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ANTONETTI (Pierre).

Histoire de la Corse.

Laffont, 1990 gr. in-8°, 503 pp, nouvelle édition revue et mise à jour, index, broché, couv. illustrée, bon état

"L'auteur a voulu, essentiellement, reconstituer et renouveler, à la lumière des travaux les plus récents, l'histoire totale d'une insularité laquelle a été, le plus souvent, pour les Corses, bien plus un handicap qu'une source de profits. Il nous apporte, dans cette entreprise, une double expérience. Celle de l'universitaire, tout d'abord, dont la connaissance approfondie de la langue, de la littérature et de la civilisation italiennes qu'il enseigne à l'Université de Provence ne peuvent qu'enrichir une histoire de la Corse si longuement reliée à celle de l'Italie ; l'expérience, également, d'un Corse qui poursuit ses recherches sur le passé de son pays avec toute la « sympathie » lucide, au sens de ce terme que l'a défini Henri Marrou, c'est-à-dire en évitant l'hyperbolisme agaçant ou le dénigrement systématique. Ainsi, les chapitres consacrés à Sampiero Corso, à Pascal Paoli, à Napoléon Bonaparte sont absolument dépourvus de toute tendance au culte de la personnalité. De la même manière, les mobiles de la politique française à l'égard de la Corse à l'époque d'Henri II sont expliqués sans déformation, a posteriori, du sens de ces événements. Beaucoup de lieux communs sur la Corse et sur les Corses, sont, par ailleurs, résolument démystifiés. (...) Nous disposons d'un ouvrage qui, à partir d'une documentation considérable et fort bien utilisée, constitue, avec beaucoup de sens historique, de nuance et de précision à la fois, la meilleure synthèse actuellement réalisée sur l'histoire de la Corse et sur ses problèmes présents." (Antoine Olivesi, Annales du Midi)

BARTOLI (M.).

Pasquale Paoli, père de la patrie corse.

Albatros, 1974, gr. in-8°, 204 pp, avant-propos de A. Spacensky-Sirinelli et L. Felli, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

"À défaut d'un ouvrage récent sur l'ensemble de la carrière de Pascal Paoli (1725-Londres, 1807), l'éditeur a exhumé le vieux livre de M. Bartoli (1860), rempli d'anecdotes, curieux mélange d'informations étonnamment précises et de mythologie historique. Il est significatif d'un début de réhabilitation, dans le milieu républicain de la seconde moitié du 19e siècle, de la figure morale et historique de Paoli, quelque peu ternie par son appel, après sa rupture en 1793 avec la Convention, qui le déclare traître à la patrie, à la protection de l'île par la flotte et la monarchie anglaises. L'auteur comprend et explique ce retournement circonstanciel. Cette biographie retrace utilement les diverses périodes de la carrière politique de Paoli, élu général en chef des Corses en 1755, héros de la résistance insulaire à la domination des grandes puissances maritimes ; elle utilise des histoires de la Corse antérieures et s'appuie sur certains documents et des correspondances d'époque : celle de Paoli et de Choiseul révèle, derrière le formalisme et les ruses de la politesse épistolaire, deux stratégies inconciliables : le faux semblant diplomatique de la cession à la monarchie française, par la république de Gênes, des « droits » de sa souveraineté sur l'île (traité de Compiègne, 7 août 1764) et le refus par les Corses de ce transfert de domination..." (Henry Deneys, Dix-Huitième Siècle)

BONNET (Bernard).

Préfet en Corse.

Editions Michel Lafon, 1999, in-8°, 304 pp, broché, bon état

L'ex-préfet dresse un bilan de l'Etat de droit en Corse et fait des révélations : les mobiles de l'assassinat de Claude Erignac, les pistes mafieuses, la guerre des nationalismes...

CABROL (Laurent) et Jean-Paul GRÉE.

Pepino, berger corse. Une vie.

Hachette, 1977, in-8°, 234 pp, une carte, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. de Laurent Cabrol et Jean-Paul Grée (nom du destinataire effacé)

La vie de Pepino Nizzi, berger du maquis corse, racontée à Laurent Cabrol et Jean-Paul Grée.

CASTELLI (Michèle).

Marie di Lola. Une enfance corse en 1900.

Editions Universitaires, 1982, gr. in-8°, 251 pp, prévace de Fernand Ettori, 26 pp d'annexes, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale

La vie quotidienne à l'Ile Rousse au début du 20e siècle à travers l'enfance de Marie de 1894 à 1918. L'auteur brosse avec minutie le tableau d'une communauté immuable avec ses mœurs et coutumes. Le récit est transcrit par Michèle Castelli d'après les souvenirs racontés par sa grand-mère. — Marie di Lola se souvient... De ses parents, Lola, sa mère paisana, et Joseph, son père pêcheur ; de sa nombreuse fratrie ; des veillées inoubliables à la bougie ; des croyances immuables de son île qui marqueront pour toujours la petite fille ; de la cueillette des olives en plein maquis ; des Ambrosi, les voisins bruyants de l'étage du dessus, mais i vicini sò cucini ; de la pompe à eau, place Paoli, où « un jeune homme ne doit pas pomper trop fréquemment pour la même jeune fille, c'est compromettant » ; de la découverte du continent, Marseille, terre fantasmée par les insulaires... Et tant d'autres rituels et coutumes, de souvenirs saillants et authentiques d'une enfance au tout début du XXe siècle à L'Ile-Rousse, en Corse.

CESARINI (A. Edouine, épouse Paoli).

Christophe Colomb identifié Corse.

Nice, Imprimerie de « L’Eclaireur de Nice », 1932, in-8°, 338 pp, un tableau généalogique dépliant in fine, broché, un portrait au 1er plat, trace de scotch au bas du dos, bon état

Ouvrage destiné à démontrer l'origine corse de Colomb. Où il est "assuré" que C. Colomb est né à Calvi en 1441... — "Dans plusieurs ouvrages, on peut trouver d'ingénieuses démonstrations qui tendent à prouver les origines corses de Christophe Colomb. À Calvi, la thèse a eu des adeptes puisque l'on peut y voir sa maison natale. « Ville de Calvi. Ici est né en 1441 Christophe Colomb, immortalisé par la découverte du Nouveau Monde alors que Calvi était sous la domination génoise. Mort à Valladolid le 20 mai 1506 ». Cette affirmation, gravée dans le marbre, a eu pour origine le fait qu'un grand nombre de Calvais ont participé aux premières navigations transatlantiques. À l'époque de la naissance de Cristoforo Colombo, une partie de la Corse était en effet une portion du territoire de la République de Gênes et Calvi était une cité aussi génoise que Savone ou Gênes, mais l'absence d'archives relègue cette supposition dans le domaine certes du possible mais surtout dans celui des souhaits. La maison qui porte cette inscription se trouve dans la rue « del Filo » (il est dit que le père de Colomb était tisserand !), ce qui ajouterait une pierre à l'édifice malgré tout chancelant de l'hypothèse corse défendue, comme le souligne Michel Vergé-Franceschi, par des historiens « plus émotionnellement chauvins que scientifiquement sérieux »." (Michel Chandeigne, Sur la route de Colomb et Magellan : idées reçues sur les Grandes Découvertes, 2011)

FOLLOROU (Jacques).

La Guerre des parrains corses.

Flammarion, 2013, gr. in-8°, 363 pp, 16 pl. de photos hors texte en couleurs, une carte, chronologie, index, broché, bon état

Il existe une mafia en Corse. Au cour de l'automne 2012, au pied des cercueils de l'ancien bâtonnier d'Ajaccio, Antoine Sollacaro, et du président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, le gouvernement a promis que la puissance publique ne reculerait plus. La mafia corse s'est enracinée sur l'île au début des années 1980. Depuis, elle n'a cessé d'avancer grâce au blanchiment de l'argent sale, à ses réseaux dans l'économie et le monde politique.Stratège, violente et riche, elle a transformé la Corse en sanctuaire où elle règne, impunie. Depuis 2008, elle connaît une brutale mutation qui décime ses rangs. Cet ouvrage raconte pour la première fois le fonctionnement interne de cette mafia au moment où les cartes sont redistribuées à coups de calibre. Il décrit aussi la nature de son emprise sur la société corse, son économie et ses élus.Sur cette île, la population est si lasse qu'elle croit que la pègre est éternelle. Ici, les veuves des victimes baissent la tête devant les assassins. Prononcer le mot mafia ne suffit pas à la combattre.

JEHASSE (Jean, directeur des fouilles).

Aléria grecque et romaine. Historique et visite des fouilles.

Aléria (Corse), s.d. (1963), in-8°, 70 pp, 17 pl. de photos et gravures et un plan dépliant hors texte, biblio, broché, bon état

LAURENT (Jacques).

La Corse. Photographies originales de Roland Bonnefoy.

P., Del Duca, s.d. (1955), in-4°, 60 pp, 68 photos reproduites en héliogravure, 6 pl. en couleurs hors texte, une carte, introduction et légendes des photos en français, anglais et allemand, cart. éditeur, jaquette illustrée (lég. frottée), bon état (Coll. Couleurs du Monde)

MOLINELLI-CANCELLIERI (Lucia).

Spada, dernier bandit corse.

Julliard, 1986, gr. in-8°, 245 pp, 26 photos et documents sur 16 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

L'exécution du bandit Spada le 21 juin 1935 dans le vieux quartier de la Citadelle de Bastia marqua sans aucun doute en Corse la fin d'une époque. L'étrange personnalité de ce hors-la-loi qui sema la terreur et mourut sur l'échafaud, illuminé par l'espérance d'une vie éternelle, constitue la charnière entre le banditisme dit « d'honneur et de vengeance » chanté dans les “lamenti” et le gangstérisme « commercial » que les insulaires reniaient. A travers l'émotion vécue des souvenirs personnels de l'auteur et l'authenticité d'une documentation exceptionnelle et inédite, héritée en grande partie de son père dont l'immense talent d'avocat ne suffit pas à sauver la tête du bandit, la vie de Spada s'inscrit dans une chronique saisissante de la Corse... Celle-ci nous est peinte avec la rudesse de ses moeurs, la violence des luttes électorales, la vendetta, l'amour passionné de ce peuple ardent et fier pour les armes, un procès hors du commun succédant à la démesure de la répression policière, la splendeur farouche de sa nature, l'envoutement du maquis qui fut toujours l'auxiliaire tragique de son histoire.

MONMARCHÉ (Georges).

Corse.

Hachette, 1962, in-12, xciii-328 pp, 18 cartes (dont une dépliante en couleurs), 10 plans, index, reliure pleine toile éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. Les Guides bleus)

On trouve en fin de volume une section consacrée à l'Ile d'Elbe et à la Sardaigne.

PAOLI (Pascal).

Correspondance. Volume III : Le visiteur apostolique, 1759-1760. Edition critique établie par Antoine-Marie Graziani et Carlo Bitossi. Traduction d'Antoine-Marie Graziani.

Ajaccio, Editions Alain Piazzola, 2007, gr. in-8°, 433 pp, une carte, index, broché, couv. illustrée, bon état

Correspondance de Pascal Paoli, homme politique et général corse, qui permet de mieux connaître une période charnière de l'histoire de l'île de beauté. Ce volume relate le projet de visite en 1759 puis l'arrivée au début de l'année 1760 en Corse du visiteur apostolique Crescenzio De Angelis, envoyé par le pape Clément XIII, qui va générer une crise et servir les intérêts de Paoli. "En 1758, Pascal Paoli, qui a pris le pouvoir trois ans auparavant, est en pleine construction de l'Etat corse. Un à un, des Magistrati apparaissent dans chacune des régions de l'île, sur le modèle de ceux décrits pour la Balagne et le Nebbio dans la Constitution de l'île en 1755. Ces institutions régionales fonctionnent désormais depuis une à deux années. Grâce à elles, Paoli gère au plus près les affaires de l'île et peut envisager la conquête des régions encore tenues par les Génois et leurs hommes de main, Matristes ou "bandits", le Cap Corse et l'Extrême-Sud surtout. L'année 1759 est occupée par une grande affaire : la possibilité de voir arriver en Corse un visiteur apostolique, envoyé par le Saint-Siège dans l'île, officiellement pour s'occuper des problèmes religieux dans les évêchés laissés vacants par leurs évêques, mais sans doute officieusement pour voir si la Corse, ancienne Terre vaticane, n'aurait pas vocation à le redevenir, une question qui réapparaîtra au cours de la visite en 1763. Au début de l'année 1760 arrive en Corse le visiteur apostolique Crescenzio De Angelis, envoyé par le pape Clément XIII au grand dam de Gênes qui y voit une ingérence inacceptable du Saint-Siège dans ses affaires, met la tête du visiteur à prix et obtient que les Français et surtout les Napolitains s'entremettent auprès du Saint-Siège et en sa faveur. Cette crise sert clairement les intérêts de Paoli, qui voit l'avantage immédiat d'avoir à ses côtés un personnage représentant le Pape, une ouverture potentielle pour faire apparaître la Corse dans les grands traités internationaux, un tournant pour le jeune Etat insulaire précédant de peu le début de sa politique maritime."

PUMPELLY (Raphael).

Reminiscences. Vol. I.

New York, Henry Holt, 1918, in-8°, xii-438 pp, un portrait de l'auteur en frontispice, 34 gravures et photos sur 25 pl. hors texte (une en couleurs) et dans le texte et 4 cartes hors texte dont 2 dépliantes (la Corse, l'Arizona, le Japon), reliure pleine toile marron de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Texte en anglais

Tome I seul (sur 2) — Pumpelly (1837-1923) est un géologue et un explorateur qui travailla en Arizona, au Japon, en Chine, en Asie Centrale, en Sibérie, etc. Il fut professeur de géologie à Harvard de 1866 à 1875. Dans ce premier volume de ses mémoires, il raconte ses jeunes années, ses études et ses voyages en Europe (l'Allemagne et la France, la Corse, l'Autriche), son retour aux Etats-Unis et son travail sur les mines d'Arizona, la terreur apache, son voyage sur l'île de Yesso au Japon de 1861 à 1863, puis la Chine, Shangaï et Pékin...

SIMEONI (Dr Edmond).

Le Piège d'Aléria. Propos recueillis par Lucie Simeoni.

JC Lattès, 1975, in-8°, 213 pp, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

La couv. porte en plus : "les raisons de la colère des Corses". — "Pourquoi le sang a-t-il coulé à Aleria ? Pourquoi cette révolte des Corses ? Comment un homme – tel le docteur Edmond Simeoni, porte-parole de l'ex ARC (Azzione per a' ririàscita Corsa) s'est-il emparé avec des amis, armés de fusil de chasse, d'une cave viticole ? Pourquoi la tragédie de l'été 1975 ? A ces questions, Lucie, Edmond Simeoni et leurs compagnons de lutte essaient de répondre. Leurs propos dénoncent le colonialisme de l'Etat, le centralisme de Paris, la mainmise sur des terres qui sont corses." — Qu’il l’accepte ou non, Edmond Siméoni est considéré de nos jours comme le père du nationalisme corse. Sa vie militante et ses prises de positions morales et politiques continuent d’être considérées avec respect, même par ses adversaires. — "Le 21 août 1975, vous avez été à la tête d’un commando de douze personnes qui a occupé illégalement à Aléria une cave viticole pour protester contre une escroquerie qui menaçait de ruiner des centaines de petits viticulteurs. L’opération s’est soldée par la mort de deux gendarmes. Pouvez-vous faire succinctement le récit concret de cette opération ?" — "La volonté de réprimer, de faire un exemple à Aléria a pris le pas sur la raison comme en atteste la mise en place d’un dispositif militaire surdimensionné : 1 200 gendarmes et policiers, huit hélicoptères Puma, un bateau de guerre, des engins blindés ; toutes les communications avec la cave dont nous avions pourtant précisé que l’occupation était temporaire, ont été coupées et nos multiples demandes de dialogue refusées. Paris a fait le choix de la force et de l’éradication définitive de la contestation insulaire; ils ont utilisé des armes automatiques, des fusils mitrailleurs ; un militant a eu un pied arraché par une grenade offensive; il était hors de question de céder à la contrainte car, ayant raison et reculant devant l’arbitraire, nous aurions compromis à jamais la libération de notre terre. Submergés par la force, en légitime défense, nous avons riposté ; deux jeunes gendarmes ont été tués et il y a eu de nombreux blessés. Dès lors, le mécanisme infernal s’est inévitablement enclenché : arrestations, répression, cour de Sûreté de l’État, affrontements tragiques de Bastia, naissance en 1976, du FLNC (Front de libération nationale de la Corse)." (François Vaillant, Entretien avec Edmond Siméoni, 2014)