique, dont elle forme un des meilleurs volumes." (J. Chavanon, Bibliothèque de l'école des chartes, 1911)

AUDIN (J.-M.).

Histoire de la vie, des ouvrages et des doctrines de Luther.

P., Maison, 1850, in-12, 526 pp, nouvelle édition revue et corrigée, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs filetés, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), trace de mouillure ancienne en coin, bon état

"Nous avons déjà dit plusieurs fois que c'était aux écrivains protestans que nous devions de connaître avec plus d'impartialité l'histoire de plusieurs de nos pontifes. Il paraît que, par réciprocité, ce sera aux écrivains catholiques que les protestans devront de connaître avec plus de vérité l'histoire de leurs docteurs. C'est au moins ce que nous pouvons conclure de “l'Histoire de Luther” que vient de publier M. Audin. Cette histoire me paraît jeter un jour nouveau et vrai sur ce père de la réforme protestante. Après l'avoir lue avec attention, on s'étonne avec raison qu'un homme si immoral, si faux, si emporté, ait pu exercer une aussi grande influence sur ses contemporains ; on se demande comment tous ces premiers hommes de la réforme, auxquels nous sommes loin de refuser de grandes qualités, ont pu se laisser fasciner et entraîner par un esprit si éloigné de l'esprit de Dieu. Disons le, c'est qu'un esprit anti-chrétien, esprit de raisonnement, d'orgueil et de paganisme, faisait le fond de toute la science de ces docteurs, qui voulurent régénérer l'Eglise..." (L'Université catholique, 1841) — "M. Audin poursuit avec célérité la série de ses pamphlets injurieux contre les réformateurs et le protestantisme. Il a été déjà rendu compte de son “Histoire de Luther” dans “l'Evangéliste” du 1er février 1840. A cette occasion, on a signalé les tendances de la faction à laquelle appartient cet auteur, faction qui ne voit de salut pour les générations modernes que dans un retour absolu vers les beaux jours du moyen âge. M. Audin a embrassé la défense d'une Église qui certes a besoin d'être défendue, mais qu'il faut plaindre profondément de se voir réduite à prendre des champions de cette force..." (Le Lien, journal des églises réformées de France, 1841)

AUDIN (J.-M.).

Histoire de Léon X et de son siècle. Sixième édition.

P., Retaux-Bray, 1885, in-12, 539 pp, reliure demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs filetés avec caissons dorés trés ornés, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées, fer doré sur le 1er plat (rel. de l'époque), bon exemplaire

AUGEARD (Jacques Mathieu).

Mémoires secrets de J. M. Augeard, secrétaire des commandements de la reine Marie-Antoinette (1760 à 1800). Documents inédits sur les événements accomplis en France pendant les dernières années du règne de Louis XV, le règne de Louis XVI et la Révolution jusqu'au 18 brumaire, précédés d'une introduction par Evariste Bavoux.

P., Henri Plon, 1866, gr. in-8°, (4)-372 pp, reliure plein papier marbré à la bradel, dos lisse, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale (Fierro, 52). Rare

"L'auteur (1731-1805) s'attache particulièrement aux difficultés financières de la monarchie et se montre très critique vis à vis de la gestion des fonds publics sous Louis XVI." (Fierro, 52). Ces mémoires mettent en lumière l'âpreté de la lutte entre le Roi et le Parlement. Ce témoignage d'un chroniqueur de la cour familier des milieux ministériels, partisan mais bien informé, est riche en anecdotes politico-financières sur les dernières années du règne de Louis XV et sur celui du roi Louis XVI.

AUGERON (Mickaël), Didier Poton, Bertrand Van Ruymbeke (dir.).

Les Huguenots et l'Atlantique. Volume II : Fidélités, racines et mémoires.

Les Indes savantes, 2012, in-4°, 515 pp, préface de Jean-Pierre Poussou, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, un mors très lég. abîmé, bon état

Fruit d'une collaboration internationale, cet ouvrage, en deux volumes, offre pour la première fois une vaste synthèse sur les relations que les protestants français entretiennent avec le monde atlantique, depuis le XVIe siècle. De l'Europe au Brésil, de l'Amérique du Nord à l'Afrique du Sud, les huguenots ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires. Monuments historiques, sites touristiques, collections archivistiques ou muséographiques, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d'écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler, d'un rivage à l'autre, cette histoire commune; une histoire qui transcende les cadres nationaux. Les centaines de documents iconographiques, ici réunis, en témoignent et permettent d'appréhender cette présence huguenote dans toute son étendue spatiale et temporelle. –Ce second volume aborde la question du "Refuge", tant en Afrique du Sud que dans les colonies anglaises et néerlandaises d'Amérique. Dès la fin du XVIIe siècle, ce sont des dizaines de milliers de personnes, nobles, soldats, pasteurs, négociants ou petites gens qui quittent le royaume de France, pour des raisons religieuses ou dans l'espoir, tout simplement, d'une vie meilleure. Certains parviennent à bâtir de formidables fortunes dans les colonies étrangères, tandis que d'autres se contentent d'y diffuser idéaux, nouvelles techniques ou pratiques cultuelles, contribuant à modeler les sociétés d'accueil sur le plan culturel. Sait-on par exemple qu'il existe encore à New York une église de langue française, héritière directe de l'installation de colons huguenots dans l'île de Manhattan (New York) au XVIIe siècle ? que les villes de New Rochelle, dans l'État de New York, et de New Bordeaux, en Caroline du Sud, ont été fondées par des réfugiés français ? que ces mêmes huguenots ont contribué au développement de la viticulture en Afrique du Sud, à partir de la région de Franschhoek, le "coin des Français" ? Que leur périple a été exploité tant par les démocrates américains que par les idéologues du Ku Klux Klan, les tenants de l'Apartheid ou les presbytériens du Brésil ? Mythifiée par les uns, méconnue par les autres, cette "histoire du Refuge" n'en constitue pas moins un puissant ferment identitaire pour les descendants de huguenots ou les communautés réformées actuelles. Ces héritages partagés, qui dépassent les frontières nationales, sont source d'une mémoire commune qui contribue depuis la fin du XVIIIe siècle à rapprocher les deux rives de l'Atlantique autour de projets fédérateurs et d'échanges croissants.

AULARD (A.).

Lettres inédites de Voltaire à Fyot de la Marche.

dans la Revue de Paris, 1927, gr. in-8°, 18 pp, broché, bon état

On trouve dans le même numéro des études sur La Société sous le Règne de Louis-Philippe, par Lucien Corpechot (33 pp), L'expérience Caillaux, par Georges Suarez (29 pp), Philosophie d'Emile Meyerson, par Jules Sageret (12 pp), etc.

AULNOY (Comtesse d').

Mémoires. Notice biographique par Mme Carette, née Bouvet.

Albin Michel, 1926, in-12, 318 pp, broché, bon état (Coll. Choix de mémoires et écrits des femmes françaises aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles)

AUMALE (Mademoiselle d').

Souvenirs sur Madame de Maintenon. Les Cahiers de Mademoiselle d'Aumale, publiés par le comte d'Haussonville et G. Hanotaux.

Calmann-Lévy, s.d. (1903), in-8°, lxv-375 pp, introduction par G. Hanotaux, un portrait de Mme de Maintenon en héliogravure en frontispice, reliure demi-percaline verte, pièce de titre chagrin brun, couv. conservées (rel. de l'époque), pt accroc à la coiffe sup., bon état

Née en 1683, à Vergie en Picardie, d'une famille de noblesse ancienne, mais pauvre, Mlle d'Aumale fut reçue à Saint-Cyr en 1690 et y demeura jusqu'à vingt ans. En 1705, elle devint la secrétaire de Mme de Maintenon, qui l'employa à toutes sortes de besognes : elle tint successivement ou simultanément « les emplois d'une brodeuse, d'une comédienne, d'une secrétaire de Madame, d'une fermière et intendante des écoles et des aumônes », passant du gouvernement d'une abbaye à l'administration d'une basse-cour, s'occupant du divertissement des demoiselles de Saint-Cyr aussi bien que de ceux du vieux roi, à qui elle jouait du clavecin et avec qui elle chantait les vêpres. Douée de beaucoup plus d'esprit que de beauté, d'une intelligence très éveillée et très souple, pendant près de quinze ans elle joua auprès de Mme de Maintenon, en tout bien tout honneur, ce rôle de secrétaire et de factotum, de boute-en-train et de confidente qui lui permit de vivre dans l'intimité de la veuve de Scarron et de Louis XIV, et qui donne à son témoignage, malgré son caractère apologétique, une valeur si particulière. Mlle d'Aumale quitta Saint-Cyr après la mort de sa protectrice (1719) et se retira à Vergie auprès de sa mère, tout en restant toujours en relations suivies avec les dames de Saint-Cyr. Elle mourut en décembre 1756. (...) Mlle d'Aumale a composé deux mémoires sur sa protectrice. Le premier a été écrit vers 1725. Le second, inédit, est publié ici pour la première fois. M. G. Hanotaux s'est fait l'éditeur de ces nouveaux mémoires, qu'il a intitulés les « Cahiers de Mlle d'Aumale », par allusion à l'état des manuscrits. Mais, comme cette rédaction était souvent traînante et parfois oiseuse, il ne s'est pas cru obligé à une reproduction in extenso : il a fait des extraits et les a rangés sous les six rubriques suivantes : Madame de Maintenon et Madame de Montespan ; Madame de Maintenon et la duchesse de Bourgogne ; Madame de Maintenon et Louis XIV ; Le siège de Turin, l'année 1709 et les charités de Madame de Maintenon ; Mort de la duchesse de Bourgogne ; Mort de Louis XIV. De tous ces chapitres, le dernier est le plus curieux, sinon le plus important. Dans son introduction, M. Hanotaux essaye, en termes heureux, de déchiffrer l'énigme que Mme de Maintenon voulut être pour le monde et la postérité. Sans se flatter d'y avoir réussi, en confessant même le contraire, il a esquissé à son tour un portrait de la fondatrice de Saint-Cyr et montré comment les précautions qu'elle avait prises pour s'assurer l'admiration de l'histoire ont été déjouées par le zèle naïf et l'inconsciente complicité de celles à qui elle avait confié le soin de sa mémoire. (V.-L. Bourrilly, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1903)

AUSSARESSES (F.) et H. GAUTHIER-VILLARS.

La vie privée d'un prince allemand au XVIIe siècle. L'Electeur Palatin Charles-Louis (1617-1680).

Plon, 1926, in-12, v-236 pp, un portrait en frontispice, sources, reliure demi-percaline bordeaux, pièce de titre basane fauve, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état

AVENEL (Vicomte G. d').

Richelieu et la Monarchie absolue. Tome 4 : Administration générale, justice (suite et fin), Administration provinciale et communale.

Plon, 1895, in-8°, 453 pp, broché, couv. défraîchie et lég. abîmée, qqs rousseurs éparses, état correct

AYMARD (Maurice) et Marzio-A ROMANI (dir.).

La Cour comme institution économique. 12ème Congrès International d'Histoire Economique Séville-Madrid, 24-28 août 1998 / Twelfth International Economic History Congress Seville-Madrid, 24-28 August 1998.

P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1998, in-4°, 217 pp, broché, couv. illustrée, bon état. 16 études érudites en français (6), anglais (8), espagnol (1) et italien (1).

Longtemps négligées par les historiens, les cours royales et princières de l'Europe médiévale et moderne ont trouvé depuis vingt ou trente ans, grâce en particulier à Norbert Elias, une place centrale dans une histoire désormais plus attentive aux cultures, aux comportements et aux pratiques sociales des élites, et à leur influence sur le reste de la société. Les historiens de l'économie ont pourtant continué à les reléguer au second plan, comme ils l'ont fait d'ailleurs, jusqu'à une date toute récente, pour la majorité des institutions de l'économie d'Ancien Régime. Tout au plus acceptent-ils de leur appliquer des catégories d'analyse empruntée à l'anthropologie économique, et de parler d'économie de prestige, de dépense somptuaire et de destruction ostentatoire des richesses. Le tout situé dans une phase réputée "primitive" de l'émergence d'Etats qui cherchent à s'établir dans la durée, mais s'identifient encore avec une personne. Les études réunies dans ce livre partagent la même volonté de se libérer de ces stéréotypes, et de décrire la logique institutionnelle qui a présidé à l'émergence et à la consolidation d'un modèle original de gouvernement central. Celui-ci se retrouve hors d'Europe, à la même époque, sous d'autres formes : ainsi dans l'Empire ottoman, dans l'Inde prémogole et mogole, en Chine ou dans le Japon des Tokugawa. Il a pour originalité de juxtaposer, mais pour mieux réussir ensuite à les séparer, des fonctions administratives et d'autres, plus difficiles à définir, qui s'organisent autour du service personnel du prince. Comme les armées permanentes, dont elles précèdent la création, les cours regroupent des effectifs importants, mobilisent des ressources croissantes en argent et en nature, provoquent la mise en place de circuits économiques nouveaux, fixent des normes de consommation et de dépense, disciplinent les comportements individuels et collectifs, suscitent chez les acteurs des attentes et des stratégies rationnelles fondées sur une information partagée. Elles possèdent ainsi tous les traits que les économistes reconnaissent aujourd'hui aux institutions qui constituent le cadre non marchand nécessaire au fonctionnement de toute économie marchande.

AYMES (Jean-René)(dir.).

L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle/La imagen de Francia en España durante la segunda mitad del siglo XVIII.

Presses de la Sorbonne Nouvelle, 1997, in-8°, 350 pp, index, broché, couv. à rabats, bon état

Il s'agit ici d'une étude sur l'Espagne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, selon un point de vue systématiquement comparatiste : l'Espagne vue par la France et réciproquement la France vue par l'Espagne. Elle se compose de 18 études érudites (8 en français et 10 en espagnol) regroupées en cinq parties : Le poids de l'histoire – Modes et modèles français : la séduction et le rejet – Images littéraires – Regards espagnols sur l'étranger – Constantes et fluctuations dans l'appréciation du « caractère français ».

BABEAU (Albert).

La Ville sous l'Ancien Régime.

P., Didier et Cie, 1880, in-8°, viii-564 pp, pièces justificatives, reliure demi-chagrin noir, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire sans rousseurs

"Un ouvrage paru en 1880 et qui fut longtemps une référence. Familier des archives, l'auteur fournit moins une synthèse qu'une sorte de fresque où l'information dûment vérifiée et l'anecdote révélatrice du quotidien alternent au cours de chapitres qui traitent successivement des habitants, des municipalités, des finances, des juridictions, de la protection, de l'édilité, de l'assistance, du culte et de l'enseignement. L'ouvrage est un témoignage assez émouvant sur un temps de l'histoire où les banlieues, inexistantes ou presque, n'étaient pas encore devenues le cauchemar des gouvernants..." (Claude Michaud, Dix-Huitième Siècle)

BABELON (Jean).

Charles-Quint, 1500-1558.

P., Editions SEFI, 1947, in-8°, 364 pp, 16 gravures hors texte, 2 tableaux généalogiques, biblio, broché, bon état (Coll. Epoques et visages)

"Un ouvrage sur Charles-Quint par un Français, M. Jean Babelon, conservateur au Cabinet des Médailles. Livre alerte, clair, rempli de détails anecdotiques. L'auteur ne s'est pas astreint à un ordre strictement chronologique. Il dépeint l'activité dé l'empereur en une série de tableaux : « Gestes et attitudes », « le Roi d'Espagne », « la France incommode », « l'Or et les Epices »... Bien qu'il n'ait mis aucune référence, on sent chez l'historien un contact familier avec les sources." (Joseph Lecler, Etudes, 1948)

BABELON (Jean).

Titien.

Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1950, in-8°, 246 pp, 17 gravures hors texte, biblio, broché, bon état (Coll. Les Maîtres de l'Histoire)

BABEUF (François-Noël, dit Gracchus).

Correspondance de Babeuf avec l'Académie d'Arras, 1785-1788, publiée par l'Institut d'histoire de la Révolution française, sous la direction de Marcel Reinhard.

PUF, 1961, gr. in-8°, x-165 pp, index, broché, bon état

"... La série de textes publiée par l'Institut d'histoire de la Révolution française ne pouvait pas mieux débuter que par cette mise au point d'un fragment de correspondance qui éclaire tout à la fois Babeuf, l'Académie d'Arras et le mouvement culturel des années précédant la Révolution." (Maurice Dommanget, Annales historiques de la Révolution française, 1962)

BACHELIER (A.).

Essai sur l'Oratoire à Nantes au XVIIe et au XVIIIe siècles.

P., Nizet et Bastard, 1934, gr. in-8°, 150 pp, 2 planches hors texte, un plan, index, broché, bon état

"Le travail de M. l'abbé Bachelier comble une lacune de la littérature historique puisque, de 1613 à 1792, il donne une histoire d'ensemble d'un des plus importants collèges de l'Oratoire sous l'Ancien Régime. L'exposé, fort clair, qui se déroule sur un plan chronologique, apporte du nouveau ; particulièrement sur la construction des bâtiments, la nature et la valeur des rentes et fondations, les règlements (p. 69-70), les origines de la bibliothèque municipale, les rapports entre les Oratoriens et la municipalité. M. Bachelier a eu l'excellente idée de donner deux bonnes photographies : de la façade et de l'escalier du collège, de reproduire le plan Crucy de 1792, de publier, en appendice, un éloge en vers latins d'Innocent XI, des positions de thèses en 1682 et 1752, une liste de quatre-vingt-huit Nantais élèves du collège au XVIIIe siècle..." (E. Préclin, Revue Historique, 1935) — "Le collège de l'Oratoire, installé à Nantes en 1617, y fut jusqu'à la Révolution le principal établissement d'enseignement secondaire. M. A. Bachelier nous renseigne abondamment sur les circonstances de la fondation du collège, les conflits entre Oratoriens et Jésuites, les prétentions de l'Oratoire, devenu maître de la faculté des Arts à l'Université de Nantes, à s'attribuer dans la ville le monopole de l'enseignement secondaire ; il nous apprend comment la bibliothèque du collège devint, en 1753, bibliothèque publique municipale. Tout cet exposé est clair et précis. Un ouvrage solide et consciencieusement préparé et qui complète utilement la thèse principale de son auteur sur le Jansénisme à Nantes." (A. Rébillon, Annales de Bretagne, 1934) — "L'histoire de l'Oratoire nantais se développe entre les années 1613 et 1792. On trouvera dans le livre de M. Bachelier des détails savoureux concernant la vie du collège des Oratoriens ; études, recrutement, discipline, méthodes de travail, tout ce que le P. Lallemand avait déjà si bien indiqué, trouve ici des exemples concrets du plus grand intérêt. La fortune du collège oratorien subit, aux XVIIe et XVIIIe siècles, bien des vicissitudes. Il fallut se défendre contre les Jésuites, établis à Nantes depuis 1665, et contre les Dominicains, en 1686, et contre les maîtres de pension, ecclésiastiques et laïcs, qui s'installaient en grand nombre, tantôt favorisés, tantôt abandonnés par la municipalité. En fait, la belle période est terminée vers 1716, où, de 110 élèves, le cours de théologie n'en conserve plus qu'une vingtaine. Le collège s'abîmait, lui aussi, en une longue décadence : 75 pensionnaires en 1769, 63 en 1770, 53 en 1771, 52 en 1772, 40 en 1774, 11 en 1786. La chute était implacable : elle tenait à des causes que M. Bachelier a bien analysées..." (Joseph Dedieu, Revue d'histoire de l'Église de France, 1935)

BADALO-DULONG (Claude).

Trente ans de diplomatie française en Allemagne : Louis XIV et l'Electeur de Mayence (1648-1678).

Plon, 1956, in-8°, 261 pp, une carte hors texte, broché, bon état

"Etude historique reposant sur la correspondance de l'abbé de Gravel, mauvais ecclésiastique et bon diplomate, qui occupa longtemps d'importantes fonctions diplomatiques, notamment à Mayence. Il n'est pas certain, contrairement à ce que dit la prière d'insérer, que toute la genèse des relations franco-allemandes soit à chercher dans la période 1648-1678 ; mais le livre présente un vivant et parfois sévère tableau de la diplomatie française en Allemagne au temps de Louis XIV." (Revue française de science politique, 1956)

BADINTER (Elisabeth).

Emilie, Emilie. L'ambition féminine au XVIIIe siècle.

Flammarion, 1983, in-8°, 489 pp, 2 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

L'ambition féminine à travers le destin de deux grandes dames du XVIIIe siècle : Madame du Châtelet et Madame d'Epinay. Madame du Châtelet fut la compagne de Voltaire, traduisit le grand œuvre de Newton et fut l'égale des savants de ce temps. Madame d'Epinay, amie de Grimm, imagina une nouvelle pédagogie, critique de Rousseau, et traça le destin des futures mères. Ces deux ambitieuses, au sens le plus noble du terme, refusaient d'accepter les limites que la société leur assignait. Elles voulurent se donner toutes les chances dont elles se sentaient capables, en dépit de leur sexe...

BADINTER (Elisabeth).

Le Pouvoir au féminin. Marie-Thérèse d'Autriche, 1717-1780. L'impératrice reine.

Flammarion, 2016, in-8°, 365 pp, 16 pl. d'illustrations en couleurs, une carte, un tableau généalogique, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère. Mais cette mère-là n'est pas n'importe laquelle, c'est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres : épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d'un immense territoire. Cette gageure qu'aucun souverain masculin n'eut à connaître, j'ai voulu tenter de la comprendre : qui fut cette femme et comment elle put ou non concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions. Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif : Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle." (E. B.)

BAEHREL (René).

Une croissance : la Basse-Provence rurale (fin XVIe siècle - 1789). Essai d'économie historique statistique. (Thèse).

Ecole pratique des hautes études / SEVPEN, 1961, fort et gr. in-8°, 842 pp, tableaux, biblio, index, broché, bon état, envoi a.s.

BAILLY (Auguste).

La Florence des Médicis.

Club des Libraires de France, 1956, in-8°, 297 pp, 26 reproductions de peintures florentines et 2 plans sur 28 planches hors texte (certaines dépliantes), tirage numéroté sur bouffant blanc, reliure pleine soie verte décorée de l’éditeur, une gravure dorée au premier plat, signet (maquette de Pierre Faucheux), rhodoïd, bon état

Edition revue par l'auteur, enrichie d'un chapitre inédit et accompagnée de 26 reproductions de peintures florentines et de 2 plans. — "Dans ce nouvel essai de M. Bailly on retrouve ses qualités habituelles : l'art de camper ses personnages, le don de vulgariser l'histoire sans tomber dans le roman d'aventures, la dextérité de la mise en oeuvre. Il a fort bien décrit notamment la rapide ascension des Médicis et l'établissement progressif, dans la démocratique Florence, d'une vigoureuse dictature. Mais il accepte sur le pape Sixte IV les plus honteuses accusations... Très discutable enfin nous apparaît son jugement sur la vie privée de Laurent le Magnifique : il a pour son héros de singulières indulgences, l'atmosphère païenne de la cour du prince le séduit et l'enchante. Libre à lui. Mais pour ces raisons, nous nous abstiendrons de recommander son livre..." (Joseph Lecler, Etudes)

BAILLY (Auguste).

Le Règne de Louis XIV.

Flammarion, 1946, pt in-8°, 506 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs orné, titres et fleuron dorés, couv. conservées, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur Beau Vélin. Très bien relié

BAILLY (Auguste).

Le Règne de Louis XIV.

Flammarion, 1946, pt in-8°, 506 pp, broché, bon état. Edition originale sur Beau Vélin

BAILLY (Auguste).

Les derniers Valois.

Flammarion, 1951, in-12, 346 pp, chronologie des règnes, un tableau généalogique, biblio, broché, bon état (Coll. L'Histoire)

"Un tragique destin était réservé aux derniers Valois : ils devaient monter sur le trône au moment où l'opposition de deux doctrines religieuses allait passer du plan idéologique au plan politique, susciter des haines inexpiables, et provoquer des guerres civiles interminables et sanglantes. Les règnes de Charles IX et de Henri III constituent le dernier acte, et le plus atroce, de ce drame religieux..." (Introduction)

BAILLY (Auguste).

Mazarin.

Fayard, 1942, in-12, 349 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, 1er plat de couv. conservé, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

BAILLY (Auguste).

Richelieu.

Fayard, 1942, in-12, 347 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, 1er plat de couv. conservé, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"Il faut savoir gré à M. Auguste Bailly d'avoir écrit, pour un très vaste public, ce nouveau livre sur Richelieu. Bien informé, écrit avec grand talent, le Richelieu de M. Bailly initiera, le plus heureusement du monde, de fort nombreux Français à la connaissance du grand homme qu'ils ne voient encore, hélas qu'à travers les calomnieuses légendes du romantisme. Et c'est servir efficacement l'histoire que de diffuser ainsi la vérité." (Jean Héritier, Revue des questions historiques, 1935)

BALLAGUY (Paul).

Bayard (1476-1524).

Payot, 1935, in-8°, 374 pp, préface de Jacques Bainville, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

BAMAS (Enea) et Michel DASSONVILLE (dir.).

La Tragédie à l'époque d'Henri II et de Charles IX. Première série. Vol. 1 (1550-1561).

Florence, Leo S. Olschki et P., PUF, 1989, gr. in-8°, xv-370 pp, 6 ill. dans le texte, broché, bon état (Coll. Théâtre francais de la Renaissance)

Théodore de Bèze (Abraham Sacrifiant), Etienne Jodelle (Cléopatre captive), Jean de la Péruse (Médée), Charles Toutain (Agamemnon), Mellin de Saint-Gelais (Sophonisba), Gabriel Bounin (La Sultane). Textes édités et présenté par Patrizia de Capitani, Enea Balmas, Michel Dassonville, Luigia Zilli. — "Le théâtre français de la Renaissance a longtemps souffert d'une profonde méconnaissance sur laquelle il n'y a pas lieu de revenir. La publication du présent volume du « Théâtre français de la Renaissance » vient donc à point nommé pour restituer dans son intégralité le paysage « comique » de la seconde moitié du siècle. Consacrée aux tragédies parues entre 1550 et 1561, elle offre un ensemble de pièces qui reflètent au plus juste la vibrante actualité théâtrale de l'époque des Valois. Ce théâtre est ambitieux et riche, fondateur aussi d'une poétique porteuse d'un avenir fécond. Il marque sans aucun doute une étape culturelle et esthétique parmi les plus importantes du théâtre français. L'équipe d'universitaires qui a réalisé cette édition a su garder au volume une rigoureuse unité d'approche et de présentation des différentes tragédies. Chaque texte est ainsi doté d'une notice biographique qui situe auteur et pièce dans le milieu d'origine (à l'exception de Bounin). Une brève étude est ensuite consacrée aux principaux personnages de chaque pièce, aux questions de structure et de langue. L'analyse de la métrique, des sources et des modèles, la réception de l'œuvre, sa diffusion et éventuellement sa traduction à l'étranger complètent l'information. Un relevé bibliographique très utile renvoie enfin aux travaux les plus importants sur chacune des tragédies. Avec ce premier volume, on dispose donc de quelques-unes des pièces fondatrices du théâtre de la Renaissance, écrites par des auteurs qui, à l'exception de Bèze et de Saint-Gelais, gravitent autour de la Pléiade. (...) Les six tragédies ici éditées et remarquablement présentées réparent l'oubli injuste dans lequel étaient tombées nos grandes pièces du XVIe siècle. Elles ouvrent de nouvelles perspectives sur notre façon de concevoir et de lire (de jouer peut-être) ce théâtre admirable. Pour ce premier volume – en tout point remarquable – il faut remercier les éditeurs d'avoir rendu disponibles avec tant de science et de talents les premières pièces d'un vaste projet, dans lequel on leur souhaite d'avancer vite pour notre plus grand plaisir et une connaissance intégrale de ce magnifique théâtre de la Renaissance." (Gilbert Schrenck, Revue d'Histoire littéraire de la France, 1988)

BAQUÉ (Jean-François).

La Conquête des Amériques, XVe-XVIe siècles.

Perrin, 1992, in-8°, 433 pp, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"De la fin du XVe siècle au début du XVIIIe, toutes les nations d'Europe, des Espagnols et des Portugais aux Allemands, s'élancèrent tour à tourt vers les Amériques, dont les richesses paraissaient inépuisables. Le monde connu, dans la réalité et dans l'imagination, se dilatait d'un seul coup..." (4e de couverture)

BARBERY (Bernard).

L'éphémère Seigneur de Caille.

Perrin, 1932, in-12, viii-270 pp, un portrait en frontispice, broché, bon état (Coll. Enigmes et drames judiciaires d'autrefois)

Histoire de Pierre Mège, ancien soldat des galères du roi, qui prétendit être le fils de Scipion Brun de Castellane, seigneur de Caille et de Rougon. La belle-soeur de Scipion intenta un procès à l'imposteur. Isaac, le fils de Scipion étant mort en 1696 à Vevey, les preuves de son décès furent constestées par le Parlement d'Aix car elles émanaient des autorités suisses protestantes. La Cour souveraine de Provence donna raison à l'imposteur en 1706 après un long procès, et ce dernier investit les biens de Manosque, de Rougon, de Caille et de Cadenet. Ce n'est qu'en 1712, après cassation du procès d'Aix, au Châtelet de Paris, que l'imposture fut officiellement reconnue.

BARBICHE (Bernard).

Les institutions de la monarchie française à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle).

PUF, 2001, in-8°, 430 pp, 2e édition revue et corrigée, biblio, index, broché, couv. illustrée d'une photo de l'auteur, bon état

Quelle était la nature du pouvoir monarchique en France à l'époque moderne ? Que faut-il entendre par "absolutisme" ? Comment le roi gouvernait-il ? Par quels actes faisait-il connaître ses volontés ? Quels agents exécutaient ses ordres ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce manuel s'efforce de répondre, en présentant méthodiquement les principales institutions centrales et provinciales de l'ancienne France. Une large place a été faite à la structure des départements ministériels, à leurs bureaux et à leur personnel, à leur cadre et à leurs méthodes de travail, de même qu'aux dépôts d'archives, dont la constitution est l'un des effets de la croissance de l'État et du développement de la bureaucratie. Le livre prend en compte l'apport de l'histoire administrative, qui a connu ces dernières années un essor remarquable à l'initiative des administrations elles-mêmes. De nombreux renvois de page à page, un index détaillé et des orientations bibliographiques facilitent sa consultation et son maniement.

BARBICHE (Bernard).

Sully.

Albin Michel, 1978, in-8°, 249 pp, qqs portraits, gravures et croquis, une carte, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Aventure humaine)

... Le travail est consciencieux, l'information fournie puisée à des sources multiples. Ceux qui ignorent tout du personnage et des problèmes qu'il rencontre auront là le panorama le plus complet et le plus sérieux qu'on puisse trouver aujourd'hui... (Alain Guéry)

BARDON (Françoise).

Le Portrait mythologique à la cour de France sous Henri IV et Louis XIII. Mythologie et politique.

Picard, 1974, in-4°, 326 pp, 52 planches d'illustrations hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"C'est dans une langue agréable que Madame Françoise Bardon a rédigé cette étude d'une foisonnante érudition. Dans l'introduction générale, elle présente ainsi son ouvrage : « J'ai conscience de proposer, avec modestie, un travail ambitieux », détaillé au point de ne concerner que les règnes de deux rois de France, Henri IV (1589-1610) et Louis XIII (1610-1643) alors qu'il aurait dû, à l'origine, englober une centaine d'années. L'auteur a centré son étude sur le roi et les membres de la famille royale. Elle a analysé, au cours d'investigations patientes et approfondies, non seulement les portraits peints qui présentent ces personnages sous une forme mythologique mais aussi les Entrées triomphales, les estampes et les illustrations de livres, les sculptures, les médailles, les ballets et les textes littéraires les évoquant sous ce même aspect allégorique..." (Anne Rouzet, Revue belge de philologie et d'histoire, 1978) — "... L'usage de ces formes laudatives n'est « jamais innocent ni gratuit » : l'imaginaire mythologique organise un système de correspondances qui exalte le fait monarchique, c'est-à-dire « autant que la réalité du roi l'idée que le roi se fait de lui-même, de son rôle, et qu'il voulait que ses proches et son peuple eussent ». Une tradition figurative très ferme transcrit une théorie politique. L'ouvrage de Mme Fr. Bardon, nourri de vastes lectures, superbement étayé sur plus de cinquante reproductions curieuses ou élégantes, toujours éloquentes, invite à réfléchir sur les rapports entre mythologie et institution sociale, entre l'autorité politique et l'adhésion sentimentale qu'il lui est éternellement nécessaire d'inspirer et d'enraciner." (Bruno Neveu, Journal des Savants, 1976)

BARET (Eugène).

De l'Amadis de Gaule et de son influence sur les mœurs et la littérature au XVIe et XVIIe siècle. Avec une notice bibliographique. Deuxième édition revue, corrigée et augmentée.

Firmin-Didot, 1873, in-8°, x-234 pp, broché, couv. imprimée lég. abîmée