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Académie des sciences de L'URSS - Institut d'histoire.

Histoire de l'URSS de l'antiquité à nos jours.

Moscou, Editions du Progrès, 1967, fort in-8°, 686 pp, 146 pl. de gravures et photos hors texte, tableau chronologique, reliure toile beige éditeur, jaquette et rhodoïd, qqs rares soulignures crayon, bon état. Bien complet des 7 cartes dépliantes volantes (dont une en couleurs) jointes

"Cet ouvrage remplira de pessimisme tous ceux qui sont attentifs aux changements intellectuels en URSS. Publié en 1967, il ressemble à s'y méprendre aux plus beaux produits de la période stalinienne, sauf le culte de Staline. A le lire il semble qu'une direction collective ait fonctionné en URSS depuis la révolution ; sans doute signale-t-on au passage, mais avec quelle discrétion, les défauts caractériels de Staline ! Le lecteur apprendra combien douce et rationnelle fut la collectivisation (pp. 428 et suivantes, « l'adhésion librement consentie des masses paysannes aux kolkhozes »), mais cherchera en vain trace des purges, des luttes politiques des années 1930, etc. Le récit de la révolution est un chef-d'œuvre, s'agissant de ne nommer que ceux qui sont reconnus comme bons « bolcheviks », et le Soviet de Pétrograd a quitté la scène de l'histoire, on devine pourquoi..." (Revue française de science politique, 1969)

ALPHANDÉRY (Marie-Fernande).

Dictionnaire des inventeurs français.

Seghers, 1963, in-12 carré, 371 pp, 24 pl. de gravures et portraits hors texte, répertoire alphabétique des principales inventions et de leurs inventeurs, cart. éditeur, bon état

Courtes biographies de 750 inventeurs français avec index thématique.

[Architecture] – MAC DONALD (Donald) & Ira NAGEL.

Golden Gate Bridge: History and Design of an Icon.

San Francisco, Chronicle Books, 2008, in-12 à l'italienne, 128 pp, texte de Donald MacDonald et Ira Nagel, 70 illustrations en couleurs de Donald MacDonald, index, reliure pleine toile brique de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, dessin stylisé du pont en sépia au 1er plat, bon état. Texte en anglais

Le pont du Golden Gate (en anglais Golden Gate Bridge, littéralement le « pont de la porte d'or ») est un pont suspendu américain situé dans l'État de Californie, traversant le Golden Gate, détroit par lequel la baie de San Francisco débouche dans l’océan Pacifique. Il permet ainsi de relier la ville de San Francisco, située à la pointe nord de la péninsule de San Francisco, à la ville de Sausalito, située à la pointe sud de la péninsule du comté de Marin. Financée par la Work Projects Administration, sa construction, qui se heurte à de nombreuses difficultés, débute en 1933 et s’étale sur une durée de quatre ans, pour s’achever en 1937. Le pont du Golden Gate est jusqu’en 1964 le pont suspendu le plus long du monde et constitue aujourd’hui le monument le plus célèbre de San Francisco. Il est en outre aisément reconnaissable à sa couleur « orange international » et à l’architecture de ses deux pylônes. Selon un classement de l’American Society of Civil Engineers, l'ouvrage d'art fait partie des sept merveilles du monde moderne. — "Nine million people visit the Golden Gate Bridge each year, yet how many know why it's painted that stunning shade of "international orange" ? Or that ancient Mayan and Art Deco buildings influenced the design ? Current bridge architect Donald MacDonald answers these questions and others in a friendly, informative look at the bridge's engineering and 70-year history. This accessible account is accompanied by 70 of MacDonald's own charming color illustrations, making it easy to understand how the bridge was designed and constructed. A fascinating study for those interested in architecture, design, or anyone with a soft spot for San Francisco, Golden Gate Bridge is a fitting tribute to this timeless icon."

BAILLE (J.).

Production de l'électricité.

P., Librairie Hachette, 1890, in-12, 343 pp, ouvrage illustré de 124 gravures sur bois, reliure demi-basane havane, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos frotté, bon état (Coll. Bibliothèque des merveilles)

Piles hydro-électrique ; Machines d'induction ; Moteurs électriques ; Lumière électrique ; Galvanoplastie.

BARRAL (Georges).

Histoire des sciences sous Napoléon Bonaparte.

P., Albert Savine, 1889, in-12, 290 pp, deuxième édition, broché, état correct

Une grande partie de cet ouvrage est consacrée à des notices historiques sur les savants, découvertes scientifiques, fondations et applications industrielles en France de 1769 à 1821.

BERGIER (Jacques).

Les dompteurs de forces.

Del Duca, 1958, in-12, 219 pp, broché (Coll. Le demi-siècle de la science)

BERNON (Olivier de).

Condorcet. Raison et connaissance.

Riveneuve, 2009, in-8°, 322 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, qqs rares soulignures crayon, bon état

Condorcet disait avoir toujours aimé presque également les mathématiques et la philosophie. Jusqu'en 1780, son oeuvre scientifique consistait essentiellement en une suite de mémoires sur le calcul intégral et différentiel qui lui assurait une place de premier plan parmi les mathématiciens européens. L'Essai sur l'application de l'analyse de 1785 constitue sa première oeuvre politique d'importance. Il est l'expression la plus achevée de ce qu'il baptisera la "mathématique sociale". L'ouvrage se penche sur les matrices de l'oeuvre de Condorcet et sur les ressorts de son développement dans le cadre de la philosophie des Lumières : disciple de d'Alembert, Turgot et Voltaire, Condorcet dégage les fondements d'une philosophie probabiliste de la connaissance.

BERTHELOT (Marcellin)(dir.).

La Grande Encyclopédie. Inventaire raisonné des Sciences, des Lettres, des Arts, par une société de savants et de gens de lettres.

P., Société anonyme de la Grande Encyclopédie, s.d. (1885-1902), 31 forts vol. in-4°, très nombreuses figures dans le texte, cartes en couleurs sur double page, reliures demi-chagrin bleu-nuit, dos à 5 nerfs filetés, titres dorés, filets dorés en tête et en queue (rel. de l'époque), dos frottés et lég. épidermés sur 3 volumes, bon état. Compte-tenu du poids important de l'ensemble, nous serons amenés à demander des frais d'expédition plus importants en cas d'envoi

L'autre monument encyclopédique français du XIXe siècle avec le dictionnaire de Pierre Larousse, réalisé par les plus grands spécialistes du moment. "La Grande Encyclopédie" comprend d'innombrables notices bio-bibliographiques. Les disciplines scientifiques y tiennent une place particulièrement importante. Sur le plan historique et littéraire, le Moyen Age et la Renaissance y sont également très bien traités. Un monument à la gloire de l'université de la Troisième République, resté sans suite, ni mise a jour. Les stocks seront par la suite cédés à la société Larousse qui entendait rester sans concurrence. — "La Grande Encyclopédie paraît de 1885 à 1902, sous l'impulsion et la direction de Marcelin Berthelot, en 31 volumes in-4°. C'est un inventaire alphabétique conçu dans un esprit fortement historique des lettres, sciences et arts, en même temps qu'une mise au point de leur évolution dans le temps jusqu'au manifestations de l'heure. Elle est abondamment fournie en biographies et fait peu de place aux activités politiques, économiques et pratiques. Elle marque le triomphe de la méthode historique contre laquelle le siècle suivant va réagir." (Malclès. Manuel de bibliographie, 145)

BERTHOUD (A.).

Précis de chimie physique.

Gauthier-Villars, 1939, in-8°, 498 pp, reliure demi-toile époque, couv. conservée, dos uniformément passé

BIEZUNSKI (Michel).

Histoire de la physique moderne.

La Découverte, 1993, in-8°, 239 pp, biblio, index. Très bon état

BLANC (Edmond) et Léon DELHOUME.

La vie émouvante et noble de Gay-Lussac.

Gauthier-Villars, 1950, in-8°, 278 pp, 4 gravures hors texte, biblio, broché, bon état

"... Ce livre n'est pas inutile. II nous apporte d'abord quelques détails biographiques nouveaux et nous fait connaître la belle figure, au sens matériel et moral du terme, de Joséphine Gay-Lussac, qui était restée jusqu'à présent, un peu dans l'ombre. Ensuite, il retrace assez complètement l'activité scientifique de la seconde période de la carrière du chimiste. La plupart de ses biographes se sont bornés à décrire les grandes découvertes chimiques toutes acquises avant 1815 environ ; puis ils ont été à peu prés muets sur sa carrière de professeur et ses travaux de chimie appliquée. Nous en avons ici un exposé assez précis. Nous devons également nous féliciter de trouver dans ce livre une bibliographie des travaux de Gay-Lussac. Les documents introduits dans les deux derniers chapitres : « Gay-Lussac physicien éminent et chimiste de génie » et « La mort de Gay-Lussac », ne sont pas non plus sans intérêt. Ils aideront à compléter le tableau d'une époque et surtout d'un groupe d'amis qui ont joué dans le mouvement scientifique de cette époque un rôle très attachant. Nous trouvons des détails sur la publication des Annales de chimie et de physique, des lettres de Humboldt. Tout cela reste fragmentaire mais il n'est pas sans intérêt de les avoir publiés..." (Maurice Daumas, Revue d'histoire des sciences, 1952)

BLARINGHEM (Louis), P. Bertrand, P. Guérin, Th. J. Stomps.

Hérédité, mutation et évolution. L'oeuvre de Hugo de Vries présentée au Palais de la découverte (Exposition internationale, 1937).

P., Masson, 1937, in-8°, 95 pp, 23 figures et photos, broché, couv. lég. salie, bon état (Palais de la découverte, section Biologie, Génétique et évolution des plantes)

Hugo Marie De Vries (1848-1935) est un botaniste néerlandais. Il a inventé le terme de mutation en science de l'hérédité. — Table : La cellule végétale et l'hérédité d'après les travaux de Léon Guignard (L. Blaringhem) ; L'oeuvre du professeur Hugo de Vries (Th. J. Stomps) ; Origine des espèces dérivées de l'oenothère de Lamarck. Mutations ou hybrides, d'après Hugo de Vries et M. Albert F. Blakeslee (L. Blaringhem) ; Sur la présence d'un champignon dans l'ivraie (P. Guérin) ; L'arbre généalogique et l'origine des espèces d'après Charles Naudin (L. Blaringhem) ; La végétation houillère. Ses origines et son évolution (P. Bertrand).

BOUDENOT (Jean-Claude).

Histoire de la physique et des physiciens, de Thalès au boson de Higgs.

Ellipses, 2001, gr. in-8°, 367 pp, 75 pl. de gravures et photos, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Cet ouvrage est destiné à faire connaître les hommes autant que les œuvres. Il y a derrière le nom des grands physiciens une richesse humaine insoupçonnée ; on y trouve des prodiges tel Gauss, des savants hommes politiques tel Arago, des esprits universels tel Young, des autodidactes tel Faraday, des génies suprêmes tel Newton, des dynasties telle celle des Bernoulli, on découvre le plus souvent des personnalités attachantes, ce qui fait dire à Millikan : "les physiciens sont plus intéressants que la physique". Les grands domaines de la physique (mécanique, électricité, optique, thermodynamique) sont traités successivement pour une lecture plus aisée et une meilleure mise en relief de l'évolution des idées à travers l'histoire. Le XXe siècle est, quant à lui, abordé par grands thèmes (structure de la matière, relativité, mécanique quantique, nouvelles interactions et ère nucléaire, modèle standard). Un index détaillé et une bibliographie étendue permettent l'approfondissement de cet ouvrage destiné à un large public."

BOULENGER (E. G.).

La Faune des Océans. Histoire naturelle de la Mer.

Payot, 1939, in-8°, 206 pp, 51 figures dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque géographique)

On trouve en annexe un chapitre consacré aux monstres marins. E. G. Boulenger était directeur de l'aquarium du jardin zoologique de Londres.

BOUNOURE (Louis).

Recherche d'une doctrine de la vie. Vrais savants et faux prophètes.

Laffont, 1964, in-8°, 246 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les voies de l'homme). Edition originale, prière d'insérer joint, avec une carte “L'auteur, absent de Paris, s'excuse de ne pouvoir signer son service de Presse”

Par l'éminent biologiste Louis Bounoure (1885-1966), professeur honoraire de Biologie générale à la Faculté des Sciences de Strasbourg. — "... Notons les titres, parmi d'autres, de quelques-uns des livres de Louis Bounoure : “Hérédité et physiologie du sexe” ; “L'instinct sexuel chez les animaux” ; “L'autonomie de l'être vivant” ; plus récent : “Déterminisme et finalité” ; dernier de tous, hélas ! une brillante série d'études sur quelques grands confrères voués aux mêmes problèmes que lui : “A la recherche d'une doctrine de la vie”. Ce sont de maîtres livres. Louis Bounoure était un écrivain de race, il avait le don de la formule qui va droit au nœud d'un sujet, qui met en lumière une question, qui rassemble les éléments d'une réponse, qui cerne une conclusion..." (Camille Mayran, Revue des Deux Mondes, 1966)

BOUTIBONNES (Philippe).

Antoni Van Leeuwenhoek, 1632-1723. L'exercice du regard.

Belin, 1994, in-8°, 334 pp, un frontispice et 34 illustrations dans le texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Un savant, une époque)

Van Leeuwenhoek (1632-1723) est connu comme l'inventeur du microscope. Cette célébrité nominale masque une ignorance quasi générale de sa vie comme de son oeuvre monumentale mais éparpillée. Philippe Boutibonnes explore ici le corpus des quelques trois cent lettres, adressées pour la plupart à la Royal Society de Londres, dans lesquelles van Leeuwenhoek a rendu compte de ses observations, consignant notamment sa découverte de bêtes minuscules, dans l'eau ou dans la « semence des mâles », et sa participation au combat contre la doctrine de la « génération spontanée ». Sans réduire la diversité insolite de l'œuvre, il cherche à dégager la permanence d'une démarche, d'un mode de pensée. Simultanèment, la vie et l'œuvre de van Leeuwenhoek sont l'occasion de restituer le climat d'intense curiosité qui caractérise le XVIIe siècle : grâce à « l'exception hollandaise », qui fournit un lieu où échapper aux fanatismes qui troublent l'époque, peintres et « microscopistes » se rejoignent dans un même engouement pour un savoir visuel, lié aux instruments optiques.

BREHM (A. E.).

Merveilles de la nature. Les vers, les mollusques, les échinodermes, les zoophytes, les protozoaires et les animaux des grandes profondeurs. Edition française par le Dr A. T. de Rochebrune.

Paris, Baillière, s.d. (1884), in-4°, vi-780 pp, 1302 gravures et 20 pl. hors texte, reliure demi-chagrin époque

BRILLOUIN (Léon).

La Théorie des quanta. L'Atome de Bohr. La mécanique analytique et les quanta. Les spectres de multiplets.

PUF, 1931, gr. in-8°, 363 pp, deuxième édition, qqs figures et photos, biblio, reliure cartonnée de l'éditeur, dos toilé, bon état. Peu courant

Recueil des conférences-rapports de documentation sur la physique, Vol. 19.

[BROGLIE, Louis de].

Louis de Broglie, physicien et penseur.

Albin Michel, 1952, in-8°, xi-497 pp, un portrait photo en frontispice, biblio, broché, bon état (Coll. Les Savants et le monde)

Un volume d'hommages au grand physicien pour ses soixante ans, réunis par André George : 44 mémoires érudits par Albert Einstein, Erwin Schrödinger, Wolfgang Pauli, Carl-F. von Weizsaecker, Irène et Frédéric Joliot-Curie, Werner Heisenberg, etc.

BUNET (Paul).

Courants de Foucault. Résistance effective en courant variable. Effet Kelvin ou de peau. Conducteurs uniques rectilignes. Noyaux magnétiques.

J.-B. Baillère et Fils, 1933, in-12, 180 pp, reliure percaline olive de l'éditeur, titres en noir au 1er plat et au dos, bon état (Coll. Mises au point électrotechniques)

CABANIS (P.-J.-G.).

Rapports du physique et du moral de l'homme.

P.-Genève, Slatkine Reprints, 1980, fort in-8°, lxviii-712 pp, broché, bon état (Coll. Ressources). Réimpression de l'édition de Paris, 1844

Principal ouvrage du médecin et philosophe Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808). C'est dans cet ouvrage que Cabanis pose les bases de la Psychophysiologie. "Cabanis reprenant les données de Condillac sur la sensibilité voit dans ce phénomène le lien entre la vie physiologique et la vie mentale. Il applique à la psychologie le raisonnement des sciences biologiques et interprète les faits de sensibilité comme des faits biologiques. (...) Il tourne le dos aux argumentations théoriques et il est le premier à appliquer aux manifestations de la pensée les procédés de la recherche scientifique." (Histoire de la Science, Pléiade, 1639-40).

CARON (H.) et D. RAQUET.

Analyse chimique quantitative à l'aide de liqueurs titrées.

Vuibert, 1934, in-8°, 304 pp, reliure demi-toile époque, couv. conservée, dos uniformément passé

CAULLERY (Maurice).

Le Probléme de l'Evolution.

Payot, 1931, in-8°, 448 pp, 88 figures dans le texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. Bibliothèque scientifique)

"... Maurice Caullery était également un historien des Sciences averti, à qui l'on doit d'importantes et très sérieuses études sur divers aspects de l'Histoire de la Biologie. (...) Dans son important volume sur le Problème de l'Évolution (1931), est donné un bon historique des principales théories évolutionnistes." (J. Théodoridès, Nécrologie de Maurice Caullery (1868-1958), Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1959)

CAUSSINUS (Henri).

Exercices de calcul des probabilités.

CDU, 1966, in-4°, 120 pp, texte dactylographié, broché, très bon état (Cours de l'Université de Toulouse)

CHARMASSON (Thérèse)(dir.).

Scientifiques et sociétés pendant la Révolution et l'Empire.

P., Editions du CTHS, 1990, gr. in-8°, 603 pp, broché, bon état (Actes du 114e congrès national des sociétés savantes, Paris, 1989)

32 études érudites. De l’aventure des éléphants du Stathouder aux «artistes» mécaniciens de l’expédition d’Égypte, en passant par la théorie de la chaleur, les poudres et salpêtres, la systématique des Bryozoaires, le galvanisme, la naissance de l’anthropologie ou les Écoles nationales supérieures des mines, les divers aspects ici abordés d’une période particulièrement fertile en travaux et épisodes sont enrichis de perspectives nouvelles, ou fondés sur des documents inédits. Lagrange, Marat, Fourier, Biot, Chaptal, Berthollet, Desfontaines, Humboldt, Blumembach et quelques autres grandes figures sont évoquées tour à tour, ce volume apportant une importante contribution à l’histoire des sciences et des techniques pendant la Révolution et l’Empire. Par Thérèse Charmasson, René Taton, Jacques Borowczyk, Michel Blay, Louis Charbonneau, Richard Moreau, Michel Peronnet, Michelle Goupil, Patrice Bret, Colette Wadier, Jean Boulaine, Jean-Marc Drouin, Jean-Loup d'Hondt, Denis Lamy, Roger Saban, Michel Lemire, Jean-Louis Fischer, Jean Théodorides, Anne-Marie Slezec, Georges Boulinier, Roselyne Rey, Gérard Rudolph, Françoise Jacob, Georgette Legée, Jean-Jacques Levallois, Antonio E. Ten, Michel Froeschle, Madeleine Pinault, Paul Charbon, Patrice Bret, Pierre Gourdin, Philippe Grandchamp, Jan-Pieter Barbian, Jean-Marc Combe.

CHARPENTIER-MORIZE (Micheline).

Jean Perrin, 1870-1942. Savant et homme politique.

Belin, 1997, in-8°, 285 pp, 32 photos dans le texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Un savant, une époque)

Jean Perrin fit des débuts fracassants en apportant la preuve directe, à 24 ans, de l'existence de l'électron. Sur sa lancée, il démontra expérimentalement l'existence des atomes. Le prix nobel de physique couronna ses travaux. Mais tout génial physicien qu'il fût, Perrin refusa d'admettre les deux théories essentielles - la chimie électronique et la mécanique quantique appliquée à la chimie - qui permirent de comprendre la nature des laisons chimique et autoriseront le développement fulgurant de la chimie. Cette discipline n'était pour lui qu'une sous-discipline de la « physique classique », son obstination en la matière est sans doute l'un des facteurs responsables du retard de la chimie française pendant des décennies. Jean Perrin fut néanmoins un homme politique de poids. Membre du gouvernement de Léon Blum, il engagea, pour la première fois en France, une véritable politique scientifique. Il est ainsi le créateur du CNRS et du Palais de la Découverte.

CHAUVIN (Rémy).

Ce qu'il faut savoir sur la vie de l'insecte. Physiologie et Biologie.

Paul Lechevalier, 1943, in-12, 234 pp, 77 figures, biblio, index

CHAUVOIS (Dr Louis).

Histoire merveilleuse de Zénobe Gramme, inventeur de la dynamo.

Librairie Albert Blanchard, 1963, gr. in-8°, 106 pp, préface de Louis de Broglie, annexes, reliure pleine toile bordeaux, dos lisse, titres dorés, couv. conservée, bon état

Une biographie sérieuse et érudite (ne pas se fier au caractère "merveilleux" du titre) de Zénobe Théophile Gramme (1826-1901), électricien belge et inventeur du premier générateur électrique appelé dynamo Gramme (1871). — "Sur le plan scientifique, le maître à penser du docteur Louis Chauvois (1881-1972) a été d'Arsonval à qui il a consacré deux ouvrages (1937 et 1941). D'Arsonval lui avait légué une documentation de première main qui lui permit d'écrire la vie de Zénobe Gramme, le menuisier inventeur de la dynamo, machine clé de l'industrie électrique moderne." (Pierre Huard, Revue d'histoire des sciences, 1972)

CLARKE (Robert).

Il était une fois le Temps.

Tallandier, 2005, in-8°, 301 pp, biblio, broché, bon état, envoi a.s.

Collectif.

La Science au seizième siècle. Colloque de Royaumont 1957.

Hermann, 1960, in-8°, 344 pp, index, broché, bon état (Coll. Histoire de la pensée)

18 études érudites (17 en français et une en anglais).

Collectif – Mélanges Jean Auba.

Mélanges offerts à Jean Auba directeur du C.I.E.P. par ses collègues et amis.

Sèvres, CIEP, Les Amis de Sèvres, 1983, gr. in-8°, 499 pp, 38 photos, reliure éditeur plein simili-cuir crème de l'éditeur, titres en bleu au 1er plat et au dos, manque une garde, bon état

Les mélanges offers au spécialiste en sciences de l'éducation Jean Auba (1917-2016), haut fonctionnaire et pédagogue, ancien élève de l'Ecole normale supérieure (1937), agrégé de lettres. Il a été par la suite inspecteur général de l'Instruction publique et conseiller technique de plusieurs ministres de l'Éducation nationale, et il a notamment été de 1967 à 1983 directeur du Centre international d'études pédagogiques de Sèvres (CIEP)..— 60 contributions, avec en particulier : SERRE (Josiane). De La Guyarde à l'École normale supérieure de jeunes filles ; pp. 305-313 – CROS (Louis). Gustave Monod et Sèvres ; pp. 314-325. [Gustave Monod et le Centre international d'études pédagogiques] – MARQUEZ (Angel Diego). Le Centre international d'études pédagogiques et l'éducation internationale ; pp. 331-339. – ALEXANDRE (Pierre). Fédération internationale des professeurs de français et Centre international d'études pédagogiques : un exemple de bon ménage ; pp. 341-347.

COURNOT (Antoine Augustin).

Matérialisme, vitalisme, rationalisme. Etudes des données de la science en philosophie.

Hachette, 1923, in-8°, (8)-286 pp, broché, dos lég. abîmé, état correct

L’œuvre de Cournot constitue, à côté de la pensée d’Auguste Comte, l’une des deux grandes épistémologies françaises du XIXe siècle, visant à penser le développement de l’ensemble des sciences de son époque. Antoine-Augustin Cournot (1801-1877), mathématicien de formation, est une personnalité considérable de la pensée du XIXe siècle. Philosophe et économiste, il appliqua ses connaissances mathématiques à ces deux disciplines : ainsi le résultat de ses recherches sur le calcul des probabilités lui permit de renouveler les réflexions sur la théorie du hasard. L’économiste (l’un des plus importants de l’histoire selon Schumpeter) établit le principe de la loi de l’offre et de la demande.

COURNOT (Antoine Augustin).

Oeuvres complètes II. Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique. Edité par Jean-Claude Pariente.

Vrin, 1975, in-8°, x-550 pp, notes de l'éditeur, index, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des textes philosophiques)

COURNOT (Antoine Augustin).

Oeuvres complètes III. Traité de l’enchaînement des idées fondamentales dans les sciences et dans l'histoire. Edité par Nelly Bruyère.

Vrin, 1982, in-8°, viii-637 pp, notes de l'éditeur, appendices, index, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des textes philosophiques)

COURNOT (Antoine Augustin).

Oeuvres complètes VII. Des institutions d’instruction publique en France. Edité par Angèle Kremer-Marietti.

Vrin, 1977, in-8°, x-402 pp, notes de l'éditeur, index, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des textes philosophiques)

COURNOT (Augustin M.).

Matérialisme, vitalisme, rationalisme. Etudes sur l'emploi des données de la science en philosophie. Ristampa anastatica della prima edizione del 1875.

Roma, Ed. Bizzarri, 1969, in-8°, 395 pp, broché, dos lég. frotté, bon état (Ristampe anastatiche di opère antiche e rare, XLVI, a cura di Oscar Nuccio)

"L'habitude de republier certaines grandes oeuvres du passé se développe de la façon la plus heureuse. Il faut féliciter M. Nuccio de nous rendre ainsi accessibles quantités de textes. Toutefois, et outre que le volume est cher (9.900 lires), cette réédition pèche un peu à deux points de vue. Une introduction, n'eût-elle été que de quelques pages (biographie, place de l'ouvrage dans l'oeuvre, appréciation, bibliographie), manque et pourtant elle serait bien utile. D'autre part, dans l'original, on lit : « par M[onsieur] Cournot ». M[onsieur] Nuccio, n'ayant pas compris, a fait de A.A. Cournot, un Augustin M. à la mode yankee, dont ce digne auteur se serait fort bien passé. Ce livre, qui est en quelque sorte le résumé de ses vues, est le dernier publié par A.A. C. peu avant sa mort. Admirablement écrit, il soutient la comparaison avec les grandes oeuvres d'Auguste Comte, ou de H. Spencer. Qui le lit, ou le relit, verra combien, en un siècle, les idées scientifiques peuvent se modifier : ceci devrait remplir d'humilité les savants et philosophes d'aujourd'hui. Ce beau et bon livre se termine par un appel à la tolérance scientifique, plein de noblesse." (G. -H. Bousquet, Revue économique, 1971)

CROSLAND (Maurice).

Gay-Lussac, 1778-1850, savant et bourgeois.

Belin, 1992, in-8°, 432 pp, traduit de l'anglais, 44 portraits, gravures et photos, annexe, notes, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Un savant, une époque)

Parmi les chimistes français de la première moitié du XIXe siècle qui ont associé dans leur carrière chimie et industrie, enseignement et recherche, Gay-Lussac est certainement l'un des plus représentatifs et des plus actifs. Sur son exemple on peut étudier l'évolution du phénomène de « professionnalisation de la science » en France au début du XIXe siècle. Né en 1778, Gay-Lussac appartient à la brillante génération de scientifiques formés à l'Ecole polytechnique au tout début de son fonctionnement. Les premières années de sa carrière ont été consacrées à la recherche et à l'enseignement. A partir de 1815, il a cumulé les charges concernant la chimie appliquée à l'industrie avec celles d'enseignant et, dans la mesure du possible, la recherche fondamentale. L'ouvrage publié par M. Crosland constitue la première biographie scientifique de ce savant. (...) L'ouvrage de M. Crosland constitue une contribution majeure à l'étude de l'histoire des sciences, intégrée dans son contexte sociopolitique et culturel, dans la France de la première moitié du XIXe siècle. (Michelle Sadoun-Goupil, Revue d'histoire des sciences)

CURIE (Eve).

Madame Curie.

Gallimard, 1938, in-8°, 311 pp, un portrait photographique de Marie Curie en frontispice, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, 1er plat de couv. conservé, bon état

Remarquable biographie de Marie Curie. Eve Curie (1904-2007), fille de Pierre et Marie Curie, fut pianiste, puis femme de lettres et diplomate. — "On a scrupule à parler de Marie et de Pierre Curie, après Mme Eve Curie, dont l'admirable livre est universellement connu." (Etienne Dennery, administrateur général de la Bibliothèque Nationale, dans la préface du “Catalogue d'exposition Pierre et Marie Curie”, p. VII, 1967) — "Il faut lire le très beau livre écrit par Eve Curie sur sa mère." (André Damany, “Pierre Curie, Frédéric Joliot-Curie”, p. 63, 2006)

CURIE (Eve).

Madame Curie.

Gallimard, 1949, in-8°, 348 pp, un portrait photographique de Marie Curie en frontispice, broché, bon état

Remarquable biographie de Marie Curie, au succès colossal. Eve Curie (1904-2007), fille de Pierre et Marie Curie, fut pianiste, puis femme de lettres et diplomate. — "On a scrupule à parler de Marie et de Pierre Curie, après Mme Eve Curie, dont l'admirable livre est universellement connu." (Etienne Dennery, administrateur général de la Bibliothèque Nationale, dans la préface du Catalogue d'exposition Pierre et Marie Curie, p. VII, 1967) — "Il faut lire le très beau livre écrit par Eve Curie sur sa mère." (André Damany, “Pierre Curie, Frédéric Joliot-Curie”, p. 63, 2006)

CURIE (Marie).

Pierre Curie.

Editions Douin, 2020, in-12 à l'italienne, 210 pp, texte entièrement recomposé, broché, couv. illustrée, bon état

Le 19 avril 1906, Pierre Curie meurt en traversant la rue Dauphine, renversé accidentellement par un camion. Suis-je bien placée pour rédiger sa biographie ?, s’est demandé Marie qui a partagé avec son époux le Prix Nobel. Encouragée par le frère de Pierre, elle accepte pourtant cette tâche. Et ainsi se déroulent sous nos yeux les détails d’une personnalité, d’une existence incomparables, illustrées par la description de sa famille, de son enfance, de ses travaux de physique débouchant sur le fardeau de la célébrité. « Pierre Curie naquit le 15 mai 1859, dans une maison située en face du Jardin des Plantes, rue Cuvier, où habitaient ses parents à l’époque où son père travaillait dans les laboratoires du Muséum. » De son enfance à Paris, il garda le souvenir des jours de la Commune, de la bataille sur la barricade tout près de sa maison, de l’ambulance créée par son père pour ramener les blessés. D’intelligence apparemment lente, élevé en dehors de l’école, très amoureux de la nature, c’était un grand jeune homme mince, aux cheveux châtains et aux yeux bleus, d’un aspect timide et réservé. Doté d’une profonde vie intérieure, l’adolescent écrit : « Il faut faire de la vie un rêve et faire d’un rêve une réalité. » Dans le même ordre d’idée, il déclare son amour à sa compagne polonaise en ces termes : « Ce serait une belle chose que de passer la vie l’un près de l’autre hypnotisés dans nos rêves : votre rêve patriotique, notre rêve humanitaire et notre rêve scientifique. » Il sera pendant 22 ans professeur et chercheur à l’École de physique et de chimie de la Ville de Paris. « Nous vivions très unis, confie Marie devenue sa femme, nous intéressant en commun à toutes choses. » Et le rêve devient réalité : la découverte du radium par Pierre Curie. Marie invente le mot radioactivité.

DAUMAS (Maurice).

Arago.

Gallimard, 1943, in-8°, 273 pp, biblio, broché, couv. illustrée, état correct

"L'Arago de M. Maurice Daumas est une monographie fort amusante de savant et, accessoirement, d'homme politique de la première moitié du XIXe siècle. Cette monographie est faite avec soin, appuyée sur des recherches sérieuses et étendues. M. Daumas a le sens de la vie et ses remarques, souvent, ne sont pas négligeables, il fait fort bien revivre, en particulier, dans les cinquante premières pages de son livre, les temps héroïques, du XIXe siècle à ses débuts, lorsque, les grandes écoles et les grands établissements scientifiques recevant leur forme définitive, la Science devenait pour la nremière fois une carrière – une carrière qui attirait de loin les jeunes gens. – C'était le temps où l'Institut offrait, à Arago âgé de 32 ans et encore élève à l'Ecole Polytechnique, le siège de Lalande..." (Lucien Febvre, Annales ESC, 1944) — "François Arago n'est pas un grand homme de science. Papillonnant, un peu superficiel, tour à tour astronome, physicien, géomètre, il laisse derrière lui une oeuvre abondante mais mineure, dont tout, ou à peu près, est oublié aujourd'hui. Pourtant, par son verbe et son action, il marque profondément de son empreinte la science française du premier XIXe siècle. Son rôle est considérable à l'École polytechnique où il est professeur vingt années durant et qu'il commande après juillet 1830 pendant quelques semaines cruciales. Elu secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences en 1830, c'est lui qui lance, en 1835, la publication de ses fameux Comptes rendus hebdomadaires. À l'Observatoire, enfin, son influence est déterminante pendant près de quarante ans. C'est avec un véritable talent de conteur que Maurice Daumas brosse le portrait de ce grand mandarin de la science. Par delà le récit biographique, il nous fait découvrir la vie scientifique du temps. On fait la connaissance des grands savants et des principales institutions scientifiques de Paris, l'École polytechnique, l'Observatoire, l'Académie des sciences et l'on suit quelques grandes aventures scientifiques, l'oeuvre de Fresnel en optique, les travaux d'Ampère sur l'électrodynamique, la découverte de Neptune par Leverrier, etc. M. Daumas retrace également en détail la carrière politique d'Arago, étroitement mêlée à sa carrière scientifique. Finalement, voilà un ouvrage alerte pour ceux qui veulent connaître le monde de la science entre 1800 et 1850, tout en passant un agréable moment." (Bruno Belhoste, Histoire de l'éducation, 1989) — Biographie de François Arago (1786-1853), astronome, physicien et homme politique français. Après avoir fait ses études secondaires à Perpignan, il poursuit ses études supérieures à l'Ecole polytechnique (promotion 1803), à Paris. Remarqué par Laplace, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l'Observatoire de Paris. En 1806, il est envoyé en Espagne avec Biot pour poursuivre le relevé du méridien de Paris. Pris dans la guerre d'Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre en héros à Paris en 1809. Cette gloire lui permet d'être élu membre de l'Académie des sciences le 18 septembre 1809, à seulement vingt-trois ans. La même année, il est choisi par Monge pour le suppléer comme professeur de géométrie analytique à l'École polytechnique. Il restera vingt ans professeur dans cette école, démissionnant en 1830 lorsqu'il est nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Il crée en 1816 à Polytechnique un cours original d' "arithmétique sociale", donnant aux élèves des notions de calcul des probabilités, d'économie mathématique et de démographie. Ceci ne l'empêche pas de poursuivre sa carrière à l'Observatoire de Paris. Secrétaire-bibliothécaire en 1805, il est nommé membre-adjoint du Bureau des Longitudes en 1807, puis membre titulaire en 1822, à la mort de Delambre. En 1834, il prend le titre de « Directeur des observations à l'Observatoire de Paris ». A partir de 1843, il assurera la direction de l'Observatoire jusqu'à sa mort. Il est élu Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences le 7 juin 1830, puis remporte ses premiers mandats électoraux (conseiller général de la Seine en septembre 1830, député des Pyrénées-Orientales en juillet 1831).

DAUMAS (Maurice).

L'Archéologie industrielle en France.

Laffont, 1980, gr. in-8°, 464 pp, un frontispice et une planche finale en noir, 293 illustrations dans le texte, glossaire, index des noms de personnes et de lieux, reliure percale noire de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Histoire de deux siècles de patrimoine industriel en France : sites de hauts fourneaux, forges, manufactures, usines, chevalements de mine, ponts, équipements de canaux... — "Le premier spécialiste français de l'archéologie industrielle propose ici le premier ouvrage important, destiné à un vaste public, publié en France sur cette discipline. Ouvrage de pionnier donc, il ne peut s'agir ni d'une somme ni d'un inventaire exhaustif mais, ainsi que l'auteur le déclare, d'un « moyen d'information » dont le but est « d'éveiller l'attention, de piquer une curiosité ». Maurice Daumas a donc choisi de présenter les monuments qu'il a jugés les plus caractéristiques en les groupant par centres d'intérêt : manufactures royales, papier et tabac, moulins de marée, mécanique et construction métallur- gique, grandes usines textiles..., dans un style à la fois rigoureux et agréable, avec l'aide de nombreuses illustrations. C'est seulement après cette grande leçon d'archéologie industrielle, au dernier chapitre du livre, que l'auteur aborde ce que le titre pourrait laisser croire être l'objet unique de l'ouvrage : les méthodes et les finalités de cette discipline, ses frontières et la place de la recherche française dans le contexte international..." (E. Deronne-Carouge, Revue Historique, 1981)

DAVERNE (Dr André).

Galilée, l'homme, les procès.

Caen, 1997, in-8°, 22 pp, agrafé, bon état, avec une carte de visite a.s. de l'auteur (Extrait des Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen, tome XXXV)

DELAUNEY (Rémy Adrien).

La pénicilline.

Presses documentaires, 1945, in-8°, 90 pp, biblio

DESCLÉS (Jean-Pierre).

Langages applicatifs, langues naturelles et cognition.

P., Hermès, 1990, gr. in-8°, 362 pp, bibliographie commentée (p. 321-354), index, broché, bon état

"Le titre ne dit peut-être pas l'objectif de ce remarquable ouvrage, s'il en évoque assez fidèlement le contenu. Il s'agit "d'une présentation des concepts de base du formalisme applicatif ... mis en oeuvre dans l'analyse des phénonèmes linguistiques" (p.13). Autrement dit, que peut-on dire aussi des formalismes (logiques) permettant d'effectuer (informatiquement et donc artificieusement) les raisonnements que les humains effectuent naturellement (et pas toujours sans artifices) par l'usages des langues naturelles ? (...) Le livre de J.P. Desclés comprend en outre une longue et très originale "bibliographie commentée" d'une centaine de titres qui rendra bien des services à ses lecteurs francophones. Car dans les "terres nouvelles" de la déduction naturelle et de la représentation cognitive, les explorateurs qui ignorent les premières cartes dressées par les pionniers risquent de se décourager..." (Jean-Louis Le Moigne, 2003)

DJERASSI (Carl).

De la chimie des hormones à la pilule. Autobiographie.

Belin, 1995, in-8°, 415 pp, 23 photos et 24 figures dans le texte, broché, bon état (Coll. Un savant, une époque)

A l'origine de la pilule, Carl Djerassi est l'un des responsables d'une des plus grande révolutions de l'humanité. Dans son autobiographie, il s'adresse à tous. Scientifiques ou non, les lecteurs découvriront un personnage d'une créativité étonnante, et partageront ses réflexions éclairées sur les divers aspects du contrôle des naissances. Comment un jeune juif mi-autrichien mi-bulgare, né à Vienne en 1923, émigre aux Etats-Unis en 1939 à la suite de l'Anschluss, se retrouve-t-il en 1951 à Mexico l'inventeur de la noréthindrone, l'hormone stéroïde de synthèse à partir de laquelle Gregory Pincus et John Rock feront le premier contraceptif oral ? Devenu à la fois professeur et brillant chef d'entreprise, Djerassi anime plusieurs équipes de chimistes, crée des centres de recherche en Afrique, des séminaires de réflexion féministe à Stanford et explore avec lucidité de nouvelles perspectives.

DOYON (André) et Lucien LIAIGRE.

Jacques Vaucanson, mécanicien de génie.

PUF, 1966, in-8°, xiv-558 pp, préface de Bertrand Gille, 4 planches hors texte, annexes, biblio, index, broché, bon état (Publications de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Grenoble)

"Nous ne possédions encore aucune étude exhaustive sur le grand mécanicien français qui malgré la popularité de son renom restait à tous assez mal connu. L'important ouvrage que MM. Doyon et Liaigre viennent de publier comble définitivement cette lacune. Il constitue le résultat de recherches effectuées en étroite collaboration avec patience et méthode pendant près de vingt ans. Il en résulte une copieuse biographie qui non seulement nous restitue un personnage, mais présente un milieu d'affaires et d'industriels du XVIIIe siècle qui n'a pas souvent été décrit avec autant de précision. Ainsi la vie et l'œuvre du grand mécanicien nous sont révélées bien différentes de ce que nous pouvions nous les figurer à travers les courtes notices biographiques et études qui nous étaient restées sur lui jusqu'à présent. Mais en outre l'ouvrage de Doyon et Liaigre apporte une connaissance nouvelle des activités économiques et industrielles en France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. En ce qui concerne le personnage, nous avons dit qu'on le connaissait mal. En effet, il s'est créé autour de son nom une sorte de légende qui tient surtout au prestige du constructeur d'automates ; ensuite il a occupé des fonctions officielles élevées et il est devenu courant de parler de son génie de mécanicien chaque fois que l'occasion s'est présentée de faire son éloge. En fait ni l'épisode des automates, ni les qualités réelles de mécanicien, ni l'activité à l'Inspection des Manufactures, ni de nombreux épisodes biographiques n'avaient jamais été approfondis. Tout cela était noyé dans une brume d'incertitude qu'il nous est très profitable de voir enfin dissipée. L'ouvrage est divisé en deux parties : « Vaucanson automatiste et biomécaniste » et « Vaucanson haut fonctionnaire, constructeur, organisateur et homme d'affaires ». En effet son existence et ses activités se répartissent en deux périodes bien distinctes et à peu près indépendantes l'une de l'autre. (...) Un ouvrage qui restera fondamental pour l'histoire des techniques en France. C'est une découverte, celle d'un personnage qui en définitive bien qu'il ne soit pas conforme à l'image que nous en avait laissée la légende, a profondément marqué son époque, celle d'un milieu d'hommes d'affaires et d'industriels qu'on nous a si souvent présenté sous une forme ennuyeuse et compassée, que nous devons à MM. Doyon et Liaigre." (Maurice Daumas, Revue d'histoire des sciences, 1969)

DUFRÉNOY (Armand) et Elie de BEAUMONT.

Voyage métallurgique en Angleterre, ou Recueil de mémoires sur le gisement, l'exploitation et le traitement des minérais d'étain, de cuivre, de plomb, de zinc et de fer, dans la Grande-Bretagne.

P., Impr. de Madame Huzard, 1827, in-8°, xii-528 pp, broché, couv. papier rose muette, déchirure sans mque à un cahier, qqs salissures, ex. de travail en état moyen. Rare

"L'exécution d'une Carte géologique générale de la France fut décidée en 1821. La direction en avait été confiée à Brochant de Villiers, auquel furent adjoints, sur sa proposition, Dufrénoy et Elie de Beaumont, chargés des voyages d'exploration. On ne tarda pas à reconnaître que, pour mieux assurer le succès du travail, il était désirable qu'on s'y préparât par un voyage en Angleterre. C'est en effet dans cette contrée, où l'observation du sol est favorisée par de nombreuses falaises, qu'on avait perfectionné depuis vingt ans l'étude des terrains secondaires, jusque-là très peu avancée ; il convenait de visiter ces lieux devenus classiques, sur lesquels on avait basé les idées nouvelles, afin d'appliquer à la France les résultats de leur étude. Dufrénoy et Élie de Beaumont, outre leurs travaux géologiques, rapportèrent de ce voyage des documents précieux sur les mines et la métallurgie du pays qu'ils avaient visité. Ces documents ont fait l'objet de Mémoires, réunis en 1827, sous le titre de "Voyage métallurgique en Angleterre", en un volume, dont le major-général Portlock, président de la Société géologique de Londres, disait, en 1859, « qu'on ne possédait pas encore, en Angleterre, un travail aussi complet sur sa richesse minérale et sur les établissements industriels qui s'y rapportent »." (Livre du Centenaire de l'Ecole Polytechnique, 1897)

DUHEM (Pierre).

Le mixte et la combinaison chimique. Essai sur l'évolution d'une idée. (1902).

Fayard, 1985, in-8°, 187 pp, reliure cartonnée crème de l'éditeur, bon état (Coll. Corpus des œuvres de philosophie en langue française)

L‘épistémologie française de l’extrême fin du XIXè siècle se distingue en la personne de Pierre Duhem (1861-1916), par ailleurs physicien considéré comme le père de la théorie énergétique : son oeuvre fut vivement appréciée des philosophes des sciences anglo-saxons, Carnap, Popper et Russell. C’est d’abord aux philosophes que l’auteur adresse son Essai sur l’évolution du concept de mixte, de l’atomisme des Anciens en passant par les théories cartésiennes et newtoniennes, jusqu’à la thermodynamique moderne, pour montrer comment la chimie de son temps «retrouve, par une lente élaboration, la notion péripatéticienne de mixte». Mais il espère y intéresser aussi les scientifiques : la notion de mélange est capitale en chimie, et l’on ne saurait comprendre les concepts d’une science sans passer par la connaissance de leur genèse. (Catalogue des Auteurs, CF) — "Le Mixte et la combinaison chimique, Essai sur l'évolution d'une idée paraît en 1902. Nous publions le texte intégral de l'édition originale." (Isabelle Stengers)

DU MONCEL (Comte Théodore).

Le Téléphone.

P., Librairie Hachette, 1887, in-12, 377 pp, 5e édition revue et corrigée par Franck-Géraldy et illustrée de 162 gravures sur bois, reliure demi-basane havane, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos frotté et lég. épidermé, sinon bon état (Coll. Bibliothèque des merveilles)

Le téléphone Bell ; Les téléphones à pile ; Expériences téléphoniques et téléphones d’expériences ; Installations téléphoniques et applications du téléphone. — Edition la plus complète. Très nombreuses figures sur bois dans le texte ou à pleine page. Bon exemplaire.

DÉTRAZ (Jacqueline).

Sonia Kovalevskaïa, 1850-1891. L'aventure d'une mathématicienne. Présentation et analyse par Jacqueline Détraz.

Belin, 1993, in-8°, 280 pp, traduit de l'anglais, 17 portraits, gravures et photos et 2 fac-similés, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Un savant, une époque)

Les souvenirs d'enfance de la grande mathématicienne, suivis de sa biographie par son amie Anne-Charlotte Leffler, duchesse de Cajanello. — Cette grande mathématicienne est née dans la Russie profonde du XIXe siècle, dans une famille aristocratique. Elle participa à la Commune de Paris, soutint une thèse de mathématiques à l'Université de Gottingen, elle fut professeur à l'Université de Stockholm et reçut un grand prix de mathématiques de l'Académie des Sciences de Paris... Cet étonnant destin nous est conté dans ce livre par Sonia Kovalevskaïa elle-même, dans ses “Souvenirs d'enfance”, ensuite par son amie A.-Ch. Leffler, dont la “Biographie” nous fait vivre les années de maturité de cette personnalité hors du commun. Jacqueline Détraz présente la vie et analyse l'oeuvre mathématique de Sonia Kovalevskaïa.

FABRE (J.-H.).

La Terre. Lectures et leçons pour tous sur la physique du globe.

Delagrave, 1924, in-12, 288 pp, 12e édition, 16 planches hors texte, 26 figures dans le texte, reliure demi-toile chamois, dos lisse, pièce de titre basane verte (rel. de l'époque), reliure lég. salie, pièce de titre et coupes frottés, bon état

Par Jean-Henri Fabre (1823-1915), docteur ès sciences, membre correspondant de l'Institut (Académie des sciences).

FARDEAU (Michel).

L'homme de chair.

Odile Jacob, 2005, in-8°, 318 pp, 24 figures, biblio. Très bon état

FAYET (Joseph).

La Révolution française et la science, 1789-1795.

P., Marcel Rivière, 1960, in-8°, 498 pp, index, broché, bon état. Peu courant

"Cette longue étude est divisée en deux parties à peu près égales : la « rupture avec le passé », « la tradition retrouvée », c'est-à-dire qu'il analyse d'abord l'aspect destructif de l'oeuvre révolutionnaire, ensuite son oeuvre constructive. (...) Un gros et utile livre. Il manquait. Et cet ouvrage est une incontestable réussite." (D. Ligou, Revue d'histoire économique et sociale, 1961)

FESTUGIÈRE (André-Jean).

La Révélation d'Hermès Trismégiste.

P., Librairie Lecoffre, J. Gabalda et Cie, éditeurs, 1949-1954, 4 vol. gr. in-8°, xiv-441,xvii-610 et xiv-314-xi-315 pp, deuxième édition avec additions et corrections pour les tomes I (1950), et IV (1954), 4 planches en frontispices, biblio, index, reliures pleine toile bleue, dos lisses avec titres dorés (dos lég. passés), couv. conservées, bon état (Coll. Etudes Bibliques)

Complet – Tome I : L'Astrologie et les Sciences Occultes, avec un appendice sur l'hermétisme arabe par Louis Massignon ; Tome II : Le Dieu Cosmique ; Tome III : Les Doctrines de l'Âme, suivi de Jamblique : Traité de l'âme, traduction et commentaire. Porphyre : De l'animation de l'embryon ; Tome IV : Le Dieu inconnu et la Gnose. — Vers la fin de la période hellénistique et sous l'Empire, il se répandit dans le monde gréco-romain un certain nombre de sagesses révélées que l'on attribuait soit à des mages perses (Zoroastre, Ostanès, Hystaspe), soit à un dieu d'Egypte (Thoth-Hermès), soit à des oracles venus de la Chaldée (Oracles Chaldaïques), soit même à des prophètes ou philosophes de la Grèce qui avaient approché de plus près le divin, car c'est au même temps que refleurissent le pythagorisme et l'orphisme. Parmi ces sagesses révélées, celle qui porte le nom d'Hermès Trismégiste est l'une des plus importantes, et par le grand nombre d'écrits qu'elle a laissés, et par le champ que couvre cette littérature. On n'en connaît et l'on en étudie le plus souvent que ce qui touche à la philosophie ou à la théologie. Cependant l'Hermès égyptien s'est intéressé à bien d'autres domaines : il s'est occupé d'astrologie, d'alchimie, de magie, et loin que cet hermétisme qu'on pourrait dire populaire ne représente qu'une branche secondaire et tardive de la révélation hermétique, c'en est au contraire la production la plus ancienne, celle qui a donné sa forme et servi de modèle, du moins pour une grande part, à l'hermétisme savant. — "Un ouvrage fondamental. Trois grandes sections scandent ces volumes : dans l’axe de l’orphisme et du pythagorisme, un bilan des écrits proprement « hermétiques » touchant surtout l’astrologie, l’alchimie et la magie dans l’Antiquité ; une cosmologie analytique soutenant l’ensemble des textes retrouvés ; et enfin, une psychologie (au sens primordial : le problème de l’âme) qui se dégage de ces écrits souvent parallèles ou occultés volontairement par leurs auteurs. En somme, une exploration savante des « révélations » traditionnelles sur lesquelles, en plus et en deçà de la Révélation biblique, s’est constituée la culture occidentale." — André-Jean Festugière (1898-1982) était un dominicain et historien français. Après des études classiques, qui le pousseront à étudier les langues anciennes du Moyen-Orient, il entre dans l'ordre des Dominicains en 1924, après avoir appartenu à l'Ecole française de Rome (1921) puis à celle d'Athènes (1922), et se consacre à l'analyse de la pensée grecque (L’Idéal religieux des Grecs et l’Évangile, 1932; le Monde gréco-romain au temps de Notre-Seigneur, 1935). Il traduit ensuite et commente avec une remarquable précision le Corpus hermeticum (La Révélation d’Hermès Trismégiste, 4 vol.). Dans Hermétisme et mystique païenne (1967), il passe en revue les différents aspects que revêt la « mystique du salut » dans le gnosticisme et dans les philosophies qui se réclament de Pythagore et de Platon: pessimisme profond, aspiration à la grâce divine par l’initiation donnée aux seuls élus, appel à la théurgie (magie admise par Dieu), conception de l’homme en tant que corps, âme et esprit. Il fut directeur d’études à l’École pratique des hautes études de 1942 à 1968.

FIGUIER (Louis).

Les Nouvelles conquêtes de la science.

P., Librairie illustrée, Marpon & Flammarion, s.d. (1885), 4 vol. in-4°, iv-644, 644, [iv]-644 et [iv]-630 pp, 890 figures gravées sur bois dans le texte, table analytique pour les quatre volumes, reliures demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), mouillure sur les coins inférieurs droits des plats des tomes 2 et 4, mouillure sur les plats et en marge des premiers feuillets du tome 3, état correct

Première édition. Une remarquable série qui présente un panorama des grandes réalisations d'ingénierie de la fin du XIXème siècle. Tome 1 : L'électricité (l'éclairage électrique, le téléphone et le microphone, l'électricité force motrice) (223 gravures et portraits) ; Tome 2 : Grands tunnels et railways métropolitains (tunnels du Mont Cenis, du Mont Saint-Gothard, de l'Arlberg; tunnel sous-marin du Pas-de-Calais (tunnel sous la Manche) et railways métropolitains) (215 gravures et portraits) ; Tome 3 : Les voies ferrées dans les deux mondes (chemins de fer d'Europe, d'Amérique, d'Afrique, d'Asie et d'Australie) (263 gravures et portraits, 3 dépliantes dont 2 cartes des voies ferrées en Amérique et en Afrique) ; Tome 4 : Isthmes et canaux (traite principalement de l'histoire de la construction du canal de Suez ainsi que ceux de Panama et Corinthe) (189 gravures et portraits, dont 3 dépliantes : carte et vue dépliantes du canal de Suez). Les travaux du tunnel du Pas-de-Calais, débutés en 1875, furent arrêtés huit ans plus tard par l'Angleterre craignant pour sa sécurité.

FIGUIER (Louis).

Les Nouvelles Conquêtes de la science. Grands tunnels et railways métropolitains.

P., Librairie Illustrée, Marpon & Flammarion, s.d. (1884), in-4°, 644 pp, illustré de 215 gravures et portraits dans le texte et à pleine page d'après les dessins de J. Férat, A. Gilbert, Broux, etc., reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison basane noire (rel. de l'époque), pas de rousseurs, pt trace de mouillure ancienne en coin, dos lég. frotté, bon état. Edition originale

Deuxième volume (sur 4) de cette somme superbement illustrée. Table : Le tunnel du mont Cenis ; Le tunnel du mont Saint-Gothard ; Le tunnel de l'Arlberg ; Le tunnel sous-marin du Pas-de-Calais ; Les railways métropolitains.

FIGUIER (Louis).

Les Nouvelles Conquêtes de la science. Isthme et canaux.

P., Librairie Illustrée, Marpon & Flammarion, s.d. (1885), in-4°, 614 pp, illustré de 189 gravures et portraits dans le texte et à pleine page d'après les dessins de J. Férat, A. Gilbert, Broux, etc., reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison basane noire (rel. de l'époque), pas de rousseurs, trace de mouillure ancienne au 2e plat affectant les marges des derniers feuillets, mque de papier au 2e plat, dos lég. frotté, état correct. Edition originale

Quatrième volume (sur 4) de cette somme superbement illustrée. Table : Le Canal maritime de Suez (312 pp) ; Le canal maritime de Panama (147 pp) ; Le canal maritime de Corinthe (34 pp) ; Le canal maritime de Malacca (16 pp) ; La mer intérieure africaine (100 pp).

FIGUIER (Louis).

Les Nouvelles Conquêtes de la science. L'Electricité.

P., Librairie Illustrée, Marpon & Flammarion, s.d. (1883), in-4°, iii-644 pp, un portrait gravé de l'auteur en frontispice et 223 gravures et portraits dans le texte et à pleine page d'après les dessins de J. Férat, A. Gilbert, Broux, etc., reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison basane noire (rel. de l'époque), pas de rousseurs, dos lég. frotté, bon état. Edition originale

Premier volume (sur 4) de cette somme superbement illustrée. Table : L'éclairage électrique ; Le téléphone et le microphone ; L'électricité force motrice ; L'exposition d'électricité de Paris en 1881 ; L'exposition d'électricité de Munich en 1882.

FIGUIER (Louis).

Les Nouvelles Conquêtes de la science. Les voies ferrées dans les deux mondes.

P., Librairie Illustrée, Marpon & Flammarion, s.d. (1884), in-4°, 644 pp, illustré de 263 gravures et portraits dans le texte et à pleine page d'après les dessins de J. Férat, A. Gilbert, Broux, etc., reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison basane noire (rel. de l'époque), pas de rousseurs, forte trace de mouillure ancienne sur les plats salissant les marges des premiers et derniers feuillets, mque de papier sur les plats, dos lég. frotté, état moyen. Edition originale

Troisième volume (sur 4) de cette somme superbement illustrée. Table : Les voies ferrées en Europe (392 pp) ; Les voies ferrées en Amérique (116 pp) ; Les voies ferrées en Afrique (44 pp) ; Les voies ferrées en Asie (14 pp) ; Les voies ferrées en Australie (6 pp) ; Appendice statistique sur les chemins de fer du globe.

FINE (Agnès)(dir.).

Etats civils en questions. Papiers, identités, sentiment de soi.

Editions du CTHS, 2008, in-8°, 335 pp, broché, bon état (Coll. Le regard de l'ethnologue)

Contributions de Pierrette Aufière, Jérôme Courduriès, Rose Dufour, Agnès Fine, Agnès Martial, François Masure, David Michels, Véronique Moulinié, Sylvie Mouysset, Danielle Rives, etc.

FLEURY (Vincent).

De l'oeuf à l'éternité. Le sens de l'évolution.

Flammarion, 2006, gr. in-8°, 273 pp, 97 illustrations et figures, broché, couv. illustrée, bon état

Cent cinquante ans après l'ouvrage fondateur de Charles Darwin, “L'Origine des espèces”, la théorie de l'évolution laisse un certain nombre de questions sans réponse. Pourquoi sommes-nous dotés de bras et de jambes ? Pourquoi les oiseaux ont-ils des ailes ? Pourquoi tant d'animaux se ressemblent-ils ?... Questions simples en apparence, mais qui sont au cœur de problèmes scientifiques très actuels, liés au développement des embryons et à l'évolution des espèces. “De l'œuf à l'éternité” propose une explication nouvelle de la formation des animaux, de leur évolution, de l'émergence de l'homme. Bouleversant le champ des connaissances en embryologie, de récentes avancées en physique démontrent que c'est la mécanique même du développement embryonnaire qui conditionne les possibles évolutions d'un organisme. Elles démontrent ainsi l'existence d'un “sens de l'évolution”, gravé dans le corps même des êtres vivants. Cette flèche de l'évolution expliquerait le passage progressif d'animaux ronds, aujourd'hui disparus mais encore détectables à un stade embryonnaire, aux animaux "à quatre pattes" que nous connaissons, de la grenouille à l'homme. N'est-ce pas en fait un changement de paradigme en matière de théorie du développement qui est en jeu aujourd'hui ? Un changement que n'opère ni la biologie ni la paléontologie. En montrant que les lois de la physique prédéterminent l'évolution de la forme de chaque espèce, ce livre établit enfin le lien entre développement et évolution. De telles recherches pourraient avoir aussi des conséquences thérapeutiques capitales, notamment sur la régénération des organes.

FLOURENS (Pierre).

Histoire des travaux de Georges Cuvier.

P., Garnier Frères, 1858, in-12, 295 pp, 3e édition augmentée et en partie refondue, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré (couronne de feuilles encadrant "Université de France. Lycée impérial de Bonaparte"), bon état

Notice biographique sur Georges Cuvier, Zoologie, Anatomie comparée, Ossements fossiles, Application de l'anatomie à l'histoire naturelle générale, Du mot nature défini par M. Cuvier, Du mot nature défini par Buffon, Exposition critique de la philosophie de la nature par M. Cuvier, Liste des ouvrages de M. Cuvier, etc. — "M. Flourens fût membre de l’Académie des sciences, professeur au Muséum d’histoire naturelle, un des auteurs du Journal des savants et secrétaire perpétuel à l’Académie des sciences. En 1840, sa réputation parvenue à son apogée recevait sa consécration la plus glorieuse ; il fut élu membre de l’Académie française. L’appréciation que M. Flourens a donnée des travaux et des idées d’illustres savants a beaucoup contribué à sa popularité. Dans ses écrits sur l’Histoire des travaux de Georges Cuvier, sur l’Histoire des travaux et des idées de Buffon, M. Flourens se fait le vulgarisateur heureux des idées et des travaux de ces deux grands génies qui, comme il le dit, se complètent et se comprennent l’un par l’autre..." (Claude Bernard, Discours de réception à l’Académie française, 27 mai 1869) — "In his biographies of distinguished scientists Flourens tried to sum up their achievements, relating their work to what was done before and after along the same lines, in a clear, simple, elegant and engaging style. They were very popular, and some are masterpieces which served as models for other biographies". (DSB V, p. 45)

FLOURENS (Pierre).

Recueil des éloges historiques lus dans les séances publiques de l'Académie des Sciences. Première série.

Garnier frères, 1856, in-12, 412-18 pp, extrait du catalogue Garnier frères in fine (18 pp), broché, pt trace d'humidité ancienne en marge de qqs feuillets, bon état

Première série (sur 3 parues de 1856 à 1862) consacrée à G. Cuvier, Bleimenbach, Geoffroy Saint-Hilaire, Ducrotay des Blainville, Leopold de Buch, etc.

FOREST (J.).

Beautés du fond des mers.

Larousse, 1955, in-4°, 104 pp, 133 photographies en héliogravure en noir et en couleurs (par Scaioni, Douglas P. Wilson, Woody Williams, etc.), cartonnage papier crème éditeur, titre frappé or au 1er plat et dos, jaquette illustrée (très lég. abîmée). (Coll. Nature et Beauté)

Très bel ouvrage et photos remarquables : beaux poissons, fleurs et étoiles de mer, autres créatures du monde sous-marin, coraux et coquillages.

FOUCAULT (Michel).

L'Ordre du discours. Leçon inaugurale au Collège de France prononcée le 2 décembre 1970.

Gallimard, 1986, in-12, 82 pp, broché, couv. lég. salie sinon bon état

FOUCAULT (Michel).

L'usage des plaisirs. Histoire de la sexualité. II.

Gallimard, 1984, in-8°, 285 pp, index des textes cités, broché, soulignures crayon, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires). Edition originale, achevé d'imprimer du 12 avril 1984

Dans ce deuxième volume, Foucault poursuit son enquête historique sur les sources de notre sexualité occidentale. Il a dû infléchir son projet initial pour s'intéresser aux sources antiques, grecques et surtout romaines. La recherche se développe selon tous les aspects concernés par la sexualité et prend ainsi les dimensions d'une anthropologie générale du plaisir. Foucault ne néglige pas non plus l'économie de la sexualité et son inscription dans un cadre social et juridique, et il étudie le statut du mariage, ainsi que l'organisation des foyers. Enfin, l'ouvrage se conclut sur un traité d'érotique et une réflexion sur ce que serait l'amour véritable.

FOURCROY (Antoine François de).

Elemens d'histoire naturelle et de chimie. Cinquième édition.

P., Chez Cuchet, An II (1793), 5 vol. in-8°, xxxii-506, 496, 474, 502 et 454 pp, 10 tableaux dépliants hors texte, vignettes, bandeaux, index, errata, reliures plein papier marbré à la bradel, dos lisses à filets dorés, pièces de titres basane carmin, tranches jaunes, bon état

Par Antoine de Fourcroy, chimiste et homme politique français (1755-1809). Clerc d'avoué, Fourcroy est encouragé par Félix Vicq d'Azyr à étudier la médecine. Reçu docteur en 1780, il enseigne la chimie de 1783 à 1787 à l'Ecole vétérinaire d'Alfort. En 1787, il publie en collaboration avec Guyton de Morveau, Lavoisier et Berthollet la Méthode de nomenclature chimique, qui révise et codifie les termes utilisés. A partir de 1784, il est professeur de chimie au Jardin du roi (sa Philosophie chimique a été traduite en onze langues). Il siège jusqu'en 1795 à la Convention et participe à la création ou à la réorganisation de nombreuses institutions (écoles de médecine et de droit, Ponts et Chaussées, Centrale, Polytechnique où il enseigne la chimie, lycées et collèges). Il fait adopter la loi sur les poids et mesures. Ses travaux scientifiques concernent l'analyse de minéraux (il montra notamment en 1804 l'identité de composition chimique de l'aragonite et de la calcite, les deux formes de carbonate de calcium), le quinquina, plusieurs composés détonants, les céréales, le tartre des dents, le lait, la bile. Parmi ses œuvres, on peut citer Recherches sur le métal des cloches, Entomologia parisiensis (1785), Eléments d'histoire naturelle et de chimie (1786), La Médecine éclairée par les sciences physiques (1791), Analyse chimique de l'eau sulfureuse d'Enghien (1788) et Traité complet des eaux minérales de France (1792). Il a inventé l'analyse immédiate. Conseiller d'État, comte d'Empire, il meurt dans l'amertume de n'avoir pas occupé le rang le plus élevé de l'Université...

GARNIER (Dr. Pierre).

Célibat et célibataires. Caractères, dangers et hygiène chez les deux sexes.

Garnier Frères, s.d. (1894), in-12, 541-36 pp, 3e édition, table alphabétique et analytique, catalogue Garnier (36 pp) in fine, broché, couv. lég. salie, bon état

Age ; Anaphrodisie sexuelle ; Aspermatisme ; Avantages du célibat ; Bâtards ; Castration ; Causes du célibat ; Célibat ; Célibataires ; Chasteté ; Concubinage ; Continence du célibat forcé ; Dangers ; Dépopulation ; Différences entre les sexes ; Diminution des mariages ; Divorce ; Effets ; Filles ; Folie ; Garçons ; Génie ; Hérédité ; Histoire du célibat ; Hygiène ; Impuissance anticipée. Danger du célibat ; Inconvénients ; Indications du célibat ; Jalousie ; Libertinage ; Maladies du célibat ; Mesures contre le célibat ; Onanisme ; Paresse ; Péril vénérien ; Prostituées ; Prostitution ; Prostitution : clandestine, masculine, officielle ; Pseudo-célibat ; Séparation causée par l'infécondité ; Stérilité ; Suicides ; Syphilis ; Veuvage. — "Dans son ouvrage “Célibat et Célibataires”, le docteur P. Garnier (1819-1901), spécialiste incontesté de la « question génésique », s'attache à montrer que l'artiste est un homme fait d'une autre pâte que le commun des mortels. Classé dans la catégorie des misanthropes, hypocondriaques et autres caractériels, l'artiste célibataire ne se satisfait ni du mariage, ni de la procréation. Fidèle au principe « on ne peut servir deux maîtres », l'artiste ne convole pas ou le fait après avoir d'abord épuisé son suc intellectuel, et Garnier de citer en exemples les noces tardives de La Fontaine et celles de Goethe. « Recommander la continence conjugale aux hommes voués au travail de l'esprit. Une maîtresse pourrait donc leur suffire et c'est ainsi que Sainte-Beuve en usait, dit-on, d'une manière intermittente tous les vendredis », souligne toujours Garnier. Obéissant au principe de la distribution de l'énergie, le docteur constate que « plus le pôle supérieur domine par son activité, plus le pôle inférieur ou génital perd de son énergie »". C'est ainsi que les génies sont de mauvais reproducteurs puisque « tous les efforts de virilité sont concentrés exclusivement dans leurs œuvres » et que « l'élévation de l'esprit en fait d'aussi mauvais générateurs que les idiots »". Le discours médico-philosophique s'ancre dans le code social au point de paraître plein de bon sens. Ainsi se constitue, par sanction implicite, une voix/voie du corps, sorte de fonds commun intériorisé par les individus, où les phénomènes physiques côtoient les observations morales. La version sociale de ces injonctions répercute des certitudes sur la nécessité de ménager sa cervelle, sur l'apparence physique de l'homme d'exception, en clair, toute une physiologie de l'homme de lettres, confortant ainsi l'implantation d'un discours qui n'a plus besoin d'être justifié..." (Françoise Grauby, “Le Corps de l'artiste. Discours médical et représentations littéraires de l'artiste au XIXe siècle”, 2001)

GIROUD (Françoise).

Une femme honorable, Marie Curie.

Fayard, 1981, gr. in-8°, 380 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, bon état

GOGUEL (Jean)(dir.).

La Terre.

Gallimard, 1959, fort in-12, xxiv-1734 pp, 312 cartes, schémas, tableaux et illustrations, 4 index, reliure plein cuir doré à l'or fin éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. Encyclopédie de la Pléiade). Edition originale. Epuisé

Sommaire : La Terre dans l'espace - Physique de la Terre - L'écorce de la Terre - Histoire de la surface terrestre. Ouvrage collectif complété de deux lexiques, quatre index, une table analytique et une table des cartes, schémas, tableaux et illustrations. — La Terre dans l'espace : La Terre et les astres (Evry Schatzman) ; Les mouvements de la Terre et la mesure du temps (A. Danjon) ; Formes et dimensions de la Terre (Jean Goguel) ; L'étude de la Terre par les oncles séismiques (J. Coulomb) ; Les effets des tremblements de terre (J. Rothé) ; La constitution interne du globe (J. Goguel) ; Les enveloppes gazeuses : L'aéronomie (M. Nicolet) ; Les mouvements de l'atmosphère (P. Quéney) ; Les formations nuageuses (J. Bricart) ; Microphysique des nuages (H. Dessens) ; La foudre (J. Bricard) ; Les prévisions météorologiques (A. Viaut) ; Les climats terrestres (Ch. Maurain) ; L'hydrosphère : Les océans (P. Tchernia) ; Les mouvements de la mer (A. Gougenheim) ; Physique des glaciers (E. Wegmann) ; Le champ magnétique terrestre (E. Thellier), etc, etc.

GRAMONT (Armand de).

Vers l'infiniment petit.

Gallimard, 1945, pt in-8°, 247 pp, 73 figures in texte et hors texte (Coll. L'avenir de la science). Anton von Leeuwenhoek, père de la micrographie - évolution du microscope - condenseur - fond noir et ultramicroscope - microscopie binoculaire - microscopes métallographique, polarisant - dissociation, coloration, fluorescence - microphotographie et états en surface - photographie statistique - interférences - onde associée de Louis de Broglie et le microscope électronique - bactéries, virus et bactériophages - désintégration et radioactivité artificielle.

GRIMAUX (Edouard).

Lavoisier, 1743-1794, d'après sa correspondance, ses manuscrits, ses papiers de famille et d'autres documents inédits.

Félix Alcan, 1888, gr. in-8°, vii-398 pp, 10 planches hors texte en taille-douce et en typographie (dont le frontispice), 5 tableaux généalogiques, pièces justificatives, biblio, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et caissons très ornés dorés, tranches dorées, encadrements à froid sur les plats, fer de prix doré au 1er plat (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état. Edition originale

"Malgré la gloire qui environne le nom de Lavoisier, la vie du créateur de la chimie moderne n'a été l'objet d'aucune étude approfondie. Sauf ce que les courtes biographies de Lalande, de Fourcroy et de Cuvier nous ont appris, on ne sait rien de son existence si bien remplie et toute dévouée à la recherche de la vérité. (...). Le devoir s'imposait de dissiper les obscurités qui entourent la vie et la mort de Lavoisier, et de donner une biographie complète..." — "Still the most authoritive source of information regarding the life and activities of the great chemist." (Duveen, “A Bibliography of the works of Antoine Laurent Lavoisier”, 342) — Table : Les années de jeunesse (la famille, les premiers travaux, le voyage avec Guettard et l'Atlas minéralogique, l'entrée à l'Académie des sciences et à la Ferme générale) ; La vie privée (le mariage, Mme Lavoisier, ses amis, ses relations...) ; La vie administrative - La Ferme générale et la régie des poudres ; La vie scientifique - Les grandes découvertes et l'Académie des sciences ; Les recherches agricoles et économiques ; La vie politique et les fonctions administratives pendant la Révolution ; Les commissions scientifiques et l'Académie des Sciences pendant la Révolution ; Le procès des fermiers généraux et la mort de Lavoisier ; Appendice.

GROSS (Maurice) et André LENTIN.

Notions sur les Grammaires formelles.

P., Gauthier-Villars, 1967, in-4°, 196 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Publications de l'Institut de Programmation de la Faculté des Sciences de Paris)

Un ouvrage fondamental. Traduit peu après sa parution en 1967 en anglais, allemand, russe, japonais et espagnol, ce livre devient vite une référence absolue en matière de traitement formel des langues naturelles. — "C'est par le biais de la grammaire et de la traduction automatique que Maurice Gross (1934-2001) va entrer en linguistique. Un premier séjour à Harvard, en 1961, lui permet de rencontrer Noam Chomsky et M.P. Schutzenberger, et d'entamer des recherches au croisement de l'informatique et de la linguistique. Revenu à Paris, il intègre le laboratoire de calcul Blaise-Pascal du CNRS, où il poursuit ses travaux sur les grammaires formelles. En 1967, il publie “Notions sur les grammaires formelles”, en collaboration avec André Lentin. Un second séjour aux États-Unis lui permet cette fois de travailler à Philadelphie, avec le linguiste Zellig Harris, sur l'écriture des grammaires pour le français et l'anglais. Il participe par la suite à la fondation du Centre de linguistique à l'université de Vincennes, avant de prendre la direction du Laboratoire d'automatique documentaire et linguistique de Paris-VII. Maurice Gross travaille alors à la description systématique des phrases simples du français. En 1975, il publie “Méthodes en syntaxe”, qui sera suivi, en 1977, de “Méthodes en grammaire française”, en collaboration avec Jean-Claude Chevalier." (Universalis.fr)

HAEDER (Hermann).

Les Machines à Vapeur et autres moteurs thermiques. Projets, études, exécution, montage, essai des machines à vapeur... par Herm. Haeder. Ouvrage traduit sur la 4e édition allemande (14e mille) et annoté par M. Svilokossitch.

P., J. Fritsch, 1899, in-8°, xii-631 pp, + catalogue, 1972 figures dans le texte et 268 tableaux, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Rare

Cet ouvrage traite de toutes les machines à vapeur, à l'exception des locomotives. Le grand nombre de tableaux (près de 300) qui accompagnent le texte, ainsi que les figures (environ 2000) seront d'une utilité constante à l'ingénieur, au constructeur, au chef d'atelier, au dessinateur dans les diffèrentes phases de l'élaboration d'un projet de moteur à vapeur. (...) Cet ouvrage est absolument unique en son genre ; suivant l'expression d'un praticien : "on y trouve tout ce qu'on ne trouve pas ailleurs." (préface de l'éditeur)

HALES (Stephen).

Expériences phisiques sur la manière de rendre l'eau de mer potable, sur la manière de conserver l'eau douce, le biscuit & le bled, & sur la manière de saler les animaux. ... Ouvrage extrémement utile pour la Marine.

P., chez Rollin fils, 1741, in-12, liv-2ff-264 pp, une planche gravée (sur 2), table paginée de lv à lxxv et 1f., reliure plein veau moucheté, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre basane rouge, tranches rouges (rel. de l'époque), manque la planche de la machine à dessaler l'eau de mer inventée par l'auteur, bon état. Rare

"Hales fut un pionnier de l'étude des gaz et de la physiologie végétale. Il fut le premier à publier la description de la cuve à eau et de son emploi pour recueillir les gaz à l'aide de tubes recourbés. Dans cette édition on trouve pour la première fois une "table méthodique des expériences de l'analyse de l'air réalisées par Hales" par Brémond. En fait, Hales propose ici des solutions techniques pour rendre l'eau potable, conserver l'eau douce et différents aliments par le salage. Elles sont destinées à améliorer la qualité de vie à bord des vaisseaux et répondent directement aux besoins vitaux de la Marine à une époque où les navigations autour du Monde se développent et exigent une conservation toujours plus longue des vivres." (Alain Marchiset) — Seconde traduction française, par Fr. de Brémond. La première, par J. Bertrand, étant parue l'année d'avant à La Haye sous un titre un peu différent. (Quérard IV, 11, avec erreur de date)

HESSE (Herman C.).

Engineering Tools and Processes: a Study of Production Technique.

New York, D. Van Nostrand Company, 1942, gr. in-8°, 627 pp, 904 figures et photos dans le texte, biblio, index, reliure percale bordeaux de l'éditeur, titres dorés au dos, mors fendus sur 5 cm, bon état. Texte en anglais

"In recent years there has been a tendency to eliminate college laboratory courses dealing with wood shop, machine shop, and foundry practice and technique. This situation has developed because the professional and cultural content of the average engineering curriculum has been greatly increased, and also because it is practically impossible to include in a practice or laboratory course the new material and diversified methods brought about by mass production. This text has been developed for a one-semester lecture or reading course in engineering shop processes and practices. The first three chapters offer a survey of basic materials, elements and devices. The text then takes up the usual shop processes and machines, continues with discussions of production machinery and processes not ordinarily presented in college laboratories, and illustrates the application of these methods to the manufacture of specific parts. The text concludes with a discussion of important considerations in design and the manner in which they affect production economy and feasibility. The presentation is pictorial wherever possible although adequate explanatory material is included." (Herman C. Hesse, University of Virginia, July 1941)

HOFFMAN (Paul).

Paul Erdös 1913-1996. L'homme qui n'aimait que les nombres.

Belin, 2000, in-8°, 288 pp, traduit de l'anglais, 33 photos et 2 dessins, biblio, index, broché, bon état (Coll. Un savant, une époque)

"Il ne vivait que pour les mathématiques, que par les mathématiques." Paul Erdös fut un mathématicien si prolifique que l'on a inventé un moyen de classer les hommes de science d'après les publications qu'ils avaient signées, soit avec le maître (nombre d'Erdös 1), soit avec un des cosignataires d'un article avec Erdös (nombre d'Erdös 2), soit avec un cosignataire d'un cosignataire d'Erdös (nombre d'Erdös 3) et ainsi de suite... Sans emploi fixe, ni maison, Erdös sillonna le monde à un rythme effréné, à la recherche de nouveaux problèmes et de nouveaux talents mathématiques avec lesquels il pouvait travailler. Il se présentait à l'improviste chez l'un de ses collègues en déclarant : "Mon cerveau est ouvert, je vous écoute, quel théorème voulez-vous prouver ?" Il voyait dans les mathématiques une recherche de la beauté et de l'ultime vérité, quête qu'il a poursuivie jusqu'à sa mort en 1996, à l'âge de 83 ans. Paul Hoffman retrace ici la vie du chercheur et expose les importants problèmes mathématiques, du Grand théorème de Fermat jusqu'au plus frivole "dilemme de Monty Hall". Il porte un regard aigu sur le monde des mathématiques et dépeint un inoubliable portrait d'Erdös, scientifique-philosophe, à la fois espiègle et charmant, un des derniers mathématiciens romantiques.

HOWARD (Dick).

Pour une critique du jugement politique. Comment repolitiser le jeu démocratique.

Editions du Cerf, 1998, in-8°, 308 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Passages), envoi a.s.

La démocratie ne peut pas vivre sans démocrates. Devant le constat courant d'une politique devenue « politicienne » et de l'abstentionnisme des citoyens, voici un livre qui se propose de repolitiser la politique et d'élaborer une véritable politique du jugement. La politique se réduit-elle à une éthique ? La gauche, française ou américaine, existe-t-elle encore ? N'y a-t-il place que pour une politique de la volonté ? Frayant des passages entre la philosophie, l'histoire et la politique ; entre la Révolution américaine et la Révolution française ; entre l'école de Francfort et la pensée politique française tout en analysant l'actualité politique – européenne ou américaine –, l'auteur donne corps à une théorie politique confrontée à la diversité de pensées allant de Kant, Marx ou Rosa Luxemburg à celles de contemporains tels Habermas ou Gadamer, et ancrée dans le débat actuel entre libéraux et républicains. La politique du jugement mise en avant par l'auteur part de la forme libérale de la démocratie (contrat entre deux volontés indépendantes) pour aboutir à une politique de la responsabilité et de la solidarité. Elle propose ainsi d'articuler les conditions de possibilité de la fraternité, fondement de la république moderne. — "À quelles conditions peut-on opérer une pratique effective de politique démocratique ? Dick Howard, professeur de philosophie politique à l'université de Stony Brook (État de New York), tente de répondre à cette question. Il s'agit, pour lui, de repolitiser le jeu démocratique en passant d'une politique de la volonté à une politique du jugement. La troisième Critique de Kant (Critique du jugement) s'inscrit derrière cet essai, avec, dans la tentative d'actualisation, les pensées de Cornelius Castoriadis et de Claude Lefort. Servent aussi, comme appui à la démonstration, l'histoire des Révolutions américaine et française ainsi que la théorie critique de l'école de Francfort ou les théoriciens de la philosophie politique américaine contemporaine..." (Rémy Hebding, Autres Temps, 1998)

HURWIC (Anna).

Pierre Curie.

Flammarion, 1995, in-8°, 302 pp, 8 pl. de photos hors texte, chronologie, biblio, principales publications de Pierre Curie, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Figures de la Science)

Pierre Curie est de nos jours aussi peu connu que Marie Curie est célèbre. Epoux obscur d'une femme illustre, il n'évoque, pour beaucoup, qu'un nom associé à celui de Marie. On se souvient seulement que, avec sa femme, il découvrit le radium en purifiant des tonnes de minerais dans un hangar devenu légendaire. Or, en 1903, quand ils reçurent (avec Henri Becquerel), le prix Nobel de physique, personne ne songeait à les dissocier dans leur gloire commune. Mais la renommée de Marie n'a cessé de croître jusqu'à faire d'elle, rapidement, une sorte de mythe ; Pierre en revanche tomba peu à peu dans un oubli presque total. Pourtant, bien avant de rencontrer Marie Sklodowska, sa future femme, avant de commencer à étudier la radioactivité, ce qui les rendit célèbres, Pierre Curie était déjà un savant reconnu, l'auteur de travaux suffisamment importants pour lui assurer, pour toujours, une place dans l'histoire des sciences. Quinze ans avant la découverte de la radioactivité, il mit en évidence, avec son frère Jacques, la piézoélectricité, phénomène dont les applications touchent de près à la vie quotidienne. Il posa les fondements du magnétisme, inventa également de nombreux appareils de mesure. Surtout, il découvrit le principe de symétrie, un des plus fondamentaux de ceux qui régissent la physique, mais trop abstrait pour attirer l'attention générale. Pierre Curie est l'auteur d'une oeuvre abondante, mais il mérite l'intérêt pour bien d'autres raisons. Tout en étant l'un des derniers de ces savants individualistes et marginaux qui poursuivent en solitaires leur quête de la vérité scientifique, il fut aussi un précurseur de la "grande science", celle qui ne peut se faire sans des moyens financiers énormes et qui exige l'appui et l'engagement de la société. Le laboratoire où il commença ses recherches n'avait pas d'installation électrique ; vingt ans plus tard Pierre Curie découvrit l'énergie contenue dans l'atome. Passionnément convaincu des bienfaits du progrès que devait apporter le développement de la science, il fut un des premiers à prendre conscience des dangers qu'il pouvait entraîner.

JACQUEMART (P.) et J.-F. BOIS.

L'Industrie de nos jours. Technologie vulgarisée.

P., Ch. Delagrave, s.d. (1905), fort in-12, x-686 pp, 444 gravures dans le texte et à pleine page, reliure percaline rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés et caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, fer de prix doré de la ville de Paris au 1er plat, bon état

"La technologie est la science des arts industriels ; elle explique les applications qu'ils font des sciences pures." — Par Paul Jacquemart (1846-1936), Inspecteur général de l'enseignement technique, Ingénieur des mines.

JANOSSY (L.).

Cosmic Rays.

Oxford, at the Clarendon Press, 1948, in-8°, xiii-424 pp, 6 planches h.t., 129 figures, biblio, index, reliure toile éditeur. Première édition. Le livre est en parfait état, la jaquette (dustjacket) de protection en papier est un peu abîmée (small tears and loss to top and bottom of dustjacket spine). First edition. The first comprehensive account of experimental and theoretical researches in the field of cosmic rays, published in the International Series of Monographs on Physics.

JASTROW (Robert).

Des Astres, de la vie et des hommes. Traduit par Chantal de Richemont.

Seuil, 1972, in-8°, 199 pp, nombreuses photos, index, broché, jaquette illustrée. Très bon état

JOUVENEL (Bertrand de).

Arcadie, Essais sur le mieux vivre.

P., S.E.D.E.I.S., 1968, in-8°, 388 pp, reliure demi-chagrin vermillon, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée, bon état

"Selon M. de Jouvenel, l'esprit de puissance et de conquête ont constitué pour l'économie et la politique une fin en soi, et dans ce vertige de puissance on a oublié l'homme, on a oublié plus encore la nature et les rapports nécessaires d'harmonie qu'il convient d'établir entre l'homme et la nature. Arcadie nous montre les liens qui existent entre les différentes sciences sociales, solidaires les unes des autres lorsqu'il s'agit pour nous de définir la société où nous voulons vivre. Arcadie est un livre très utile pour mettre en relief la parenté étroite qui existe, au-delà d'oppositions incontestables, entre manières de voir capitalistes et socialistes, car le principe d'efficacité domine les unes et les autres, plus important que les idées de profit ou de solidarité que les théoriciens prétendent voir au premier plan. Non moins intéressants sont dans Arcadie, d'un autre côté, les développements que l'auteur consacre aux pays sous-développés, également à la Chine, dont la civilisation traditionnelle peut bien demeurer pour nous un modèle de sagesse. J'ai lu avec un intérêt sans défaillance le livre de M. de Jouvenel." (René David, Revue internationale de droit comparé, 1969) — "Le propos de l'auteur semble avoir voulu prendre un certain recul par rapport à l'économie politique et passer de l'homo œconomicus à l'homme. Il va tenter de démontrer comment la machine économique a engendré un mode de vie qui est loin de tendre vers le bien-être social..." (Jean Masini, Tiers-Monde, 1971)

JOUVENEL (Bertrand de).

D'une guerre à l'autre. I. De Versailles à Locarno. – II. La décomposition de l'Europe libérale (octobre 1925 - janvier 1932).

P., Calmann-Lévy et Plon, 1940-1941, 2 vol. in-8°, 416 et 445 pp, brochés, plats du tome II lég. abîmés, sinon bon état. Complet de la bande éditeur du tome II : “De Briand à Hitler”

"... Sur les mauvaises habitudes des 2 bureaux, bien avant la guerre, voici le témoignage écrasant de B. de Jouvenel, “La Décomposition de l’Europe libérale”, p. 212 : « Notre état-major apporte une vanité puérile à étaler dans les pages de L’Annuaire (L’Annuaire militaire de la S.D.N.) des forces que nous n’avons pas, des militaires de carrière dont on n’a point reçu les engagements et des réservistes qu’on ne convoque pas. Il renforce ainsi la thèse allemande. »" (Marc Bloch, “L'Etrange défaite”) — "A Berlin, les nazis ont ouvert partout des permanences propres, lumineuses, décorées du portrait de Hitler. Au jeune homme qui toute la journée a vainement cherché du travail, la section nazie permet de s'asseoir autour d'une grande table et de partager un repas frugal... On lui prouve qu'il n'est pas la seule victime du régime. Tel était commerçant mais un grand magasin juif s'est installé dans le quartier et l'a ruiné. Tel était industriel, mais a succombé à la concurrence d'une grosse entreprise soutenue pas les banques juives. Ils sont tous, lui explique-t-on, les victimes d'une même clique qu'il faut chasser d'Allemagne." (Bertrand de Jouvenel, La décomposition de l'Europe libérale, 1941)

KLAR (M.).

Technologie de la distillation du bois et considérations particulières sur la fabrication de tous les produits intermédiaires et produits finis à partir des matières brutes de distillation. Traduit sur la deuxième édition allemande par Ad. Jouve.

Paris et Liège, Librairie Ch. Béranger, 1925, in-8°, xxvi-500 pp, reliure demi-toile rouge époque

KLEIN (Etienne) et Marc Lachièze-Rey.

La quête de l'unité. L'aventure de la physique.

Albin Michel, 1996, in-8°, 201 pp, (Coll. Sciences d'aujourd'hui)

LACEPEDE (Comte de).

Histoire naturelle, comprenant les cétacés, les quadrupèdes ovipares, les serpents et les poissons. Nouvelle édition, précédée de L'Eloge de Lacépède par Cuvier. Avec des notes et la nouvelle Classification de M. A.-G. Desmarest.

P., Furne et Cie, 1839, 2 vol. gr. in-8°, xii-668 et 647 pp, texte sur 2 colonnes, tableaux méthodiques, reliures demi-basane fauve, dos à 4 larges berfs filetés et soulignés à froid, titres dorés, palettes en tête et en queue (rel. de l'époque), rousseurs, bon état. Exemplaire sans les planches hors texte

LAFFONT-BOMPIANI.

Dictionnaire des Oeuvres de tous les temps et de tous les pays. Littérature - Philosophie - Musique - Sciences.

Laffont, 1980, 7 vol. in-8°, xii-882, 854, 856, 856, 852, 775 et 300 pp, index, brochés, sous coffret, bon état

Tome 1 : Aa-Co ; Tome 2 : Co-Fa ; Tome 3 : Fa-Jo; Tome 4 : Jo-Oeu; Tome 5 : Oeu-Ru; Tome 6 : Sa-Zu ; Tome 7 : Index. — "Le Dictionnaire des Oeuvres constitue une "somme" d'autant plus nécessaire à l'homme moderne que les références dont a besoin celui-ci sont aujourd'hui plus étendues, non seulement dans le temps, mais dans l'espace. Depuis quelques siècles, la multiplication des ouvrages de l'esprit a été si rapide qu'une vie entière ne suffirait pas à parcourir les plus justement célèbres. Le monde occidental s'est étendu aux Amériques ; le monde oriental est devenu un élément nécessaire de toute culture complète. Non seulement il ne serait plus possible de tout lire, mais il serait fou de l'essayer. Tantôt le titre d'un ouvrage a été prononcé devant nous avec éloge, tantôt une allusion à un auteur a été faite par un critique que nous estimons ; parfois la lecture d'un livre, ou même d'une phrase de tel écrivain nous donne envie de connaître le reste de son oeuvre. C'est ici qu'intervient ce dictionnaire. Non seulement il m'apprendra les titres des oeuvres, mais il me donnera l'analyse des plus importantes. Le journaliste, l'écrivain, et tout simplement l'honnête homme, ont à tout moment besoin d'un renseignement sur des disciplines qui leur sont étrangères, et cela dans tous les langages. Ils trouveront, dans cet ouvrage, l'analyse de vingt mille oeuvres de toutes natures, qui couvrent les champs les plus variés. C'est une lecture fascinante et précieuse..." (André Maurois)

LAGROYE (Jacques)(dir.).

La politisation.

Belin, 2003, in-8°, 564 pp, notes, biblio, broché, bon état (Coll. Socio-histoires)

Trop souvent encore, la politique est réduite à son personnel, à ses partis, à leur concurrence et à leurs crises. Prendre la politique sous l'angle de la politisation, permet d'élargir le champ d'investigation à toutes les modalités, militantes ou professionnelles, d'entrée en politique, de volonté ou de refus d'en faire. C'est d'abord circonscrire l'objet dans la diversité des sociétés qui l'ont inventé, chacune à sa manière et à son rythme ; c'est faire leur place aux processus sociaux collectifs – les "mœurs" – comme aux groupes et individus, institutions et croyances, activités économiques et pratiques culturelles qui façonnent l'espace de la politique. Jacques Lagroye a pu réunir, pour cette entreprise intellectuelle, une pléiade d'auteurs qui sont parmi les meilleurs spécialistes de science politique en France, et qui sont tous attachés à cette façon de travailler. Le lecteur découvrira donc, à travers des enquêtes originales et des observations de première main, ce qu'est la politisation et ses processus : par exemple, le clientélisme, le journalisme politique, le rôle des hauts fonctionnaires, l'entrée des magistrats en politique, l'engagement humanitaire hors des partis, ou bien encore la participation politique des femmes, les comportements électoraux, la définition des actions publiques, la vocation politique et le militantisme au sein des associations.

LAMBLING (Eugène).

Précis de biochimie.

Masson, 1925, pt in-8°, xxxi-723 pp, index, reliure toile éditeur lég. défraîchie (Coll. de Précis médicaux)

LANGINS (Janis).

La République avait besoin de savants. Les débuts de l'Ecole Polytechnique : l'Ecole centrale des travaux publics et les cours révolutionnaires de l'an III. Préface de Emmanuel Grison.

Belin, 1987, in-8°, 287 pp, qqs gravures et documents, notices biographiques, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

"Maintes fois rapportée, l'histoire des origines de l'Ecole polytechnique ne l'avait cependant jamais été de façon suffisamment approfondie, permettant de saisir vraiment les raisons et les modes de sa genèse. Cette lacune est comblée par cet ouvrage d'un chercheur canadien de l'Université de Toronto. Il repose sur des documents connus mais insuffisamment exploités, et surtout sur une source précieuse qui n'avait pas encore été mise à jour : le journal de service de Charles Gardeur-Lebrun, premier inspecteur des élèves, qui ne couvre malheureusement que la première année de l'Ecole. L'histoire que retrace J. Langins ne porte pas sur les aspects institutionnels de la création de l'Ecole, mais essentiellement sur les premiers cours, qualifiés de « révolutionnaires » — ce terme n'avait pas le sens qui nous est habituel, mais était alors synonyme d'accéléré, d'expéditif. Il fallait en effet répondre en peu de temps à des besoins d'enseignement scientifique et technique. Il s'agissait de porter remède à la désorganisation de cet enseignement dans les premières années de la Révolution, de l'adapter aux progrès récents si notables des sciences et des techniques, et d'apporter à l'effort de guerre du pays les ressources de savoir et de technique qui lui étaient indispensables. Rappelons que la création de l'Ecole polytechnique qui, durant sa première année, fut dénommée Ecole centrale des travaux publics, amorcée dès le printemps de 1794, procède d'une loi de la Convention du 28 septembre 1794, donc deux mois à peine après la chute de Robespierre, loi votée après un rapport de Fourcroy, membre du Comité de Salut public. Les cours furent inaugurés le 21 décembre 1794. L'ouvrage comporte deux parties : le texte même de J. Langins (100 p.), une série d'annexes dont les deux plus importantes et les plus développées sont la reproduction du rapport de Fourcroy où sont présentés, avec la logomachie et l'emphase de l'époque, les objectifs visés par la création de l'Ecole, et les Programmes de l'enseignement tels qu'ils furent publiés le 8 février 1795. Ces cours, où l'on reconnaît l'influence de l'Encyclopédie, sont ainsi partagés : Analyse appliquée à la géométrie, Analyse appliquée à la mécanique, Stéréotomie, Architecture, Fortification, Dessin, Physique générale, Chimie (substances salines, végétales, minérales). Parmi les enseignants, à côté de Monge, il faut citer, parmi les plus illustres, Lagrange et Berthollet. Comme le note E. Grison dans la préface de l'ouvrage, la création de l'Ecole polytechnique s'inscrit dans un puissant et large effort de renouvellement de l'enseignement pour les sciences et les techniques, oeuvre d'un groupe de savants où Monge a tenu la place primordiale, qui ont pris d'autres initiatives, principalement la création de l'Ecole normale de l'an III qui avait un objectif de formation quasi encyclopédique, mais qui ne vécut que trois mois, et le Conservatoire national des Arts et Métiers, lui promis à la durée." (François Russo, Revue d'histoire des sciences, 1989)

LAPPARENT (A. de).

Traité de Géologie. Deuxième édition revue et très augmentée.

P., Librairie F . Savy, 1885, fort gr. in-8°, xv-1504 pp, 666 gravures, index, reliure demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, titres dorés, tête dorée, 2e plat frotté, bon état

LAUNOIS (Pierre-Emile).

Les pères de la Biologie. Esquisses historiques sur les origines des sciences biologiques.

P., C. Naud, 1905, in-8°, xii-167 pp, 27 gravures dont 13 à pleine page, imprimé sur beau papier, broché, bon état

Ouvrage dans lequel l'auteur (1856-1914), médecin anatomiste et histologiste, a réuni une série d'intéressantes études historiques, notamment sur Leuwenhoek, Malpighi, Ruysch, Harvey, De Graaf, Buffon, Spallanzani et Bichat : 1. Les origines du microscope. Leeuwenhoek ; 2. Les origines de l'histologie. Malpighi, Ruysch ; 3. Histoire des spermatozoïdes ; 4. Les doctrines des Anciens sur la génération ; 5. Evolution des recherches sur la génération. Harvey, de Graaf, les ovistes et les spermatistes, Buffon, Spallanzani ; 6. Xavier Bichat, son influence sur les sciences biologiques ; 7. Histoire de la cytologie. — Pierre-Emile Launois est également l'auteur d'importants travaux sur le gigantisme et l'acromégalie ; il décrivit le gigantisme hypophysaire (syndrome de Launois).

LAURIÈRE (François), Olivier QUÉROUIL, Alain ROYER (dir.).

Masculinités.

P., Recherches n° 35, 1978, in-8°, 299 pp, qqs illustrations, broché, couv. illustrée, bon état

Des masculinités, ils et elles parlent. Des leurs, des autres. Les figures de la mascarade sociale s’y retrouvent, la Féministe, le Phallocrate, le Pervers, l’Homme-ami-des-femmes, mais biseautées, parce que nous savons aussi que ces pantomimes sont des façons de parler, dont chacun joue selon ses propres besoins.Juxtaposition de prises de position et de témoignages, Masculinités se lit comme un texte suivi à voix multiples, marquées du sceau de l’amour de l’écriture, détournant le programme du « demain tu seras un homme, mon fils », et débusquant hypocrisie du « J’étais macho mais ça ne va pas durer ». Cette entreprise s’est hasardée à travers le tissu de l’expérience, le tout-venant de la vie, les bistrots, l’amour, les enfants, la violence, les pères, les mères, le travail, les femmes, les hommes, le couple, le corps, la cour de récréation, sans gloriole et sans regret. Creuser et aviver la différence des sexes. Il n’y a pas de secrets, plutôt de la méconnaissance.

LE GUYADER (Hervé).

Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, 1772-1844. Un naturaliste visionnaire.

Belin, 1998, in-8°, 351 pp, 33 illustrations dans le texte, notes, chronologie, index, broché, couv. illustrée, pt manque angulaire au 1er plat, bon état (Coll. Un savant, une époque)

Etienne Geoffroy Saint-Hilaire est l'homme d'une seule idée : "Il semble que la nature a formé tous les êtres vivants sur un plan unique". Une idée révolutionnaire qui annonçait un certain transformisme, à défaut d'une véritable évolution, ce que Georges Cuvier, fixiste et créationniste, ne pouvait accepter. La polémique, devenue publique, opposa les deux hommes pendant plusieurs années à l'Académie des sciences. Par un curieux retour de l'histoire, l'idée tant décriée de Geoffroy Saint-Hilaire reprend vie à la fin du XIX siècle. Grâce à la biologie moléculaire, le naturaliste revient au premier plan des plus prestigieuses revues scientifiques. Rarement un savant aura eu droit à une telle reconnaissance un siècle et demi plus tard !

LEJEAL (Adolphe).

L'Aluminium, le manganèse, le baryum, le strontium, le calcium et le magnésium.

P., J.-B. Baillière, 1894, in-12, 360 pp, + catalogue, introduction par Urbain Le Verrier, 37 figures dans le texte (dont une gravure sur double page de l'usine de Froges), reliure percaline crème de l'éditeur, titres en noir au 1er plat et au dos, bon état (Coll. Encyclopédie industrielle)

L'HERITIER (Philippe).

La grande aventure de la génétique.

Flammarion, 1984, in-8°, 385 pp, 15 figures, index

LIOUVILLE (Joseph).

Mémoire sur une question d'analyse aux différences partielles.

Paris, s.d. (v. 1838), in-4°, 48 pp, dérelié, bon état. Extrait des Mémoires de l'Académie des Sciences morales et politiques.

MAGNÉ (A.) et H. CHARLENT.

Traité pratique de plomberie.

Paris, Garnier frères, 1928, in-12, xii-365 pp, 420 figures et hors texte, index, reliure toile éditeur (un peu défraîchie)