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ANTÉBI (Elizabeth).

L'homme du Sérail.

Editions Nil, 1996, gr. in-8°, 608 pp, lexique des mots turcs et des termes juifs, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état

La vie épique et mouvementée d'Albert Antébi (1873-1919), héros en terre d'Israël, racontée par sa petite-fille. Ottoman, né en Syrie, il fut le « consul des Juifs » de Palestine, le chevalier de la France, l’interlocuteur privilégié des grandes familles arabes, le familier des consuls, l’homme lige du baron Edmond de Rothschild, le bras droit du tyran Djemal Pacha, le soldat de Mustapha Kemal et l’adversaire de Ben Gourion qui lui devait la vie. Un personnage truculent, généreux et passionné, fidèle à sa dimension juive, mais pragmatique, et plus soucieux de Dieu que des rituels religieux... — "Dans cette grosse biographie, s’appuyant sur une considérable documentation de première main, Elizabeth Antébi fait revivre de façon très vivante le personnage de son grand-père Albert Antébi (1873-1919), représentant de l’Alliance israélite universelle à Jérusalem pendant plusieurs décennies. Hyperactif et tempétueux, cet israélite ottoman a joué un rôle essentiel dans un monde juif où le sionisme proprement dit était encore peu important. Son but était "la conquête pacifique et économique de la Palestine sous les auspices de la France." Ce livre est un apport fondamental à l’histoire de la Palestine et du judaïsme palestinien pour toute cette période et introduit une perspective historique que l’historiographie sioniste a toujours négligée pour des raisons idéologiques." (Henry Laurens, Le Monde Diplomatique, 1996)

[Atlas] – BERTRAND (Général).

Campagnes d'Egypte et de Syrie, 1798-1799. Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon dictés par lui-même à Sainte-Hélène. Atlas seul.

P., Au comptoir des Imprimeurs-Unis, 1847, in-folio, (4) pp, 18 planches doubles montées sur onglet, gravées en taille douce par M. Moisy et réhaussées de petites touches de couleurs, reliure de l'éditeur demi-basane havane, dos lisse, 1er plat imprimé, dos frotté avec un petit manque de cuir, plats frottés avec quelques épidermures, rousseurs sur les pages de texte, état correct. Très rare

Atlas seul avec ses 18 planches doubles gravées par M. Moisy, réalisées par le général Pelet d'après la cartographie de Lapie. L'ouvrage illustre les deux volumes des "dictées de Sainte-Hélène" au général Bertrand (Tulard, 1079). — Détail : 1. Carte générale de l'Egypte et de la mer Rouge ; 2. Carte de la Méditerranée ; 3. Débarquement de l'armée française à Malte ; 4. Carte de l'Egypte ; 5. Débarquement de l'armée française à Alexandrie ; 6. Marche de l'armée française sur le Caire - Bataille de Chobrakhit ; 7. Bataille des Pyramides ; 8. Combat naval d'Aboukir ou du Nil ; 9. Bataille de Sédiman ; 10. Carte de la Syrie ; 11. Siège de Saint-Jean-d'Acre ; 12. Bataille du Mont-Thabor ; 13. Carte de la presqu'île d'Aboukir ; 14. Bataille d'Aboukir ; 15. Carte de l'Italie centrale ; 16. Carte de la Suisse ; 17.Carte de l'Italie septentrionale ; 18. Carte de la Hollande.

BALL (Warwick).

Syria. A Historical and Architectural Guide.

Scorpion Publishing, MCS, 1994, in-8°, 216 pp, 96 photos sur 48 pl. en couleurs hors texte, 34 figures, cartes et plans, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Lawrence d'Arabie, ou le rêve fracassé.

Lausanne, Clairefontaine, 1961, in-8°, 277 pp, 8 pl. de photos en héliogravure et une carte dépliante hors texte, chronologie, généalogie, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Si Thomas Edward Lawrence (1888-1935) a été tour à tour archéologue, explorateur, agent secret, stratège, combattant, diplomate, écrivain et poète, ces activités n'ont été que les manifestations d'une même obsession. Un rêve de bâtisseur d'empire qui a poussé l'auteur du célébrissime “Sept Piliers de la sagesse” sur les routes de l'Orient, d'Oxford au Caire et de Djeddah à Damas. Lorsque ce rêve s'est brisé, lorsqu'il a estimé trahie par son propre pays et par les Alliés la révolte arabe à laquelle il s'était voué, "il ne lui est plus rien resté que le désespoir, l'avilissement et cette implacable volonté d'autodestruction au terme de laquelle la mort est venue le fracasser au guidon de sa motocyclette".

BENOIT (François).

L'Architecture. Antiquité. Ouvrage illustré de 148 gravures, de 13 cartes et de 997 dessins schématiques par l'auteur.

P., Librairie Renouard, H. Laurens éditeur, 1911, gr. in-8°, vii-575 pp, richement illustré, biblio, index monumental, des architectes, des références artistiques, des références historiques et géographiques, reliure pleine toile grise ornée de l'éditeur, titrée en rouge au 1er plat et au dos, tête dorée, bon état (Coll. Manuels d'histoire de l'Art)

L'architecture préhistorique ; Les architectures de l'Egypte et de la Mésopotamie ; Les premières architectures de l'Asie antérieure ; Les première et deuxième époques des architectures égéennes ; Les architectures éclectiques des civilisations perse et romaine. Excellente documentation.

BOCQUET (Jérôme).

Missionnaires français en terre d'Islam. Damas 1860-1914.

Les Indes savantes, 2005, gr. in-8°, 351 pp, 4 cartes et plans, une illustration in fine, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

En 1914, la guerre met fin à 150 ans de présence française en Syrie. Les lazaristes, envoyés sous le règne de Louis XVI, ont joué un rôle essentiel au sein du dispositif français dans l'empire ottoman au XIXe siècle. À Damas, les missionnaires français tiennent un hôpital, des écoles et un collège où se côtoient toutes les confessions : musulmans, chrétiens, juifs. Dispensant un enseignement français, s'étant montrés exemplaires lors des épidémies de choléra alors fréquentes, les lazaristes sont longtemps les seuls Européens acceptés par toute la ville. Principal établissement de Damas, le collège Saint-Vincent accueille les enfants des notables comme ceux des familles pauvres de la communauté chrétienne. Les missionnaires contribuent également à la latinisation des chrétiens d'Orient. Malgré les lois anti-cléricales votées en métropole, les autorités françaises ne cesseront pas de s'appuyer sur la congrégation des lazaristes pour propager la langue française et consolider le projet d'une Syrie française.

BÉRAUD-VILLARS (Jean).

Le Colonel Lawrence ou la recherche de l'absolu.

Albin Michel, 1955, in-8°, 411 pp, un portrait en frontispice, 4 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Point n'est besoin de romancer la vie de Lawrence, car elle est plus près du roman que de la réalité. C'est un héros de Stendhal... (...) Dans un souci d'impartialité, je me suis efforcé, dans cet essai sur la vie de Lawrence, de m'appuyer surtout sur des documents puisés à des sources britanniques pour tantôt exalter, tantôt critiquer ce fascinant personnage. Des Anglais qui ont été témoins de sa vie ont bien voulu m'aider de leurs renseignements et de leurs conseils..." (Jean Béraud Villars, préface) — "Dans la galerie des grands hommes, Thomas Edward Lawrence – le Colonel Lawrence – est l'un des rares, peut-être le seul, à avoir été à la fois un chef de guerre et un artiste. Il y a de grands soldats écrivains, de Xénophon à Napoléon en passant par César, Joinville, Bernard Diaz et Montluc, mais aucun n'était ce que nous appelons un artiste avec ce que cela comporte de mystère, d'inspiration, de déséquilibre, de force, de faiblesse, d'impossibilité à s'adapter aux règles d'une société conventionnelle, en somme de monstruosité. L'Art et l'action guerrière semblent antinomique. Lawrence était génialement doué pour l'un et pour l'autre, d'où sans doute la courbe étrange de sa vie intérieure et celle, non moins exceptionnelle, de son destin. L'artiste c'est l'égocentrisme, le soldat c'est le sacrifice et l'oubli de soi. Deux philosophies aussi contraires existant chez le même homme ne peuvent qu'entraîner des porte-à-faux et des déchirements. Point n'est besoin de romancer la vie de Lawrence, car elle est plus près du roman que de la réalité. C'est un héros de Stendhal et il s'apparente de si près aux deux personnages les plus typiquement stendhaliens : Julien Sorel et Lucien Leuwen, que l'on a par moment l'impression d'un pastiche. Comme ses prédécesseurs de la fiction, il a l'esprit plein de réminiscences littéraires. Il construit sa vie à force de volonté sur un plan abstrait, il veut mener la vieille lutte de l'intelligence, du caractère, de l'égotisme, contre le conformisme. Son orgueil est immense et ses ambitions sans limite. Le naufrage de sa destinée ne lui fera faire aucun examen de conscience, ne lui laissera aucun doute sur lui-même, le plongera seulement dans un amer mépris des hommes et de la vie. Il est inhumain à force de rigueur, poursuit obstinément un absolu qui le fuit, son existence montre à la fois le triomphe et la faillite de l'intelligence pure, de la volonté tendue à l'excès. Il l'organise en mathématicien ; n'est-il pas un mandarin d'Oxford comme Julien était un fort en thèmes de séminaire, Lucien un demi-polytechnicien ? Lui aussi était obsédé par la pensée de Bonaparte. Toutes les réalités de cet étrange personnage sont plus captivantes que sa légende, mais il faut se hâter de le saisir, car ceux qui peuvent nous renseigner de façon directe sur son existence sont de moins en moins nombreux. La Guerre de 1914 n'est plus un événement contemporain. Elle bascule dans cet océan de légendes, de mensonge et d'indifférence qui s'appelle l'Histoire. Il eût été dangereux de laisser ce livre devenir une polémique anglo-française. Dans un souci d'impartialité, je me suis efforcé, dans cet essai sur la vie de Lawrence, de m'appuyer surtout sur des documents puisés à des sources britanniques pour tantôt exalter, tantôt critiquer ce fascinant personnage. Des Anglais qui ont été témoins de sa vie ont bien voulu m'aider de leurs renseignements et de leurs conseils. Je désire ici leur exprimer mon amitié et ma reconnaissance en insistant toutefois sur le fait que j'ai gardé mon entière liberté d'appréciation et d'expression et qu'ils n'ont aucune responsabilité dans les jugements que j'ai portés sur les événements et les hommes." (Jean Béraud Villars, préface)

CHARTON (Edouard)(dir.).

Le Tour du Monde. Nouveau journal des voyages. Premier semestre 1882.

Hachette, 1882, in-4°, 430 pp, 301 gravures sur bois dans le texte et hors texte, 9 cartes et plans, reliure demi-basane rouge époque, dos à 4 nerfs lég. épidermé, pt manques de papier au 1er plat, rousseurs éparses, état correct

Pélerinage au Nedjed, berceau de la race arabe, par Lady Anna Blunt. - Voyage de la "Vega" autour de l'Asie et de l'Europe, par Nordenskiold. - La Belgique, par Camille Lemonnier. - La Syrie d'aujourd'hui, par M. Lortet. - Voyage d'exploration à travers la Nouvelle-Grenade et le Venezuela, par le docteur Crevaux. - A travers la Toscane, par E. Müntz. - Excursion au Samourzakan et en Abkasie, par Mme Carla Serena.

CLOT (André).

L'Egypte des mamelouks. L'empire des esclaves, 1250-1517.

Perrin, 1996, in-8°, 354 pp, une carte, annexes, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Au début du XIIe siècle, les sultans ayyoubides, Saladin en tête, se constituèrent une garde personnelle, formée de Mamelouks. Nés libres, non musulmans, ces anciens esclaves à la peau blanche se virent confier les hauts postes de l'armée, puis de l'État. En 1250, l'un d'eux, Baybars, ancien esclave kiptchak, assassina le dernier sultan ayyoubide et fonda ainsi l'Empire mamelouk qui, jusqu'en 1516, engloba l'Égypte et la Syrie. Ils donnèrent à l'Égypte et à la civilisation islamique un éclat sans pareil. Après la chute de leur empire, les Mamelouks restèrent le fer de lance de l'armée égyptienne, jusqu'au massacre de leurs chefs en 1811 sur l'ordre de Mehmet Ali.

CONTENAU (Dr. Georges).

Manuel d'archéologie orientale, depuis les origines jusqu'à l'époque d'Alexandre.

Picard, 1927-1931, 3 vol. in-8°, 1685 pp, pagination continue, 974 figures, tableaux chronologiques, biblio, index, reliures demi-toile beige muette, bon état

Tome 1 : Notions générales (Races, chronologie, langage, écriture, religion, etc.). Histoire de l'art (Art archaïque d'Elam et de Sumer). Tome 2 : Histoire de l'art (suite), IIIe et IIe millénaires avant notre ère. Tome 3 : Histoire de l'art (fin). Premier millénaire jusqu'à Alexandre. Appendices. — Sans le tome 4 publié en 1947 sur les découvertes archéologiques de 1930 à 1939. — "Dans ce manuel, où s'affirme sa compétence et sa large érudition, M. Contenau envisage les peuples dans leur ensemble et présente une remarquable synthèse de la civilisation de l'Asie occidentale : Elam, Mésopotamie, Syrie, Palestine, Asie Mineure. La première partie est consacrée aux Notions générales, sources de nos connaissances (auteurs bibliques, grecs et latins, voyageurs, fouilles) ; milieu physique, relations commerciales. La question des races est maintes fois discutée. (...) Dans la religion, M. Contenau distingue deux étapes : celle de la religion asiatique primitive et générale, puis la période de sémitisation. Sa position est définie par ces mots : « II existe une religion primitive sumérienne dont les traits fondamentaux se retrouvent dans toute l'Asie antérieure. » (...) La seconde partie étudie l'histoire de l'Art dans l'ordre chronologique et en suivant les divisions géographiques. « L'art de l'Asie occidentale est un art religieux... qu'il s'agisse de l'Elam ou du pays de Canaan... son expression typique se trouve clans l'art archaïque de Sumer, dont tous procéderont. » L'illustration est très abondante... Cet ouvrage embrasse ainsi toute l'archéologie orientale..." (Maggie Rutten, Syria)

DEGEORGE (Gérard).

Damas des Ottomans à nos jours.

L'Harmattan, 1994, gr. in-8°, 303 pp, 32 pl. de photos hors texte, document : Lamartine à Damas, biblio, index, broché, couv. illustrée, état correct

Du village néolithique à la métropole contemporaine, l'histoire de Damas se déploie sans solution de continuité sur près de dix millénaires. Au faîte de sa gloire à l'époque umayyade, elle régnait alors sans partage de l'Atlantique à l'Indus et du Caucase à l'océan Indien. Intégrée en 1516 aux possessions ottomanes après la victoire que Sélim Ier remporta à Marj Dabiq sur les Mamluks, elle s'engagea dès lors sur la voie d'un irréversible déclin que l'ingérence européenne, par échelles, capitulations et missions interposées allait sensiblement aggraver. A l'issue de la première guerre mondiale, la Syrie, cette terre qui lui était consubstantielle – ne porte-t-elle pas en arabe le nom de Bilad al-Sham, "pays de Damas" ? – fut dépecée, le nord allant à la Turquie, l'est à l'Irak, l'ouest au lobby maronite, le sud-est aux Hashémites, le sud-ouest à la colonisation sioniste. Mal préparée à une vie politique autonome par vingt-cinq années d'un mandat français imposé et maintenu par la force en dépit des promesses antérieures d'indépendance, elle fut le théâtre, dès 1949, de pronunciamientos à répétition. Depuis 1948, elle vit sous menace israélienne, depuis 1963, sous état d'urgence, depuis 1970 sous la férule machiavélique d'Hafiz al-Asad. Aujourd'hui, celle qui était universellement célébrée comme la "perle de l'Orient", comme l'image même du paradis, qui avait ébloui sans mesure les voyageurs européens, court à la ruine, ses vergers, ses jardins et ses eaux courantes emportés chaque jour par une urbanisation anarchique, ses quartiers historiques abandonnés sans soin aux morsures du temps, son patrimoine monumental abâtardi par d'ineptes restaurations.

DUCROT (Général Auguste Alexandre).

La Vie militaire du général Ducrot, d'après sa correspondance (1839-1871), publiée par ses enfants.

Plon, 1895, 2 vol. in-8°, iv-466 et 477 pp, deuxième édition, 3 portraits gravés (Ducrot en 1839 et en 1870, Joseph Karam) et une carte du Liban en couleurs dépliante hors texte, brochés, C de bibl., bon état

Cet ouvrage rassemble la correspondance importante du général de 1838 à 1870 (parfois une lettre par jour durant les campagnes qu'il effectue). Ducrot est engagé en Algérie de 1838 à 1851, dans la Baltique en 1854, puis en Italie. Il commande ensuite l'expédition de Syrie, puis un Corps d'armée en 1870. Il commande brièvement l'armée à Sedan. Evadé, il rejoint Paris, mais ses souvenirs du siège ne sont pas détaillés. — "Chacun connaît la brillante carrière du général Ducrot et la part qu'il prit à la préparation de la guerre franco-allemande, puis à cette guerre elle-même ; mais suivre pas à pas, jour par jour, toute la vie militaire du général ; être guidé par lui-même dans les méandres d'une existence des plus actives, voilà la rare fortune qui nous est offerte par ce livre. En 1839, 1840, 1841, 1842, le sous-lieutenant Ducrot est en Algérie ; après un court repos, il repart en 1843 ; c'est en cette année, au mois de mai, qu'il appuie avec ses hommes la cavalerie du duc d'Aumale à la poursuite de la smalah d'Abd-el-Kader. En 1845 et pendant les années suivantes, nous assistons aux poursuites exécutées contre Abd-el-Kader lui-méme, en une série de coups de main heureux, dans lesquels le capitaine Ducrot joua un rôle des plus importants, comme chef des affaires indigénes du général Yusuf... En 1859, il est en Italie... En 1860, le général Ducrot fait partie de l'expédition envoyée en Syrie pour la défense des populations chrétiennes du Liban. Il envoie, le 13 septembre, une courte mais curieuse description de Malte. Il donne des détails sur le rôle de la France dans ces événements si compliqués d'Orient. Ses lettres sont, pleines d'aperçus intéressants, de vues larges et étendues. Le deuxième volume débute par la constatation des faiblesses du second Empire en Syrie, de 1860 à 1862, puis nous montre le général à Nevers, de 1861 à 1864. En 1864, le général Ducrot fut envoyé de nouveau en Algérie, où venait d'éclater l'insurrection de Si-Hamga ; les années 1864 et 1865 se passent à guerroyer. Le général voyait clairement comment il fallait, pour en finir, organiser le pays. Les propositions qu'il fit alors à l'empereur à ce sujet ont servi de base à l'organisation actuellement en vigueur... Le 20 juillet 1870, le général Ducrot insiste auprès du maréchal de Mac-Mahon pour qu'une ou deux têtes de pont soient établies sur la rive droite du Rhin, à Kehl, à Vieux-Brisach. Le maréchal repousse ces propositions, qui cependant auraient pu changer la face des choses en permettant l'offensive par la droite pendant la mobilisation des Allemands. Le 6 août, à la première heure, le général Ducrot fit tout ce qu'il put, d'accord avec le général Raoult, commandant la 2e division du 1er corps (dont le général Ducrot commandait la 1ère, pour déterminer le maréchal de Mac-Mahon à porter le corps d'armée le dos aux Vosges, pour livrer bataille sans que la disproportion des forces fût aussi préjudiciable ; ils y arrivaient quand, l'ennemi attaquant, le maréchal changea d'avis..." (Revue des Questions historiques, 1896)

FRANCOS (Ania).

Les Palestiniens.

Julliard, 1968, in-8°, 318 pp, brève biblio, chronologie, cart. éditeur, jaquette illustrée, marques au crayon dans les marges, qqs soulignures stylo, bon état

GAGÉ (Jean).

La montée des Sassanides et l'heure de Palmyre (IIIe siècle).

Albin Michel, 1964, in-8°, 398 pp, une planche en couleurs, chronologie, biblio, reliure pleine toile carmin de l'éditeur, titres blancs et vignette contrecollée au 1er plat, rhodoïd, signet, bon état (Coll. Le Mémorial des Siècles)

"L'ouvrage s'ouvre par un très substantiel exposé de l'auteur (p. 67-153) où l'accent est mis sur les points de contact entre Perses et Romains à l'époque en cause et antérieurement. La montée des Sassanides, c'est assurément la succession des victoires rapides, brillantes, qui ont permis à Ardashir Ier et à Shâhpuhr Ier, son fils et successeur, de se tailler, à partir de leur Perside natale, un empire s'étendant de l'Euphrate à l'Inde. Mais c'est aussi la restauration et la promotion officielle du mazdéisme, héritage religieux des Achéménides, qui n'avait rencontré le plus souvent, auprès des grands rois arsacides, qu'indifférence ou dédain ; c'est la constitution du corps des mages, dépositaire de la saine doctrine, en Église d'État sous l'impulsion de Kartir. C'est encore la fondation dans la partie occidentale de l'Empire, d'une religion nouvelle, le manichéisme, tributaire à la fois du christianisme et du mazdéisme, qui devait exercer un singulier attrait sur Shâhpuhr Ier lui-même avant d'être l'objet d'une sanglante répression sous les règnes suivants. M. J. Gagé a prêté à ces différents aspects religieux du IIIe siècle sassanide toute l'attention que lui permettaient les exigences de la collection. Il a reproduit l'inscription du mage Kartir à la « Ka'ba de Zoroastre » — monument capital pour l'histoire de la fondation de l'Église mazdéenne. Les faits manichéens sont illustrés par quelques textes appropriés (Paroles de Mani et témoignages sur sa « Passion »)." (M.-L. Chaumont, Revue de l'histoire des religions, 1966) — "... Après une chronologie de la période sassanide (de 208 à 651 ap. J.-C), le lecteur trouve les textes fondamentaux : Ammien Marcellin, ceux des chroniqueurs arabes et persans : Tha'alibi, Tabari, Firdousi et surtout la célèbre inscription de Sapor Ier, publiée par le regretté André Maricq. D'autres textes se rapportent à Palmyre et à ses deux grandes figures : Odeïnat, Zénobie, comme au récit de sa conquête par l'empereur Aurélien. Bien qu'il soit antérieur par sa date (137 ap. J.-C.) à la période considérée, on est heureux d'avoir aussi en ce recueil une traduction du célèbre « Tarif », commenté naguère par D. Schlumberger. Un aperçu bibliographique, achève ce volume où les grandes synthèses vont de pair avec une très grande précision dans la narration des faits." (André Parrot, Syria, 1965)

GEIGER (André).

En Syrie et au Liban.

Grenoble, P., Arthaud, 1942, gr. in-8° carré, 226 pp, 220 illustrations en héliogravure dans le texte et à pleine page, une carte dépliante volante, broché, couv. rempliée illustrée par Marius Hubert-Robert, bon état (Coll. Les Beaux Pays)

GEIGER (André).

En Syrie et au Liban.

Grenoble, Arthaud, 1942, gr. in-8°, 226 pp, 220 héliogravures imprimées en sépia, une carte dépliante hors texte, reliure demi-basane noire, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée par Marius Hubert-Robert et dos conservés, bel exemplaire (Coll. Les Beaux pays)

GUILLEMIN (J.-J.).

Histoire ancienne de l'Orient.

Hachette, 1863, in-12, xviii-602 pp, 3e édition, 8 cartes en couleurs et 4 plans hors texte, 10 gravures, index, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), dos frottés, coupes frottées, coins émoussés, état correct (Coll. Histoire universelle, publiée sous la dir. de V. Duruy)

HANOTAUX (G.) et A. MARTINEAU (dir.).

Histoire des colonies françaises et de l'expansion de la France dans le monde. III : Le Maroc, la Tunisie, par Georges Hardy – La Syrie, par Robert de Caix – L'oeuvre scientifique française en Syrie et en Perse, par Henri Dehérain.

P., Société de l'Histoire Nationale et Librairie Plon, 1931, in-4°, 604 pp, 243 illustrations en noir et 23 cartes et plans dans le texte, ainsi que 8 planches d'illustrations hors texte en couleurs, reliure demi-basane fauve flammée à coins de l'éditeur, dos lisse richement orné, portrait de Lyautey doré frappé au centre du dos, pièces de titre chagrin brun foncé, couv. oranges imprimées conservées, tranches rouges, dos lég. frotté, bon état

Tome III seul (sur 6). — Hanotaux, historien, académicien, a été ministre des Affaires étrangères (1896-1898) au moment de la pacification de Madagascar et de l'affaire de Fachoda ; Alfred Martineau, archiviste paléographe de formation, a été gouverneur général de plusieurs colonies. Comme souvent chez les "coloniaux", il s'agit donc d'intellectuels, spécialistes dans leur discipline mais ayant accompli par ailleurs une carrière administrative ou politique. La caractéristique de cette histoire est qu'elle n'est pas simplement concentrée sur l'ère coloniale. Bien au contraire, elle s'attache à faire l'histoire de la colonie dès ses origines, bien avant la colonisation. — "M. Hardy expose avec clarté les causes principales de la vitalité marocaine et la difficulté de pénétration chez un peuple qui, sous toutes les tutelles, a toujours su farouchement conserver sa personnalité. De l'invasion arabe de l'Espagne, où l'influence berbère s'avéra bientôt prépondérante, à la bataille de l'Isly, qui marque le grand choc en retour des nations européennes, en passant par l'influence indirecte des Croisades, les vicissitudes du commerce et de la « course » et les raisons de notre succès actuel, l'étude de M. Hardy se lit avec grand profit. La Tunisie du même auteur est également des plus nouvelles, car le grand public français sait assez peu les antécédents et les avatars successifs de notre protectorat. M. de Caix s'est attaché à l'histoire séculaire de l'influence française en Syrie, à tout instant mêlée à la politique européenne, et enfin M. Dehérain a entrepris l'histoire, à peu près ignorée, des relations scientifiques françaises avec la Perse et la Syrie, au cours desquelles savants ou fonctionnaires ont rivalisé de science, de courage et d'abnégation." (Albert Depréaux, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1932) —"Nul mieux que M. Robert de Caix ne pouvait fixer les rapports de la France et de la Syrie depuis les capitulations de 1536 jusqu'à l'application du mandat qu'il a surveillée. Mais c'est la partie traitée par M. Dehérain qui doit nous arrêter. Le savant conservateur de la Bibliothèque de l'Institut met très justement en évidence la continuité qui a caractérisé l'effort scientifique de la France en Orient." (René Dussaud, Syria, 1932)

KERGORLAY (Comte Jean de).

Une forteresse franque en Syrie, le Krak des Chevaliers.

dans le Correspondant, 1923, gr. in-8°, 11 pp, reliure demi-percaline rose, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire de l'auteur, avec son ex-libris

On trouve dans le même numéro : Les premières causes de l'effondrement de la Russie : le conflit russo-japonais. Documents inédits et secrets (A. M. de Besobrasow, 39 pp, une carte) ; La situation et les problèmes de l'Espagne : les partis, les élections, le Maroc, les finances (Salvador Canals) ; M. de Freycinet (Noël de Clazan) ; etc.

LANIER (Lucien).

L'Asie. Choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques. Première partie (Asie russe, Turkestan, Asie ottomane, Iran).

P., Librairie Classique Eugène Belin, 1889, in-12, xi-617 pp, 2e édition, revue et corrigée, 32 gravures à pleine page, 3 cartes en 2 couleurs (dont 2 dépliantes) et 18 cartes intercallées dans le texte, cart. percaline carmin, dos lisse avec titre et doubles filets dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), pt accroc au bas du dos, bon état

Première partie seule (sur 2). La seconde concerne les Indes orientales, l'Indo-Chine, l'Empire chinois et le Japon. Lucien Lanier (1848-1908) a également publié un volume sur l'Amérique et un volume sur l'Afrique.

LASSUS (Jean).

Souvenirs d'un cobaye.

Colmar, Alsatia, 1973, pt in-8°, 303 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale, un des 150 ex. numérotés de l'édition de luxe

"Mémoires d'un archéologue, combattant de la guerre 1939-1940. Replié à Clermont-Ferrand, il participe à la résistance des universitaires de Strasbourg à Clermont, arrêté en juin 1944, il est déporté à Dachau-Dora." (Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1974). — Outre la résistance, les camps, Jean Lassus (1903-1990) raconte aussi l'Indochine (où il fut recteur de l'université de Hanoï en 1952 et dut replier l'université à Saïgon en 1954 avant de céder cette dernière aux autorités vietnamiennes et rentrer en France) et l'Algérie de 1955 à 1964 (nommé directeur des Antiquités en même temps qu'il enseignait à l'université d'Alger dont il fut le dernier doyen français). Il occupa ensuite, de 1964 à 1969, la chaire d'archéologie paléochrétienne à la Sorbonne. En 1967, il succéda à André Grabar au poste de directeur d'Études de la chaire « Christianisme byzantin et Archéologie chrétienne »... — "Un livre un peu écrit à la diable, surtout sous forme de dialogues, mais hautement révélateur de la fermeté de caractère, de la grandeur d'âme, de l'indéracinable optimisme qui avait suivi le détachement et la résignation des premiers moments vécus dans le camp. La couverture du livre représente au centre le Phénix de la mosaïque d'Antioche." (Marcel Le Glay, “Hommage à Jean Lassus”, in BCTHS, n.s., Afrique du Nord, fasc. 23, 1990-1992)

[Lawrence d'Arabie] – ARMITAGE (Flora).

Lawrence d'Arabie. Le désert et les étoiles.

Payot, 1957, in-8°, 339 pp, traduction de S. M. Guillemin, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Une superbe biographie, à l'image de son personnage : flamboyante, intelligente et érudite. — "Cette nouvelle biographie de Lawrence est plus solide que les titres des chapitres (« Le fardeau glorieux », « L'aire de l'aigle », etc.) ne pourraient le laisser supposer. L'auteur consacre son dernier chapitre à critiquer le livre retentissant de Richard Aldington : Lawrence l'imposteur." (Revue française de science politique, 1958)

[Lawrence d'Arabie] – BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Lawrence d'Arabie, ou le rêve fracassé (1888-1935).

Perrin, 1979, in-8°, 414 pp, 24 photos dans le texte et à pleine page, 5 cartes, généalogie des Hachémites, notes et commentaires, biblio, index, reliure skivertex bordeaux de l'éditeur, rhodoïd, bon état (Le rêve le plus long de l'Histoire, VII)

Si Thomas Edward Lawrence (1888-1935) a été tour à tour archéologue, explorateur, agent secret, stratège, combattant, diplomate, écrivain et poète, ces activités n'ont été que les manifestations d'une même obsession. Un rêve de bâtisseur d'empire qui a poussé l'auteur du célébrissime “Sept Piliers de la sagesse” sur les routes de l'Orient, d'Oxford au Caire et de Djeddah à Damas. Lorsque ce rêve s'est brisé, lorsqu'il a estimé trahie par son propre pays et par les Alliés la révolte arabe à laquelle il s'était voué, "il ne lui est plus rien resté que le désespoir, l'avilissement et cette implacable volonté d'autodestruction au terme de laquelle la mort est venue le fracasser au guidon de sa motocyclette".

[Lawrence d'Arabie] – BOUSSARD (Léon).

Le Secret du colonel Lawrence.

P., Editions A.M., 1946, in-12, 152 pp, un portrait hors-texte de Lawrence par August John, broché, bon état

Deuxième édition avec avant-propos de l'auteur de décembre 1945. Le premier ouvrage qui fasse mention de la naissance illégitime de Lawrence d'Arabie. En mars 1921, Lawrence était devenu conseiller pour les affaires arabes au ministère des Colonies, dirigé par Churchill. Léon Boussard, rédacteur au "Petit Journal" avant guerre, dirigea un temps "La Voix de la France", la radio du régime de Vichy.

[Lawrence d'Arabie] – GUILLAUME (André).

Lawrence d'Arabie.

Fayard, 2000, in-8°, 425 pp, 5 cartes, notes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Les facettes de Thomas Edward Lawrence (1888-1935) sont si nombreuses que sa vérité est plus insaisissable que la légende qu'ont propagée ses hagiographes comme ses détracteurs. Historien et archéologue, orientaliste, poète, géologue, photographe, diplomate, agent de renseignements, chef de guerre, il fut l'ami d'hommes aussi différents que Winston Churchill et Bernard Shaw. D'une incroyable témérité, héros de la Grande Guerre au Proche-Orient, il souleva le monde arabe contre le vieil Empire ottoman et sa guérilla du désert apporta une contribution décisive à la victoire alliée. Mais plus que tout c'était un écrivain, et la prose dense, intense, des Sept Piliers de la sagesse captive son lecteur en lui jetant sous les yeux une poétique moisson de paysages, d'actions, de réflexions, de visages. Il pouvait prétendre aux plus grands honneurs, mais il s'en détourna pour se fondre dans la masse des sans-grade d'une armée de métier. Simple mécanicien dans les armes techniques, il écrivit alors un autre chef-d'œuvre, plus introspectif que le précédent, “La Matrice”. La lutte de ce serviteur de l'Empire britannique et des peuples arabes fut certes trahie par le cynisme des politiques, mais son génie sut transmuer ses échecs et sa misère intime pour les dépasser et en faire des œuvres de vérité.

[Lawrence d'Arabie] – KNIGHTLEY (Phillip) et Colin SIMPSON.

Les vies secrètes de Lawrence d'Arabie.

Laffont, 1969, gr. in-8°, 415 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

« L’un des plus grands hommes de notre temps », selon Churchill, l’Arabe blanc, le roi sans couronne de Damas, le prince de la Mecque, le seconde classe de la R.A.F... La légende, très tôt, s’est emparée de Lawrence d’Arabie, dissimulant la vérité de l’homme. C’est à mettre à nu cette vérité que Philip Knightley et Colin Simpson se sont employés, à partir de confidences, de lettres et de documents inédits. Apparaît l’image d’un agent britannique au Proche-Orient animé par une solide passion anti-française et qui devait avouer lui-même avoir commis « un délit d’escroquerie à l’égard des Arabes ». S’éclaire le comportement intime d’un homme – autour de l’épisode de Deraa, où Lawrence fut livré au gouverneur turc de la ville – qui avait le goût des pratiques masochistes. Knightley et Simpson ne cherchent pas le scandale ; ils disent ce qui fut. Et l’histoire nue d’un homme complexe et contradictoire prend enfin le pas sur la légende.

[Lawrence d'Arabie] – LAURENS (Henry).

Lawrence en Arabie.

Gallimard, 1992, gr. in-12, 176 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Découvertes)

1914. T.E. Lawrence est un jeune archéologue britannique qui arpente la Syrie et dont le destin semble tout tracé. Mais la Première Guerre mondiale éclate. Nommé agent de renseignement au Caire, il prend fait et cause pour la Révolte arabe. Aux côtés de l'émir Faysal et du général Allenby, il s'empare du port d'Akaba, entre en vainqueur dans Jérusalem et dans Damas. Il devient Lawrence d'Arabie. Après la guerre, il s'engage dans la R.A.F. et, avec “Les Sept Piliers de la sagesse”, se révèle l'un des plus grands écrivains de son temps. Henry Laurens nous fait découvrir ce héros du XXe siècle en proie, comme le disait André Malraux, au "démon de l'absolu".

[Lawrence d'Arabie] – LAWRENCE (T. E.).

Les Sept Piliers de la sagesse. Un triomphe.

Payot, 1981, fort in-8°, 826 pp, traduction intégrale de l'anglais par Charles Mauron, broché, couv. illustrée, bon état

Roman d'aventure, roman d'espionnage, roman d'initiation, “Les Sept Piliers de la sagesse” retracent l'itinéraire qui a conduit T. E. Lawrence du désert d'Arabie à la conférence de la Paix de Versailles, des rêves de la Révolte à la victoire amère de la Realpolitik. Appartenant à la lignée des Chateaubriand et des Barrès, Lawrence est un rêveur, un rêveur qui a transformé ses désirs en réalités : "je n'avais eu qu'un grand désir dans mon existence : pouvoir m'exprimer dans quelque forme imaginative. Mais mon esprit, trop diffus, n'avait jamais su acquérir une technique. Le hasard, avec un humour pervers, me jetait dans l'action, m'avait donné une place dans la Révolte arabe – m'offrant ainsi une chance en littérature l'art-sans-technique !" Cette chance nous a valu un des maîtres-livres de la littérature européenne. Malraux, Drieu La Rochelle et bien d'autres s'en inspireront. Quant au choc qu'il raconte entre l'Occident et l'Islam, nous en ressentons toujours les séquelles. — En 1926, Thomas Edward Lawrence publie “Les Sept Piliers de la sagesse”, autobiographie fascinante dans laquelle il mêle au récit de ses aventures en Arabie, analyses politiques et réflexions philosophiques. C'est comme une sorte de croisé qu'il est engagé dans la Grande Guerre : envoyé en Arabie pour établir la liaison avec le chérif de la Mecque en révolte contre le pouvoir ottoman. Il participe au soulèvement anti-turc et continue son action jusqu'à la Conférence de la paix où ses propositions sont écartées, et dénoncées les promesses qu'il avait faites d'unifier l'Orient arabe sous la souveraineté hachémite. Le colonel Lawrence démissionne de ses fonctions mais se rengage aussitôt, sous des noms d'emprunt, comme simple soldat. Il meurt en 1935, peu après avoir quitté l'armée, dans un accident de motocyclette. Lawrence a-t-il été, dans la révolte arabe, un chef de guerre, inventeur inspiré de la guérilla ? Ou bien un agent secret mythomane et doué pour les lettres ? Sa transformation en bédouin est-elle autre chose qu'un travestissement ? Qu'en est-il de son homosexualité ? Le mythe de Lawrence tient à une existence et à une personnalité hors du commun. Mais il ne serait rien sans ce texte qui s'impose comme un grand moment de la prose anglaise du XXe siècle.

[Lawrence d'Arabie] – LEGRAND (Jacques)(dir.).

Chronique de Lawrence d'Arabie.

Editions Chronique, 1997, gr. in-8°, 128 pp, 196 photos, 14 cartes en couleurs, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Chroniques de l'histoire)

[Lawrence d'Arabie] – LIDDELL HART (Capitaine Basil H.).

La Vie du colonel Lawrence.

Editions de la Nouvelle Revue Critique, 1935, in-8°, 317 pp, traduit de l'anglais, 7 cartes à pleine page, ex. sur vélin supérieur, broché, couv. très lég. salie, décharges de scotch sur la page de faux-titre et la dernière garde, bon état (Coll. Bibliothèque d'histoire politique, militaire et navale)

"... Liddell Hart a bien raison de dire que Lawrence a été plus qu'une sorte de Montluc du XXe siècle, plus qu'un simple chef de partisans. Car, dit-il, il « a prévu la tendance de la guerre moderne à la guerilla, tendance due à ce que les nations dépendent chaque jour davantage de leurs ressources industrielles. Il doit être rangé au nombre de ceux que nous appelons les grands capitaines. L'art, et non la force, est l'essentiel. »" (Emile Mayer, Revue militaire suisse, 1935)

[Lawrence d'Arabie] – MONTEIL (Vincent-Mansour).

Lawrence d'Arabie, le lévrier fatal, 1888-1935.

Hachette, 1987, gr. in-8°, 330 pp, 8 pl. de photos hors texte, une carte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Tout a-t-il été dit sur “le mystère Lawrence” ? Depuis sa mort, en 1935, le héros de l'aventure arabe s'avance masqué. De nombreuses zones d'ombres subsistent. Est-il vraiment le seul, le vrai vainqueur du désert, le libérateur de Damas ? A-t-il subi, inventé ou enjolivé le supplice commis par les Turc : flagellation cruelle suivie de viol collectif ? Pourquoi, au faîte des honneurs et de la gloire, a-t-il choisi de terminer les douze dernières années de sa vie comme simple soldat, dans des circonstances dégradantes ? Pour expier – mais quoi ? Par volonté de mortification et d'humiliation – mais pourquoi ? Dans quelles conditions est-il mort : accident, attentat, suicide ? Explorant toutes les sources inédites disponibles à ce jour, Monteil restitue dans leurs ambivalences les plus troublantes – homosexualité, masochisme, mythomanie... – les différentes facettes d'une personnalité complexe trop souvent perçue de manière univoque à travers le film à grand spectacle de David Lean (1963). La statue n'en est pas déboulonnée : elle y trouve une profondeur de chair et de sang."

[Lawrence d'Arabie] – NUTTING (Anthony).

Lawrence d'Arabie.

Fayard, 1962, in-8°, 263 pp, traduit de l'anglais, 3 cartes dont une dépliante hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Dès sa plus jeune enfance, Lawrence se passionna pour l'archéologie et c'est ainsi qu'il fut emmené en Syrie par le Professeur Hogarth. Cette première expérience laissa à Lawrence une impression profonde et durable qui devait l'ammener plus tard à s'attacher à ces régions mal connues et à faire de lui “le roi non couronné de l'Arabie”, pour les uns, et pour les autres, un vulgaire agitateur. Antony Nutting a essayé d'analyser l'homme et les mobiles puissants, les raisons cachées qui ont animé cet homme...

LESCOURRET (Marie-Anne).

Emmanuel Levinas.

Flammarion, 1994, gr. in-8°, 415 pp, 16 pl. de photos hors texte, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Plus que discret durant sa longue vie, Emmanuel Levinas est pourtant une figure centrale de la pensée contemporaine : introducteur de la phénoménologie en France, il articule les traditions philosophiques juive et grecque, les traditions religieuses judaïque et chrétienne ; enfin, il incarne la continuité de la pensée éthique. Il est né en 1906 dans la Lituanie encore russe où survivait un judaïsme réfractaire aux sirènes du hassidisme et qui donna naissance à l'une des cultures les plus vivaces de l'Europe de l'Est. Il en part pour la France, le pays des Lumières. Il étudie à Strasbourg qui attire alors les jeunes gloires de l'intelligentsia française et y rencontre Maurice Blanchot avec lequel il lie sa plus longue amitié. De l'autre côté du Rhin, à Fribourg, il ira écouter l'enseignement de Husserl puis de Heidegger. Engagé volontaire en 1939, il fait quatre ans de captivité cependant que sa famille lituanienne est décimée. À son retour, il est nommé directeur de l'École normale israélite orientale et participe aux débuts du Colloque des intellectuels juifs de langue française. Avec Jean Wahl et Gabriel Marcel, il est du Collège philosophique et des vendredis de la rue de Tournon. En 1961, sa thèse d'État, "Totalité et Infini", marque son entrée dans l'université. Il connaît Nanterre en 1968, puis la Sorbonne. Ricœur, Garoudy, Jankélévitch, Sartre sont ses partenaires, mais, avec la présentation ambiguë que Jacques Derrida fit de sa pensée, ce sont en premier lieu les chrétiens, jusqu'à Jean-Paul II, qui assureront sa renommée...

LOEWENBACH (Lothaire).

Promenade autour de l'Afrique, 1907. Syrie, Palestine, Egypte, Soudan, Transvaal, Rhodésie, Le Cap, Sainte-Hélène. Ouvrage illustré de 107 gravures d'après les photographies de l'auteur.

P., Ernest Flammarion, 1908, gr. in-8°, viii-446 pp, une carte, 107 photographies, broché, couv. imprimée, dos en partie fendu, bon état, envoi a.s.

"Il faut se hâter d'aller en Afrique du Sud avant que le pittoresque ne disparaisse. Dans quelques années, bien des choses risquent de n'être plus qu'un souvenir, dont les photographies actuelles seront un témoignage." (Préface)

LONGNON (Jean).

Les Français d'outre-mer au Moyen Age. Essai sur l'expansion française dans le bassin de la Méditerranée.

Perrin, 1929, in-12, iv-339 pp, une carte dépliante hors texte, broché, bon état. Edition originale, un des 50 ex. numérotés sur papier vergé des Papeteries d'Arches (seul grand papier)

Les causes de l'expansion ; Le Royaume normand de Sicile ; Le Français en Espagne et au Portugal ; Les états francs de Syrie ; Le royaume de Chypre ; L'empire latin de Constantinople et la principauté de Morée ; Le royaume angevin de Naples. — "Les manuels scolaires n'accordent tout au plus que quelques phrases à la mémoire des chevaliers normands, champenois, angevins, languedociens, qui établirent, des années 1100 à 1500, plusieurs royaumes et principautés autour de la Méditerranée, en Sicile et dans l'Italie méridionale, en Grèce, en Syrie, en Palestine, à Chypre : notre langage, notre littérature, nos arts, nos moeurs dominaient sur les bords de l'ancienne mer latine, devenue presque une mer française ; et il y eut même, au cours d'un demi-siècle, cet empire franc de Constantinople, dont Villehardouin fut l'annaliste et le poète. L'ouvrage de Jean Longnon mériterait de devenir classique. Il est en effet seul de son espèce, à rassembler dans une synthèse puissante tous les chapitres de cette épopée que fut l'expansion médiévale de la nation française. Et il ne s'agit pas, comme on l'imagine communément, d'expéditions tumultueuses et de conquêtes sans lendemain. Nos chevaliers fondèrent des gouvernements stables dont quelques-uns durèrent plusieurs siècles. Le royaume normand de Sicile donna naissance à une civilisation éclatante et prospère. Le royaume franc de Chypre, formé à la fin du douzième siècle ne disparut qu'en 1489. Et sur la Grèce, pendant près de deux siècles et demi, régnèrent des hommes de notre race, ducs d'Athènes, princes d'Achaïe, princes de Morée, seigneurs de Thèbes... Jean Longnon ne nous offre pas seulement de captivants récits, mais encore une étude politique et sociale. analyse la constitution des divers Etats francs, leur organisation financière et militaire, leur vie économique, les causes de la décadence..." (René de Planhol, La Nouvelle Lanterne : la politique, les lettres, les idées, mai 1929)

MARGUERON (Jean-Claude).

Les Mésopotamiens. 1. Le temps et l'espace. – 2. Le cadre de vie et la pensée.

Armand Colin, 1991, 2 vol. in-8°, 231 et 237 pp, environ 250 cartes, croquis, figures et photos dans le texte, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état (Coll. Civilisations)

Le bassin mésopotamien et ses bordures ont vu l'accomplissement d'étapes essentielles du développement de l'humanité : la naissance du village puis de la ville ; la découverte de l'agriculture et de l'élevage ; l'invention de la céramique et du métal. Du Xe au Ier millénaire les Mésopotamiens ont accompli un des parcours les plus importants de l'humanité : au IIIe millénaire, ils entrent dans l'histoire. Les habitants de la Mésopotamie ont aménagé de nouveaux cadres de vie. La maison – point d'ancrage de la famille –, le temple – résidence du dieu –, le palais – centre du pouvoir –, permettent de comprendre les principaux traits de cette société urbaine qui a le redoutable privilège de conduire les premières expériences dans le domaine de la gestion administrative et économique, de la bureaucratie, de l'élaboration d'une tradition littéraire et scientifique.

MARMIER (Xavier).

Du Rhin au Nil. Tyrol, Hongrie, Provinces danubiennes, Syrie, Palestine, Egypte. Souvenirs de voyages.

P., Arthus Bertrand, s.d. (1847), 2 vol. in-12, xxix-396-(4) et 496 pp, biblio, reliures demi-chagrin carmin, dos à nerfs filetés, titres dorés (rel. de l'époque), fer du lycée impérial de Nantes aux 1er plats, qqs rousseurs, bon état

Les voyageurs français de la première moitié du XIXe siècle ont été, dans l’ensemble, assez critiques à l’égard de Méhémet-Ali, dont la francophilie et le réformisme déclarés s’accompagnaient d’un mode de gouvernement autocratique, voire cruel – même un admirateur du pacha réformateur comme l’historien de la littérature Xavier Marmier dénonce sans détour, dans "Du Rhin au Nil" (1847), la bastonnade dont les fellahs sont régulièrement victimes sur les chantiers auxquels on les contraint de travailler. — Romancier, poete, voyageur, traducteur, professeur, redacteur en chef de la "Revue germanique", conservateur, Xavier Marmier a vecu de 1808 a 1892. Il propagea en France les litteratures germaniques et scandinaves. Il commence sa carriere a Besancon et se rend a Paris puis voyage en Allemagne et prend part a des expeditions en Islande et en Scandinavie. Ensuite, il devient l’espace de quelques mois, professeur de litterature etrangere a Rennes, avant de partir pour le pole Nord. De retour a Paris, il est nomme bibliothecaire au ministere de l’Instruction publique. Apres quoi il s’en va pour les Pays-Bas, la Finlande, la Russie et la Pologne, puis au Moyen-Orient et en Algerie. De retour en France il devient administrateur general de la Bibliotheque Sainte-Genevieve, mais repart quelques annees plus tard en Amerique. De tous ses voyages, il rapporte des recits et des ecrits sur la litterature, l’histoire et la geographie locale. Il est elu membre de l’Academie francaise en 1870.

MIQUEL (André).

Ousâma. Un prince syrien face aux croisés.

Fayard, 1986, in-8°, 199 pp, une carte hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Inconnus de l'histoire)

L'épopée des croisades, les seigneuries franques de Terre sainte, autant d'événements et de lieux qui nous sont surtout connus à travers le récit des chevaliers chrétiens, accourus d'Occident ou natifs des États latins. Plus qu'une simple biographie du prince syrien Ousâma ibn Mounqidh (1095-1187), André Miquel livre ici une véritable leçon d'écriture et de réflexion. Ousâma, chose insolite dans la littérature de son temps, a laissé une autobiographie, dont s'inspire ce récit sur la vision arabe des croisés. L'émir de Chayzar en Syrie fut le témoin de l'effondrement de l'islam et de la création des Etats francs. Il mena la vie d'un chevalier, d'un insoumis et d'un sage. Son portrait des Francs, aussi honnis qu'intriguants, ennemis dans la foi mais égaux par la valeur, est une magnifique leçon de tolérance.

MONTMIGNON (Abbé Jean-Baptiste).

Choix des Lettres édifiantes écrites des Missions Etrangères. Avec des additions, des notes critiques, et des observations pour la plus grande intelligence de ces lettres.

P., Maradan, 1808-1809, 8 vol. in-8°, cviii-400,lxiv-451,458,lxxxiv-568,lxxii-427,507,lxxxviii-490 et 509 pp, reliures plein veau marbré lég. épidermées, dos lisses très ornés, plats encadrés de filets dorés (reliure de l'époque). Bon exemplaire

Ouvrage contenant d'innombrables articles du plus grand intérèt, entre autres : Sur l'Afrique et l'esclavage, le Mexique, la Turquie, la Syrie, le commerce dans le Levant, la Perse, l'Empire Birman, la Chine, le Tonkin ainsi qu'un trés grand nombre de renseignements sur les moeurs et coutumes, les métiers, etc. Chaque mission est précédée d'un important tableau historique et géographique. Tomes I à III : Missions de la Chine. Précédé d'un tableau géographique de la Chine, de sa politique, des sectes religieuses, de la littérature, et de l'état actuel du christianisme chez ce peuple ; tome IV : Missions de l'Inde. Précédées du tableau historique de la découverte et de la conquête de l'Indostan, et des premiers établissemens portugais et français, dans cette contrée de l'Asie ; tome V et VI : Missions du Levant. Précédées d'une notice historique sur la vie de Mahomet, la religion, le génie, et les conquêtes de ce faux prophète ; tomes VII et VIII : Missions de l'Amérique. Précédées d'un tableau historique de la découverte du nouveau Monde, et des premiers établissemens des Espagnols, des Anglais et des Français, etc. (Chadenat, 4911).

PERNOT (Maurice).

L'inquiétude de l'Orient. I. Sur la route de l'Inde. II. En Asie musulmane.

Hachette, 1927, 2 vol. in-12, 252 et 243 pp, brochés, couv. illustrées, bon état, envoi a.s.

Pendant un an, de décembre 1924 à décembre 1925, sur l'invitation de la Revue des Deux Mondes, Maurice Pernot a parcouru l'Egypte, Ceylan, une grande partie de l'Inde, l'Afghanistan, la Perse, l'Irak, la Syrie et la Turquie. Dans tous ces pays, il s'est entretenu avec les oppresseurs et les opprimés, il a écouté les chefs d'Etat et de gouvernement, les agitateurs politiques et les chefs religieux... Tome I : Vers l'indépendance égyptienne. Les destinées de l'Egypte. De Ceylan à Golconde. L'Inde et les Anglais. L'Inde et l'Occident. Passé et avenir de l'Inde ; Tome II : En Afghanistan. Politique persane. A travers la Perse. Deux expériences : l'Irak et la Syrie. La réforme turque. Le devoir de l'Europe.

PERROT (Jean), Aharon KEMPINSKI et Michael AVI-YONAHT.

Syrie-Palestine. I : Des origines à l'Age du bronze. – II : De l'Age du Bronze moyen à la fin du monde classique.

Genève, Nagel, 1978-1979, 2 vol. gr. in-8°, 189 et 240 pp, 203 illustrations hors texte dont 66 en couleurs, 4 cartes, tableau chronologique, biblio, index, reliures éditeur, jaquettes illustrées, envoi a.s. de l'éditeur au 1er volume et ex-dono manuscrits, bon état (Coll. Archaeologia Mundi)

Un aperçu complet de l'archéologie syro-palestinienne des origines à la fin du monde antique. Le tome II est découpé en deux parties : 1. De l'Age du Bronze moyen jusqu'à la période classique (2200-332 av. J.-C.) par Aharon Kempinski ; 2. De l'époque d'Alexandre le Grand à la fin de la période romaine (332 av. J.-C.-324 apr. J.-C.) par Michael Avi-Yonah. — "Les temps qui, dans la zone syro-palestinienne, ont précédé les récits de la Bible étaient peu connus. Depuis quelques décennies de nombreuses équipes de chercheurs ont entrepris des fouilles qui se sont révélées très fructueuses. Jean Perrot y a lui-même participé comme directeur de la Mission archéologique française en Israël. Dans cet ouvrage, avec de belles illustrations à l'appui, il présente les problèmes posés aux archéologues, les méthodes scientifiques utilisées, les résultats obtenus. Ainsi commencent de s'éclairer les jalons de la préhistoire d'une région où l'homme semble être apparu il y a plus de 500.000 ans et a laissé, au cours des millénaires, des traces importantes de sa vie au milieu d'un environnement écologique changeant, de son industrie, des diverses civilisations qu'il a créées jusqu'à l'âge du bronze. Une bibliographie, détaillée par thèmes, complète ce volume." (Pierre Frison, revue Etudes, 1979) — "Cet ouvrage prolonge celui qu'a publié Jean Perrot (cf. Études, juillet 1979, p. 140). Descendant le cours du temps, il poursuit la présentation des résultats des recherches archéologiques effectuées dans la région syro-palestinienne. Il comporte deux parties, dont chacune est l'oeuvre d'un spécialiste. La première concerne l'âge de bronze, l'âge de fer et la période perse, au cours desquelles semble se croiser une influence venue de Syrie septentrionale et de Mésopotamie, avec une autre venue d'Egypte. La seconde partie va de l'époque d'Alexandre le Grand jusqu'à la fin de la période romaine : elle analyse les étapes de l'évolution qu'ont connue l'architecture, la sculpture, la peinture, les arts mineurs. L'intérêt de ces études est de dégager les strates successives d'une civilisation riche en histoire, de distinguer son originalité et les courants qui l'ont traversée, d'éclairer des sources qui ont nourri le premier art chrétien. 85 illustrations bien choisies, des tableaux chronologiques et des bibliographies complètent heureusement le texte." (Pierre Frison, revue Etudes, 1980)

PEYRUSSE (André).

Expéditions de Malte, d'Egypte et de Syrie. Correspondance (1798-1801).

La Vouivre, 2010, in-8° carré, xxviii-175 pp, édition établie par Roger Quentin, texte sur 2 colonnes, 13 ill. dans le texte et hors texte, biblio, index, broché, bon état

André Peyrusse est une figure attachante du Premier Empire. Discret et fidèle aux chefs qu'il sert, Kleber et Bonaparte surtout, il livrera sur la campagne d'Égypte et de Syrie un regard intéressant car il s'y trouve témoin de premier ordre. Dans cette cinquantaine de lettres, il parle des hommes et de leurs espérances, des faits et de leur désespérance. Son point de vue est à la fois celui d'un provincial qui garde encore le contact avec les gens de sa région de Carcassonne, et celui d'un homme attaché au Trésor et son chef Estève, donc au fait de nombreuses choses et moins ambitieux que nombre de ceux qui suivirent Napoléon. Une préface tente de retracer le reste de sa biographie, sa famille ancrée dans le Sud-Ouest, les trois frères que l'on a souvent confondus, la carrière qu'il a poursuivie sous l'Empire et après.

SCHLUMBERGER (Gustave).

Campagnes du roi Amaury Ier de Jérusalem en Egypte, au XIIe siècle.

Plon, 1906, in-8°, 352 pp, un frontispice et une carte dépliante in fine, broché, dos fendu recollé, 2e plat lég. défraîchi, bon état. Rare

"Au moment où Amaury Ier succéda à son frère Baudouin III sur le trône de Jérusalem, le royaume chrétien de Terre-Sainte se trouvait comme pris et resserré entre les deux grandes puissances musulmanes d'alors, celle de l'Atâbek Nour-ed-Dîn, qui commandait à toute la Syrie musulmane, d'une part, et, d'autre part, celle du khalife fatemide d'Egypte. On pouvait dès lors prévoir que bientôt ces deux portions du monde musulman finiraient par se réconcilier sous un même sceptre et enfermeraient, comme dans un étau, le royaume latin de Jérusalem. Ce fut le grand mérite d'Amaury Ier de se rendre compte de cette situation pleine de périls. Pour parer au danger qui menaçait ses états, le jeune roi, cherchant à profiter de l'inaction prolongée de Nour-ed-Din et de l'affaiblissement du khalifat du Caire, conçut le plan audacieux de s'emparer de la vallée du Nil. C'est au récit des cinq campagnes entreprises dans ce but par le roi de Jérusalem qu'est consacré le nouvel ouvrage de M. Schlumberger, qui a su tracer toute une série de tableaux vifs et pittoresques où s'opposent le monde chrétien de Terre-Sainte et l'Islam..." (F. Chalandon, Bibliothèque de l'École des chartes, 1907)

[Terre Sainte] – Collectif.

La Palestine, la Syrie centrale, la Basse Egypte, Naples, Athènes, l'Archipel, Constantinople. Guide historique et pratique avec cartes et plans nouveaux par des professeurs de Notre-Dame de France à Jérusalem. 3e édition soigneusement revue et augmentée.

P., Maison de la Bonne Presse, 1922, fort in-12 (15 x 10,5 cm), xliv-802 pp, 75 cartes et plans (dont 35 dépliants en noir et en couleurs hors texte), panorama dépliant de Jérusalem, index, reliure pleine percaline verte souple de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, tranches rouges, dos lég. frotté, bon état. Rare

Nouvelle édition, soigneusement revue et augmentée, de cet ouvrage rédigé par des professeurs de Notre-Dame de France à Jérusalem. La première édition, de xxxiii-522 pages seulement, date de 1904. Notre-Dame de France est une vaste et puissante bâtisse dont la construction, organisée par les Assomptionistes, débute à la fin du XIXe siècle. Située sur une des collines qui domine Jérusalem, elle témoigne d'une grandeur passée, où elle accueillit et protégea les pèlerins de passage dans la Ville sainte. L'édifice fut également considéré comme un institut scientifique : les Assomptionistes disposèrent rapidement d'une imprimerie et d'une grande bibliothèque, et contribuèrent à immortaliser la Palestine et Jérusalem en se livrant à des travaux photographiques (voir Dominique Trimbur, « Une présence française en Palestine - Notre-Dame de France », dans le Bulletin du Centre de recherche français de Jérusalem, 1998)

VANDAL (Albert).

L'odyssée d'un ambassadeur. Les voyages du marquis de Nointel (1670-1680).

Plon, 1900, gr. in-8°, xii-356 pp, 4 héliogravures hors texte, reliure demi-basane mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

Envoyé en mission à Istamboul pour réorganiser les relations politiques et commerciales avec l'Orient, Nointel voyagea aussi à Chypre, en Syrie et à Jérusalem. Voyageait avec lui Antoine Galland, qui rapporta et traduisit le texte des "Mille et une nuits". — "Diplomate du Grand Siècle, Charles Marie Olier, marquis de Nointel, était connu pour son cabinet de curiosités. De 1670 à 1680, Nointel part en expédition et la mission du marquis de Nointel aux pays d’Orient, de 1670 à 1679, fut une splendide aventure qui frappa vivement l’imagination des contemporains. (...) De toutes nos ambassades en Turquie, c’est l’une des plus importantes et à coup sûr la plus pittoresque. En effet, Par sa façon de voir et de sentir, par sa manière d’écrire, Nointel se rattache aux genres divers qui avaient fleuri ou sévi dans la première moitié de son siècle. A Paris, où Nointel se plaisait beaucoup, il acquit la réputation de « l’homme le plus agréable du royaume », si bien que Louis XIV désira le connaître." (Introduction)

VERDEIL (Chantal).

La Mission jésuite du Mont-Liban et de Syrie (1830-1864). (Thèse).

Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 504 pp, biblio, index, sources, broché, couv. illustrée, bon état

Créée à Beyrouth dans le dernier quart du XIXe siècle, l’Université Saint-Joseph reste l’oeuvre la plus prestigieuse de la mission jésuite de Syrie. Ce « phare spirituel de la Méditerranée », selon l’expression de Maurice Barrès, symbolise à la fois son rayonnement, la présence française au Levant, et les rivalités entre les puissances occidentales au Proche-Orient. Cet ouvrage retrace la genèse de cet établissement en étudiant le développement de la mission jésuite au Mont-Liban puis en Syrie dans une période troublée, celle de la Question d’Orient, marquée notamment par l’occupation égyptienne et les massacres de 1860. De plus en plus nombreux, soutenus par la France impériale, les religieux de la Compagnie de Jésus ne cherchent pas à convertir les musulmans et se consacrent surtout à l’instruction, religieuse et profane, des catholiques orientaux. Leur action s’inscrit ainsi dans l’histoire des différentes Églises chrétiennes du Proche-Orient et plus généralement dans celle de l’empire ottoman.

VIMERCATI (César).

Constantinople et l'Egypte. Avec un frontispice et une carte géographique des lieux saints et de l'embranchement de l'isthme de Suez, dessinés et gravés sur acier. Troisième édition revue et corrigée par Charles Hertz.

P., Henri et Charles Noblet, , 1856, in-8°, 374 pp, un portrait de l'auteur en frontispice, une gravure et une carte dépliante hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos lisse à faux nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Lorentz IV, 615)

Étude de Constantinople, de l'Empire Ottoman, de l'Egypte, de la Syrie, des peuples habitant ces régions, de l'état actuel des gouvernement , des réformes etc.

WILSON (Jeremy).

Lawrence d'Arabie. La biographie autorisée de T. E. Lawrence.

Denoël, 1994, fort gr. in-8°, 1288 pp, traduit de l'anglais, 32 pl. de gravures et photos, 7 cartes, annexes, index, broché, couv. illustrée, sous étui cartonné illustré en couleurs, bon état

I : Archéologie et voyages, 1888-1914 ; II : Les années de conflit, 1914-1922. III. L'écrivain et l'homme de troupe, 1922-1935. — "Un livre qui par la solidité de son érudition et la richesse de ses informations est la « Bible » de toutes les études sur Lawrence." (Henry Laurens, “Lawrence en Arabie”, 1992)