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BIARD D'AUNET.

L'Aurore australe. La société australienne. Le socialisme en Australie. La constitution australienne et son fonctionnement. La valeur et la situation matérielle de l'Australie. L'Australie vue du dehors.

P., Plon-Nourrit et Cie, 1907, in-12, 402 pp, reliure demi-chagrin fauve, dos à 5 nerfs filetés soulignés à froid, titres et fleurons dorés, date dorée en queue, tranches dorés, couv. et dos conservés (rel. moderne), très bon état (prix Fabien 1908 de l'Académie française)

Par Georges Biard d'Aunet (1844-1934), officier de marine, diplomate, premier consul général de France à Sydney (1893-1900) puis premier représentant consulaire de la France dans toute l'Australie (1900-1905). Ses écrits sur l'Australie traduisent une longue et profonde familiarité avec le pays et ses habitants. — "Cet ouvrage réfléchi, couronné par l'Académie française, est une étude sociologique et économique de l'Australie. M. d'Aunet a passé douze ans sur ce continent, et son but en écrivant ce livre est de donner un compte rendu impartial de l'organisation sociale de l'Australie, de ses institutions et de ses activités. Bien que l'ouvrage soit basé sur ses propres impressions et observations, il est évident qu'il a consulté un grand nombre de documents faisant autorité. Dans les premières lignes de son histoire du développement de la société australienne, l'auteur oppose les immigrants en Amérique du Nord et en Australie, les premiers étant des puritains, chassés de chez eux par la persécution religieuse, et les seconds, des bagnards déportés d'Angleterre. Selon lui, les Australiens sont très sensibles à toute allusion à leur "tache de naissance" et avec raison, car les 30.000 bagnards déportés entre 1789 et 1846 ont laissé très peu de descendants, le nombre de femmes étant très faible pendant la période de déportation. La grande majorité de la population blanche actuelle descend des 800.000 immigrants, attirés par la découverte d'or à Victoria, et qui sont arrivés dans le pays entre 1851 et 1862. Le premier tiers du livre présente une image vivante de tous les éléments qui composent le tissu social de l'Australie. Un autre tiers est consacré à une étude éclairante du socialisme, dont le développement a été si remarquable dans ce pays. Les chapitres restants traitent de la Constitution du Commonwealth et du développement et de l'état présent des différentes phases économiques..." (Bulletin of the American Geographical Society, 1909)

BOUGAINVILLE.

Voyage autour du monde. Par la frégate "La Boudeuse" et la Flûte "L'Etoile" suivi du supplément de Diderot. Préface de Pierre Sabbagh.

Genève, Cercle du bibliophile, s.d. (1971), in-8°, xii-382 pp, un portrait et 26 planches de gravures hors texte, reliure simili-cuir éditeur, dos et 1er plat orné, bon état

BROSSARD (Amiral de).

Océan des Français. Tahiti, Nouvelle-Calédonie.

France-Empire, 1970, pt in-8°, 594 pp, 24 pl. de gravures hors texte, 23 cartes, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

"On connaît l’auteur de ce livre et la scrupuleuse et poétique attention qu’il porte aux îles de l’océan Pacifique sud. Aussi retrouve-t-on ici, avec plaisir, les qualités qui ont fait le succès de ses précédents ouvrages. Il consacre à chacune des principales îles françaises des antipodes un chapitre qui en décrit la géographie et en raconte l’histoire. C’est pour le lecteur un dépaysement exotique et charmant, en même temps que la source de connaissances intéressantes. Généralement ignorées, ces précisions qu’apporte l’auteur sont les bienvenues pour le lecteur qui suit l’auteur dans ses voyages en avion, à travers cette immensité si riche en souvenirs et si féconde en sensations." (Jean Némo, Revue de Défense nationale, 1970)

BUHLER (Alfred), Terry BARROW, Charles P. MOUNTFORD.

Océanie et Australie. L'art de la mer du Sud.

Albin Michel, 1962, pt in-4°, 255 pp, 63 planches en couleurs (reproductions contrecollées), 64 dessins au trait, 5 cartes, glossaire, biblio, index, reliure toile brique éditeur, étui cartonné illustré, bon état (Coll. “L'Art dans le monde”. Fondements historiques, sociologiques et religieux)

COOK (Jacques).

Relation d'un voyage fait autour du Monde, dans les années 1769, 1770 & 1771. Par Jacques Cook, Commandant le Vaisseau du Roi l'Endéavour.

P., Chez Nyon, l'ainé, Mérigot, le jeune, 1789, in-8°, 259 pp, cartonnage plein papier crème, pièce de titre basane verte (rel. de l'époque), coins et coupes émoussés, intérieur propre, bon état (Relation des Voyages entrepris par ordre de Sa Majesté britannique, et successivement exécutés par le commodore Byron, le capitaine Carteret, le capitaine Wallis et le capitaine Cook, dans les vaisseaux le Dauphin, le Swallow et l'Endeavour. Traduite de l'anglois. T. V)

Premier voyage de James Cook. Table du tome 5 : I. Description de quelques Isles situées dans le voisinage d'Otahiti. Divers incidents qui nous arrivèrent. Spectacle dramatique et plusieirs particularités relatives aux coutumes et moeurs des habitants ; II. Passage d'Oteroah à la Nouvelle Zélande. Incidens qui survinrent lorsqu'on fut débarqué, et tandis que la vaisseau mouillait dans la baie de Pauvreté ; III. Description de la Baie de Pauvreté. Aspects du Pays adjacent. Traversée de-là au cap Turnagain et à Tolaga. Description du pays et de ses habitants. Plusieurs incidens qui nous arrivèrent sur cette partie de la côte ; IV. Traversée de la Baie de Tolaga à la Baie Mercure, dans la Nouvelle Zélande. Plusieurs incidens qui nous arrivèrent à bord et à terre. Description de plusieurs vues du pays, ainsi que des Heppahs ou villages fortifiés des habitants ; V. Traversée de la baie de Mercure à la Baie des Isles. Expédition le long de la rivière Tamise. Description des indiens qui habitent ses bords. Beau bois de charpente qui y croit. Plusieurs entrevues avec les naturels du pays en diffèrentes partie de la côte. Combat contre eux sur une des isles ; VI. Traversée des la Baies des Isles au canal de la Reine Charlotte, en tournant le cap Nord. Description de cette partie de la côte ; VII. Séjour dans le canal de la Reine Charlotte. Passage à travers le détroit qui sépare les deux isles, et retour au Cap Turnagain. Horrible coutume des habitans. Mélodie remarquable des oiseaux. Visite faite à un hippah, et plusieurs autres particularités.

COOK (Jacques).

Relation d'un voyage fait autour du Monde, dans les années 1769, 1770 & 1771. Par Jacques Cook, Commandant le Vaisseau du Roi l'Endéavour.

P., Chez Nyon, l'ainé, Mérigot, le jeune, 1789, in-8°, 231 pp, cartonnage plein papier crème, pièce de titre basane verte (rel. de l'époque), coins et coupes émoussés, intérieur propre, bon état (Relation des Voyages entrepris par ordre de Sa Majesté britannique, et successivement exécutés par le commodore Byron, le capitaine Carteret, le capitaine Wallis et le capitaine Cook, dans les vaisseaux le Dauphin, le Swallow et l'Endeavour. Traduite de l'anglois. T. VII)

Premier voyage de James Cook. Le tome VII comprend : La traversée de la Baie de la Trinité à la Rivière Endéavour, la Nouvelle-Galles (Australie), la Nouvelle-Guinée, l'Ile de Savu.

DECOUX (Amiral).

Sillages dans les Mers du Sud.

Plon, 1953, in-8°, iii-402 pp, 14 gravures et photos hors texte dont le frontispice (la reine Marautaaroa, 1860-1935, épouse de Pomaré V, dernière souveraine de Tahiti), 4 cartes dans le texte et une carte dépliante hors texte, reliure pleine basane noire, dos à 3 doubles nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

"L'amiral Decoux, après avoir indiqué ses titres à écrire de l'Océanie, du fait de deux campagnes à vingt ans de distance (la première à bord du Protet, puis du Catinat en 1905-1906, la seconde en 1925-1927 comme commandant de l'aviso Cassiopée) énumère les pays visités : la presque totalité des îles du Pacifique, possessions françaises ou britanniques ou pays sous tutelle. (...) L'amiral évoque successivement ses escales à Nouméa, à Tahiti et San Francisco. Il trace avec verve les portraits des commandants de l'époque et décrit les moeurs rudes d'autrefois. (...) L'amiral évoque ses réceptions par la dernière reine Pomaré, dans son bungalow à Papeete ou à Paris. La fière allure de cette princesse et son air de majesté ont beaucoup impressionné l'auteur. Le chapitre suivant traite de la plonge des perles dans l'archipel des Tuamotu. (...). Se reportant à l'hiver austral 1926, l'amiral Decoux raconte sa rencontre avec le Firecrest d'Alain Gerbault, et l'aide qu'il a pu apporter à ce yacht dont la quille avait été arrachée à la suite d'un échouage sur le corail du lagon, à Uvea. Les commentaires de l'amiral sur le célèbre navigateur sont mitigés. (...) Les peintres de l'île, Paul Gauguin et Octave Morillot, sont les figures du chapitre suivant..." (P. Cousot, Journal de la Société des océanistes, 1953)

DUNIS (Serge).

Sans tabou ni totem. Inceste et pouvoir politique chez les Maori de Nouvelle-Zélande.

Fayard, 1984, gr. in-8°, 460 pp, nombreuses illustrations et cartes dans le texte, liste des ouvrages cités, broché, bon état

Sans Tabou ni Totem : marxisme, psychanalyse et structuralisme s'abolissent dans la redécouverte de la réalité. A partir des seules données de la reproduction matérielle de la société et du langage, l'auteur reconstruit pour nous la société polynésienne des Maori de Nouvelle-Zélande. Il en ressort une interprétation de l'inceste totalement inédite : dans une société où la sexualité constitue le véhicule privilégié de l'idéologie, le monde de la mythologie n'est pas seulement clos pour des raisons logiques, mais idéologiques. L'articulation entre infrastructure et superstructure, entre cultures matérielle et idéelle, ne s'opère pas dans une fonction sociale privilégiée, comme la parenté, mais à tous les niveaux : pratiques économiques, mythes, rites, langage, art et architecture. L'inceste unique des origines permet à Tane, ancêtre des chefs héréditaires, de s'emparer du feu sexuel des parents primordiaux, le ciel-père Rangi et la terre-mère Papa. Cet acte fondateur du pouvoir religieux et politique de reproduction du monde, interdit à tous les autres, est la clef de voûte des structures Maori. En mettant au jour la nature oedipienne du pouvoir, Serge Dunis établit la généalogie de la création fantasmatique niant la créativité féminine pour promouvoir l'ordre des hommes. Il n'y a pas de pensée à l'état sauvage, à l'état vierge. Il n'y a qu'un seul et même discours de domination érigeant un être supérieur au-dessus de la sexualité pour mieux la contrôler. Impitoyable et totalitaire. (4e de couverture)

ETEMAD (Bouda).

Empires illusoires. Les paris perdus de la colonisation.

Vendémiaire, 2019, in-8°, 240 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Les Anglais auraient voulu faire de l'Amérique du Nord une seigneurie féodale et transformer profondément la civilisation des Indes ; les Français étaient persuadés de pouvoir implanter une colonie de peuplement agricole en Algérie ; tous pensaient exploiter sans difficultés les ressources de l'Afrique et y contrôler les systèmes de production... Or, quelle qu'ait été la puissance de ces empires, ils ont dû faire le deuil de leurs ambitions face à l'écart béant entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité des terres qu'ils entendaient dominer. Comment se brisent les rêves des colonisateurs ? Comment, à leur corps défendant, doivent-ils modifier leurs plans d'aménagement des territoires, d'encadrement des populations, et revoir à la baisse leurs prétentions - jusqu'à la déroute et l'effondrement de tout ce qui avait été bâti ? En un essai dense et documenté, nourri d'analyses approfondies des débats politiques et intellectuels du temps, Bouda Etemad en arrive à une conclusion radicale : les empires coloniaux sont illusoires, et cela tient à l'ignorance et à l'esprit de coercition dont font preuve leurs bâtisseurs, lorsqu'ils prétendent transformer des milieux et des sociétés dont la complexité les dépasse de très loin.

FERNANDEZ (Jean-Marc).

« Roussette » ou Secrets d'un bagnard.

Nouméa, Editions Sudocéan, 2017, in-8°, 283 pp, cartes et plans, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

L'histoire du bagne français ; L'histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie ; Un bagnard bien secret ; L'héritage parisien ; L'enquête parisienne ; Le trésor bagnard ; La condamnation aux travaux forcés ; La conduite vers le bagne calédonien ; Le sort des bagnards calédoniens ; Une évasion réussie ; L'oeuvre des bagnards ; Bibliographie. — L’univers du bagne apparaît de nos jours comme un monde irréel, tant il semble inimaginable que des hommes aient pu subir un tel sort, dans les conditions particulières que l’on peut imaginer. Ce n’était pourtant, à l’époque, à partir de 1748, que la « peine logique » infligée à ceux qui enfreignaient la Loi. La présence de ces « indésirables », concentrés dans les centres de Brest et de Toulon, étant susceptible de déranger l’opinion publique, il fut décidé de s’en débarrasser en les transférant dans les colonies de Guyane, à partir de 1852, et de Nouvelle-Calédonie, à partir de 1864. Il s’agissait en même temps d’utiliser cette disposition, pour imposer le peuplement de ces pays par l’implantation contrainte de colons français. Le personnage principal de notre histoire, condamné aux travaux forcés pour un vol, vivra ce terrible drame en Nouvelle-Calédonie, où il affrontera les affres de sa condition de forçat avec patience et résignation. L’aventure et les faits des plus inattendus auxquels il devra faire face le feront surnommer « Roussette », du nom d’une chauve-souris locale endémique. Enfin, le destin le conduira à survivre à cette épreuve, et à choisir de s’installer définitivement dans ce pays pour y fonder une famille. Devenu, un « pionnier », pour sa participation à la construction de cette colonie des « antipodes », il léguera à ses descendants, comme nombre de bagnards, un passé exceptionnel, dont ils revendiqueront l’héritage avec fierté. (4e de couverture)

GUIART (Jean).

Les Religions de l'Océanie.

PUF, 1962, in-12, 155 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Mythes et Religions)

"Voilà un livre qui comble une notable lacune de l'édition française. Jusqu'alors le lecteur cultivé et l'étudiant ne pouvaient satisfaire leur curiosité qu'en parcourant les introductions générales d'ouvrages spécialisés ou d'arides articles d'encyclopédie. Malgré les protestations de l'auteur, qui se défend d'avoir voulu faire oeuvre d'encyclopédiste, ils trouveront ici une réponse claire à toutes leurs questions : de la typologie des marae polynésiens au symbolisme des tjurunga australiens, en passant par le totémisme de Nouvelle-Calédonie et les cérémonies initiatiques hébridaises, tout ce qui fait l'originalité des civilisations océaniennes est passé en revue..." (Michel Panoff, L'Homme, 1963)

HARTZER (Fernand et Léopold).

La Révérende mère Marie-Louise Hartzer, fondatrice des Filles de Notre Dame du Sacré-Cœur et les Missions d'Océanie.

Issoudun, Thuin, Chez les Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur et Paris, Société Saint-Augustin, Desclée, de Brouwer et Cie, 1913, gr. in-8°, 433 pp, un portrait de Marie-Louise Hartzer en héliogravure en frontispice et 34 illustrations photographiques hors texte, broché, bon état

Marie-Louise Hartzer quitta Issoudun et exerça en Australie, Nouvelle-Guinée (Papouasie), Nouvelle Poméranie et aux Iles Gilbert.

HEYERDAHL (Thor).

L'Expédition du "Kon-Tiki" sur un radeau à travers le Pacifique.

Bruxelles, Club du Livre des Jeunes, 1956, in-8°, 280 pp, traduit du norvégien, 8 pl. de photos en couleurs hors texte, une carte, reliure toile bleue illustrée en noir et jaune de l'éditeur, pages de gardes illustrées, ouvrage numéroté tiré sur papier bouffant de luxe, bon état

En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l'incroyable défi de parcourir 8000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d'Amérique du Sud. Partant de Callao – Pérou –, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie. Cette traversée donna lieu à l'un des plus passionnants récits d'aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l'époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l'origine de ces peuples. — "Thor Heyerdahl peut être un grand savant, mais je lui trouve un humour, une modestie, un sens du pittoresque, un talent de conteur qu'on ne voit pas toujours à ses rivaux." (La Libre Belgique)

JOSE (Arthur W.).

Histoire de l'Australie depuis sa découverte jusqu'à nos jours.

Payot, 1930, in-8°, 339 pp, édition française par G. Roth, 13 cartes et figures, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

"Nous sommes en France si mal documentés sur l'histoire de l'Australie qu'il faut savoir gré à M. Georges Roth d'avoir traduit en français la remarquable Histoire de M. Jose, membre honoraire de la Société royale d'histoire d'Australie. On suit avec un vif intérêt l'histoire de cet énorme continent insulaire et de ses annexes naturelles, la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande, depuis le temps où l'Australie était une simple colonie pénitentiaire jusqu'au moment où ses différentes parties et ses dépendances ont acquis leur autonomie. Ce n'est pas seulement la découverte du pays que l'on peut suivre dans le livre, mais aussi son développement économique et sa littérature. Combien nombreux sont les Français qui connaissent même le nom des Australiens Kendell, Paterson ou Lawson, du poète zélandais Alfred Domett ?" (Revue Historique, 1931)

JULIEN (Félix).

Le Commandant Marceau et les Missions chrétiennes. (Commentaires d'un Marin).

Plon, 1870, in-8°, ii-302 pp, broché, bon état. Edition originale des “Commentaires d'un Marin” (1870) avec couverture de relais et changement de titre de 1873 (le titre devenant “Le Commandant Marceau et les Missions chrétiennes”, avec en sous-titre “Commentaires d'un Marin”). Rare

La première partie de l'ouvrage est consacrée au Commandant Marceau (1806-1851) (p. 1-63) ; la seconde aux Missions chrétiennes (p. 65-157) ; la troisième à l'Océanie (p. 159-248) ; la quatrième à Ernest Doudart de Lagrée (1823-1868) (orthographié Dondart de Lagrée, p. 249-294). — “Le Commandant Marceau (1806-1851) fut un marin de grande valeur qui, après une jeunesse sceptique et orageuse, se convertit avec un éclat qui fit sensation dans le corps auquel il appartenait. Il n'hésita pas, dès lors, à se consacrer tout entier au service de Dieu en prenant le commandement de “l'Arche d'alliance”, navire destiné au ravitaillement des missions éparses dans les îles de l'Océanie, Partout il édifia même les missionnaires qu'il égalait en zèle apostolique. Les conversions qu'il procura dans sa famille, dans son entourage, partout où il passa, furent nombreuses. Malheureusement Marceau mourut fort jeune et ce fut une grande perte pour la marine française aussi bien que pour la religion catholique.” (Comte de Bizemont) — "Les “Commentaires d'un marin”, par M. Félix Julien lieutenant de vaisseau, auteur des “Harmonies de la mer”, nous offrent la vie d'un des plus brillants officiers de la marine française, le commandant Marceau, dont toute la carrière est intimement liée au développement et à la transformation de nos forces navales." (Le Gaulois, 21 janvier 1870) — "Toute la vérité sur les missions chrétiennes, sur les immenses services qu'elles rendent, est exposée par M. Félix Julien, lieutenant de vaisseau, dans son nouvel ouvrage, les“ Commentaires d'un marin”, noble et touchante histoire de l'un des plus brillants officiers de notre marine, le commandant Marceau." (La Presse, 17 janvier 1870) — "Félix Julien, lieutenant de vaisseau en retraite et ancien aide de camp de M. l'amiral Bouët, né à Toulon en 1824, savant distingué, auteur de nombreux ouvrages sur la marine, entre autres : Les Harmonies de la mer. Les Commentaires d'un marin, Papes et Sultans, Lettres de l'amiral Courbet, et bien d'autres œuvres de mérite, est mort à Toulon, dans sa villa de l'Oratoire, à l'âge de 66 ans." (Polybiblion, revue bibliographique universelle, 1890)

JUMEAUX (Robert).

Mers du Sud. Photographies d'André Serfati.

Lausanne, Editions Rencontre, 1965, pt in-4°, 192 pp, texte sur 2 colonnes, plus de 100 photos et gravures dans le texte et à pleine page, dont 16 pages en couleurs, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état (Coll. Atlas des Voyages)

LARSEN (May et Henry).

Brousse maléfique.

Genève, Cercle du bibliophile, s.d. (1971), in-8°, vii-199 pp, 29 pl. de photos hors texte, reliure simili-cuir noir de l'éditeur, dos et 1er plat orné, bon état

A la découverte d'une île désolée des Nouvelles-Hébrides dont les auteurs nous décrivent avec passion la sauvage grandeur.

LEFRANC (Jean).

Bougainville et ses compagnons.

Albin Michel, 1929, in-12, 253 pp, broché, état correct (Coll. Les Vies authentiques) (Prix de l’Académie française 1930)

LEMONNIER (Léon).

Le Capitaine Cook et l'exploration de l'Océanie.

Gallimard, 1940, in-8°, 250 pp, 19 gravures et photos hors texte, 4 cartes, broché, bon état (Coll. la Découverte du monde)

"Après avoir écrit la biographie des grands marins Elizabethains dont l'un, Sir Francis Drake, touchait déjà au Pacifique, M. Léon Lemonnier a donné, en utilisant surtout les relations imprimées et ceux des textes et documents manuscrits qui ont été publiés, un « Capitaine Cook » qui se lit agréablement, qui est bien illustré à la fois de vieilles cartes et gravures et de photos récentes et dont les conclusions sont généralement justes. A l'inverse de Bougainville, Cook a été l'homme de l'Océanie : « Si on enlève de sa vie, dit avec raison M. Léon Lemonnier, l'histoire de ses voyages, il ne reste à peu près rien » (p. 241)..." (Jean-Paul Faivre, Journal de la Société des Océanistes, 1945

MAZELLIER (Philippe).

Tahiti.

Lausanne, Editions Rencontre, s.d. (1963), pt in-4°, 190 pp, texte sur 2 colonnes, plus de 100 photos et gravures dans le texte et à pleine page, dont 16 pages en couleurs, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état (Coll. Atlas des Voyages)

MEAD (Margaret).

Moeurs et sexualité en Océanie.

Plon, 1973, in-8°, 533 pp, traduit de l'américain, 17 illustrations et 3 cartes in texte, 38 photos hors texte, index et glossaire, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Terre Humaine)

Cet ouvrage regroupe deux textes écrits par l'anthropologue Margaret Mead : Adolescence à Samoa (1928) et Trois sociétés primitives de Nouvelle-Guinée (1935), publiés en France dans le même volume en 1963. L'auteur y remet en cause les évidences communément acquises concernant le rôle de chacun dans la société contemporaine. Elle analyse, à partir de ses observations de terrain, les différences de relations entre hommes et femmes. Chez les Samoans, le calme et la tolérance envers les relations multiples ou l'homosexualité sont de rigueur. Chez les Arapeshs, tout s'organise autour des enfants. Chez les Mundugumors, l'agressivité et l'individualisme sont de mise. Chez les Chambulis enfin, les hommes sont occupés à plaire aux femmes, car celles-ci possèdent le pouvoir économique. Margaret Mead conclut que les spécificités sont culturelles. Ainsi, les rôles occidentaux (mâle dominant et femme soumise) ne sont qu'une variante parmi une infinité de possibles. Ces textes passionnants, écrits il y a près de cent ans, nous plongent dans un délicieux exotisme désormais révolu.

PANOFF (Michel).

Tahiti métisse.

Denoël, 1989, in-8°, 291 pp, 20 pl. de gravures hors texte, 3 cartes, glossaire, annexes, chronologie synoptique, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Aventure coloniale de la France - Destins croisés)

"Voici un livre courageux et décapant sur la Polynésie française. La thèse soutenue par l'auteur est que l'avenir de Tahiti et des archipels qui l'environnent a beaucoup plus affaire avec l'histoire des deux siècles passés – depuis l'arrivée régulière des premiers Européens que nous appelons « la découverte » – qu'avec la tradition d'une Polynésie ancienne devenue depuis cette découverte largement métisse. Le livre est courageux parce qu'il va à l'encontre d'un stéréotype de l'identité culturelle véhiculée dans toute la zone Sud de la planète selon lequel l'avenir des peuples colonisés se bâtit, en réaction contre l'acculturation imposée ou suscitée par le colonisateur, sur les traditions pré-coloniales occultées par la colonisation, traditions considérées comme authentiques de ces peuples. Il prend notamment à rebrousse-poil le substrat idéologique sur lequel Pouvanaa a Oopa, héros persécuté de l'indépendance polynésienne, fonda son combat contre la domination coloniale (cf. p. 232). Le livre est aussi décapant. Outre une claire synthèse de la société ancienne, juste nécessaire pour l'intelligence de l'histoire contemporaine, “Tahiti métisse” opère une relecture stimulante pour l'esprit du phénomène colonial à Tahiti. Et d'abord en notant combien était en mouvement l'univers polynésien, il dévoile le mythe, propagé par Alain Gerbault et d'autres, du fatal impact de l'Occident sur « un fragile mécanisme d'horlogerie délicatement réglé une fois pour toutes » qu'aurait été la culture ancienne alors qu'il est évident que toute société est « un organisme vivant toujours prêt à se régénérer et à s'adapter aux circonstances imprévues» (op. cit. p. 21). Ensuite, l'aventure du contact avec l'Europe est pleine d'imprévus. Le commerce que les Européens de passage s'ingéniaient à faire naître sur les plages de l'île, non seulement ne cessa jamais d'être contrôlé par les chefs des unités politiques tahitiennes, mais encore prospéra si bien dans les mains de ces derniers qu'ils en devinrent pour les capitaines et trafiquants européens de redoutables rivaux..." (Claude Robineau, Journal de la Société des océanistes, 1990)

RENAUDY (Claude).

Seul chez les Canaques : Jean Godefroy, apôtre des cannibales.

Bloud & Gay, 1939, in-12, 218 pp, broché, état correct. Edition originale

Biographie du missionnaire mariste Jean Godefroy (1878-1933) qui fut vingt-quatre ans missionnaire aux Nouvelles-Hébrides, à Olal (1912) où il assista à Ambrym à la catastrophe de 1913, à Aoba, à Vaté (1925) et chez les habitants de l'îlot de Vao, au nord-est de Malakula, dont il connut rapidement la langue et les coutumes.

SÉGUR (Gaston de).

Au bout du monde. Une saison en Nouvelle-Zélande.

P., Plon-Nourrit et Cie, 1901, in-12, v-296 pp, ouvrage orné de 23 gravures et d'une carte dépliante hors texte, reliure demi-chagrin fauve, dos à 5 nerfs filetés soulignés à froid, titres et fleurons dorés, date dorée en queue, tranches dorés, couv. conservées (rel. moderne), très bon état (ouvrage couronné par l'Académie française). Bel exemplaire, très bien relié

"Gaston de Ségur est lui aussi un « touriste », mais qui a séjourné plusieurs mois en 1900. Il n'a pas, il le dit clairement, de prétention scientifique. Son récit (« au bout du monde. Une saison en Nouvelle-Zélande » Paris, Plon 1901), couronné par l'Académie française, est avant tout descriptif, oeuvre d'un observateur attentif et intelligent. Bien sûr, il est fasciné par la nature néo-zélandaise, dans l'île Nord volcanique mais aussi dans l'île Sud où la splendeur des paysages des Alpes néo-zélandaises le ravit. Mais il se passionne aussi pour les Maoris dont il déplore la perte d'identité culturelle..." (Christian Huetz de Lemps, 2008) — "La Nouvelle-Zélande offre essentiellement deux sources d'intérêts opposés. D'une part, colonie de fraîche date, elle possède déjà des villes considérables qui, pour le confort et les grandes inventions modernes, ne le cèdent guère aux grandes cités d'Australie ; d'autre part, à côté de cette civilisation si belle et si rapide, on trouve une nature demeurée primitive, fruste, quelque chose de la nature préhistorique, dont le bush, ou forêt vierge australe, paraît être l'image la plus adéquate. De tels contrastes se font rares, car, de plus en plus, la foule des touristes, suivie des explorateurs, chaque été revenue et chaque année grossie, s'abat sur ces antipodes. C'est donc l'heure d'y courir si l'on désire connaître ces contrées admirables que l'affluence étrangère n'a pas encore eu le temps de gâter. Nul doute que l'attrayant volume où M. Gaston de Ségur vient de consigner les souvenirs de son voyage de l'an passé n'attire d'empressés visiteurs près de ces grands lacs, de ces fjords, de ces geysers, de ces forêts de kauris, de ces mines résineuses, dont il décrit si pittoresquement les merveilles." (Bulletin de la Société de Géographie commerciale (Paris), 1902)