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ABD-EL-RAHMAN EL DJABARTI (Cheikh Abd-el-Rahman).

Merveilles biographiques et historiques ou Chroniques du Cheikh Abd-El-Rahman El Djabarti.

Le Caire, Imprimerie nationale, 1888-1896, 9 vol. pt in-4°, vi-334, 312, 277, 299, 237, 329, 431, 383 et 336 pp, traduites de l'arabe, reliures demi-toile verte à coins, dos lisses avec fleuron et double filet dorés, pièce de titre basane noire, un 1er plat de couv. conservé (rel. postérieure), bon état. Peu courant

Edition originale de la traduction par Chefik Mansour Bey, Abdulaziz Kalil Bey, Gabriel Nicolas Kalil Bey et Iskender Ammoun Effendi. La période de domination ottomane en Egypte est marquée par une pénurie de sources historiques écrites par les habitants du pays. C'est Djabarti qui remit en honneur ce genre historique par son opus magnum qu'est « Merveilles historiques...», sa chronique présente en effet une très grande importance pour toute la période qu'elle couvre : pour le XVIIIe siècle, le début du XIXe. et surtout pour l'occupation française et le début de la régence de Mohammed Ali. Pour cette période Al-Djabarti est sans aucun doute la meilleure source existante. A cause de ses violentes attaques contre Mohammed Ali et son règne, la publication de cette chronique fut longtemps interdite en Egypte. C'est seulement après l'accession au trône du Khédive Tewfiq qu'elle connut sa première publication intégrale et sa traduction. — "Grand bourgeois cairote, Al Djabarti donne un point de vue remarquable, lucide et nuancé, sur l'occupation française en Egypte." (Fierro, 2)

ABELLIO (Raymond).

Heureux les Pacifiques.

P., Le Portulan, 1946, pt in-8°, 438 pp, broché, bon état. Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers.

ABRAHAM (Nicolas) et Maria TOROK.

Cryptonymie. Le verbier de l'Homme aux loups, précédé de Fors, par Jacques Derrida.

Aubier-Flammarion, 1976, in-8°, 252 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. La Philosophie en effet). Edition originale, prière d'insérer joint (par Jacques Derrida, 4 pp)

[Académie française] – CLAIR (René), Jacques de LACRETELLE.

Discours de réception de M. René Clair à l'Académie française et réponse de M. Jacques de Lacretelle.

Gallimard, 1962, in-12, 88 pp, broché, non rogné, bon état. Edition originale, ex. du SP

Première édition de cet hommage à Fernand Gregh. René Clair fait l'éloge et retrace la carrière de Fernand Gregh, son prédécesseur, suivi de la réponse de Jacques de Lacretelle.

[Action Française].

L'Action Française et le Vatican. Les pièces d'un procès. Préface de Charles Maurras et Léon Daudet.

Flammarion, 1927, in-12, 319 pp, broché, bon état. Edition originale, un des 500 exemplaires sur papier Alfa

Le 29 décembre 1926, le quotidien L'Action française et sept ouvrages de Charles Maurras sont condamnés par le Saint-Office et mis à l'index... Cet ouvrage est le Livre Jaune de l'Action Française. C'est un fort volume de 319 pages, qui réunit avec les documents déjà connus, plusieurs documents qui, jusqu'à ce jour, n'avaient pas été publiés. "Nous venons de relire les épreuves de ce volume, simple recueil de textes, mais qui permettra à beaucoup d'entre vous de pe rendre compte de bien des choses ! Feuille à feuille, nous y voyons, quand à nous, non seulement pourquoi vous êtes restés fidèles à l'Action Française, mais pourquoi un si grand nombre d'entre vous nous a rejoints à la suite des assauts qui nous étaient livrés. Plus encore que les sentiments d'une amitié tenace, c'est le patriotisme, c'est l'amour de la vérité qui vous ont ainsi conservés ou ralliés à notre oeuvre, a notre pensée et à notre action. Assurément, le débat aura été douloureux pour tous. Les catholiques étaient les mieux placés pour en souffrir dans leurs coeurs troublés, dans leurs esprits quelquefois remués jusqu'au fond ! Mais, eux aussi, les incroyants, de tout temps si émus des splendeurs du bienfait de Rome, si confiants dans l'immense service quelle rend à l'esprit humain et au genre humain, auront senti quelque chose se déchirer en eux devant les proportions de l'erreur commise et les cruelles conséquences qu'elle leur semblait contenir. (...) De toute évidence, l'Action Française était innocente. De toute évidence, elle était victime de mille erreurs de fait. Néanmoins nous avons voulu accorder à la discipline catholique tout ce qu'elle pouvait demander..." (préface)

ADELY (Emmanuel).

Les Cintres.

Editions de Minuit, 1993, pt in-8°, 125 pp, broché, bon état. Premier texte de l'auteur. Edition originale sur papier courant, enrichie d'un envoi a.s.

C'est peut-être la proximité contagieuse des ruines romaines qui faisait que la maison s'écroulait à son tour. A l'intérieur, les êtres avaient l'allure d'ombres solides et silencieuses, et très vite je n'ai plus déterminé qui s'effondrait, de la femme ou de sa maison. Les murs tenaient par miracle. La femme est tombée. Tout était trop vieux sans doute. Il aurait fallu d'énormes sommes, ça se chiffrait en millions. Alors j'ai été ce qu'ils ont voulu que je sois, une silhouette qu'on habille, un cintre. J'ai tout tenté. J'ai cru repeupler toutes les pièces. J'ai tout fait pour que la femme meure là. J'aurais fait pire si j'avais pu.

ADLER (Alfred).

La Mort est le masque du roi. La royauté sacrée des Moundang du Tchad. (Thèse).

Payot, 1982, in-8°, 427 pp, 8 pl. de photos hors texte, cartes et figures, annexes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque Scientifique). Edition originale

Une étude magistrale sur la royauté sacrée des Moundang du Tchad. — "Les analyses des royautés sacrées ont surtout focalisé l'attention sur deux modalités rituelles de ces institutions : le régicide et l'inceste. Quand l'intérêt se porte sur leurs caractéristiques constitutionnelles (méthodes de dévolution dynastique, compétition politique des groupes rivaux, opposition entre paternels et maternels), c'est, le plus souvent, pour réduire les données rituelles à une simple représentation idéologique du fonctionnement de la structure sociale. Dépassant cette fausse alternative, le livre d'Adler montre, à partir de la minutieuse description d'une royauté en activité, le mode de fonctionnement pratique d'une organisation politico-rituelle — un état clanique « coiffé » d'un système monarchique — et permet de réfléchir en vraie grandeur sur ce type d'institution..." (Françoise Dumas-Champion, L'Homme, 1984) — Le royaume moundang de Léré apparaît sur la scène historique au milieu du XVIIIe siècle. Couvrant un territoire de près de 5000 km2, il est situé au sud-ouest du Tchad, aux confins du Nord-Cameroun. Pendant près d'un siècle, ce petit royaume réussit à résister aux assauts des cavaliers Peuls dont le zèle pour propager la foi du Prophète n'était pas moins ardent que leur désir de rapine. Puis il subit la domination française qui ne ménagea guère le pouvoir local. Malgré ces guerres avec un ennemi doté d'une force militaire supérieure et d'un puissant ascendant idéologique et culturel, malgré un joug colonial pesant, la royauté de Léré avait su maintenir jusqu'à nos jours des structures politiques et rituelles à peu près intactes. Cet ouvrage, rédigé à partir d'enquêtes intensives effectuées à Léré et dans l'ensemble du pays moundang entre 1967 et 1982 n'est pas une reconstruction historique mais l'analyse d'un système qui alors était un système en activité. L'auteur a vécu plus de trois ans à Léré, la capitale, et dans les villages de brousse et a partagé la vie quotidienne des habitants et pris part à leurs cérémonies rituelles.

[Affaire Lafarge] – RAMET (Henri).

La Madone de l'arsenic. L'affaire Lafarge.

Toulouse, Editions Imprimerie Régionale, 1937, gr. in-8°, 186 pp, 8 planches hors texte, broché, qqs feuillets tachés in fine, C. de bibl., bon état

Marie Capelle épouse Charles Lafarge en 1839. Ce mariage se révèle vite calamiteux pour plusieurs raisons : la fortune de Charles Lafarge n'existe pas : celui-ci avait promis à Marie Capelle une vie de notable ; la mère de Charles Lafarge ne s'entend pas avec sa belle fille ; le comportement de Charles Lafarge, jugé peu adepte des manières, s'accorde mal avec celui de sa femme, issue d'une famille de la haute bourgeoisie parisienne, voire noblesse car elle serait une bâtarde royale et de ce fait la nièce du roi, Louis-Philippe. Alors qu'il est Paris, en novembre 1839, Charles Lafarge tombe malade. Il rentre au Glandier (près de Tulle) et meurt le 14 janvier 1840. Très vite, l'ambiance entre les habitants de la maison est lourde de suspicion. La mère de Charles Lafarge accuse Marie Capelle d'empoisonnement sur la personne de son mari car elle a envoyé un gâteau à son mari en novembre. La justice est saisie et une première autopsie annonce la présence d'arsenic dans le corps de Charles Lafarge. Marie Capelle est déférée aux Assises où elle est jugée coupable en septembre 1840 et condamné à la prison à perpétuité. Napoléon III accorde la grâce à la condamnée en 1852 mais cette dernière meurt peu de temps après.

AFRIQUE - Collectif.

L’Art Nègre.

Présence Africaine/Seuil, 1951, pt in-8°, 254 pp, 149 photos sur 64 pl. hors texte, broché, papier jauni, état correct. Revue Présence Africaine n° 10-11, édition originale

Contributions de Marcel Griaule, Georges Balandier, Charles Ratton, Denise Paulme, William Fagg, Alioune Diop, etc.

AFRIQUE - Collectif.

Le travail en Afrique Noire.

Présence Africaine/Seuil, 1952, fort pt in-8°, 427 pp, 14 photos sur 8 pl. hors texte, broché, papier jauni, bon état. Revue Présence Africaine n° 13, édition originale

Textes de Pierre Naville, Michel Leiris, Alioune Diop, Denise Paulme, Henri Labouret, Georges Balandier, Jacqueline Delange, Pierre Gourou, Rosa Luxembourg, etc.

[AGENCE d'AUGSBOURG].

Papiers saisis à Bareuth et à Mende, département de la Lozère. Publié par ordre du gouvernement.

P., Imprimerie de la République, Ventôse, an X [février-mars 1802], in-8°, vii-(1)-387 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et triples filets dorés (reliure postèrieure du XIXe), coiffes et coins émoussés, bon état. Edition originale

Recueil des papiers de l'agence dite "d'Augsbourg", correspondance et plans insurrectionnels d'un groupe d'agents secrets royalistes émigrés à la solde du futur Louis XVIII, alors comte de Lille. Ce document aurait été publié sur instruction du Premier Consul pour accréditer la thèse d'un complot royaliste de grande ampleur et justifier de sa politique répressive. Il renferme d'intéressants documents sur quelques épisodes tardifs de la Chouannerie. Détail : Papiers trouvés chez Imbert-Colomès, lors de son arrestation à Bareuth (Bayreuth), Papiers trouvés chez Précy, à Bareuth, Papiers trouvés chez Trottouin, à Bareuth, Correspondance de Trottouin avec Dandré, Correspondance des agens de l'intérieur avec Trottouin, Papiers saisis à Mende, chez le chanoine Mazel. (Manque à Martin et Walter, Tourneux et Monglond).

AIMÉ (Henri).

Le Bandeau sur le front.

P., Zurich, Georges Crès & Cie, 1917, in-16, 104 pp, une illustration en frontispice, reliure plein chagrin carmin, dos lisse avec titre doré, couv. et dos conservés, tête dorée (rel. de l'époque), dos et mors lég. frottés, bon état (Coll. Bellum). Edition originale sur papier courant

Le titre du recueil s'explique par un jeu de mots : « nous sommes, dit l'auteur, sur le front (des armées) le bandeau bienfaisant ». — "Le combat du soldat pour la défense de la patrie s'était transposé dans le combat du médecin ou de l'infirmier contre la mort. C'est en se donnant l'impression de sauvegarder les forces de la patrie par le combat incessant qu'il menait pour sauvegarder des vies humaines qu'Henri Aimé, médecin dans une forteresse de l'Est, dépassa sa frustration de ne pas combattre : « Si le devoir les appelle sur le front, tous ces hommes, et si là, pour la défense du sol, ils dépensent et consument généreusement leur vie, nous, esclaves d'un devoir analogue, agents de la pensée vigilante et récupératrice, c'est sous ce propre front qu'il nous fait demeurer, afin de prêter nos forces attentives et secourables »." (Hélène Dequidt, La crise d'identité du monde médical français en 14-18, 1994) — "Répondant au docteur Aimé qui vient de lui envoyer son recueil, “Le Bandeau sur le front”, Guillaume Apollinaire écrira de ce livre : « ... il ressortit à ce surréalisme que je crois humainement parlant la formule de vérité actuelle...»." (Pierre-Marcel Adéma, Guillaume Apollinaire, 1968)

AJALBERT (Jean).

Beauvais.

Albert Morancé, 1927, pt in-8°, 73 pp, un frontispice et 30 planches de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Bel historique de la Manufacture nationale de tapisserie de Beauvais. Les années 1920-1930 sonnent le renouveau de la manufacture, sous l'impulsion de son directeur de 1914 à 1935, Jean Ajalbert, académicien Goncourt, qui fit préparer de nouveaux cartons à partir d’œuvres de grands peintres de son temps, notamment Raoul Dufy.

AJALBERT (Jean).

Beauvais Basse-Lisse, 1917-1933.

Denoël et Steele, 1933, gr. in-8°, 379 pp, 150 photographies sur 112 planches hors texte (et non 108 comme indiqué sur la page de titre), broché, bon état. Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.

Très important historique de la Manufacture nationale de tapisserie de Beauvais par Jean Ajalbert (1863-1947), académicien Goncourt, conservateur de la Manufacture de 1917 à 1935, qui redonna à celle-ci un renouveau dans les années 1920-1930 en faisant préparer de nouveaux cartons à partir d'oeuvres de grands peintres de son temps, notamment Raoul Dufy. La basse-lisse se caractérise par l'utilisation d'un métier horizontal. — "Ce « volume monumental », écrit avec une « verve passionnée » (Le Temps), fait, à l'appui de très nombreuses photographies, « le récit souvent passionnant et souvent cocasse des luttes compliquées, tenaces, voire saugrenues que livre un homme dévoué à la gloire d'un beau métier et décidé à lui conquérir une nouvelle place dans la vie moderne » (Mercure de France). La défense et illustration d'un art qui est aussi un artisanat à l'épreuve de la standardisation." (Boudrot, 70) — "Beauvais, basse-lisse n'est pas seulement une histoire sèche et analytique de la grande manufacture que dirige M. Jean Ajalbert. C'est surtout le récit piquant et spirituel de la fonction de conservateur qui échut à l'auteur d'Auvergne, en 1917. Ce ne fut pas une sinécure comme se l'imaginent trop souvent des personnes ignorantes et qui ont la naïveté de croire qu'un directeur, un conservateur de manufacture ou de musée n'a qu'à s'asseoir dans son fauteuil directorial et, en fin de mois, passer à la caisse de l'Etat toucher des appointements qu'ils présument fastueux. Que ces gens-là – et ils sont légion – lisent le beau livre que M. Jean Ajalbert vient de consacrer à l'administration de la manufacture de Beauvais de 1917 à 1933. Ils y verront que tout n'est pas rose, dans cette carrière, lorsqu'on veut redonner la vie à une oeuvre qui semblait morte, parce que routinière, mesquine, tracassière. Si M. Jean Ajalbert a surmonté tous ces obstacles, c'est non pas seulement par son talent, sa puissante intelligence. son ardeur au travail, mais aussi par son esprit, sa bonne humeur, son sourire et son ironie. feront beaucoup mieux. Si étranger que je sois à l'art de la manufacture de Beauvais, je n'ai pu m'empêcher de souscrire à la défense qu'en a présentée Jean Ajalbert. Dieu seul sait les bâtons que l'Ad-mi-nis-tra-tion lui mit dans les roues. Jean Ajalbert en triompha avec le sourire. Ne se tenant jamais pour battu. Récidivant jusqu'à gain de cause..." (L'Express du Midi, 10 octobre 1933)

AJALBERT (Jean).

L'Auvergne. Illustrations de A. Montader.

P., Librairies-Imprimeries Réunies, 1896, in-4°, xii-362 pp, 300 illustrations dans le texte, dont 5 à pleine page, 4 cartes hors texte, reliure percaline vermillon de l'éditeur, titres et filets dorés au 1er plat et au dos, couv. illustrée conservée, qqs défauts à la reliure (coiffes lég. abîmées, un mors décousu sur 4 cm), bon exemplaire. Edition originale

Très nombreuses illustrations de Alfred Montader. L'ouvrage de référence sur l'Auvergne du XIXe siècle.

ALAIN (Emile-Auguste Chartier, dit).

Les Cent Un Propos d'Alain. (2e série).

P., Edouard Cornély, 1910 in-8°, 236 pp, broché, couv. lég. salie, sinon bon état. Edition originale

Professeur de philosophie à Rouen, venu au journalisme à l'occasion des tumultes de l'affaire Dreyfus, c'est en 1906 qu'Alain commença à publier ses "Propos" dans la "Dépêche de Rouen", adoptant bientôt, après quelques hésitations, la formule du court article quotidien. Au moment de son engagement, en septembre 1914, il avait déjà écrit pour la "Dépêche" quelque 3000 propos. Rédigés dans un langage simple et concis, non dénué d’humour, ces chroniques inspirées par l’actualité et les événements de la vie quotidienne illustrent une pensée originale, positive et pratique, profonde et rigoureuse, et constituent l’une des œuvres les plus attachantes du XXe siècle. Ces “Cent un propos” furent publiés en cinq séries de 1908 à 1928, cette 2e série étant peu courante.

ALBERT (Maurice).

Les Médecins Grecs à Rome.

Hachette, 1894, in-12, x-320 pp, quelques figures dans le texte, broché, bon état. Edition originale. Rare

Maurice Albert (1854-1907) fut l'un des premiers membres de l'Ecole Française de Rome. Ses travaux érudits comprennent sa thèse sur le Culte de Castor et de Pollux en Italie (1883), une édition d'Horace (1886), et cette étude sur les Médecins Grecs à Rome (1894). Il mourut prématurément en 1907.

[Album de la Pléiade] – PASCAL.

Album Pascal. Iconographie réunie et commentée par Bernard Dorival.

Gallimard, 1978, in-12, 204 pp, 358 illustrations, index, reliure plein cuir éditeur, demi-jaquette papier, rhodoïd, très bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Edition originale hors commerce. Riche iconographie

[Album de la Pléiade] – THEATRE CLASSIQUE.

Album Théâtre classique. La vie théâtrale sous Louis XIII et Louis XIV. Iconographie réunie et commentée par Sylvie Chevalley.

Gallimard, 1970, in-12, (10)-325-(17) pp, 525 illustrations, index des illustrations et des noms cités, tiré sur hélio mat Arjomari, reliure plein cuir souple doré à l'or fin de l'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Neuvième Album de la Pléiade. Edition originale hors commerce. Riche iconographie

"Dans cet Album où Corneille, Molière et Racine occupent les cimes, la forêt tient une grande place. Bien des auteurs sont cités, ignorés des livres de littérature, bien des comédiens, vers qui ne monte plus le "brouhaha" du succès. Tous eurent leur heure ; tous participèrent, parfois très utilement, à la riche vie théâtrale du XVIIe siècle, et jouèrent leur rôle dans cette bataille exaltante chaque soir recommencée dont le théâtre est le champ. À travers 525 images et documents dont un grand nombre sont inédits, j'ai tenté de faire revivre leurs travaux et leurs peines, leurs échecs et leurs triomphes." (Sylvie Chevalley)

ALIMEN (H.).

Préhistoire de l'Afrique.

Editions N. Boubée et Cie, 1955, fort gr. in-12, 578 pp, 155 figures dans le texte, 5 tableaux en dépliant, 25 planches en noir et 3 planches en couleurs hors texte, reliure pleine basane bleue, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos lég. et uniformémént passé, un mors fendu sur 8 cm recollé, bon état. Edition originale, un des 100 ex. numérotés sur vélin Leykam (seul grand papier)

Par Henriette Alimen (1900-1996), paléontologue et géologue, directrice du laboratoire de géologie du quaternaire du CNRS. Cet ouvrage a été traduit en anglais (1957) et en russe (1961). — "L'auteur, professeur à l'Institut d'ethnologie de l'Université de Paris et ancien président de la Société préhistorique française, est bien connu par ses travaux de géologie tertiaire et quaternaire. Cet ouvrage représente un gigantesque effort de clarification et de mise en ordre de ce que nous connaissons de la préhistoire africaine, et, à ce titre seul, mériterait le respect. Mais le sujet est si vaste, si complexe, les corrélations entre les différentes parties du continent africain encore si fragiles que, malgré les qualités d'exposition de l'auteur, et les tableaux synoptiques bien faits, le lecteur, même spécialiste, a quelquefois du mal à ne pas se perdre. Cependant, malgré le fait que bien des conclusions peuvent être – et seront – discutées (l'auteur ne se le dissimule pas), cette synthèse a le grand mérite d'exister. En gros, l'ouvrage est divisé de la façon suivante : le premier chapitre porte sur le Maghreb et y sont étudiés tour à tour les cadres géologiques (plages marines, terrasses fluviales, dépôts de lacs et sources, formations éoliennes et pédologiques, faunes, déformations tectoniques, etc.) et les industries préhistoriques. Le deuxième chapitre porte sur la Tripolitaine et la Cyrénaïque, plus brièvement, le troisième sur l'Égypte. Viennent ensuite, avec une étude plus ou moins détaillée selon que ces régions sont plus ou moins bien connues, le Sahara et ses bordures méridionales, l'Éthiopie et la Somalie, l'Afrique orientale, l'Afrique occidentale, le bassin du Congo, le sud de l'Afrique et, pour mémoire, Madagascar où rien de véritablement « préhistorique » n'est connu. La deuxième partie traite des hommes préhistoriques africains : australopithécidés, restes humains du quaternaire ancien, ceux du quaternaire récent. La troisième partie porte sur l'art africain, la quatrième sur les mégalithes. La conclusion expose les problèmes de chronologie, un essai de corrélation avec l'Europe, une utile tentative de géographie humaine préhistorique africaine, et une brève étude des « grandes périodes créatrices » de la préhistoire africaine. Une bonne bibliographie figure après chaque chapitre. A la fin du volume se placent vingt-huit planches en noir ou en couleur, généralement bonnes, un index, une table des figures et une liste des tableaux. Dans l'ensemble, livre utile et à recommander." (F. Bordes, Revue Historique, 1957)

ALLEG (Henri).

Prisonniers de guerre.

Editions de Minuit, 1961, in-12, 250 pp, achevé d'imprimer du 24 avril 1961, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Documents). Edition originale, bande éditeur conservée : “La Question (Suite)”

"Journal intime couvrant les trois années passées en préventive à la prison civile de Barberousse à Alger, du 16 août 1957 jusqu'au début du mois de juin 1960, c'est-à-dire à la veille du procès qui condamnera Henri Alleg à dix ans de prison." (Vignes, 389)

[Almanach Vermot].

Almanach Vermot 1980. 90e année. Petit musée des traditions et de l'humour populaires français.

P., Société Parisienne d'Edition, 1980, pt in-4°, 360 pp, innombrables articles, conseils de toutes sortes, jeux, menus, etc., nombreux dessins humoristiques, portraits photographiques des députés et des sénateurs, broché, couv. rouge imprimée, bon état

ALMERAS (Henri d').

La Vie parisienne sous le Consulat et l'Empire.

Albin Michel, s.d. (1909), in-8°, 496 pp, 16 planches hors texte, 14 gravures dans le texte, dont 3 à pleine page, reliure demi-vélin, dos lisse orné d'une petite peinture d'une jolie courtisane, tête dorée (rel. de l'époque), couv. illustrée conservée, bon état. Edition originale

I. Paris sous le Consulat et l'Empire. La rue. II. Cafés, bals et concerts publics. Jardins d'été. Petits spectacles. Les panoramas. III. Gastronomes et mystificateurs. IV. Les théâtres. V. Amours de théâtre. VI. Autour de Napoléon. Sa famille. Joséphine. Marie-Louise. Le mariage de Napoléon et de Marie-Louise. VII. La cour et ses plaisirs. Napoléon et la chasse au tir. VIII. Profils et silhouettes. Quelques femmes à la mode. Mme Récamier. IX. Dans le monde. Les salons. Les lettres. X. Modes et costumes. Les fournisseurs à la mode. XI. Plaisirs mondains. Bals et réceptions. La dansomanie. Les fêtes du Consulat et de l'Empire. XII. Un bal masqué à l'ambassade d'Italie. XIII. Amour et mariage. « Administré par des rhéteurs et des cuistres, Paris a beaucoup souffert de la Révolution. Les ruines, matérielles ou morales, s'y rencontrent à chaque pas. Il faudra lui redonner ce charme et cette splendeur qu'il connut sous l'Ancien Régime et qui avaient fait de lui, au XVIIe et au XVIIIe siècles, la cité souveraine, la capitale non seulement de la France mais du monde. Cette résurrection de Paris, après dix années de guerre civile, de massacre et de pillage, ce sera un des bienfaits, et un des moins contestables, du Consulat et de l Empire. » Une mine d'informations et d'anecdotes.

ALMIRA (Jacques).

Le Voyage à Naucratis.

Gallimard, 1975, in-8°, 550 pp, broché, bon état (Coll. Le Chemin) (Prix Médicis 1975). Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.

Œuvre autobiographique, Le voyage à Naucratis nous renseigne autant sur sa propre histoire que sur la vie de son auteur. Jil Tu, le narrateur, substitut de je, de tu et de il, se laisse aller comme à un vertige sans fin, parfois proche de la folie, au flux torrentiel du langage, et nous entraîne au cœur même de la littérature. Le récit noue ensemble deux grandes aventures, celle du corps et celle des livres. Évitant toute illusion réaliste, c'est par le corps que Jil Tu découvre le réel, à partir de lui qu'il peut exprimer la relation privilégiée de l'écriture au réel. Avec sa dramaturgie d'opéra total où le langage et le corps alternent leurs arias, Le voyage à Naucratis joue sur tous les registres, du délire au comique, de la farce à la critique, de la description érotique minutieuse et glaciale à la fureur bachique du langage de la transgression, et traverse la littérature pour la mieux réinventer. — Sur ce premier roman de Jacques Almira (qui obtint le Prix Médicis) qu’il a lu sur manuscrit et qu’il a soutenu, Michel Foucault a livré ses réflexions. L'entretien a été publié dans le "Quotidien de Paris" du 25 avril 1975, et repris en volume dans "Dits et Écrits", tome 1, 1994. "... J ’ai passé Noël et les jours qui ont suivi à lire ce manuscrit, dans l’enthousiasme. Ce qui m’a tout de suite frappé c’est la prodigieuse joie qui traversait l’écriture. Rien de cette gêne, de cette fausse honte, de cette morale basse qu’on [trouve] dans un grand nombre de textes contemporains, et qui se traduit par la question de l’écriture par l’écriture. Si Almira fait exploser l’écriture, c’est en éclatant de rire, par excès du plaisir qu’il prend à écrire. (...) Ce qui m’a plu dans ce roman, c’est la manière qu’il a d’habiter sereinement l’écriture au moment même où l’auteur se masque, prend en [mains?] les oripeaux de l’écrivain. Les références à Flaubert, et à Madame Bovary ont sans doute cette signification. C’est la fête de la littérature ; mais c’est le carnaval des écrivains..."

ALVILLE (Mme Alix de Wattewille).

La vie en Suisse de S.A.I. La Grande-Duchesse Anna Féodorovna, née Princesse de Saxe-Cobourg-Saalfeld.

Lausanne, F. Rouge & Cie, 1942, gr. in-8°, 282 pp, 14 vignettes contrecollées dans le texte et 12 portraits hors texte dont un en couleurs, en frontispice, généalogie, biblio, index, broché, couv. papier beige à rabats (lég. salie), bon état. Edition originale, limitée à 1080 ex. (30 sur Hollande, 1050 sur papier vélin), celui-ci un des 30 ex. numérotés sur Hollande van Gelder (n° 26)

Julienne de Saxe-Cobourg-Saalfeld, grande-duchesse Anna Fiodorovna, née le 23 septembre 1781 à Cobourg, décédée le 15 août 1860 à Elfenau près de Berne (Suisse). Née princesse Juliane Henrietta Ulrika de Saxe-Cobourg-Saalfeld, par son mariage avec le grand-duc Constantin Pavlovitch de Russie, elle devint grande-duchesse de Russie.

AMELINE (Léon).

Ce qu'il faut connaître de la police et de ses mystères.

P., Boivin et Cie, 1926, in-12, 160 pp, annexes, broché, bon état

Table : I. La police. II. Organisation de la police en France. III. La recherche criminelle. IV. La police politique. V. La police des moeurs.

ANCHEL (Robert) et Pierre-François CAILLÉ.

Histoire des décorations françaises contemporaines. Publiée sous la direction et avec une préface de Henri de Régnier, un avant-propos de Henry Rossignol, un avant-propos de Emile Moussat.

P., Javal et Bourdeaux, 1933, in-4°, (6)-iv-294 pp, un frontispice en couleur par Auguste Leroux et 14 planches en couleurs sous serpentes légendées, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, index, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs guillochés et soulignés à froid, titre doré, signet, couv. conservée (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état. Edition originale, un des 2000 ex. numérotés sur vélin du Marais

« Objet de vanité » ou « hochet de la République », les médailles et les décorations présentent déjà pour le Premier Consul en mai 1802, lors de la création de la Légion d’honneur, deux finalités qu’il va s’efforcer de combiner à l’usage. En associant l’insigne à un « objet de vanité », son histoire s’écrit tout d’abord sous les traits de la futilité et de l’ironie. Ainsi, l’étude des décorations a gardé un caractère confidentiel, réservé depuis la fin du XIXe siècle aux spécialistes de « phaléristique ». Cette « science » de l’érudition qui a trouvé sa place dans les rayons de bibliothèque entre la numismatique et l’héraldique, dont ce livre est un des grands classiques. (Bruno Dumons)

ANDERSON (Benedict R. O'G.).

Java in a Time of Revolution. Occupation and Resistance, 1944-1946.

Ithaca and London, Cornell University Press, 1972, in-8°, xvii-494 pp, une carte de Java, biblio, index, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état. Edition originale

Les Indes orientales néerlandaises furent occupées par l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale de mars 1942 à 1945. Cette période marque la fin de la colonisation néerlandaise et les changements qu'elle provoqua rendirent possible en 1945 la révolution nationale indonésienne, encore impensable trois ans auparavant... — "Le 16 août 1945, Sukarno et Hatta, les deux principaux dirigeants du mouvement nationaliste, furent enlevés par les jeunes combattants républicains d’une garnison de Rengasdengklok : ces derniers souhaitaient les forcer à déclarer unilatéralement l’indépendance du pays, afin de profiter du vide laissé par la capitulation des troupes d’occupation japonaises. Sukarno céda à leur enthousiasme, mais usa d’un langage moins virulent que celui qu’ils préconisaient. Cet événement fit des “pemuda” une catégorie sociale et politique autonome, alors même que la diversité sociologique (et idéologique) des bandes de jeunes soldats écumant Java entre 1945 et 1949 mena par la suite à de nombreuses et durables divisions au sein de l’armée républicaine en gestation. Mais l’image des “pemuda” dépenaillés, armés seulement de piques de bambou, qui harcelaient dans les montagnes les convois de l’Armée des Indes, a été érigée en symbole de la nation en armes, c’est-à-dire de l’insurrection populaire spontanée contre un envahisseur inique..." (Romain Bertrand, Les pemuda en politique, 2003) — Né en Chine, de parents anglo-irlandais, Benedict Anderson (1936-2015) était spécialiste du Sud-Est asiatique. Il a enseigné les relations internationales à l’université Cornell, aux États-Unis.

ANDREU (Pierre).

Notre maître M. Sorel.

Grasset, 1953, in-12, 338 pp, préface de Daniel Halévy, 4 planches hors texte de portraits (photos de Georges Sorel à 17 ans, à Polytechnique en 1865, en 1905, et de Mme Sorel), annexes, broché, bon état.. Edition originale (il n'y a eu que 40 ex. sur alfa en grand papier)

"Cette biographie de Georges Sorel est surtout une histoire de ses idées, de leur formation, de leur évolution. Elle insiste sur l'amour de la vérité et sur l'extraordinaire liberté d'esprit d'un penseur qui écrivait lui-même : « La multiplicité des opinions que j'ai successivement adoptées ne manquera pas d'attirer l'attention des métaphysiciens, qui y trouveront la manifestation particulièrement frappante de la liberté dont jouit l'esprit quand il raisonne sur les choses produites par l'Histoire ». Aussi sut-il éveiller bien des esprits, tout en restant toujours éloigné des écoles et des partis. Un certain nombre de textes et de documents sont donnés en annexes." (Revue française de science politique, 1954)

ANDRIEU (Pierre).

Le Bourgogne inconnu.

P., Michel Legendre, s.d. (v. 1940), gr. in-8°, 42 pp, 15 bois gravés en encadrement, dans le texte et à pleine page, broché, couv. rempliée imprimée en rouge et noir illustrée d’un bois gravé représentant les armoiries de Bourgogne, bon état. Edition originale. Peu courant

« Dans l’historique si riche du et de la Bourgogne, quelques faits oubliés, quelques curiosités inconnues des gourmets, accompagnées d’illustrations curieuses ». par Pierre Andrieu, critique gastronomique, collaborateur de Maurice Edmond Sailland, dit Curnonsky ; président de l'Union internationale gastronomique et vinicole des journalistes et écrivains. Il a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Livre d'or du Bourgogne (1949) et une Petite histoire de la Bourgogne et de son vignoble (1955).

ANDRIEU (Pierre).

Petite histoire illustrée du menu.

P., Michel Legendre, s.d. (v. 1940), in-12, 27 pp, 10 illustrations à pleine page, broché, bon état. Edition originale. Peu courant

« Offert par le Saint-Moritz, MM. R. Chauland et J. Labrande, 29, rue de Marignan ».

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV.

Fayard, 1955, pt in-8°, 510 pp, broché, bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Edition originale, un des 50 ex. numérotés sur Velin pur fil Lafuma, à toutes marges

"La Révolution et les débuts du XIXe siècle n'ont pas rendu à Henri IV la justice qui lui était due et la Restauration n'a utilisé sa légende que pour l'opposer au prestige napoléonien. C'est de ce temps que date le portrait du roi Henri, image d'Epinal en nuances molles et fades ! Heureusement ce portrait faux les historiens modernes l'ont récusé et nul aussi bien que M. Andrieux n'a remis en belle lumière les traits virils dont on avait paradoxalement dépouillé un personnage qui est sans doute le plus haut en couleurs de notre histoire." (Albert Vincent, Revue des Sciences religieuses, 1956)

ANDRIEUX (Maurice).

Le Père Bugeaud, 1784-1849.

Plon, 1951, in-8°, 308 pp, biblio, broché, couv. illustrée d'après une lithographie originale de Daumier (très lég. salie), bon état. Edition originale, ex. du SP

"Cette nouvelle biographie du maréchal Bugeaud repose sur une documentation étendue, mais principalement sur celle qui permet le mieux d'exalter la personnalité du duc d'Isly, si bien que l'ouvrage prend parfois une allure d'apologie. Aucune allusion n'est faite, par exemple, aux interprétations défavorables données par des contemporains de l'attitude du lieutenant-colonel Bugeaud en 1814, ou au moment de la rencontre avec l'empereur à Auxerre, comme plus tard de son rôle politique, des conditions d'action du député en même temps que général de la monarchie de Juillet, de la citadelle de Blaye à l'insurrection parisienne de 1834. Ce sont, toutefois, des critiques dont on comprend l'omission à côté du tableau impressionnant dressé par M. Andrieux de l'oeuvre de Bugeaud, laboureur périgourdin et conquérant de l'Algérie." (J. Vidalenc, Revue Historique, 1953)

ANDRIEUX (Maurice).

Les Coulisses de l'histoire : vie de Bianca Cappello, Béatrice Cenci, Cola di Rienzi.

Périgueux, Pierre Fanlac, 1972, in-8°, 223 pp, broché, couv. à rabats avec photo de l'auteur au 2ème plat, bon état. Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur vélin filigrané

Anonyme.

Le Juif Errant d'Eugène Sue, sous le point de vue religieux.

Tournai, Typographie de J. Casterman, s.d., in-16, 31 pp, broché sous couverture d'attente papier crème, bon état. Edition originale. Très rare

"M. Casterman a mis au jour une petite brochure intitulée « Le Juif-Errant d'Eugène Sue sous le point de vue religieux.» Cet odieux pamphlet n'a été prôné que par les hommes corrompus, par les ennemis de la civilisation chrétienne ou par de vils spéculateurs qui n'ont d'autre but que de faire argent de tout.Des écrivains l'ont flétri au nom de la vérité, des convenances sociales, du bon goût et de la langue. La petite brochure de M. Casterman fait surtout ressortir les tendances essentiellement hostiles à la religion ; nous désirons qu'elle obtienne la plus grande vogue possible. On sait que dans le Juif-Errant, quiconque pratique ses devoirs religieux est une dupe ou un fripon." (Le Propagateur, 15 février 1845)

Anonyme.

Paris en feu. L'agonie de la Commune.

Bruxelles, Office de publicité, s.d. (1871), in-8°, 80 pp, broché, couverture rouge imprimée avec pt mques, bon état. Edition originale. Rare

Demeuré anonyme. "Brochure anti-communarde. Et comme toujours les hordes cosmopolites, la collusion avec les Prussiens ; et une nouveauté : la fuite en ballon des Communards !" (Le Quillec, 3492)

[ANTRAIGUES (Louis-Emmanuel de Launay, comte d')].

Mémoire sur les Etats Généraux ; leurs droits, et la maniere de les convoquer.

S.l., 1788, pt in-8°, iv-278 pp, reliure demi-basane verte, dos à 5 nerfs guillochés et filets dorés, tranches marbrées (reliure postérieure), rousseurs, reliure frottée, état correct. Edition originale

Un des leaders de la noblesse libérale, d'Antraigues (1753-1812) émigra en 1790 pour se consacrer à la contre-révolution. (Cioranescu, XVIIIe s., 8204)

ARAGON.

Hugo, poète réaliste.

Editions Sociales, 1952, in-12, 62 pp, broché, décharges de scotch sur les gardes, bon état. Edition originale sur papier courant

ARBUS (Diane).

Diane Arbus.

Editions du Chêne, 1973, in-4°, 15 pp, 80 photographies pleine page hors texte, reliure éditeur, jaquette illustrée en noir et blanc, discret C. de bibl. au bas de la page de titre, bon état. Edition originale française, exemplaire du SP

La conception de ce livre est de Doon Arbus (fille de Diane Arbus) et de Marvin Israel (ami de Diane Arbus). Traduit de l'anglais par Pati Hill et Alain de la Falaise. Le texte est tiré des cours donnés par Diane Arbus en 1971 et qui ont été enregistrés ainsi que de différents écrits et interviews. Bien complet du feuillet de Table des légendes des photos en français (4 pp volantes).

ARCAY (Joseph d').

Notes inédites sur M. Thiers. L'homme privé, l'homme politique.

P., Ollendorff, 1888, in-12, xxxi-272 pp, préface de Francis Magnard, un fac-similé dépliant hors texte d'une lettre de Thiers, reliure demi-percaline brique, dos lisse avec fleuron doré et date en queue, pièce de titre basane havane, plats de couv. conservés, ex-libris Jean de Kergorlay (rel. de l'époque), bel état. Edition originale

La généalogie et la famille ; La carrière de journaliste, son rôle avant, pendant et après les journées de Juillet ; M. Thiers au pouvoir ; Le mariage ; Rentrée de M. Thiers dans la politique active ; Les amis et collaborateurs.

ARGAN (Giulio Carlo).

L'Europe des capitales, 1600-1700.

Genève, Skira, 1964, gr. in-4°, 222 pp, 64 reproductions et photographies en couleurs contrecollées sur 60 planches hors texte, 60 illustrations en noir, index des noms cités, reliure éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, sous emboîtage (très lég. sali), bon état (Coll. Art, Idées, Histoire). Edition originale

"Dans “L'Europe des capitales”, M. Giulio Carlo Argan, de l'Université de Rome, étudie le XVIIe siècle. Celui-ci marque un recul sur l'optimisme logique de la Renaissance ; mais, en même temps qu'il voit le déclin de la pensée abstraite, il consacre le triomphe des images contre les tendances iconoclastes et le puritanisme de la Réforme. La défense et la revalorisation des images aura été la grande affaire du Baroque dont les extériorisations et le triomphalisme rejoignent la pompe de l'absolutisme. Ce moment correspond effectivement à l'apparition en Europe des villes-capitales, représentation monumentale de ce que Mumford appelle « l'idéologie du pouvoir ». Le monument devient le signe de cette idéologie. En fait, une grande partie de l'art du XVIIe siècle tend vers le style monumental dont le langage sera l'allégorie. Ce sens du monumental marque toute la période classique à son apogée, et Poussin saura l'étendre jusqu'aux paysages. Mais il s'agit aussi d'un art conquérant, qui cherche autant à persuader qu'à frapper le regard et les sens. Déjà l'art franchit les enceintes princières ; le monument ne respire plus seulement vers l'intérieur. L'importance des façades, les places, les perspectives, les jardins ouverts au public semblent inviter celui-ci à participer à ces fastes et à ces fêtes. Cet art baroque, où l'on n'a vu longtemps que surcharge et vaine complication, s'inscrit dans le renouvellement des techniques. L'audace, la gratuité, le défi à la pesanteur et à la logique sont à la mesure d'une époque qui pour la première fois envisage de donner à l'univers ses dimensions réelles et invente une nouvelle formule du merveilleux : le temps, l'espace et le mouvement." (Camille Bourniquel, Esprit, 1965)

[ARGENSON, René-Louis de Voyer de Paulmy, marquis d'].

Essais dans le goût de ceux de Montagne [Montaigne], composés en 1736. Par l'auteur des Considérations sur le Gouvernement de France.

Amsterdam, 1785, 2 vol. in-8°, viii-230 et 231 pp, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre doré, tête dorée (rel. postérieure), traces de mouillure ancienne sur les 35 premiers feuillets du tome 1, bon état. Edition originale rare

Ouvrage apprécié à l'époque et recherché aujourd'hui pour son contenu regroupant des pensées et anecdotes aussi bien philosophiques que morales et littéraires, composé par René-Louis de Voyer, marquis d'Argenson (1684-1757), ministre des Affaires étrangères sous Louis XV. Le livre « est composé de réflexions qu'il (d'Argenson) avoit faites avant d'entrer dans le Ministère, tantôt d'après ses lectures, tantôt d'après ses conversations avec les gens de son temps, dont la Société lui étoit chère, & dont il croyoit que la fréquentation pouvoit lui être de quelque utilité. Ces pensées, conçues dans le silence du cabinet, sont mêlées de traits & d'anecdotes » (pages v-vj). On y trouve également un intéressant passage sur la collection des livres précieux, l'auteur faisant référence à l'Abbé de Rothelin : « Sa bibliothèque commence à devenir très-considérable; il la montre volontiers & avec faste...» (tome 2, p. 151). L'auteur se montre très critique envers les bibliomanes : « Comme il (Rothelin) parle communément à des gens bien moins savans que lui, on ajoute foi à tout ce qu'il dit, & on le félicite de posséder de si belles choses, qui seront vendues bien cher après sa mort. Quelques gens sensés trouvent qu'il y a du charlatanisme dans cette démonstration, & je suis assez de leur avis... Il est plaisant d'imaginer qu'il pourra venir un temps, où des gens qui ne sauront pas un mot de Latin, mettront un prix exorbitant à des Livres écrits en cette Langue, qui ne seront nullement à leur usage; qu'ils donneront jusqu'à cent pistoles d'un Livre, parce que, sur un Catalogue connu, on l'aura honoré de l'épithete de Livre rare & singulier, & parce que, dans une vente précédente, il aura déjà été porté à un grand prix » (pages 152-154). L'originale de ce texte parut en 1785, imprimée à Paris par Moutard sous la fausse adresse d'Amsterdam et publiée par M. de Paulmy, fils de l'auteur. Le garde des Sceaux, Hue de Miromesnil, avait demandé à ce dernier de n'en faire imprimer qu'un petit nombre d'exemplaires si bien qu'il n'en fut tiré que 250 destinés à la famille et aux amis. La deuxième édition destinée au commerce date de 1787.— Une erreur d'impression a été commise lors de l'édition : le mot Montaigne a été orthographié Montagne !

ARIÈS (Philippe).

Le Temps de l'histoire.

Monaco, Editions du Rocher, 1954, in-12, 325 pp, broché, qqs rares soulignures crayon, couv. illustrée lég. salie, sinon bon état. Edition originale

"Tout en conservant et en perfectionnant son outillage scientifique de recherche, l'Histoire se conçoit comme un dialogue où le présent n'est jamais absent. Elle abandonne cette indifférence que les maîtres d'autrefois s'efforçaient de lui imposer. L'historien d'aujourd'hui reconnaît sans honte qu'il appartient au monde moderne et qu'il travaille à sa manière à répondre aux inquiétudes – qu'il partage – de ses contemporains. Son optique du passé demeure liée à son présent – un présent qui n'est pas seulement une référence de méthode. Désormais, l'Histoire cesse d'être une science sereine et indifférente. Elle s'ouvre au souci contemporain dont elle devient une manière d'être dans le temps de l'homme moderne. A une civilisation qui élimine les différences, l'Histoire doit restituer le sens perdu des particularités." (Philippe Ariès). Philippe Ariès (1914-1984) a écrit notamment “L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien régime” et “L'Homme devant la mort”.

ARIÈS (Philippe).

L'Homme devant la mort.

Seuil, 1977, gr. in-8°, 642 pp, notes, index thématique et index des noms, broché, couv. illustrée, qqs marques au stylo en marges, état correct (Coll. L'Univers historique). Edition originale

Livre I : Le temps des gisants ; Livre II : La mort ensauvagée. – Paru en 1977, le livre a connu immédiatement un succès très important : résultat de quinze ans de travaux sur plus d'un millénaire d'histoire occidentale, cette somme a animé et dominé un vaste mouvement de recherches et de publications sur les attitudes en face de la mort. – En 1975, Philippe Ariès publiait un petit livre d'Essais sur l‘histoire de la mort en Occident. L‘auteur qui depuis le début des années soixante s'était lancé en pionnier solitaire sur ce territoire quasi vierge, décidait – vu la récente et extraordinaire popularité du thème de la mort – de présenter en raccourci les conclusions auxquelles il était parvenu après tant d‘années de recherches. Ce n‘était que l‘ébauche d‘une grande oeuvre à venir. La voici enfin achevée. C‘est une somme – de patience, d‘érudition et de travail. C‘est un monument – plus d‘un millénaire d‘histoire psychologique, les sources les plus diverses mises à contribution, le foisonnement maîtrisé d‘une culture immense. C‘est une révélation : sous l‘histoire politique qui, dans notre subconscient, rythme notre passé collectif, l‘auteur nous révèle l‘évolution plus souterraine et sans doute plus essentielle des relations que l'homme d‘Occident a entretenues et entretient avec la mort. Du même coup sont élucidés quelques-uns des grands mystères séculaires qui gouvernent notre destin.

ARMENGAUD (André).

Démographie et sociétés.

Stock, 1966, in-8°, 212 pp, édition originale, ex. du SP, envoi a.s.

ARNOUX (Alexandre).

Paris-sur-Seine. Féerie des vingt arrondissements.

Grasset, 1939, in-12, 348 pp, biblio, broché, couv. illustrée rempliée, bon état (Coll. Le Trentenaire, VIII). Edition originale, un des 850 ex. sur Alfax Navarre, numéroté “Exemplaire de presse XI”, prière d'insérer, envoi a.s. à l'écrivain Claude Aveline

"Paris se compose de beaucoup de villes, on l'a dit souvent, de vingt au moins ; chaque arrondissement, chaque quartier même, a sa physionomie propre, ses moeurs, sa poésie. A travers le centre et les faubourgs j'ai vagabondé, j'ai rêvé ; de singuliers personnages, parfois, surgis du pavé, m'ont parlé ; j'ai cru souvent qu'ils se confiaient à moi. On peut voyager à Paris, découvrir des terres inconnues, provoquer des rencontres, se dépayser ; il suffit de prendre l'autobus, de marcher à l'aventure. J'ai profilé de l'aubaine. De Grenelle à la Chapelle, de la Bastille au Trocadéro, peut-être m'est-il arrivé de deviner des secrets ; peut-être l'esprit de la rue m'en a-t-il soufflé à l'oreille. Simple passant, dépourvu d'érudition, d'ambitions historiques, incapable de choisir, je n'élève pas la prétention d'épuiser la matière, de dresser un tableau complet. Je conte uniment ce que j'ai vu ou imaginé au commandement du réel ; les deux, pour moi, se confondent. Et comme je ne possèdais pas d'autres armes que la curiosité et l'amour, les choses et les êtres, il me semble, n'ont pas eu peur de mon approche. Je distribue ce qu'ils m'ont donné. De là, ce livre." (A. A.)

ARON (Raymond).

Paix et guerre entre les nations.

Calmann-Lévy, 1962, fort in-8°, 794 pp, notes, index, broché, jaquette, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers)

Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin, en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi. En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires. C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité.

ARTIÈRES (Jules).

Documents sur la ville de Millau. Mémorial des Privilèges, Livres de comptes des Consuls boursiers, Délibérations communales (XIe-XVIe siècles).

Millau, Imprimerie Artières et Maury, 1930, gr. in-8°, lii-578 pp, 3 planches en noir, dont un plan sur 2 pages, lexique et index, tables, reliure pleine toile parme, dos lisse, pièce de titre chagrin noir, couv. conservée, très bon état (Archives historiques du Rouergue, VII). Edition originale, tirage limité à 300 exemplaires

Jules Artières (1864-1961) est un grand nom de Millau. Passionné de sa ville, en 1886, avec Jean Maury, il acheta l'imprimerie Pigelet qui éditait le journal Le Messager de Millau et créa les Editions Artières et Maury, et les imprimeries. Il publia quantité d’ouvrages sur sa ville qui sont encore aujourd’hui des ouvrages de référence : 'Annales de Millau', 'Millau à travers les siècles', 'Documents sur la ville de Millau', etc, ouvrages qui demeurent la base obligatoire pour qui s'intéresse à Millau.

ASSELINE (Alfred).

Victor Hugo intime. Mémoires, correspondances, documents inédits.

P., Marpon et Flammarion, 1885, pt in-8°, iii-316 pp, cartonnage à la bradel plein papier fantaisie (rel. de l'époque), dos absent, qqs rares rousseurs, sinon bon état. Edition originale, ex-libris Henry Roujon

Alfred Asseline (1824-1891) était le cousin germain de Mme Adèle Hugo. Il s'installe en 1861 à St Hélier à Jersey avec sa famille d'où il rendra souvent visite à Victor Hugo à Guernesey. Son ouvrage regroupe les souvenirs de son oncle Pierre Foucher (père de Mme Hugo) , des témoignages et des lettres.

ASTORG (Bertrand d').

Quatre Elégies de printemps suivies d'une Elégie d'automne.

Gallimard, 1946, in-12, 66 pp, broché, bon état (Coll. Espoir, dirigée par Albert Camus). Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.

ATTALI (Jacques).

Un homme d'influence. Sir Siegmund Warburg, 1902-1982.

Fayard, 1985, fort in-8°, 572 pp, notes bibliographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers)

Le récit d'un destin multiforme vécu comme plusieurs romans à la fois ; celui de Sir Siegmund Warburg, un des hommes les plus influents du monde, mais aussi un des plus discrets. Issu d'une très ancienne famille de banquiers juifs, Siegmund Warburg, devant la montée du nazisme, quitte son pays, l'Allemagne, pour Londres, avec son nom pour tout capital. Il invente alors les modes de financement des Alliés en guerre et contribue à briser ceux de l'Allemagne. Après la guerre, il crée à Londres sa propre banque qui deviendra la première banque d'affaires européenne et invente les principales techniques de la finance d'aujourd'hui. Egalement avant les autres, il voit se profiler l'impuissance de l'Europe, la rébellion du tiers monde, les difficultés d'Israël... A travers la vie de cette personnalité exceptionnelle, vigile d'un temps de barbarie, prince de la finance, ont l'obsession unique est de relever son nom et d'en prolonger l'influence au cœur des principaux cyclones e notre temps, Jacques Attali nous raconte l'histoire de notre siècle.

ATTALI (Jacques).

Un homme d'influence. Sir Siegmund Warburg (1902-1982).

Fayard, 1985, fort in-8°, 572 pp, notes bibliographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers), envoi a.s.

Le récit d'un destin multiforme vécu comme plusieurs romans à la fois ; celui de Sir Siegmund Warburg, un des hommes les plus influents du sonde, mais aussi un des plus discrets. Issu d'une très ancienne famille de banquiers juifs, Siegmund Warburg, devant la montée du nazisme, quitte son pays, l'Allemagne, pour Londres, avec son nom pour tout capital. Il invente alors les modes de financement des Alliés en guerre et contribue à briser ceux de l'Allemagne. Après la guerre, il crée à Londres sa propre banque qui deviendra la première banque 'affaires européenne et invente les principales techniques de la finance d'aujourd'hui. Egalement avant les autres, il voit se profiler l'impuissance de l'Europe, la rébellion du tiers monde, les difficultés d'Israël... A travers la vie de cette personnalité exceptionnelle, vigile d'un temps de barbarie, prince de la finance, ont l'obsession unique est de relever son nom et d'en prolonger l'influence au cœur des principaux cyclones e notre temps, Jacques Attali nous raconte l'histoire de notre siècle.

ATTALI (Jacques).

Verbatim. Chronique des années 1981-1991.

Fayard, 1993-1995, 3 vol. gr. in-8°, 958, 519 et 785 pp, brochés, bon état. Edition originale

Tome I : 1981-1986 ; Tome II : 1986-1988 ; Tome III : 1988-1991. « Dès les premiers jours où je me suis installé dans le bureau jouxtant celui du Président de la République, j’ai pensé que mon devoir serait, un jour ou l’autre, de rendre compte aussi intégralement que possible, de témoigner, d’expliquer. C’est ce que je fais ici, dans la limite de ce que l’intérêt de la République permet de dévoiler à si brève échéance », écrit Jacques Attali dans la préface du tome 1. Il rapporte faits, impressions et dialogues, puisant dans un matériau foisonnant de notes et de rapports auxquels il a eu accès en tant que conseiller spécial du Président Mitterrand. « Naturellement, précise encore Jacques Attali, ce texte est marqué par l’étrange rôle que j’y ai tenu : l’intellectuel dont le Prince se méfie assez pour le tenir en lisière, mais en qui il a assez confiance pour en faire le témoin de toutes les rencontres, le filtre de tous les documents, pour lui confier maintes missions et l’accepter comme son confident quotidien. Celui dont on garde l’avis pour soi sans jamais le mêler à l’action collective ». Ces Verbatim, qui ont fait couler beaucoup d’encre, constituent un document irremplaçable sur l’histoire de la présidence mitterrandienne, de la participation des communistes au gouvernement à la « conversion au marché », du raz de marée de mai 1981 à la cohabitation de 1986, puis de la réélection de François Mitterrand en mai 1988 à l’éviction de son Premier ministre Michel Rocard, en avril 1991, qui précède de peu le départ de Jacques Attali de l'Elysée pour prendre la présidence, à Londres, de la Banque européenne de reconstruction et de développement. C’est un extraordinaire témoignage sur l’homme Mitterrand, son action, ses rencontres avec les autres chefs d’Etat, ses calculs, ses rapports avec son adversaire devenu Premier ministre Jacques Chirac, ses engagements, sa philosophie, et aussi sur la réalité quotidienne du pouvoir présidentiel en France. Sans renier ses convictions ni son admiration pour le Président, Jacques Attali se montre lucide et parfois féroce et sait révéler les erreurs comme les réussites, les mesquineries comme les gestes de grandeur de son « héros ». Dans une longue préface inédite, Jacques Attali revient sur ce qu’il qualifie de « moment à jamais unique : la première victoire de la gauche, pleine et entière […] et peut-être la seule avant très longtemps ». Il évoque aussi d’autres grands basculements dont il fut le témoin : celui du XXe au XXIe siècle couronné en 1989 avec la fin de l’Union soviétique, l’apparition d’Internet, la montée de la Chine et du fondamentalisme.

ATTALI (Jacques).

Verbatim. Tome 3. Chronique des années 1988-1991.

Fayard, 1995, fort in-8°, 784 pp, index des personnes citées, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s.

Notes et souvenirs du conseiller spécial de l'Elysée, proche collaborateur de François Mitterrand, de 1988 à 1991. — "Plus encore que les précédents, ce dernier volume de Verbatim soulèvera des polémiques. Parce qu'il contient maintes révélations sur une des périodes les plus riches de notre histoire contemporaine; parce qu'on y voit notamment se défaire le dernier empire du siècle et qu'on y révèle comment s'est décidée et a été conduite la première guerre de l'après-communisme, celle du Golfe. Aujourd'hui comme hier, il ne s'agit pas pour moi de régler des comptes, mais de rendre compte. Mon propos n'est pas de rapporter des confidences de boudoir ou de dévoiler des secrets de pacotille, mais, en livrant crûment la vérité sur des faits essentiels à la compréhension de l'Histoire, de permettre aux citoyens de comprendre l'action de ceux qu'ils ont choisis, et de les inciter à réfléchir sur ce qui se produit quand les projets des gouvernements sont dépassés, voire balayés par la volonté des peuples. Cette troisième partie commence le 8 mai 1988, jour de la réélection de François Mitterrand à la Présidence de la République. Elle se termine le 15 avril 1991 _ soit un mois avant l'éviction de Michel Rocard de la direction du gouvernement _, jour où j'ai quitté mes fonctions de conseiller spécial à l'Elysée pour prendre, à Londres, la présidence d'une institution internationale dont je venais de négocier la création, la Banque européenne de Reconstruction et de Développement (BERD). Au total, ces trois années resteront parmi les plus inventives, les plus chahutées, les plus allègres et les plus éclairantes de ce siècle terrible. Peut-être même ne devraient-elles être comparées à aucune autre période que celle de 1848, avec son cortège de promesses et d'espoirs manqués. Les discussions entre hommes d'Etat qu'on trouvera rapportées ici mériteront sans doute, plus que beaucoup d'autres, de figurer dans les livres d'Histoire." (J. A.)

AUBOYER (Jeannine).

La Vie publique et privée dans l'Inde ancienne (IIe siècle av. J.-C.-VIIe siècle env.). Fascicule VI : Les jeux et les jouets.

PUF, 1955, in-4°, xi-55 pp, + 15 planches hors texte légendées en regard, biblio, index, reliure pleine toile carmin, dos lisse, pièce de titre basane vermillon (lég. salie), couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état (Publications du musée Guimet, Recherches et documents d'art et d'archéologie, tome VI). Edition originale

"... Jeannine Auboyer avait pour objectif de développer une ligne de recherche constituée par une série de minutieuses enquêtes thématiques s'appuyant sur les documents archéologiques de l'Inde. Cette démarche apparaît déjà clairement dans sa thèse soutenue brillamment en 1946 à l'Ecole pratique des Hautes Etudes : « Le Trône et son symbolisme dans l'Inde ancienne », qui devait lui valoir le prix Paul Pelliot en 1950. Elle précise de nouveau sa méthodologie en 1955 dans l'introduction du premier fascicule paru du grand corpus de « La vie publique et privée dans l'Inde ancienne». Constatant combien les objets provenant des fouilles archéologiques sont finalement peu nombreux, il lui était apparu nécessaire de tirer parti des informations fournies par les reliefs narratifs des monuments pour éclairer la vie quotidienne, les cérémonies et les fêtes de l'Inde ancienne. Naturellement, dans cette entreprise, elle n'oublie pas les leçons de Marcel Mauss, de Rivet et des sociologues de l'époque. C'est ainsi qu'elle inaugure cette série de publications par une étude intitulée : Les jeux et les jouets, dans laquelle elle montre l'étroit parallèle entre le jeu et l'action sacrée. Mais on retrouve aussi dans cette approche, la formation qu'elle a reçue dans les ateliers d'artistes où elle a appris à voir les œuvres et à les dessiner. Elle a en effet fait du dessin qu'elle a toujours pratiqué, une véritable technique d'analyse. Cette familiarité avec les documents figuratifs devait aussi beaucoup l'aider à écrire « La vie quotidienne dans l'Inde ancienne », ouvrage paru en 1961, réédité plusieurs fois et traduit en huit langues..." (Jeannine Auboyer 1912-1990, par Jean-François Jarrige, Arts asiatiques, 1991)

AUBOYER (Jeannine) et Jean-François ENAULT.

La Vie publique et privée dans l'Inde ancienne (IIe siècle av. J.-C.-VIIe siècle environ). Fascicule I (première partie, seul parue) : L'architecture civile et religieuse.

PUF, 1969, in-4°, viii-68 pp, + 44 planches hors texte légendées en regard, biblio, index, broché, bon état (Publications du musée Guimet, Recherches et documents d'art et d'archéologie, tome VI). Edition originale

"Dans les Publications du Musée Guimet a paru le Fascicule I (Première partie) de la “Vie publique et privée dans l'Inde ancienne (IIe s. av. J.-C.-VIIIe s. environ)”, ouvrage qui constitue le tome VI de la collection “Recherches et documents d'Art et d'Archéologie”. Ce fascicule, écrit en collaboration par Jeannine Auboyer, Conservateur en chef du Musée Guimet, et Jean-François Enault, Architecte de la Mission archéologique de l'Indus (auquel sont dus d'autre part les dessins), est consacré à “L'architecture civile et religieuse” (jusqu'au IIIe/IVe s. de notre ère) : 67 pages de texte suivi (Avertissement. Présentation de l'architecture indienne (J. Auboyer). Étude technique (Jean- François Enault). Bibliographie. Index. Table des illustrations in texte. Table des planches) et 44 planches de dessins sur feuilles libres, avec les commentaires afférents disposés en regard." (Arts Asiatiques, 1970)

AUBRY (Octave).

Histoire de France. Des origines au temps présent.

Flammarion, 1947, pt in-8°, 554 pp, broché à toutes marges, bon état (Coll. L’Histoire). Edition originale, un des 330 ex. numérotés sur papier pur fil Lafuma, second papier après 220 Japon

AUBRY (Octave).

Le Second Empire.

Fayard, 1938, fort in-12, 697 pp, biblio, reliure demi-basane rouge, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos lég. passé, bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Edition originale sur papier d'édition

"L'ouvrage de M. Aubry sur le Second Empire se lit avec le plus grand agrément et peut être tenu pour une bonne mise au point, à l'usage des honnêtes gens, des recherches faites sur cette période. Tous ceux qui aiment les aspects psychologiques de l'histoire sauront gré à l'auteur de ces portraits, tracés d'un crayon alerte et original, qui font revivre les hommes petits et grands (M. Aubry pense qu'il y en eut peu de réellement grands dans le personnel du Second Empire), et disent mieux que de longues démonstrations leur influence sur le cours des événements..." (André Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — L'auteur juge « sereinement » le Second Empire dans ce bon ouvrage, où Napoléon III, en dépit de ses « erreurs propres » et du « caprice du sort » qui furent causes de son échec, est décrit comme un « précurseur » des « grands Européens », ayant accompli, pas si mal que cela près tout, sa « tâche française ». Une réhabilitation du régime impérial qui tend à faire de Napoléon III un monarque moderne, un anti-Bismarck, précurseur de l'Europe des nations...

AUBRY (Octave).

Le Second Empire.

Fayard, 1938, fort in-12, 697 pp, biblio, reliure demi-toile chagrinée chocolat, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"L'ouvrage de M. Aubry sur le Second Empire se lit avec le plus grand agrément et peut être tenu pour une bonne mise au point, à l'usage des honnêtes gens, des recherches faites sur cette période. Tous ceux qui aiment les aspects psychologiques de l'histoire sauront gré à l'auteur de ces portraits, tracés d'un crayon alerte et original, qui font revivre les hommes petits et grands (M. Aubry pense qu'il y en eut peu de réellement grands dans le personnel du Second Empire), et disent mieux que de longues démonstrations leur influence sur le cours des événements..." (André Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — L'auteur juge « sereinement » le Second Empire dans ce bon ouvrage, où Napoléon III, en dépit de ses « erreurs propres » et du « caprice du sort » qui furent causes de son échec, est décrit comme un « précurseur » des « grands Européens », ayant accompli, pas si mal que cela près tout, sa « tâche française ». Une réhabilitation du régime impérial qui tend à faire de Napoléon III un monarque moderne, un anti-Bismarck, précurseur de l'Europe des nations...

AUDIBERTI (Jacques).

Le Globe dans la main. 1. L'Amour.

P., Foret, (1er déc. 1950), pt in-4°, 32 pp, broché, en feuilles, bon état. Edition originale sur papier ordinaire, bande éditeur conservée ("Avec son audace habituelle, Jacques Audiberti aborde le problème de l'Amour")

AUDIGIÉ (Claude) et Merry BERTRON.

Histoire de Villemoisson-sur-Orge.

Dammarie-les-Lys, Amatteis, 1986, gr. in-8°, 263 pp, nombreuses photos, gravures et cartes, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 1500 ex. numérotés

AUGEARD (Jacques Mathieu).

Mémoires secrets de J. M. Augeard, secrétaire des commandements de la reine Marie-Antoinette (1760 à 1800). Documents inédits sur les événements accomplis en France pendant les dernières années du règne de Louis XV, le règne de Louis XVI et la Révolution jusqu'au 18 brumaire, précédés d'une introduction par Evariste Bavoux.

P., Henri Plon, 1866, gr. in-8°, (4)-372 pp, reliure plein papier marbré à la bradel, dos lisse, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale (Fierro, 52). Rare

"L'auteur (1731-1805) s'attache particulièrement aux difficultés financières de la monarchie et se montre très critique vis à vis de la gestion des fonds publics sous Louis XVI." (Fierro, 52). Ces mémoires mettent en lumière l'âpreté de la lutte entre le Roi et le Parlement. Ce témoignage d'un chroniqueur de la cour familier des milieux ministériels, partisan mais bien informé, est riche en anecdotes politico-financières sur les dernières années du règne de Louis XV et sur celui du roi Louis XVI.

AURIGNAC (Romain d').

Amérique du Sud. Trois ans chez les Argentins.

Plon, s.d. (1890), pt in-4°, (6)-ii-483 pp, portrait en frontispice, nombreuses illustrations, reliure demi-maroquin chocolat, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée, tête dorée (rel. de l'époque), bel exemplaire. Edition originale illustrée de très nombreuses compositions de Riou dans le texte et à pleine page, gravées par Ch. Guillaume

BADALO-DULONG (Claude).

Banquier du roi. Barthelemy Hervart, 1606-1676.

P., Ségur, 1951 in-12, 235 pp, 6 pl. de gravures hors texte, notes, index, broché, bon état. Edition originale, un des 100 ex. numérotés sur Alfa (seul grand papier), envoi a.s. à Alfred Fabre-Luce

"Barthélémy Hervart est un de ces hommes de finance, banquier et administrateur, dont le rôle a été de grande importance au XVIe et au XVIIe siècles. Issu d'une famille d'Augsbourg, qui avait fondé une banque à Lyon, il apparaît vers 1632 dans le personnel d'hommes d'affaires et d'agents politiques qui soutiennent de leurs deniers et de leur savoir-faire diplomatique la politique de Richelieu et de Mazarin. L'intervention d'Hervart fut particulièrement heureuse pour assurer le payement des armées pendant les dernières campagnes qui précédèrent la paix de Westphalie, et il ne fit pas moins bien dans la suite, pour négocier avec Turenne, dans les dures années de la Fronde. Nous le retrouvons, pourvoyeur du Trésor royal jusqu'à la fin du ministère de Mazarin, et pourvu en même temps de l'office de contrôleur général des finances, aux côtés de Fouquet et en face de Colbert, dont la duplicité faisait un ennemi redoutable pour ses concurrents. Hervart fut emporté dans les remous qui accompagnèrent la chute de Fouquet et son office passa à Colbert, qui en disposa comme chacun sait. Cette carrière, qui, malgré la disgrâce finale, fut heureuse et prospère, puisqu'Hervart se tira sans trop de dommages des enquêtes de la Chambre de justice et conserva jusqu'à sa mort une solide fortune, est pour nous pleine d'enseignements. Elle nous montre par des exemples concrets ce qu'était la crise permanente des finances royales, l'incohérence des institutions, qui faisaient d'un même personnage un prêteur et un administrateur chargé du contrôle. La monarchie administrative en était encore aux méthodes de la comptabilité domestique, telle qu'on l'aurait tenue dans une famille désordonnée, incapable de subsister sans recourir à la faillite et aux mesures d'exception. Les à-côtés de cette histoire apportent également quelques précisions utiles : l'ascension de Colbert dans l'entourage de Mazarin, la duplicité féroce dont il usait envers ses rivaux, tout cela est à retenir, et le rôle de Fouquet, qui n'était en somme qu'un Hervart amplifié et imprudent..." (Roger Doucet, Revue d'histoire économique et sociale, 1953)

BAILLY (A.).

Exposé de l'administration générale et locale des Finances du Royaume-Uni de la Grande Bretagne et d'Irlande. Contenant des documents sur l'Echiquier, la dette nationale, les banques, la navigation, les consommations, etc. Sur le produit et l'emploi des contributions, droits, taxes, péages et émoluments perçus par l'État, le clergé, la magistrature, les comtés, les paroisses, les corporations, les titulaires d'offices, etc.

P., Firmin-Didot Frères, 1837, 2 vol. in-8°, xliv-616 et viii-643 pp, nombreux tableaux dont un dépliant hors texte, reliures demi-veau havane, dos lisses à faux nerfs soulignés à froid, filets dorés, roulettes en tête et en queue, pièces de titre et de tomaison basane acajou, plats et gardes marbrés (rel. de l'époque), dos lég. frottés, qqs pâles rousseurs, bon état. Edition originale

Edition originale. Etude très approfondie et accompagnée de statistiques due à un inspecteur des Finances qui avait longuement séjourné outre Manche. Un exposé très détaillé du système administratif et financier britannique, qui analyse entre autres les divers impôts et taxes – sur les chiens, les chevaux, les armoiries, la poudre de coiffure… Les universités d’Oxford et Cambridge sont exemptes de droits “pour les sommeliers, les maîtres d’hôtel, les cuisiniers, les jardiniers et les concierges”. On découvre aussi une multitude de renseignements sur les banques, les droits de douane, les phares ou la navigation... — "Ce nouvel ouvrage de l'auteur de l'Histoire financière de la France est le résultat d'un long séjour dans la Grande-Bretagne et de deux années de recherches et d'études. Dans un pays où le pouvoir d'imposer et de lever des tributs est exercé par tant de mains, l'histoire des finances devait traiter non seulement de l'administration générale, mais encore de l'organisation civile, ecclésiastique, judiciaire, des ponts-et-chaussées, des canaux et de la navigation maritime dans chacun des trois royaumes. Tel est le plan de cet ouvrage, qui n'est autre chose qu'une statistique générale actuelle des institutions du Royaume-Uni." (Quérard, La littérature française contemporaine I, p 129)

BAILLY (Auguste).

Le Règne de Louis XIV.

Flammarion, 1946, pt in-8°, 506 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs orné, titres et fleuron dorés, couv. conservées, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur Beau Vélin. Très bien relié

BAILLY (Auguste).

Le Règne de Louis XIV.

Flammarion, 1946, pt in-8°, 506 pp, broché, bon état. Edition originale sur Beau Vélin

BAINVILLE (Jacques).

L'Angleterre et l'Empire britannique.

Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1946, pt in-8°, viii-243 pp, préface de W. Morton Fullerton, broché, bon état (Coll. bainvillienne)

Edition originale collective posthume d'un ensemble d'articles publiés pour la plupart dans l'Action Française, La Liberté ou Candide entre le 13 avril 1914 et le 22 mars 1935. Jacques Bainville appelait à plus de collaboration avec l'Angleterre, où il voyait le soutien du capitalisme contre le bolchevisme et, grâce à sa flotte, le seul défenseur des empires coloniaux européens et de la suprématie blanche dans le monde.

BAINVILLE (Jacques).

Le Jardin des Lettres. Illustrations de G. Goor. Premier volume.

Editions du Capitole, 1929, pt in-8°, 222 pp, gravures sur bois à pleine page par Goor, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, un des ex. numérotés sur alfa

Premier volume seul (sur 2) : Voltaire de nos jours – les Contes orientaux – Candide – Sainte-Beuve historien – la Vie et la mort des livres – A la recherche du clerc pur – la Révolution à moins d'un mètre – Mirabeau – Monsieur Thiers ou le Georges Ohnet des historiens – Une île pour Gulliver – etc.

BAISSETTE (Gaston).

Ces grappes de ma vigne.

Editeurs Français Réunis, 1956, in-12, 398 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 100 ex. numérotés

"En 1871, dans un village du Bas-Languedoc, un puceron minuscule, le phylloxera, fait son apparition : la "mauvaise bête" va détruire tout le vignoble. Il sonne le glas de l'état virgilien, fait d'insouciance et de joie de vivre, qui caractérisait la civilisation de la vigne, auquel succède brusquement l'état d'angoisse qui est le signe de la société actuelle. Le combat des paysans et des savants contre le phylloxera dure trente ans. On cherche des recettes, puis on innonde, puis on arrache, puis on reconstruit : la fameuse reconstitution sur plants américains gagne toute l'Europe..." – Gaston Baissette, issu d'une famille de viticulteurs, est un médecin écrivain né à Albi le 14 janvier 1901 et mort en novembre 1977, proche du parti communiste français. Membre du réseau de résistance Front national des Médecins pendant la seconde guerre mondiale. Il écrivit régulièrement dans La Pensée, Europe, Les Lettres françaises, et d'autres revues littéraires proches du parti communiste. Le goût de Gaston Baissette pour l'histoire transparaît dès sa thèse de médecine sur Hippocrate. Publiée chez Grasset en 1931, celle-ci eut un grand retentissement et fut traduite en allemand. Gaston Baissette fut ensuite invité à écrire le chapitre sur La médecine grecque jusqu’à la mort d’Hippocrate dans l'Histoire générale de la médecine, de la pharmacie et de l’art vétérinaire dirigée par Maxime Laignel-Lavastine, il écrivit aussi des articles sur Avicenne et sur Paracelse. Plus tard, il écrivit Ce pays de Montpellier (1970), une fresque très documentée sur l'histoire de Montpellier depuis sa fondation. La plupart de ses romans et nouvelles évoquent le Languedoc de son enfance, notamment dans un cycle de romans parus jusqu'en 1975 : Le Soleil de Maguelonne ; Isabelle de la garrigue ; Ces grappes de ma vigne ; Ce pays de Montpellier ; Le Vin de feu.

BAISSETTE (Gaston).

Isabelle de la garrigue.

Julliard, 1968, in-8°, 314 pp, reliure toile éditeur, jaquette, très bon état. Edition originale sur papier courant

Gaston Baissette, issu d'une famille de viticulteurs, est un médecin écrivain né à Albi le 14 janvier 1901 et mort en novembre 1977, proche du parti communiste français. Membre du réseau de résistance Front national des Médecins pendant la seconde guerre mondiale. Il écrivit régulièrement dans La Pensée, Europe, Les Lettres françaises, et d'autres revues littéraires proches du parti communiste. Le goût de Gaston Baissette pour l'histoire transparaît dès sa thèse de médecine sur Hippocrate. Publiée chez Grasset en 1931, celle-ci eut un grand retentissement et fut traduite en allemand. Gaston Baissette fut ensuite invité à écrire le chapitre sur La médecine grecque jusqu’à la mort d’Hippocrate dans l'Histoire générale de la médecine, de la pharmacie et de l’art vétérinaire dirigée par Maxime Laignel-Lavastine, il écrivit aussi des articles sur Avicenne et sur Paracelse. Plus tard, il écrivit Ce pays de Montpellier (1970), une fresque très documentée sur l'histoire de Montpellier depuis sa fondation. La plupart de ses romans et nouvelles évoquent le Languedoc de son enfance, notamment dans un cycle de romans parus jusqu'en 1975 : Le Soleil de Maguelonne ; Isabelle de la garrigue ; Ces grappes de ma vigne ; Ce pays de Montpellier ; Le Vin de feu.

BAISSETTE (Gaston).

La Clef des sources.

Grasset, 1945, in-12, 326 pp, broché, non coupé, bon état. Edition originale sur papier courant (mention de 5e édition au 2e plat de couv. mais bon achevé d'imprimé avec mention de 1er tirage en dernière page)

Gaston Baissette, issu d'une famille de viticulteurs, est un médecin écrivain né à Albi le 14 janvier 1901 et mort en novembre 1977, proche du parti communiste français. Membre du réseau de résistance Front national des Médecins pendant la seconde guerre mondiale. Il écrivit régulièrement dans La Pensée, Europe, Les Lettres françaises, et d'autres revues littéraires proches du parti communiste. Le goût de Gaston Baissette pour l'histoire transparaît dès sa thèse de médecine sur Hippocrate. Publiée chez Grasset en 1931, celle-ci eut un grand retentissement et fut traduite en allemand. Gaston Baissette fut ensuite invité à écrire le chapitre sur La médecine grecque jusqu’à la mort d’Hippocrate dans l'Histoire générale de la médecine, de la pharmacie et de l’art vétérinaire dirigée par Maxime Laignel-Lavastine, il écrivit aussi des articles sur Avicenne et sur Paracelse. Plus tard, il écrivit Ce pays de Montpellier (1970), une fresque très documentée sur l'histoire de Montpellier depuis sa fondation. La Clef des sources, écrit pendant la guerre et dédié à la mémoire de Georges Politzer, est un conte philosophique et poétique. La plupart de ses autres romans et nouvelles évoquent le Languedoc de son enfance, notamment dans un cycle de romans parus jusqu'en 1975 : Le Soleil de Maguelonne ; Isabelle de la garrigue ; Ces grappes de ma vigne ; Ce pays de Montpellier ; Le Vin de feu.

BAISSETTE (Gaston).

Les Poètes et les Cosmogonies.

Seghers, 1953, in-12, 77 pp, broché, très bon état. Edition originale sur papier courant (il n'y a eu que 10 ex. sur Hollande)

Thésée ; Sur le retour aux mythes ; Les Poètes et les cosmogonies ; Paul Eluard. — Gaston Baissette, issu d'une famille de viticulteurs, est un médecin écrivain né à Albi le 14 janvier 1901 et mort en novembre 1977, proche du parti communiste français. Membre du réseau de résistance Front national des Médecins pendant la seconde guerre mondiale. Il écrivit régulièrement dans La Pensée, Europe, Les Lettres françaises, et d'autres revues littéraires proches du parti communiste. Le goût de Gaston Baissette pour l'histoire transparaît dès sa thèse de médecine sur Hippocrate. Publiée chez Grasset en 1931, celle-ci eut un grand retentissement et fut traduite en allemand. Gaston Baissette fut ensuite invité à écrire le chapitre sur La médecine grecque jusqu’à la mort d’Hippocrate dans l'Histoire générale de la médecine, de la pharmacie et de l’art vétérinaire dirigée par Maxime Laignel-Lavastine, il écrivit aussi des articles sur Avicenne et sur Paracelse. Plus tard, il écrivit Ce pays de Montpellier (1970), une fresque très documentée sur l'histoire de Montpellier depuis sa fondation. La plupart de ses romans et nouvelles évoquent le Languedoc de son enfance, notamment dans un cycle de romans parus jusqu'en 1975 : Le Soleil de Maguelonne ; Isabelle de la garrigue ; Ces grappes de ma vigne ; Ce pays de Montpellier ; Le Vin de feu.

BAISSETTE (Gaston).

Le Vin de feu.

Julliard, 1974, gr. in-8°, 327 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier)

Gaston Baissette, issu d'une famille de viticulteurs, est un médecin écrivain né à Albi le 14 janvier 1901 et mort en novembre 1977, proche du parti communiste français. Membre du réseau de résistance Front national des Médecins pendant la seconde guerre mondiale. Il écrivit régulièrement dans La Pensée, Europe, Les Lettres françaises, et d'autres revues littéraires proches du parti communiste. Le goût de Gaston Baissette pour l'histoire transparaît dès sa thèse de médecine sur Hippocrate. Publiée chez Grasset en 1931, celle-ci eut un grand retentissement et fut traduite en allemand. Gaston Baissette fut ensuite invité à écrire le chapitre sur La médecine grecque jusqu’à la mort d’Hippocrate dans l'Histoire générale de la médecine, de la pharmacie et de l’art vétérinaire dirigée par Maxime Laignel-Lavastine, il écrivit aussi des articles sur Avicenne et sur Paracelse. Plus tard, il écrivit Ce pays de Montpellier (1970), une fresque très documentée sur l'histoire de Montpellier depuis sa fondation. La plupart de ses romans et nouvelles évoquent le Languedoc de son enfance, notamment dans un cycle de romans parus jusqu'en 1975 : Le Soleil de Maguelonne ; Isabelle de la garrigue ; Ces grappes de ma vigne ; Ce pays de Montpellier ; Le Vin de feu.

BALANDIER (Georges).

Afrique ambiguë.

Plon, 1957, in-8°, 291 pp, 52 illustrations et 3 cartes dans le texte et 32 illustrations hors texte, broché, jaquette illustrée, petit C. de bibl. sur la page de titre, bon état (Coll. Terre Humaine). Edition originale, ex. du SP

Le livre de Georges Balandier, Afrique ambiguë, répond à un double but : retracer les expériences et la réflexion d'un homme ; analyser les bouleversements sociaux par l'irruption de la civilisation moderne. Il nous restitue l'image vivante, inquiétante, d'un monde secret, en crise de croissance. Qu'il s'agisse des pêcheurs du Sénégal, des villageois de la Guinée, du Congo et du Gabon, des Ba-téké repliés sur les plateaux dominant Brazzaville, ou des immenses banlieues ouvertes à toutes les influences européennes un grand mouvement souterrain fait éclater les cadres ancestraux ou coloniaux. "Une ceinture de feu flambe tout au long des Tropiques", et dans ce feu l'Afrique se forge un avenir original. G. Balandier précise et dégage la signification de cette Afrique ambiguë, traditionaliste et révolutionnaire, fraternelle et menaçante. En s'ouvrant aux techniques modernes, l'Afrique, en vérité, se refaçonne. Elle offre un spectacle exaltant : celui d'hommes s'astreignant à de nouveaux commencements.

BALDACCI (Aimé).

Souvenirs d'un français d'Algérie. II. Tirailleur algérien.

Editions Fernand Lanore, François Sorlot, éditeur, 1984, gr. in-8°, 222 pp, broché, bon état. Edition originale, exemplaire numéroté

Tome 2 des mémoires d'Aimé Baldacci, né à Alger le 1er janvier 1916, administrateur du Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA). L'auteur, Français d'Algérie, est appelé sous les drapeaux comme E.O.R. en 1938. Maintenu en service pour cause de guerre possible, il est en Tunisie quand il apprend la déclaration de guerre et, après des mouvements incessants de la ligne Mareth en Tunisie à Sidi-Bel-Abbès en passant par Tatahouine et Sfax, il découvre avec chagrin la défaite de juin 1940. La vie et l'état d'esprit des Français d'Algérie à la fin des années 30 et lors de la "drôle de guerre" mais aussi une image très réaliste de la vie des unités autochtones dans les grands espaces de sables et de pierres du Grand Sud Saharien. — "... Il existe aussi un document important, les “Souvenirs d'un Français d'Algérie”, d'Aimé Baldacci (né à Alger en 1916) : les souvenirs racontent la vie privée et la vie professionnelle et aussi, de manière détaillée, l'histoire de l'Algérie, que l'auteur a connue : ces 8 volumes, parus de 1983 à 1997 (à compte d'auteur, sauf les volumes 2, 3 et 4 publiés chez Sorlot-Lanore) font plus de 2.600 pages : ce volume fait que ces livres ne peuvent être lus que par des Français d'Algérie et des spécialistes." (Jeannine Verdès-Leroux, Les Français d'Algérie, 2001)

[Bal de l'X] – [Ecole Polytechnique].

La mer... rêve des hommes.

P., Anciens élèves de l'Ecole polytechnique, 1963, in-8° à l'italienne (15 x 21), 80 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, plus 9 hors-texte enluminés à la main par Nervet, reliure toile illustrée de Engel (rel. de l'éditeur), rhodoïd, bon état. Exemplaire numéroté. Rare

Très joli ouvrage publié à l'occasion du 74e bal de l'X le 12 novembre 1963 au Théâtre national de l'Opéra, réalisé par J. F. Verly, d'après la maquette de Constantin.

[Bal de l'X] – [Ecole Polytechnique].

Les X avant l'X.

P., Anciens élèves de l'Ecole polytechnique, 1961, in-8° à l'italienne (15 x 21), 106 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, plus 11 hors-texte sur ingres enluminés à la main par Nervet, pages de garde d'après une étoffe copte du Ve siècle illustrant les signes du zodiaque, reliure toile illustrée de Engel (rel. de l'éditeur), rhodoïd, bon état. Exemplaire numéroté. Rare

Très joli ouvrage publié à l'occasion du 72e bal de l'X le 30 novembre 1961 au Théâtre national de l'Opéra, réalisé par J. F. Verly, d'après la maquette de Constantin.

BALKANY (Marie de).

Un air de fête.

Julliard, 1961, in-12, 218 pp, broché, bon état. Edition originale, ex. du service de presse, envoi a.s.

Roman sur les milieux du théâtre.

BALME (Pierre) et Louis TÉZENAS.

Clermont révolutionnaire. Journal d'un bourgeois, 1790-1800. Seize compositions originales de Louis Tézenas. Témoignages, documents, récits, scènes historiques et pittoresques, chansons avec musique, décors et typographie d'époque.

Clermont-Ferrand, G. de Bussac, 1961, in-4°, 192 pp, 16 compositions originales de Louis Tézenas sur 16 planches hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Le Bibliophile en Auvergne). Edition originale, tirée à 528 exemplaires numérotés, celui-ci un des 400 ex. sur Marais

"On doit au docteur Pierre Balme, directeur de "L'Auvergne littéraire", un bel ouvrage sur "Clermont Révolutionnaire", remarquablement illustré par M. Tézenas." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française, 1963)

BALSAN (François).

Chez les femmes à crinières du Sud-Angola.

Fayard, 1963, in-8°, 204 pp, 17 photos sur 8 pl. hors texte, une carte, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, bon état. Edition originale, ex. du SP

Expédition menée en 1962 par François Balsan accompagné de Louis de Contenson à la recherche de l'ethnie Mambukush chassés du Zambèze par les Barotsé vers 1800 et qui se serait réfugiée dans les zones forestières du sud-est de l'Angola. Ils retrouvent ces pasteurs au bout d'un difficile périple à pied et découvrent leurs femmes dont la coiffure consiste en un cimier "à crinière" d'un degré de sophistication avancé. Les Mambukush ou plutôt Mbukushu vivent aujourd'hui principalement au Botswana, en Namibie et en Zambie, la guerre civile angolaise leur ayant fait quitter l'Angola où ils s'étaient précédemment réfugiés. — Un document ancien a persuadé François Balsan que l’élite des Mambukush chassés du Zambèze par les Barotsé vers 1800 s’était réfugiée dans les giboyeuses forêts vierges du sud-est Angola : le “Bout du monde” des Portugais. En 1962, Louis de Contenson et lui partent du Zambèze, en colonne à pied avec huit noirs, à travers le Barotséland, passent la Mashi, étalée sur quinze kilomètres de marais et entrent en Angola. Ils atteignent les Mambukush perdus, vivant dans de hautes enceintes de pieux, montant leurs bœufs, observant le matriarcat. Leurs ravissantes femmes portent une fausse coiffe à cimier et à crinière, dont le luxe inouï contraste avec leur nudité. Des incidents pimentent cette marche de 400 km. Défection de deux équipes successives de Noirs, aux changements de région. Dispute avec un fourbe roitelet qui finit par prêter ses chevaux jusqu’aux halliers sans eau, déserts, assurant l’écran sud des Mambukush. Débuché réalisé quand même grâce aux bœufs et à la pirogue-traîneau, chargée d’outres, d’un humble chef auquel se joint un extraordinaire Bushman : petite équipe d’une grande aventure. Cette liaison géographique est une “première”. La carte vide s’enrichit d’un relevé. L’étude des Mambukush révèle une très curieuse ethnographie, et toute l’expédition est dans la plus pure tradition de Livingstone.

BAMFORD (James).

Body of Secrets. How America's NSA and Britain's GCHQ Eavesdrop on the World.

London, Century, 2001, gr. in-8°, ix-71 pp, notes, index, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état. Première édition anglaise. Texte en anglais

"James Bamford, dans “Body of Secrets”, après avoir décrit comment les réseaux Echelon et Carnivore capturent toutes les communications effectuées dans le monde par téléphone, téléfax, télex ou courriel, nous console quelque peu en affirmant que la moisson est si abondante que l’exploitation en est problématique, pour ne pas dire impossible. Il n’en reste pas moins que le courrier électronique peut être lu, que le contenu d’un disque dur saisi, que la navigation sur Internet peut être analysée et puis utilisée. Le logiciel Investigator enregistre chacune des actions de l’utilisateur et expédie le résultat par courriel vers un site de télésurveillance. Une base de données permet de retrouver la date et l’heure de frappe de chaque mot du clavier – même s’il est effacé – ainsi que le nom du programme utilisé. L’usage de l’ordinateur ou la navigation sur Internet dévoilent, à notre insu, nos idées, nos sympathies, nos penchants. Le logiciel Pretty Good Privacy code et décode tous les secrets cryptographiés. Protéger la vie privée de l’utilisateur, empêcher la lecture des cybermessages dès la connexion avec le réseau est une tâche presque impossible. Microsoft a dû admettre que même son Internet Explorer est perméable aux « fichiers espions »." (Giovanni Busino)

BARBEY d'AUREVILLY (Jules).

Amaïdée. Poème en prose.

P., Alphonse Lemerre, 1890, in-12, vii-74 pp, préface de Paul Bourget, broché, couverture jaune imprimée, avec au dos le catalogue des oeuvres de Jules Barbey d'Aurevilly chez Lemerre, bon état. Edition originale (Vicaire I, 308)

L'auteur se reconnaît dans le personnage d'Altaï, Maurice de Guérin dans celui de Somegod, et Amaïdée, « fille de race déchue », est inspirée d'une aventure réelle de l'auteur, selon ses propres dires. Intéressante oeuvre de jeunesse écrite avant 1840, dont le manuscrit figura à la dispersion de la bibliothèque de Sainte-Beuve où il passa dans les mains d'un certain M. Paradis, puis disparut pour de nombreuses années. — Dans cette intéressante oeuvre de jeunesse écrite avant 1840, l’auteur se reconnait dans le personnage d’Altaï, Maurice de Guérin dans celui de Somegod, et Amaïdée est inspirée d’une aventure réelle de l’auteur. — Jules-Amédée Barbey d’Aurevilly est né en 1808 et mort en 1889. « Ses origines et son enfance mettent d’abord en relief les deux traits essentiels de cet écrivain solitaire et original : il est Normand et il est noble. Au sortir du collège (1824), le jeune garçon vint à Valognes où il vécut pendant plusieurs années. C’est là qu’il connut les derniers survivants de la chouannerie qu’il s’efforcera plus tard de réhabiliter. Dès l’adolescence Barbey commence à composer des vers. A dix-neuf ans, il va faire ses humanités à Paris, au collège Stanislas, où il devient l’ami de Maurice de Guérin. Une fois bachelier, en 1829, il s’installe à Caen comme étudiant en droit et rencontre le libraire Trébutien qui lui voue un attachement passionné et qu’il chargera plus tard de mille besognes d’édition, de corrections d’épreuves, etc. (...). » (Dictionnaire des auteurs, I, 214). Paul Bourget explique l’histoire de la publication d’Amaïdée dans la préface : « Ce poème en prose d’Amaïdée se rattache à la première jeunesse du maitre écrivain qui devait nous donner un jour la Vieille Maitresse et le Chevalier Des Touches. C’est un fragment et de brève dimension, mais qui a déjà son histoire. L’unique copie dont les amis de M. Barbey d’Aurevilly eussent connaissance provenait du fidèle Trebutien (qui se fit, comme on sait, par enthousiasme d’affection, l’éditeur de la Bague d’Annibal, du Dandysme, des Poésies, des Prophètes du Passé, ...). Ce dévot d’amitié l’avait communiquée à Sainte-Beuve, lors de la publication des lettres de Maurice et d’Eugénie de Guérin. A la vente du célèbre critique, un M. Paradis acheta le manuscrit. Ce collectionneur mourut lui-même et Amaïdée passa dans les mains d’un inconnu. Comme, d’autre part, les papiers de Trebutien ne portaient pas trace de l’original, on croyait ce fragment perdu sans retour. Un appel fait dans le Figaro au possesseur actuel était resté infructueux, lorsque la nièce du premier dépositaire découvrit, dans un des cartons pieusement conservés depuis la mort de son oncle, un cahier sans signature, étiqueté de ce nom romantique. Elle se souvint d’avoir lu dans un journal que M. d’Aurevilly recherchait cette oeuvre d’adolescence et lui envoya le mystérieux cahier. Et voilà comment ces pages, écrites avant 1840, paraissent aujourd’hui seulement que leur auteur est devenu célèbre et pour des travaux bien différents de ce premier essai ».

BARBEY d'AUREVILLY (Jules).

Les Ridicules du temps.

P., Rouveyre et Blond, 1883, in-12, iv-294 pp, mention de quatrième édition, année de l’édition originale, broché, dos factice, trace de mouillure ancienne et qqs salissures sur les premiers feuillets, état correct

Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889) est l'un des maîtres du genre pamphlétaire de notre littérature. “Les Ridicules du temps” reprend des chroniques que Barbey d'Aurevilly donna dans la presse, et notamment dans la revue satirique “Le Nain jaune”, entre 1863 et 1866. On le voit moquer rudement ici les travers du monde littéraire, et son humour parfois féroce est servi par une langue remarquablement efficace... Avec un chapitre sur les Bas-bleus, ces femmes se préoccupant d'affaires qui auraient dû selon lui rester étrangères à leur sexe comme les sciences et la littérature...

BARBEY d'AUREVILLY (Jules).

Le Théâtre contemporain.

P., Quantin, 1888-1889, 3 vol. in-12, 300, 324 et 356 pp, reliures demi-basane havane, titres dorés (rel. de l'époque), papier jauni, nombreuses salissures anciennes dûes à l'humidité au tome 1, trace de mouillure ancienne au tome 3, état moyen. Edition originale

BARBEY d'AUREVILLY (Jules).

Poésie et poètes.

P., Alphonse Lemerre, 1906, in-12, 325 pp, mention de 3e édition au 1er plat (mais pas sur la page de titre), broché, dos fendu recollé consolidé avec du scotch, bon état. Edition originale posthume

Edition originale posthume. C'est en 1860 que Barbey d'Aurevilly entreprit de réunir l'ensemble de ses articles critiques qu'il avait livré à divers journaux dont le "Pays", le "Réveil", la "Revue du monde catholique", etc. Il créa ainsi "Les œuvres et les hommes" divisé en quatre séries et comprenant près de trente volumes. Barbey d'Aurevilly supervisa la publication jusqu'à sa mort en 1889, puis fut relayé par Louise Read.

BARBEY d'AUREVILLY (Jules).

Victor Hugo.

P., Editions G. Crès et Cie, 1922, in-12, xii-285 pp, reliure demi-basane havane, titres dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, papier jauni, bon état

« Hugo, cet empereur de notre décadence littéraire ».

BARBUSSE (Henri).

Jésus – Les Judas de Jésus.

Flammarion, 1927, 2 vol. in-12, 249 et 283 pp, reliures demi-chagrin bleu-nuit, dos à 3 nerfs ornés en long, titres dorés, têtes dorées (rel. de l'époque), bon état. Editions originales sur papier ordinaire, enrichies d'un envoi a.s. sur chaque faux-titre, beaux exemplaires. On joint une publicité dépliante de l'éditeur (4 pp imprimées sur papier vert – « Quelques opinions sur Jésus d'Henri Barbusse ») et « L'exploitation de Jésus », un article de presse de l'auteur sur 7 colonnes paru le 27 février

Jusqu'à sa mort en 1935, Barbusse, qui devient membre du parti en 1923, lors de l'occupation de la Ruhr, après avoir adhéré dès l'origine à l'idéologie communiste, jouit d'une situation exceptionnelle. Le gendre de Catulle Mendès, qui avait commencé sa carrière littéraire en publiant en 1895, à l'âge de vingt-deux ans, un recueil de vers intitulé Pleureuses, était devenu communiste par haine de la guerre, par pacifisme et parce qu'il ressentait profondément « ce vaste besoin d'unité humaine » dont parlait en 1922 Paul Vaillant-Couturier, pour expliquer sa propre adhésion au communisme. Le marxisme lui était fort peu familier, ainsi que les tâches d'organisation, et il devait jusqu'à sa mort multiplier les initiatives pour créer de vastes rassemblements internationaux afin de lutter contre le militarisme et le danger de guerre. C'est dans cet esprit qu'il avait lancé en 1919 dans L'Humanité un appel pour l'Internationale de la pensée et qu'il avait fondé le mouvement “Clarté”, auquel avaient adhéré des écrivains comme Georges Duhamel et Jules Romains. Dans “Jésus”, Barbusse retrace l'histoire de Jésus en tant que martyre socialiste. Pierre Naville, en 1927, dénoncera sévèrement le confusionnisme de son livre “Jésus” et sa propension à présenter un « Jésus marxiste... » (Jean Touchard, Revue française de science politique)

BARBUSSE (Henri).

Pleureuses – Poésies.

P., Charpentier, 1895, in-12, 386 pp, broché, bon état. Edition originale du premier livre de l'auteur sur papier ordinaire (il n'y a eu que 10 ex. sur Hollande). Rare

"Ces vers, composés par Henri Barbusse entre sa dix-huitième et sa vingtième année, ont été publiés il y a vingt-cinq ans. Ils furent accueillis avec une faveur dont le monde des lettres n’a pas perdu le souvenir. Catulle Mendès, qui n’avait connu Barbusse que par ses vers et qui, ainsi qu’il l’écrivit, avait « cette joie fière de ne l’avoir aimé qu’après l’avoir admiré », salua, à l’apparition de Pleureuses, cet inconnu auquel il prédit la célébrité, ce nouveau venu « qui portait sur son front le signe fatal et magnifique ». Aucune réimpression n’a été faite de ce recueil, qui fut vite épuisé et dont la première édition est introuvable." (avant-propos de la réédition Flammarion de 1920)

BARDOUX (Jacques).

Les Origines de la guerre de Trente ans. 1. Les origines du malheur européen. L'aide anglo-française à la domination prussienne (1863-1875) – 2. Quand Bismarck dominait l'Europe (1875-1882) – 3. La défaite de Bismarck. L'expansion coloniale française et l'alliance russe (1882-1893).

Hachette, 1948-1953, 3 vol. in-8°, 506, 324 et 358 pp, brochés, couv. lég. salies, qqs rares annotations crayon au tome 1, bon état (le tome 1 est d'un format lég. plus grand). Edition originale, envoi a.s. au président de l'Assemblée nationale, député de Paris, André Le Troquer, aux volumes 2 et 3

Rare complet des 3 volumes – Les relations franco-allemandes et l'histoire diplomatique de l'Europe depuis l'avènement de Bismarck (1862) jusqu'en 1893. L'auteur s'intéresse surtout aux rapports entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. La majeure partie du tome 3 est consacrée à l'expansion coloniale de la Troisième République (Tunisie, Madagascar et Tonkin) et à ses répercussions diplomatiques ainsi qu'à l'affaire d'Egypte. Le livre abonde en portraits des principaux protagonistes. La thèse de l'auteur est que Bismarck n'aurait pas réussi son oeuvre d'unification et de domination sans la collaboration de l'Angleterre victorienne et de la France napoléonienne. Le livre est dédié à ses petits-enfants auxquels il souhaite de ne pas revivre le passé des derniers soixante-dix ans, dont il juge responsable les collusions germano-russes et les absences britanniques. Par Jacques Bardoux (1874-1959), homme politique et écrivain, grand-père de Valéry Giscard d'Estaing. — "L'éminent historien qu'est M. Jacques Bardoux s'est attaché à déterminer, dans un grand ouvrage qui porte le titre général de “Les Origines de la guerre de Trente ans”, les causes de la première guerre mondiale. Après avoir, dans un premier volume, “La Montée prussienne (1863-1875)”, exposé dans quelles conditions s'accomplit l'ascension de la Prusse, il montre dans ce second livre, “Quand Bismarck dominait l'Europe”, l'apogée de la puissance du Chancelier de Fer. En 1875, il avait pensé attaquer de nouveau la France dont il trouvait le relèvement trop rapide ; l'intervention anglo-russe avait arrêté sa tentative. Mais dans les années qui suivirent il sut mettre à profit les inquiétudes que créait en Grande-Bretagne l'expansion coloniale française. C'était le temps oil, sous l'influence de Jules Ferry et grâce à l'action de hardis pionniers, la France se lançait à la conquête des terres encore libres et jetait les bases de son empire d' Outre-mer. D'autre part, une rivalité, qui s'accentuera lors de la guerre russo-turque (1877-78), existait en Asie entre Angleterre et Russie. Bismarck exploita cette double rivalité. Tout en cherchant à attirer dans une alliance la Grande-Bretagne dont la politique est dirigée par Disraeli et Salisbury – de ces deux hommes d'Etat, M. Bardoux trace de saisissants portraits – puis par Gladstone et Granville, il réussit à empêcher un rapprochement anglo-russe. D'autre part il empêche également un accord franco-russe et s'efforce de brouiller les rapports entre les Cabinets de Londres et de Paris. Cette diplomatie machiavélique est complétée par l'alliance avec l'Autriche puis avec l'Italie. Aussi Bismarck, aux environs de 1882, s'assure-t-il la suprématie en Europe. M. Jacques Bardoux a renouvelé l'histoire diplomatique de ces années 1875-1882 en confrontant les documents officiels allemands, britanniques et français." (Revue des Deux Mondes, 1953)

BARDÈCHE (Maurice).

Balzac romancier.

Bruxelles, Raoul Henry, 1944, in-8°, 390 pp, broché, papier lég. jauni, bon état

Edition refondue de la thèse classique de Bardèche. — "Le présent volume est tiré de l'ouvrage intitulé “Balzac romancier. La formation de l'art du roman chez Balzac jusqu'à la publication du Père Goriot, 1820-1835”, un volume grand in-8° de VIII-640 pages, édité par la Librairie Plon à la fin du mois de mai 1940. Plutôt que d'en faire une simple réimpression, l'auteur a préféré refondre son oeuvre. Il a gardé l'essentiel de son analyse, mais il l'a réduite de moitié ; il a supprimé les notes, les développements, les discussions qui n'étaient destinés qu'aux spécialistes de l'histoire littéraire. Il a tiré de son étude précédente un livre entièrement nouveau qui ne s'adresse plus seulement aux érudits, mais à tous les lecteurs de Balzac." (Les éditeurs)

BARDÈCHE (Maurice).

Lettre à François Mauriac.

P., La Pensée libre, 1947, in-12, 195 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier d'édition (il n'a été tiré que 50 ex. sur grand papier)

Lettre cinglante écrite par Maurice Bardèche, ancien élève de Normale sup, agrégé de lettres, balzacien fameux, emprisonné en 1945, et beau-frère de Robert Brasillach fusillé le 6 février 1945, à François Mauriac, gaulliste idolâtre. Pour la première fois depuis la Libération, un livre attaquait avec une extrême violence la législation de l'épuration. Ce texte pamphlétaire publié en 1947 se vendit à 80.000 exemplaires. Bardèche y défend l'idée de « collaboration », dédouane les fonctionnaires nommés par Vichy, remet en cause la légalité de la Résistance et critique les excès de l'épuration, il exprime cependant quelques réserves sur la création et les méthodes de la Milice.

BARINE (Arvède).

Essais et fantaisies.

Hachette, 1888, in-12, 347 pp, broché, bon état

Edition originale de ces délicieux essais où à l'occasion de parutions sur ces différents sujets, l'auteur traite de la danse à travers les âges, des contes de fées japonais et des mythologues, du marin et aventurier anglais Hobart-Pacha, du cérémonial en Chine, de Philippe II et ses filles, des idées de Napoléon Ier sur le mariage, du classique japonais Le Roman de Genji, et de l'âme des fourmis (à propos du livre de John Lubbock).

BARRAS (Paul-Jean-François-Nicolas).

Mémoires de Barras, membre du Directoire. Publiés avec une introduction générale, des préfaces et des appendices par Georges Duruy.

Hachette, 1895-1896, 4 vol. in-8°, lxxxiii-372, xvi-543, xxxvi-526 et xxxii-548 pp, 7 portraits en héliogravure dont 4 en frontispice, 3 fac-similés et 2 cartes, index, brochés, manque la moitié du 1er plat du tome 1, dos du tome 4 recollé avec petits manques, sinon bon exemplaire.

Complet en 4 volumes : tome I : Ancien Régime - Révolution ; tome II : Le Directoire jusqu'au 18 fructidor ; tome III : Le Directoire du 18 fructidor au 18 brumaire ; tome IV : Consulat, Empire, Restauration. Index analytique. Barras est une des personnalités de premier plan et des plus controversées de la Révolution et de l'Empire : Conventionnel régicide, proche de Bonaparte à partir du siège de Toulon, nommé général commandant les armées de Paris pour réprimer Robespierre et son parti, puis, plus tard, l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV à l'aide de Bonaparte, il est élu Directeur le 31 octobre 1795. Jugé trop dangereux par Napoléon, il est écarté de la vie politique sous le Consulat et l'Empire. La publication de ses mémoires est très controversée. Il faut lire à ce sujet la longue notice de Jean Tulard (n° 82 de sa bibliographie) ainsi que l'article de Biré dans les Mémoires et Souvenirs (III, 83-102). Edition originale de ces importants et intéressants mémoires qui correspondent aux papiers que Barras avait légués à Rousselin de Saint-Albin et que ce dernier avait renoncé à publier. (Fierro, 78. Tulard, 82)

BARRATIN (A.).

Sur le tard.

P., Alphonse Lemerre, 1905, in-12, 245 pp, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s.

Le troisième livre d'Anna Barratin (1845-1911), après « Chemin faisant » (1894) et « De vous à moi. Feuilles noires » (1902).

[BARRETT, Jean-Jacques de].

De la Loi Naturelle, par M. ***.

P., Defer Demaisonneuve, 1790, 2 vol. in-8°, iv-344 et 291 pp, culs-de-lampe, reliures plein veau marbré, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison basane rouge et verte, coupes filetées, tranches rouges (rel. de l'époque), un mors faible, bon état. Edition originale (Barbier, 2, 1337)

Jean-Jacques de Barrett (1717-1792) était d'origine écossaise, sa famille ayant suivi les Stuarts dans leur exil. Il fut nommé professeur de langue latine à l'École militaire en 1762 ; il en devint le directeur des études trois ans après. Franc-Maçon, il était troisième secrétaire de la Loge des Neuf Soeurs.

BARRY (Georges).

Le Cantique à ma mère.

Brive-la-Gaillarde, Robert Morel, 1968, in-12 carré, 136-(4) pp, illustrations photographiques en noir et en sépia hors texte, reliure pleine soie moirée ivoire avec portrait photographie en médaillon incrustée au centre du premier plat et ornement floral brun, rose et or, dos lisse avec titre doré en long, gardes de papier rose, signet en passementerie dorée, rhodoïd (rel. de l'éditeur), bon état. Edition originale tirée à 3000 exemplaires sur offset, après 22 réimposés et quelques HC, celui-ci un des exemplaires Hors Commerce, enrichi d'un bel envoi a.s. « A mon meilleur ami ... ce livre brûlant, qui est un peu l'histoire de toutes les mères qui ont un mari impossible ... »

Délicieux petit ouvrage, à l'aspect kitsch des plus réussi.

BARRÈRE-AFFRE (Marie) – Jean HAINAUT.

Timimmit ksourienne. Illustrations sur bois de Jean Hainaut.

Casablanca, Editions d'art Paul Bory, 1944, pt in-4°, 253 pp, 19 bois hors texte dont 8 en couleurs et 1 en bleu, lexique à l'usage des non-berbérisants in fine (4 pp.), broché, non coupé, couv. illustrée, chemise et étui, bon état. Edition originale tirée à 975 ex. numérotés seulement, celui-ci un des 300 ex. sur vergé numérotés de 201 à 500 (n° 436) auxquels il a été ajouté une suite tirée en noir et une couleur des huit premières planches. Exemplaire signé par l'auteur et l'illustrateur

"... Ces romans sont considérés à l’époque comme des oeuvres importantes et parfois primées de la littérature «marocaine». Les écrivains publiés s’efforcent avec une certaine bonne volonté de restituer un Maroc traditionnel que leur activité professionnelle ou leur pratique personnelle leur a permis de connaître. L’oeuvre la plus empathique est peut-être celle de Marie Barrère-Affre, dans son roman "Le village de Toub" (1938), centré sur le monde berbère féminin, de même qu’un autre roman pour lequel elle recevra le prix du Maroc en 1941, "Timmimit ksourienne"." (Jean-Robert Henry, À propos de la collection «Les romans marocains», BledMag, 2010)

BARRÈS (Maurice).

En regardant au fond des crevasses.

P., Emile-Paul Frères, 1917, pt in-8°, 110 pp, broché, couv. lég. salie, état correct. Edition originale numérotée

BARRÈS (Maurice).

L'Ame française et la guerre. II. Les Saints de la France.

Emile-Paul, 1915, in-12, 381 pp, broché, pt mque au 1er plat, bon état. Edition originale en volume, exemplaire tiré spécialement pour l'auteur et numéroté (n° 435), envoi a.s.

"Ce deuxième livre de l'Ame française et la guerre s'étend du 1er novembre 1914 au 1er janvier 1915 et raconte la période où les Allemands achevèrent de briser dans les Flandres leur force offensive déjà si rudement épointée par notre victoire de la Marne."