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ALBERT-ROULHAC (Georges).

Les vieux hôpitaux français. Le Val de Grâce.

Lyon, Laboratoires Ciba, 1939, in-8° carré, 46 pp, 23 gravures et photos dans le texte et à pleine page, cartonnage illustré de l'éditeur, dos lég. abîmé, bon état (Les Vieux hôpitaux français, VI)

ALMANACH de PARIS 1868.

Almanach de Paris 1868. Annuaire général des cours, de diplomatie, de politique, d'histoire et de statistique pour tous les Etats du globe. Quatrième année.

P., Amyot, 1868, fort in-12, (6)-760 pp, dépliant en frontispice avec portraits gravés de Olga, Reine des Hellènes, du Prince A. Gortchakoff, chancelier de l'empire de Russie, et de Sophie Charlotte, duchesse de Bavière, reliure toile rouge éditeur lég. salie, titre doré au dos et au premier plat, tranches jaspées, état correct. Rare

ALMERAS (Henri d').

La Vie parisienne sous la Restauration.

Albin Michel, s.d. (1927), in-8°, 418 pp, 14 gravures dans le texte et 16 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

"M. d'Alméras a pris pour tâche de faire connaître au public les aspects divers de Paris sous les différents régimes. Il nous a, l'an dernier, décrit les rues, les lieux de réunion, les toilettes, les moyens de transport sous la Révolution, le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il nous dit aujourd'hui comment vivaient, s'amusaient, aimaient, conspiraient les Parisiens de Louis XVIII et de Charles X. Grâce à une documentation sérieuse et au réel souci d'exactitude et d'impartialité qui anime l'auteur, l'oeuvre de M. d'Almeras présente un réel intérêt historique encore accru par les nombreuses gravures reproduites dans ses livres." (La Belgique artistique et littéraire, 1910)

ALMERAS (Henri d').

La Vie parisienne sous le Consulat et l'Empire.

Albin Michel, s.d. (1909), in-8°, 496 pp, 16 planches hors texte, 14 gravures dans le texte, dont 3 à pleine page, reliure demi-vélin, dos lisse orné d'une petite peinture d'une jolie courtisane, tête dorée (rel. de l'époque), couv. illustrée conservée, bon état. Edition originale

I. Paris sous le Consulat et l'Empire. La rue. II. Cafés, bals et concerts publics. Jardins d'été. Petits spectacles. Les panoramas. III. Gastronomes et mystificateurs. IV. Les théâtres. V. Amours de théâtre. VI. Autour de Napoléon. Sa famille. Joséphine. Marie-Louise. Le mariage de Napoléon et de Marie-Louise. VII. La cour et ses plaisirs. Napoléon et la chasse au tir. VIII. Profils et silhouettes. Quelques femmes à la mode. Mme Récamier. IX. Dans le monde. Les salons. Les lettres. X. Modes et costumes. Les fournisseurs à la mode. XI. Plaisirs mondains. Bals et réceptions. La dansomanie. Les fêtes du Consulat et de l'Empire. XII. Un bal masqué à l'ambassade d'Italie. XIII. Amour et mariage. « Administré par des rhéteurs et des cuistres, Paris a beaucoup souffert de la Révolution. Les ruines, matérielles ou morales, s'y rencontrent à chaque pas. Il faudra lui redonner ce charme et cette splendeur qu'il connut sous l'Ancien Régime et qui avaient fait de lui, au XVIIe et au XVIIIe siècles, la cité souveraine, la capitale non seulement de la France mais du monde. Cette résurrection de Paris, après dix années de guerre civile, de massacre et de pillage, ce sera un des bienfaits, et un des moins contestables, du Consulat et de l Empire. » Une mine d'informations et d'anecdotes.

ALMERAS (Henri d').

La Vie parisienne sous le Second Empire.

Albin Michel, 1933, in-8°, 518 pp, nombreuses gravures dans le texte et hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

ALMÉRAS (Henri d').

La Vie parisienne sous la Restauration.

Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1968), pt in-8°, 419 pp, 15 gravures, reliure simili-cuir bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

"M. d'Alméras a pris pour tâche de faire connaître au public les aspects divers de Paris sous les différents régimes. Il nous a, l'an dernier, décrit les rues, les lieux de réunion, les toilettes, les moyens de transport sous la Révolution, le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il nous dit aujourd'hui comment vivaient, s'amusaient, aimaient, conspiraient les Parisiens de Louis XVIII et de Charles X. Grâce à une documentation sérieuse et au réel souci d'exactitude et d'impartialité qui anime l'auteur, l'oeuvre de M. d'Alméras présente un réel intérêt historique encore accru par les nombreuses gravures reproduites dans ses livres." (La Belgique artistique et littéraire, 1910)

ALMÉRAS (Henri d').

La Vie parisienne sous la République de 1848.

Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1968), pt in-8°, 524 pp, 34 gravures et portraits dans le texte et à pleine page, reliure simili-cuir bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

ALMÉRAS (Henri d').

La Vie parisienne sous la Révolution et le Directoire.

Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v.1968), pt in-8°, 430 pp, qqs gravures à pleine page, reliure simili-cuir bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

ALMÉRAS (Henri d').

La Vie parisienne sous le Second Empire.

Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1968), pt in-8°, 519 pp, qqs gravures à pleine page, reliure simili-cuir bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

ARAGO (Etienne).

L'Hôtel de Ville de Paris au 4 septembre et pendant le Siège. Réponse à M. le comte Daru et aux Commissions d'enquête parlementaire.

P., Hetzel, s.d. (1874), in-12, 408 pp, un plan dépliant, reliure demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos lég. taché, qqs rares rousseurs, bon état (Le Quillec, 143)

"Etienne Arago, oncle d'Emmanuel, membre du Gouvernement de la Défense nationale, a été nommé maire de Paris le 4 septembre. Dans cet ouvrage, il défend ses deux mois de gestion municipale et justifie sa démission au lendemain de la journée du 31 octobre. Et il dénonce la politique réactionnaire de la majorité de l'Assemblée nationale. L'ouvrage ne concerne pas directement la Commune mais il est essentiel pour comprendre le déclenchement de l'insurrection du 18 mars." (Le Quillec)

ARBELLOT (Simon).

J'ai vu mourir le Boulevard.

Editions du Conquistador, 1950, pt in-8°, 301 pp, 5 pl. de photos hors texte, index des noms cités, broché, couv. illustrée lég. salie, état correct

Souvenirs d'une vie journalistique, quand la presse parisienne siégeait sur les grands boulevards dans l'entre-deux-guerres et à Vichy. — L'entre-deux-guerres : Le temps des illusions ; Le Figaro de Robert de Flers ; L'or de François Coty ; A la recherche du temps perdu ; De quelques maîtres et petits maîtres ; Parlotes et agapes sur un volcan. – La Guerre et Vichy : Le temps retrouvé ; La presse à l'Hôtel de la Paix ; L'Etat à l'Hôtel du Parc ; Pierre Laval et la presse ; Promenade autour des sources. — Le livre s'achève avec la nomination de l'auteur comme Consul de France à Malaga au début de 1943.

[Architecture] – Collectif.

Quai Branly : Concours pour le Centre de Conférences Internationales de Paris.

P., Institut français d'architecture, Editions Carte Segrete, 1990, in-8°, 349 pp, très nombreuses illustrations, photos et plans, dans le texte et à pleine page, qqs-unes en couleurs, broché, jaquette illustrée, bon état

Textes de François-Régis Bastide, Jacques Leprette, J.-B. Duroselle, Bernard Marrey, etc.

ARNOUX (Alexandre).

Paris-sur-Seine. Féerie des vingt arrondissements.

Grasset, 1939, in-12, 348 pp, biblio, broché, couv. illustrée rempliée, bon état (Coll. Le Trentenaire, VIII). Edition originale, un des 850 ex. sur Alfax Navarre, numéroté “Exemplaire de presse XI”, prière d'insérer, envoi a.s. à l'écrivain Claude Aveline

"Paris se compose de beaucoup de villes, on l'a dit souvent, de vingt au moins ; chaque arrondissement, chaque quartier même, a sa physionomie propre, ses moeurs, sa poésie. A travers le centre et les faubourgs j'ai vagabondé, j'ai rêvé ; de singuliers personnages, parfois, surgis du pavé, m'ont parlé ; j'ai cru souvent qu'ils se confiaient à moi. On peut voyager à Paris, découvrir des terres inconnues, provoquer des rencontres, se dépayser ; il suffit de prendre l'autobus, de marcher à l'aventure. J'ai profilé de l'aubaine. De Grenelle à la Chapelle, de la Bastille au Trocadéro, peut-être m'est-il arrivé de deviner des secrets ; peut-être l'esprit de la rue m'en a-t-il soufflé à l'oreille. Simple passant, dépourvu d'érudition, d'ambitions historiques, incapable de choisir, je n'élève pas la prétention d'épuiser la matière, de dresser un tableau complet. Je conte uniment ce que j'ai vu ou imaginé au commandement du réel ; les deux, pour moi, se confondent. Et comme je ne possèdais pas d'autres armes que la curiosité et l'amour, les choses et les êtres, il me semble, n'ont pas eu peur de mon approche. Je distribue ce qu'ils m'ont donné. De là, ce livre." (A. A.)

ARÈNE (Paul).

Paris ingénu.

P., Charpentier, 1882, in-12, 318 pp, broché, trois cahiers brunis, qqs rares rousseurs, état correct. Edition originale, avec mention de 2ème mille sur la page de titre (mais pas sur la couverture)

On joint un article de Ginette Guitard-Auviste sur l'auteur (1843-1896) : "Qui connait encore Paul Arène, "petit-neveu de Virgile" selon Barrès, admiré par Mistral, Anatole France et Maurras ?" — "Tout est vrai dans ces croquis ..."

[Atlas et géographie de la France moderne] – BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline).

Atlas et géographie de Paris et la région d'Île-de-France.

Flammarion, 1977, 2 vol. in-4°, 239 et 244 pp, 128 planches de photos (dont 64 en couleurs) et 96 planches de cartes et plans en couleurs hors texte, 14 figures dans le texte, tableaux, index, reliures skyvertex décorées de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état (Coll. Portrait de la France moderne)

AUDEBERT (R. P. Dom Bernard).

Les mémoires du R. P. dom Bernard Audebert. Estant Prieur de St-Denis et depuis assistant du R. P. Général, publiés par le R. P. dom Léon Guilloreau, moine bénédictin.

P., Jouve, 1911, gr. in-8°, xvi-333 pp, index, broché, dos lég. jauni, bon état (Coll. Archives de la France monastique, vol. XI)

"Il est impossible de s'intéresser à l'histoire de la congrégation de Saint-Maur, c'est-à-dire l'histoire des plus célèbres représentants de l'érudition française, et de ne pas savoir gré au R. P. dom Guilloreau d'avoir exhumé du vénérable manuscrit de la Bibliothèque nationale, où ils reposaient, les Mémoires de dom Audebert, à qui un bibliothécaire avisé a donné le sous-titre de Chroniques de la congrégation de Saint-Maur depuis 1642 jusqu'en 1654. La nature du livre est ainsi fort bien indiquée et si, lisant la substantielle préface de l'éditeur, on apprend l'importance du rôle joué dans la congrégation par le moine qui occupa des postes élevés, y jouit d'une haute autorité, organisa les études, devina et tira de l'ombre dom Mabillon et lui suggéra l'entreprise de ses plus fameux travaux, forma plusieurs autres savants moines comme dom Garet, dom Gerberon, dom Guérard, on comprend facilement l'intérêt que peuvent présenter les récits, les observations et les jugements d'un homme supérieur par l'esprit et par le rang, portant sur la vie du plus laborieux des Ordres pendant douze années du grand siècle. Quand dom Audebert entra dans l'Ordre de saint Benoît, la congrégation comptait soixante-seize membres. Lorsqu'il mourut, en 1675, plus de trois mille religieux occupaient les cent soixante dix-huit monastères qu'avait reconquis la Réforme, à laquelle ce puissant cerveau avait activement collaboré. Il n'en faut pas dire plus pour faire regretter vivement que ses souvenirs, qui fourmillent de gros et de menus faits, d'événements historiques comme la désunion avec Cluny et les troubles suscités par les menées de dom Faron de Chalus, et de minces épisodes de vie intérieure, ne soient consignés que pour un petit laps de temps. L'édition est de tous points satisfaisante. Le R. P. dom Guilloreau ne l'a pas seulement pourvue d'une excellente introduction sur la vie et les mérites de l'auteur, mais discrètement, sans la charger de commentaires inutiles et fastidieux, il en a éclairé le texte par d'excellentes notes biographiques sur tous les personnages cités et ayant quelque notoriété, ainsi que par d'exactes et complètes identifications des noms de lieux. Une bonne table onomastique couronne l'oeuvre qui fait honneur à la collection des Archives de la France monastique, dont elle forme un des meilleurs volumes." (J. Chavanon, Bibliothèque de l'école des chartes, 1911)

BABEAU (Albert).

Paris en 1789.

P., Christine Bonneton, 1991 fort in-8°, v-536 pp, préface de Jacques Chirac, 96 gravures dans le texte et hors texte, biblio, index, reliure skivertex bleu de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, tête dorée, bon état

Réimpression du classique d'Albert Babeau (1889), augmentée d'une bibliographie complémentaire par Alfred Fierro. Cet ouvrage est un tableau particulièrement vivant de la capitale à la veille de la Révolution. On y découvre avec plaisir ses chanteurs de cantiques et ses troupes ambulantes, ses porteurs d'eau et ses écrivains publics, ses Bains chinois et ses restaurateurs, ses théâtres et ses salons littéraires, ses églises et ses couvents. On y parcourt avec curiosité des rues aux noms étranges comme les rues Pot-au-Diable, Tire-Boudin, Trop-va-qui-dure, Fosse-aux-Chiens. On déambule aussi dans les grandes artères que sont les rues Saint-Denis, Saint-Honoré ou Dauphine... Paris en 1789, une ville qui attire, comme aujourd'hui, étrangers et provinciaux séduits par la variété de ses charmes et de ses arts.

BANVILLE (Théodore de).

Le Quartier Latin et la bibliothèque Sainte-Geneviève.

P., G. Vanoest, 1926, in-8°, 44 pp, introduction et notes par Amédée Boinet et Frantz Callot, notes, broché, trace de mouillure ancienne sur la couverture, sinon bon état

Edition originale en volume de ce tiré à part de "Paris-Guide" de 1867. — "Banville, étudiant en 1840, fut assez bohème et frondeur en son temps pour tout comprendre de la vie libre de ses compagnons d'autrefois et trop artiste pour n'en avoir pas su pénétrer la juvénile et fougueuse poésie..." (introduction).

BARBE (Père).

Lettres du P. Barbe, Doctrinaire, sur la Révolution française publiées pour la première fois et précédée d'une introduction par J. Carnandet.

Saint-Dizier, Typographie Carnandet, 1876, in-8°, xxiv-220 pp, reliure demi-basane brune lég frottée, dos lisse à filets (rel. de l' époque), bon état

Le père Barbe correspondait de Paris avec son ami M. Percheron qui habitait Chaumont. Il échappa de justesse aux massacres de Septembre. Il s'agit d'une correspondance intime qui donne néanmoins des renseignements intéressants sur l'ambiance qui régnait à Paris, des débuts de la Révolution à la fin de l'année 1792. Ouvrage rare, publié à un très petit nombre d'exemplaires et pour quelques bibliophiles seulement.

BARILLET (Pierre).

A la ville comme à la scène.

Editions de Fallois, 2004, gr. in-8°, 472 pp, notes, index, reliure demi-basane verte, dos à deux fois 3 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée, bon état. Exemplaire très bien relié

Soixante ans de théâtre et de vie parisienne. Pierre Barillet nous raconte le parcours d'un auteur dramatique, de la Libération à nos jours : une farandole de comédiens, de célébrités, de figures moins connues, qu'il a admirés et aimés et dont il brosse les portraits avec autant d'humour que d'émotion. En 1950, il signe avec Jean-Pierre Grédy une première comédie. Le Don d'Adèle leur vaut d'emblée la célébrité. Ils multiplient les succès. Fleur de Cactus connaît un retentissement mondial. Spectateur attentif, Pierre Barillet ressuscite le souvenir de soirées mémorables. S'il rend à Jean Anouilh et aux auteurs dits de Boulevard la place qu'ils méritent, il s'intéresse tout autant aux entreprises plus audacieuses, plus engagées. Parallèlement à son parcours personnel qu'il indique en filigrane, il décrit l'évolution de l'homosexualité dans le théâtre, sujet encore tabou, il y a un demi-siècle. Il évoque aussi le Paris des années 50, ses fêtes luxueuses, ses frivolités ; ses expériences professionnelles à Broadway, la faune d'Hollywood ; l'explosion de Mai 68 et son influence sur la création. À la ville comme à la scène, une vie remplie de rencontres exceptionnelles, d'amitiés, de quelques chagrins, mais surtout d'enthousiasmes et de passions.

BAROZZI (Jacques).

La Libération de Paris.

Rennes, Ouest-France, 1980 gr. in-8°, 187 pp, très nombreuses photos, un plan sur double page, broché, couv. illustrée, bon état

Recueil de photographies réunies et présentées par] Jacques Barozzi. "Après une période d'occupation de 4 ans, 2 mois et 5 jours, Paris s'insurge, Paris se soulève, Paris se libère. Le 14 juin 1940, les allemands entraient dans Paris "Ville ouverte" ; le 25 août 1944 à 14 h 45, leur représentant dans la capitale : le général Von Choltitz, signait la capitulation. L'insurrection avait commencé le 19 août 1944. Il fallut une semaine pleine aux Parisiens pour se retrouver libres chez eux ; à peine plus que le temps prêté à Dieu pour faire le monde..."

BARROUX (Robert).

Paris, des origines à nos jours, et son rôle dans l'histoire de la civilisation.

Payot, 1951, in-8°, 250 pp, notes bibliographiques, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Lutèce ; Origines religieuses et mystiques ; Paris capitale ; L'Université ; La civilité et la poésie ; Le Grand Siècle ; La ville des Lumières ; Révolutions ; La République. — "M. Barroux, archiviste aux archives de la Seine et de la ville de Paris, n'oublie pas qu'il est un ancien élève de l'École des chartes. L'essai qu'il nous apporte est appuyé sur une réelle familiarité avec les sources de l'histoire parisienne et soutenu par une connaissance étendue de toute la littérature connexe à son sujet, pour ne rien dire de la littérature tout court. Son admiration pour Dagobert, la sévérité qu'il montre envers Charlemagne et Louis XIV, coupables d'avoir déserté Paris, ses thèses sur l'influence « aréopagitique » dans la pensée parisienne ou sur le caractère « parisien » de la Pléiade pourront être discutées. Ses lecteurs, historiens ou profanes, tireront néanmoins de son livre un sérieux profit." (Léonce Celier, Bibliothèque de l'école des chartes, 1951) — "L’ouvrage de M. Barroux est l’œuvre d’un historien authentique qui joint à l’érudition le sens et le goût des vues synthétiques. Il n’a pas voulu seulement retracer l’évolution de Paris en tant que « ville », comme bien d’autres l’avaient fait avant lui, mais aussi en tant que « capitale ». Il ne croit pas qu’une prédestination géographique, trop souvent affirmée à la légère, l’imposât de toute éternité comme capitale de la France. Ce titre de capitale, Paris ne l’a acquis qu’au prix d’une lente évolution qui commence avec Clovis pour s’achever sous la monarchie capétienne. Louis XIV en transférant le siège de la monarchie à Versailles et en éloignant le gouvernement de Paris, commet un acte qui sera gros de conséquences au siècle suivant. M. Barroux a insisté particulièrement sur un aspect de l’histoire de Paris auquel les historiens n’ont pas toujours prêté une attention suffisante, sur son rôle de centre spirituel et intellectuel de la France. Ce rôle remonte au jour où, sous Louis le Débonnaire, des ambassadeurs de Byzance apportèrent à l’abbaye de Saint-Denis l’œuvre théologique et mystique de Saint Denys l’Aéropagite, que l’abbé Hilduin entreprit de traduire en latin. De l’abbaye de Saint-Denis il passe sur la rive gauche de la Seine avec la fondation de l’Université et se poursuit sans interruption jusqu’à nos jours par les salons, les Académies, les milieux littéraires et artistiques. M. Robert Barroux n’a pas négligé l’histoire militaire de Paris. Il a écrit d’excellentes pages sur l’héroïsme des Parisiens aux heures graves de l’histoire." (Georges Gougenheim, Revue de Défense nationale, 1952)

BATIFFOL (Louis).

La Vie de Paris sous Louis XIII. L'existence pittoresque des Parisiens au XVIIe siècle.

Calmann-Lévy, 1932, pt in-8°, iii-252 pp, une gravure sur double page hors texte, reliure demi-percaline bleue, pièce de titre basane caramel, dos lisse avec fleuron, date et double filet dorés en queue, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Notre vieux Paris)

BATIFFOL (Louis).

Le Louvre sous Henri IV et Louis XIII. La vie de la cour de France au XVIIIe siècle.

Calmann-Lévy, 1930, pt in-8°, 232 pp, une gravure et 3 plans hors texte, broché, bon état (Coll. Châteaux, décors de l'histoire)

"M. Louis Batiffol connaît mieux que personne le Louvre, Louis XIII et Marie de Médicis car il leur a consacré quelques-uns des meilleurs morceaux de son importante oeuvre historique. Ce nouveau livre, dont le titre résume exactement la matière, est un très bon livre, solide, précis, vivant, évocateur. D'abord, le décor, ce Louvre dont Louis XIII recommence la construction et qui n'a point cessé, un seul instant du règne, d'être en complète transformation ! Nous songeons toujours au Louvre de Louis XIV. Mais le Louvre d'Henri IV était si délabré qu'en y rentrant pour la première fois Marie de Médicis, jeune mariée, crut qu'on la voulait moquer. Le Louvre de Louis XIII menaçait ruine à tel point qu'au moment de la Journée des Dupes le Roi habitait à l'Hôtel des Ambassadeurs, rue de Tournon ! Mais la religion monarchique existait déjà sous le règne de Henri IV puisque les princesses du sang et les dames de la cour ne passaient jamais devant le lit du Roi sans faire la révérence. Et l'appartement de la Reine paraît avoir été particulièrement somptueux. La Cour comprenait 1.517 personnes sous Henri IV et 1.132 sous Louis XIII, mais un nombre infime de ces courtisans avait seul le droit d'habiter au Louvre. Dès cinq heures du matin l'officier de service ouvrait la grande porte du Palais aux huissiers, valets et garçons qui venaient nettoyer, fort soigneusement les appartements. A six heures, les courtisans commençaient à arriver et à attendre le lever du Roi, en remplissant les antichambres de leur foule trop bruyante. Mais à onze heures du soir, après qu'un archer eut crié, par trois fois au milieu de la cour que les issues allaient être closes, le Louvre était fermé comme un Musée ou comme une prison. Le Capitaine de garde donnait à ses soldats le mot, que le Roi en personne lui avait passé, et il emportait les clefs dans son appartement. Singulier mélange en ce début du grand Siècle de traditions médiévales et de domesticité des habitués de la Cour ! Un livre si vivant, si bourré de faits curieux, ne saurait se résumer, car il est la chronique même du Louvre sous deux de nos Rois. Nous en recommandons vivement la lecture à ceux qui veulent déchiffrer le visage véritable d'Henri IV, de Louis XIII et de leur entourage." (Georges Huisman, La Quinzaine critique des livres et des revues, 25 avril 1931)

BAUDRILLART (Alfred).

L'Institut Catholique.

P., La Nouvelle Société d'Edition, 1933, in-12, 133 pp, broché, bon état (Coll. Nos Grandes Ecoles), envoi a.s.

BAUER (Gérard).

Champs Elysées, lumière de Paris.

P., Publicis, s.d. (1958), in-4° (23 x 30,5 cm), 120 pp, imprimées sur des cahiers de six couleurs différentes (crème, vert, orange, azur, rose, citron), avec les ff. de texte coupés verticalement dans le sens de la hauteur, tandis que les ff. d'iconographie sont en pleine page, broché sous couverture citron rempliée illustrée d'une composition originale de Bernard Buffet, dans chemise et emboîtage de cartonnage citron (reliure de l'éditeur), emboîtage lég. abîmé, bon état

Superbe publication sur papier fort, à la très riche iconographie, mise en page par Marcel Jacno, publiée par l'agence Publicis (fondée en 1926 par Marcel Bleustein-Blanchet) à l'occasion de l'inauguration de son nouvel immeuble sur les Champs, sis au 133, dans des locaux qui avaient abrité l'Hôtel Astoria. Les documents et les photographies qui illustrent cet ouvrage ont été gracieusement communiqués par la Bibliothèque Nationale, le Musée Carnavalet et les services américains d'information, ou proviennent des collections particulières de MM. Yvan Christ et Romi. Les légendes des illustrations sont dues à Pierre Dumayet.

BELON (Paul) et Georges PRICE.

Paris qui passe.

P., Savine, 1888, in-12, xii-412 pp, préface de Jules Clarétie, index, reliure demi-toile carmin, dos muet, papier lég. jauni comme toujours, qqs rousseurs, bon état. Edition originale

Passionnantes chroniques parisiennes des débuts de la IIIe République : littérature, art, politique...

BENOIST (Jacques).

Le Sacré-Coeur des femmes de 1870 à 1960. Contribution à l'histoire du féminisme, de l'urbanisme et du tourisme. (Thèse).

Editions de l'Atelier, 2000, gr. in-8°, 488 pp, paginé 1289-1776, préface de Jean-Michel Leniaud, 28 illustrations, sources et biblio, index, broché, bon état (Coll. Patrimoine)

Cet ouvrage complète la monumentale histoire du Sacré-Cœur de Montmartre entreprise par Jacques Benoist depuis plus de dix ans. En 1992, paraissaient les deux premiers tomes de cette étude : Le Sacré-Cœur de Montmartre I : spiritualité, art et politique (1870-1923) et Le Sacré-Cœur de Montmartre II : contestation (de 1870 à nos jours). Le présent volume traite du rapport singulier qui s'est établi entre ce monument et les femmes notamment à travers la présence de plus d'une quinzaine de congrégations féminines aux abords du site. Ces congrégations jouent un triple rôle dans l'histoire du Sacré-Cœur : elles vont présenter un modèle de piété féminine incluant les figures de Marie et de Marie-Madeleine dans une France républicaine marquée par la figure de Marianne. Ces congrégations vont par ailleurs assurer une fonction d'accueil des pèlerins qui contribuent au renom du sanctuaire et à son fonctionnement. Par leur implantation sur la butte, elles contribuent enfin à une "urbanisation tempérée" du site en préservant des terrains qui comportent de nombreux espaces verts. Les congrégations féminines participent ainsi au maintien du style villageois de ce quartier de Paris. En dévoilant l'impact de la présence des congrégations féminines sur un site qui accueille désormais six millions de visiteurs par an (1 million en 1900, 3 millions en 1960), cet ouvrage est une contribution importante à l'histoire religieuse, urbaine et sociale de Paris.

BENSTOCK (Shari).

Femmes de la rive gauche : Paris, 1900-1940.

Editions des Femmes, 1987, gr. in-8°, 502 pp, traduit de l’américain, 31 pl. de photos hors texte, notes, ouvrages cités et consultés, index, broché, jaquette illustrée, bon état

“Femmes de la Rive gauche” étudie les contributions à la vie du Paris littéraire entre 1900 et 1940 de grandes Américaines et Anglaises, telles que Djuna Barnes, Natalie Barney, Sylvia Beach, Caresse Crosby, Nancy Cunard, Hilda Doolittle, Janet Flanner, Anaïs Nin, Jean Rhys, Gertrude Stein, Edith Wharton... Écrivains, éditeurs, libraires, journalistes, tenant salon au cœur du Paris culturel, elles ont nourri de leur énergie créatrice originale le grand mouvement de la modernité. Cet essai, qui considère à la fois l’histoire littéraire et la littérature, écrit la face cachée du tissu culturel, explore la richesse d’une écriture que le modernisme a tenté de nier... « Au lieu d’intersection de la vie et de l’art, au croisement de la mémoire et de l’histoire, à la confluence du mythe et de la biographie... j’ai retrouvé les traces de celles qui ont nourri de leur force et de leur intelligence le grand mouvement culturel moderniste. » (S. B.) — Lesbiennes ou non, toutes ces femmes sont considérées comme des marginales et leurs destins restent flous. Pour enfin les connaître toutes, comprendre leurs relations et leurs activités, le livre touffu de Shari Benstock (500 pages dont 60 de notes et de bibliographie) est un document précieux : un ouvrage de référence intelligent, précis et de lecture passionnante – même s’il est recommandé de ne pas tenter de l’« engloutir » en quelques heures, – une somme qui invite à la réflexion et à la discussion. [...] Ces « exclues du modernisme », ces grandes absentes, sont enfin, ensemble, objet d’étude : une « annexe » particulièrement bien venue à une histoire littéraire oublieuse des femmes. (Josyane Savigneau, Le Monde, 29 mai 1987)

BERNIER (Jean-Pierre).

La Garde Républicaine. Grandeur et renommée.

P., Editions Hervas, 1989, in-4°, 152 pp, préface du général Jacques Hérisson, 22 gravures et 149 photos en noir et en couleurs, reliure toile rouge éditeur, rhodoïd, bon état

BERTAUT (Jules).

Le Faubourg Saint-Germain sous la Restauration.

Editions de France, 1935, pt in-8°, 344 pp, reliure demi-chagrin noir à coins, dos à 4 nerfs filetés; auteur, titre, fleuron et caissons dorés, tête dorée, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état

"... M. Jules Bertaut a surtout fouillé la période qui va de la Révolution à la Troisième République et il excelle à restituer l’atmosphère que changeaient les événements, les oscillations des régimes, le bouillonnement des idées. Il a évoqué, en de véritables fresques, la Vie à Paris sous le Premier Empire, le Faubourg Saint-Germain sous la Restauration, la Province avant la guerre de 14, et bien d’autres aspects dans les décors et les mœurs du XIXe siècle. En érudit sérieux M. Jules Bertaut n’a jamais consenti, quelles que soient ses connaissances de la vie intime d’hommes et de femmes célèbres, aux falsifications de l’histoire romancée. Ses récits, attrayants, reposent sur des bases solides, ne quittent jamais une belle tenue littéraire et les chemins de la probité." (Georges Lecomte, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, 1953)

BERTAUT (Jules).

Les Parisiens sous la Révolution.

Amiot-Dumont, 1953, in-8°, 263 pp, broché, couv. lég. salie, bon état

Les derniers salons, les fêtes de la Révolution, un tour à la Convention, le théâtre « sans-culottisé », la vie dans les prisons, la monnaie fondante, la course au plaisir, la liberté retrouvée, le réveil de la société, etc.

BERTIER de SAUVIGNY (Guillaume de).

La Révolution parisienne de 1848 vue par les Américains.

P., Association pour la publication d'une Histoire de Paris, 1977, in-4°, 239 pp, broché, bon état

Une approche de la révolution parisienne depuis le continent américain où elle a suscité un vif intérêt, aiguisant l'espoir de voir naître une république fraternelle à l'image des Etats-Unis. L'auteur étudie le traitement des événements par la presse et les répercussions de la Révolution de 1848 dans trois grands centres américains : New York capitale du journalisme ; Washington capitale politique ; la Nouvelle-Orléans ville largement francophone. Il publie des témoignages de citoyens américains présents à Paris pendant la période qui va de la Révolution de février aux journées de juin. L'ensemble constitue un recueil de textes publiés dans le journaux ou des ouvrages introuvables en France.

BERTIER de SAUVIGNY (Guillaume de).

Nouvelle histoire de Paris. La Restauration, 1815-1830.

P., Association pour la publication d'une Histoire de Paris, 1977, in-4°, 525 pp, 141 illustrations dans le texte et hors texte (dont 3 pl. en couleurs hors texte), 67 cartes, plans et graphiques, copieuse bibliographie (347 titres), 2 index, reliure vélin editeur, bon état (Coll. Nouvelle histoire de Paris)

"Ce nouveau tome de la Nouvelle Histoire de Paris est remarquable, précis, fouillé, bien écrit, avec des chapitres très vivants, une illustration abondante et intéressante : c'est de l'excellente histoire et le P. Bertier de Sauvigny n'hésite pas à parler et en détail de la prostitution, de l'assistance, de l'état physique et de la morbidité (sans oublier la couleur des yeux, p. 188). C'est le Paris de Balzac qu'il nous présente avec ses passions (on lira les pages sur les jeux de hasard, p. 197-201), sa vie secrète, ses plaisirs, ses crimes. C'est un grand íivre, et qui apprend beaucoup." (G. Thuillier, La Revue administrative, 1978) — "L'ouvrage de Bertier de Sauvigny était attendu depuis longtemps par les spécialistes de l'histoire parisienne de la première moitié du XIXe siècle. (...) Il apporte une vue nouvelle de cette période de l'histoire de la capitale en s'appuyant aussi bien sur des sources d'archives, des documents imprimés et des ouvrages de l'époque que sur des travaux très récents. Son plan comprend trois parties. La première, intitulée Les cadres, examine les aspects institutionnels, les finances de la Ville, sa police et souligne la continuité de l'administration parisienne à travers les changements de régime. Elle insiste sur le rôle du préfet de la Seine dont la longévité administrative offre un curieux contraste avec la succession des préfets de police : Chabrol de Volvic reste en effet en poste de 1812 à 1830. Les finances sont héritières de la mauvaise gestion de l'Empire et du poids des deux occupations, mais l'administration parisienne s'efforce de mettre de l'ordre et d'assainir cette situation. L'examen des forces de l'ordre est surtout l'occasion de rappeler la place essentielle de la Garde nationale, jusqu'à sa dissolution en 1827 ; la gendarmerie, les régiments de ligne, la police, avec la création du corps des sergents de ville, sont également passées en revue. On lira avec profit les chapitres consacrés à l'urbanisme de cette période, aux grands travaux, marqués essentiellement par l'achèvement des chantiers laissés par l'Empire et par les grandes opérations de lotissement des quartiers du Nord-Ouest de Paris, à l'entretien et l'aménagement des voies, du réseau des eaux et des égouts, aux premiers essais d'éclairage au gaz, aux transports en commun, avec l'apparition des premières lignes d'omnibus à chevaux ; au ravitaillement et à l'alimentation, avec un exposé des circuits de distribution, des marchés et abattoirs aménagés à cette époque. D'un grand intérêt est le chapitre sur l'assistance et la charité, qui bénéficiait de l'administration mise en place dès 1801, le Conseil général des Hospices, qui préfigure l'administration de l'Assistance publique, qui lui succédera en 1849. (...) La seconde partie, qui a pour titre Les Parisiens, s'ouvre sur un important chapitre réservé à la démographie, examinée sous tous ses aspects et illustrée de nombreuses cartes détaillées. Il est suivi d'un chapitre qui étudie « le physique et le moral » des Parisiens, généralement plus grands que leurs compatriotes ; leur état de santé est analysé à travers les épidémies qui affectent les habitants... (...) La troisième partie recense les divers aspects de la vie parisienne : vie économique ; vie culturelle — Paris est un centre culturel prestigieux qui donne le ton à toute l'Europe du temps ; divertissements — surtout le théâtre, mais aussi les bals publics, les attractions sur les boulevards, les montagnes russes les restaurants, les cafés et les guinguettes, les champs de courses, les festivités officielles et populaires, le Carnaval en particulier ; vie religieuse enfin... (...) Ce beau volume est complété par de nombreuses annexes, une très solide bibliographie et de multiples cartes et illustrations." (Pierre Debofle, Bibliothèque de l'école des chartes, 1979)

BESNIER (Charles).

Paris, capitale de la France : son histoire et ses monuments.

Charles-Lavauzelle, 1948 gr. in-8°, vi-243 pp, 48 gravures et photos, notes, biblio, lexique des termes d'art, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état

"Cet ouvrage ne saurait être par ses dimensions modestes un précis complet d'histoire... Il ambitionne seulement d'inspirer la curiosité affectueuse et compréhensive de Paris, de son passé, de ses monuments... Paris est saturé d'histoire..." (Préface)

BESSE (Françoise).

Paris buissonnier. Promenades de charme pour traverser la capitale hors des sentiers battus.

Parigramme, 1998, in-8°, 175 pp, très nombreuses illustrations en couleurs de Jean-Pierre Vuillaume, broché, couv. illustrée, bon état

Aboyeur de théâtre, ange gardien, arracheur d'ailes, arracheur de dents, bagotier, batelier, bouquetière, cardeur de matelas, chasse-marée, clocheteur des trépassés, crieur de peaux de lapin, cueilleur d'orphelins, dominotier, étuviste, fileur de lumignons, flotteur de bois, gagne-petit, gazetier, harangère, layetier, loueuse de chaise, marchand d'orviétan, nattier, panacher, passeur de ruisseau, portefaix, professeur de cris, raccommodeur de porcelaine, réveilleuse, sauveur d'âmes, suisse, témoin de rencontre, tondeur de chiens, vinaigrier... Ce dictionnaire littéraire et anecdotique des petits métiers disparus ressuscite les cris et les chansons de Paris.

BIDOU (Henry).

Paris.

Gallimard, 1949, in-8°, 412 pp, 10 plans dépliants hors texte, broché, bon état

"Les villes ne sont pas simplement un corps qui nait et qui croit ; elles ont aussi un esprit, Durckheim aurait dit une âme collective. M. Henry Bidou a voulu faire revivre l'âme de Paris aux diverses époques de son existence ; il nous promène à travers les quartiers et les siècles ; il nous conduit dans les faubourgs et dans les salons, à la Comédie, à l'Opéra. Nous assistons avec lui aux grandes journées révolutionnaires, aux émeutes de la Seconde République, à la Commune. Ce livre est le journal d'un badaud géologue, historien, critique littéraire et dramatique, voire stratège. Quand ce badaud est M. Henry Bidou, comment ses promenades ne seraient-elles pas instructives ?" (Louis Hautecœur, Revue Historique, 1939)

BIDOU (Henry).

Paris.

Gallimard, 1937, in-8°, 412 pp, 10 plans dépliants hors texte (un détaché et scotché), reliure demi-basane verte, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos frotté et uniformément passé, état correct

"Les villes ne sont pas simplement un corps qui nait et qui croit ; elles ont aussi un esprit, Durckheim aurait dit une âme collective. M. Henry Bidou a voulu faire revivre l'âme de Paris aux diverses époques de son existence ; il nous promène à travers les quartiers et les siècles ; il nous conduit dans les faubourgs et dans les salons, à la Comédie, à l'Opéra. Nous assistons avec lui aux grandes journées révolutionnaires, aux émeutes de la Seconde République, à la Commune. Ce livre est le journal d'un badaud géologue, historien, critique littéraire et dramatique, voire stratège. Quand ce badaud est M. Henry Bidou, comment ses promenades ne seraient-elles pas instructives ?" (Louis Hautecœur, Revue Historique, 1939)

BINDI (Armand) et Daniel LEFEUVRE.

Le Métro de Paris. Histoire d'hier à demain.

Ouest-France, 1990, in-4°, 160 pp, 280 gravures et photos en noir et en couleurs, cartes, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Du fait de nombreuses controverses –d'abord, comment ne pas abîmer Paris ? – le métropolitain est né tardivement dans notre capitale. La Ville de Paris vote le projet en 1897. Fulgence Bienvenuë peut donc, en 1898, s'attaquer aux énormes problèmes posés par le « chantier du siècle ». Il les résoudra avec brio et sans perdre de temps. La ligne 1 sera inaugurée en 1900. De son côté, Hector Guimard a donné aux monuments extérieurs du métro un style Art nouveau qui surprit ou choqua d'abord... Les auteurs nous racontent la construction du métro parisien, ses gageures, ses exploits et ses drames. Ils nous font partager – et découvrir, souvent – la vie quotidienne de cette étonnante entreprise (personnel, matériel, entretien, animation...), qui accueille quotidiennement plusieurs millions de personnes, voyageurs et autres...

BIVER (Marie-Louise).

Fêtes révolutionnaires à Paris.

PUF, 1979, gr. in-8°, 223 pp, préface de Jean Tulard, 71 gravures sur 48 planches hors texte, sources et biblio, reliure pleine toile blanche de l'éditeur, avec une vignette couleurs en médaillon au 1er plat, titres noirs au 1er plat et au dos, rhodïd, bon état

BIZARDEL (Yvon).

Deux Yankees et trois demeures parisiennes. Château des Ternes, Hôtel de Créqui, Hôtel de la Ferté-Senneterre.

Chez l'Auteur, en dépôt à la Librairie historique Clavreuil, 1980, in-8°, 94 pp, 12 gravures et fac-similés hors texte, texte français suivi de la traduction anglaise par Harold King, broché, bon état. Peu courant

BLANCHARD (Claude).

Le Parisien de Paris.

La Jeune Parque, 1946, in-8°, 256 pp, préface de Jean Galtier-Boissière, 13 illustrations pleine page par Gus Bofa, Pierre Falké, Lucien Boucher, Valdo-Barbey, André Villebœuf, Jean Oberlé, Serge, Pierre Devaux, Maurice Van Moppès, Dignimont, Paul Simon, La Verrerie et Jean Marchand, broché, couv. lég. salie, sinon bon état

BLANCHE (Jacques-Emile).

Passy.

P., Pierre Lafitte, 1928, in-12, 94 pp, 2 bois d'Auguste Rouquet, broché, couv. illustrée par le même A. Rouquet, dos passé, bon état (Coll. Visages de Paris). Edition originale sur papier alfa

Par le peintre, graveur et écrivain Jacques-Émile Blanche (1861-1942). Il bénéficie d'une éducation cosmopolite, ayant été élevé à Passy dans une maison qui avait appartenu à la princesse de Lamballe, acquise par son grand-père, Esprit Blanche, psychiatre qui a compté parmi ses patients Gérard de Nerval. Son père, Émile Blanche, est également aliéniste. Cette maison gardait toujours une atmosphère empreinte de l'élégance et du raffinement du XVIIIe siècle et a influencé ses goûts et son travail. Élève de Stéphane Mallarmé, son professeur d'anglais au lycée Condorcet à Paris, il se lia d'amitié avec Henri Bergson et André Gide. Bien qu'il ait reçu l'enseignement d'Henri Gervex, Jacques-Émile Blanche peut être considéré comme un peintre autodidacte. Il fit ses premiers pas dans le milieu mondain sous la bienveillante protection du comte Robert de Montesquiou. Il fut aussi ami des surréalistes et des dadaïstes, parmi lesquels Jacques Rigaut, René Crevel et Jean Cocteau, dont la mère était très liée avec la famille Blanche...

BLOCH (Jean-Jacques) et Marianne DELORT.

Quand Paris allait “à l'Expo”.

Fayard, 1980, in-8°, 197 pp, 16 pl. de gravures hors texte, 6 plans, 2 tableaux, broché, couv. illustrée à rabats, pelliculage de la couv. lég. décollé, bon état

De 1855 à 1937, les Expositions Universelles présentent au public les oeuvres du "génie humain", attirant dans la capitale la foule des exposants et des visiteurs étrangers, des provinciaux et des badauds. D'abord impériale, puis républicaine “l'Expo” devient, en 1900, une grande fête populaire. Elle le restera jusqu'en 1937, lorsque l'Allemagne nazie et l'URSS se retrouvent face à face tandis que la France profite de ses premiers congés payés. Jean-Jacques Bloch et Marianne Delort font revivre ces grands moments, avec un luxe de détails cocasses ou nostalgiques.

BLOIT (Michel).

Moi, Maurice, bottier à Belleville. Histoire d’une vie.

L’Harmattan, 2005, in-8°, 255 pp, préface d’Alain Seksig, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Mémoires du XXe siècle)

Maurice Arnoult est un des derniers artisans bottiers de Belleville, autrefois le grand centre de la fabrication de la chaussure de luxe parisienne. Installé depuis 1937 dans une des plus anciennes maisons du quartier, il a reçu Michel Bloit tous les vendredis pendant plus d'un an pour lui raconter sa vie. Né dans une ferme de la vallée du Loing en 1908, apprenti bottier dès l'âge de 14 ans dans quatre ateliers successifs à Belleville, il s'initie à toutes les finesses du métier, au milieu d'Italiens, d'Arméniens, de Roumains et de quelques Français. Enfant privé d'école en raison d'une longue maladie, il participe, vers 1920, à une sorte d'université populaire siégeant dans les arrière-salles des cafés de Belleville où, en quelques années des professeurs bénévoles le hissent au niveau d'une licence de philosophie. Il côtoie l'Islam en 1928 avec les tirailleurs algériens, lors de son service militaire. La grande crise des années trente lui fait connaître la misère et la révolte. En 1937, il s'installe à son compte. Mobilisé en septembre 1939 comme pionnier-constructeur de fortins à la frontière lorraine, il est fait prisonnier mais réussit à se faire libérer après avoir appris la mort de sa femme. De retour à Belleville à la mi-1941, il découvre le marché noir, la collaboration et l'horreur des déportations. Après la Libération, il connaît les Trente Glorieuses tout en restant artisan indépendant. Seul Français de son immeuble, il en devient l'écrivain public, intermédiaire bénévole entre la population immigrée et les administrations. Reconnu comme un des derniers grands témoins d'une époque révolue, il est souvent sollicité par les médias. Il se lie d'amitié avec Jean Guéhenno, fils de bottier.

BLOIT (Michel) et Pascal PAYEN-APPENZELLER.

Les Mystères de Paris en l'an 1789. Les grandes et petites affaires qui ont marqué l'année, extraites des archives inédites des commissaires de police.

P., Sylvie Messinger, 1989, gr. in-8°, 237 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

Écouter la voix de la Révolution, entrer en conversation avec nos pères, voilà ce que nous permet ce livre qui ne ressemble à aucun autre. Les archives des commissaires-enquêteurs au Châtelet de Paris ont été systématiquement exploitées par Michel Bloit et Pascal Payen-Appenzeller. Ils se sont intéressés à 1789, l’année du passage, et ont étudié les affaires publiques ou privées, importantes ou sans grande portée apparente, qui montrent comment le vent de l’histoire souffle dans les rues, les maisons, et sur la vie des communautés et des individus. À côté des révélations concernant les émeutes du faubourg Saint-Antoine, vous découvrirez les suites, macabres ou insolites, de la journée du 14 juillet, vous y verrez la démocratie à l’œuvre, à Paris et en banlieue. Une galerie de caractères, de la saveur dans le langage et dans les gestes, un livre goûteux qui montre la Révolution à la fois dans ses aspects les plus concrets et les plus symboliques à travers une série d’enquêtes en forme de nouvelles, Les Mystères de Paris en l’an 1789 vous invitent au spectacle de l’histoire. — Pascal Payen-Appenzeller a été le collaborateur de Jacques Hillairet pour le Dictionnaire historique des rues de Paris.

BLUM (André).

Paris reste Paris.

Genève, Editions du Mont Blanc, 1948 gr. in-8°, 190 pp, 16 gravures hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, prière d'insérer et carte de la direction des Editions du Mont Blanc joints

Conservateur au Musée du Louvre, l'auteur rappelle en quoi Paris fut intimement lié aux grands événements de notre histoire. — Table : La domination romaine et la fin de la Civilisation antique ; Les Barbares et le Christianisme ; La première tentative de Révolution bourgeoise au XIVe siècle ; Des Maillotins et des Cabochiens aux Armagnacs et aux Bourguignons ; Paris et la Réforme ; Paris et les guerres de Religion ; Paris Ligueur ; Paris Frondeur ; Paris Révolutionnaire ; Du Directoire à Napoléon Ier ; Paris au temps de la Restauration et de la Révolution de 1830 ; Paris pendant la Monarchie de Juillet et la Révolution de 1848 ; Paris sous la Seconde République et le Second Empire ; Paris et la Commune ; Le Paris de la Troisième République ; La Libération de Paris.

BOINET (Amédée).

Les Richesses d'art de la ville de Paris. Les Edifices religieux : Moyen Age - Renaissance.

P., Librairie Renouard, H. Laurens, 1910, pt in-4°, vi-210 pp, 64 pl. de gravures hors texte, chronologie des églises de Paris, biblio, index, reliure pleine toile grise illustrée en noir et rouge de l'éditeur, pt accroc sans gravité à un mors, bon état (Coll. Richesses d'art de la Ville de Paris)

"Quand ta nouvelle collection des « Richesses d'art de la Ville de Paris » commença de paraître, on pouvait croire qu'il ne s'agirait que d'une sorte de nouvel inventaire commenté des richesses d'art. Mais l'ouvrage d'Amédée Boinet est une vraie étude historique et artistique, où la reconstitution du vieux Paris se base et se fortifie sur des recherches personnelles, un enseignement documentaire, mille indications précieuses par leur éloquence dans le récit. L'érudit doit à la méthode de l'École des Chartes sa façon de procéder, qui relève singulièrement ce que le plan de ce volume pourrait offrir de monotone. En décrivant par le menu les églises, depuis Saint-Germain-des-Prés, qui est de l'époque romane, jusqu'à Saint Eustache, qui est de la Renaissance, M. A. Boinet a fait de solides petites monographies artistiques et historiques, qui répondront à bien des points d'interrogation des visiteurs parisiens ; et la bibliographie et l'index qui les terminent sont une fort heureuse idée. L'illustration de l'ouvrage est d'ailleurs parfaite." (Revue critique d'histoire et de littérature, 1910) — "Les églises de Paris sont intéressantes par leur construction proprement dite, par les objets qu'elles renferment et par les souvenirs qu'elles évoquent. M. Boinet a su nous les montrer sous ces différents aspects. L'archéologue et l'historien trouveront à glaner dans cet ouvrage, mais surtout, et c'est là le but que se proposait l'auteur, nous pourrons tous visiter maintenant avec plus d'intérêt nos monuments parisiens. Combien de fois ne sommes-nous pas passés près de telle ou telle chapelle sans y prêter grande attention. (...) C'est justement un des mérites de l'auteur d'avoir su prendre dans les vieilles histoires de Paris et dans les guides et notices du XIXe siècle ce qui pouvait être intéressant et vrai (...) nous ne le suivrons pas dans le détail de chaque monument dont l'historique et la description sont traités d'une manière claire et précise..." (Marcel Aubert, Bibliothèque de l'école des chartes, 1910)

BOISSAIS (Maurice)(dir.).

La Semaine héroïque, 19-25 août 1944.

SEPE, 1944, in-8°, 64 pp, préface de Georges Duhamel, 30 superbes photos pleine page de la libération de Paris avec légendes en regard par MM. Doisneau, Arthaud, Jahan, Roubier, Roughol, Serge, Zuber et Mme Suzanne Laroche, non paginé, reliure demi-percaline à coins éditeur (dos bleu, plats blanc, coins rouges), une photographie contrecollée au premier plat, C. de bibl., bon état

Saisissants et émouvants témoignages de quelques uns des meilleurs photographes, qui restituent le climat de la libération de Paris.

BONFILS (Robert).

200 vues de Paris : Guide des musées, églises, monuments, bibliothèques, curiosités, spectacles.

Larousse, 1930, in-8°, 167 pp, une carte dépliante hors texte, 200 reproductions photographiques choisies et commentées, plans, index, reliure demi-basane acajou, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titre et éditeur dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état

"C'est une idée infiniment ingénieuse qui a inspiré les auteurs de ce nouveau guide illustré de Paris. Et combien utile ! Les étrangers et les touristes y trouveront tout ce qu'ils ont besoin de voir et de savoir. D'abord, ils auront la joie de regarder ces deux cents vues, admirablement prises et reproduites, des principaux aspects de la capitale, de ses monuments et de ses trésors artistiques ou historiques les plus fameux. Mais ils pourront, en outre, dans les quelques lignes aussi concises que substantielles qui les accompagnent, et qui sont d'un érudit plein de goût et parfaitement informé, puiser les renseignements indispensables et – chose précieuse ! – ceux-là seulement. Car, il va de soi que le promeneur n'a pas de temps à perdre, même lorsqu'il n'est à Paris que pour flâner. Aussi bien, ce n'est pas seulement le touriste et l'étranger qui éprouveront un vif plaisir à compulser ce recueil. Le vieux Parisien lui-même sera enchanté de l'avoir sous la main afin d'y rafraîchir ses souvenirs et de préciser les notions, trop vagues souvent, que nous possédons sur les monuments devant lesquels nous passons chaque jour et dont nous remettons sans cesse au lendemain le soin de nous enquérir. Cinq ou six lignes, dix lignes au plus suffisent à M. Robert Bonfils pour condenser ce qu'il convient de savoir. Et, en parcourant ces notices, on est stupéfait de constater qu'elles nous enseignent une foule de détails oubliés ou ignorés. Pour faciliter les recherches, M. Bonfils a divisé Paris en six quadrilatères qui ont pour centre l'Arc de Triomphe, la Bastille, Montmartre, la Cité, les Gobelins et Montparnasse : cette disposition permet de s'orienter facilement. Au surplus, on aura, à la fin de ce remarquable volume, une liste succincte de toutes les particularités dignes d'intérêt que renferment les palais, les monuments et les institutions de la capitale." (Le Temps, 15 juillet 1930)

BONFILS (Robert).

Les Cent vues de Paris.

Larousse, 1924, pt in-4°, 167 pp, illustré de 130 photos choisies et commentées par Robert Bonfils et d'une carte de Paris sur double page hors texte, reliure percale verte décorée à froid de l'éditeur, titre doré au dos et au 1er plat, dos uniformément passé, pt accroc sans gravité sur 1 cm au bas d'un mors, bon état

BONNEFOUX (Baron de) et PARIS.

Dictionnaire de la marine à voile.

P., René Baudouin, 1980, fort in-4°, [30]-xvi-776 pp, 7 grandes planches gravées reproduites sur les 30 premières pages (les planches étaient à l'origine dépliantes), index, vocabulaire anglais-français des termes principaux de la marine à voiles, reliure simili-cuir bleu de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, jaquette illustrée, bon état

Réimpression de l'édition de 1856.

BONNELLIER (Hippolyte).

Mémorial de l'Hôtel-de-Ville de Paris ; 1830, par Hippolyte Bonnelier, ancien secrétaire de la commission municipale du Gouvernement provisoire.

P., Houdaille, 1835, in-8°, xxi-293 pp, copieuses pièces justificatives (pp. 231-293), reliure demi-basane violine, dos lisse avec titres et quadruples filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état. Rare

"Il ne s'agit pas de mémoires, mais d'une histoire de la Révolution de Juillet 1830 à partir des événements qui ont eu lieu notamment dans le cadre de l'Hôtel de Ville. Cependant l'auteur a assisté à tout ce qu'il relate et il écrit souvent à la première personne, se mettant en scène." (Bertier, 142).

BORGÉ (Jacques) et Nicolas VIASNOFF.

Archives de Paris.

Editions Michèle Trinckvel/EDL, 2001, in-4°, 263 pp, préface d'Armand Lanoux, environ 170 photographies en noir dans le texte et à pleine page, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Archives de la France)

A travers plus de cent cinquante photographies anciennes montrant divers aspects de la capitale au XIXe siècle et au tout début du XXe (la rue, l'eau, l'usine, la misère, le luxe, la fête, la campagne) et des textes écrits vers la fin du XIXe siècle soigneusement sélectionnés (Paul Adam, Emile Bergerat, Georges Cain, Gustave Coquiot, Paul Gavault, Paul Ginisty, Hugues Le Roux, Arthur Meyer, Alexandre Privat d'Anglemont, Aurélien Scholl, Charles Virmaître, etc.), cet ouvrage vous fait pénétrer dans les arcanes d'un Paris disparu. — Table : La rue ; L'eau ; L'usine ; La misère ; Le luxe ; La fête ; La campagne.

BOUJU (Paul).

Quarante mois à l'Hôtel de Ville.

Editions Eugène Figuière, 1930, in-12, 319 pp, broché, bon état

Paul Bouju (1868-1941) fit une belle carrière préfectorale sous la IIIe République, il fut préfet de la Seine du 25 septembre 1925 au 19 février 1929. Poète à ses heures, voici l'épitaphe qu'il se composa pour lui-même : "Passant donne à ce mort les pleurs qui lui sont dus / Il fut doux, bienveillant, quelquefois chimérique / Rimeur impénitent sans grand essor lyrique / Et Préfet de la Seine à ses moments perdus".

BOULENGER (Jacques).

Sous Louis-Philippe. Le Boulevard.

Calmann-Lévy, 1933, pt in-8°, 216 pp, un plan du Boulevard en 1836 sur double page hors texte, broché, bon état (Nouvelle collection historique)

Paris dans les premières années de la monarchie de Juillet, où Jacques Boulenger retrace une « promenade en 1836 » allant de la Place de la Madeleine au Café des Variétés situé sur le Boulevard Montmartre.

BOULENGER (Jacques).

Sous Louis-Philippe. Le Boulevard.

Calmann-Lévy, 1933, pt in-8°, 216 pp, broché, bon état (Nouvelle collection historique). Sans le plan hors texte annoncé

Paris dans les premières années de la monarchie de Juillet, où Jacques Boulenger retrace une « promenade en 1836 » allant de la Place de la Madeleine au Café des Variétés situé sur le Boulevard Montmartre.

BOURNON (Fernand).

Histoire de Paris. Histoire - Monuments - Administration - Environs de Paris.

Bagnolet, Editions Grafik Plus, 1977, gr. in-8°, v-384 pp, 6 pl. de gravures hors texte, 151 gravures dans le texte, 10 plans, reliure pleine toile grise décorée en noir et or de l'éditeur, dos lisse orné, armes de Paris en noir au 2e plat, ex-dono manuscrit, bon état. Réimpression soignée de l'édition de Paris, 1888

"... Nous avons eu un triple but, auquel correspondent les trois parties de ce livre : présenter le récit des faits où Paris a eu une part, depuis l'attaque de l'humble Lutèce par le lieutenant de César, jusqu'à l'époque trop voisine de nous pour appartenir encore à l'histoire impartiale ; – décrire, dans l'ordre chronologique de leur construction les monuments que l'art de chaque siècle a élevés pour l'embellissement de la capitale, depuis les arènes romaines retrouvées rue Monge, jusqu'au palais du Trocadéro ; – faire connaître enfin l'histoire et l'organisation actuelle de l'administration municipale, en comparant le présent au passé, ce qui revient à montrer la marche incessante de Paris dans la voie du progrès et de la civilisation..." (Introduction)

BOURNON (Fernand).

Paris-Atlas.

Larousse, 1989, in-4°, xvi-239 pp, 595 reproductions photographiques, 32 dessins de Léon-Charles Libonis et 28 plans dont 24 en couleurs (Paris, les 20 arrondissements, Versailles, environs de Paris, Fontainebleau), page de titre illustrée imprimée en rouge et noir, index, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, dos lisse avec titre doré et décor végétal à froid, 1er plat avec titre doré et décor végétal à froid avec au centre les armes de Paris, 2e plat avec médaillon Larousse à froid, bon état

Réimpression à l'identique de l'édition de 1900 de cet excellent ouvrage de l'archiviste et historien de Paris, Fernand Bournon (1857-1909). — "Paris-Atlas est une publication illustrée, paraissant par livraisons à cette librairie Larousse si habile aux ouvrages de vulgarisation. Chaque livraison, consacrée à un des vingt arrondissements de Paris, est accompagnée d'un plan de l'arrondissement en huit couleurs. La description des rues, places et bâtiments est l'oeuvre d'un des historiens qui connaissent le mieux le vieux Paris et le nouveau, de M. Fernand Bournon. Elle est claire, vivante et toujours instructive. L'auteur a soigneusement évité de faire parade de son érudition ; à peine a-t-il osé risquer çà et là la cote d'un carton des Archives nationales ou une étymologie nouvelle (ex. le Louvre, qui serait que l'Ouvre, ou l'oeuvre capitale de défense élevée sur la rive droite par Philippe-Auguste) ; mais c'est seulement quand on connaît les choses à fond qu'on peut en parler avec cette substantielle concision. Quatre fascicules sont réservés aux environs de Paris." (Revue Historique, 1900)

BOUSSARD (Jacques).

Nouvelle histoire de Paris. De la fin du siège de 885-886 à la mort de Philippe-Auguste.

P., Association pour la publication d'une Histoire de Paris, 1976, in-4°, 437 pp, 133 illustrations dans le texte et hors texte, biblio, index, reliure vélin éditeur, bon état (Coll. Nouvelle histoire de Paris)

"C'est le récit passionnant de la naissance d'une capitale que l'auteur nous livre dans son ouvrage. Son propos était de suivre chronologiquement l'évolution de la ville, sous tous ses aspects. Aussi était-il exclu pour lui de consacrer des chapitres séparés à l'étude de chacun de ces aspects : commerce, art, enseignement et culture etc... – ce qui lui eût été bien plus aisé. Il a tenu au contraire à brasser, pour une même époque, une masse de faits d'une grande diversité mais selon lui d'importance égale dans le développement de Paris parce qu'ils interfèrent sans cesse. La réussite est à la mesure de la difficulté et, sans omettre de descendre dans les détails, l'auteur donne l'impression de dominer sans peine le sujet. Cette aisance est assurément due à une connaissance approfondie des sources, tant manuscrites qu'imprimées, – dont la bibliographie qui figure à la fin de l'ouvrage montre l'étendue. Admirons en particulier sa parfaite connaissance de l'entourage des comtes de Paris et des ducs de France, et de l'influence qu'exercèrent ces fidèles sur le développement des grandes abbayes et, par leur intermédiaire, de la ville entière. (...) L'auteur nous a ainsi brossé un tableau nouveau, complet, vivant – que rehausse davantage encore la qualité de l'illustration – d'une évolution qui, en trois siècles et demi, fit « d'un simple carrefour de commerce la capitale du royaume »." (Lucie Fossier, Scriptorium, 1979)

BOUTET de MONVEL (Noël).

Les demains de Paris.

Denoël, 1964, in-8° carré, 231 pp, 80 pl. de plans et photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, état correct

"Fondé sur de nombreuses lectures, cet ouvrage se propose de faire prendre conscience à l'opinion publique de la gravité des problèmes posés par la croissance de l'agglomération parisienne, et de la nécessité d'un aménagement rationnel, inconcevable sans des transformations de très grande envergure. Une première partie retrace brièvement les grandes lignes de l'histoire de la capitale. Vient ensuite un bilan des « misères et des erreurs » du Paris de 1964 : insuffisance et vétusté de l'habitat, difficultés des transports et de la circulation, équipements collectifs inférieurs aux besoins. Une troisième partie passe en revue les remèdes : réalisations récentes, plans et projets. En conclusion, l'auteur envisage l'alternative : ou bien, continuation des errements actuels, qui conduiront rapidement à « l'agonie » de l'organisme urbain, ou bien transformations qui feront de Paris la capitale de l'Europe et une métropole mondiale. Comme dans les ouvrages de ce genre, la question du coût et des priorités est laissée de côté." (Population, 1965)

BOUTIÉ (Louis).

Paris au temps de saint Louis, d'après les documents contemporains et les travaux les plus récents.

Perrin, 1911, in-8°, v-408 pp, 8 gravures hors texte, reliure demi-basane verte, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état

"Le souci de venir en aide aux infortunés était fort répandu au moyen âge, en dépit de la barbarie des moeurs, et partout s'élevaient des hôpitaux, des asiles... L'ouvrage de M. Louis Boutié nous fournit de curieux renseignements à ce sujet. Il est bon de dire que l'exemple fourni par le roi et par la reine-mère était un excellent encouragement à faire le bien, car le fils de Blanche de Castille ne négligeait aucune occasion de pratiquer les devoirs de le charité. On sait que ce monarque « avait une tendreur merveilleuse pour les mésaisés », et que partout où il se trouvait, et tous les jours, cent vingt-deux pauvres recevaient chacun deux pains de la valeur d'un denier parisis, un quart de vin, de la viande ou du poisson pour un bon repas, et un denier parisis (environ cinquante centimes d'à présent). Trois de ces pauvres, se mettaient à table dans la même salle que le roi, et tout proche de ce dernier, qui leur envoyait ce qu'on lui servait de meilleur. Après quoi, quand ils étaient enfin congédiés, ils recevaient en sortant quarante deniers parisis. Il existe une lettre datée de 1260, par laquelle saint Louis ordonne que les aumônes faites chaque année, au temps de carême, par la pieuse libéralité de ses prédécesseurs, c'est-à-dire deux mille livres parisis (à peu près un demi-million d'aujourd'hui), 63 boisseaux de blé, 68,000 poissons, etc., seront continuées par lui, et par les autres rois de France, ses successeurs..." (Jean Frollo, Le Petit Parisien, 1er nov. 1910)

BRESC-BAUTIER (Geneviève) et Xavier DECTOT (dir.).

Art ou politique ? Arcs, statues et colonnes de Paris.

P., Délégation à l'Action artistique de la Ville de Paris, 1999, in-4°, 237 pp, texte sur 2 colonnes, 240 gravures et photos en noir et en couleurs, biblio, index des artistes et index des personnalités, cart. pleine toile rouge de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Paris et son Patrimoine)

Textes de Geneviève Bresc-Bautier, Maurice Agulhon, Georges Poisson, Fabienne Audebrand, Alexandre Gady, Jean-Marcel Humbert, etc.

BRISAC (Catherine).

Le Musée des Plans-Reliefs. Hôtel national des Invalides.

Pygmalion, 1980, gr. in-8°, 93 pp, 55 illustrations dans le texte (photos, plans et fac-similés), biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Richesses de notre patrimoine)

Pour ceux qui ont rencontré pour la première fois, à l'Hôtel des Invalides ou au Palais des Beaux-Arts de Lille, ces modèles réduits des forteresses, il reste le souvenir de la précision et de la taille de ces plans-reliefs. Ce petit ouvrage nous explique leur histoire, les méthodes de fabrication et nous propose un catalogue sommaire des modèles existants.

BUJON (Pierre).

Petite histoire de Paris.

P., Marpon et Flammarion, s.d. (1887), in-12, 379 pp, 68 gravures à pleine page, reliure percaline rouge, titres dorés au dos et fer de la ville de Paris au 1er plat, état correct

BUYER (Xavier de) et François BIBAL.

Fontaines de Paris. Textes de Xavier de Buyer. Photographies de François Bibal.

P., Editions François Bibal, 1989, in-4° carré, 142 pp, nombreuses photographies en couleurs, index des fontaines, reliure toile décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Un livre de photos présentant près de 100 fontaines parisiennes. — "Rêvez assis sur la margelle d'une fontaine. aspergé par les embruns des jets d'eau. bercé par le bruissement des gouttes. et vous oublierez vos peines. Emplissez-vous les yeux et l'esprit du charme de la fontaine Médicis, laissez-vous aller à la douceur et à la tendresse des jeunes filles de la fontaine Calmette. Admirez la splendeur de celles de la Concorde. Emerveillez-vous devant la beauté de toutes ces fontaines, secrètes, connues ou non, que François Bibal, de son appareil magique, vous révèle. Alors. tout au long des saisons, le jour et la nuit, vous chercherez inlassablement leur énigme, dans le miroitement des eaux frémissantes, dans l'explosion infinie des gouttelettes, dans l'éblouissement des jets d'eau au soleil levant, et vous trouverez le mystère de votre coeur."

CABRIS.

Le Costume de la Parisienne au XIXe siècle.

P., Société anonyme des publications scientifiques et industrielles, 1901, in-8°, iv-296 pp, 133 illustrations en noir dans le texte, broché à grandes marges, couverture imprimée datée de 1902, bon état

L'évolution de la mode parisienne tout au long du XIXe siècle. Illustré de croquis. La naissance du mannequin n’est pas due à Charles Frederick Worth, comme cela est écrit dans de nombreux ouvrages. Mais à partir de 1858, date de la première collection sous son nom, le couturier anglais a fait du mannequin une figure incontournable pour la présentation du vêtement de mode. Et lors des défilés, les hommes accompagnant leurs femmes semblent plus intéressés par le mannequin que par la toilette...

CAIN (Georges).

Environs de Paris. (Deuxième série).

P., Ernest Flammarion, s.d. (1913), pt in-8°, 345 pp, ouvrage orné de 107 illustrations et de 4 plans dans le texte et à pleine page, broché, couv. illustrée rempliée, bon état

Fin connaisseur de Paris, l’écrivain et peintre Georges Cain (1856-1919) fut conservateur du Musée Carnavalet de 1897 à 1919. Dans cet ouvrage, il évoque notamment le château d'Anet, le Temple de la Gloire à Orsay, Pont-aux-Dames, la Maison de François Ier à Moret, le Mont-Louis de Jean-Jacques Rousseau, l'abbaye de Livry, l'Isle-Adam, l'eau de Ville-d'Avray, etc.

CAIN (Georges).

Nouvelles promenades dans Paris.

P., Ernest Flammarion, s.d. (1908), pt in-8°, (8)-414 pp, ouvrage orné de 135 gravures anciennes et de 20 plans anciens et modernes, reliure demi-basane havane, dos lisse orné en long, titres et filets verticaux dorés (rel. de l'époque), mors frottés, bon état

Fin connaisseur de Paris, l’écrivain et peintre Georges Cain (1856-1919) fut conservateur du Musée Carnavalet de 1897 à 1919.

CAIN (Georges).

Promenades dans Paris.

P., Ernest Flammarion, s.d. (v. 1910), pt in-8°, 404 pp, ouvrage orné de 107 gravures anciennes et de 18 plans anciens et modernes dans le texte et à pleine page, reliure pleine toile bleue, dos lisse, pièce de titre basane vermillon, bon état

Fin connaisseur de Paris, l’écrivain et peintre Georges Cain (1856-1919) fut conservateur du Musée Carnavalet de 1897 à 1919. — "M. Georges Cain, éminent conservateur du musée Carnavalet, nous donne une série de « Promenades dans Paris » dont il connait à fond, avec une érudition pittoresque et documentée, le passé et l'histoire. Les pierres parlent, mais si tout le monde peut les écouter, bien peu savent les entendre. Nul n'était mieux qualifié pour recueillir leurs confidences que M. Georges Cain. Nos lecteurs verront combien les aveux qu'elles lui ont faits sont passionnants et variés, et ils le suivront dans ses promenades, nous en sommes certains, avec autant d'intérêt que de curiosité. « Un des gros chagrins des Parisiennes fut toujours de ne pas connaître Paris : de là des regrets charmants, d'exquises lamentations : Oh ! monsieur, que je voudrais avoir vu la Bièvre !... Il y a, paraît-il, encore d'étonnants hôtels dans le Marais ?... Qu'est-ce donc que la rue Geoffroy-l'Asnier ?... et l'hôtel Scipion ? »" (Le Figaro, 21 mars 1905)

CAIN (Georges).

Promenades dans Paris. Suivi de : Nouvelles Promenades dans Paris.

P., Ernest Flammarion, s.d. (1907 et 1924, 2 vol. in-12, 404 et 416 pp, 242 gravures dans le texte et hors texte, 38 plans hors texte, brochés, couv. illustrées, bon état

Georges-Jules-Auguste Cain (1856-1919), est un peintre historique et un historien de Paris, de ses théâtres et de ses monuments. Il a été conservateur du musée Carnavalet de 1897 à 1919. — "M. Georges Cain, éminent conservateur du musée Carnavalet, nous donne une série de « Promenades dans Paris » dont il connait à fond, avec une érudition pittoresque et documentée, le passé et l'histoire. Les pierres parlent, mais si tout le monde peut les écouter, bien peu savent les entendre. Nul n'était mieux qualifié pour recueillir leurs confidences que M. Georges Cain. Nos lecteurs verront combien les aveux qu'elles lui ont faits sont passionnants et variés, et ils le suivront dans ses promenades, nous en sommes certains, avec autant d'intérêt que de curiosité. « Un des gros chagrins des Parisiennes fut toujours de ne pas connaître Paris : de là des regrets charmants, d'exquises lamentations : Oh ! monsieur, que je voudrais avoir vu la Bièvre !... Il y a, paraît-il, encore d'étonnants hôtels dans le Marais ?... Qu'est-ce donc que la rue Geoffroy-l'Asnier ?... et l'hôtel Scipion ? »" (Le Figaro, 21 mars 1905)

CAIN (Georges).

Promenades dans Paris. Suivi de : Nouvelles promenades dans Paris.

P., Ernest Flammarion, s.d. (1907 et 1924), 2 vol. pt in-8°, 404 et 416 pp, 242 gravures dans le texte et hors texte, 38 plans hors texte, reliures pleine toile crème de l'éditeur, titres ornementés sur les 1ers plats, têtes dorées, bon état

Georges-Jules-Auguste Cain (1856-1919), est un peintre historique et un historien de Paris, de ses théâtres et de ses monuments. Il a été conservateur du musée Carnavalet de 1897 à 1919. — "M. Georges Cain, éminent conservateur du musée Carnavalet, nous donne une série de « Promenades dans Paris » dont il connait à fond, avec une érudition pittoresque et documentée, le passé et l'histoire. Les pierres parlent, mais si tout le monde peut les écouter, bien peu savent les entendre. Nul n'était mieux qualifié pour recueillir leurs confidences que M. Georges Cain. Nos lecteurs verront combien les aveux qu'elles lui ont faits sont passionnants et variés, et ils le suivront dans ses promenades, nous en sommes certains, avec autant d'intérêt que de curiosité. « Un des gros chagrins des Parisiennes fut toujours de ne pas connaître Paris : de là des regrets charmants, d'exquises lamentations : Oh ! monsieur, que je voudrais avoir vu la Bièvre !... Il y a, paraît-il, encore d'étonnants hôtels dans le Marais ?... Qu'est-ce donc que la rue Geoffroy-l'Asnier ?... et l'hôtel Scipion ? »" (Le Figaro, 21 mars 1905)

CANDILLE (Marcel).

Etude du Livre de Vie active de l'Hôtel-Dieu de Paris de Jehan Henry (XVe siècle).

SPEI, 1964, in-4°, (6)-68 pp, + un fascicule de 22 pp de notes et références, 46 illustrations en noir et en couleurs (fac-similés du manuscrit de Jehan Henry (1482-83) et autres documents d'époque, enluminures, lettrines, vignettes, sceau de l'Hôtel-Dieu de Paris), cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

CAPON (Gaston).

Paris galant au dix-huitième siècle. Casanova à Paris. Ses séjours racontés par lui-même, avec notes, additions et commentaires de Gaston Capon.

P., Jean Schemit, 1913, in-8°, xii-510 pp, index, broché, couv. rempliée, bon état. Peu courant

Les séjours de Casanova à Paris tiennent une grande place dans ses Mémoires. L'aventurier décrit avec une verve pétillante et quelquefois avec un cynisme effronté les intrigues nombreuses qu'il réussit à mener, tant pour ses plaisirs que pour ses intérêts, dans ce Paris – Le Paris galant de Louis XV – si favorable aux gens hardis et sans scrupules. Les aventures extraordinaires qu'il raconte ont piqué la curiosité des historiens qui recherchent et discutent encore la part de vérité qu'il faut accorder à ces récits. La tâche est difficile si l'on songe aux nombreux déplacements de Casanova qui renouvelle ses exploits dans toutes les villes de l'Europe. Aussi, M. Gaston Capon a-t-il eu la bonne idée de réunir en un volume les différents voyages de Casanova à Paris et, laissant au texte toute sa saveur, M. Gaston Capon a, au moyen de nombreuses notes, faites d'après des documents pour la plupart inédits, contrôlé tout ce qu'avance Casanova, identifié les personnages dont il est question, relevé les erreurs qui s'y trouvent et ajouté encore quelques anecdotes qu'il a retrouvées dans divers fonds d'archives et dont l'aventurier avait sans doute perdu le souvenir. Ainsi présentés, les voyages de Casanova à Paris offrent le double intérêt d'une lecture amusante et d'une documentation aussi précieuse qu'exacte sur les moeurs du XVIIIe siècle. (L'éditeur)

CARACALLA (Jean-Paul).

Le Roman du Printemps. Histoire d'un grand magasin.

Denoël, 1989, in-4°, 168 pp, 187 illustrations et photos en noir et en couleurs, annexes, chronologie, brève biblio, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Première édition

Après les merciers du XVIIe siècle, les marchandes de frivolités du XVIIIe siècle et les magasins de nouveautés du début du XIXe siècle, les Grands Magasins, nés avec l’ère industrielle et le développement du chemin de fer, imposent un changement radical des stratégies commerciales. L’aventure du Printemps, fondé dans le nouveau Paris d’Hausmann en 1865 par Jules Jaluzot, ancien commis du Bon Marché, a largement inspiré le célèbre roman de Zola, Au bonheur des Dames. Ce lieu de tentation, d’ambition et de rivalités ne pouvait que plaire au père des Rougon-Macquart, soucieux de décrire les moeurs et les changements de son époque. Mais le Printemps continue de fleurir au XXe siècle : l’énergie de Jaluzot et de ses successeurs, leur aptitude à susciter l’évènement ou à le célébrer, font du grand magasin un centre d’attraction, indissociablement lié à l’histoire de Paris. Il suffit d’entendre les témoignages d’autrefois, de feuilleter les vieux catalogues pour retrouver l’émotion des passants devant les premiers mannequins des vitrines, la curiosité des badauds pour les installations électriques des nouveaux magasins et la frénésie des clientes dans ce « temple du commerce ». Malgré deux incendies, (en 1881 et en 1921), des inondations (en 1910), la crise économique des années 30, les guerres et leurs séquelles, le Printemps demeure le magasin de la rive droite, s’étend même dans le reste de la France et à l’étranger. Ce roman qui a commencé il y a 125 ans révèle enfin ses pages, des plus prestigieuses au plus quotidiennes, des plus officielles au plus secrètes.

CARCO (Francis).

A voix basse.

Albin Michel, 1938, in-12, 255 pp, broché, bon état. Edition originale sur alfa mousse

CARCO (Francis).

L'Amour vénal.

P., Le Divan, 1926, in-12, 196 pp, exemplaire numéroté sur vélin de Rives teinté rose, large reliure demi-maroquin bordeaux, dos lisse, titres dorés, tête dorée, signet, gardes de papier rouge, couverture et dos conservés (reliure de l'époque, signée Creuzevault), bel exemplaire

François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco, est un écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons français d'origine corse, né le 3 juillet 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et décédé le 26 mai 1958 à Paris. Il était connu aussi sous le pseudonyme de Jean d'Aiguières. Il livre dans cet ouvrage ses réflexions sur la prostitution à Paris.

CARCO (Francis).

La Rue.

Albin Michel, 1930, in-12, 254 pp, broché, bon état. Edition originale, un des 200 ex. numérotés sur vergé pur fil Vincent Montgolfier

CARCO (Francis).

L'Homme traqué. (Roman).

Albin Michel, 1947, in-12, 222 pp, broché, bon état

CARCO (Francis).

L'Ombre. (Roman).

Albin Michel, s.d., in-12, 254 pp, broché, bon état

CARCO (Francis).

Rendez-vous avec moi-même.

Albin Michel, 1957, in-12, 267 pp, broché, bon état

CARCO (Francis).

Traduit de l'argot.

Les Editions de France, 1932, in-12, 264 pp, broché, bon état. Edition originale, tirage à 503 exemplaires numérotés, un des 395 ex. sur Alfa

CASTELOT (André).

La Féerie impériale. Le Second Empire vu par les témoins. Textes présentés par André Castelot.

Perrin, 1973, in-8°, 489 pp, 14 pl. de photos et gravures hors texte, reliure skivertex vert bouteille de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, rhodoïd (colléà la reliure par le temps), bon état

Un recueil de textes d'époque sur « La vie de plaisir » d'un certain Paris, gai et insouciant. – Première partie : Des premiers pas à l'apogée (1849-1860) ; Seconde partie : La vie parisienne jusqu'en 1870.

Catalogue d'exposition.

Histoire de l'Université de Paris.

P., Chancellerie des Universités de Paris, 1973, pt in-4°, 164 pp, nombreuses illustrations, 619 numéros décrits, chronologie, broché, couv. illustrée par Vasarely, bon état

CAZALIS (Anne-Marie).

1358 : La Jacquerie de Paris. Le destin tragique du « maire » Etienne Marcel.

SPL, Société de production littéraire, 1977, gr. in-8°, 210 pp, broché, bon état

Six cent vingt ans après, le héros et le décor de « La Jacquerie de Paris» retrouvent une curieuse actualité dans l'affaire de la Mairie de Paris et tous ses prolongements. En 1358, la Jacquerie dans la capitale, où Etienne Marcel impose sa loi au pouvoir royal, trouve son écho dans les campagnes où les Jacques - appelés Effrois - imposent la loi des révoltés contre la noblesse épouvantée. Tout va se jouer dans les sept premiers mois de cette année terrible, qu'Anne-Marie Cazalis, dans son récit, découpe avec une précision d'historienne et une passion de romancière. C'est dans le village de l'Oise où elle réside qu'elle a écrit cet ouvrage, en puisant dans les archives locales. Car c'est là qu'est née la Jacquerie et là qu'elle a été écrasée, entraînant la chute et la mort d'Etienne Marcel. La tragique leçon historique de 1358 est à lire et à retenir au milieu des affrontements politiques d'aujourd'hui.

CAZAUX (Yves).

Journal secret de la Libération. 6 juin - 17 novembre 1944.

Albin Michel, 1974, in-8°, 351 pp, 2 cartes, annexes, broché, couv. à rabats, bon état

Du 6 juin à la mi-novembre 1944, l'historien Yves Cazaux tient quotidiennement, et dans le plus grand secret, le journal des grands événements qui aboutiront au rétablissement de la paix : le débarquement puis la Libération. Alors sous-préfet, Yves Cazaux, 35 ans, directeur de cabinet du secrétaire général de la Seine Guy Périer de Féral, est l'un des "honorables correspondants" du colonel Paillole, responsable des services spéciaux de l'armée d'armistice puis de ceux du général Giraud à Alger. Témoin privilégié, de part son poste à l'Hôtel de Ville, il a tenu un journal qui fourmille de précisions sur l'insurrection parisienne.

CAZELLES (Raymond).

Nouvelle histoire de Paris. Paris de la fin du règne de Philippe Auguste à la mort de Charles V, 1223-1380.

P., Association pour la publication d'une Histoire de Paris, 1972, in-4°, 470 pp, 40 illustrations dans le texte et 48 planches hors texte, biblio, index, reliure vélin editeur, rhodoïd, bon état (Coll. Nouvelle histoire de Paris)

"On doit tenir Raymond Cazelles comme le meilleur spécialiste de notre histoire nationale pour le XIVe siècle. Il a contribué plus que personne en France à relancer le secteur de l'histoire politique, précédemment déserté depuis toute une génération. Il ne l'a plus conçue comme une succession d'événements, de faits militaires ou de questions diplomatiques, mais étudiée à travers la personnalité des souverains et autres responsables des affaires et les groupes de pression entre lesquels, en sens divers, se partageaient les milieux dirigeants pour orienter la politique royale. (...) Ces travaux l'ont tout naturellement porté à travailler sur l'histoire de Paris, sur sa population, ses collèges, sa rivalité commerciale avec Rouen... Cet ouvrage donne surtout une place centrale aux temps d'Etienne Marcel, l'illustre prévôt des marchands..." (Robert-Henri Bautier)

CHABANNES (Jacques).

Paris à vingt ans. Recueil de souvenirs.

France-Empire, 1974, pt in-8°, 325 pp, index, broché, jaquette illustrée, bon état

Jacques Chabannes, journaliste et écrivain, fait revivre dans ce livre de souvenirs la période de l'entre-deux guerres. Il a connu toutes les personnalités de cette époque, de Tristan Bernard à Bernard Shaw, de Feydau à Wells, de Romain Rolland à Léon Blum et à Mussolini en passant par ... le lieutenant-colonel Charles de Gaulle donnant une de ses premières interviews à l'auteur de ce livre. Un document prodigieusement vivant sur la petite histoire de ce demi-siècle.

CHAINE (Catherine) et Jean-Pierre VERDET.

The Grand Louvre. From the Fortress to the Pyramid. Preface by François Mitterrand. Foreword by I.M. Pei.

P., Hatier, 1989, in-4° à l'italienne, 201 pp, nombreuses photos hors texte de Marc Riboud, gravures en couleurs, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais.

CHALON (Jean).

Liane de Pougy. Courtisane, princesse et sainte.

Flammarion, 1994, in-8°, 388 pp, 16 pl. de documents hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état

Biographie de la célèbre danseuse et courtisane de la Belle Epoque, comme des "années folles", née Anne Marie Chassaigne en 1869, mariée à 16 ans. Avant de devenir la Princesse Ghika (épouse du Prince George Ghika), elle fut également la première amante de Colette, et l'amie intime de Natalie Clifford Barney...

CHALVON-DEMERSAY (Sabine).

Le Triangle du XIVe. Des nouveaux habitants dans un vieux quartier de Paris.

P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1984, in-8°, 177 pp, 22 photos, 2 plans et 2 tableaux dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Ethnologie de la France)

Qui sont les nouveaux habitants du Triangle Daguerre ? Ethnologue dans la ville, Sabine Chalvon-Demersay a observé ces nouveaux venus dans la mise en scène de leur vie quotidienne, dans leurs relations aux autres et à eux-mêmes, et s'interroge sur le modèle culturel – alternative ou illusion d’alternative – dont ils sont porteurs et éventuellement créateurs.

CHAMPION (Pierre).

La Vie de Paris au Moyen Age. L'Avènement de Paris.

Calmann-Lévy, 1933, pt in-8°, iii-259 pp, une planche hors texte, broché, bon état (Coll. Notre vieux Paris)

" (...) Ce grand sujet, la fusion d'un peuple dans une ville, d'une nation dans une capitale, je l'ai traité avec familiarité. Je l'ai conçu comme une promenade un peu lente à travers le temps et les documents dont j'adopterai parfois le texte. Ce n'est ni paresse, ni affectation. Mais je ne crois pas que l'historien ait un autre rôle. Plus que des monuments, j'ai essayé de montrer des hommes, ou des hommes à travers un monument. On peut faire la promenade de Paris au moyen âge sans rentrer chargé de poussière." (Introduction)

CHAMPION (Pierre).

La Vie de Paris au Moyen Age. Splendeurs et misères de Paris (XIVe-XVe siècles).

Calmann-Lévy, 1934, pt in-8°, 287 pp, un plan dépliant hors texte de Paris en 1380, broché, couv. lég. tachée, bon état (Coll. Notre vieux Paris)

CHAMPION (Pierre).

Mon vieux quartier.

Grasset, 1932, in-12, 412 pp, broché, bon état. Edition originale numérotée sur Alfax (n° 133)

Le quartier Saint-Germain des Prés. Fils de Honoré Champion, libraire quai Malaquais, Pierre Champion décrit avec tendresse la vie de son père et la sienne dans ce quartier, leurs rencontres avec les intellectuels de l'époque qui recherchaient la compagnie du libraire. Il raconte aussi la vie et l'histoire du quartier, de l'église Saint-Germain des Prés à la Seine.

CHAMPION (Pierre).

Paris au temps de la Renaissance. L'Envers de la tapisserie. Le règne de François Ier.

Calmann-Lévy, 1935, pt in-8°, 241 pp, une gravure hors texte et un plan, biblio, broché, bon état (Coll. Notre vieux Paris)

CHAMPION (Pierre).

Paris au temps de la Renaissance. Paganisme et Réforme. Fin du règne de François Ier. Henri II.

Calmann-Lévy, 1936, pt in-8°, 211 pp, une gravure hors texte, 2 plans, broché, bon état (Coll. Notre vieux Paris). Edition originale, un des 200 ex. numérotés sur vélin du Marais

CHAMPION (Pierre).

Paris au temps de la Renaissance. Paganisme et Réforme. Fin du règne de François Ier. Henri III.

Calmann-Lévy, 1936, pt in-8°, 214 pp, une gravure hors texte, 2 plans, broché, bon état (Coll. Notre vieux Paris)

"Livre érudit et charmant qui justifie excellemment son titre." (J. Pannier, Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français, 1937)

CHAUVET (Paul).

1789. L'insurrection parisienne et la prise de la Bastille.

P., Domat-Montchrestien, 1946, gr. in-8°, 237 pp, préface de Georges Bourgin, biblio, broché, état correct (Coll. d'histoire sociale), envoi a.s.

CHEMETOFF (Alexandre) et Bertrand LEMOINE.

Sur les quais. Un point de vue parisien.

Picard, 1998, pt in-4°, 227 pp, nombreuses photographies en noir et en couleurs reproduites dans le texte et hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition organisée par le Pavillon de l'Arsenal de novembre 1998 à janvier 1999. Classés dans le patrimoine mondial par l'Unesco, les quais de la Seine dessinent l'image d'un Paris éternel et sont indissociables de sa légende. Mais ils constituent aussi un collage extraordinaire de lieux et d'édifices. Construits pour une grande part depuis à peine plus d'un siècle, les quais démontrent la capacité de Paris à inventer son identité en se renouvelant. Ils nous enseignent comment, en un même site, le mélange des genres, des gabarits, des styles et des époques forme un paysage et nous suggère une autre manière de penser la ville aujourd'hui. C'est la logique et la poétique des quais, leur géométrie, leur matérialité, que cet ouvrage mesure, date, donne à voir, invite à découvrir, cartes et photographies à l'appui, au fil de quinze promenades d'une rive à l'autre, d'amont en aval. A partir d'un état des lieux, Alexandre Chemetoff, architecte-paysagiste, et Bertrand Lemoine, architecte-ingénieur, proposent un regard neuf sur la ville des quais.

CHEVALIER (Louis).

Les Parisiens.

Hachette, 1967, in-8°, 392 pp, broché, couv. illustrée d'après une aquarelle d'Andrée Michel, bon état

"Partant de la constatation « qu'il existe des Parisiens » qui ne sont pas seulement les habitants de Paris, mais des individus doués d'une authenticité certaine, conservée depuis des siècles, en dépit des flux d'immigrants qu'ils ont absorbés et assimilés, C. commence par déterminer les principaux traits de cette personnalité, tant d'après l'idée que les Parisiens s'en font eux-mêmes que selon l'opinion qu'en ont les autres, provinciaux ou étrangers, et qui, lorsqu'elle est péjorative n'est, bien souvent, qu'une jalousie déguisée. Si contradictoires que soient parfois louanges et critiques, les avis concordent pour reconnaître que l'essentiel de l'originalité des Parisiens c'est « l'esprit », surtout une certaine forme d'esprit, prompte à la répartie et à l'ironie subtile, transmise de génération en génération. Et pourtant, ce qui frappe d'abord, c'est l'extrême variété des groupes composant cette population qui résulte moins de celle de classes sociales plus ou moins hiérarchisées que d'une étonnante diversité professionnelle. Diversité des lieux, aussi, qui donne à C. l'occasion de nous mener à travers les « pays parisiens » les plus typiques : Noble Faubourg Saint-Germain, société « charnelle » des Halles, Montmartre, alentours de la Place Maubert et de la Rue Mouffetard, quartiers d'artisans de la rue Saint-Antoine et de Belleville, avec leurs prolongements vers la banlieue septentrionale ouvrière, Saint-Denis ou Aubervilliers, auxquels on sent que vont ses secrètes préférences, pour tout le contenu d'humanité vraie qu'ont su préserver leurs habitants. Cherchant alors comment une si profonde diversité des gens et des sites a pu aboutir à l'unité affirmée et constatée, il en voit la source dans l'intensité d'une vie collective résultant de la densité et de la permanence du cadre. Densité : Paris rassemble le plus grand nombre d'habitants sur l'espace le moins étendu. Permanence, car si certaines parties de la ville naissent et meurent, a subsisté et survécu à toutes les vicissitudes le vrai cœur de la cité, le « centre des centres » qui, dans un étroit périmètre, autour de la toujours bouillonnante rue Saint-Denis, continue à rassembler autour d'une profusion de commerçants et d'artisans, les théâtres, la Bourse et surtout la « Presse » dont la localisation s'explique par la proximité de celle-ci et de ceux-là, et reste obstinément fidèle à ces lieux, chargés d'histoire..." (A. C., Population, 1968)