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ABRANTÈS (Laure Junot, duchesse d').

Mémoires de la duchesse d'Abrantès, avec une introduction de Georges Girard.

À la Cité des Livres, 1928-1931 7 vol. in-8°, xvii-308, 337, xx-329, 324, 309, 305 et vii-308 pp, brochés, bon état. Exemplaires numérotés sur Vélin du Marais

Complet de tout ce qui est paru : I. Souvenirs historiques sur la Révolution et le Directoire (2 volumes) – II. Souvenirs historiques sur le Consulat (4 volumes) – III. Souvenirs historiques sur l'Empire (1 volume). — "Célèbres mémoires qui doivent beaucoup à Balzac et dont Chateaubriand, Victor Hugo et Alexandre Dumas firent grand cas. C'est dire le prestige de ces souvenirs riches en anecdotes curieuses et en portraits piquants. Le succès fut considérable. Il convient toutefois de n'utiliser qu'avec précaution ce témoignage de la duchesse d'Abrantès que Théophile Gautier a surnommé, non sans raison, la duchesse d'Abracadabrantès. La très bonne édition de La Cité des Livres est malheureusement inachevée et s'arrête aux premières années de l'Empire (7 vol. parus)." (Tulard, 5)

ABRANTÈS (Laure Junot, duchesse d').

Mémoires de la duchesse d'Abrantès. I. Les coulisses du Consulat. II. Bonaparte intime. III. Les coulisses de l'Empire. IV. Napoléon intime et familier. Notices, notes et commentaires par Albert Meyrac.

Albin Michel, s.d. (1925), 4 vol. in-8°, 312, 315, 311 et 320 pp, introduction par Albert Meyrac, reliures demi-chagrin vert, dos à 4 faux-nerfs guillochés ornés en long, décor doré et à froid, têtes dorées, pièces de titres basane vermillon, couv. illustrées conservées (rel. de l'époque), bon état

Édition complète en 4 volumes. — Née en 1784, Laure de Saint Martin Permon (1784-1838) se trouve, dès l'enfance, mêlée aux événements tragiques de la Révolution. Élevée à la manière de l'Ancien Régime par un père et une mère attachés aux traditions, elle devient à seize ans l'épouse d'un général républicain, Junot, aide de camp et favori de Napoléon Bonaparte que sa famille et elle-même ont intimement connu dès sa jeunesse. Tour à tour, épouse du Gouverneur militaire de Paris, ambassadrice au Portugal aux côtés de Junot fait Duc d'Abrantès par l'Empereur, témoin direct des horreurs de la guerre d'Espagne, maîtresse de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris, elle vit au plus près chaque instant de l'épopée consulaire et impériale. Veuve et ruinée à la chute de l'Empire, elle n'en joue pas moins un rôle éminent sous la Restauration. Elle se met alors à écrire et ses mémoires, parus de 1831 à 1835, connaissent un succès prodigieux. Toujours le destin l'a placée ou il le fallait, et, vingt ans plus tard elle restituera ce vu et ce vécu en un récit touffu, décousu, passionnant. Avec un dédain superbe de la chronologie, elle va, vient, vagabonde, anticipe, retourne en arrière, ressuscite le passé. Témoin irremplaçable de l'épopée consulaire et impériale, elle plante le décor, brosse une fresque immense, fourmillante de petits faits pris sur le vif, de détails piquants, de portraits malicieux qui donnent le ton de l'époque et lui restituent sa saveur première. Il faut dire qu'à presque chaque page s'y profile la silhouette de Napoléon. Elle l'a vu penché sur son berceau, elle a suivi de près son ascension, elle lui doit sa fortune, sa gloire, son nom même. Qui mieux qu'elle pouvait peindre Napoléon ? — “Célèbres mémoires qui doivent beaucoup à Balzac et dont Chateaubriand, Victor Hugo et Alexandre Dumas firent grand cas. C’est dire le prestige de ces souvenirs riches en anecdotes curieuses et en portraits piquants.” (Tulard, 5) — "Les travailleurs appliqués à l'histoire du Consulat et de l'Empire savent le crédit qu'il faut accorder aux Mémoires de la duchesse d'Abrantès – ou plutôt qu'il ne faut pas leur accorder, mais ce n'est point à eux que s'adresse la présente édition, destinée, semble-t-il, à un public qui apprécie surtout dans l'histoire, les historiettes d'alcôve." (Jean Bourdon, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1929)

ABRANTÈS (Laure Junot, duchesse d').

Mémoires de la générale Junot, duchesse d'Abrantès. Souvenirs intimes sur l'enfance, la jeunesse, la vie privée de Napoléon Bonaparte, général et premier consul, 1769-1801.

P., Société des Publications littéraires illustrées, 1910, in-8°, 480 pp, un portrait en frontispice, broché, couv. lég. défraîchie, bon état

Plaisants souvenirs de la femme de Junot.

[AGENCE d'AUGSBOURG].

Papiers saisis à Bareuth et à Mende, département de la Lozère. Publié par ordre du gouvernement.

P., Imprimerie de la République, Ventôse, an X [février-mars 1802] in-8°, vii-(1)-387 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et triples filets dorés (reliure postèrieure du XIXe), coiffes et coins émoussés, bon état. Edition originale

Recueil des papiers de l'agence dite "d'Augsbourg", correspondance et plans insurrectionnels d'un groupe d'agents secrets royalistes émigrés à la solde du futur Louis XVIII, alors comte de Lille. Ce document aurait été publié sur instruction du Premier Consul pour accréditer la thèse d'un complot royaliste de grande ampleur et justifier de sa politique répressive. Il renferme d'intéressants documents sur quelques épisodes tardifs de la Chouannerie. Détail : Papiers trouvés chez Imbert-Colomès, lors de son arrestation à Bareuth (Bayreuth), Papiers trouvés chez Précy, à Bareuth, Papiers trouvés chez Trottouin, à Bareuth, Correspondance de Trottouin avec Dandré, Correspondance des agens de l'intérieur avec Trottouin, Papiers saisis à Mende, chez le chanoine Mazel. (Manque à Martin et Walter, Tourneux et Monglond).

AGHION (Max).

Les années d'aventure de Louis-Philippe, roi des Français.

Librairie de France, 1930, in-4°, (6)-287-(13) pp, abondamment illustré, 10 planches hors texte en couleurs, 28 planches en noir et 187 gravures et portraits dans le texte, notes, reliure demi-toile de l'éditeur, couv. imprimée très lég. salie, bon état

Biographie remarquablement illustrée. — "Rarement prince réalisa une existence aussi pittoresque, aussi remplie d'aventures extraordinaires, où se succèdent en cascades les déceptions brusques et les retours éclatants de fortune." (Préface) — "C'est une biographie de Louis-Philippe jusqu'à son avènement au trône. L'auteur n'a point cherché à renouveler le sujet en utilisant des documents inédits ; il nous donne un récit bon enfant, sans prétentions, émaillé d'anecdotes empruntées à des livres tels que le « Dictionnaire de la conversation et de la lecture » ou « Une veillée au corps de garde du Palais-Royal ». Cela se lit d'ailleurs sans ennui. Le principal attrait de l'ouvrage, c'est l'illustration, variée, abondante, souvent amusante." (Georges Weill, La Quinzaine critique des livres & des revues, 1931)

AJALBERT (Jean).

Dix années à Malmaison, 1907-1917.

Flammarion, 1920, in-12, 360 pp, préface par Léon Bérard, broché, dos recollé, papier jauni, état moyen

"Le 1er mai 1907, Jean Ajalbert prend le poste de conservateur du « palais impérial » de Malmaison où, dit-il, « il n’y a rien à conserver ». Après l’achat de Malmaison par D. Iffla-Osiris en 1896 et le bref passage du premier conservateur, Pallu de la Barrière, la nomination d’Ajalbert est la deuxième chance de résurrection du château. Il est en poste grâce à l’amitié d’Aristide Briand alors ministre de l’Education. Il y fera merveille. Dans ce livre, Ajalbert raconte sa vie de conservateur. Le récit aurait pu être sérieux, technique mais Ajalbert a l’art de transformer des situations ordinaires ou irritantes en histoires drôles et parfois burlesques. Il trace avec passion ou énervement le portrait des gens qu’il rencontre. Il a de brefs moments de découragement, mais il rebondit et repart à l’attaque ! Il est courageux et il le fallait…on s’en aperçoit en lisant quelques passages écrits lors de son entrée en poste : « Dès mon arrivée, en 1907, je dus constater le pénible état des lieux. Le public s’esclaffait à l’aspect minable du jardin et du parc. De quatre hectares, deux étaient interdits aux promeneurs. Ils étaient affectés, en partie aux potagers, poulaillers et cabanes à lapins, des hommes de service et du surveillant militaire – zone sordide et puante derrière un treillage dépenaillé, qui la sépare du terrain vague où l’on avait creusé aux fins d’y bâtir le musée Osiris. En attendant, les habitués du dimanche y vidaient des litres en consommant la charcuterie dominicale. Pour le reste, c’était une exploitation maraîchère à l’usage exclusif du jardinier chef, qui n’était, naturellement, pas un jardinier »..." (D. Marie-Vignal, Bulletin de la société historique de Rueil-Malmaison)

ALLARD (Louis).

La Comédie de mœurs en France au dix-neuvième siècle. Tome I : De Picard à Scribe (1795-1815).

Cambridge, imprimerie de l'Université Harvard, 1923 pt in-8°, xii-493 pp, broché, couv. de relais des éditions Hachette, bon état

Almanach.

Almanach de l'arrondissement de Cosne pour l'année 1813.

Cosne, chez Saradin, s.d. (1813), in-16, 64 pp, non paginé, broché, couv. papier bleu muette de l'époque, bon état. Très rare

Avec le tableau des foires des départements de la Nièvre, du Cher, de l'Allier, de l'Yonne et du Loiret (16 pp).

ALMERAS (Henri d').

La Vie parisienne sous le Consulat et l'Empire.

Albin Michel, s.d. (1909), in-8°, 496 pp, 16 planches hors texte, 14 gravures dans le texte, dont 3 à pleine page, reliure demi-vélin, dos lisse orné d'une petite peinture d'une jolie courtisane, tête dorée (rel. de l'époque), couv. illustrée conservée, bon état. Edition originale

I. Paris sous le Consulat et l'Empire. La rue. II. Cafés, bals et concerts publics. Jardins d'été. Petits spectacles. Les panoramas. III. Gastronomes et mystificateurs. IV. Les théâtres. V. Amours de théâtre. VI. Autour de Napoléon. Sa famille. Joséphine. Marie-Louise. Le mariage de Napoléon et de Marie-Louise. VII. La cour et ses plaisirs. Napoléon et la chasse au tir. VIII. Profils et silhouettes. Quelques femmes à la mode. Mme Récamier. IX. Dans le monde. Les salons. Les lettres. X. Modes et costumes. Les fournisseurs à la mode. XI. Plaisirs mondains. Bals et réceptions. La dansomanie. Les fêtes du Consulat et de l'Empire. XII. Un bal masqué à l'ambassade d'Italie. XIII. Amour et mariage. « Administré par des rhéteurs et des cuistres, Paris a beaucoup souffert de la Révolution. Les ruines, matérielles ou morales, s'y rencontrent à chaque pas. Il faudra lui redonner ce charme et cette splendeur qu'il connut sous l'Ancien Régime et qui avaient fait de lui, au XVIIe et au XVIIIe siècles, la cité souveraine, la capitale non seulement de la France mais du monde. Cette résurrection de Paris, après dix années de guerre civile, de massacre et de pillage, ce sera un des bienfaits, et un des moins contestables, du Consulat et de l Empire. » Une mine d'informations et d'anecdotes.

[Anonyme].

Mémoires historiques et critiques sur les plus célèbres personnages vivans de l'Angleterre. Ouvrage qui renferme les détails les plus étendus sur l'état présent de ce royaume, relativement à la littérature, à la politique, aux sciences et aux arts.

P., de l'imprimerie d'A. Egron, chez Duprat, Letellier, et compagnie, 1803, 2 vol. in-8°, (4)-viii-368 et (4)-366 pp, traduit de l'anglais sur la 3e édition, les 2 tomes reliés en un volume plein veau raciné, dos lisse à roulettes et fleurons dorés, pièce de titre basane carmin, coupes filetées, tranches marbrées (rel. de l'époque), pet. manque de cuir sur un mors (2 cm), bon état. Rare

Tome I : Préface du traducteur, M. Dundass, Sir Sydney Smith, M. Kemble, Lord Clare, chancelier d'Irlande, M. Cumberland, Mistriss Siddons, Lord Nelson, M. Fox, M. Pitt, le docteur Darwin, M. King, Lord Malmsbury, M. Arthur Murphy, Jervis, comte de Saint-Vincent, M. Sheridan, L'honorable Thomas Erskine, Lord Hawkerbury, Le duc de Richmond, Le marquis de Lansdown, Thomas Pelham, Mistriss Inchbald, M. Godwin, Adam Fergusson, Le duc de Bedford, M. Wilberforce. – Tome II : Sir Ralph Abercrombie, Le comte de Stanhope, Le docteur William Mavor, Le docteur John Gillies, Hugh Blair, Mistriss Robinson, Joseph Banks, Lord Grenville, Henri Addington, chancelier de l'échiquier, Georges-John, comte de Spenser, vicomte d'Althorpe, vicomte et baron de Spenser, etc., Lord vicomte Hode, amiral, Lord Hobart, William Herschel, Miss Hannah More, Charlotte Smith, Le colonel Edouard Marc Despard, Sir Benjamin Thompson, comte de Rumford, M. Windham, Arthur Young, John Horne Tooke, Cowper, William Franklin, ci-devant gouverneur de New-Jersey, Le général Hutchinson.

ANSELOT (Noël).

Le Moine belge qui se disait Roi de France. Mémoires insolites de Pierre-Joseph Dachet.

France-Empire, 1984, gr. in-8°, 413 pp, préface de Pierre Chaunu, 16 pages de gravures et fac-similés, broché, couv. illustrée, bon état

"Les individus tels que P.J. Dachet sont la providence de l'historien. Imaginez, en effet, un enfant qui, persuadé dès l'âge le plus tendre d'être le Grand Dauphin de France, cherche par tous les moyens à quitter la Belgique où il est élevé, pour rejoindre Versailles ; un brillant étudiant en théologie de l'Université de Louvain, qui passe au crible les textes sacrés pour prouver sa haute naissance ; un chanoine Prémontré d'une célèbre abbaye namuroise enfin, en guerre ouverte et permanente avec son Abbé, qui fait fugue sur fugue, s'imagine épouser Caroline de Berry, fille de Louis XVI et vit dans la terreur de n'avoir pas été baptisé - tout cela avec pour toile de fond, une époque parmi les plus mouvementées de l'Histoire : le Siècle des Lumières, la Révolution française, le triomphe de Napoléon, toutes choses qu'il observe et décrit en témoin engagé ! Un tel illuminé avait toutes chances de passer inaperçu, enfermé bientôt dans quelque asile. Mais la folie de Dachet lui a épargné l'oubli. Il passa en effet la fin de sa vie à écrire et à publier ses mémoires pour tenter, une fois encore, de revendiquer ses droits et de se justifier face à son abbé. C'est le Tableau historique des malheurs de la substitution, 2363 pages réparties en six épais volumes. Ce livre est rarissime ; Un fonctionnaire de l'Empire (nous sommes en 1812), en a décidé, pour des raisons politiques évidentes, la totale destruction. Mais, miraculeusement, quelques ouvrages sont préservés et, à ce jour, on ne connaît que deux séries complètes des mémoires de Dachet : la première est à la réserve de la Bibliothèque Nationale à Paris et pratiquement inaccessible ; la seconde est entre les mains de l'auteur de ce livre. Mais les mémoires de Dachet sont immenses, fastidieux et parfois confus. N'oublions pas que celui-ci était un exalté qui revendiquait ses droits. Certains passages sont en latin, d'autres se répètent et d'autres enfin défient le bon sens. Il a donc fallu mettre de l'ordre et c'est cette version abrégée, essentielle, des mémoires de Dachet que l'on va retrouver ici. Elle représente environ un cinquième du texte original. L'auteur y a joint une analyse critique et historique de l'ouvrage du chanoine de Floreffe."

ANTOINE (André).

La Vie amoureuse de François-Joseph Talma.

Flammarion, 1924 in-12, 183 pp, broché, bon état (Coll. “Leurs amours”)

ARNNA (Jacques).

Napoléon financier. Lettres au comte Mollien, ministre du Trésor public. Présentées et commentées.

Rochecorbon, Editions Charles Gay, 1959 in-4°, xxiii-(1)-423-(2) pp, avant-propos de Bertrand Gille, un portrait en couleurs en frontispice, 3 planches (dont 2 portraits) et 3 plans sur 2 ff. doubles hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état

Edition critique de cette correspondance (du 16 mars 1803 au 9 juin 1815) conservée au Département des Manuscrits du Museo Julio Lobo de La Havane à Cuba. Ces lettres proviennent de la collection Julio Lobo ; elles avaient précédemment appartenu à André de Coppet. Magnifique publication tirée à petit nombre sur papier couché. — "Dans la publication de M. Arnna, 533 lettres envoyées par Napoléon du 16 mars 1803 au 9 juin 1815 à Mollien, son ministre du Trésor, sont réunies et commentées de manière excellente. Malgré la brièveté de certains billets, leur intérêt est capital. Non qu'ils nous éclairent davantage sur la personnalité du comte Mollien, déjà connue par ses Mémoires et sa correspondance privée, mais ils nous révèlent un côté méconnu du génie napoléonien : le financier. M. Bertrand Gille, dans un remarquable avant-propos, rappelle que l'empereur, « plus préoccupé de gloire militaire et politique, n'a guère fait allusion dans ses conversations de l'exil à cet aspect de son activité. » Gaudin, Mollien et Chaptal ont prétendu dans leurs mémoires avoir enseigné à l'empereur les rudiments de la finance et de l'économie. Napoléon a en tout cas très vite assimilé ces difficiles questions. La correspondance échangée avec Mollien confirme cette impression. Y sont abordés les problèmes les plus importants : rapports entre l'État et la Banque de France, krach des Négociants Réunis, trafic des licences, né du Blocus, crise de 1810 et politique de prêts aux manufactures et au commerce, détresse du Trésor en 1813 que laisse entrevoir ce billet du 6 mars : « On manque d'argent à la Grande Armée, ce qui fait beaucoup de tort à mes affaires. » La lecture de ces lettres fait surtout apparaître l'étonnante atmosphère de spéculation qui accompagna le règne de Napoléon. Le Consulat s'ouvre sur une opération boursière fondée sur la réussite du coup d'État de Brumaire, et les débuts financiers de l'Empire sont compromis par les entreprises d'Ouvrard imaginant, à partir du recouvrement des créances françaises en Espagne, un gigantesque projet d'exploitation de l'Amérique du Sud qui, ébranlant le Trésor et la Banque de France, provoqua la disgrâce de Barbé-Marbois et son remplacement par Mollien au ministère du Trésor. Les réactions que révèle la correspondance qu'il échange avec Mollien ne permettent plus de voir en Napoléon « le comptable méticuleux » des histoires financières traditionnelles. Une politique cohérente se dégage de ces cinq cents lettres. M. Gille la définit ainsi : « Dans l'équilibre financier et économique, Napoléon estimait en tout cas, et à juste titre, que le Trésor public jouait un rôle considérable : c'était en quelque sorte la pierre angulaire de l'édifice. Il désirait donc avant tout que le mécanisme de la Trésorerie fût parfaitement agencé. »." (J. Tulard, “La Correspondance de Napoléon”, in Journal des Savants, 1966)

ARRIGON (L.-J.).

La Jeune Captive : Aimée de Coigny, duchesse de Fleury et la société de son temps (1769-1820), d'après des documents nouveaux et inédits.

P., Alphonse Lemerre, 1921, pt in-8°, 342 pp, un portrait en frontispice, broché, bon état

Anne-Françoise-Aimée de Franquetot de Coigny est plus célèbre par le nombre de ses amants illustres que par son rôle effectif dans l’histoire, mais elle a eu un moment d’influence lors de la Restauration... — "Cette épithète de Jeune Captive sous laquelle apparaîtra toujours Aimée de Coigny, c'est André Chénier qui l'en a pour toujours couronnée en lui offrant ces stances délicieuses qui chantent dans toutes les mémoires. Pourtant il ne fut ni son amant, ni son amoureux ; elle lui apparut dans la prison sinistre à plusieurs reprises et la grâce de la jeunesse menacée par la mort fut pour le poète un sentiment plus beau que l'amour. Or, la jeune Aimée, au nom prédestiné, était prisonnière à Saint-Lazare avec son amant M. de Montrond qui sauva leur vie en soudoyant le geôlier. Libres ils s'épousèrent, voyagèrent, se quittèrent... Aimée n'en était pas au début de ses aventures. Mariée à quinze ans au duc de Fleury, divorcée et presque ruinée, elle aima le duc de Lapzun, émigra en Italie, connut à Rome et Naples d'autres admirateurs, revint imprudemment en France, y aima Montrond, camarade de son ex-mari et le plus séduisant des garçons sans scrupules... L.-J. Arrigon nous offre un portrait de la Jeune Captive, dans son livre si intéressant et d'un talent si précis et documenté." (Revue des Deux Monde)

ARTAUD de MONTOR (Chevalier Alexis-François).

Histoire du pape Pie VII.

P., Adrien Le Clère, 1836 2 vol. in-8°, xii-526 et 592 pp, un portrait gravé du Pape Pie VII en frontispice, reliures demi-veau glacé acajou, dos lisses avec titre, tomaisons, quadruples filets et palette dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale

Etude très documentée sur les rapports conflictuels entre le Saint-Siège et l'empereur Napoléon. Pie VII présida au sacre de l'Empereur en 1804, mais il s'opposa par la suite durement à l'hégémonisme de Napoléon. Seule la chute de l'Empire mit fin à leur querelle. Censeur impérial, Artaud de Montor (1772-1849) fut secrétaire d'ambassade à Rome sous la Restauration. — Rédigé à partir d’une importante documentation réunie pendant vingt-cinq ans, cet ouvrage, qui s’appuie sur une quantité considérable de pièces officielles, eut beaucoup de succès et fut traduit en plusieurs langues. Depuis un premier séjour à Rome, l’auteur (1772-1849) se prit de passion pour l’Italie et plus particulièrement pour la Ville éternelle. Du fait de ses fonctions successives – il participa aux négociations du Concordat comme secrétaire du diplomate Cacault – il ne fit que parfaire ses connaissances italiennes et c’est tout naturellement qu’il s’intéressa à l’histoire de la papauté. Il donna, respectivement en 1843 et 1844, une Histoire du pape Léon XII et une Histoire du pape Pie VIII. — "L'auteur de l'ouvrage a eu l'avantage de voir par lui-même ; il a été non-seulement le témoin, mais souvent encore le coopérateur des événements : agent intermédiaire des rapports entre Paris et Rome, c'est sur des documents originaux, sur des pièces officielles, tour à tour émanées des deux cours, qu'il fonde ses récits ; peu de personnes se sont trouvées plus heureusement placées que lui pour écrire la vie de Pie VII. (...) J'ai présenté cette analyse des deux volumes qui contiennent l'ouvrage de M. Artaud sur Pie VII, parce que j'ai cru que c'était le meilleur moyen d'en faire connaître le mérite et l'importance. Malgré la position de l'auteur et l'influence qu'elle pouvait avoir sur ses opinions, on trouve partout un vif désir de faire connaître la vérité ; l'auteur n'avance aucune assertion importante qu'en la justifiant par des pièces officielles ou probantes. L'ouvrage de M. Artaud sera une lecture agréable et instructive pour les personnes qui voudront connaître ou se rappeler les événements de l'époque qu'il embrasse , et surtout pour celles qui auront à en écrire l'histoire." (Raynouard, Journal des Savants, septembre 1836)

ARTOM (Guido).

« Napoléon est mort en Russie ! ». 23 octobre 1812.

Laffont, 1969 gr. in-8°, 254 pp, traduit de l'italien par Anne et Claude Manceron, un plan, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Ce Jour-là)

La conspiration du général Malet. « Napoléon est mort en Russie ! ». C'est la nouvelle qui se chuchotte puis s'enfle à travers Paris de caserne en caserne au matin du 23 octobre 1812. Le Sénat a nommé un gouvernement provisoire, étrange amalgame de républicains et de royalistes, pour remplacer l'Empire. Aux premières heures du jour, le général Malet, nouveau gouverneur de Paris, fait arrêter Savary, le ministre de la Police, Pasquier, le préfet de police, et d'autres dignitaires... On s'apercevra ensuite que Malet avait inventé la nouvelle de la mort de l'Empereur et qu'il avait édifié, seul, sur elle, la plus étonnante conspiration de tous les temps...

ASTIER (Colonel Emmanuel Raoul d').

Le Lieutenant-général comte Defrance (vie militaire).

P., Champion, 1911 in-4°, 268 pp, un portait en frontispice et 11 planches de cartes et croquis hors texte, biblio, broché, couv. lég. salie, bon état. On joint une lettre autographe signée du comte Defrance, écrite à la plume sur une feuille 19 x 25 à en-tête "Empire Français" avec la gravure d'un aigle couronné (Niort, 10 juillet 1811)

Ouvrage tiré à 200 exemplaires numérotés seulement. — "Un pieux hommage à la mémoire d'un soldat du premier Empire, dont la carrière fut particulièrement brillante : ses premières armes à Valmy, puis en Suisse avec Masséna au passage de la Limmat; au commandement du 12e chasseurs, à l'armée du Rhin avec Moreau, à Marengo ; écuyer cavalcadour de l'Empereur en 1804, commandant de la brigade des carabiniers, à Friedland et à Wagram ; chargé de mission en Espagne pour annoncer à Joseph la naissance du roi de Rome ; dans la campagne de Russie, dans les charges sanglantes de la Moskova ; à Leipzig ; commandant de la division des gardes d'honneur en 1814 ; sous Louis XVIII, commandant de la première division militaire à Paris, enfin commandant de la division de cavalerie à Lunéville. Ce livre, fondé sur les documents des archives, est une contribution importante à cette série de biographies de généraux ou de soldats de l'Empire qui sont toujours fort goûtées." (E. Driault, Revue Historique, 1912)

AUBRY (Octave).

Le Roi de Rome.

Fayard, 1941 in-12, 474 pp, biblio, cart. percaline crème, dos lisse avec titres rouges, plats de papier carmin (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes Etudes historiques)

"Pour écrire cette biographie M. Aubry a consulté à Paris et plus encore à Vienne les documents d'archives qui permettent de suivre au jour le jour la vie du fils de Napoléon. Son dépouillement des imprimés n'est pas moins consciencieux. Ainsi documenté, il a écrit une biographie pleine de détails infimes qu'il a rendus vivants en les groupant avec soin, et en recherchant la note réaliste. On le lit comme un roman, mais les notes trop rares et les références discrètement insérées dans le récit montrent qu'il s'agit d'histoire bien présentée mais non romancée. C'est le meilleur livre sur le roi de Rome et c'est une curieuse étude sur l'histoire des moeurs et de la société." (P. de Monsabert, Revue Mabillon, 1933)

AUBRY (Octave).

Le roman de Napoléon. Brumaire.

Tallandier, 1938, in-8°, 248 pp, 13 gravures hors texte, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, état correct (Coll. Bibliothèque Historia)

AYMES (Jean-René).

La Guerre d’indépendance espagnole (1808-1814).

Bordas, 1973 in-8°, 157 pp, 4 pl. de gravures hors texte, une carte, documents, notes, biblio, repères chronologiques, index, broché, bon état

"Voici un excellent petit livre que l'on peut recommander non seulement aux étudiants mais aussi aux historiens et aux hispanisants de profession. Dans les limites étroites qui sont celles de la collection (moins de cent pages de texte, une soixantaine pour les documents, la chronologie, les index...) l'auteur a réussi à présenter l'ensemble des problèmes posés par la guerre d'indépendance espagnole dont la nouveauté déconcerta l'Europe. (...) Le livre n'appelle que des éloges." (Bartolomé Bennassar, Caravelle. Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien, 1975)

BAINVILLE (Jacques).

Napoléon.

Fayard, 1931, fort in-12, 592 pp, biblio, broché, bon état (Les Grandes Études historiques). Édition originale sur papier alfa

"Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932)

BAINVILLE (Jacques).

Napoléon.

Fayard, 1946, fort in-12, 592 pp, biblio, broché, bon état (Les Grandes Études historiques)

"Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932)

BALDE (Jean).

Madame Elisabeth.

Ed. Spes, 1935, in-12, 254 pp,

BALDET (Marcel).

La Vie quotidienne dans les armées de Napoléon.

Hachette, 1964, in-8°, 315 pp, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

1792 : L'Armée de la Révolution se mettait en marche – elle ne s'arrêta qu'en 1815. Entre-temps elle était devenue la « Grande Armée » de Napoléon, qui en fit l'instrument de sa gloire. Mais ces millions d'hommes qui conquirent presque toutes les capitales d'Europe, de Madrid à Moscou, de Vienne à Naples, ne furent pas seulement les grognards triomphants immortalisés par les images d'Épinal à Arcole, Austerlitz et Wagram. L'histoire a retenu la légende « dorée », les défilés victorieux des aigles (« ces sacrés coucous », comme disaient les soldats), mais oublie souvent ce que fut leur vie, sous le soleil d'Égypte, sur les pontons de Cadix ou dans la boue gluante de Pologne. Ce livre est une inépuisable mine d'anecdotes, de renseignements sur l'existence journalière des soldats de l'Empire, des « sans grades » aux maréchaux. Dans leurs casernes et leurs camps, leurs bivouacs et leurs hôpitaux de fortune, toujours sans argent, quelquefois sans chaussures, traînant des filles avec eux, en haillons ou en dolman, en capote ou dans la bure retaillée des moines espagnols, nous suivons pas à pas sur tous les chemins ceux qui éblouirent le monde. Dépouillés par leurs frères sur les champs de bataille, amputés par centaines sur les lieux mêmes où ils tombaient, aucune souffrance ne put ébranler leur fidélité. Eux aussi, ce qu'ils firent, aucune bête ne l'aurait fait. S'ils furent des héros, l'auteur nous le dit bien, ils ne furent pas des saints. Mais leur légende n'en souffre pas, au contraire; elle grandit en retrouvant sa dimension simplement humaine.

BALZAC (Honoré de).

Napoléon et son époque. Textes recueillis et anntés par Léon Gédéon. Introduction de Jean Héritier.

P., Editions Colbert, s.d. (1943) pt in-8°, 373 pp, index, broché, bon état (Coll. Au temps jadis)

BARRAL (Philippe-Anne-Octave de).

Souvenirs de guerre et de captivité d'un page de Napoléon, 1812-1815, publiés par son petit-fils le comte E. de Barral.

Emile-Paul, s.d. (1925), pt in-8°, 267 pp, un portrait en frontispice, index, reliure demi-toile brique, dos lisse, titres dorés, bon état

"Curieux détails sur l'organisation des pages de la Cour impériale. L'auteur a participé à la bataille de Torrequemada et a été capturé par les Anglais. Il décrit les souffrances des prisonniers français avec objectivité." (Tulard, 81)

BARRAL (Philippe-Anne-Octave de).

Souvenirs de guerre et de captivité d'un page de Napoléon, 1812-1815, publiés par son petit-fils le comte E. de Barral.

Emile-Paul, s.d. (1925), pt in-8°, 267 pp, un portrait en frontispice, index, broché, couv. piquée, bon état

"Curieux détails sur l'organisation des pages de la Cour impériale. L'auteur a participé à la bataille de Torrequemada et a été capturé par les Anglais. Il décrit les souffrances des prisonniers français avec objectivité." (Tulard, 81)

BARRAS (Paul-Jean-François-Nicolas).

Mémoires de Barras, membre du Directoire. Publiés avec une introduction générale, des préfaces et des appendices par Georges Duruy.

Hachette, 1895-1896, 4 vol. in-8°, lxxxiii-372, xvi-543, xxxvi-526 et xxxii-548 pp, 7 portraits en héliogravure dont 4 en frontispice, 3 fac-similés et 2 cartes, index, brochés, manque la moitié du 1er plat du tome 1, dos du tome 4 recollé avec petits manques, sinon bon exemplaire.

Complet en 4 volumes : tome I : Ancien Régime - Révolution ; tome II : Le Directoire jusqu'au 18 fructidor ; tome III : Le Directoire du 18 fructidor au 18 brumaire ; tome IV : Consulat, Empire, Restauration. Index analytique. Barras est une des personnalités de premier plan et des plus controversées de la Révolution et de l'Empire : Conventionnel régicide, proche de Bonaparte à partir du siège de Toulon, nommé général commandant les armées de Paris pour réprimer Robespierre et son parti, puis, plus tard, l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV à l'aide de Bonaparte, il est élu Directeur le 31 octobre 1795. Jugé trop dangereux par Napoléon, il est écarté de la vie politique sous le Consulat et l'Empire. La publication de ses mémoires est très controversée. Il faut lire à ce sujet la longue notice de Jean Tulard (n° 82 de sa bibliographie) ainsi que l'article de Biré dans les Mémoires et Souvenirs (III, 83-102). Edition originale de ces importants et intéressants mémoires qui correspondent aux papiers que Barras avait légués à Rousselin de Saint-Albin et que ce dernier avait renoncé à publier. (Fierro, 78. Tulard, 82)

BARTEL (Paul).

La Jeunesse inédite de Napoléon, d'après de nombreux documents.

Amiot-Dumont, 1954 in-8°, 280 pp, notes, sources, broché, couv. illustrée, bon état

Cette étude comprend en appendice les Cahiers inédits d'Alexandre des Mazis : "Importante relation sur les débuts de Bonaparte à l'Ecole Militaire par un de ses compagnons de jeunesse." (Tulard, 432)

BARTEL (Paul).

Napoléon à l'Ile d'Elbe.

Perrin, 1947 in-8°, ix-370 pp, préface de Jacques Bardoux, 5 gravures et une carte dépliante hors texte, broché, bon état

"Dans cette étude documentée, solide en même temps qu'élégante, l'auteur décrit l'activité de Napoléon depuis son abdication à Fontainebleau jusqu'à son départ de l'île d'Elbe, le 26 février 1815. Période sans doute peu spectaculaire que celle de ces dix mois de royauté éphémère, où cependant ne manquent ni les épisodes dramatiques comme le dur chemin que Napoléon eut à parcourir pour gagner son exil à travers la France du Midi soulevée contre lui, ni les traits héroïques, telle la fidélité des sept cents grognards de sa garde personnelle quittant tout pour le suivre, ni les pages romanesques à l'occasion de la visite de Marie Walewska. L'auteur essaye de prouver que le gouvernement anglais, en difficulté au Congrès de Vienne avec les Puissances alliées, aurait souhaité et favorisé l'évasion de Napoléon." (Christian Delpérier, Etudes, 1949)

BARTHOU (Louis).

Le Général Hugo, 1773-1828. Lettres et documents inédits.

Hachette, 1926 in-8°, 205 pp, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. très lég. salie, bon état

Biographie vivante du père de Victor Hugo, Joseph-Léopold Sigisbert Hugo (1773-1828). Les rapports officiels présentent le capitaine et le général Hugo comme un soldat actif, probe et loyal, et ses Mémoires nous montrent qu'il fut ménager de la vie de ses hommes, aimé et estimé par eux. Hugo n'a donc embelli la physionomie de son père que dans la mesure naturelle et permise à sa piété filiale. Hugo a fait de la bonté le trait dominant du caractère de son père. « Il inspirait aisément, dit-il, le dévouement, étant lui-même le dévouement et la bonté mêmes. Il suffisait de le connaître pour s'attacher à lui. Il était humain jusqu'à l'attendrissement... Sa bonté était contagieuse. » Et de cette humanité, V. Hugo nous donne la preuve en racontant comment son père fit soigner et guérir le chef des révoltés Garride, qui s'attendait à être fusillé, et comment, par son ordre, « les égorgements des prisonniers cessèrent dans la vieille Castille, et l'on s'y battit avec ce que la guerre permet d'humanité » ; les Mémoires mêmes du général Hugo témoignent à maintes reprises de ce respect qu'il eut de la vie de son ennemi désarmé. Sa pitié pour les blessés est un fait constant. Entre autres, le récit de la bataille de Sotoca relate un trait d'humanité qui n'est point sans rapport avec les sentiments que nous révèle le poème d'Après la Bataille : le combat vient de finir, le général Hugo est victorieux ; le soir tombe ; mais le vainqueur n'abandonne pas ainsi le champ de bataille : « Je fis alors rechercher si, parmi les malheureux étendus sur la terre, il s'en trouvait qui vécussent encore ; et nous en découvrîmes trois qui n'étaient pas même blessés et qui allaient être sabrés sur le champ, si je n'eusse donné l'ordre de faire des prisonniers. Un seul, parmi les autres, respirait encore... j'envoyai quelques paysans de Trillo, les uns, chercher un matelas dans le village, les autres, couper des branches d'arbres, afin de faire un brancard pour transporter ce blessé avec nous... ».

BASTARD (George).

Un siècle de batailles, 1798 à 1843. Le général Mellinet en Afrique.

P., Flammarion, s.d. (1903), in-8°, 569 pp, une vingtaine de gravures hors texte et de dessins, dont 12 planches hors texte, index, broché, un portrait de Mellinet en couverture, dos fendu, papier jauni, bon état

Pyrénées, Vendée, Waterloo, Paris, Metz, Espagne, Algérie. — L'auteur a eu accès aux lettres du général Émile Mellinet (1798-1894) à son frère Charles, et a tiré un excellent parti de cette correspondance, qu'il nous présente sous forme de mémoires, en lui conservant son empreinte originale et son cachet autobiographique. L'ouvrage renferme un grand nombre de lettres du général Mellinet. — Table : Ses ancêtres (1691-1740) - Le conventionnel François Mellinet (1741-1793) - L'adjudant-général Anne Mellinet (1768-1807) - Débuts militaires du général Émile Mellinet (1808-1822) - En Espagne (1823-1829) - En France (1830 à 1840) - En Algérie (1841) - En Algérie (1842) - En Algérie (1843) - Appendice - Composition des régiments - Livre d'or.

BAUDSON (Emile) et Henri LABASTE.

Le peintre J. B. Couvelet et son temps, 1772-1830. Un artiste ardennais.

Charleville-Mézières, Editions de la Société des écrivains ardennais, 1934, gr. in-8°, 107 pp, 10 portraits et illustrations sur 8 pl. hors texte, tableau généalogique de la famille du peintre, biblio, broché, bon état. Edition originale publiée dans les Cahiers Ardennais, tiré à 1000 ex. sur Vélin bouffant, tous numérotés

Jean Baptiste Couvelet (1772-1830) est un peintre miniaturiste. — I. Les origines ; II. Enfance et jeunesse ; III. L'Ecole Centrale des Ardennes ; IV. Sa vie ; V. Le peintre et ses élèves ; VI. Ses œuvres. — On ne sait pas avec certitude s'il a été ou non l'élève de Jacques-Louis David. Nommé professeur de dessin de l'École centrale de Charleville le 4 avril 1798, Couvelet mène à la fois sa carrière de peintre et de professeur, réalisant un très grand nombre de miniatures et portraits dont celui du général Morin alors directeur de la manufacture d'armes de Charleville. En 1815, il est nommé adjoint à la commission des finances de Charleville alors occupée par les troupes prussiennes. Couvelet meurt à son domicile de Mézières en 1830.

BAUDUS (Florence de).

Pauline Bonaparte. Princesse Borghèse.

Perrin, 2018 in-8°, 446 pp, 8 pl. de gravures hors texte en couleurs, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

Souvent considérée comme la plus belle femme de son temps, Pauline Bonaparte (1780-1825) est cependant la plus méconnue des soeurs de Napoléon. Et pourtant, quel roman que sa vie ! Un premier mariage, tragique, avec le général Leclerc ; un second, décevant, avec le prince Borghèse ; une fuite en avant qui l'emmène d'Ajaccio à Florence en passant par Paris, Saint-Domingue et Rome. Voulant être partout et ne se plaisant nulle part, souffrant de mille maux, Pauline parcourt l'Empire français, multipliant les cures de toute sorte sans jamais s'en trouver mieux, recherchant en vain l'amour parfait à travers plusieurs amants. Quand l'Empire s'effondre, elle est la seule de la fratrie à partager l'exil de son frère à l'île d'Elbe. Après Waterloo, elle redevient romaine. Réconciliée avec le prince Borghèse, elle meurt à Florence en 1825 dans le palais qu'il avait mis à sa disposition. On ne saurait imaginer les fastes de l'Empire sans cette princesse sublime, romantique avant l'heure, qui cachait sous ses caprices un mal de vivre inguérissable.

BAUSSET (L.-F.-J. de).

Mémoires anecdotiques sur l'intérieur du Palais et sur quelques événemens de l'Empire depuis 1805 jusqu'au 1er mai 1814, pour servir à l'histoire de Napoléon.

Baudouin, 1827 2 vol. in-8°, viii-395 et 320 pp, fac-similés hors texte, reliures demi-veau havane, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos abîmés avec manques, rousseurs éparses, état moyen

Tomes I et II seuls (sur 4). Bausset était préfet du palais impérial. — "Ces souvenirs abondent en anecdotes et renseignements divers..." (Tulard 99).

BEAUCHEF (Georges).

Mémoires pour servir à l'indépendance du Chili.

La Vouivre, 2001, in-8° carré, xvi-186 pp, édition traduite et annotée de Patrick Puigmal, 2 portraits de l'auteur et une carte hors texte, 4 illustrations dans le texte, index, broché, bon état

Jeune officier de hussards, Georges Beauchef participe aux guerres de l’Empire de 1805 à 1809. Il est ensuite prisonnier, s’évade à la nage, travaille jusqu’en 1812 à Messine puis Malte. Il retourne en France en 1813 et participe à la bataille de Waterloo. Refusant de servir les Bourbons, il s’exile à New-York puis en octobre 1816 rallie le Rio de la Plata. Il combat dans l’armée des Andes puis pour l’indépendance du Chili et devient colonel. Il se distingue dans la baie de Corral avant d’être, en 1822 et 1823, gouverneur de la province de Valdivia. Héritier de l’Empire, il forme à la française les troupes indiennes, noires ou hispaniques sous ses ordres, dirige l’École militaire de Santiago et s’intègre à la société chilienne. Un excellent livre sur l’histoire de ces guerres d’indépendance si mal connues en France, où les officiers français jouèrent un grand rôle.

BEAUCOUR (Fernand), Yves Laissus et Chantal Orgogozo.

La Découverte de l'Egypte.

Flammarion, 1989, in-4°, 272 pp, 241 illustrations en noir et en couleurs, chronologie, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

La découverte de l'Egypte ancienne par les Européens et la naissance de l'égyptologie dans la première moitié du XIXe siècle à partir de l'Expédition d'Egypte. L'aventure militaire (Fernand Beaucour) ; Les savants en Egypte (Yves Laissus) ; Les conquêtes archéologiques (Chantal Orgogozo) ; La naissance de l'égyptologie (Chantal Orgogozo).

BEAUCOUR (Fernand Émile).

La Campagne d'Égypte (1798-1801), d'après les dessins inédits de Noël Dejuine, du 20e Régiment de Dragons.

Levallois, Société de sauvegarde du château impérial de Pont-de-Briques, 1983, gr. in-8°, 232 pp, préface de Jean Yoyotte, reproductions à pleine page des dessins des feuillets 1 à 63 de l'Album de Noël Dejuine, en noir et en couleurs, certains repliés (soit 63 illustrations au recto + 22 textes ou illustrations au verso), 6 illustrations, 5 cartes et plans, archives consultées, ouvrages cités, broché, couv. illustrée, bon état. Tiré à 600 exemplaires seulement, envoi a.s.

"Publication du portefeuille des dessins et aquarelles exécutés par le sergent Dejuine du 20e régiment de dragons au cours de la Campagne d'Égypte. Ces documents n'avaient pas de but historique ; c'étaient de simples souvenirs « d'un épisode exotique de sa carrière de soldat ». Affecté sans doute à l'escorte des membres scientifiques, cet homme sans formation particulière esquisse des croquis de monuments, des gens du pays, d'animaux ou de camarades. Parfois il termine et colorie ses dessins. Cet « Album » est le seul conservé de toute une collection qu'il perdit lorsque – atteint d'une ophtalmie – il fut rapatrié en France. Après avoir retracé la carrière de Dejuine, l'auteur suit le 20e régiment de dragons pendant la Campagne en indiquant les dessins correspondant à l'itinéraire suivi. Des cartes et des plans illustrent ce récit qui tente de déterminer les lieux parcourus par le régiment et permet d'apprendre que Dejuine servit surtout au Caire, en haute Égypte et sur la Côte méditerranéenne d'Alexandrie à Damiette ; les albums perdus auraient sans doute permis d'identifier d'autres déplacements. La majeure partie de l'ouvrage est consacrée à la reproduction des dessins et aquarelles répartis en six catégories : souvenirs relatifs à l'expédition d'Égypte ; vues de villes et de campagnes ; scènes de la vie quotidienne ; personnages ; animaux ; antiquités. Chacun d'eux est accompagné d'une légende et – quand il existe – du texte de l'auteur, d'une description d'identification de ce qui est représenté, et de références qui permettent des comparaisons et des études sur ce que montre Dejuine. L'indication des sources exploitées et une bibliographie figurent en fin de volume. Ce « témoignage » constitue un « souvenir précieux de l'expédition de Bonaparte ». Ces documents uniques en leur genre, « contre-point naïf » des œuvres officielles offrent une information de première main sur les monuments, les paysages, l’histoire naturelle, et la vie quotidienne des populations." (Marie-Annick Hepp, Revue historique des Armées, 1984)

[BEAUVAIS DU PREAU, Charles-Théodore].

Précis historique de la révolution de l'Amérique espagnole.

Panckoucke, 1818, 2 vol. in-8°, (8)-384-192 pp, 3 cartes dépliantes (capitainerie générale de Caracas, partie de l'Amérique du Sud, Mexique) et un portrait gravé de Thaddeus Kosciuszko hors texte, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-veau glacé carmin, dos lisse orné en long, titres dorés, tranches marbrées (rel. de l'époque), petit manque de papier p. 121-122 affectant quelques lettres, sinon bel exemplaire fort bien relié à l'époque. Peu courant (Hatin, 554)

Cahiers des “Annales des faits et des sciences militaires, faisant suite aux Victoires et conquêtes des Français de 1792 à 1815” parus de janvier à juin 1818, contenant le “Précis historique de la révolution de l'Amérique espagnole, de 1808 à 1818” – ces deux volumes comprenant également le 'Précis de l'histoire de l'Art militaire' par M. de Carrion-Nisas (de Homère jusqu'à la décadence de la milice romaine) ; une analyse du Naufrage de la frégate la Méduse, par M. Parizot ; la 'Relation de l'expédition du Portugal, faite en 1807 et 1808', par le lieutenant-général Thiébault ; une Notice biographique sur le général polonais Kosciuszko, par A. Jullien ; la Relation de l'épidémie qui a régné à Mayence pendant les mois de décembre 1813 et le premier trimestre de 1814, par le docteur Laurent ; etc.

BERNARD (Gilles) et Gérard LACHAUX.

Waterloo. Les reliques.

Histoire et Collections, 2005 in-4°, 128 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs dans le texte et à pleine page (gravures, planches d'uniformes, cartes), biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état

"Waterloo, morne plaine..." Ces trois mots résonnent encore à la mémoire des Français. Par-delà les écrits de Victor Hugo, c'est pour eux le souvenir précis d'une défaite plutôt que celui d'une bataille et selon les opinions, le point final d'une fantastique épopée ou d'un terrible despotisme. Les preuves authentiques de la bataille, il fallait les chercher aux sources. A presque deux siècles d'intervalle, les seuls indices concrets, à nos yeux, étaient les objets qui avaient réellement "fait" Waterloo. Curieusement, après tant de publications sur le sujet, personne ne semblait s'y être vraiment intéressé. Pourtant, leur capital émotionnel demeure toujours intact, du célébrissime chapeau de Napoléon au bouton d'uniforme du plus obscur des fusiliers d'infanterie.

BERTAUD (Jean-Paul).

Bonaparte et le duc d'Enghien. Le duel des deux France.

Laffont, 1972 in-8°, 204 pp, 16 pl. de gravures hors texte, broché, bon état (Coll. Les Ombres de l'histoire)

1804. En quatre ans, Bonaparte est devenu le maître de la France. Mais il veut plus. La folle entreprise de quelques royalistes va lui permettre d'obtenir ce qu'il recherche : l'adhésion du plus grand nombre à un régime qui consolide l'oeuvre de la Révolution... Cadoudal, l'ancien chef de l'armée catholique et royale, vient à Paris avec l'ex-général Pichegru. Ils prennent contact avec l'un des plus prestigieux soldats de la République, le général Moreau. Le but ? Assassiner Bonaparte et, avec l'homme, faire disparaitre le régime...

BERTAUD (Jean-Paul)(textes choisis et présentés par).

Le Premier Empire, legs de la Révolution.

PUF, 1973 in-12, 96 pp, broché, bon état (Coll. Dossiers Clio)

"Nos lecteurs connaissent la collection « dossiers Clio ». II s’agit de présenter aux étudiants, aux chercheurs et – pourquoi pas ? – au grand public, en une courte synthèse de 14 à 29 pages les interprétations que les historiens contemporains ont données d’un événement ou d’une période de l’histoire. Une deuxième partie (une cinquantaine de pages) groupe des documents caractéristiques. Une troisième partie (une vingtaine de pages) est consacrée aux extraits des historiens dont il a été question au début. Enfin une courte bibliographie d’une ou deux pages termine le volume. Jean-Paul Bertaud a rédigé dans cette série un volume sur l’Empire. Il ne pouvait être question d’examiner tous les problèmes qui se posent à son sujet. Jean-Paul Bertaud s’est borné à l’exposé de quelques grandes controverses : l’Empire est-il le legs de la Révolution ? ou a-t-il une nature totalement différente ? Est-il l’Etat des « propriétaires » ? Napoléon a-t-il voulu reconstituer les anciens « ordres » ? La guerre a-t-elle empêché la croissance économique, ou l’a-t-elle favorisée ? 28 documents sont publiés : on trouve des diagrammes (le mouvement des salaires et des fermages), des comptes (les dotations du maréchal Berthier), des statistiques (le pourcentage, par tranche d’âge des officiers subalternes, dans l’armée impériale), des textes législatifs, des documents d’archives inédits (les propos séditieux d’un curé de l’Orne, en 1811), et quelques « classiques » extraits de Chaptal, de Mme de Chastenay et de Napoléon lui-même. Dans les « points de vue », textes de Taine, Aulard, Georges Lefebvre, Marcel Reinhard, Ernest Labrousse, M. Lévy-Leboyer, François Crouzet, P. Butel, Louis Bergeron, Albert Soboul, et moi-même. Un petit volume très dense, appelé à rendre de grands services." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1973)

BERTAUT (Jules).

Le ménage Murat.

Le Livre Contemporain, 1958 in-8°, 248 pp, reliure toile carmin de l'éditeur, gardes illustrées. bon état, envoi a.s.

"Jules Bertaut nous raconte comment lorsque l'Empire menace de s'écrouler, le ménage Murat n'hésite pas à trahir Napoléon. Après le retour de l'île d'Elbe, Murat tente lui aussi l'aventure. Arrêté, il est fusillé par ordre du roi Bourbon. Exilée en Autriche, Caroline y vivra de longues années et retrouvera la France sous Louis-Philippe." — "C'est un agréable récit des sempiternelles querelles de ces « époux terribles ». Il pourra, grâce au talent de l'auteur, égayer même les plus blasés des amateurs." (J. Godechot, Revue Historique, 1959) — "C'est avec sa verve et son art de conter habituels que M. Jules Bertaut retrace, dans "Le Ménage Murat", une des plus curieuses aventures conjugales de l'histoire. Comment la toute jeune Annunciata Bonaparte, née à Ajaccio en 1782, rencontre à Mombello Joachim Murat, né près de Cahors quinze années avant elle ? Comment tous deux s'enflamment d'un amour passionné et réciproque ? Comment nos amoureux, séparés par la campagne d'Egypte, se retrouvent à Paris aux derniers mois du XVIIIe siècle, toujours aussi épris l'un de l'autre ? Tel est le poétique prologue d'une idylle qui va durer cinq ans et donner le jour à un nombre égal d'enfants. Mais déjà l'ambition des époux les entraîne dans un réseau d'intrigues politiques dont l'auteur nous montre les obscurs cheminements et les éclatantes réussites. Grand duc de Berg, puis roi de Naples – à défaut du trône d'Espagne que tous deux convoitaient – Murat veut régner à Naples et ne se soucie pas de partager avec sa femme les rênes du gouvernement. Dès lors, les amoureux de naguère se dressent l'un contre l'autre. Des scènes violentes les opposent, dont Caroline finit toujours par être victorieuse. Certes, elle est mieux douée pour gouverner que son mari, cavalier épique mais homme d'Etat incertain. Mais pour conserver le pouvoir, elle est capable des plus tristes reniements ; elle le prouvera quand Napoléon déclinant, elle se détachera de lui et poussera son mari à marcher contre les armées impériales. Ce drame entre époux est conté par M. Jules Bertaut avec le brio et le mouvement qui caractérisent son talent. Et on retrouvera avec émotion sous sa plume le récit de l'ultime et folle tentative de Murat pour reconquérir son trône, sa capture et sa mort héroïque, après qu'il eût écrit, à celle qui avait été à la fois la source de sa prodigieuse élévation et la cause de sa perte, une dernière lettre d'amour." (Revue des Deux Mondes, 1958)

BERTAUT (Jules).

Marie-Louise, femme de Napoléon Ier (1791-1847).

Amiot-Dumont, 1952 in-8°, 281 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"Les historiens ont en général jugé sévèrement l'impératrice Marie-Louise. Ils lui ont reproché son peu d'intelligence, son manque de cœur, d'avoir abandonné Napoléon vaincu et d'avoir été infidèle à son souvenir. L'éminent historien qu'est M. Jules Bertaut n'a pas entrepris de la réhabiliter mais de tracer d'elle un portrait fidèle et équitable, de la peindre telle qu'elle était, c'est-à-dire bonne personne, mais assez médiocre d'esprit et de caractère faible. A dix-huit ans, alors qu'elle n'est encore qu'une petite pensionnaire, l'Autriche et Metternich la jettent dans les bras de Napoléon afin d'obtenir une paix satisfaisante. Certes elle devient impératrice des Français, mais ce titre n'a rien de rassurant, car peut-elle oublier que sa tante Marie-Antoinette, reine de France, a péri sur l'échafaud ? Quelques années brillantes, puis la tragédie commence ; les revers, la défaite ; le pays où elle est impératrice est envahi par les armées alliées parmi lesquelles les troupes de son propre père. Napoléon abdique, que va-t-elle faire ? Elle paraît l'avoir sincèrement aimé ; peut-être, si elle obéissait à ses propres sentiments, le rejoindrait-elle à l'île d'Elbe. Mais Metternich et la famille veillent : on l'entraîne en Autriche, on place près d'elle le comte de Neipperg. Les événements se précipitent. Waterloo, Sainte-Hélène. Peu à peu dans son cœur le souvenir de Napoléon s'affaiblira, puis disparaîtra. Tous ces drames, toutes ces catastrophes, ces situations cornéliennes la dominaient, elle ne s'élevait pas à leur hauteur, elle était au-dessous de son rôle. Dans son livre, d'une agréable lecture, M. Jules Bertaut se montre juge impartial : « Marie-Louise, écrit-il, n'avait jamais été créée pour être la compagne d'un héros, n'ayant ni le goût ni le sens des grandes choses. »." (Revue des Deux Mondes, 1952)

BERTON (Jean-Baptiste Breton, dit).

Précis historique, militaire et critique des batailles de Fleurus et de Waterloo, dans la campagne de Flandres, en juin 1815.

Editions Douin, 2010 in-8°, 78 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Réédition de l'édition de 1818

Réédition de l'édition originale de 1818, relation désormais classique de la bataille de Waterloo rédigée avec un souci d'impartialité par le général Jean-Baptiste Berton (1769-1822), qui avait commandé une brigade du corps d'Exelmans. — "Le général Berton présente une esquisse des faits tels qu’il les a vus ; et cette esquisse, bien tracée et bien raisonnée, peut servir à jeter du jour sur des points jusqu’alors obscurs ou mal éclairés. Ce qu’il a écrit sur la bataille de Waterloo se rapporte plus particulièrement aux mouvements de l’aile droite de l’armée française, dont la brigade, commandée par le général Lierlon, faisait partie." (Esprit des journaux, avril 1818) — J.-B. Breton dit Berton : général et conspirateur, né en 1769, condamné à mort par la Cour royale de Poitiers et exécuté le 5 octobre 1822. Elève des écoles de Brienne et de Châlons, il entra, en 1792, comme sous-lieutenant, dans la légion des Ardennes, et fit, avec ce corps, les campagnes de l’armée de Sambre-et-Meuse, sous Moreau, obtint le grade de capitaine, et servit successivement sous Bernadotte et Victor. Il se distingua de la manière la plus brillante à Austerlitz, dans les campagnes de Prusse, à Friedland et en Espagne. Nommé général de brigade en 1813, il assista à la bataille de Toulouse, et commanda les dragons du général Exelmans à Waterloo. Rentré à Paris après le licenciement de l’armée de la Loire, il publia ce "Précis historique de la bataille de Waterloo", qui fut cité avec de grands éloges par les journaux libéraux.

BERTRAND (Général, Grand Maréchal du Palais).

Cahiers de Sainte-Hélène. Journal 1818-1819. Manuscrit déchiffré et annoté par Paul Fleuriot de Langle.

Albin Michel, 1959 in-8°, 516 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Deuxième volume (sur 3) des mémoires du général Bertrand. — "Document capital sur les dernières années de l'empereur." (Tulard, 143) — Dans ce second volume, le Grand Maréchal Bertrand poursuit une oeuvre entreprise au lendemain du départ de Las Cases, chassé de Sainte-Hélène. Il s'y montre le témoin sincère de la Captivité, un témoin sans complaisance qui ne se préoccupe ni de plaire ni de séduire, mais de cerner la vérité d'aussi près que possible. Sténographe impavide, greffier d'histoire, il nous livre "un portrait sans retouche" de Napoléon, il enregistre "la voix même de l'homme" selon l'expression de l'historien Pierre d'Espezel et l'appréciation du regretté Louis Madelin. C'est l'Empereur déchu, peint ad vivum, avec ses manies et ses tics, son esprit taquin et mordant, ses colères et ses accès de bon sens, la médiation de ses erreurs ou de ses fautes passées, son amour passionné pour la grandeur de son pays, ses appétits hégémoniques, ses vues prophétiques sur l'avenir de l'Europe dont le souci le hante jusque dans les tourments de l'exil. Tout a été dit, semble-t-il, sur Napoléon. On s'aperçoit en analysant le second volume des Cahiers de Sainte-Hélène, qu'il restait encore beaucoup à dire sur l'oeuvre et sur l'homme, qu'il restait beaucoup de traits neufs à recueillir et maintes leçons profitables à recevoir de celui qui fut à la fois un stratège sans égal le premier capitaine du monde, mais aussi l'un des politiques les plus clairvoyants de son siècle.

BESSAND-MASSENET (Pierre).

Les deux France (1799-1804).

Plon, 1949, in-8°, v-289 pp, 4 gravures hors texte (portraits de Georges Cadoudal, du général Pichegru, de Bonaparte en 1802, et une aquarelle de la réunion des conjurés à la ferme de la Poterie en 1804), broché, couv. illustrée d'un portrait de Bonaparte jeune lég. salie, envoi a.s.

"Dans ce nouveau livre, P. Bessand-Massenet montre coment, dans un pays tiraillé entre les partis, épuisé par les expériences idéologiques, Bonaparte réussit à mettre un terme à la guerre civile, à restaurer « l'unité de la famille française ». On devine les rapprochements passionnants que cette époque suggère sans cesse avec la nôtre ! L'auteur s'est abstenu de les souligner lui-même, mais les analogies abondent..." (C. Melchior-Bonnet) — "Le respect stendhalien que M. Bessand-Massenet porte aux « petits faits vrais » l'incite, lui aussi, à ne négliger aucun détail significatif, mais cette documentation si précieuse et rare nous est livrée sans le moindre pédantisme. Chez M. Bessand-Massenet, l'art efface le travail..." (A. Fraigneau) — Par Pierre Bessand-Massenet (1899-1985), fils de Léon Alloend-Bessand et de Juliette Massenet. En 1921, par un décret du Conseil d’Etat, il est autorisé à prendre le nom de Bessand-Massenet, car il descend, par sa mère, du compositeur Jules Massenet (1842-1912). Après des études de lettres, il entreprend, dès 1920, ses premières recherches historiques sur la période révolutionnaire aux Archives nationales ou départementales. De 1926 à 1939, il devient l’un des collaborateurs des éditions Grasset pour les livres d’histoire, puis administrateur des éditions Plon et créateur avec Maurice Bourdel (propriétaire de Plon) des éditions La Palatine, qu’il dirige jusqu’en 1972. Ancien élève de Théodore Gosselin, dit G. Lenôtre (1857-1935), et plus tard collaborateur du célèbre historien, il contribue à la parution chez Grasset, de 1932 à 1939, dans la collection La Petite Histoire, de recueils d’articles publiés par G. Lenôtre. Il est l’éditeur scientifique de Trois siècles d’histoire de France, chez Perrin en 1977. Pierre Bessand-Massenet est surtout connu par ses ouvrages consacrés à la Révolution française. Il s’est notamment spécialisé sur la période post-thermidorienne : Le chemin de César (prix Femina d’histoire pour le premier tome et prix Gobert de l’Académie française pour le second) ; Robespierre ; Le 18 brumaire ; Quand la France attendait Bonaparte ; etc.

BEUGNOT (Jacques-Claude, comte).

Mémoires du comte Beugnot, ancien ministre (1783-1815). Publiés par le comte Albert Beugnot, son petit-fils. Tome II.

P., Dentu, 1868, in-8°, (4)-422 pp, deuxième édition, reliure demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs filetés orné de fleurons dorés, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), bon état

Tome II seul (sur 2) : les derniers temps de l'Empire (1813), puis le ralliement aux Bourbons, avant d'être ministre de l'Intérieur puis de la Marine sous la première Restauration et enfin député à la Chambre introuvable où il s'opposa aux Ultras. "Source d'un grand intérêt pour l'histoire de la première Restauration et pour les années 1814-1817." (Tulard, 148 ; Bertier, 114)

BIGOT (Charles).

Gloires et souvenirs militaires, 1792-1871.

Hachette, 1894, in-4°, viii-272 pp, 24 planches hors texte en couleurs, en-têtes et culs-de-lampe gravés par MM. Rougeron et Vignerot, d'après les aquarelles de MM. Alfred Pavis, Le Blant, Delort et Maurice Orange, la couverture et les 4 frontispices ont été exécutés par les mêmes graveurs, d’après les compositions et les aquarelles de M. A. Giraldon, reliure demi-veau blond à coins, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre bleu-nuit, , plats de percaline bleu-nuit ornés d'un décor doré et polychrome, titre doré dans un cartouche rouge, tête dorée, gardes peignées, charnières intérieures renforcées, couvertures papier illustrées en couleurs (reliure de l’éditeur), imprimé sur papier couché, bon état. Edition originale

Belle édition illustrée. “D’après les mémoires du Cannonier Bricard, du Maréchal Bugeaud, du Capitaine Coignet, d’Amédée Delorme, du Timonier Ducor, du Général Ducrot, de Maurice Dupin, du lieutenant général Duc de Fezenzac, du Sergent Fricasse, de l’Abbé Lanusse, du Général de Marbot, du Maréchal Marmont duc de Raguse, de Charles Mismer, du Colonel de Montagnac, de Napoléon Ier, du Maréchal de Saint-Arnaud, du Comte Philippe de Ségur, du Général de Sonis, du Colonel Vigo-Roussillon.”

BIOT (Hubert-François).

Souvenirs anecdotiques et militaires du colonel Biot, 1812-1832, aide-de-camp du général Pajol, publiés d'après le manuscrit de M. G. Froberger son petit-neveu. Avec une introduction et des notes par le comte Fleury.

P., Henri Vivien, 1901 in-8°, xii-554 pp, un portrait à l'eau-forte du général comte Pajol en frontispice, index, broché, dos fendu, état correct

Le colonel Hubert-François Biot était aide de camp du général Pajol, commandant de la 1e brigade de cavalerie légère au 1e corps de Davout. — "Souvenirs de l'aide de camp du général Pajol sur les campagnes de Russie, d'Allemagne et de France. Sans apporter d’éléments nouveaux par rapport aux autres mémoires, ils constituent un récit vivant et agréable de ces campagnes." (Tulard, 158)

BIRÉ (Edmond).

Causeries historiques. Les Historiens de la Révolution et de l'Empire.

P., Bloud & Barral, s.d. (1897), in-8°, 416 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, bel exemplaire

"Un ouvrage où les Historiens de la Révolution et de l'Empire les plus récents ont chacun un chapitre, dont la réunion forme un gros livre très attrayant." (La Province du Maine) — Table : M. l'abbé Augustin Sicard ; Le patriote Palloy ; Paris révolutionnaire ; Le vrai chevalier de Maison-Rouge ; Le baron de Batz ; Le centenaire de Cathelineau ; Georges Cadoudal et la chouannerie ; Le baron de Cormatin ; Le 18 Fructidor ; Un historien du Directoire ; Quiberon ; Le capitaine La Tour d'Auvergne ; L'œuvre scolaire de la Révolution ; Une conspiration sous le Consulat ; Émigrés et Chouans ; Les complots militaires sous le Consulat et l'Empire ; Eugène de Beauharnais ; La vie en France sous le Premier Empire.

BIRÉ (Edmond).

Causeries historiques. Les Historiens de la Révolution et de l'Empire.

P., Bloud & Barral, s.d. (v. 1880), in-8°, 416 pp, 4e édition, broché, dos brisé recollé, état correct

"Un ouvrage où les Historiens de la Révolution et de l'Empire les plus récents ont chacun un chapitre, dont la réunion forme un gros livre très attrayant." (La Province du Maine) — Table : M. l'abbé Augustin Sicard ; Le patriote Palloy ; Paris révolutionnaire ; Le vrai chevalier de Maison-Rouge ; Le baron de Batz ; Le centenaire de Cathelineau ; Georges Cadoudal et la chouannerie ; Le baron de Cormatin ; Le 18 Fructidor ; Un historien du Directoire ; Quiberon ; Le capitaine La Tour d'Auvergne ; L'œuvre scolaire de la Révolution ; Une conspiration sous le Consulat ; Émigrés et Chouans ; Les complots militaires sous le Consulat et l'Empire ; Eugène de Beauharnais ; La vie en France sous le Premier Empire.

BLANC (Louis) et Jacques CRETINEAU-JOLY.

La Contre-Révolution. Partisans, vendéens, chouans, émigrés (1794-1800). Edition préparée et présentée par Armel de Wismes.

Le Meilleur Livre d'Histoire, 1961, gr. in-12, 286 pp, nombreuses gravures, reliure toile éditeur, numéroté

BLANC (Robert).

Un pasteur du temps des Lumières : Benjamin-Sigismond Frossard (1754-1830).

Honoré Champion, 2000 gr. in-8°, 427 pp, préface de Daniel Robert, annexes, biblio, index, reliure cartonnée de l'éditeur, bon état (Coll. Vie des Huguenots)

Benjamin-Sigismond Frossard (1754-1830), par sa formation à la prestigieuse académie de Genève, par ses goûts, ses tendances philosophiques et ses engagements politiques, est véritablement un « homme des Lumières ». Sa carrière comporte plusieurs points forts. À Lyon, où il est pasteur depuis 1777, il se fait de nombreuses relations : Brissot, les Roland – mais il est aussi membre de la prestigieuse Société royale d'Agriculture. L'université d'Oxford lui décerne le Doctorat honoris causa. Il publie en 1789 “La Cause des esclaves nègres”, qui reste, en langue française, l'ouvrage le plus important et le plus complet contre la traite et l'esclavage. À Lyon, il joue, la Révolution venue, un rôle non négligeable dans l'administration de la ville, puis du département, en particulier pour réorganiser l'instruction publique. En 1802, à Paris, il est un des rédacteurs du mémoire dont l'administration impériale fera la base de la loi de 1802 organisant les cultes réformés. En 1809, il est chargé de créer, de toutes pièces, la Faculté protestante de théologie à Montauban décidée par l'Empereur et, nommé doyen, il s'acquitte de cette mission en dépit de nombreuses difficultés. Le protestantisme français lui doit beaucoup. Outre La Cause des esclaves, il a laissé de nombreux écrits et des traductions (Hugh Blair, Wilberforce) ainsi que ses cours à Montauban (celui de morale évangélique reflète ses tendances philosophiques), dont il est rendu compte. Robert Blanc, qui nous donne cette première biographie de B.-S. Frossard, dont il est le descendant direct, a pu notamment disposer d'un fonds important d'archives familiales. Préface du professeur Daniel Robert, professeur émérite à l'École des Sciences sociales.

BLAYNEY (Général Major Lord Andrew-Thomas).

Une captivité en France. Journal d'un prisonnier anglais (1811-1814). Annoté d'après les documents d'archives et les mémoires par Albert Savine.

P., Louis-Michaud, 1910 pt in-8°, 192 pp, 36 gravures dans le texte et à pleine page, broché, couv. illustrée, état correct

"Blayney fut capturé à Cadix en juillet 1810 par un détachement du corps de Sébastiani. Il traversa comme captif toute l'Espagne (c'est l'objet du premier volume), puis se rendit de Saint-Jean-de-Luz à Verdun en passant par Paris. On lira avec curiosité le chapitre relatif à l'internement à Verdun et celui consacré à l'invasion de 1814." (Tulard 168)

BLAZE (Sébastien).

Mémoires d'un apothicaire sur la guerre d'Espagne pendant les années 1808 à 1814.

Genève, Slatkine, 1977 2 vol. in-8°, 447 et 400 pp, les 2 tomes reliés en un fort volume simili-cuir vert de l'éditeur, titre dorés au 1er plat et au dos, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1828

"Ces mémoires ont obtenu dès leur parution un grand succès. Ils racontent le passage de l'auteur en Espagne comme pharmacien aide-major dans le service de santé. Plusieurs chapitres sont consacrés à sa captivité et à son évasion. Les derniers évoquent l'effondrement du pouvoir de Joseph. Son témoignage est capital sur les atrocités de la guérilla." (Tulard, 170).

BLOND (Georges).

La Grande Armée, 1804-1815.

Laffont, 1979 gr. in-8°, 585 pp, 50 gravures d'époque sur 24 planches hors texte, 14 cartes sur 12 pl. hors texte, chronologie, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

« Le Tondu, disaient-ils, gagne ses guerres avec nos jambes. » Et ils marchaient et, harassés, ils combattaient et longtemps ils volèrent de victoire en victoire, râlant, pillant, massacrés et massacrant, acclamés et détestés, héros et martyrs, fascinés par le génie d'un homme qui savait les rejeter en avant au mépris de la mort. Jusqu'à Moscou, jusqu'à la terrible retraite et jusqu'à Waterloo, où s'accomplit le destin... Jamais comme dans ce livre on ne nous avait fait partager la vie de ces hommes levés dans l'Europe entière : la Grande Armée, dans son odeur forte et dans sa brutalité, dans sa misère ; dans son courage et dans sa gloire...

BOIGNE (Eléonore Adèle d'Osmond, comtesse de).

Récits d'une tante. Mémoires de la comtesse de Boigne née d'Osmond (1781-1866), publiés d'après le manuscrit original par Charles Nicoullaud. Tomes I, II et III.

Plon, 1907, 3 vol. in-8°, xxxv-505, 434 et 448 pp, 2 portraits de la comtesse de Boigne en frontispices, pièces justificatives, reliures demi-percaline verte, dos lisses, pièces de titre basane havane, fleuron et double filet doré en queue (rel. de l'époque), dos lég. frottés, bon état (Tulard, 173 ; Bertier, 131)

Tomes 1, 2 et 3 seuls (sur 4) : Tome 1 : 1781-1814 ; Tome 2 : 1815-1819 ; Tome 3 : 1820-1830. Fragments. — Manque le dernier tome qui concerne la période 1831-1866. — «Seul le tome 1 intéresse l’Empire. Il est particulièrement riche en anecdotes sur l’opposition royaliste. » (Tulard, 173) — «Commencés en 1835 et tenus ensuite au jour le jour, ces mémoires intéressent la Restauration pour les vol. 2 et 3. Trait d’union entre la société impériale et les milieux liés à l’émigration, la comtesse de Boigne a joué un rôle non négligeable en 1814. Elle a ensuite suivi son père, ambassadeur, à Turin et à Londres, avant de se fixer définitivement en France. Après la Révolution de Juillet, elle a mis toute son influence au service du nouveau régime. Du fait de sa liaison intime avec Pasquier, elle a pu connaître bien des choses.» (Bertier, 131).

BOIGNE (Eléonore Adèle d'Osmond, comtesse de).

Récits d'une tante. Mémoires de la comtesse de Boigne née d'Osmond, publiés intégralement d'après le manuscrit original par Charles Nicoullaud.

Plon, 1908, 4 vol. in-8°, xxxv-505, 434, 448 et 547 pp, 3 portraits en frontispice, un fac-similé recto-verso, pièces justificatives, index, reliures demi-basane noire, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres, tomaisons et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos lég. abîmés, mque la partie sup. du dos du tome 1, sinon bon état

Complet. Tome 1 : 1781-1814 ; Tome 2 : 1815-1819 ; Tome 3 : 1820-1830 ; Tome 4 : 1831-1866. Fragments. «Seul le tome I intéresse l’Empire. Il est particulièrement riche en anecdotes sur l’opposition royaliste (portraits de Mme Récamier, de Mme de Chevreuse, d'Alexis de Noailles, de Chateaubriand). Quelques détails peu connus sur le mécontentement suscité par les gardes d'honneur et la conscription. Mais on ne perdra pas de vue qu'il s'agit de l'œuvre d'un adversaire de l'Empire.» (Tulard, 173). Texte également capital pour l'Emigration (Fierro, 169), et, d'une façon générale, pour la Restauration : «Commencés en 1835 et tenus ensuite au jour le jour, ces mémoires intéressent la Restauration pour les vol. 2 et 3. Trait d’union entre la société impériale et les milieux liés à l’émigration, la comtesse de Boigne a joué un rôle non négligeable en 1814. Elle a ensuite suivi son père, ambassadeur, à Turin et à Londres, avant de se fixer définitivement en France. Après la Révolution de Juillet, elle a mis toute son influence au service du nouveau régime. Du fait de sa liaison intime avec Pasquier, elle a pu connaître bien des choses.» (Bertier, 131).

BOISBOISSEL (Yves de).

Le dernier avocat général au Parlement de Bretagne, Hippolyte Loz de Beaucours, 1746-1830.

Peyronnet, 1955, in-8°, 302 pp, 5 pl. de portraits et 2 tableaux généalogiques dépliants hors texte, index, broché, bon état

"Le général de Boisboissel a fort bien fait de mettre en lumière la figure de son aïeul. Loz de Beaucours appartenait à une famille d'ancienne noblesse, possédant la seigneurie de ce nom en Bothoa, dans la partie « continentale » de l'évèché de Cornouaille, relevant du comté de Quintin et dont le manoir était une modeste habitation comptant seulement deux pièces, vastes sans doute, par étage. Entré au Parlement avec l'achat d'une charge de conseiller, en 1775, à vingt-neuf ans, il devint, quatre ans après, avocat général, à la place de Duparc-Porée, et le demeura jusqu'à la fin de l'institution. Les archives copieuses qu'il a laissées (il aimait écrire), nous éclairent sur ses opinions. C'était un magistrat libéral, membre de la Chambre de Lecture Rennaise, partisan de l'égalité devant l'impôt et de concessions au Tiers dans la distribution des places. Paisible par nature, modéré par raison, il ne fut pas écouté et émigra. Le Comte d'Artois le dissuada de s'engager dans la conjuration de la Rouerie. Rentré dès 1801, il paya sa hâte de six mois de prison à Sainte-Pélagie, mais ayant donné à l'Empereur ses deux fils, dont l'un servit à l'armée, et l'autre dans la diplomatie, il fut nommé Conseiller à la Cour d'Appel de Rennes en 1811 et remplit ces fonctions, sauf l'intervalle des Cent-Jours, jusqu'à sa retraite en 1823 (il avait soixante dix-sept ans). Il est mort à Rennes peu de jours avant la chute de la monarchie légitime à laquelle l'attachaient ses préférences. Dans les abondants papiers qu'il a occasionnés ou griffonnés, l'auteur a trouvé les éléments d'une étude qui fait apparaître avec les traits du personnage, l'atmosphère qui l'enveloppait. Les vicissitudes subies par ses domaines tant de la part des chouans que des administrateurs révolutionnaires n'en forment pas le moins curieux chapitre..." (B.-A. Pocquet du Haut-Jussé, Annales de Bretagne, 1956)

BOIS (Piere-André), Roland KREBS et Jean MOES (dir.).

Les lettres françaises dans les revues allemandes du XVIIIe siècle – Die französische Literatur in den deutschen Zeitschriften des 18. Jahrhunderts.

Peter Lang SA, 1997, in-8°, 388 pp, notes, index des noms, index des périodiques, broché, bon état. 21 études érudites (14 en français et 7 en allemand)

On trouvera dans ce volume les communications présentées du 23 au 25 mars 1995 à Reims durant le Colloque International organisé par le Centre d'étude des périodiques de langue allemande de Metz. L'objet de la rencontre était d'analyser l'image que les périodiques allemands du XVIIIe siècle ont proposée des lettres françaises. Les revues – dont le développement à l'époque des Lumières est remarquable – ont abordé, à partir d'innombrables comptes rendus et commentaires, dans le cadre général d'un discours de légitimation, toutes les grandes questions que posaient pour la jeune littérature allemande le poids et la fonction de la culture française en Europe. On trouvera donc toutes les attitudes possibles dans les diverses études de cas ici proposées : de l'acceptation des transferts jusqu'à une stratégie de refus et de démarcation. En fait, l'évolution du discours des revues sur la littérature française suit fidèlement celle de la littérature allemande elle-même de la Frühaufklärung au Romantisme et en traduit la situation et les besoins. Par ailleurs, à travers les opinions sur les auteurs français s'expriment bien souvent des jugements sur la nation voisine et sa culture, qui ont leur place dans l'histoire générale des relations franco-allemandes.

BONARDI (Pierre).

Accusé Napoléon, levez-vous !

Aux dépens de l'Auteur, s.d. (1961) in-8°, 104 pp, broché, qqs annotations crayon, bon état

L'auteur fait litière des griefs dont on accable l'Empereur.

BOUCHENOT-DECHIN (Patricia).

La Montansier. De Versailles au Palais-Royal, une femme d'affaires.

Perrin, 1993 in-8°, 342 pp, annexes, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état

Comment Marguerite Brunet, née en 1730 à Bayonne d'un père forgeron et promise à la vie galante, devient-elle la flamboyante Montansier, protégée et encouragée par Mme du Barry, Marie-Antoinette, le duc d'Orléans, Danton, Barras, Napoléon puis Louis XVIII ? Pour s'être consacrée à la passion de son siècle, le théâtre, non comme actrice mais en véritable chef d'entreprise, elle sera directrice des spectacles "à la suite de la cour", et détiendra pendant trente ans le monopole des représentations de la Bretagne à la Champagne et de la Picardie jusqu'à la Touraine. Elle forme les grands comédiens de son temps, lance des auteurs, fait bâtir des salles de spectacle en province, à Versailles et à Paris, véritables rivales de la Comédie Française et de l'Opéra. Mais les événements se précipitent. Pour sauver son empire financier et artistique, la Montansier monte les entreprises les plus folles. Arrêtée en 1793, elle est sauvée par Thermidor et rebondit encore, faisant parler d'elle jusqu'à sa mort en 1820 à l'âge de quatre-vingt-dix ans. L'exceptionnelle ascension de Marguerite de Montansier est celle d'une femme intrigante et ambitieuse, libre et généreuse, l'une des toutes premières femmes d'affaires.

BOUDET (Micheline).

Mademoiselle Mars, l'Inimitable.

Perrin, 1987, in-8°, 414 pp, 16 pl. de gravures hors texte, un fac-similé, biblio, broché, couverture illustrée d'un portrait de la comédienne, bon état (Coll. Terres des Femmes)

On l'a surnommée "le diamant de la Comédie Française". La Révolution, le Directoire et le Consulat, l'Empire, les deux Restaurations et la Monarchie de Juillet l'ont vu étinceler. Son histoire est aussi celle du théâtre et des moeurs sous tous ces régimes. — "Son père naturel, Jacques-Marie Boutet, dit Monvel, était un comédien célèbre. Sa mère, d'abord "ambulante" au Palais-Royal, s'était ensuite essayée au théâtre ; lorsque Monvel l'eut abandonné, elle l'avait remplacé par un comique : Valville. Françoise, Marie, Hyppolyte Boutet semblait donc prédestinée à faire carrière sur les planches. De fait, la sienne fut on ne peut plus brillante, à la Comédie-Française et durant plus de quarante ans : il s'agit de Mademoiselle Mars. Longtemps vouée aux "ingénuités", elle était aisément passée aux emplois de grande coquette ; son coup d'éventail, inventé pour une "sortie" de Célimène, était si réussi qu'il devint une tradition. Une élégance innée, des matières très Ancien Régime, sa bonne éducation renforçaient une grâce et un naturel que n'en finissaient pas de louer les critiques. Napoléon voyait, en elle, "la première actrice de l'Europe", et d'innombrables admirateurs étaient sous le charme d'une voix exquise de douceur et de "moelleux", qu'elle avait conquise sur la raucité originelle de son organe vocal. Du caractère : on connait ses démêlés avec Victor Hugo, à propos du fameux hémistiche d'Hernani. "Mauvaise camarade et honnête homme", a-t-on dit. Dure, assurément, lorsque sa carrière était en jeu, Mademoiselle Mars était "une amoureuse", souvent meurtrie par ses amants, peu nombreux, parmi lesquels on doit désormais compter le baron Gérard, grâce au flair et à la méticulosité de sa biographe. Attachée passionnément à faire revivre une comédienne dont elle se sent proche parce qu'elle a repris à peu près tous ses rôles, et dans ce même Théâtre-Français qui avait vu Mademoiselle Mars triomphante sous le Directoire, le Consulat, l'Empire, les deux Restaurations et la monarchie de Juillet, Micheline Boudet met également en scène tous les grands acteurs de l'époque, Mlle Contat, Talma, Mlle George, ainsi qu'une foule d'écrivains, peintres, hommes politiques qui furent les amis de l' "inimitable". Un très beau et très vivant travail d'historienne." (Le Monde, 10 avril 1987)

BOUILLY (Jean-Nicolas).

Mes récapitulations.

P., Louis Janet, s.d. (1836-1837), 2 vol. in-8°, xxiii-436 et 445 pp, un portrait en frontispice au tome 1, reliures demi-basane carmin, dos lisses avec titres, tomaisons, fleurons et triples filets dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état

Tomes 1 et 3 seuls (sur 3) — "Homme de lettres, auteur de nombreuses pièces de théâtre et d'opéras, Bouilly a laissé des souvenirs dépourvus de toute date, des portraits d'hommes de lettres, de compositeurs, d'interprètes masculins ou féminins, avec des anecdotes sur certaines représentations, la composition de quelques oeuvres." (Bertier de Sauvigny, 156)

BOURDON (Jean).

La Magistrature sous le Consulat et l'Empire. Tome I (seul paru) : Formation de la magistrature sous le Consulat décennal (An VIII - An X).

Rodez, Carrère, 1942 gr. in-8°, 659 pp, index, broché, bon état

BOURDON (Jean).

Napoléon au Conseil d'Etat. Notes et procès-verbaux inédits de Jean-Guillaume Locré, Secrétaire général du Conseil d'Etat.

Berger-Levrault, 1963 gr. in-8°, 330 pp, notes biographiques, broché, bon état

"La destruction des archives du Conseil d'Etat sous la Commune a privé les historiens de sources essentielles, car chacun sait quel rôle important joua celui-ci sous le Consulat et sous l'Empire, et quelle part Napoléon prenait à ses travaux. Les notes recueillies par le secrétaire général Locré au cours des délibérations, pour établir le procès-verbal des séances, comblent en partie une aussi grave lacune pour la période 1809-1813 ; ces notes et procès-verbaux viennent d'être heureusement éditées par le Professeur J. Bourdon, avec une étude critique qui en garantit la valeur et des notes qui en facilitent l'utilisation." (Jean Leflon, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1965)

BOURGOING (Jean de).

Le Fils de Napoléon, roi de Rome, prince de Parme, duc de Reichstadt (20 mars 1811 - 22 juillet 1832).

Payot, 1950, in-8°, 389 pp, avant-propos du Prince Joachim Murat, 9 gravures sur 8 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Par le baron Jean de Bourgoing, un livre admirablement documenté sur le roi de Rome. — "Après avoir publié les “Papiers intimes et Journal du duc de Reichstadt”, M. Jean de Bourgoing consacre à son héros une biographie d'autant plus utile qu'elle a été alimentée par nombre de documents inédits, entre autres ceux qui proviennent des archives des comtes Maurice Dietrichstein, Prokesch et Maurice Esterhazy. L'auteur résume d'abord les premières années du roi de Rome. (...) Autour de l'enfant impérial, M. Jean de Bourgoing groupe pour les années 1814 et 1815 un grand nombre d'indications précieuses, notamment d'après la correspondance de Marie-Louise et les rapports de la police autrichienne. (...) Pâle et mince, les yeux bleu clair, les cheveux blonds et bouclés, le nez allongé, la voix agréable, passionné pour la chasse et la danse, excellent cavalier, très épris du métier militaire et remplissant avec zèle ses obligations d'officier, le duc de Reichstadt paraît avoir été victime non seulement de sa fragile constitution, mais du climat de Vienne. Sur les phases de sa maladie de poitrine, sur les remèdes inefficaces de ses médecins, sur sa fin très pieuse, survenue le 22 juillet 1832, sur ses obsèques enfin, M. Jean de Bourgoing a multiplié les précisions neuves. Plusieurs portraits du duc de Reichstadt, entre autres une étude d'après nature de Daffinger, ajoutent à l'agrément du livre." (E. Le Gallo, Annales historiques de la Révolution française, 1933)

BOURGOING (Jean de).

Papiers intimes et journal du duc de Reichstadt (1819-1830), provenant des archives de son précepteur le comte Maurice Dietrichstein. Publiés par Jean de Bourgoing.

Payot, 1928, in-8°, 199 pp, traduction française par Etienne Kruger, 8 gravures hors texte, reliure demi-basane rouge, dos à nerfs orné de filets dorés, couv. et dos conservés, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

BOURGOING (Jean de).

Papiers intimes et journal du duc de Reichstadt (1819-1830), provenant des archives de son précepteur le comte Maurice Dietrichstein. Publiés par Jean de Bourgoing.

Payot, 1927, in-8°, 199 pp, traduction française par Etienne Kruger, 8 gravures hors texte, broché, pt. manque au dos, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Tragique destinée que celle de Napoléon II, fils de Napoléon et de Marie-Louise d'Autriche. À sa naissance aux Tuileries, annoncée en 1811 par cent coups de canons, le petit prince autrichien fut proclamé roi de Rome. Heureux de cet héritier tant désiré, après avoir divorcé de Joséphine de Beauharnais, Napoléon comptait bien lui laisser un vaste empire s'il n'était pas mort à l'âge de 21 ans. Mais son tragique décès au Palais de Schönbrunn en 1832, dans la même chambre qu'occupa Napoléon triomphant après Wagram et Austerlitz, a surtout fait naître une légende autour de celui que l'on appela l'Aiglon, par analogie à son père Napoléon Ier, surnommé l'Aigle. Nul doute que le journal intime de ce beau jeune homme blond promenant partout la nostalgie de sa naissance touchera la corde sensible des lecteurs. Ce document unique fut donné à un ami de régiment du duc de Reichstadt par son précepteur, le prince Moritz von Dietrichstein...

BOURGUIGNON (Jean).

Conférences napoléoniennes. Malmaison, Compiègne, Fontainebleau.

Gedalge, 1946 pt in-8°, 238 pp, planches hors texte (dont 4 pl. en couleurs), broché, bon état (ouvrage couronné par l'Académie Française, Prix Montyon 1947), envoi a.s.

"Je ne puis passer sous silence le nouvel ouvrage de M. Jean Bourguignon : Malmaison, Compiègne, Fontainebleau. Mis, il y a trente ans, à la tête du Musée de Malmaison, jusqu’alors négligé et presque vide, cet excellent Conservateur des Musées Nationaux est parvenu à l’emplir de richesses historiques et artistiques. Grâce à sa parfaite connaissance du Premier Empire et à son activité persuasive auprès des familles qui en possèdent des reliques, il a pu obtenir d’elles le don de précieux souvenirs napoléoniens pour Malmaison et, bien informé, il a su faire acquérir par l’État des pièces magnifiques. Il a réuni là un trésor inestimable. En même temps, il a écrit sur cette époque des livres d’un très sérieux enseignement, où abondent les aperçus inédits. Cette présentation des demeures auxquelles s’attachent tant d’événements consulaires et impériaux s’ajoute à l’œuvre de ce bon écrivain, attentif à l’Art, comme à l’Histoire." (Georges Lecomte, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, 1947)

BOUTET (Frédéric).

Crimes d'aujourd'hui, crimes d'autrefois. Les gentilshommes de fortune.

Librairie des Champs-Elysées, 1928, in-12, 252 pp, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, papier lég. jauni, état correct

BOYER (Général Pierre-François-Xavier).

Historique de ma vie. 1. Précis des événements auxquels j'ai pris part (1792-1836) – 2. Journal des événements arrivés en Algérie et plus particulièrement à la division d'Oran (depuis juillet 1830 jusqu'en juillet 1848).

La Vouivre, 1999, 2 vol. in-8° carré, xvi-240 et 254 pp, édition de Jacqueline Le Gallic-Holleaux et de Didier Paineau, 12 cartes, illustrations dans le texte et hors texte, texte sur 2 colonnes, annexes, index, brochés, bon état

En 1792, un jeune homme de bonne famille de Belfort, embrasse la carrière des armes. En Belgique puis en Catalogne, il participe aux campagnes victorieuses qui soulagent la République. Il gravit rapidement les échelons. Son destin croise celui de Bonaparte et il s'y greffe avec une fidélité qui ne se démentira pas jusqu'à sa mort. C'est ainsi qu'il part en Italie, puis en Egypte. Échappant à la capture, il participe à la reconquête de la colonie de Haïti. L'affaire se finit piteusement mais Boyer n'en est pas. Il est capturé par un navire anglais. Prisonnier, il résiste à sa façon, et finit par être échangé contre un officier anglais. Il retourne dans le tourbillon de l'Empire : l'Allemagne et la conférence d'Erfurt, le Portugal, l'Espagne En 1813 il y est encore, luttant contre les partisans, puis il est refoulé avec le roi Joseph déchu. La France est bientôt envahie, Napoléon a besoin de vétérans, il rappelle Boyer. En 1815 il reprend du service. Après un long exil Boyer repart en Egypte entraîner les soldats de Méhémet-Ali qui veut se libérer des Turcs. Il revient et joue un rôle dans la chute de Charles X. Louis-Philippe est roi des Français et utilise les anciens généraux de la Grande Armée dans cette Algérie que son prédécesseur lui a laissée. Boyer combat à Médéa puis est nommé gouverneur d'Oran. C'est lui qui, le premier, entreprend l'aménagement de la baie de Mers-el-Kébir, pour contre balancer le Gibraltar anglais. Rappelé en France, il ne cesse de suivre par le menu et de raconter l'impitoyable guerre contre Abd-el-Kader. Il arrête son récit en 1848, après la capture de l'émir et l'achèvement des installations de Mers-el-Kébir.

BRACK (Antoine Fortuné de).

Avant-postes de cavalerie légère. Souvenirs, par F. de Brack, général de cavalerie. Septième édition avec une biographie de l'auteur par le lieutenant Prodhomme.

P. et Nancy, Chapelot, 1912 pt in-12, lxxxiii-366 pp, reliure pleine percaline gris-bleue de l'éditeur, dos lisse avec titres et fleuron, titres en noir au plat supérieur, reliure très lég. salie, bon état (Tulard 220).

Excellent traité de cavalerie militaire, entrecoupé de souvenirs des campagnes napoléoniennes. L'originale de ce curieux ouvrage parut en 1831, et aucune de ses rééditions n'est vraiment commune : il s'agit à la fois d'un catéchisme complet à l'usage du cavalier en campagne, expliquant tout par questions et réponses ; et d'un livre de souvenirs, puisque chaque démonstration est appuyée sur les anecdotes des campagnes de l'Empire auxquelles l'auteur a participé sous les généraux Lasalle, Pajol et Colbert (1809 en Autriche, 1812 en Russie, 1813 en Saxe, 1814 en France). Ce texte toujours considéré par les historiens du cheval et de la cavalerie comme un des plus complets sur le sujet. Outre les considérations purement militaires, on y trouve une foule de détails inhabituels sur la monte et l'utilisation des chevaux ainsi que sur leurs soins en campagne.

BRANDA (Pierre) et Xavier MAUDUIT (dir.).

L'Art au service du pouvoir. Napoléon Ier – Napoléon III.

Perrin, 2018 in-4°, 191 pp, 171 photos et gravures en couleurs, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s. de P. Branda et X. Mauduit

Dans l'intérêt qu'ont les souverains à magnifier leur règne au moyen des arts, les deux Empires se distinguent par leur réussite. Napoléon voulait être l'empereur des rois et à ce titre surpasser les autres monarchies européennes. Dans ce but, il mit en scène une cour fastueuse et employa les arts au service de sa grandeur. Les artistes talentueux d'alors David, Gros, Ingres, Canova et Girodet, pour ne citer qu'eux, travaillèrent à sa gloire. Le régime s'employa aussi à magnifier la figure de l'empereur, le représentant par exemple toujours au travail pour le bien de ses sujets. La légende dans ce domaine n'était cependant pas très éloignée de la réalité. Napoléon III s'inscrit dans la continuité de son oncle, avec une politique artistique soutenue. Flandrin, Winterhalter, Meissonier, Carpeaux ou encore Disderi : peintres, sculpteurs, photographes, tous les artistes contribuent à la gloire du régime et de la France. Les arts bénéficient alors de progrès techniques qui favorisent la reproduction et la diffusion des oeuvres choisies par le souverain, celles d'un art officiel soutenu par des institutions efficaces, tels l'Académie et l'Ecole des beaux-arts, les Salons et les musées. Le monde des arts et l'industrie du luxe profitent de cette politique de mise en scène du pouvoir. Ce catalogue d'exposition, richement illustré, permet ainsi de relire le parcours hors-norme de deux Empereurs, tout en revisitant l'art du XIXe siècle.

BREDIN (Jean-Denis).

Une singulière famille. Jacques Necker, Suzanne Necker et Germaine de Staël.

Fayard, 1999, gr. in-8°, 454 pp, 12 pl. de gravures et portraits en noir et en couleurs hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Tous trois à genoux, en constante adoration les uns des autres." Ainsi Napoléon Ier a-t-il décrit Jacques et Suzanne Necker et leur fille Germaine, les yeux évidemment fixés sur cette insupportable Madame de Staël qu'il poursuivit de sa haine. Celle-ci a revendiqué hautement cette "adoration familiale" : "Je laisserai donc dire à qui se plaira dans cette observation bien gaie à côté de la mort que nous sommes une famille qui nous louons les uns les autres. Oui, nous nous sommes aimés, nous avons eu besoin de le dire, et, dédaignant de jamais repousser les attaques de nos ennemis, de faire usage de notre talent contre eux, nous leur- avons opposé un ferme sentiment d'élévation et de fierté." "Singulière famille que la nôtre", assurait de soit côté Jacques Necker, et sa fille ajoutait : "Singulière peut-être, mais qu'il lui soit permis de rester telle ; la foule ne se presse pas dans la voie qu'elle a choisie." C'est cette fière famille que ce livre évoque. Jacques Necker, trois fois ministre de Louis XVI - et deux fois congédié - idolâtré par les Français en Juillet 1789 parce qu'il leur semblait le symbole de la liberté, est entré dans l'histoire, exalté par les uns, vilipendé par les autres. Sa femme Suzanne, qui tint avant la Révolution un salon très influent et fonda l'hôpital qui porte toujours son nom, fut une épouse dévouée corps et âme à l'homme qu'elle adorait, et la mère trop rigide d'une fille trop douée. Quant à Germaine, elle a conquis la gloire par son œuvre littéraire, par ses amours, par son courage, par cet exaltation du cœur et de l'esprit dont elle demeure un extraordinaire exemple. Tous trois, ils ont vécu la plume à la main. Tous trois ont eu le culte de la vertu, même s'ils ne l'ont pas toujours vue de la même façon. Tous trois ont aimé Dieu, l'amour, l'amitié, la liberté - qui ne devait, pour eux, jamais se séparer de la modération - et encore la mélancolie et le désespoir et aussi toutes les images de la mort. Tous trois se prêtèrent mutuellement du génie. Tous trois, ils ont rêvé d'incarner la noblesse de l'âme et la grandeur de l'esprit.

BREM (Adolphe de).

Légendes de la Vendée militaire. Le Sanguenitou. Le Moulin de Landerose.

Loudéac, 1990, pt in-8°, 282 pp, Réédition de l'édition de Nantes, 1862 (Coll. Bibl. du merveilleux vendéen)

BRIFAUT (Charles).

Souvenirs d'un Académicien sur la Révolution, le Premier Empire et la Restauration. Avec introduction et notes du Docteur Cabanès, et suivis de la correspondance de l'auteur.

Albin Michel, 1921 2 vol. in-8°, xlviii-366 et 302 pp, portraits et gravures, index, brochés, dos abîmé réparé et couv. lég. salie au tome I, état correct

Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)

BRIFAUT (Charles).

Souvenirs d'un Académicien sur la Révolution, le Premier Empire et la Restauration. Avec introduction et notes du Docteur Cabanès.

Albin Michel, 1921 in-8°, xlviii-366 pp, portraits et gravures, reliure toile rouge, couv. conservées, bon état

Premier volume seul (sur 2). - Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)

BRIFAUT (Charles).

Souvenirs d'un Académicien sur la Révolution, le Premier Empire et la Restauration. Avec Introduction et notes du Docteur Cabanès, et suivis de la correspondance de l'auteur.

P., Albin Michel, 1921 2 vol. in-8°, xlviii-365 et 300 pp, portraits et gravures, index, reliures demi-basane verte, dos à 5 nerfs, couv. conservées, dos lég. passés, bon état

Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)

BRIFAUT (Charles).

Souvenirs d'un Académicien sur la Révolution, le Premier Empire et la Restauration. Avec introduction et notes du Docteur Cabanès, et suivis de la correspondance de l'auteur.

Albin Michel, 1920-1921 2 vol. in-8°, xlviii-365 et 300 pp, portraits et gravures, index, reliures demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés, couv. conservées, bon état

Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)

BRIFAUT (Charles).

Souvenirs d'un Académicien sur la Révolution, le Premier Empire et la Restauration. Avec introduction et notes du Docteur Cabanès, et suivis de la Correspondance de l'auteur.

Albin Michel, s.d. (1920-1921) 2 vol. in-8°, xlviii-366 et 302 pp, portraits et gravures, index, reliures demi-percaline carmin, dos lisses avec fleuron et double filet doré en queue, pièces de titres basane noire, couv. illustrées conservées, (rel. de l'époque), bon état

Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)

BROGLIE (Gabriel de).

Le Général de Valence, ou l'insouciance et la gloire. D'après les papiers inédits de Mme de Montesson, de Mme de Genlis, du général et de la comtesse de Valence.

Perrin, 1972, in-8°, 449 pp, 16 pl. de gravures et fac-similés hors texte, annexe sur les archives Valence, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

En marge du manuscrit du général de Gaulle, “La France et son armée”, on peut lire, de la main du maréchal Pétain: "Qui est Valence ?" En effet cet homme, qui toute sa vie a occupé le devant de la scène, est pourtant resté dans les coulisses de l'histoire. Cyrus, vicomte puis comte de Valence, amant de Mme de Montesson, gendre de Mme de Genlis, homme à la mode sous Louis XVI, général de la Révolution, contraint à l'exil en 1793 en compagnie du futur roi Louis-Philippe, sénateur, général de Napoléon, fut employé en Espagne, en Russie, combattit les Alliés en mars 1814 à Besançon, commanda la défense de Paris pendant les Cent-Jours et négocia l'armistice avec Wellington au lendemain de Waterloo. Il acheva sa riche carrière comme pair de France de Louis XVIII. Disposant d'archives familiales complètes, l'auteur a su restituer une époque et faire revivre un homme attirant, séduisant, présent dans tous les salons comme sur tous les champs de bataille. — "Gabriel de Broglie examine le destin du général de Valence. Fils d'un général, il est lui-même général au début de la Révolution et participe à la campagne de 1792. Mais il suit Dumouriez lorsque celui-ci rejoint le camp autrichien. Dès lors, c'est l'exil jusqu'en 1800, mais Valence ne retrouvera un commandement, secondaire d'ailleurs, qu'en 1807 ; il fera les campagnes d'Espagne et de Russie. En réalité, ce qui donne de l'intérêt à la biographie de Valence, c'est sa femme Pulchérie, fille de la célèbre Mme de Genlis. Elle le trompa d'ailleurs sans vergogne. Mais, par les Genlis, Valence a gravité dans l'entourage de la famille d'Orléans et Gabriel de Broglie, en utilisant les papiers Valence-Genlis (propriétés de la famille du maréchal Gérard qui avait épousé une fille de Valence et de Pulchérie), a, dans une certaine mesure, renouvelé le sujet." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1975) — Bien né et reçu partout, jeune courtisan à la mode, franc-maçon orléaniste, le comte de Valence a attiré l'attention de Gabriel de Broglie. Sa biographie dévoile les secrets de ce modèle de succès mondain. Celui qui a servi Louis XVI, puis les jacobins régicides, puis Napoléon, avant d'entrer à la Chambre des pairs sous la Restauration, est aussi le parangon des girouettes. Grâce à d'exceptionnelles archives familiales, Gabriel de Broglie suit, pas à pas, le jeune noble ambitieux d'une femme à une autre, puis le vieil aristocrate impotent d'un régime au suivant, toujours occupé à régner sur les salons et les cercles. Une certaine idée de la gloire. (Yves Bruley, Historia)

BROSSE (Jacques) et Henry LACHOUQUE.

Uniformes et costumes du 1er Empire.

Bordas, 1973, gr. in-8°, 223 pp, nombreuses illustrations en couleurs, reliure toile éditeur, aigle impérial doré au 1er plat, jaquette illustrée, bon état

Jamais, dans toute l'histoire de France, le « prestige de l'uniforme » ne fut si grand. Et les tenues de la Grande Armée n'ont pas cessé de fasciner les générations successives des descendants de ses soldats. De 1804 à 1815, la France vécut en uniforme ; non seulement les militaires, mais tous ceux qui, à chaque échelon de la hiérarchie, représentaient l'État. Par son aspect iconographique, cet ouvrage peut aisément prendre place dans la série des grandes œuvres consacrées à l'Empire. En outre, le texte recèle sous son style imagé et coloré la mise en valeur inédite d'un système de signes mis au point par l'Empereur lui-même qui permettait, par l'uniforme civil comme militaire, de repérer le rang des personnages. Celui-ci constituait donc une fiche d'identité, un masque qui dissimulait l'individu sous la fonction. Ce déchiffrement apporte sur l'Empire et son créateur des lumières nouvelles et parfois surprenantes. — "La geste de quinze années impériales, traduite et résumée d'une manière éclatante par l'uniforme, défile devant le lecteur blasé et cependant ébloui par cette débauche de couleurs, cette vie rutilante. Images somptueuses d'une époque emportée dans un tourbillon de gloire, résumée dans les quatre parties présentées : l'Empire ou le prestige de l'uniforme, qui cadre cette période sans égale dans notre histoire, par Jacques Brosse – les Uniformes de la Grande Armée par le Commandant Henry Lachouque ; soldats chamarrés ou boueux dans une apothéose qui se continue par les Costumes du Sacre – les Costumes parisiens, deux chapitres de Jacques Brosse présentés avec élégance. Ainsi, pas de chronologie, mais des touches successives, admirablement condensées en des planches où les couleurs surabondent, bien choisies, parfois peu connues, toujours vibrantes grâce à un tirage remarquable." (Bulletin des bibliothèques de France, 1974)

BRUNON (Jean et Raoul).

Les Mameluks d'Egypte. Les Mameluks de la Garde Impériale.

Marseille, Collection Raoul et Jean Brunon, s.d. (1963), gr. in-4°, 78 pp, 47 illustrations en 29 planches hors texte dont 5 en couleurs, 88 dessins, gravures et lettrines, biblio, en feuilles sous chemise, couvertures rempliées, 1er plat illust (mque la fin)

Ouvrage tiré sur vergé gothique de Prioux (exemplaire n° 711). Reproductions d'époque par Vivant Denon, Dutertre, Redouté, Cécile, Duplessis-Berthaut, Swebach, Carle Vernet. Description de l'armement, du harnachement et de l'habillement.

BRYANT (Mark).

Napoléon en caricatures.

P., Hugo & Cie, 2010 in-4°, 160 pp, environ 500 dessins et estampes en noir et en couleurs, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état

Napoléon Bonaparte, le jeune officier d’artillerie de la Révolution, devint l’empereur de quasiment toute l’Europe de l’Ouest et l’homme le plus caricaturé de son époque. Des batailles d’Aboukir, de Trafalgar, d’Austerlitz, de Iéna à l’invasion de la Russie, à l’exil sur Elbe ou à sa défaite de Waterloo en 1815, les actions de Napoléon et de ses opposants furent le sujet principal de la satire et des plus grands caricaturistes pendant vingt ans. On peut même dire que la caricature politique commence avec lui. Anglais, russe ou bien prussien, le dessinateur n’est pas tendre. Petit, malingre ou bien replet, cruel, rapace et lâche, Napoléon est tout et son contraire. Il fut représenté sous toutes les formes, singe, serpent, dragon, crocodile, mais les autres protagonistes ne furent pas épargnés non plus : le nez de Wellington, la moustache de Blücher, le manchot Nelson, la folie du tsar de Russie… Découpé chronologiquement par grandes périodes, chaque chapitre est introduit par un rappel des faits historiques. L’auteur nous éclaire longuement sur le contexte, les raisons et les objectifs de la caricature, et signale toujours le média, l’auteur et la date de l’oeuvre.

BRYANT (Sir Arthur).

Nelson.

London, Collins, 1970 gr. in-8°, 173 pp, 83 illustrations en noir (gravures, tableaux, plans, cartes), 12 pl. en couleurs hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

BRÉBISSON (Jean de).

Fouché, duc d'Otrante. Républicain, impérialiste, royaliste, 1759-1820. Etude sur sa vie politique, d'après des documents inédits.

P., Beauchesne, 1906 gr. in-8°, 298 pp, un portrait en frontispice et 10 pl. de gravures hors texte, reliure demi-basane rouge, dos à 3 nerfs guillochés et à grand caisson orné, couv. conservée (rel. de l'époque), coins émoussés, bon état

"Histoire très intéressante, appuyée sur de précieux documents, des variations politiques du conventionnel Fouché." (La Croix, 20 avril 1906)

BUENNER (D.).

Madame de Bavoz, Abbesse de Pradines de l'Ordre de Saint-Benoît (1768-1838).

Lyon, E. Vitte, 1961, fort in-8°, xxi-569 pp, sources et biblio

BUISSON (Henry).

Fouché, duc d'Otrante.

Le Pavillon, Roger Maria éditeur, 1968 fort in-12, 654 pp, avant-propos de Boris Pregel, préface de Jean Savant, un portrait en frontispice, 16 illustrations dont un fac-similé dépliant, notes et biblio, index, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. “Qui était”)

On s'intéressera à Fouché aussi longtemps qu'on s'intéressera à la Révolution française, ce quart de siècle capital de la vie de l'humanité. Fouché est associé à cette émouvante et décisive période de bout en bout. A l'aube de la renaissance du peuple français, il est là. Enfin, il est encore là, en 1815, après l'ultime désastre, et il se trouve être le « chef de l'Etat ». Personnalité aux multiples facettes, Fouché passionnera les esprits durant des siècles et des siècles. Il savait quelle importance son nom conserverait dans l'Histoire, et il disait : « Je ne suis pas un roi, mais je suis plus illustre qu'aucun d'eux. » S'il avait voulu, le « coup » de Brumaire eût été fatal à Bonaparte et à ses complices. Il s'était montré, initialement, infiniment plus utile encore à Bonaparte, et par voie de conséquence. D'où ce fameux dialogue : Napoléon : Mais quoi ! il me semble pourtant que vous êtes un de ceux qui ont envoyé Louis XVI à l'échafaud ; Fouché : Oui, et c'est même le premier service que je vous ai rendu. — "Beaucoup de renseignements inconnus jusqu'alors." (Jean Tulard, “Joseph Fouché”, 1998)

BUISSON (Henry).

Fouché, duc d'Otrante.

Editions du Panorama, 1968, fort in-12, 654 pp, avant-propos de Boris Pregel, préface de Jean Savant, un portrait en frontispice, 16 illustrations, notes et biblio, index, broché, jaquette illustrée, sous chemise cartonnée et étui, non coupé, mque la page de faux-titre, bon état (Coll. “Académie d'Histoire”). Edition originale tirée à 700 ex. numérotés hors commerce, celui-ci un des 500 ex. réservés aux amis de l'Auteur (n° 456)

On s'intéressera à Fouché aussi longtemps qu'on s'intéressera à la Révolution française, ce quart de siècle capital de la vie de l'humanité. Fouché est associé à cette émouvante et décisive période de bout en bout. A l'aube de la renaissance du peuple français, il est là. Enfin, il est encore là, en 1815, après l'ultime désastre, et il se trouve être le « chef de l'Etat ». Personnalité aux multiples facettes, Fouché passionnera les esprits durant des siècles et des siècles. Il savait quelle importance son nom conserverait dans l'Histoire, et il disait : « Je ne suis pas un roi, mais je suis plus illustre qu'aucun d'eux. » S'il avait voulu, le « coup » de Brumaire eût été fatal à Bonaparte et à ses complices. Il s'était montré, initialement, infiniment plus utile encore à Bonaparte, et par voie de conséquence. D'où ce fameux dialogue : Napoléon : Mais quoi ! il me semble pourtant que vous êtes un de ceux qui ont envoyé Louis XVI à l'échafaud ; Fouché : Oui, et c'est même le premier service que je vous ai rendu. — "Beaucoup de renseignements inconnus jusqu'alors." (Jean Tulard, “Joseph Fouché”, 1998)

Bulletins de la Grande Armée.

Campagne d'Austerliz, 1805.

La Vouivre, 1999 in-8° carré, vi-157 pp, édition établie par Thierry Rouillard et Stéphane Le Couëdic, 8 cartes dans le texte, index, broché, bon état

Réunion de l’ensemble des pièces officielles de la première campagne de Napoléon empereur. Complétée par des documents inédits et établie en comparant plusieurs versions des textes originaux, cette édition permet de suivre pas à pas les troupes françaises depuis Boulogne jusqu’en Bohême. Ici s’écrit une page de gloire, mais se devine également la première entreprise de propagande politique du XIXe siècle.

BURROWS (Simon).

French Exile Journalism and European Politics, 1792-1814.

The Royal Historical Society, The Boydell Press, 2000, gr. in-8°, xvi-272 pp, 6 illustrations et 10 tableaux, appendices et index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

"Simon Burrows, dans ce livre qui amplifie sa thèse, étudie treize périodiques qui, rédigés par des émigrés français, paraissent à Londres de 1776 à 1805. Pour la plupart, ils parviennent à durer en trouvant suffisamment d'abonnés (de 500 à plus de 3000) pour assurer l'équilibre de leur budget et pour, parfois même, leur procurer des bénéfices. Les lecteurs se recrutent non seulement parmi les Français mais aussi dans toute l'Europe et en Amérique du Nord comme en Amérique du Sud. Les marchands ou les militaires, les hommes politiques ou les simples particuliers recherchent en effet les informations qu'un vaste réseau d'informateurs fournit aux journalistes du Courrier de l'Europe, du Courrier d'Angleterre ou du Mercure britannique à la double version française et anglaise. Quand l'argent manque, les subsides des princes français et plus encore, à partir de 1804, les subventions du gouvernement anglais renflouent les caisses. Si le ministère anglais surveille les entreprises de presse, sa censure n'est pas toujours pesante. Les journalistes sont, en majorité, des professionnels. Ecclésiastiques, nobles ou roturiers, ils ont souvent appris leur métier à Paris avant la Révolution ou sous la monarchie constitutionnelle. Ces « amis du roi » utilisent ainsi les formats, les systèmes rubricaux et le style qu'ils ont de longtemps mis au point. Rompus à la guerre de propagande, ils sont monarchiens comme Mallet du Pan, Malouet ou Montlosier ou monarchistes comme Peltier ou Jacques Ladislas de Calonne. C'est dire si leurs jugements sont contrastés sur la Révolution. Les uns la lisent à travers le prisme théologique : le Bien contre le Mal, Dieu contre Satan. Les autres y voient « la force des choses » ou le poids des circonstances et s'attachent à étudier les différentes phases révolutionnaires. Burrows excelle à suivre les idées et les démarches des monarchiens qui restent ouverts à un compromis. Burrows soutient cependant que les deux «partis» ne s'affrontent pas autant qu'on l'a dit. Les membres de l'un et l'autre groupe s'écoutent et s'entendent quelquefois. Ainsi Jacques Ladislas de Calonne admet-il la nécessité, lorsque la Restauration viendra, de donner à la France une constitution intégrant certains acquis de la Révolution. La coupure entre les courants royalistes s'établit avec le Consulat. Les monarchistes sont déçus par Bonaparte : celui-ci, repoussant les avances de Louis XVIII, tue le duc d'Enghien. Sous le Monk espéré perce un Robespierre botté. Dès lors, les monarchistes construisent la légende noire de l'Ogre corse, se déchaînant à tel point contre lui que Burrows se demande si le torrent d'injures déversé n'a pas été une des causes importantes de la reprise de la guerre franco-anglaise et n'a pas rendu impossible, par la suite, toute négociation de paix. Au contraire, les monarchiens sont sensibles à la politique du dictateur qui, avec la paix religieuse, rétablit l'ordre et défend la propriété. Ils se rapprochent d'ailleurs si vite de lui que Burrows en vient à douter de leur anglophilie. Leur attachement au régime politique anglais regardé par eux comme un modèle serait-il un mythe ? L'ouvrage se recommande ainsi à l'attention des historiens de la Révolution et de l'Empire. Ils y trouveront des vues parfois nouvelles sur l'idéologie contre-révolutionnaire et sur l'impact qu'elle a pu avoir sur le monde du XIXe siècle. Un ouvrage de référence pour les chercheurs." (Jean-Paul Bertaud, Annales historiques de la Révolution française, 2002)

CAHUET (Albéric).

Napoléon délivré. Documents et témoignages inédits.

P., Emile-Paul frères, 1914, in-12, 374 pp, 4 planches hors texte, reliure demi-basane verte, dos lisse avec aigle et fleurons dorés dans un encadrement en long, filet doré sur les plats, tête dorée, couv. conservée (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état

Le coup de théâtre de 1840 ; Les immortelles de Longwood ; L'aumonier de la "Belle Poule" ; La nuit de la résurrection ; Le second retour de l'empereur ; Une journée impériale sous la Monarchie de Juillet ; Les lendemains.

CALVET (Stéphane).

Dictionnaire biographique des officiers charentais de la Grande Armée.

Rivages des Xantons, 2010 gr. in-8°, 352 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état

Ce dictionnaire est le complément de l'ouvrage issu de la thèse de l'auteur, 'Les Officiers charentais de Napoléon au XIXe siècle. Destins de braves'. Il comprend 516 notices biographiques d’officiers charentais dont les carrières se déroulèrent sous la Révolution et l’Empire. Il a nécessité un monumental travail de recherche dans les dossiers du Service Historique de la Défense mais aussi dans les archives nationales et départementales. En outre, l’auteur a eu accès à de nombreuses sources privées, qui lui ont permis de compléter ce travail. Certaines des notices comportent également les noms des épouses et des descendants. Grâce à l’exhaustivité du travail de recherche, les biographies des officiers issus de classes inférieures, souvent négligées jusque-là, apparaissent tout aussi passionnantes que celles des officiers issus de classes supérieures. L’index des batailles auxquelles ont participé ces officiers complète l’intérêt de cet instrument de recherche pour les professionnels, et suscitera l’émotion pour les descendants.

CAPODISTRIA (Jean).

Aperçu de ma carrière publique depuis 1798 jusqu'à 1822. Précédé de Arthur de Gobineau : Capodistria.

La Vouivre, 1999 in-8° carré, iv-111 pp, édition de Thierry Rouillard, texte sur 2 colonnes, une carte hors texte, index, broché, bon état

Il est rare et extrêmement précieux de pouvoir lire les souvenirs d’un diplomate ayant eu une carrière aussi brillante et tragique que celle de Capodistria. Celui-ci resta au service de la Russie de 1798 à 1820, il devint le premier président de la Grèce en 1827, et mourut assassiné en 1831. En France il reste à peu près méconnu. L’Aperçu qu’il nous donne des rouages de la diplomatie russe à la fin de l’ère napoléonienne rend bien compte de la situation critique des alliés de 1813. De 1814 à 1820, les Puissances trafiquent des peuples et des frontières, créant des alliances éphémères pour s’assurer l’hégémonie en Europe. Depuis 1839, Gobineau préparait une longue étude sur le premier président de la Grèce qui parut dans la Revue des Deux Mondes en 1841. Son analyse biographique permet d’apprécier les silences et les détours du récit de Capodistria.

CARDENAL (L. de), Octave FESTY, Roger BERLAND.

La Contribution patriotique du quart du revenu (L. de Cardenal) — L'Enquête de l'an II sur les engrais (Octave Festy) — Les cultures et la vie paysanne dans la Vienne à l'époque napoléonienne (Roger Berland).

P., Hartmann, 1937, gr. in-8°, 231 pp, biblio et sources, broché, bon état (Coll. Mémoires et documents relatifs à la vie économique de la Révolution)

"Cette enquête [de l'an II sur les engrais] fut ouverte, le 14 frimaire, par la Commission des subsistances de la Convention ; elle le fut à l'insu du Conseil d'agriculture, pourtant formé de spécialistes connus. C'est le fumier qui était à la base des améliorations agricoles : or, il était rare, faute de litières, par suite du manque de paille, et faute d'animaux, par suite de la diminution du cheptel rural. A défaut de fumier, on a employé des composts, la marne, la chaux, les cendres ; dans certains districts, on a recommandé le recours aux prairies artificielles." (Georges Bourgin, Revue Historique, 1937) — "M. Octave Festy s'est spécialisé dans l'histoire agricole de la France sous la Révolution. Il a présenté déjà l'enquête de l'an II sur les engrais — puis, en deux volumes, dans la même collection, des études documentaires sur les animaux ruraux en l'an III (1941 et 1946). Il prépare une étude sur le cheval pendant la Révolution..." (Lucien Febvre, Annales ESC, 1951)

CARNET de la SABRETACHE.

Carnet de la Sabretache n° 125 - Mai 1903.

P., La Sabretache, 1903, gr. in-8°, 3 pl. en noir, paginé de 257 à 320, brochés, état moyen. N° 125 du "Carnet de la Sabretache. Revue militaire rétrospective"

Sommaire : Infanterie de la Garde Royale (1815-1830). Sapeurs du 3e régiment (1825) (manque la pl. en couleurs), Le 4e bataillon de chasseurs à pied en Crimée. Lettres du capitaine Mennessier (suite) (manque la pl. en noir), Le 95e régiment d'infanterie de ligne à Nuremberg en 1806 (manque la pl. en couleurs), Un soldat d'Italie et d'Egypte. Souvenirs d'Antoine Bonnefons (7 novembre 1792 - 21 février 1801) (suite), Le siège de Savannah (1779), par le capitaine de Cazenove (suite et fin), Le général vicomte Vallin (manque la pl. en couleurs), etc.

CARRÉ (Lt-Colonel Henri).

Le Grand Carnot, 1753-1823.

La Table Ronde, 1947, in-8°, 384 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, bon état (Grand Prix Gobert de l'Académie française 1948), envoi a.s.

Un bon travail d'historien, s'appuyant principalement sur les écrits de Carnot (1753-1823). Mathématicien, physicien, général et homme politique, membre de la Convention nationale et du Comité de salut public, il fut celui qui sauva la France et qui mis en place la structure militaire que Bonaparte utilisera et perfectionnera par la suite. Il est surnommé « L'Organisateur de la Victoire » ou « Le Grand Carnot ». Le livre fait ressortir la force de travail, la rigueur et le sens de l'organisation de Lazare Carnot.

CASTELOT (André).

Bonaparte – Napoléon.

Perrin, 1967-1968, 2 forts vol. in-8°, 749 et 994 pp, 60 gravures et portraits, 24 cartes et plans, sources, reliures skivertex vert empire de l'éditeur, gardes illustrées, titres dorés au 1er plat et au dos, rhodoïd, bon état

D'Ajaccio à Sainte-Hélène, en passant par le Grand-Saint-Bernard, Austerlitz, Moscou, Waterloo, l'île d'Elbe, André Castelot a mis ses pas dans ceux de Napoléon Bonaparte pour respirer et restituer le décor de son prodigieux destin. Exploitant et mettant en valeur une immense masse d'archives, de mémoires et de correspondance parfois inédits ou oubliés, il a écrit cette monumentale biographie si vivante, si colorée, si passionnante... Le premier tome – Bonaparte – nous conduit de la naissance au sacre. Le second tome – Napoléon – part de l'instant où, le 2 décembre 1804, l'Empereur, accomplissant son premier geste de souverain, ceint d'une couronne le front de son épouse. Il se termine le 15 décembre 1840, quand les cendres de Napoléon, rapatriées de Sainte-Hélène, pénètrent sous le dôme étincelant des Invalides. — "Après Bonaparte, votre Napoléon est, à l'image de son sujet, vivant, pittoresque, attachant au plus haut point. Tandis qu'approche le deuxième Centenaire, on sait, en vous lisant, que cette ténébreuse Histoire ne vieillit pas. Je vous remercie de nous la raconter et vous félicite de le faire avec tant de talent..." (Charles de Gaulle, lettre à André Castelot du 20 mars 1968, vendue à Drouot le 30 mai 2018)