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ALBERT-PETIT (A.).

Histoire de Normandie.

P., Boivin et Cie, 1911, in-8°, vii-256 pp, 16 pl. de gravures hors texte, broché, bon état (Coll. Les Vieilles provinces de France)

"Le volume de M. Albert-Petit est écrit par un historien très bien informé et qui, de plus, a le talent d'animer et de colorer tout ce qu'il touche. Son récit, très clair, très bien ordonné, fait admirablement ressortir le rôle de la Normandie à chaque moment de notre histoire, sous les premiers ducs, sous les Plantagenets, pendant la guerre de Cent ans, à l'époque des guerres religieuses, au temps de la Fronde, sous Louis XV, pendant la Révolution, et il suffit de lire le chapitre consacré à l'établissement des Normands ou celui sur la Normandie de Louis XI à Henri II pour voir avec quelle précision M. Albert-Petit connaît les problèmes que soulève l'histoire de Normandie." (Gabriel Monod, Revue Historique, 1911) — "Il faut féliciter M. Alb. Petit de sa tentative de nous donner, sans appareil d'érudition afin de la rendre accessible au grand public, mais avec une méthode irréprochable, une monographie d'hisloire de la Normandie. Son livre fait naturellement la plus large place à l'histoire du moyen âge ; et, jusqu'aux trois quarts de l'ouvrage, il n'est question que de l'invasion puis de la conquête normandes. Toutefois cinq chapitres se réfèrent à l'époque moderne, et un à l'histoire de la Révolution. Seize planches hors texte illustrent ce manuel très vivant, qu'on accueillera avec faveur". (Roger Lévy, Annales révolutionnaires, 1911)

ALEXANDRE (Bernard).

Le Horsain. Vivre et survivre en Pays de Caux.

Plon, 1988, in-8°, 554 pp, 39 photographies hors texte, 17 illustrations, une carte et un index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (très lég. abîmée), bon état (Coll. Terre humaine)

Le témoignage poignant et plein d'humour d'un curé – qui est de surcroît un merveilleux conteur – sur la vie sociale de la Haute-Normandie profonde. Qui nous baptisera ? Qui nous mariera ? Qui nous enterrera donc demain ? Les derniers curés vont disparaître dans les campagnes... "Métier d'curé, métier foutu !" comme l'annonçait déjà rudement un berger cauchois au jeune abbé Bernard Alexandre qui allait rejoindre sa première paroisse – qu'il ne devait plus quitter depuis : Vattetot-sous-Beaumont. Ce livre est son témoignage. Bernard Alexandre, inlassablement, a tenté de faire "entendre" à ses paroissiens la parole du Christ. Ceux-ci n'ont cessé d'opposer à leur curé une résistance souveraine... "Eglisiers", les Cauchois ne demandent guère plus à leur curé que d'être un bon sacristain ; eux, s'accrochent de toutes leurs forces à leurs traditions : "A toujou été comm'cha..." Est-ce parce qu'ils savent inconsciemment que ces traditions qui plongent leurs racines dans des rites païens ont, en eux, des résonances essentielles ? Que leur sagesse consiste, comme tant de sociétés traditionnelles, à refuser de se poser des questions sur le plan du sacré, de crainte de ne pas leur trouver de réponse ? De crainte, surtout, de perdre leur foi et que ne s'écroule un édifice religieux et, avec lui, l'ensemble de la société auxquels leur destin est lié ? Bernard Alexandre sait qu'il ne sera pas remplacé faute de vocations sacerdotales assez nombreuses. Il assiste au déclin de l'Eglise traditionnelle ; il espère de tout son coeur en une nouvelle Eglise plus restreinte, mais combattante, s'appuyant sur des laïcs responsables, agissant dans l'esprit des premiers chrétiens de l'Eglise primitive. Ce livre n'est pas seulement un poignant témoignage. C'est aussi le regard attentif, privilégié et, souvent, plein d'humour d'un homme – qui est de surcroît un merveilleux conteur – sur la vie sociale de la Haute-Normandie profonde. Il jette sur cette province une lumière différente de celle de Maupassant, d'une acuité et d'une pénétration qu'il ne sera plus possible d'oublier.

ANDRIEU-GUITRANCOURT (Pierre).

Histoire de l'Empire normand et de sa civilisation.

Payot, 1984, in-8°, 431 pp, un tableau généalogique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque Historique)

De cet étonnant empire, il ne reste rien aujourd'hui. Comme ceux des Grecs et des Romains, l'État de Guillaume le Conquérant et de ses successeurs plantagenets, le royaume de Roger de Sicile et celui de Roger d'Antioche, les établissements d'Amérique ne sont plus que des souvenirs. Mais les empires qui disparaissent laissent à l'humanité quelques-uns des principes qu'ils avaient inventés ou mis en valeur, combinés et perfectionnés. Notre temps leur doit donc une dette de reconnaissance. Angleterre et France peuvent entre tous, saluer ces Normands aux âmes héroïques car, sans eux, leur histoire, certainement, n'aurait pas eu son éclatant rayonnement.

Annales de Normandie.

Les Journées Franco-Britanniques d'Histoire (Caen, 17-20 juillet 1957).

Caen, Annales de Normandie, 1958, in-8°, 234 pp, paginées 62-290, broché, bon état

12 études érudites (8 en français et 4 en anglais) : Deux siècles de contacts culturels franco-anglais, 871-1066 (E.-J. Arnould). Les Evêques de Normandie, 1035-1066 (D. Douglas). Ecclesiastical patronage and the growth of feudal estates (M. Chibnall). The Normans in Canterbury (W. Urry). Contribution à l'étude du développement de la compétence ducale en Normandie (J. Yver). Recherches sur la consistance géographique des patrimoines monastiques normands (résumé) (L. Musset). Les origines Troyennes. Leur rôle dans la littérature historique au XVe siècle (A. Bossuat). La Normandie à l'époque des guerres civiles (F.-C. Spooner). L'agriculture à l'anglaise en Normandie au XVIIIe siècle (A.-J. Bourde). A comparative study of regionalism in politics in Lancashire and Normandy during the French Revolution (A. Goodwin). England and Normandy in the XIXth century. Some points of contact (J.-P.-T. Bury). Quelques remarques sur le rôle des Anglais dans la Révolution industrielle en France, particulièrement en Normandie, de 1750 à 1850 (J. Vidalenc).

BADSEY (Stephen).

Normandy 1944. Allied Landings and Breakout.

London, Osprey, 1990, gr. in-8°, 96 pp, 66 photos, 19 pl. d'illustrations et cartes en couleurs, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais

BARJOT (Dominique)(dir.).

Les Patrons du Second Empire (1). Anjou, Normandie, Maine.

Picard/Editions Cénomane, 1991, gr. in-8°, 256 pp, préface de Pierre Chaunu, 16 pl. de gravures et photos hors texte, cartes, sources et biblio, 2 index, broché, bon état (Institut d'histoire moderne et contemporaine - CNRS)

Région par région, cette collection apporte un éclairage original sur une époque clé du développement économique français à travers ses agents essentiels : les entrepreneurs. — Premier d'une collection d'ouvrages régionaux sur «Les Patrons du Second Empire», le fascicule Anjou- Normandie-Maine est le fruit du travail d'une équipe de 36 collaborateurs animée par D. Barjot. C'est dire l'ampleur de la collecte, et la difficulté de la tâche. Cette enquête collective s'inscrit dans un vaste projet de prosopographie des élites françaises défini en 1979 par l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine, mais qui, pour les hommes d'affaires, s'est finalement réduit dans un premier temps, moins ambitieux, à la coupe du Second Empire, phase déterminante dans les mutations économiques de la France du XIXe siècle, et qui plus est, tournant pour l'économie de l'Ouest français, avec la cure de libre-échange et la famine cotonnière qui mettent fin au grand mouvement d'industrialisation amorcé mi-XVIIIe siècle et amplifié sous la Monarchie de Juillet.

BEAUREPAIRE (Ch. de).

Notes sur la prise du château de Rouen par Ricarville en 1432.

Rouen, Imprimerie de A. Péron, s.d. (1857), in-8°, 38 pp, broché, couv. muette (couv. défraîchie, manques au dos)

Extrait du Précis de l'Académie Impériale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, année 1855-1856.

BECK (Bernard).

Gavray-Hambye. Histoire et Monuments d'un canton bas-normand.

Coutances, Editions OCEP, 1975, gr. in-8°, 171 pp, préface de Lucien Musset, 12 pl. de gravures et photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Etudes et documents d'histoire de Basse-Normandie)

"Voici, dans la série déjà étoffée des publications de l'OCEP, à Coutances, un travail paru depuis peu, présenté sous une couverture judicieusement ornée d'une photographie de pavé médiéval à sujet monastique. Judicieusement, car si l'importance du coin de terre étudié a pu jadis tenir dans le château de Gavray, c'est de nos jours l'abbaye d'Hambye qui en assure le renom. Au fil des pages, on apprend des choses fort évocatrices, par exemple sur l'usure rapide des familles nobles, sur le déclin de l'abbaye, en partie lié aux incertitudes politiques des Paisnel, etc. Le chapitre IV, consacré au château, est plein d'intérêt. L'inventaire des vivres et du matériel, vers 1370, mériterait de passer dans une collection régionale de textes documentaires. Enfin, quand il se penche sur la forêt de Gavray, l'auteur suscite vivement notre intérêt. Qu'un massif forestier, même délabré, passe à l'époque moderne et sans qu'on sache bien comment de 1 000 à 170 ha, en une génération, suggère un réseau de connivences locales. C'est dire les mérites du travail de M. Beck." (Paul Crepillon, Annales de Normandie, 1977)

BEEVOR (Antony).

D-Day et la bataille de Normandie.

Calmann-Lévy, 2009 gr. in-8°, 638 pp, 42 photos sur 24 pl. hors texte, 16 cartes, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Le Débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la Seconde Guerre mondiale – à tel point que dans l'esprit de beaucoup de Français le reste de la guerre ne fut qu'une formalité. Or, il n'en est rien. Si le Débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s'ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile, émaillée d'atrocités – et décisive. En effet, une défaite alliée aurait eu des conséquences géopolitiques majeures pour l'Europe, car rien alors n'aurait pu empêcher l'Armée rouge de pousser jusqu'à l'Atlantique. Or, Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l'improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques, l'impréparation de leurs troupes faillirent coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l'emporter – mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs ! “D-Day et la bataille de Normandie” est le premier livre d'«historical narrative» à l'anglo-saxonne sur ces trois mois de guerre totale publié en France depuis “Le Jour le plus long”, de Cornelius Ryan, qui date de 1959. Antony Beevor a pu consulter des archives rendues publiques aux Etats-Unis et en Angleterre en vertu des délais de prescription, mais aussi des documents inédits allemands, français et canadiens, et retrouver nombre d'enregistrements originaux, dont les "débriefings" des soldats américains enregistrés à chaud par le service d'information des armées, ce qui lui a permis de croiser les témoignages et d'approcher au plus près le vécu des combattants sur le terrain. C'est à une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants qu'il nous convie, en maniant comme lui seul sait le faire le «zoom» : tantôt au plus près de l'action pour montrer, tantôt avec du recul pour expliquer."

BENAMOU (Jean-Pierre).

Album mémorial. Bataille de Caen : 6 juin au 15 août 1944.

Bayeux, Heimdal, 1988, in-4°, 440 pp, plus de 1000 photographies, 4 planches en couleurs hors texte, biblio, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, gardes illustrées, jaquette illustrée, bon état

BENET (Armand).

Procès verbal fait pour délivrer une fille possédée par le Malin Esprit à Louviers (1591). Publié d'après le manuscrit original et inédit de la Bibliothèque Nationale par A. Bénet. Précédé d'une introduction par B. de Moray.

P., Delahaye, aux bureaux du Progrès Médical, 1883, in-8°, cxiv-98 pp, broché, bon état- (Coll. Bibliothèque diabolique)

Relation du procès verbal, établi en 1591, concernant la possession et la guérison de Françoise Fontaine, infortunée servante à Louviers. — "De la Bibliothèque diabolique du Dr. Bourneville. Fort intéressante étude sur une possédée de Louviers, Françoise Fontaine, peu connue et généralement oubliée de ceux qui se sont occupés du satanisme et des possessions." (Caillet I, 946). Voir aussi Dorbon, 280.

BERNAGE (Georges), Laurent MARI, Jean-Pierre BENAMOU, Ronald McNAIR.

Bataille de Normandie, 11 juin - 29 août 1944 / Normandy Invasion. Album Mémorial.

Bayeux, Heimdal, 1993, in-4°, 543 pp, plus de 1200 photographies, dont plus de 500 inédites, cartes et documents, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état. Texte en français et en anglais. Edition originale

BERNIER (P.-D.).

Essai sur le Tiers-Etat rural ou les paysans de Basse-Normandie au XVIIIe siècle.

Genève, Mégariotis, 1974, in-8°, xv-316 pp, reliure simili-cuir bordeaux de l'éditeur, bon état, (réimpression de l'édition de Paris, 1892)

"L'Essai sur le tiers état rural en basse Normandie au XVIIIe siècle de M. l'abbé Bernier est loin de manquer d'intérêt. On doit tout d'abord reconnaître au livre une qualité essentielle ; l'auteur n'est pas un apologiste ardent de l'ancien régime, et il n'a point cherché à atténuer les ombres du tableau qu'il trace de la condition des paysans normands au XVIIIe siècle. Toute la première partie de l'ouvrage est en somme une critique amère de l'ancien état de choses. L'auteur montre quelles charges énormes pesaient sur le paysan, il note la mauvaise répartition des impôts, l'inégalité du service militaire, les exactions du seigneur et de ses agents ; il montre encore que le pouvoir royal a sa part de responsabilité dans cette situation déplorable : mauvaise organisation de la justice, excès des agents financiers, détestable entretien des routes. La royauté, par négligence plutôt que par respect du droit d'autrui, a laissé subsister sur le sol normand une grande partie de l'ancienne organisation féodale ; en un mot, pour parler comme M. Taine, le peuple fait les frais de deux gouvernements, l'ancien qui ne fonctionne plus, le nouveau qui fonctionne mal. Les ordres privilégiés ne sont pas épargnés par M. l'abbé Bernier ; il montre les abbayes ruinées par la commende et désertes ; les prêtres des campagnes vivant misérablement et obligés d'ajouter aux revenus de leur pauvre bénéfice ou à leur maigre casuel les produits d'un métier souvent indigne de leur caractère ; les gros décimateurs, les abbés commendataires, les évêques non résidents perçoivent la majeure partie des revenus de l'Église et quelques-uns ne donnent pas à leurs ouailles des exemples bien édifiants. Pour la noblesse, même décadence ; beaucoup de nobles, réduits à la misère, vivent côte à côte avec le paysan qu'ils méprisent et qui les abhorre ; les plus riches ont quitté le pays et se font remplacer par des agents tyranniques et exécrés ; ce ne sont plus comme autrefois des patrons toujours prêts à défendre leurs tenanciers, mais des maîtres exigeants et rapaces. De là entre les propriétaires et les possesseurs du sol une méfiance, une hostilité qui se montreront en 1789. Jusqu'ici, on le voit, le livre de M. l'abbé Bernier ne fait qu'ajouter des traits nouveaux et souvent pittoresques au tableau si souvent tracé de la situation de la France vers le déclin de l'ancien régime. La suite de l'ouvrage est plus nouvelle et non moins vraie. L'auteur, prenant le mot célèbre de Siéyès sur le tiers état, s'efforce de montrer combien, pris absolument, ce mot est faux. Non seulement depuis longtemps la haute bourgeoisie a envahi les rangs de la noblesse, mais encore dans la classe rurale il s'est produit, dès le milieu du XVIIIe siècle, une sorte de mouvement ascensionnel. Si pauvre qu'il soit, si écrasé d'impôts et de redevances qu'il paraisse, le paysan bas-normand arrive parfois, à force de privations, d'économie, à rassembler quelques livres, et beaucoup peu à peu transforment leur position ; de métayers, ils deviennent fermiers, de fermiers, propriétaires. Les exemples que cite M. Bernier sont à cet égard des plus probants ; l'auteur procède par monographies de famille ; il montre comment de cette masse de malheureux qui croupit dans une misère inouïe se détachent peu à peu des individus, soit plus heureux, soit plus entreprenants, qui, par d'habiles spéculations, par des achats hardis, arrivent à constituer cette petite bourgeoisie rurale, qui jouera un rôle décisif lors des élections de 1789. Ce travail de sélection, cet effort continu se poursuit encore aujourd'hui, mais cette fois aux dépens de la bourgeoisie dirigeante, issue de la Révolution. Le livre de M. l'abbé Bernier, écrit avec modération, d'après des documents d'archives très variés, est en somme d'une lecture intéressante et provoque la réflexion." (A. Molinier, Revue Historique, 1892)

BERNOT (Lucien) et René BLANCARD.

Nouville, un village francais.

P., Institut d'ethnologie, 1953, gr. in-8°, vii-447 pp, 17 figures, 4 planches hors-texte, broché, bon état. Edition originale (Travaux et mémoires de l'Institut d'ethnologie, LVII)

Magistrale étude d'ethnologie consacée à un village de Seine Maritime limitrophe de la Picardie. Publié par l'Ecole pratique des Hautes Etudes. — "Nouville est le nom d'une commune de 613 habitants en 1946, située sur la Bresle, aux confins de la Normandie et de la Picardie. Des verreries y sont installées depuis la fin du XVIIIe siècle, et le village a ainsi une double population, agricole et ouvrière. Ce fait explique sans doute, en partie, le choix de cette commune pour une étude aussi complète que possible, destinée à l'origine « à savoir s'il existe ou non une relation entre les traits du caractère individuel et les attitudes collectives » . Les auteurs, dont l'un est ethnographe et l'autre psychologue, ont résidé à Nouville plusieurs mois pour en observer tous les aspects. Les données relatives à la géographie, l'histoire, la démographie, au cadre économique, forment une sorte d'introduction. La partie centrale couvre le cycle de la vie individuelle, l'enfant et son éducation, l'adolescent jusqu'à son entrée dans la vie active, et à son mariage, la vie familiale, enfin la vieillesse et la mort. La vie collective est étudiée dans la troisième partie, dans un effort pour saisir derrière l'existence du groupe les valeurs qui l'animent, les représentations qu'il se forme du temps, de l'espace, des étrangers au groupe, et du monde dans son ensemble. Détails et observations assurent à cet ouvrage une attachante objectivité. Les auteurs présentent un remarquable travail." (A. G., Population, 1954)

BERTIN (Claude).

Histoire du Jour J.

Genève, Editions de Crémille, 1994, in-8°, 251 pp, 12 photos hors texte, cartes, reliure simili-cuir éditeur, bon état

BLIN (Camille).

L'Agriculture du département de l'Eure, avec la collaboration de MM. A. Pingon, Ch. Lecoeur, R. Dussardier, M. Lozet, A. Michel.

Evreux, imprimerie Henri Dévé, 1930, gr. in-8°, 320 pp, 32 photos, nombreux tableaux, 2 cartes en noir, une carte dépliante en couleurs, reliure demi-chagrin noir, dos lisse, titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), dos très frotté, sinon bon état. Rare

Livre important sur l'agriculture en Normandie, souvent cité.

BLONDEL (Paul).

Blondel et fils.

Chez l'auteur, 2001, in-8°, 447 pp, 178 photos, gravures et fac-similés, chronologie, reliure toile bleue de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état, envoi a.s.

Blondel et fils : cette manufacture de constructions mécaniques fondée en 1835, a cessé ses activités en 1942. Elle travaillait essentiellement pour l'industrie textile. — "L'histoire d’une famille et de la société de constructions mécaniques qu’elle a créée et dirigée pendant le dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième. De nombreuses illustrations (178 réparties sur les 448 pages de ce très beau livre relié) révèlent des aspects de la vie de famille : propriétés, premières voitures dans les années 1900, excursions et parties de chasse. Elles détaillent aussi les fabrications très variées de l’entreprise familiale et dévoilent les mécanismes des machines qu’elle a fournies aux industries du textile et du papier, en France et dans les pays voisins. On y trouve enfin une chronique de la municipalité de Déville-lès-Rouen, dont Albert Blondel fut conseiller municipal pendant trente-sept ans et maire à deux reprises, occasion de nombreuses anecdotes savoureuses sur les querelles et contraintes de la vie de la commune, qui ne paraissent pas démodées. Quelques dates émaillent ce témoignage de vie familiale, industrielle et municipale : 1690, André Blondel, agriculteur près de Fécamp en Normandie ; 1770, Jean Baptiste Blondel devient maréchal-ferrant et créateur d’outils ; 1835, naissance de l’entreprise à Déville-lès-Rouen grâce à Pierre Blondel, le “fondateur”, exemple de réussite industrielle sous la monarchie de Juillet ; 1904, dernier mandat de maire d’Albert Blondel ; 1914, mort d’André Blondel et épreuves de la Grande Guerre ; 1929 et la grande crise ; jusqu’en 1944, lorsque Léon Blondel dut se résoudre à vendre la société. Paul Blondel a su présenter cette histoire d’une manière très vivante et en un mot, passionnante." (La Jaune et la Rouge)

BLOND (Georges).

Le Débarquement. 6 juin 1944.

Fayard, 1962, in-8°, 347 pp, 2 cartes, biblio, cart. éd., jaquette illustrée, bon état

"Suite de scènes vivantes, qui, pour le grand public, précisent tous les aspects de la gigantesque opération que fut le débarquement de Normandie, depuis sa conception et sa longue préparation jusqu'a l'écrasement des dernières divisions allemandes dans la « poche de Falaise ». II est difficile d'exploiter plus fidèlement, sans jamais en déformer les données, la volumineuse documentation publiée sur ce sujet tant aux Etats-Unis et en Angleterre qu'en Allemagne." (Revue Historique, 1952)

BONNENFANT (G.).

La Cathédrale d'Evreux.

P., Henri Laurens, sans date (vers 1930), pt in-8°, 95 pp, un plan, 43 gravures, broché, bon état (Coll. Petites monographies des grands édifice de la France)

BORGÉ (Jacques) et Nicolas VIASNOFF.

Archives de Normandie.

Editions Michèle Trinckvel, 1996, in-4°, 237 pp, préface d'André Balland, environ 150 photographies en noir dans le texte et à pleine page, biblio, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Archives de la France)

A travers plus de cent cinquante photographies anciennes et des textes écrits vers la fin du XIXe siècle soigneusement sélectionnés, cet ouvrage vous fait pénétrer dans les arcanes d'un monde disparu. — Table : La terre ; La mer ; La ville ; L'école ; La pomme ; La foi ; La ville.

BOSQUET (Amélie).

La Normandie romanesque et merveilleuse. Traditions, légendes et superstitions populaires de cette province.

P, J. Techener, Rouen, A. Le Brument, 1845 in-8°, viii-xvi-519-(1) pp, illustré de charmantes lettrines gravées sur bois, intéressante table alphabétique des localités de Normandie auxquelles se rapportent les légendes citées dans l'ouvrage, cart. décoré de l'éditeur recouvert d'un film transparent, qqs faibles rousseurs, bon état

Édition originale de cet ouvrage de référence sur les traditions et croyances en Normandie, divisé en 24 chapitres : Ducs de Normandie ; Robert-le-Diable ; Richard Sans-Peur ; Chasses fantastiques ; Les Fées ; Enlèvements et substitutions d'Enfants ; Lutins ; Trésors cachés ; Monuments druidiques ; Culte des Arbres et des Fontaines ; Animaux fabuleux ; Loups-Garous ; Esprits-Météores ; Revenants ; Sorciers, sortilèges ; Possessions ; Légendes religieuses ; Saints populaires ; Miracles emblématiques ; légendes historiques ; Personnages célèbres ; Légendes romanesques, merveilleuses. — Si la Normandie, au contraire de la Gascogne, de la Bretagne et de tant d'autres régions, ne compte pas de grande collecte dans le domaine du conte, elle a suscité, en revanche, une oeuvre pionnière dans le domaine de la légende. Née en 1815, morte en 1904, Amélie Bosquet a donné en 1845, sous le titre « La Normandie romanesque et merveilleuse », une énorme compilation des récits légendaires les plus caractéristiques de la Normandie. Des traditions liées aux fées et aux lutins jusqu'aux chasses fantastiques, aux histoires de fantômes et aux vies de Robert le Diable et Richard sans peur, rien ne lui échappe. Précise et ironique, ne perdant jamais le sens de l'humour, Amélie Bosquet nous donne une somme qui a inspiré les « Légendes rustiques » de George Sand et lui a valu l'estime de Flaubert dont elle était l'amie. — "Fruit de recherches patiemment poursuivies durant plusieurs années, cet ouvrage présente aux amateurs des antiques traditions de curieux récits qui font connaître, avec leur couleur véritable, les moeurs des siècles passés dont on retrouve encore quelque trace dans certaines localités rurales." (Frère, tome I, p. 131). — "Publié en 1845, sous la plume d’Amélie Bosquet, cet ouvrage ne se veut pas une compilation à proprement parler de légendes normandes, mais d’un travail de recherche, d’exploration, d’explication, de décortication, en sériant les origines, les lieux, les différents composants qui ont générés ces contes ou légendes. Ce recueil n’est donc pas une succession de légendes mises bout à bout mais plus un répertoire avec une entrée par thèmes. Ainsi on pourra lire avec profit au fil des chapitres une chronique légendaire des ducs de Normandie dont Robert le Diable et Richard sans Peur et leurs nombreux avatars, puis Les Chasses fantastiques, les Fées, les enlèvements et substitutions d’enfants, Les Lutins, les Animaux fabuleux, les Loups garous, les Esprits Météores, les Revenants, Les Sorciers, sortilèges et possessions, Les Légendes religieuses, les Saints populaires, les Miracles emblématiques, les Légendes historiques, les Légendes romanesques, les Légendes merveilleuses. Car Amélie Bosquet ne s’était pas contentée de reporter les veillées des chaumières mais elle en donne les origines, les diverses variantes, explorant avec minutie tout un monde dans lequel nombre d’auteurs ont pu absorber la trame pour en redéfinir d’autres à consonance populaire. Des contes et légendes qui ne manquent pas d’ironie, tout en étant précis, et qui auraient inspiré Les Légendes rustiques de George Sand..." (l'Oncle Paul)

BOUARD (Michel de)(dir.).

Histoire de la Normandie.

Toulouse, Privat, 1970, gr. in-8° carré, 540 pp, 22 pl. de gravures et photos hors texte, 21 cartes et illustrations dans le texte, biblio, index, reliure éditeur, 1er plat illustré, rhodoïd, bon état (Coll. Univers de la France)

Par Jean Dastugue, Louis Harmand, Lucien Musset, Michel de Boüard, Jean Favier, Pierre Chaunu, Jean-Pierre Bardet, Jean-Marie Gouesse, Pierre Gouhier, Anne et Jean-Marie Valez, Jean Vidalenc, Pierre Brunet.

BOUDET (R.) et A. CAUQUELIN.

Les Combats décisifs de la Bataille de Normandie.

Edité par la ville de L'Aigle, 1987, in-8°, 48 pp, 14 photos et 3 cartes, broché, bon état

BRINDEAU (Louis).

Les événements de 1870-1871 au Havre. Premier volume : du 15 juillet 1870 au 25 janvier 1871.

Le Havre, Société Anonyme du Journal du Havre, 1909, in-8°, xxxii-406-(2)-49 pp, 83 gravures et photos, 4 cartes dont 2 dépliantes hors texte

En annexe : "Episodes de la retraite de Buchy à Honfleur, et réflexions sur cette retraite" par le Dr. Remondino, citoyen des Etats-Unis, ancien chirurgien aide-major des Francs-Tireurs. Un second volume (du 25 janvier 1871 au 14 septembre 1872) a été publié en 1912.

BUREAU (Dr Jean), Jean CHENNEBENOIST et Gérard LÉO.

Touques, ses monuments, son passé. Le Château de Bonneville.

Trouville, 1968, gr. in-8°, 115 pp, 27 illustrations et plans par le Dr Bureau, préface de Henri Pellerin, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant

Le château de Bonneville-sur-Touques est construit aux XIe et XIIe siècles. Il appartient à Guillaume le Conquérant. Du XIIIe au XVe siècles, le château est alternativement français et anglais, au gré des conquêtes respectives. Philippe-Auguste s'empare de la Normandie en 1204 et met ainsi la main sur le château. Il en abandonne la jouissance aux évêques-comtes de Lisieux, qui portent déjà le titre de baron de Touques, lesquels en font une résidence de campagne. Le 1er août 1417, le roi d'Angleterre Henri V débarque à Touques « avec une grande armée navale » et s'empare du château après un siège de neuf jours. Il le garde jusqu'à sa mort, en 1442. En 1451, le château redevient français, définitivement, et rejoint le domaine royal, jusqu'en 1529...

BÉDARIDA (François)(prés. par).

Normandie 44. Du débarquement à la Libération.

Albin Michel, 2004, in-8°, 320 pp, broché, bon état

30 études par Jean-Baptiste Duroselle, Lord Carver, Marc Ferro, Ekkehart Guth, Philippe Masson, Jean Delmas, Michel Bouard, Marcel Baudot, Claude Lévy, Etienne Fouilloux et Dominique Veillon, André Kaspi, etc.

CAILLARD (Michel), Marcel DUVAL, Philippe GUILLOT, Mary Claude GRICOURT.

A travers la Normandie des XVIIe et XVIIIe siècles.

Caen, Logis des Gouverneurs, 1963, gr. in-8°, 562 pp, introduction de Pierre Chaunu, cartes et graphiques, sources, biblio, pièces justificatives, broché, bon état

Recherches sur les soulèvements populaires en Basse-Normandie (1620-1640) et spécialement sur la révolte des Nu-pieds (Michel Caillard) ; L'élection de Carentan du milieu du XVIIe au milieu du XVIIIe. Etude d'histoire sociale (Michel Duval) ; Etude économique et sociale du front de côte entre Orne et Seulles (Philippe Guillot) ; Etude d'histoire démographique, sociale et religieuse de cinq paroisses de l'archidiaconé du Petit Caux, Doudeville, Canville, Bacqueville, Brachy et Luneray (du milieu du XVIIe siècle à la fin de l'Ancien Régime) (Mary Claude Gricourt).

CARELL (Paul).

Ils arrivent ! La bataille de Normandie (6 juin–25 août 1944) vue du côté allemand.

Laffont, 1963, in-8°, 385 pp, traduit de l'allemand, 12 pl. de photos hors texte, 20 croquis, broché, couv. illustrée, bon état

Pour les troupes allemandes cantonnées le long des côtes normandes, la nuit du 5 au 6 juin 1944 devait être une nuit comme les autres. Soudain, ce fut un terrifiant déluge de fer et de feu. La bataille de Normandie commençait. Ce ouvrage nous livre le récit du débarquement vu du côté allemand. Presque heure par heure, Paul Carell suit et commente les opérations alliées sur les plages normandes. Il nous fait vivre le désarroi d'une armée si souvent triomphante, brusquement paralysée par un pilonnage implacable. Ce texte, sobre et saisissant, est celui d'un observateur lucide et précis, la chronique vivante de cette campagne qui devait s'achever à Paris, quatre-vingts jours plus tard.

CHALINE (Nadine-Josette).

Des catholiques normands sous la Troisième République. Crises, combats, renouveaux.

Roanne, Editions Horvath, 1985, gr. in-8°, 252 pp, préface de René Rémond, 32 pl. de gravures, photos et plans hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Ouvrage issu de thèse.

Edition en volume de la thèse de doctorat d'Etat soutenu en 1983 par N.-J. Chaline sur l'archidiocèse de Rouen, au prix d'un passage du texte initial sous des fourches caudines particulièrement rigoureuses, d'un allègement de la bibliographie, et de la disparition des 119 tableaux et figures (sauf 3). Ceci regretté, l'originalité de ce travail vient surtout des limites chronologiques retenues. En prenant la période 1880-1940, l'auteur englobe la Première Guerre mondiale, trop souvent négligée quand elle est choisie comme point de départ ou comme point d'arrivée. Ce choix permet donc de mettre en valeur l'impact religieux du conflit, qui place les catholiques, au front comme à l'arrière, dans des situations inédites, génératrices, certes, d'une réconciliation nationale souvent relevée, mais aussi d'une modification profonde des mentalités. On apprécie également les références littéraires bien venues, dans la première partie, au pays et au temps de Flaubert et de Maupassant.

CHALINE (Nadine-Josette)(dir.).

Histoire religieuse de la Normandie.

Chambray-lès-Tours, C.L.D., 1981, gr. in-8°, 312 pp, cartes, biblio, reliure pleine toile, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état

16 études érudites par Brigitte Beaujard, Michel Bée, Nadine-Josette Chaline, André Corvisier, Lucien-René Delsalle, Jean Fournée, Jean-Marie Gouesse, Olivier Guillot, Jean Laspougeas, Paul Longuet, Michel Mallevre, Lucien Musset, François Neveux, Jean de Viguerie. — "Le livre est un recueil de seize monographies intéressantes portant sur la vie religieuse des laïcs ou des clercs à travers les siècles en Normandie. C'est un choix qui correspond aux tendances actuelles de l'historiographie religieuse, plus attentive à la base qu'au sommet, au vécu qu'au prescrit, aux multiples formes de l'existence sociale du christianisme qu'à son influence strictement politique. On retiendra notamment le faisceau d'études consacrées à l'époque moderne (XVe-XVIIe siècles) et donc à divers aspects de la christianisation tridentine des lieux et des esprits, à travers les cimetières (L.R Delsalle), l'aménagement des églises (A. Corvisier, J.-M Gouesse), le déroulement des processions (M. Bée), ou l'essor des congrégations religieuses (M. Mallevre, J. de Viguerie). Autant d'analyses qui convergent pour confirmer l'apogée de cette christianisation vers 1720, soit à l'époque de la Régence, si décriée par ailleurs pour les moeurs de ses gouvernants ! C'est aussi pour en finir avec les clichés idéologiques que P. Longuet passe l'Eglise réfractaire au tamis d'une étude quantitative décapante. Il faut encore accorder une attention particulière à l'étude de N.-J. Chaline sur les patronages et mouvements de jeunesse catholiques la fin du XIXe et au début du XXe siècle. L'auteur met en évidence le rôle capital de cet apostolat qui vise, en complément de l'école chrétienne, à « former parmi les classes populaires des phalanges de jeunes hommes qui seront, dans la suite, les défenseurs de l'ordre social et chrétien ». Aucune histoire de l'Action catholique ne peut négliger ces précurseurs et ensuite recruteurs ou concurrents. Leur impact a été considérable, et ils furent un enjeu important, avec de surcroît en Normandie la figure puissante d'Edward Montier, écrivain prolixe et actif, directeur du patronage des « Philippins » à Rouen." (Yvon Tranvouez, Archives des sciences sociales des religions, 1982)

CHAMPIGNEULLE (Bernard).

Promenades en Normandie. Etude historique et artistique des hauts-lieux de la Normandie constituant un guide complet des églises, abbayes, châteaux, musées et des trésors archéologiques de la région, accompagnée de documents anciens, de photographies et d'une carte.

Balland, 1969, in-8° étroit, 294 pp, 72 pl. de photos hors texte, index, reliure toilée décorée de l'éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. Les Promenades). Bien complet de la carte volante

La vallée de la Seine (avec Rouen). – Côtes, ports, plages. – Cités (Gisors, Verneuil-sur-Avre, Evreux, Lisieux, Caen, Bayeux, Coutances, Sées, Falaise). – Manoirs et châteaux. – Eglises et abbayes. – Le Mont Saint-Michel.

CHAPLAIN (Jean-Michel).

La Chambre des tisseurs. Louviers : cité drapière, 1680-1840.

Seyssel, Champ Vallon, 1984, gr. in-8° carré, 302 pp, 110 illustrations et plans, biblio et annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Petite par la taille, Louviers, sur les bords de l’Eure, est grande par la mémoire qu’elle conserve de sa période "proto-industrielle", ce long XVIIIe siècle durant lequel elle fut l’un des centres de production du drap fin les plus prospères et les plus renommés de tout le Royaume. Une forte croissance du potentiel productif, puis des mutations industrielles qui bouleversent l’organisation technique et sociale du travail à partir de 1780, vont transformer le paysage local lentement. A bien des égards, ce long intervalle historique, dont on envisage ici l’archéologie, a les qualités d’une période de genèse : genèse de notre civilisation technique, de notre culture urbaine, de notre pensée du monde matériel. Les contemporains, Encyclopédistes notamment, avaient vu juste en le qualifiant de "Siècle des Lumières".

CHARPILLON (M.) et M. l'abbé CARESME.

Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure. Histoire, géographie, statistique.

Avallon, F.E.R.N. & P., Guénégaud, 1966, 2 forts vol. in-4°, 960 et iv-1010 pp, préface d'Alexandre Dumas père, texte sur 2 colonnes, gravures dans le texte, une carte hors texte in fine, brochés, bon état. Réimpression de bonne qualité, tirée à 500 exemplaires numérotés de l’édition originale de 1868-1879

Ouvrage capital pour l'histoire du département de l'Eure. Il contient des notices historiques, géographiques et archéologiques sur toutes les communes, ainsi que des documents et renseignements biographiques et généalogiques s'y rapportant. — « Excellent ouvrage » (Saffroy, II, 30071)

CHIROL (Pierre).

Cathédrales et églises normandes. Illustrations de Robert-A. Pinchon. Volume II.

Rouen, Editions Defontaine, s.d. (1936), gr. in-8°, 253 pp, 24 planches hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Images d'art)

Rouen, Le Havre, Fécamp, Gisors, Caen, Lisieux, Honfleur, Coutances, etc.

Collectif.

6 Juin 1944. Les Soldats du jour J.

P., Editions Histoire & Collections, 1994, in-4°, 160 pp, très nombreuses photos en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, cart. illustré de l'éditeur, bon état

Les parachutistes américains de la 82nd et de la 101st Airborne Divisions. Les parachutistes britanniques de la 6th Division. Les Beach Battalions de l'US Navy. Le G.I. du débarquement. La division Hitlerjugend.

Collectif.

L'Abbaye bénédictine de Fécamp. Ouvrage scientifique du XIIIe centenaire, 658-1958.

Fécamp, L. Durand, 1959-1963, 4 vol. gr. in-8°, 412, 392, 308 et 166 pp, trois volumes de texte et un de table, 171 illustrations, notes et références, addenda, errata, index, tables, brochés, très bon état

Très bons articles sur l'histoire de l'abbaye, depuis sa fondation en 658 jusqu'à nos jours, la vie monastique et intellectuelle, le rôle économique et social de l'abbaye. Etudes de René Herval sur Guillaume de Volpiano, de Lucien Musset et Michel de Boüard sur l'abbaye aux XIe et XIIe siècles, sur les rapports de Fécamp avec l'Angleterre, avec Saint-Amand, d'autres encore qui touchent de plus près à l'architecture et à l'archéologie. — "Il faut louer sans réserve le labeur technique et l'effort financier auxquels s'est soumis le comité de publication de L'abbaye bénédictine de Fécamp, qui n'a pas hésité à ajouter aux deux premiers tomes prévus un troisième portant spécialement sur l'archéologie et les beaux-arts, puis un quatrième d'appendices, d'errata et de tables. (...) Le tome IV contient des addenda étendus ; on y a joint quelques textes originaux dans l'intérêt des travailleurs. Suivent un erratum consciencieux, un index des mots et noms propres, les tables des illustrations et des chapitres. Il ne reste qu'à se réjouir que tant de soins aient produit une aussi belle réussite." (Dom Jean Laporte, Cahiers de civilisation médiévale, 1963)

Collectif.

La Révolution en Haute-Normandie, 1789-1802.

Rouen, Editions du P'tit Normand, 1988 pt in-4°, 464 pp, 248 illustrations et gravures, sources, biblio, index, reliure toile rouge éditeur, jaquette illustrée (pt mque au 2e plat de la jaquette), bon état. Ouvrage collectif publié en coédition avec le Comité régional d’histoire de la Révolution française (Haute-Normandie)

Textes de Claude Mazauric, Philippe Goujard, Gérard Hurpin, Guy Lemarchand, Michelle Biget, Jean-François Détrée, Marie Jeune et Guy Pessiot, François Bergot, Eric Wauters, Yannick Marec. — "Excellent ouvrage, utilement complété par un tableau fouillé, dû à Vivienne Miguet et à ses collègues archivistes, des sources archivistiques sur la Révolution dans les deux départements haut-normands, et par une bibliographie de plus d'un millier de titres, facilement consultable grâce à un index-matières. Un index général clôt l'ouvrage. Belle réussite que cet équilibre entre synthèse préliminaire ouvrant un cadre d'ensemble, études monographiques explorant des secteurs neufs, et richesse documentaire, bibliographique et iconographique, incitant à aller au-delà." (Jean-Jacques Bertaux, Annales de Normandie, 1991)

Collectif.

Le Palais de Justice de Rouen. Ouvrage collectif publié par les soins du Ministère de la Justice et du département de la Seine-Maritime.

Rouen, 1977, in-4°, 298-(8) pp, 88 photos, gravures et plans, dans le texte et à pleine page, sources, biblio, index, broché, jaquette illustrée, bon état. Ouvrage hors commerce, tiré à 3000 exemplaires. Bien complet de l'Addenda volant de 8 pp sur le quartier Juif (2 plans et une photo)

Table : Avant le Palais de Justice, l'histoire du site jusqu'à la fin du XVe siècle ; Construction du palais du Neuf marché et du Palais royal, 1499-1531 ; Les transformations et agrandissements du monument depuis le milieu du XVIe siècle jusqu'au début du XXe siècle ; Les destructions de 1944 et la restauration du Palais ; Etat descriptif des meubles, objets mobiliers et tableaux garnissant les locaux du Palais de Justice de Rouen au mois de juin 1974 ; Le Palais de Justice aux XIXe et XXe siècles, figures marquantes et hommes politiques ; Quelques grands procès ; Le Palais et la vie intellectuelle ; Les fusillés des Pas-Perdus (histoire du Palais pendant l'occupation allemande de 1940 à 1944). — "Les études publiées sur le Palais de Justice de Rouen sont anciennes et introuvables, telles celles de Pierre Chirol dans notre Congrès de 1926 ou d'Edmond Spalikowski, parue en 1939. On doit donc se réjouir de l'initiative prise par l'Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen, avec l'appui du Ministère de la Justice et du département de la Seine-Maritime, en vue de rassembler dans un ouvrage collectif l'histoire de ce monument et du Parlement de Normandie dont il a toujours été le siège..." (Francis Salet, Bulletin Monumental, 1980)

COLLINS (Larry).

Le Jour du miracle. L'histoire secrète du débarquement.

Laffont, 1994, in-8°, 322 pp, traduit de l'américain, broché, couv. illustrée, bon état

Le jour J fut vraiment le jour du miracle. Le sort du Débarquement, et donc la libération de la France, ou la défaite de l'Allemagne nazie, fut vraiment indécis durant ces heures capitales et ces journées d'épreuves. Une défaite alliée en Normandie n'était pas exclue, ni les conséquences terribles qui en auraient découlé. C'est pourquoi il est passionnant de rassembler aujourd'hui les pièces de ce gigantesque puzzle dont la mise en place a finalement abouti au succès de cette opération sans précédent. Dans ce livre, Larry Collins s'est attaché à retrouver, démonter, expliquer heure par heure la trame secrète des événements, les décisions des chefs – leurs erreurs aussi –, du montage du projet au déroulement et au succès final de la plus fantastique partie d'échecs de l'Histoire contemporaine. Un jour du miracle qui fut aussi un jour de deuil et de gloire.

Congrès Archéologique de France.

Evrecin, Lieuvin, pays d'Ouche.

P., Société française d'Archéologie, 1984, pt in-4°, 377 pp, nombreuses illustrations photographiques et plans, broché, bon état (138e session, 1980)

L'église paroissiale Notre-Dame de Louviers (Fr. Verdier). Le couvent des Pénitents de Louviers (Fr. Verdier). L'église paroissiale Saint-Vigor de Pont-de-l'Arche (Fr. Verdier). L'Abbaye de Bonport (C. Etienne-Steiner). Sacquenville, église Notre-Dame (E. Taburet). L'église de Saint-Aubin d'Ecrosville (J. Martin-Demézil). Saint-Ouen de Pont-Audemer (D. Hervier). L'église paroissiale Notre-Dame à Quilleboeuf-sur-Seine (Fr. Verdier). Le château de Launay (Ph. Bonnet). Ancienne Abbatiale Notre-Dame de Bernay (M. Baylé). Le château d'Harcourt (A. Jardillier). L'église Saint-Martin de Broglie (J. Durand). Le château de Beaumesnil (B. Jestaz). L'église de Breteuil (C. Lannette). L'église Sainte-Foy de Conches et ses vitraux (A. Gramboulan). Louversey, église Saint-Martin (D. Jacoub). Ferrières-Haut-Clocher, église Sainte-Christine (D. Jacoub). L'ancienne église abbatiale de Saint-Taurin d'Evreux (J. Taralon). La cathédrale d'Evreux, quelques remarques (Fr. Salet). Les vitraux de la Maison de Navarre à la cathédrale d'Evreux (J.-B. de Vaivre). L'ancien Evêché d'Evreux (G. Gendreau). Le Prieuré de la Sainte-Trinité de Beaumont-Le-Roger (J. Charles). L'église Saint-Pierre de Beaumontel (J. Charles). La chapelle Saint-Nicolas de Bonnebosc (M. Baudot). L'église Saint-Aubin de Boisney (J. Charles). L'église de Vitotel (J. Henriet).

CONTADÈS (Comte G. de).

Notice sur la commune de La Sauvagère. Les communes du canton de La Ferté-Macé.

S.l.n.n. (La Ferté-Macé, Imp. Compédit-Beauregard, diffusé par la mairie de La Sauvagère, Orne), s.d. (1992), in-12, (6)-169 pp, une planche de blasons, broché, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, Champion, 1879 (147 pp), augmentée de 4 études anciennement publiées (pp 149-168)

Réimpression de l'édition de Paris, Champion, 1879 (147 pp), augmentée de qqs études anciennement publiées : "Le frère Pascal et le calvaire de la Besnardière", p. 149-152. - "Note de M. le Comte de Contadès sur les fouilles opérées sous sa direction au hameau de la Bertinière, commune de la Sauvagère", p. 153-158. - "Louis Pécatte, poète du terroir normand, par Marc Chesneau", p. 159-161. - "Ma sauvagère" (poème) par L. Pécatte, p 163. - "La Sauvagère Notre Dame de Friches", p. 165-168. — Intéressant ouvrage sur l'une des communes du canton de la Ferté-Macé, La Sauvagère. L'auteur s'appuie sur trois sources différentes : les registres paroissiaux pour établir la généalogie des principales familles locales, les chartriers pour évoquer le passé féodal, et enfin, les minutes notariales pour suivre les différents possesseurs des domaines. — "Le comte Gérard de Contadès, président de la Société historique et archéologique de l'Orne, est mort le 20 juillet en son château de Saint-Maurice-du-Désert, Orne). Né à Angers en 1846, il suivit quelque temps la carrière diplomatique, puis se retira à Saint-Maurice-du-Désert dont il devint maire, et se livra aux travaux d'érudition et particulièrement aux recherches de bibliographie normande. Petit-fils d'un émigré, il publia le mémoires de son grand-père, qui offrent un intérêt spécial sur l'affaire de Quiberon, et le Journal d'un fourrier de l'armée de Condé. L'un des fondateurs, avec le regretté Léon de la Sicotière, de la Société historique et archéologique de l'Orne, il en fut dès l'origine le vice-président et publia dans les Bulletins de cette compagnie plusieurs articles." (Polybiblion, 1899)

COQUART (Elizabeth) et Philippe HUET.

Le Jour le plus fou. 6 juin 1944, les civils dans la tourmente.

Albin Michel, 1994, gr. in-8°, 296 pp, 24 pl. de photos hors texte, 2 cartes, biblio, broché, bon état

Contrairement aux milliers de soldats qui tombent du ciel dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 ou déferlent sur la côte normande à l'aube du jour J, les civils qui vivent à l'ombre du Mur de l'Atlantique ne sont pas armés pour affronter l'extraordinaire et sanglante épopée d'Overlord. Mêlés aux combattants coincés dans l'étau de la bataille, ils se trouvent brutalement plongés au cœur d'un hallucinant capharnaüm guerrier. C'est leur aventure, méconnus, éclipsée par les récits des opérations militaires, que livrent à travers ce document unique Elizabeth Coquart et Philippe Huet, après une longue enquête en Normandie. De Ouistreham à Sainte-Marie-du-Mont, de Bénouville à Sainte-Mère-Église, des bords de la Dives aux marais de la Douve et du Merderet, tous ceux qui témoignent ici - parfois pour la première fois - firent partie de ces milliers de paumés du petit matin qui se réveillèrent en état de danger mortel. "On a souvent dit que nous étions pris entre deux feux, rapporte l'un deux. C'est faux. Nous étions dans le feu." Le débarquement côté terroir. Des récits stupéfiants, imprévus, sur les heures démentes qui annonçaient la liberté. La saga des sans-grade qui se retrouvèrent nez à nez avec la grande Histoire gorgée de gloire et bardée de médailles. Eux la racontent autrement...

CORROYER (Edouard).

Histoire et légendes du Mont-Saint-Michel. Description de l'Abbaye et de ses abords.

P., Jean de Bonnot, 1982, in-8°, xvi-434 pp, un frontispice, 134 figures dans le texte et hors texte, plans, croquis du Mont, culs de lampe et bandeaux, cahier de 22 photographies in fine, index, imprimé sur Vergé filigrané, reliure plein cuir noir de l'éditeur, plats avec décor à froid de l'Archange terrassant le Dragon, dos lisse très orné, tête dorée, bel exemplaire

Réimpression de l'édition de 1877. — "On sait que M. Corroyer a depuis longues années consacré tout son temps et tous ses soins à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, dont le gouvernement lui a confié la restauration. A côté de la réparation de ce monument national qu'il a entreprise avec un véritable succès, il a tracé en savant l'histoire du monastère, avec de nombreux détails." (Revue Archéologique, 1884) — Table : Notice historique ; Notes sur quelques Armoiries du Mont Saint-Michel et sur l'Ordre Royal de Saint-Michel ; Description de l'Abbaye et de ses abords ; Notes indicatives pour faciliter la visite la visite de l'Abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abords ; Itinéraire.

CORVISIER (André)(dir.).

Histoire du Havre et de l'estuaire de la Seine.

Toulouse, Privat, 1987, gr. in-8° carré, 335 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, 20 illustrations dans le texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Nouvelle édition mise à jour. Par André Corvisier, Jean-Pierre Chaline, Josette-Nadine Chaline, Henri Dubois, François Gay, Philippe Manneville, Jean Meyer, Jean Vidalenc. — "... François Gay étudie les conditions naturelles qui ont conditionné la création en 1517 d'un port de haute mer à l'extrémité de l'estuaire de la Seine et s'attache aussi à dégager les perspectives que cet environnement lui ouvre aujourd'hui et demain. Henri Dubois décrit l'estuaire et son hinterland avant le Havre, évoque les établissements romains de la Côte, les implantations vikings, l'épanouissement de cette région dans le cadre du duché de Normandie avant et après l'intégration de celui-ci dans le royaume de France. André Corvisier traite de la fondation d'une ville nouvelle, au destin ambitieux, à un moment où la découverte du Nouveau Monde va faire de l'Atlantique le centre de gravité du grand commerce intercontinental. Jean Meye traite des paradoxes du succès havrais, de la place prépondérante prise très tôt par le commerce triangulaire caractéristique des échanges au long cours durant l'époque moderne et le début du XIXe siècle. Jean Vidalenc traite du Havre pendant les périodes de mutation, tant lors de la Révolution et de l'Empire que durant les bouleversements des guerres nationales et mondiales des XIXe et XXe siècles. Jean-Pierre Chaline, Josette Chaline, et Philippe Manneville s'occupent de l'évolution de la ville au cours du XIXe, vivant dans ses murs sous l'emprise de nobles avant de déborder de ses limites et de se répandre dans les faubourgs de plus en plus excentriques... C'est dire combien les problèmes sont abordés de manière globale et synthétique, dans une unité de ton et de style absolument remarquable. Une synthèse qui constitue le meilleur et le plus agréable des guides dans une ville qui est elle-même un microcosme et un carrefour, avec des illustrations variées, allant des gravures marines si vivantes aux photographies contemporaines et des tableaux et des graphiques clairs et suggestifs. On y trouve enfin une orientation bibliographique présentée chapitre par chapitre, et un index onomastique qui en font un instrument de travail et de recherches fort utile..." (C. Douxchamps-Lefèvre, Revue belge de philologie et d'histoire, 1987)

DELSALLE (Lucien René).

Rouen et les Rouennais au temps de Jeanne d'Arc, 1400-1470.

Rouen, Editions du P'tit Normand, 1982, in-8°, 319 pp, 2 pl. d'illustrations en couleurs hors texte, 51 illustrations dans le texte, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état

Dans la France du XVe siècle, Rouen tient un rang considérable, l'un des tous premiers après Paris. Rouen est l'exemple même des heurs et malheurs d'une ville piégée dans l'affrontement séculaire entre la France et l'Angleterre, ce long conflit qui dure « depuis plus plus de 100 ans » comme le constate Louis XI où la Normandie et sa capitale occupent une place stratégique. — "L'ouvrage de L. R. Delsalle dépasse largement l'intérêt local ou régional. Raconter la vie quotidienne à Rouen au temps de Jeanne d'Arc, c'est en effet évoquer le cadre local d'une histoire exceptionnelle et bien des observations sur la vie des Rouennais au temps de la bonne Lorraine nous donnent une idée précise de la France urbaine au XVe siècle. D'ailleurs L. R. Delsalle, bien au fait de l'historiographie française, sur le XVe siècle, multiplie heureusement les aperçus comparatifs qui élargissent son cadre d'étude. L'ouvrage est remarquablement présenté et riche en illustrations : dessins à la plume très expressifs et reproductions bien choisies de documents d'époque. La documentation est puisée aux meilleures sources et, si l'auteur ne manque pas de signaler sa dette à l'égard des travaux d'autres spécialistes comme Quennedey ou Mollat, il a su aller lui-même et avec beaucoup de rigueur aux documents de première main. C'est donc à un travail original que nous avons à faire. L. R. Delsalle nous a donné un ouvrage d'une rare maîtrise et qui mérite une très large audience." (François Gay, Études Normandes, 1982)

DESILE (Albert).

L'Teimps d'Aôt'fais. Gens et choses de Normandie (1).

Editions OCEP/La Manche Libre, 1982, gr. in-8°, 254 pp, 50 photos dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

"Ce livre rassemble un certain nombre d'articles parus dans "La Manche Libre" entre le mois de novembre 1944 et le 1er janvier 1979. Il n'a pas d'autre ambition que de rappeler aux lecteurs, dans la mémoire desquels ils se sont estompés, et de révéler à ceux qui les ignorent divers aspects de la vie à des époques parfois lointaines, parfois relativement récentes..."

DESQUESNES (Rémy).

Normandie 1944. Le débarquement, la bataille, la vie quotidienne.

Editions Ouest-France/Mémorial de Caen, 1993, in-4°, 236 pp, 240 photos dans le texte et à pleine page, quelques-unes en couleurs, 6 cartes et plans, cart. illustré de l'éditeur, bon état

Dans la longue histoire de la Seconde Guerre mondiale, Overlord, nom de code du Débarquement en Normandie, occupe une place particulière. Pour les militaires, l’entreprise alliée demeure un chef-d’œuvre de planification, d’organisation et de coordination. Pour les populations civiles soumises depuis quatre années à la dure loi de l’occupation allemande, l’offensive du 6 juin est inscrite dans les mémoires comme synonyme de fin du cauchemar, de délivrance et de retour de la liberté. A la fois exploit stratégique alliant la surprise à l’audace et événement porteur d’une immense espérance, telle est la place qu’occupe le Débarquement de Normandie dans l’histoire du XXe siècle.

DEVILLE (Achille).

Comptes de dépenses de la construction du Château de Gaillon, publiés d'après les registres manuscrits des trésoriers du cardinal d'Amboise.

P., Imprimerie Nationale, 1850, fort in-4°, clxvi-559 pp, 2 illustration dans le texte, index par noms et par professions, broché, qqs pâles rousseurs, bon état (Coll. de documents inédits sur l'histoire de France. 3e série, Archéologie). Edition originale

Sommaire : Récit historique ; Description ; Revue des artistes employés à la construction et à la décoration du château de Gaillon ; Comptes de dépenses de la construction du Château. Jean Achille Deville (1789-1875) est un antiquaire et historien français. Fils d'un ancien fermier général, il publie en 1813 une traduction en vers des Bucoliques de Virgile et esquisse quelques tragédies demeurées inédites avant de se tourner vers l'archéologie. Envoyé à Rouen vers 1825 comme receveur des contributions directes, il devient successivement directeur du musée des antiquités de Rouen, membre de la Société libre d'émulation de la Seine-Inférieure (1825), membre de la Société d'encouragement, membre de la Société des antiquaires de l'Ouest et correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1839.

DEVILLE (Achille).

Histoire du château d'Arques.

Luneray, 1980, gr. in-8°, x-412 pp, 13 planches hors texte dont 5 dépliantes, broché, bon état. Réimpression de l'édition de 1839. L'auteur, mort en 1875 à 85 ans, fut notamment, en 1831, le fondateur du musée départemental d'antiquités de Rouen qu'il dirigea pendant 17 ans. Il a écrit de très nombreux livres archéologiques sur la Normandie.

DIDOT (F.), E.CHAPUS, L. SIMONIN et B.GIRARD.

Le Havre, son histoire et son port.

Editions du Bastion, 1990, in-8°, 214 pp, 21 gravures dont 6 à pleine page, broché, couv. illustrée, jaquette illustrée, bon état. Edition numérotée, ex. n° 2498

Réunion et réimpression en fac-similé de textes concernant Le Havre tirés de “l'Encyclopédie moderne” de Firmin-Didot (1848), “De Paris au Havre”, par Eugène Chapus (1855), “Les grands ports de commerce de la France”, par L. Simonin (1878) et “La Normandie maritime”, par B. Girard (1899).

DOLLE (André) et Pierre REYNAUD.

Histoire des Andelys et de Château-Gaillard. Edition revue et complétée.

Editions du Bastion, 1981, in-8°, 157 pp, un plan de Château-Gaillard et 13 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

DUPONT (Etienne).

Le Légendaire du Mont St-Michel.

P., Robert Duval, 1911, in-12, xlvii-172 pp, broché, bon état

"(...) La Bibliographie générale du Mont Saint Michel forme à elle seule un épais fascicule. « Pourtant, dit M. E. Dupont, à qui nous le devons, celui qui l'étudierait avec soin, constaterait avec surprise que la légende a été, sinon oubliée, du moins à peu près complètement négligée. » C'est une lacune que le même auteur comble aujourd'hui en publiant “le Légendaire du Mont Saint-Michel”. Les quinze légendes qu'il renferme ont été puisées dans les manuscrits de la bibliothèque de l'abbaye et sur les meilleurs textes de M Eugène de Beaurepaire. Dans une étude critique qui sert de préface à l'ouvrage M. E. Dupont donne des explications sur chacune d'elles et dégage leurs dates et leurs raisons d'être. “Le Légendaire du Mont Saint Michel” sera accueilli avec joie par les pèlerins du Mont dont le Couesnon « en sa folie » a privé la Bretagne." (Revue de Bretagne, 1911)

DÉSERT (Gabriel).

La Révolution française en Normandie.

Toulouse, Privat, 1989, gr. in-8°, 319 pp, 36 gravures, fac-similés et cartes, chronologie, biblio, index, reliure pleine toile de l'éditeur, jaquette illustrée, numéroté sur vélin spécial Alfan Ventoux, bon état (Coll. Histoire provinciale de la Révolution française)

Cet ouvrage sur la Normandie pendant la Révolution française constitue une synthèse tout à fait classique des aspects économiques, sociaux et politiques des « révolutions vécues » par les Normands, soit près de 2 millions d'individus. L'auteur note que, « les comportements ayant été très diversifiés dans l'espace et fluctuants dans le temps », « la Normandie, comme d'autres provinces, vit de plus en plus à l'écart de la Révolution française tout en la faisant » d'un événement à l'autre. Une telle diversité, et la prise de distance qu'elle suppose avec la politique parisienne, s'accompagnent d'une recherche de l'équilibre politique par l'alternance entre un changement garant des droits et un conservatisme activé par « la résistance à l'oppression ». (Jacques Guilhaumou, Dix-Huitième Siècle, 1990) — "Pour la Normandie, les monographies abondaient ; mais il n'existait aucune synthèse. Gabriel Désert a fort heureusement comblé cette lacune. Un travail sobre, rigoureux, profondément honnête dans sa démarche et ses conclusions, conduit avec une probité qui honore son auteur et le métier d'historien." (Jean Quellien, Annales de Normandie, 1991)

DÉSERT (Gabriel).

Une société rurale au XIXe siècle. Les paysans du Calvados (1815-1895). (Thèse) .

Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1975, 3 vol. in-8°, 1247-212 pp, pagination continue, 1247 pp de texte + 212 pp d'annexes, biblio, texte dactylographié, broché, bon état, envoi a.s.

[Escrime] – LAVALLEY (Gaston).

Les Duellistes de Caen de l'An IV à 1848 et le bretteur Alexis Dumesnil.

Caen, Louis Jouan, 1914, gr. in-8°, 192 pp, broché, couv. papier fantaisie muette, manque la pages de titre, bon état

On dénombre encore des duels mortels dans les décennies suivant la Révolution...

[Eure].

Eure. Dictionnaire biographique illustré.

P., Librairie E. Flammarion, R. Wagner Editeur, 1911, fort in-8°, vii-490 pp, illustré de nombreux portraits photograhiques sous serpente hors texte, reliure percaline rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, très bon état (Coll. Dictionnaires biographiques illustrés départementaux). Rare

Très rare dictionnaire biographique illustré du département de l'Eure, paru en 1911, sous la direction de Raoul Wagner, et rédigé par Jean Ambrosini. On peut y trouver les biographies agrémentées de plusieurs portraits, de nombreux notables et personnalités de la fin du XIXe et début du XXe siècle : médecins, hommes politiques, députés, sénateurs, maires, préfets, hommes d'Eglise, artistes, écrivains, poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, militaires, avocats, notaires, scientifiques, journalistes, propriétaires, industriels, manufacturiers, etc.

FAUCON (Abbé).

Intérieur d’un château normand au XIXe siècle.

Caen, Le Gost-Clérisse, 1873, in-8°, xxiv-150-(28) pp, une gravure du château, appendice, imprimé sur vergé, catalogue de livres sur la Normandie in fine (1874, 28 pp), broché, couv. très lég. salie, bon état. Rare

Sur le château de Saint-Georges-d'Aunay, arr. de Dives (Calvados) et les familles de Moges, de Broglie-Revel et de Nicolaï.

FLORENTIN (Eddy).

La bataille de Normandie. III. La Rückmarsch.

Presses de la Cité, 1991, gr. in-8°, 711 pp, 16 planches de photos hors-texte, 7 cartes, 13 tableaux, broché, couv. illustrée, bon état

"Après « Stalingrad en Normandie » et « Opération Paddle. La Poursuite », l’auteur poursuit sa chronique de la libération de la France. Ce dernier volume, dont l’action se déroule au cours de la dernière semaine d’août 1944, intéresse particulièrement notre région qui servit alors de point d’ancrage sur la Seine au général Patton pour fermer le bouclage des Ve et VIIe Armées allemandes en Basse-Normandie. Y sont décrits les combats de la 5e DB U.S. sur le plateau de Madrie, la bataille et la libération de Vernon, le franchissement de la Seine dans le Mantois par la 79e DI du XVe Corps U.S. de Patton, l’établissement de la tête de pont alliée au nord de la Seine dans le secteur Sailly-Brueil-Limay-Vétheuil dont une meilleure exploitation militaire aurait sans doute pu hâter la fin de la guerre, les exactions des SS à Arthies, Aincourt et Charmont, l’échec de la contre-attaque allemande dans l’Arthie des 22 et 24 août, la libération du Vexin et la volte face américaine sur Paris. On connaît dans le Mantois le souci d’exactitude historique qui anime Eddy Florentin, où l’on se souvient de ses patientes enquêtes sur le terrain pour établir avec précision le détail des faits qu’il rapporte. Écrit avec talent, ce livre est un document qui se lit comme un roman." (Jean Le Roy, Les échos du Mantois)

FLORENTIN (Eddy).

Le Havre 44 à feu et à sang. Sur des documents confiés à l'auteur par le Général Sir Evelyn H. Barker et par le Major-General Nigel W. Duncan et, au Havre, par François Poupel et Pierre Lefebvre.

Presses de la Cité, 1976, fort in-8°, 543 pp, 80 photos sur 32 pl. hors texte, 7 cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

1000 tonnes de bombes par jour pendant douze jours déferlent sur 60.000 Havrais déjà sinistrés, terrés dans les cavés et les tunnels ; accablés par un destin qui persiste à les inscrire encore dans le camp allemand alors même que les forces alliées ont libéré la France, la Belgique, le Luxembourg et atteint les frontières de l’Allemagne. L’ordre d’Hitler est de « ne pas considérer les vies humaines » dans les poches allemandes maintenues sur les arrières des Alliés : la forteresse du Havre, derrière ses retranchements imités des citadelles du passé doit être défendue jusqu’au dernier homme, jusqu’à la dernière cartouche. Mais, après un siège de douze jours, qui fera de chaque Havrais un monument de courage, même sous les bombes vaines qui raseront la ville à 85%, un assaut "de main de maître" – opération Astonia – lancé par deux divisions d’infanterie et trois brigades blindées, aura raison, en moins de quarante-huit heures, d’une garnison fatiguée. Tout au long de ce récit inédit, l’auteur reste fidèle au ton qui lui a valu sa réputation d’historien de la Bataille de Normandie à travers ses quatre ouvrages précédents (Stalingrad en Normandie, La Poursuite-Opération Paddle, Der Ruckmarsch-La Retraite de Normandie) : n’accorder la parole qu’aux seuls acteurs ou témoins, à partir de documents de première main fournis par les officiers supérieurs qui conçurent l’opération et la menèrent à bien. Mais Le Havre accueille les soldats de l’espérance drapeaux en berne : pour les Havrais endeuillés par les bombardements des 5 et 6 septembre, le mot "libération" resterai à jamais dépourvu de signification. Au-delà de l’anecdote, le lecteur trouvera dans cet ouvrage la description détaillée de la seule opération militaire de la Deuxième Guerre mondiale qui ait consisté en l’assaut planifié d’un camp retranché, opération qui figure toujours au programme des enseignements de toutes les écoles de guerre, pour l’originalité des forces mises en jeu, pour sa conception et pour son déroulement précis comme un mécanisme d’horlogerie qu’aucun contretemps n’est venu perturber.

FLORENTIN (Eddy).

Opération Paddle. La bataille pour la Seine, 17-20 août 1944.

Perrin, 2005, gr. in-8°, 664 pp, 61 photos sur 16 pl. hors texte, 17 cartes, 14 tableaux, notes, broché, couv. illustrée, bon état

Suite et complément du Débarquement de juin 1944, l'opération "Paddle", qui consiste à verrouiller l'accès à la Seine, sera considérée par Montgomery comme le "commencement de la fin de la guerre". — Après leur percée sur Falaise, atteint le 16 août 1944, les Alliés entreprennent l'« encerclement de l'encerclement » des deux armées allemandes de Normandie en jetant, autour du « Stalingrad normand », deux grappins sur la Seine. Ce sera l'opération «Paddle» («Pagaie», à cause des nombreux marais et rivières à traverser). Le 16 août, 11 divisions du 21e groupe d'armées britannique pivotent vers la basse Seine, de l'Orne à l'estuaire de la Dives, tandis que, simultanément, 5 divisions américaines se ruent sur la Seine moyenne, cap sur Vernon et Mantes, par Verneuil et la vallée de l'Avre, jusqu'aux abords de la capitale. Ce sont les quatre premières journées de cette progression vers la ligne Honfleur-Saint-Germain-en-Laye qui sont passées au scanner dans cet ouvrage minutieux, détaillant la progression d'heure en heure, de bourgade en bourgade. L'auteur a consulté quelque 80 journaux de marche et comptes rendus pour les unités britanniques commandées par Montgomery, et plus de 30 pour les unités américaines. Un grand nombre de témoins civils autorisés, présentés par les communes concernées, et de résistants ont été interrogés. Ce livre, enrichi à chaque réimpression, a valeur de mémorial pour les régions normandes et franciliennes «traversées» par l'action. Une somme pratiquement exhaustive.

FLORENTIN (Eddy).

Stalingrad en Normandie.

Presses de la Cité, 1977, in-8°, 382 pp, 24 pl. de photos hors texte, 9 cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

"Stalingrad en Normandie" : c'est le nom que les Allemands ont eux-mêmes spontanément donné à cette grande bataille interalliée d'août 1944 qui, dans la plaine d'Argentan (Orne) à Falaise (Calvados), mit fin à la bataille de Normandie et fut "le commencement de la fin de la guerre". "Une des plus audacieuses décisions de la guerre" : en ces termes, Winston Churchill allait définir la décision, inopinée, prise sur le terrain, d'encercler et détruire les deux armées allemandes de Normandie après la percée d'Avranches (30 juillet 1944) et la contre-offensive allemande de Mortain (5 août 1944). La Wehrmacht et les unités hitlériennes laisseront, dans la poche Falaise-Argentan-Chambois, sensiblement le même nombre de victimes qu'à Stalingrad : 200.000, dont 30.000 à 50.000 morts. "Sans conteste l'un des plus grands champs de tuerie qu'aucun secteur de la guerre eût jamais connus", jugera Eisenhower.

FLORENTIN (Eddy).

Stalingrad en Normandie. La destruction de la VIIe armée allemande dans la poche Argentan-Falaise, 31 juillet - 22 août 1944.

Presses de la Cité, 1981, gr. in-8°, 381 pp, 16 pl. de photos hors texte, 11 cartes, broché, couv. illustrée, 3 feuillets lég. tachés, bon état

"Stalingrad en Normandie" : c'est le nom que les Allemands ont eux-mêmes spontanément donné à cette grande bataille interalliée d'août 1944 qui, dans la plaine d'Argentan (Orne) à Falaise (Calvados), mit fin à la bataille de Normandie et fut "le commencement de la fin de la guerre". "Une des plus audacieuses décisions de la guerre" : en ces termes, Winston Churchill allait définir la décision, inopinée, prise sur le terrain, d'encercler et détruire les deux armées allemandes de Normandie après la percée d'Avranches (30 juillet 1944) et la contre-offensive allemande de Mortain (5 août 1944). La Wehrmacht et les unités hitlériennes laisseront, dans la poche Falaise-Argentan-Chambois, sensiblement le même nombre de victimes qu'à Stalingrad : 200.000, dont 30.000 à 50.000 morts. "Sans conteste l'un des plus grands champs de tuerie qu'aucun secteur de la guerre eût jamais connus", jugera Eisenhower. — Cette réédition, réactualisée en 1981, entièrement remaniée, intégre les nouveaux documents, les nouveaux témoignages et les archives désormais accessibles.

FOISIL (Madeleine).

La Révolte des Nu-Pieds et les révoltes normandes de 1639. (Thèse).

PUF, 1970, gr. in-8°, 368 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état

"C'est tout le dossier de la révolte des Nu-Pieds, au sens large, que Mme Foisil a voulu reprendre, après beaucoup d'autres (évoqués dans une très utile et instructive « étude historiographique de la révolte » qui, avec l'étude des sources, constitue l'introduction du livre). Un tel propos se justifiait d'autant plus que l'auteur ne s'est pas contenté, comme ses devanciers, d'utiliser les seules sources publiées, mais s'est efforcé d'atteindre tous les documents possibles par une soigneuse investigation dans les dépôts d'archives et les bibliothèques. Ce livre sérieux, bien documenté et bien mené ajoute une pièce de valeur au dossier ouvert depuis plus de vingt ans sur les soulèvements populaires en France avant la Fronde." (François Lebrun, Annales de Bretagne, 1970)

FRUIT (Jean-Pierre).

Vexin normand ou Vexin parisien ? Contribution à l'étude géographique de l'espace rural. (Thèse).

PUF, 1974, gr. in-8° carré, 230 pp, 8 pl. de photos hors texte, 55 cartes dans le texte, une carte dépliante en couleurs in fine, 5 graphiques et 22 tableaux, sources, broché, jaquette illustrée (lég. piquée), bon état

Depuis des siècles, le cours de l'Epte marque la limite entre la Normandie et l'Ile-de-France. Actuellement encore, la rivière est frontière départementale et régionale. Quelle est pour les hommes d'aujourd'hui le sens de cette limite ? Le Vexin entre l'Epte et l'Andelle mérite-t-il son qualificatif de "normand" ? — "Cette thèse de troisième cycle de géographie apporte une quantité non négligeable d'informations, sous une forme claire et expressive ; elle est sans aucun doute le résultat de recherches d'une ampleur considérable. Le champ d'étude couvre en effet le groupe de régions agricoles INSEE dit Vexin normand, soit une centaine de communes situées au nord de la Seine et à l'ouest de l'Epte entre Gisors et Les Andelys." (Bernard Kayser, Etudes rurales, 1977)

GERARD (Raymond).

Saint-Pierre du Vauvray et alentour.

Chez l'Auteur, 1987, in-8°, 221 pp, 14 photos, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

GOURBIN (Bernard).

Les inconnus célèbtres de Normandie.

Albin Michel, 1995, in-8°, 320 pp, biblio sommaire, index, broché, couv. illustrée, bon état

Inconnus devenus célèbres, Ho Chi Minh, Guy Mollet, Georges Marchais, Yannick Noah, ou célébrités à la recherche de paix et d'anonymat, Louis Jouvet, Henri Jeanson, tous – hommes de cinéma ou de pouvoir, sportifs, intellectuels ou artistes, héros ou criminels – ont laissé leur souvenir sur la terre normande. C'est à une quête originale que Bernard Gourbin, journaliste, ancien reporter et directeur à Ouest-France, se livre en partant à la recherche de ces inconnus célèbres de Normandie, y débusquant également les origines inattendues de Buffalo Bill, de Charlie Chaplin ou de Warlt Disney. Composée d'histoires authentiques où se mêlent politique, littérature et faits divers, cette chronique va de surprise en surprise, dévoilant au fil des pages tout ce que le territoire normand peut cacher, jusqu'aux traces de l'homme qui prit François Mitterrand pour cible près du square de l'Observatoire, ou celles du modèle de Tartuffe – et même les indices du passage d'Ulysse navigant au large des îles anglo-normandes !

GUIBERT (Abbé Michel Claude).

Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Dieppe, par Michel Claude Guibert, prêtre, publiés pour la première fois avec une introduction, des suppléments jusqu'à 1790 et des notes historiques, par Michel Hardy. Tomes I-II.

Marseille, Laffitte Reprints, 1977, gr. in-8°, xxxv-414 et 460 pp, 2 tomes reliés en un fort volume relié simili-cuir havane de l'éditeur, dos lisse, pièce de titre carmin, titres et blason dorés au 1er plat, bon état. Réimpression tirée à 500 ex. seulement de l'édition de Dieppe, 1878.

"(...) Dans sa chronique rédigée en 1761, l'abbé Guibert (1697-1784) n'a rien oublié de ce qui peut intéresser sa ville natale. On est effrayé du terrain qu'il a à parcourir. Tout à l'heure c'étaient les églises, les monastères, les confréries, les hôpitaux, toutes choses qui paraissent tomber nécessairement dans son domaine : maintenant, ce sont les pêches, les expéditions maritimes, les franchises municipales, les siéges et les batailles. La plume du prêtre devient tour à tour guerroyante ou pacifique, aventurière ou domestique, commerciale ou controversiste. Il n'a pas, comme Anseline, Bichot, Croisé, et plusieurs autres, suivi l'ordre des temps, mais, classé par ordre de matières, son travail évite au lecteur de pénibles recherches..." (Abbé Cochet, Revue de Rouen et de Normandie, 1842)

GUÉHO (Francis).

Cent ans à Berneval. La vie d'un village du Petit Caux.

Luneray, Editions Bertout, 1996, in-8°, 239 pp, nombreuses photos et documents, un plan, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Berneval-le-Grand, près de Dieppe.

HARTOY (Maurice d').

Au Jardin du Monastère. Vieilles légendes catholiques de Normandie.

P., Honoré Champion, s.d. (1933), gr. in-8°, 120 pp, page de titre gravée, illustrations de Jean Gay (10 bois gravés hors texte sous serpentes), lettrines et cul-de-lampes, texte encadré d'un double filet rouge, couv. cartonnée rempliée de l'éditeur, bon état

L'auteur s'est appuyé sur les gestes du Moyen Age (VIIIe-XVe siècle ) et suit le calendrier religieux : Noël , L'épiphanie, la chandeleur... jusqu'à la Toussaint. Une importante contribution à la connaissance du légendaire normand du Moyen Age. — Rescapé de la Grande Guerre – il a été blessé –, Maurice-Lucien Hanot, né le 17 mars 1892 à Berneville (Pas-de-Calais), a revêtu un pseudonyme qui sent ses tranchées : Maurice d'Hartoy, où il est difficile de ne pas lire d'Artois. Homme de lettres, traducteur occasionnel de l'espagnol et éditeur, il s'était fait connaître avec un premier ouvrage intitulé “Au front, impressions et souvenirs d'un officier blessé” (Perrin, 1916). De retour à la vie civile, il dirige à partir de 1919 “Le Courrier de Paris, journal littéraire des anciens combattants” et fonde le 26 novembre 1927 une association d'anciens combattants, les Croix de feu, ou encore "Les Décorés au péril de leur vie", en réaction aux nominations abusives qui se pratiquaient alors dans les milieux où le clientélisme fait toujours un tabac. On connaît la postérité de cette association d'abord hébergée par “le Figaro”, et qui, à partir de 1931, passa sous le contrôle de son nouveau président le colonel de La Roque. Maurice d'Hartoy pour sa part ne disparaîtra que le 5 décembre 1981 dans sa commune maternelle, après avoir été ministre plénipotentiaire à la SDN et à l'ONU. En dehors de son activité militante, on lui doit plusieurs romans, des ouvrages de critique littéraire et des biographies d'écrivains.

HERRIOT (Edouard).

Dans la forêt normande.

Hachette, 1925, in-12, 369 pp, reliure demi-basane verte, dos lisse orné de motifs floraux, titres dorés, couv. illustrée d'un bois gravé conservée, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Edition originale tirée à 2215 ex., un des 2000 ex. numérotés sur papier vélin du Marais

"M- Herriot sait comprendre Rancé, la Trappe, l'oeuvre et la grandeur des moines de la plus sévère observance ; il rend justice à Charlotte Corday et lave de diverses calomnies la courageuse meurtrière. De la première page à la dernière, il évoque, non pas toute la Normandie, mais toute la « forêt normande », c'est à dire qu'il exclut de son domaine la vallée de la Seine. Les quatre premiers chapitres se rapportent surtout à la description imagée et poétique du sol, de la race et de toute l'admirable flore architecturale qui, au Moyen-âge et à la Renaissance, poussa de Lisieux à Caen, Falaise, Bayeux, Coutances... Cinquième chapitre : le tourment de M. de Rancé.- Sixième et dernier : un couteau de 40 sous (celui qui tua Marat)." (Louis Béthléem, Revue des Lectures, 1926) — "Pour le touriste en Normandie, M. Edouard Herriot, qui publie aujourd'hui “Dans la forêt normande”, sera désormais un guide idéal. C'est plaisir de s'attarder, avec lui, de Caen, musée de la Renaissance, véritable capitale de la Normandie secrète, à Vire, capitale du Bocage, « villette de granit et d'ardoise, de calme et d'opulence, de quiétude et de bonne chère » ; de Carouges, aux maisons de pierre noire, toutes rehaussées de géraniums rouges, à Coutances, cité des roses ; de Falaise et de son faubourg de Guibray, si bruyant au XIIIe siècle et baignée, de nos jours, d'« adorable silence », à Mayenne, où l'on croit rencontrer la grande ombre de Mme de Sévigné et à Fougères où, mieux qu'on n'admire ses tours et ses courtines, on comprend le drame du rattachement de la Bretagne à la France ; de Bêllème, blottie au coeur de sa futaie de hêtres, au Merlerault, célèbre par ses herbes et où les étalons s'appellent Raphaël, Voltaire, Homère ou Dupleix, et jusqu'à Flers, à Villers, à Condé, à Alençon « qui donne à la Normandie une vue sur les splendeurs dorées de l'Ile-de-France, comme le roc de Graaville lui assure un regard sur les lointains infinis de la mer ». Des fleurs et de la lumière de Normandie, M. Herriot parle en poète, avec une tendresse subtile et colorée. Mais c'est avec un lyrisme plein de force qu'il peint la forêt, la forêt qui a “fait” la race ; les clairières jonchées de « chablis », les écorces crevassées sous la « gélivure » ; la lutte des espèces : celle des arbres contre les arbres, celle des fauves contre les fauves, cette dernière se terminant d'ailleurs, presque au regret de l'auteur, par la victoire de l'homme. Historien, M. Herriot rencontre à chaque pas l'Histoire – que ce soit au mont Saint-Michel ou dans la forêt d'Andaine au joli nom de fée... Deux physionomies pittoresques et sympathiques nous sont enfin restituées par le livre de M. Herriot celle de l'abbé de Rancé, le célèbre ami de Chateaubriand, et celle de Charlotte Corday, que nous suivons du domaine familial du Mesnil-Imbert jusqu'au Palais-Royal où elle achète le couteau de quarante sous avec lequel elle va tuer Marat précurseur du bolchevisme, selon M. Herriot..." (Le Petit Parisien) —"M. Edouard Herriot, dont on connaît le beau talent d'écrivain, nous invite à admirer en sa compagnie les beautés naturelles et artistiques qui peuplent la terre normande et à parcourir avec lui les innombrables souvenirs laissés par le passé dans cette région..." (Le Figaro) — "Le volume de M. Herriot contient aussi un aperçu de l'histoire normande, notamment au point de vue de l'art, et deux études sur Rancé et Charlotte Corday..." (A. Albert-Petit, Journal des débats politiques et littéraires) — Table : I. La Terre et la Race ; II. Aux temps héroïques ; III. Un Parthénon chrétien ; IV. Regards sur la Renaissance ; V. Le tourment de M. de Rancé ; VI. Un couteau de quarante sous (Caen et l'insurrection girondine, Marat et Charlotte Corday).

[JACQUEMIN, André] – HÉRISSAY (Jacques).

La Vallée d'Eure. Pointes sèches de André Jacquemin.

Aux dépens de la Société Normande du Livre illustré, 1956, in-4°, 171 pp, en feuilles, sous chemise imprimée, sous emboîtage cartonné, bon état. Très beau livre illustré par André Jacquemin, comportant 47 pointes sèches originales dont un frontispice et 46 in-texte. Tirage unique limité à 150 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches, celui-ci un des 25 ex. comprenant une suite des gravures sur papier de Malacca teinté. Notre exemplaire est de plus enrichi de TROIS DESSINS ORIGINAUX au crayon SIGNÉS d'André Jacquemin (1904-1992)

JALABERT (Denise).

L'art normand au Moyen Age.

Renaissance du Livre, s.d. (1930), in-8°, 202 pp, 16 héliogravures hors texte, couv. défraîchie

JANIN (Jules).

La Normandie. Histoire. Paysages. Monuments.

P., Ernest Bourdin, s.d. (1844), in-4°, 652 pp, illustrée par MM. Morel-Fatio, Tellier, Gigoux, Daubigny, Debon, H. Bellangé, Alfred Johannot, frontispice et titre-frontispice, reliure demi-chagrin vert à coins, plats de papier gaufré vert, filets dorés sur les plats, dos à 4 larges faux-nerfs soulignés à froid et caissons dorés, couvertures chromolithographiées conservées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état

Edition illustrée de 150 vignettes in texte gravées sur bois et de 24 beaux hors-texte (dont 2 cartes) gravés sur acier d'après Morel-Fatio, Tellier, Gigoux, Daubigny, Debon, H. Bellangé et Alfred Johannot. Elle comporte également 8 gravures coloriées supplémentaires, dont 2 de blasons et 6 de costumes, qui ne se trouvent pas dans la première édition de 1843. Les couvertures spéciales en chromolithographie ont été conservées. Premier tirage (le cul de lampe page 650 n'annonçe pas "La Bretagne" parue l'année suivante).

JOUANNE (René).

Bagnoles au 19e siècle. Notes et documents.

Alençon, Imp. Alençonnaise, 1928, in-12, 93 pp, une carte dépliante hors texte, reliure demi-basane naturelle, dos lisse avec pièce de titre chagrin carmin et filets à froid, bon état

Les Sources d'eaux minérales dans l'Orne au début du 19e siècle ; Les Bains de Bagnoles et la loi du 14 Ventôse an VII ; La Forge de Bagnoles et la loi du 14 Ventôse an VII ; Les Sources d'eaux minérales dans l'Orne en 1807 ; Délimitation du domaine de Bagnoles en 1820 ; La gestion de M. Lemachois ; Rapport de M. le docteut Ledemé, médecin-inspecteur, 1836.

JOUEN (Chanoine).

Comptes, devis et inventaires du Manoir archiépiscopal de Rouen. Recueillis et annotés par M. le Chanoine Jouen. Publiés avec une introduction historique par Mgr Fuzet, Archevêque de Rouen.

P., Picard et Rouen, Lestringant, 1908, fort in-4°, ccxli-716 pp, un frontispice sous serpente, 4 plans hors texte, biblio, index, lexique, reliure demi-basane verte, dos à 4 nerfs soulignés à froid (rel. moderne), bel exemplaire. Edition originale

Comptes (1377-1550) ; Devis, mémoires, mandats et quittances (1580-1789) ; Inventaires. On trouve en appendice une liste chronologique des Archevêques de Rouen et une liste des ouvriers par corps de métier.

KEEGAN (John).

Six armées en Normandie. Du jour J à la libération de Paris (6 juin–25 août 1944).

Albin Michel, 1992, in-8°, 384 pp, 24 pl. de photos hors texte, broché, bon état

Récit des événements qui ont suivi le débarquement des troupes alliées en Normandie jusqu'à la libération de Paris : préparation des opérations, description des combats, les différentes armées engagées dans la bataille. L'ouvrage de l'historien britannique John Keegan, spécialiste de l'histoire militaire, restitue les combats acharnés que durent affronter les combattants alliés, des atterrissages des unités aéroportées américaines à la contre-attaque de Mortain en passant par le verrouillage de la poche de Falaise avec les Polonais, jusqu'à la libération triomphale de Paris avec la 2e D.B. de Leclerc.

LACHIVER (Marcel), Paul RIVIERE et Roland VASSEUR.

Le Vexin français à travers les âges. Documents à l'usage des classes.

Pontoise, 1979, gr. in-8°, 154 pp, 179 gravures photos et cartes, une carte dépliante hors texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. salie, état correct

LAFFETAY (Abbé J.).

Histoire du diocèse de Bayeux, XVIIIe et XIXe siècle.

Bayeux, Imprimerie H. Grobon et O. Payan, 1876, in-8°, 471-93 pp, 15 reproductions des armoiries et sceaux des évêques de Bayeux, notes et pièces justificatives, broché, dos cassé, manque le 2e plat, état correct

LAHEUDRIE (Edmond de).

Trévières. Monographie d'une paroisse rurale du Bessin des origines à la fin du XIXe siècle.

Bayeux, René-P. Colas, 1948, pt in-4°, x-236 pp, un portrait photo de l'auteur en frontispice, ornements de Jean Chièze, broché, couv. à rabats, traces de mouillure ancienne au 1er plat de couverture et en marges des premiers feuillets (sans atteinte au texte), état correct. Edition originale

Tantôt paisible et prospère, tantôt douloureuse et agitée, telle est l'histoire de Trévières qu'Edmond de Laheudrie nous invite à redécouvrir à travers le présent ouvrage. Depuis le temps des « villas » romaines établies dans le Bessin, la contrée n'a cessé d'être un théâtre d'événements marquants, où se distinguèrent nombre de personnages très divers : Richard d'Avranches, l'un des premiers seigneurs de Trévières au XIe siècle ; Philippe Auguste qui réunit la ville à la couronne de France au début du XIIIe siècle ; ou encore les cruels pillards qui dévastaient la contrée vers 846. Edmond de Laheudrie restitue chaque époque avec un grand souci d'authenticité. Il souligne la prospérité du bourg au début du XIIIe siècle, mais explique l'affaiblissement du commerce, dû à la lourdeur des impôts au XVe siècle. Il décrit les coutumes et les moeurs des Tréviérois pendant la Renaissance, et relate les épisodes douloureux des guerres de religion, à la fin du XVIe siècle. Il cite les familles établies à Trévières depuis le XIIIe siècle jusqu'à la Révolution, et analyse les événements de cette dernière période : la représentation aux États généraux, les habitants divisés par l'avènement de la République, la création de la nouvelle municipalité. Enfin, l'auteur résume avec un grande précision les épisodes de l'époque moderne, jusqu'au début du XXe siècle. (Micberth)

LAUNAY (Jacques de) et J. de SCHUTTER.

Arromanches 44. Le débarquement de Normandie.

Bruxelles, J.-M. Collet, 1979, in-4°, 79 pp, 190 photos, 2 cartes, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état

LA VARENDE (Jean de).

Guillaume le Bâtard conquérant.

Flammarion, 1971, in-8°, 340 pp, qqs gravures et cartes, broché, couv. illustrée, dos lég. sali, bon état

A mesure que s'éloignent les hautes périodes de notre histoire nous avons trop tendance à ramener les grands personnages à des figures d'imagerie. Ainsi, Guillaume le Conquérant prend figure de reître du Moyen Age, brutal, cruel et rusé. L'époque romantique, notamment, l'a travesti en une sorte de mannequin à la carrure immense de héros frénétique. Or, rien n'est plus faux. il fut avant tout un homme, et c'est cet homme que La Varende a découvert après trente années de poursuites, de pèlerinages, de réflexions, de rêveries. Il nous le révèle dans un livre tout gonflé d'amour du passé, d'émotion, de vérité. Normand comme lui, il a couru dans les mêmes sentiers, respiré le même air, retrouvé les brisées de ses courses passionnées dans les forêts. Il l'a dépouillé de tous les commentaires, les préjugés, des partis pris dont les siècles l'ont peu à peu entouré. Il a voulu l'atteindre dans sa vérité humaine. Alors la prodigieuse mémoire de La Varende réunit tous les détails familiers de l'époque, sa vision de peintre recrée le cadre, son coeur supprime les inquiétudes. D'auteur, il devient un compagnon de Guillaume qui nous raconte ce qu'il a vu, ce qu'il a senti. Avec lui, nous approchons l'enfant adulé, puis l'orphelin méprisé, traqué ; nous connaissons l'athlète vainqueur de la trentaine; puis, après une courte accalmie, quand il a conquis l'Angleterre, nous le voyons obligé de combattre durant vingts années contre les faux amis et les traitres. Méthodique, réfléchi, son ardeur combative, qui fulgure, ne vient qu'après la méditation; le diplomate fonctionne à côté du guerrier. Les pages les plus émouvantes sont peut-être celles où La Varende a évoqué la vieillesse. Les grosses nourritures ont vaincu Guillaume. Il est devenu lourd, apoplectique, la rage succède à la volonté, et il meurt presque abandonné : "le grand-père de l'Europe moderne, l'aieul de tous ses rois, refroidit, à demi-nu, sur les carreaux d'argile seul..."

LE CACHEUX (Paul).

Rouen au temps de Jeanne d'Arc et pendant l'occupation anglaise (1419-1449). Documents publiés avec introduction et notes par Paul Le Cacheux.

Rouen, Lestringant ; P., Picard, 1931, gr. in-8°, cxxx-431 pp, index, broché, ex. imprimé sur vergé, bon état (Société de l'histoire de Normandie)

"M. Le Cacheux nous apporte le texte (ou l'analyse) de 191 actes, inédits ou mal connus, tirés des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale, des Archives de la Seine-Inférieure, de la Bibliothèque et des Archives de Rouen, etc., et dont plus d'un, sans doute, sera utilisé, à d'autres fins, par d'autres travailleurs. Assurément, leur nombre eût pu être encore accru. Mais, dans l'ensemble, les divers petits faits significatifs dont ils nous instruisent, permettent de recomposer, semble-t-il, avec assez d'exactitude, le tableau de la vie rouennaise sous Henry V et Henry VI. Et, fort heureusement, ce tableau, M. Le Cacheux l'a lui-même tracé avec les matériaux qu'il avait choisis. Dans sa longue introduction, il examine, tour à tour : l'état matériel de Rouen après la capitulation de 1419, la liquidation de cette capitulation (paiement de la rançon, otages), la population (qu'il évalue sagement à 50,000 habitants environ), les fortifications (enceinte et Vieux-Palais), la garnison anglaise avec ses capitaines, le service militaire des bourgeois (cinquantaine, milice, guet), le régime municipal (demeuré tel, à peu près, que l'avait établi l'ordonnance de 1391), le commerce maritime et fluvial, l'activité des changeurs et des banquiers, la draperie et les industries de luxe (orfèvrerie, broderie, peinture, etc.), puis les rapports de la bourgeoisie, du peuple, du clergé avec les Anglais. Voici, à ce sujet, les conclusions de M. Le Cacheux : « Un clergé jaloux des droits de l'Eglise et toujours prêt à lutter pour la défense de ses privilèges, mais, au point de vue politique, inféodé aux Anglais ; une bourgeoisie attachée à ses franchises municipales, mais préoccupée avant tout de son négoce et de sa sécurité ; une masse populaire, composée d'artisans, d'ouvriers des métiers de draperie et de dinanderie, de petits marchands, chez lesquels persistait un vieux fonds de turbulence et de mutinerie, mais qui, prompts à s'émouvoir quand les intérêts corporatifs ou les libertés locales étaient en jeu, n'avaient pas à un très haut degré ce que nous appellerions aujourd'hui le sentiment national, tels étaient les divers éléments, hiérarchisés et non confondus, qui formaient alors la population rouennaise » (p. cxx)." (R. N. Sauvage, Bibliothèque de l'école des chartes, 1931)

LECOUTURIER (Yves).

La "Collaboration" dans le Calvados, 1940-1944.

Editions Horvath, 1988, gr. in-8°, 149 pp, 12 pl. de documents d'époque hors texte, repères chronologiques, biblio, broché, bon état

A Caen et dans le Calvados, entre 1940 et 1944, des partis collaborationnistes se développèrent et tentèrent d'imposer leurs idées. Après la poignée de main de Montoire, des hommes suivirent le chef de l'état français dans la voie de la collaboration. Pourquoi ces hommes ont-ils fait ce choix ? Depuis plus de quarante ans, hormis quelques lignes éparses, on a évité de s'interroger sur ce choix... Malgré l'impossibilité de consulter les archives judiciaires, la lecture et la relecture de la presse locale ont permis à l'auteur d'entreprendre une étude approfondie de la collaboration dans le Calvados sans laquelle l'histoire contemporaine de la région serait incomplète.

LECROQ (Dom Gaston).

Les Annonciades de Fécamp, filles de Jehanne de France. Contribution à l'histoire de la ville de Fécamp et du Pays de Caux (1648-1792).

Fécamp, Durand, 1947, gr. in-8°, xviii-(1)-333 pp, 25 planches de gravures hors texte, index, broché, bon état. Tiré à 500 exemplaires numérotés seulement

"Dom Lecroq retrace la vie du couvent des Annonciades depuis sa fondation en 1648 jusqu'à sa disparition au moment de la Révolution. A défaut des registres capitulaires probablement détruits en 1790, l'auteur eut la bonne fortune de découvrir quelques documents de premier ordre ; il utilise notamment un livre contenant - « tous les actes d'examens des religieuses avant la prise d'habit et la profession » ; commencé en 1669, il s'arrête en 1734 (Arch. dép. de Seine-Inférieure). A cette date commence un registre des morts du monastère qui se termine en 1792 (Bibl. mun. de Fécamp). Ajoutons les rapports de visites canoniques, un registre de comptes concernant la construction de l'église en 1782 (Arch. dép. de Seine-Inférieure), et nous connaîtrons les pièces maîtresses de la documentation. Elles charpentent solidement cet ouvrage que Dom Lecroq a écrit non seulement en historien familier de tout ce qui touche Fécamp, mais aussi en moine, connaisseur expérimenté des moindres détails de la vie conventuelle. De là une aisance et une sérénité qui facilitent la lecture du livre." (Y. Lanhers, Revue d'histoire de l'Église de France, 1949)

LECROQ (Dom Gaston).

L'hôpital de Fécamp et sa communauté des Bénédictines Hospitalières, 1031-1939. Préface de Louis Brehier.

Caen, Société d'impression de Basse-Normandie, 1939, gr. in-8°, xxxii-649 pp, 44 illustrations hors texte, 9 illustrations dans le texte, une carte dépliante hors texte (Doyenné de Valmont en 1697), biblio, index, broché, bel exemplaire

"C'est un beau et bon livre que Dom Gaston Lecroq, de l'abbaye de Saint-Wandrille, a écrit au sujet du monastère de Fécamp. Il est de ceux qui réalisent parfaitement le conseil aujourd'hui souvent suggéré : « Écrivez l'histoire locale. » Le monastère a duré plus de neuf siècles, depuis que le moine Guillaume de Dijon l'a fondé en 1001. Il a duré sous des aspects divers, aux mains de propriétaires différents, à la recherche de tâches qui n'étaient pas toujours les mêmes, avec des succès ou des mérites qui d'une période à une autre ne se ressemblaient pas. De là des crises qui interrompaient tout. (...) Nous devons à l'auteur un livre instructif et intéressant ; élégant même : qu'on n'oublie pas l'abondante illustration. (...) Un coup d'oeil, en tête du volume, permet de se rendre compte du nombre des souscripteurs. Il est très considérable. Ils ont eu confiance dans leur historien. Ils ne se sont pas trompés." (Edouard Jordan, Revue d'histoire de l'Église de France, 1941)

LEDRÉ (Charles).

Le cardinal Cambacérès, archevêque de Rouen (1802-1818). La réorganisation d'un diocèse français au lendemain de la Révolution. (Thèse).

Plon, 1943, fort in-8°, xxxi-536 pp, un portrait en frontispice, une carte dépliante hors texte, sources et biblio, index, broché, bon état

Etienne Hubert Cambacérès (1756-1818), né à Montpellier, était le frère du Second Consul, puis Prince Archichancelier de l’Empire, Jean-Jacques Régis Cambacérès qui lui assura aide, protection et promotion. Ordonné prêtre en 1780, il devint en 1788, Grand Vicaire de l’Évêque de Montpellier. Protégé par son frère il ne fut pas inquiété pendant la Révolution et c’est grâce à l’appui de ce même frère qu’il fut nommé Archevêque de Rouen le 9 avril 1802 et fait Cardinal le 1er février 1805. Lors du conflit de l’Empereur avec le Pape, il chercha une voie médiane. Déjà Sénateur depuis 1805 il fut appelé à siéger à la Chambre des Pairs des Cent Jours, mais observa une prudente réserve. Il mourut à Rouen en 1818 à son poste d’Archevêque sans avoir été inquiété par la Seconde Restauration. — "Le sujet traité est avant tout « la réorganisation d'un diocèse français au lendemain de la Révolution ». Il ne s'agit donc pas simplement ni même principalement d'une monographie du cardinal Cambacérès. Sans doute, il occupe la place d'honneur, dans ce copieux exposé de la mise en marche du Concordat, dans l'archidiocèse de Rouen. Mais ce qui intéresse le lecteur, c'est moins sa personnalité, en somme sans grande envergure, que l'oeuvre de restauration religieuse à laquelle il préside avec une certaine rudesse, mais aussi avec une constante dignité. Du cardinal Cambacérès, la légation du Saint-Siège en France portait ce jugement, dont M. Ledré nous assure qu'il n'était marqué ni d'excessive rigueur ni, certes, de flatterie : « C'était un homme de talent médiocre, mais un ecclésiastique exemplaire, de principes excellents et qui ne manquait pas de fermeté » (p, 508). Donnons une idée du riche contenu de l'ouvrage. Après une abondante bibliographie dont tout le livre atteste qu'elle n'est pas là seulement pour la parade, et une introduction à la fois géographique et historique, le volume se divise en deux parties. La première, qui comprend environ 160 pages, (p. 15-175), nous décrit le lamentable état du clergé et de la religion en Seine-Inférieure, vers 1801. (...) La seconde partie de l'ouvrage s'intitule « le Cardinal Cambacérès ». Elle comprend 340 pages. C'est là que se trouve à proprement parler exposée la mise en marche du Concordat. (...) En une série de chapitres fortement documentés, il nous est présenté dans l'organisation des paroisses, dans la solution des problèmes financiers (traitements des curés, casuel, réparations des églises, frais du culte, etc.), dans la direction de la discipline ecclésiastique, dans la création des séminaires et la restauration des congrégations. C'est dire toute la richesse de cette étude. (...) On notera les qualités de fond, documentation impeccable et précise, exposition lumineuse et exacte, impartialité et sérénité parfaites..." (Léon Cristiani, Revue d'histoire de l'Église de France, 1943)

LEFEBVRE (Georges).

Cherbourg à la fin de l'Ancien Régime et au début de la Révolution.

Caen, Cahier des Annales de Normandie, 1965, gr. in-8°, 295 pp, 4 illustrations, index, broché, bon état (Cahier des Annales de Normandie n° 4)

LEGOY (Jean).

Le Peuple du Havre et son histoire. Tome 1 : Des origines à 1800. - Tome 2 : Du négoce à l'industrie, 1800-1914 : le cadre de vie. - Tome 3 : Du négoce à l'industrie, 1800-1914 : la vie polititique et sociale. - Tome 4 : 1914-1940 : Croissance et crises.

Le Havre, Ateliers de la Ville (tomes 1-3) et Editions de l'Estuaire, 1980-2002, 4 vol. in-4°, 289,447,511 et 361 pp, nombreuses illustrations (gravures, photos, cartes - certaines en couleurs) hors texte pour les tomes 1 à 3, dans le texte pour le tome 4, sources et biblio, brochés, jaquettes illustrées lég. défraîchies (pour les tomes 1-3, le tome 4 a été publié sans jaquette), état correct

Monumentale et définitive histoire du Havre, particulièrement riche sur les aspects sociaux.

LEMARIGNIER (Jean-François).

Recherches sur l'hommage en marche et les frontières féodales.

Lille, Bibliothèque universitaire, 1945, xx-192 pp, reproduction d'une carte ancienne et 2 cartes dépliantes hors texte, notes, index, reliure demi-toile écrue, dos lisse, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), qqs annotations crayon, bon état (Travaux et Mémoires de l'Université de Lille, nouvelle série, Droit et Lettres, fasc. XXIV), envoi a.s. au professeur Roger Dion

L'hommage en marche, c'est-à-dire l'hommage prêté sur la frontière de deux fiefs et qui était réservé à certains hauts vassaux, a été signalé autrefois par Brussel. M. F. Lot a consacré à cette forme exceptionnelle, mais très curieuse, de l'hommage plusieurs pages pleines de vues pénétrantes dans son livre intitulé : Fidèles ou vassaux ? L'étude de M. Lemarignier se présente comme une analyse juridique approfondie de tous les cas qu'il a pu recueillir dans deux régions particulières, en Normandie et sur les confins de la Champagne-Bourgogne. Il y examine successivement un double problème : celui de la marche et celui de l'hommage proprement dit. Son beau travail démontre que l'hommage en marche a toujours été une forme supérieure de l'hommage. Le vassal qui le prêtait était un trop grand personnage pour aller le porter sur la terre de son seigneur ; peut-être, pour des raisons de politique intérieure ou de défiance légitime, le vassal ne tenait-il pas à s'y aventurer. Bien souvent lié à l'idée de paix, renforcé peu à peu par la coutume, cet hommage finit par être considéré comme un véritable privilège et, sous cette forme, il a trouvé place en droit féodal classique. L'argumentation de M. Lemarignier est absolument péremptoire et elle vaut pour la Normandie comme pour la Champagne. Œuvre d'un historien et d'un juriste, cette étude frayera la voie aux chercheurs. (Ch. Perrat, Bibliothèque de l'École des chartes, 1946)

LEMENOREL (Alain).

L'impossible révolution industrielle ? Economie et sociologie minières en Basse-Normandie, 1800-1914.

Caen, Cahiers des Annales de Normandie, 1988, gr. in-8°, 478 pp, 53 graphiques, 27 cartes et 8 croquis, broché, bon état

LEMONNIER (Amiral).

Les Cent jours de Normandie.

France-Empire, 1961, in-8°, 316 pp, 12 pl. de photos hors texte, cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

« Les cent jours de Normandie » ce sont ceux qui, du 6 juin à la mi-septembre 1944, décidèrent de l'issue du dernier conflit mondial. Dans cet ouvrage, l'amiral Lemonnier fait le récit anecdotique et précis de la plus grande opération de débarquement de tous les temps et de la campagne fulgurante qui bouscula l'ennemi presqu'au Rhin, en situant particulièrement le rôle des éléments français et celui de nos forces navales...

LEPOTIER (Amiral).

Rouen, Le Havre, Antifer, ports de la Seine.

France-Empire, 1978, pt in-8°, 532 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, annexes, cart. éditeur, jaquette illustrée abîmée et recollée avec du scotch, sinon bon état

L'histoire des ports de la Seine de 1204 à1978 : Rouen, Honfleur, Le Havre, Antifer. Vauban qui, en 1681, venait d'agrandir le port de Dunkerque avait présenté un projet du même ordre pour celui du Havre, mais ce fut surtout, après la paix de 1763, puis celle de 1783, que l'essor du commerce maritime du Havre fut freiné par l'exiguïté de son port et le peu de développement de ses quais, ce que l'ingénieur Frissard rappelait en précisant, qu'en 1780, le commerce maritime du port était effectué par cent cinquante navires d'un tonnage moyen de 150 à 160 tonneaux ! Les armateurs affrétaient des navires à Honfleur, et même en Hollande, parce que le port du Havre leur paraissait, ni assez grand, ni assez sûr...

[LE PRÉVOST, Auguste].

Histoire de Saint-Martin du Tilleul, par un habitant de cette commune.

P., Crapelet, 1848, gr. in-8°, (4)-124 pp, un grand plan dépliant en couleurs hors texte, reliure demi-maroquin carmin, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres et fleurons dorés, tranches marbrées (rel. de l'époque), cuir lég. taché, bon état. Ouvrage tiré à 400 ex. seulement, celui-ci pour la bibliothèque du comte de Laborde. Ex-libris Etienne Deville. Rare

"Sous ce titre, M. Auguste le Prévost vient de nous donner un livre instructif et facile à lire, écrit avec ce goût qui assaisonne si bien les œuvres d'érudition. Il s'occupe d'abord du nom même du Tilleul, du nombre des localités qui l'ont porté, de ses différentes formes, et de l'emploi du tilleul au moyen âge. – Le territoire du Tilleul était habité dès le temps des Romains ; deux très anciens chemins s'y croisent. – Le nom de Saint-Martin-le-Vieux est une forte présomption que ce fut là que s'éleva un des premiers oratoires chrétiens du Lieuvin. – Le Tilleul apparaît pour la première fois dans l'histoire au commencement du onzième siècle : il fut alors assigné en douaire à la duchesse Judith. Rentré dans le domaine ducal , il fut aumôné à l'église de Bocherville par Guillaume le Conquérant. – Des seigneurs de la cour de ce roi s'appelaient Fol-Enfant : l'un d'eux donna son nom au Tilleul-Fol-Enfant. – Le douzième siècle est signalé par une lutte entre les seigneurs laïques et les religieux de Bocherville. Au suivant, les seigneurs du Tilleul se distinguent parmi les bienfaiteurs de Saint-Taurin, du Bec et de la Noë. – Suit l'historique des propriétés possédées sur le territoire de Saint-Martin du Tilleul par les abbayes de Saint-Georges et de Lire. – M. le Prévost termine par une revue des familles qui ont occupé le fief du Tilleul. Dans cette revue brillent les Thibouville : l'un d'eux accompagne le Conquérant en Angleterre ; plusieurs autres s'associent aux révoltes de Geoffroi de Harcourt et du roi de Navarre. La touchante histoire de Marguerite de Thibouville s'encadre au milieu des scènes guerrières du règne de Charles V. A l'histoire des seigneurs, M. le Prévost a su mêler l'histoire des paysans. Avec un censier du treizième siècle, il nous met sous les yeux le nom des laboureurs, l'étendue de leurs tènements, et le détail de leurs redevances. Il rapporte les conditions auxquelles les hommes d'une vavassorerie tenaient leur terre, après s'être affranchis, par un rachat, d'un service pénible. Tels sont, en résumé, les points développés par M. le Prévost." (Léopold Delisle, Bibliothèque de l'École des chartes, 1849) — "Propriétaire de la terre du Tilleul, près de Bemay, Le Prévost recueillit tous les titres, tous les actes, tous les documents qui la concernaient. Il a écrit l'histoire de Saint-Martin-du-Tilleul, et cette monographie d'une simple commune rurale est un chef-d'œuvre. Un intérêt sérieux et charmant en accompagne la lecture. On a voulu l'imiter et personne n'a pu l'égaler." (A. Passy, préface à “Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l'histoire du département de l'Eure”, tome 1, 1862) — "Ouvrage assez rare." (Saffroy II, 29885)

LEROY (Charles).

Paysans normands au XVIIIe siècle. Tome I : La vie rurale. Tome II : La communauté, la paroisse.

Rouen, Lestringant, 1929, 2 vol. in-8°, 154 et 458 pp, biblio, brochés, un dos lég. défraîchi, qqs rares rousseurs, bon état. Rare

LEVASSEUR (Alphonse).

Histoire de Louviers, des origines à nos jours.

Pacy-sur-Eure, Imp. Grateau, 1914 gr. in-8°, 190 pp, un plan de la ville, broché, reproduction des armoiries de la ville au 1er plat, couv. recouverte d'un film transparent autocollant, bon état

Louviers, en Normandie, dans le département de l'Eure. Fils d’un coiffeur et d’une domestique, Alphonse Levasseur (1880-1965) était instituteur à Louviers. Il participa à la création du Syndicat national des instituteurs. (Maitron)

LÉVY-LEBRUN (Jeanne).

Une Ecole républicaine et rurale : les instituteurs des années trente en Eure-et-Loir.

Le Coteau, Horvath, 1990, gr. in-8°, 176 pp, 34 photos et facsimilés dans le texte, une carte, biblio, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. (nom du destinataire caché)

"D'une étude liée à une corporation, à un département, à un moment de l'histoire, J. Lévy-Lebrun, a pu non seulement définir la tâche et l'attitude des instituteurs en Beauce et dans le Perche, mais aussi brosser le tableau exemplaire de ce que fut, dans les années trente, une Ecole républicaine et rurale."

MACQUERON (Patrice) et Pierre NOUAUD.

Vivre à Rouen en 1900.

Roanne/Le Coteau, Editions Horvath, 1982, gr. in-8°, 236 pp, 310 reproductions de cartes postales anciennes avec notices, broché, couv. illustrée, bon état

La vie de tous les jours des habitants de Rouen avant 1914, aussi bien dans les ateliers, les usines qu’au port ou au coin de la rue, en groupe ou solitaire, tel est le thème que les collectionneurs de cartes postales, enseignants et amis Patrice Macqueron et Pierre Nouaud ont voulu illustrer par cet ouvrage vivant et très attachant. A travers des scènes de rues, les lecteurs découvriront également l’aspect du début du siècle de cette noble cité, qui fixent d’une façon exhaustive la vie quotidienne d’autrefois... Les deux auteurs souhaitent moins faire un livre d'histoire que partager leur passion commune pour cet âge d'or de la carte postale qu'a été la Belle Epoque. En 1913, Rouen compte onze magasins spécialisés, qui éditent et vendent les scènes de la vie quotidienne du premier port normand à un public varié. Cent ans plus tard, les collectionneurs s'arrachent ces clichés en noir et blanc au charme si particulier et dont certaines pièces rares, reproduites ici atteignent des petites fortunes. La ville est représentée ici dans toute la diversité de ses activités industrielles, artisanales et commerciales. Les présentations sont courtes mais incisives. Un ouvrage d'une grande richesse documentaire.

MAGNY (E. de).

Nobiliaire de Normandie.

P., Contrepoint, 1979, fort gr. in-8°, iv-198-687 et 280 pp, blasons, lettrines, index, reliure pleine toile verte armoriée de l'éditeur, dos lisse avec titres et fleuron doré, signet, bon état

Réimpression en un volume de l'édition de P., Aubry, Rouen-Caen, Lebrument et Massif, 1863-1864 en 2 volumes. Outre les généalogies, cet ouvrage donne la liste des compagnons de Guillaume le Conquérant, celle des 119 défenseurs du Mont Saint-Michel, le catalogue de tous les gentilhommes normands, le catalogue de tous les gentilhommes de Normandie qui ont pris part aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux Etats généraux de 1789, la liste chronologique des lettres d'anoblissement enregistrées à la cour des comptes, la liste des gentilhommes normands qui ont pris part aux Croisades, la liste gentilhommes normands qui ont fait leurs preuves de cour pour monter dans les carosses du Roi. (Saffroy, II, 30252)

MAREC (Yannick).

Le « Clou » rouennais des origines à nos jours (1778-1982), du Mont de piété au Crédit Municipal. Contribution à l'histoire de la pauvreté en province.

Rouen, Editions du P'tit Normand, 1983, in-8°, 231 pp, préface de Jean Imbert, 26 illustrations dans le texte, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Ouvrage issu de thèse. — "A travers l'histoire de l'institution rouennaise, de la fin de l'Ancien Régime à nos jours, c'est aussi toute la vie économique et sociale d'une cité importante et de ses habitants, notamment, des plus démunis, qui est décrite dans ce livre. Car l'histoire du « clou » rouennais, c'est avant tout celle des milieux populaires d'une grande ville dont la richesse et l'éclat n'ont concerné, le plus souvent, qu'une minorité." — "La paupérisation et ses victimes, qui ont pourtant alimenté de vives discussions théoriques, demeurent peu étudiées aux 19e et 20e siècles. Tout à la fois mythe et réalité, « chez ma tante » (ou le « clou ») constitue à Rouen comme ailleurs (à partir de 1826) un remarquable « baromètre de la misère publique » : chaque crise conjoncturelle voit y affluer des femmes (surtout) engageant pour survivre leurs maigres hardes. Après 1914, l'organisme change de fonction et de nature : rebaptisé crédit municipal par souci de respectabilité en 1923, il devient, malgré les orages de la guerre, une source de liquidités pour les couches moyennes plus que l'ultime recours des miséreux. La création, en 1953, et le développement rapide du prêt aux fonctionnaires accentuent cette évolution. Aujourd'hui, le crédit municipal qui s'interroge sur son avenir n'a plus grand chose de commun avec le « clou » du 19e siècle. Plus probante donc pour celui- ci que pour le suivant, la monographie de Yannick Marec n'en est pas moins neuve et utile de bout en bout. Alors que tant de travaux inédits dorment à jamais faute de publicité, on ne peut que recommander ce volume accessible et bien présenté (nombreuses annexes), livrant les principaux résultats d'une thèse pour le doctorat de troisième cycle ; et lui souhaiter de nombreux émules..." (Etienne Fouilloux, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1985)

MAREC (Yannick)(dir.).

Les Hauts-Normands et les Expositions Universelles (1851-1937).

Société libre d'Emulation de la Seine-Maritime, 2003, gr. in-8°, 139 pp, 24 illustrations dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

8 études érudites. Ce bulletin rassemble les contributions d'un colloque organisé à Rouen en octobre 2002, dont le thème général portait sur "Les Hauts-Normands et l'innovation technique et sociale aux expositions universelles (1851-1937)". Nous signalons plus particulièrement deux articles : celui consacré aux moteurs Simplex d'Edouard Delamare-Deboutteville et Léon Malandin ainsi qu'un autre sur le cinéorama de Raoul Grimoin-Sanson.