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Collectif.

Revue de l'histoire des Colonies françaises, 20e année, n° 1, janvier-février 1932.

P., Edouard Champion, 1932, gr. in-8°, 112-iv pp, imprimé sur papier vergé, broché, exemplaire lég. grignoté en queue, trace de mouillure ancienne, état correct

Contient : Les Campagnes belges dans l'Est Africain Allemand, 1914-1917 (Ch. Terlinden, 22 pp) ; War and Trade in the west Indies, 1739-1748 (Richard Pares, 36 pp, texte en anglais) ; Une double énigme : André Brüe (Paul Masson, 26 pp) ; De la découverte d'urnes funéraires dans l'Inde du Sud (N. Laffitte, 8 pp, 2 pl. hors texte) ; Le Congrès d'études coloniales de Florence (avril 1931) et les travaux de la Section historique (Robert Michiels) ; Comptes-rendus et notes bibliographiques.

Collectif.

Revue de l'histoire des Colonies françaises, 8e année, 3e trimestre.

P., Edouard Champion, 1920, gr. in-8°, 176 pp, imprimé sur papier vergé, broché, qqs pages piquées, bon état

On trouve dans ce numéro : La garnison européenne du Sénégal et le recrutement des premières troupes noires (1778-1858) (Claude Faure, 103 pp) ; Un officier colon en Lousianne : le chevalier de Pradel (1692-1764) (Martial de Pradel de Lamase, 26 pp) ; Comptes-rendus et notes bibliographiques.

DU PUIGAUDEAU (Odette).

La Piste. Maroc-Sénégal.

Plon, 1954, in-8°, 314 pp, 31 dessins dans le texte de Marion Sénones, 22 photos sur 12 pl. hors texte, 7 cartes, reliure demi-toile caramel à coins, dos lisse, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

En 1934, l'aventurière Odette du Puigaudeau (1894-1991) s'embarque pour la Mauritanie qu'elle découvre à dos de chameau avec son amie Marion Sémones. Jusqu'en 1960, toutes deux parcourent la Mauritanie à la rencontre des Maures, de leur vie et de leur histoire. Elles sont chargées de différentes mission ethnographiques ou archéologiques dans cette partie occidentale du Sahara. Elles suivent notamment les caravanes ralliant Tombouctou. Il leur faut attendre décembre 1949 pour réaliser leur troisième grande méharée, subventionnée par l’Institut français d’Afrique noire. Leur itinéraire depuis la vallée du Draa jusqu’au fleuve Sénégal les familiarise avec la vie des pistards, bâtisseurs de la route reliant le Maroc au Sénégal ; Odette leur rendra hommage dans son dernier récit, “La Piste”. Elle termine sa vie au Maroc où elle décède presque centenaire, presque oubliée de tous.

DÉJEAN (Charles).

Trois ans sous les tropiques africains.

Rodez, Impr. P. Carrère, 1970, in-8°, 141 pp, broché, bon état

Souvenirs d'un médecin en poste en Afrique Occidentale Française avant et pendant la Première Guerre mondiale (1913-1917) : très intéressant sur les premiers bouleversements apportés par le conflit mondial dans l'empire colonial. Haut Sénégal et Niger, Oualata, le peloton méhariste...

KOBES (Mgr).

Dictionnaire Volof-Français.

Dakar, Mission Catholique, 1923, pt in-8°, viii-383 pp, cartonnage souple de l'éditeur, dos toilé rouge, premier plat imprimé, bon état

Nouvelle édition revue et considérablement augmentée par le R.P. O. Abiven de la même Congrégation (Congrégation du Saint-Esprit).

LE FÈVRE (Georges) et Edmond TRANIN.

Cap sur l'Afrique.

Hachette, 1947 gr. in-8°, 328 pp, illustrations d'Albert Brenet dans le texte et sur 8 pl. hors texte, une carte, broché, couv. illustrée par Albert Brenet, jaquette illustrée en couleurs par Albert Brenet (jaquette réparée avec du scotch), bon état

"Deux auteurs ayant beaucoup voyagé, comme en témoigne l'importante liste de leurs publications séparées, ont uni leurs souvenirs et leurs expériences pour décrire une sorte de voyage romancé à travers l'Afrique. C'est un très bon livre pour les enfants ou les jeunes gens. L'intrigue est saine, vive, intéressante ; elle permet de suivre les enfants du professeur Ansselin de Dakar à Brazzaville et jusqu'à Madagascar. Cependant certains détails, habituellement ignorés par les Français, seront aussi utiles aux grands. Quelques illustrations artistiques fort suggestives." (Jacqueline Beaujeu-Garnier, L'Information Géographique, 1948) — "Tardif mais amusant voyage imaginaire à la mode de la fin du XIXe siècle destiné à faire visiter l'Afrique aux jeunes (et moins jeunes) Français trop sédentaires. Dakar, Bamako, la Guinée, le Cameroun, le Congo, le Tchad et Madagascar sont ainsi visités." (Soumbala)

LOTI (Pierre).

Journal intime [1878-1881], publié par son fils Samuel Viaud. – Journal intime [1882-1885], publié par son fils Samuel Viaud. Compositions de Georges Baudin. – Un jeune Officier pauvre. Fragments de journal intime rassemblés par son fils Samuel Viaud. Dessins et aquarelles de l'auteur.

P., Editions de l'Illustration, 1923-1928, in-4°, 104-76-92 pp, un portrait photo de Pierre Loti en lieutenant de vaisseau (1881) en frontispice, 40 gravures et photos sur 16 planches en noir et une planche en couleurs hors texte dans la première partie, – 81 illustrations de Georges Baudin dans la seconde, – 25 dessins et aquarelles de l'auteur dans le texte et à pleine page (dont 3 planches en couleurs hors texte) et une photo de l'auteur en 1878 dans la troisième partie, les 3 parties reliées ensemble en un volume demi-maroquin noisette, dos à 5 nerfs filetés, titre (La Petite Illustration) et tomaison (12) dorés (rel. de l'époque), pt trace de mouillure ancienne en coin de la troisième partie, dos uniformément passé, bon état

Pré-publication illustrée du “Journal intime” de Pierre Loti (1850-1923) dans « La Petite Illustration », le supplément adressé aux seuls souscripteurs de l'abonnement N°1 à « L'Illustration ».

LOTI (Pierre).

Un jeune officier pauvre. Fragments de journal intime rassemblés par son fils Samuel Viaud.

Calmann-Lévy, 1923, in-12, viii-256 pp, préface d'Emile Vedel, reliure demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs avec titres et date en queue dorés, tête dorée, couv. et dos conservés (reliure signée L. Pouillet), bon état. Edition originale sur papier courant

Très beaux récits de voyages : Sénégal, Cap Horn, Turquie, etc. — Loti avait demandé à son proche ami et collaborateur, le commandant Emile Vedel, de rédiger le "préambule" de cet ouvrage. Mais Loti meurt aussitôt, le 10 juin 1923, et le désarroi de son ami est palpable : « Perte immense, qu'a ressentie le monde entier ! Car nul n'a pu le connaître, personnellement ou à travers son oeuvre, sans l'aimer passionnément. » L'ouvrage fut publié au courant du mois de juin, avec un mot d'introduction de son fils Samuel : « Ceci n'est qu'un journal intime, nullement écrit pour être publié, dans lequel d'ailleurs manquent beaucoup de pages, détruites par mon père ou égarées depuis longtemps. »

MARTIN (Jean).

L'Empire renaissant, 1789-1871.

Denoël, 1987, in-8°, 330 pp, 29 gravures sur 16 pl. hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Aventure coloniale de la France)

La construction d'un nouveau domaine colonial a été largement amorcée au cours du demi-siècle qui a suivi Waterloo. Malgré l'échec de la politique émancipatrice des assemblées révolutionnaires, l'indifférence de Napoléon 1er à l'égard du problème colonial, les hésitations de la monarchie de Juillet et de Napoléon III face à l'encombrante et pénible conquête de l'Algérie, de solides points d'appui ont pu être construits outre-mer. De cette vaste fresque, que Jean Martin éclaire par les recherches les plus récentes, se détachent les portraits des conquérants et des défricheurs venus de France – marins, soldats, religieux, administrateurs, commerçants – comme ceux de leurs adversaires, souverains issus de la tradition ou chefs nés de l'insurrection : Bugeaud et Abd el-Kader en Algérie, Doudard de Lagrée et Francis Garnier en Indochine, Faidherbe et El-Hadj Omar au Sénégal, Toussaint-Louverture et Victor Schoelcher aux Antilles. — "... En l'espace d'un peu plus d'un demi-siècle, la France, rassemblant les débris épars de son ancien empire, parvient à jeter les bases de son expansion coloniale moderne. Dès la période qui sépare 1815 de 1870, malgré les succès et les avancées, c'est l'incertitude, l'absence de doctrine cohérente qui dominent. Il faut attendre la IIIe République pour voir le radical et saint-simonien Paul Leroi-Beaulieu assembler un corps de doctrine relativement homogène alors que la construction de l'empire était déjà largement entamée. Simultanément, la France découvrait un islam proche, peintres et écrivains faisaient connaître le visage d'un autre monde, d'autres peuples ; à ce titre l'« algérianisme » ouvrait la voie à l'orientalisme, tel Eugène Fromentin aussi grand peintre qu'il fut grand écrivain. Mais restaient à venir les véritables bâtisseurs d'empire que furent Brazza, Ferry, Lyautey qui achevèrent de 1880 à 1912 l'entreprise amorcée avant la funeste année de 1871. Ajoutons qu'outre un index des noms propres, l'épopée en tableau synoptique procure une vision globale et fournit un aide mémoire de cette aventure trop proche pour être connue comme elle le mérite, c'est-à-dire à l'exclusion de tout manichéisme." (Jean-Michel Vernochet, Politique étrangère, 1987)

MICHEL (Ernest).

A travers l'Hémisphère Sud, ou mon second voyage autour du monde : Portugal, Sénégal, Brésil, Uruguay, République Argentine, Chili, Pérou.

P., Victor Palmé, 1887, fort in-8°, xi-388 pp, un portrait de l'auteur en frontispice et 42 gravures dans le texte et hors texte, reliure percaline rouge décorée noir et or de l'éditeur, coupes bisautées, tranches dorées, dos passé et lég. sali, qqs rares rousseurs (plus prononcées sur les premiers feuillets), bon état

Ernest Pellegrin Joseph Michel (1837-1896), docteur en droit et avocat natif de Nice, abandonna son métier pour assouvir sa passion des voyages. Il fit presque aussi bien que Phileas Fogg, le personnage de Jules Verne, puisqu'il boucla le tour du monde en 240 jours. De cette expérience, qu'il renouvela plusieurs fois, il tira notamment deux relations. De retour à Nice, il se consacra à ses affaires et à des œuvres de charité. L'auteur fera suivre ce premier volume (sans mention de tomaison d'aucune sorte) de deux autres en 1888 (Equateur, Panama, Antilles, Mexique, Iles Sandwich, Nouvelle-Zélande, Tasmanie, Australie) et 1890 (Nouvelle-Galles du Sud, Queensland, Nouvelle-Calédonie, Australie du Sud, Ile Maurice, Ile de la Réunion, Iles Seychelles, Aden, Palestine, Egypte).

MOLLIEN (Gaspard Théodore).

L'Afrique occidentale en 1818 vue par un explorateur français. Présentation de Hubert Deschamps.

Calmann-Lévy, 1967, in-8°, 300 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, une carte, broché, couv. défraîchie, état correct

Par un naufragé de La Méduse.

MONTEIL (Lieut.-Colonel P.-L.).

De Saint-Louis à Tripoli par le lac Tchad. Voyage au travers du Soudan et du Sahara accompli pendant les années 1890-91-92.

P., Félix Alcan, s.d. (1895), gr. in-4°, 2 ff.n.ch., x-462, 1 f.n.ch. pp, un portrait gravé de l'auteur en frontispice, 64 gravures dans le texte par Riou, certaines à pleine page, 15 cartes dans le texte et une carte repliée hors texte en couleurs, reliure demi-maroquin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, filet à froid sur les plats, tête dorée, couvertures conservées (rel. de l'époque), dos lég. passé, coiffes et nerfs frottés, bon état. Edition originale

Edition originale, ornée d'un portrait de l'auteur en frontispice, 64 gravures dans le texte par Riou, certaines à pleine page, 15 cartes dans le texte et une carte repliée hors texte en couleurs. Préfacé par le vicomte Melchior de Vogüé, l'ouvrage relate le voyage du lieutenant-colonel Monteil à travers le Sénégal, le Mali, le Niger, le Nigéria et la Libye. L'objectif de cette mission était de reconnaître les pays situés entre le Niger et le Tchad, en particulier la ligne Say-Barroua, qui délimitait arbitrairement les zones d'influence française et anglaise. À partir de Saint-Louis du Sénégal, l'expédition Monteil passa par Kayes, Kita, Bamako et Ségou Sikoro, traversa la boucle du Niger jusqu'à Say, puis gagna le Lac Tchad par Sokoto et Kano, avant de se diriger vers Tripoli. Monteil est ainsi le premier Français à se rendre au lac Tchad, et le premier Européen à y parvenir par l'Atlantique. Les illustrations ont été réalisées d'après les documents de l'auteur et les photographies du commandant Quiquandon. Bon exemplaire de cette importante relation (Numa Broc, Afrique, pp. 235-236).

NEUFVILLE (Gilbert de).

En chaland sous les tropiques.

P., Bernard Grasset, 1926, in-12, 208 pp, une carte en frontispice, 12 pl. de photos hors texte, broché, bon état. Voyage en Afrique au coeur du Sénégal et du Soudan (Mali).

SENGHOR (Léopold Sédar).

La Poésie de l'action. Conversations avec Mohamed Aziza.

Stock, 1980, in-8°, 360 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les grands leaders)

"Ce long entretien, mené sans complaisance excessive par M. Aziza, permet incontestablement de mieux cerner la personnalité et la pensée du poète président. Le chercheur préoccupé par la vie politique sénégalaise ou par la place de l'Afrique dans le système international pourra également y glaner quelques renseignements utiles." (Revue française de science politique, 1980)

WILLIENCOURT (Hervé de).

Tirailleurs sénégalais 1939-1945. Côte d'Ivoire, Mali, Burkina-Faso, Bénin, Cameroun, Tchad, Sénégal, 1999-2004. Photographies et entretiens.

Chez l'Auteur, 2019, in-8° à l'italienne, 209 pp, 141 portraits photographiques, broché, bon état

Entre mémoire et témoignage, archive et création, « Tirailleurs, un devoir de mémoire » souhaite avant tout donner à voir la part importante – et occultée – prise par les soldats africains et maghrébins pour la défense d’une France libre pendant la Seconde guerre mondiale. Ce travail se veut d’abord une rencontre avec des hommes qui sont donc porteurs d’une double histoire, la leur bien sûr, mais aussi la nôtre. La plupart des rencontres avec les Tirailleurs a donné lieu à des entretiens autour de trois moments-clés de leur parcours : le recrutement, la guerre, le retour. Les témoignages recueillis pèchent parfois par une chronologie inexacte et une connaissance sommaire de la géographie mais ils sont particulièrement révélateurs de l’existence d’une mémoire collective qui livre des précisions là où on ne s’y attend pas… C’est ainsi qu’au travers de témoignages chaque fois singulier et unique se dessine une mémoire collective qui met à jour l’étrange destin de ces hommes bouleversés par une histoire qui n’était pas a priori la leur. Et qui les a longtemps oubliés. Menés entre 1999 et 2004, les entretiens témoignent d’un fort sentiment de non-reconnaissance : les Tirailleurs ne comprennent pas que celle qui fut dans leur jeunesse leur « mère patrie » semble les avoir oubliés. Témoin pour eux de cet « oubli », la cristallisation des pensions. Lors de l’accession à l’indépendance des pays de l’AOF/AEF dans les années 60, l’Etat français, notamment pour des raisons financières, a cristallisé les pensions et les retraites de leurs ressortissants. Les disparités de ces pensions ont été aggravées par des majorations et des dérogations accordées par décret à certains Etats. A mesure que le temps est passé, Bir Hakeim, Elbe, la Provence ne sont plus devenus que des lieux étranges et inconnus pour les jeunes générations et beaucoup de vieux Tirailleurs sont partagés entre amertume et espoir. Ce travail est le fruit de cinq séjours (1999/2004) et de la rencontre de près de 150 tirailleurs dans sept pays d’Afrique Noire – Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Cameroun, Tchad.