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ADAM (Madame)(Juliette Lamber).

L'heure vengeresse des crimes bismarckiens.

Nouvelle Librairie Nationale, 1915, in-12, 320 pp, reliure demi-basane verte mordorée, dos à 4 nerfs pointillés, palette, roulette et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état

Par Juliette Adam (née Lambert, nom de plume Juliette Lamber), l'une des femmes les mieux informées, introduites et influentes de son époque. Jeune provinciale, ambitieuse et d'une beauté rare, elle impose son nom en littérature (cinquante ouvrages : romans, mémoires, reportages et réflexions politiques, des centaines d’articles). Née le 4 octobre 1836, elle meurt le 23 août 1936 à l'âge de 99 ans. Elle fut l'amie de George Sand et l'égérie de Léon Gambetta. — "Femme de lettres, auteur de romans et de souvenirs. Elle épousa d'abord l'avocat La Messine, puis le politicien Edmond Adam (1816-1877), député de la gauche républicaine, puis sénateur. Juliette Adam publia de nombreux ouvrages de souvenirs sur le siège de Paris de 1870. Son salon fut fréquenté par les littérateurs et les hommes d'Etat les plus marquants. Elle accueillit, dans les colonnes de La Nouvelle Revue qu'elle fonda en 1879, des écrivains comme Pierre Loti." (Larousse du XXe siècle, 1928-1933) — "Mme Adam a suivi les gestes et les paroles du Kaiser jusqu'à la chute de Bismarck. Elle a su bien voir dans le jeu de Guillaume II ; sa haine de l'Allemagne, son fidèle attachement à la cause de l'Alsace-Lorraine l'ont rendue clairvoyante." (C. Pfister, Revue Historique)

[Allemagne].

La société et les mœurs allemandes. Traduit de l'Allemand du Dr Johannès Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot.

Dentu, 1877, in-12, xix-472 pp, reliure demi-percaline rouge époque

ANCEL (Jacques).

Slaves et Germains.

Armand Colin, 1945, in-12, 224 pp, 4 cartes hors texte, biblio, broché, état correct

L'arrivée des Slaves dans les plaines européennes, la colonisation germanique au Moyen Age (XIe-XIIIe siècles), empereurs germains et nations slaves (XIVe-XVe siècles), la conquête allemande de la Bohême (1526-1620), la poussée allemande sur la Pologne (1525-1764), les partages de la Pologne (1764-1815), les Renaissances romantiques slaves, les Révolutions slaves (1830-1848-1863), les Renaissances réalistes slaves, la lutte pour la terre : colonisation allemande et résistance polonaise (1864-1914), le Drang nach Osten : le pangermanisme de l'ère wilhelmienne (1890-1918), l'affranchissement des nations slaves (1914-1920), épilogue (1919-1939).

Anonyme.

La Renaissance militaire de l'Allemagne.

dans le Correspondant, 1925, 2 vol. gr. in-8°, 20 et 20 pp, une carte, brochés, bon état

I. L'armée régulière et les armements clandestins. II. Le potentiel de la nation.

ARNTZ (Helmut).

Réalités allemandes.

Wiesbaden, Steiner, Office de presse et d'information du Gouvernement fédéral d'Allemagne, 1968, in-12, 352 pp, 5e édition revue et augmentée, nombreuses illustrations et tableaux dans le texte, 48 pl. de photos hors texte et un dépliant de cartes et blasons en couleurs, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état

AYCOBERRY (Pierre).

Cologne entre Napoléon et Bismarck, la croissance d'une ville rhénane. (Thèse remaniée).

Aubier-Montaigne, 1981, in-8°, 415 pp, 5 tableaux, 8 plans et cartes, 3 graphiques, broché, couv. illustrée, bon état

Version abrégée de la thèse de l'auteur : Histoire sociale de la ville de Cologne (1815-1875), soutenue en 1977 (Lille, Service de reproduction des thèses, 1980, 2 volumes, xviii-760 et 178 pp, tirés à 200 exemplaires)

AYRAULT (Roger).

Heinrich von Kleist. Edition définitive.

Aubier, 1966, in-8°, 544 pp, biblio, index, broché, bon état

BADIA (Gilbert).

Feu au Reichstag. L'acte de naissance du régime nazi.

Editions Sociales, 1983, in-8°, 332 pp, un plan, biblio, index, broché, couv. illustrée d'un photomontage de John Heartfield de 1933, trace de mouillure ancienne en marge inf., état correct

"Gilbert Badia retrace, dans ce livre, la première provocation du gouvernement hitlérien ; il en donne tous les détails. On se souvient que Hitler a accédé au pouvoir d'une manière légale et qu'il a été nommé par le Président Hindenburg, le 30 janvier 1933, Chancelier à la tête d'un gouvernement de coalition. Il n'y avait que trois ministres national-socialistes entourés d'une dizaine de conservateurs monarchistes. Les modérés en Allemagne étaient donc, au début, rassurés. Ils oubliaient seulement que Goring avait été nommé ministre de l'Intérieur de Prusse avec la haute main sur la Police. (Celle-ci fut prise en main dans l'Allemagne du Sud par Himmler, chef des S.S.) C'est d'ici que partit la véritable conquête du pouvoir. Dans le courant de février, Goring recruta 15 000 S.A. et S.S. comme « police auxiliaire » et les autorisa d'ouvrir le feu sur sur les militants de gauche sans sommation. A la fin du mois, des perquisitions furent effectuées au siège du Parti Communiste. Un communiqué fut publié selon lequel des armes et du matériel de guerre en vue d'une insurrection y auraient été confisqués; Après cette première manipulation de l'opinion publique, le Reichstag flamba dans la soirée du 27 février. Immédiatement, avant que le début d'une enquête eût pu avoir lieu, le gouvernement rendit officiellement les communistes responsables du sinistre. Plus de 4000 personnes, surtout des communistes, mais aussi quelques social-démocrates, furent arrêtés dans la nuit même du 27 au 28 février. Dans les jours suivants, ils furent transférés dans les premiers camps de concentration. Le lendemain, le 28, furent promulgués les deux décrets « pour la protection du Peuple et de l'État » qui suspendirent les articles de la Constitution de Weimar garantissant la liberté des personnes, l'inviolabilité du domicile, le secret postal, la liberté d'opinion, la liberté de réunion, les droits d'association et les droits de propriété. Ces décrets avaient été de toute évidence préparés auparavant et ils devaient rester en vigueur jusqu'à la fin du Troisième Reich en 1945 ; la dictature était donc établie..." (Charles Bloch, Revue d'histoire moderne et contemporaine)

BADIA (Gilbert).

Histoire de l'Allemagne contemporaine (1917-1962).

Editions Sociales, 1962, 2 vol. in-8°, 342 et 399 pp, 36 pl. de photos et documents hors texte, carte, biblio, index, reliures skivertex vert de l'éditeur, titres et aigle allemand au 1er plat, bon état

"Récusant les explications faciles par le Destin ou par le Caractère allemands, Badia veut dresser, et dresse en effet, un panorama complet de la vie du peuple allemand depuis 1917, où les premiers craquements se font entendre dans le Deuxième Reich, jusqu'à la construction du mur de Berlin en 1961. Résumer sans être indigeste quarante-cinq années de conjoncture, de lutte des classes et des partis, de terreur, de guerre chaude et froide, de crises spirituelles et d'enthousiasmes collectifs, cela exige des qualités peu communes de synthèse. Le principal mérite de cette histoire marxiste est évidemment de concentrer l'attention sur le jeu des forces populaires. Pour la première fois, nous disposons en langue française d'une étude approfondie de la Gauche allemande, depuis la social-démocratie d'avant 1914 jusqu'à Ulbricht et Ollenhauer, en passant par les groupes de résistance socialistes et communistes. Inutile de dire à qui vont les préférences de l'auteur : à la minorité pacifiste de 1914, aux Spartakistes, à la tendance la plus orthodoxe du parti communiste allemand, au S.E.D. de 1946, à la République Démocratique allemande. Toutefois, ceux qui attendraient un tableau en blanc et noir des relations entre socialistes et communistes, une justification sans nuances de la tactique du P.C. face aux progrès du nazisme, seraient déçus... Les historiens ont encore trop tendance à considérer le nazisme comme un bloc, des origines à la chute ; mais du jour où nous pouvons étudier la République de Weimar comme si nous ignorions sa fin tragique – c'est ce que Badia a, en grande partie, réussi – , et la « mise au pas » en faisant abstraction des atrocités postérieures, alors s'établit la véritable distance entre ces périodes et nous-mêmes, alors le nazisme devient objet d'histoire." (Pierre Ayçoberry, Annales ESC, 1964) — Table : Le IIIe Reich : La conquête de l'Etat ; Réarmement et annexions à froid (1936-1939) ; La guerre victorieuse (1939-1941) ; De l'invasion de l'URSS à la chute du IIIe Reich ; Les deux Allemagnes : L'occupation. La scission. Le réarmement de l'Allemagne occidentale et ses conséquences ; L'Allemagne d'aujourd'hui : les deux Etats.

BADIA (Gilbert).

Histoire de l'Allemagne contemporaine (1917-1962).

Editions Sociales, 1975, 2 vol. gr. in-8°, 342 et 399 pp, 36 pl. de photos et documents hors texte, carte, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état

"Récusant les explications faciles par le Destin ou par le Caractère allemands, Badia veut dresser, et dresse en effet, un panorama complet de la vie du peuple allemand depuis 1917, où les premiers craquements se font entendre dans le Deuxième Reich, jusqu'à la construction du mur de Berlin en 1961. Résumer sans être indigeste quarante-cinq années de conjoncture, de lutte des classes et des partis, de terreur, de guerre chaude et froide, de crises spirituelles et d'enthousiasmes collectifs, cela exige des qualités peu communes de synthèse. Le principal mérite de cette histoire marxiste est évidemment de concentrer l'attention sur le jeu des forces populaires. Pour la première fois, nous disposons en langue française d'une étude approfondie de la Gauche allemande, depuis la social-démocratie d'avant 1914 jusqu'à Ulbricht et Ollenhauer, en passant par les groupes de résistance socialistes et communistes. Inutile de dire à qui vont les préférences de l'auteur : à la minorité pacifiste de 1914, aux Spartakistes, à la tendance la plus orthodoxe du parti communiste allemand, au S.E.D. de 1946, à la République Démocratique allemande. Toutefois, ceux qui attendraient un tableau en blanc et noir des relations entre socialistes et communistes, une justification sans nuances de la tactique du P.C. face aux progrès du nazisme, seraient déçus... Les historiens ont encore trop tendance à considérer le nazisme comme un bloc, des origines à la chute ; mais du jour où nous pouvons étudier la République de Weimar comme si nous ignorions sa fin tragique – c'est ce que Badia a, en grande partie, réussi – , et la « mise au pas » en faisant abstraction des atrocités postérieures, alors s'établit la véritable distance entre ces périodes et nous-mêmes, alors le nazisme devient objet d'histoire." (Pierre Ayçoberry, Annales ESC, 1964) — Table : Le IIIe Reich : La conquête de l'Etat ; Réarmement et annexions à froid (1936-1939) ; La guerre victorieuse (1939-1941) ; De l'invasion de l'URSS à la chute du IIIe Reich ; Les deux Allemagnes : L'occupation. La scission. Le réarmement de l'Allemagne occidentale et ses conséquences ; L'Allemagne d'aujourd'hui : les deux Etats.

BAECHLER (Christian).

Guerre et exterminations à l'Est. Hitler et la conquête de l'espace vital, 1933-1945.

Tallandier/GLM, 2012, in-8°, 524 pp, notes, 4 cartes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

L'obsession de "l'espace vital" est inséparable, chez Hitler, du délire antisémite. A l'étroit dans ses frontières de 1919, le peuple allemand doit, selon lui, prendre le contrôle de toutes les contrées peu ou prou "germaniques", les "libérer", ainsi que le Reich, de leurs Juifs, y asservir ou y massacrer les Slaves qui s'y trouvent, enfin y implanter des paysans dont le "sang" n'est pas douteux. Au nom de cette double utopie, raciale et spatiale, l'Allemagne a engagé à l'Est pas moins de 12 millions d'hommes. Outre les millions de victimes des combats, plus de 18 millions de civils polonais et soviétiques, dont plus de 4 millions de Juifs, ont péri. A côté des victimes "ordinaires" des combats, il y eut la mort de millions de prisonniers russes, des massacres de masse "par balles", les camps d'extermination des Juifs (tous se trouvaient à l'Est), l'incendie de milliers de villes et de villages. C'est bien en Europe orientale que la barbarie nazie a atteint son paroxysme. Plusieurs générations d'historiens, en particulier des Allemands nés après guerre, ont accumulé les travaux savants sur cette question, mais il n'existait pas encore là-dessus de synthèse solide en langue française. Christian Baechler, l'un de nos meilleurs spécialistes de l'Allemagne, donne ici un livre magistral.

BAECHLER (Christian).

Guillaume II d'Allemagne.

Fayard, 2003, in-8°, 534 pp, notes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Même si la personnalité de Guillaume II - le Kaiser de nos grands-mères - ne suscite guère de sympathie, le dernier empereur allemand ne mérite pas l'excès d'opprobre dont il a été victime après sa chute. C'est lui faire à la fois trop d'honneur et d'injustice. Il n'a pas marqué la politique allemande aussi profondément qu'il le souhaitait et le proclamait d'une manière déclamatoire. Malgré son intelligence, ses qualités d'orateur et son charisme personnel, ce n'est pas un homme exceptionnel, et il n'a pas la force de caractère ni la constance dans l'effort pour marquer le siècle. On a souvent l'impression qu'il est le jouet d'un entourage qui exploite ses faiblesses et qu'il assiste, impuissant et gesticulant, au déroulement de la politique allemande. Si l'on veut peser ses responsabilités, il faut tenir compte de ses capacités et de ses points faibles. Il n'était pas l'homme de génie capable de changer le cours de l'Histoire. Au contraire, il est assez représentatif de l'Allemagne de 1914 avec ses forces et ses faiblesses, ses contradictions et ses complexes. À la veille de la Première Guerre mondiale, Guillaume II est le symbole de l'unité nationale, par-delà les divisions confessionnelles, sociales, ethniques et régionales, et personnifie le dynamisme conquérant d'une Allemagne en plein essor. En novembre 1918, il est le bouc émissaire de la défaite et de l'effondrement, assumant ainsi sa fonction symbolique dans la prospérité et dans la détresse.

BAEDEKER (K.).

Les Bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière de Hollande. Manuel du voyageur. Avec 43 cartes, 19 plans hors texte et plusieurs autres plans. Seizième édition revue et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et Paris, Ollendorff, 1900, in-12, xx-331 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, une carte mal repliée et lég. abîmée, bon état

I. Francfort, Taunus, Heidelberg, Mannheim, Karlsruhe, Forêt-Noire, Haut-Rhin badois. – II. Hesse Rhénane, Palatinat, Alsace. – III. Mayence, Wiesbade, Le Rhin jusqu'à Coblentz, Vallées de la Nahe et de la Lahn. –IV. Vallée de la Moselle, Metz, Vallée de la Sarre, Eifel. –V. Le Rhin de Coblentz à Cologne, Lac de Laach, Vallée de l'Ahr, Les Sept-Montagnes. –V. Cologne, Aix-la-Chapelle, Bas-Rhin. — "Dans la Souabe qu'arrose un affluent du Rhin, le Neckar, et qui sert de trait d'union entre le Pays de Bade et la Bavière, les ducs de Wurtemberg, possessionnés en France à Montbéliard et notamment Charles-Eugène, qui régna de 1737 à 1793, étaient des gallomanes enragés. Leur palais de Stuttgart avait été commencé sur les plans de l'Italien Retti. La direction des travaux fut transmise au Français Louis-Philippe de La Guêpière qui modifia radicalement la distribution intérieure des salons d'apparat pour y insérer des copies de l'Escalier des Ambassadeurs et de la Galerie des Glaces de Versailles. Ainsi toute la vallée du Rhin aves ses affluents, depuis Stuttgart et Carlsruhe jusqu'à Bonn, en passant par les villes de confluents : Mannheim, Mayence et Coblence, devient une colonie de l'art versaillais. (...) L'attention des touristes qui descendent le Rhin avec un Baedeker rouge à la main est accaparée par des burgs romantiques, les uns en ruines, les autres outrageusement restaurés, qui ne sont qu'un médiocre décor d'opéra, destiné à accompagner le chant de la Lorelei ou l'orchestre des Nibelungen..." (Louis Réau, Revue d’Histoire moderne et contemporaine)

BAEDEKER (Karl).

The Eastern Alps including the Bavarian Higlands, Tyrol, Salzburg, Upper and Lower Austria, Styria, Carinthia, and Carniola. Handbook for travellers. Eleventh Edition, revised and augmented.

Leipzig, Baedeker, 1907, in-12, xxvi-574 pp, reliure percaline rouge souple de l'éditeur, tranches jaspées, qqs annotations stylo, état correct. Texte en anglais. MANQUE les cartes

Ce guide fut publié pour la première fois en 1879 et la dernière édition parut en 1911. Avec un vocabulaire des termes alpins.

BAINVILLE (Jacques).

L'Allemagne.

Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1945, pt in-8°, xi-401 pp, préface de Albert Rivaud, broché, couv. lég. salie avec mque de papier au 2e plat, état correct (Coll. Bainvillienne)

Recueil d'articles parus de 1909 à 1936 dans « l'Action Française » et relatifs aux questions allemandes (Bismarck, l'unité allemande, Guillaume II, la Grande Guerre) et rassemblés par Madame Jacques Bainville.

BAINVILLE (Jacques).

Louis II de Bavière.

Fayard, 1964, in-8°, 282 pp, texte original (1920), augmenté de 54 pages d'Appendices par Pierre Miquel (sur : I. La correspondance du roi et de Richard Wagner ; II. Louis II poète ; III. La correspondance politique ; IV. La correspondance privée ; V. Louis II et l'art ; VI. Après la publication de la correspondance Wagner-Louis II), cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

Ce remarquable essai de biographie psychologique fut le tout premier livre de Bainville, publié pour la première fois en 1900. — Louis II de Bavière (1845-1886), figure plus complexe que l'image laissée par sa légende, a frappé les imaginations. Le mérite de cette biographie écrite par le jeune Jacques Bainville est de restituer le personnage dans son ampleur et de comprendre les arcanes de son caractère. Louis II portait une immense admiration à Richard Wagner, qu'il aidera à mener à bien nombre de projets à commencer par l'opéra de Bayreuth. Emporté par la musique wagnérienne, alors révolutionnaire, Louis II s'est fait l'un des plus ardents mécènes du compositeur. De lui, la postérité a également retenu la construction de ses châteaux féériques dans les Alpes : Neuschwanstein, Linderhof et Herrenchiemsee. La démesure de ses projets le fera bientôt passer pour fou. Cependant, Louis II avait bien conscience des enjeux politiques de son temps et participa aux côtés de Bismarck à l'édification de l'Empire allemand autour de la Prusse. Avec son style précis et élégant, Bainville retrace cette vie énigmatique en la dégageant de l'imagerie laissée par un romantisme excessif.

BAINVILLE (Jacques).

Louis II de Bavière.

Bruxelles, Editions Complexe, 1985, in-8°, 282 pp, texte original, augmenté de 54 pages d'appendices par Pierre Miquel (sur : La correspondance du roi et de Richard Wagner ; Louis II poète ; La correspondance politique ; La correspondance privée ; Louis II et l'art ; Après la publication de la correspondance Wagner-Louis II), broché, couv. illustrée, bon état

Ce remarquable essai de biographie psychologique fut le tout premier livre de Bainville, publié pour la première fois en 1900. — Louis II de Bavière (1845-1886), figure plus complexe que l'image laissée par sa légende, a frappé les imaginations. Le mérite de cette biographie écrite par le jeune Jacques Bainville est de restituer le personnage dans son ampleur et de comprendre les arcanes de son caractère. Louis II portait une immense admiration à Richard Wagner, qu'il aidera à mener à bien nombre de projets à commencer par l'opéra de Bayreuth. Emporté par la musique wagnérienne, alors révolutionnaire, Louis II s'est fait l'un des plus ardents mécènes du compositeur. De lui, la postérité a également retenu la construction de ses châteaux féériques dans les Alpes : Neuschwanstein, Linderhof et Herrenchiemsee. La démesure de ses projets le fera bientôt passer pour fou. Cependant, Louis II avait bien conscience des enjeux politiques de son temps et participa aux côtés de Bismarck à l'édification de l'Empire allemand autour de la Prusse. Avec son style précis et élégant, Bainville retrace cette vie énigmatique en la dégageant de l'imagerie laissée par un romantisme excessif.

BARDANNE (Jean).

L'Allemagne et la guerre. La ligne Siegfried.

Les Oeuvres françaises, 1938, in-12, 126 pp, broché, bon état. Edition originale, ex. du SP

"(...) La signification des manoeuvres inopinées et d'envergure qui se déroulent en Allemagne (15 août - 6 novembre 1938) est grave, sans aucun doute ; mais seule l'étude attentive des travaux de fortification actuellement en cours permet de dire ce qu'elles signifient exactement. Seule, elle peut nous éclairer sur l'heure et sur la direction de l'attaque allemande, comme sur la manière dont l'état-major compte couvrir cette attaque. D'où notre enquête..." (Liminaire)

BARDANNE (Jean).

Le Reich de la revanche. Enquête.

Baudinière, 1938, in-12, 220 pp, broché, couv. lég. salie, qqs pages mal coupées, état correct

BARDOUX (Jacques).

La Défaite de Bismarck. L'expansion coloniale française et l'alliance russe.

Hachette, 1953, in-8°, 358 pp, broché, couv. lég. salie, état correct

"Sous ce titre J. B. étudie, à traits tantôt précis, tantôt rapides, l'histoire diplomatique de l'Europe entre 1878 et 1890. Il s'intéresse surtout aux rapports entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne et consacre la majeure partie de son étude à l'expansion coloniale de la troisième République (Tunisie, Madagascar et Tonkin) et à ses répercussions diplomatiques ainsi qu'à l'affaire d'Egypte. Le livre abonde en portraits des principaux protagonistes..." (Revue française de science politique, 1955) — Bardoux a publié en 1953 ce livre de 350 pages sur les relations franco-allemandes dans l’histoire ; il s’agit du troisième et dernier volume d’une série intitulée “Les origines de la guerre de Trente ans”). Le livre est dédié à ses petits-enfants auxquels il souhaite de ne pas revivre le passé des derniers soixante-dix ans, dont il juge responsable les collusions germano-russes et les absences britanniques.

BARIETY (Jacques) et Jacques DROZ.

Histoire de l'Allemagne. 3. République de Weimar et Régime hitlérien, 1918-1945.

Hatier, 1973, gr. in-8°, 224 pp, 7 cartes et tableaux, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. d'Histoire contemporaine)

"Deux historiens français, J. Bariety et J. Droz, dont les ouvrages sur l'Allemagne sont avantageusement connus, nous donnent conjointement une étude très ramassée sur la période cruciale qui va de l'effondrement du Reich wilhelminien a celui du IIIe Reich. Malgré son volume réduit, l'essentiel est dit et bien dit dans cette synthèse, qui reste lumineuse même quand les problèmes traités sont délicats et ardus. Chacune des deux grandes parties consacrées, l'une à la République de Weimar, l'autre à la période national-socialiste, est assortie d'une bibliographie raisonnée, de documents bien choisis, de cartes et de tableaux très éclairants. L'abondance de détails significatifs, peu ou pas connus, présuppose à la fois une étonnante connaissance des choses de l'Allemagne (et pas seulement de son histoire politique), la lecture des derniers ouvrages parus, ainsi que la fréquentation des archives de la Chancellerie du Reich. Les faits les plus importants sont rappelés et les portraits des principaux protagonistes retracés sans que l'ouvrage relève de la pure histoire évenementielle. Les auteurs n'ont garde d'oublier la psychologie des Allemands traumatisés par les catastrophes successives qui s'abattent sur eux : défaite, bouleversement politique, inflation et crise. Et, très opportunément, ils indiquent l'exploitation qui en est faite par les forces de conservation sociale. Même si certaines préférences des auteurs transparaissent parfois, l'effort d'objectivité est incontestable ; de même le courage avec lequel ils portent la main sur certains personnages jusque-là auréoles d'un nimbe de pacifisme ou de bonne volonté. Ainsi, ils ne partagent guère l'admiration sans bornes que vouent tant d'historiens à Stresemann... (...) Si nous nous sommes ainsi attardés à la critique du présent ouvrage, c'est qu'il en vaut largement la peine. Nous ne pouvons que le recommander chaleureusement." (Pierre Angel, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1974)

BARK (Dennis L.) et David R. GRESS.

Histoire de l'Allemagne depuis 1945.

Laffont, 1992, fort in-8°, 1560 pp, traduit de l'anglais, 13 cartes, 10 figures, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)

"Lorsque les canons se turent le 8 mai 1945, l'Allemagne n'était plus. Et les Alliés n'avaient pas seulement écrasé une nation ennemie, mais un régime inhumain, coupable d'atrocités d'une ampleur sans doute inégalée dans l'histoire occidentale. Un double fardeau de destruction matérielle et de dévastation morale s'abattit sur les Allemands, auquel devait s'ajouter, en 1949, la division de leur pays provoquée par la création, sous contrôle soviétique, de la République démocratique allemande. Moins d'un demi-siècle plus tard, au terme d'une brusque réunification que personne ou presque n'attendait plus, l'Allemagne, d'objet de l'Histoire, en était redevenue l'un des principaux acteurs à part entière. Tandis que la guerre froide s'achevait avec la désintégration de l'URSS, elle apparaissait de nouveau comme la puissance dominante en Europe. Une métamorphose étonnante, que voici pour la première fois décrite et analysée dans une riche synthèse, saluée lors de sa première édition en Angleterre comme le grand livre de référence sur l'Allemagne contemporaine. OEuvre de deux historiens attachés à la célèbre Hoover Institution de l'université de Stanford aux Etats-Unis, cette histoire n'éclaire pas seulement le passé immédiat de la République fédérale mais aussi celui de l'Europe à laquelle elle est désormais étroitement liée. Pourvue de nombreuses cartes, de tableaux et d'une chronologie détaillée, elle sera en outre un précieux instrument de travail pour tous ceux qu'intéresse notre fascinant voisin." (Georges Liébert) — "L'ouvrage, écrit par deux historiens et chercheurs de la Hoover Institution de l'Université de Stanford en Californie, s'efforce de rendre compte, au jour le jour, pour ainsi dire, de l'histoire de l'Allemagne de 1945 à 1991. Par l'accumulation des faits et des citations et l'éventail des sujets tant politiques qu'économiques et sociologiques, il constitue un instrument de référence. (...) L'ouvrage brille par la précision des annexes, de la chronologie, de la bibliographie, de l'index et de la table des matières ainsi que par l'originalité de la cartographie : ainsi une carte représente les partitions et les amputations territoriales de l'Allemagne rapportées à l'échelle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, un tableau représente le pourcentage assez effarant de destruction des villes (Dresde, Grand Berlin, Hambourg : 50 %, Cassel, Emden, Francfort-sur-FOder, 75 %)... Bref un livre fondamental sur le sujet." (Olivier Servoise, Politique étrangère, 1992)

BARRIÈRE (Marcel).

La Nouvelle Europe, Anté-Histoire de la dernière Guerre.

P., Lemerre, 1911, in-12, xii-506 pp, broché, bon état (La Dernière épopée, II). Rare

"C'est un étrange et terrible livre que le roman publié par M. Marcel Barrière sous le titre : la Nouvelle Europe. Avec une surprenante précision stratégique, l'auteur y trace l'histoire, l'« anté-histoire » de la dernière guerre, de la dernière épopée, celle d'où sortira la nouvelle Europe, l'universelle république. Cette guerre ultime elle est, selon M. Marcel Barrière, inéluctable et ce n'est pas une idée de revanche française qui la déchaînera, mais l'impérialisme allemand lui même, tel que le conçut Bismarck. Cette thèse, l'auteur la développe dans sa préface et l'établit solidement sur des raisons de haute politique, et il passe ensuite au récit prophétique de la guerre, récit poignant, formidable et dont l'optimisme se base sur des raisonnements graves et réfléchis (...) Vous ai-je dit que ce roman tumultueux, formidable et savant, avait été publié il y a plus de trois mois, bien avant certains événements qui occupent en ce moment l'attention européenne, et que l'auteur en situait l'action dans quelque cinquante ans, sous le règne du petit-fils de Guillaume II ?..." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le Mouvement Littéraire, 1911) — "Roman d'anticipation publié en 1911 et qui prédit la Grande Guerre ; passages anticatholiques." (Abbé Bethleem, Romans à lire et romans à proscrire, 1932) — "... Le romancier était mauvais prophète. Intitulé “La Nouvelle Europe, Anté-Histoire de la dernière guerre”, le roman qui suit “Le Monde noir” dans son « heptalogie » raconte en 1911 la façon dont la France écrase l’empire d’Allemagne en quarante jours d’une guerre de mouvement..." (Jean-Marie Seillan, « La (para)littérature (pré)coloniale à la fin du XIXe siècle », Romantisme, 2008)

BARTOV (Omer).

L'Armée d'Hitler. La Wehrmacht, les nazis et la guerre. Préface de Philippe Burrin.

Hachette, 1999, in-8°, 317 pp, broché, bon état

BAUDY (Nicolas)(pseud. de Nicolas Neumann).

Les Créneaux de Weimar. Roman.

Albin Michel, 1961, in-8°, 267 pp, broché, couv. lég. salie, bon état. Edition originale (il n'est pas annoncé de grand papier), prière d'insérer, envoi a.s.

BAUMONT (Maurice).

L'Abdication de Guillaume II.

Plon, 1930, in-12, iv-252 pp, broché, papier lég. jauni, bon état

"En réunissant les nombreux témoignages qui ont été publiés, en Allemagne, sur l'abdication de Guillaume II, articles de journaux, rapports remis à la Commission d'enquête sur les causes de l'effondrement, en soumettant ces documents à une critique attentive et pénétrante, M. Baumont s'est proposé de montrer « comment il semble que la décision d'abdiquer ait été prise, d'abord pour Guillaume II, puis par lui ». L'ouvrage est un récit, minutieux mais vivant, des événements qui marquent la journée du 9 novembre, à Berlin et à Spa. Grâce à l'abondance des témoignages, il est possible de suivre, heure par heure, le développement des faits, d'assister aux entretiens de l'Empereur avec les chefs militaires, de voir s'agiter, autour du souverain, tous ceux qui croient avoir une part dans ses résolutions et qui, comme lui-même, ne sont que des spectateurs. Après avoir montré brièvement comment la situation avait pris, dans les journées précédentes, un caractère révolutionnaire, M. Baumont reconstitue l'histoire des moments décisifs. Tandis que Guillaume II, à Spa, vient de reconnaître qu'il ne peut compter sur l'armée pour venir à bout de la révolution, et décide d'abandonner la couronne impériale, mais en restant roi de Prusse, à Berlin, le Chancelier Max de Bade a déjà annoncé l'abdication du souverain, aussi bien comme roi que comme Empereur. « C'est un coup d'Etat, une violence devant laquelle Votre Majesté ne doit pas s'incliner », déclare à Guillaume Il le général Schulenburg, chef d'Etat-major du Kronprinz. Mais Hindenburg et Groener estiment que toute protestation est vaine, car l'Empereur n'a plus les « moyens matériels de faire annuler l'abdication proclamée à Berlin ». Dès lors, il n'est plus question que d'assurer la « sécurité » de l'Empereur : ce sont les préparatifs du passage en Hollande. Au milieu de ces incidents dramatiques, M. Baumont dirige le lecteur avec aisance ; son récit, toujours appuyé sur les textes, est simple, précis, facile à suivre. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'ouvrage. Mais, pour parvenir à cette simplicité, à cette précision, que d'effort à faire ! Confronter les témoignages, éliminer les invraisemblances, mettre en pleine lumière les résultats d'un examen critique minutieux, voilà l'œuvre de longue haleine que suppose une étude comme celle-là. M. Baumont a conduit son enquête avec une sûreté parfaite, une méthode rigoureuse, une impartialité réelle..." (Pierre Renouvin, Revue d'histoire de la guerre mondiale, 1930)

BEN ELISSAR (Eliahu).

La Diplomatie du IIIe Reich et les Juifs (1933-1939).

Julliard, 1969, in-8°, 521 pp, biblio, index, cart. éditeur, jaquette, bon état

"Ce livre est une étude systématique des relations réciproques entre la persécution des Juifs sous le Troisième Reich et la politique étrangère de Hitler. Il replace le problème des Juifs sous contrôle allemand dans le contexte international des années 1933-1939. Ce n'est ni une analyse de l'antisémitisme national-socialiste ni un récit des atrocités commises contre les Juifs. Elaborée à partir de milliers de documents historiques absolument inédits, cette recherche se propose de conduire le lecteur, à travers un dédale encore inexploré d'activités diplomatiques, à mieux comprendre comment les Allemands ont agi, comment les Puissances ont réagi, et comment les Juifs éternels boucs émissaires, ont été la proie à la fois de la politique raciste des premiers et de celle de l'apaisement des secondes."

BEN ELISSAR (Eliahu).

La Diplomatie du IIIe Reich et les Juifs (1933-1939).

Julliard, 1969, in-8°, 521 pp, biblio, index, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

"Ce livre est une étude systématique des relations réciproques entre la persécution des Juifs sous le Troisième Reich et la politique étrangère de Hitler. Il replace le problème des Juifs sous contrôle allemand dans le contexte international des années 1933-1939. Ce n'est ni une analyse de l'antisémitisme national-socialiste ni un récit des atrocités commises contre les Juifs. Elaborée à partir de milliers de documents historiques absolument inédits, cette recherche se propose de conduire le lecteur, à travers un dédale encore inexploré d'activités diplomatiques, à mieux comprendre comment les Allemands ont agi, comment les Puissances ont réagi, et comment les Juifs éternels boucs émissaires, ont été la proie à la fois de la politique raciste des premiers et de celle de l'apaisement des secondes."

BEN NATAN (Asher).

Dialogue avec les Allemands.

Plon, 1974, in-8°, 288 pp, traduit de l'allemand, postface de Carlo Schmid, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Par le premier ambassadeur d'Israël à Bonn.

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Histoire de l'Armée allemande (1918-1939).

Albin Michel, 1964-1966, 6 vol. in-8°, 379, 405, 333, 627, 531 et 630 pp, 35 cartes (dont 6 dépliantes) et 3 graphiques, brochés, jaquettes, bon état

Complet des 6 volumes parus : I. L'effondrement, 1918-1919 ; II. La discorde, 1919-1925 ; III. L'essor, 1925-1937 ; IV. L'expansion, 1937-1938 ; V. Les épreuves de force, 1938 ; V.: Le défi, 1939. — "La meilleure compréhension de l'histoire politique de l'Allemagne et des problèmes militaires du siècle", selon le général De Gaulle qui avait commandé, en 1945, une centaine d'exemplaires pour la formation des élèves officiers de l'Ecole de Guerre, en dépit du passé collaborationniste de son auteur. L'ouvrage couvre les années 1918 à 1939 : une seconde partie, qui devait traiter de la Seconde Guerre mondiale, n'a jamais paru. Selon l'auteur, dans un avant-propos datant de 1941 qui n'a pas été repris dans les éditions ultérieures : « le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée. »

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Histoire de l'Armée allemande. Tome III : L'Essor, 1925-1937.

Albin Michel, 1964, in-8°, 333 pp, 2 cartes et 2 graphiques (dont une carte en dépliant hors texte), reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, premier plat avec titre doré et reproduction à froid de la croix de guerre allemande, rhodoïd, bon état

Tome III seul (sur 6 parus) seul (sur 6 parus) de l'édition définitive, couvrant toute la période de 1918 à 1939. Les premières éditions des tomes I et II sont parues en 1936 et 1938. — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Histoire de l'Armée allemande. Tome II : La Discorde, 1919-1925.

Albin Michel, 1964, in-8°, 406 pp, 6 cartes (dont une en dépliant hors texte), reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, premier plat avec titre doré et reproduction à froid de la croix de guerre allemande, rhodoïd, bon état. Avec une carte de visite tapuscrite des éditions Albin Michel

Tome II seul (sur 6 parus) de l'édition définitive, couvrant toute la période de 1918 à 1939. Les premières éditions des tomes I et II sont parues en 1936 et 1938. — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Histoire de l'Armée allemande. Tome I : L'Effondrement, 1918-1919.

Albin Michel, 1964, in-8°, 380 pp, 6 cartes (dont 2 dépliantes hors texte), broché, jaquette, bon état

Tome I seul (sur 6 parus) de l'édition définitive, couvrant toute la période de 1918 à 1939. Les premières éditions des tomes I et II sont parues en 1936 et 1938. — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Histoire de l'Armée allemande. Tome V : Les Epreuves de force, 1938.

Albin Michel, 1965, in-8°, 531 pp, 8 cartes et un graphique, broché, jaquette, bon état

Tome V seul (sur 6 parus) de l'édition définitive, couvrant toute la période de 1918 à 1939. Les premières éditions des tomes I et II sont parues en 1936 et 1938. — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."

BERNADAC (Christian).

La Gestapo. L'Etat-prison.

France-Empire, 1982 fort in-8°, 430 pp, (Coll. Le glaive et les bourreaux)

BERNADAC (Christian).

La Toile d'Araignée. La montée du Nazisme.

France-Empire, 1981 gr. in-8°, 369 pp, broché, bon état (Coll. Le glaive et les bourreaux, 1)

Témoignages choisis par Christian Bernadac dans les archives de Nuremberg : Goering, Doenitz, von Papen, Ribbentropp, Streicher, Speer, Hess, Keitel, Rosenberg, Kaltenbruner, etc.

BERNADAC (Christian).

L'Ordre SS.

France-Empire, 1982 gr. in-8°, 407 pp, broché, bon état (Coll. Le Glaive et les bourreaux, 3)

Témoignages d'acteurs et de témoins choisis par Christian Bernadac à partir des principaux documents de l'accusation et de la défense des procès de Nuremberg.

BERNARD (Henri).

L'Autre Allemagne. La résistance allemande à Hitler, 1933-1945.

Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1976, in-8°, 299 pp, 4 pl. de photos hors texte, un plan de Berlin, notes bibliographiques, index, broché, couv. lég. frottée, 2 feuillets lég. salis (p. 132-133), sinon bon état

La Résistance allemande à Hitler est une page d'histoire peu connue ou mal comprise. On ignore l'héroïsme des martyrs allemands. On oublie que Dachau et Buchenwald ont été créés par Hitler dès 1933 à l'intention de ses propres nationaux. Quelques chiffres puisés dans les archives de la Gestapo : 250.000 Allemands, sans compter les Juifs, condamnés entre 1933 et 1939... 302.000 détenus politiques à la date du premier avril 1939, souvent expédiés sans jugement dans un camp de concentration, parfois assassinés. On ne songe pas d'avantage aux centaines de milliers d'Allemands émigrés avec, parmi eux, des Einstein, Heinrich et Thomas Mann, Erich-Maria Remarque, Paul Tillich, Berthold Brecht, Emil Ludwig et Stefan Zweig qui menèrent avec ferveur l'action anti-fasciste à l'étranger. C'est d'abord leur histoire poignante que relate dans ce livre le professeur Henri Bernard. Mais pour permettre de bien la comprendre, il décrit aussi, dans une première partie rédigée avec le souci de la vérité allié au non-conformisme qui le caractérise, l'ascension du nazisme et procède, avec une absolue sincérité, au risque de compromettre certaines réputations bien établies, à un authentique examen de conscience européen.

BERNHARD (Georg).

Le Suicide de la République allemande.

Rieder, 1933, in-12, 511 pp, traduit de l'allemand par André Pierre, broché, bon état

Georg Bernhard (1875-1944) est un journaliste et écrivain allemand, qui a lutté contre le nazisme. D'origine juive et contraint à fuir l’Allemagne en 1933, il fut le fondateur dun grand titre de la presse d’opinion allemande en exil, le “Pariser Tageblatt”. — "Un brillant – et partial – démocrate allemand se penche sur l'histoire de la République allemande. Sur un point important, ses conclusions rejoignent celles de la plupart des observateurs impartiaux : les sociaux-démocrates n'avaient pas la vision, l'expérience, le courage et la détermination nécessaires pour construire une République sur les ruines du bureaucratique Reich impérial. Depuis la Révolution jusqu'à leur étonnante capitulation devant von Papen, ils n'ont pas réussi à sauvegarder la liberté politique en Allemagne. Et pourtant, ils conservent une grande part de la sympathie de l'auteur. Il n'en va pas de même pour Bruning, Papen, Schleicher et Hitler. Trop de passion politique entre dans le traitement que l'auteur réserve à ces quatre chanceliers." (Books Abroad, 1934)

BERR (Henri).

Machiavel et l'Allemagne.

Albin Michel, s.d. (1939), in-12, 32 pp, note bibliographique, broché, un portrait de Descartes en médaillon en couv., bon état (Coll. Descartes - Pour la vérité). Edition originale, avec un carton “Hommage de l'auteur”

"Machiavel a été le mauvais génie de l'Allemagne." Dès la déclaration de guerre, Henri Berr publiera dans le cadre de la collection « Descartes - Pour la vérité », qu'il vient de créer « pour mettre en lumière les attentats contre la vérité que l'Allemagne a commis », cette brochure de 30 pages résumant son point de vue. Dans cette étude, Berr assume entièrement son rôle, son devoir patriotique d'intellectuel alsacien-lorrain : il s'agit de lutter contre la violence machiavélique au nom des valeurs du rationalisme cartésien.

BERSTEIN (Serge) et Pierre MILZA.

L'Allemagne, 1870-1970.

Masson, 1971, gr. in-8°, 221 pp, 4 cartes, broché, bon état (Coll. Un siècle d'histoire)

BEYENS (Baron).

Deux années à Berlin (1912-1914). Tome 2.

Plon, 1931, in-8°, 330 pp, L'auteur était ambassadeur de Belgique à Berlin. Tome 2 seul (sur 2) : Septembre 1913 - août 1914. Après le traité de Bucarest - impressions de Berlin pendant l'automne de 1913. Visite du roi Albert à l'empereur Guillaume à Potsdam. Les allemands en Turquie - les incidents de Saverne et les relations franco-allemandes. Accalmie politique au début de l'année 1914. Entretien avec l'empereur - continuation de l'accalmie politique. La Belgique et l'Allemagne en Afrique - les souverains anglais à Paris. Le calme avant l'orage. Après l'assassinat de l'archiduc. De l'ultimatum austro-hongrois au déchaînement de la guerre. Les responsabilités.

BEZYMENSKI (Lev).

Les Généraux allemands avec Hitler et sans lui.

Moscou, Editions du Progrès, s.d. (1964), in-8°, 583 pp, traduit du russe, 29 photos, 13 documents en fac-similé, 4 cartes, cart. éditeur, bon état

Le grand complot, de la Reichswehr à la Wehrmacht jusqu'en 1939. – Hitler et ses généraux pendant la Seconde Guerre mondiale. – Les généraux sans Hitler, de la Wehrmacht à la Bundeswehr. — "Une curieuse façon d'expliquer l'histoire allemande depuis les années 1930 par le rôle des seules Reichswehr, Wehrmacht et Bundeswehr. Sans méconnaître l'influence des deux premières sur les événements politiques et sans vouloir ignorer le problème de l'origine des cadres de la troisième et de leur idéologie, on ne peut cependant se contenter d'explications aussi simplistes, qui taisent systématiquement un certain nombre de réalités. Notons également que toute la période 1939-1945 est surtout consacrée à la guerre contre l'URSS." (Revue française de science politique, 1966)

BIANQUIS (Geneviève).

Amours en Allemagne à l'époque romantique.

Hachette, 1961, pt in-8°, 223 pp, biblio, reliure cartonnée crème de l'éditeur, une illustration contrecollée au 1er plat, rhodoïd, bon état

Germaniste éminente, spécialiste du romantisme, Geneviève Bianquis ici étudie les relations amoureuses en Allemagne à l'époque romantique. Elle consacre un chapitre à August-Wilhelm Schlegel qu'elle appelle le « chevalier de la triste figure » et dans lequel elle raconte ses relations avec Mme de Staël.

BIANQUIS (Geneviève).

Heine, l'homme et l'œuvre.

Boivin et Cie, 1948 in-12, 176 pp, chronologie des œuvres, biblio, broché, papier lég. jauni, bon état

"La première partie du Heine de Mlle Bianquis est consacrée à la biographie, telle que les recherches les plus récentes permettent de l'établir. En 42 pages d'une belle densité, elle nous expose la vie mouvementée de ce curieux esprit dont l'œuvre devait exprimer en vers et en prose la haine de toutes les tyrannies et la foi dans l'esprit libéré. Une seconde partie nous donne une étude fouillée de l'œuvre poétique, étude sans lourdeur malgré sa profondeur, tant la plume est alerte et précise ; une troisième expose l'œuvre en prose : Reisebilder, Écrits sur l'Allemagne, Écrits sur la France, Écrits divers. Ainsi nous prenons en quelque 130 pages contact avec l'œuvre complète de Heine, et à travers elle avec cette personnalité étonnamment complexe dont la vue pénétrante saisissait d'emblée le défaut de tous les raisonnements, le point faible de tous les systèmes, le ridicule de toutes les attitudes solennelles. Madame Bianquis donne une nouvelle fois la preuve de sa science vaste et sûre, de sa remarquable puissance de synthèse. Elle nous montre un Heine dont la position était assurément pleine de contradictions, mais qui servait la liberté et l'émancipation des peuples et attaquait l'apathie politique, la soumission béate à des ordonnances..." (J.-Ph. Dupont, Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1949)

BIDOU (Henry).

Berlin.

Grasset, 1936, in-12, 360 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à double nerfs, tête dorée, couv. conservées, bon état

BILSE (Lieutenant O.).

Petite Garnison. Roman de moeurs militaire. Conseil de guerre de Metz (33e division), seul compte rendu officiel des débats des 9, 10 et 11 novembre 1903.

P., Librairie populaire universelle, 1904, pt in-8°, xxiv-244 pp, reliure demi-percaline havane clair, dos lisse avec titres et fleuron dorés, couv. illustrée conservée, bon état. Ouvrage saisi et interdit en Allemagne

"A partir de septembre 1903 commença le scandale de la "Petite Garnison" dont le retentissement fut mondial. Depuis 1893 Forbach avait eu une garnison permanente, le 16e Train commandé par le major Fuchs. Le lieutenant Bilse, né en 1878, fils d'instituteur, contre lequel des mesures disciplinaires étaient en cours, avait voulu se venger en faisant paraître, sous le pseudonyme de Fritz von der Kyrburg, un roman de moeurs militaires sous le titre "Aus einer kleinen Garnison". L'éditeur Sattler de Braunschweig ne respecta pas sa promesse de ne pas le vendre en Alsace-Lorraine. Bilse avait brossé un tableau croustillant sur les moeurs dépravées de la plupart de ses camarades officiers négligeant leur service, brutalisant leurs hommes, endettés, adultères, coureurs de jupons et ivrognes. C'était un roman à clef dont l'enquête et la rumeur publique percèrent vite les pseudonymes. Le procès établit le caractère véridique de la plupart des faits, notamment la lâcheté du major Fuchs dans une affaire d'honneur avec un civil. Ce fut le bestseller de l'année malgré la médiocrité littéraire. Pour la social-démocratie de Bebel et les puissances jalouses, voire ennemies de l'Allemagne ce scandale fut le bienvenu. Bilse fut expulsé de l'armée et condamné à six mois de prison par le tribunal de guerre de Metz. Il les purgea dans la forteresse de Strasbourg. Tous les officiers cités dans l'ouvrage furent mis à la retraite. Quelques mois plus tard les juges militaires connurent le même sort probablement pour avoir fait toute la lumière au lieu d'étouffer le scandale dans la mesure du possible. Le livre fut interdit et les plombs saisis, mais trop tard. A Forbach, le libraire Greiner avait vendu de nombreux exemplaires lus dans tous les milieux. A l'étranger, des éditions à succès parurent à Paris, Londres, Vienne, Saint-Pétersbourg et New York dont Sattler profita bien plus que Bilse..." (Henri Wilmin, Forbach sous le Deuxième Reich, 1870-1914)

BLOOD (Philip W.).

Hitler's Bandit Hunters: The SS and the Nazi Occupation of Europe.

Washington, Potomac Books, 2006, gr. in-8°, xxii-400 pp, 16 pl. de photos hors texte, notes, biblio, index, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

In August 1942, Hitler directed all German state institutions to assist Heinrich Himmler, the chief of the SS and the German police, in eradicating armed resistance in the newly occupied territories of Eastern Europe and Russia. The directive for "combating banditry" (Bandenbekämpfung), became the third component of the Nazi regime’s three-part strategy for German national security, with genocide (Endlösung der Judenfrage, or "the Final Solution of the Jewish Question") and slave labor (Erfassung, or "Registration of Persons to Hard Labor") being the better-known others. An original and thought-provoking work grounded in extensive research in German archives, Hitler’s Bandit Hunters focuses on this counterinsurgency campaign, the anvil of Hitler’s crusade for empire. Bandenbekämpfung portrayed insurgents as political and racial bandits, criminalized to a greater degree than enemies of the state; moreover, violence against them was not constrained by the prevailing laws of warfare. Philip Blood explains how German forces embraced the Bandenbekämpfung doctrine, demonstrating the equal culpability of both the SS police forces and the "heroic" Waffen-SS combat arm and shattering the contrived postwar distinctions between them. He challenges the traditional view of Himmler as an armchair general and bureaucrat, exposing him as the driving force behind one of the most successful security campaigns in history, and delves into the contentious issue of the complicity of ordinary German police, soldiers, and citizens, as well as the citizens of occupied territories, in these state-sponsored manhunts. This book provokes new debates on the Nazi terrorization of Europe, the blind acquiescence of many, and the courageous resistance of the few.

BLOOD-RYAN (H. W.).

Franz von Papen. His Life and Times.

London, Rich & Cowan, 1939, in-8°, 319 pp, un portrait en frontispice, cart. éditeur (légèrement taché, sans la jaquette)

BOGAERT (André).

Un homme seul contre Hitler. L'attentat de la Bürgerbräukeller. 8 novembre 1939.

Laffont, 1974, gr. in-8°, 267 pp, 4 pl. de photos hors texte, biblio sommaire, index, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Ce jour-là)

8 novembre 1939 : Munich, 21h07. Dans la grande salle de la Bürgerbräukeller, Hitler vient de finir son discours. Il se lève, quitte la salle au milieu des acclamations, passe près d'un pillier de pierre. Dans ce pilier, un homme, agissant seul, a déposé une charge de 50 kg qui doit exploser à 21h25... C'est l'attentat le plus mystérieux contre Hitler.

BOIS (Piere-André), Roland KREBS et Jean MOES (dir.).

Les lettres françaises dans les revues allemandes du XVIIIe siècle – Die französische Literatur in den deutschen Zeitschriften des 18. Jahrhunderts.

Peter Lang SA, 1997, in-8°, 388 pp, notes, index des noms, index des périodiques, broché, bon état. 21 études érudites (14 en français et 7 en allemand)

On trouvera dans ce volume les communications présentées du 23 au 25 mars 1995 à Reims durant le Colloque International organisé par le Centre d'étude des périodiques de langue allemande de Metz. L'objet de la rencontre était d'analyser l'image que les périodiques allemands du XVIIIe siècle ont proposée des lettres françaises. Les revues – dont le développement à l'époque des Lumières est remarquable – ont abordé, à partir d'innombrables comptes rendus et commentaires, dans le cadre général d'un discours de légitimation, toutes les grandes questions que posaient pour la jeune littérature allemande le poids et la fonction de la culture française en Europe. On trouvera donc toutes les attitudes possibles dans les diverses études de cas ici proposées : de l'acceptation des transferts jusqu'à une stratégie de refus et de démarcation. En fait, l'évolution du discours des revues sur la littérature française suit fidèlement celle de la littérature allemande elle-même de la Frühaufklärung au Romantisme et en traduit la situation et les besoins. Par ailleurs, à travers les opinions sur les auteurs français s'expriment bien souvent des jugements sur la nation voisine et sa culture, qui ont leur place dans l'histoire générale des relations franco-allemandes.

BONWETSCH (Gerhard), Hans Kania et Franz Schnabel.

Geschichte der Neuzeit.

Leipzig et Berlin, Teubner, 1932, in-8°, viii-200 pp, qqs rares annotations crayon, reliure percaline éditeur lég. salie

BOURDREL (Philippe).

Nous avons fait Adolf Hitler.

Ramsay, 1983, gr. in-8°, 331 pp, annexes, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Etudiant et analysant les événements, la politique et les relations internationales, l'auteur démontre avec beaucoup de justesse, appuyé d'une solide documentation, que les grandes démocraties sont coupables de lâcheté et de faiblesse et donc responsables de l'établissement de la dictature nazie. Les politiciens des nations libres permirent à Hitler de réarmer, d'occuper la Ruhr, d'annexer l'Autriche et la Tchécoslovaquie. Par leurs querelles, leurs renoncements, les gouvernements démocratiques devaient permettre à Hitler d'asservir des millions d'hommes, d'amener le monde au cataclysme de la Seconde guerre mondiale." (Lectures n° 14, juillet-août 1983)

BRANDT (Willy).

La paix en Europe.

Albin Michel, 1969, in-8°, 299 pp, traduit de l'allemand, broché, couv. illustrée à rabats, état correct

Par le Vice-Chancelier et Ministre des Affaires étrangères de la RFA. — "Nous n'avons jamais pensé que nous pourrions mener avec succès une politique active de détente en direction de l'Est en nous éloignant pour cela de l'Ouest. Celui qui s'imagine que la politique étrangère obéit aux règles du pendule en méconnaît complètement les lois, comme la situation de notre pays l'Allemagne."

BRENTANO (Heinrich von).

L'Allemagne, l'Europe et le monde. Discours sur la politique étrangère de l'Allemagne (1947-1961).

Plon, 1965, in-8°, 362 pp, traduit de l'allemand par le Professeur Franz Böhm, préface de Ludwig Erhard, avant-propos de Jean Monnet, notice biographique, tableau chronologique, broché, bon état

Par l'ancien ministre des Affaires étrangères de la RFA de 1955 à 1961.

BRISSAUD (André).

Hitler et l'Ordre Noir. Histoire secrète du national-socialisme.

Perrin, 1969, in-8°, 476 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, chronologie, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

"Le sous-titre nous révèle le véritable objet du livre « Histoire secrète du national-socialisme » En effet, on ne voit souvent dans Hitler que le tribun ambitieux qui a su s'emparer du pouvoir en Allemagne, et dans la S.S. qu'une simple garde prétorienne. Pour l'auteur ces aspects ne sont pas les plus profonds ni les plus décisifs. Hitler avait une mystique. Il avait été fortement influencé par des idées nébuleuses sur l'origine du peuple allemand et par le mythe du sang. Peut-être même avait-il été reçu comme initié par l'un ou l'autre de ces groupes semi-secrets qui essayaient de répandre ces conceptions plus ou moins consistantes. C'est pourquoi il a voulu que Himmler fonde un véritable Ordre noir de chevaliers, la S.S. Bien des pages de ce livre sont trop touffues et tous n'admettront pas les explications de l'auteur. Mais celui-ci a au moins le mérite de nous apporter du nouveau sur l'idéologie et la psychologie des maîtres du IIIe Reich." (E. Tesson, Etudes, 1969)

BROCHE (François).

Assassinat du chancelier Dollfuss. Vienne, le 25 juillet 1934.

Balland, 1977, in-8°, 221 pp, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Crimes politiques)

La victime : Engelbert Dollfuss, Chancelier d'Autriche depuis 1932, patriote et fidèle catholique, il s'oppose à l'emprise nazie qui pèse sur son pays. Il y interdit même, en mars 1933, le parti national-socialiste. Par ailleurs, très lié aux conservateurs et ami de Mussolini, il combat violemment les socialistes et les milices ouvrières. – Le coupable : Otto Planetta, un ancien sous-officier manipulé par les nazis, abat Dollfuss, à Vienne, le 25 juillet 1934. Mais fort curieusement, l'attitude de Mussolini fait avorter le putsch. Dollfuss sera remplacé par le chancelier Schuschnigg. Deux ans plus tard, Mussolini s'allie à Hitler et, en 1938, l'Autriche est rattachée à l'Allemagne. C'est l'Anschluss.

BROCHE (François).

Maurice Barrès. Biographie.

JCLattès, 1987 gr. in-8°, 558 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Nul mieux que Barrès n'aura incarné ce qu'on a appelé "l'esprit-fin-de-siècle". Boulangiste, anarchiste, anti-dreyfusard, nationaliste, il fut le maître à penser d'une génération. Contrairement à l'image réductrice qu'on nous en a souvent laissée, l'homme s'est révélé tout au long de sa vie d'une particulière complexité due à la richesse d'un tempérament qui a toujours cherché à demeurer un homme libre, titre d'un de ses livres de jeunesse. Cette biographie insiste sur de nombreux aspects méconnus de Barrès : son ascendance auvergnate à côté de sa filiation lorraine, son amitié avec Guaita, sa passion romantique de l'Orient, ses inclinations païennes, son combat en faveur de la restauration des églises, son action en faveur des laboratoires scientifiques... Ce portrait est une redécouverte insolite d'un écrivain qui fut une des gloires de son temps.

BROSSE (Jacques).

Hitler avant Hitler. Essai d'interprétation psychanalytique.

Fayard, 1972, in-8°, 388 pp, postface d'Albert Speer, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Vingt-sept ans après sa mort, Hitler reste une énigme. Paradoxalement, puisque sa fantastique carrière a fait l'objet d'innombrables études. Une lueur parfois, dans les ouvrages des historiens, nous permet d'entrevoir l'homme vivant sous ce visage fermé comme un masque qui retombe aussitôt. Peut-on aujourd'hui déchiffrer ce secret que le Führer a su si bien préserver ? C'est ce qu'a tenté Jacques Brosse au terme d'une enquête minutieuse, centrée principalement sur les origines, l'enfance, les années de formation de Hitler, encore si mal connues, enquête où furent examinés un à un tous les documents existants, mais insuffisamment contrôlés et surtout inexpliqués. Grâce à une méthode nouvelle et rigoureuse, fondée en partie sur les dernières acquisitions de la psychanalyse, l'auteur parvient à sonder les profondeurs d'un psychisme tourmenté et gravement perturbé. Il en résulte un portrait inédit et surprenant d'un Hitler beaucoup plus proche de nous que nous ne l'imaginions.

BROSZAT (Martin).

L'Etat hitlérien. L'origine et l'évolution des structures du Troisième Reich.

Fayard, 1986, fort in-8°, 625 pp, traduit de l'allemand, glossaire, notices biographiques, biblio, index, broché, bon état

"Ce livre se classe parmi les meilleurs bilans du régime hitlérien. L'accent est mis non seulement sur l'organisation gouvernementale, sur le parti et ses fonctions, mais aussi sur l'organisation des groupes sociaux, sur le statut des fonctionnaires, le fonctionnement de la justice, le rôle des organismes spécialisés avant et pendant la guerre. Parfois un peu trop de détails, mais il fallait bien entrer dans toute la complexité de la matière..." (Revue française de science politique) — "L'ouvrage de Martin Broszat, spécialiste mondialement reconnu de l'histoire du nazisme et du IIIe Reich, a fait au fil de ses rééditions figure de classique de référence. Le lecteur français, qui pourra enfin pour la première fois en prendre connaissance dans sa langue, conviendra assurément qu'il tient là le bilan incontournable d'une recherche pionnière. Ce qui a en effet retenu Martin Broszat, ce n'est pas, comme tant d'autres historiens avant et après lui, la personnalité d'Adolf Hitler restituée dans une perspective biographique, c'est bien plutôt le nazisme comme structure politique et comme appareil de parti de l'Etat. Avec Martin Broszat, de la naissance du parti à la prise du pouvoir et à l'installation du régime, le national-socialisme retrouve sa réelle dimension d'univers bureaucratique tirant son unité et sa puissance du culte de la personnalité du Führer. Seul ce culte permettait de triompher de l'inertie d'un appareil administratif qui ne se prêtait pas spontanément à la poursuite d'une révolution brune destinée à satisfaire les ambitions inassouvies du parti; de neutraliser les rivalités entre adhérents et dirigeants de la première et de la dernière heure, les luttes sourdes entre fiefs et chefs locaux et régionaux, l'opposition ouverte entre les forces favorables à de nouveaux changements et celles attachées à un Etat autoritaire stabilisé. Les conflits existant à tous les niveaux de l'Etat et de la société furent réglés à chaque fois au coup par coup. Derrière la volonté du Führer qui s'imposait comme légitimation et arbitrage, libre de toute dépendance tant du parti que de l'Etat, Martin Broszat nous révèle superbement la réalité d'un pouvoir chaotique qui ne demeura un système fonctionnel qu'aussi longtemps qu'il ne fut pas submergé par les délires raciaux." — "Ce livre se classe parmi les meilleurs bilans du régime hitlérien. L'accent est mis non seulement sur l'organisation gouvernementale, sur le parti et ses fonctions, mais aussi sur l'organisation des groupes sociaux, sur le statut des fonctionnaires, le fonctionnement de la justice, le rôle des organismes spécialisés avant et pendant la guerre. Parfois un peu trop de détails, mais il fallait bien entrer dans toute la complexité de la matière." (Revue française de science politique)

BRÜCKNER (Peter) et Alfred KROVOZA.

Ennemis de l'Etat. Mise à l'index de l'ennemi intérieur en R.F.A.

Claix, La Pensée Sauvage, 1979, in-8°, 208 pp, préface de Michel Foucault, traduit de l'allemand, biblio, broché, bon état

"Réédition d'un texte paru en 1972. Dans sa préface à cette nouvelle édition, P.B. montre à quel point les inquiétudes qu'il exprimait il y a quelques années sur l'évolution du système politique ouest-allemand sont en train de se vérifier : par la criminalisation de toute attitude d'opposition politique ou syndicale, par le recours systématique à des procédés inquisitoriaux, par la création d'un climat de suspicion vis-à-vis de certains secteurs de la population, l'Etat démocratique libéral allemand, qui peut étendre l'état d'urgence à tous les domaines de la vie sociale, recourt désormais à la violence comme à un moyen normal d'auto-protection et détruit ainsi progressivement les garanties des libertés de ses citoyens. Les auteurs ne voient d'issue à cet engrenage que dans le combat solidaire des groupes de gauche de l'intelligentsia et de la classe ouvrière, et ceci grâce à une politisation conséquente dans chaque domaine de vie, d'expérience, de travail." (Revue française de science politique, 1980)

BUCHHEIT (Gert).

Bismarck.

P., Editions Colbert, s.d. (1943), pt in-8°, 393 pp, traduit de l'allemand par Maurice Betz et Pierre Pargal, un portrait de Bismarck en frontispice, reliure pleine toile bordeaux, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s. daté du 6.3.43 (en français) et lettre a.s. de l'auteur datée du 10.8.43 (en français également)

Gert Buchheit (1900-1978), biographe (de Rilke, von Papen, Mussolini...) et historien, était Oberleutnant à l'état-major du Commandement militaire allemand en France pendant la Deuxième guerre mondiale et faisait partie de l'Abwehr. Il habitait à l'hôtel Berkeley, avenue Matignon.

BUFFET (Cyril).

Berlin.

Fayard, 1993, gr. in-8°, 475 pp, 74 illustrations dans le texte, 12 cartes, liste des bourgmestres de Berlin, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, surlignures jaunes fluo et soulignures crayon, état correct

Berlin, aujourd'hui centre de gravité de la nouvelle Europe en gestation, conserve la mémoire douloureuse que lui a léguée une histoire agitée. Ce livre en retrace les grandes étapes, d'Albert l'Ours, le premier margrave du Brandebourg jusqu'à cette nuit de Noël 1992 où des milliers de Berlinois organisèrent une gigantesque chaîne lumineuse pour montrer leur attachement aux idéaux de tolérance et de fraternité. Au cours des siècles, Berlin a connu une succesion de ruptures violentes. Fondée au Moyen Age par des colons marchands, ce n'est d'abord qu'une petite résidence princière perdue aux confins de la Chrétienté. Dévastée pendant la guerre de Trente ans, la ville est reconstruite par le Grand Electeur avec l'aide des huguenots chassés de France. Sous la férule du roi-Sergent et de Frédéric le Grand, Berlin devient le centre d'un puissant Etat prussien, et de toute l'Europe on vient y respirer l'air des lumières. L'occupation française encourage le mouvement national, dont Berlin prend la tête. Peu à peu, une industrialisation forcenée transforme la ville – devenue capitale du Reich en 1871 – en une métropole trépidante. Le Berlin weimarien est un chaudron en ébulition. Mais c'est surtout une mégalopole cosmopolite qui attire tous les artistes. La reprise du pouvoir par les nazis interrompt tragiquement cette formidable effervescence. Douze ans de peste brune anéantissent la ville qui, selon les plans d'Hitler, aurait dû accueillir 10 millions d'habitants. En 1945, les Soviétiques occupent un tas de ruines. Dès lors, Berlin devient l'enjeu et le symbole de la guerre froide. Le Mur de la Honte détruit, Berlin donne toujours l'impression d'une cité inachevée tant s'y mêlent les styles architecturaux et tant les cicatrices du temps y sont encore présentes. Autre visage de son histoire, les mythes eux aussi y restent vivaces : sous les Tilleuls, la voix de Marlène continue de résonner.

BUFFET (Cyril).

Mourir pour Berlin. La France et l'Allemagne, 1945-1949.

Armand Colin, 1991, in-8°, 326 pp, préface de Jacques Bariéty, 4 cartes, notes, sources, biblio, index, broché, bon état (Ouvrage issu de thèse)

"Issu d'une monumentale thèse de doctorat soutenue en 1987 et préfacée par Jacques Bariéty, le livre de C. Buffet, qui a exploité des sources américaines et allemandes et des archives françaises inédites, est consacré au blocus de Berlin des années 1948-1949. En trois grandes parties, l'auteur démonte le mécanisme de cette première grande crise de la guerre froide et étudie le fonctionnement de ce conflit multilatéral de longue durée dans lequel aucune des parties en présence n'a un intérêt primordial à "mourir pour Berlin", et où la tension, pour être vive, n'atteint jamais un seuil critique..." (Jean-Marie Flonneau, Vingtième Siècle, revue d'histoire, 1993)

BULOW (Bernhard, prince de).

Correspondance secrète de Bülow et de Guillaume II (1903-1909), réunie par Spectator et précédée d'une étude sur le prince de Bülow.

Grasset, 1931, in-8°, xix-265 pp, traduit de l'allemand, préface de Maurice Muret, broché, imprimé sur Alfax Navarre, état correct

"... On accuse aujourd'hui le prince de Bülow, depuis la publication de ses mémoires, de s'être montré envers l'Empereur hypocrite et fourbe. Et, de fait, ses jugements définitifs sur le Kaiser contrastent étrangement avec le ton sur lequel il lui parlait dans les Lettres qu'on va lire ; mais Guillaume II avait donné lui-même l'exemple de l'ingratitude et des propos calomnieux. Bülow s'est tout au plus borné à lui rendre la monnaie de sa pièce." (Maurice Muret, préface) — "Avoir tort ou avoir raison n'a pas d'importance dans les rapports entre nations, sauf si celui qui viole le droit n'est pas assez puissant pour s'affranchir de tout scrupule." (Bülow, 4 avril 1905)

BULOW (Bernhard, prince de).

Correspondance secrète de Bülow et de Guillaume II (1903-1909), réunie par Spectator et précédée d'une étude sur le prince de Bülow.

Grasset, 1931, in-8°, xix-265 pp, traduit de l'allemand, préface de Maurice Muret, reliure demi-percaline grise à coins, dos lisse avec titres et fleuron doré, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état

"... On accuse aujourd'hui le prince de Bülow, depuis la publication de ses mémoires, de s'être montré envers l'Empereur hypocrite et fourbe. Et, de fait, ses jugements définitifs sur le Kaiser contrastent étrangement avec le ton sur lequel il lui parlait dans les Lettres qu'on va lire ; mais Guillaume II avait donné lui-même l'exemple de l'ingratitude et des propos calomnieux. Bülow s'est tout au plus borné à lui rendre la monnaie de sa pièce." (Maurice Muret, préface)

BURGELIN (Henri).

La Société allemande, 1871-1968.

Arthaud, 1969, in-8° carré, 340 pp, 37 héliogravures hors texte, 4 cartes, chronologie, biblio, index, reliure éditeur simili cuir bordeaux, rhodoïd, bon état (Coll. Sociétés contemporaines)

"Il manquait depuis longtemps une étude d'ensemble de la société allemande contemporaine. H. B. comble cette lacune avec un ouvrage bien documenté, clairement présenté, dépourvu de préjugés et de jargon sociologique. Il traite tout d'abord de la société allemande sous l'Empire, puis des crises du XXe siècle (guerre 1914-1918, révolution et République de Weimar) ; viennent ensuite l'ère national-socialiste, et l'après-guerre (l'Allemagne occupée, la R.F.A. et la R.D.A.). Des documents photographiques, des tableaux chronologiques et des éléments bibliographiques complètent un ouvrage que doivent lire tous ceux qui s'intéressent à l'Allemagne. Souvent ignorée, la période de l'Empire permet pourtant de mieux comprendre l'histoire récente de l'Allemagne. « Civilisation préindustrielle particulièrement brillante », l'Allemagne a connu un développement industriel tardif, rapide et imposant. « Nulle part, nous semble-t-il, écrit H. B., la prise de conscience des transformations de l'homme et de la société par la révolution industrielle n'a entraîné une remise en question aussi radicale des bases de la civilisation traditionnelle »." (Revue française de science politique, 1969)

BUTLER (Ewan) et Gordon YOUNG.

Goering tel qu'il fut.

Fayard, 1963, in-8°, 317 pp, traduit de anglais (“Marshal without glory. The troubled life of Hermann Goering”), reliure cartonnée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Maréchal du Reich, morphinomane, un des pilotes les plus prestigieux de la guerre 14-18 (sa photo en carte postale était sur le cœur de toutes les jeunes Allemandes), pilote acrobate après 1918, commis voyageur en avions, parfait homme du monde, pilleur des musées français, dernier défenseur de la paix dans l'entourage de Hitler en août 1939, satrape oriental qui pour se calmer plongeait ses mains dans des coupes emplies de pierres précieuses, bâtisseur de l'aviation allemande, naufrageur de l'aviation allemande, grand veneur, ministre, Maréchal du Reich... Oui était réellement Gœring, successeur officiel de Hitler, chef de l'économie allemande et de la Luftwaffe ? Pour le savoir, les auteurs de cet ouvrage ont suivi sa carrière de sa naissance au procès de Nuremberg. Ils le montrent mêlé aux débuts obscurs de l'hitlérisme, participant au putsch de Munich où il est gravement blessé, soignant ses blessures dans une cachette, projeté au premier plan de la diplomatie internationale par les victoires des nazis, bâtissant l'arme aérienne qui écrasera la Pologne et la France, la lançant follement à l'assaut de l'Angleterre, s'effondrant dans le désastre de mai 45 pour ressurgir une dernière fois à.la barre du procès de Nuremberg, plus arrogant et insolent que jamais à l'instant du jugement des hommes. Qui était Gœring ?

BÜHRER-THIERRY (Geneviève).

Evêques et pouvoir dans le royaume de Germanie. Les Eglises de Bavière et de Souabe, 876-973. (Thèse).

Picard, 1997 gr. in-8°, 278 pp, 4 cartes et 4 tableaux généalogiques in fine, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

En 843, à l'issue du partage de Verdun, Louis, petit-fils de Charlemagne, fils cadet de l'empereur Louis le Pieux, prend définitivement possession de la partie orientale de l'Empire, créant ainsi le premier royaume "germanique". En 962, Otton 1er reçoit à Rome la couronne impériale et fonde un nouvel Empire dont la germanie est le centre de gravité. C'est durant cette centaine d'années que se constitue dans la partie orientale de l'ancien Empire de Charlemagne un royaume qui se distingue peu à peu de la partie occidentale du royaume des Francs, le futur royaume de France. L'une des différences essentielles entre les deux royaumes est liée à l'immense influence politique gagnée par les évêques dans l'entourage du roi de Germanie qui choisit de s'appuyer en priorité sur l'épiscopat pour faire contrepoids à la puissance de l'aristocratie laïque : avec les débuts de la dynastie ottonienne s'établit la Reichskirche, élément constitutif du "Saint Empire Romain Germanique", certains évêques devenant, à partir du XIIe siècle, des princes d'Empire... — "Une judicieuse délimitation du terrain d'enquête et une recherche obstinée des indices les plus ténus, toutes catégories documentaires confondues, forment l'arrière-plan de la thèse, aujourd'hui publiée, de Geneviève Bührer-Thierry. Dans le cadre des deux duchés méridionaux, une Bavière déjà très bien individualisée, et une Souabe qui en est encore à se forger une identité, soit pour un total de dix diocèses, l'auteur étudie, de façon classique, le passage de l'Eglise carolingienne à un « Reichskirchensystem » dont elle convient après d'autres qu'il n'a pas encore acquis ses traits censés classiques sous Otton Ier. Le « pouvoir » dont le titre fait état, avec quelque ambiguïté, est en fait le « pouvoir princier », l'auteur concentrant l'analyse sur les rapports entre évêque et prince (roi et ducs), et n'abordant que de l'observatoire le plus élevé les rapports des évêques à l'exercice du pouvoir : exercice dont elle montre de façon convaincante qu'il est moins de substitution que d'étai, l'exaltation du rôle des prélats ne se révélant fonctionnelle qu'autant que le bras séculier est fort." (Olivier Guyotjeannin, Bibliothèque de l'École des chartes, 1998)

BÜLOW (Bernhard, prince de).

Mémoires du chancelier prince de Bülow (1849-1919).

Plon, 1930-1931, 4 vol. in-8°, 494, 525, 346 et 527 pp, traduit de l'allemand, 68 gravures hors texte, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titre, tomaisons et fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bel exemplaire

Complet. — I. Le secrétariat d'Etat des Affaires étrangères et les premières années de la chancellerie, 1897-1902 ; II. Du renouvellement de la Triplice jusqu'à la démission du chancelier, 1902-1909 ; III. La Grande Guerre et la débâcle, 1909-1919 ; IV. Sa jeunesse et sa carrière de diplomate, 1849-1896. — "... Les mémoires de Bülow débordent de malice et de rancune, surtout contre ceux qui ont, selon son opinion, gâté son oeuvre ou ont trompé sa confiance. Il dénigre un peu trop son successeur Bethmann-Hollweg ; il dit beaucoup de mal de ses anciens amis Eulenburg et Monts et de bien d'autres. II flétrit tous ceux qui ont dirigé la politique allemande après sa chute en 1909, politique d'imprévoyance et d'incapacité qui a mené l'Allemagne à la Grande Guerre. On voit bien que lui, Bülow, n'aurait pas fait la politique de l'ultimatum à la Serbie. On trouve dans ses mémoires une galerie de portraits de princes, de ministres, de diplomates, de généraux, d'hommes de cour allemands, aussi bien qu'étrangers. Les caractéristiques sont loin d'être objectives, mais toujours intéressantes et amusantes. C'est comme un musée Grévin des personnes qui ont gouverné l'Europe aux alentours de 1900. La figure centrale de ce musée, c'est bien l'empereur Guillaume II. On sait que l'empereur a renvoyé son chancelier en 1909 avec tous les signes de la disgrâce et qu'il l'a designé comme canaille (« Luder »). On comprend que Bülow lui en veuille et qu'il raconte ouvertement tout ce qui s'est passé entre lui et son souverain. (...) Des événements politiques traités dans le premier volume, il faut mentionner l'occupation de Kiaotcheou, la crise chinoise de 1900, les négociations anglo-allemandes de 1898-1901, la guerre des Boers, la construction de la marine allemande, les mesures contre les Polonais. Bülow donne une quantité de détails intéressants. (...) Ce livre est une source de premier ordre pour bien connaître l'esprit de l'époque de Guillaume II, pour bien connaître les caractères de l'Empereur et des hommes de sa cour, leurs faiblesses et leurs intrigues ; c'est un tableau unique des moeurs et des idées de ce monde..." (Paul Darmstaedter, Revue d'histoire moderne) — "... Bülow dépeint la vie politique et sociale des pays dans lesquels il a vécu. II parle beaucoup de sa vie amoureuse. On voit que l'octogénaire n'était pas moins fier de ses exploits amoureux que de ses succés diplomatiques. Mais la grande valeur de ce volume, comme des précédents, consiste dans les portraits qu'il nous trace de nombre des princes, hommes d'Etat et diplomates qui ont joué un rôle dans l'Europe de 1870 à 1900. L'empereur Guillaume Ier et son fils malheureux, Bismarck et ses fils, Hohenlohe et Münster, Alexandre II et III, Mac-Mahon et Grévy, Gambetta et Jules Ferry, Marco Minghetti et Crispi, le roi Charles de Roumanie et beaucoup d'autres apparaissent sur la scène. Je ne connais aucun ouvrage de notre époque qui soit, sous ce point de vue, comparable aux mémoires de Bülow..." (Paul Darmstaedter, Revue d'histoire moderne, à propos du tome IV sur la période 1849-1896)

CALIC (Edouard).

Le Reichstag brûle ! 27 février 1933.

Stock, 1969, in-8°, 301 pp, 20 pl. de photos et documents hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

27 février 1933 : le Reichstag en feu, le grand signal nazi, les véritables incendiaires et leurs complices, parodie de justice à Leipzig, témoins et survivants parlent. Le dossier inédit de la plus grande provocation du siècle.

CALMES (Dr Albert).

Der Zollanschluss des Grossherzogtums Luxemburg an Deutschland (1842-1918).

Luxemburg, Druck von Joseph Beffort, 1919, 2 vol. in-8°, (2)-268 et 252 pp, qqs tableaux dont un dépliant hors texte, brochés, couv. imprimées vertes en partie passées, bon état. Edition originale rare. Texte en allemand.

Tome I : Der Eintritt Luxemburgs in den Deutschen Zollverein (1839-1842) ; Tome II : Die Fortdauer des Zollanschlusses und seine Lösung. L’histoire des alliances économiques du Luxembourg : le Zollverein jusqu’en 1918, par l'historien et économiste Albert Calmes (1881-1967), auteur d'une monumentale Histoire contemporaine du Grand-Duché de Luxembourg en 5 volumes.

Catalogue d'exposition.

Symboles et Réalités. La peinture allemande, 1848-1905.

P., Musée du Petit Palais, 1984, pt in-4°, 320 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, index, 173 numéros décrits avec notices explicatives érudites, broché, bon état

CAUVIN (Marius).

Le Renouveau pédagogique en Allemagne de 1890 à 1933.

Armand Colin, 1971, in-12, 348 pp, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. U2)

CAVAIGNAC (Godefroy).

La Formation de la Prusse contemporaine. Les origines – Le ministère de Stein (1806-1808).

P., Hachette, 1891, gr. in-8°, viii-510 pp, reliure pleine toile écrue, dos lisse, pièce de titre basane vermillon, bon état (Prix Thiers 1892, décerné par l'Académie française)

Premier volume seul (sur 2) — "... Ce premier volume s'arrête au mois de décembre 1808 ; Stein, contraint de prendre sa retraite, à la veille d'être mis au ban de l'Europe par Napoléon, quitte les affaires. C'est, à proprement parler, la période de Stein. Stein personnifie, dans la réforme de la Prusse et la création de l'Allemagne moderne, l'esprit essentiellement allemand, l'esprit d'évolution, l'esprit de tradition, l'esprit anti-français; il est l'homme de la révolution allemande en Allemagne. M. Cavaignac ne méconnaît pas en lui le héros ; mais dans la gloire de ce héros il découvre beaucoup de légende et de préjugé national. Hardenberg, à ses yeux, est le véritable homme d'Etat, le véritable créateur, et il personnifie l'influence de la Révolution française en Prusse. Quant au roi Frédéric-Guillaume III, sa figure réelle disparaît sous l'auréole dont l'a entouré l'histoire nationale. Dans le livre de M. Cavaignac, il s'évanouit pour ainsi dire de sa propre histoire..." (Albert Sorel, Journal des Savants, 1900) — "Travail compact et consciencieux." (Edouard Driault)

CHAPMAN-HUSTON (Desmond).

Tragédie fantastique. La vie de Louis II de Bavière.

Hachette, 1957, pt in-8°, 288 pp, traduit de l'anglais, 8 pl. de photos hors texte,

"Figure légendaire et pathétique, Louis II attire les biographes. La présente Vie s'appuie avant tout sur la correspondance et le journal intime du souverain dont, à la manière britannique, elle donne de larges extraits. L'avantage de la méthode est qu'elle nous met directement en présence du héros : il y a quelque chose de fascinant dans ce spectacle. L'inconvénient, c'est que le récit est décousu et laisse de côté bien des points importants, le rôle politique de Louis par exemple. Mais surtout ce contact prolongé avec un malade, psychologiquement désaxé et soumis à l'esclavage du plus lamentable des vices, a quelque chose de profondément malsain et la juste sévérité de l'auteur pour les honteuses misères qu'il nous rapporte ne parvient pas à purifier l'atmosphère. La finesse et la discrétion du portrait psychologique n'excusent point ce que le livre a de déplaisant." (Etienne Celier, Etudes, 1957)

CHASLES (Philarète).

Scènes des camps et des bivouacs hongrois pendant la campagne de 1848-1849. Extraits des mémoires d'un officier autrichien...

P., Eugène Didier, 1855 in-12, xxiv-327 pp, reliure demi-basane bleu-nuit, dos lisse, titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, envoi a.s.

CHICKERING (Roger).

Imperial Germany and a World Without War. The Peace Movement and German Society, 1892-1914.

Princeton University Press, 1975, in-8°, xiv-488 pp, 2 cartes et 3 tableaux, biblio, index, reliure toile éditeur, bon état. Texte en anglais

"Il est aujourd’hui reconnu que la théologie protestante allemande, en particulier dans les années qui précédèrent la Grande Guerre, a contribué de manière incroyable à la « militarisation de la pensée », ce qui eut pour effet de promouvoir l’idée de la nécessité de la guerre et, partant, de créer un état d’esprit disponible pour le départ à la guerre dans la détermination et l’enthousiasme. On a noté que très peu de penseurs allemands osèrent exprimer une quelconque opinion contraire ; dans tous les cas, leurs points de vue minoritaires se heurtaient à une indifférence méprisante." (John A. Moses, La théorie de la guerre juste dans l'Empire allemand (1871-1918) : un phénomène protestant, 2005)

CHUQUET (Arthur).

De Frédéric II à Guillaume II.

Fontemoing, 1915, in-12, 373 pp, reliure demi-toile havane clair, dos lisse avec titres et fleuron dorés, bon état (La Guerre de 1914-18)

"Sous ce titre, M. Chuquet a réuni une suite d'articles et d'essais, grands et petits, les uns déjà parus dans diverses revues, les autres inédits, tous inspirés par la guerre actuelle. Nous ne pouvons les signaler tous ; nous classons les principaux sous divers chefs : 1) La Belgique et la violation de sa neutralité. M. Chuquet rappelle les termes du traité du 19 avril 1839 par lequel la neutralité de la Belgique était garantie par les cinq grandes puissances, dont l'Autriche et la Prusse (...) – 2) L'Alsace (...) – 3) L'Allemagne et la guerre actuelle. M. Chuquet expose la situation du Hanovre en 1866, la menace faite par l'Allemagne à la France en 1875, l'alerte de 1887 après l'incident Schnaebelé (...) – 4) Les pays neutres : le manifeste des intellectuels espagnols en faveur de la France ; un article, l'un des plus longs du volume, sur les voix américaines sur la guerre de 1914-1915. – Et ce n'est pas tout ; ici il est question de la Bohême, là de l'armée russe ; ici de la littérature allemande, là, à propos de quelque incident de la lutte actuelle, sont évoqués des souvenirs de cette Révolution dont M. Chuquet connaît si bien l'histoire. Une série d'articles un peu trop morcelés à notre gré, mais écrits d'une plume alerte pour la bonne cause." (Christian Pfister, Revue historique, 1926) — "M. Arthur Chuquet a cet avantage sur les autres écrivains de la guerre, qu'il est un historien extrêmement averti. Son érudition est grande : aussi peut-il toujours fortifier son opinion d'un exemple ou d'un souvenir. Il exprime ici le profond dégoût que lui causent, et lui ont toujours causé les procédés allemands, tant au cours de la guerre contemporaine que depuis Frédéric II. On peut suivre ici le développement de l'âme nationale prussienne et M. Chuquet a très finement mis en lumière quelques-uns des vilains côtés de l'esprit teuton et des moeurs traditionnelles au pays de Frédéric II et de Guillaume II." (Les Livres de la Guerre, août 1914-août 1916)

CHUZEVILLE (Jean).

Les Mystiques allemands du XIIIe au XIXe siècle.

Grasset, 1935, in-12, (8)-304 pp, index des ouvrages à consulter, broché, bon état. Avec un joli petit dessin en couleurs à la gouache figurant une religieuse sur le faux-titre

Un choix de textes allant de sainte Hildegarde à Catherine Emmerich en passant par Albert le Grand, Maître Eckhart, Henri Suso, Jean Tauler, Paracelse, Jacob Boehme, Silesius et Novalis. — "M. Jean Chuzeville nous présente, en traduction, une suite d'extraits empruntés aux œuvres des grands mystiques « allemands », depuis sainte Hildegarde de Bingen jusqu'à Catherine Emmerich. L'adjectif ethnique est, d'ailleurs, pris dans un sens très large, puisque le choix s'est étendu à Ruysbroeck l'Admirable. Il y a toujours dans ces morceaux détachés quelque chose d'inquiétant, en raison de la mutilation qu'ils risquent d'infliger à des systèmes de pensée ou de sentiments parfois fort bien liés. Mais les textes sont d'un vif intérêt, souvent émouvants ou profonds, et ils ont été traduits avec un art très sûr." (Marc Bloch et Ch.-E. Perrin, Revue Historique, 1938)

CLAY (Général Lucius D.).

Guerre froide à Berlin.

Berger-Levrault, 1950, in-8°, xi-438 pp, traduit de l'américain (“Decision in Germany”), 2 cartes et 15 photos hors texte, broché, belle jaquette illustrée par P. Lengellé, bon état

Mémoires du gouverneur militaire américain en Allemagne de 1945 à 1949. Un tableau de l'administration américaine en Allemagne, sous la double invocation de la conception américaine de la démocratie et du raidissement consécutif à l'échec de la conférence de Moscou au printemps de 1947. Politique de rééducation allemande et stratégie du «containment ». Fondamental pour la période. — "Voici l'histoire exacte, et vraiment significative, du fameux « pont aérien » qui a sauvé Berlin de la famine. L'homme de cette grande réussite, le général Lucius Clay, a écrit ses souvenirs, en anglais. Ils ont fait sensation en Amérique. C'est, en somme, l'histoire de quatre ans – heurts et démêlés avec les Anglais et les Français ; démêlés et rupture avec les Russes. Félicitons la maison Berger-Levrault de nous avoir donné un texte d'une si haute portée." (Hommes et mondes, 1950)

Collectif.

L'Allemagne de Hitler (1933-1945). Introduction de François Bédarida.

Seuil, 1991, in-12, 427 pp, broché, bon état (Coll. Points Histoire). Inédit paru directement au format de poche

chronologie, index. 28 articles parus originellement dans la revue «L'Histoire» par Serge Berstein, Henry Rousso, Philippe Burrin, Marlis Steinert, Pierre Milza, Henri Burgelin, Hans Mommsen, Pierre Ayçoberry, Michael Pollak, Jacques Droz, Saül Friedlander, André Kaspi, J.-P. Azéma, Joseph Rovan, Jacques Delarue, François Bédarida, Etienne François, etc.

Collectif.

Le Fascisme hitlérien. Etudes actuelles.

P., Recherches internationales n° 69-70, 1972, in-8°, 212 pp, broché, bon état

Présentation (André Gisselbrecht) ; Les conditions economiques du fascisme (Gert Schäfer) ; Les théories du fascisme et leurs conséquences (Reinhard Opitz) ; Qui a aidé Hitler à prendre le pouvoir ? (Eberhard Czichon) ; Histoire de l'économie de guerre allemande 1939-1945 (Dietrich Eichholz) ; Sur la littérature fasciste allemande (Günter Hartung) ; La langue du 3ème Reich (L.T.I.) (Victor Klemperer). - Numéro spécial de la revue "Recherches internationales à la lumière du marxisme", éditée par le Parti communiste français, directeur Jean Kanapa.

COLLIER (Price).

Germany and the Germans from an American Point of View.

London, Duckworth & Co, 1913, in-8°, xii-602 pp, reliure toile rouge éditeur, 1er plat orné d'un aigle allemand doré, bon état. Texte en anglais

COLONGE (Paul).

Ludwig Windthorst (1812-1891). Sa pensée et son action politiques jusqu'en 1875. (Thèse).

Lille, Atelier national de reproduction des thèses, 1983, 2 vol. in-8°, vi-1103 pp, biblio, index, broché, bon état

Issu d'une famille de juristes et de fonctionnaires, Ludwig Windthorst devient avocat à Osnabrück, dans le royaume de Hanovre. Il prend part au mouvement de renaissance catholique puis, à partir de 1849, se consacre à l'activité politique. Il appartient au parti gouvernemental hanovrien, dont il va devenir le chef. Favorable à un régime politique constitutionnel et à une politique grand-allemande, il se montre hostile aux ambitions prussiennes. Président de la Chambre en février 1851, il est le premier catholique à devenir ministre de la Justice du Hanovre (1851-1852, puis 1856-1865). Lorsque, en 1866, le royaume de Hanovre est annexé à la Prusse, Windthorst mène pour la maison royale hanovrienne les négociations qui aboutissent à un arrangement en 1867. Il est élu, la même année, député à la Chambre prussienne et au Reichstag. À partir de 1871, il appartient à la « fraction » du Centre (Zentrum) au Reichstag et va très vite en devenir le chef.Bismarck entreprit le Kulturkampf avant tout par hostilité envers le Centre, parti démocratique de masse fondé sur une base confessionnelle et qu'il jugeait dangereux pour l'œuvre unitaire. Windthorst conduit la défense catholique.

COMBESCOT (Pierre).

Louis II de Bavière.

Tallandier, Cercle du Nouveau Livre, 1973, in-8°, 269 pp, 30 gravures et photos sur 20 pl. hors texte in fine, chronologie, biblio, tableau généalogique, reliure toile verte éditeur, titres au 1er plat et au dos, rhodoïd, ex. numéroté, bon état

"Louis II de Bavière, personnage historique ou héros de roman ? Les deux, nous répond Pierre Combescot dans cette superbe biographie qui est en même temps une mise en scène, une mise en drame de ce roi légendaire. Il fallait justement un romancier rompu toutes à toutes les volutes, à toutes les extravagances du baroque, il fallait l'auteur des “Funérailles de la sardine” pour nous restituer le destin de Louis II avec autant de sympathie, de chaleur de fraternelle compréhension. Car la "folie" supposée du souverain de Bavière n'a été qu'un excès d'originalité dont l'a puni son entourage timoré, d'abord en l'emprisonnant, puis en le poussant au suicide. Il aimait trop ce qu'il aimait, il ne savait pas freiner ses passions ni pour les opéras moyenâgeux de Wagner, ni pour la ruineuse construction de châteaux délirants, ni pour la beauté des jeunes valets dont il faisait ses favoris. Héros flamboyant, dont la vie hors de toute règle et les amours hors de toute loi palpitent et rayonnent à travers les pages de ce livre inspiré." (Dominique Fernandez)

COMTE (Hubert).

La Force de la colère. Récits de Dachau.

Stock, 1987, gr. in-8°, 197 pp, liste des résistants ayant témoigné, broché, bon état

Témoignages de survivants français recueillis par l'auteur. Dachau, fondé dès 1933, était le camp des opposants au régime nazi, des politiques, des résistants.

Congrès Archéologique de France.

105e Session tenue en Souabe en 1947 par la Société française d'archéologie.

Bade, Editions Art et Science, 1949, in-8°, 318 pp, 88 illustrations photographiques et plans, une carte, broché, pt mque au coin du 1er plat, dos scotché, bon état (CVe session, 1947)

Publié sous les auspices de la direction générale des affaires culturelles du haut commissariat de la République française en Allemagne. En juin 1947, alors qu'il était chef du service des beaux-arts en Allemagne, Michel François (1906-1981) organisa en Souabe la 105e session du Congrès archéologique de France et y fit deux communications. — Table : Pierre-Michel d'Ixnard (Maurice Jardot). Eglise et monastère de Saint-Blaise (Maurice Jardot). Reichnau, les peintures murales d'Oberzell (Marc Thibout). Goldbach (Paul Deschamps). Eglise de Birnau (Jacques Vanuxem). Salem : architecture (Marcel Aubert). Salem : mobilier et décor (Maurice Jardot). Abbbaye de Weissenau (Jacques Vanuxem). Abbaye de Weingarten (Jacques Vanuxem). Abbaye de Schussenried (Jacques Vanuxem). Eglise de Steinhausen (Jacques Vanuxem). Eglise de Buchau (Maurice Jardot). Zwiefalten (Jacques Vanuxem). Bibliographie générale sur l'architecture religieuse en Souabe au XVIIIe siècle (Jacques Vanuxem). Abbaye de Bebenhausen (Marcel Aubert), Abbaye d'Herrenalb (Marcel Aubert). Baden-Baden, les bains romains (Michel François). Château de la Favorite (Michel François).

CORCELLE (Charles).

Les Alliés occidentaux à Berlin depuis 1945. Pour bien comprendre les problèmes d'une ville isolée et divisée.

Albatros, 1976, fort in-8°, 397 pp, 2 cartes hors texte, biblio, broché, couv. illustrée recouverte d'un film autocollant transparent, C. de bibl., bon état

Etant donné le nombre, la variété et l'importance des faits historiques – tant de la "guerre froide" que de la "détente" – qui depuis plus de trente années ont si souvent mis à l'épreuve les nerfs, la liberté, voire l'existence de Berlin, ces problèmes comptent parmi les plus mal connus. Fort de son expérience dans ce domaine, l'auteur explique, éclaire le dossier dans cet ouvrage à la fois juridique, historique, politique, pratique, et même anecdotique

COURSIER (Henri).

Une Europe d'avant-guerre. Choses vues 1923-1926.

Etampes, Clovis, 1998, in-8°, 205 pp, présentation et notes de Philippe Pévost, 35 illustrations, annexes, 3 index, broché, couv. illustrée, bon état

Jeune diplomate français, Henri Coursier a l'occasion de voyager entre 1923 et 1926, soit pour son agrément et son instruction, soit en raison de missions officielles. Mais un heureux hasard veut qu'il se rende dans certains pays au moment précis où des événements historiques d'une importance extrême sont en train de s'y dérouler. C'est l'Allemagne plongée dans un chaos financier sciemment provoqué afin d'échapper aux réparations de guerre. C'est l'Union Soviétique, exsangue après la guerre civile et les grandes famines, engagée dans la "Nouvelle Politique Économique", la N.E.P. C'est encore l'Angleterre en proie à la grève générale, ou l'Irlande tout récemment indépendante cherchant son destin. C'est enfin la Turquie rêvant de passer en quelques années, avec Kemal Atatürk, d'un pays pauvre croupissant dans l'obscurantisme musulman à un État moderne et prospère. Henri Coursier, après une carrière dans la diplomatie française, deviendra chef du service juridique du Comité International de la Croix-Rouge. Les récits de ses voyages de jeunesse, rédigés à l'époque, nous transmettent le témoignage direct d'un homme ouvert, curieux et cultivé.

CZERNICHOW (Elise).

Le Théâtre et la question de l'identité allemande à Berlin, 1945-1947.

S.l., s.n. (chez l'auteur), 1998, in-4°, 156 pp, annexes, biblio, broché, qqs rares annotations stylo, bon état

Mémoire de Maîtrise d'Histoire sous la direction de Philippe Levillain et Didier Musiedlak (Université Paris X - Nanterre).

DARCY (Paul).

L'Allemagne toujours armée. Nouvelle édition. Nouveaux documents.

P., Editions des Portiques, 1933, in-12, 389 pp, index des noms cités, broché, couverture de relais des éditions Grasset (lég. salie), bon état

Notions fondamentales : La mentalité prusso-allemande, La désunion des Alliés. – L'esprit de 1813 : Les troupes régulières, Les troupes irrégulières, La Reichswehr Noire (secrète).– Le cheval de Troie : Le redressement : Seeckt et Stresemann, La conception allemande de l'armée moderne, La nouvelle Armée, L'industrie de guerre avant Locarno, L'industrie de guerre après Locarno, L'Aviation, Le Budget. – Le potentiel d'excitation. – Nouveaux documents. Annexes. — "M. Paul Darcy est un spécialiste en ce qui concerne l'Allemagne : il a habité Berlin jusqu'à la guerre et y est retourné quand l'armistice l'a permis. Avec un soin admirable, il a recueilli tous les témoignages qui se sont produits au sujet du réarmement de l'Allemagne et il en donne un résumé précis et impressionnant dans le livre qu'il vient de publier. Son exposé s'arrête à l'arrivée au pouvoir de Hitler." (Mercure de France, 1933)

DASNOY (Jacques).

Les « Nouvelles Femmes » en Allemagne pendant la République de Weimar, 1919-1933.

S.l., s.n. (chez l'auteur), 2002, in-4°, 120 pp, qqs photos, biblio, broché, dos à spirale, qqs rares annotations stylo, bon état

Mémoire de Maîtrise d'Histoire Contemporaine réalisé sous la direction de Didier Musiedlak (Université Paris X - Nanterre).

DAUDET (Léon).

Hors du joug allemand. Mesures d'après-guerre.

Nouvelle Librairie Nationale, 1915, in-12, 321 pp, broché, état correct

"La présente étude, écrite pendant que retentit encore le fracas des armes, se propose d'établir, dès maintenant, les grandes lignes d'une réaction nationale contre l'influence et l'action allemandes. Cette réaction parachèvera l'effort admirable de nos soldats. Elle en sera le complément indispensable. Quel que soit le traité qui réglera, après la terrible guerre de 1914-1915, le nouveau statut des Allemagnes, délivrées du joug prussien et rendues à leur autonomie, il importe que ce traité soit appuyé par la continuité de l'énergie des alliés. (...) L'Allemagne, à travers sa prospérité, n'a jamais abandonné un certain fonds barbare et brutal, qui a toujours progressé et fructifié avec elle dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle et au début du vingtième. (...) j'exposerai comment elle avait adapté cette barbarie voulue, systématique, à ses projets de domination, d'impérialisme universel..." (Avant-propos) — "Les meilleures oeuvres de Léon Daudet sont nées depuis quelques années. Directeur d'un grand journal de combat auquel il donne chaque jour un article qui met ses adversaires en fureur, il a publié des livres relatifs à la guerre, d'une clairvoyance et d'une vigueur remarquables : “L'avant-guerre” ; “La vermine du monde” ; “Hors du joug allemand” ; etc." (Abbé Louis Bethléem, Romans à lire et romans à proscrire, 1920)

DAUPHIN-MEUNIER (Achille).

L'économie allemande contemporaine.

P., Fernand Sorlot, 1942, in-8°, 202 pp, broché, bon état

"M. Dauphin-Meunier dresse un tableau saisissant de la décomposition économique de l'Allemagne en 1931. Les plans quadriennaux assurent la reprise des affaires ; mais toute une réorganisation s'effectue en même temps dans le domaine agricole par la corporation alimentaire et l'institution de majorats, dans le domaine industriel par la formation de groupes et de chambres professionnels sur le plan économique, par la mise en vigueur de la Charte du travail sur le plan social, tandis que le Front du Travail assure une éducation nationale-socialiste. Enfin l'auteur étudie le financement de la reprise et de la guerre. Cet exposé est clair, grâce à l'absence de termes techniques. Le nouveau système ne constitue pas une antithèse du capitalisme libéral : il stimule l'initiative privée, affirme la responsabilité du chef d'entreprise et la légitimité d'un profit limité. Mais les marchés sont contrôlés, les prix fixés par voie d'autorité, les organismes sociaux et économiques placés sous la direction de l'État. Les ouvriers ne sont plus des prolétaires, mais des associés du chef d'entreprise. Ainsi le nouveau système exploite moins « la force de travail humaine que les possibilités de la nature... Ce capitalisme est communautaire » (p. 199). La clef de voûte de l'édifice national-socialiste est la subordination des intérêts privés à l'intérêt général ; cet intérêt général, que saint Thomas appellerait le « bien commun », comporte aussi la restauration des valeurs spirituelles et le maintien de la liberté humaine." (Georges de Lussac, revue Études, 1945)

DEDERICHS (Mario R.).

Heydrich. Le visage du Mal.

Tallandier, 2007, in-8°, 299 pp, 8 pl. de photos hors texte, annexes, chronologie, copieuse biblio (pp. 249-288), index, broché, couv. illustrée, bon état

Blond, yeux bleus, haute stature, physique athlétique, uniforme noir, casquette à tête de mort vissée sur la tête, Reinhard Tristan Eugen Heydrich (1904-1942) a été, de 1933 à sa mort, l'incarnation paroxysmique, et presque caricaturale, de la terreur nazie. Adolescence marquée par la défaite de 1918, carrière ratée dans la Marine, Heydrich rejoint en 1931 les nationaux-socialistes. Son ascension sera, dès lors, fulgurante. Bras droit du Reichsführer SS Himmler, il dirige d'une poigne de fer l'appareil répressif nazi. À la tête du service de sécurité de la SS (SD), de la police criminelle (Kripo) et de la Gestapo, il transforme les visions haineuses de Hitler en actes barbares. Planificateur de l'Holocauste, Heydrich organise les massacres de masse à l'Est avec les Einzatsgruppen, puis préside la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, point de départ de la "solution finale". Nommé protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie, le "diable à forme humaine" disparaît lors d'un attentat perpétré en mai 1942 par des résistants tchèques. Cet ouvrage explore les abîmes intérieurs de celui que Hitler décrivait comme "extraordinairement doué, extraordinairement dangereux". Un homme mû par une volonté froide d'affirmer sa puissance, exécutant les ordres les plus inhumains avec un maximum d'efficacité. Un malveillant, un ambitieux n'ayant jamais hésité à concurrencer Himmler dans l'horreur.

DENIS (Ernest).

La Fondation de l'Empire allemand, 1852-1871.

Armand Colin, 1906, fort in-8°, viii-528 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs pointillés soulignés de doubles filets dorés, pièce de titre maroquin rouge, tête dorée, couv. conservées (rel. de l'époque), cuir lég. passé au 1er plat, bon état

"ll n'est pas besoin de chercher beaucoup pour apercevoir ce qui fait la valeur et l'intérêt très particulier du livre de M. Denis. D'abord l'étendue et la solidité de l'érudition. C'est merveille de considérer la masse énorme de faits qu'il réunit, qu'il ordonne, qu'il domine, au milieu desquels il nous conduit sans nous égarer jamais, et qui, tout en nous donnant la sensation très vive de la réalité complexe, se résument aisément en une impression d'ensemble. Ce sont peut-être les chapitres réservés à l'histoire des idées qui font apparaître le mieux cette étonnante érudition. « Je voudrais, nous dit M. Denis, que le lecteur, après avoir lu mon livre, sût à peu près ce que sait sur cette période un Allemand, par le seul fait de sa naissance et de son éducation. » Un autre mérite, qui frapperait, je crois, le lecteur le moins averti, c'est la pénétration et la clairvoyance avec lesquelles M. Denis analyse les caractères. De son livre, on pourrait extraire toute une galerie de portraits singulièrement vivants. Je citerai ceux de Louis de Gerlach (p. 60), de Frédéric-Guillaume III (p. 70), de Bismarck (p. 150), de Napoléon III (p. 189), de Roon (p. 252), de Moltke (p. 294). Mais il n'est guère de ministre prussien, autrichien, allemand, qui ne soit peint au passage en quelques traits expressifs. Dans la plupart de ces portraits, on pourrait noter de ces expressions heureuses qui font pénétrer dans un caractère plus avant que toute une analyse. Celle-ci, par exemple, sur la prétendue hypocrisie de Napoléon III : « Il ne trompait pas ses interlocuteurs, il les égarait à sa suite » ; ou celle-ci, sur le mélange d'obstination et d'indécision qui était en lui : « Irrésolu à la fois et inflexible, flottant et obstiné, il allait à la dérive en tenant les yeux fixés sur le but ». On voit assez que M. Denis sait écrire et aime écrire. Et c'est encore un des caractères très visibles de son talent. Il ne croit évidemment pas que l'histoire doive négliger la valeur expressive du style. Bien écrire, c'est-à-dire s'efforcer de trouver toujours l'expression la plus claire, la plus vigoureuse de l'idée, n'est-ce pas le meilleur moyen de la faire comprendre tout entière ? Clarté et vigueur, voilà bien les deux qualités essentielles du style de M. Denis..." (G Pagès, Revue de synthèse historique, 1907)

DENIS (Ernest).

La Fondation de l'Empire allemand, 1852-1871.

Armand Colin, 1906, in-8°, viii-528 pp, broché, bon état

"ll n'est pas besoin de chercher beaucoup pour apercevoir ce qui fait la valeur et l'intérêt très particulier du livre de M. Denis. D'abord l'étendue et la solidité de l'érudition. C'est merveille de considérer la masse énorme de faits qu'il réunit, qu'il ordonne, qu'il domine, au milieu desquels il nous conduit sans nous égarer jamais, et qui, tout en nous donnant la sensation très vive de la réalité complexe, se résument aisément en une impression d'ensemble. Ce sont peut-être les chapitres réservés à l'histoire des idées qui font apparaître le mieux cette étonnante érudition. « Je voudrais, nous dit M. Denis, que le lecteur, après avoir lu mon livre, sût à peu près ce que sait sur cette période un Allemand, par le seul fait de sa naissance et de son éducation. » Un autre mérite, qui frapperait, je crois, le lecteur le moins averti, c'est la pénétration et la clairvoyance avec lesquelles M. Denis analyse les caractères. De son livre, on pourrait extraire toute une galerie de portraits singulièrement vivants. Je citerai ceux de Louis de Gerlach (p. 60), de Frédéric-Guillaume III (p. 70), de Bismarck (p. 150), de Napoléon III (p. 189), de Roon (p. 252), de Moltke (p. 294). Mais il n'est guère de ministre prussien, autrichien, allemand, qui ne soit peint au passage en quelques traits expressifs..." (G. Pagès, Revue de synthèse historique, 1907)

DENIS (Ernest).

L'Allemagne et la paix.

Delagrave, 1918, in-12, vii-341 pp, broché, bon état (Coll. Bibliothèque d'histoire et de politique)

"Un important ouvrage d'ensemble de M. Ernest Denis qui a pour but de « démasquer les desseins égoïstes de l'Allemagne dans son offensive pacifique ». Le livre a été écrit au moment de la grande offensive allemande (juin-juillet 1918). La préface date vraisemblablement d'octobre. La publication est un peu postérieure à l'armistice, L'ouvrage tendait à réfuter les arguments allemands et à prouver que ce ne sont point les Alliés qui portent la responsabilité de la prolongation de la guerre. L'auteur commence par montrer que la paix immédiate serait le salut du militarisme allemand, que nos ennemis n'ont pas évolué dans leur nationalisme monstrueux. Il affirme ensuite que chacune de leurs offres cachait un piège pour réaliser leurs ambitions : il le prouve par l'étude détaillée des tentatives de paix et des intrigues diplomatiques, depuis l'automne de 1914 jusqu'à juillet 1918 (Cet exposé comprend la paix russe et la paix roumaine). Finalement, il s'élève contre toute idée de paix blanche et proclame la nécessité de la force." (Jean Vic, La Littérature de guerre. Manuel méthodique et critique, 1923)

DENVIGNES (Général).

La Guerre ou la Paix ? Ce que j'ai vu et entendu en Allemagne.

P., Jules Tallandier, 1927, in-12, 318 pp, préface de André Michelin, broché, bon état, envoi a.s.

Par le général de division Joseph Cyrille Magdelaine Denvignes (1866-1941). Sorti de Saint Cyr, il entra dans l’infanterie. Attaché militaire en Grèce , vers 1910, il intervint heureusement auprès du gouvernement hellène et du roi Georges pour les décider à faire appel à une mission militaire française chargée de la réorganisation de leur armée. Breveté de l’Ecole de Guerre, il fit en 1914 partie d’un régiment d’infanterie comme commandant de bataillon. Très grièvement blessé lors de la bataille de la Marne, il lui fallut plusieurs mois pour guérir ses blessures. Il devait porter jusqu’à la fin de ses jours les traces d’une mutilation de la jambe qui lui interdisait l’exercice du cheval et par suite tout commandement effectif. Le gouvernement l’envoya alors comme attaché militaire à l’ambassade d’Espagne, à Madrid. Très vite, il devint un familier d’Alphonse XIII qui l’avait en particulière estime. Général à la fin de la guerre, il fut alors envoyé sur le Rhin où il exerça les fonctions d’administrateur de province et de Délégué supérieur à la Haute Commission de Mayence. Particulièrement estimé du général Mangin, celui-ci lui confia le soin d’établir le contact avec les autorités allemandes et le chargea d’une mission fort délicate auprès des forces américaines d’occupation. Il était aussi en rapport constant avec les grands industriels du bassin westphalo-rhénan. C’est alors qu’avec sa perspicacité aiguë, il regardait, examinait, notait tout ce qu’il voyait ou pouvait soupçonner des desseins les plus secrets de l’Allemagne. Il préparait ainsi ses deux volumes publiés, l’un en 1927 : La Guerre ou la paix ? ce que j’ai vu et entendu en Allemagne ; l’autre en 1930 : la Farce du Désarmement. Les événements qui venaient de se dérouler en 1914-1918 sur notre sol, ceux qui se déroulaient à ce moment-là justifiaient les craintes motivées qui donnaient à ces deux volumes une allure prophétique. Hélas ! les avertissements du général Denvignes n’eurent pas l’audience qu’ils méritaient : la farandole française continua pendant que l’Allemagne refaisait son potentiel de guerre et s’armait jusqu’aux dents...