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ABBAS (Ferhat).

Autopsie d'une guerre. L'aurore.

Editions Garnier, 1980, gr. in-8°, 346 pp, broché, couv. illustrée, état correct

"Une vaste fresque peinte au soir d'une vie, des Mémoires en quelque sorte d'un des principaux leaders algériens. Ferhat Abbas raconte l'exploitation et la violence coloniale, la fraude électorale, l'entêtement des Européens à refuser à la fois l'assimilation et l'émancipation des "indigènes", l'aveuglement du lobby algérien de la IVe République, la genèse et les péripéties de la guerre d'indépendance algérienne, l'absence de cohésion de cette révolution." (Benjamin Stora, Dictionnaire des livres de la guerre d'Algérie) — "Avant de rejoindre le parti de la violence révolutionnaire Ferha Abbas, intellectuel algérien et musulman de culture française, et premier président du gouvernement provisoire de la République algérienne, avait épuisé tous les moyens, les appels et toutes les luttes politiques. Marié à une Française, soucieux de garder des attaches avec la France au plus fort du déchaînement des haines et des souffrances, cet homme a mené une vie qui résume l’histoire des erreurs dramatique de la France en Algérie. Si un million de pieds noirs ont été contraints à l’exil, ce n’est pas en tout cas à cause de lui, pour qui la complémentarité entre les valeurs berbero-algériennes d’une part, et françaises de l’autre, constituait une raison de vivre. J’ai toujours eu du respect pour ce pacifiste qui n’a opté pour la violence qu’en dernier recours et la mort dans l’âme." (Jean Daniel)

ABOULKER (Marcel).

Alger et ses complots.

P., Les Documents Nuit et Jour, 1945, in-12, 277 pp, broché, couv. très lég. abîmée, bon état. Rare

Souvenirs de l'auteur, réalisateur de films alors officier, entre son départ de Paris pour Alger en juin 1940 et l'arrivée du général de Gaulle dans cette ville en mai 1943. Marcel Aboulker (1905-1952) entre à Polytechnique en 1924. Écrivain et homme de radio, il se lance dans le cinéma dans les années 1930 sous le nom de Marcel Paul ; il est notamment assistant réalisateur sur Prisons de femmes de Roger Richebé, et passe à la réalisation en 1939. Revenu à Alger après 1940, il joue un rôle actif lors du débarquement américain de novembre 1942, évènement qu'il relate dans ce livre, paru en 1945.

AGERON (Charles-Robert).

L'Opinion française devant la guerre d'Algérie.

Revue française d'histoire d'outre-mer, 1976, gr. in-8°, 29 pp, paginé 256-284, 2 tableaux, notes, broché, bon état. Tiré à part extrait de la “Revue française d'histoire d'outre-mer”,1976, envoi a.s.

ALLEG (Henri).

La Question.

Editions de Minuit, 1977, in-12, 112 pp, broché, bon état (Coll. Documents), envoi a.s.

Témoignage accablant sur les tortures infligées en prison par l’armée française, par l'ancien directeur du quotidien « Alger républicain ».

ALLEG (Henri).

La Question.

Editions de Minuit, 1958, in-12, 112 pp, broché, bon état (Coll. Documents)

Témoignage accablant sur les tortures infligées en prison par l’armée française, par l'ancien directeur du quotidien « Alger républicain ».

ALLEG (Henri).

Prisonniers de guerre.

Editions de Minuit, 1961, in-12, 250 pp, achevé d'imprimer du 24 avril 1961, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Documents). Edition originale, bande éditeur conservée : “La Question (Suite)”

"Journal intime couvrant les trois années passées en préventive à la prison civile de Barberousse à Alger, du 16 août 1957 jusqu'au début du mois de juin 1960, c'est-à-dire à la veille du procès qui condamnera Henri Alleg à dix ans de prison." (Vignes, 389)

ARGOUD (Antoine).

La décadence, l'imposture et la tragédie.

Fayard, 1974, gr. in-8°, 360 pp, 16 pl. de photos et 15 pl. de documents hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, dos lég. sali, bon état

"Ce que personne n'avait encore osé écrire. Partisan de l'Algérie francaise, adversaire du général de Gaulle dont il conteste toute l'action, le colonel Argoud est de ceux qui se rallièrent au général en mai 1958, comptant qu'il se prononcerait en faveur d'une Algérie francaise. L'illusion fut courte. Dans son livre, le colonel Argoud ne recule devant la description d'aucune scène, devant la mise en cause d'aucun des collaborateurs les plus proches du chef de l'Etat. Et l'on ne s'étonnera pas que cet ouvrage soit probablement le document le plus explosif de l'après Algérie francaise." — Le colonel Antoine Argoud devient à quarante-quatre ans l'un des plus jeunes colonels de l'armée francaise. Très proche du général Massu jusqu'en 1960, il rompt avec la « légalité républicaine » lors du putsch d'Alger. Il devient, après l'échec du putsch, l'un des dirigeants de l'O.A.S. Enlevé à Munich par des barbouzes, il est condamné à la détention criminelle à perpétuité, puis amnistié en 1968.

ARON (Robert), François Lavagne, Janine Feller et Yvette Garnier-Rizet.

Les Origines de la guerre d'Algérie.

Fayard, 1962, in-8°, 332 pp, biblio, une carte, broché, bon état (Coll. Textes et documents contemporains), envoi a.s. de 3 des auteurs (manque Janine Feller)

AZEAU (Henri).

Révolte militaire. Alger, 22 avril 1961.

Plon, 1961, in-8°, 277 pp, broché, bon état

Un des premiers ouvrages écrits immédiatement après le putsch des généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller du 22 au 25 avril 1961. — Ce livre consacré à la « révolte des généraux » a paru quelques semaines après celui de Jacques Fauvet et Jacques Planchais. H. Azeau s'attache moins à raconter les événements qu'à en présenter un essai d'interprétation. On lira avec intérêt les développements consacrés à la conjoncture internationale et à l'illusion, chez certains auteurs du putsch, qu'il serait possible d' « otaniser » le conflit algérien et de forcer la main aux Occidentaux. Voir aussi le chapitre sur la révolte du contingent et le texte intitulé « Confession d'un meneur ». Malgré certaines inadvertances (une allusion p. 117 à la démission du « contrôleur Jacomet ») et beaucoup d'affirmations incontrôlables, le livre mérite d'être lu. (Revue française de science politique, 1962) — "En avril 1961, des officiers français s'insurgaient contre le pouvoir, et tentaient d'arracher la politique algérienne de la France des mains du gouvernement. Cette dramatique affaire n'a pas encore livré tous ses secrets. Il est trop tôt, cependant, pour vouloir écrire l'Histoire. Aussi bien Henri Azeau n'a pas la prétention de chercher à tout dire. Du moins s'attache-t-il, en s'appuyant sur des faits reconnus et contrôlés, à approfondir le sujet, rechercher les mobiles, examiner les conséquences. Bref, raisonner sans passion et sans préjugés. Pour cela il possédait une information hors de pair que son activité de journaliste lui a permis d'amasser patiemment. Cette information puise à des sources diverses et vérifiables que l'auteur a d'ailleurs eu à souci de citer. Mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il a disposé également, des deux côtés de la barricade, de renseignements inédits qu'il a su recouper avec toute la prudence voulue et qui ne manqueront pas de renouveler notre connaissance de ce putsch manqué. Voici donc, à ce jour, le point fait d'une entreprise dont nous n'avons pas fini d'éprouver les conséquences..." (4e de couverture)

BACHELOT (Bernard).

De Saigon à Alger (1951-1962). Désillusions d'un officier, marin et pilote.

L'Harmattan, 2007, gr. in-8°, 360 pp, 47 photos dans le texte, 7 cartes et plans, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

« Le témoignage d'un officier de la Marine française sur deux conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle : l'Indochine et l'Algérie ». — Le récit, vif et soutenu, s'ouvre en 1951 et se clôt en 1962. Il nous transporte sur deux terrains de conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle l'Indochine et l'Algérie ; il éclaire une page d'histoire moderne et contribue au débat actuel sur le sujet. Ces mémoires – celles d'un officier de la Marine française, devenu pilote de chasse et officier d'appontage – tiennent de l'Histoire autant que de l'aventure. Aux récits souvent bouleversants de combats sur les fleuves d'Indochine et de missions aériennes périlleuses se mêlent l'histoire de l'installation d'une famille en Afrique du Nord au XIXe siècle et la chronique des événements politiques. Bernard Bachelot nous raconte la décolonisation de l'intérieur, avec les yeux d'un natif d'Algérie et le vécu d'un soldat. Il témoigne du traumatisme de militaires de carrière engagés dans des guerres cruelles qui ont abouti – en dépit parfois de victoires sur le terrain – à de tristes abandons. Il nous parle de pertes perte de la terre, des amis, des idéaux... perte de l'innocence. Sur le conflit militaire se greffe le conflit intérieur. La vie sur le terrain d'opération va de pair avec la vie intime et privée. On assiste à la fin des illusions et à la naissance d'une famille. La mort accidentelle d'un de ses enfants – point de départ du récit – incite l'auteur à revenir, près de quarante ans après les faits, sur cette période agitée et tragique. De Saigon à Alger est l'histoire d'un déracinement. L'émotion qui s'en dégage naît de la précision du témoignage et de la passion dans l'analyse. — Bernard Bachelot naît à Tizi-Ouzou (Algérie) en 1929. Il grandit à Alger, Mascara, Sidi-Bel-Abbès et Djidjelli. Élève de l'École Navale, officier en Indochine et en Algérie, il rejoint le civil en 1962, où il oeuvre notamment en faveur de la formation professionnelle et de l'emploi des personnes handicapées. Il publie en 2003, aux Éditions du Rocher, « Louis XIV en Algérie », un ouvrage remarqué (prix littéraire « Jean Pomier » et médaille de l'Académie de Marine), qui met à jour une page méconnue de l'histoire de France, et qui invite les historiens à réviser sensiblement leurs positions sur la période.

BAIL (René).

L'Oranie 1954-1962.

Bayeux, Heimdal, 1987, in-4°, 96 pp, 184 photos en noir et en couleurs, 3 cartes et plans, broché, couv. illustrée, bon état (39/45 Magazine - Guerres contemporaines hors série n° 1)

BALDACCI (Aimé).

Souvenirs d'un français d'Algérie. II. Tirailleur algérien.

Editions Fernand Lanore, François Sorlot, éditeur, 1984, gr. in-8°, 222 pp, broché, bon état. Edition originale, exemplaire numéroté

Tome 2 des mémoires d'Aimé Baldacci, né à Alger le 1er janvier 1916, administrateur du Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA). L'auteur, Français d'Algérie, est appelé sous les drapeaux comme E.O.R. en 1938. Maintenu en service pour cause de guerre possible, il est en Tunisie quand il apprend la déclaration de guerre et, après des mouvements incessants de la ligne Mareth en Tunisie à Sidi-Bel-Abbès en passant par Tatahouine et Sfax, il découvre avec chagrin la défaite de juin 1940. La vie et l'état d'esprit des Français d'Algérie à la fin des années 30 et lors de la "drôle de guerre" mais aussi une image très réaliste de la vie des unités autochtones dans les grands espaces de sables et de pierres du Grand Sud Saharien. — "... Il existe aussi un document important, les “Souvenirs d'un Français d'Algérie”, d'Aimé Baldacci (né à Alger en 1916) : les souvenirs racontent la vie privée et la vie professionnelle et aussi, de manière détaillée, l'histoire de l'Algérie, que l'auteur a connue : ces 8 volumes, parus de 1983 à 1997 (à compte d'auteur, sauf les volumes 2, 3 et 4 publiés chez Sorlot-Lanore) font plus de 2.600 pages : ce volume fait que ces livres ne peuvent être lus que par des Français d'Algérie et des spécialistes." (Jeannine Verdès-Leroux, Les Français d'Algérie, 2001)

BARRAT (Robert).

Les maquis de la liberté. Un journaliste au coeur de la guerre d'Algérie.

P., Editions Témoignage Chrétien ; Alger, Entreprise Algérienne de Presse, 1988, gr. in-8°, 238 pp, 25 photos, articles, documents, repères chronologiques, témoignages de Paul-Marie de La Gorce, André Mandouze, Robert Davezies, Jean Daniel, Claude Roy, Stéphane Hessel, Jules Roy, broché, couv. illustrée, bon état

"Cet ouvrage présente l'itinéraire de Robert Barrat et sa lutte contre la guerre d'Algérie à travers un long texte qu'il a écrit à la fin de la guerre d'Algérie. Quelques articles et documents, une biographie et plusieurs témoignages sur son parcours complètent l'ensemble. Connaissant la situation algérienne avant même le déclenchement de l'insurrection, Robert Barrat n'est pas surpris par les événements du premier novembre 1954, d'autant plus qu'il est déjà en contact avec des militants nationalistes algériens. Ces contacts lui permettent dès les premiers mois de l'insurrection de rencontrer Abane Ramdane, la tête politique du Front de Libération Nationale qui mourra assassiné par les Algériens en décembre 1957. Il s'entretient aussi avec des maquisards de la région de Palestro, parmi lesquels Amar Ouamrane dont il publie l'interview dans un article demeuré célèbre : « Un journaliste français chez les " hors-la-loi " algériens », paru dans "France-Observateur" le 15 septembre 1955. Cet article, reproduit dans le livre, vaut à l'auteur une arrestation et un séjour à la prison de Fresnes dont il ne sort qu'à la suite d'une mobilisation immédiate et importante. La saisie n'étant pas encore une pratique courante, l'article permet de faire connaître aux Français les revendications des Algériens. Surtout, il montre que ce n'est pas le Mouvement National Algérien de Messali Hadj qui tient les maquis, mais le FLN que les Français et les travailleurs algériens en France connaissent peu ou pas encore. Robert Barrât a aussi été l'un des rares diffuseurs sur les conditions de la répression au cours des deux premières années de la guerre. Il montre ainsi que des tortures étaient régulièrement pratiquées bien avant la bataille d'Alger de 1957, année que l'on considère souvent comme celle des tortures..." (Tramor Quemeneur, Outre-Mers. Revue d'histoire) — "Lucide et courageux journaliste – il rencontra les dirigeants algériens dans les maquis dès avril 1955, – chrétien qui trouvait dans la spiritualité de Charles de Foucauld un guide de vie, Robert Barrat, mort en 1976, a laissé un manuscrit aujourd’hui publié. Il s’agit d’un témoignage sur la guerre d’Algérie, auquel ont été ajoutés, outre des hommages à l’auteur, des documents rappelant quelques épisodes de la lutte, en France, contre la guerre coloniale menée par cette étrange alliance entre les pires forces réactionnaires et un pouvoir politique qui avait trahi ses idéaux proclamés. Robert Barrat traverse cette époque honteuse en prophète, mettant sa plume au service de la justice et de la vérité. Document historique, cet écrit est aussi, surtout, un exemple de ce que peut-être le métier de journaliste." (Jacques Decornoy, le Monde diplomatique, 1988)

BAUNARD (Mgr).

Le général de Sonis (1825-1887). D'après ses papiers et sa correspondance.

P., Poussielgue, 1890, in-8°, xvi-555 pp, un portrait photo en frontispice, reliure demi-chagrin chocolat à coins, dos à 5 nerfs, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état

"... Nous sommes doublement heureux de rendre hommage à l'ouvrage si remarquable de Mgr Baunard, car on y trouve un récit circonstancié, fait sur les sources les plus authentiques, des opérations militaires qui s'accomplirent depuis la prise de possession, par le général, du commandement du 17e corps, jusqu'à la bataille de Loigny." (G. de B., Revue des Questions historiques) — "Pour savoir ce que fut, dans la plaine de Loigny, cette nuit tragique du 2 décembre 1870, il faut lire l’admirable volume de Mgr Baunard sur le général de Sonis. Se jetant, sous les balles, en pleine mêlée, l’abbé Theuré, par son intrépidité et son sang-froid, a sauvé la vie à plus de cinq cents blessés français et allemands qui allaient être massacrés dans l’effroyable désordre de ce combat de nuit. Le lendemain, il y avait plus de mille blessés dans son presbytère et dans son église. C’est là que M. le chirurgien-major Dujardin-Beaumetz établit son ambulance ; c’est là qu’assisté de M. de Belval, son aide-major, et de M. l’abbé Theuré, il coupa la jambe au général de Sonis. Avant l’opération, le général lui avait dit : « Tâchez de m’en laisser assez pour que je puisse encore servir la France. »..." (Ludovic Halévy, 1894) — Table : La Guadeloupe, la France, le collège (1825-1844) ; Saint-Cyr, Castres, Paris, Limoges (1844-1854) ; L'Algérie, la Kabylie (1854-1859) ; la campagne d'Italie (mai-août 1859) ; le Maroc (octobre 1859) ; Tenez, Laghouat, Saïda (1860) ; combat de Metlili, une expédition dans le désert (1865-1866) ; Laghouat, la vie chrétienne ; combat d'Aïn-Mahdi (1869) ; Aumale (1869-1870) ; l'armée de la Loire, Brou et Loigny (1870. Récit circonstancié des opérations militaires autour de Châteaudun et dans la journée de Loigny, quand le général de Sonis commandait le 17e corps) ; l'ambulance et le congé (1871) ; Rennes (1871-1874) ; Saint-Servan (1874-1880) ; Châteauroux, Limoges (1880-1883) ; Paris, l'éternité (1883-1887).

BAUNARD (Mgr Louis).

Le Général de Sonis (1825-1887), d'après ses papiers et sa correspondance.

P., ancienne librairie Poussielgue, J. de Gigord, éditeur, 1914, in-8°, xv-576 pp, un portrait photo en frontispice, reliure demi-basane fauve à coins, tête dorée (rel. de l'époque), dos manquant, sinon bon état

"... Nous sommes doublement heureux de rendre hommage à l'ouvrage si remarquable de Mgr Baunard, car on y trouve un récit circonstancié, fait sur les sources les plus authentiques, des opérations militaires qui s'accomplirent depuis la prise de possession, par le général, du commandement du 17e corps, jusqu'à la bataille de Loigny." (G. de B., Revue des Questions historiques) — "Pour savoir ce que fut, dans la plaine de Loigny, cette nuit tragique du 2 décembre 1870, il faut lire l’admirable volume de Mgr Baunard sur le général de Sonis. Se jetant, sous les balles, en pleine mêlée, l’abbé Theuré, par son intrépidité et son sang-froid, a sauvé la vie à plus de cinq cents blessés français et allemands qui allaient être massacrés dans l’effroyable désordre de ce combat de nuit. Le lendemain, il y avait plus de mille blessés dans son presbytère et dans son église. C’est là que M. le chirurgien-major Dujardin-Beaumetz établit son ambulance ; c’est là qu’assisté de M. de Belval, son aide-major, et de M. l’abbé Theuré, il coupa la jambe au général de Sonis. Avant l’opération, le général lui avait dit : « Tâchez de m’en laisser assez pour que je puisse encore servir la France. »..." (Ludovic Halévy, 1894) — Table : La Guadeloupe, la France, le collège (1825-1844) ; Saint-Cyr, Castres, Paris, Limoges (1844-1854) ; L'Algérie, la Kabylie (1854-1859) ; la campagne d'Italie (mai-août 1859) ; le Maroc (octobre 1859) ; Tenez, Laghouat, Saïda (1860) ; combat de Metlili, une expédition dans le désert (1865-1866) ; Laghouat, la vie chrétienne ; combat d'Aïn-Mahdi (1869) ; Aumale (1869-1870) ; l'armée de la Loire, Brou et Loigny (1870. Récit circonstancié des opérations militaires autour de Châteaudun et dans la journée de Loigny, quand le général de Sonis commandait le 17e corps) ; l'ambulance et le congé (1871) ; Rennes (1871-1874) ; Saint-Servan (1874-1880) ; Châteauroux, Limoges (1880-1883) ; Paris, l'éternité (1883-1887).

BEAU de LOMÉNIE (E.).

L'Algérie trahie par l'argent. Réponse à M. Raymond Aron.

P., Editions Etheel, 1957, in-12, 109 pp, broché, bon état

"Digressions polémiques plutôt que véritable argumentation, et par là même, réponse peu convaincante à M. Raymond Aron, dont l'auteur expose pourtant les thèses avec une certaine objectivité." (Revue française de science politique, 1958)

BERGOT (Erwan).

La Guerre des appelés en Algérie, 1956-1962.

France Loisirs, 1981, gr. in-8°, 282 pp, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Février 1956 : dans le cadre des renforts promis par Guy Mollet à l'Algérie, les premiers "Disponibles" quittent Marseille pour Alger. A leur suite, l'auteur nous entraîne à Oran, à Bône, en Kabylie, dans des fermes qu'il faut aménager, des postes qu'il faut construire, en bordure des forêts, des montagnes où, insaisissable, rôde le Rebelle. Peu à peu pourtant, les "Appelés" apprennent à dominer leur peur, à "crapahuter" comme leur adversaire, à nouer contact avec la population. Et ils se prennent d'amour pour ce pays rude, sauvage, difficile. Voici la "Bataille d'Alger". Vue du bled, elle prend une autre dimension : sur place, avec leurs pauvres moyens, les "naufragés du Quadrillage" font face à la grève, à l'insurrection. Voici le 13 mai, vécu de loin, à travers les transistors, depuis le bled, en Oranie ou en Kabylie ; vécu de près, en contact étroit avec les habitants des mechtas, des douars, des villages. Si les "Barricades" de 1960, le "Putsch" de 1961 ne les atteignent qu'étouffés par la distance, ils leur montrent que la fin de l'Algérie française est proche. Après avoir cru à la victoire en participant aux grandes opérations "Challe", ils se résignent au départ. L'auteur, qui les a vus vivre, souffrir, être tristes ou gais, a voulu rendre hommage à tous ces Appelés qui avaient vingt ans, et qui étaient fiers.

BEYSSADE (Pierre).

La guerre d'Algérie 1954-1962.

P., Editions Planète, 1968, in-8°, 263 pp, broché, bon état (Coll. Histoire. Planète)

De l'insurrection à la fin de la IVe République ; Des barricades d'Alger à la paix d'Evian. — Pierre Beyssade était administrateur des services civils de l'Algérie. — "La guerre d'Algérie a suscité un grand nombre de travaux de qualité inégale. L'auteur décrit les faits de façon chronologique sans apporter la moindre interprétation neuve, sans fournir de renseignements nouveaux. Les témoignages personnels qui illustrent tel ou tel épisode ne sont pas sans intérêt, mais leur portée est très limitée." (Revue française de science politique)

BIDAULT (Georges).

Algérie, l'oiseau aux ailes coupées.

La Table Ronde, 1958, in-12, 227 pp, broché, bon état

"Ce livre paraît au lendemain de la Conférence de Tanger et du spectacle renouvelé de la confusion politique en France. A Tanger, les trois partis nationalistes du Maghreb ont proclamé la solidarité de toute l'Afrique du Nord. Elle existait sous notre égide. Nous l'avions oublié pour nous faire bien voir. On nous la rappelle pour nous expulser de la position centrale d'Algérie d'où, du moins jusqu'à présent, aucune tentative de démoralisation ni aucun conseil extérieur ne nous ont persuadés de déguerpir. L'heure à laquelle nous sommes parvenus est une des plus graves qu'ait connues la nation..."

BIGEARD (Colonel Marcel) et Marc FLAMENT.

Piste sans fin...

La Pensée Moderne, 1963, in-4°, 94 pp, 86 photos, cartonnage pleine toile crème de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Photographies de Marc Flament, textes du colonel Bigeard. — La carrière photographique du sergent-chef Marc Flament au cours de la guerre d’Algérie est très riche. Il devient un véritable photographe immergé au sein des unités qu’il accompagne entre 1956 et 1961. Une dimension nouvelle est donnée à sa pratique après sa rencontre avec le colonel Bigeard dont il devient le photographe attitré à partir de 1957. Il l’accompagne de 1957 à 1960, tout d’abord au sein du 3e RPC (1957-1958), puis dans les secteurs opérationnels de Saïda et d’Aïn Sefra (1959-1960).

BONREPAUX (Gaston)(pseudonyme de Gaston GRECH).

Nos Ancêtres les Gaulois. Les Pieds-Noirs.

Monte-Carlo, Editions Regain, 1966, pt in-8°, 249 pp, broché, bon état

Pamphlet pro-Algérie française.

BOURDIER (Jean).

Le Comte de Paris : un cas politique.

La Table Ronde, 1965, gr. in-8°, xvii-228 pp, annexes, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. L'histoire contemporaine revue et corrigée)

"Le Comte de Paris serait-il le "Dauphin" souhaité par de Gaulle ? Cette question, maintes fois posée depuis le 13 mai 1958, a eu pour effet d'attirer l'attention générale sur un homme et sur un cas politique : celui du premier prétendant français à être entré de plain-pied dans le jeu républicain et à en avoir utilisé les détours afin de retrouver sa couronne. Cet homme demeure toutefois assez mystérieux. Qui est le Comte de Paris ? Qu'espère-t-il au juste ? Quels sont ses principes et sa méthode ? Autant de questions auxquelles il n'a jamais été répondu de façon claire. Pourtant, le Comte de Paris a un passé politique. Un passé politique étroitement lié aux grands événements de l'histoire contemporaine française. Ce passé politique n'avait jamais encore fait l'objet d'une véritable analyse critique, ni même d'un récit complet et homogène. Il convenait de réaliser ce double travail, sans lequel nul n'aurait pu juger le personnage ou évaluer ses chances politiques, réelles ou imaginaires." — Pamphlet sur le comte de Paris. Jean Bourdier insiste longuement sur l'attitude du Comte de Paris à Alger, en 1942-1943, au moment de l'assassinat de l'amiral Darlan. L'ouvrage analyse également les relations du Prétendant et du général de Gaulle à partir de 1954, la thèse étant que le second a toujours manipulé le premier...

BRESILLON (Jean-Pierre).

Crapahut.

Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie (F.N.A.C.A.), 1984, in-8°, 296 pp, broché, jaquette illustrée, bon état

"Le Crapahut, c’est le fait de se déplace sur un terrain de combat. Pour les soldats d’Algérie, crapahuter, c’est participer à une opération." Souvenirs romancés sur la guerre d'Algérie, par le vice-président départemental de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Algérie de Saône-et-Loire, qui précise que tous les noms propres, en particulier les noms des Musulmans, certains noms de lieux et les cotes militaires ont été changés.

BROMBERGER (Merry et Serge).

Les 13 complots du 13 mai ou la délivrance de Gulliver.

Fayard, 1959, in-8°, 443 pp, broché, bon état. Edition originale, un des 30 ex. numérotés sur papier alfa (seul grand papier), envoi a.s. de Merry Bromberger

"Les événements de mai 1958 ont constitué une véritable Révolution dont les français se sont à peine douté. Fallait-il garder le silence ?" "Ce livre sur les événements de mai 1958 est beaucoup plus complet et plus important que ceux qui l'ont précédé. Les frères Bromberger sont des journalistes expérimentés. Leur livre, alertement écrit, se lit comme un roman et contient quelques portraits pittoresques. Ils ont manifestement procédé à une enquête sérieuse et ont recueilli de nombreux témoignages. S'ils s'abstiennent de citer toute source, il ne semble pas que leurs allégations aient été souvent démenties. Les frères Bromberger apportent des précisions inédites sur le rôle de plusieurs hommes, et notamment de quelques officiers généraux. Mais leur livre dépasse le plan de l'anecdote et il tend à proposer une interprétation des événements. L'idée maîtresse du livre - idée qui s'exprime dans le titre - est que le 13 mai n'est pas le produit d'un complot, mais de plusieurs complots mal coordonnés les uns avec les autres et ne rassemblant qu'un très petit nombre de conspirateurs actifs : les indications fourmes par les frères Bromberger sur les effectifs des principaux groupements sont à cet égard extrêmement éloquentes. D'autre part, les auteurs montrent combien le camp des futurs vainqueurs était divisé : les activistes d'Alger jouent (déjà) un jeu très différent de celui que jouent les gaullistes et ils organisent la journée du 13 mai pour les prendre de vitesse (pp. 151-162) ; quant aux chefs militaires, ils paraissent surtout éprouver le désir de ne pas engager l'armée dans une aventure : dans la soirée du 13 mai, M. Delbecque, principal organisateur du complot gaulliste à Alger, est traité de «voyou» par un colonel puis par le général Salan... Quant au général de Gaulle, les frères Bromberger soulignent son souci de légitimité : "Il n'a donné son accord à aucune des actions dont il est instruit. Il est la France et il verra ce qu'on propose à la France, si on lui propose quelque chose. Il ne marque qu'une opposition catégorique : il ne viendra pas imposé par un putsch militaire. Il ne répondra qu'à l'appel du peuple unanime ou de ses représentants légaux." Les frères Bromberger montrent bien comment ce souci de légitimité a retardé de plusieurs jours le dénouement de la crise, à un moment où certains responsables de l'appel au général jugeaient tout à fait abusif ce respect des formes parlementaires. L'obstination du général de Gaulle apparaît ainsi comme un sérieux obstacle au zèle des conspirateurs, dont il est cependant l'unique recours. Les frères Bromberger parlent des "complots du 13 mai" avec une très apparente sympathie, mais à travers leur livre ces complots semblent bien incertains et bien mal organisés. Il reste à se demander pourquoi la IVe République ne leur pas résisté." (Jean Touchard, Revue française de science politique, 1959)

BROMBERGER (Merry et Serge), Georgette Elgey et J.-F. Chauvel.

Barricades et colonels. 24 janvier 1960.

Fayard, 1960, pt in-8°, 444 pp, un plan d'Alger, broché, bon état

"(...) il serait injuste de méconnaître l'intérêt de “Barricades et colonels”. Les auteurs ont manifestement eu accès à des sources officielles. Ils ont procédé à de nombreuses interviews. Certaines de leurs informations (concernant notamment le rôle du général Zeller) ont été ultérieurement confirmées par les faits. C'est sans nul doute le mieux documenté et le plus impartial des livres consacrés aux événements du 24 janvier. (...) Car si une conclusion se dégage du livre, c'est bien que la fusillade du 24 janvier 1960 n'est ni la conséquence d'une mystérieuse machination ni l'effet d'un hasard tragique. Il est clair que les insurgés ont trouvé un large soutien dans la population européenne d'Alger et que l'armée, à tous les échelons même aux plus élevés, a été tentée de jouer le rôle d'arbitre entre les barricades et le gouvernement." (Jean Touchard, Revue française de science politique, 1961)

BROMBERGER (Merry et Serge), Georgette Elgey et J.-F. Chauvel.

Les 13 complots du 13 mai ou la délivrance de Gulliver. Suivi de : Barricades et colonels. 24 janvier 1960.

Fayard, 1959-1960 2 vol. in-8°, 443 et 444 pp, un plan d'Alger, brochés, bon état

"Ce livre sur les événements de mai 1958 est beaucoup plus complet et plus important que ceux qui l'ont précédé. Les frères Bromberger sont des journalistes expérimentés. Leur livre, alertement écrit, se lit comme un roman et contient quelques portraits pittoresques. Ils ont manifestement procédé à une enquête sérieuse et ont recueilli de nombreux témoignages. Ils apportent des précisions inédites sur le rôle de plusieurs hommes, et notamment de quelques officiers généraux. Mais leur livre dépasse le plan de l'anecdote et il tend à proposer une interprétation des événements. L'idée maîtresse du livre – idée qui s'exprime dans le titre – est que le 13 mai n'est pas le produit d'un complot, mais de plusieurs complots mal coordonnés les uns avec les autres et ne rassemblant qu'un très petit nombre de conspirateurs actifs : les indications fourmes par les frères Bromberger sur les effectifs des principaux groupements sont à cet égard extrêmement éloquentes. D'autre part, les auteurs montrent combien le camp des futurs vainqueurs était divisé : les activistes d'Alger jouent (déjà) un jeu très différent de celui que jouent les gaullistes et ils organisent la journée du 13 mai pour les prendre de vitesse (pp. 151-162) ; quant aux chefs militaires, ils paraissent surtout éprouver le désir de ne pas engager l'armée dans une aventure : dans la soirée du 13 mai, M. Delbecque, principal organisateur du complot gaulliste à Alger, est traité de «voyou» par un colonel puis par le général Salan... Quant au général de Gaulle, les frères Bromberger soulignent son souci de légitimité..." (Jean Touchard, Revue française de science politique, 1959) — "Il serait injuste de méconnaître l'intérêt de “Barricades et colonels”. Les auteurs ont manifestement eu accès à des sources officielles. Ils ont procédé à de nombreuses interviews. Certaines de leurs informations (concernant notamment le rôle du général Zeller) ont été ultérieurement confirmées par les faits. C'est sans nul doute le mieux documenté et le plus impartial des livres consacrés aux événements du 24 janvier. (...) Car si une conclusion se dégage du livre, c'est bien que la fusillade du 24 janvier 1960 n'est ni la conséquence d'une mystérieuse machination ni l'effet d'un hasard tragique. Il est clair que les insurgés ont trouvé un large soutien dans la population européenne d'Alger et que l'armée, à tous les échelons même aux plus élevés, a été tentée de jouer le rôle d'arbitre entre les barricades et le gouvernement." (Jean Touchard, Revue française de science politique, 1961)

BRUNE (Jean).

La Révolte. Roman.

Laffont, 1965, fort in-8°, 559 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale, ex. du SP (il n'y a pas eu de grand papier). On joint une lettre tapuscrite signée d'un journaliste ami de Jean Brune à un autre journaliste, lui demandant de signaler la parution du livre : « La Révolte est un livre puissant, à mon avis, dont la lecture est susceptible de faire réfléchir bien de ses lecteurs...»

Par l'écrivain Jean Brune (1912-1973), condisciple d'Albert Camus au lycée d'Alger, directeur de « La Dépêche Quotidienne » d'Alger et éditorialiste de Radio-Algérie, puis activiste de l’OAS-Métro. Dans ce livre, l'auteur crie son chagrin pour l'Algérie, son amour pour ses frères dispersés, pour le pays qu'il ne reverra jamais. Les titres des livres de Jean Brune disent tous l'inconsolable malentendu qui l'a chassé de son pays. (Benjamin Stora, Limag). — "Jean Brune racontera ce que fut la révolte de son peuple qui se jeta dans l'action, prise de conscience trop tardive, lorsqu'il s'aperçut que la politique dont il ne s'était jamais soucié allait faire basculer sa vie." (Emmanuel Roblès, Les Pieds-Noirs, 1987) — « Le mauvais coup que l’on prépare », disait Samar, « c’est notre assassinat. On veut nous livrer. Et maintenant tout se noue dans l’un de ces silences qui, dit-on, précèdent les grandes fureurs. L’ennemi peut se taire. II est partout autour de cette ville où nous voici enfermés avec l’armée. Il sait qu’ici se jouera le sort. II attend. Sans doute ne parvient-il pas à croire que l’armée souscrira au plan diabolique. II sait que sa victoire, et la ruée et le pillage et le carnage ne dépendent ni de sa sauvagerie ni de sa fureur, mais de la décision que prendra l’armée. Et nous, nous savons que notre vie ou notre mort, ou notre exil, qui sera une autre forme de mort, dépendent aussi du même arrêt. Avec l’armée nous pouvons tout, parce que nous restons des citoyens. Sans elle, nous ne serons que des mutins. Mais nous assumerons notre destin de mutins. Nous nous battrons. Nous avons jeté les bases d’une Organisation clandestine. Ce n’est encore qu’une ébauche ; mais autour d’elle nous mobiliserons la ville. »

BUFFELAN (Jean-Paul).

Le Complot du 13 mai 1958 dans le Sud-Ouest.

P., Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1966, gr. in-8°, iii-226 pp, préface de Louis Périllier, postfaces du général Roger Miquel et de Joseph Cathala, 8 pl. de photos hors texte, annexes, sources et biblio, index, broché, bon état (Bibliothèque constitutionnelle et de science politique)

"Il est rare de voir un juriste traiter un sujet aussi brûlant que ce prétendu complot du 13 mai : on sait que c'est à Toulouse que l'opération Résurrection devait être menée le 27 mai, et qu'elle fut décommandée en dernière minute par le Général Salan. Le récit de M. Buffelan est bien documenté, assez « objectif » et se lit agréablement." (La Revue administrative, 1966) — "La première partie retrace l'évolution des forces politiques traditionnelles ; sur le « complot » lui-même, et sur les « conjurés », la seconde partie apporte peu d'éléments nouveaux. Les appréciations en bas de page de L. Périllier et surtout du général Miquel retiennent l'attention..." (Revue française de science politique, 1966) — "Un jeune docteur en droit, J.-P. Buffelan, étudie minutieusement les événements de mai 1958 dans le sud-ouest de la France en interrogeant les acteurs." (Guy Pervillé, Quinze ans d’historiographie de la guerre d’Algérie, 1978)

BUIS (Georges).

La Grotte.

Julliard, 1961, in-8°, 317 pp, broché, bon état

Important roman sur la guerre d'Algérie. "Avez-vous lu la Grotte ? Il faut le faire. Parce que la guerre d'Algérie y apparaît à nu." (Jean Lacouture) ; "Ce livre dépasse son propos, survivra à ce qu'il a suscité, comme les Piliers de la Sagesse et comme l'Espoir ont survécu à la campagne d'Arabie ou à la guerre d'Espagne." (Roger Stéphane) ; "Ce roman prend sa place dans une famille d'ouvrages bien marqués au sceau de notre siècle où les drames de son histoire sont replacés dans un éclairage de conscience et de réflexion ; ceux, en somme, qui font vivre des héros intelligents." (Pierre-Henri Simon, le Monde).

BULOT (Frédéric).

Le 75e mobile (Loir-et-Cher).

Blois, Impr. J. Marchand, 1872, in-8°, iv-219 pp, reliure demi-basane cerise, dos lisse orné de triples filets dorés, pièces d'auteur et de titre maroquin noir (rel. de l'époque), coiffes lég. frottées, bon état. Rare

Témoignage personnel d'un homme intelligent au style agréable et concis qui fut Mobile au 75e.

CANROBERT (François Certain de).

Souvenirs d'un siècle. Notes recueillies par Germain Bapst.

Plon, 1898-1913 6 vol. in-8°, xv-560, 576, ii-547, ii-437, 491 et xxix-635 pp, un portrait en héliogravure en frontispice, 15 cartes hors texte, dont 9 dépliantes (une en couleurs), brochés, bon état

Complet : I. La Révolution de Juillet. La conquête de l'Algérie. 1848 ; II. Napoléon et sa Cour. La guerre de Crimée ; III. Paris et la cour pendant le Congrès. La naissance du Prince impérial. La guerre d'Italie ; IV. Les souverains à Paris. Les fêtes des Tuileries. La guerre contre l'Allemagne (1870) ; V. Bataille de Rezonville ; VI. Bataille de Saint-Privat. — Mémoires dictés par Canrobert (1809-1895), le dernier des maréchaux du Second Empire, mis en ordre et rédigés par G. Bapst. Canrobert (1809-1895) prit part au début de sa carrière à l'expédition de Mascara, à la prise de Tlemcen et fut blessé au siège de Constantine. En 1850, il fut pris comme aide de camp par le Prince Louis-Napoléon. Général de division en 1853, il participa à la guerre de Crimée et au siège de Sébastopol où il entreprit les gigantesques travaux d'investissement de la place. Maréchal de France en 1856, il se distingua pendant la guerre d'Italie à Magenta et à Solférino. Pendant la guerre de 1870, il prit part aux grandes batailles de Metz et s'illustra dans la défense de Saint-Privat. Sa carrière politique débuta en 1879 avec son élection au Sénat. — "Vaste ensemble de notes recueillies avec soin par Bapst. Elles furent dictées quotidiennement par le maréchal et forment une fresque d'un grand intérêt sur la période. Remarquables relations des batailles de Rezonville et de Saint-Privat." (Bourachot, 74)

CARRÉRAS (Fernand).

L'Accord FLN-OAS. Des négociations secrètes au cessez-le-feu.

Laffont, 1967, in-8°, 250 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. L'histoire que nous vivons), envoi a.s.

"Récit sans prétention, et qu'on peut croire fidèle, des étonnantes négociations qui se déroulent du 20 avril 1962, date de l'arrestation du général Salan, au 25 juin, où le colonel Dufour ordonne de cesser les attentats à Oran. A aucun moment, ces négociations ne prennent la forme d'un dialogue F.L.N.-O.A.S. : pour l'essentiel, elles mettent en scène des « marginaux » (J. Chevallier, A. Fares, J.-J. Susini lui-même) animés de grandes illusions sur les possibilités d'une réconciliation des deux communautés d'Algérie." (Revue française de science politique, 1968)

CHOPPIN (Capitaine H.).

Souvenirs d'un cavalier du Second Empire.

Plon, 1898, in-12, xi-323 pp, une gravure en frontispice (Crimée, 1855), reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état

Engagé simple cavalier, puis promu sous-officier, Choppin a servi au 2e régiment de Chasseurs d'Afrique, puis aux chasseurs à cheval de la Garde Impériale et s'est battu en Crimée et en Italie. Ses souvenirs sur cette première partie de sa carrière sont interessants non pour les combats auxquels il a participé, mais pour les anecdotes piquantes de la vie de garnison et sur le caractère des officiers sous lesquels il a servi, notamment dans la Garde. Officier subalterne au 3e dragons en 1870, son témoignage sur la guerre offre d'interessantes pages sur le siège de Metz et sur sa captivité à Cologne et Hambourg. — "De l'Algérie à la chute de Metz, en passant par la campagne de Crimée et celle de l'Italie, Choppin a laissé un excellent témoignage sur la vie et l'état d'esprit dans les armées du Second Empire." (Bourachot, 91)

Collectif.

La Guerre d'Algérie, 1954-1962.

P., Trésor du Patrimoine, 2001, in-4°, 206 pp, préfaces du général Gallois et de Pierre Dimech, très nombreuses photos, chronologie, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Collectif.

Le Procès de l'attentat du Petit-Clamart. Compte rendu sténographique.

Albin Michel, 1963, 2 vol. in-8°, 1018 pp, pagination continue, brochés, bon état

L’attentat du Petit-Clamart, désigné par ses auteurs sous le nom d'opération Charlotte Corday, est l'action du OAS-Métropole/OAS-CNR, dirigé par le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, visant à assassiner le général de Gaulle, président de la République, le 22 août 1962 à Clamart...

COLLECTIF (Revue).

L'Histoire pour quoi faire ? Les cahiers du Forum-Histoire n° 2. La Guerre d'Algérie.

Cahiers du Forum-Histoire, avril 1976, pt in-4°, 40 pp, broché, couv. illustrée par Siné. Numéro 2 de la revue "L'Histoire pour quoi faire ? Les cahiers du Forum-Histoire" (directeur de publication : Jean Chesneaux), consacré à la Guerre d'Algérie

COTTAZ (Maurice).

Les Procès du putsch d'Alger et du complot de Paris. Déclarations des accusés, dépositions des témoins, réquisitoire, plaidoiries, cités ou analysés par Maurice Cottaz.

Nouvelles Editions Latines, 1962, in-8°, 250 pp, textes officiels recueillis par M. Cottaz, 8 pl. de photos hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état

Un document sur la répression de l'O.A.S. La fin de la guerre d'Algérie à été marquée par "la révolte des centurions" concrétisée par le putsch d'Alger en avril 1961 et par le Complot de Paris. Cet ouvrage donne les grandes lignes des audiences de ces deux procès qui ont vu défiler dans le box des accusés plus de cent trente officiers et civils impliqués.

COURRIÈRE (Yves).

La Guerre d'Algérie. 1. Les Fils de la Toussaint. – 2. Le Temps des Léopards. – 3. L'Heure des Colonels. – 4. Les Feux du Désespoir. – 5. La guerre d'Algérie en images.

Editions Rombaldi, 1976, 5 vol. in-8°, 392, 505, 513, 568 et 279 pp, préface de Joseph Kessel, annexes, références bibliographiques, chronologie, reliures simili-cuir noir décorée de l'éditeur, bon état

De 1958 à 1962, Yves Courrière, grand reporter, "couvre" la guerre d'Algérie sur le terrain. En 1967, il entreprend de raconter par le détail ce que fut cette épopée, tant du côté FLN que du côté français. Quatre ans plus tard, il achève cette remarquable fresque en quatre volets. Il recevra en 1966 le prix Albert-Londres du meilleur reportage et, en 1970, celui de l'Académie française pour “Le Temps des Léopards”. — Bien complet du cinquième volume, un recueil de près de 350 photos légendées extraites du film "La guerre d'Algérie" d'Yves Courrière et Philippe Monnier. Yves Courrière a écrit un commentaire direct et précis qui replace chaque photo dans son contexte historique. — "Yves Courrière procède en chroniqueur. Il fouille les épisodes les plus mal connus parce que les plus mystérieux, éclaire les drogués du "coup tordu" (...) montre aussi dans ceux que l'on croyait mieux connaître, la faiblesse, la confusion parfois, l'humanité souvent..." (Jean Planchais, Le Monde) — "Il dit vrai et ne blesse personne. Son objectivité est garantie par un recul d'historien dépourvu de toute passion partisane, par une documentation minutieuse qui, dans sa recherche, équilibre les sources françaises et algériennes." (Albert-Paul Lentin, Le Nouvel Observateur) — "Il se garde des phrases abstraites ou des jugements moraux. Il dit les faits tels qu'ils furent, les hommes tels qu'ils se comportèrent." (Max Gallo, L'Express).

COURRIÈRE (Yves).

La Guerre d'Algérie. III : L'Heure des colonels.

Fayard, 1971, in-8°, 630 pp, 12 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Histoire de la prise du pouvoir par le général de Gaulle en 1958. — "On n'en a pas fini avec le livre d'Yves Courrière après l'avoir fermé. Il atteint à l'histoire totale d'une guerre où les ennemis plus qu'en aucun autre combat furent vraiment complémentaires. Le sort de deux peuples s'y noue en se déchirant. Une guerre et un livre qu'on n'oubliera pas." (Max Gallo, L'Express)

COURRIÈRE (Yves).

La Guerre d'Algérie. II : Le Temps des Léopards.

Fayard, 1971 in-8°, 612 pp, 24 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état. Bien complet du dépliant volant

Volume centré sur bataille d'Alger de 1957. — "Avec “Les Fils de la Toussaint”, Yves Courrière s'était révélé comme le premier historien de cette époque tragique, et comme un chroniqueur de grand talent. “Le Temps des Léopards” tient largement les promesses du premier volume." (Philippe Herreman, Le Monde)

COURRIÈRE (Yves).

La Guerre d'Algérie. I : Les Fils de la Toussaint.

Fayard, 1971, in-8°, 467 pp, préface de Joseph Kessel, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Les origines et les débuts de la guerre d'Algérie. — "Le grand reporter qu'a été longtemps Yves Courrière vient épauler l'historien dans son premier essai. Le récit va tout droit. Prompt, net et fort. Les lieux s'animent. Les gens prennent visage, chair et souffle. On les voit, on les sent, on les connaît, on est avec eux depuis le commencement jusqu'à la fin de la secrète et folle entreprise." (Joseph Kessel)

COUVEINHES (René, député de l'Hérault).

Contribution nationale à l'indemnisation des rapatriés. Guide pratique. Un premier pas...

Montpellier, Imp. Paul Déhan, 1971, in-8° étroit, 128 pp, broché, bon état

DANCOURT (Emmanuelle).

Général Valentin : De Sarajevo aux banlieues, mes combats pour la paix.

Tours, Editions CLD, 2006 in-8°, 263 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"Portrait d'un soldat des conflits contemporains dans les Balkans, où la cruauté des combats intercommunautaires est confrontée, par droit d'ingérence interposé, au bonnes intentions des forces internationales de maintien de l'ordre. Les récits, les témoignages, les réflexions et les confidences recueillis par Emmanuelle Dancourt décrivent le parcours exemplaire d'un combattant des Opex, ces affrontements où, dans un contexte d'exodes, de misère, de représailles et d'attentats, le danger est partout et l'ennemi nulle part. Ce livre explique que, guerre de mouvement et guerre de position n'ayant plus de sens, le renseignement, la psychologie sociale, l'aide humanitaire, mis en œuvre par des personnels militaires formés et dévoués à une tâche ingrate, complexe et dangereuse, soient les outils privilégés pour construire la paix. C'est dans la continuité de cette action que l'ancien chef de la KFOR au Kosovo a voulu plus tard faire partager l'esprit de Défense aux jeunes défavorisés des banlieues. Une lecture qui apporte une vision constructive des missions modernes de l'Armée." (J.-H. Levame, L'Ecrivain combattant, mai 2008) — Marcel Valentin a traversé l'épreuve des Balkans. En 1993, il est chef du secteur de Sarajevo pendant les heures les plus sombres du siège. Six mois de tension extrême sous les bombardements incessants des Serbes. Six mois qui lui font découvrir la véritable nature de la guerre et perdre pas mal d'illusions sur les hommes. En 1999, il est en Macédoine. Premier français à commander une force de l'Otan depuis plus de trente ans, il doit répondre à la détresse de milliers de réfugiés jetés sur les routes par Milosevic. Deux ans plus tard, Marcel Valentin prend la tête de la KFOR au Kosovo. Sa mission: accompagner le retour à a normalité dans un pays fragilisé par les haines ethniques et l'omniprésence du crime organisé. Un parcours rude mais riche que Marcel Valentin achève au poste de gouverneur militaire de Paris. Là, il cherche notamment à faire partager l'esprit de Défense aux jeunes des banlieues. Aujourd'hui, il préside un dispositif d'insertion sociale pour les jeunes défavorisés. (4e de couv.)

DARBOISE (Jean-Michel), Maurice HEYNAUD, Jacques MARTEL.

Officiers en Algérie.

Maspero, 1960, pt in-8°, 113 pp, postface de Robert Barrat, broché, couv. à rabats (lég. frottée), bon état (Coll. Cahiers Libres)

Trois jeunes officiers de réserve font le point de leur “pacification”.

DARD (Olivier).

Voyage au coeur de l'OAS.

Alger, Editions Sédia, 2012, in-8°, 458 pp, notes, sources et biblio, index, broché, bon état

A partir de l'ensemble des archives de l'état-major de l'OAS, l'étude exhaustive et concrète d'une organisation qui ensanglanta l'Algérie et la France, s'attaqua à l'Etat et tenta d'assassiner le général de Gaulle. Pour la première fois, il est possible de répondre clairement à ces questions : qui commande l'OAS ? Est-elle une organisation fasciste ? Qui la finance ? Quels sont ses moyens, ses méthodes et ses résultats de lutte ? Quel est, enfin, son poids dans l'opinion ? Le face-à-face entre l'OAS et l'Etat est saisissant. Les archives éclairent en particulier, sur fond de négociation des accords d'Evian, le choix et la mise en oeuvre de la politique de la "terre brûlée" menée par l'organisation, tout comme les réactions des autorités civiles et militaires qui ploient devant la force d'un mouvement qu'elles n'ont, de leur aveu même, jamais réussi à infiltrer.

DAVEZIES (Robert).

Le Front.

Le Club du livre chrétien, 1959, in-12, 233 pp, reliure pleine toile rouge de l'éditeur, rhodoïd, bon état. Edition originale, un des 1200 ex. sur Bouffant de Bellegarde pour le Club du livre chrétien, entièrement imprimés en rouge et reliés par l'éditeur en toile rouge, avec le titre doré au dos et sur le plat supérieur, et les gardes en toile emeri (papier de verre), d'après une maquette d'Odette Ducarre

"Premier livre de l'auteur (1923-2007), prêtre-ouvrier et ardent militant de la cause algérienne. C'est un recueil de témoignages de militants du FLN réfugiés à la frontière tunisienne sur la volonté d'indépendance du peuple algérien." (Vignes, Bibliographie des Editions de Minuit, 340)

DAVIDENKO (Dimitri).

Chouf ! Ils ont laissé leurs 20 ans en Algérie. Aujourd'hui, ils parlent.

Editions Encre, 1979, gr. in-8°, 223 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"C’est une tout autre image de l’armée d’Algérie que nous présente Dimitri Davidenko dans Chouf !, recueil de témoignages enregistrés d’anciens soldats du contingent. Nostalgie, ennui, peur panique des embuscades et des attentats, tortures, exécutions sommaires, viols, mépris raciste des Arabes en général, évasion dans la beuverie ou le bordel... voilà le triste lot de ces jeunes appelés dont le seul but était de parvenir sains et saufs au jour de la « quille ». Soldats involontaires, qui n’ont rapporté d’Algérie que le remords d’avoir perdu leur temps et leur intégrité, en servant une cause inavouable : retarder l’inéluctable libération d’un peuple opprimé. Une version antimilitariste et anticolonialiste..." (Guy Pervillé, Annuaire de l’Afrique du Nord 1979, 1981)

DEBATTY (André).

Le 13 mai et la presse.

Armand Colin, 1960, in-12, 328 pp, 69 illustrations, repères chronologiques, périodiques consultés, tirage des journaux algériens, biblio, broché, bon état (Coll. Kiosque. Les faits, la presse, l'opinion)

Le putsch d'Alger du 13 mai 1958 est le coup d'Etat mené conjointement à Alger (département d'Alger) le mardi 13 mai 1958 par l'avocat et officier parachutiste de réserve Pierre Lagaillarde, les généraux Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Jean Gracieux, l'amiral Auboyneau avec l'appui de la 10e division parachutiste du général Massu et la complicité active des alliés de Jacques Soustelle. Sommaire : L'Algérie depuis la rebellion de 1954 ; Le lancement de la "Révolution" ; Trois journées décisives ; Stupéfaction et attente dans le monde ; Entre la peur et l'espoir ; L'Algérie des C.S.P. ; L'affaire corse ; Mort du "système" ou fin d'un régime ? — "Ce nouveau volume de la collection « Kiosque » repose sur un ample dépouillement de journaux français et étrangers, et retrace, en suivant de près la chronologie, l'image que la presse a donnée des événements qui ont suivi le 13 mai 1958. Il sera certainement très utile, notamment par ses notes et ses annexes, aux futurs historiens du 13 mai..." (Revue française de science politique, 1960)

DELARUE (Jacques).

L'O.A.S. contre de Gaulle.

Fayard, 1981, gr. in-8°, 312 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, bon état

Pourquoi le général de Gaulle a-t-il échappé aux nombreux attentats fomentés contre lui ? ... parce que la police possédait, au sommet de l'OAS, un informateur exceptionnel (Pastis, alias Benoît...) – Des années d'une lutte acharnée. ... la police avait détecté la présence d'une Taupe au cœur de l'Elysée ! – Pourquoi L'OAS contre de Gaulle commence-t-il dès 1957 ? ... des révélations sur une affaire ignorée qui met en présence à Alger tous les protagonistes... On connaît Jacques Delarue comme historien (“Histoire de la Gestapo”), on découvre ici le témoin. Commissaire de police, il a participé au premier rang à la lutte contre l'OAS. Un témoignage unique et passionnant sur le métier de policier ; un document exceptionnel sur une des pages les plus dramatiques de notre Histoire.

DELARUE (Louis).

Avec les Paras des 1er R.E.P. et 2e R.P.I.Ma.

Nouvelles Editions Latines, 1961, in-8°, 251 pp, 8 pl. de photos hors texte et une carte, broché, couv. illustrée, qqs marques au stylo en marges, bon état

Témoignage d'un aumônier parachutiste pendant la guerre d'Algérie.

DELPARD (Raphaël).

L'histoire des pieds-noirs d'Algérie (1830-1962).

Michel Lafon, 2002, gr. in-8°, 303 pp, annexes, biblio, broché, couv. illusrée, bon état, envoi a.s. (nom du destinataire découpé)

Après la conquête de l'Algérie, en 1830, on leur a présenté le peuplement de cette terre d'Afrique comme une fabuleuse aventure humaine. Cent trente-deux ans plus tard, ils revenaient en France par bateaux entiers, déracinés, accablés, pas toujours bien reçus. On jugeait leur accent vulgaire, on disait qu'ils avaient mal traité les Arabes, les exploitant sans vergogne, amassant des fortunes... Rétorquer qu'ils avaient contribué à faire passer la société arabo-berbère du Moyen Age à la modernité ne leur servait à rien : on les rendait responsables d'une guerre, qu'ils avaient de surcroît perdue. La vérité, bien sûr, n'est pas si abrupte. En toute impartialité, Raphaël Delpard a tenté de l'approcher. Des années d'enquête l'ont amené à reconstituer les faits, non pas au niveau de l'examen politique, mais à celui de l'homme de la rue, qu'il soit Arabe ou Européen. Ainsi voit-on, de part et d'autre, fleurir les espoirs, s'installer les craintes, les malentendus, et les déchirures des communautés, parfois manipulées, voire victimes de mensonges d'État. L'histoire des pieds-noirs d'Algérie : une histoire d'amour et de larmes, entre deux grands peuples qui ne se sont pas encore remis de leur rendez-vous manqué.

DESSAIGNE (Francine).

Jean Brune, Français d'Algérie.

Albatros, 1983, in-8°, 262 pp, 5 dessins, annexes, broché, bon état

Francine Dessaigne, auteur de "Journal d'une mère de famille Pied Noir" et de "Déracinés...", tente de tirer de l'oubli où il est tombé "Jean Brune, Français d'Algérie", journaliste, écrivain nationaliste et anti-communiste, ardent partisan de l'Algérie française, expulsé d'Alger en 1960. L'ouvrage contient un choix de lettres de Jean Brune (1912-1973).

DESSAIGNE (Francine).

Jean Brune, Français d'Algérie.

P., Chez l'Auteur, 1983, in-8°, 262 pp, 5 dessins, fac-similé d'autographe, annexes, broché, bon état

Francine Dessaigne, auteur de "Journal d'une mère de famille Pied Noir" et de "Déracinés...", tente de tirer de l'oubli où il est tombé "Jean Brune, Français d'Algérie", journaliste, écrivain nationaliste et anti-communiste, ardent partisan de l'Algérie française, expulsé d'Alger en 1960. L'ouvrage contient un choix de lettres de Jean Brune (1912-1973).

DROZ (Bernard) et Evelyne LEVER.

Histoire de la guerre d'Algérie (1954-1962).

Seuil, 1982, in-12, 377 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Points Histoire)

DUBAN (Colonel Ch.).

Souvenirs militaires d'un officier français, 1848-1887.

Plon, 1896, in-12, 287 pp, broché, couv. lég. salie, bon état

"L'auteur raconte ses campagnes d'une façon familière et captivante ; il retrace pas à pas les épisodes militaires les plus intéressants auxquels il lui a été donné d'assister, depuis les journées de Juin 1848 jusqu'à nos jours. Expédition de Kabylie, guerre de Crimée, guerre d'Italie, guerre de 1870-1871, telles sont les étapes de cette existence toute devouée au service du drapeau. On y lit, entre autres, des pages extrêmement vivantes sur le siège de Sebastopol, l'assaut de Malakoff, et des détails curieux sur les relations amicales qui existaient, dès cette époque, entre les militaires français et les russes, malgré la guerre des deux nations, ou plutôt des deux gouvemements." (Revue Militaire Suisse, 1896) — Né en 1827, officier subalterne au 11e léger entre 1848 et 1870, Charles Duban est engagé contre les barricades en juin 1848, en Algérie (expédition de Kabylie), puis en Crimée à partir de l'été 1855. Il est serieusement blessé à Magenta (Italie). Ses descriptions comportent des pages intéressantes sur la vie de garnison au début du second Empire (catastrophe du pont d'Angers le 16 avril 1850) et sur le calvaire des blessés après Magenta. En 1870, il participe au siège de Paris comme officier supérieur. Cet officier sorti du rang finit sa carrière comme colonel du 56e de ligne. — "Excellente relation." (Bourachot, 140)

DUBAN (Colonel Charles).

Souvenirs militaires d'un officier français, 1848-1887.

Plon, 1896, in-12, 287 pp, reliure demi-maroquin havane, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état

"L'auteur raconte ses campagnes d'une fagon familière et captivante ; il retrace pas à pas les épisodes militaires les plus intéressants auxquels il lui a été donné d'assister, depuis les journées de Juin 1848 jusqu'à nos jours. Expédition de Kabylie, guerre de Crimée, guerre d'Italie, guerre de 1870-1871, telles sont les étapes de cette existence toute devouée au service du drapeau. On y lit, entre autres, des pages extrêmement vivantes sur le siège de Sebastopol, l'assaut de Malakoff, et des détails curieux sur les relations amicales qui existaient, dès cette époque, entre les militaires français et les russes, malgré la guerre des deux nations, ou plutôt des deux gouvemements." (Revue Militaire Suisse, 1896) — Officier subalterne au 11e léger entre 1848 et 1870, Charles Duban est engagé contre les barricades en juin 1848, en Algérie (expédition de Kabylie), puis en Crimée à partir de l'été 1855. Il est serieusement blessé à Magenta (Italie). Ses descriptions comportent des pages intéressantes sur la vie de garnison au début du second Empire (catastrophe du pont d'Angers le 16 avril 1850) et sur le calvaire des blessés après Magenta. En 1870, il participe au siège de Paris comme officier supérieur. Cet officier sorti du rang finit sa carrière comme colonel du 56e de ligne. — "Excellente relation." (Bourachot, 140)

DU BARAIL (Général François-Charles).

Mes souvenirs. Tome 1 : 1820-1851. Tome 2 : 1851-1864. Tome 3 : 1864-1879.

Plon, 1894-1898, 3 vol. in-8°, 452, 516 et 612 pp, 3 portraits en frontispices, index général au dernier volume, reliures demi-basane prune, dos à 5 nerfs soulignés à froid et ornés de fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos passés, qqs rousseurs, bel exemplaire

Passionnants et vivants mémoires, très bien écrits, dont la consultation est indispensable pour l'histoire militaire française au XIXe siècle, depuis l’Algérie en 1835 jusqu’à son ministère de la guerre en 1873, en passant par l’expédition du Mexique, la guerre de 1870, la captivité en Allemagne, et les combats contre la Commune de Paris. Le premier volume concerne les guerres menées en Afrique du Nord et notamment en Algérie. — "On sait le succès qu'ont eu les Mémoires de Marbot. A mon avis, Mes souvenirs, du général du Barail, dont le premier volume va de 1820 à 1851, ne le leur céderont ni pour le talent du narrateur ni pour l'intérêt des événements racontés. Ce n'est pas l'épopée impériale que nous retrouvons ici, c'est une guerre moins éclatante, moins grandiose, c'est la guerre d'Afrique avec ses surprises, son imprévu, mais où le soldat français se montre tout aussi brave, tout aussi hardi que son aîné. On n'en finirait pas de citer tous les faits d'armes contés dans ce volume avec une verve, un entrain, une légèreté de plume étincelants. Et quelles figures, quelles silhouettes finement enlevées ! depuis les héros bien connus de la conquête, Yusuf, La Moricière, Pélissier, Canrobert, le duc d'Aumale, Bugeaud, Cavaignac, Mac-Mahon, jusqu'à d'autres moins connus. Quel étonnante odyssée que celle de ce Maurice Persat, « décoré par l'Empereur, » qui proclamait la république dès 1840 dans une île où il était seul avec une compagnie de zéphyrs ! quelle figure que celle de Napoléon Bertrand, le fils du maréchal, qui n'était jamais où il devait être, mais qui était partout où on se battait ! Je ne parle pas du lieutenant Guichard, qui, resté à Mostaganem, on devine pourquoi, rentra seul de nuit à Mazagran presque au moment où les Arabes allaient y faire leur attaque légendaire. L'auteur parle de lui-même avec une modestie que l'on sent bien sincère; un peu de cette vanité qu'il n'a pas lui serait cependant aisément pardonnée, car, outre le charme qu'on éprouve à le lire, il donne l'impression d'un homme très brave et d'un très brave homme. Il fallait un courage et un coeur bien rares pour se conduire comme il le fît à l'égard de son ancien sous-officier Ibrahim-ben-Chakar (p. 268). Je n'aurai qu'un point à signaler, un seul, sur lequel je ne partage pas l'avis du général du Barail. Qu'il me permette de lui dire que le véritable esprit républicain n'est pas, comme il le dit, l'antipode de l'esprit militaire (p. 438). Il est au contraire de même nature : qui dit républicain, comme qui dit soldat, veut dire un homme qui met avant tout l'honneur et le devoir. Compris autrement, ces mots n'ont plus de sens. La République en a d'ailleurs bien jugé ainsi..." (Louis Farges, Revue Historique, 1894) — "Comme Barail a accompli en Algérie, où son père déjà exerçait un commandement, toute la première partie de sa carrière depuis son engagement comme cavalier aux Spahis de Yusuf, jusqu'au grade de colonel, ses mémoires sont (le tome I en entier et une partie du tome II) l'histoire d'une partie de l'armée d'Afrique, des dures campagnes de la province d'Oran, de la poursuite d'Abd-el-Kader, des razzias du siège de Zaatcha, de la prise de Laghouat, etc. C'est une image d'un corps de troupes bien singulier, les spahis ; et c'est aussi le défilé de tous les chefs de l'armée d'Afrique, dont beaucoup furent des noms illustres de la IIe République et de l'Empire." (Tailliart, L'Algérie dans la littérature française)

DUCROT (Général Auguste Alexandre).

La Vie militaire du général Ducrot, d'après sa correspondance (1839-1871), publiée par ses enfants.

Plon, 1895, 2 vol. in-8°, iv-466 et 477 pp, deuxième édition, 3 portraits gravés (Ducrot en 1839 et en 1870, Joseph Karam) et une carte du Liban en couleurs dépliante hors texte, brochés, C de bibl., bon état

Cet ouvrage rassemble la correspondance importante du général de 1838 à 1870 (parfois une lettre par jour durant les campagnes qu'il effectue). Ducrot est engagé en Algérie de 1838 à 1851, dans la Baltique en 1854, puis en Italie. Il commande ensuite l'expédition de Syrie, puis un Corps d'armée en 1870. Il commande brièvement l'armée à Sedan. Evadé, il rejoint Paris, mais ses souvenirs du siège ne sont pas détaillés. — "Chacun connaît la brillante carrière du général Ducrot et la part qu'il prit à la préparation de la guerre franco-allemande, puis à cette guerre elle-même ; mais suivre pas à pas, jour par jour, toute la vie militaire du général ; être guidé par lui-même dans les méandres d'une existence des plus actives, voilà la rare fortune qui nous est offerte par ce livre. En 1839, 1840, 1841, 1842, le sous-lieutenant Ducrot est en Algérie ; après un court repos, il repart en 1843 ; c'est en cette année, au mois de mai, qu'il appuie avec ses hommes la cavalerie du duc d'Aumale à la poursuite de la smalah d'Abd-el-Kader. En 1845 et pendant les années suivantes, nous assistons aux poursuites exécutées contre Abd-el-Kader lui-méme, en une série de coups de main heureux, dans lesquels le capitaine Ducrot joua un rôle des plus importants, comme chef des affaires indigénes du général Yusuf... En 1859, il est en Italie... En 1860, le général Ducrot fait partie de l'expédition envoyée en Syrie pour la défense des populations chrétiennes du Liban. Il envoie, le 13 septembre, une courte mais curieuse description de Malte. Il donne des détails sur le rôle de la France dans ces événements si compliqués d'Orient. Ses lettres sont, pleines d'aperçus intéressants, de vues larges et étendues. Le deuxième volume débute par la constatation des faiblesses du second Empire en Syrie, de 1860 à 1862, puis nous montre le général à Nevers, de 1861 à 1864. En 1864, le général Ducrot fut envoyé de nouveau en Algérie, où venait d'éclater l'insurrection de Si-Hamga ; les années 1864 et 1865 se passent à guerroyer. Le général voyait clairement comment il fallait, pour en finir, organiser le pays. Les propositions qu'il fit alors à l'empereur à ce sujet ont servi de base à l'organisation actuellement en vigueur... Le 20 juillet 1870, le général Ducrot insiste auprès du maréchal de Mac-Mahon pour qu'une ou deux têtes de pont soient établies sur la rive droite du Rhin, à Kehl, à Vieux-Brisach. Le maréchal repousse ces propositions, qui cependant auraient pu changer la face des choses en permettant l'offensive par la droite pendant la mobilisation des Allemands. Le 6 août, à la première heure, le général Ducrot fit tout ce qu'il put, d'accord avec le général Raoult, commandant la 2e division du 1er corps (dont le général Ducrot commandait la 1ère, pour déterminer le maréchal de Mac-Mahon à porter le corps d'armée le dos aux Vosges, pour livrer bataille sans que la disproportion des forces fût aussi préjudiciable ; ils y arrivaient quand, l'ennemi attaquant, le maréchal changea d'avis..." (Revue des Questions historiques, 1896)

DÉON (Michel).

L'Armée d'Algérie et la pacification.

Plon, 1959, in-8°, 252 pp, broché, couv. lég. jaunie, bon état (Coll. Tribune Libre). Rare

"L'auteur, souvent présenté comme un des espoirs de la littérature « dégagée », exprime ici sa conviction que l'œuvre de pacification de la France en Algérie doit et peut arrêter l'expansionisme soviétique, prolongé par l'expansionisme afro-asiatique. Après une présentation de la guerre révolutionnaire soutenue par un F.L.N. dominé par le communisme, sont exposées la théorie et la pratique (quelques bonnes pages dégagent les enseignements des « contre-maquis » de Kobus et de Bellounis) de la riposte française ; le dernier tiers du volume est composé d'intéressantes annexes documentaires." (Revue française de science politique, 1959)

ERLINGSEN-CRESTE (Hélène) et Mohamed ZEROUKI.

Nos pères ennemis. Morts pour la France et l'Algérie, 1958-1959.

Toulouse, Privat, 2012, in-8°, 175 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. des 2 auteurs

"Nous allons parler de cette guerre, de cette ignoble guerre. D'un côté, des soldats d'une armée régulière qui devaient remplir leur mission et, de l'autre, des moudjahidines d'unités clandestines qui se battaient pour la liberté de leur pays." Hélène Erlingsen-Creste et Mohamed Zerouki, dont les pères ont été soldats et adversaires pendant cette guerre ont fait le pari d'écrire un livre de paix, où se mêlent l'histoire de leur père et leur parcours d'enfant en plein conflit. Clovis Creste a été tué en 1958 lors d'une embuscade dans le djebel de Tacheta-Zouggara et Ibrahim Zerouki a disparu dans l'Ouarsenis en 1959 ; son corps n'a jamais été retrouvé. A travers ce livre, écrit à quatre mains, nous sommes transportés dans le plus intime de cette guerre : le courage de ces deux hommes face à leurs engagements militaires, l'amour de leur pays mais aussi leur crainte de mourir au combat et de ne plus revoir leur famille.

ERLINGSEN (Hélène).

Soldats perdus. De l'Indochine à l'Algérie, dans la tourmente des guerres coloniales.

Bayard, 2007, in-8°, 703-(15) pp, nombreuses photos dans le texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Ce livre retrace l'histoire de Clovis et Kléber Creste. Deux garçons pauvres et moralement abandonnés, engagés dans la Résistance du Sud-Ouest de la France puis dans l'armée coloniale pour l'un, la Légion étrangère pour l'autre. Deux simples soldats embarqués dans la tourmente des guerres coloniales : l'Indochine, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, le canal de Suez, et l'Algérie. À travers eux, c'est toute une génération sacrifiée qui renaît sous la plume de l'auteur, et le quotidien de ces petits soldats, bien éloigné de toute représentation héroïque. Pendant quinze ans, Hélène Erlingsen a sillonné la France, et même le monde, pour rencontrer des témoins directs de ces guerres coloniales, ouvrir des cartons d'archives, compilé des documents militaires, médicaux, politiques... Pendant quinze ans, elle a nourri pièce par pièce ce dossier à charge. Pour prouver la responsabilité de la IVe République dans ces massacres. Pour réhabiliter ces soldats, français, vietnamiens, africains ou algériens, qu'elle a abandonnés.

FAIVRE (Mario).

Notes à propos de 1944.

Cannes, Editions Santa Maria & Gazelle, 1994, in-8°, 80 pp, 24 photos, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. Rare

Mario Faivre, qui prit part à l'assassinat de Darlan, évoque dans ces notes son année 1944 : le retour à Alger au cabinet du général de Gaulle, l’opération Sussex, puis un long développement sur la campagne d'Alsace au jour le jour.

FAIVRE (Mario).

Nous avons tué Darlan. Alger 1942.

La Table Ronde, 1975, in-8°, 193 pp, préface de Jean-Bernard d'Astier de la Vigerie, un plan du centre d'Alger, broché, bon état

"Alger 1941. Se battre en duel sur les hauteurs de la ville. Tirer sur un Junker 52 au cours d'un affût à la palombe. Aimer le soleil, les chevaux et les jeunes filles, mais rêver de rejoindre Londres et la France libre. Etre un jeune homme héroïque et doux. Assassiner l'amiral Darlan et préparer le débarquement allié en Afrique du Nord. Mario Faivre “acteur du complot” a décidé d'être aujourd'hui un témoin. Un témoin difficile à récuser." — Pionnier de la résistance gaulliste en Afrique du Nord, Mario Faivre a été l'un des fondateurs des Corps francs d'Afrique. En janvier 1944, à son retour du Moyen-Orient où il avait rejoint les Forces françaises libres, il est détaché au Quartier général de la Villa des Glycines à Alger, affecté au cabinet du général de Gaulle. En mars 1944, il est affecté au BCRA à Londres et formé pour participer au plan Sussex (libération du territoire français). Fin août 1944, il est parachuté dans les Vosges et rejoint le maquis de la région de Rambervillers.

FALIGOT (Roger).

Markus espion allemand.

Messidor/Temps Actuels, 1984, in-8°, 228 pp, 8 pl. de photos hors texte, chronologie, une carte, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. La Vérité vraie)

"La biographie complète de Richard Christmann alias "Arno", alias "Monsieur Cholet", alias "Markus", officier de renseignement nazi en France pendant la seconde Guerre mondiale puis officier du BND, (les services spéciaux ouest-allemands) assurant les liaisons avec le FLN et avec le GPRA à Tunis pendant la guerre d'Algérie. L'ouvrage révèle des aspects totalement inédits de l'aide allemande aux nationalistes algériens. Christmann était déjà en contact avec des militants nationalistes du Maghreb, Algériens, Marocains et Tunisiens à Paris dans la période 1941-1942. Proche des milieux benbellistes, il sera expulsé d'Algérie en 1965 après le coup d'Etat de Boumediene." (Benjamin Stora, Dictionnaire des livres de la guerre d'Algérie)

FAUVET (Jacques) et Jean PLANCHAIS.

La Fronde des généraux.

Arthaud, 1961, in-8°, 274 pp, 12 photos hors texte, 2 cartes et un organigramme, annexes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

"Ce livre a été achevé moins de quatre mois après le putsch d'avril 1961. Décrivant minutieusement le déroulement du putsch, sur la base de la documentation recueillie par « Le Monde», il est beaucoup plus discret sur ses origines. D'une façon générale et malgré quelques formules percutantes, il éclaire mieux les aspects militaires du complot que ses aspects politiques." (Revue française de science politique, 1962) — A la suite de la parution de cet ouvrage, les domiciles de Jacques Fauvet et Jean Planchais seront plastiqués par l’OAS (deux fois dans le cas de Jean Planchais).

FLAMENT (Marc).

Les Commandos.

Balland, 1972, in-8°, 323 pp, 52 pl. de photos hors texte, annexes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

I. Des origines... (1940-1942) ; II. En pleine action (1942-1944) ; III. Sous le béret vert (1945-1961).

FLEURY (Georges).

Bérets verts en Algérie.

Bruxelles et P., Rossel, 1973, gr. in-8°, 144 pp, 16 pl. de photos et un dépliant avec cartes et reproductions de documents hors texte, glossaire, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Première édition

Georges Fleury a écrit ce livre en 1973 pour exorciser les démons de sa jeunesse. C’est la guerre totale des Commandos de la Marine en Afrique du Nord qui renaît au fil de ces pages sans fards. Bérets verts en Algérie est un livre de passion, le plus pur témoignage de l’engagement de jeunes Français dans une guerre qui ne portait pas officiellement son nom. L'auteur, médaillé militaire et cité à l’ordre de l’Armée à 19 ans au commando Jaubert, sait de quoi il parle.

FLEURY (Georges).

Bérets verts en Algérie.

Bruxelles et P., Rossel, 1973, in-8°, 144 pp, broché, bon état

FLEURY (Georges).

Djebels en feu. Algérie 1954-1962, la guerre d'une génération.

Grasset, 1985, in-8°, 335 pp, 44 photos dans le texte, envoi a.s.

FLEURY (Georges).

Histoire secrète de l'O.A.S.

Grasset, 2002 in-8°, 1042 pp, biblio, index, broché, bon état

L'histoire de l'Organisation Armée Secrète restait à raconter. Certes, on a beaucoup écrit, filmé, témoigné sur cette OAS fondée en février 1961 à Madrid par Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini. On a beaucoup brodé, accusé, rêvé, sans trop savoir. On ne peut, en effet, raconter l'OAS qu'en l'ayant côtoyée ou combattue. En pleine guerre d'Algérie, sans former un bloc uniforme, des nostalgiques de Vichy, fascistes, monarchistes et poujadistes de toutes origines s'allient à des déserteurs pour abattre le général de Gaulle et la République. Leurs ambitions sont contradictoires ; leurs soutiens mal affirmés, changeants, insaisissables. Au-delà des desperados d'Alger et d'Oran, combien sont-ils réellement, ces combattants de l'OAS ? Cinq cents ? Deux mille ? Beaucoup plus ? Et leurs sympathisants ? Pendant plus de trente ans, j'ai recueilli des centaines de témoignages. J'ai écouté. Consulté. Vérifié. Comparé. Et voici, enfin, l'histoire secrète de l'OAS, qui est mon livre, comme on dit. Moi aussi, j'ai été "Algérie française". J'ai aimé l'Algérie à en mourir, mais ce livre n'est pas un pèlerinage. Ni un témoignage. Car si j'étais du fer dont s'est forgée l'OAS, je n'ai jamais participé au combat des Pieds-noirs désespérés. Raconter l'OAS, c'est revenir une fois encore en Algérie, comme historien cette fois. Avec distance. Sans langue de bois. Sans parti pris.

FLEURY (Georges).

La guerre en Algérie (1954-1962).

Plon, 1993, fort gr. in-8°, 642 pp, index, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état

1954-1962, la guerre en Algérie. 2 700 000 rappelés, maintenus et appelés. 27 000 morts. 70 000 blessés. Dans le fracas des passions politiques et le déferlement des plaidoyers, personne n'a jamais parlé d'eux. Pourquoi ont-ils combattu ? Quelle fut leur conduite au feu ? Quelles conditions de vie ont-ils connues et quels souvenirs gardent-ils de cette terre algérienne où ils ont passé leurs vingt ans ? Les appelés représentaient les trois quarts des parachutistes, la presque totalité des effectifs du Train, du Génie, des Transmissions. Ils ont été fusiliers marins, chasseurs alpins, matelots à bord des bâtiments traquant la contrebande d'armes, chauffeurs de camion, aviateurs, chasseurs à pied, spahis, marsouins, boulangers, fourriers, tailleurs, dragons ou commandos de chasse. Sans oublier les milliers de jeunes soldats qui ont fait l'école aux enfants dans les douars les plus reculés ou assuré l'administration du bled au sein des SAS. Georges Fleury a reconstitué avec minutie leurs faits et gestes, dépeint, pour eux, la tourmente qui les a emportés sans qu'ils sachent souvent pour quels objectifs et raisons. Quarante ans après sa fin, La Guerre en Algérie est la première fresque objective d'une guerre inconnue, occultée, triturée par les passions. Le contingent, ballotté par les grands chocs politiques, y est admirablement décrit. Un livre émouvant et vrai.

FOUCHET (Christian).

Mémoires d'hier et de demain. 1. Au service du général de Gaulle (Londres 1940, Varsovie 1945, Alger 1962, Mai 1968).

Plon, 1971, gr. in-8°, 297 pp, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

Dans ce premier tome de ses mémoires (sur 2), Christian Fouchet évoque les tous débuts de la France Libre à Londres, où il arrive le 17 juin 1940, son expérience de premier Délégué du gouvernement en Pologne en janvier 1945, où il est le seul occidental à assister à l'entrée de l'Armée Rouge à Varsovie, son poste de Délégué du gouvernement aux Indes d'août 1945 à 1947, chargé de veiller au sort futur de l'Indochine française puis de représenter la France auprès des nouvelles autorités indiennes après l'Indépendance (il évoque des propos désapprobateurs du Pandit Nehru concernant la politique française en Indochine). L'auteur, dans un chapitre consacré à la décolonisation, reprend notamment des propos tenus en privé par de Lattre en août 1951 à propos de la guerre en Indochine et évoque Ho Chi Minh qu'il a accueilli à Calcutta en 1946. Il traite ensuite de son action comme ministre des Affaires marocaines et tunisiennes dans le gouvernement Mendès-France en 1954 et comme Haut-Commissaire en Algérie de mars à juillet 1962. Enfin il parle du "Plan Fouchet" de l'hiver 1961, une chance d'union politique de l'Europe qui ne fut pas saisie et des événements de mai 1968, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

FYOT (Pierre).

Le Vent de la Toussaint. Un médecin au Djebel.

Nouvelles Editions Latines, 1967, in-12, 137 pp, préface du Bachaga Boualem, broché, couv. illustrée, bon état

Pierre Fyot participa à la Résistance. Seul survivant d'un maquis haut-marnais décimé, Pierre répond bientôt à l'appel du Général pour « aller défendre les marches de l'empire en Indochine ». Lieutenant-colonel d'infanterie, il termine sa médecine, un réflexe salutaire, avant de s'engager dans ce qu'il appellera bien plus tard « le cycle absurde des guerres pourries ». Après ces années de brousse, habité par ce qu'il nomme « le complexe du survivant », il choisit, dès 1950, d'exercer la médecine en Kabylie. La guerre d'Algérie le rattrape et le ramène en 1962 à Dijon, où il fonde un laboratoire d'analyses médicales. Il raconte cet épisode de sa vie dans “Le Vent de la Toussaint”. — "Excellent récit, très éclairant." (Guy Pervillé, Annuaire de l’Afrique du Nord, 1977) — "Un témoignage exceptionnel." (Alain Poher)

GAGET (Général Robert).

Commando Cobra. Les ceinturons noirs en Algérie.

P., Editions Grancher, 2000, gr. in-8°, 375 pp, présenté par le général Bigeard (Bruno), 125 photos et 48 cartes dans le texte, broché, couv. illustrée, tranche salie, état correct

On a beaucoup parlé des "Commandos Cobra", ces soldats de Bigeard qui, sans être des professionnels ni des paras, se sont néanmoins couverts de gloire dans le Secteur de Saïda et la Zone Sud Oranais. Qui étaient-ils, ces nouveaux guerriers en casquettes ? Voici leur véritable Histoire ! Le Général Robert Gaget, alias "Cobra" nous décrit la formation de ses hommes, leur engagement, leur foi, leur réussite. Il nous entraîne derrière ses Sticks, dans les épais maquis de Saïda, sur les monts brûlés des Ksour, le long des falaises de la frontière Algéro-marocaine. Il nous invite à découvrir comment cette Unité de circonstance, formée à la méthode Bigeard, va devenir le fameux Commando de deux cents guerriers capable d'agir en finesse contre l'organisation politico-militaire adverse ou de donner l'assaut à une Katiba retranchée dans les rochers du Djebel. (4e de couverture)

GANDY (Alain).

Salan.

Perrin, 1990, in-8°, 438 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, bon état

C’est la première biographie du général Salan (1899-1984) qui, de la guerre de 14-18 à celle d’Algérie, et à sa condamnation à la réclusion perpétuelle, a vécu toutes les guerres et les déchirements de la France du XXe siècle. Engagé volontaire à dix huit ans, général à 45 ans, interlocuteur privilégié de Hô Chi Minh en 1946, « maréchal » préféré de De Lattre, commandant en chef en Indochine, commandant en chef en Algérie, figure centrale des évènements fondateurs de la Ve république, officier le plus décoré de l’armée française, il devient, à 62 ans, le porte drapeau de la rébellion de l’Algérie française, entre dans la clandestinité, resurgit le 20 avril 1962, menottes aux mains, et sera le héros marmoréen d’un des grands procès de l’histoire. Ses admirateurs l’appellent « le maréchal oublié » et toute l’armée le surnommait « le mandarin ». Son nom, aujourd’hui, évoque surtout l’Algérie, le coup de bazooka qui le manqua en 1957, l’insurrection du 13 mai 1958, son appel à de Gaulle lancé du balcon du forum, le putsch d’avril 1961, l’OAS dont il fut le chef, et enfin le procès dramatique au terme duquel ce général d’armée échappa à la peine de mort, à la grande fureur du général de Gaulle. Mais Salan avait vécu 59 ans avant de devenir la figure centrale du drame algérien. En lisant le récit de sa vie, on découvre cet homme énigmatique, marqué par ses quatorze ans de séjour en Indochine et dont la rébellion après quarante-trois ans de légalisme républicain surprendra tout le monde. On s’aperçoit que, dès le grade de capitaine, Salan paraît indispensable à ses supérieurs et remplit des missions qui vont bien au delà de ses fonctions officielles. Son souci du renseignement, du secret, sa prudence, son habileté diplomatique, sa lucidité, alliées à des dons tactiques et stratégiques, manifestes dès 1944, et aussi sa neutralité politique font qu’on finit toujours par venir ou revenir à lui. En 1957, certains cénacles le considéraient curieusement comme un obstacle à l’Algérie Française. Ainsi tentèrent-ils de supprimer celui qui allait paradoxalement en devenir le porte drapeau. C’est dire la complexité et le parcours extraordinaires du général Salan.

GANGRENE (La).

The Gangrene. Translated from the French by Robert Silvers.

New York, Lyle Stuart, 1960, in-8°, 96 pp, reliure pleine toile bleue, titre doré au dos, jaquette illustrée (dos insolé, 1er plat de couv. partiellement insolé), bon état

Rare traduction américaine d'un des textes les plus importants sur la guerre d'Algérie, récit des tortures endurées par six étudiants algériens au siège de la DST, rue des Saussaies, à Paris, entre le 2 et le 12 décembre 1958. Mise en vente le 18 juin 1959, la première édition française fut saisie le lendemain. Testimony from Algerian students and intellectuals accused of membership in the rebel F.L.N. who were tortured under the direction of the French security police. Jerome Lindon, director of Editions de Minuit, first published "La Gangrene" in France on June 16th, 1959. It was confiscated by the De Gaulle government and the plates for a second edition were smashed by the French police.

GIRAUD (Général).

Un seul but, la Victoire. Alger 1942-1944.

Julliard, 1949, in-8°, 381 pp, une photo de l'auteur en frontispice, documents en annexe, broché, couv. salie, état correct

Passé à Alger en novembre 1942, le général Giraud assume le commandement en chef civil et militaire de l'Afrique française à la mort de Darlan. Dans “Un seul but, la victoire”, il relate les faits qu'il a vécu depuis la décision américaine jusqu'à l'attentat de Mayagran. Ce texte est accompagné de documents in-fine (plans d'opérations, correspondances, etc.). Un ouvrage important pour la compréhension de la situation qui suit immédiatement le débarquement des forces alliées en Afrique du Nord. Situation qui voit s'affronter, plus ou moins ouvertement, Darlan, Giraud et De Gaulle. Le témoignage du général Giraud est capital car il a vécu cette période au coeur de l'action... Sommaire : La Bataille de Tunisie, l'assassinat de l'amiral Darlan, les tractations Giraud-de Gaulle, la libération de la Corse, l'affaire Pucheu, l'attentat de Mayagran...

GODARD (Colonel Yves) .

Les Paras dans la ville. Les trois batailles d'Alger, tome 1 (seul paru).

Fayard, 1972, in-8°, 445 pp, 33 photos et documents sur 24 pl. hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état, bien complet du dépliant de cartes hors texte volant qui manque souvent.

Seul volume paru : "On parle beaucoup, ces derniers temps, de l’Algérie perdue et de la bataille pour Alger. L'auteur, qui entend demeurer un ex-colonel et qui, personne ne le contestera , a été mêlé à toutes les empoignades, prétend qu’il n’y a pas eu une bataille d’Alger, mais trois qui toutes sont vraies. La première est celle de Massu, qui n'a fait qu'entamer l'adversaire ; la seconde, que Godard revendique, a tout démantelé jusqu'à la dernière pierre ; la troisième, celle de l'O.A.S., est surtout celle du dernier carré..."

GRANDIN (Commandant).

Le dernier Maréchal de France : Canrobert.

P., Tolra et Simonet, s.d., gr. in-8°, (xv)-367 pp, nombreuses illustrations de Louis Maîtrejean, cartonnage toilé carmin de l'éditeur, décors noir et or sur les plats et au dos, tranches dorées, cartonnage lég. défraîchi, charnières faibles, état correct (Biographies et récits militaires) (Ouvrage couronné par l'Académie française)

Enfance et formation, 1809-1828 (chap. I) ; l'Algérie, 1835-1850 (chap. II-VIII : Mascara, le Sig, l'Habra, le Chélif, la Tafna, Tlemcen, prise de Constantine (1837), les chasseurs d'Orléans, la Mitidja, le Dahra, siège de Zaatcha (1849), dans le Djebel-Aurès) ; Paris ; le Coup d'Etat du 2 décembre 1851 (chap. IX) ; la guerre de Crimée, 1854-1855 (chap. X) ; de Paris à Solférino, la guerre d'Italie, 1856-1859 (chap. XI) ; la Guerre de 1870 et l'Armée du Rhin (chap. XII) ; la retraite et la mort (chap. XIII-XV). — "C'était une belle figure de soldat que celle du maréchal Canrobert. Originaire du département du Lot, qui a fourni à la France tant de généraux comme les Murat, les Bessières, les Marbot, François-Antoine de Certain de Canrobert appartenait à une famille de noblesse d'épée. Né le 27 juin 1809 à Saint-Céré, il entrait dans la vie à l'heure où Napoléon était, à l'apogée de sa gloire ; des légendes et des récits de bataille bercèrent sa première enfance. Élevé à Vaugirard comme fils de chevalier de Saint-Louis, Canrobert entre à Saint-Cyr en 1826, et deux ans plus tard est nommé sous-lieutenant au 47e régiment d'infanterie. On connaît les étapes de sa longue et glorieuse carrière militaire. A la Tafna, à la prise de Constantine, à Zaatcha, en Crimée, à Solférino, à Saint-Privat, partout il se révèle soldat héroïque, chef avisé, aussi brave que dépourvu d'ambition et d'envie. Dans cette substantielle biographie, le commandant Grandin aborde le rôle politique, secondaire d'ailleurs, joué par le maréchal, qui accepta d'être attaché, après le coup d'État, au prince Napoléon en qualité d'aide de camp. Un ouvrage de valeur, parsemé d'anecdotes et illustré de nombreuses compositions par Maitrejean." (Revue des Questions hustoriques, 1893) — "L'ouvrage du commandant Grandin sur le maréchal Canrobert présente toute une période de notre histoire disparue avec lui et qui a donné l'éclat de la gloire aux plus belles vertus militaires dont l'armée française peut s'enorgueillir. Précédé d'une introduction sur le maréchalat de France, le volume fait revivre dans toute sa carrière l'homme de guerre. L'auteur le suit depuis son enfance jusque dans sa vieillesse, dans sa vie privée aussi bien que sur les champs de bataille où il a servi son pays, dans les bons comme dans les mauvais jours. Par cette biographie aussi pleine de souvenirs que d'enseignements, qui peut prendre place à côté de celles des hommes illustres de Plutarque, l'auteur a bien mérité la récompense de 500 francs de l'Académie française." (Le Figaro, 14 sept 1895)

GRANDIN (Commandant).

Le général Bourbaki.

Berger-Levrault, 1898, in-8°, vi-302 pp, un portrait en frontispice et une lettre en fac-similé dépliant, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), dos lég. sali, qqs rares rousseurs, bon état. Peu courant

"Le général Bourbaki, soldat de haute mine et de crâne allure, ressemblait au duc d'Aumale par la bravoure et par la loyauté. Très épris du métier des armes, comprenant à merveille tous les détails du service, aimant avec une sorte de tendresse amoureuse la beauté de sa profession, Bourbaki a été peut-être le meilleur capitaine et le plus séduisant colonel de l'armée française. Un de ses compagnons d'Afrique, le général du Barail, a fixé l'impression que les plus calmes observateurs ressentaient, malgré eux, en présence de cet intrépide et sympathique turco « Le capitaine Bourbaki était le type le plus brillant de l'officier français. Encore dans un grade inférieur, il était universellement connu et aimé dans l'armée d'Afrique. » Là-bas, autour des feux de bivouac, on racontait intarissablement les exploits de Bourbaki. Les narrateurs en « chéchia » rouge et en pantalon « flottard » devenaient homériques dès qu'ils prononçaient le nom de ce nouvel Achille. (...) La biographie de Bourbaki, si j'avais le loisir d'en rapporter tous les traits, se confondrait avec l'histoire de toutes les grandes batailles qui, de son vivant, furent livrées par la France. Je suis obligé de renvoyer le lecteur au copieux récit du commandant Grandin..." (Gaston Deschamps, Le Figaro) — "Le Commandant Grandin, l'historiographe de nos hommes de guerre, publie à la librairie Berger-Levrault, sous ce titre Le Général Bourbaki, une étude d'une documentation consciencieuse et exacte sur le malheureux mais irréprochable commandant de l'Armée de l'Est. Dans un récit vivant et pittoresque, il passe en revue toute la vie du vaillant soldat qui fut le type accompli, vraiment sympathique, de l'Africain hardi et chevaleresque." (La Nouvelle revue, 1897)

HELCÉGÉ (Bénédicte).

Capitaine Bonelli. L'arbre à papillons.

L'Esprit du Livre, 2009 gr. in-8°, 314 pp, préface de Roger Faulques, broché, couv. illustrée, bon état

Corse, né en Algérie, d’un père militaire, Dominique Bonelli s’engage à l’âge de 22 ans et part pour l’Indochine. Il est lieutenant au 8e choc sous les ordres du capitaine Pierre Tourret. Fait prisonnier, il est de ceux qui font La Longue Marche : les 10.000 prisonniers de Diên Biên Phù vont parcourir une distance de 700 kilomètres pour rejoindre plusieurs camps de prisonniers. Parcours puis emprisonnement dans des conditions effroyables puisque plus de 70 % d’entre eux ne reviendra pas. A l’issue de la guerre d’Indochine, Dominique Bonelli réalise son rêve : il intègre la Légion étrangère. Départ pour la guerre d’Algérie où il sert sous les ordres du prestigieux colonel Jeanpierre. Il est blessé à deux reprises. L’Algérie, c’est aussi une certaine idée de la France, de l’engagement et de la fidélité. Avec pour maître mot : ne pas trahir. Suite au putsch des généraux à Alger, jugé avec ses pairs, le capitaine Bonelli est condamné à la prison avec sursis et doit quitter l’armée. Il était titulaire de nombreuses décorations ; entre autres, grand officier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, 10 citations, TOE, Croix de la Valeur Militaire, 2 blessures de guerre. Il est mort à 88 ans, en 2016. En 2008, le capitaine Bonelli avait décidé de se confier à Bénédicte Helcégé, dans un ouvrage intitulé L’Arbre à Papillons, dont Roger Faulques, Grand officier de la Légion d’honneur a écrit la préface.

HORNE (Alistair).

Histoire de la guerre d'Algérie.

Albin Michel, 1980, gr. in-8°, 608 pp, traduit de l'anglais, cartes, chronologie, biblio, index, broché, bon état

Pendant près de huit années, de 1954 à 1962, la France a été confrontée à l'un des plus longues et des plus douloureuses épreuves de son histoire. La "guerre d'Algérie" laisse au coeur de millions de Français "rappelés" du contingent, "pieds noirs" rapatriés, officiers et soldats de métier, et tous ceux qui, sans être impliqués physiquement dans le drame, en ont suivi les péripéties), des traces et des souvenirs qui ne sauraient être aisément effacés. Pour la communauté arabe, de son côté, ce fut également une longue suite de souffrances. Ce livre, dû à un historien anglais, Alistair Horne, est la reconstitution minutieuse du drame algérien sous tous ses aspects. Il est le résultat de nombreuses années de recherches, de dépouillements de documents, d'interviews des acteurs et des témoins, du plus connu au plus humble : anciens ministres et dirigeants politiques français, chefs militaires et combattants anonymes des deux camps, membres de l'O.A.S., promoteurs de l'insurrection, chefs d'Etat étrangers, etc. Alistair Horne a réalisé un travail magistral. D'abord publié en Anglettre, son livre lui a valu non seulement les commentaires les plus favorables de la presse anglo-saxonne, mais encore les félicitations des spécialistes français qui ont loué la richesse exceptionnelle de son information, le ton de sérénité dont il ne se départit jamais, sa préoccupation constante de l'objectivité. C'est là une entreprise neuve et, dans l'édition française et internationale, le seul ouvrage qui embrasse dans sa totalité l'histoire d'un conflit hors du commun, qui trouva si difficilement les voies de la paix... — "Ce gros livre est une nouvelle contribution à l’historiographie anglo-saxonne de la guerre d’Algérie, dont l’abondance et la qualité ne se sont pas démenties depuis 1962. Historiographie « neutre », dans la mesure du possible, au moins par la nationalité des auteurs : le fait que leurs gouvernements, bien que concernés, n’aient pas été directement impliqués dans ce conflit, les aide à le considérer avec un certain recul historique. Quelles que soient leurs sympathies, ils sont davantage portés à expliquer les comportements qu’à dénoncer des coupables, contrairement à leurs homologues français, et algériens. L’auteur est pleinement conscient des difficultés, documentaires et passionnelles, qui entravent l’étude historique d’événements à peine refroidis, même par un étranger. Mais il s’autorise de l’exemple de Thiers, lequel écrivait en 1838, dans la préface à son Histoire de la Révolution française : « le moment où les acteurs sont près d’expirer est peut-être le plus convenable pour écrire l’histoire ; on peut recueillir leur témoignage sans partager toutes leurs passions... ». Alistair Horne pratique en effet l’impartialité méthodique nécessaire à l’historien. Son étude repose sur une bibliographie équilibrée, rassemblant des titres en majorité français (de toutes les tendances), et anglo-saxons, voire allemands. Il déplore l’extrême rareté des sources algériennes, qui risque de fausser la perspective. Le recours systématique à des interviews d’acteurs et de témoins pris dans les deux camps lui permet de pallier cet inconvénient, en apportant des éléments parfois inédits, toujours éclairants. Sur tous les points controversés, l’auteur expose les thèses en présence, et les commente avec prudence et bon sens. Il s’efforce avec succès de comprendre le point de vue et les raisons d’agir de tous les protagonistes, et d’expliquer quels enchaînements inexorables d’actions et de réactions réciproques ont conduit les uns et les autres à s’enfoncer de plus en plus dans l’horreur de cette « guerre sauvage ». Mais l’impartialité n’est pas le détachement. Il n’est pas difficile de reconnaître la sympathie d’Alistair Horne pour la France, dont la situation de l’époque lui rappelle celle de son propre pays aujourd’hui, confronté à l’épineux problème nord-irlandais et au terrorisme qu’il a engendré. S’il approuve la position de la majorité métropolitaine qui a ratifié avec gratitude la politique de dégagement voulue par le général de Gaulle, cependant les partisans minoritaires de l’Algérie française ne peuvent lui reprocher d’être resté insensible au destin tragique des « centurions » saturés de défaites, des « harkis » victimes de leur confiance en la parole donnée, et des « pieds-noirs » chassés de leur pays natal. Il estime l’intégrité morale des Français qui, par fidélité aux valeurs de leur patrie ont dénoncé les procédés indignes employés en son nom, certains allant jusqu’à rejoindre le camp adverse. Mais, tout en comprenant les raisons de l’insurrection algérienne, et en respectant le courage, l’énergie et la persévérance dont on fait preuve ses combattants, l’auteur ne saurait approuver, en tant qu’homme, tous les moyens auxquels ils ont en recours, sans pouvoir davantage les condamner en tant qu’historien. L’ouvrage d’Alistair Horne mérite d’être lu par un maximum de lecteurs. Seuls les spécialistes pourront lui reprocher quelques erreurs." (Guy Pervillé, Annuaire de l’Afrique du Nord, 1977)

HÉDUY (Philippe).

Au lieutenant des Taglaïts.

La Table Ronde, 1960, in-8°, 351 pp, broché, bon état

"Autour de la cuvette des Taglaïts, dans le Constantinois, les montagnes ont près de deux mille mètres d’altitude. Des français, d’origine européenne et musulmane et des rebelles s’y battent et y meurent côte à côte. Voici le livre de ces réprouvés, voici leurs fatigues et leurs marches, leurs veilles et leurs combats, leur silence, leur espérance bafouée et leur sourde colère. Voici leurs pas dans le djebel, leur sang sur les montagnes." (4e de couverture) — "Irritant à la fois par sa composition et par un parti pris de désaffection à l'égard des Français métropolitains et de haine à l'encontre des « intellectuels parisiens », ce livre est plus encore émouvant et instructif : avec beaucoup de talent, l'auteur restitue le climat des opérations en Algérie (qu'il s'agisse d'ailleurs d'opérations militaires ou d'opérations électorales) et l'état d'esprit de ceux qui y participent. Le lecteur ne peut rester indifférent à la vie des hommes mis en scène, même s'il estime que les problèmes ne sont pas toujours posés de manière correcte ni dans toute leur ampleur." (Revue française de science politique, 1961)

HÉDUY (Philippe).

Au lieutenant des Taglaïts.

P., SPL, 1983, in-8°, 352 pp, reliure pleine toile de l'éditeur, titres argentés au 1er plat et au dos, bon état. Réédition de l'édition de 1960, envoi a.s.

"Autour de la cuvette des Taglaïts, dans le Constantinois, les montagnes ont près de deux mille mètres d’altitude. Des français, d’origine européenne et musulmane et des rebelles s’y battent et y meurent côte à côte. Voici le livre de ces réprouvés, voici leurs fatigues et leurs marches, leurs veilles et leurs combats, leur silence, leur espérance bafouée et leur sourde colère. Voici leurs pas dans le djebel, leur sang sur les montagnes." — "Irritant à la fois par sa composition et par un parti pris de désaffection à l'égard des Français métropolitains et de haine à l'encontre des « intellectuels parisiens », ce livre est plus encore émouvant et instructif : avec beaucoup de talent, l'auteur restitue le climat des opérations en Algérie (qu'il s'agisse d'ailleurs d'opérations militaires ou d'opérations électorales) et l'état d'esprit de ceux qui y participent. Le lecteur ne peut rester indifférent à la vie des hommes mis en scène, même s'il estime que les problèmes ne sont pas toujours posés de manière correcte ni dans toute leur ampleur." (Revue française de science politique, 1961)

JAFFRÉ (Yves-Frédéric).

Le Procès du Petit-Clamart. Exposé des faits, Déclarations, Dépositions, Débats, Plaidoiries.

Nouvelles Editions Latines, 1963, in-8°, 641 pp, 9 photos sur 4 pl. hors texte, un plan du lieu de l'attentat, un plan du quartier de la fusillade de la rue d'Isly, broché, bon état

JEANTELOT (Charles).

Repères au crépuscule : espoirs irraisonnés.

Nouvelles Editions Latines, 2005, gr. in-8°, 800 pp, 50 illustrations et photos, glossaire, biblio (Indochine), broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

L'auteur (1925-2019), ancien officier des Affaires militaires musulmanes (1945-1965), a été diplomate du Corps d'Orient, ambassadeur, ministre plénipotentiaire (1990), élu à l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, à Paris. Ce livre évoque les espoirs irraisonnés de sa naissance en 1925, dans le bled marocain, la contribution des potaches d'Afrique du Nord dans la Libération, puis l'éclosion d'un trait d'union, sur le chantier de Lyautey, promoteur sous l'Empire Chérifien. Aux tribulations du bleu, en 1944-1945, sous le casque d'acier de la Provence à l'Alsace, succèdent des études au bivouac, et des campagnes aux Affaires Indigènes, sous le képi bleu, puis le chapeau de brousse en Indochine. Rescapé du goulag – objet d'une vaine quête de justice – il se retrouve dans les enchantements et les fractures à Alger puis à Rabat, auprès du dernier Résident Général et des premiers Ambassadeurs.

[Jouhaud].

Le Procès d'Edmond Jouhaud. Compte rendu sténographique.

Albin Michel, 1962, in-8°, 356 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les grands procès contemporains), envoi a.s. d'Edmond Jouhaud

Edmond Jouhaud (1905-1985) est général d’armée aérienne en 1958, il est chef d’état-major de l’armée de l’air, puis, en 1960, inspecteur général de l’armée de l’air. Mis en disponibilité sur sa demande en 1960, il participe au coup d’état d’Alger (21-25 avril 1961) avec les généraux Challe et Zeller bientôt rejoints par le général Salan. Après son échec, il plonge dans la clandestinité et devient l’adjoint du général Salan à la tête de l’OAS, en charge de la région d’Oran. Arrêté le 25 mars 1962, il est condamné à mort le 13 avril 1962 par le Haut tribunal militaire. Il échappe de très peu à l’exécution, sa peine étant commuée en une peine de détention criminelle à perpétuité le 28 novembre 1962 après plus de sept mois passés dans une cellule de condamné à mort. Libéré de la prison de Tulle en décembre 1967, il est amnistié en 1968 et réintégré dans ses grade et prérogatives en 1982.

JOUHAUD (Edmond).

Serons-nous enfin compris ?

SPL, Albin Michel, 1983, gr. in-8°, 303 pp, fac-similes de tracts et de lettres de l'OAS et du gouvernement, annexes, index des noms cités, reliure pleine toile beige, titres et encadrement bruns au 1er plat, titres bruns au dos (rel. de l'éditeur), bon état, envoi a.s. (« Cette falsification des événements d'Algérie devait être dénoncée. En toute sympathie »)

Plus de vingt ans après la fin de la guerre d'Algérie, les témoins, les acteurs et les historiens n'ont pas fini d'apporter leur contribution à la connaissance d'un drame qui déchira profondément la conscience française et apporta des bouleversements politiques considérables. Plus de vingt après, le général Jouhaud qui poussa jusqu'aux extrêmes son attachement au maintien de l'Algérie française, livre, en un ouvrage définitif, ses réflexions, rassemble avec minutie les pièces d'un dossier, exprime ses souhaits pour aujourd'hui. Cette démarche est d'abord celle d'un homme de bonne foi. On aurait tort de la suspecter d'excessive nostalgie ou de rancunes mal assouvies. Réquisitoire serein et très argumenté, le livre du général Jouhaud est un appel contre l'oubli et une protestation contre un interprétation qui vise à rejeter sur les "Pieds-Noirs" les responsabilités exclusives de l'évolution des événements... — "Livre admirable par la précision des références et dates, par la limpidité du style, par la hauteur de ton. Général d'armée aérienne, né en Algérie (pied-noir), Edmond Jouhaud, partisan vigoureux de l'Algérie française, fut arrêté en mars 1962, condamné à mort en avril et gracié deux cent vingt-neuf jours après. Il ne sortit de prison qu'en décembre 1967..." (Michel de Saint-Pierre)

JOUHAUD (Edmond).

Ô mon pays perdu. De Bou-Sfer à Tulle.

Fayard, 1969, in-8°, 564 pp, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

"Mémoires concernant son épopée algérienne (1954-1967) où l'auteur retrace la politique du gouvernement français à l'égard de l'Algérie, les épisodes du putsch d'Alger ainsi que la lutte de de l'OAS, son arrestation et son procès." (Revue française de science politique, 1974)

Journal officiel de la République française.

Indemnisation des Français dépossédés en Algérie. Détermination et évaluation des biens (Décret n° 70-720 du 5 août 1970).

P., Journaux Officiels, août 1970, in-8°, (2)-46 pp, broché, bon état

JUIN (Maréchal).

Mémoires. I. Alger, Tunis, Rome. – II. Libération de la France. Avènement de la IVe République, 1944-1947. Maroc 1947-1951. Alliance atlantique 1951-1958.

Fayard, 1959-1960, 2 vol. in-8°, 405 et 380 pp, 12 pl. de photos hors texte, 10 cartes, index, brochés, jaquettes, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines), envoi a.s. sur le premier volume

Alphonse Juin (1888-1967) fut l'un des grands chefs de l'armée de libération en 1943-1944 et il s'illustra surtout à la tête du Corps expéditionnaire français en Italie qui, le 13 mai 1944, remporta la victoire du Garigliano, ouvrant les portes de Rome aux Alliés qui piétinaient devant le mont Cassino. Il est le seul général de la Seconde Guerre mondiale à avoir été élevé à la dignité de maréchal de France de son vivant, en 1952. — "Le maréchal Juin a consacré le premier tome de ses Mémoires au récit de ses années de commandement en Afrique du Nord et en Italie de 1941 à 1944. L'ouvrage n'intéresse pas seulement la chronique militaire de la seconde guerre mondiale. L'histoire politique de la période qui a immédiatement précédé et suivi le débarquement allié de novembre 1942 y trouvera de nombreux éléments nouveaux d'information et d'appréciation." (Revue française de science politique, 1959) — "Le premier volume des mémoires d'Alphonse Juin évoquait le chef militaire. C'est bien plutôt l'homme politique qui apparaît dans le deuxième tome. Ayant accompagné le général de Gaulle à Moscou en 1944, l'auteur décrit en termes pittoresques Staline au Kremlin. Chargé de mission en Indochine, il trace le portrait du leader de la rébellion indochinoise. Mais, après le Maroc, c'est de l'Algérie qu'il est question dans les dernières pages, où est condamnée la politique gaulliste en Afrique du Nord, dont l'auteur affirme qu'elle est « une équivoque assez vivement ressentie par toute la communauté franco-musulmane ». En annexe, six lettres ou rapports de l'auteur au gouvernement (sur l'Afrique du Nord et sur l'Indochine)." (Revue française de science politique, 1961)

JUIN (Maréchal Alphonse).

Le Maghreb en feu.

Plon, 1957, in-8°, 192 pp, broché, papier jauni, bon état

"Tableau de l'évolution de l'Afrique du Nord et témoignage sur des événements auxquels l'auteur a été étroitement mêlé. L'homme politique discutera certains aperçus, certaines conclusions ; l'historien tirera grand profit de ce document, qui est aussi révélateur par les omissions de son auteur que par les renseignements dont celui-ci fait état. S'il omet, par exemple, de préciser qu'il accompagna M. Mendès-France à Carthage, il laisse par contre clairement entendre que la déposition du sultan Mohamed V ne fut pas une improvisation : les instructions qui avaient été données au résident général à son départ pour Rabat l'envisageaient comme une arme destinée à réduire « d'inacceptables prétentions»." (Revue française de science politique, 1957) — "Au moment où la France s’apprête à prendre un tournant décisif, décisif pour son destin autant que pour celui des pays de l’Afrique du Nord, il m’a paru opportun de fondre en ce petit ouvrage la matière de nombreuses études fragmentaires que j’ai publiées depuis cinq ans sur ce sujet." (Avant-propos)

KAUFFER (Rémi).

O.A.S. Histoire d'une organisation secrète.

Fayard, 1986, gr. in-8°, 421 pp, notices biographiques, index, broché, bon état

LACOUTURE (Jean).

Le Témoignage est un combat. Une biographie de Germaine Tillion.

Seuil, 2000, gr. in-8°, 340 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Parce que le siécle qui s'achève fut plus qu'aucun autre lardé de crimes collectifs, il lui faut des témoins. Et parce que l'imposture, soudée au crime, lui a survécu, il importe que ces témoins soient, par l'expérience, la culture, le désintéressement et le courage, dignes de foi. En voici un, qui étudie depuis bientôt 93 ans les fureurs du temps, en éprouve sur elle les effets, et sait, de chaque épreuve affrontée, nourrir ses analyses du mal à venir. Des vices du régime colonial aux horreurs du système concentrationnaire, et de la pratique de la torture à l'usage du terrorisme ou de l'esclavage, elle a su éclairer l'une par l'autre les atteintes faites au genre humain, et créer une science de l'épreuve. C'est pourquoi Jean Lacouture, qui la connaît, l'interroge et l'admire depuis plus de 40 ans, a voulu écrire la vie de Germaine Tillion, ethnographe, résistante de 1940, déportée à Ravensbrück, sociologue du nazisme, interlocutrice des combattants algériens, ennemie de la torture, avocate de l'émancipation de la femme méditerranéenne – vie qui manifeste à grands périls courus que tout témoignage est un combat, avec l'autre et pour l'Autre.

LA FAYE (Jacques de).

Histoire du général de Sonis.

P., Bloud et Barral, 1880, in-8°, xii-344 pp, 8 portraits ou gravures hors texte (dont le frontispice), reliure demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés, filet doré sur les plats (rel. de l'époque), dos frotté, coiffe inférieure lég. abîmée, coins émoussés, dos passé, état correct

"... La croix et l'épée, ces deux mots qui résument toute la vie du général de Sonis expliquent également le motif qui a fait entreprendre son histoire et le but que s'est proposé M. J. de la Faye : montrer aux esprits troublés et démoralisés par cent ans de révolutions et de scepticisme la sublime grandeur d'une âme vraiment chrétienne et rappeler en même temps les événements militaires auxquels le général de Sonis s'est trouvé mêlé : nos expéditions d'Afrique, la campagne d'Italie et plus particulièrement la guerre de 1870. Puisée aux sources les plus authentiques, cette Histoire est d'autant plus intéressante qu'elle nous fait mieux connaître le courage, l'abnégation, le dévouement de nos officiers et de nos soldats sur tous les champs de bataille, pendant près d'un demi-siècle. Le rôle joué par le général de Sonis dans cette triste et douloureuse épopée qui s'appelle la guerre de 1870-71 est d'ailleurs inoubliable..." (L'Editeur) — Le général de Sonis (1825-1887) accomplit une grande partie de sa carrière en Afrique du Nord (Algérie, Maroc). Cet officier très pieux est connu aussi pour avoir combattu en 1870 à la tête des Zouaves pontificaux et des Volontaires de l'Ouest sous l'étendard du Sacré-Cœur de Jésus, aux côtés du futur général de Charette. Grièvement blessé lors du combat, il passa la nuit, par -20°, sur le champ de bataille de Loigny à rassurer les soldats blessés eux aussi autour de lui. On lui amputa la jambe le 4 décembre 1870...

LA FAYE (J. de).

Le Général de Ladmirault (1808-1898).

P., Bloud, 1901, in-8°, xxxii-367 pp, préface par le comte Albert de Mun, un portrait en frontispice, broché, couv. lég. salie, bon état

La colonisation de l'Algérie, la campagne d'Italie, la guerre de 1870, la Commune. — Un ouvrage hagiographique mais documenté, écrit avec les souvenirs inédits des enfants du général de Ladmirault, le comte et la comtesse de La Rochebrochart, et avec ceux de son aide de camp, le marquis de La Tour du Pin Chambly. Le comte Albert de Mun, qui fut aussi un des officiers d'ordonnance du général de Ladmirault, a écrit la préface. — Jacques de La Faye est le pseudonyme de Mlle Marie de Sardent (1855-1940?), auteur de plusieurs ouvrages historiques.

LAFFONT (Pierre).

L'Expiation. De l'Algérie de papa à l'Algérie de Ben Bella.

Plon, 1968, in-8°, 348 pp, cart. éditeur, jaquette, bon état

"Directeur de L'Echo d'Oran de 1945 à 1963, député de 1958 à 1961, Pierre Laffont livre, dans cet ouvrage, un témoignage particulièrement riche sur ces années de drame qui vont de 1954 à 1967." (Benjamin Stora, Dictionnaire des livres de la Guerre d'Algérie)

LANVERS (Pierre).

Au service de la France. Témoignages.

Editions LBM, 2007, gr. in-8°, 300 pp, préface de Pierre Messmer, 44 photos sur 48 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Au service de la France est une série de témoignages (seconde guerre mondiale, Corée, Indochine, Algérie...). Le fil rouge qui les unit, c'est un ruban. Le rouge de la Légion d'Honneur que tous ces témoins engagés ont gagnée au service de la France et au risque de leurs vies. Tous ces auteurs ont connu le danger et, dans chaque récit, la mort n'est jamais loin. Ce qui fait la valeur de cet ensemble, c'est la différence des styles. Aussi bien le lieutenant ou le capitaine, qui racontent avec minutie le montage d'une opération importante, que le caporal ou le sergent qui disent avec simplicité leur aventure...

LA ROCHE (Jean de).

Quatre officiers, une famille, 1879-1975 : Sahara, France, Europe, Syrie, Algérie, Arabie.

Editions Cheminements, 2004, gr. in-8°, 217 pp, 64 pl. de photos hors texte, biblio, petit lexique arabe, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Une mémoire), envoi a.s.

Cet ouvrage retrace le parcours militaire de quatre officiers. A l'aide du journal de son père tenu de 1913 à 1917 au Sahara, l'auteur montre l'action militaire menée du Hoggar au Soudan. Puis il relate les souvenirs de son beau-père durant la Grande Guerre et ceux du cousin de son père lors d'un combat en juin 1940. Il aborde enfin ses propres souvenirs d'Algérie en 1942 et en 1958.

LARTÉGUY (Jean) et Marc FLAMENT.

Les Dieux meurent en Algérie. Texte de Jean Lartéguy. Photos de Marc Flament.

Editions de la Pensée Moderne, 1960, in-4°, 85 pp, 60 photographies en héliogravure à pleine page ou sur double page, ouvrage imprimé sur papier Hélio Alfa Cellunaf, reliure cartonnée grise de l'éditeur, titres en rouge au 1er plat, jaquette illustrée, bon état. Edition originale

C'est l'image cruelle d'une guerre qui n'est pas comme les autres. Des bords d'un oued aux sables sans fin, apparaît le visage glacé de l'efficacité et ces fleurs écrasées rencontrées en chemin : des ruines noircies, la détresse d'un blessé, un visage d'enfant. Ensemble Lartéguy et Flament nous donnent un grand livre... — «J'ai arrêté d'être soldat parce que j'avais pris une grenade dans les jambes. C'est comme ça que j'ai commencé à écrire. J'ai suivi la fin des grands empires coloniaux, l'époque était fascinante, c'était l'écroulement d'un monde.» (Jean Lartéguy)