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AGNETTI (Eugène).

Le Crépuscule de la vérité d'un A. C. « Rest » 39-45. Indo-Algérie.

Éditions des Écrivains, 2001, in-8°, 223 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"Je m'appelle Monsieur Eugène-Louis Agnetti, (alias Bob dans la résistance), né le 23 mai 1923 (donc Gémeaux) à Saint-Denis (93) et le fils de Joseph Agnetti et de Gabrielle Juliette Lambert, du fait du destin. Je pense qu'ils auraient mieux fait d'employer un préservatif que de me mettre au monde. Mais voyez, le sexe était déjà d’actualité. Orphelin de Maman très tôt, mon père ne m'a jamais pris sous son aile, trop indépendant qu’il devait être ! Très jeune livré à moi-même dans la jungle parisienne, il a fallu la guerre pour que je puisse me jauger et me juger avec impartialité, mais l'existence plutôt que la vie m'a tracée un destin assez rocambolesque. Je n'y suis pour rien. J'ai toujours écris. Journal de marche pendant la guerre ou intime permanent, je n'ai jamais sollicité d’être édité jusqu'à ce jour, comme quoi tout peut arriver !"

AGUSTONI-PHAN (Nhung).

Viêt-Nam. Nouveau dragon ou vieux tigre de papier ? Essai sur le Viêt-Nam contemporain.

Genève, Olizane, 1995, in-8°, 253 pp, une carte, broché, bon état

Une vision de la société et de la mentalité vietnamiennes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur rassemble des éléments d'analyse et de réflexion de fond sur les orientations, les contraintes, les partenaires de la politique d'ouverture...

ANAPI.

Les Soldats perdus. Prisonniers en Indochine 1945-1954. Mémoires.

Indo Éditions, 2005, gr. in-8°, 486 pp, avant-propos, préambule et introduction d'André Saint-Georges, 12 pl. de photos et cartes hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre rassemble 27 témoignages écrits par des anciens prisonniers de l'armée japonaise et du Vietminh. Ils y racontent le vécu d'une captivité inhumaine qui en tua deux sur trois et détruisit le troisième au fond de lui-même... — L'ANAPI – Association Nationale des Anciens Prisonniers, Internés et Déportés d'Indochine – a été créée en 1985. Ses principaux objectifs sont de développer la solidarité et mieux faire connaître les souffrances et les conditions d'internement endurées par les prisonniers français dans les camps du Vietminh.

ARNAUD (Jean-Louis).

Saïgon. D'un Vietnam à l'autre.

Gallimard, 1977, in-8°, 291 pp, Souvenirs de l'auteur, qui a séjourné au Vietnam et au Cambodge de 1973 à 1975 à la tête du Bureau de l'Agence France-Presse et qui fait cohabiter dans son récit personnages authentiques et fictifs. Il a connu les soldats de l'Armée de Libération du Sud-Vietnam, les a vus arriver à Saïgon et a recueilli au Cambodge des témoignages sur les Khmers Rouges.

ARTAUD (Denise) et Lawrence KAPLAN (dir.).

Diên Biên Phu. L'Alliance atlantique et la défense du Sud-Est asiatique.

La Manufacture, 1989, pt in-8°, 422 pp, une carte, index, broché, bon état

14 études érudites. "Le 7 mai 1954, après 56 jours de résistance héroïque, le camp retranché de Diên Biên Phu tombait. Le lendemain s'ouvrait la phase indochinoise de la conférence de Genève, où la France allait accepter le partage du Viêt-nam à la hauteur du 17e parallèle. Dès lors l'influence américaine grandissait à Saigon, tandis qu'Hanoi s'appuyait sur les Sino-Soviétiques. La guerre du Viêt-nam se profilait à l'horizon. Pourquoi les Américains n'ont-ils pas dégagé par un bombardement aérien la forteresse assiégée ? Le refus du Parlement français de ratifier le traité instaurant la C.E.D. — en dépit des pressions de Washington — est-il une manifestation de rancœur à l'égard d'un allié trop peu secourable ? Bref, la chute de Diên Biên Phu est-elle le symbole des querelles transatlantiques ? En raison de la richesse de leurs sources et du sérieux de leur méthode, les auteurs de ce livre apportent à ces difficiles questions les réponses attendues depuis longtemps." (4e de couverture)

AUVADE (Robert).

Bibliographie critique des œuvres parues sur l'Indochine française. Un siècle d'histoire et d'enseignement.

P., Maisonneuve et Larose, 1965 in-8°, 153 pp, index, broché, bon état

"Robert Auvade a réussi une œuvre d'érudition qui sera indispensable aux chercheurs et spécialistes qui s'intéressent au Viet-Nam. La division de l'ouvrage est la suivante : introduction, archives et bibliothèques, œuvres bibliographiques, enseignement, recherche scientifique, culture et civilisation, sociologie, sociologie religieuse, structures sociales et économiques, œuvres sociales et humanitaires, histoire et colonisation, histoire et politique, économie et monnaie, souvenirs de guerre, épilogue, bibliographie signalétique, index, table alphabétique des auteurs. Parmi celles qui ont été publiées, la présente bibliographie apparaît comme inédite en son genre. L'auteur ne s'est pas, en effet, contenté de recueillir, classifier et annoter les sources ; il a aussi choisi, au sein d'une pluralité de disciplines, les œuvres les plus représentatives pour les étudier de façon détaillée et critique. Les cent cinquante ouvrages ainsi analysés sous treize rubriques constituent une histoire par la bibliographie. Quatre-vingts autres titres, de toutes disciplines mais de représentativité moins marquante, sont signalés avec leurs références dans la section « bibliographie signalétique ». La rubrique consacrée aux publications bibliographiques sur l'Indochine française, parues depuis le siècle dernier, permet de consulter une nomenclature complète sur le sujet. Un index et une table, en fin de volume, complètent de façon utile cet ouvrage et faciliteront considérablement les recherches." (P. Huard, Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, 1967) — "Cette bibliographie rassemble 150 titres d'ouvrages et articles consacrés à l'Indochine française et parus entre 1867 et 1962. Un livre utile." (Revue française de science politique, 1966)

BACHELOT (Bernard).

De Saigon à Alger (1951-1962). Désillusions d'un officier, marin et pilote.

L'Harmattan, 2007, gr. in-8°, 360 pp, 47 photos dans le texte, 7 cartes et plans, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

« Le témoignage d'un officier de la Marine française sur deux conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle : l'Indochine et l'Algérie ». — Le récit, vif et soutenu, s'ouvre en 1951 et se clôt en 1962. Il nous transporte sur deux terrains de conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle l'Indochine et l'Algérie ; il éclaire une page d'histoire moderne et contribue au débat actuel sur le sujet. Ces mémoires – celles d'un officier de la Marine française, devenu pilote de chasse et officier d'appontage – tiennent de l'Histoire autant que de l'aventure. Aux récits souvent bouleversants de combats sur les fleuves d'Indochine et de missions aériennes périlleuses se mêlent l'histoire de l'installation d'une famille en Afrique du Nord au XIXe siècle et la chronique des événements politiques. Bernard Bachelot nous raconte la décolonisation de l'intérieur, avec les yeux d'un natif d'Algérie et le vécu d'un soldat. Il témoigne du traumatisme de militaires de carrière engagés dans des guerres cruelles qui ont abouti – en dépit parfois de victoires sur le terrain – à de tristes abandons. Il nous parle de pertes perte de la terre, des amis, des idéaux... perte de l'innocence. Sur le conflit militaire se greffe le conflit intérieur. La vie sur le terrain d'opération va de pair avec la vie intime et privée. On assiste à la fin des illusions et à la naissance d'une famille. La mort accidentelle d'un de ses enfants – point de départ du récit – incite l'auteur à revenir, près de quarante ans après les faits, sur cette période agitée et tragique. De Saigon à Alger est l'histoire d'un déracinement. L'émotion qui s'en dégage naît de la précision du témoignage et de la passion dans l'analyse. — Bernard Bachelot naît à Tizi-Ouzou (Algérie) en 1929. Il grandit à Alger, Mascara, Sidi-Bel-Abbès et Djidjelli. Élève de l'École Navale, officier en Indochine et en Algérie, il rejoint le civil en 1962, où il oeuvre notamment en faveur de la formation professionnelle et de l'emploi des personnes handicapées. Il publie en 2003, aux Éditions du Rocher, « Louis XIV en Algérie », un ouvrage remarqué (prix littéraire « Jean Pomier » et médaille de l'Académie de Marine), qui met à jour une page méconnue de l'histoire de France, et qui invite les historiens à réviser sensiblement leurs positions sur la période.

BARRÉ (Jean-Luc).

De Lattre. Documents inédits.

Perrin, 1990, in-4°, 142 pp, 141 photos pour la plupart inédites, cart. illustré de l'éditeur, bon état

Après la publication des écrits du maréchal de Lattre (trois volumes parus chez Plon) couvrant la totalité de sa vie et de son action, une partie essentielle de ses archives restait à explorer : un fond iconographique considérable et largement inédit. Parfaitement classés, inventoriés au prix de longues années de travail par la maréchale de Lattre, ces albums constituent autant de documents historiques, parfois plus explicites qu'un discours, plus révélateurs qu'une lettre. Ce livre n'a pas pour objet d'ajouter à une liste déjà longue un monument de plus en hommage au chef et à ses hommes. Il se propose au contraire, l'image aidant, d'entrer dans le vif d'une destinée et d'un caractère encore trop ensevelis sous le marbre de la légende. Homme de communication avant l'heure, metteur en scène magistral de sa propre épopée, le chef de la 1ère Armée et le Commandant en chef en Indochine savait utiliser la photographie à la fois pour sa propre image et comme un moyen d'agir sur les hommes. Il forma des équipes spécialisées pour "illustrer" la guerre sur les lieux des combats. Issu de leur travail, cet album n'est pas un livre de plus sur le roi Jean. Contournant une légende quelque peu écrasante, celui-ci révèle un de Lattre plus intime, en famille, avec sa femme et son fils comme au milieu de ses hommes. Souvent, l'image révèle une vérité profonde. Ainsi, en 1941, ce général au regard désespéré parmi les dignitaires de Vichy... L'enfant de Mouilleron-en-Pareds, l'élève officier de St-Cyr et de Saumur, le combattant de la Grande Guerre et du Maroc, le jeune général de 1940, le stratège implacable qui conduit la 1ère Armée jusqu'au Danube et redresse en une année la situation en Indochine, est saisi à chaque étape de sa vie dans le feu de l'action et la fraternité de ses soldats, "lieutenants et capitaines" ou "maréchaux". Pour la première fois, la maréchale de Lattre a accepté d'ouvrir l'intégralité de ses albums, les confiant à Jean-Luc Barré, qui a déjà publié ses archives. Voici donc un document historique de premier ordre. Sous le masque souverain du Maréchal, c'est le visage d'un homme sensible et généreux qui se dévoile, un homme d'idéal emporté jusqu'au bout de ses combats.

BARTHELEMY (Général).

L'Escadrille du Calao.

France-Empire, 1976, pt in-8°, 259 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

L'armée de l'Air n'a mis en œuvre que deux unités équipée d'hydravions : l'une d'elles était l’escadrille du Calao, créée par la Marine en 1930, puis cédée aux aviateurs en 1933, et qui devait avoir une fin tragique en mars 1945, au moment du coup de force japonais contre l'Indochine. Le Général Barthélemy, ancien lieutenant-pilote dans cette unité, retrace cette épopée.

BEAUCORPS (Jean-Marie de).

Soldat de Jade.

Editions Kergour, 1998, in-8°, 366 pp, broché, couv. illustrée, bon état

L'auteur raconte ses négociations de 1944-1945 en Chine du Sud et au Tonkin-Annam avec les militants nationalistes vietnamiens et la lutte contre les Japonais. — "Successivement pilote de char, saboteur dans le désert de Lybie puis "chargé de mission" dans les Balkans et en France occupée de 1939 à 1944, Jean-Marie de Beaucorps a studieusement "fait ses classes". Couvrant cette époque, son livre "Soldat de plomb", paru en 1997, rencontra un grand succès. Aujourd'hui, en décembre 1944, mûri et riche d'expériences, le "Soldat de plomb" devient "Soldat de jade", menant de délicates négociations en Chine du Sud et au Tonkin-Annam avec les militants nationalistes vietnamiens tout en poursuivant de subtiles relations avec les services spéciaux japonais, la redoutable Kempeitai. Puis, la guerre avec le Japon tirant sur sa fin, il passera à l'action et créera une flotte de jonques de haute-mer qui sillonneront le Golfe du Tonkin de l'île d'Hainan aux côtes d'Annam et de la Baie d'Along aux îles Paracel, espionnant les mouvements japonais, lançant d'audacieux raids de commando contre leurs centres de transmission et enlevant dans de flamboyants abordages dignes de nos ancêtres corsaires, les embarcations se livrant au trafic côtier pour le compte des armées nippones. Dans ce récit vif et alerte notre "Soldat de jade" mène ses missions et ses combats au grand galop dans les montagnes du Kwang-si et du Tonkin et à pleine voile en mer de Chine, portant un regard ironique et parfois amer sur son entourage, essaimant au fil des pages de savoureux portraits tendres et attachants, pathétiques ou comiques de ses compagnons et compagnes rencontrés au gré de ses aventures." (4e de couverture)

BERGOT (Erwan).

Bigeard.

Perrin, 1988, fort in-8°, 586 pp, 48 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Il y a un style, un vocabulaire, une légende Bigeard. Les Français connaissent sa haute stature, la malice de son regard bleu, ses formules à l'emporte-pièce, ses réparties qui font mouche. Mais l'homme est-il à l'image de ce guerrier dont la seule devise était : "durer" ? Nul n'était plus qualifié qu'Erwan Bergot pour écrire la première biographie de ce personnage d'exception dont la notoriété a pris naissance en 1952 quand la presse découvrit le jeune commandant Bigeard. Chef de bataillon, colonel, général, secrétaire d'Etat, député, où qu'il soit, la renommée l'accompagne. Erwan Bergot a servi naguère sous les ordres de celui qui, pour les paras, était "Bruno". Il nous entraîne sur les traces de ce baroudeur qui n'a jamais rien renié, ni les combats qu'il a menés, ici ou là, pour sa patrie, ni les conditions qui ont fait de lui, sous l'écharpe de député, un élu pas comme les autres...

BERGOT (Erwan).

Gendarmes au combat. Indochine, 1945-1955.

Presses de la Cité, 1994, in-8°, 269 pp, 16 pl. de photos hors texte, cartes, annexes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Troupes de choc)

14000 gendarmes ont servi pendant la guerre d'Indochine (un peu moins nombreux que la Légion étrangère, mais beaucoup plus que n'importe quelle autre formation, Paras y compris). Les gendarmes ont tenu des milliers de postes isolés, sans liaisons et bien souvent sans armements lourds, près de 700 d'entre eux y ont laissé leur vie. — "Erwan Bergot, ancien officier parachutiste de la Légion, rescapé de Diên Bien Phu, passé à l'écriture, a déjà produit une liste impressionnante de volumes où il raconte ses militaires, mais aussi celles des autres et pas seulement en Indochine. Sa plume semble intarissable. Mais s'il évoque, il juge également en technicien. Cet ouvrage est intéressant dans la mesure où il apporte des informations souvent reléguées dans l'ombre. Dans une première partie, c'est encore la guerre japonaise qui est au centre du sujet. En 1945, il y avait dans l'Indochine française une poignée de gendarmes isolés, commandant des gardes autochtones et naturellement surveillés de près par les Nippons. Après la surprise du coup de force du 9 mars, certains ont tout tenté pour continuer la lutte et atteindre l'ennemi. Beaucoup sont morts. Les prisonniers ont vécu un véritable calvaire. Là aussi, les survivants furent mal compris par les autorités et les troupes venues pour rétablir la présence française. D'où une amertume bien compréhensible. Les deuxième et troisième parties sont consacrées à l'action des trois légions de marche de la Garde républicaine, constituées dès 1947 pour renforcer un corps expéditionnaire qui faisait flèche de tout bois. Ces unités, formées de volontaires, mais aussi de requis désignés un peu au hasard, ne disposèrent pendant longtemps que d'un équipement et d'un armement hétéroclites, récupérés sur toutes les armées et tous les stocks du monde libre. Les gendarmes, par définition, vivent mêlés à la population dont ils apprennent l'intimité. Mais peut-être était-ce une vue de l'esprit que d'appliquer ce principe dans un pays si différent pour eux et dont la civilisation leur était totalement étrangère. Pourtant beaucoup de gradés et de gardes, isolés seuls ou à quelques-uns, jetés en enfants perdus sur une terre inconnue et sans préparation spéciale, ont réussi à se faire admettre, respecter et même aimer par des populations coincées entre les exigences de l'ordre postcolonial et celles plus cruelles du Viêt Minh. L'auteur relate les épisodes les plus évocateurs de ce travail ingrat, les fatigues, les douleurs, les sacrifices suprêmes, sans oublier ceux que la Garde encadrait, volontaires vietnamiens, surtout catholiques, khmers et laotiens, minorités nung et thai, qui dans la majorité des cas ont lutté et sont morts fidèles à leurs cadres. Il était bon de rappeler ces souffrances et ces sacrifices, qui malgré les apparences ne furent pas vains. Une série d'annexes rassemble les textes officiels sur ce que fut le rôle de la en Indochine de 1945 à 1955, sans omettre la liste des morts." (Pierre L. Lamant, Revue française d'histoire d'Outre-Mer, 1988)

BERGOT (Erwan).

Vandenberghe, le pirate du Delta.

Balland, 1973, gr. in-8°, 328 pp, 2 cartes, annexes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale

Récit de la vie de Roger Vandenberghe, guerrier légendaire de la guerre d'Indochine. — "Les Viets avaient mis sa tête à prix. À vingt-trois ans, Vandenberghe leur faisait peur. Il releva le défi, se livra, puis captura ses geôliers. Il avait le goût des actions brèves et violentes, agissant de nuit avec une poignées d'hommes, semant la panique sur les arrières de l'ennemi. En trois ans, à la tête de son commando « Tigre Noir », il lui avait infligé plus de pertes qu'une division d'infanterie. Sa tactique, utiliser contre les Viets, d'autres Viets qui le suivaient aveuglément. Il improvisait sa guerre comme d'autres de la musique. Sans avoir appris. En trois ans, il avait franchi tous les échelons de la hiérarchie, était devenu le familier du général de Lattre qui le citait en exemple au Corps Expéditionnaire français. Le Delta tonkinois était son domaine. Plus encore, son royaume. Homme secret, étrange et fascinant, il partait pour de longues expéditions mystérieuses dans la jungle, les rizières, les zones refuges adverses. Toujours en tête. Il avait été blessé huit fois au corps à corps. Sa vie, c'était cela, un jeu terrible et dangereux qu'il menait avec violence, en un pari permanent avec la mort. Pour les Viets, il était l'ennemi, impossible à vaincre de face. Il ne restait plus, pour l'abattre que la trahison et l'assassinat. Il mourut seul, à vingt quatre ans, déjà légendaire parmi les guerriers d'Indochine. Après Vandenberghe, la guerre en Indochine ne devait plus être tout à fait la même." (4e de couverture)

BERTOLINO (Jean).

Vietnam sanglant. Au Sud et au Nord du 17e parallèle, 1967-1968.

Stock, 1968, in-8°, 226 pp, 28 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Témoins de notre temps)

Avec les G.I's dans le Delta. Saïgon, lupanar de l'Asie. Hanoï entre deux raids. La bataille du riz. La civilisation du Bambou. — Jean Bertolino, grand reporter indépendant, prix Albert Londres 1967 pour ses séries d'articles sur Macao et Hong-Kong, le Cambodge et le Vietnam du Sud, est l'un des rares journalistes à avoir séjourné plusieurs mois au Sud et au Nord du 17e parallèle en 1967. Il a vécu au coeur du conflit et a dressé dans ce livre « Les rizières sanglantes » le constat précis de ce qu'il a vu et entendu. Son témoignage dévoile un aspect méconnu de la guerre. On y découvre ce que furent les grandes opérations de « terre brûlée ». On pénètre dans les mystères de cette « guerre populaire »qui, tout au long d'une année décisive, a tenu en échec le plus grand et le plus puissant corps expéditionnaire qui ait jamais existé. Au moment où, plus que jamais, le conflit vietnamien occupe la première place dans l'Actualité, et où pour la première fois depuis l'engagement militaire des Américains des espoirs de paix se dessinent, il est important de savoir ce que fut la guerre du Vietnam durant l'année qui vient de s'écouler et les causes réelles qui ont provoqué le revirement brutal du Président Johnson. Illustré de photographies saisissantes, prises sur place par l'auteur loi.nième, le livre vivant, passionné et lucide de Jean Bertolino vient à son heure. (4e de couverture)

BERTRAND (Gabrielle).

Le peuple de la jungle. Hommes, bêtes et légendes du Pays Moï.

P., Editions “Je Sers”, 1952, in-8°, 248 pp, 10 pl. de photos hors texte, une carte, glossaire, biblio, broché, jaquette illustrée (avec trace d'humidité ancienne au dos), bon état (Coll. Bibliothèque des Voyages). Edition originale

"Avant-guerre, en Allemagne, Gabrielle Bertand avait eu, très jeune, le privilège de servir de secrétaire à Albert Einstein. Devenue journaliste, elle avait sillonné pendant cinq ans l'Indochine, l'Indonésie, le Japon et la Chine, pour le compte du “Petit Parisien” et de “l'Intransigeant”. Côtoyant officiels civils et militaires, brigands, trafiquants d'armes, et s'aventurant seule jusque dans les lamasseries perdues du désert de Gobi, elle rapporta, outre ses reportages, la matière de plusieurs livres qui en avaient fait une spécialiste de la géopolitique asiatique de l'avant-guerre." (Marcel Cohen)

BEUCLER (Jean-Jacques).

Quatre années chez les Viets.

Lettres du Monde, 1977, in-8°, 94 pp, préface d'Edgar Faure, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état. Edition originale. On joint une carte de visite de l'auteur

Edition originale de ces souvenirs terrifiants du Camp n°1. L'expérience de l'auteur, lieutenant au 3ème Tabor Marocain qui, ayant été aéroporté à Cao Bang en octobre 1950, fut fait prisonnier lors du désastre le la RC4, au cours duquel son unité fut engloutie. Il témoigne de sa détention au fameux Camp n°1. Beucler (1923-1999) est engagé volontaire fin décembre 1942 au Maroc. Sorti Major de sa promotion de l'Ecole de Cherchell, il fait les Campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne avec les Tirailleurs Marocains. En 1949, il embarque pour l'Indochine. Jean Lartéguy le dépeindra dans "Les Centurions" sous les traits du Lieutenant Marindelle, Jean Pouget, dans "Le Manifeste du Camp n° 1", sous ceux de Leyneux et, probablement, le Père Albert Stihlé, dans "Le Prêtre et le Commissaire" sous ceux du Lieutenant Grandperrin. Revenu en France, il devient industriel dès 1955 et est élu maire de Corbenay en Haute-Saône, en 1966. De 1968 à 1981, il est député, d'abord comme non-inscrit, puis sous les étiquettes de centriste, réformateur et enfin UDF. En 1977-1978, il est Secrétaire d'Etat à la Défense puis aux Anciens Combattants. Président du Comité d'Entente des Anciens d'Indochine, c'est lui qui, le 13 février 1991, lors d'un colloque au Sénat sur le Vietnam auquel Georges Boudarel participe, déclenche l' "Affaire Boudarel" en apostrophant l'historien, maître de conférences à Jussieu, ancien commissaire politique du Viêt-Minh au Camp 113, qui a entretemps pris des positions fort critiques à l'égard du régime de Hanoï.

BEZARD (Pierre).

L'Or, le fer et le droit. Indochine-Vietnam, 1940-2009.

Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 379 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

L’auteur raconte sa naissance au Vietnam, son enfance durant les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, le joug japonais et les bombardements alliés, les heures parfois tragiques du retour des Français en Indochine, puis l'engrenage qui conduisit inexorablement à la guerre entre Français et Viet Minh. Magistrat, Pierre Bezard aura l'occasion de revenir souvent au Vietnam, comme conseiller du gouvernement vietnamien pour la mise sur pied d'un Droit vietnamien adapté aux changements en cours pendant la période d'ouverture du pays, ou Doi Moi. A ce titre il sera l'un des fondateurs de la Maison du droit, à Hanoi, lien durable et outil de travail efficace entre la France et le Vietnam. Ses souvenirs sont prolongés par une étude historique importante de la période qu'il a vécue au Vietnam, depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'au déclenchement de la guerre en 1946.

BIGEARD (Général).

De la brousse à la jungle.

Hachette/Carrère, 1994, in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

"... La Haute Région tonkinoise et le pays Thaï vont me prendre par les tripes pour ne plus me lâcher (...) En avant pour les arrières viets. Pendant quatre mois, chaque semaine, une sortie de deux à trois jours au minimum, 80 km parcourus sur des pistes taillées au coupe-coupe dans les montagnes qui enserrent la route coloniale 41. Suis un vrai fauve, increvable. Mes pieds comme des griffes s’accrochent dans les pistes boueuses. Pas question de chaussures. Torse nu, carabine en bandoulière, grenades à la ceinture, serviette sur la tête, je suis un super Viet. Pareil pour mes hommes. Nos coups minutieusement préparés sont toujours payants. Constamment sur le terrain, on sympathise avec la population. Pour eux, nous ne sommes pas des conquérants, mais des libérateurs..." — "Dans cet ouvrage, je retrace mon parcours de baroudeur, depuis mes champs de bataille militaires à ceux de l'arène politique. Le passage “de la Brousse à la Jungle”. – “La Brousse” : Je raconte tout d'abord mes trente années de "brousse" depuis ma jeunesse à Toul, mon premier combat, suivi du baptême du feu en 39, les groupes francs, le parachutage en Ariège, puis l'Indo et l'Algérie, jusqu'à la fin de la piste avec mon commandement dans l'océan Indien, et enfin Bordeaux, commandant la 4e région militaire. – “La Jungle” : Puis vient la "jungle". Ministre, un monde à part, la tournée des popotes, le Pacifique, l'Arabie Saoudite... Député, l'Assemblée Nationale, la Chine, les États-Unis, l'Afrique... Mai 1981, réagir, sauver l'armée, chez les Paras à Beyrouth, député sous la cohabitation... La jungle... Il y en a marre. Je me remets, seul, au service de mon pays, jusqu'à mon dernier souffle."

BIGEARD (Général).

De la brousse à la jungle. (Mémoires).

Editions du Rocher, 2002, in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

"Dans cet ouvrage, je retrace mon parcours de baroudeur, depuis mes champs de bataille militaires à ceux de l'arène politique. Le passage “de la Brousse à la Jungle”. – “La Brousse” : Je raconte tout d'abord mes trente années de "brousse" depuis ma jeunesse à Toul, mon premier combat, suivi du baptême du feu en 39, les groupes francs, le parachutage en Ariège, puis l'Indo et l'Algérie, jusqu'à la fin de la piste avec mon commandement dans l'océan Indien, et enfin Bordeaux, commandant la 4e région militaire. – “La Jungle” : Puis vient la "jungle". Ministre, un monde à part, la tournée des popotes, le Pacifique, l'Arabie Saoudite... Député, l'Assemblée Nationale, la Chine, les États-Unis, l'Afrique... Mai 1981, réagir, sauver l'armée, chez les Paras à Beyrouth, député sous la cohabitation... La jungle... Il y en a marre. Je me remets, seul, au service de mon pays, jusqu'à mon dernier souffle. " Ce livre du général Bigeard, écrit dans un style clair, direct, avec le franc-parler qu'on lui connaît, est un message d'espoir au service de la France. La présente réédition, avec une nouvelle préface du général, constitue une œuvre de collection que tous ses lecteurs se doivent de posséder.

BIGEARD (Général).

Pour une parcelle de gloire.

Plon, 1975, fort in-8°, 480 pp, 32 pl. de photos hors texte, 13 cartes, index des noms cités, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale

"Bigeard n'a guère quitté l'Indochine depuis qu'il y est venu avec Leclerc en octobre 1945. Commandant d'une compagnie isolée, il a vécu au pays thaï, dressé des bataillons à subsister et à combattre comme l'ennemi dont il a analysé et copié les méthodes. Les civilités ne sont pas son fort. Né pour commander, ne sachant ni feindre ni composer, jaloux de tout ce qu'il possède, il n'aime pas obéir et, comme il rue si les ordres qu'on lui donne lui semblent idiots, ses chefs ont des ennuis avec lui ; mais lancé seul au milieu des périls, il exige toujours tout de lui-même et des autres. C'est un gagneur. Il a fait sien le mot de Calonne : "Si c'est possible, c'est fait ; impossible, cela se fera." A trente-sept ans, il a l'innocence et la dureté des purs. Sa douceur cache une furieuse impatience ; son masque peut soudain s'illuminer sous la colère et la rage, son regard bleu prendre le sombre éclat de l'acier. Huit ans de combats presque ininterrompus lui ont donné une mystique de l'Armée, des camarades, de la mort. Par une sorte de flirt avec le danger, il ne porte jamais d'armes sur lui au combat et répète sans cesse aux siens, avec la familiarité du tutoiement parachutiste auquel il ne manque que le mot "frère" pour devenir religieux : "Apprends à regarder la mort en face. Tu es fait pour mourir. Tu vas où l'on meurt..." Ses hommes l'aiment, beaucoup de ses compagnons le trouvent insupportable, l'ennemi le craint, les gouvernements ne savent comment l'employer." (Jules Roy) — Les mémoires de l'officier français le plus médiatique de l'après-guerre : l'infanterie de forteresse en 1939-40, la captivité, l'évasion en 1941, le parachutage en 1944, les maquis et la libération de l'Ariège, l'Indochine dès octobre 1945, le 3ème Bataillon Thaï, le commandement du Bataillon de Marche Indochinois, le 6ème Bataillon Para, l'épopée de la "colonne Bigeard" en 1952, les opérations au Laos et au Tonkin, le parachutage avec le tout premier groupe sur Dien-Bien-Phu où il combat jusqu'à la fin, la captivité, l'Algérie à partir d'octobre 1955, où, colonel, il commande le 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes (1956-58) puis est chef opérationnel jusqu'à ce qu'il soit renvoyé en France en février 1960, le commandement du 6e Régiment Inter-Armes d'Outre-Mer en République Centrafricaine puis de la 25e Brigade de Parachutistes et de la 20e Brigade Aéroportée (1964-68), général de brigade en 1967, puis affecté à Dakar (1968-70) et à Madagascar (1971-73) et promu général de division.

BIZOT (François).

Le Portail. Prisonnier des Khmers Rouges.

La Table Ronde, 2000, in-8°, 398 pp, préface de John Le Carré, une carte, broché, bon état

François Bizot, membre de l'Ecole française d'Extrème-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné, il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch. Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices. Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au cœur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions – qui – dans les forêts du Cambodge comme ailleurs – habitent l'homme depuis toujours.

BODARD (Lucien).

La Guerre d'Indochine : II. L'humiliation.

Gallimard, 1965, fort in-8°, 603 pp, 8 cartes, broché, couv. à rabats, bon état

L'auteur fut correspondant de guerre en Indochine de 1949 à 1951. Dans ce deuxième volume (sur 3), après une description de la vie quotidienne à Saïgon, Bodard parle des premiers combats, de 1946 à 1949, visant à reconquérir la Cochinchine puis le Tonkin. I. Saigon, le moteur de la guerre ; II. L'illusion de la victoire ; III. Les calcaires de Dong-Khé.

BODARD (Lucien).

La Guerre d'Indochine : II. L'humiliation.

Gallimard, 1965, fort in-8°, 603 pp, 8 cartes, broché, couv. à rabats, état correct (Coll. L'Air du temps). Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers), ex. du SP, sympathique envoi a.s. (« A Michèle, tellement amie que parfois j'abuse, non pas d'elle, mais de sa bonté »

L'auteur fut correspondant de guerre en Indochine de 1949 à 1951. Après une description de la vie quotidienne à Saïgon, Bodard parle des premiers combats, de 1946 à 1949, visant à reconquérir la Cochinchine puis le Tonkin. Sommaire : Saigon, le moteur de la guerre ; L'illusion de la victoire ; Les calcaires de Dong-Khé.

BONADONA (J.-T.-H.).

Excursions dans les Pyrénées. Voyage en Indo-Chine.

Dole, Imp. Joseph Jacques, 1912, in-12, 178 pp, 7 pl. de photos hors texte, broché, couv. imprimée papier vert très lég. salie (avec étiquette papier rose “En vente dans les librairies de Perpignan” en partie déchirée), non coupé, bon état. Rare

BORTON (Lady).

Vietnam, l'après-chagrin. Une américaine au milieu des Vietnamiens.

Hanoï, Editions Thé Gioi, 2007, in-8°, 538 pp, 4 pl. de photos hors texte, 3 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Lady Borton est l’un des rares Américains à avoir vécu au Sud et au Nord du Vietnam pendant la guerre américaine. Elle est connue du public pour ses activités littéraires et surtout humanitaires. Elle a écrit sur le Vietnam plusieurs livres dont “Hô Chi Minh, a portrait”. Son livre “Vietnam, l’après chagrin” évoque les réalités de la condition féminine pendant la guerre du Vietnam, que l’on soit mère, épouse, travailleuse, combattante, ou les quatre.

BOUDAREL (Georges).

Cent fleurs écloses dans la nuit du Vietnam. Communisme et dissidence, 1954-1956.

Jacques Bertoin, 1991, in-8°, 302 pp, biblio, broché, bon état

"Après la victoire Viet Minh de 1954, de nombreux 'ralliés', interdits de séjour dans leur pays, sont restés au Vietnam. Georges Boudarel rappelle qu'il a lui-même été membre du Parti communiste vietnamien jusqu'en 1964. C'est donc autant en témoin qu'en historien qu'il relate ces événements. Dans les années qui ont suivi la fin de la Première Guerre d'Indochine, des intellectuels, des militaires, des cadres du P.C.V. ont tenté d'imposer une libéralisation et une ouverture au régime nord-vietnamien, un peu dans l'esprit des 'Cent fleurs' chinoises. Mais ils ont échoué, et une dure répression s'est abattue sur eux : vexations, interdictions de publier, exclusions du P.C.V...." (Ruscio, 766).

BOURCIER (Emmanuel).

La Guerre du Tonkin. (Roman).

P., Editions de France, 1931, in-12, 263 pp, broché, dos fendu recollé, état correct (Coll. Marianne)

"... C’est justement la difficile conquête du Tonkin qui a fait apparaître l’Indochine dans l’opinion publique et qui l’a paradoxalement rendue populaire aux yeux de la métropole. Les romans de ‘pirates’ ou ‘pavillons noirs’ sont une veine abondamment exploitée, du moins pendant la conquête. Il s’agit principalement de romans qui célèbrent, avec nostalgie, la période de la ‘véritable’ conquête qui est toujours déjà passée. Le Dê Thám n’est d’ailleurs pas absent de l’imaginaire de l’entre-deux-guerres : il apparaît dans des romans historiques comme 'La Guerre du Tonkin' d'Emmanuel Bourcier (1931)." (E. Radar, Putain de colonie ! Anticolonialisme et modernisme dans la littérature du voyage en Indochine 1919-1939, Amsterdam, 2008)

BROSSARD (Capitaine de corvette Maurice de).

Dinassaut.

France-Empire, 1952, pt in-8°, 316 pp, 8 pl. de photos hors texte, carte, croquis et caractéristiques des bateaux en appendice, broché, jaquette illustrée par Paul Lengellé, état correct

Les Divisions Navales d'Assaut pendant la guerre d'Indochine. L'auteur y a mené la guerre de 1946 à 1948, puis en 1950-1951. Il commandait la Dinassaut I. (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine 1945-54)

BULLETIN.

Bulletin de la Société des Etudes Indochinoises. Nouvelle série, tome XXVI, n° 3.

Saigon, 1951, in-4°, 156 pp, figures, 11 planches hors texte, tableaux dépliants, broché

La Chine et les barbares, par L. Hambis. Anthropologie physique des Chams, par Olivier et Chagnoux. Panorama médical du Viêt-Nam d'autrefois, par Duong Ba Banh, etc.

BURON (André de).

Un bipède galonné. Mémoires.

La Table Ronde, 1971, in-8°, 338 pp, préface de Nicole de Buron, broché, couv. illustrée, bon état

« Un bipède galonné » ce sont les souvenirs d'un cavalier qui, pendant quarante ans, fut de toutes les campagnes et sut garder l'œeil ouvert pour se moquer de tout. André de Buron fait ses premières armes en 1919, en Turquie, guerre complètement oubliée d'une France qui jouit de la paix – une paix bien gagnée, il est vrai. Quand il terminera sa carrière, en Algérie, ce sera encore la guerre, une triste guerre. Entre-temps, la Tunisie (Biribi), le Maroc, le front des Ardennes, et l'Afrique noire, l'Indochine : un parcours complet d'équitation. Dans ces décors divers, ce diable d'homme promène, au milieu des dangers et des accidents les plus fous, une malice inépuisable. Ce livre si vif, plein de courage, d'éclats et de moquerie semble fait pour prouver que les Français sont encore une insolente nation. Pourquoi André de Buron a-t-il découvert si tard le plaisir de raconter, plaisir qu'il fait partager comme personne ? Pourquoi Nicole de Buron a-t-elle donné une préface à ce livre ? C'est ce que vous saurez précisément en lisant la préface. — France, régions sahariennes, Levant (1918-1921). Saumur, Tunisie (1922-1930). Maroc (1930-1934). Saumur, Saint-Avold (1934-1937), Algérie (1937-1939), Front de France, Sud tunisien, Algérie (1939-1942). Afrique noire (1942-1943). Italie (1944). France (1945-1946). Indochine (1946-1948). Tunisie (1948-1951). Algérie (1951-1956).

CABIRO (Bernard).

Sous le béret vert.

Plon, 1987, gr. in-8°, 380 pp, broché, couv illustrée, bon état

Après les campagne de Provence et d’Alsace en 1945, Cabiro passe par Cherchell, y conquiert l’épaulette et choisit la Légion Etrangère. Il participe à toute la Guerre d’Indochine, de 1946 à 1954. Il est une des figures les plus marquantes des paras de la Légion, les « bérets verts ». Puis c’est l’Algérie et la fin de sa carrière. — "Aidé par Jeannine Balland, cet officier légionnaire, figure de légende, resté dans les mémoires à travers son surnom « le Cab », raconte ses souvenirs de guerrier. Evadé de France, engagé pour la durée de la guerre, il est affecté en 1943 au 8e régiment de tirailleurs marocains. C'est avec cette troupe de qualité qu'il fait la campagne d'Italie, dans les pires conditions, dues au climat, au relief et à l'acharnement de la résistance allemande. Il combat près de Cassino, participe à la prise de Sienne et, en septembre 1944, se retrouve en Provence. En novembre, il est dans la région de Belfort. Il ne va pas plus loin. Excellent soldat, gradé bien noté, ses supérieurs l'expédient à Cherchell pour suivre les cours d'officiers de réserve. A la sortie de l'école, en août 1945, il choisit la Légion... Commence pour lui une grande aventure : en février 1946, c'est la Cochinchine à peine contrôlée avec des moyens de fortune, puis il suit le 2e régiment étranger d'infanterie dans le Sud-Annam. Il s'initie aux opérations sans résultats, aux embuscades meurtrières, aux renseignements douteux qu'il faut interpréter, aux ruses et aux trahisons des habitants pris entre la double crainte des Français et du Viêt Minh, mais aussi à la contre-guerilla et aux actions de commando. En décembre 1946, il est au Tonkin juste à temps pour répondre au coup de force du 19 et participer à la pacification du delta. Blessé, titulaire de nombreuses citations et chevalier de la Légion d'honneur, il rentre en France en 1948. Volontaire pour devenir parachutiste, il retrouve l'Indochine en janvier 1949 et sert dans le 2e bataillon étranger de parachutistes (B.E.P.) au Cambodge, en Cochinchine et en Annam. En 1950, après le désastre de la R.C.4, simple lieutenant, il est déjà officier de la Légion d'honneur, avec onze citations. Nommé capitaine en 1951, affecté au 3e B.E.P., il séjourne successivement en Tunisie, en Algérie et revient en Indochine. En novembre 1953, il saute avec le 1er B.E.P. sur Diên Bien Phu, mais une blessure le fait évacuer en mars 1954 et lui épargne le cauchemar de cette bataille maudite et peut-être la mort au combat ou en captivité. Par la suite, il opère en Algérie avec le 2e régiment étranger de parachutistes. Compromis dans le putsch des généraux, en avril 1961, il est emprisonné, mais condamné seulement avec sursis..." (Pierre L. Lamant, Revue française d'histoire d'Outre-Mer, 1988)

CARLES (Pierre).

Des millions de soldats inconnus. La vie de tous les jours dans les armées de la IVe République.

Lavauzelle, 1982, in-8°, 239 pp, 16 pages de photos hors texte, aperçu bibliographique, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

"L'armée de la IVe République n'a guère été sérieusement étudiée jusqu'à présent, sauf pour le corps des officiers (avec Raoul Girardet) et surtout le corps expéditionnaire d'Indochine, qui a donné lieu à une littérature abondante. Le livre du colonel Carles constitue une première tentative d'approche globale de la vie quotidienne dans cette armée aux multiples visages. La reconstitution à la fin de la guerre doit se dérouler dans les pires conditions : l'armée manque de moyens, souffre encore du discrédit de 1940 et hérite d'une guerre en Indochine qui va absorber une part de plus en plus grande de son énergie et accentuer sa coupure avec la nation. Tous ces problèmes se répercutent sur la vie quotidienne : la condition matérielle des officiers et sous-officiers reste des plus précaires, celle des soldats, parqués d'abord dans les camps légers imaginés par de Lattre, puis dans des casernes souvent vétustes, n'est guère attrayante non plus. Pourtant, il n'y a pas de pénurie des engagements et le malaise qui se manifeste après Dien-Bien-Phu (rejetée, l'armée en vient à son tour à rejeter un régime qu'elle juge corrompu et inefficace) ne dégénère pas en révolte avant 1958. Pourquoi ? Essentiellement du fait de la survivance des traditions militaires d'apolitisme et de discipline, du fait aussi de la persistance du patriotisme. Avec modestie et lucidité, l'auteur souligne combien ses conclusions se ressentent de son engagement personnel, mais on peut s'accorder sur son diagnostic. Et son livre, qui présente successivement le cadre de vie, les gens (si l'armée est une, c'est dans une diversité à laquelle tous demeurent attachés : pas question de fusionner marsouins et bigors, troupes métropolitaines et troupes d'Afrique) et la vie dans tous ses aspects (avec le jargon, les chants, le sport... sans oublier le rôle des aumôniers ou des assistantes sociales), très vivant et bien documenté, est une réussite que l'on lit avec plaisir." (Hervé Coutau-Bégarie, Politique étrangère, 1983)

CAUCHETIER (Raymond).

Saïgon.

Albin Michel, 1955, in-4° (22 x 28 cm), 9-(1)-96 pp, préface de Jean-Pierre Laspeyres, 96 pl. de photographies reproduites en héliogravure + 2 dépliants de commentaires des photos in fine, broché, couv. rempliée illustrée en couleurs, dos lég. abîmé, état correct

"Luxueux album d'héliogravures présentées en pleine page. Raymond Cauchetier a fixé, avec un très grand art, les images de la vie quotidienne à Saïgon. Photos prises d'avions, montrant la ville du delta, née de l'eau, la ville des sampans et des paillottes, et cet extraordinaire fourmillement de petites parcelles soigneusement cultivées à la périphérie de la ville ; photos de scènes de rues, vues par l'homme accroupi à la mode du pays, éclairant le sourire d'un enfant ou de pathétiques visages de vieillards. Voici les incendies de cases, le souffle du typhon, les inondations des bas-quartiers en saison de pluies. Mieux que des textes, ces photographies nous font vraiment connaître les visages attachants et divers de la grande cité du Sud-Viet Nam." (Guy Lasserre, Les Cahiers d'Outre-Mer, 1956)

CHACK (Paul).

Hoang-Tham, pirate.

Editions de France, 1933, in-12, 269 pp, 4 cartes dessinées par l'auteur, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièce de titre basane carmin, plats de couv. illustrée d'un sceau chinois rouge représentant le cachet du Dê Tham conservés (rel. de l'époque), bon état

L'histoire authentique, légèrement romancée, des Pavillons Noirs et de Hoang Hoa Tham, dit Dé Doc Tham ou Dé Tham, fameux "pirate" du Haut Yen-thé (Tonkin), qui lutta contre les Français de 1886 à 1912. Ouvrage écrit en grande partie à Hanoï.

CHACK (Paul).

Hoang-Tham, pirate.

Editions de France, 1933, in-12, 269 pp, 4 cartes dessinées par l'auteur, broché, couv. illustrée d'un sceau chinois rouge représentant le cachet du Dê Tham, bon état, envoi a.s.

L'histoire authentique, légèrement romancée, des Pavillons Noirs et de Hoang Hoa Tham, dit Dé Doc Tham ou Dé Tham, fameux "pirate" du Haut Yen-thé (Tonkin), qui lutta contre les Français de 1886 à 1912. Ouvrage écrit en grande partie à Hanoï. L'auteur, fameux écrivain de la mer ayant écrit de nombreux ouvrages sur les batailles navales, sera un des responsables pendant l'occupation de la Ligue antibolchévique, antimaçonnique et antisémite et sera fusillé en janvier 1945.

CHACK (Paul).

La Fin d'un pirate.

Editions de France, 1942, in-12, 150 pp, broché, couv. illustrée et dessins par Léon Haffner, 2 cartes, bon état (Coll. La Mer et notre Empire, 23)

Hoang Hoa Tham, dit Dé Doc Tham ou Dé Tham, fameux "pirate" du Haut Yen-thé (Tonkin), qui lutta contre les Français de 1886 à 1912. L'auteur, fameux écrivain de la mer ayant écrit de nombreux ouvrages sur les batailles navales, sera un des responsables pendant l'occupation de la Ligue antibolchévique, antimaçonnique et antisémite et sera fusillé en janvier 1945.

CHACK (Paul).

Marins à la bataille. Tome II : Le XIXe siècle et l'Indochine.

P., Editions du Gerfaut, 2001, in-12, 455 pp, llustrations de Léon Haffner, peintre de la Marine, broché, couv. illustrée, bon état

Le XIXe siècle : 1. La flotte introuvable ; 2. Trafalgar ; 3. Trente-huit ans d'esclavage ; 4. Vénus et Dumont d'Urville ; 5. Le voyage de la Coquille ; 6. L'enseigne Bisson ; 7. La frégate La Belle Poule – L'Indochine : 8. Pierre Poivre ; 9. Le commandant Rivière ; 10. Au temps de Courbet ; 11. Le pirate Hoang-Tham ; 12. Le Dé Tham soumis ; 13. Par le fer et par le poison ; 14. Le Dé Tham traqué ; 15. La mort du Dé Tham. — La partie sur l'Indochine contient l'histoire authentique, légèrement romancée, de Hoang Hoa Tham, dit Dé Doc Tham ou Dé Tham, fameux "pirate" du Haut Yen-thé (Tonkin), qui lutta contre les Français de 1886 à 1909. L'auteur, fameux écrivain de la mer ayant écrit de nombreux ouvrages sur les batailles navales, sera un des responsables pendant l'occupation de la Ligue antibolchévique, antimaçonnique et antisémite et sera fusillé en janvier 1945.

CHALIAND (Gérard).

Les Paysans du Nord-Vietnam et la guerre.

Maspero, 1968, in-8°, 195 pp, préface de Philippe Devillers, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Cahiers Libres)

Caractéristiques de la Commune vietnamienne ; Province de Hueng Yen ; Province de Thai-Binh ; Province de Ha-Tay ; Province de Nin-Binh.

CHARBONNEAU-BAUCHAR (René).

Le dernier convoi d'opium.

Editions S.E.S., s.d. (1950), in-8°, 234 pp, préface de Jean d'Esme, illustrations à pleine page de Théophile Jean Delaye, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

COEDES (G.).

Les Etats hindouisés d'Indochine et d'Indonésie. Nouvelle édition revue et mise à jour.

De Boccard, 1964, in-8°, 494 pp, 2 tableaux généalogiques (les rois du Cambodge et les rois de Mojopahit), 5 cartes dépliantes in fine, index, broché, bon état

L'édition la plus complète : des origines à la prise de Malacca par les Portugais en 1511. —"Un volume de haute vulgarisation qui, grâce à la compétence de son auteur, apporte une remarquable contribution à l'histoire des pays indo-chinois. Il sera l'instrument de travail indispensable de tous ceux qui veulent s'initier au passé de l'Indo-Chine du VIIIe au XVIe siècle. Cartes et notes bibliographiques contribuent à rendre sa consultation très utile." (Revue d'histoire des colonies, 1948)

Collectif.

ANAPI, notre histoire 1985-2003.

Atlante Editions, 2004, gr. in-8°, 379 pp, dont 71 planches de photos et fac-similés en noir et en couleurs hors texte, broché, bon état

"Le coup de force japonais du 9 mars 1945 et la guerre d'Indochine, de 1945 à 1954, firent de nombreux morts. Il y eut aussi 40 000 prisonniers dont 10 000 seulement revinrent des camps, tous dans un état de délabrement physique semblable à celui des déportés dans les camps nazis. Beaucoup étaient en outre ébranlés psychiquement, après avoir subi pendant des mois ou des années, les « lavages de cerveau » orchestrés par les commissaires politiques Viêt-minh. Ces militaires, et quelques otages civils, se sont retrouvés en 1985. Ils ont créé l'ANAPI (Association nationale des anciens prisonniers internés d'Indochine) pour faire connaître les souffrances endurées et leurs séquelles, faire reconnaître leurs droits et faire vivre leur solidarité. Ce livre raconte l'histoire de leur association."

Collectif.

Planteurs d'hévéas en Indochine, 1939-1954.

S.l. (Vichères), Amicale des Planteurs d'Hévéas, 1996, gr. in-8°, 402 pp, 20 pl. de photos hors texte, 2 pp d'illustrations de l'époque, 3 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

Le récit des événements par ceux qui les ont vécus fut l'idée directrice de cet ouvrage. Il s'agit d'un aperçu de la vie des planteurs, tout d'abord sous l'occupation japonaise, puis pendant la période qui a suivi leur coup de force du 9 mars 1945 ; enfin et surtout au cours de la reprise des plantations - dont les installations avaient été parfois mises à sac - et des années qui ont suivi, dans une complète insécurité, jusqu'en 1954. Voici donc réunis, sans exercice de style, souvenirs et témoignages, souvent poignants, de ces années critiques où le danger étant permanent aussi bien pour les planteurs que pour leur main-d'oeuvre à la fidélité de laquelle beaucoup d'entre-eux ont dû ou doivent encore la vie.

Collectif.

Traditions et Souvenirs Militaires n° 3.

P., Secrétariat d'Etat à la Défense, mars 1944, in-4°, 160 pp, 14 cartes ou croquis dépliants hors texte, la plupart en couleurs, nombreuses illustrations, broché, couv. illustrée, état correct. Peu courant

"Après novembre 1942, malgré l'occupation totale de notre territoire métropolitain par l'ennemi, le Service Historique fit imprimer secrètement la revue Traditions et Souvenirs Militaires. Ce périodique était destiné à maintenir une liaison morale entre les anciens officiers de l'Armée, auxquels il fut adressé à l'insu des autorités d'occupation. Il comporta trois numéros portant les dates de novembre 1943, janvier 1944, mars 1944." (Avertissement publié dans le n° 1 de la Revue Historique de l'Armée; juillet 1945). Sommaire : I. Histoire militaire ancienne et moderne : Les grandes heures de la Cavalerie française : de la cotte de maille au char blindé, par le général de Cugnac (14 pp, 12 gravures, carte et plan de la bataille de Bouvines, 1214, en dépliant h.t.). L'héroïque sacrifice de la Division Pacthod (25 mars 1814), par Marcel Dupont (14 pp, 11 gravures, une pl. en couleurs h.t. et une carte en dépliant h.t.). Le Colonel du Pin (1814-1868), par Henry Lachouque (39 pp, 26 gravures, une carte du Mexique en dépliant h.t.). - II. La campagne de 1939-1940 : Les opérations sur la Sarre en septembre 1939, par le Lt.-Colonel Goureau (25 pp, 16 photos, 2 cartes couleurs en dépliants h.t.). La Bataille des Alpes en 1940, par le général Mer (28 pp, 10 photos et vues panoramiques, une pl. d'insignes en couleurs, 7 cartes en dépliants h.t.). Escadrille Jeanne d'Arc, par le Cdt. Pierre Paquier (15 pp, 9 gravures). - III. A travers l'Empire : Francis Garnier, par le capitaine G. Bonnet (9 pp, 7 gravures, 2 cartes sur un dépliant h.t.) - IV. Philosophie et psychologie militaires : Sur quelques leçons intellectuelles du métier militaire, par le Lt.-Colonel J.-R. Carré (7 pp). La Foi qui précède la victoire, par le Cap. Joly (3 pp). V. Bibliographie : Les revues françaises. Les livres.

Collectif - MASPERO, CONDOMINAS, MIGOT et autres.

Bulletin de l'Ecole Française d'Extrême-Orient, tome XLIV Fasc. 2.

P., Imprimerie Nationale / Hanoi, Ecole Française d'Extrême-Orient, 1954, pt in-4°, 348 pp, + 65 planches d'illustrations, broché, qqs soulignures au stylo rouge sur 5 pp, inscriptions manuscrites au 1er plat, dos scotché, bon état

Sommaire : I. Contribution à l'étude de la société chinoise à l'époque des Chang et des Tcheou (Henri Maspero, 70 pp). II. Un grand disciple du Buddha : Sariputra (André Migot, 148 pp). III. Romanisation des parlers 'Tay du nord Viêt-Nam (François Martini). IV. Enquête linguistique parmi les populations montagnardes du sud indochinois (Georges Condominas). V. Fêtes saisonnières des Srê (Jacques Dournes). VI. Quelques portiques de pagodes cambodgiennes (Robert Dalet). VII. Quelques remarques sur les grès d'Angkor (Edmond Saurin). VIII. Bronze casting in Siam (A. B. Griswold). IX. La fonte d'une statue du Buddha à Hanoi (Louis Malleret). X. Note de technologie viêtnamienne (Maurice Durand). XI. Quelques dates pour une histoire de la jonque chinoise (note complémentaire) (Pierre Paris). Bibliographie.

CORRÈZE (Françoise).

Les Pousses du bambou. La jeunesse au Vietnam.

Les Editeurs Français Réunis, 1971, in-8°, 332 pp, 8 pl. de photos hors texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre n’est aucunement un ouvrage didactique sur les jeunes, mais seulement un ensemble d’observations et de réflexions nourries de relations vécues, de documents et de récits authentiques. Un fait est au centre du livre : l’enfant vietnamien ne s’est pas contenté de survivre, il a vécu, grandi, il s’est développé, même aux jours les plus sombres des bombardements ; dans l’entrelacs des problèmes qu’il faut résoudre malgré la guerre : problème de démographie galopante difficile à enrayer, problème de logement particulièrement ardu dans un pays ravagé par les bombes, problème de santé, d’hygiène, d’enseignement et de culture. Ce livre ne donne pas un tableau exhaustif de la jeunesse au Vietnam mais rassemble seulement les feuillets qu’il a été donné à l’auteur de tourner durant près de deux années sur la vie quotidienne des jeunes, dans ce pays. L'auteur est professeur d'histoire, docteur en ethnologie, et a vécu et travaillé près de deux ans au Vietnam.

DAM BO (alias Jacques DOURNES).

Les Populations montagnardes du Sud-Indochinois.

Lyon, Derain, 1950, gr. in-8°, (8)-278 pp, orné de figures dans le texte et de 28 planches de photos et gravures hors texte, présentation par René de Berval (numéro spécial de France-Asie), biblio, reliure demi-basane carmin, dos à 3 nerfs soulignés à froid, titres et fleuron dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Animismes)

Prêtre des Missions étrangères de Paris, missionnaire sur les hauts plateaux du Sud-Vietnam, Jacques Dournes est reconnu comme l'un des meilleurs ethnologues de l'Asie du Sud-Est. — "... Ses premières études sont publiées dans un numéro spécial de France-Asie, « Les populations montagnardes du Sud-indochinois ». Il prend comme nom d'auteur en srê Dam Bo. C'est une synthèse sur toutes les facettes de la culture des Srê et autres ethnies des Hauts-Plateaux avec la “Primauté du spirituel”. Ce livre publié dans la collection « Animismes », préfacé par René de Berval, directeur de “France-Asie”, trouve audience dans les milieux intéressés aux ethnies des Hauts-Plateaux du Vietnam. Dournes est reconnu comme l'un des meilleurs ethnologues de l'Asie du Sud-Est. La même année, il rédige une étude sur Le Montagnard Srê devant le christianisme..." (Claude Lange, Le parcours de Jacques Dournes missionnaire au Vietnam et ethnologue (1922-1993), 2007) — En dehors du livre de l’explorateur Henri Maitre paru en 1912 (Les Jungles Moï, Paris, Larose, 580 p.), cet essai global est le seul travail de synthèse régionale disponible en langue française. C'est une excellente introduction aux Proto-Indochinois. — Table : Aspects du Pémsien (pour « Populations montagnardes du Sud-Indochinois » - PMSI) et de son histoire ; Les tribus, leurs dialectes et leurs visages ; Les techniques et le rituel de l'invention ; Aperçus de thérapeutique traditionnelle ; Des moyens simples d'expression à la recherche de l'esthétique ; La vie organisée : famille et société ; Le symbolisme du droit : rigueur et poésie ; Primauté du spirituel : la religion ; Bibliographie.

DARCOURT (Pierre).

Vietnam, qu'as-tu fait de tes fils ?

Albatros, 1975, in-8°, 262 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Né à Cholon, ancien combattant de la France libre, parachuté au "Tonkin" fin 1945, puis commando-parachutiste pendant toute la guerre d'Indochine, l'auteur s'est ensuite reconverti dans le journalisme, devenant grand reporter. Il évoque ici la chute de Saïgon et du Sud-Vietnam, vécue au jour le jour sur le terrain. L'auteur restitue fidèlement l'atmosphère d'intrigues, les pressions, les jeux politiques complexes, les malheurs des réfugiés fuyant vers la mer, l'ultime résistance des troupes d'élite du Sud, le départ des Américains, le rôle éphémère du général Minh, l'entrée des troupes nord-vietnamiennes à Saïgon, les lendemains de la prise du pouvoir par les communistes. — "Un bon connaisseur de la question" (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine, 1945-54).

D'ARGENLIEU (Amiral Georges Thierry).

Chronique d'Indochine, 1945-1947.

Albin Michel, 1985, gr. in-8°, 469 pp, 35 photos sur 16 pl. hors texte, une carte, annexes, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état

Haut-Commissaire de France (c'est à la dire à la fois Gouverneur général et Commandant en chef) en Indochine d'août 1945 à mars 1947, Thierry d'Argenlieu, ayant rejoint de Gaulle à Londres le 29 juin 1940, n'a pas laissé de Mémoires. Ce sont ses fils qui ont classé, selectionné et présenté dans cet ouvrage ses archives personnelles (chronique et journal rédigés au jour le jour, correspondance avec de Gaulle et les gouvernements français, entretiens avec Hô Chi Minh, etc...). — "Ce témoignage (...) prend place parmi les plus significatifs de l'histoire contemporaine de l'Indochine (et) a le grand mérite de faire assez bien comprendre pourquoi a éclaté la Guerre d'Indochine" (Philippe Devillers, "Le Monde diplomatique", octobre 1986).

DECOUX (Amiral, ancien gouverneur général de l'Indochine).

A la barre de l'Indochine. Histoire de mon Gouvernement Général (1940-1945).

Plon, 1949, fort in-8°, iii-507 pp, 12 gravures hors texte, dont un portrait en frontispice, et 3 cartes, dont une dépliante hors texte, broché, fragile jaquette illustrée conservée, papier lég. jauni comme toujours, bon état. Edition originale

Le 25 juin 1940, l'Amiral Jean Decoux est nommé gouverneur général de l'Indochine française. Pendant près de cinq années, il insuffle à la "Perle de lEmpire" un développement sans précédent de ses infrastructures, de son tissu agricole et industriel... Prisonnier des Japonais après leur coup de force du 9 mars 1945, l'Amiral est ensuite rapatrié et emprisonné en France, pour y être traduit devant la Haute Cour de justice. Les motifs portés contre lui sont de plusieurs sortes, notamment celui d’avoir continué une politique dans la gloire du Maréchal Pétain, et pour cela avoir été fidèle au Gouvernement de Vichy. Il y aura un "non lieu" prononcé par la haute Cour de Justice. Mais blessé dans son honneur après vingt six mois d'emprisonnement au Val de Grâce, il écrira ce livre pour démontrer qu’il avait fait en sorte que cette lointaine colonie souffre le moins possible de l’invasion japonaise.

DECOUX (Jean).

Adieu Marine. Borda, 1901 – Gouvernement Général de l'Indochine, 1945.

Plon, 1957, in-8°, iv-412 pp, 5 cartes, un document en fac-similé et 9 photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier). On joint un article de l'amiral Decoux sur le coup de force du 9 mars 1945 et une mise au point du général Catroux en réponse aux “allégations” de Decoux (“Le Monde”, 8 septembre 1949)

Mémoires de l'Amiral Decoux sur sa carrière d'officier de marine de 1901 à 1947. Jean Decoux a commencé sa carrière navale à 17 ans, en 1901, à bord du navire-école le “Borda”, il est enseigne de vaisseau sur le croiseur “Dessaix” lorsque celui-ci participe aux premières opérations de la campagne du Maroc en 1907. La même année, il est nommé second du sous-marin “Thon”. En 1911-1912, il participe avec la canonnière “Surprise” à la campagne de guerre au Maroc. Pendant la Première Guerre, il commande le sous-marin “Volta” puis la canonnière d'escorte “Gracieuse”. Il participe ensuite à la campagne du Levant, commande un croiseur puis une division de croiseurs et, en 1939, est commandant en chef des Forces navales françaises en Extrême-Orient. La période durant laquelle il fut à la tête de l'Indochine n'est traitée ici qu'en 4 pages.

DECOUX (Jean).

Adieu Marine. Borda, 1901 – Gouvernement Général de l'Indochine, 1945.

Plon, 1957, in-8°, iv-412 pp, 5 cartes, un document en fac-similé et 9 photos hors texte, broché, couv. illustrée, état correct. Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.

Mémoires de l'Amiral Decoux sur sa carrière d'officier de marine de 1901 à 1947. Jean Decoux a commencé sa carrière navale à 17 ans, en 1901, à bord du navire-école le “Borda”, il est enseigne de vaisseau sur le croiseur “Dessaix” lorsque celui-ci participe aux premières opérations de la campagne du Maroc en 1907. La même année, il est nommé second du sous-marin “Thon”. En 1911-1912, il participe avec la canonnière “Surprise” à la campagne de guerre au Maroc. Pendant la Première Guerre, il commande le sous-marin “Volta” puis la canonnière d'escorte “Gracieuse”. Il participe ensuite à la campagne du Levant, commande un croiseur puis une division de croiseurs et, en 1939, est commandant en chef des Forces navales françaises en Extrême-Orient. La période durant laquelle il fut à la tête de l'Indochine n'est traitée ici qu'en 4 pages.

DELPEY (Roger).

Dien Bien Phu : L'affaire. Le commencement.

La Pensée Moderne, 1974, in-8°, 377 pp, 12 pl. de photos hors texte, 2 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Seul volume paru. — Une analyse des raisons politiques du désastre militaire de Dien Bien Phu, examiné jour par jour du 7 mai 1953 au 13 mars 1954, date du début de la bataille. L’auteur pense que le désastre militaire de Dien Bien Phu a été provoqué par des civils aveugles, sourd et ignorants Il essaie de rétablir toute la vérité. — Par l'ex-Président national des anciens combattants en Indochine et en Corée, qui fit la campagne de Cochinchine comme sous-officier du CEEO et celle du Tonkin comme correspondant de guerre.

DELPEY (Roger).

La 2e compagnie. "Soldats de la boue".

P., Jacques Grancher, 2004, in-8°, 250-(1) pp, 12 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

On a sauvé le sergent Delpey ! Heureusement. Car sans lui, et sans sa plume, les gens de la Métropole auraient ignoré ce qu'avait été la guerre d'Indochine à ses débuts. Une fois de plus, on n'avait pas les moyens de nos ambitions. Un pro-consul chamarré avait proclamé que la parenthèse japonaise n'était qu'une parenthèse, et qu'on allait rétablir l'Indochine française comme elle était avant la défaite de 1940. C'était ignorer que les Japonais avaient excité les populations : Jaunes contre Blancs ! Comme le vocabulaire est une arme dont regorgent nos arsenaux, on baptisa la reprise en mains "Opération de police". Mais il fallut bien réaliser que "faire" était plus ardu que "dire". L'armée d'Afrique et les soldats de la 2ème D.B. furent les premiers sollicités. Comme cela ne suffisait pas à éteindre l'incendie, le Commandement recourut à la désignation d'office d'unités. On bâcla la constitution de "bataillons de marche" au recrutement hétéroclite. Quant au matériel ! Dans la 2ème Compagnie du bataillon de marche du 15ème R.I. – commandé autrefois par le général de Lattre de Tassigny – il y avait Roger Delpey. A l'issue d'une formation de six jours - vous avez bien lu : six jours ! - la 2ème Compagnie embarqua pour l'Indochine. Et dès l'arrivée, quasiment, engagée dans la boue et les rizières de Cochinchine. La sanction ne se fit pas attendre. En une campagne de trente mois, la moitié de l'effectif restait sur la terre d'Asie. Avec talent et émotion, Roger Delpey raconte le calvaire de sa compagnie, la 2ème Compagnie.

DELPEY (Roger).

Nam-Ky. Soldats de la boue, II.

Givors, André Martel, 1951, pt in-8°, 253 pp, une carte en frontispice, 23 photos sur 12 pl. hors texte, croquis, belle jaquette illustrée, bon état. Edition originale

La suite de "Soldats de la Boue" qui obtint le Grand Prix Littéraire de l'Indochine en 1951. Par un sous-officier du Corps Expéditionnaire Français d'Extrême-Orient qui combattit en Cochinchine à partir de 1947 puis fut correspondant de guerre au Tonkin à partir de 1952, et devint Président national des Combattants d'Indochine et de Corée de 1954 à 1956. L'ouvrage, qui décrit les combats mais aussi la vie quotidienne, les joies et les peines de ses camarades, connut un grand succès. Les faits relatés ici couvrent la période 1947-50 et concernent la Cochinchine. Le dernier chapitre est consacré à des extraits de la presse française relatifs à l'indifférence ou à l'opposition d'une grande partie de l'opinion publique à l'égard de la guerre menée en Indochine. — "Nous avons parlé des “Soldats de la Boue” – qui en est à son centième mille. “Nam-Ky” est la suite. C'est la vie, vraie, du soldat français en Indochine. Cet ouvrage entrera dans nos traditions occidentales. C'est plus qu'intéressant ; c'est nous-mêmes ; c'est notre sang." (G. Riou, Hommes et mondes, mai 1954)

DELPEY (Roger).

Parias de la gloire.

P., Société Française du Livre, 1964, in-8°, 296 pp, fac-similé d'une lettre du général de Lattre à l'auteur in fine, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s.

"Roger Delpey, lui-même ancien soldat, auteur d'une série qui eut son heure de gloire, en pleine guerre, “Soldats de la boue”, écrit, dépité : « Le Français n'a jamais pensé qu'il avait un rôle à tenir ; il s'est cru ou témoin ou spectateur, jamais acteur, et voilà pourquoi les gars du corps expéditionnaire peuvent croire qu'en France la société est maintenant ainsi faite, ainsi construite : d'un côté, les civils, les pieds dans leurs pantoufles, et de l'autre, les soldats du combat dans la rizière »..." (Alain Ruscio, L'opinion française et la guerre d'Indochine, Vingtième Siècle, revue d'histoire, 1991)

DESCAMPS (Georges-Léon).

Commandos d'Indochine. Roman.

P., Editions de la Porte Saint-Martin, 1951, pt in-8°, 330 pp, 6 pl. de photos hors texte, broché, sans la jaquette, état correct

Récit romancé : "C'est l'histoire du sergent Dauphin, jeune parachutiste, combattant des rizières qui se bat autant contre lui-même et ses sentiments tumultueux que contre le farouche adversaire : le Viet." (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine, 1945-54)

DESPUECH (Jacques C.).

L'offensive du Vendredi saint. Les mois les plus cruels de la deuxième guerre d'Indochine : mars à juillet 1972.

Fayard, 1973, gr. in-8°, 358 pp, 24 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, pelliculage du dos lég. abîmé, bon état. Bien complet du dépliant volant contenant 4 cartes

"La guerre du Vietnam telle qu'elle est vécue par les simples combattants des deux côtés. Malgré son titre, le récit ne se limite pas aux événements de 1972, mais offre une perspective historique de la guerre. L'expérience personnelle de l'auteur, jointe à une bonne documentation, lui permet de reconstituer une « couleur locale » convaincante et d'exprimer discrètement sa sympathie pour la longue lutte du peuple vietnamien." (Revue française de science politique, 1973) — "L'originalité de cet ouvrage, c'est de nous montrer la guerre du Vietnam avec les yeux du simple combattant. Pour une fois, il ne s'agit pas tant de l'analyse du rapport des forces, que de nous raconter cette guerre qui dure depuis des décennies telle que la vivent et la voient ceux qui en général sont les muets, les oubliés de l'histoire. Nous sommes sur la piste de Hô Chi Minh, mais aussi sur le 17e parallèle, à Quang Tri, à Hué, à Saigon, à Hanoi. La vie de tout un peuple en guerre nous devient perceptible dans son déroulement quotidien. Si l'auteur nous donne dans le détail une description de la grande bataille qui fit rage de mars à août 1972 (l'offensive du vendredi saint), il sait aussi faire l'historique de la guerre et remonter jusqu'aux origines. Il nous présente les montagnards de la division 320, les Giai Phong des 7e, 8e et 98 divisions des FAPL, les commandos de destruction de la 5e division Viet Cong, spécialisés dans les combats de rues, les unités de propagandes, etc. Très habilement, il décrit les faits au jour le jour, cite des discours, mais se garde de juger..." (texte des rabats de couverture)

DEVILLERS (Philippe).

Vingt ans et plus avec le Viet-Nam, 1945-1969.

Les Indes savantes, 2010, gr. in-8°, 478 pp, 20 pl. de photos et cartes hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Philippe Devillers est parti en Indochine en 1945, comme attaché de presse auprès du général Leclerc. Correspondant des journaux Le Monde, Normandie, Paris-Saigon, il couvre le retour de la France en Indochine, mais aussi les événements qui vont conduire à une guerre longue et douloureuse. Après son retour en France, il travaillera à Matignon, tout en continuant son métier de journaliste pour les mêmes titres, auxquels s’ajoutent notamment L’Express et Témoignage chrétien. Philippe Devillers sera le commentateur avisé de tous les soubresauts de l’Indochine : la guerre « française » et Dien Bien Phu, la conférence de Genève, le début de l’intervention américaine... Professeur dans des universités américaines prestigieuses ainsi qu’à Sciences Po, chercheur au CNRS, il écrira l’ouvrage qui reste aujourd’hui un best seller inégalé sur la guerre d’Indochine : Histoire du Viet-Nam de 1940 à 1952. Le présent ouvrage est écrit à trois niveaux : l'auteur a intercalé dans le texte de ses Mémoires, écrits ces dernières années, des pages de son Journal personnel, ainsi que les articles journalistiques écrits de 1945 à 1969. Les articles écrits par Philippe Devillers ont tous été repris - à l'exception de quelques "doublons" - et forment une édition complète de son travail de journaliste. Mémoires et recueil d'articles, cet ouvrage constitue un document remarquable sur cet aspect de l'histoire contemporaine analysée par un grand témoin."

DICK de LONLAY (Georges Hardouin, dit).

Au Tonkin, 1883-1885. Récits anecdotiques illustrés de 300 dessins par l'auteur.

P., Garnier Frères, 1886, gr. in-8°, viii-597-(1) pp, page de titre gravée et 300 gravures en noir dans texte d’après les dessins de l'auteur, reliure percaline rouge de l'éditeur, 1er plat illustré noir et or, plats biseautés, dos orné (uniformément passé), tranches dorées (Ch. Magnier rel. , plaque de Paul Souze), 2e plat lég. sali, qqs rares rousseurs, bon état (Cordier (Henri), Bibliotheca indosinica, IV, 2547)

Première édition. Récit détaillé des opérations accomplies au Tonkin, depuis la mort du commandant Rivière en 1883 jusqu'à la prise des îles Pescadores en mars 1885. Dick de Lonlay, aussi habile narrateur que dessinateur, conte les épisodes glorieux et dramatiques de la conquête du Tonkin : Les Pavillons Noirs - Les Pirates de la Baie d’Along - Sontay - Bac-Lé - Fou-Tchéou - Tuyen-Quan - Langson - Formose - Les Pescadores... Autant d’épisodes militaires héroïques de la colonisation Indochinoise.

DISLÈRE (Paul).

Mémoires (1865-1870). Les voyages d'un jeune ingénieur de la marine.

Les Indes savantes, 2019, in-8°, 184 pp, introduction par Jacques Dion, présentation et notes par Marc Michel, broché, couv. illustrée, bon état

Paul Dislère, ingénieur de la Marine, futur Conseiller d'Etat, franc-maçon, est le type même du haut fonctionnaire de la fin du XIXe siècle. Il a été notamment le fondateur de l'Ecole coloniale à Paris, et a effectué nombre de missions durant sa carrière, tant pour la Marine que pour l'Administration. Esprit curieux et ouvert, ses observations sont toujours pertinentes et loin des clichés "coloniaux" habituels. La partie des Mémoires de Dislère présentée ici couvre ses premiers embarquements dans la Royale (Brésil, Antilles, Etats-Unis) et son séjour à Saigon, comme directeur de l'arsenal. C'est une description très intéressante de la colonie indochinoise à ses débuts, par un témoin et acteur à l'oeil critique.

DOUMER (Paul).

Situation de l'Indo-Chine (1897-1901). Rapport par M. Paul Doumer, Gouverneur général.

Hanoï, F.-H. Schneider, 1902, in-4°, 554 pp, nombreux tableaux, broché, couv. défraîchie, dos brisé avec manques, intérieur propre, état moyen

Il s'agit ici du rapport de la situation en Indochine effectué par son Gouverneur général à l'issue des cinq années de sa mission à la tête de la Colonie. Le Gouverneur Doumer examine la situation financière, les travaux publics, les chemins de fer, l'agriculture et le commerce, la situation militaire et la pacification du Tonkin. Il présente également les différents secteurs de la justice, de l'éducation, de la santé... .Après cette présentation générale, suivent de multiples notes techniques sur les réformes et progrès accomplis dans les différents territoires de l'Indochine. — "Il vient de paraître sur l'Indo-Chine française une importante publication : Situation de l'Indo-Chine (1897-1901). Elle comporte deux parties : 1) Rapport au Conseil supérieur de l'Indo-Chine (Session extraordinaire de février 1902) p. 1-127), dans lequel M. Doumer, alors Gouverneur general de l'Indo-Chine, résume à grands traits l'organisation financière, administrative, économique de notre colonie ; 2) Annexes au Rapport du Gouverneur général sur la situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (p. 131-554), série de notes très détaillées sur l'origine, le but et les moyens d'action, le développement des divers services, ainsi que sur les progrès de chaque colonie, notes rédigées par les directeurs ou chefs de service, le lieutenant-gouverneur de Cochinchine et les résidents supérieurs des autres colonies. C'est, en délinitive, un tableau d'ensemble de l'évolution de l'Indo-Chine, pendant l'administration de M. Doumer (décembre 1896-avril 1902); c'est l'exposé de ses créations, des réformes et des progrès qu'il a réalisés. D'aucuns croiront à une apologie. Cette critique ne saurait diminuer la haute valeur de l'œuvre. Le caractère essentiel de cette œuvre est sa conception et son développement méthodiques..." (G. Lespagnol, Annales de géographie, 1902)

DOURISBOURE (Abbé P.).

Les Sauvages Bah-Nars (Cochinchine orientale). Souvenirs d'un missionnaire.

P., Téqui et Missions-Etrangères, 1922, in-12, xvi-336 pp, 11e édition, un portrait en frontispice, broché, couv. illustrée, état correct

Souvenirs d'un missionnaire en Cochinchine orientale. — "Ce furent les prêtres des Missions Etrangères qui, devançant les explorateurs, pénétrèrent tout d'abord chez les sauvages. En 1848, deux d'entre eux contractèrent alliance avec un chef bahnar ; un poste fut établi à Kontům en 1851. Ce poste devint le centre d'une mission qui, en dépit de difficultés de toutes sortes, s'établit définitivement et réussit à étendre son influence. Nous devons à deux de ses membres, les PP. Dourisboure et Guerlach, d'utiles travaux sur les Bahnars (P. Dourisboure, Les sauvages bahnars [Paris, 1873] ; Dictionnaire bahnar-français [Hongkong, 1880] ; les articles du P. Guerlach ont paru dans les Missions Catholiques, dès 1884)..." (Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, 1921)

DOURISBOURE (Pierre) et C. SIMONNET.

La Mission des Grands Plateaux.

France-Empire, 1961, pt in-8°, 317 pp, 8 pl. de photographies de Christian Simonet hors texte, une carte, broché, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état

Récit de 1870 du père Dourisboure (« Les sauvages Ba-Hnars (Cochinchine orientale). Souvenirs d'un missionnaire »), remanié et complété par le père Christian Simonnet des Missions étrangères de Paris sur l'histoire de la Mission de Kontum et celle des missionnaires français et la situation des grands plateaux d'Indochine centrale en 1960. Les minorités ethniques peuplant l'intérieur de ce qui est devenu le Viêt-nam, étaient, à la fin du XIXe siècle et jusqu'à la seconde guerre mondiale, encore moins connues que la société vietnamienne, et nullement étudiées. C'est pourquoi Dourisboure, préférant à la recherche ethnographique impartiale une démarche volontairement apologétique, a cependant a son actif d'être, en ce domaine, pour l'Indochine, et au sein de la petite tribu des missionnaires, un réel précurseur et un précurseur utile.

DOYON (Jacques).

Les Viet Cong.

Denoël, 1968, in-8°, 310 pp, préface de Jean Lacouture, cartes, broché, couv. à rabats, bon état

"L'auteur a enquêté pendant six mois dans des villages du Sud-Vietnam. Il a parlé avec les paysans, vécu dans leur univers. Il s'est entretenu au jour le jour, sur les Hauts Plateaux, avec des commissaires politiques et des officiers (du Front National de Libération). Il les a vus vivre dans la population comme "poissons dans l'eau". Et il a suivi, dans le delta du Mékong, des conseillers américains de "pacification", qui tentaient de rallier des villages à la cause de Saïgon. En somme, une radiographie, une analyse vécue de l'intérieur, au niveau du village, des méthodes politiques et des mécanismes de base du F.N.L."

DREYFUS (Paul).

... Et Saïgon tomba.

Arthaud, 1975, in-8°, 368 pp, 18 photographies sur 8 pl. hors texte, une carte, imprimé sur papier bouffant Taillefer, broché, couv. illustrée à rabat, bon état (Coll. Témoignages)

"Le livre de Paul Dreyfus s’étire de janvier 1973 à la fin de mai 1975. C’est, rassemblée à la diable par un journaliste attentif mais pressé, une suite de dépêches et d’articles au ras de l’actualité. L’auteur fait preuve d’une relative neutralité..." (Marcel Barang, Le Monde diplomatique, 1975)

DU BERRIER (Hilaire).

L'échec américain au Vietnam vu par un Américain.

La Table Ronde, 1965, in-8°, 314 pp, broché, bon état, envoi a.s.

DUCOROY (Maurice).

Ma trahison en Indochine.

P., Editions Inter-Nationales, 1949, gr. in-8°, 225 pp, préface de l'amiral Decoux, 24 photographies hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant

Par l'ancien Commissaire général aux Sports et à la Jeunesse en Indochine vichyssoise. — "L’auteur, Maurice Ducoroy, capitaine de vaisseau dans la marine de guerre française, est appelé en mai 1940 auprès de l’amiral Decoux, alors gouverneur général de l’Indochine, pour devenir le directeur sportif de la jeunesse indochinoise. A compter du mois de septembre 1940, les troupes japonaises envahissent l'Indochine. Une difficile cohabitation s'instaure désormais avec les autorités françaises en place. Dans son ouvrage, il relate la manière dont il a rempli sa mission, jusqu’à occuper le poste de Commissaire Général aux Sports et à la Jeunesse de ce vaste territoire d’Asie du Sud-Est. Selon lui, toutes les décisions, tous les actes pris dans le cadre ses fonctions ont été dictés par l’intérêt supérieur de la France. Plus concrètement, il s’agissait alors d’empêcher les manoeuvres japonaises visant à retourner les populations autochtones contre les Français en vue de déstabiliser la puissance coloniale. Sa seule ambition se serait donc résumée à servir l’Empire en le préservant des ambitions expansionnistes nippones. Aussi le titre apparaît-il trompeur, puisqu’il ne constitue aucunement un aveu aux accusations de trahison dont il fait l’objet dans l’immédiat après-guerre, accusations alléguant une collaboration avec ces mêmes Japonais. En considérant les motivations qui furent les siennes, Ducoroy revendique le fait que nulle trahison ne peut lui être reprochée, au contraire... Son livre s’apparente donc à un plaidoyer. Dans cette optique, il axe sa défense sur la démonstration des larges vertus du sport, multipliant les exemples de ses "grandes réalisations" (p. 145) ayant, sous son impulsion, cimenté "l'oeuvre de rapprochement franco-indochinois" (p. 22). Or, malgré l’éventuel enthousiasme qu’auraient rencontré ces manifestations sportives dans les cinq pays de la Fédération, il ne convainc pas vraiment de l’efficience de cette politique quelque peu naïve. D’abord parce que le système qui régit alors l’Indochine est celui du colonialisme, ensuite parce que ce gouvernement général ne représente rien d’autre qu’une ramification de celui de Vichy. On y retrouve d’ailleurs les valeurs qui, dès son commencement, ont gangréné le régime pétainiste. Quant à l’adhésion des populations à des pratiques sportives européennes, comme le cyclisme, on n'y croit pas davantage. Nul soulèvement populaire ne vient d'ailleurs sauver les civils et militaires français lors du coup de force japonais du 9 mars 1945. Que l’auteur soit sincère dans ses propos, cela peut paraître plausible, surtout en tenant compte du contexte et des mentalités de l’époque. A bien des égards, ce récit nous révèle les illusions de cette administration coloniale française à l’heure de son déclin." (Stéphane Lamache, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)

DUGOIN (Xavier).

L'Honneur et l'oubli. Quatre batailles de l'histoire de France.

Nathan, 1991, pt in-4°, 143 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, 5 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Récit stratégique et militaire des batailles de La Hougue avec Tourville (1er juin 1692), de Morhange aux premiers jours de la Grande Guerre (20 août 1914), du conflit entre l'Indochine française et la Thaïlande en 1940-1941, et de Cao Bang et de la RC 4 (3-10 octobre 1950).

DULONG (Claude).

La dernière pagode.

Grasset, 1989, in-8°, 274 pp, biblio, broché, bon état

Mémoires : Epouse de Jean Sainteny à l'époque où celui-ci représentait la France au Vietnam, l'auteur fut témoin des évènements qui marquèrent la fin de l'Indochine depuis 1951.

DURTAIN (Luc).

Dieux blancs, hommes jaunes.

Flammarion, 1930, in-12, 337 pp, reliure demi-chagrin vert à coins, dos à 2 nerfs et faux-nerf vertical soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur papier d’édition

Par Luc Durtain (1881-1959), un récit de voyage et un tableau critique de la situation de la France en Indochine. Saïgon, Pnom-Penh, la Cochinchine, etc. Ouvrage très bien écrit. — "L'auteur de “L'Autre Europe” et de “Hollywood dépassé” apporte ici son premier témoignage sur l'Asie. “Dieux blancs, hommes jaunes” est d'abord un récit, bourré d'observations précises jusque dans les passages les plus lyriques, du voyage que fit, l'an dernier, Luc Durtain en Malaisie anglaise et en Indochine française. Mais, arrivé là-bas, le voyageur élargit son rapport personnel en une vaste fresque. : Singapour, Saigon, l'industrie asiatique, la Jungle qui recule, les plantations d'hévéas, la vie quotidienne des Blancs et des indigènes, tout est peint avec ce vigoureux attachement au réel qui rend si fourmillantes les descriptions de Durtain. Fidèle à son mot d'ordre : « tout voir, tout dire », il n'a ménagé ni les critiques ni les éloges à l'oeuvre que les Occidentaux ont accomplie en Extrême-Orient ; le livre où il a donné la parole aux Annamites mécontents aussi bien qu'aux nobles constructeurs européens demeurera comme un bel exemple de vision loyale et généreuse. Surtout on lui saura gré d'avoir posé les questions dans toute leur ampleur..." (René Lalou, La Quinzaine critique des livres et des revues, juillet 1930)

Encyclopédie par l'image.

L'Indochine française. Par J. Loubet et G. Taboulet.

Hachette, 1931, gr. in-8°, 64 pp, 95 photos, 4 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Encyclopédie par l'image)

ERLINGSEN (Hélène).

Soldats perdus. De l'Indochine à l'Algérie, dans la tourmente des guerres coloniales.

Bayard, 2007, in-8°, 703-(15) pp, nombreuses photos dans le texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre retrace l'histoire de Clovis et Kléber Creste. Deux garçons pauvres et moralement abandonnés, engagés dans la Résistance du Sud-Ouest de la France puis dans l'armée coloniale pour l'un, la Légion étrangère pour l'autre. Deux simples soldats embarqués dans la tourmente des guerres coloniales : l'Indochine, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, le canal de Suez, et l'Algérie. À travers eux, c'est toute une génération sacrifiée qui renaît sous la plume de l'auteur, et le quotidien de ces petits soldats, bien éloigné de toute représentation héroïque. Pendant quinze ans, Hélène Erlingsen a sillonné la France, et même le monde, pour rencontrer des témoins directs de ces guerres coloniales, ouvrir des cartons d'archives, compilé des documents militaires, médicaux, politiques... Pendant quinze ans, elle a nourri pièce par pièce ce dossier à charge. Pour prouver la responsabilité de la IVe République dans ces massacres. Pour réhabiliter ces soldats, français, vietnamiens, africains ou algériens, qu'elle a abandonnés.

FALL (Bernard).

Le Viet-Minh. La République démocratique du Viet-Nam, 1945-1960.

Armand Colin, 1960, gr. in-8°, xii-377 pp, préface de Paul Mus, 29 photos, 25 cartes et graphiques, glossaire, biblio, index, broché, pt taches claires sur la couv., bon état (Coll. Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques)

"Cet ouvrage est la version française revue et augmentée d'un livre paru aux États-Unis en 1956 sous le titre “The Viêt-Minh régime”. Boursier aux États-Unis, préparant une thèse sur le Viet-Nam, Bernard Fall avait effectué à ses frais, en 1953, un long voyage en Indochine. Désirant voir et comprendre par lui-même ce dont il voulait parler, il avait parcouru le pays en tous sens, y compris certains secteurs fort exposés, Il avait rapporté de ce voyage une très abondante documentation, puisée avant tout aux sources militaires (c'est là où l'on pouvait le mieux connaître et comprendre l'adversaire), dont il avait tiré, entre autres, ce livre “The Viêt-Minh regime”, où pour la première fois se trouvaient rassemblés, en brèves monographies, des documents et des informations alors absolument inédits, qui révélaient très clairement des aspects essentiels et pourtant ignorés du régime adverse. Comment le Viet-Minh avait mobilisé la nation, comment depuis sa capitale clandestine il conduisait la guerre : on le savait maintenant. Et la qualité de l'ouvrage tenait à ce qu'il avait cerné le sujet dans sa totalité. Dans l'édition française qui nous est offerte aujourd'hui, Fall a cherché à mettre à jour ce qu'il avait écrit quelques années auparavant. Il a voulu brosser un tableau complet du régime Nord-vietnamien tel qu'il se présente aujourd'hui..." (Philippe Devillers, Revue française de science politique, 1961)

FALL (Bernard).

Viet-Nam. Dernières réflexions sur une guerre.

Laffont, 1968, in-8°, 350 pp, traduit de l'américain, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. L'histoire que nous vivons)

"Hommage posthume, ce livre regroupe dix-huit textes récents de B. F., jusqu'ici éparpillés dans diverses revues ou encore inédits. Historien, B. F. a analysé en profondeur le contexte de la guerre du Vietnam, soit qu'il examine la politique américaine dans cette région depuis 1940, la position de Hanoï entre l'U.R.S.S, et la Chine, ou qu'il retrace la longue carrière d'Ho Chi Minh. Journaliste, il a su donner à ses lecteurs un aperçu de la guerre vue des deux côtés : comptes rendus de ses missions avec les « marines », mais aussi interviews de prisonniers du F.N.L. La transcription de son dernier enregistrement radiodiffusé, brutalement interrompu par l'explosion d'une mine, est particulièrement émouvante." (Revue française de science politique, 1968)

FARRÈRE (Claude).

Fumée d’opium.

P. et Pondichéry, Editions Kailash, 1996, in-12, 280 pp, préface de Pierre Louys, postface d'Alain Quella-Villéger, broché, couv. illustrée à rabats, tranche lég. salie, bon état (Coll. Les exotiques)

L’opiomanie fait des ravages dans la marine française entre 1900 et 1910. A cette époque, Claude Farrère va devenir, en quelque sorte, un grand apologiste de la “fumée bleue”. “Farrère nous parle des légendes de l’opium”, relève Gilbert de Voisins – ce ne sont pas les seuls mérites de ce volume qui provoque chez le lecteur à la fois la stupéfaction et l’admiration, mais aussi une gêne savamment suggérée. La première édition date de 1904.

FARRÈRE (Claude).

Mes voyages. La promenade d'Extrême-Orient.

Flammarion, 1924-1926, in-8°, 271 pp, nombreuses illustrations photographiques dans le texte, hors texte et en frontispice, reliure pleine toile bordeaux décorée de l'éditeur, titre et pagode dorés au 1er plat, dos lisse avec titre et illustration dorés, bon état

Relation des voyages de l'auteur en Indochine, en Chine et au Japon. Aujourd'hui, il suffit de monter dans un avion pour, une dizaine d'heures plus tard, descendre au cœur de l'Asie, à des milliers de kilomètres. Claude Farrère, au début du 20e siècle, emmène ses lecteurs en paquebot, pour une longue promenade en Extrême-Orient : de Marseille à Saïgon, de Hong-Kong à Canton, puis Shanghaï et Pékin pour se terminer au Japon. Un voyage au jour le jour, entrecoupé de descriptions de lieux dont les noms sont magiques et font rêver... — "Dans ces conférences faites à l'Université des Annales, on retrouve le brio, le talent de donner du relief et de l'intérêt à tout ce qu'il raconte, qui valent à M. Farrère son légitime succès auprès d'un immense public." (Revue des arts asiatiques, 1926)

FAVREAU (Jacques) et Nicolas DUFOUR.

Nasan. La victoire oubliée (1952-1953). Base aéroterrestre au Tonkin.

Economica, 1999, gr. in-8°, 208 pp, 37 photos sur 32 pl. hors texte, 5 illustrations dans le texte, 25 cartes et tableaux, annexes, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Campagnes & stratégies)

Nasan... Petite piste d'aviation en terre battue en pays Thaï noir au Tonkin... Si pour les anciens du Corps Expéditionnaire français en Extrême-Orient ce mot signifie beaucoup, il reste peu connu des Français. Or, durant la guerre d'Indochine, la France y a remporté, fin 1952, sa plus belle victoire : un succès défensif qui brisa net l'offensive viêt-minh menée par le général Giap avec le Laos comme objectif. Nasan... camp retranché édifié en quelques jours par des hommes exténués... est le modèle d'une bataille gagnée avec peu de pertes grâce à une conception intelligente, une remarquable organisation du terrain, une coordination feu – soutien exemplaire entre l'aviation, l'aéronavale et l'armée de terre. A partir de témoignages de combattants et de documents historiques souvent inédits, ce livre relate les combats furieux qui opposèrent les soldats français et vietnamiens aux soldats viêt-minh. Il est avant tout un hommage au courage de tous les combattants. Hélas ! Nos victoires, au fil de l'Histoire, ont souvent engendré nos défaites. Nasan ne porterait-elle pas en germe la défaite héroïque de Diên-Biên-Phu, dix-huit mois plus tard ?

FLAMENT (Marc).

Les Commandos.

Balland, 1972, in-8°, 323 pp, 52 pl. de photos hors texte, annexes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

I. Des origines... (1940-1942) ; II. En pleine action (1942-1944) ; III. Sous le béret vert (1945-1961).

FLEURY (Georges).

Adieu Sergent. Avec René Collard, de la Libération à Dien Bien Phu.

Grasset, 1985, gr. in-8°, 346 pp, 35 photos, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

La guerre d'Indochine du sergent parachutiste René Collard, arrivé à Haïphong début octobre 1948 et ayant sauté sur Dien Bien Phu le 3 mai 1954. — "Dien Bien Phu ! La mort plane, terrible, sur les tranchées débordant de boue sanglante, sur les avant-postes aux défenses écroulées, protégées par des hommes hâves, aux yeux fous, au courage indomptable. Dans la nuit qui vibre d'explosions et de hurlements de haine, les hordes viets déferlent en attaques suicides. C'est dans cet enfer implacable, au-delà de l'humain, que René Collard, sergent du 1er B.P.C., est précipité la nuit du 3 mai 1954. Cet ancien de la Brigade Fabien, ce parachutiste intrépide et avide de combat, connaît tout de l'Indochine. La guerre est son univers et sa raison de vivre et de mourir. Déluge d'artillerie lourde et guerriers moïs : avec des sarbacanes, atroces ravages du napalm et voyage fugace de l'opium. René Collard a vécu toutes ces outrances, tous les héroïsmes de cette guerre du monde. Il lui restera à connaître l'apocalypse Dien Bien Phu ! Adieu, sergent..." (4e de couverture)

FLEURY (Georges).

La Guerre en Indochine, 1945-1954.

Plon, 1994, gr. in-8°, 690 pp, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état

Du massacre des garnisons françaises par les Japonais à la reconquête du pays après la capitulation nippone, des négociations avec Hô Chi Minh à la guerre sans pitié avec le Viêt-minh, des opérations coup de poing détruisant les armées rebelles jusqu'à l'holocauste final à Diên Biên Phu, l'auteur raconte “La Guerre en Indochine”, cette fresque hors du commun consacrée à un conflit de neuf ans, qui coûta à la France 2.000 officiers, 30.800 sous-officiers et soldats, où périt l'élite du corps expéditionnaire français. Georges Fleury est historien : il a eu accès aux documents les plus secrets et interrogé des centaines de combattants. Il a reconstitué avec une rare puissance toutes les fureurs d'une guerre dont la violence ne se compare qu'avec les plus spectaculaires batailles de la Seconde Guerre mondiale...

FLEURY (Georges).

Le Sous-Off. Lucien Péréra, du maquis à l'Algérie (1941-1956).

Grasset, 1986, gr. in-8°, 352 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

La Résistance dans les maquis et en Allemagne (pp. 7-112), la guerre d'Indochine (pp. 113-328), la guerre d'Algérie (pp. 329-352) — "Lucien Péréra, un solide adolescent lorrain, subit avec rage l'occupation allemande dès 1940. Il se bat à poings nus contre les collaborateurs en chemise brune qui sont les maîtres chez lui. Après une rixe, obligé de fuir vers le Sud, il participe à la création d'un maquis en Ardèche. Mûri par les combats, le jeune Péréra choisit, à la Libération, la carrière militaire et se bat en Indochine, où il mène un commando de partisans jusqu'à la défaite des armées françaises. Sous-officier plusieurs fois décoré, Lucien Péréra combat ensuite le FLN et l'ALN en Algérie, cette fois avec des soldats du contingent qu'il galvanise par son exemple. Devenu adjudant-chef, officier de la Légion d'honneur, médaillé militaire et onze fois cité au feu, l'ancien maquisard de 1943 refuse de passer officier. Il quitte l'Armée, où il demeure encore pour beaucoup l'exemple du "sous-off", le maillon essentiel des combats les plus durs."

FONDE (Jean-Julien).

Traitez à tout prix... Leclerc et le Viet-Nam. Récit.

Laffont, 1970, in-8°, 384 pp, 7 cartes et plans, broché, couv. à rabats illustrée d'une photo de Leclerc trinquant avec Ho Chi Minh, bon état

Présentation de la politique du général Leclerc par un de ses collaborateurs immédiats, utilise les papiers du général. — Le témoignage de Jean Julien Fonde se situe à une période décisive de l'histoire du Viet Nam. En effet, cet officier, membre de l'état-major du général Leclerc, arrive en Indochine en 1945, au moment ou le corps expéditionnaire français ayant repris pied dans le sud du pays, la guerre ouverte avec les hommes de Ho Chi Minh hésite encore à se généraliser. C'est toute l'atmosphère de cette époque, à la fois oppressante et pleine d'espoir, que J.-J. Fonde fait revivre. Chef de la délégation française de la liaison franco-vietnamienne, il peut, mieux que personne, révéler la nature des conversations comme la position de Leclerc. Il recrée le climat de ce pays qui vient d'être occupé par les Japonais puis par les Chinois et où la passion pour l'indépendance se déploie alors que se poursuivent les négociations. On voit apparaître, en ces jours où rien n'est encore décidé, des hommes que l'histoire saisira bientôt et portera aux premiers rôles : Leclerc, Sainteny, Ho Chi Minh, Giap, Valluy, Salan, Pham Van Dong. Bientôt la guerre se déchaîne. Le témoignage de J.-J. Fonde aide à comprendre : comment et pourquoi ?

FOUCHET (Christian).

Mémoires d'hier et de demain. 1. Au service du général de Gaulle (Londres 1940, Varsovie 1945, Alger 1962, Mai 1968).

Plon, 1971, gr. in-8°, 297 pp, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Dans ce premier tome de ses mémoires (sur 2), Christian Fouchet évoque les tous débuts de la France Libre à Londres, où il arrive le 17 juin 1940, son expérience de premier Délégué du gouvernement en Pologne en janvier 1945, où il est le seul occidental à assister à l'entrée de l'Armée Rouge à Varsovie, son poste de Délégué du gouvernement aux Indes d'août 1945 à 1947, chargé de veiller au sort futur de l'Indochine française puis de représenter la France auprès des nouvelles autorités indiennes après l'Indépendance (il évoque des propos désapprobateurs du Pandit Nehru concernant la politique française en Indochine). L'auteur, dans un chapitre consacré à la décolonisation, reprend notamment des propos tenus en privé par de Lattre en août 1951 à propos de la guerre en Indochine et évoque Ho Chi Minh qu'il a accueilli à Calcutta en 1946. Il traite ensuite de son action comme ministre des Affaires marocaines et tunisiennes dans le gouvernement Mendès-France en 1954 et comme Haut-Commissaire en Algérie de mars à juillet 1962. Enfin il parle du "Plan Fouchet" de l'hiver 1961, une chance d'union politique de l'Europe qui ne fut pas saisie et des événements de mai 1968, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

FOURNIAU (Charles).

Le Vietnam de la guerre à la victoire.

Editions du Pavillon, 1969, in-8°, 106 pp, préface de Bernard Lavergne, broché, bon état, envoi a.s.

FRANCHINI (Philippe).

Continental Saigon.

Olivier Orban, 1977, gr. in-8°, 287 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

L'auteur, né en 1928, est le fils de Mathieu Franchini, le propriétaire du mythique hôtel Continental situé rue Catinat à Saïgon et le petit-fils, par sa mère, de mandarins de la province de Mytho. En 1965, il hérite de l'hôtel, point d'encrage de toutes les personnalités militaires et politiques et de tous les journalistes. Son récit couvre toute l'histoire de la ville, de l'arrivée des Français en 1859 à celle des communistes en 1975, mais c'est surtout un livre de souvenirs et un portrait du Saïgon d'avant-guerre. — "Philippe Franchini est né en 1928 à Saigon. Il restera dans sa ville natale jusqu'en 1946. C'est donc tout autant un livre de souvenirs qu'un portrait du Saigon colonial à son apogée, puis au début de la Guerre d'Indochine, qu'il livre ici." (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine 1945-54)

FRANCHINI (Philippe).

Les Guerres d'Indochine. La première histoire exhaustive des guerres française et américaine.

Pygmalion, 1988, 2 vol. gr. in-8°, 437 et 452 pp, 32 pl. de gravures et photos hors texte, 2 cartes, chronologie, biblio, index, brochés, état correct

Tome 1 : Des origines de la présence française à l'engrenage du conflit international. Tome 2 : De la bataille de Dien Bien Phu à la chute de Saïgon. — Contrairement à ce qu'annonce le titre, le second volume débute, non par la bataille de Dien Bien Phu en 1954, mais par celle des frontières en 1950. L'auteur, fils de Mathieu Franchini, le propriétaire du mythique Hôtel Continental de Saïgon, et d'une Vietnamienne, a entrepris "au delà des passions, une approche totale, honnête, impartiale du drame" vietnamien. "Une synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps."

FREDERIC-DUPONT (Edouard).

Mission de la France en Asie.

France-Empire, 1956, in-12, 350 pp, broché, bon état

"Plus que d'une étude, il s'agit d'un pamphlet, d'une vigoureuse accusation des tergiversations et renoncements des Partis gouvernementaux de la IVe République et de la "trahison du PCF". L'auteur, éphémère ministre des Etats Associés dans les derniers jours du Cabinet Laniel, y ajoute des informations sur la conférence de Genève. Selon lui, des accords secrets avec la délégation Viet Minh étaient en voie d'être obtenus lorsque l'arrivée de Mendès a bouleversé les données et renforcé les positions de l'adversaire." (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine, 1945-54)

GALARD (Geneviève de).

Une femme à Dien Bien Phu.

Les Arènes, 2003, in-8°, 289 pp, 24 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

Geneviève de Galard a vingt ans quand la guerre d'Indochine commence. Descendante d'une des plus prestigieuses familles françaises (un de ses ancêtres se battait déjà aux côtés de Jeanne d'Arc), elle rêve d'aventure et veut servir. Elle choisit le métier de convoyeuse de l'armée de l'Air. Sa mission : soigner les blessés lors des évacuations aériennes. Un jour de mars 1954, son destin bascule. Accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. Dès lors, elle partage le sort des quinze mille soldats enterrés dans la nasse du camp retranché. Pendant deux mois, jusqu'au dernier baroud d'honneur, elle incarne pour eux, l'infirmière, la confidente et l'image de la douceur dans l'enfer des combats. Après la chute du camp, Geneviève de Galard est célébrée dans le monde entier. New York lui réserve même un accueil triomphal. Aujourd'hui, pour la première fois, elle raconte son destin extraordinaire. Ces Mémoires, empreintes de noblesse et de souci du détail vrai, toucheront toutes les générations. Elles permettent à chacun d'entre nous de revivre, avec les yeux d'une femme, cette page tragique de notre Histoire.

GANDY (Alain).

Salan.

Perrin, 1990, in-8°, 438 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, bon état

C’est la première biographie du général Salan (1899-1984) qui, de la guerre de 14-18 à celle d’Algérie, et à sa condamnation à la réclusion perpétuelle, a vécu toutes les guerres et les déchirements de la France du XXe siècle. Engagé volontaire à dix huit ans, général à 45 ans, interlocuteur privilégié de Hô Chi Minh en 1946, « maréchal » préféré de De Lattre, commandant en chef en Indochine, commandant en chef en Algérie, figure centrale des évènements fondateurs de la Ve république, officier le plus décoré de l’armée française, il devient, à 62 ans, le porte drapeau de la rébellion de l’Algérie française, entre dans la clandestinité, resurgit le 20 avril 1962, menottes aux mains, et sera le héros marmoréen d’un des grands procès de l’histoire. Ses admirateurs l’appellent « le maréchal oublié » et toute l’armée le surnommait « le mandarin ». Son nom, aujourd’hui, évoque surtout l’Algérie, le coup de bazooka qui le manqua en 1957, l’insurrection du 13 mai 1958, son appel à de Gaulle lancé du balcon du forum, le putsch d’avril 1961, l’OAS dont il fut le chef, et enfin le procès dramatique au terme duquel ce général d’armée échappa à la peine de mort, à la grande fureur du général de Gaulle. Mais Salan avait vécu 59 ans avant de devenir la figure centrale du drame algérien. En lisant le récit de sa vie, on découvre cet homme énigmatique, marqué par ses quatorze ans de séjour en Indochine et dont la rébellion après quarante-trois ans de légalisme républicain surprendra tout le monde. On s’aperçoit que, dès le grade de capitaine, Salan paraît indispensable à ses supérieurs et remplit des missions qui vont bien au delà de ses fonctions officielles. Son souci du renseignement, du secret, sa prudence, son habileté diplomatique, sa lucidité, alliées à des dons tactiques et stratégiques, manifestes dès 1944, et aussi sa neutralité politique font qu’on finit toujours par venir ou revenir à lui. En 1957, certains cénacles le considéraient curieusement comme un obstacle à l’Algérie Française. Ainsi tentèrent-ils de supprimer celui qui allait paradoxalement en devenir le porte drapeau. C’est dire la complexité et le parcours extraordinaires du général Salan.

GARDER (Michel).

Les Camarades.

La Table Ronde, 1964, in-8°, 361 pp, broché, couv. à rabats, bon état

À Cannes, en 1925, dans un pensionnat pour fils d'émigrés russes, quatre jeunes garçons, Kolia, Serioja, Sacha et Youra reprennent à leur compte le serment d'amitié éternelle des Trois Mousquetaires. Dispersés par le destin, emportés par la tourmente de 1940, ils se retrouveront à l'âge d'homme dans des camps différents ou opposés, sous les uniformes français, américain, allemand et soviétique. Les lignes de leur vie se croiseront, décrivant des courbes opposées et cependant semblables. Usés, brisés en fin de compte, seule demeurera solide en eux-même la fidélité à leur amitié d'enfance en même temps qu'à leur patrie originelle. Depuis l'aube du nazisme jusqu'à la guerre des rizières en Indochine et les premiers combats d'Algérie, en passant par la vie soviétique au temps des purges, la drôle de guerre, les victoires allemandes sur le front de l'Est, le débarquement à Alger, Buchenwald, Stalingrad, la retraite de Russie, la Résistance, l'Allemagne sous les bombes, les héros de Michel Garder traversent tous les grands bouleversements de l'histoire contemporaine. Les thèmes du grand tragique collectif de notre temps reviennent ainsi en contrepoint avec ceux de la fidélité aux valeurs d'enfance et de l'inaltérable amitié. Fresque épique dans la ligne des grands romans russes du siècle dernier, "Les Camarades" veulent être aussi le poème de la tendresse virile. L'auteur ne prétend pas juger, il entend seulement comprendre, aimer et faire aimer.

GARNIER (Francis).

Voyage d'exploration en Indochine. Choix de textes, présentation et notes de Jean-Pierre Gomane.

La Découverte, 1985, in-8°, 254 pp, 15 gravures anciennes à pleine page, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

1866 : la France commence à s'implanter durablement dans la péninsule Indo-Chinoise. Pendant deux ans, à pied, en chaloupe, en sampan, en vapeur sur le Fleuve Bleu, à cheval, en chariot, à dos d'éléphant, en palanquin, sur un brancard pour le chef de l'expédition, épuisé et mourant, une poignée d'hommes, Asiatiques et Européens, parcourent de Saïgon à Shangaï des régions difficiles, malsaines, inconnues, en proie à de graves désordres et à des convulsions endémiques. Le Voyage d'exploration en Indo-Chine rapporte, à ce prix, une moisson extrêmement riche d'observations, de documents, mais aussi de réflexions, qui constitue au milieu du XIXe siècle la première approche géographique, économique et ethnographique rigoureuse de l'Asie du Sud-Est et de la Chine méridionale...

GAUBRY (Juliette).

Tricornes et bérets.

Editions Pierre Horay, 1954, in-8°, 220 pp, préface de l'amiral P. Ortoli, 12 pl. de photos hors texte, broché, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état

L'auteur, Juliette Lafeychine-Gaubry (1899-1978), ancienne résistante, déportée à Ravensbruck puis à Holleinsehen, s'engage en mai 1947 dans les Services Féminins de la Flotte pour l'Indochine. Directrice générale des Foyers de la Marine en Indochine jusqu'en juillet 1949, elle les a créés, organisés et développés avec l'aide de treize autres jeunes femmes-soldats, dont elle fait revivre la vie quotidienne avec précision, pittoresque et émotion, relatant toutes les péripéties de sa mission, depuis son expédition dramatique dans les boucles du Mékong jusqu'à son accident d'avion dans le Golfe du Tonkin, en passant par ses inspections dans les postes avancés. Juliette Gaubry est également la mère de la chanteuse Juliette Gréco.

GAUDRON (Max).

Légionnaire au Nord-Tonkin.

Copernic, 1980, in-8°, 223 pp, 4 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

L’auteur évoque les combats d’une compagnie d’infanterie de la Légion étrangère engagée en 1949 le long des routes coloniales RC3 et RC4, dans le nord-est tonkinois. L’année suivante, c’est le périlleux repli de Cao-Bang. Un témoignage sérieux et solide permettant de mieux comprendre les erreurs du commandement, l'emprise du Viet-Minh sur les populations et ses tactiques militaires, ainsi que la valeur militaire des légionnaires.

GEORGES (Marcel).

Go sur Diên Biên Phu !

France-Empire, 1992, in-8°, 333 pp, préface du général Bigeard, broché, couv. illustrée, bon état

L'ouvrage retrace l'épopée des militaires français rescapés de la bataille de Diên Biên Phu, des volontaires qui ont sauté dans cet enfer pour relayer les soldats morts au combat. — Marc Wynt le lieutenant, "Batling Joë", Fillela, Dubois et le petit Keller, tous dispersés dans les services et les unités de l'armée en Indochine, étaient quelques-uns des volontaires qui ont sauté dans l'enfer de Diên Bién Phu, bien qu'ils ne fussent pas parachutistes. "On" avait besoin d'eux pour aller au secours des copains submergés par les divisions viets, dans cette plaine de la haute région tonkinoise. "On" faisait appel à eux, les obscurs des mess et des bureaux, pour épauler des troupes d'élite et, malgré la trouille et les hésitations, ils s'étaient vraiment portés volontaires pour se prouver, au moins une fois dans leur vie, qu'ils étaient capables de mourir gratuitement pour l'amitié et pour l'honneur. Ils l'ont chèrement payé dans les tranchées écrasées par des milliers d'obus, sur les pitons éclatés et engloutis sous les vagues d'assaut des soldats communistes fanatisés, sur les pistes et dans les camps de la mort viets. Cet ouvrage n'est pas un roman. C'est un récit fidèle d'événements qui peuvent sembler aujourd'hui inimaginables mais qui, malheureusement, sont le reflet authentique de la vie, et trop souvent de la mort, de ceux qui, tous volontaires, ont répondu une nuit sans lumière au commandement : "Go sur Dién Biên Phu !"

GIGON (Fernand).

Les Américains face au Vietcong.

Flammarion, 1965, in-12, 265 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Au cours de ces dernières 15 années, Fernand Gigon, journaliste international d'origine suisse, spécialiste des problèmes d'Extrême-Orient, a fait dix-huit séjours dans ce qui fut l'Indochine et qui est devenu un Vietnam dramatique. Son livre actuel, il l'a divisé en deux parties pour mieux montrer l'affrontement des deux adversaires : les Américains et les Vietcong. Au delà des combats et des hommes, cette guerre met en cause des méthodes, des façons de penser et de sentir, des stratégies totalement différentes. Elle oppose aussi deux civilisations qui finalement se disputeront le monde. C'est avec cette optique que Fernand Gigon a visité, depuis le début de l'escalade américaine, les bases de Da Nang et de Bien Hoa, la 7e Flotte, les « popotes » du delta du Mékong où se récoltent les confidences des soldats ; il a participé à de nombreuses opérations. Du côté Vietcong, Fernand Gigon a pu questionner déserteurs et prisonniers. Grâce à leurs révélations, l'auteur de cet ouvrage peut montrer les rouages qui transforment un simple nha-qué – paysan des rizières – en un révolutionnaire ou un combattant. L'organisation communiste qui conduit une guerre révolutionnaire préfigure justement un type de guerre qui se complique et se perfectionne chaque jour... — "Le livre se divise grosso modo en deux parties, chacune des deux exposant le point de vue américain et celui des résistants vietnamiens. L'auteur voudrait nous offrir un documentaire objectif de cette guerre impopulaire et en même temps nous montrer du côté des résistants, le processus idéologique et psychologique qui transforme un simple paysan en un combattant fanatique." (Dr. Nguyen Tran Huan, Revue Tiers Monde, 1966)

GOSCHA (Christopher E.) et Karine LAPLANTE (dir.).

L'Echec de la paix en Indochine, 1954-1962.

Les Indes savantes, 2010, gr. in-8°, 407 pp, biblio, broché, bon état

19 études érudites (5 en français et 14 en anglais). "En juillet 1954, un accord signé à Genève confirme le retrait français du Vietnam, établit un plan pour décider de la forme des Etats qui remplaceront l'Indochine coloniale, faisant naître l'espoir que la paix allait s'installer dans cette partie du monde. Il n'en fut rien. La lutte pour l'Indochine se poursuivit aux niveaux local, régional et international, à tel point qu'une deuxième conférence (Genève, 1961-1962) s'ouvrit pour régler une nouvelle crise. Rien ne fut réglé : l'Indochine devait demeurer, jusqu'en 1991, un foyer de guerres dans le système international. Des milliers d'ouvrages ont été écrits sur les guerres d'Indochine, mais les tentatives de résoudre les conflits indochinois par la paix ont généré beaucoup moins d'intérêt, alors que cette période charnière située entre 1954 et 1962 est essentielle afin de comprendre les raisons pour lesquelles l'Indochine est restée lieu et objet de tensions dans le système international et pourquoi la paix fut un échec. Ce travail collectif est également l'occasion d'étudier comment le système international générait des imbrications, transversale entre l'Est et l'Ouest, et verticale entre le Nord et le Sud."

GOSCHA (Christopher E.) et Karine LAPLANTE (dir.).

L'Echec de la paix en Indochine / The Failure of Peace in Indochina (1954-1962).

Les Indes savantes, 2010, gr. in-8°, 407 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. 19 études érudites (5 en français et 14 en anglais)

En juillet 1954, un accord signé à Genève confirme le retrait français du Vietnam, établit un plan pour décider de la forme des États qui remplaceront l’Indochine coloniale, faisant naître l’espoir que la paix allait s’installer dans cette partie du monde. Il n’en fut rien. La lutte pour l’Indochine se poursuivit aux niveaux local, régional et international, à tel point qu’une deuxième conférence (Genève, 1961-1962) s’ouvrit pour régler une nouvelle crise. Rien ne fut réglé : l’Indochine devait demeurer, jusqu’en 1991, un foyer de guerres dans le système international. Des milliers d’ouvrages ont été écrits sur les guerres d’Indochine, mais les tentatives de résoudre les conflits indochinois par la paix ont généré beaucoup moins d’intérêt, alors que cette période charnière située entre 1954 et 1962 est essentielle afin de comprendre les raisons pour lesquelles l’Indochine est restée lieu et objet de tensions dans le système international et pourquoi la paix fut un échec. Ce travail collectif est également l’occasion d’étudier comment le système international générait des imbrications, transversale entre l’Est et l’Ouest, et verticale entre le Nord et le Sud.

GRAUWIN (Médecin-Commandant).

J'étais médecin à Diên Biên Phu.

France-Empire, 1954, pt in-8°, 382 pp, 12 pl. de photos hors texte, plans et croquis, broché, jaquette illustrée, bon état. Edition originale sur papier courant

Placé au centre de cette hécatombe que fut la dernière bataille de l'histoire de l'Indochine française, le docteur Grauwin, chirurgien du camp, décrit cette bataille meurtrière avec ses nombreux morts et blessés. — Le 7 mai 1954, après cinquante-six jours de combats acharnés contre les forces du Viêt-Minh, la garnison française du camp retranché de Diên-Biên-Phu cessait le feu. Des deux côtés les pertes en hommes étaient terribles ; 7.000 tués et 15.000 blessés chez l'adversaire, 80% des effectifs de paras et de légionnaires mis hors de combat. Placé au centre de cette hécatombe, le médecin-commandant Paul Grauwin, chirurgien du camp, a écrit de ce drame, qui constitue la dernière page de l'histoire de l'Indochine française, l'un des récits les plus hallucinants et les plus bouleversants que la guerre ait jamais inspirés. (...) Durant cinquante-six jours et cinquante-six nuits, s'enfonçant à la fin dans la boue jusqu'aux mollets, assisté par quelques infirmiers puis, à partir du 13 mars, par une convoyeuse de l'air au nom aujourd'hui légendaire, Geneviève de Galard, mille cinq cents fois le médecin-commandant Grauwin s'est penché sur un champ opératoire. Comme un chemin de croix, le processus chirurgical se déroulait. Les blessés, les opérés, bloqués de plus en plus nombreux dans un espace réduit, transformaient l'antenne chirurgicale en un étrange hôpital qui aurait mieux été à sa place sur une rive du Styx. Les cris, la boue, le sang, la pourriture, la puanteur, la chaleur terrible... et la défaite !

GRAUWIN (Médecin-Commandant).

J'étais médecin à Diên Biên Phu.

France-Empire, 1992 in-8°, 301 pp, 2 plans, broché, couv. illustrée, bon état

Placé au centre de cette hécatombe que fut la dernière bataille de l'histoire de l'Indochine française, le docteur Grauwin, chirurgien du camp, décrit cette bataille meurtrière avec ses nombreux morts et blessés. — Le 7 mai 1954, après cinquante-six jours de combats acharnés contre les forces du Viêt-Minh, la garnison française du camp retranché de Dièn Biên Phu cessait le feu. Des deux côtés les pertes en hommes étaient terribles ; 7.000 tués et 15.000 blessés chez l'adversaire, 80 % des effectifs de paras et de légionnaires mis hors de combat. Placé au centre de cette hécatombe, le médecin-commandant Paul Grauwin, chirurgien du camp, a écrit de ce drame, qui constitue la dernière page de l'histoire de l'Indochine française, l'un des récits les plus hallucinants et les plus bouleversants que la guerre ait jamais inspirés. Durant cinquante-six jours et cinquante-six nuits, s'enfonçant à la fin dans la boue jusqu'aux mollets, assisté par quelques infirmiers puis, à partir du 13 mars, par une convoyeuse de l'air au nom aujourd'hui légendaire, Geneviève de Galard, mille cinq cents fois Paul Grauwin s'est penché sur un champ opératoire. Comme un chemin de croix, le processus chirurgical se déroulait. Les blessés, les opérés, bloqués de plus en plus nombreux dans un espace réduit, transformaient l'antenne chirurgicale en un étrange hôpital qui aurait mieux été à sa place sur une rive du Styx. Les cris, la boue, le sang, la pourriture, la puanteur, la chaleur terrible... et la défaite. — "Le médecin-commandant Grauwin a été nommé responsable des opérations de chirurgie du camp. Il fait un récit des moments d'épouvante qu'on connu les combattants. Nombreuses anecdotes émouvantes sur le courage quotidien." (Ruscio, 411)

GRONIER (Maurice).

Riz et pruneaux. Avec les commandos dans la brousse d'Indochine.

Emile-Paul, 1951, in-12, 311 pp, 12 pl. de photos hors texte, 2 plans, une carte dépliante hors texte, broché, jaquette illustrée (lég. salie), papier lég. jauni, bon état

"Récit autobiographique : la lutte contre le Viet Minh et les partisans Lao dans le Haut-Laos. L'auteur était médecin militaire." (Ruscio, 451)