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ABD-AL-RAHMAN AL-JABARTÎ.

Journal d'un notable du Caire durant l'expédition française 1798-1801.

Albin Michel, 1979, in-8°, 429 pp, traduit et annoté par Joseph Cuoq, préface de Jean Tulard, une carte, notices biographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Jabartî, fin lettré, a tenu au jour le jour le récit des événements de l'occupation du Caire par les Français, récit dont on connaît plusieurs versions, mais dont J. Cuoq a traduit ici (et pour la première fois en français) la plus élaborée et la plus sereine. Collaborateur des Français (membre du troisième Diwan mis en place en novembre 1800), Jabartî demeure très discret sur le rôle de cet organisme et le sien propre. Relativement bien informé du fait de cette fonction et de ses relations, il voit cependant l'histoire du petit côté de la lorgnette : ainsi lui échappent l'importance de la bataille des Pyramides, et sans doute partiellement celle de cette confrontation inattendue entre l'Orient et l'Occident, de ce réveil du monde islamisé qui allait en découler. L'intérêt de son journal est ailleurs, dans cette notation quotidienne des petits et grands événements d'une occupation de trois ans : disettes, marché noir, révoltes, exécutions sommaires, exactions des soldats français, même si elles furent généralement réprimées, arrestations arbitraires, prises d'otages, vengeances, collaboration intéressée de certains. Ainsi Jabartî n'est pas tendre pour les chrétiens, Coptes ou Grecs ; il ne l'est pas davantage pour les attaques des Bédouins, coupables souvent de l'aggravation de la situation, ni pour les « voyous » responsables des séditions. Mais il est très proche du petit peuple du Caire, s'apitoye sur ses misères, ses soucis, ses angoisses. Hormis son grand intérêt historique, c'est sans doute, comme le suggère d'ailleurs le traducteur, dans la peinture des réactions populaires devant une occupation étrangère, que réside l'attrait essentiel de ce Journal, réactions de toujours et de partout que l'humanité du narrateur sait si bien mettre en valeur." (Paule Brasseur, Bulletin des bibliothèques de France, 1980) — "Grand bourgeois cairote, Al Djabarti donne un point de vue remarquable, lucide et nuancé, sur l'occupation française en Egypte." (Fierro, 2)

ABD-EL-RAHMAN EL DJABARTI (Cheikh Abd-el-Rahman).

Merveilles biographiques et historiques ou Chroniques du Cheikh Abd-El-Rahman El Djabarti.

Le Caire, Imprimerie nationale, 1888-1896, 9 vol. pt in-4°, vi-334, 312, 277, 299, 237, 329, 431, 383 et 336 pp, traduites de l'arabe, reliures demi-toile verte à coins, dos lisses avec fleuron et double filet dorés, pièce de titre basane noire, un 1er plat de couv. conservé (rel. postérieure), bon état. Peu courant

Edition originale de la traduction par Chefik Mansour Bey, Abdulaziz Kalil Bey, Gabriel Nicolas Kalil Bey et Iskender Ammoun Effendi. La période de domination ottomane en Egypte est marquée par une pénurie de sources historiques écrites par les habitants du pays. C'est Djabarti qui remit en honneur ce genre historique par son opus magnum qu'est « Merveilles historiques...», sa chronique présente en effet une très grande importance pour toute la période qu'elle couvre : pour le XVIIIe siècle, le début du XIXe. et surtout pour l'occupation française et le début de la régence de Mohammed Ali. Pour cette période Al-Djabarti est sans aucun doute la meilleure source existante. A cause de ses violentes attaques contre Mohammed Ali et son règne, la publication de cette chronique fut longtemps interdite en Egypte. C'est seulement après l'accession au trône du Khédive Tewfiq qu'elle connut sa première publication intégrale et sa traduction. — "Grand bourgeois cairote, Al Djabarti donne un point de vue remarquable, lucide et nuancé, sur l'occupation française en Egypte." (Fierro, 2)

ABUL-FATH (Ahmed).

L'Affaire Nasser.

Plon, 1962, in-8°, ii-340 pp, broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. partiellement décollé, sinon bon état, bel envoi a.s.

"Ahmed Abul-Fath connaît particulièrement bien le Président Nasser. Il fut son confident lors de la préparation et de l'exécution du coup d'État de juillet 1952 qui devait chasser Farouk de son trône. Mais, membre influent du parti Wafdiste, rédacteur en chef du journal “Al Misri”, libéral de cœur et d'esprit, il était trop attaché à la démocratie parlementaire pour pouvoir accepter plus longtemps le régime militaire imposé par le nouveau chef de l'Égypte. Il lutta contre la dictature naissante puis choisit, avant qu'il ne soit trop tard, l'exil volontaire. C'est donc un témoignage de première main qu'il nous propose tant sur les origines de la Révolution que sur l'évolution de la politique nassérienne..." (4e de couv.) — "Livre violemment hostile à la personne de Nasser et à sa politique. Pour A. -F., ami et parfois confident de Nasser jusqu'au début de 1954, ancien rédacteur en chef d'un quotidien interdit après la Révolution, Abdel Nasser, mû par « la rancune, le désir de vengeance et le plaisir d'humilier », a trahi les aspirations du peuple égyptien. Le régime égyptien reste un régime militaire, son programme économique demeure inexistant : Nasser, pour A. -F., n'est qu'un dictateur." (Revue française de science politique, 1963) — "Un membre du parti wafdiste, artisan de la révolution de 1952 explique la carrière du Colonel Nasser et la juge." (Politique étrangère, 1963)

ADAM (Madame Juliette)(Juliette Lamber).

L'Angleterre en Egypte.

P., Imprimerie du Centre, 1922, in-8°, 416 pp, broché, couv. salie, état moyen

"C'est avec tout son enthousiasme et son dévouement que Mme Adam a écrit ce livre en faveur de l'Egypte. C'est un aperçu du régime anglais dans ce pays depuis le 14 septembre 1882 jusqu'à ces derniers mois. Ce n'est pas un récit à allure plus ou moins didactique ; pas davantage une étude approfondie de la situation économique, sociale, religieuse du peuple égyptien. C'est plutôt un mémoire, un recueil de faits, d'attestations, écrit pour plaider la cause de l'indépendance égyptienne. Assurément, ce n'est pas un panégyrique de l'Angleterre, mais il n'était pas au pouvoir de Mme Adam de changer des faits bien connus. Peut-être, dans son enthousiasme pour le peuple qu'elle voudrait libre, garde-t-elle à son égard trop de généreuses illusions. L'Egypte, par exemple, serait-elle à jamais garantie contre les dilapidations d'un nouvel Ismaïl ? Quoi qu'il en soit, l'intérêt du livre n'en est pas diminué." (P. Pezaud, Échos d'Orient, 1923)

ALDRED (Cyril).

Akhenaton, le pharaon mystique.

Tallandier, 1973, gr. in-8°, 271 pp, 17 illustrations en couleurs, 120 photos et illustrations en noir, 6 dessins, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

ALDRED (Cyril).

Les Egyptiens. L'empire des pharaons.

Armand Colin, 1986, in-8°, 255 pp, 107 photos, figures, cartes et plans, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Civilisations)

ALLEAUME (Ghislaine)(dir.).

L’Égypte dans le siècle, 1901-2000.

Editions Complexe, Cedej – Égypte/Monde arabe n° 4-5, 2000-2001, 2003, gr. in-8°, 340 pp, broché, couv. illustrée, bon état

C'est un siècle de vie égyptienne tourmenté et riche événements qu'évoque la présente livraison d'Égypte/Monde arabe. Entre 1901 et 2000, l'Égypte a connu le sultanat, la monarchie, la révolution et le présidentialisme autoritaire ; des combats pour la liberté et pour la religion, d'autres – moins nombreux mais tout aussi acharnés – pour la laïcité et le libéralisme. Ce siècle fut aussi fait de guerres : la guerre perdue de 1948, pour la Palestine, la défaite de 1967 contre Israël et, enfin, la victoire de 1973. A plusieurs reprises, les Égyptiens espérèrent maîtriser leur économie et réformer leur société ; à plusieurs reprises, ils tentèrent d'établir des régimes politiques stables, passant de la monarchie constitutionnelle au socialisme autoritaire puis à l'autoritarisme libéral ; à plusieurs reprises, la religion s'empara de la vie publique mais sans jamais parvenir à la brider. L'Égypte du siècle maintenant passé est traversée de courants d'idées, de débats et de vastes espérances. Elle a ses figures et ses hommes : le Journaliste, le Musicien, l'Officier libre, le Frère musulman, l'Intellectuel, Zaghloul, Farouk, Nasser, Sadate et bien d'autres. Certes, il est impossible de peindre, en quelques trois cents pages, le tableau foisonnant d'un siècle. Aussi, comme le jeu de l'oie de Golo qui figure en couverture, ce numéro est-il le fait de vignettes juxtaposées dont le déroulement devrait parvenir, sinon à restituer le XXe siècle égyptien, du moins à donner une idée de son extraordinaire richesse.

ARGOUD (Gilbert)(éd.).

Science et vie intellectuelle à Alexandrie (Ier-IIIe siècle ap. J.-C.).

Saint-Etienne, Publications de l'Université, 1994, gr. in-8°, 225 pp, 19 illustrations et 2 plans, qqs tableaux et figures, biblio, broché, trace de mouillure ancienne, état correct

"Le présent recueil publié par le Centre Jean Palerne comprend sept articles « sur les hommes, les savoirs et les croyances qui firent le renom d'Alexandrie » plus particulièrement à l'époque du Haut-Empire. On y trouvera une synthèse très générale sur Alexandrie ; quatre contributions consacrées à Héron ; un article philologique très approfondi sur le sens du nom qui anciennement a désigné, socialement et politiquement, le grand ou petit propriétaire terrien et, à l'époque romaine, le géomètre, l'arpenteur, servant à traduire alors le nom latin 'agrimensor' ; et une étude de l'école chrétienne d'Alexandrie d'après un manuscrit de la Bodléienne d'Oxford. – En bref, un très beau volume." (Albert Deman, L'Antiquité Classique, 1996)

[Atlas] – BAINES (John) et Jaromir MALEK.

Atlas de l'Egypte ancienne.

P., Editions du Fanal, 1986, in-4°, 240 pp, traduit de l'anglais, 36 cartes en couleurs, environ 450 illustrations en couleurs, glossaire, tableau chronologique, biblio, index, reliure toile havane de l'éditeur, gardes illustrées, jaquette illustrée, bon état

"Comment découvrir l'Égypte sans connaître son prestigieux passé ? Le livre des deux égyptologues Jaromir Malek et John Baines, Atlas de l'Égypte ancienne a pour but de présenter dans un langage dénué de termes techniques, l'une des plus anciennes et des plus grandes civilisations de l'Humanité. C'est un ouvrage de vulgarisation qui s'adresse à divers publics, avertis ou non. Il se compose de trois parties que l'on peut aborder indépendamment les unes des autres. Cet atlas présente les plus importants sites de l'Antiquité et les fait découvrir dans leur contexte historique et culturel. Une place importante est également donnée à la civilisation de l'époque pharaonique. Ainsi, le lecteur est invité à descendre le Nil, d'Assouan au Delta, tout en faisant un détour par la Nubie et les Oasis. Au fil du voyage, il pénètre au travers de l'histoire, de l'art, et de la vie quotidienne au temps des pharaons. Il est important de noter que cet ouvrage indique de nombreux sites ignorés par les circuits traditionnels offerts aux touristes. Par ailleurs, cet atlas s'agrémente de nombreuses photographies en couleurs et dessins de sites existants. Un glossaire facilite la compréhension des termes spécialisés." (Christiane Maze, Bulletin des bibliothèques de France)

[Atlas] – BERTRAND (Général).

Campagnes d'Egypte et de Syrie, 1798-1799. Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon dictés par lui-même à Sainte-Hélène. Atlas seul.

P., Au comptoir des Imprimeurs-Unis, 1847, in-folio, (4) pp, 18 planches doubles montées sur onglet, gravées en taille douce par M. Moisy et réhaussées de petites touches de couleurs, reliure de l'éditeur demi-basane havane, dos lisse, 1er plat imprimé, dos frotté avec un petit manque de cuir, plats frottés avec quelques épidermures, rousseurs sur les pages de texte, état correct. Très rare

Atlas seul avec ses 18 planches doubles gravées par M. Moisy, réalisées par le général Pelet d'après la cartographie de Lapie. L'ouvrage illustre les deux volumes des "dictées de Sainte-Hélène" au général Bertrand (Tulard, 1079). — Détail : 1. Carte générale de l'Egypte et de la mer Rouge ; 2. Carte de la Méditerranée ; 3. Débarquement de l'armée française à Malte ; 4. Carte de l'Egypte ; 5. Débarquement de l'armée française à Alexandrie ; 6. Marche de l'armée française sur le Caire - Bataille de Chobrakhit ; 7. Bataille des Pyramides ; 8. Combat naval d'Aboukir ou du Nil ; 9. Bataille de Sédiman ; 10. Carte de la Syrie ; 11. Siège de Saint-Jean-d'Acre ; 12. Bataille du Mont-Thabor ; 13. Carte de la presqu'île d'Aboukir ; 14. Bataille d'Aboukir ; 15. Carte de l'Italie centrale ; 16. Carte de la Suisse ; 17.Carte de l'Italie septentrionale ; 18. Carte de la Hollande.

[Atlas] – HAYWOOD (John).

Les sources de la civilisation occidentale : Proche-Orient, Égypte, Grèce et Rome antiques.

France Loisirs, 1999, in-4°, 304 pp, très nombreuses illustrations et plus de 150 cartes et plans en couleurs, tableaux chronologiques, lexique, biblio, index, reliure simili-cuir bordeaux de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

En un seul volume abondamment illustré, cet ouvrage présente l'histoire du Proche-Orient, de l'Egypte ancienne, de la Grèce et de la Rome antiques. Un foisonement d'événements replacés dans leur contexte sont expliqués de façon simple, précise et attrayante, largement soutenus par de magnifique images, des photos de sites archéologiques et plus de 150 cartes et plans détaillés. Une somme remarquable de connaissances à recommander au lecteur néophyte comme à l'étudiant en quête d'information.

AUGER du BREUIL (Anne).

Mon voyage en Égypte archéologique.

Cercle littéraire de l'avenue Foch, 1979, in-8°, 171 pp, qqs illustrations, broché, bon état, envoi a.s.

AURIANT (pseudonyme d'Alexandre HADJIVASSILIOU).

François Bravay ou le « Nabab ».

Mercure de France, 1943, gr. in-8°, 173 pp, 2 planches hors texte (une première esquisse du dessin de couverture d'Emile Bernard en frontispice et un portrait gravé de François Bravay), broché, premier plat illustré par Emile Bernard, bon état. Peu courant

Un portrait du député du Gard François Bravay qui servit de modèle à Alphonse Daudet pour le personnage principal du roman « Le Nabab » (1878). — "François Bravay, fils d'un marchand de casseroles et outils agricoles de Pont-Saint-Esprit, est né le 25 novembre 1817. Caricature du nouveau riche, son existence extraordinaire a servi de trame à un roman d'Alphonse Daudet, Le Nabab. Ruiné, car peu doué pour le petit commerce, en 1847, Bravay va tenter sa chance à Alexandrie. En se jouant de la naïveté du Vice-roi d'Égypte, Saïd Pacha, il acquiert rapidement une immense fortune. Revenu en France en 1861, il mène une vie fastueuse et dépense sans compter. Il se lance alors dans la politique. Par ses largesses, ce personnage éblouira la bourgeoisie locale et par là, même les électeurs. Il sera élu conseiller général, en 1862, puis député du Gard, en 1865... Il fait construire un château à Pont-Saint-Esprit sa ville natale, achète celui de Belle-Eau à Donzère, où il reçoit Saïd Pacha, et un hôtel à Paris où il réside. Ce train de vie dispendieux viendra rapidement à bout de son magot ramassé en Égypte. Ruiné il mourra, aveugle et sans ressources à Paris, en 1874." (Georges Mathon) — "On sait qu’en gros, la réalisation du canal de Suez se situe entre novembre 1854, date de la signature, par Mohammed Saïd, de « l’acte de concession », et le 15 août 1869, date de la réunion des deux mers. Quinze années donc, au cours desquelles Lesseps eut, sans répit, à lutter pour gagner et conserver la confiance des khédives successifs, Abbas Pacha, Mohammed Saïd et Ismail Pacha contre les intrigues, non seulement de l’Angleterre et de la Porte, mais aussi de ses propres compatriotes : saint-simoniens furieux de leur échec de 1833, diplomates ou Français résidant en Égypte, tel ce François Bravay, prototype du futur « Nabab » d’Alphonse Daudet, et que, déjà en 1859, Gustave Flaubert rêvait de mettre en scène, dans un roman qu’il n’écrivit jamais bien qu’il y pensât sans cesse, et qui, sous le titre d’Harel-Bey, devait, au milieu d’un monde interlope de « faiseurs », d’aventuriers « en habit noir », d’une pègre européenne, représenter ce que Flaubert appelait « l’Orient-Isthme de Suez ». Il eût ainsi révélé les dessous de l’affaire de Suez, comme, renseignée par Bravay lui-même, la belle Olympe Audouard, amie de Dumas père, récoltant sur place, en 1864-1865, les potins et ragots qu’elle étala ensuite dans ses Mystères de l’Égypte dévoilés..." (Aimé Dupuy, Le percement de l’isthme décrit par des voyageurs français, Le Monde diplomatique, octobre 1956)

AUSTRUY (Jacques).

Structure économique et civilisation. L'Egypte et le destin économique de l'Islam.

SEDES, 1960, gr. in-8°, xvii-366 pp, index, broché, bon état, envoi a.s.

BAEYENS (Jacques).

Un coup d'épée dans l'eau du canal. La seconde campagne d'Egypte (1956).

Fayard, 1976, in-8°, 279 pp, 8 pl. de documents hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Nommé conseiller diplomatique de l’amiral Barjot le 15 octobre 1956, l’auteur a eu accès à de nombreux documents diplomatiques, reproduits in extenso dans son journal de marche. L’intérêt de son témoignage est également de montrer le fonctionnement de la liaison franco-israélienne à Chypre, où il est basé. Il décrit la coopération secrète avec Israël comme « totale et triomphante » (p. 63). Il affirme que "la troïka Mollet, Pineau, Bourgès" était déterminée à en finir avec Nasser.

BAIKIE (James).

Egyptian Papyri and Papyrus-Hunting.

London, 1925, fort in-8°, 324 pp, 32 pl. de photos et documents hors texte dont 4 en couleurs, index, reliure toile bleue éditeur, état correct. Edition originale.

BALTA (Paul) et Claudine RULLEAU.

La vision nassérienne. Textes rassemblés et présentés par Paul Balta et Claudine Rulleau.

P., Sindbad, 1982, in-8°, 279 pp, chronologie, éléments de bibliographie, tiré sur papier vergé, broché, couv. rouge à rabats, premier plat illustré d'un portrait de Gamal Abdel Nasser, bon état, prière d'insérer, envoi a.s. de P. Balta et C. Rulleau (La Bibliothèque arabe, Coll. Textes politiques)

BANCOURT (Pascal).

Le Livre des morts égyptien.

Dangles, 2000, in-8°, 399 pp, figures dans le texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

L'Égypte ancienne suscite à l'heure actuelle un regain d'intérêt lié à la demande d'un renouveau de spiritualité. Cette civilisation inspire toujours le sentiment d'un mystère non résolu. Son énigmatique Livre des morts – dont la puissance évocatoire témoigne d'une qualité d'inspiration exceptionnelle – laisse entrevoir, lorsque l'on sait comment le lire, toute l'envergure du génie égyptien. Ses textes hermétiques cachent un savoir d'une grande richesse qui, pour apparaître au jour, nécessite d'en retrouver la clef. Le titre de Livre des morts a été donné à l'ensemble des papyrus trouvés en compagnie des momies. Cependant, contrairement à ce que l'on croit, ce recueil n'était pas à l'origine un rituel funéraire mais un guide d'initiation qui relatait, en langage symbolique, les expériences intérieures vécues par les initiés aux anciens Mystères égyptiens. Ses formules puissantes et imagées décrivent l'ascension de la conscience vers les états suprahumains. L'Égypte ancienne possédait cette science de l'initiation qui transmuait l'être au moyen d'une technique spirituelle que le monde moderne, pour son malheur, a entièrement perdue. Une véritable force de vie passe à travers les formules du Livre des morts. Néanmoins, leur obscurité déroutante laisse perplexe tant que l'on ne possède pas la clef de leur compréhension. Pour éclaircir le fond ésotérique de ces écrits, cet ouvrage opère leur rapprochement avec les différentes traditions spirituelles du monde. Le parallèle établi par Pascal Bancourt avec le symbolisme de l'alchimie apporte de précieux éclaircissements, car la doctrine alchimique, héritée de la science initiatique égyptienne, visait par des voies identiques à réaliser la perfection spirituelle de l'homme. Le décryptage des allégories du Livre des morts permet ainsi de reconstituer cette fantastique aventure intérieure qu'entreprenaient les initiés dans l'ancienne Égypte. L'approche de la dimension transcendante de ce véritable livre de vie élargit l'horizon vers de nouvelles perspectives d'essor intellectuel et spirituel, dont la civilisation actuelle ressent cruellement le manque.

BARBOTIN (Christophe).

Les Statues égyptiennes du Nouvel Empire : statues royales et divines. Tome 1 : Planches.

Musée du Louvre, Editions Khéops, 2007, in-4°, 368 pp, 872 illustrations en couleurs, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Volume de planches seul. — Le Nouvel Empire, qui marque l'apogée dans le domaine artistique, est la période la plus connue de l'histoire égyptienne. Ses plus grands souverains, Thoutmosis III, Aménophis III, Akhénaton et Nefertiti, Toutânkhamon ou encore Ramsès II, ainsi qu'une foule de divinités et d'animaux, sont superbement représentés au Louvre. Ce catalogue en constitue la publication exhaustive.

BARGUET (Paul).

Le Livre des morts des anciens Egyptiens. Introduction, traduction, commentaire de Paul Barguet.

Editions du Cerf, 1988, gr. in-8° à l'italienne, 307 pp, illustré par les dessins des papyrus du Musée du Louvre, biblio, index, reliure cartonnée de l'éditeur, bon état (Coll. Littératures anciennes du Proche-Orient)

Ensemble des formules magiques, le plus souvent écrites en hiératique, sur papyrus, placé avec la momie dans une sépulture. Ces textes attestés depuis le Nouvel Empire (XVIIIe dynastie) accompagnèrent le défunt pour son voyage vers l'au-delà jusqu'à l'époque gréco-romaine. Le mort devait connaître l'intégralité de ces formules qui lui permettaient de franchir tous les obstacles jusqu'au royaume des bienheureux et ainsi de rejoindre la barque solaire pour accompagner Rê dans son voyage vers l'invisible. — Il existe différentes traductions françaises du fameux Livre des morts égyptien. Celle de Paul Barguet est une réussite de clarté et de sérieux. Esthétiquement séduisante, l’édition est agrémentée de nombreuses illustrations, réalisées avec précision d’après les images originales qui accompagnent les papyrus. Faut-il encore présenter le Livre des morts, cette « Bible » des Égyptiens ? Il s’agit d’un ensemble plus ou moins cohérent de 192 chapitres dont les copies, intégrales ou partielles, accompagnaient les défunts pour son voyage vers l'au-delà jusqu'à l'époque gréco-romaine. Placés avec la momie dans une sépulture, leur récitation devait assurer au défunt une heureuse destinée dans l’autre monde. Le mort devait connaître l'intégralité de ces formules qui lui permettaient de franchir tous les obstacles jusqu'au royaume des bienheureux et ainsi de rejoindre la barque solaire pour accompagner Rê dans son voyage vers l'invisible.. La magie est omniprésente dans ces textes, tout comme la mythologie égyptienne. — "Les Editions du Cerf ont eu l'heureuse initiative de vouloir mettre au service des orientalistes et des biblistes les grands textes religieux du Proche-Orient en traduction française. L'ouvrage de B. est le premier de cette nouvelle collection dirigée par des spécialistes et que la critique accueillera, certes, avec beaucoup d'enthousiasme. Le Livre des morts égyptien est le plus ancien livre illustré du monde. Il développe le thème de la divinisation du mort, de son identification à son dieu, grâce à des formules magiques, de sa transfiguration en Rê, le soleil rayonnant. Le mort quitte alors sa tombe à l'aube, après avoir vaincu les Puissances des ténèbres, il retrouve ses sens et tous ses pouvoirs, il revêt les différentes formes du soleil, puis, en fin de journée, redescend dans le monde souterrain, se soumettant au jugement d'Osiris. Ce jugement était vraisemblablement semblable à celui que le mort avait affronté sur terre, avant d'être jugé digne de recevoir la sépulture rituelle. Celui-ci jouissait ainsi le jour, lors de « sa sortie », de l'identification à Rê, et la nuit, de l'illumination de la présence divine. L'A. nous présente un texte qui se rapproche le plus possible de celui de la recension thébaine, grâce à la collation de nombreux papyrus. Son œuvre mérite bien de cette haute pensée religieuse égyptienne, pour qui la mort n'est pas une fin." (Jacques-E. Ménard, Revue des sciences religieuses, 1968)

BEAUCOUR (Fernand), Yves Laissus et Chantal Orgogozo.

La Découverte de l'Egypte.

Flammarion, 1989, in-4°, 272 pp, 241 illustrations en noir et en couleurs, chronologie, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

La découverte de l'Egypte ancienne par les Européens et la naissance de l'égyptologie dans la première moitié du XIXe siècle à partir de l'Expédition d'Egypte. L'aventure militaire (Fernand Beaucour) ; Les savants en Egypte (Yves Laissus) ; Les conquêtes archéologiques (Chantal Orgogozo) ; La naissance de l'égyptologie (Chantal Orgogozo).

BENEDETTI (Vincent, comte).

Essais diplomatiques (nouvelle série), précédés d'une Introduction sur la question d'Orient.

Plon, 1897, in-8°, lv-412 pp, broché, pt mque au coin du 1er plat, bon état

La question d'Egypte. Méhémet-Ali durant ses dernières années. Un ambassadeur anglais en Orient. Le comte de Cavour et le prince de Bismarck. — "Par les hautes fonctions qu'il a exercées en Orient et en Europe, M. Benedetti était qualifié pour entreprendre une œuvre d'information et d'appréciation. La nouvelle série des Essais est précédée d'une introduction sur la question d'Orient. Tout le monde est d'accord sur la nécessité d'une réforme en Turquie ; le Sullan veut aussi réformer. M. Benedetti se demande si l'on peut espérer que la diplomatie sera plus habile ou plus heureuse qu'elle ne le fut jusqu'à présent, et s'il n'y aurait pas lieu de recourir à une occupation partielle. Cette suggestion n'est pas à dédaigner... A côté de la réforme organique, il y a à prévoir le retour périodique des grands massacres. M. Benedetti établit facilement que, par une marche en avant de Kars, la Russie aurait pu couper court aux massacres... (...) M. Benedetti, qui a résidé en Egypte, raconte avec détail les dernières années de Méhémet-Ali. Espérons qu'il nous en exposera un jour les premières années, qui furent les plus brillantes. Ce n'est pas que j'admire, même au point de vue de l'intérêt politique, le massacre des mameluks. La Russie a soumis ses Tcherkesses ; mais elle n'a pas exterminé cette noble race. Les mameluks constituaient ce qui manque à l'Egypte, une aristocratie d'hommes nativement supérieurs ; mais on ne peut pas demander à un bachy-bozouk de comprendre cette question des races que tant d'autres gens méconnaissent. Où j'admire Méhémet-Ali et sa famille, c'est dans la péninsule arabique, où ils ont eu à lutter contre des adversaires vraiment héroïques, comme Abd-Allah et Noury, qui sont allés mourir de male mort à Constantinople. Les débuts en Syrie furent brillants, l'issue tragique. Là, les quatre alliés ont assurément soutenu les populations insurgées ; mais le soulèvement a eu pour cause primordiale la dure oppression d'Ibrahim, ses besoins d'argent, un dur recrutement, le désarmement de la Montagne. Le consul de France insistait pour signaler le danger à Paris ; mais l'engouement n'a pas d'oreilles, et la Syrie était perdue moralement pour Méhémet-Ali avant le bombardement d'Acre. M. Benedetti expose aussi les votations qui, en 1882, ont livré l'Egypte aux Anglais, lesquels nous sollicitaient d'y entrer avec eux. « C'est dit-il, une lamentable histoire que celle de la politique de la France dans cette affaire. » Il l'attribue à l'instabilité ministérielle, « source de fréquents et d'irréparables mécomptes. » Cette instabilité est un effet naturel du parlementarisme. Pour la stérile satisfaction d'isoler la France, Nicolas Ier avait suscité les événements de 1840, dont le contre-coup a été de ravir à la Russie la prépondérance qu'elle exerçait à Constantinople depuis Unkiar-Skélessi (1833). La prépondérance passait à l'Angleterre. Après Ponsonby, elle fut exercée par lord Stratford de Redcliffe. « Si la nature lui eût donné un autre caractère, il eût été un ambassadeur accompli (p. 216).» Dans sa lutte ininterrompue contre la France, il fut tenu en échec aussi fermement par le calme de M. Benedetti que par la nervosité du successeur. A la manière de Plutarque, M. Benedetti établit un parallèle entre Bismarck et Cavour. A Plombières, Napoléon III et Cavour ne rêvaient que la conquête du nord et une fédération sous la présidence du Pape. Quant à Bismarck, s'il a viré d'un pôle à l'autre, il sut plus tard ce qu'il voulait et y amener les autres : M. Benedetti en informait son gouvernement en temps utile. Enfin, l'auteur consacre quelques pages excellentes au recrutement du corps diplomatique." (A. d'Avril, Polybiblion, 1898)

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Bonaparte en Egypte, ou le rêve inassouvi (1797-1801).

Lausanne, Clairefontaine, 1966, in-8°, 360 pp, 16 gravures et une carte dépliante hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le rêve le plus long de l'Histoire)

"... Bonaparte, fasciné par l'Orient comme Alexandre, a voulu hausser au niveau de la légende, ce qui pour Talleyrand était une opération coloniale et pour le Directoire une manœuvre de diversion. "il faut aller en Orient, dit-il à Bourrienne, toutes les gloires viennent de là". Son rêve – il l'exprimera par la suite à plusieurs reprises – était de créer, à partir de l'Egypte, un florissant Empire d'Orient qui "par sa main droite s'appuierait aux Indes et par sa gauche à l'Europe". "Sans vous autres Anglais, murmura-t-il en montant sur le Bellerophon, j'aurais été Empereur d'Orient". Mais son rêve se brisa devant les remparts de Saint-Jean-d'Acre..."

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Cléopâtre, ou le rêve évanoui.

Lausanne, La Guilde du Livre, 1964, in-8°, 378 pp, 8 gravures et une carte dépliante hors texte, reliure pleine toile blanche, portrait en médaillon au 1er plat (rel. de l'éditeur), tiré sur papier alfa Clairefontaine, bon état

Ultime représentante des Ptolémées, Cléopâtre symbolise à la fois une Egypte des intrigues politiques, une civilisation décadente et l'incarnation d'un rêve inachevé. Confiée par son père aux Romains afin de protéger le pays contre ses voisins, Cléopâtre, après avoir séduit César, vient résider à Rome où les sénateurs, du coup, craignent une orientalisation de Rome et conspirent l'assassinat de César en - 44. Quoi d'étonnant si, huit ans plus tard, elle tente avec Marc-Antoine d'établir un empire d'Egypte de la Méditerranée orientale jusqu'à la Syrie ? Avec son inimitable talent, Jacques Benoist-Méchin montre que Cléopâtre saisit par deux fois l'occasion d'accomplir le programme idéal de tout pharaon : régner divinement sur la terre.

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Cléopâtre, ou le rêve évanoui.

Lausanne, Clairefontaine, 1964, in-8°, 378 pp, 8 gravures et une carte dépliante hors texte, reliure demi-chagrin caramel, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservées, qqs épidermures sans gravité, bon état

Ultime représentante des Ptolémées, Cléopâtre symbolise à la fois une Egypte des intrigues politiques, une civilisation décadente et l'incarnation d'un rêve inachevé. Confiée par son père aux Romains afin de protéger le pays contre ses voisins, Cléopâtre, après avoir séduit César, vient résider à Rome où les sénateurs, du coup, craignent une orientalisation de Rome et conspirent l'assassinat de César en - 44. Quoi d'étonnant si, huit ans plus tard, elle tente avec Marc-Antoine d'établir un empire d'Egypte de la Méditerranée orientale jusqu'à la Syrie ? Avec son inimitable talent, Jacques Benoist-Méchin montre que Cléopâtre saisit par deux fois l'occasion d'accomplir le programme idéal de tout pharaon : régner divinement sur la terre.

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Deux étés africains. Mai-juin 1967 - Juillet 1971 .

Albin Michel, 1972, gr. in-8°, 389 pp, broché, couv. à rabats, bon état

« A voyager – écrit l'auteur – il arrive que l'historien rencontre l'histoire sur sa route. C'est de deux rencontre de ce genre qu'est né le présent ouvrage. » Quelles rencontres ? D'abord, en juin 1967, la Guerre des Six Jours, qu'il a vécue au Caire, dans l'entourage de Gamal Abdel Nasser ; ensuite, en juillet 1971, la tentative de coup de force de Skirat, qu'il a traversée à proximité du roi Hassan II du Maroc, et dont il n'est sorti vivant que par miracle. Ce qu'il a capté ici, sous la forme imagée d'un Journal de voyage, n'est donc pas de l'histoire déjà faite, figée et morte, mais de l'histoire « à l'état naissant », encore effervescente et riche de potentialités inconnues sur lesquelles l'auteur projette quelques clartés intéressantes. Faut-il dire aussi qu'au déroulement des événements politiques viennent s'ajouter une visite au barrage d'Assouan et un pèlerinage aux temples de Nubie, sur lesquels planent les hautes figures d'Akhénaton et de Ramsès II, pour faire deviner l'intérêt peu commun de cet ouvrage ? Livre bouillonnant, fertile en rebondissements et en péripéties de toutes sortes, où défile une suite ininterrompue de portraits et de paysages ; livre brûlant s'il en fut, tant par la température où il se déroule (54º à l'ombre en Haute-Egypte) que par la tension parfois atroce des scènes qui s'y trouvent relatées. Livre saignant aussi. Car ces Deux Étés africains se seraient aussi bien intitulés « deux tragédies », tant la vie et la mort s'y côtoient à chaque page. (4e de couverture)

BENOIT (François).

L'Architecture. Antiquité. Ouvrage illustré de 148 gravures, de 13 cartes et de 997 dessins schématiques par l'auteur.

P., Librairie Renouard, H. Laurens éditeur, 1911, gr. in-8°, vii-575 pp, richement illustré, biblio, index monumental, des architectes, des références artistiques, des références historiques et géographiques, reliure pleine toile grise ornée de l'éditeur, titrée en rouge au 1er plat et au dos, tête dorée, bon état (Coll. Manuels d'histoire de l'Art)

L'architecture préhistorique ; Les architectures de l'Egypte et de la Mésopotamie ; Les premières architectures de l'Asie antérieure ; Les première et deuxième époques des architectures égéennes ; Les architectures éclectiques des civilisations perse et romaine. Excellente documentation.

BONNEFONS (Antoine).

Un Soldat d'Italie et d'Egypte (7 novembre 1792 - 21 février 1801).

P., J. Leroy, 1903, gr. in-8°, (4)-80 pp, reliure percaline carmin à la bradel, titres et fleuron dorés au 1er plat (rel. de l'époque), 1er plat lég. sali, bon état (Coll. de textes inédits tirés des manuscrits de l'Inguimbertine, publiés par Léon-G. Pélissier), envoi a.s. de Léon-G. Pélissier (nom du destinataire gommé). Rare

"Engagé en 1792, Bonnefons a une vie militaire sans gloire jusqu'à son départ pour l'Egypte, où il reste après le départ de Bonaparte, sous Kléber, puis Menou. Il revient d'Orient en 1801 pour prendre garnison à Grenoble et obtient son congé définitif en 1802. En Italie, son journal est celui d'un touriste, en Egypte celui d'un ethnographe. Ces souvenirs n'en sont pas moins indispensables pour connaître le triste sort des soldats d'Egypte." (Tulard, 183).

BRICARD (Louis-Joseph).

Journal du canonnier Bricard, 1792-1802, publié pour la première fois par ses petit-fils Alfred et Jules Bricard, avec introduction de Lorédan-Larchey.

P., Delagrave, 1891, in-12, xliv-494 pp, reliure demi-chagrin noir, dos lisse, titres dorés et filets à froids (rel. de l'époque). Edition originale, bon état

"M. Lorédan Larchey nous donne le Journal du canonnier Bricard. Les souvenirs d'un volontaire parisien qui, de 1792 à 1799, fit successivement campagne sous Dumouriez, Custine, Pichegru, Jourdan, Bonaparte, Kléber et Menou, en Belgique, Hollande, Allemagne, Italie et Egypte. Il n'a pas les enthousiasmes naïfs de Fricasse ni les allures avantageuses et littéraires de Coignet ; c'est un homme droit, simple, honnête, plein de bon sens, dévoué à la République, mais hostile aux terroristes autant qu'implacable aux émigrés, chez qui tout respire la sincérité, la clairvoyance. Son journal, très précieux par les renseignements précis qu'il fournit sur les opérations militaires, nous renseigne aussi d'une manière vivante et précise sur l'esprit et les mœurs des armées. Bricard nous fait un tableau frappant de la stricte discipline qui régnait dans l'armée de Hollande en 1794 et des honteux désordres qui déshonoraient celle d'Allemagne en 1796. Il nous donne de curieux détails sur la haine que nous témoignait en 1797 une partie des Italiens, enfin le journal de la campagne d'Egypte et de Syrie est, dans sa minutie dépourvue de toute rhétorique et presque de toute réflexion personnelle, un récit singulièrement émouvant. Il n'est pas moins intéressant de retrouver chez Bricard le contre-coup des événements politiques : horreur pour les massacres de Septembre, enthousiasme pour la proclamation de la République, silence complet sur la mort du Roi et la chute des Girondins, sentiments mélangés après le 9 Thermidor, parce que l'armée craint que les modérés ne mettent pas assez d'énergie à défendre le territoire et la République, approbation pleine et entière du 18 Fructidor, qui arrête les progrès d'une réaction tous les jours plus menaçante et plus audacieuse, approbation non moins complète du 18 Brumaire qui met fin à l'anarchie. Ajoutez à cela la description simple et sans phrases des souffrances et des privations sans nombre d'une armée mal payée, mal nourrie, mal vêtue, mais où, malgré des défections partielles et des lâchetés individuelles, la masse restait inébranlablement fidèle au drapeau et au devoir. Bricard raconte de son même style tranquille et sobre les misères des soldats enlisés dans les boues de la Hollande, leurs amours d'un jour avec les femmes d'Erlangen ou des actes d'héroïsme surhumain. Telle la mort du volontaire de Paris qui, frappé par un boulet qui lui emporte les deux jambes, se met à chanter la Marseillaise." (Gabriel Monod, Revue Historique, 1892) — "Ces célèbres souvenirs retracent presque toutes les campagnes de la Révolution jusqu'à l'expédition d'Egypte, qui termine la carrière militaire de Bricard par sa capture par les Anglais." (Fierro, 233) — "Célèbres souvenirs d'un soldat des armées de la Révolution. Bricard est nommé lieutenant de pontonniers sous Kléber en Egypte et c'est en cette qualité qu'il fait aux Anglais la remise des équipages et du matériel des ponts lors de la reddition des troupes françaises." (Tulard, 228)

BROMBERGER (Merry et Serge).

Les Secrets de l'expédition d'Egypte. (1956).

Editions des 4 Fils Aymon, 1957, pt in-8°, 280 pp, 8 pl. de photos hors texte, une carte, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état

"Ce qu'a été l'expédition d'Egypte vaut la peine d'être raconté, les énigmes historiques qu'elle pose méritent aussi d'être éclairées, sinon éclaircies." (Avant-propos) — "Two French journalists present a number of "révélations" concerning the 1956 attack on Egypt, especially with respect to Israeli-French planning and cooperation prior to the invasion. The book has caused considerable controversy in Europe." (Henry L. Roberts, Foreign Affairs, 1957)

BRÉGEON (Jean-Joël).

L'Egypte française au jour le jour, 1789-1801.

Perrin, 1991, in-8°, 442 pp, 16 pl. de gravures hors texte, une carte, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état

Jean-Joël Brégeon s'est gardé de raconter une fois de plus l'expédiion de 1798. Celle-ci, largement connue, est naturellement présente, mais comme toile de fond. Après avoir montré l'intérêt que la France portait depuis longtemps à l'Egypte – c'est une partie importante de son livre –, l'auteur s'est attaché à décrire la vie quotidienne des Français, militaire et civile, pendant les trois années d'occupation, et leurs rapports avec les Arabes. Ainsi voit-on évoluer les officiers et soldats, marchands, fonctionnaires et savants, aux prises avec les multiples problèmes posés par un long séjour dans un pays totalement étranger à tout ce qu'ils pouvaient connaître : climat, religion, moeurs, culture, alimentation, déplacements, santé, amours, habillement, sécurité, mal du pays. Jean-Joël Brégeon ne manque pas de suivre les tribulations de la "Commission scientifique" ; deux cents civils chargés d'étudier le pays, ses antiquités, – c'est la naissance de l'égyptologie –, sa géographie, ses traditions, et de réfléchir sur l'avenir, une fois le pays définitivement soumis. Il montre enfin comment l'"Egypte française" survit au dernier soldat rembarqué. La France sera encore présente avec ses renégats, ses archéologues, ses perceurs de canal... et les graffiti commis par les soldats de Napoléon.

[Burckhardt] – MASSE (Danièle).

Burckhardt au coeur de l'Egypte. Textes rassemblés, traduits et présentés par Danièle Masse.

Magellan & Cie, 2005, gr. in-8°, 128 pp, nombreuses illustrations en sépia et en couleurs, chronologie, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Traces & Fragments)

« Quand nous avons atteint le sommet, j'ai laissé mon guide avec les chameaux et je suis descendu dans une fissure presque perpendiculaire envahie de sable, pour examiner le temple d'Abou Simbel, dont on m'avait vanté les splendeurs. Aucune route ne mène aujourd'hui à ce temple, mais il est probable qu'un changement soit intervenu dans le cours du Nil et autrefois il existait peut-être un chemin le long du rivage pour atteindre l'édifice. Ce dernier se dresse à environ vingt pieds au-dessus du fleuve, entièrement découpé dans la falaise rocheuse et en parfait état de conservation... » Espion (?) suisse-allemand, Johan-Ludwig Burckhardt (1784-1817) découvre l'Orient, engagé par la mythique African Association britannique pour explorer l'intérieur du continent africain et découvrir de nouvelles routes commerciales. Connaissant parfaitement la langue et la civilisation arabes, il s'habille en bédouin, parcourt le désert et fréquente les tribus nomades sous le nom de Sheikh Ibrahim. Il est le premier Européen à accomplir le pèlerinage à La Mecque et redécouvre des lieux oubliés, enfouis sous les sables depuis des siècles : Pétra en Jordanie, et le magnifique temple d'Abou Simbel en Egypte. Par sa curiosité insatiable hors des modes orientalistes, Burckhardt est aussi notre contemporain : c'est l'un des rares voyageurs du XIXe siècle à poser un regard d'expert objectif sur le monde arabo-musulman. – Danièle Masse, docteur ès-lettres, est enseignante en lettres modernes. Chargée de cours pendant dix ans à l'Université de Toulon et du Var, son domaine de recherche concerne le voyage en Orient aux XVIIIe et XIXe siècles. Voyageuse passionnée par la civilisation arabo-musulmane, c'est à elle que l'on doit aujourd'hui une meilleure connaissance de l'existence mystérieuse de Johan-Ludwig Burckhardt et de son œuvre de découvreur.

[Canal de Suez] – BURCHELL (S. C.) et André CHASSIGNEUX.

Le Canal de Suez.

Editions RST, 1967, pt in-4°, 153 pp, traduit de l'anglais (“Building the Suez Canal”), 135 gravures, tableaux, photos et cartes en noir et en couleurs, index, cart. illustré de l'éditeur, gardes illustrées, bon état

Jouissant de la confiance de Muhammad Sa'id, pacha d’Égypte, et de l’appui du gouvernement français, Ferdinand de Lesseps obtint en 1854 une concession de 99 ans et créa en décembre 1858 une société, la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, au capital de 200 millions de francs. Les Français souscrivirent aussitôt plus de la moitié des actions. Les bénéfices devaient être répartis ainsi : 15% pour l’Égypte, 75% pour les actionnaires et 10% pour les fondateurs. Malgré la vive opposition de l’Angleterre et du sultan de Constantinople, suzerain de l’Égypte, les travaux commencèrent en avril 1859, après l’adoption du projet de tracé direct de l’ingénieur autrichien Alois Negrelli (1799-1858), sans écluses ni barrages (déc. 1856). Cependant, il fallut l’intervention de la diplomatie de Napoléon III pour que cette grande œuvre pût se poursuivre. En effet, l’Angleterre, qui craignait de voir la France étendre sa domination sur les pays du Levant et menacer la route des Indes, avait fait interrompre les travaux (1863-1866)...

CAPART (Jean).

L'Art égyptien. Etudes et Histoire. Tome I (seul paru) : Introduction générale - Ancien et Moyen Empires.

Bruxelles, Vromant, 1924, gr. in-8°, 323 pp, index, broché, couv. à rabats papier crème avec titres en brun et illustration en médaillon, bon état

I. Introduction générale : Le pays, ses aspects caractéristiques ; Le cadre historique ; La Haute-Egypte primitive ; Les premiers monuments pharaoniques ; A propos des hiéroglyphes architecturaux ; Matériaux et éléments de construction ; Les formes fondamentales de l'architecture ; Le pilier et la colonne ; A propos des colonnes ; Les conventions du dessin égyptien ; Les conceptions artistiques des Egyptiens. - II. L'Ancien Empire : Les temples ; Les tombeaux royaux ; Tombes privées : Mastabas et Hypogées ; Les statues royales ; Les statues privées ; Les bas-reliefs. - III. Le Moyen-Empire : L'architecture ; Sculpture, peinture, arts industriels.

CAPART (Jean).

L'Art égyptien. I. L'architecture. II. La statuaire. III. Les arts graphiques. Choix de documents, accompagnés d'indications bibliographiques.

Bruxelles, Vromant, 1922-1942, 3 vol. gr. in-8°, vi-50, 45 et 45 pp, contenant les notices des illustrations avec sources et bibliographie, + 600 planches d'illustrations photographiques et de plans hors texte avec légendes, le tome I (1922) est relié pleine toile bordeaux, titres dorés au 1er plat, jaquette crème avec titres en brun et illustration en médaillon (rel. de l'éditeur), les tomes II et III (1942) sont brochés, couv. à rabats papier crème avec titres en brun et illustration en médaillon, bon état

CAPART (Jean).

Tout-Ankh-Amon. Avec la collaboration de Marcelle Werbrouck, E. Bille-de Mot, Jeanne M. Taupin, Pierre Gilbert.

Bruxelles, Vromant, 1943, gr. in-8°, x-211 pp, 78 illustrations sur 59 planches hors texte, certaines en couleurs, broché, couv. à rabats imprimée illustrée d'une vignette en couleurs contrecollée, bon état

CAPART (Jean) et Dr. G. CONTENAU.

Histoire de l'Orient ancien. L'Egypte des Pharaons - L'Asie Occidentale ancienne.

Hachette, 1943, in-8°, 336 pp, broché, bon état (Coll. L'Histoire racontée à tous)

CARRÉ (Jean-Marie).

Voyageurs et écrivains français en Egypte. Deuxième édition revue et corrigée.

Le Caire, Imprimerie de l’Institut français d’Archéologie orientale, 1956, 2 vol. in-8°, xl-369 et 411 pp, 2 gravures hors texte, biblio, index, broché, qqs discrètes soulignures crayon, bon état

Remarquable ouvrage doté d'importantes notices bibliographiques. — Tome I : Du début à la fin de la domination turque (1517-1840) ; Tome II : De la fin de la domination turque à l’inauguration du canal de Suez (1840-1869).

Catalogue d'exposition - Collectif.

Bonaparte et l'Egypte. Feu et lumières.

P., Hazan et Institut du monde arabe, 2008, 2 vol. gr. in-8°, 420 pp, 342 illustrations en noir et en couleurs, une carte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Catalogue de l'exposition Bonaparte et l'Egypte à l'Institut du Monde Arabe qui a eu lieu d'octobre 2008 à mars 2009. La légende de l’expédition de Bonaparte en Egypte affecta la mode, les arts décoratifs, l’architecture tout en jetant les bases de la peinture orientaliste qui devait régner durant tout le XIXe siècle. Le face à face de l'Egypte des mameluks et de l'expédition de Bonaparte : par Jean-Marcel Humbert, Henry Laurens, André Raymond, Djamila Chakour, Thierry Lentz, etc.

CAUBET (Annie)(dir.).

L'acrobate au taureau. Les découvertes de Tell el-Dab'a (Egypte) et l'archéologie de la Méditerranée orientale (1800-1400 av. J.-C.) Actes du colloque organisé au musée du Louvre le 3 décembre 1994.

La Documentation française, 1999, gr. in-8°, 269 pp, 116 illustrations, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Conférences et colloques)

Les fouilles récentes de l’Institut archéologique autrichien à Tell el-Dab’a (Égypte), dans le delta du Nil, ont mis au jour, outre des éléments de jardin et une nécropole, les ruines d’un palais orné de fresques de style comparable à celles de Cnossos. Ces découvertes renouvellent notre connaissance de la période hyksos et apportent de nouveaux éléments de datation pour la transition entre le bronze moyen et le bronze récent en Syrie, en Palestine et dans le monde égéen. La question des relations entre l’Égypte et la Méditerranée orientale est ainsi reconsidérée.

CHARLES-ROUX (François).

L'Angleterre, l'Isthme de Suez et l'Egypte au XVIIIe siècle. Autour d'une route.

Plon, 1922, in-8°, 382 pp, notes, broché, bon état. Peu courant

"On aurait tort de croire que la rivalité de la France et de l'Angleterre au sujet de l'Egypte date du XIXe siècle. En réalité, les origines, de cet antagonisme sont bien plus anciennes. Dès le début du XVIIIe siècle, les deux, pays eurent leur attention attirée sur l'importance de l'isthme de Suez pour un commerce plus direct et plus rapide avec les Indes, mais ce furent les diplomates français qui virent les premiers le profit que l'on pouvait en retirer. L'occupation de l'Inde par l'Angleterre finit par ouvrir les yeux aux hommes politiques et aux commerçants d'outre-Manche. Diverses tentatives pour faire passer les marchandises par Suez leur occasionnèrent bien des difficultés : opposition du sultan, pillage de caravanes par les indigènes, insuccès diplomatiques à Constantinople, etc. De son côté, la France ne restait pas inactive pour contrecarrer ces projets. Un instant, la Russie compliqua encore la querelle par des vues intéressées sur l'Egypte. Les tribulations subies, par les Français en Egypte et le souci d'abattre la puissance de l'Angleterre amenèrent le Directoire à organiser l'expédition de Bonaparte. Celle-ci ouvrit définitivement les yeux aux Anglais qui dès lors ne songèrent plus qu'à étendre leur domination sur l'isthme de Suez considéré comme la meilleure route des Indes. On sera reconnaissant à M. François Charles-Roux d'avoir étudié avec tant de sagacité les origines de la compétition entre Anglais et Français à propos de l'Egypte." (Raymond Janin, Echos d'Orient)

CHARLES-ROUX (François).

Le But colonial de l'expédition française en Egypte : la formation et le départ de la "Commission des Sciences et des Arts" (1798).

dans la Revue des Etudes Napoléoniennes, 1924, gr. in-8°, 18 pp, (sur 80), broché, bon état

On trouve dans le même numéro les études suivantes : Napoléon était-il d'origine grecque ? (2 pl. hors texte) (René Puaux, 25 pp), La grande-duchesse Elisa à Montpellier, mars-avril 1814 (1 pl. hors texte) (Paul Marmottan, 12 pp), Un tableau étrange sur l'épopée napoléonienne, plus des critiques d'ouvrages.

CHARLES-ROUX (François).

Thiers et Méhémet Ali.

Plon, 1951, pt in-8°, 334 pp, sources, broché, bon état

Excellent livre sur la diplomatie française pendant la crise orientale de 1840 et plus particulièrement la période de huit mois (du 1er mars au 28 octobre 1840) où Louis Adolphe Thiers était président du conseil et ministre des Affaires étrangères.

CLOT (André).

L'Egypte des mamelouks. L'empire des esclaves, 1250-1517.

Perrin, 1996, in-8°, 354 pp, une carte, annexes, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Au début du XIIe siècle, les sultans ayyoubides, Saladin en tête, se constituèrent une garde personnelle, formée de Mamelouks. Nés libres, non musulmans, ces anciens esclaves à la peau blanche se virent confier les hauts postes de l'armée, puis de l'État. En 1250, l'un d'eux, Baybars, ancien esclave kiptchak, assassina le dernier sultan ayyoubide et fonda ainsi l'Empire mamelouk qui, jusqu'en 1516, engloba l'Égypte et la Syrie. Ils donnèrent à l'Égypte et à la civilisation islamique un éclat sans pareil. Après la chute de leur empire, les Mamelouks restèrent le fer de lance de l'armée égyptienne, jusqu'au massacre de leurs chefs en 1811 sur l'ordre de Mehmet Ali.

COSTANTINI (Pierre).

La Grande Pensée de Bonaparte. De Saint-Jean-d'Acre au 18 Brumaire.

Editions Baudinière, 1940, gr. in-8°, 349 pp, 5 pl. de grauvres hors texte, 5 cartes, biblio, broché, jaquette illustrée, bon état

Une interprétation occultiste et antisémite de l'expédition d'Egypte, dans un esprit très anti-anglais. Pierre Costantini (1889-1986) fonde en 1940 la Ligue française d’épuration, d’entraide sociale et de collaboration européenne, appelée couramment Ligue française, mouvement politique collaborationniste français. Il dirige le journal “L'Appel”, organe de la Ligue française. Le 8 juillet 1941, il sera un des fondateurs, avec Jean Boissel, Marcel Déat, Pierre Clementi et Eugène Deloncle, de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF)...

DAIX (Pierre).

Cléopâtre.

Mengès, 1981, in-8°, 291 pp, broché, bon état

DAN (Ben)(pseudonyme de Ben Porat et Uri Dan).

Mirage contre Mig. Comment et pourquoi l'aviation d'Israël a gagné la guerre des six jours.

Laffont, 1967, in-8°, 180 pp, 32 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, état correct

Entre 8 heures et 11 heures du matin, le 5 juin 1967, l'aviation israélienne a assuré la victoire de son pays sur les États arabes. En trois heures, la presque totalité des appareils égyptiens ont été détruits au sol, sur leurs bases, à la suite d'une opération-éclair sans précédent dans l'histoire militaire. Les auteurs, deux journalistes israéliens, retracent d'abord l'histoire de l'armée de l'air israélienne qui, en 1948, ne possédait qu'une douzaine d'avions de tourisme hétéroclites. Puis dévoilent pour la première fois, au grand public comme aux spécialistes de l'aviation militaire, la stratégie aérienne d'Israël qui, depuis dix ans, avait placé la défense de Tel-Aviv au-dessus du Caire. Les auteurs montrent enfin comment les avions de combat français, pilotés par les Israéliens, se révélèrent supérieurs aux avions soviétiques, pilotés par les Arabes.

DAN (Ben)(pseudonyme de Ben Porat et Uri Dan).

Poker d'espions à Tel-Aviv et au Caire.

Fayard, 1970, in-8°, 271 pp, broché, bon état

"L'oeil de Nasser à Tel-Aviv - L'oeil d'Israel au Caire - L'oeil de Moscou à Tel-Aviv." "La pénétration soviétique au Moyen-Orient prend des proportions de plus en plus considérables chaque année. Israël a constaté l'apparition dans le ciel égyptien de pilotes soviétiques aux commandes des Mig 21. Par ailleurs, les Russes ont établi dans ce pays des fusées sol-air Sam 3 aux performances encore inconnues. Les défaites successives des pays arabes par l'armée d'Israël, en 1948, en 1956 et enfin en 1967, ont favorisé et accéléré cette pénétration. Mais l'intérêt que porte Moscou à cette région, à son pétrole et à ses étendues stratégiques ne date pas de la guerre des "Six Jours". L'histoire extraordinaire de l'espion soviétique Israël Beer, implanté en Palestine depuis plus de dix ans avant la fondation de l'Etat d'Israël, et qui devint conseiller du Premier ministre Ben Gourion, le prouve. Mais ce n'est pas la seule affaire d'espionnage que Ben Porat et Uri Dan révèlent ici. Ils ouvrent aussi les dossiers de l'affaire des vedettes de Cherbourg, du radar soviétique enlevé d'Egypte par un commando israélien, etc."

DARDAUD (Gabriel).

Trente ans au bord du Nil. Un journaliste dans l'Egypte des derniers rois.

Lieu Commun, 1987, in-8°, 216 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Souvenirs de 1927 à 1956. Le journaliste Gabriel Dardaud (1899-1993), nommé directeur de l'AFP au Caire en 1944, fut expulsé d'Égypte en 1956 lors de l'affaire du canal de Suez. — "Qui ne connaît Gabriel Dardaud, doyen de la presse francophone ? Pour les auditeurs d’Europe 1, il décrit et explique depuis des années les convulsions de l’Orient proche. Du Nil à l’Oronte, et jusqu’au fond de l’Arabie, toutes les portes sont ouvertes à celui qui a « couvert » aussi bien la bataille d’El-Alamein que la chute du roi Farouk, les escales tumultueuses au Levant de De Gaulle, Saint-Exupéry ou André Malraux ou encore l’assassinat de Béchir Gemayel. Nasser, qui l’expulsa d’Égypte en 1956, lors de l’expédition de Suez, le regretta. De ses carnets personnels inédits, pleins de ces anecdotes piquantes et tragiques qui sont souvent la trame de la grande histoire, traversés des portraits d’après nature de ceux qui font les guerres ou défont les princes, d’Hitler à la princesse Achraf d’Iran, d’Henri de Monfreid au bourreau du Caire, sans oublier Churchill et le roi Fouad, Gabriel Dardaud fait revivre, sur la scène égyptienne, une époque récente et déjà engloutie de la moderne Question d’Orient." (Jean-Pierre.Péroncel-Hugoz, 4e de couverture)

DARDAUD (Gabriel).

Trente ans au bord du Nil. Un journaliste dans l'Egypte des derniers rois.

Lieu Commun, 1987, in-8°, 215 pp, broché, bon état, envoi a.s.

DARRAG (Ahmad).

L'Egypte sous le règne de Barsbay (825-841 / 1422-1438). (Thèse).

Damas, 1961, gr. in-8°, xxxii-456 pp, 16 pl. hors texte, biblio, index

DAUMAS (François).

La Civilisation de l'Egypte pharaonique.

Arthaud, 1971, fort in-8° carré, 685 pp, 255 héliogravures en noir et 8 planches en couleurs hors texte, 47 cartes et plans, tableaux chronologiques, biblio, reliure skivertex noir éditeur, un médaillon à froid au 1er plat (édition "Club" ne comprenant pas de jaquette), charnières faibles, bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)

Au VIe siècle de notre ère, la civilisation de l'Egypte pharaonique semble engloutie à jamais. Hellénisée, romanisée, christianisée, l'Egypte se coupe de son passé : ses hiéroglyphes deviennent lettres mortes, ses sanctuaires sont désertés ou transformés en églises. Ce n'est qu'au début du siècle dernier, avec la découverte décisive de Champollion, que commence la résurrection. Depuis cent cinquante ans, grâce aux efforts conjugués des linguistes et des archéologues, l'égyptologie a accumulé trouvailles et documents. La publication de ces derniers permet aujourd'hui de brosser un tableau d'ensemble de la civilisation égyptienne. Sans doute notre documentation reste-t-elle souvent fragmentaire et, pour une large part, tributaire du hasard, mais certains traits essentiels de l'ancienne Egypte apparaissent nettement sur le visage mutilé qui nous est restitué. Parmi les textes innombrables qui nous sont parvenus, le plus grand nombre traite de questions religieuses. Et cela n'est pas l'effet du hasard chez ce peuple épris d'éternité. On ne s'étonnera donc pas de la place qui leur est faite dans ce livre. D'une façon générale ; cet essai de synthèse, fait la part large aux textes. Pour peu que nous leur accordions une attention sympathique, textes et monuments anciens nous guident d'eux-mêmes vers la compréhension du passé et permettent de pénétrer dans le cœur de cette civilisation plus profondément qu'on n'aurait osé l'espérer.

DELAYEN (Gaston).

Sous les masques antiques. Cléopâtre.

Armand Colin, 1932, in-8°, 254 pp, biblio (Coll. Ames et visages)

DERRIENNIC (Jean-Pierre).

Le Moyen-Orient au XXe siècle. Sociétés politiques et relations internationales.

Armand Colin, 1983, gr. in-8°, 282 pp, 2e édition augmentée, 11 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. U)

DESJARDINS (Thierry).

Sadate, Pharaon d'Egypte.

Editions Marcel Valtat, 1981, fort in-8°, 515 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes, chronologie, biblio, broché, bon état

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

la femme au temps des Pharaons.

Stock/Laurence Pernoud, 1986, gr. in-8°, 343 pp, 66 photos sur 24 planches hors texte, 50 croquis dans le texte, chronologie, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Cette Egypte qui nous intrigue avec ses pharaons légendaires, ses sarcophages d'or et ses pyramides mystérieuses, s'est-elle faite avec ou sans les femmes ? Au terme d'un impressionnant travail de recherche et de décryptage, Christiane Desroches Noblecourt montre l'importance du rôle de la femme égyptienne qui, dans la société civile, est l'égale de l'homme. Dans le domaine royal, la Grande Epouse transmet le sang et l'héritage pharaonique tandis que le monde divin est dominé par Isis la magicienne, modèle de l'épouse et de la mère. Rempli d'anecdotes inattendues, de faits divers et de légendes cosmiques, un ouvrage de référence... Christiane Desroches Noblecourt, en rendant hommage à la grandeur de la femme égyptienne, nous offre une vision nouvelle de cette fascinante civilisation.

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

La Grande Nubiade ou le parcours d'une égyptologue.

Stock/Pernoud, 1992, gr. in-8°, 539 pp, très nombreuses photos, 2 cartes, 4 index, broché, couv. illustrée, bon état

Depuis 1938, Christiane Desroches Noblecourt passe plusieurs mois par an en Egypte sur les chantiers de fouilles. Dans ce livre, elle raconte son parcours, son métier, ses passions. La vie d'une jeune égyptologue avant-guerre, c'est la traversée de la Méditerranée sur le Champollion, les archéologues en jodhpurs et en casque colonial, qui vivent sous la tente, des histoires de cobras et de brigands, l'ivresse des premières découvertes. Puis la guerre arrive, et l'auteur entre, dès 1940, dans le fameux réseau « Résistance ». Après-guerre, l'inlassable travail d'analyse et de déchiffrage continue au Louvre, et Christiane Desroches Noblecourt s'affirme bientôt comme l'une des meilleures égyptologues au monde. 1954 est le tournant de sa vie. Nasser a décidé la construction du barrage d'Assouan, qui va engloutir à jamais les grands temples de Nubie. L'auteur, seule pendant plusieurs années, prêche l'impossible : le déplacement des temples hors de portée des eaux. Grâce à René Maheu, directeur général de l'Unesco, grâce à l'extraordinaire coopération du ministre égyptien de la Culture, Saroïte Okacha, grâce aussi à l'appui en France du général de Gaulle et d'André Malraux, l'entreprise va enfin réussir. Pour la première fois, Christiane Desroches Noblecourt raconte ici dans le détail ces travaux titanesques, qui se sont déroulés sur plus de vingt ans, sur fond d'intrigues et de complots à la suite de l'affaire de Suez. Troisième volet de ce livre si riche, Christiane Desroches Noblecourt parle de son expérience au Louvre : la vie d'un grand musée, les acquisitions, les expositions qu'elle a organisées, dont celles fameuses de Toutankhamon, en 1967, et de Ramsès II, en 1976.

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

L'art égyptien.

PUF, 1962, pt in-8°, 184 pp, 40 pl. d'illustrations hors texte, dont 8 en couleurs, 11 plans et figures, biblio, cart. illustré de l'éditeur, étui carton, très bon état (Coll. Les Neuf Muses)

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

Le fabuleux héritage de l'Egypte.

Editions SW-Télémaque, 2004, gr. in-8°, 319 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, broché, couv. illustrée, bon état

Quel est le point commun entre la brique, le jeu de l'oie, l'alphabet, le calendrier, les animaux des fables d'Esope et de La Fontaine, le test de grossesse, les traitements de la cataracte ou de la migraine, les châteaux forts ? Leur origine prend sa source au coeur de l'Egypte ancienne. Philosophie, médecine, techniques et sciences, théologie... ces disciplines fondatrices nous viennent toutes, en droite ligne, des 4000 ans d'histoire de la civilisation égyptienne. Pour la première fois, Christiane Desroches Noblecourt, la plus respectée et la plus audacieuse des égyptologues contemporaines, dresse un panorama étourdissant du legs insoupçonné de l'Egypte ancienne à l'Occident, dans sa vie quotidienne comme dans ses fondements religieux et philosophiques les plus essentiels. Une démonstration aussi limpide que passionnante qui nous incite à tourner plus que jamais nos regards vers une civilisation incroyablement féconde, indéniablement liée à la naissance de la nôtre. "Ce livre est une source de grande connaissance, mais également une palette d’impressions toutes plus agréables et poétiques les unes que les autres." (Femme Actuelle) – "Un beau livre dans tous les sens du terme. Les Egyptiens n’ont pas fini de nous surprendre !" (Paris Normandie)

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

Le Secret des temples de la Nubie.

GLM/Editions Stock/Pernoud, 1999, gr. in-8°, 319 pp, 16 pl. de photos hors texte, la plupart en couleurs, nombreux dessins dans le texte, 4 cartes, chronologie, notes et références, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Durant plus de cinq millénaires, la Nubie a vu passer, sur les rives du Nil, envahisseurs venus du sud et administrateurs métropolitains. C'est aussi là que ce sont élevés, par la volonté de Pharaon, des dizaines de citadelles et de temples. Désormais submergée après la construction du barrage d'Assouan, la Nubie ne serait plus qu'un souvenir sans l'élan international – dont Christiane Desroches Noblecourt fut l'initiatrice – qui permit d'en sauver les fondations religieuses essentielles. Mais pourquoi Ramsès II décida-t-il de faire édifier six temples, dont le colossal Abou Simbel, dans ce pays quasiment désertique ? Et dans quel but Sésostris Ier, Thoutmosis III ou Aménophis II y consacrèrent-ils tant de sanctuaires et de chapelles ? Cette prodigieuse "machine divine", Christiane Desroches Noblecourt la décrypte pour nous. Résurrection d'un pays disparu par un de ses derniers témoins et hommage à une terre qui, de tout temps, a servi l'Egypte, ce livre dévoile un mystère qui fut – et demeure – un miracle.

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

Sous le regard des dieux. Entretiens avec Catherine David, Isabelle Franco et Jean-Philippe de Tonnac.

Albin Michel, 2003, gr. in-8°, 381 pp, 24 pl. de photos hors texte, dont 16 en couleurs, qqs figures dans le texte, une carte, bibliographie sélective, broché, couv. illustrée, bon état

Dans ces entretiens, Christiane Desroches-Noblecourt (1913-2011) révèle les raisons profondes de son amour pour l'Egypte ancienne. Passionnée très jeune par la recherche égyptologique, elle en gravira rapidement les échelons par ses découvertes et par l'originalité de ses analyses. Avec sa verve habituelle, elle décrit les grandeurs et les petitesses de ce milieu haut en couleur, mais parfois peu ouvert aux innovations... et aux femmes. De son engagement dans la Résistance au sauvetage des temples de Nubie, de ses multiples explorations et expertises à l'invention du concept de patrimoine culturel mondial, Christiane Desroches-Noblecourt nous raconte une traversée du siècle hors du commun sous le regard des dieux égyptiens.

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane).

Vie et mort d'un pharaon. Toutankhamon.

Hachette, 1966, gr. in-8°, 312 pp, 56 pl. en couleurs hors texte, 187 illustrations, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

Dans l'amoncellement des dynasties, des rois, des monuments et de colosses de l'ancienne Egypte, Toutankhamon n'était qu'une ombre sans gloire jusqu'à la fracassante découverte d'archéologues anglais : le 26 novembre 1922, ils forçaient le rempart qui, durant 3265 années, s'était opposé à l'intrusion des vivants dans la demeure de Toutankhamon : le pharaon quittait la légende pour entrer dans l'histoire. Telle la caverne d'Ali-Baba, la nouvelle sépulture de la Vallée des Rois livra, après d'interminables travaux, des objets d'une valeur et d'une variété inimaginables : les remarquables hors-texte couleurs permettent, pour la première fois, d'admirer en toute liberté coupes d'albâtre, bijoux et vêtements, boîtes et coffrets, sceptres, statues, cannes et trompettes et toutes les pièces d'un fabuleux trésor. L'archéologue Howard Carter avait pu poursuivre ses recherches grâce à la lucide générosité de Lord Carnarvon : Christiane Desroches Noblecourt retrace les étapes de cette découverte jusqu'à la minute pathétique où, le 28 octobre 1925, apparut, découvert, dans cette nuit où l'avaient plongé les prêtres funéraires le visage de Toutankhamon. Le pharaon reposait dans un sarcophage d'or massif représentant 110.4 kilos d'or pur ! Christiane Desroches Noblecourt a voulu percer le secret du jeune pharaon en reconstituant la trame de son existence. Nous revivons sa jeunesse, les fastes de couronnement – il n'avait que neuf ans – et le suivons dans la splendeur de ses palais de Thèbes et de Louxor. Le règne de Toutankhamon fut éphémère : il mourut aux alentours de vingt ans. Des rites extraordinaires précèdent le « voyage d'éternité » du pharaon : la momification doit transformer le cadavre en un dieu ; à sa portée, d'innombrables objets l'aideront à chasser les démons et à renaître à une existence nouvelle. La magie des rites et le fantastique arsenal funéraire ont rempli leur rôle : l'image de Toutankhamon peut être exposée aux nombreux pèlerins, comme aux lecteurs de ce livre ; et le texte de Christiane Desroches Noblecourt lui procure cette renaissance qu'il attendait au fond de la Vallée des Rois. (présentation de l'éditeur)

DESROCHES NOBLECOURT (Christiane) et Jean VERCOUTTER (dir.).

Un siècle de fouilles françaises en Egypte, 1880-1980.

Ecole du Caire, Musée du Louvre, 1981, in-4°, xxiii-375 pp, 373 objets décrits avec notices érudites et photos (en noir et en couleurs), broché, couv. illustrée, bon état. Catalogue de l'exposition organisée par le musée du Louvre et l'IFAO au palais de Tokyo, 21 mai-15 octobre 1981

"Une exposition destinée à commémorer le centenaire de la fondation de l'institut français d'archéologie orientale du Caire (IFAO) . Celui-ci fut créé, sur le modèle de l'Ecole française d'Athènes, pour permettre à des chercheurs français la prospection et l'étude des sites archéologiques. Il prolongeait ainsi le travail de sauvetage réalisé par A. Mariette qui aboutit à la création du Service des Antiquités de l'Egypte. Réalisée par l'IFAO et le Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, l'exposition présente pour la première fois au grand public le résultat de cent ans de fouilles françaises en Egypte. Nombre d'objets actuellement conservés au Louvre proviennent de fouilles de l'IFAO qui sont maintenant terminées : Abou-Roach, Assiout, Edfou, Baouit... Mais l'IFAO fouille toujours et une sélection de photos présente les sites récents ou actuels : Douch et Balat dans les oasis libyques, Karnak Nord, Deir el Medineh, Adaima... L'exposition se voulant une manifestation de prestige, on n'y trouvera pas les innombrables tessons et les objets modestes qui sont le lot quotidien de tout archéologue. Parmi les 373 pièces présentées, on reconnaîtra en effet les "ténors" du Département des Antiquités égyptiennes : stèle du roi serpent, trésor de Tod, admirables statues de Sésostis III et du chancelier Nakhti, reliefs d'Eléphantine, peinture de l'abbé Ména. La présentation par site est en même temps chronologique et privilégie pour chaque chantier sa période la plus brillante : ainsi Abydos se limite-t-il à l'époque thinite, Tod au Moyen Empire... L'ensemble brosse un vaste panorama des découvertes françaises dans la vallée du Nil : les objets exposés vont en effet de l'époque de l'invention de l'écriture (fin du IVème millénaire avant J.-C.) jusqu'à celle des ermitages chrétiens (VlIIème siècle après J.-C.)." (Christiane Zîegler, Nouvelles de l'Archéologie, 1981)

DIESBACH (Ghislain de).

Ferdinand de Lesseps.

Perrin, 1998, in-8°, 453 pp, 16 pl. de documents hors texte, reliure souple éditeur illustrée, bon état

Biographie, remarquablement documentée, de celui qui, après s'être distingué comme diplomate en Egypte et en Espagne, conçut en 1854 le projet de percer l'isthme de Suez, ce qui lui valut de partager avec Victor Hugo la gloire d'être, pendant le dernier tiers du XXe siècle, et dans le monde entier, le plus illustre des Français. Ghislain de Diesbach raconte avec brio le combat qu'il dut soutenir, quinze ans durant, avec l'appui de Mohammed-Saïd, vice-roi d'Egypte, et celui, parfois hésitant, de Napoléon III, pour triompher des difficultés que les gouvernements britannique et turc s'ingéniaient à lui créer, sans parler d'obstacles naturels vaincus avec autant de persévérance et de volonté. L'inauguration en 1869, du canal de Suez, accomplissement d'un rêve aussi vieux que le monde, fit de Lesseps un homme si prestigieux qu'il n'eut aucune peine à galvaniser l'opinion publique – et les épargnants français – lorsqu'il entreprit, à soixante-quinze ans, le percement de l'isthme de Panama. Trop âgé, trop éloigné aussi du lieu des travaux, il ne put faire face aux difficultés techniques rencontrées là-bas, comme aux manœuvres d'affairistes et de financiers décidés à ruiner l'entreprise. Après avoir désespérément lutté, il ne put éviter le retentissant scandale auquel le nom de Panama reste attaché, scandale qui révéla autant la vénalité de la presse que celle d'un monde politique déjà corrompu. Prélude à bien d'autres, l'affaire de Panama ébranla le régime et l'auteur trace dans les derniers chapitres un tableau saisissant de ce crépuscule tragique. Un instant éclipsée, la gloire de Lesseps, une fois cassée son inique condamnation, n'en fut que plus grande et les Etats-Unis, en achevant le canal de Panama, lui donneront tardivement raison.

DONADONI (Sergio)(dir.).

L'Homme égyptien.

Seuil, 1992, in-8°, 385 pp, chronologie, 3 index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)

Introduction (Sergio Donadoni) ; Le paysan (Ricardo A. Caminos) ; L’artisan (Dominique Valbelle) ; Le scribe (Alessandro Roccati) ; Le fonctionnaire (Oleg Berlev) ; Le prêtre (Sergio Pernigotti) ; Le soldat (Sheikh ’Ibada al-Nubi) ; L’esclave (Antonio Loprieno) ; L’étranger (Edda Bresciani) ; Le mort (Sergio Donadoni) ; Le pharaon (Erik Hornung).

DRIOTON (Etienne) et Jacques VANDIER.

Les Peuples de l'Orient méditerranéen, II : L'Egypte.

PUF, 1938, pt in-8°, xliv-641 pp, sources et biblio, index, broché, dos lég. défraîchi, bon état (Coll. Clio)

"Ce copieux volume, nourri de faits précis, suit de peu, dans la collection Clio, celui de M. Delaporte. Il présente la même disposition ingénieuse et pratique, consistant en un exposé historique, appuyé pour chaque chapitre de Notes constituant une bibliographie critique bien classée où l'on trouve l'état des questions. De nombreux chapitres concernent la Palestine et la Syrie ; on les consultera avec fruit, car ici aussi les auteurs dominent, si abondante qu'elle soit, la matière qu'ils ont à traiter. Pour n'en donner qu'un exemple, signalons les pages qui traitent des Llyksos : on n'y supprime pas le rôle des Sémites, comme on le fait généralement, et on met justement en doute l'hypothétique empire de Chian. (...) Il y a tant à louer dans cet excellent manuel (...) La bibliographie est très riche et remarquablement ordonnée." (René Dussaud, Syria, 1939)

DRIOTON (Etienne) et Jacques VANDIER.

Les Peuples de l'Orient méditerranéen. Tome II : L'Egypte.

PUF, 1946, fort pt in-8°, xliv-672 pp, 2e édition augmentée d'un appendice, sources et biblio, index, broché, bon état (Coll. Clio)

DRIOTON (Etienne) et Pierre DU BOURGUET.

Les Pharaons à la conquête de l'art. Une histoire complète de l'art égyptien.

Desclée De Brouwer, 1978, gr. in-8° carré, 424 pp, liminaire de René Huyghe, 96 figures dans le texte, 95 pl. de photos en noir et 22 pl. de photos en couleurs hors texte, chronologie, biblio, glossaire archéologique, glossaire des dieux, index, reliure toile écrue de l'éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état

EPPLER (John).

Condor. L'espion de Rommel. (Mémoires).

Laffont, 1974, in-8°, 328 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Vécu)

Voici les Mémoires d'un des espions les plus surprenants de l'histoire. Hussein Gaafar (alias John Eppler), fils d'une Allemande et d'un Egyptien, illustre à merveille les liaisons sulfureuses entre nationalistes arabes et nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Recruté en 1937 par l'Abwehr, il parcourt la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan et l'Egypte, et devient l'agent de Berlin pour le Moyen-Orient. Parmi ses nombreuses missions, il infiltre les services secrets britanniques sous l'uniforme anglais, accompagne le grand mufti de Jérusalem auprès de Hitler, et travaille avec un jeune officier du nom d'Anouar el-Sadate. Son principal fait d'armes est son ultime mission d'espionnage pour le compte de Rommel, sous le nom de code "Condor". Au printemps 1942, l'Afrika Korps semble en mesure de battre la 8e armée britannique et de s'emparer du Caire. Gaafar, muni d'un émetteur-radio, s'installe dans la capitale égyptienne et informe Rommel des mouvements de l'armée anglaise. Mais, une monumentale erreur de l'Abwehr met en péril sa mission... Ces Mémoires à l'indiscutable parfum romanesque sont aussi un document de première main sur le fonctionnement des services secrets allemands et l'alliance entre nazis et dignitaires musulmans. — « Good morning, mister Gaafar » : c'est par ces mots qu'un officier de l'Intelligence Service met fin, au Caire, en 1942, au travail de l'espion John Eppler, alias Gaafar, qui, pour le compte de l'Abwehr, envoie des messages depuis des semaines en direction des troupes de Rommel en marche vers le Nil. Mais cette mission de Eppler – la mission Condor – n'est que le dernier épisode de la vie extraordinaire que l'espion allemand raconte ici. Fils d'une Allemande et d'un chef bédouin, élevé en Egypte, John Eppler est, à la fois, arabe et allemand. Pour le Service de renseignement de la Wehrmacht, il est l'espion parfait. Recruté dès 1937, il va, de la Turquie à l'Iran, de l'Afghanistan à l'Egypte, devenir « l'agent » de Berlin pour le Moyen-Orient. Tout est vrai ici : les rencontres avec les agents du « grand adversaire », l'Intelligence Service ; comment Eppler accompagne le grand Mufti de Jérusalem auprès de Hitler ; comment il entre en relation avec l'actuel président de la République égyptienne, Sadate – alors officier – qui, par nationalisme, est décidé à lutter contre les Anglais par tous les moyens ; comment, en uniforme de lieutenant anglais, il pénètre dans le Q.G. de Montgomery au Caire ; sa randonnée dans le désert, derrière les troupes britanniques... Voici le métier d'espion mis à nu, et révélé le fonctionnement d'un grand service de renseignement : l'Abwehr. C'est fascinant.

EPPLER (John W.).

L'Espion de Rommel.

Presses de la Cité, 1960, in-8°, 249 pp, traduit de l'allemand, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, une carte sur les gardes, sans la jaquette, bon état

Voici les Mémoires d'un des espions les plus surprenants de l'histoire. Hussein Gaafar (alias John Eppler), fils d'une Allemande et d'un Egyptien, illustre à merveille les liaisons sulfureuses entre nationalistes arabes et nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Recruté en 1937 par l'Abwehr, il parcourt la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan et l'Egypte, et devient l'agent de Berlin pour le Moyen-Orient. Parmi ses nombreuses missions, il infiltre les services secrets britanniques sous l'uniforme anglais, accompagne le grand mufti de Jérusalem auprès de Hitler, et travaille avec un jeune officier du nom d'Anouar el-Sadate. Son principal fait d'armes est son ultime mission d'espionnage pour le compte de Rommel, sous le nom de code "Condor". Au printemps 1942, l'Afrika Korps semble en mesure de battre la 8e armée britannique et de s'emparer du Caire. Gaafar, muni d'un émetteur-radio, s'installe dans la capitale égyptienne et informe Rommel des mouvements de l'armée anglaise. Mais, une monumentale erreur de l'Abwehr met en péril sa mission... Ces Mémoires à l'indiscutable parfum romanesque sont aussi un document de première main sur le fonctionnement des services secrets allemands et l'alliance entre nazis et dignitaires musulmans. — « Good morning, mister Gaafar » : c'est par ces mots qu'un officier de l'Intelligence Service met fin, au Caire, en 1942, au travail de l'espion John Eppler, alias Gaafar, qui, pour le compte de l'Abwehr, envoie des messages depuis des semaines en direction des troupes de Rommel en marche vers le Nil. Mais cette mission de Eppler – la mission Condor – n'est que le dernier épisode de la vie extraordinaire que l'espion allemand raconte ici. Fils d'une Allemande et d'un chef bédouin, élevé en Egypte, John Eppler est, à la fois, arabe et allemand. Pour le Service de renseignement de la Wehrmacht, il est l'espion parfait. Recruté dès 1937, il va, de la Turquie à l'Iran, de l'Afghanistan à l'Egypte, devenir « l'agent » de Berlin pour le Moyen-Orient. Tout est vrai ici : les rencontres avec les agents du « grand adversaire », l'Intelligence Service ; comment Eppler accompagne le grand Mufti de Jérusalem auprès de Hitler ; comment il entre en relation avec l'actuel président de la République égyptienne, Sadate – alors officier – qui, par nationalisme, est décidé à lutter contre les Anglais par tous les moyens ; comment, en uniforme de lieutenant anglais, il pénètre dans le Q.G. de Montgomery au Caire ; sa randonnée dans le désert, derrière les troupes britanniques... Voici le métier d'espion mis à nu, et révélé le fonctionnement d'un grand service de renseignement : l'Abwehr. C'est fascinant.

ERMAN (Adolphe).

L'Egypte des Pharaons. Traduit de l'allemand.

Payot, 1938, in-8°, 302 pp, 32 pl. hors texte, 57 figures dans le texte, une carte, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

ERMAN (A.) et H. RANKE.

La Civilisation égyptienne.

Payot, 1983, fort in-8°, 751 pp, traduit de l'allemand, 285 figures, broché, couv. illustrée, dos insolé, bon état (Coll. Le Regard de l'histoire)

Dans chaque discipline il existe des classiques, c'est-à-dire des ouvrages qui, par la nature de leur sujet, par la beauté de leur composition, la profondeur des vues qui y sont exprimées, et généralement aussi par la perfection de leur style, se sont assuré une espèce d'immortalité. L'égyptologie elle aussi possède ses classiques, mais il est peu de livres concernant l'Egypte qui jouissent d'une plus grande faveur que celui de Erman et Ranke. Le nom d'Erman est en effet l'un de ceux qui comptent dans les annales. C'est lui qui a donné une implusion nouvelle aux études égyptologiques par ses travaux sur l'écriture, la langue et la littérature de l'Egypte, ainsi que par ses ouvrages sur la religion de l'époque des Pharaons. Ce livre restera longtemps encore la meilleure évocation du passé pharaonique et de la vie égyptienne.

ESTRE (Henry d').

Bonaparte. III. Le Mirage oriental. Egypte (1798-1799).

Plon, 1946, in-12, vi-471 pp, 2 plans hors texte, un fac-similé et 3 cartes dans le texte (dont 2 sur double page), biblio, broché, papier jauni, état correct

Troisième volume seul (sur 3). Par l'officier et écrivain Henry Xavier Dufestre dit Henry d'Estre (1873-1962).

FIECHTER (Jean-Jacques).

Mykérinos, le dieu englouti.

P., Maisonneuve & Larose, 2001, gr. in-8°, 255 pp, 62 illustrations, figures et cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Le Pharaon Mykérinos qui construisit, il y a plus de 4 000 ans, la troisième pyramide de Gizeh est resté une énigme, un mythe, un personnage de légende. Cette monographie, la première à lui être consacrée, est le résultat d'une longue enquête, menée par l'historien Jean-Jacques Fiechter. Tour à tour détective, géomètre, archéologue, inquisiteur, il a suivi le Pharaon à la trace, à travers les fables, les légendes, les ouvrages d'égyptologie, les études scientifiques, les récits des grands voyageurs de l'Antiquité : Strabon, Hérodote, Diodore de Sicile. Il a interrogé les stèles commémoratives, les monuments et les inscriptions gravées aux cartouches du souverain. Il a arpenté sa pyramide : "Mykérinos est divin", l'a sondée, mesurée. L'élément dramatique et romanesque de ce récit réside dans le jeu de piste qui a amené l'auteur pendant des années d'un pays à l'autre pour lui permettre de déterminer l'identité du navire : la Béatrice, ce brick anglais qui sombra corps et biens en 1838, alors qu'il ramenait à Londres le sarcophage de Mykérinos. L'auteur a bénéficié pour cette étude des conseils et des critiques des plus éminents spécialistes des pyramides et de l'Ancien Empire.

FRANCOS (Ania).

Les Palestiniens.

Julliard, 1968, in-8°, 318 pp, brève biblio, chronologie, cart. éditeur, jaquette illustrée, marques au crayon dans les marges, qqs soulignures stylo, bon état

FRANK (Gerold).

Le Groupe Stern attaque.

Laffont, 1964, in-8°, 366 pp, broché, prière d'insérer, bon état

En pleine guerre, le 6 novembre 1944, deux terroristes juifs abattent un ministre anglais, Lord Moyne, au Caire. C'est la plus fameuse action du Groupe Stern.

FREYCINET (C. de).

La Question d'Egypte.

Calmann-Lévy, 1905, in-8°, 451 pp, broché

FREYCINET (Charles de).

La Question d'Egypte (1798-1904).

Calmann-Lévy, 1906, in-8°, 451 pp, bradel demi-toile grise, pièce de titre chagrin noir (bradel vieilli, intérieur frais)

L'expédition d'Egypte, la question d'Orient, le canal de Suez, le condominium anglo-français, la crise égyptienne, l'occupation anglaise.

GARCOT (Maurice).

Kléber (1753-1800).

Berger-Levrault, 1936, pt in-8°, 319 pp, un portrait hors texte, broché, état correct, envoi a.s. à Joseph Van Melle

GAUJAC (Paul).

Suez 1956.

Lavauzelle, 1986, in-4°, 307 pp, 402 photos dans le texte et à pleine page, 62 photos en couleurs sur 16 pl. hors texte, 12 cartes et croquis, 24 encadrés, chronologie, reliure skivertex bleu de l'éditeur, titre doré au 1er plat et au dos, gardes illustrées, jaquette illustrée, bon état

Cet excellent ouvrage reconstitue les événements de l'été 1956 : la longue attente, la préparation minutieuse, les difficultés rencontrées pour la mise sur pied du corps expéditionnaire, puis sa mise en place à Chypre, et enfin, l'opération aéroportée et le débarquement en Egypte.

GILBERT (Pierre).

Esquisse d'une histoire de l'Egypte ancienne et de sa culture.

Bruxelles, 1949, pt in-8°, 114 pp, 12 pl. de documents hors texte, une carte

GODDIO (Franck) et David FABRE.

Osiris. Mystères engloutis d'Egypte.

Flammarion, 2015, pt in-4°, 248 pp, 200 illustrations et photographies dans le texte et à pleine page, la plupart en couleurs, repères chronologiques, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Catalogue de l'exposition "Osiris. Mystères engloutis d'Égypte", à l'Institut du Monde Arabe du 8 septembre 2015 au 31 janvier 2016

Plongez à la découverte de la civilisation égyptienne et de ses rites. Avec ses 200 illustrations, dont les photographies inédites des fouillles sous-marines de l'Institut europén d'archéologie sous-marine, et les reproductions d'une centaine d'objets dont des pièces uniques encore jamais vues du grand public, cet ouvrage vous transporte en Egypte ancienne et fait revivre les épisodes de la cérémonie religieuse dédiée au dieu mort revenu à la vie. D'Héracléion à Canope se dévoilent ainsi les chemins secrets des Mystères d'Osiris, rituels qui préservaient la régénérescence du dieu, le cycle des saisons, la prospérité et l'unité du pays, comme la continuité dynastique. A travers des objets sacrés, des lieux de culte et des figures incontournables du panthéon égyptien, ce livre prolonge et enrichit l'exposition évènement à l'Institut du monde arabe et permettra à tous de se familiariser avec les rites méconnus et fascinants de l'Egypte antique.

GOLDING (William).

Journal égyptien. Traduit de l'anglais.

Gallimard, 1987, in-8°, 285 pp, 60 photos en noir et en couleurs sur 32 pl. hors texte, une carte, broché, bon état

GOYON (Georges).

La découverte des trésors de Tanis. Aventures archéologiques en Egypte.

Perséa, 1987, pt in-4°, 223 pp, préface de Jean Leclant, nombreuses photos en noir et en couleurs, carte et plans, biblio, bon état

GRANDET (Pierre).

Les Pharaons du Nouvel Empire (1550-1069 av. J.-C.) : une pensée stratégique.

Editions du Rocher, 2008, gr. in-8°, 381 pp, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Art de la Guerre)

"La politique étrangère des pharaons du Nouvel Empire, marquée par des batailles célèbres comme celles de Qadesh ou de Mégiddo, est généralement conçue comme une phase d'expansion "impérialiste" conduite par des souverains belliqueux, tels Ramsès II ou Thoutmosis III, animés du seul désir d'exhiber leur puissance et de subjuguer des peuples jugés inférieurs, quoique riches de ressources utiles à l'Égypte. Une relecture critique des sources ainsi que la prise en compte de données géographiques jusqu'ici sous-évaluées révèlent au contraire que la guerre, bien moins fréquente d'ailleurs qu'on ne le conçoit, ne fut, avec la diplomatie, que l'un des moyens employés par les pharaons pour assurer leur approvisionnement régulier en étain, métal indispensable à la fabrication du bronze, sur lequel était fondée toute leur technologie. L'Egypte, qui s'était auparavant procuré cette ressource par des voies commerciales, dut, à partir de Thoutmosis Ier, défendre militairement et diplomatiquement ses intérêts dans ce domaine, au cours de deux grands conflits, contre les ambitions contraires de deux grandes puissances du Proche-Orient, le Mitanni et le Hatti, non moins dépendantes à l'égard de l'étain, et avides d'en soumettre le commerce à leur monopole. Cet ouvrage est l'histoire de ces conflits, de la pensée stratégique qui leur servit de guide et des solutions négociées qui leur servirent de conclusion."

GRIMAL (Nicolas).

Histoire de l'Egypte ancienne.

Fayard, 1990, gr. in-8°, 593 pp, 167 figures, illustrations, cartes et tableaux, biblio, index, reliure éditeur; jaquette illustrée, bon état

Les incessantes révisions qu'opère l'égyptologie – une discipline somme toute récente – sont parfois longues à sortir du milieu des spécialistes. Ainsi, pour la plupart, avons-nous, de la civilisation du Nil, une vision quelque peu traditionnelle et conventionnelle, le plus souvent tributaire de découvertes et de travaux remontant aux années 50 et 60, alors que des avancées décisives ont eu lieu depuis. De ces acquis anciens et nouveaux un égyptologue propose ici une synthèse à la fois vivante et savante, portant sur l'ensemble de l'histoire de la terre des Pharaons (depuis la préhistoire jusqu'à la conquête d'Alexandre). Etayée sur la chronologie la plus sûre à ce jour et nourrie des informations livrées par un matériel archéologique de plus en plus abondant, elle fait une large part – et c'est là une de ses principales nouveautés – à l'économie, à la linguistique, à l'anthropologie, etc. – à côté d'approches plus classiques comme le récit des événements et l'évocation des figures marquantes. Abondamment illustré et enrichi de nombreux textes égyptiens, cet ouvrage ambitionne de donner à l'honnête homme de notre temps, au voyageur, à l'étudiant une connaissance approfondie de la plus ancienne et assurément, la plus prestigieuse des civilisations du Bassin méditerranéen.

GUILLEMIN (J.-J.).

Histoire ancienne de l'Orient.

Hachette, 1863, in-12, xviii-602 pp, 3e édition, 8 cartes en couleurs et 4 plans hors texte, 10 gravures, index, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), dos frottés, coupes frottées, coins émoussés, état correct (Coll. Histoire universelle, publiée sous la dir. de V. Duruy)

GUILMOT (Max).

Le Message spirituel de l'Egypte ancienne.

Hachette, 1970, in-8°, 159 pp, 16 pl. d'illustrations hors texte, 2 illustrations et une carte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

GUÉRIN (Victor).

La France catholique en Egypte.

Tours, Mame, 1887, in-8°, 235 pp, 15 belles gravures à pleine page (femmes fellahs, vue d'Alexandrie, Fellah, vue générale du Caire, Port-Saïd, Canal de Suez, etc.), une gravure dans le texte et une carte hors texte in fine, cartonnage papier bleu de l'éditeur, dos orné, décor polychrome sur les plats, tranches dorées, coiffe sup. manquante, bon état

HARARI (Roland) et Gilles LAMBERT.

Dictionnaire des Dieux et des mythes égyptiens.

GLM, 2004, in-8°, 242 pp, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

HASSOUN (Jacques).

Juifs du Nil. Textes réunis et présentés.

Le Sycomore, 1981, in-8°, 259 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Ce livre témoigne du parcours d'une diaspora issue d'une autre diaspora, et de son aboutissement en expérience de non-retour. Il exprime une nostalgie sans pourtant céder au sentiment d'échec. Pour échapper à ses pièges cette nostalgie s'est transmuée en tableaux historiques ou en récits littéraires dont la diversité se recompose au sein d'une revendication unique : le droit à la pérennité vivante du souvenir. A lire cet ouvrage on vérifie l'idée d'Isaac Singer selon qui l'exil est un ferment qui aide à tirer de soi ce qu'il y a de meilleur. L'ouvrage est une mosaïque d'essais historiques et littéraires dont les auteurs sont, pour la plupart, nés en Egypte entre 1930 et 1955. Il se termine par les bibliographies fort riches des auteurs des trois principaux textes : J. Mélèze-Modrzejewski, A. Morabia et J. Hassoun. Ces bibliographies sont suivies d'un tableau bien instructif de la population juive d'Egypte entre 1917 et 1946..." (Marie Bernard, Revue de l'histoire des religions, 1984)

HEIKAL (Mohamed Hassanein).

Les documents du Caire.

Flammarion, 1972, in-8°, 314 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Textes politiques)

Cet ouvrage n'est pas à proprement parler une biographie de Gamal Abdel Nasser. C'est le récit des relations personnelles de Nasser avec onze hommes : John Foster Dulles, Anthony Eden, Khrouchtchev, Hammarskjoeld, John F. Kennedy, Lyndon Johnson, Ludwig Erhard, Che Guevara, Chou En-Lai, Nehru et Tito, raconté par un observateur privilégié, l'éminence grise du président Nasser pendant dix-huit ans.

HEROLD (J. Christopher).

Bonaparte en Egypte.

Plon, 1962, fort in-8°, 501 pp, traduit de l'anglais, 4 cartes, biblio, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

L'expédition d'Egypte entreprise en 1798 par le général Bonaparte est peut-être l'épisode le plus paradoxal de sa fulgurante carrière. Les personnalités puissantes ou originales ne manquaient pas autour de Bonaparte et Jean-Christopher Herold sait leur donner le relief de la vie. Sur l'un des moments les plus surprenants de notre histoire, le livre de J.-Ch. Herold projette une lumière définitive. — "L'ouvrage que Christopher Herold a écrit sur “Bonaparte en Egypte” est mieux qu'une étude d'histoire militaire. Son information est assez ample et il écrit de manière agréable. Son livre est une heureuse synthèse qui, sans dissimuler les horreurs des combats, ni le poids de l'occupation, fait une large place aux bénefices intellectuels et artistiques que le monde occidental a retirés de l'expédition." (J. Godechot, Revue Historique)

HERRIOT (Edouard).

Sanctuaires. Temples et syringes. Dans la nécropole d'Hermopolis. Aux sources du monotheisme.

Hachette, 1938, in-12, 256 pp, broché, bon état

Voyage en Egypte et réflexions sur l'Egypte pharaonique. Idées et croyances. Initiation. Un palais pour une âme. La tombe nous parle. Chez Amon. Temples et syringes. Dans la nécropole d'Hermopolis. Sous le signe de Bonaparte. Sanctuaires de la science. Le fou français. Aux sources du monotheisme. Paysages de la Bible. Jardins d'Adonis. De Hadad vers Allah. Regards sur l'avenir.

HOMO (Léon).

Histoire d'Orient.

Fayard, 1945, in-12, 311 pp, un tableau, broché, bon état

HORNUNG (Erik).

Lecture de l'histoire égyptienne.

Editions du Rocher, 1988, in-8°, 199 pp, traduit de l'allemand, une carte, sources bibliographiques, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Champollion)

Cette Lecture de l'histoire égyptienne propose une synthèse magistrale des plus récentes connaissances historiques sur l'Egypte ancienne. L'ouvrage dresse un tableau complet de l'évolution de ce pays, du quatrième millénaire avant Jésus-Christ jusqu'au début de l'ère chrétienne. Remettant en cause les périodisations classiques, Erik Hornung dessine en cinq grandes époques les principales lignes de force de cette extraordinaire civilisation : évolutions politique, économique, internationale, sociale et culturelle sont appréhendées avec, une rare clarté. Ouvrage de référence, Lecture de l'histoire égyptienne est indispensable à tous ceux qui s'intéressent à l'égyptologie ou travaillent dans ce domaine. Sa brièveté et ses remarquables qualités synthétiques font également de cet ouvrage une introduction idéale pour l'amateur. — Né en 1933, Erik Hornung occupe depuis 1967 la chaire d'égyptologie à l'université de Bâle (Suisse). Il est un des grands spécialistes en matière de chronologie et d'historiographie de l'Egypte ancienne.

ISKANDER (Z.) et A. BADAWY.

Brief History of Ancient Egypt.

Le Caire, 1965, in-12, 207 pp, 48 figures, cartes, qqs pl. hors texte, index

IYÂS (Ibn).

Journal d'un Bourgeois du Caire. Histoire des Mamlouks... Chronique d´Ibn Iyâs. Traduit et annoté par Gaston Wiet.

P., Armand Colin et SEVPEN, 1955-1960, 2 vol. in-8°, (6)-451 et viii-579 pp, copieux index, reliures demi-basane carmin à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, filets à froid sur les plats (rel. de l'époque), pt accroc en tête du tome II, bon état (Bibliothèque générale de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, VIe section). Rare

"Le Journal d'un Bourgeois du Caire est dû à Ibn Iyâs et, dans l'oeuvre de G. Wiet, forme la suite de l'Histoire des Mamlouks Circassiens, t. II, éditée en 1945 par l'Institut français d'archéologie orientale du Caire et relatant les évènements entre les années 1467 et 1500. Les présents volumes traitent du début du XVIe siècle jusqu'en novembre 1522, époque capitale puisqu'elle prépare la fin des sultans mamlouks et consomme la décadence de la puissance égyptienne. Le premier volume s'arrête avant la victoire de Selim Ier à Merdj Dabiq (près Alep) sur les troupes du sultan d'Egypte Malik Ashraf, de son vrai nom Qun-suh al-Ghûri, qui y trouva la mort. Après cette victoire amenée par la défection de l'aile droite d'Al-Ghûri, les Ottomans ne devaient pas tarder à mettre la main sur l'Egypte. Ibn Iyâs nous montre Malik Ashraf se débattant dans les difficultés financières les plus graves qui entraînaient la désaffection de ses troupes et l'hostilité de ses sujets. C'est que la découverte de Vasco de Gama amenait une perte considérable pour le commerce égyptien. Encouragé, dit-on, par les Vénitiens, le sultan organisa une flotte qui inquiéta les Portugais sur les côtes des Indes. L'état des finances égyptiennes accule le sultan d'Egypte aux expédients les plus fâcheux. Il pressure les marchands et les pensionnés, supprime la solde des mamlouks les plus anciens, dépouille les fondations pieuses, abaisse le titre de la monnaie. La vénalité des charges ne développe pas la moralité des fonctionnaires qui se rattrapent sur le particulier. Les conséquences ne tardent pas à se faire sentir. Les mamlouks en arrivent même à se plaindre moins du retard de leur solde qu'à réclamer « l'abolition des taxes mensuelles et hebdomadaires qui pèsent sur les petits boutiquiers, sur toutes les denrées, si bien qu'ils ne trouvent plus à manger... la suppression de toutes les mesures arbitraires, les confiscations par exemple (p. 447) ». A la fin de 1515, un grand fonctionnaire s'était enfui auprès de Selim Ier, excitant ce dernier contre les actes tyranniques du sultan d'Egypte, le mettant au courant des abus et de la situation financière, le renseignant sur l'armée d'Egypte. « II l'encouragea vivement à envahir l'Egypte, en lui présentant l'opération comme aisée » (p. 435). Ainsi fut fait. Du même coup la dynastie circassienne disparut et le commerce des Portugais ne fut plus inquiété." (René Dussaud, Syria, 1955)

JACQ (Christian).

L'Egypte ancienne au jour le jour.

Perrin, 1985, in-8°, 336 pp, 16 pl. de photos hors texte, une carte, reliure skivertex éditeur

JARS (Robert).

Les campagnes d'Afrique. Libye, Egypte, Tunisie, 1940-1943.

Payot, 1957, in-8°, 249 pp, 26 cartes, broché, bon état (Coll. de mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre)

"Comme d'autres ouvrages de cette collection, ce livre constitue un document pour les historiens de la période récente. Outre la vue d'ensemble qu'il donne des campagnes d'Afrique, il contient nombre de détails intéressants d'ordre stratégique et militaire." (Revue française de science politique, 1957)