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AGNETTI (Eugène).

Le Crépuscule de la vérité d'un A. C. « Rest » 39-45. Indo-Algérie.

Éditions des Écrivains, 2001, in-8°, 223 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"Je m'appelle Monsieur Eugène-Louis Agnetti, (alias Bob dans la résistance), né le 23 mai 1923 (donc Gémeaux) à Saint-Denis (93) et le fils de Joseph Agnetti et de Gabrielle Juliette Lambert, du fait du destin. Je pense qu'ils auraient mieux fait d'employer un préservatif que de me mettre au monde. Mais voyez, le sexe était déjà d’actualité. Orphelin de Maman très tôt, mon père ne m'a jamais pris sous son aile, trop indépendant qu’il devait être ! Très jeune livré à moi-même dans la jungle parisienne, il a fallu la guerre pour que je puisse me jauger et me juger avec impartialité, mais l'existence plutôt que la vie m'a tracée un destin assez rocambolesque. Je n'y suis pour rien. J'ai toujours écris. Journal de marche pendant la guerre ou intime permanent, je n'ai jamais sollicité d’être édité jusqu'à ce jour, comme quoi tout peut arriver !"

ANAPI.

Les Soldats perdus. Prisonniers en Indochine 1945-1954. Mémoires.

Indo Éditions, 2005, gr. in-8°, 486 pp, avant-propos, préambule et introduction d'André Saint-Georges, 12 pl. de photos et cartes hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre rassemble 27 témoignages écrits par des anciens prisonniers de l'armée japonaise et du Vietminh. Ils y racontent le vécu d'une captivité inhumaine qui en tua deux sur trois et détruisit le troisième au fond de lui-même... — L'ANAPI – Association Nationale des Anciens Prisonniers, Internés et Déportés d'Indochine – a été créée en 1985. Ses principaux objectifs sont de développer la solidarité et mieux faire connaître les souffrances et les conditions d'internement endurées par les prisonniers français dans les camps du Vietminh.

BACHELOT (Bernard).

De Saigon à Alger (1951-1962). Désillusions d'un officier, marin et pilote.

L'Harmattan, 2007, gr. in-8°, 360 pp, 47 photos dans le texte, 7 cartes et plans, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

« Le témoignage d'un officier de la Marine française sur deux conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle : l'Indochine et l'Algérie ». — Le récit, vif et soutenu, s'ouvre en 1951 et se clôt en 1962. Il nous transporte sur deux terrains de conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle l'Indochine et l'Algérie ; il éclaire une page d'histoire moderne et contribue au débat actuel sur le sujet. Ces mémoires – celles d'un officier de la Marine française, devenu pilote de chasse et officier d'appontage – tiennent de l'Histoire autant que de l'aventure. Aux récits souvent bouleversants de combats sur les fleuves d'Indochine et de missions aériennes périlleuses se mêlent l'histoire de l'installation d'une famille en Afrique du Nord au XIXe siècle et la chronique des événements politiques. Bernard Bachelot nous raconte la décolonisation de l'intérieur, avec les yeux d'un natif d'Algérie et le vécu d'un soldat. Il témoigne du traumatisme de militaires de carrière engagés dans des guerres cruelles qui ont abouti – en dépit parfois de victoires sur le terrain – à de tristes abandons. Il nous parle de pertes perte de la terre, des amis, des idéaux... perte de l'innocence. Sur le conflit militaire se greffe le conflit intérieur. La vie sur le terrain d'opération va de pair avec la vie intime et privée. On assiste à la fin des illusions et à la naissance d'une famille. La mort accidentelle d'un de ses enfants – point de départ du récit – incite l'auteur à revenir, près de quarante ans après les faits, sur cette période agitée et tragique. De Saigon à Alger est l'histoire d'un déracinement. L'émotion qui s'en dégage naît de la précision du témoignage et de la passion dans l'analyse. — Bernard Bachelot naît à Tizi-Ouzou (Algérie) en 1929. Il grandit à Alger, Mascara, Sidi-Bel-Abbès et Djidjelli. Élève de l'École Navale, officier en Indochine et en Algérie, il rejoint le civil en 1962, où il oeuvre notamment en faveur de la formation professionnelle et de l'emploi des personnes handicapées. Il publie en 2003, aux Éditions du Rocher, « Louis XIV en Algérie », un ouvrage remarqué (prix littéraire « Jean Pomier » et médaille de l'Académie de Marine), qui met à jour une page méconnue de l'histoire de France, et qui invite les historiens à réviser sensiblement leurs positions sur la période.

BARRÉ (Jean-Luc).

De Lattre. Documents inédits.

Perrin, 1990, in-4°, 142 pp, 141 photos pour la plupart inédites, cart. illustré de l'éditeur, bon état

Après la publication des écrits du maréchal de Lattre (trois volumes parus chez Plon) couvrant la totalité de sa vie et de son action, une partie essentielle de ses archives restait à explorer : un fond iconographique considérable et largement inédit. Parfaitement classés, inventoriés au prix de longues années de travail par la maréchale de Lattre, ces albums constituent autant de documents historiques, parfois plus explicites qu'un discours, plus révélateurs qu'une lettre. Ce livre n'a pas pour objet d'ajouter à une liste déjà longue un monument de plus en hommage au chef et à ses hommes. Il se propose au contraire, l'image aidant, d'entrer dans le vif d'une destinée et d'un caractère encore trop ensevelis sous le marbre de la légende. Homme de communication avant l'heure, metteur en scène magistral de sa propre épopée, le chef de la 1ère Armée et le Commandant en chef en Indochine savait utiliser la photographie à la fois pour sa propre image et comme un moyen d'agir sur les hommes. Il forma des équipes spécialisées pour "illustrer" la guerre sur les lieux des combats. Issu de leur travail, cet album n'est pas un livre de plus sur le roi Jean. Contournant une légende quelque peu écrasante, celui-ci révèle un de Lattre plus intime, en famille, avec sa femme et son fils comme au milieu de ses hommes. Souvent, l'image révèle une vérité profonde. Ainsi, en 1941, ce général au regard désespéré parmi les dignitaires de Vichy... L'enfant de Mouilleron-en-Pareds, l'élève officier de St-Cyr et de Saumur, le combattant de la Grande Guerre et du Maroc, le jeune général de 1940, le stratège implacable qui conduit la 1ère Armée jusqu'au Danube et redresse en une année la situation en Indochine, est saisi à chaque étape de sa vie dans le feu de l'action et la fraternité de ses soldats, "lieutenants et capitaines" ou "maréchaux". Pour la première fois, la maréchale de Lattre a accepté d'ouvrir l'intégralité de ses albums, les confiant à Jean-Luc Barré, qui a déjà publié ses archives. Voici donc un document historique de premier ordre. Sous le masque souverain du Maréchal, c'est le visage d'un homme sensible et généreux qui se dévoile, un homme d'idéal emporté jusqu'au bout de ses combats.

BEAUCORPS (Jean-Marie de).

Soldat de Jade.

Editions Kergour, 1998, in-8°, 366 pp, broché, couv. illustrée, bon état

L'auteur raconte ses négociations de 1944-1945 en Chine du Sud et au Tonkin-Annam avec les militants nationalistes vietnamiens et la lutte contre les Japonais. — "Successivement pilote de char, saboteur dans le désert de Lybie puis "chargé de mission" dans les Balkans et en France occupée de 1939 à 1944, Jean-Marie de Beaucorps a studieusement "fait ses classes". Couvrant cette époque, son livre "Soldat de plomb", paru en 1997, rencontra un grand succès. Aujourd'hui, en décembre 1944, mûri et riche d'expériences, le "Soldat de plomb" devient "Soldat de jade", menant de délicates négociations en Chine du Sud et au Tonkin-Annam avec les militants nationalistes vietnamiens tout en poursuivant de subtiles relations avec les services spéciaux japonais, la redoutable Kempeitai. Puis, la guerre avec le Japon tirant sur sa fin, il passera à l'action et créera une flotte de jonques de haute-mer qui sillonneront le Golfe du Tonkin de l'île d'Hainan aux côtes d'Annam et de la Baie d'Along aux îles Paracel, espionnant les mouvements japonais, lançant d'audacieux raids de commando contre leurs centres de transmission et enlevant dans de flamboyants abordages dignes de nos ancêtres corsaires, les embarcations se livrant au trafic côtier pour le compte des armées nippones. Dans ce récit vif et alerte notre "Soldat de jade" mène ses missions et ses combats au grand galop dans les montagnes du Kwang-si et du Tonkin et à pleine voile en mer de Chine, portant un regard ironique et parfois amer sur son entourage, essaimant au fil des pages de savoureux portraits tendres et attachants, pathétiques ou comiques de ses compagnons et compagnes rencontrés au gré de ses aventures." (4e de couverture)

BERGOT (Erwan).

Gendarmes au combat. Indochine, 1945-1955.

Presses de la Cité, 1994, in-8°, 269 pp, 16 pl. de photos hors texte, cartes, annexes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Troupes de choc)

14000 gendarmes ont servi pendant la guerre d'Indochine (un peu moins nombreux que la Légion étrangère, mais beaucoup plus que n'importe quelle autre formation, Paras y compris). Les gendarmes ont tenu des milliers de postes isolés, sans liaisons et bien souvent sans armements lourds, près de 700 d'entre eux y ont laissé leur vie. — "Erwan Bergot, ancien officier parachutiste de la Légion, rescapé de Diên Bien Phu, passé à l'écriture, a déjà produit une liste impressionnante de volumes où il raconte ses militaires, mais aussi celles des autres et pas seulement en Indochine. Sa plume semble intarissable. Mais s'il évoque, il juge également en technicien. Cet ouvrage est intéressant dans la mesure où il apporte des informations souvent reléguées dans l'ombre. Dans une première partie, c'est encore la guerre japonaise qui est au centre du sujet. En 1945, il y avait dans l'Indochine française une poignée de gendarmes isolés, commandant des gardes autochtones et naturellement surveillés de près par les Nippons. Après la surprise du coup de force du 9 mars, certains ont tout tenté pour continuer la lutte et atteindre l'ennemi. Beaucoup sont morts. Les prisonniers ont vécu un véritable calvaire. Là aussi, les survivants furent mal compris par les autorités et les troupes venues pour rétablir la présence française. D'où une amertume bien compréhensible. Les deuxième et troisième parties sont consacrées à l'action des trois légions de marche de la Garde républicaine, constituées dès 1947 pour renforcer un corps expéditionnaire qui faisait flèche de tout bois. Ces unités, formées de volontaires, mais aussi de requis désignés un peu au hasard, ne disposèrent pendant longtemps que d'un équipement et d'un armement hétéroclites, récupérés sur toutes les armées et tous les stocks du monde libre. Les gendarmes, par définition, vivent mêlés à la population dont ils apprennent l'intimité. Mais peut-être était-ce une vue de l'esprit que d'appliquer ce principe dans un pays si différent pour eux et dont la civilisation leur était totalement étrangère. Pourtant beaucoup de gradés et de gardes, isolés seuls ou à quelques-uns, jetés en enfants perdus sur une terre inconnue et sans préparation spéciale, ont réussi à se faire admettre, respecter et même aimer par des populations coincées entre les exigences de l'ordre postcolonial et celles plus cruelles du Viêt Minh. L'auteur relate les épisodes les plus évocateurs de ce travail ingrat, les fatigues, les douleurs, les sacrifices suprêmes, sans oublier ceux que la Garde encadrait, volontaires vietnamiens, surtout catholiques, khmers et laotiens, minorités nung et thai, qui dans la majorité des cas ont lutté et sont morts fidèles à leurs cadres. Il était bon de rappeler ces souffrances et ces sacrifices, qui malgré les apparences ne furent pas vains. Une série d'annexes rassemble les textes officiels sur ce que fut le rôle de la en Indochine de 1945 à 1955, sans omettre la liste des morts." (Pierre L. Lamant, Revue française d'histoire d'Outre-Mer, 1988)

BERGOT (Erwan).

Vandenberghe, le pirate du Delta.

Balland, 1973, gr. in-8°, 328 pp, 2 cartes, annexes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale

Récit de la vie de Roger Vandenberghe, guerrier légendaire de la guerre d'Indochine. — "Les Viets avaient mis sa tête à prix. À vingt-trois ans, Vandenberghe leur faisait peur. Il releva le défi, se livra, puis captura ses geôliers. Il avait le goût des actions brèves et violentes, agissant de nuit avec une poignées d'hommes, semant la panique sur les arrières de l'ennemi. En trois ans, à la tête de son commando « Tigre Noir », il lui avait infligé plus de pertes qu'une division d'infanterie. Sa tactique, utiliser contre les Viets, d'autres Viets qui le suivaient aveuglément. Il improvisait sa guerre comme d'autres de la musique. Sans avoir appris. En trois ans, il avait franchi tous les échelons de la hiérarchie, était devenu le familier du général de Lattre qui le citait en exemple au Corps Expéditionnaire français. Le Delta tonkinois était son domaine. Plus encore, son royaume. Homme secret, étrange et fascinant, il partait pour de longues expéditions mystérieuses dans la jungle, les rizières, les zones refuges adverses. Toujours en tête. Il avait été blessé huit fois au corps à corps. Sa vie, c'était cela, un jeu terrible et dangereux qu'il menait avec violence, en un pari permanent avec la mort. Pour les Viets, il était l'ennemi, impossible à vaincre de face. Il ne restait plus, pour l'abattre que la trahison et l'assassinat. Il mourut seul, à vingt quatre ans, déjà légendaire parmi les guerriers d'Indochine. Après Vandenberghe, la guerre en Indochine ne devait plus être tout à fait la même." (4e de couverture)

BERTOLINO (Jean).

Vietnam sanglant. Au Sud et au Nord du 17e parallèle, 1967-1968.

Stock, 1968, in-8°, 226 pp, 28 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Témoins de notre temps)

Avec les G.I's dans le Delta. Saïgon, lupanar de l'Asie. Hanoï entre deux raids. La bataille du riz. La civilisation du Bambou. — Jean Bertolino, grand reporter indépendant, prix Albert Londres 1967 pour ses séries d'articles sur Macao et Hong-Kong, le Cambodge et le Vietnam du Sud, est l'un des rares journalistes à avoir séjourné plusieurs mois au Sud et au Nord du 17e parallèle en 1967. Il a vécu au coeur du conflit et a dressé dans ce livre « Les rizières sanglantes » le constat précis de ce qu'il a vu et entendu. Son témoignage dévoile un aspect méconnu de la guerre. On y découvre ce que furent les grandes opérations de « terre brûlée ». On pénètre dans les mystères de cette « guerre populaire »qui, tout au long d'une année décisive, a tenu en échec le plus grand et le plus puissant corps expéditionnaire qui ait jamais existé. Au moment où, plus que jamais, le conflit vietnamien occupe la première place dans l'Actualité, et où pour la première fois depuis l'engagement militaire des Américains des espoirs de paix se dessinent, il est important de savoir ce que fut la guerre du Vietnam durant l'année qui vient de s'écouler et les causes réelles qui ont provoqué le revirement brutal du Président Johnson. Illustré de photographies saisissantes, prises sur place par l'auteur loi.nième, le livre vivant, passionné et lucide de Jean Bertolino vient à son heure. (4e de couverture)

BIGEARD (Général).

De la brousse à la jungle.

Hachette/Carrère, 1994, in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

"... La Haute Région tonkinoise et le pays Thaï vont me prendre par les tripes pour ne plus me lâcher (...) En avant pour les arrières viets. Pendant quatre mois, chaque semaine, une sortie de deux à trois jours au minimum, 80 km parcourus sur des pistes taillées au coupe-coupe dans les montagnes qui enserrent la route coloniale 41. Suis un vrai fauve, increvable. Mes pieds comme des griffes s’accrochent dans les pistes boueuses. Pas question de chaussures. Torse nu, carabine en bandoulière, grenades à la ceinture, serviette sur la tête, je suis un super Viet. Pareil pour mes hommes. Nos coups minutieusement préparés sont toujours payants. Constamment sur le terrain, on sympathise avec la population. Pour eux, nous ne sommes pas des conquérants, mais des libérateurs..." — "Dans cet ouvrage, je retrace mon parcours de baroudeur, depuis mes champs de bataille militaires à ceux de l'arène politique. Le passage “de la Brousse à la Jungle”. – “La Brousse” : Je raconte tout d'abord mes trente années de "brousse" depuis ma jeunesse à Toul, mon premier combat, suivi du baptême du feu en 39, les groupes francs, le parachutage en Ariège, puis l'Indo et l'Algérie, jusqu'à la fin de la piste avec mon commandement dans l'océan Indien, et enfin Bordeaux, commandant la 4e région militaire. – “La Jungle” : Puis vient la "jungle". Ministre, un monde à part, la tournée des popotes, le Pacifique, l'Arabie Saoudite... Député, l'Assemblée Nationale, la Chine, les États-Unis, l'Afrique... Mai 1981, réagir, sauver l'armée, chez les Paras à Beyrouth, député sous la cohabitation... La jungle... Il y en a marre. Je me remets, seul, au service de mon pays, jusqu'à mon dernier souffle."

BIGEARD (Général).

De la brousse à la jungle. (Mémoires).

Editions du Rocher, 2002, in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

"Dans cet ouvrage, je retrace mon parcours de baroudeur, depuis mes champs de bataille militaires à ceux de l'arène politique. Le passage “de la Brousse à la Jungle”. – “La Brousse” : Je raconte tout d'abord mes trente années de "brousse" depuis ma jeunesse à Toul, mon premier combat, suivi du baptême du feu en 39, les groupes francs, le parachutage en Ariège, puis l'Indo et l'Algérie, jusqu'à la fin de la piste avec mon commandement dans l'océan Indien, et enfin Bordeaux, commandant la 4e région militaire. – “La Jungle” : Puis vient la "jungle". Ministre, un monde à part, la tournée des popotes, le Pacifique, l'Arabie Saoudite... Député, l'Assemblée Nationale, la Chine, les États-Unis, l'Afrique... Mai 1981, réagir, sauver l'armée, chez les Paras à Beyrouth, député sous la cohabitation... La jungle... Il y en a marre. Je me remets, seul, au service de mon pays, jusqu'à mon dernier souffle. " Ce livre du général Bigeard, écrit dans un style clair, direct, avec le franc-parler qu'on lui connaît, est un message d'espoir au service de la France. La présente réédition, avec une nouvelle préface du général, constitue une œuvre de collection que tous ses lecteurs se doivent de posséder.

BODARD (Lucien).

La Guerre d'Indochine : II. L'humiliation.

Gallimard, 1965, fort in-8°, 603 pp, 8 cartes, broché, couv. à rabats, bon état

L'auteur fut correspondant de guerre en Indochine de 1949 à 1951. Dans ce deuxième volume (sur 3), après une description de la vie quotidienne à Saïgon, Bodard parle des premiers combats, de 1946 à 1949, visant à reconquérir la Cochinchine puis le Tonkin. I. Saigon, le moteur de la guerre ; II. L'illusion de la victoire ; III. Les calcaires de Dong-Khé.

BODARD (Lucien).

La Guerre d'Indochine : II. L'humiliation.

Gallimard, 1965, fort in-8°, 603 pp, 8 cartes, broché, couv. à rabats, état correct (Coll. L'Air du temps). Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers), ex. du SP, sympathique envoi a.s. (« A Michèle, tellement amie que parfois j'abuse, non pas d'elle, mais de sa bonté »

L'auteur fut correspondant de guerre en Indochine de 1949 à 1951. Après une description de la vie quotidienne à Saïgon, Bodard parle des premiers combats, de 1946 à 1949, visant à reconquérir la Cochinchine puis le Tonkin. Sommaire : Saigon, le moteur de la guerre ; L'illusion de la victoire ; Les calcaires de Dong-Khé.

BURON (André de).

Un bipède galonné. Mémoires.

La Table Ronde, 1971, in-8°, 338 pp, préface de Nicole de Buron, broché, couv. illustrée, bon état

« Un bipède galonné » ce sont les souvenirs d'un cavalier qui, pendant quarante ans, fut de toutes les campagnes et sut garder l'œeil ouvert pour se moquer de tout. André de Buron fait ses premières armes en 1919, en Turquie, guerre complètement oubliée d'une France qui jouit de la paix – une paix bien gagnée, il est vrai. Quand il terminera sa carrière, en Algérie, ce sera encore la guerre, une triste guerre. Entre-temps, la Tunisie (Biribi), le Maroc, le front des Ardennes, et l'Afrique noire, l'Indochine : un parcours complet d'équitation. Dans ces décors divers, ce diable d'homme promène, au milieu des dangers et des accidents les plus fous, une malice inépuisable. Ce livre si vif, plein de courage, d'éclats et de moquerie semble fait pour prouver que les Français sont encore une insolente nation. Pourquoi André de Buron a-t-il découvert si tard le plaisir de raconter, plaisir qu'il fait partager comme personne ? Pourquoi Nicole de Buron a-t-elle donné une préface à ce livre ? C'est ce que vous saurez précisément en lisant la préface. — France, régions sahariennes, Levant (1918-1921). Saumur, Tunisie (1922-1930). Maroc (1930-1934). Saumur, Saint-Avold (1934-1937), Algérie (1937-1939), Front de France, Sud tunisien, Algérie (1939-1942). Afrique noire (1942-1943). Italie (1944). France (1945-1946). Indochine (1946-1948). Tunisie (1948-1951). Algérie (1951-1956).

CABIRO (Bernard).

Sous le béret vert.

Plon, 1987, gr. in-8°, 380 pp, broché, couv illustrée, bon état

Après les campagne de Provence et d’Alsace en 1945, Cabiro passe par Cherchell, y conquiert l’épaulette et choisit la Légion Etrangère. Il participe à toute la Guerre d’Indochine, de 1946 à 1954. Il est une des figures les plus marquantes des paras de la Légion, les « bérets verts ». Puis c’est l’Algérie et la fin de sa carrière. — "Aidé par Jeannine Balland, cet officier légionnaire, figure de légende, resté dans les mémoires à travers son surnom « le Cab », raconte ses souvenirs de guerrier. Evadé de France, engagé pour la durée de la guerre, il est affecté en 1943 au 8e régiment de tirailleurs marocains. C'est avec cette troupe de qualité qu'il fait la campagne d'Italie, dans les pires conditions, dues au climat, au relief et à l'acharnement de la résistance allemande. Il combat près de Cassino, participe à la prise de Sienne et, en septembre 1944, se retrouve en Provence. En novembre, il est dans la région de Belfort. Il ne va pas plus loin. Excellent soldat, gradé bien noté, ses supérieurs l'expédient à Cherchell pour suivre les cours d'officiers de réserve. A la sortie de l'école, en août 1945, il choisit la Légion... Commence pour lui une grande aventure : en février 1946, c'est la Cochinchine à peine contrôlée avec des moyens de fortune, puis il suit le 2e régiment étranger d'infanterie dans le Sud-Annam. Il s'initie aux opérations sans résultats, aux embuscades meurtrières, aux renseignements douteux qu'il faut interpréter, aux ruses et aux trahisons des habitants pris entre la double crainte des Français et du Viêt Minh, mais aussi à la contre-guerilla et aux actions de commando. En décembre 1946, il est au Tonkin juste à temps pour répondre au coup de force du 19 et participer à la pacification du delta. Blessé, titulaire de nombreuses citations et chevalier de la Légion d'honneur, il rentre en France en 1948. Volontaire pour devenir parachutiste, il retrouve l'Indochine en janvier 1949 et sert dans le 2e bataillon étranger de parachutistes (B.E.P.) au Cambodge, en Cochinchine et en Annam. En 1950, après le désastre de la R.C.4, simple lieutenant, il est déjà officier de la Légion d'honneur, avec onze citations. Nommé capitaine en 1951, affecté au 3e B.E.P., il séjourne successivement en Tunisie, en Algérie et revient en Indochine. En novembre 1953, il saute avec le 1er B.E.P. sur Diên Bien Phu, mais une blessure le fait évacuer en mars 1954 et lui épargne le cauchemar de cette bataille maudite et peut-être la mort au combat ou en captivité. Par la suite, il opère en Algérie avec le 2e régiment étranger de parachutistes. Compromis dans le putsch des généraux, en avril 1961, il est emprisonné, mais condamné seulement avec sursis..." (Pierre L. Lamant, Revue française d'histoire d'Outre-Mer, 1988)

Collectif.

ANAPI, notre histoire 1985-2003.

Atlante Editions, 2004, gr. in-8°, 379 pp, dont 71 planches de photos et fac-similés en noir et en couleurs hors texte, broché, bon état

"Le coup de force japonais du 9 mars 1945 et la guerre d'Indochine, de 1945 à 1954, firent de nombreux morts. Il y eut aussi 40 000 prisonniers dont 10 000 seulement revinrent des camps, tous dans un état de délabrement physique semblable à celui des déportés dans les camps nazis. Beaucoup étaient en outre ébranlés psychiquement, après avoir subi pendant des mois ou des années, les « lavages de cerveau » orchestrés par les commissaires politiques Viêt-minh. Ces militaires, et quelques otages civils, se sont retrouvés en 1985. Ils ont créé l'ANAPI (Association nationale des anciens prisonniers internés d'Indochine) pour faire connaître les souffrances endurées et leurs séquelles, faire reconnaître leurs droits et faire vivre leur solidarité. Ce livre raconte l'histoire de leur association."

Collectif.

Traditions et Souvenirs Militaires n° 3.

P., Secrétariat d'Etat à la Défense, mars 1944, in-4°, 160 pp, 14 cartes ou croquis dépliants hors texte, la plupart en couleurs, nombreuses illustrations, broché, couv. illustrée, état correct. Peu courant

"Après novembre 1942, malgré l'occupation totale de notre territoire métropolitain par l'ennemi, le Service Historique fit imprimer secrètement la revue Traditions et Souvenirs Militaires. Ce périodique était destiné à maintenir une liaison morale entre les anciens officiers de l'Armée, auxquels il fut adressé à l'insu des autorités d'occupation. Il comporta trois numéros portant les dates de novembre 1943, janvier 1944, mars 1944." (Avertissement publié dans le n° 1 de la Revue Historique de l'Armée; juillet 1945). Sommaire : I. Histoire militaire ancienne et moderne : Les grandes heures de la Cavalerie française : de la cotte de maille au char blindé, par le général de Cugnac (14 pp, 12 gravures, carte et plan de la bataille de Bouvines, 1214, en dépliant h.t.). L'héroïque sacrifice de la Division Pacthod (25 mars 1814), par Marcel Dupont (14 pp, 11 gravures, une pl. en couleurs h.t. et une carte en dépliant h.t.). Le Colonel du Pin (1814-1868), par Henry Lachouque (39 pp, 26 gravures, une carte du Mexique en dépliant h.t.). - II. La campagne de 1939-1940 : Les opérations sur la Sarre en septembre 1939, par le Lt.-Colonel Goureau (25 pp, 16 photos, 2 cartes couleurs en dépliants h.t.). La Bataille des Alpes en 1940, par le général Mer (28 pp, 10 photos et vues panoramiques, une pl. d'insignes en couleurs, 7 cartes en dépliants h.t.). Escadrille Jeanne d'Arc, par le Cdt. Pierre Paquier (15 pp, 9 gravures). - III. A travers l'Empire : Francis Garnier, par le capitaine G. Bonnet (9 pp, 7 gravures, 2 cartes sur un dépliant h.t.) - IV. Philosophie et psychologie militaires : Sur quelques leçons intellectuelles du métier militaire, par le Lt.-Colonel J.-R. Carré (7 pp). La Foi qui précède la victoire, par le Cap. Joly (3 pp). V. Bibliographie : Les revues françaises. Les livres.

CORRÈZE (Françoise).

Les Pousses du bambou. La jeunesse au Vietnam.

Les Editeurs Français Réunis, 1971, in-8°, 332 pp, 8 pl. de photos hors texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre n’est aucunement un ouvrage didactique sur les jeunes, mais seulement un ensemble d’observations et de réflexions nourries de relations vécues, de documents et de récits authentiques. Un fait est au centre du livre : l’enfant vietnamien ne s’est pas contenté de survivre, il a vécu, grandi, il s’est développé, même aux jours les plus sombres des bombardements ; dans l’entrelacs des problèmes qu’il faut résoudre malgré la guerre : problème de démographie galopante difficile à enrayer, problème de logement particulièrement ardu dans un pays ravagé par les bombes, problème de santé, d’hygiène, d’enseignement et de culture. Ce livre ne donne pas un tableau exhaustif de la jeunesse au Vietnam mais rassemble seulement les feuillets qu’il a été donné à l’auteur de tourner durant près de deux années sur la vie quotidienne des jeunes, dans ce pays. L'auteur est professeur d'histoire, docteur en ethnologie, et a vécu et travaillé près de deux ans au Vietnam.

D'ARGENLIEU (Amiral Georges Thierry).

Chronique d'Indochine, 1945-1947.

Albin Michel, 1985, gr. in-8°, 469 pp, 35 photos sur 16 pl. hors texte, une carte, annexes, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état

Haut-Commissaire de France (c'est à la dire à la fois Gouverneur général et Commandant en chef) en Indochine d'août 1945 à mars 1947, Thierry d'Argenlieu, ayant rejoint de Gaulle à Londres le 29 juin 1940, n'a pas laissé de Mémoires. Ce sont ses fils qui ont classé, selectionné et présenté dans cet ouvrage ses archives personnelles (chronique et journal rédigés au jour le jour, correspondance avec de Gaulle et les gouvernements français, entretiens avec Hô Chi Minh, etc...). — "Ce témoignage (...) prend place parmi les plus significatifs de l'histoire contemporaine de l'Indochine (et) a le grand mérite de faire assez bien comprendre pourquoi a éclaté la Guerre d'Indochine" (Philippe Devillers, "Le Monde diplomatique", octobre 1986).

DECOUX (Amiral, ancien gouverneur général de l'Indochine).

A la barre de l'Indochine. Histoire de mon Gouvernement Général (1940-1945).

Plon, 1949, fort in-8°, iii-507 pp, 12 gravures hors texte, dont un portrait en frontispice, et 3 cartes, dont une dépliante hors texte, broché, fragile jaquette illustrée conservée, papier lég. jauni comme toujours, bon état. Edition originale

Le 25 juin 1940, l'Amiral Jean Decoux est nommé gouverneur général de l'Indochine française. Pendant près de cinq années, il insuffle à la "Perle de lEmpire" un développement sans précédent de ses infrastructures, de son tissu agricole et industriel... Prisonnier des Japonais après leur coup de force du 9 mars 1945, l'Amiral est ensuite rapatrié et emprisonné en France, pour y être traduit devant la Haute Cour de justice. Les motifs portés contre lui sont de plusieurs sortes, notamment celui d’avoir continué une politique dans la gloire du Maréchal Pétain, et pour cela avoir été fidèle au Gouvernement de Vichy. Il y aura un "non lieu" prononcé par la haute Cour de Justice. Mais blessé dans son honneur après vingt six mois d'emprisonnement au Val de Grâce, il écrira ce livre pour démontrer qu’il avait fait en sorte que cette lointaine colonie souffre le moins possible de l’invasion japonaise.

DELPEY (Roger).

Dien Bien Phu : L'affaire. Le commencement.

La Pensée Moderne, 1974, in-8°, 377 pp, 12 pl. de photos hors texte, 2 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Seul volume paru. — Une analyse des raisons politiques du désastre militaire de Dien Bien Phu, examiné jour par jour du 7 mai 1953 au 13 mars 1954, date du début de la bataille. L’auteur pense que le désastre militaire de Dien Bien Phu a été provoqué par des civils aveugles, sourd et ignorants Il essaie de rétablir toute la vérité. — Par l'ex-Président national des anciens combattants en Indochine et en Corée, qui fit la campagne de Cochinchine comme sous-officier du CEEO et celle du Tonkin comme correspondant de guerre.

DELPEY (Roger).

La 2e compagnie. "Soldats de la boue".

P., Jacques Grancher, 2004, in-8°, 250-(1) pp, 12 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

On a sauvé le sergent Delpey ! Heureusement. Car sans lui, et sans sa plume, les gens de la Métropole auraient ignoré ce qu'avait été la guerre d'Indochine à ses débuts. Une fois de plus, on n'avait pas les moyens de nos ambitions. Un pro-consul chamarré avait proclamé que la parenthèse japonaise n'était qu'une parenthèse, et qu'on allait rétablir l'Indochine française comme elle était avant la défaite de 1940. C'était ignorer que les Japonais avaient excité les populations : Jaunes contre Blancs ! Comme le vocabulaire est une arme dont regorgent nos arsenaux, on baptisa la reprise en mains "Opération de police". Mais il fallut bien réaliser que "faire" était plus ardu que "dire". L'armée d'Afrique et les soldats de la 2ème D.B. furent les premiers sollicités. Comme cela ne suffisait pas à éteindre l'incendie, le Commandement recourut à la désignation d'office d'unités. On bâcla la constitution de "bataillons de marche" au recrutement hétéroclite. Quant au matériel ! Dans la 2ème Compagnie du bataillon de marche du 15ème R.I. – commandé autrefois par le général de Lattre de Tassigny – il y avait Roger Delpey. A l'issue d'une formation de six jours - vous avez bien lu : six jours ! - la 2ème Compagnie embarqua pour l'Indochine. Et dès l'arrivée, quasiment, engagée dans la boue et les rizières de Cochinchine. La sanction ne se fit pas attendre. En une campagne de trente mois, la moitié de l'effectif restait sur la terre d'Asie. Avec talent et émotion, Roger Delpey raconte le calvaire de sa compagnie, la 2ème Compagnie.

DELPEY (Roger).

Nam-Ky. Soldats de la boue, II.

Givors, André Martel, 1951, pt in-8°, 253 pp, une carte en frontispice, 23 photos sur 12 pl. hors texte, croquis, belle jaquette illustrée, bon état. Edition originale

La suite de "Soldats de la Boue" qui obtint le Grand Prix Littéraire de l'Indochine en 1951. Par un sous-officier du Corps Expéditionnaire Français d'Extrême-Orient qui combattit en Cochinchine à partir de 1947 puis fut correspondant de guerre au Tonkin à partir de 1952, et devint Président national des Combattants d'Indochine et de Corée de 1954 à 1956. L'ouvrage, qui décrit les combats mais aussi la vie quotidienne, les joies et les peines de ses camarades, connut un grand succès. Les faits relatés ici couvrent la période 1947-50 et concernent la Cochinchine. Le dernier chapitre est consacré à des extraits de la presse française relatifs à l'indifférence ou à l'opposition d'une grande partie de l'opinion publique à l'égard de la guerre menée en Indochine. — "Nous avons parlé des “Soldats de la Boue” – qui en est à son centième mille. “Nam-Ky” est la suite. C'est la vie, vraie, du soldat français en Indochine. Cet ouvrage entrera dans nos traditions occidentales. C'est plus qu'intéressant ; c'est nous-mêmes ; c'est notre sang." (G. Riou, Hommes et mondes, mai 1954)

DESPUECH (Jacques C.).

L'offensive du Vendredi saint. Les mois les plus cruels de la deuxième guerre d'Indochine : mars à juillet 1972.

Fayard, 1973, gr. in-8°, 358 pp, 24 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, pelliculage du dos lég. abîmé, bon état. Bien complet du dépliant volant contenant 4 cartes

"La guerre du Vietnam telle qu'elle est vécue par les simples combattants des deux côtés. Malgré son titre, le récit ne se limite pas aux événements de 1972, mais offre une perspective historique de la guerre. L'expérience personnelle de l'auteur, jointe à une bonne documentation, lui permet de reconstituer une « couleur locale » convaincante et d'exprimer discrètement sa sympathie pour la longue lutte du peuple vietnamien." (Revue française de science politique, 1973) — "L'originalité de cet ouvrage, c'est de nous montrer la guerre du Vietnam avec les yeux du simple combattant. Pour une fois, il ne s'agit pas tant de l'analyse du rapport des forces, que de nous raconter cette guerre qui dure depuis des décennies telle que la vivent et la voient ceux qui en général sont les muets, les oubliés de l'histoire. Nous sommes sur la piste de Hô Chi Minh, mais aussi sur le 17e parallèle, à Quang Tri, à Hué, à Saigon, à Hanoi. La vie de tout un peuple en guerre nous devient perceptible dans son déroulement quotidien. Si l'auteur nous donne dans le détail une description de la grande bataille qui fit rage de mars à août 1972 (l'offensive du vendredi saint), il sait aussi faire l'historique de la guerre et remonter jusqu'aux origines. Il nous présente les montagnards de la division 320, les Giai Phong des 7e, 8e et 98 divisions des FAPL, les commandos de destruction de la 5e division Viet Cong, spécialisés dans les combats de rues, les unités de propagandes, etc. Très habilement, il décrit les faits au jour le jour, cite des discours, mais se garde de juger..." (texte des rabats de couverture)

DOYON (Jacques).

Les Viet Cong.

Denoël, 1968, in-8°, 310 pp, préface de Jean Lacouture, cartes, broché, couv. à rabats, bon état

"L'auteur a enquêté pendant six mois dans des villages du Sud-Vietnam. Il a parlé avec les paysans, vécu dans leur univers. Il s'est entretenu au jour le jour, sur les Hauts Plateaux, avec des commissaires politiques et des officiers (du Front National de Libération). Il les a vus vivre dans la population comme "poissons dans l'eau". Et il a suivi, dans le delta du Mékong, des conseillers américains de "pacification", qui tentaient de rallier des villages à la cause de Saïgon. En somme, une radiographie, une analyse vécue de l'intérieur, au niveau du village, des méthodes politiques et des mécanismes de base du F.N.L."

DREYFUS (Paul).

... Et Saïgon tomba.

Arthaud, 1975, in-8°, 368 pp, 18 photographies sur 8 pl. hors texte, une carte, imprimé sur papier bouffant Taillefer, broché, couv. illustrée à rabat, bon état (Coll. Témoignages)

"Le livre de Paul Dreyfus s’étire de janvier 1973 à la fin de mai 1975. C’est, rassemblée à la diable par un journaliste attentif mais pressé, une suite de dépêches et d’articles au ras de l’actualité. L’auteur fait preuve d’une relative neutralité..." (Marcel Barang, Le Monde diplomatique, 1975)

DUCOROY (Maurice).

Ma trahison en Indochine.

P., Editions Inter-Nationales, 1949, gr. in-8°, 225 pp, préface de l'amiral Decoux, 24 photographies hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant

Par l'ancien Commissaire général aux Sports et à la Jeunesse en Indochine vichyssoise. — "L’auteur, Maurice Ducoroy, capitaine de vaisseau dans la marine de guerre française, est appelé en mai 1940 auprès de l’amiral Decoux, alors gouverneur général de l’Indochine, pour devenir le directeur sportif de la jeunesse indochinoise. A compter du mois de septembre 1940, les troupes japonaises envahissent l'Indochine. Une difficile cohabitation s'instaure désormais avec les autorités françaises en place. Dans son ouvrage, il relate la manière dont il a rempli sa mission, jusqu’à occuper le poste de Commissaire Général aux Sports et à la Jeunesse de ce vaste territoire d’Asie du Sud-Est. Selon lui, toutes les décisions, tous les actes pris dans le cadre ses fonctions ont été dictés par l’intérêt supérieur de la France. Plus concrètement, il s’agissait alors d’empêcher les manoeuvres japonaises visant à retourner les populations autochtones contre les Français en vue de déstabiliser la puissance coloniale. Sa seule ambition se serait donc résumée à servir l’Empire en le préservant des ambitions expansionnistes nippones. Aussi le titre apparaît-il trompeur, puisqu’il ne constitue aucunement un aveu aux accusations de trahison dont il fait l’objet dans l’immédiat après-guerre, accusations alléguant une collaboration avec ces mêmes Japonais. En considérant les motivations qui furent les siennes, Ducoroy revendique le fait que nulle trahison ne peut lui être reprochée, au contraire... Son livre s’apparente donc à un plaidoyer. Dans cette optique, il axe sa défense sur la démonstration des larges vertus du sport, multipliant les exemples de ses "grandes réalisations" (p. 145) ayant, sous son impulsion, cimenté "l'oeuvre de rapprochement franco-indochinois" (p. 22). Or, malgré l’éventuel enthousiasme qu’auraient rencontré ces manifestations sportives dans les cinq pays de la Fédération, il ne convainc pas vraiment de l’efficience de cette politique quelque peu naïve. D’abord parce que le système qui régit alors l’Indochine est celui du colonialisme, ensuite parce que ce gouvernement général ne représente rien d’autre qu’une ramification de celui de Vichy. On y retrouve d’ailleurs les valeurs qui, dès son commencement, ont gangréné le régime pétainiste. Quant à l’adhésion des populations à des pratiques sportives européennes, comme le cyclisme, on n'y croit pas davantage. Nul soulèvement populaire ne vient d'ailleurs sauver les civils et militaires français lors du coup de force japonais du 9 mars 1945. Que l’auteur soit sincère dans ses propos, cela peut paraître plausible, surtout en tenant compte du contexte et des mentalités de l’époque. A bien des égards, ce récit nous révèle les illusions de cette administration coloniale française à l’heure de son déclin." (Stéphane Lamache, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)

DUGOIN (Xavier).

L'Honneur et l'oubli. Quatre batailles de l'histoire de France.

Nathan, 1991, pt in-4°, 143 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, 5 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Récit stratégique et militaire des batailles de La Hougue avec Tourville (1er juin 1692), de Morhange aux premiers jours de la Grande Guerre (20 août 1914), du conflit entre l'Indochine française et la Thaïlande en 1940-1941, et de Cao Bang et de la RC 4 (3-10 octobre 1950).

ERLINGSEN (Hélène).

Soldats perdus. De l'Indochine à l'Algérie, dans la tourmente des guerres coloniales.

Bayard, 2007, in-8°, 703-(15) pp, nombreuses photos dans le texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre retrace l'histoire de Clovis et Kléber Creste. Deux garçons pauvres et moralement abandonnés, engagés dans la Résistance du Sud-Ouest de la France puis dans l'armée coloniale pour l'un, la Légion étrangère pour l'autre. Deux simples soldats embarqués dans la tourmente des guerres coloniales : l'Indochine, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, le canal de Suez, et l'Algérie. À travers eux, c'est toute une génération sacrifiée qui renaît sous la plume de l'auteur, et le quotidien de ces petits soldats, bien éloigné de toute représentation héroïque. Pendant quinze ans, Hélène Erlingsen a sillonné la France, et même le monde, pour rencontrer des témoins directs de ces guerres coloniales, ouvrir des cartons d'archives, compilé des documents militaires, médicaux, politiques... Pendant quinze ans, elle a nourri pièce par pièce ce dossier à charge. Pour prouver la responsabilité de la IVe République dans ces massacres. Pour réhabiliter ces soldats, français, vietnamiens, africains ou algériens, qu'elle a abandonnés.

FAVREAU (Jacques) et Nicolas DUFOUR.

Nasan. La victoire oubliée (1952-1953). Base aéroterrestre au Tonkin.

Economica, 1999, gr. in-8°, 208 pp, 37 photos sur 32 pl. hors texte, 5 illustrations dans le texte, 25 cartes et tableaux, annexes, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Campagnes & stratégies)

Nasan... Petite piste d'aviation en terre battue en pays Thaï noir au Tonkin... Si pour les anciens du Corps Expéditionnaire français en Extrême-Orient ce mot signifie beaucoup, il reste peu connu des Français. Or, durant la guerre d'Indochine, la France y a remporté, fin 1952, sa plus belle victoire : un succès défensif qui brisa net l'offensive viêt-minh menée par le général Giap avec le Laos comme objectif. Nasan... camp retranché édifié en quelques jours par des hommes exténués... est le modèle d'une bataille gagnée avec peu de pertes grâce à une conception intelligente, une remarquable organisation du terrain, une coordination feu – soutien exemplaire entre l'aviation, l'aéronavale et l'armée de terre. A partir de témoignages de combattants et de documents historiques souvent inédits, ce livre relate les combats furieux qui opposèrent les soldats français et vietnamiens aux soldats viêt-minh. Il est avant tout un hommage au courage de tous les combattants. Hélas ! Nos victoires, au fil de l'Histoire, ont souvent engendré nos défaites. Nasan ne porterait-elle pas en germe la défaite héroïque de Diên-Biên-Phu, dix-huit mois plus tard ?

FLAMENT (Marc).

Les Commandos.

Balland, 1972, in-8°, 323 pp, 52 pl. de photos hors texte, annexes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

I. Des origines... (1940-1942) ; II. En pleine action (1942-1944) ; III. Sous le béret vert (1945-1961).

FLEURY (Georges).

Adieu Sergent. Avec René Collard, de la Libération à Dien Bien Phu.

Grasset, 1985, gr. in-8°, 346 pp, 35 photos, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

La guerre d'Indochine du sergent parachutiste René Collard, arrivé à Haïphong début octobre 1948 et ayant sauté sur Dien Bien Phu le 3 mai 1954. — "Dien Bien Phu ! La mort plane, terrible, sur les tranchées débordant de boue sanglante, sur les avant-postes aux défenses écroulées, protégées par des hommes hâves, aux yeux fous, au courage indomptable. Dans la nuit qui vibre d'explosions et de hurlements de haine, les hordes viets déferlent en attaques suicides. C'est dans cet enfer implacable, au-delà de l'humain, que René Collard, sergent du 1er B.P.C., est précipité la nuit du 3 mai 1954. Cet ancien de la Brigade Fabien, ce parachutiste intrépide et avide de combat, connaît tout de l'Indochine. La guerre est son univers et sa raison de vivre et de mourir. Déluge d'artillerie lourde et guerriers moïs : avec des sarbacanes, atroces ravages du napalm et voyage fugace de l'opium. René Collard a vécu toutes ces outrances, tous les héroïsmes de cette guerre du monde. Il lui restera à connaître l'apocalypse Dien Bien Phu ! Adieu, sergent..." (4e de couverture)

FLEURY (Georges).

Le Sous-Off. Lucien Péréra, du maquis à l'Algérie (1941-1956).

Grasset, 1986, gr. in-8°, 352 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

La Résistance dans les maquis et en Allemagne (pp. 7-112), la guerre d'Indochine (pp. 113-328), la guerre d'Algérie (pp. 329-352) — "Lucien Péréra, un solide adolescent lorrain, subit avec rage l'occupation allemande dès 1940. Il se bat à poings nus contre les collaborateurs en chemise brune qui sont les maîtres chez lui. Après une rixe, obligé de fuir vers le Sud, il participe à la création d'un maquis en Ardèche. Mûri par les combats, le jeune Péréra choisit, à la Libération, la carrière militaire et se bat en Indochine, où il mène un commando de partisans jusqu'à la défaite des armées françaises. Sous-officier plusieurs fois décoré, Lucien Péréra combat ensuite le FLN et l'ALN en Algérie, cette fois avec des soldats du contingent qu'il galvanise par son exemple. Devenu adjudant-chef, officier de la Légion d'honneur, médaillé militaire et onze fois cité au feu, l'ancien maquisard de 1943 refuse de passer officier. Il quitte l'Armée, où il demeure encore pour beaucoup l'exemple du "sous-off", le maillon essentiel des combats les plus durs."

FONDE (Jean-Julien).

Traitez à tout prix... Leclerc et le Viet-Nam. Récit.

Laffont, 1970, in-8°, 384 pp, 7 cartes et plans, broché, couv. à rabats illustrée d'une photo de Leclerc trinquant avec Ho Chi Minh, bon état

Présentation de la politique du général Leclerc par un de ses collaborateurs immédiats, utilise les papiers du général. — Le témoignage de Jean Julien Fonde se situe à une période décisive de l'histoire du Viet Nam. En effet, cet officier, membre de l'état-major du général Leclerc, arrive en Indochine en 1945, au moment ou le corps expéditionnaire français ayant repris pied dans le sud du pays, la guerre ouverte avec les hommes de Ho Chi Minh hésite encore à se généraliser. C'est toute l'atmosphère de cette époque, à la fois oppressante et pleine d'espoir, que J.-J. Fonde fait revivre. Chef de la délégation française de la liaison franco-vietnamienne, il peut, mieux que personne, révéler la nature des conversations comme la position de Leclerc. Il recrée le climat de ce pays qui vient d'être occupé par les Japonais puis par les Chinois et où la passion pour l'indépendance se déploie alors que se poursuivent les négociations. On voit apparaître, en ces jours où rien n'est encore décidé, des hommes que l'histoire saisira bientôt et portera aux premiers rôles : Leclerc, Sainteny, Ho Chi Minh, Giap, Valluy, Salan, Pham Van Dong. Bientôt la guerre se déchaîne. Le témoignage de J.-J. Fonde aide à comprendre : comment et pourquoi ?

FOUCHET (Christian).

Mémoires d'hier et de demain. 1. Au service du général de Gaulle (Londres 1940, Varsovie 1945, Alger 1962, Mai 1968).

Plon, 1971, gr. in-8°, 297 pp, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Dans ce premier tome de ses mémoires (sur 2), Christian Fouchet évoque les tous débuts de la France Libre à Londres, où il arrive le 17 juin 1940, son expérience de premier Délégué du gouvernement en Pologne en janvier 1945, où il est le seul occidental à assister à l'entrée de l'Armée Rouge à Varsovie, son poste de Délégué du gouvernement aux Indes d'août 1945 à 1947, chargé de veiller au sort futur de l'Indochine française puis de représenter la France auprès des nouvelles autorités indiennes après l'Indépendance (il évoque des propos désapprobateurs du Pandit Nehru concernant la politique française en Indochine). L'auteur, dans un chapitre consacré à la décolonisation, reprend notamment des propos tenus en privé par de Lattre en août 1951 à propos de la guerre en Indochine et évoque Ho Chi Minh qu'il a accueilli à Calcutta en 1946. Il traite ensuite de son action comme ministre des Affaires marocaines et tunisiennes dans le gouvernement Mendès-France en 1954 et comme Haut-Commissaire en Algérie de mars à juillet 1962. Enfin il parle du "Plan Fouchet" de l'hiver 1961, une chance d'union politique de l'Europe qui ne fut pas saisie et des événements de mai 1968, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

GALARD (Geneviève de).

Une femme à Dien Bien Phu.

Les Arènes, 2003, in-8°, 289 pp, 24 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

Geneviève de Galard a vingt ans quand la guerre d'Indochine commence. Descendante d'une des plus prestigieuses familles françaises (un de ses ancêtres se battait déjà aux côtés de Jeanne d'Arc), elle rêve d'aventure et veut servir. Elle choisit le métier de convoyeuse de l'armée de l'Air. Sa mission : soigner les blessés lors des évacuations aériennes. Un jour de mars 1954, son destin bascule. Accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. Dès lors, elle partage le sort des quinze mille soldats enterrés dans la nasse du camp retranché. Pendant deux mois, jusqu'au dernier baroud d'honneur, elle incarne pour eux, l'infirmière, la confidente et l'image de la douceur dans l'enfer des combats. Après la chute du camp, Geneviève de Galard est célébrée dans le monde entier. New York lui réserve même un accueil triomphal. Aujourd'hui, pour la première fois, elle raconte son destin extraordinaire. Ces Mémoires, empreintes de noblesse et de souci du détail vrai, toucheront toutes les générations. Elles permettent à chacun d'entre nous de revivre, avec les yeux d'une femme, cette page tragique de notre Histoire.

GANDY (Alain).

Salan.

Perrin, 1990, in-8°, 438 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, bon état

C’est la première biographie du général Salan (1899-1984) qui, de la guerre de 14-18 à celle d’Algérie, et à sa condamnation à la réclusion perpétuelle, a vécu toutes les guerres et les déchirements de la France du XXe siècle. Engagé volontaire à dix huit ans, général à 45 ans, interlocuteur privilégié de Hô Chi Minh en 1946, « maréchal » préféré de De Lattre, commandant en chef en Indochine, commandant en chef en Algérie, figure centrale des évènements fondateurs de la Ve république, officier le plus décoré de l’armée française, il devient, à 62 ans, le porte drapeau de la rébellion de l’Algérie française, entre dans la clandestinité, resurgit le 20 avril 1962, menottes aux mains, et sera le héros marmoréen d’un des grands procès de l’histoire. Ses admirateurs l’appellent « le maréchal oublié » et toute l’armée le surnommait « le mandarin ». Son nom, aujourd’hui, évoque surtout l’Algérie, le coup de bazooka qui le manqua en 1957, l’insurrection du 13 mai 1958, son appel à de Gaulle lancé du balcon du forum, le putsch d’avril 1961, l’OAS dont il fut le chef, et enfin le procès dramatique au terme duquel ce général d’armée échappa à la peine de mort, à la grande fureur du général de Gaulle. Mais Salan avait vécu 59 ans avant de devenir la figure centrale du drame algérien. En lisant le récit de sa vie, on découvre cet homme énigmatique, marqué par ses quatorze ans de séjour en Indochine et dont la rébellion après quarante-trois ans de légalisme républicain surprendra tout le monde. On s’aperçoit que, dès le grade de capitaine, Salan paraît indispensable à ses supérieurs et remplit des missions qui vont bien au delà de ses fonctions officielles. Son souci du renseignement, du secret, sa prudence, son habileté diplomatique, sa lucidité, alliées à des dons tactiques et stratégiques, manifestes dès 1944, et aussi sa neutralité politique font qu’on finit toujours par venir ou revenir à lui. En 1957, certains cénacles le considéraient curieusement comme un obstacle à l’Algérie Française. Ainsi tentèrent-ils de supprimer celui qui allait paradoxalement en devenir le porte drapeau. C’est dire la complexité et le parcours extraordinaires du général Salan.

GARDER (Michel).

Les Camarades.

La Table Ronde, 1964, in-8°, 361 pp, broché, couv. à rabats, bon état

À Cannes, en 1925, dans un pensionnat pour fils d'émigrés russes, quatre jeunes garçons, Kolia, Serioja, Sacha et Youra reprennent à leur compte le serment d'amitié éternelle des Trois Mousquetaires. Dispersés par le destin, emportés par la tourmente de 1940, ils se retrouveront à l'âge d'homme dans des camps différents ou opposés, sous les uniformes français, américain, allemand et soviétique. Les lignes de leur vie se croiseront, décrivant des courbes opposées et cependant semblables. Usés, brisés en fin de compte, seule demeurera solide en eux-même la fidélité à leur amitié d'enfance en même temps qu'à leur patrie originelle. Depuis l'aube du nazisme jusqu'à la guerre des rizières en Indochine et les premiers combats d'Algérie, en passant par la vie soviétique au temps des purges, la drôle de guerre, les victoires allemandes sur le front de l'Est, le débarquement à Alger, Buchenwald, Stalingrad, la retraite de Russie, la Résistance, l'Allemagne sous les bombes, les héros de Michel Garder traversent tous les grands bouleversements de l'histoire contemporaine. Les thèmes du grand tragique collectif de notre temps reviennent ainsi en contrepoint avec ceux de la fidélité aux valeurs d'enfance et de l'inaltérable amitié. Fresque épique dans la ligne des grands romans russes du siècle dernier, "Les Camarades" veulent être aussi le poème de la tendresse virile. L'auteur ne prétend pas juger, il entend seulement comprendre, aimer et faire aimer.

GAUBRY (Juliette).

Tricornes et bérets.

Editions Pierre Horay, 1954, in-8°, 220 pp, préface de l'amiral P. Ortoli, 12 pl. de photos hors texte, broché, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état

L'auteur, Juliette Lafeychine-Gaubry (1899-1978), ancienne résistante, déportée à Ravensbruck puis à Holleinsehen, s'engage en mai 1947 dans les Services Féminins de la Flotte pour l'Indochine. Directrice générale des Foyers de la Marine en Indochine jusqu'en juillet 1949, elle les a créés, organisés et développés avec l'aide de treize autres jeunes femmes-soldats, dont elle fait revivre la vie quotidienne avec précision, pittoresque et émotion, relatant toutes les péripéties de sa mission, depuis son expédition dramatique dans les boucles du Mékong jusqu'à son accident d'avion dans le Golfe du Tonkin, en passant par ses inspections dans les postes avancés. Juliette Gaubry est également la mère de la chanteuse Juliette Gréco.

GAUDRON (Max).

Légionnaire au Nord-Tonkin.

Copernic, 1980, in-8°, 223 pp, 4 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

L’auteur évoque les combats d’une compagnie d’infanterie de la Légion étrangère engagée en 1949 le long des routes coloniales RC3 et RC4, dans le nord-est tonkinois. L’année suivante, c’est le périlleux repli de Cao-Bang. Un témoignage sérieux et solide permettant de mieux comprendre les erreurs du commandement, l'emprise du Viet-Minh sur les populations et ses tactiques militaires, ainsi que la valeur militaire des légionnaires.

GEORGES (Marcel).

Go sur Diên Biên Phu !

France-Empire, 1992, in-8°, 333 pp, préface du général Bigeard, broché, couv. illustrée, bon état

L'ouvrage retrace l'épopée des militaires français rescapés de la bataille de Diên Biên Phu, des volontaires qui ont sauté dans cet enfer pour relayer les soldats morts au combat. — Marc Wynt le lieutenant, "Batling Joë", Fillela, Dubois et le petit Keller, tous dispersés dans les services et les unités de l'armée en Indochine, étaient quelques-uns des volontaires qui ont sauté dans l'enfer de Diên Bién Phu, bien qu'ils ne fussent pas parachutistes. "On" avait besoin d'eux pour aller au secours des copains submergés par les divisions viets, dans cette plaine de la haute région tonkinoise. "On" faisait appel à eux, les obscurs des mess et des bureaux, pour épauler des troupes d'élite et, malgré la trouille et les hésitations, ils s'étaient vraiment portés volontaires pour se prouver, au moins une fois dans leur vie, qu'ils étaient capables de mourir gratuitement pour l'amitié et pour l'honneur. Ils l'ont chèrement payé dans les tranchées écrasées par des milliers d'obus, sur les pitons éclatés et engloutis sous les vagues d'assaut des soldats communistes fanatisés, sur les pistes et dans les camps de la mort viets. Cet ouvrage n'est pas un roman. C'est un récit fidèle d'événements qui peuvent sembler aujourd'hui inimaginables mais qui, malheureusement, sont le reflet authentique de la vie, et trop souvent de la mort, de ceux qui, tous volontaires, ont répondu une nuit sans lumière au commandement : "Go sur Dién Biên Phu !"

GIGON (Fernand).

Les Américains face au Vietcong.

Flammarion, 1965, in-12, 265 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Au cours de ces dernières 15 années, Fernand Gigon, journaliste international d'origine suisse, spécialiste des problèmes d'Extrême-Orient, a fait dix-huit séjours dans ce qui fut l'Indochine et qui est devenu un Vietnam dramatique. Son livre actuel, il l'a divisé en deux parties pour mieux montrer l'affrontement des deux adversaires : les Américains et les Vietcong. Au delà des combats et des hommes, cette guerre met en cause des méthodes, des façons de penser et de sentir, des stratégies totalement différentes. Elle oppose aussi deux civilisations qui finalement se disputeront le monde. C'est avec cette optique que Fernand Gigon a visité, depuis le début de l'escalade américaine, les bases de Da Nang et de Bien Hoa, la 7e Flotte, les « popotes » du delta du Mékong où se récoltent les confidences des soldats ; il a participé à de nombreuses opérations. Du côté Vietcong, Fernand Gigon a pu questionner déserteurs et prisonniers. Grâce à leurs révélations, l'auteur de cet ouvrage peut montrer les rouages qui transforment un simple nha-qué – paysan des rizières – en un révolutionnaire ou un combattant. L'organisation communiste qui conduit une guerre révolutionnaire préfigure justement un type de guerre qui se complique et se perfectionne chaque jour... — "Le livre se divise grosso modo en deux parties, chacune des deux exposant le point de vue américain et celui des résistants vietnamiens. L'auteur voudrait nous offrir un documentaire objectif de cette guerre impopulaire et en même temps nous montrer du côté des résistants, le processus idéologique et psychologique qui transforme un simple paysan en un combattant fanatique." (Dr. Nguyen Tran Huan, Revue Tiers Monde, 1966)

GOSCHA (Christopher E.) et Karine LAPLANTE (dir.).

L'Echec de la paix en Indochine / The Failure of Peace in Indochina (1954-1962).

Les Indes savantes, 2010, gr. in-8°, 407 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. 19 études érudites (5 en français et 14 en anglais)

En juillet 1954, un accord signé à Genève confirme le retrait français du Vietnam, établit un plan pour décider de la forme des États qui remplaceront l’Indochine coloniale, faisant naître l’espoir que la paix allait s’installer dans cette partie du monde. Il n’en fut rien. La lutte pour l’Indochine se poursuivit aux niveaux local, régional et international, à tel point qu’une deuxième conférence (Genève, 1961-1962) s’ouvrit pour régler une nouvelle crise. Rien ne fut réglé : l’Indochine devait demeurer, jusqu’en 1991, un foyer de guerres dans le système international. Des milliers d’ouvrages ont été écrits sur les guerres d’Indochine, mais les tentatives de résoudre les conflits indochinois par la paix ont généré beaucoup moins d’intérêt, alors que cette période charnière située entre 1954 et 1962 est essentielle afin de comprendre les raisons pour lesquelles l’Indochine est restée lieu et objet de tensions dans le système international et pourquoi la paix fut un échec. Ce travail collectif est également l’occasion d’étudier comment le système international générait des imbrications, transversale entre l’Est et l’Ouest, et verticale entre le Nord et le Sud.

GRAUWIN (Médecin-Commandant).

J'étais médecin à Diên Biên Phu.

France-Empire, 1954, pt in-8°, 382 pp, 12 pl. de photos hors texte, plans et croquis, broché, jaquette illustrée, bon état. Edition originale sur papier courant

Placé au centre de cette hécatombe que fut la dernière bataille de l'histoire de l'Indochine française, le docteur Grauwin, chirurgien du camp, décrit cette bataille meurtrière avec ses nombreux morts et blessés. — Le 7 mai 1954, après cinquante-six jours de combats acharnés contre les forces du Viêt-Minh, la garnison française du camp retranché de Diên-Biên-Phu cessait le feu. Des deux côtés les pertes en hommes étaient terribles ; 7.000 tués et 15.000 blessés chez l'adversaire, 80% des effectifs de paras et de légionnaires mis hors de combat. Placé au centre de cette hécatombe, le médecin-commandant Paul Grauwin, chirurgien du camp, a écrit de ce drame, qui constitue la dernière page de l'histoire de l'Indochine française, l'un des récits les plus hallucinants et les plus bouleversants que la guerre ait jamais inspirés. (...) Durant cinquante-six jours et cinquante-six nuits, s'enfonçant à la fin dans la boue jusqu'aux mollets, assisté par quelques infirmiers puis, à partir du 13 mars, par une convoyeuse de l'air au nom aujourd'hui légendaire, Geneviève de Galard, mille cinq cents fois le médecin-commandant Grauwin s'est penché sur un champ opératoire. Comme un chemin de croix, le processus chirurgical se déroulait. Les blessés, les opérés, bloqués de plus en plus nombreux dans un espace réduit, transformaient l'antenne chirurgicale en un étrange hôpital qui aurait mieux été à sa place sur une rive du Styx. Les cris, la boue, le sang, la pourriture, la puanteur, la chaleur terrible... et la défaite !

GUILLAUME (Roger).

La Guerre était notre lot. Récits d'un soldat.

Nice, Chez l'Auteur, 1980, in-8°, 197 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, bon état, envoi a.s.

Ancien officier d'active, l'auteur a combattu sur tous les théâtres d'opérations depuis 1942, "marsouin" contre l'Afrika-Korps de Rommel, "commando de choc" dans les rangs des fameux "démons de l'aube" qui prirent de vive force l'île d'Elbe, débarquèrent les premiers sur le sol de Provence, la bataille de Toulon, la montée vers les Vosges, la bataille pour la trouée de Belfort... Il termine la seconde guerre mondiale comme élève officier à l'école militaire de Cherchell où il est admis au titre du rang pour sa conduite au feu. C'est ensuite la "guerre cruelle", l'Indochine, avec deux séjours opérationnels de trente mois, et l'Algérie où il "baroudera" encore six longues années durant. Ce sera alors l'Adieu au armes... — "Vétéran des troupes de choc, le colonel honoraire Roger Guillaume, des Commandos d'Afrique débarqués de vive force au Rayol-Canadel, dans la nuit du 14 au 15 août 1944, nous annonce la parution prochaine de son ouvrage de soldat en cours d'édition à compte d'auteur : La guerre était notre lot. Le colonel Roger Guillaume, qui participa à la Bataille d'Alger, transmet ici à nos jeunes camarades une expérience précieuse de vingt années de guerre sur tous les théâtres d'opérations." (La Koumia)

GUILLOT (Maurice).

Les Juteux.

Presses de la Cité, 1963, in-8°, 321 pp, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Le récit autobiographique sous forme romancée d’un sous officier du Corps expéditionnaire en Indochine, qui fit quelque bruit à sa sortie. Les motivations, gloires, servitudes et état d’esprit du corps des sous-officiers sont particulièrement mis en valeur dans un récit haut en couleurs. Que se soit au cours des opérations militaires ou à l’arrière (état-major, intendance, dégagements), les portraits sont riches et très marqués dans leurs forces et faiblesses. Tout au long d'un récit fulgurant qui empoigne d'un bout à l'autre, l'envers de la médaille de la guerre d'Indochine, avec ses erreurs, ses injustices et ses mythes, est mis en pleine lumière sans la moindre précaution. Manifestement, Maurice Guillot a écrit ce livre sans se soucier de savoir à qui il plairait et à qui il ne plairait pas. Mais au travers de cet accablant réquisitoire, de ce jeu de massacre auquel nulle statue ne résiste, transparaissent la nostalgie du bel idéal évanoui et une immense tendresse pour l'homme, qui aime, souffre, s'affronte et meurt, sans trop savoir pourquoi...

HELCÉGÉ (Bénédicte).

Capitaine Bonelli. L'arbre à papillons.

L'Esprit du Livre, 2009 gr. in-8°, 314 pp, préface de Roger Faulques, broché, couv. illustrée, bon état

Corse, né en Algérie, d’un père militaire, Dominique Bonelli s’engage à l’âge de 22 ans et part pour l’Indochine. Il est lieutenant au 8e choc sous les ordres du capitaine Pierre Tourret. Fait prisonnier, il est de ceux qui font La Longue Marche : les 10.000 prisonniers de Diên Biên Phù vont parcourir une distance de 700 kilomètres pour rejoindre plusieurs camps de prisonniers. Parcours puis emprisonnement dans des conditions effroyables puisque plus de 70 % d’entre eux ne reviendra pas. A l’issue de la guerre d’Indochine, Dominique Bonelli réalise son rêve : il intègre la Légion étrangère. Départ pour la guerre d’Algérie où il sert sous les ordres du prestigieux colonel Jeanpierre. Il est blessé à deux reprises. L’Algérie, c’est aussi une certaine idée de la France, de l’engagement et de la fidélité. Avec pour maître mot : ne pas trahir. Suite au putsch des généraux à Alger, jugé avec ses pairs, le capitaine Bonelli est condamné à la prison avec sursis et doit quitter l’armée. Il était titulaire de nombreuses décorations ; entre autres, grand officier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, 10 citations, TOE, Croix de la Valeur Militaire, 2 blessures de guerre. Il est mort à 88 ans, en 2016. En 2008, le capitaine Bonelli avait décidé de se confier à Bénédicte Helcégé, dans un ouvrage intitulé L’Arbre à Papillons, dont Roger Faulques, Grand officier de la Légion d’honneur a écrit la préface.

HERTRICH (Jean-Michel).

Doc-Lap ! (L'indépendance ou la mort !). Choses vues en Indochine.

Éditions Kergour, 1999, in-8°, 246 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Réédition de l'édition Jean Vigneau de 1946 (et non 1956 comme indiqué fautivement au dos de la page de titre)

En septembre 1941, Jean-Michel Hertrich, après avoir enseigné neuf ans dans les collèges d'Indochine, prend le dernier bateau qui reliera l'Indochine à la France. Il trouvera la France défaite, occupée, il résistera courageusement, mais au cours de son combat toujours il continuera de rêver à cette Indochine où il a laissé une partie de son être. Dès 1944, il veut être de ceux qui vont repartir en Indochine... Il n'a pas de titre qui lui permette d'intégrer des unités combattantes alors il se débrouille, il devient journaliste-correspondant de guerre et en juillet 1945, il rejoint en Inde la Mission Militaire Française. Mais août 45 c'est la bombe, le Japon capitule. La conférence de Potsdam a décidé qu'en Indochine les Japonais seraient désarmés par les Chinois au Nord et par les Anglais au Sud du 17e parallèle. Quant à la France elle est oubliée : rien n'est prévu pour permettre son retour en Indochine. Plus que jamais il faut se débrouiller et Hertrich se débrouille : il part avec le premier contingent anglais qui arrive à Saïgon, le 6 septembre 1945, quelques jours après que l'Administrateur Cedille ait été parachuté avec mission de reprendre en main l'Administration de la Cochinchine. Hertrich va vivre, au jour le jour, Saïgon et la Cochinchine au cours de cette période trouble et angoissante qui précède l'arrivée de Leclerc et des premières troupes françaises en fin septembre 1945. Puis, il suivra la reconquête de la Cochinchine et enfin, toujours accompagnant Leclerc, il débarquera au Tonkin et parviendra à Hanoï. Observateur privilégié, il va "voir et témoigner", avec une honnêteté bouleversante, écartelé entre son amour de la France qui, pour lui, n'est qu'une avec son Empire et son immense affection pour ces "Annamites" qu'il considère comme des frères et qui aujourd'hui le rejettent. Ce témoignage, certes, a vieilli, car alors ni Hertrich ni personne n'avait de vision claire et réaliste de la situation en Indochine. A l'époque, personne ne savait ce qu'était le Viêt-minh et encore moins qui étaient les hommes du Viêt-minh... Alors, on disait, on racontait... La rumeur tenait bien souvent lieu d'information, mais ce témoignage n'en reste pas moins un document inestimable car il est celui d'un homme de bien, d'un être immensément humain.

HORA (Commandant Charles).

Mon tour du monde en 80 barouds. 20 ans de Légion.

Éditions de la Pensée Moderne, 1961, in-8°, 217 pp, recueilli par Paul Vincent, 12 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Recueillis par Paul Vincent, les mémoires de l'auteur, né au Japon de père tchécoslovaque et de mère japonaise. Après avoir mené une vie aventureuse en Amérique du Sud, il s'engage à la Légion étrangère en 1939, combat en 39-40 puis est réformé. Il rejoint alors Londres, participe à la Libération puis s'installe en Tchécoslovaquie où des démêlés avec les communistes le poussent à s'engager à nouveau à la Légion, avec laquelle il participe aux Guerres d'Indochine, de Corée et d'Algérie. — "Charles Hora, l'auteur – et le héros – de ce récit a connu très tôt le « baroud ». Dès l'âge de huit ans, il était fait prisonnier par les Chinois à Shanghaï pendant la « guerre des Concessions ». II devenait d'ailleurs peu après le plus jeune évadé du monde, puisqu'il leur faussait compagnie et regagnait sans encombres la demeure de ses parents. Avant d'entrer à la Légion, il connut une vie aventureuse en Amérique du Sud. Puis ce fut la guerre de 1939-1940, qu'il fit en tant que légionnaire, le retour en Tchécoslovaquie à la Libération. Libération si l'on veut, dit Charles Hora, car il y connut de nombreux ennuis avec les communistes. II réussit à leur fausser compagnie et s'engage, pour longtemps cette fois-ci, à la Légion. II est de tous les coups durs : Indochine, Corée, Afrique du Nord. II « fait » du renseignement, de la lutte anti-terroriste, affronte les patrouilles chinoises en compagnie de son chien Dan. Entré deuxième classe à la Légion, sorti Commandant, Charles Hora est une sorte de Du Guesclin sympathique. Quand on lui parle du titre de cet ouvrage, en lui demandant : « Pourquoi 80 Barouds ? » il répond, avec une pointe d'accent tchèque : – Parce que j'ai dû en oublier..."

HÉRY (Norbert).

Tu-Binh. 1446 jours au Camp n° 1. Septembre 1950 - Septembre 1954.

Lavauzelle, 1996, gr. in-8°, 256 pp, 10 pl. de dessins et peintures (en couleurs) et 4 cartes hors texte, broché, bon état

Le 17 septembre 1950, Norbert Héry, lieutenant de Légion en Indochine, est porté tué au combat de Dong-Khé. Son nom sera gravé dans le marbre de l'Hôtel de ville de Rennes parmi les morts de la Guerre d'Indochine. Près de cinquante ans après, son nom est toujours là ; Norbert Héry, aussi, parfaitement en vie. Il a pourtant bien effectué un séjour dans l'au-delà durant quatre ans, de septembre 1950 à septembre 1954 : l'au-delà viêt-minh du Camp n° 1 des « officiers prisonniers français. ». 1446 jours parmi les morts-vivants, 1446 jours d'une vie quotidienne à l'état sauvage, dans un camp itinérant sans autres barbelés que la nature hostile du Tonkin. Norbert Héry retrace par touches successives cette vie quotidienne où l'humour côtoie la mort, où l'astuce combat la faim, où les séances de rééducation oscillent entre le grotesque et le tragique, où les « Tu-Binh » (prisonniers) font face à leur destin. Voici la vérité vécue au Camp n° 1. Engagé volontaire à 18 ans, Norbert Héry entre à Saint-Cyr Coëtquidan en 1946. Sous-lieutenant de Légion en 1948, il embarque pour l'Indochine en décembre. Après un an passé au Cambodge et dans le Delta, il rejoint le 3e Étranger sur la frontière chinoise. en février 1950. Le 7 septembre, sa compagnie arrive au poste de Dong-Khé. Le 16 au matin, les 250 hommes de la garnison sont attaqués par 15.000 Viêt Minhs. À l'aube du 18, la citadelle tombe : il n'y a plus que des morts et des blessés. Norbert Héry fait partie des blessés. Ils sont emmenés en captivité, les officiers au Camp n° 1 (21 % succomberont), les sous-officiers et hommes de troupe dans divers mouroirs de la jungle (mortalité supérieure à 90 %). Pour le rescapé Norbert Héry, ce sera ensuite la Guerre d'Algérie à la tête d'une compagnie portée du 2e Étranger... (4e de couverture)

[INDOCHINE].

Indochine. Hebdomadaire illustré. 2e année, N° 24. 13 février 1941. Le général Mordant, commandant supérieur des troupes du groupe de l'Indochine.

Hanoï, Imprimerie Taupin et Cie, 1941, in-4°, 16 pp, 20 photos sur 12 pl. hors texte, qqs dessins, publicités, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant

C’est en pleine Seconde guerre mondiale, le 12 septembre 1940 très exactement, qu’est paru le premier numéro d’ “Indochine”, un hebdomadaire illustré qui n’aura certes pas duré longtemps – le dernier numéro est daté de 1945 – mais qui aura suffisamment marqué les esprits. Politiquement favorable au général Decoux et au Gouvernement de Vichy, son intérêt est cependant capital pour la connaissance de l'Indochine dans les années 40. Les articles touchent à tous les sujets, sociaux, ethnologiques, historiques, artistiques et culturels. Les très nombreuses illustrations photographiques, sur les campagnes, les monuments modernes et anciens, les hommes et les coutumes, font de cette revue un important témoignage de la vie indochinoise de cette époque. “Indochine” était en fait une publication de l'association Alexandre de Rhodes. De nombreuses figures de proue de l’École française d’Extrême-Orient y ont publié des articles. Louis Malleret, Paul Lévy, Louis Bezacier, Paul Boudet, Nguyên Van Huyên, Duong Quang Hàm, Nguyên Tiên Lang, Dang Phuc Thông, Trân Van Giap... « Il y avait sans doute une volonté sincère, de leur part, d’établir des liens entre Français et Vietnamiens », constate Vu Trong Dai. « Mais il y a quand même beaucoup de paternalisme là-dedans... Ils sont prêts à vanter les charmes des cultures qu’ils côtoient, mais sans oublier d’y aller de leur petit couplet sur la mission civilisatrice de la France qui et que… Ils essaient de se réapproprier notre histoire et notre culture... C’est du reste en ça que tous ces articles sont intéressants : parce qu’ils nous renseignent sur un certain état esprit, qui était en vogue à une certaine époque, et qui a tout de même façonné les rapports entre les deux peuples... » (Le Vietnam à travers l’hebdomadaire illustré “Indochine” 1941-1944)

[INDOCHINE].

Indochine. Hebdomadaire illustré. 2e année, N° 38. 22 mai 1941. Le nouvel avion d'Air-France : le bimoteur “Nakajima” pour huit passagers.

Hanoï, Imprimerie Taupin et Cie, 1941, in-4°, 16 pp, 26 gravures et photos sur 8 pl. hors texte, qqs dessins, publicités, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant

C’est en pleine Seconde guerre mondiale, le 12 septembre 1940 très exactement, qu’est paru le premier numéro d’ “Indochine”, un hebdomadaire illustré qui n’aura certes pas duré longtemps – le dernier numéro est daté de 1945 – mais qui aura suffisamment marqué les esprits. Politiquement favorable au général Decoux et au Gouvernement de Vichy, son intérêt est cependant capital pour la connaissance de l'Indochine dans les années 40. Les articles touchent à tous les sujets, sociaux, ethnologiques, historiques, artistiques et culturels. Les très nombreuses illustrations photographiques, sur les campagnes, les monuments modernes et anciens, les hommes et les coutumes, font de cette revue un important témoignage de la vie indochinoise de cette époque. “Indochine” était en fait une publication de l'association Alexandre de Rhodes. De nombreuses figures de proue de l’École française d’Extrême-Orient y ont publié des articles. Louis Malleret, Paul Lévy, Louis Bezacier, Paul Boudet, Nguyên Van Huyên, Duong Quang Hàm, Nguyên Tiên Lang, Dang Phuc Thông, Trân Van Giap... « Il y avait sans doute une volonté sincère, de leur part, d’établir des liens entre Français et Vietnamiens », constate Vu Trong Dai. « Mais il y a quand même beaucoup de paternalisme là-dedans... Ils sont prêts à vanter les charmes des cultures qu’ils côtoient, mais sans oublier d’y aller de leur petit couplet sur la mission civilisatrice de la France qui et que… Ils essaient de se réapproprier notre histoire et notre culture... C’est du reste en ça que tous ces articles sont intéressants : parce qu’ils nous renseignent sur un certain état esprit, qui était en vogue à une certaine époque, et qui a tout de même façonné les rapports entre les deux peuples... » (Le Vietnam à travers l’hebdomadaire illustré “Indochine” 1941-1944)

JAUFFRET (Jacques).

Crabes et alligators dans les rizières. Indochine 1953-1954. Avec les Amphibies de la Légion étrangère.

Lavauzelle, 1999, gr. in-8°, 239 pp, préface du général Jean-Claude Fuhr, 43 photos sur 16 pl. hors texte, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

Souvenirs en cent lettres et commentaires du général Jacques Jauffret. — Les deux dernières années de l’Indochine. Cent lettres écrites par un jeune officier, volontaire pour y servir. Affecté à la Légion étrangère, il y entre comme en Chevalerie, animé par la foi ardente du néophyte. Il découvre des chefs et des soldats hors du commun, qui se battent et « dégagent » avec la même ardeur, sans jamais se prendre au sérieux. Il apprend à manœuvrer avec ces formidables engins de guerre : les amphibies, qui sont, sur les côtes de l’Annam et dans les plaines des deltas, plus rapides que les fantassins du Viêt-minh. Il rencontre des hommes et des femmes d’une population sympathique et courageuse. Ces Vietnamiens qui, dans leur majorité, sont encore attachés à l’œuvre de la France... (4e de couverture)

JEANTELOT (Charles).

Repères au crépuscule : espoirs irraisonnés.

Nouvelles Editions Latines, 2005, gr. in-8°, 800 pp, 50 illustrations et photos, glossaire, biblio (Indochine), broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

Ce livre évoque sa naissance en 1925, dans le bled marocain, la contribution des potaches d'Afrique du Nord dans la Libération, puis le chantier de Lyautey, promoteur sous l'Empire Chérifien. Aux tribulations du bleu, en 1944-1945, sous le casque d'acier de la Provence à l'Alsace, succèdent des études au bivouac, et des campagnes aux Affaires Indigènes, sous le képi bleu, puis le chapeau de brousse en Indochine. Rescapé du goulag – objet d'une vaine quête de justice – il se retrouve dans les enchantements et les fractures à Alger puis à Rabat, auprès du dernier Résident Général et des premiers Ambassadeurs. — L'auteur (1925-2019), ancien officier des Affaires militaires musulmanes (1945-1965), a été diplomate du Corps d'Orient, ambassadeur, ministre plénipotentiaire (1990), élu à l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, à Paris...

KELLY (George Armstrong).

Soldats perdus. L'armée et l'empire français en crise, 1947-1962. Indochine : la sale guerre. Algérie : la guerre qu'on ne pouvait pas perdre.

Fayard, 1967, in-8°, 484 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"George Armstrong Kelly, attaché de recherches à l'université Harvard, s'est spécialisé dans l'étude des problèmes politiques et intellectuels européens. Il est de ceux qui, outre-Atlantique, estiment qu'un texte rempli d'idées brillantes et brillamment rédigé, lisible par l'honnête homme, ne constitue pas une atteinte inadmissible aux traditions universitaires et qu'il est permis à un professeur et à un chercheur d'avoir un tempérament littéraire et du goût pour les formules sans pour autant être taxé de manque de sérieux. George Kelly a surtout travaillé, semble-t-il, sur une documentation écrite, d'ailleurs considérable, pour retracer l'histoire de l'armée française en Indochine et en Algérie. Il en résulte une analyse remarquable de la situation de l'armée française entre 1945 et 1962." (Le Monde, 23 mars 1968) — "L'ouvrage de G.A. K. retrace de façon détaillée, vivante et compréhensive, l'évolution de l'armée française à travers les guerres d'Indochine et d'Algérie. S'il n'échappe pas toujours aux travers des essais journalistiques auxquels il se réfère abondamment, G.A. K. expose fort clairement les principaux dilemmes de l'armée et dégage les grandes périodes d'une histoire qui mène en quinze ans de « l'agonie de la Grande muette » à « l'agonie de la Grande bavarde »." (Revue française de science politique, 1968)

KNÖBL (Kuno).

Victor Charlie, Vietcong.

Flammarion, 1967, in-8°, 392 pp, traduit de l'allemand, 8 pl. de photos hors texte, une carte, notes, documents annexes, broché, bon état

"Journaliste autrichien, K. K. a eu le mérite de vouloir conserver sa « neutralité » et de refuser de voir la guerre du Vietnam d'un seul camp. Il est l'un des rares qui aient réussi à suivre les opérations militaires tant du côté du Vietcong (devenu « Victor Charlie » dans l'argot des soldats américains) que de celui des Américains et de leurs alliés sud-vietnamiens. Son témoignage fourmille de faits, d'impressions, de rencontres et d'entretiens divers, de récits de combats (dont la bataille d'Ap Bac). Il traduit la cruauté profonde de cette guerre et oppose l'esprit de résistance acharnée des membres du F.N.L. au découragement, à la rage ou même, dans certains cas, à la bonne volonté des soldats américains qui se battent contre un ennemi qu'ils ne comprennent pas." (Revue française de science politique, 1969)

KÉRALY (Hugues).

Hervé de Blignières. Un combattant dans les tourmentes du siècle.

Albin Michel, 1990, gr. in-8°, 341 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Un ouvrage consacré à Hervé de Blignières, saint-cyrien de la promotion du maréchal Lyautey, officier de cavalerie ayant chargé des chars en 1940, prisonnier aux nombreuses tentatives d'évasion, ancien combattant d'Indochine et d'Algérie, chef de corps du 1er R.E.C. (1958-1960), « chef d'état-major de l'OAS en France » et catholique à la foi profonde. — "Mai 1940... Quatre-vingts cavaliers du 31e Dragons foncent dans les plaines de Belgique sous les ordres du lieutenant de Blignières. Les Panzerdivisions , à quelques kilomètres de là, ont déjà réussi leur formidable percée. Le lieutenant de Blignières lance alors à ses hommes cet ordre qui résume la situation tragique des soldats de 40 : « Messieurs, serrez vos gourmettes, nous allons avoir l'honneur de charger ! » Septembre 1961... Le ministre de l'Intérieur annonce la capture du colonel de Blignières, « chef d'état-major de l'OAS en France » et « plaque tournante » de toute l'organisation... Entre ces deux dates, il y avait eu les cinq années de captivité en Allemagne, marquées par sept tentatives d'évasion, la Légion, l'épopée indochinoise, la refonte des études de l'Ecole de Guerre, la pacification du Constantinois, dix décorations, deux blessures, six citations... De cette aventure humaine exceptionnelle dont Hugues Kéraly nous donne le récit, nul mieux que ceux qui ont connu le colonel de Blignières ne pouvait fixer les vraies dimensions..." (4e de couverture)

LA MOTTE (Dominique de).

De l'autre côté de l'eau. Indochine, 1950-1952. Édition établie par Stéphane Audoin-Rouzeau.

Tallandier, 2010, pt in-8°, 165 pp, 2 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas près de Câu Khoi, non loin de la frontière cambodgienne. Au milieu de ses partisans, le jeune officier est roi de guerre. Sa mission : créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien : la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades souvent frustrantes, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin... Et puis un jour, le commando passe "de l'autre côté de l'eau", au-delà de la rivière qui marque la limite de son territoire. Pour atteindre l'ennemi, pour tuer un autre roi de guerre. Surplombée de trop haut par la tragédie de Diên Biên Phu, recouverte ensuite par le conflit algérien, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte nous la jette au visage. Son regard singulier et intime nous livre un témoignage intemporel sur la liberté de la guerre, écrit à la pointe de la lame.

LANVERS (Pierre).

Au service de la France. Témoignages.

Editions LBM, 2007, gr. in-8°, 300 pp, préface de Pierre Messmer, 44 photos sur 48 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Au service de la France est une série de témoignages (seconde guerre mondiale, Corée, Indochine, Algérie...). Le fil rouge qui les unit, c'est un ruban. Le rouge de la Légion d'Honneur que tous ces témoins engagés ont gagnée au service de la France et au risque de leurs vies. Tous ces auteurs ont connu le danger et, dans chaque récit, la mort n'est jamais loin. Ce qui fait la valeur de cet ensemble, c'est la différence des styles. Aussi bien le lieutenant ou le capitaine, qui racontent avec minutie le montage d'une opération importante, que le caporal ou le sergent qui disent avec simplicité leur aventure...

LARTÉGUY (Jean).

Voyage au bout de la guerre.

Presses de la Cité, 1971, in-8°, 312 pp, 32 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Jean Larteguy, grand reporter à Paris-Presse à partir de 1952, puis correspondant de guerre, notamment pour Paris-Match, nous propose un impressionnant voyage au bout de la guerre, dans un pays qu’il connaît bien : l’Indochine. Il a reçu le Prix Albert Londres en 1955.

LARTÉGUY (Jean), avec la collaboration de Yang Dao.

La Fabuleuse aventure du peuple de l'opium.

Presses de la Cité, 1979, gr. in-8°, 259 pp, 4 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

L'histoire des Hmong, des Méo, s'étend sur cinquante siècles si on s'en tient aux Annales chinoises. Elle est celle d'un peuple pas comme les autres, qui, ignorant l'écriture, conserva pourtant intactes ses coutumes, ses rites magiques. Il entra dans l'Histoire les armes à la main ; il combat toujours dans les montagnes du Laos. Peuple des chamans, maître des esprits, des vierges guerrières, peuple de l'opium, fou de liberté, il n'a jamais connu de maîtres ni de frontières. Ces libres cavaliers de la steppe sibérienne, qui eurent leur Age d'or sur les bords du fleuve Jaune, sont devenus des nomades qui, au Tonkin, au Laos, en Birmanie, en Thaïlande et dans tout le Sud de la Chine, vivent sur les sommets de l'autre côté des nuages. Aujourd'hui ils sont victimes d'un holocauste semblable à celui des Juifs. On les détruit aux gaz asphyxiants quand le napalm ne suffit pas. Jean Lartéguy rencontra les Méo en 1950, en haute région d'Indochine ; il les retrouva en 1978 aux pieds de l'Aigoual, dans sa Lozère natale. Ainsi lui vint l'idée de ce livre qu'il écrivit en collaboration avec l'un de ces Hmong qu'il avait connu dans un camp de Thaïlande : Yang Dao, élève du Pr. Dumont et docteur en sciences économiques. De la princesse chamane des légendes chinoises au sorcier de la Guerre du Fou, de Chao Quand Lo le Magnifique au général Vangpao, chef de l'armée secrète de la CIA, une fabuleuse aventure comme le monde en a peu connu.

LASSUS (Jean).

Souvenirs d'un cobaye.

Colmar, Alsatia, 1973, pt in-8°, 303 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale, un des 150 ex. numérotés de l'édition de luxe

"Mémoires d'un archéologue, combattant de la guerre 1939-1940. Replié à Clermont-Ferrand, il participe à la résistance des universitaires de Strasbourg à Clermont, arrêté en juin 1944, il est déporté à Dachau-Dora." (Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1974). — Outre la résistance, les camps, Jean Lassus (1903-1990) raconte aussi l'Indochine (où il fut recteur de l'université de Hanoï en 1952 et dut replier l'université à Saïgon en 1954 avant de céder cette dernière aux autorités vietnamiennes et rentrer en France) et l'Algérie de 1955 à 1964 (nommé directeur des Antiquités en même temps qu'il enseignait à l'université d'Alger dont il fut le dernier doyen français). Il occupa ensuite, de 1964 à 1969, la chaire d'archéologie paléochrétienne à la Sorbonne. En 1967, il succéda à André Grabar au poste de directeur d'Études de la chaire « Christianisme byzantin et Archéologie chrétienne »... — "Un livre un peu écrit à la diable, surtout sous forme de dialogues, mais hautement révélateur de la fermeté de caractère, de la grandeur d'âme, de l'indéracinable optimisme qui avait suivi le détachement et la résignation des premiers moments vécus dans le camp. La couverture du livre représente au centre le Phénix de la mosaïque d'Antioche." (Marcel Le Glay, “Hommage à Jean Lassus”, in BCTHS, n.s., Afrique du Nord, fasc. 23, 1990-1992)

LE DUAN.

Ecrits (1960-1975).

Hanoi, Editions en langues étrangères, 1976, in-12, 574 pp, un portrait photo en frontispice, broché, jaquette, bon état

Secrétaire général du Parti communiste vietnamien à partir de 1960 et numéro un de la hiérarchie politique à Hanoi après la mort de Hô Chi Minh en 1969, Lê Duan est décédé le 10 juillet 1986. Il aura été sans doute l'artisan principal de la réunification de son pays. Durant la phase américaine de la guerre d’Indochine, Ho Chi Minh n’a plus le rôle de direction politique unique qu’il avait lors de la guerre française. Outre ses compagnons les plus anciens et les plus fidèles, Pham Van Dong et Vo Nguyen Giap, une nouvelle équipe se met progressivement en place, autour de Lê Duan, devenu secrétaire général du PCV en 1960.

LE PLAY (Dr. Albert-E.).

Le Chemin de ronde. Promenade autour de la terre, 1906-1916.

P., Librairie Le François, 1947, in-12, 318 pp, préfaces de Gabriel Hanotaux et du docteur Fiessinger, broché, bon état, envoi a.s.

Souvenirs de voyage du docteur Albert Le Play, ancien chef de clinique du Pr. Dieulafoy et petit-fils de l'illustre Frédéric Le Play, précurseur de la sociologie. On a d'abord les notes d'un long voyage effectué de novembre 1906 à juin 1907. L'auteur débute son récit à Stamboul, la côte d'Asie Mineure, l'Egypte, la Nubie, les Indes, l'Indo-Chine, la côte d'Annam, le Tonkin, la Chine, le Japon. Il termine son voyage par les Etats-Unis (les abattoirs de Chicago...) (pp. 15-211), puis une soirée à Tanger, le Gada de Debdou, qqs impressions de la guerre (Dixmude au début de 1915, Bucarest à la fin de 1916, le 16 décembre 1916 à Petrograd, lors de l'assassinat de Raspoutine, que l'auteur, alors sur les lieux, a failli voir de ses yeux...). Avec en épilogue les souvenirs de l'auteur sur l'Exode tragique de juin 1940 (pp. 253-316).

LOTE (Serge).

Aventures et mésaventures indochinoises.

Editions La Bruyère, 2005, in-8°, 237 pp, broché, bon état

"Cette guerre coloniale fut la plus redoutable entre toutes. Ces mots pour relater trente mois de séjour, entre 1947 et 1949. Une période à la fois tragique, charmeuse, attachante, marquante, indélébile comme le sont les souvenirs." (4e de couverture)

LOUSTAU (Henry-Jean).

Les derniers combats d'Indochine, 1952-1954.

Albin Michel, 1986, gr. in-8°, 282 pp, 4 cartes, annexes, fac-similés, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Combattants)

L'auteur a servi en Indochine sans discontinuer de novembre 1945 à juillet 1954. Il nous conduit sur les traces du Groupe de commandos mixtes aéroportés dans les marécages de la plaine des Joncs (Opération Choc en juillet 1952), aux côtés de l'armée royale khmère dans les grandes forêts du Nord Cambodge en 1953, avec les commandos au Laos et au Nord Viêt-nam (Opérations Condor et Albatros en mai-juin 1954, mises sur pied pour tenter de porter secours aux rescapés de Dien Bien Phu). — "Voici un témoignage et un récit d'une exceptionnelle intensité sur les combats qui se déroulèrent pendant les deux dernières années de la guerre d'Indochine. L'auteur, qui assuma "sur le terrain" d'importantes responsabilités de commandement, retrace des épisodes majeurs d'une tragédie où s'illustrèrent tant de combattants qui ont mérité de figurer dans les annales de nos gloires militaires. Ils nous conduit sur les traces du Groupe de commandos mixtes aéroportés dans les marécages de la plaine des Joncs, aux côtés de l'armée royale khmère dans les grandes forêts du Nord Cambodge, des commandos au Nord Viêt-nam non loin de la fatale cuvette de Diên Biên Phu. Ce livre, fruit de l'expérience d'un des meilleurs spécialistes des Etats associés du Viêt-nam, du Cambodge et du Laos, apporte de surcroît une contribution précieuse à la connaissance d'un conflit lointain et meurtrier où la France fut impliqué pendant de longues années."

LOUSTAU (Henry-Jean).

Les derniers combats d'Indochine, 1952-1954.

SPL, Société de production littéraire, Albin Michel, 1984, gr. in-8°, 282 pp, 4 cartes, annexes, fac-similés, reliure pleine toile beige, titres et encadrement bruns au 1er plat, titres bruns au dos (rel. de l'éditeur), bon état (Coll. Les Combattants)

L'auteur a servi en Indochine sans discontinuer de novembre 1945 à juillet 1954. Il nous conduit sur les traces du Groupe de commandos mixtes aéroportés dans les marécages de la plaine des Joncs (Opération Choc en juillet 1952), aux côtés de l'armée royale khmère dans les grandes forêts du Nord Cambodge en 1953, avec les commandos au Laos et au Nord Viêt-nam (Opérations Condor et Albatros en mai-juin 1954, mises sur pied pour tenter de porter secours aux rescapés de Dien Bien Phu). — "Voici un témoignage et un récit d'une exceptionnelle intensité sur les combats qui se déroulèrent pendant les deux dernières années de la guerre d'Indochine. L'auteur, qui assuma "sur le terrain" d'importantes responsabilités de commandement, retrace des épisodes majeurs d'une tragédie où s'illustrèrent tant de combattants qui ont mérité de figurer dans les annales de nos gloires militaires. Ils nous conduit sur les traces du Groupe de commandos mixtes aéroportés dans les marécages de la plaine des Joncs, aux côtés de l'armée royale khmère dans les grandes forêts du Nord Cambodge, des commandos au Nord Viêt-nam non loin de la fatale cuvette de Diên Biên Phu. Ce livre, fruit de l'expérience d'un des meilleurs spécialistes des Etats associés du Viêt-nam, du Cambodge et du Laos, apporte de surcroît une contribution précieuse à la connaissance d'un conflit lointain et meurtrier où la France fut impliqué pendant de longues années."

LUIGGI (Jean-François).

Margis : de la Somme au Tonkin, 1939-1946.

Nîmes, C. Lacour Éditeur, 2015, in-8°, 125 pp, pièces annexes et photos (11 photos et fac-similés, suivis de 19 cartes postales anciennes), broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

Un ouvrage écrit à partir du carnet de guerre du père de l'auteur. Ce vieux cahier retrace l'histoire de Louis Luiggi, officier engagé volontaire en 1939, qui, après des combats acharnés et la débâcle échappe à la captivité grâce à l'armistice de 1940. En 1941, c'est le départ pour l'Indochine, qui connaît une période de paix jusqu'en 1945. Alors que la Métropole, entrevoit la fin de la seconde guerre mondiale, en Asie tout bascule dans un enchaînement dramatique oublié de notre histoire. C'est l'histoire du « Margis » (Maréchal des Logis) et de ses camarades. Jean-François Luiggi voulais faire connaître ce témoignage, "en hommage à tous les hommes tombés à Lang-Son en Indochine entre le 9 et le 12 mars 1945, pour que ces événements sortent de l'angle mort de notre histoire et prennent leurs justes places dans notre mémoire collective." (La Provence)

MALTRUD (Sergent-Chef Jean).

L'Aventure indochinoise, ou les dessous de la gloire.

Le Havre (Impr. Perrochon), Chez l'auteur, 1950, gr. in-8°, 413 pp, 15 pl. de photos et documents hors texte, broché, belle jaquette illustrée, bon état. Rare

Récit vécu d'un sous-officier du C.E.F. en 1945-1947. L'auteur a écrit cet ouvrage à partir des notes quotidiennes prises par un camarade de combat, le Sergent-Chef Jean-Jacques Mortane. Ils ont tous deux combattu au Tonkin de novembre 1945 à juin 1947 au sein du 6ème Régiment d'Infanterie Coloniale et ont participé notamment à la bataille de Hanoi. Le livre contenant de violentes critiques d'officiers de grade élevé, "qui (.) n'ont pas rempli leur rôle avec toute la foi et tout le courage necessaire", il a été interdit dès sa sortie de presse.

MARY (René).

Les bagnards d'Hô Chi Minh.

Albin Michel, 1986, in-8°, 272 pp, préface du colonel Pierre Charton, 12 pl. de photos hors texte, cartes, broché, couv. illustrée, bon état

1950... L'auteur de ce récit, René Mary, âgé de 23 ans, est chef de section dans une unité de tirailleurs tonkinois, à Cao Bang. Remarqué par le colonel Charton, commandant de la garnison, dont on lira la préface, il est affecté à la Légion étrangère, participe aux durs combats de la R.C.4. Il est blessé et fait prisonnier par le Viêt-minh. Alors commencent pour lui et ses compagnons sous-officiers l'aventure et le calvaire, objets de cet ouvrage, qui, paradoxalement, n'avaient iamais été racontés. Jamais le voile n'avait été levé sur le sort réservé aux sous-officiers du corps expéditionnaire retenus en captivité. Écrit sobrement, sans recours aux artifices faciles et sans aucune haine, ce témoignage n'en est que plus saisissant. L'auteur l'a construit à partir de ce qu'il a personnellement vécu et enduré en prenant soin d'en faire attester l'authenticité par ses camarades d'infortune. Épreuves physiques incroyables, tentatives de récupération idéologique se succéderont pour des hommes soudés par l'épreuve, une épreuve dont beaucoup ne reviendront jamais. Ces survivants de l'au-delà avaient peine à imaginer qu'ils seraient un jour libérés, d'autant plus que la "mort" de certains d'entre eux était officiellement annoncée...

MARY (René).

Nos évadés d'Indochine. Des soldats français évadés des camps viets parlent...

P., Jacques Grancher, 1992, gr. in-8°, 256 pp, préface de Pierre Sergent, 16 pl. de photos hors texte, 3 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

"L'auteur, ancien sergent du 3ème Régiment étranger d'Infanterie, a été fait prisonnier sur la R.C. 4 en 1950. Il présente ici un témoignage et une sorte de chronique sur la captivité dans les camps Viet Minh, ainsi que la relation de quelques évasions" (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine 1945-54)

MERCIER (André-François).

Faut-il abandonner l'Indochine ?

France-Empire, 1954 fort in-12, 446 pp, préface du maréchal Juin, 180 pp. de documents in fine, broché, bon état

"Parlementaire, ayant fait partie d'une mission d'information en février 1954, l'auteur rapporte de son voyage en Indochine une suite d'images, de souvenirs et d'impressions qui donnent à son livre un certain aspect de reportage d'allure très vivante, mais une abondante annexe rassemble en outre des documents, discours, notes officielles, interviews et textes variés, classés de façon à fournir une vue cohérente de l'histoire du conflit et des divers problèmes actuels. Un renforcement de l'effort militaire est préconisé." (Revue française de science politique, 1954) — "Député du Groupe M.R.P., l'auteur rend compte de sa mission en Indochine durant l'hiver 1953." (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine, 1945-54)

MICHELIN (Franck).

La Guerre du Pacifique a commencé en Indochine, 1940-1941.

Passés composés, Ministère des Armées, 2019, in-8°, 318 pp, 6 cartes, notes, biblio, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état

Version remaniée de la thèse de l'auteur. — Le 23 septembre 1940, l’armée japonaise viole la frontière indochinoise malgré la conclusion d’un accord à Hanoï quelques heures plus tôt. Pour l’Indochine française, c’est le début de près de cinq années d’occupation, qui aboutissent, le 9 mars 1945, à l’élimination de la présence française. Ainsi, l’action des forces nippones a pour conséquence de précipiter l’indépendance du Vietnam, du Cambodge et du Laos, et déclenche la guerre d’Indochine. Pour le Japon, nouvel allié de l’Allemagne, c’est la première étape de l’expansion vers le sud qui mène, quinze mois plus tard, à l’éclatement de la guerre du Pacifique. Fruit d’un long travail de recherche et d’analyse d’archives françaises et japonaises, ce livre explore le rôle du Japon, longtemps resté absent des études sur le second conflit mondial et sur les origines de la guerre d’Indochine, bien qu’il ait précipité la crise qui allait changer pour toujours le destin de l’ancienne colonie indochinoise, ainsi que celui de l’ensemble de la région Asie-Pacifique.

MOINET (Bernard).

Opium rouge.

France-Empire, 1991, gr. in-8°, 301 pp, 32 photos sur 16 pl. hors texte, une carte, broché, bon état

Le fameux "triangle d'or", immense région méconnue couvrant une partie de la Chine, de la Thaïlande et du Nord-Laos, fut la source la plus importante d'opium à destination du monde moderne. Ce que l'on sait moins, c'est que les Hauts Plateaux d'Indochine furent le théâtre de combats acharnés entre les unités Viet Minhs et Lao Issaraks d'une part, l'armée franco-laotienne d'autre part. Une fois passés en Chine, deux kilos d'opium valaient le prix d'une mitrailleuse lourde. Or la province des Houa Panhs, où se déroule l'action, en fournissait neuf tonnes par an. On comprend mieux, dès lors, l'acharnement des rebelles pour s'emparer de la récolte. Le colonel Bernard Moinet retrace ici les épisodes authentiques de ces combats qu'il mena comme jeune lieutenant entre 1949 et 1952. Grâce à un style direct et très vivant, on partage les épreuves, les impulsions et les réactions des jeunes hommes engagés dans une forme de guerre totale et nouvelle. Opium Rouge révèle ce que fut la guerre contre-révolutionnaire menée par une poignée d'officiers et de sous-officiers français, au coude à coude avec les Laotiens, à l'un des points essentiels de la stratégie du monde communiste ; Dien Bien Phu, au coeur de cette région, allait en confirmer l'importance capitale. Quarante plus tard, le témoignage de Bernard Moinet a gardé sa double valeur de reportage et de cri d'alarme lancé vers l'Europe, vigoureuse mise en garde contre les menaces, directes et indirectes, émanent du monde asiatique.

MOREAU (René).

8 ans otage chez les Viets, 1946-1954.

Pygmalion, 1982, gr. in-8°, 313 pp, préface d'Erwan Bergot, 2 cartes, couv. illustrée d'une photographie de l'auteur, broché, couv. illustrée, état correct

Le calvaire du ministre plénipotentiaire et ancien ambassadeur René Moreau, capturé en violation d'engagements pris par Hô Chi Minh. En 1946, en mission consulaire à Vinh, localité du Nord-Annam, René Moreau, alors administrateur de la France d'outre-mer est pris en otage et va partager le sort d'une centaine de Français traînés en déportation après l'insurrection vietminh du 19 décembre. En 1952, à marches forcées, pieds-nus sur 800 kilomètres de jungle, il est poussé jusque dans les camps d'internement Nord Tonkin. Sa survie tient du prodige chez ce captif, le seul qu'on appelait "Monsieur". Dans "8 ans otage chez les Viets", René Moreau fait le récit de cet héroïque et douloureux périple qui ne s'achèvera qu'en août 1954 en vertu du cessez-le-feu qui a suivi le désastre de Diên Biên Phu... — "Les témoignages qui ont été déjà publiés sur la captivité dans les camps du Viet Minh présentent de nombreux traits communs. Aussi pouvait-on craindre qu'un nouveau livre sur ce sujet n'apportât rien de nouveau. Avec les souvenirs de l'administrateur civil Moreau, cette appréhension est sans objet. Fait prisonnier à Vinh le 19 décembre, en même temps que plusieurs dizaines de Français, l'auteur fut aussitôt isolé avec deux officiers et deux aviateurs et ne connut les camps de la Haute Région que cinq ans plus tard. L'existence d'un aussi petit groupe, plusieurs fois modifié et plusieurs fois déplacé, donnait à tous les rapports humains un caractère personnel très marqué. Les deux cents premières pages du livre sont un récit sans emphase de cette captivité pas comme les autres. Elles montrent que la survie de l'auteur et du lieutenant Bianconi s'est fondée sur une solide amitié qui permettait à l'un de toujours compter sur l'autre, sur une farouche volonté de vivre, un optimisme à toute épreuve et sur une stricte discipline sans jamais renoncer à ses convictions et à son idéal. Les cent dernières traitent des trois dernières années de captivité dans des camps qui sont connus par des ouvrages antérieurs. En dépit de la modestie de l'auteur, elles laissent percevoir la chaleur humaine qu'a rayonnée M. Moreau pour aider ses compagnons de misère à survivre à une épreuve achevée seulement au cours de l'été de 1954." (H. Dutailly, Revue historique des Armées, 1982)

MUELLE (Raymond).

1er Bataillon de Choc en Indochine, 1947-1948.

Presses de la Cité, 1985, gr. in-8°, 312 pp, lettre-préface du général Raoul Salan, 16 pl. de photos hors texte, cartes, annexes (dont chronologie et ordres de bataille), broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Troupes de choc)

Première édition. De février 1947 à septembre 1948, le 1er Bataillon de Choc combat d'abord au Tonkin (Hanoï, le Delta, Bac Kan) puis, à partir de janvier 1948, en Cochinchine, et enfin, à partir d'avril 1948, à nouveau au Tonkin.

MUELLE (Raymond).

Bérets rouges en Indochine. La demi-brigade SAS, février 1946- juin 1948.

Presses de la Cité, 1986, gr. in-8°, 334 pp, 16 pl. de photos hors texte, 7 cartes, chronologie, annexes (dont ordres de bataille), broché, couv. illustrée, bon état

A partir de début 1946, quelques centaines de parachutistes volontaires pour l'Indochine ont lutté durement au Laos, au Tonkin, en Annam et en Cochinchine, créant des unités autochtones (dont le 1er Commando Hoa Hao) et encadrant les partisans. En 1948, ils deviendront les Parachutistes coloniaux. — "Janvier 1946 : quelques centaines de parachutistes reprennent à leur compte la devise des Bataillons du Ciel : "Qui ose gagne." Tous volontaires pour l'Indochine, ils viennent des différentes unités d'élite de l'armée française, soucieux de la grandeur nationale, à la recherche de l'aventure, fous de gloire et d'orgueil viril. Ils adoptent le béret rouge et seront, avec fierté, les SAS d'Indochine. Aptes à toutes les missions, ils devront lutter durement contre le Viêt-minh du nord au sud du pays. Ils créent les unités autochtones, encadrent les partisans, forment des commandos. Ces paras à bérets rouges, qui deviendront, en 1948, les Parachutistes coloniaux, forment une caste à part : les SAS d'Indochine. Quarante ans après, le gouvernement français décide de rapatrier 25.000 corps. Mais certains des SAS resteront là où ils sont tombés, enterrés à l'écart des pistes. D'autres ont disparu dans l'eau jaune des rachs, dans la nuit sanglante de Nam Dinh ou dans les marais de Cochinchine. Ce livre est une histoire d'hommes, une histoire de Paras." (4e de couverture)

MUELLE (Raymond).

Commandos et maquis. Service Action en Indochine. G.C.M.A., Tonkin, 1951-1954.

Presses de la Cité, 1993, gr. in-8°, 261 pp, 16 pl. de photos hors texte, cartes, documents en annexes, broché, couv. illustrée, bon état

8 mai 1954. Giap, le général communiste, vient de remporter la bataille de Diên Biên Phu. Mais le monde entier ignore que tout l'arrière pays lui échappe. Par dizaine de milliers, les hommes des tribus des montagnes sont entrés en rébellion contre l'ordre rouge. Cette rébellion est l'œuvre des soldats du GCMA, l'unité la plus méconnue du corps expéditionnaire français.

NAVARRE (Henri).

Agonie de l'Indochine, 1953-1954.

Plon, 1956, in-8°, v-335 pp, 8 cartes, broché, bon état

Relation de son action comme commandant en chef en Indochine par le général Navarre. — "C'est lors de la guerre d'Indochine qu'on voit se définir de nouvelles attitudes et de nouvelles prises de conscience. Conviction simple, mais inébranlable : c'est sur le pouvoir politique, ou plutôt sur la carence du pouvoir qu'après l'armistice de Genève, chacun des combattants d'Indochine fit tomber la responsabilité d'une guerre de huit années, particulièrement meurtrière et que vint terminer une dramatique humiliation. Voir le véritable réquisitoire contre le régime politique qui termine le livre du général Navarre, L'agonie de l'Indochine, pp. 319 et suiv. « La première raison de la défaite d'Indochine, dont presque toutes découlent, est l'absence d'une politique. Du début à la fin, nos dirigeants n'ont jamais su ce qu'ils voulaient ou, s'ils le savaient, n'ont pas pu l'affirmer. Ils n'ont jamais osé dire au pays qu'il y avait la guerre en Indochine ... Bien plus, ils ont permis que l'armée soit frappée dans le dos. Ils ont toléré la trahison permanente du parti communiste et de ses auxiliaires de tout ordre ... Les tergiversations, les fautes, les lâchetés accumulées sont trop nombreuses et trop continues pour n'être imputables qu'aux hommes et même aux gouvernements qui se sont succédé au pouvoir. Elles sont le fruit du régime. Elles procèdent de la nature même du système politique français. »" (Raoul Girardet, Pouvoir civil et pouvoir militaire dans la France contemporaine, Revue française de science politique, 1960)

NGUYEN KIEN.

Le Sud-Vietnam depuis Dien Bien Phu.

Maspero, 1963, in-8°, 328 pp, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, état correct (Coll. Cahiers Libres). Edition originale, un des exemplaires numérotés réservés aux abonnés

1954-1956 : D'un colonialisme à l'autre ; 1957-1960 : Portrait d'un régime néo-colonialiste ; 1961-1963 : Vers la libération. Ouvrage présenté comme écrit avec la collaboration de Le Nam et de Nguyen Khac Vien, mais en fait écrit sous pseudonyme par ce dernier, historien et économiste communiste qui vécut plus de vingt ans en France et deviendra dans les années 70 directeur de la revue "Etudes Vietnamiennes" publiée à Hanoï. — "Lorsque après Dien-Bien-Phu la France signa avec le gouvernement provisoire de la République vietnamienne dirigé par Ho Chi Minh les Accords de Genève, on pouvait espérer que le respect de ces accords, notamment des élections générales sur l'ensemble du territoire vietnamien, conduirait à une détente durable et à une politique solide de "coopération" avec la France. Près de dix ans ont passé: le bilan dressé ici est terriblement négatif. Renonçant au rôle que lui assignaient avec clarté les Accords de Genève, la France a "passé la main" aux USA. Ceux-ci ont instauré un "régime néo-colonialiste modèle" dirigé en apparence par M. Diem, mais en fait de plus en plus directement par les Américains engagés dans une nouvelle "croisade anti-rouge" : ainsi se sont créées les conditions objectives d'une renaissance de la guerilla."

NOTIN (Jean-Christophe).

Le général Saint-Hillier. De Bir Hakeim au putsch d'Alger.

Perrin, 2009, gr. in-8°, 368 pp, notes, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Homme de tous les combats auprès de De Gaulle, Saint-Hillier livre, à travers ses carnets inédits et ses archives personnelles enfin révélés, l'histoire sans fard de la France libre à l'Indochine et l'Algérie. Bernard Saint-Hillier (1911-2004) ne fut pas le combattant le plus célèbre de la Seconde Guerre mondiale. Il n'eut ni l'aura d'un Leclerc, ni les responsabilités d'un de Lattre. Mais ce guerrier de la première heure tint avec force détails, au jour le jour, un journal que, jusqu'à sa mort, il se refusa de communiquer à quiconque. A l'intérieur, se cache en effet la vraie histoire de la France libre que Saint-Hillier a traversée de bout en bout, lui, le légionnaire de la 13e demi-brigade devenu chef d'état-major de la mythique 1re DFL. Y apparaissent enfin les doutes, désespoirs et turpitudes gommés par la légende et qui permettent de mieux comprendre les rapports entre de Gaulle et les chefs militaires de la France libre, ainsi que les circonstances exactes des combats du Gabon, d'Erythrée, de Syrie, de Bir Hakeim, d'El-Alamein, d'Italie et de France. Grâce à l'autorisation de la famille, Jean-Christophe Notin est le premier à avoir eu le privilège de prendre connaissance de ces carnets, mais aussi de l'exceptionnelle documentation accumulée par le général tout au long de sa carrière. Car Bernard Saint-Hillier prit aussi une part active aux opérations d'après guerre, de l'expédition de Suez à l'Algérie. Au terme d'une longue enquête, l'auteur élucide ainsi le second mystère entourant le général : lui qui commandait alors la 10e division parachutiste, a-t-il été mêlé au putsch du 21 avril 1961 ? Autant que le portrait d'un homme, bien plus complexe qu'il ne le laissait paraître, c'est donc l'histoire incarnée de la France militaire des soixante dernières années que Jean-Christophe Notin relate ici.

PAILLAT (Claude).

Vingt ans qui déchirèrent la France.

Laffont, 1969-1972, 2 vol. gr. in-8°, 628 et 793 pp, 64 pl. de photos hors texte, cartes, index, brochés, bon état

Du coup de force japonais en Indochine à l'indépendance de l'Algérie. Tome I : Le guêpier (1945-1954) ; tome II : La liquidation : Indochine, Maroc, Tunisie, Suez, Algérie (1954-1962).

PELLISSIER (Pierre).

Saint-Cyr. Génération Indochine-Algérie.

Plon, 1992, in-8°, 460 pp, 12 pl. de photos hors texte, lexique succinct, broché, couv. illustrée, bon état

Tout ce qui peut arriver à un Saint-Cyrien se retrouve dans la vie des officiers dont Pierre Pelissier raconte l'itinéraire de la préparation du concours au départ de l'armée, que celui-ci ait eu lieu prématurément ou au terme normal. Issus de la promotion 1946-1948, ils sont assez représentatifs pour que les cyrards de toutes les promotions se reconnaissent peu ou prou dans la diversité de leurs affectations (désirées ou non), de leurs missions, de leurs modes de vie, de leurs comportements, de leurs joies, de leurs douleurs, de leurs espoirs, de leurs déceptions, de leurs réactions face à l'adversité, de leurs conceptions de l'honneur et de la fidélité. Ils ont connu la Deuxième Guerre mondiale (des cyrards ayant vécu les campagnes d'Italie et de France avant de passer le concours), la guerre d'Indochine, voire de Corée, la guerre d'Algérie et, pour ceux qui n'ont pas choisi la révolte ou la vie civile, la modernisation de l'armée, l'évolution de ses moyens, de ses priorités et de ses structures. Evitant volontairement de ne pas raconter, comme le font tant d'ouvrages "militaires", que les moments spectaculaires ou exaltants, Pierre Pellisssier a tracé l'histoire réelle des trajectoires accomplies par les cyrards, si différentes en général de celles qu'ils imaginaient en recevant le casoar, un soir d'été, à Coëtquidan.

ROY (Jules).

La bataille de Dien Bien Phu.

Julliard, 1963, gr. in-8°, 612 pp, 32 pl. de photos hors texte, 7 cartes, annuaire des personnages, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Dien Bien Phu. Le nom de cette cuvette située dans le haut Tonkin demeure le symbole de l'échec militaire et politique de la France en Indochine. Jules Roy aborde tout à la fois en reporter, en historien et en moraliste ce moment capital de l'histoire du XXe siècle. Il fait par-dessus tout oeuvre de grand écrivain. Au-delà du document et de la chatoyante peinture d'un monde finissant, il dresse l'implacable réquisitoire des faiblesses françaises. — "De tous les écrits sur Dien Bien Phu, le livre de Jules Roy est probablement le plus sévère pour le général Navarre, au point qu'on a pu parler d'un “règlement de comptes”. Selon Roy, Navarre est le principal responsable du drame : il a choisi le lieu et le moment, n'écoutant pas les objections des gens de terrain, en particulier du Commandant du “Tonkin”, le général Cogny. (...) En annexe, une abondante documentation (la moitié du volume) : chronologie commentée (180 pages), jugements des contemporains de l'événement (Robert Guillain, J.-J. Servan-Schreiber, François Mauriac, le général Catroux), la première conférence de presse du général de Castries après son retour de captivité, notices biographiques." (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine 1945-54)

SAINT MARC (Hélie de) avec Laurent Beccaria.

Les Sentinelles du soir.

Les Arènes, 1999, in-8°, 203 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"J'ai voulu rassembler tout ce qui, en moi, avait résisté au temps. Chacun avance avec quelques idées que le destin transforme et bouscule. Des certitudes nous quittent. D'autres mystères nous habitent. Après avoir vécu tout et le contraire de tout, certaines blessures brûlent encore comme si on les frottait de sel. Mais d'autres ombres, d'autres silhouettes, veillent en silence. Je les appelle les sentinelles du soir. Elles m'aident à vivre. Au Vietnam, à chaque saison, les paysans repiquent le riz. C'est en pensant à eux que nous avons écrit ce livre avec Laurent Beccaria. Ces pages n'ont de sens que si d'autres hommes et d'autres femmes trouvent parmi elles quelques graines pour les replanter ailleurs." — Résistant, déporté, officier de la Légion étrangère, Hélie de Saint Marc est un témoin des déchirures de l'Histoire récente de notre pays, de l'Occupation à la guerre d'Algérie, en passant par la grande passion indochinoise. Depuis la parution de ses mémoires, Les Champs de braises, prix Femina essai, il a donné plusieurs centaines de conférences en France et à l'étranger.

SAIRIGNÉ (Guillemette de).

Mon illustre inconnu : enquête sur un père de légende. (Gabriel de Sairigné).

Fayard, 1997, gr. in-8°, 326 pp, 12 pl. de photos hors texte, fac-similé d'une lettre du général de Gaulle, broché, couv. illustrée, bon état

Guillemette de Sairigné a perdu son père alors qu'elle n'avait pas un an. Gabriel de Sairigné, l'un des premiers Français libres, Compagnon de la Libération, héros de Bir Hakeim, est mort au combat en Indochine à 35 ans, lieutenant-colonel de la Légion étrangère. Ce livre est la plus singulière et bouleversante enquête qui se puisse concevoir : celle d'une journaliste chevronnée partant en Extrême-Orient, mais aussi dans les Vosges, dans sa Vendée natale, à Coëtquidan, sur les traces de son si jeune père, reconstituant sa fière et belle figure à l'aide d'un somptueux puzzle d'impressions, d'images, de lettres, d'extraits de carnets. Bien au-delà d'une biographie classique, “Mon illustre inconnu” est un témoignagne historique d'importance sur les motivations des tout premiers compagnons du général de Gaulle et les conditions de leur épopée. C'est aussi un roman de formation, retraçant la manière dont se constitue une personnalité d'exception, une histoire d'amour fou entre un homme et une femme que la mort après deux ans de mariage ne réussira jamais à séparer. Une confession à mi-voix, enfin, celle d'un enfant privée de père qui, le cœur battant, voit son héros préféré redevenir au fil de l'enquête un homme de chair et de sang.

SALAN (Raoul).

Indochine rouge. Le message d'Hô Chi Minh.

Presses de la Cité, 1975, in-8°, 189 pp, broché, couv. illustrée, une marque au stylo en marge sur une page, bon état

Une étude de la tactique et de la stratégie militaires vietnamiennes, assortie d’une conclusion tonitruante. — "Ancien adjoint de Leclerc et de De Lattre, ancien commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, se vantant de l'amitié que lui a témoignée Ho Chi Minh en 1945-1946 (il faudrait en préciser les circonstances), R. S. tente d'analyser les raisons du succès communiste en Indochine non sans recourir éventuellement à des raisonnements simplistes ou de mauvaise foi (ainsi l'utilisation persistante du terme Vietminh à défaut de tout autre pour désigner la résistance vietnamienne au Sud comme au Nord). Les références à Mao et à certains textes vietnamiens (pas toujours utilisés à propos) visent surtout à effrayer le lecteur en lui montrant l'imminence du danger communiste. Ainsi Giap devient-il « l'artisan d'une stratégie agressive qui conduit tout droit à une troisième guerre mondiale », et R. S. termine sur cette sombre prophétie : « Nous serons communisés ! Et l'Amérique s'enfermera chez elle... »." (Revue française de science politique, 1977) — "Dans ce document d’une qualité incontestable, Raoul Salan tente de nous faire partager sa grande expérience des pays d’extrême Orient et de nous donner une explication vraie des évènements inquiétants qui viennent de s’y dérouler. En Indochine de 1924 à 1937, il fut successivement chef de poste dans le haut Tonkin, délégué administratif à Muong Sing dans le haut Laos, chef de la province du Haut Mékong à Ban Houei Sai, puis délégué à Dinh Lap, à la frontière des provinces chinoises du Kouang Si et du Kuang Toung. En 1945 et 1946, à Hanoi, il devint l’ami d’Hô Chi Minh, le familier de Dong et de Giap avec lesquels il eut de longues conversations. Adjoint de Leclerc, il alla en Chine pour obtenir le retrait des troupes chinoises du Tonkin puis, lors de la conférence de Fontainebleau accompagna Hô Chi Minh à Paris. Revenu au Tonkin, il conduisit les opérations en 1947 et 1948, devint l’adjoint de De Lattre en 1950 , puis commissaire de la république au Tonkin et en Cochinchine et commandant en chef en 1952 et 1953. Envoyé en mission à Saigon au cours de l’année 1954, il désapprouve les accords de Genève du mois de juillet et rentre en France après avoir libéré nos prisonniers des camps de la mort. Tout au long de ces années, il n’a cessé d’étudier le communisme indochinois, rassemblant des centaines de documents sur sa pensée, sa forme, ses méthodes, ses idéaux. Breveté de laotien et de siamois, il a vécu de longues années au Laos, aux confins de la Birmanie et de la Thaïlande, pays menacé de glisser à leur tour dans l’orbite soviétique cependant que Sihanouk, que Raoul Salan connaît bien, donne le Cambodge aux Khmers rouges. C’est un monde de 50 millions d’habitants qui a fait son « unité » dans le communisme…Déjà l’URSS jette les yeux vers la baie de Cam Ranh dont les USA ont fait la plus grande base d’Extrême Orient. Et tandis que le Monde libre ne cesse de discuter stérilement sur la construction d’une hypothétique Europe, le communisme étend de jours en jours sa domination et gagne à la partie... « Prenons garde ! », dit Raoul Salan."

SALAN (Raoul).

Mémoires. Fin d'un Empire.

Presses de la Cité, 1970-1974, 4 vol. in-8°, 443, 479, 445 et 380 pp, 156 planches de photos et documents hors texte, 42 cartes, index, cartonnages éditeur, dos lisses avec titres dorés, jaquettes illustrées (sur les 3 premiers volumes ; manque la jaquette du tome IV), bon état. Edition originale

Complet en 4 volumes : I. Le sens d'un engagement (juin 1899 – septembre 1946) – II. Le Viêt-minh, mon adversaire (octobre 1946 – octobre 1954) – III. Algérie française (1er novembre 1954 – 6 juin 1958) – IV. L'Algérie, de Gaulle et moi (7 juin 1958 – 10 juin 1960). — "Dans le premier volume de ses Mémoires, le général Salan, a retracé ses premières années d'Indochine de 1924 à 1937, alors qu'il était jeune officier au Laos et au Tonkin, ainsi que les affrontements diplomatiques et militaires qui, entre octobre 1945 et septembre 1946, ne firent que retarder l'ouverture de la guerre en Indochine du Nord où il commandait le C.E.F.E.O. Il ne devait pas cesser, ensuite, d'être impliqué dans le conflit ; aux plus hautes responsabilités, puisqu'il fut l'adjoint du général de Lattre et exerça le commandement en chef par intérim à deux reprises, notamment de novembre 1951 à mars 1953 ; et jusqu'à la fin, puisqu'il retourna en Indochine en juin 1954, comme adjoint du général Ely, diriger les opérations d'évacuation du Nord. Ses souvenirs intéressent avant tout l'histoire militaire proprement dite et composent une chronique vivante des activités du haut et des principales opérations. De l'offensive sur Caobang et Bac Kan à l'automne 1947 jusqu'à l'opération « Auvergne » dans le delta du fleuve Rouge en juin 1954, celles-ci sont toutes relatées, à l'exception de Dien Bien Phu. L'exposé des plans de bataille et de leurs développements sur le terrain est détaillé, et on le suit facilement grâce aux nombreux croquis qui le résument. Il est complété par de nombreux extraits de documents et de officiels dont l'auteur fut le signataire ou le destinataire. Le témoignage est à classer parmi les sources de l'histoire militaire de la guerre d'Indochine. (...) En dehors même de son intérêt pour l'histoire militaire, ce deuxième volume de Mémoires, témoignage « de l'intérieur » sur la vision des hauts responsables français en Indochine, n'est pas à négliger." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973, à propos du tome II)

SALAN (Raoul).

Mémoires. Fin d'un Empire. II : Le Viêt-minh, mon adversaire, octobre 1946 – octobre 1954.

Presses de la Cité, 1971, fort in-8°, 479 pp, 32 pl. de photos et documents hors texte, 23 cartes, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

Tome II seul (sur 4). — "L’Indochine française, soumise de février 1940 à août 1945 à l’occupation japonaise, connaît, dès septembre 1945, la période chinoise, l’installation du Viêt-minh, puis la « convention préliminaire » signée à Hanoi le 6 mars 1946 et la demi-rupture à la conférence de Fontainebleau au mois de septembre de la même année. Le premier livre de mes mémoires relate cette époque jusqu’au départ de France de Hô Chi Minh pour rejoindre son pays. Le président est rentré chez lui ; des incidents où nous déplorons des morts se produisent au Tonkin et en Cochinchine. Je demeure sans commandement mais ne puis me désintéresser de ce qui se passe là-bas, et c’est malheureusement inactif que je suis les événements. Des camarades, à leur retour, m’informent. Je rencontre à Paris, venu en mission, le colonel Trocard, chef du 2ème bureau du commandant supérieur des forces françaises d’Extrême-Orient, ancien officier du service de renseignement inter-colonial que je dirigeais en 1937-1939. – C’est une guerre qui s’annonce, lui dis-je, prenez vos dispositions... Trocard sera tué quelques semaines plus tard. Mon vieux camarade, le général Valluy, dans ses lettres, me fait part de ses craintes. Le général Leclerc me demande souvent d’aller le voir à l’hôtel Continental où réside son état-major. Il me dit combien il se désespère de n’avoir pas été écouté. Puis le 19 décembre 1946, c’est l’attaque soudaine de Hanoi par le Viêt-minh. Des semaines difficiles commencent. Bien que je n’en ai pas été le témoin direct, je les décris en me basant sur les documents que j’ai recueillis. Le début de l’année 1947 passe. Valluy me demande de revenir pour mener une offensive contre les forces Viêt-minh, dont le gros s’est replié en haute région dans le Cao-Bac-Lang (provinces de Cao-Bang, Bac Kan, Langson ) que je connais bien. J’accepte et en mai je repars. Désormais, il faudra se battre... les combats menés par les forces françaises se termineront par la signature des accords de Genève le 22 juillet 1954. Je quitte Saigon le 9 octobre suivant. Nous avions perdu l’Indochine, le plus beau fleuron de l’Empire Français. C’est la période qui va d’octobre 1946 à octobre 1954 que je décris dans ce tome de mes mémoires. A la fin de cet ouvrage, en quelques pages, je donne mon sentiment sur la phase actuelle de la guerre et sur la situation présente du Viêt-nam... cette guerre qui dure toujours. Elle avait commencé le 19 décembre 1946, il y a un quart de siècle. La prédiction d’Hô Chi Minh : « Nous irons vers une guerre de cent ans... » Va-t-elle se réaliser ?" — "... Le général Salan ne devait pas cesser, ensuite, d'être impliqué dans le conflit ; aux plus hautes responsabilités, puisqu'il fut l'adjoint du général de Lattre et exerça le commandement en chef par intérim à deux reprises, notamment de novembre 1951 à mars 1953 ; et jusqu'à la fin, puisqu'il retourna en Indochine en juin 1954, comme adjoint du général Ely, diriger les opérations d'évacuation du Nord. Ses souvenirs intéressent avant tout l'histoire militaire proprement dite et composent une chronique vivante des activités du haut et des principales opérations. (...) En dehors même de son intérêt pour l'histoire militaire, ce volume de Mémoires, témoignage « de l'intérieur » sur la vision des hauts responsables français en Indochine, n'est pas à négliger." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973)

SERGENT (Pierre).

Les Maréchaux de la Légion.

Fayard, 1977, gr. in-8°, 432 pp, 16 pl. de photos hors texte, chronologie, 7 cartes et documents, broché, couv. illustrée, bon état. Bien complet des 2 cartes en dépliant volant

L'odyssée du 5e Etranger, 1940-1945. — La Légion ouvre ses portes à tous, venus du monde entier, qui parlent toutes les langues, à tous ceux qui refusent de subir leur destin et de vivre asservis. L'un fomente un complot contre les bolcheviks, un autre s'enfuit d'Autriche parce qu'il a du sang juif et que les nazis le cherchent, un troisième, chef d'une compagnie de jeunesses hitlériennes, a insulté un ministre de Hitler. Ils se retrouvent à la Légion, leur famille à présent. Une clause de l'armistice de 1940 prévoit le retour des sujets allemands dans leur pays. Pour beaucoup, ce serait la mort. Un détachement clandestin est constitué qui rejoindra, après cinq mois, l'Indochine à la fin de 1941. L'entraînement, les parachutages et les batailles sont l'ordinaire de ces hommes, attaqués en mars 1945 par les Japonais, avec une sauvagerie inouïe. Ils « sauvent l'honneur », presque seuls à lutter. Tels sont ces sous-officiers qui font la force de la Légion et dont les meilleurs mériteraient de porter, avec le galon d'adjudant-chef, le cercle d'or des Maréchaux de France sur lequel sont gravés ces mots : « Terror Belli, Decus pacis » (Terreur de la guerre, Honneur de la paix). (4e de couverture)

SERGENT (Pierre).

Ma peau au bout de mes idées.

La Table Ronde, 1967, in-8°, 289 pp, une photo hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état

Pierre Sergent, ancien résistant devenu légionnaire, participa activement au putsch d'avril 1961 alors qu'il commandait la 1ère compagnie du 1er REP. Reconstituant cet épisode à l'aide du journal qu'il tenait à l'époque, il en évoque les moments les plus dramatiques jusqu'à l'échec du mardi 25 avril. La situation se retourne à ce moment ; Pierre Sergent rend le général Challe responsable d'abandon et décrit ainsi la décision qui va le conduire à devenir membre de l'OAS : "Vaincu, je ne songe pas à me rendre. [...] Peut-on se rendre lorsque l'on n'a aucun reproche à se faire, lorsque l'on méprise les procédés de son vainqueur, lorsque l'on a le sentiment de servir une cause plus noble et plus généreuse que celle de son adversaire ? Puisque c'est sa force qui fait son droit, qu'il l'emploie donc contre moi. Je ne céderai que forcé. Mais, jusque-là, je porterai témoignage." — "Comment un officier qui, jeune, possède déjà de brillants états de service et semble promis à une très belle carrière choisit-il le refus, la révolte, c'est ce que peut faire comprendre le livre du capitaine Sergent. « J'ai décidé de parler, expose-t-il. Je dépose sans crainte et sans haine. » L'honnêteté, la hauteur de vues sont en effet la marque de ces pages. Nous y voyons le jeune Pierre Sergent, à 17 ans, partir pour un maquis du Loiret. D'une famille bourgeoise qui a de solides attaches paysannes, il a été terrassé par la défaite et l'occupation, il a vivement souffert – comme on souffre dans l'adolescence – de la sclérose et de la fatigue d'une France qu'il voulait grande et héroïque. Ce sentiment commandera sa vie. Il entre à Saint-Cyr, choisit la Légion, se bat en Indochine d'abord, puis en Algérie. Chef humain, il sait parler de ses hommes. Attentif à comprendre le temps et l'action où il est engagé, il sait qu'au défi qui est lancé il faut répondre par une action immense qui mobiliserait toute l'énergie et toute la générosité françaises. Déçu il ne renonce pas. Le livre se termine avec l'échec du putsch d'Alger. On y trouvera moins de révélations sur tel ou tel point d'histoire que la définition d'une ligne d'action qui a mené Pierre Sergent jusqu'à la révolte et à l'exil." (Revue des Deux Mondes, 1967)

SHERMER (David), Ronald HEIFERMAN, S. L. MAYER.

Les Conflits du XXe siècle.

Le Livre de Paris, Odège, 1977, gr. in-4° (24 x 32), 512 pp, plus de 600 gravures, photos et cartes en noir et en couleurs, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, un mors fendu sur 13 cm, bon état

En soixante terribles années de luttes et de violence, cinq conflits internationaux ont déjà modifié la balance du pouvoir, mis fin à la domination européenne dans le monde et marqué l'avènement des super-puissances : l'URSS, les Etats-Unis, la Chine... Et ce n'est pas fini, la violence continue, la lutte fait toujours rage. “Les Conflits du XXe siècle” tracent un tableau objectif et complet de cette période troublée, se fondant sur des milliers de documents d'archives, les récits des témoins, les déclarations officielles ou secrètes. Le livre comporte trois volets : Le premier consacré à la guerre 1914-1918, le deuxième à la seconde guerre mondiale, le troisième aux guerres qui ont enfiévré trois régions du globe : la Corée, le Viet-nam et le Moyen-Orient. Des centaines d'illustrations saisissantes, puisées à toutes les sources, font de cet ouvrage exceptionnel un véritable reportage... — Sommaire : Introduction par S. L. Mayer, La Première Guerre mondiale par Davis Shermer, La Seconde Guerre mondiale par Ronald Heiferman, Les guerres récentes par S. L. Mayer, Index. — Compte-tenu du poids du livre (2,8 kg), nous serons amenés à demander des frais d'envoi plus importants en cas d'expédition.

STIEN (Louis).

Les Soldats oubliés. De Cao Bang aux camps de rééducation du Viêt-minh.

Albin Michel, 2008, gr. in-8°, 332 pp, préface de Hélie de Saint Marc, 16 pl. de photos hors texte, 9 cartes, lexique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Témoignage vivant et nuancé sur le combat et la captivité de l'auteur, mais celui-ci éprouve le besoin d'enfoncer le clou en consacrant un chapitre à Boudarel (qu'il n'a pas connu) et une annexe sur les causes de la mortalité des prisonniers du C.E.F.E.O." (Pierre Brocheux, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1993) — "Au mois de septembre 1950 s'engageait la bataille de Cao Bang, tournant décisif dans la guerre d'Indochine. Depuis le mois précédent, le Viêt-minh disposait sur la célèbre RC 4 d'un corps de bataille de plus de 30.000 hommes puissamment armés par la Chine. Le gouvernement et le commandement français décidaient alors de replier les forces de Cao Bang et maintenaient cette manoeuvre bien que le général Giap, prenant les devants, se fût assuré du poste clé de Dong Khé. Contre-attaquant, les colonnes Charton et Le Page étaient englouties dans Ici jungle et emportées sous les vagues d'assaut de l'adversaire. Le bataillon étranger de parachutistes – ou 1er BEP – tentait de faire sauter le verrou et se sacrifiait au cours de l'un des affrontements les plus féroces et les plus sanglants de la guerre. Le livre de Louis Stien, l'un des officiers « fondateurs » de cette unité d'élite, trois fois blessé avant Cao Bang, est le récit pathétique et précis de ces combats qui s'achevèrent, pour ses camarades et lui, par quatre années d'internement dans les camps du Viêt-minh. Louis Stien, qui tenta par deux fois de s'évader, nous donne sur ces camps où régnaient la faim, la misère et la maladie et sur le système de rééducation et d'endoctrinement politiques auxquels étaient soumis les prisonniers, un témoignage saisissant et définitif." (4e de couverture)

THÉVENET (Amédée).

J'ai survécu à l'enfer des camps viêt-minh.

France-Empire, 1997, gr. in-8°, 223 pp, préface de Philippe Franchini, 8 pl. de photos hors texte, index des personnes citées, broché, couv. illustrée, bon état

Indochine, octobre 1950. Au nord du pays, la Chine de Mao tend la main au "parti de l'Indépendance vietnamienne" d'Hô Chi Minh. Devant la menace, le commandement français décide d'évacuer les postes les plus exposés bordant la frontière. De violents combats s'engagent. En quinze jours, la moitié des soldats français mourra. Les autres prendront le chemin des camps... où les deux tiers succomberont. Quelques-uns, miraculeusement, résisteront à la faim, à la maladie, à la nature hostile, à l'ambiance avilissante, à la perfidie des commissaires politiques. Amédée Thévenet est de ceux-là. Sans ressentiment, il raconte son histoire et celle de ses compagnons d'infortune. Il témoigne pour ceux qui ne sont pas revenus, il témoigne pour que l'on sache quelles ont été leurs souffrances. Un livre poignant qui fait appel à l'émotion la plus pure.

VANUXEM (Général Paul).

1951 : Le général vainqueur. Le destin exemplaire de De Lattre en Indochine.

SPL, 1977, gr. in-8°, 206 pp, une carte hors texte, broché, bon état

"Et aller au combat en vainqueur". Cette citation de Saint Paul ouvre le livre que le général Vanuxem a consacré à la seule grande victoire que le Corps Expéditionnaire français a remportée en Indochine contre les divisions viets : Vinh Yenh. Mais l'âme de la victoire a été le général de Lattre. Arrivé en Indochine à la fin de 1950 alors que tout semblait perdu, en quelques jours foudroyants, de Lattre a tout redressé, tout changé, tout assumé. Extraordinaire exmple que celui d'un seul homme renversant une situation tragique par sa seule force d'âme. Le combat gagné, et la France et le monde reconnaissant ce changement du cours de l'Histoire, le destin n'épargnera pas le général vainqueur : son fils Bernard meurt en soldat dans cette Indochine que le père avait sauvée. Le général, frappé à mort, s'en va. Il s'éteint en métropole – devenu maréchal de France. L'Indochine est perdue. Vanuxem – l'un des "maréchaux" de de Lattre explique pourquoi dans ce premier volet de ses "Mémoires d'un soldat". — Par un personnage atypique : le général Vanuxem. Né dans le Pas-de-Calais le 22 juillet 1904, Paul Vanuxem fit ses études à l'université de Lille où il obtint une licence de philosophie. Il débute sa carrière de professeur à Argentan au collège Mézeray à l'âge de 24 ans. C'est au cours de l'année scolaire 1928-1929 qu'il fonde avec Xavier Rousseau, la revue "Le Pays d'Argentan". Il écrira "Les veillerys" légendes de Basse-Normandie, et un ouvrage qui fera date sur la vie de Marguerite de Lorraine. C'est un homme chaleureux aux idées novatrices, qui au terme de son sursis décide de faire une brillante carrière dans l'armée. "J'ai choisi de demeurer dans l'armée quand j'ai senti la proximité de la guerre et l'occasion de mieux servir ma patrie". Il participe à la fameuse bataille de Monte Cassino de la campagne d'Italie. Il participera ensuite à la guerre d'Indochine où il sera chargé d'organiser l'exode des catholiques du Vietnam. Très estimé du général de Lattre de Tassigny, il reçoit ses étoiles de général en 1955. Nommé adjoint au commandant en chef des forces françaises en Allemagne, il fut mis en disponibilité en 1961 à cause des ses opinions politiques sur l'Algérie française. Il fera deux ans de prison préventive pour finalement être acquitté. Il décède en 1979.

VARHOUVER (Michel).

Le Lieutenant de Singapore.

P., Académie Européenne du Livre, 1991, in-8°, 345 pp, broché, bon état

Souvenirs de l'auteur sur sa vie de marin. Né en 1913 à Paris. Il entre à l'Ecole nationale de la Marine marchande en 1930. En 1932 il devance l'appel et s'engage dans la Marine Nationale ; il est libéré en 1935. Alors commence sa vie d'Inscrit Maritime qui le ménera sur toutes les mers du monde. Mobilisé dans la Marine marchande de 1939 à 1941, apres un temps passé à terre, il rejoint Liverpool et embarque sur un navire des forces alliées. Il est de retour en France en 1946. Il repart avec un autre navire pour un voyage en Indochine et l'Australie. Nommé chef mécanicien, il termine sa carrière maritime sur des navires de gros tonnage...

VULLIEZ (Albert).

Aéronavale, 1915-1954.

Amiot-Dumont, 1955, in-8°, 203 pp, préface de l'amiral Henri Nomy, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

"Le commandant Vulliez, en racontant la dernière campagne de L'Arromanches en Indochine, campagne à laquelle il a lui-même participé, expose l'histoire et l'évolution d'une arme peu connue. Il a ainsi tenu à rendre hommage à ceux de l'Aéronavale, trop souvent oubliés. Exploits après exploits, de Dunkerque en 1915 jusqu'à Dien Bien Phu en 1954, la bravoure dans la bataille, l'esprit d'invention dans les proiets ont été l'apanage de ces "marins du ciel". Un livre qui passionnera les hommes de l'air comme les hommes de la mer..." (4e de couverture)

YVON (Pierre-Jean).

Un marin au cœur de l'exode indochinois, 1954-1955.

Pascal Galodé Éditions, 2010, in-8°, 269 pp, 64 photos sur 32 pl. hors texte, 8 cartes, 5 fac-similés en annexes, broché, couv. illustrée, bon état

"Rares sont les récits de marins ayant participé à la douloureuse fin de la guerre d’Indochine. Inscrit maritime avant d’entrer à l’école des mousses, Pierre-Jean Yvon, 20 ans, a connu tout cela à bord de sa péniche de débarquement achetée à l’US Navy ; le LSM 316 devenu L 9015. De sa traversée du Pacifique depuis la Californie pour rallier la péninsule indochinoise, à son retour en métropole, indifférente au drame qu’il a vécu, il raconte ses missions sur le Fleuve Rouge au Tonkin, la récupération des fugitifs sud-vietnamiens puis le recueil des rescapés français de leur enfer, mais aussi le transfert des communistes du Sud vers leur nouveau Nord Viêtnam. Sans nostalgie, écrit dans un style direct, celui d’un reporter, le témoignage est ponctué d’émotions, d’impressions, de passion même." (L'Écrivain combattant, juin 2012)