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BAEDEKER (Karl).

The Eastern Alps including the Bavarian Higlands, Tyrol, Salzburg, Upper and Lower Austria, Styria, Carinthia, and Carniola. Handbook for travellers. Eleventh Edition, revised and augmented.

Leipzig, Baedeker, 1907, in-12, xxvi-574 pp, reliure percaline rouge souple de l'éditeur, tranches jaspées, qqs annotations stylo, état correct. Texte en anglais. MANQUE les cartes

Ce guide fut publié pour la première fois en 1879 et la dernière édition parut en 1911. Avec un vocabulaire des termes alpins.

BEUST (Friedrich Ferdinand Graf von).

Mémoires du comte de Beust (1809-1885), ancien Chancelier de l'Empire d'Autriche-Hongrie. Trois quarts de siècle. Avec des notes inédites et une préface par Frédéric Kohn-Abrest. Tome I : 1806-1866.

P., Louis Westhausser, 1888, in-8°, xxxi-398 pp, un portrait gravé en frontispice et un fac-similé d'autographe, broché, couv. abîmée, dos absent recollé, papier jauni, état moyen. Peu courant

Tome I seul (sur 2). Le tome II couvre les années 1866-1885. — Importants mémoires pour l'histoire européenne sous la Monarchie de Juillet. — "Les mémoires de cet important personnage politique couvrent les années 1809-1885. Frédéric Ferdinand Beust, remplit successivement les fonctions de secrétaire d'Ambassade, chargé d'affaires à Munich, ambassadeur à Berlin, puis chancelier de l'Empire Austro-Hongrois. Ces mémoires concernent essentiellement la politique intérieure de l'Autriche-Hongrie et ses relations diplomatiques avec les autres puissances européennes et sont enrichis de correspondances et de discours prononcés par le Comte de Beust." (Bertier de Sauvigny, 115) — "Un ennemi personnel de Bismarck, un Saxon chassé par lui du pays qu'il dirigeait, un protestant bizarrement placé à la tête des affaires dans un Etat catholique." (Henry Contamine, L'Europe est derrière nous)

BLED (Jean-Paul).

François-Joseph.

Fayard, 2006, fort in-8°, 766 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, 8 cartes, généalogie des Habsbourg-Lorraine, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, état correct

François-Joseph n'est pas un bâtisseur d'empire – le sien s'effondre en 1918, deux ans après sa mort – et sa vie de souverain compte plus d'échecs politiques et de revers militaires que de succès. Pourtant, il entre dans la légende dès son vivant. Les malheurs personnels qui le frappent n'y sont pas étrangers : exécution de son frère Maximilien au Mexique, suicide de son fils Rodolphe à Mayerling, assassinat de sa femme Sissi. Mais François-Joseph, qui se définissait comme le "dernier monarque de la vieille école", incarne aussi, avec majesté, une certaine idée de la monarchie et du pouvoir. Il aura su maintenir envers et contre tout l'unité d'un empire de onze peuples, travaillés par de violentes forces centrifuges. Racontant soixante-huit années d'un règne d'abord autoritaire puis plus libéral, l'auteur révèle enfin pourquoi le destin de l'Europe est lié à celui de l'Autriche-Hongrie.

BLED (Jean-Paul).

Rodolphe et Mayerling.

Fayard, 1989, gr. in-8°, 306 pp, 8 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Le 5 février 1889, Vienne, drapée dans le deuil, déploie le faste des grandes funérailles. La capitale de la monarchie austro-hongroises pleure l'héritier de la Couronne, l'archiduc Rodolphe, qui, brisé par une longue série d'échecs politiques et miné par une maladie qu'il croit mortelle, s'est donné la mort dans son pavillon de chasse de Mayerling. Dans un premier communiqué, la Cour a avancé une attaque d'apoplexie comme cause de la mort. Mais, deux jours plus tard, revenant sur cette version, elle fait savoir que le prince héritier s'est suicidé dans un moment d'égarement mental. La nuit précédente, le cadavre d'une jeune femme, la baronne Mary Vetsera, découvert aux côtés de Rodolphe, a été transporté, dans le plus grand secret, de Mayerling à Heiligenkreuz, à quelques kilomètres de là, où il a été inhumé, à la dérobée, dans le cimetière paroissial. Jusqu'à la fin de la Monarchie, la Cour gardera un silence total sur la présence de Mary Vetsera à Mayerling. L'admettre serait revenu à reconnaître l'adultère et à accréditer la thèse qui faisait de Rodolphe l'assassin de sa maîtresse. Conséquence du souci que la dynastie ne soit pas compromise dans un scandale, ces flottements et ces silences l'atteignent pourtant par un effet de boomerang. Ils nourrissent le soupçon que la Cour cherche à cacher des secrets plus terribles. Avant même la célébration des obsèques, des rumeurs commencent de circuler à Vienne, reprises par les milieux diplomatiques, colportées par la presse étrangère. Ainsi lorsque les lourdes portes de la crypte des Capucins, l'ultime demeure des Habsbourg, s'ouvrent sur la dépouille de Rodolphe, le mythe s'est déjà emparé de l'histoire."

BROCHE (François).

Assassinat du chancelier Dollfuss. Vienne, le 25 juillet 1934.

Balland, 1977, in-8°, 221 pp, Chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Crimes politiques)

La victime : Engelbert Dollfuss, Chancelier d'Autriche depuis 1932, patriote et fidèle catholique, il s'oppose à l'emprise nazie qui pèse sur son pays. Il y interdit même, en mars 1933, le parti national-socialiste. Par ailleurs, très lié aux conservateurs et ami de Mussolini, il combat violemment les socialistes et les milices ouvrières. – Le coupable : Otto Planetta, un ancien sous-officier manipulé par les nazis, abat Dollfuss, à Vienne, le 25 juillet 1934. Mais fort curieusement, l'attitude de Mussolini fait avorter le putsch. Dollfuss sera remplacé par le chancelier Schuschnigg. Deux ans plus tard, Mussolini s'allie à Hitler et, en 1938, l'Autriche est rattachée à l'Allemagne. C'est l'Anschluss.

BROGLIE (Raoul de).

Souvenirs français dans le Tyrol.

Innsbruck, chez l'Auteur, 1948, gr. in-8°, 177 pp, préface de Pierre Voizard, 45 portraits, gravures et photos, notes, reliure demi-toile illustrée de l'éditeur, rare fragile jaquette illustrée conservée (très lég. abîmée), bon état. Peu courant

Prisonniers politiques dans la forteresse de Kufstein : Théroigne de Méricourt, Maret de Bassano – L'émigration et les princes de Bourbon – Souvenirs militaires : 1703, 1797, 1799, 1805, 1809 – Ecrivains et voyageurs : Montaigne, Montesquieu, Dolomieu, Mme de Staël, Michelet – Internés au château d'Itter d'Albert Lebrun, Daladier, Paul Reynaud, Weygand, Gamelin, Léon Jouhaux, François-Poncet, le colonel de La Rocque – Les alpinistes... — "Il nous apparaît important de parler d’un ouvrage visant à rappeler l’origine de l’amitié franco-autrichienne. Grâce à ce livre, les troupes d’occupation françaises voulaient s’assurer que les Autrichiens ne les perçoivent pas comme de méchants occupants, mais plutôt comme des amis. C’est Raoul de Broglie qui a rédigé ce livre intitulé “Souvenirs français dans le Tyrol”, dont 2000 exemplaires ont été imprimés, grâce aux fonds destinés à la propagande française en Autriche, ouvrage commandé en juillet 1945 par Pierre Voizard, le chef de la Mission de contrôle pour les provinces du Tyrol et du Vorarlberg. (...) La description de Raoul de Broglie des rapports entre le Tyrol et la France relevait davantage du fantasme que de la réalité. Les Français étaient beaucoup plus méfiants envers les Autrichiens que ne le laisse croire l’auteur et les Autrichiens n’ont jamais accepté la présence de l’occupant français sur leur territoire. Raoul de Broglie avait toutefois l’honnêteté de parler clairement des avantages que procurait à la France l’occupation de l’Autriche..." (Éric Dussault, “La politique culturelle de la France dans sa zone d’occupation en Autriche (Tyrol et VorarÏberg) et à Vienne entre 1945 et 1955”, 2005)

BUTTINGER (Joseph).

Le Précédent autrichien. Contribution à l'étude de la crise du mouvement socialiste (1932-1941).

Gallimard, 1956, in-8°, 564 pp, traduit de l'allemand par Pierre Klossowski, chronologie de 1932 à 1941, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. Peu courant

"Un ancien dirigeant socialiste autrichien raconte ici de façon très minutieuse et presque au jour le jour, l'histoire des socialistes révolutionnaires en Autriche, depuis leur organisation après l'installation du régime autoritaire de Dollfuss en 1934, jusqu'à leur dissolution après l'Anschluss. (...) Le livre fournit en effet, à partir de l'exemple de l'Autriche, matière à nombreuses réflexions sur la crise presque inévitable qui menace un parti socialiste voulant rester démocratique. Le cas décrit peut n'avoir, comme l'auteur le reconnaît de bonne grâce, qu'une portée limitée ; les problèmes posés n'en sont pas moins de toute première importance, en même temps que de grande actualité. Le ton volontairement personnel adopté par l'auteur rend d'autant plus éloquent son témoignage. En appendice, tableau chronologique et index des noms de personnes." (Revue française de science politique)

BÉHAR (Pierre).

L'Autriche-Hongrie, idee d'avenir. Permanences géopolitiques de l'Europe centrale et balkanique.

Desjonquères, 1991, in-8°, 190 pp, 8 cartes, broché, bon état

BÉRAUD (Henri).

Le Feu qui couve.

Editions de France, 1932, in-12, 246 pp, ouvrage dédié à Albert Londres, broché, bon état. Edition originale, exemplaire de presse, prière d'insérer de 4 pp par Georges Champeaux joint

Reportages sur l'Europe centrale. Table : Misère sur le Danube. – Autriche. – Hongrie. – Tchécoslovaquie. – Yougoslavie. – Le feu qui couve.

CHAMBRUN (Charles de).

Traditions et souvenirs.

Flammarion, 1952, in-12, 231 pp, broché, bon état

Souvenirs d’ambassade du comte de Chambrun, de l'Académie française (1875-1952), consacrés pour une bonne part à sa mission à Rome, ses rapports étroits avec Mussolini, le Pacte à Quatre, les sanctions... qu'il est fort opportun de lire ou de relire. — "Volume de souvenirs d'un ambassadeur humaniste, appartenant à la grande tradition d'une époque où des gentilshommes, nourris de belles lettres, représentaient la France à l'extérieur et pouvaient joindre à leurs talents diplomatiques les grâces d'une éducation raffinée... Nous suivons Charles de Chambrun aux Etats-Unis, en Grèce, en Turquie, en Autriche, en Italie, nous entrons avec lui dans l'intimité de Mustapha Kémal et de Mussolini. Il s'agit là d'un tableau qui, sur la trame historique, ressuscite une Europe de transition à la veille d'être balayée par la guerre. Mais point d'exposé technique. C'est un récit vivant, émaillé d'anecdotes et de traits à la fois profonds et plaisants." (Hommes et mondes, 1952)

CHEVRIER (Raymond).

Sissi : Vie et destin d'Elisabeth d'Autriche (1837-1898).

Genève-P., Minerva, 1987, in-4°, 181 pp, 278 gravures et photos en couleurs, reliure toile éditeur, gardes illustrées, jaquette illustrée, bon état

Très beau livre illustré.

CLAIR (Jean)(dir.).

Vienne 1880-1938. L'Apocalypse joyeuse.

P., Editions du Centre Georges Pompidou, 1986, in-4°, 767 pp, 810 illustrations en noir et en couleurs, biographies, glossaire, Who's Who viennois, biblio, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état. Edition originale

Une exposition marquante du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou, « Vienne, naissance d’un siècle, 1880-1938 ». Les temps étaient alors à la célébration inquiète des fins de siècle, à l’interrogation perturbée sur la vitalité artistique d’époques plus troublées. La vieille Europe centrale et tout particulièrement la « double monarchie » – l’Empire austro-hongrois – suscitaient une fascination effervescente. — Table : Sissi ou la vulnérabilité (E.M. Cioran) ; Le flambeau d'Ewald (Claudio Magris) ; La Vienne de Freud (Bruno Bettelheim) ; Une modernité sceptique (Jean Clair) ; Entre rêve et réalité (Robert Waissenberger) ; De la scène publique à l'espace privé (Carl E. Schorske) ; La mort dans la peinture autrichienne (Werner Hoffmann) ; Hans Makart (Werner Hoffmann) ; Anton Romako (Gerbert Frodl) ; Les rêveurs dionysiaques (William Mc Grath) ; Les mécènes de la Sécession (Bernard Michel) ; Gustav Klimt (Werner Hoffmann) ; Otto Wagner. De la ″libre reconnaissance″ à l'art de construire (Peter Haiko) ; La ville blanche ″au Steinhof″ à Vienne. Architecture et maladie mentale (Peter Haiko, Harald Leupold-Löwenthal, Mara Reissberger) ; Adolf Loos et le ″Kulturgefälle″ est-ouest (Eduard Sekler) ; La Wiener Werkstätte 1903-1913. le paradis terrestre et le chemin de la ruine (Peter Vergo) ; L' âge d'or du graphisme viennois (Michael Pabst) ; La voie industrielle (Karl Mang) ; La mise en scène de théâtre (Wolfgang Greisenegger) ; Richard Teschner marionnettiste (Jarmila Weissenböck) ; La naissance de la théorie de l'art (Günter Metken) ; Souvenirs de collaborationa avec Ernst Kris (Ernst Gombrich) ; Sociologie et utopie d'un art autonome (Michael Pollak) ; Egon Schiele (Jane Kallir) ; La Vienne d'Arnold Schönberg (Jane Kallir) ; Arnold Schönberg et Richard Gerstl (Jane Kallir) ; Oscar Kokoschka (Serge Sabarsky) ; Choix de lettres (Oskar Kokoschka) ; Les maisons de Loos ou l'espace en projet (Françoise Very) ; La maison de Wittgenstein (Bernhard Leitner) ; Passe-impasse et manque (Pierre Boulez) ; Paul Poiret à Vienne, Emilie Flöge à Paris (Wolfgang Georg Fischer) ; La Sécession et Auguste Rodin, 1897-1905 (Daniele Gutmann) ; Les années parisiennes d'Adolf Loos, 1922-1928 (Yvonne Brunhammer) ; Politique communale à Vienne la rouge (Wolfgang Maderthaner) ; L' utopie construite. Le logement à Vienne la rouge, 1919-1934 (Sokratis Dimitriou) ; L' Ecole des arts appliqués du musée autrichien d'art et d'industrie (Gabriele Koller) ; Une modernité optimiste : la voie abstraite (Dieter Bogner) ; Cinéma : le chemin de Vienne (William Karl Guerin) ; La fin d'une république : les années trente (Michel Cullin) ; Enst Jünger, Alfred Kubin : extraits de correspondance (Henri Plard) ; Fugue de la mort (Paul Celan).

Collectif.

Vienne, début d'un siècle.

Critique n° 339-340, 1975, in-8°, 262 pp, Seize études sur quelques-uns des grands hommes qui ont vécu à Vienne vers 1900 (Ludwig Wittgenstein, Adolf Loos, Sigmund Freud, Arthur Schnitzler, Robert Musil, Hermann Broch, Hugo von Hofmannsthal, Arnold Schoenberg, Gustave Mahler, Aloïs Riegl, Gustave Klimt, Egon Schiele, Oskar Kokoschka, Ludwig Boltzmann, Otto Bauer, Victor et Frédéric Adler, Hans Kelsen, Karl Kraus), par Jacques Bouveresse, Hubert Damisch, Marie-Louise Testenoire, Marielle Latour, Charles Zorgbibe, Nike Wagner, etc.

DAUZAT (Albert).

L'Autriche.

Grenoble, P., Arthaud, 1946, gr. in-8° carré, 196 pp, 167 illustrations en héliogravure dans le texte et à pleine page, une carte dépliante volante, broché, couv. rempliée illustrée par Samivel, bon état (Coll. Les Beaux Pays)

"Félix Austria..., disait-on jadis. Qui songerait à le dire aujourd'hui ? Mais quand M. Albert Dauzat a pour la dernière fois parcouru « l'Autriche » et quand il a écrit son livre, c'était avant le coup de force hitlérien, et c'est encore une Autriche, sinon libre de toute crainte, du moins indépendante, qu'il a peinte, avec son visage à elle, telle que l'ont faite ses paysages, son histoire, sa civilisation, son caractère propre et sa vie. (...) Ce ne sont pas seulement des paysages qu'a vus et qu'a peints dans ce livre M. Dauzat, il a vu des hommes ; il a même distingué deux races, la blonde et la brune ; il a vu de l'histoire, la plus lointaine et la plus proche ; il a constaté que « le traité de Saint-Germain a désarticulé le Tyrol... et séparé des populations qui vivaient en communion depuis des siècles ». Dans ces paysages, dans cette histoire de l'Autriche, il a vu une atmosphère tranquille, un peuple accueillant, bon enfant, prenant les choses par le bon côté, laborieux aussi. une Autriche qui voulait vivre et s'était remise au travail. Ainsi ce beau livre de voyage est en même temps un livre de pensée, auquel les événements viennent d'ajouter une émouvante sympathie." (Charles Baussan, La Croix, 25 septembre 1938)

FEJTÖ (François).

Un Habsbourg révolutionnaire : Joseph II. Portrait d'un despote éclairé.

Plon, 1953, in-8°, 356 pp, 8 gravures hors texte et une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers)

Le portrait de celui qui fut par excellence le souverain des Lumières. Joseph II (1741-1790), roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains à vingt-trois ans en 1764, élu empereur d'Allemagne l'année suivante, visite ses Etats, puis l'Italie, la Prusse, la Russie et surtout Paris en 1777. En compagnie de sa soeur Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque. C'est là qu'il définit les principes de son action politique : le despotisme éclairé. Durant son règne, il abolit le servage et met en chantier une réforme fiscale. Il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du pape au dogme, sécularise la moitié des couvents et assure aux juifs une paix religieuse et sociale. Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent – pacifique –de la France, laissant un héritage riche et contrasté. Une biographie magistrale.

GEDYE (G. E. R.).

Suicide de l'Autriche. La tragédie de l'Europe centrale.

P., Union Latines d'Editions, 1940, in-8°, 348 pp, traduit de l'anglais (“Fallen Bastions”), 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état. Achevé d'imprimer le 1er janvier 1940, réservé aux souscripteurs de la collection “Guerre 39. Les documents européens de la guerre européenne” et non mis dans le commerce

George Eric Rowe Gedye (1890-1970), journaliste anglais, était correspondant du Daily Telegraph et du New York Times en Europe centrale de 1929 à 1939. En 1934, il aida le jeune Kim Philby à sauver des combattants républicains viennois. Trois jours après l'Anschluss, il fut expulsé par la Gestapo comme étranger indésirable. Après un court séjour à Londres, il se fixa à Prague, où il écrivit son livre le plus célèbre, “The Fallen Bastions”, dans lequel il attaquait violemment la politique d'apaisement britannique envers Hitler. Le livre retrace jour après jour les péripéties du drame qui livra l’Autriche et l’Europe danubienne à l’emprise hitlérienne.

GEDYE (G. E. R.).

Suicide de l'Autriche. La tragédie de l'Europe centrale.

P., Union Latines d'Editions, 1940, in-8°, 348 pp, traduit de l'anglais (“Fallen Bastions”), 8 pl. de photos hors texte, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre basane carmin, couv. et jaquette conservées, bon état. Achevé d'imprimer le 1er janvier 1940, réservé aux souscripteurs de la collection “Guerre 39. Les documents européens de la guerre européenne” et non mis dans le commerce

George Eric Rowe Gedye (1890-1970), journaliste anglais, était correspondant du Daily Telegraph et du New York Times en Europe centrale de 1929 à 1939. En 1934, il aida le jeune Kim Philby à sauver des combattants républicains viennois. Trois jours après l'Anschluss, il fut expulsé par la Gestapo comme étranger indésirable. Après un court séjour à Londres, il se fixa à Prague, où il écrivit son livre le plus célèbre, “The Fallen Bastions”, dans lequel il attaquait violemment la politique d'apaisement britannique envers Hitler. Le livre retrace jour après jour les péripéties du drame qui livra l’Autriche et l’Europe danubienne à l’emprise hitlérienne.

GUILLAUME (Lieutenant-général baron).

Histoire des régiments nationaux des Pays-Bas au service d’Autriche.

Bruxelles, Librairie Européenne C. Muquardt, 1877, in-8°, xix-420 pp, annexes, index des noms, broché, dos lég. abîmé, bon état. On joint un portrait gravé de l'auteur, avec fac-similé de sa signature

Guerre de Sept ans ; Guerre pour l'élection de Bavière ; Révolution brabançonne ; Campagne de 1792 contre la France ; Campagne de 1793 contre la France ; Campagne de 1794 contre la France ; Campagne de 1795 contre la France ; Campagne de 1796 contre la France ; Campagne de 1797 contre la France ; Campagne de 1799 contre la France – 1ère période ; Campagne de 1799 contre la France – 2e période ; Campagne de 1800 à 1801 contre la France ; Annexes. — La Révolution brabançonne éclata le 24 octobre 1789 et les troupes belges refoulèrent les Autrichiens au-delà de la Meuse jusqu'à Saint-Hubert. Mais ceux-ci, commandés par de Bender, reprirent graduellement du terrain à partir du 1er janvier 1790, ils ne franchirent cependant la Meuse que le 24 novembre et reconquirent ensuite en peu de jours le reste des Pays-Bas méridionaux...

HAMANN (Brigitte).

Elisabeth d'Autriche.

Fayard, 1997, in-8°, 611 pp, traduit de l'allemand, 2 généalogies, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, tranche lég. salie, bon état

Impératrice d'Autriche-Hongrie, la monarchie la plus autoritaire et la plus compassé qui fût en Europe, elle haïssait l'Etiquette et se disait démocrate ; Bavaroise d'origine et autrichienne par son mariage avec François-Joseph, elle n'aimait que la Hongrie ; censée animer la Cour et rehausser l'éclat de Vienne, elle vivait le plus souvent à la campagne ou dans de lointains séjours méditérranéens. Elle ne manifesta qu'indifférence pour l'Empire (sauf quand il s'agissait de la Hongrie), fut une épouse distante et négligea son seul fils, le prince héritier Rodolphe, dont la mort dramatique ne la toucha pas plus que celle de plusieurs autres proches. Martyrisant son corps par d'extravagants régimes alimentaires et d'épuisants exercices de gymnastique afin d'être toujours plus belle, elle était insensible aux hommes et ne cherchait à plaire qu'à elle-même. Rarement personnage officiel aura autant revendiqué le droit de vivre sa vie – et le XIXe finissant fut peut-être la période de l'Histoires qui s'y prêtait le moins... – , et pourtant elle ne cultiva ni le plaisir ni le devoir. Intolérables furent ses frustrations, terrible fut sa solitude, bien peu réconfortantes furent les consolations que lui procurèrent les exercices de plein air et les milliers de vers gauchement imités de Heine qu'elle composait. Certes, voilà un destin pathétique, mais combien loin des clichés douceâtres complaisamment distillés depuis bientôt cent ans sur une femme prise à tort pour une héroïne romantique ! C'est grâce à une fantastique érudition – des milliers de lettres ont été dépouillées, des dizaines de journaux intimes consultés, des centaines de poèmes inédits analysés – que l'historienne autrichienne Brigitte Hamann est parvenue pour la première fois à faire le portrait véridique de la légendaire Sissi.

HARDING (Bertita).

La Toison d'Or. Histoire de François-Joseph et d'Elisabeth d'Autriche.

Payot, 1937, in-8°, 274 pp, traduit de l'anglais par Maurice Soulié, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

HERZSTEIN (Robert Edwin).

Waldheim, les années obscures.

Plon, 1988, gr. in-8°, 306 pp, traduit de l'américain, 16 pl. de photos hors texte, sources d'archives, notes, broché, bon état

Le président de la République autrichienne, ancien secrétaire général des Nations unies, est-il un criminel de guerre ? Malgré ses dénégations répétées, il est acquis que Waldheim a menti – ne serait-ce que par omission. Sa biographie officielle a été tronquée, afin d'effacer un certain passé. Sa carrière militaire ne s'est pas terminée par une blessure sur le front russe en décembre 1941. Dès 1942, le lieutenant Waldheim se trouvait dans les Balkans. Même s'il n'a pas participé personnellement aux pires exactions commises par l'occupant – suppression de villages entiers, expédition de milliers de soldats italiens désarmés dans les camps de travail du IIIe Reich, exécution et déportation de Juifs et de Yougoslaves – Waldheim a su et il s'est tu. Comment a-t-il pu, après la guerre, échapper au filtre des commissions de dénazification pour entreprendre une carrière de diplomate, avant d'accéder à la charge suprême en Autriche ? Quelles complicités, à l'étranger et dans son pays, ont permis cette conspiration du silence ? Au moment où l'affaire Waldheim rebondit, l'auteur a rassemblé les pièces du puzzle, remontant jusqu'à la jeunesse et à l'enfance de Kurt Waldheim. Son enquête rigoureuse, la plus complète à ce jour, fait déjà autorité pour éclairer les "années obscures" de l'homme qui se voulait sans passé...

KOMAROW (N.).

L'Autriche-Hongrie et la Russie devant la question d'Orient.

dans le Correspondant, 1908, gr. in-8°, 31 pp, broché, état correct

On trouve dans le même numéro des études sur : La Confédération générale du Travail : l'organisation, les troupes, l'état-major, le budget (Henri de Larègle), Le mariage de Lamartine (Léon Séché), Un prince allemand au service de la France : Bernard de Saxe-Weimar (Mis Costa de Beauregard), Une séparation de corps au XVIIe siècle : Hortense Mancini (2e et dernière partie) (Jules de Glouvet), etc.

KREISSLER (Félix).

De la Révolution à l'annexion : l'Autriche de 1918 à 1938. (Thèse complémentaire).

PUF, 1971, gr. in-8°, 419 pp, suivies de 24 pages de documents, 7 tableaux statistiques, biblio, index, broché, jaquette illustrée, bon état

"Le récent ouvrage de Félix Kreissler a, pour les Français qui ignorent l'allemand, le grand mérite de combler une lacune : pour la première fois est publié dans notre langue un exposé qui ne néglige aucun fait essentiel de l'histoire de la première République autrichienne, que ce soit sur le plan politique, économique, social ou culturel..." (Jean Sigmann, Annales ESC, 1974) — "Le livre de Félix Kreissler se situe dans la bonne tradition de l'école historique autrichienne : une solide étude chronologique, reposant sur l'exploitation de documents imprimés." (Annales ESC, 1974)

KREISSLER (Félix).

La Prise de conscience de la nation autrichienne. (Thèse).

PUF, 1980, 2 vol. gr. in-8°, 985 pp, documents en annexes, biblio, index, brochés, bon état

L'Anschluss ; L'Ostmark ; Les exilés ; La résistance ; Le traité d'Etat de 1955 ; L'émergence d'une conscience nationale autrichienne. — Tome I : 1. Anschluss et désintégration de l'Autriche (février 1938 - septembre 1939) ; 2. Un pays sans nom sous la guerre (1939-1945) : L'Autriche sous le commissaire du Reich, La résistance intérieure et ses motivations, les exilés... ; Tome II : 3. Situation et actualité de la nation autrichienne (années cruciales : 1945 - 1955 - 1978).

KREISSLER (Félix).

La Prise de conscience de la nation autrichienne. Tome I : 1938-1945. (Thèse).

PUF, 1980, gr. in-8°, 482 pp, broché, jaquette illustrée, bon état

Tome I seul (sur 2) contenant les 1ère et 2ème parties : 1. Anschluss et désintégration de l'Autriche (février 1938 - septembre 1939) ; 2. Un pays sans nom sous la guerre (1939-1945) : L'Autriche sous le commissaire du Reich, La résistance intérieure et ses motivations, les exilés... Le tome II contient la 3ème partie qui traite de la nation autrichienne de 1945 à 1978.

LARISCH (Comtesse Marie).

Mon passé : Le drame de Meyerling.

P., Emile-Paul Frères, 1936, in-12, 290 pp, nouvelle édition, traduit par la comtesse Jean de Ségonzac, broché, bon état

Par la comtesse Marie Larisch (née Baronne de Wallersee), nièce de l'impératrice Elisabeth d'Autriche et fille du duc Louis de Bavière. La comtesse Marie, fille du duc Louis de Bavière, qui était, en cette qualité, reçue dans l'intimité de la cour impériale d'Autriche, avait joué un certain rôle dans la liaison de l'archiduc Rodolphe avec la jeune baronne de Vetsera. Après le drame de Meyerling, la comtesse avait dù quitter la cour et l'Autriche. — "Ce livre fut, lors de son apparition [en 1914], sévèrement prohibé dans tous les pays de langue allemande. Il souleva d'âpres protestations, non pas contre la réalité des faits, mais contre le rôle que l'auteur s'y attribuait. Nous le publions comme un récit historique, sans rien y changer. Il est le lever de rideau de cette tragédie des Habsbourgs qui a mis l'univers à feu et à sang..." (Comtesse Jean de Ségonzac)

LA SALLE de ROCHEMAURE (Anne Louis Hercule, duc de).

Du Danube à la Sprée. Profils hongrois, silhouettes germaniques.

Aurillac, Imprimerie Moderne, 1909, fort gr. in-12, 687 pp, broché, bon état

Récit de voyage par un des plus grands défenseurs de la culture auvergnate. Wurtemberg ; Bavière ; Salzbourg ; Pozsony ; Budapest ; Physionomie générale de la Hongrie ; Vienne ; Prague, Saxe - Dresde ; Weimar ; Berlin ; Postdam.

LEUTRUM (Countess Olga).

Court and Diplomacy in Austria and Germany : What I know.

London, T. Fisher Unwin, 1918, in-8°, 287 pp, 8 planches de photos hors texte (y compris le frontispice), reliure de l'éditeur pleine toile moutarde, titres en noir au 1er plat et au dos, tranches lég. piquées, bon état. Texte en anglais

"Les souvenirs de la comtesse Leutrum resteront parmi les plus probants témoignages qui nous fassent connaître l'état d'âme de l'Autriche pendant l'époque de l'avant-guerre et celui de l'Allemagne au début des hostilités. L'auteur s'exprime aussi nettement que le permettent les convenances de sa situation. D'ailleurs, Hongroise par son père et par son mari, elle garde pour la vieille et sainte Russie de sa famille maternelle une affection presque mystique ; mais, comme elle écrivait son livre au printemps de 1917, avant l'avènement de Lénine, elle se berçait d'espérances qui se dissipent aujourd'hui. (...) De 1903 à 1906, après la mort de sa mère, la jeune fille entra, sur le désir de son père, dans la maison du généralissime de l'armée autrichienne, l'archiduc Frédéric , et de sa femme, Isabelle d'Autriche. Elle succédait à la comtesse Aerenthal et occupait la position tenue peu auparavant par la comtesse Chotek, dont le mariage avec l'héritier du trône, l'archiduc François-Ferdinand, avait été la suite obligée d'une liaison trop tôt découverte. L'auteur évite les indiscrétions scandaleuses, si abondantes qu'elles puissent être, sur la cour de Vienne, estimant peu délicat de desservir les gens dont on a partagé en sous-ordre l'intimité. Elle excepte toutefois de cette réserve les conversations politiques qui appartiennent à l'histoire et qui déjà révélaient des intentions destinées à se traduire en actes sanglants. Le comte Aerenthal y figure avec un cynisme parfait ; d'avance, il traçait le programme machiavélique à suivre pour attirer la Russie dans le piège : entreprise difficile, concluait l'archiduc Frédéric, tant cette puissance se montrait débonnaire. La guerre trouva la comtesse Leutrum, veuve après une courte séparation de corps, réfugiée chez des parents de son mari à Munich ; c'est de là que, après des péripéties intéressantes, accompagnées de notations curieuses, elle put gagner la Hollande pour s'y établir au milieu d'amis qui avaient conservé le souvenir de sa famille, afin d'y attendre et obtenir sa rentrée dans la nationalité russe..." (R. de Kérallain, Revue Historique, 1919)

LIGNE (Charles-Joseph, Prince de).

Fragments de l'histoire de ma vie. Publiés par Félicien Leuridant. Tome II.

Plon, 1928, in-8°, 426 pp, 2 portraits et un fac-similé hors texte, index, pt trace de mouillure en marge des premiers feuillets, qqs rousseurs

Tome II seul (sur 2). Chapitres sur Napoléon à Vienne en 1805, la guerre de 1809, le mariage de Marie-Louise, le désastre français de 1812 vu de Vienne, etc. — "Excellent témoignage sur la société de Vienne au temps de l'Empereur François." (Tulard, 905).

LIGNE (Charles-Joseph, Prince de).

Préjugés et Fantaisies militaires ; avec étude par le lieutenant général baron de Heusch. Edition du Centenaire.

Bruxelles, Bibliomania, 1914, 2 vol. gr. in-8°, (4)-li-162 et (4)-ii-150 pp, deux portraits en frontispices, deux volumes reliés en un volume simili-cuir noir, dos lisse, titres, filets et fleuron argentés, bon état, ex-libris Jean-Jacques Pattyn

"Feld-maréchal des armées de l’Empereur et membre du conseil aulique, Charles-Joseph, prince de Ligne (1735-1814), fut un brillant militaire et diplomate au service de l’Autriche. Il adorait les femmes, les reines en particulier (Marie Antoinette, Catherine II). Curieux, cultivé, raffiné, il se créa des contacts avec les grands esprits de son temps (Voltaire, Rousseau...) et les aventuriers. Il protégea Casanova, qui lui fournit des renseignements sur Bonneval. Les sources biographiques habituelles permettent de connaître l’histoire de sa vie, et la critique militaire acide de Bardin (Dictionnaire des auteurs militaires) le contenu du livre. Les “Fantaisies” sont une suite de réflexions sensées sur l’art militaire, les “Préjugés” un programme de réformes de l’armée autrichienne ; le tout est écrit sur un ton badin, détaché, léger, spirituel..." (Jean-Pierre Salzmann, Histoire militaire & Stratégie n° 30, 2013)

MARBOE (Ernst).

Le Livre de l'Autriche.

Vienne, Imprimerie nationale d'Autriche, s.d. (v. 1960), in-8°, xxxi-544 pp, 3e édition revue, traduction francaise par Léon Van Vassenhove, très nombreuses illustrations en couleurs (reproductions architecturales, cartes et plans, paysage, évocation figurative, mode, costumes régionaux), reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

MARIE-THÈRESE d'Autriche et MARIE-ANTOINETTE.

Correspondance entre Marie-Thérèse et Marie-Antoinette. Présentée et annotée par Georges Girard.

Grasset, 1933, in-8°, 333 pp, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état

Correspondance de 1770 à 1780. — "On sait que le seul texte authentique de la correspondance de Marie-Antoinette avec sa mère figure dans le recueil publié d'abord à Vienne en 1864 par le chevalier d'Arneth, et ensuite dans le recueil plus vaste publié en 1874 par MM. d'Arneth et Geffroy (Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau avec les lettres de Marie-Thérèse et de Marie-Antoinette). M. Georges Girard a cru bon de rééditer la correspondance entre la mère et la fille parce que les publications précédentes sont aujourd'hui difficiles à se procurer, et surtout parce qu'elles ne sont pas absolument complètes. Outre les lacunes dues à la perte de certaines lettres, les éditeurs avaient omis deux lettres, l'une de Marie-Thérèse du 30 juillet 1775, l'autre de Marie-Antoinette du 30 août 1777, et qu'ils avaient en outre supprimé dans les autres certains passages. Le fait est dû à des soucis de convenance : la lettre de Marie-Thérèse est en effet un réquisitoire très vif contre la légèreté de sa fille et les Archives de Vienne n'en avaient pas permis la publication ; celle de Marie-Antoinette annonce à sa mère la consommation de son mariage. Les passages supprimés ailleurs sont la conséquence de l'omission de ces deux lettres. Or ces lacunes ne sont pas indifférentes. La préoccupation d'assurer la succession pour consolider l'alliance hante Marie-Thérèse, et, pour l'explication psychologique du caractère de Marie-Antoinette, la question de ses rapports conjugaux avec le roi est capitale. La publication de M. Georges Girard apporte donc une contribution très intéressante à l'histoire de Marie-Antoinette. Elle rendra service aux historiens et permettra au grand public de pénétrer dans l'intimité d'une des reines de France qui ont le plus suscité la curiosité." (Albert Girard, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1934) — "Ce livre doit être considéré comme le complément naturel de la magistrale biographie de Marie-Antoinette par Stefan Zweig. Quelque chose comme ce que les érudits appellent un recueil de pièces justificatives. La correspondance de Marie-Thérèse et de Marie-Antoinette, sa fille, que l'on va trouver pour la première fois intégralement publiée ici, est en effet le texte essentiel sur lequel l'éminent écrivain autrichien s'est fondé pour bâtir sa psychologie de la reine de France" (G. Girard)

MARIE-THÈRESE d'Autriche et MARIE-ANTOINETTE.

Correspondance entre Marie-Thérèse et Marie-Antoinette. Présentée et annotée par Georges Girard.

Grasset, 1933, in-8°, 333 pp, imprimé sur alfax Navarre, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre chagrin vert et vermillon, fleurons dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état

Correspondance de 1770 à 1780. — "On sait que le seul texte authentique de la correspondance de Marie-Antoinette avec sa mère figure dans le recueil publié d'abord à Vienne en 1864 par le chevalier d'Arneth, et ensuite dans le recueil plus vaste publié en 1874 par MM. d'Arneth et Geffroy (Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau avec les lettres de Marie-Thérèse et de Marie-Antoinette). M. Georges Girard a cru bon de rééditer la correspondance entre la mère et la fille parce que les publications précédentes sont aujourd'hui difficiles à se procurer, et surtout parce qu'elles ne sont pas absolument complètes. Outre les lacunes dues à la perte de certaines lettres, les éditeurs avaient omis deux lettres, l'une de Marie-Thérèse du 30 juillet 1775, l'autre de Marie-Antoinette du 30 août 1777, et qu'ils avaient en outre supprimé dans les autres certains passages. Le fait est dû à des soucis de convenance : la lettre de Marie-Thérèse est en effet un réquisitoire très vif contre la légèreté de sa fille et les Archives de Vienne n'en avaient pas permis la publication ; celle de Marie-Antoinette annonce à sa mère la consommation de son mariage. Les passages supprimés ailleurs sont la conséquence de l'omission de ces deux lettres. Or ces lacunes ne sont pas indifférentes. La préoccupation d'assurer la succession pour consolider l'alliance hante Marie-Thérèse, et, pour l'explication psychologique du caractère de Marie-Antoinette, la question de ses rapports conjugaux avec le roi est capitale. La publication de M. Georges Girard apporte donc une contribution très intéressante à l'histoire de Marie-Antoinette. Elle rendra service aux historiens et permettra au grand public de pénétrer dans l'intimité d'une des reines de France qui ont le plus suscité la curiosité." (Albert Girard, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1934) — "Ce livre doit être considéré comme le complément naturel de la magistrale biographie de Marie-Antoinette par Stefan Zweig. Quelque chose comme ce que les érudits appellent un recueil de pièces justificatives. La correspondance de Marie-Thérèse et de Marie-Antoinette, sa fille, que l'on va trouver pour la première fois intégralement publiée ici, est en effet le texte essentiel sur lequel l'éminent écrivain autrichien s'est fondé pour bâtir sa psychologie de la reine de France" (G. Girard)

MARMIER (Xavier).

Du Rhin au Nil. Tyrol, Hongrie, Provinces danubiennes, Syrie, Palestine, Egypte. Souvenirs de voyages.

P., Arthus Bertrand, s.d. (1847), 2 vol. in-12, xxix-396-(4) et 496 pp, biblio, reliures demi-chagrin carmin, dos à nerfs filetés, titres dorés (rel. de l'époque), fer du lycée impérial de Nantes aux 1er plats, qqs rousseurs, bon état

Les voyageurs français de la première moitié du XIXe siècle ont été, dans l’ensemble, assez critiques à l’égard de Méhémet-Ali, dont la francophilie et le réformisme déclarés s’accompagnaient d’un mode de gouvernement autocratique, voire cruel – même un admirateur du pacha réformateur comme l’historien de la littérature Xavier Marmier dénonce sans détour, dans "Du Rhin au Nil" (1847), la bastonnade dont les fellahs sont régulièrement victimes sur les chantiers auxquels on les contraint de travailler. — Romancier, poete, voyageur, traducteur, professeur, redacteur en chef de la "Revue germanique", conservateur, Xavier Marmier a vecu de 1808 a 1892. Il propagea en France les litteratures germaniques et scandinaves. Il commence sa carriere a Besancon et se rend a Paris puis voyage en Allemagne et prend part a des expeditions en Islande et en Scandinavie. Ensuite, il devient l’espace de quelques mois, professeur de litterature etrangere a Rennes, avant de partir pour le pole Nord. De retour a Paris, il est nomme bibliothecaire au ministere de l’Instruction publique. Apres quoi il s’en va pour les Pays-Bas, la Finlande, la Russie et la Pologne, puis au Moyen-Orient et en Algerie. De retour en France il devient administrateur general de la Bibliotheque Sainte-Genevieve, mais repart quelques annees plus tard en Amerique. De tous ses voyages, il rapporte des recits et des ecrits sur la litterature, l’histoire et la geographie locale. Il est elu membre de l’Academie francaise en 1870.

MARSE (Max).

L'Autriche à l'aube du XXe siècle.

P., Au Mémorial Diplomatique à la Libr. A. Eichler, 1904, in-12, vii-175 pp, préface de M. d'Estournelles de Constant, broché, couv. défraîchie, état correct, envoi a.s.

Le système gouvernemental en Autriche : hier et aujourd'hui ; L'administration politique de l'Autriche ; La politique commerciale de l'Autriche ; La Caisse d'épargne postale ; L'economie politique de l'Autriche ; Le port de Trieste, ses origines et son développement ; Les chemins de fer ; L'enseignement professionnel ; L'enseignement commercial ; L'État actuel de la législation sociale en Autriche ; L'État-mécène.

MAZADE ROUSSAN (Simone).

En Ethiopie. Harrar, la ville emmurée.

dans La Revue universelle, 15 juin 1935, gr. in-8°, 20 pp, broché, bon état

On trouve dans le même numéro des articles de Thierry Maulnier sur “Les Incertitudes du National-Socialisme” (9 pp), de Paul Dubois sur “James Joyce, Irlandais” (27 pp), la dernière partie du récit de la comtesse de Dreux-Brézé : “Deux mois chez les Nazis d'Autriche” (14 pp), etc.

METTERNICH (Pauline de).

Souvenirs d'enfance et de jeunesse (Geschehenes, Gesehenes, Erlebtes) (1845-1863). Suivi de : Souvenirs de la princesse Pauline de Metternich (1859-1871).

Plon, 1922-1924, 2 vol. in-12, lii-270 et xxviii-250 pp, 1er volume traduit de l'allemand par Mme H. Pernot, 2e volume écrit directement en français, préfaces et notes de Marcel Dunan, 4 portraits hors texte, brochés, dos consolidé avec un film transparent autocollant au 1er volume, dos proprement restauré au second, bon état, envoi a.s. de la traductrice au 1er volume

Petite-fille du fameux chancelier, épouse de Richard de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris, la Princesse Pauline de Metternich fait rapidement la conquête de l'Empereur Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie. Elle évolue dans ce milieu de la cour en triomphatrice, grâce à son esprit, son affabilité et aussi son élégance qui créa la mode à Paris. La charmante princesse, « la jolie laide » comme l'appelaient ses amis, fait revivre dans ses Souvenirs toute une époque et un milieu... Tout est noté, les rencontres avec les princes et les princesses de la cour, les écrivains, les compositeurs (elle a une réeelle affection pour Wagner). Erudite et avide d'apprendre, elle organisa des salons littéraires qui eurent un réel succès. Elle raconte les scandales, comment faire évoluer le protocole à la cours, etc. Pauline n'a pas son pareil pour rire des défauts de ses contemporaines. Le souvenir d'un voyage sur la “Mouette”, bateau impérial reste dans les mémoires et surtout comment ces dames n'arrivaient pas à supporter les voyages en train pour aller à Compiègne ou Fontainebleau... — La princesse Pauline de Metternich, belle-fille et petite-fille du chancelier, écrit dans ses mémoires {Souvenirs d'enfance et de jeunesse, p. 31), en parlant du séjour du chancelier à Bruxelles : « Le roi Léopold de Belgique appartenait aux visiteurs les plus assidus et venait volontiers chercher conseil auprès du prince de Metternich. On sait qu'il était considéré comme le médiateur de tous les Cabinets. Grand-père affirmait qu'il était un des meilleurs diplomates qu'il ait rencontrés. Très circonspect, très prudent et rusé à l'extrême ». — "La princesse Pauline de Metternich, petite-fille et belle-fille du célèbre chancelier, avait épousé son propre oncle, Richard de Metternich, qui fut ambassadeur d'Autriche à Paris de 1859 à 1871. A la cour de Napoléon III et dans la haute société parisienne, la princesse se rendit célèbre par son esprit de conversation, son enjouement, sa vivacité. Elle vécut longtemps. Elle est morte le 28 septembre 1921. Elle a laissé, en français, des souvenirs que M. Marcel Dunan vient de publier. Ces pages, dans le goût du XVIIIe siècle et du prince de Ligne, sont charmantes. Observatrice intelligente et sans méchanceté, la princesse de Metternich a tracé, au jour le jour, un tableau de la cour de Napoléon III, en forme d'anecdotes, qui ont toutes un air de vérité. On sent que ce sont de loyales impressions et instantanées. L'auteur voit en beau, par amitié. Mais il suffit d'effacer en esprit certaines épithètes laudatives pour s'apercevoir que c'est un témoignage aussi impartial qu'il était possible de l'attendre d'un tel témoin. Ce livre a donc une valeur historique. C'est une contribution à l'histoire politique du Second Empire, et aussi à l'histoire morale de la société officielle et polie à cette époque. Lecture amusante, et qu'on ne peut quitter quand on l'a commencée. Le ton devient plus grave à la fin. C'est la déclaration de guerre, c'est la guerre, c'est la chute de l'empire, c'est la fuite de l'impératrice, que la princesse raconte après tant d'autres, mais avec quelques détails nouveaux. Sur la confiance en la victoire que la princesse vit alors, sinon chez Napoléon III lui-même, du moins dans son entourage, sur cette confiance qu'elle ne partageait pas, elle donne des détails qu'aujourd'hui on ne peut lire sans mélancolie. Si Napoléon Ill avait des illusions, il les perdit dès le combat de Forbach. L'impératrice Eugénie montra à M. de Metternich, le mari de la princesse Pauline, une dépêche que t'empereur lui adressa de Forbach, et dans laquelle il lui disait « Rien n'est prêt. Nous n'avons pas suffisamment de troupes. Je nous considère d'avance comme perdus. » Cette dépêche est-elle authentique ? L'a-t-on retrouvée depuis ? Je n'ai pas eu le temps de le rechercher. Mais il est bien probable qu'aux premiers échecs Napoléon III considéra la situation comme désespérée. La princesse a assisté à l'effondrement moral qui précéda l'effondrement physique du régime impérial. Ses souvenirs ne sont pas seulement intéressants et amusant : ils sont utiles, et M. Marcel Dunan a rendu service à l'histoire en les publiant." (A. Aulard, La Révolution française, revue historique, 1923) — "Ces importants souvenirs de l'épouse de Richard de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris, sont primordiaux, notamment pour mieux connaître la vie à la Cour impériale : le couple faisait partie du cercle d'amis de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie." (Bourachot, 285)

MICHIELS (Alfred).

Histoire de la politique autrichienne depuis Marie-Thérèse.

Dentu, 1861, in-8°, xv-529 pp, broché, couv. factice où le 1er plat de couv. original a été collé, qqs rousseurs éparses, bon état

"L'histoire du règne des deux fils de MarieThérèse, Joseph II et Léopold, forme le principal sujet du nouveau volume de M. Michiels. L'auteur a remué beaucoup de documents et amassé des faits instructifs. Son livre renferme assez de quoi intéresser utilement les lecteurs qui veulent surtout être amusés ; et le lecteur réfléchi y prendra de son côté une idée nette de cette époque de l'histoire des pays autrichiens où le despotisme était toujours le principe du gouvernement. Il est visible que malgré sa sympathie déclarée pour Joseph II, M. Michiels a été plus d'une fois embarrassé de juger son gouvernement. Dans la lutte de Joseph II avec la Hongrie et la Belgique, on voit d'une part un prince honnête homme, qui veut le bien, mais qui l'impose de force et par acte de bon plaisir ; de l'autre, deux peuples qui opposent à leur roi ou à leur suzerain le droit qu'ils ont toujours eu de se gouverner eux-mêmes, mais qui n'usent des institutions libres que pour défendre obstinément des préjugés et des abus odieux (par exemple, la torture et l'inégalité des cultes). Pour qui se prononcer ? Dans l'insurrection belge, il est vrai on découvre de si misérables mobiles, des intrigues si tristes des caractères si mesquins et Joseph II rencontre des adversaires si intéressés et si perfides, qu'on oublie sans trop de peine cette Constitution de Brabant, jadis noblement défendue contre l'Espagne par les protestans du seizième siècle. (...) Au moment où éclata la Révolution française, dont il partageait sur tant de points et les principes salutaires et les erreurs, il disait amèrement à M. de Ségur « Une folie générale s'est emparée des peuples ; ceux du Brabant se révoltent parce que j'ai voulu leur donner ce que votre nation demande à grands cris. » Tous ses chagrins d'honnête homme sont dans ce mot. On serait tenté de dire, quand on en pèse bien le sens, qu'il n'y a pas eu de destinée royale plus triste que celle de Joseph II, si l'on ne se souvenait à temps de sa sœur. Il faut convenir en tout cas que la fortune n'a guère aimé les enfans de Marie-Thérèse et qu'il ne leur a pas servi de beaucoup d'être bons et humains..." (Journal des Débats politiques et littéraires, 1861)

MORTON (Frédéric).

Valse d'automne. Vienne, 1888-1889.

Albin Michel, 1986, gr. in-8°, 358 pp, 28 gravures et photos, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Chronique historique sur la Vienne fin de siècle : Klimt, Strauss, Mahler, Freud, le prince Rodolphe, Schnitzler, etc.

MURET (Maurice).

L'Archiduc François-Ferdinand.

Grasset, 1932, in-8°, 347 pp, imprimé sur Alfa Navarre, biblio, broché, une photo de François-Ferdinand en couverture, qqs rares marques au crayon en marges, bon état

"La plupart des personnages historiques ont dû leur immortalité à leurs mérites ou à leurs forfaits, mais elle est échue à quelques uns par simple accident. L'archiduc François-Ferdinand sera de ce nombre. Sa fin tragique a déchaîné une effroyable guerre et son souvenir vivra aussi longtemps qu'on racontera cette lutte gigantesque. Mais déjà avant le meurtre de Sérajevo, il avait attiré l'attention sur sa personne par son mariage rormanesque, par la sympathie qu'il manifestait pour les Slaves, par les projets de réforme ou plutôt de bouleversement qu'on lui prétait, par tout ce qu'on espérait ou redoutait de sa volonté impérieuse. Peut-être, s'il eut vécu, ce prince autoritaire et violent fût il parvenu à revigorer un empire qui se décomposait et il garde l'attrait mystérieux des grands de la terre à qui une fin prématurée n'a pas permis de réaliser leurs vastes desseins. M. Muret, après s'être astreint à lire à peu près tout ce qui a été écrit sur cette énigmatique et inquiétante figure, a pu fixer avec sûreté les traits caractéristiques de sa physionomie. Mais il ne s'est pas borné à cette étude psychologique ; la faveur avec laquelle son beau livre a été accueilli est due surtout a son exposé lumineux et objectif des tendances rivales et des passions politiques qui se heurtaient en Autriche avant la grande guerre et qui l'on conduite à sa perte. On y voit comment fut préparé et perpétré l'assassinat de l'archiduc, qui avait suscité tant d'inimitiés ; on y saisit les signes avant-coureurs de l'orage qui allait fondre sur l'Europe et jeter bas l'édifice vermoulu de la monarchie de Habsbourg, dont François-Ferdinand voulait être le sauveur." (F. Cumont, Revue belge de philologie et d'histoire, 1933)

NEGRIÉ (Dr J.).

Histoire de l'Autriche.

Editions du Scorpion, 1961, in-8°, 278 pp, 2 cartes, biblio, 2 tableaux généalogiques hors texte, biblio, broché, bon état. Edition originale

PADOVER (S.K.).

Joseph II, l'empereur révolutionnaire, 1741-1790.

Payot, 1935, in-8°, 323 pp, traduit de l'anglais, une carte, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations crayon, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

"La plupart des biographes, même les mieux intentionnés, y compris Padover, ont puisé largement dans une collection de lettres de l'empereur publiée « à Constantinople » en 1790 qui s'est révélée fausse en presque totalité, et d'où sont tirées les formules-chocs prêtées à Joseph (« Je veux faire de la philosophie la législatrice de mes Etats »). (...) Né en mars 1741, premier enfant mâle dans une famille affaiblie par une succession féminine, Joseph fut initié au gouvernement dès 1760 ; en 1764, il fut élu roi des Romains. En 1765, à la mort de son père l'empereur François de Lorraine, il devint empereur et sa mère Marie-Thérèse l'associa comme co-régent au gouvernement des États des Habsbourg. Mais ne nous méprenons pas : Marie-Thérèse était la seule souveraine et pouvait donc agir en toute indépendance alors que Joseph II ne pouvait rien faire sans l'avis de sa mère. D'où la difficulté de sa situation dans un combat à armes inégales. Les rapports de la mère et du fils ont suscité les interprétations les plus diverses. Joseph II qui ne voulait pas être une potiche (son père, co-régent lui aussi, s'était contenté de ce rôle), supportait mal la tutelle d'une mère dominatrice et aimante, usant trop souvent de la corde sensible pour faire fléchir un fils provocateur et radical. Les quinze années de la co-régence donnent l'impression d'un psychodrame permanent, avec des périodes d'idylle, avec des temps de crise où chacun menace, Marie-Thérèse d'abdiquer, Joseph de se cantonner dans sa fonction d'empereur, le chancelier Kaunitz, troisième personnage du triumvirat, comptant les points ou tâchant d'arbitrer..." (Claude Michaud, Annales ESC, 1988)

PERRIN (Henri).

Nous partons pour l'Autriche.

PUF, 1973, in-12, 300 pp, 32 pl. h.t., 40 croquis, cartes et plans, index, cart. éd. (Coll. Nous partons pour...)

POLZER-HODITZ (Comte A.).

L'Empereur Charles et la mission historique de l'Autriche.

Grasset, 1934, in-8°, 380 pp, traduit de l'allemand par J. Benoist-Méchin, documents en appendices pp 343-377, imprimé sur papier Alfax Navarre, broché, couv. illustrée, pt mque au bas du dos, bon état

"L'histoire de la guerre reçoit un apport important dans les mémoires du comte A. Polzer-Hoditz : “L'empereur Charles et la mission historique de l'Autriche”, traduit de l'allemand par J. Benoist- Méchin. L'auteur s'applique à montrer comment l'Autriche a ruiné sa mission d'empire supranational en s'abandonnant, aux dépens des Slaves et des Latins, au nationalisme allemand et au nationalisme hongrois." (André Mazon, Revue des Études slaves, 1934)

REFFET (Michel)(éd.).

L'Autriche et l'idée d'Europe. Actes du 29e Congrès de l'AGES.

Dijon, Editions universitaires de Dijon, 1997, gr. in-8°, 452 pp, préface de Jean-Paul Bled, broché, couv. illustrée, bon état

Le destin européen de l'Autriche ne date pas de son entrée dans l'Union Européenne en 1995. Il est inscrit au plus profond de son histoire. L'empire des Habsbourg lui a légué bien davantage qu'une partie de son territoire, il lui a laissé aussi en héritage une mémoire collective sur laquelle l'Autriche du XXe siècle fonde essentiellement son identité : le souvenir d'un passé glorieux, d'un temps où l'Autriche donnait le ton dans le concert des nations européennes, la conscience d'avoir un rôle de premier plan à jouer en direction de l'Europe centrale et orientale, l'expérience d'un État multinational et pluriethnique : une culture qui tire sa richesse de sa pluralité. En cherchant à mettre en lumière à travers son histoire et son actualité, dans ses diverses manifestations politiques et littéraires la "vocation européenne" de l'Autriche, les communications présentées à l'occasion de ce 29e congrès de l'Association des Germanistes de l'Enseignement supérieur répondent aussi, d'une certaine manière, à la question de l'avenir de l'Europe. — 30 études érudites (11 en allemand).

SCHORSKE (Carl E.).

De Vienne et d'ailleurs. Figures culturelles de la modernité.

Fayard, 2000, gr. in-8°, 316 pp, 12 illustrations, index, broché, couv. illustrée, bon état

Le passage à ce qu'il est convenu d'appeler la modernité, au tournant du XXe siècle, se caractérise, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, par le sentiment qu'éprouvent les acteurs du changement et leurs critiques de tourner définitivement le dos au passé. Ainsi parle-t-on d' "architecture moderne", de "musique moderne", d' "art moderne", de "science moderne", comme si les créateurs de l'époque, confrontés à un monde irrémédiablement nouveau, avaient rompu les amarres avec la tradition. Il faut bien dire que le génie d'Adolf Loos, de Sigmund Freud, de Gustav Mahler notamment, en faisant de Vienne le laboratoire du monde moderne, n'est pas pour rien dans le succès de l'idée que la modernité c'est la rupture, et que, pour penser juste, il faut penser sans l'histoire. Cette approche, que l'on peut à bon droit qualifier de moderniste, fait suite au courant historiciste qui a largement dominé les créations culturelles et artistiques au XIXe siècle. A nulle autre époque, en effet, la conscience historique n'a autant marqué les esprits alors farouchement attachés aux modèles du passé, autrement dit à penser avec l'histoire. Cependant, Carl E. Schorske montre ici que l'historicisme du XIXe siècle et le modernisme du début du XXe siècle ne constituent pas deux approches antithétiques, mais expriment deux phases successives d'un même effort visant à donner sens et forme à la civilisation européenne engagée dans une nouvelle étape de son développement : celle du capitalisme industriel et de la politique à l'ère des masses. Telle est la thèse du livre, qui aborde successivement l'apport de l'un et de l'autre siècle à l'œuvre de modernité, et qui, publié en un temps, le nôtre, dit postmoderne, nous invite à mettre à profit cette réflexion historique pour faire face à l'inédit d'un siècle nouveau.

SCHORSKE (Carl E.).

Vienne fin de siècle. Politique et culture.

Seuil, 1983, gr. in-8°, 379 pp, traduit de l'américain, 63 illustrations en noir dans le texte et 16 planches en couleurs hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état

En sept études, Carl Schorske dévoile la naissance de notre modernité. Celle-ci commence à Vienne, dans les années 1880, où la bourgeoisie libérale, parvenue au pouvoir, traduit ses espérances dans le prodigieux remodelage de la Ringstrasse. Mais le peuple tenu à l'écart de la scène politique y fait une brutale irruption, guidé par les leaders antisémites. Face à ce déferlement de violence politique dont Hitler saura s'inspirer, beaucoup rejettent les illusions de leurs pères : à la raison, ils opposent le sentiment ; aux normes sociales, ils substituent la libération des instincts ; à l'empire multinational, ils préfèrent une terre promise. Herzl bâtit l'Etat juif, Freud libère l'inconscient, Otto Wagner esquisse la ville de demain, Klimt révèle les visages d'Eros, Kokoschka révolutionne le langage et Schoenberg invente la musique.

SÉVILLIA (Jean).

Le Chouan du Tyrol. Andreas Hofer contre Napoléon.

Perrin, 1990, in-8°, 274 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

1809. Alors que Napoléon domine la moitié de l'Europe, un paysan se rebelle contre l'empereur des Français. Andreas Hofer soulève le Tyrol, province autrichienne rattachée à la Bavière, royaume satellite de Paris. A la faveur d'un nouveau conflit entre la France et l'Autriche, les Tyroliens tiennent tête aux troupes franco-bavaroises du maréchal Lefebvre et du prince Eugène de Beauharnais. L'Autriche vaincue, la paix conclue entre Napoléon et Vienne, les révoltés du Tyrol refusent de se soumettre et combattent plusieurs mois encore avant de succomber sous le nombre de leurs adversaires. Fusillé par les Français le 20 février 1810, Andreas Hofer illustre le retournement des nations contre le Grand Empire.

TAPIÉ (Victor-L.).

L'Europe centrale et orientale de 1689 à 1796. I. Russie, Etats de la Maison d'Autriche, Pologne.

CDU, 1952, in-4°, 149 pp, texte dactylographié, broché, qqs rares soulignures crayon, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)

Fascicule I seul (sur 4).

TAPIÉ (Victor-L.).

L'Europe de Marie-Thérèse. Du Baroque aux Lumières.

Fayard, 1973, in-8°, ii-400 pp, une carte, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Histoire sans frontières)

Ce grand livre n'est pas une biographie de facture classique. En suivant Marie-Thérèse de son avènement, difficile et contesté, à sa lente agonie, Victor-L. Tapié saisit et décrit avec vigueur et clarté les forces profondes d'une Europe centrale en pleine mutation. Du Baroque aux Lumières : il existe une civilisation thérésienne dont les monuments de Vienne, de Budapest et de Prague attestent aujourd'hui encore l'originalité et la grandeur. Cette civilisation aurait-elle pu s'épanouir si l'impératrice n'avait incarné à la fois une tradition et une rénovation ? La tradition, héritée avec son droit dynastique, ce sont les liens souples mais durables que les Habsbourg ont tissés entre les États aussi divers que la Hongrie royale, les archiduchés d'Autriche ou la couronne de Bohême. La rénovation, ce sont les vastes réformes économiques et administratives silencieusement accomplies dans les périodes de paix. Quand Marie-Thérèse disparaît, elle lègue à son fils, l'impatient Joseph II, un ensemble plus cohérent et des États plus solides. Vingt ans avant la mort du Saint-Empire romain germanique, un nouvel empire, dynastique et pluriracial, a ancré ses attaches. C'est par sa fidélité au passé que Marie-Thérèse a préparé l'avenir. — "Que le titre ne trompe pas ! Il s'agit bien d'une histoire des États de la maison d'Autriche de 1740 à 1780. Mais la dimension continentale n'est jamais absente, ne serait-ce que par l'importance prise par les problèmes de politique extérieure. Les rapports de Marie-Thérèse et de Frédéric II, la recherche et le développement de l'alliance française, les relations avec l'Italie et l'Espagne des Bourbons, la question polonaise, autant d'occasions d'élargir le cadre spatial, comme y invite le sous-titre..." (Claude Michaud, Annales ESC, 1977)

TAPIÉ (Victor-L.).

Monarchies et peuples du Danube.

Fayard, 1969, in-8°, 493 pp, une carte, généalogies, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état

"Ce n'était pas une entreprise aisée de mener de front l'étude multiséculaire de ce qui apparaît aujourd'hui sous la forme d'entités nationales séparées par des frontières et des régimes politiques. De plus, qui connaît tant soit peu l'Europe centrale sait combien sont vifs les sentiments nationaux dans les États héritiers de la Double-Monarchie, et combien il est difficile de rendre justice à l'un sans pour autant froisser les susceptibilités de l'autre. M. V.-L. Tapié veut tenir la balance égale entre Vienne, Prague et Budapest en se refusant à tout manichéisme sommaire ou erroné. Son ouvrage est une leçon de prudence et d'impartialité. La monarchie danubienne naît de la défaite à Mohacs de Louis II Jagellon par les armées turques. La mort du roi réunit sous le sceptre des Habsbourg les couronnes royales de saint Etienne et saint Wenceslas aux couronnes archiducales et comtales des domaines alpins de la maison d'Autriche. Auparavant, l'auteur a pris soin de marquer les temps forts de l'histoire des différents peuples, qui correspondent souvent à des tentatives d'unification..." (Claude Michaud, Annales ESC, 1972)

TRANIÉ (Jean) et J.-C. CARMIGNIANI.

Napoléon et l'Autriche. La campagne de 1809.

P., Copernic, 1979, in-4°, 239 pp, texte sur 2 colonnes, 40 pages d'illustrations en couleurs, dont 15 planches d'illustrations d'uniformes et 2 planches de drapeaux par Louis de Beaufort, 11 cartes par le colonel Michalon, très nombreuses illustrations en noir dans le texte, reliure toile bordeaux de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

WEISSENSTEINER (Friedrich).

L'Archiduchesse rouge. La vie tumultueuse d'Elisabeth-Marie d'Autriche, petite-fille de Sissi et fille de Rodolphe.

Payot, 2009, gr. in-8°, 221 pp, 18 photos sur 8 pl. hors texte, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état

Elisabeth-Marie d’Autriche est la fille unique de l’archiduc Rodolphe d’Autriche et de la princesse Stéphanie de Belgique, petite-fille de l’empereur François-Joseph et de l’impératrice Sissi, de Léopold II et Marie Henriette, roi et reine des Belges. Elle n’a que cinq ans lorsque son père est retrouvé mort à Mayerling. En 1900, sa mère se remarie et quitte la Cour de Vienne. Elisabeth-Marie qui était très aimée de son grand-père l’empereur épouse en 1902 le prince Otto de Windisch-Graetz. Le couple qui se sépare en 1924, aura quatre enfants. Elisabeth-Marie vit une longue histoire d’amour avec le leader social-démocrate autrichien Leopold Petznek, ce qui lui vaudra le surnom de « L’archiduchesse rouge ». L’historien autrichien Friedriech Weissensteiner revient sur l’histoire de l’archiduchesse qui vécut les fastes de la Cour, la chute de l’empire et les affres de la Deuxième Guerre Mondiale. Pour l’anecdote, lorsque convoquée par la police viennoise en 1934, elle est priée de décliner son identité et déclare : « Je suis la petite-fille de l’empereur François-Joseph et la fille du prince héritier Rodolphe ! Cela vous suffit-il ? ».

WORMSER (Olga).

Marie-Thérèse impératrice.

Club français du Livre, 1961, in-8°, 301 pp, 8 gravures, biblio, chronologie, reliure toile éditeur, numéroté, bien complet du dépliant volant contenant 2 cartes

ZÖLLNER (Erich).

Histoire de l'Autriche, des origines à nos jours.

Roanne, Editions Horvath, 1966, fort gr. in-8°, 729 pp, traduit de l'allemand, préface de Victor-L. Tapié, 36 planches de photos hors texte, 4 cartes et 3 tableaux généalogiques, biblio, index, reliure toile bordeaux de l'éditeur, sans la jaquette, bon état (Coll. Histoire des Nations)