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ALBERT (Maurice).

Les Médecins Grecs à Rome.

Hachette, 1894, in-12, x-320 pp, quelques figures dans le texte, broché, bon état. Edition originale. Rare

Maurice Albert (1854-1907) fut l'un des premiers membres de l'Ecole Française de Rome. Ses travaux érudits comprennent sa thèse sur le Culte de Castor et de Pollux en Italie (1883), une édition d'Horace (1886), et cette étude sur les Médecins Grecs à Rome (1894). Il mourut prématurément en 1907.

ALBERT-PETIT (A.).

Ce qu'il faut connaître de la Rome antique.

P., Boivin et Cie, 1928, in-12, 159 pp, broché, C. de bibl., décharges de scotch, état correct

ALLARD (Paul).

L'Art païen sous les empereurs chrétiens.

P., Didier, 1879, in-12, xv-324 pp, notes, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et filets uniformément passé et frotté, ex-libris contrecollé au 1er plat (rel. de l'époque), coiffe sup. lég. abîmée, état correct

"M. Allard a entrepris de démontrer que le christianisme n'a pas porté atteinte aux œuvres de l'art antique. Il a traité cette question d'une façon ingénieuse, mais tout ce qui résulte de son argumentation, c'est que la conservation des produits de l'art païen fut le vœu de quelques esprits élevés appartenant au christianisme, que les premiers empereurs chrétiens durent garder certains ménagements envers un culte qui comptait encore beaucoup d'adeptes et qu'ils trouvèrent plus utile de convertir les temples en églises que de les détruire. Mais il y a loin de là à tolérer l'exercice du paganisme et à respecter l'art païen. Il n'est pas besoin de chercher ailleurs que dans le livre de M. Allard les preuves du vandalisme chrétien. C'est lui-même qui nous apprend que le sénat de Césarée fît détruire des temples de Jupiter, d'Apollon et de la Fortune (p. 53), c'est lui qui reproduit le principe posé par saint Augustin que les idoles doivent être détruites lorsque les propriétaires des terrains où elles se trou- vent sont devenus chrétiens (224), c'est lui qui nous dit comment les chrétiens traitaient les sarcophages décorés de scènes idolatriques (248), lui qui rapporte, en la qualifiant d'intelligente transformation, la façon violente et assurément peu respectueuse pour l'art dont saint Colomban et saint Gall consacrèrent le temple d'Arbon au dieu des chrétiens (270-274), lui enfin qui nous montre le concile de Carthage sollicitant l'autorisation d'abattre des temples (279) –, il ne nous cache ni la destruction des temples de Gaza, de Cypre, de la Phénicie, du Liban, ni celle du Serapeum d'Alexandrie, ni l'édit d'Honorius et d'Arcadius ordonnant la destruction des temples des campagnes, ni la règle tracée par Grégoire le Grand, suivie dès le IVe et le Ve siècle et qui, en épargnant les temples, condamne les idoles à la destruction. Il est vrai que tous ces faits s'expliquent pour M. Allard par des circonstances particulières, tantôt par des soulèvements spontanés des populations, tantôt par l'immoralité scandaleuse des cultes célébrés dans les sanctuaires païens. Les lecteurs de M. Allard jugeront si les faits qu'il nous présente comme des exceptions ne constituent pas au contraire la règle ; ils s'étonneront aussi, croyons-nous, que Fauteur ait méconnu le sens profond du paganisme et qu'il n'y ait vu qu'un fétichisme grossier." (G. Fagniez, Revue Historique, 1879)

AMIET (Jean-Pierre).

Témoignage de la monnaie romaine sur la dictature de César.

P., Faculté des Lettres, 1967, pt in-4°, 59 pp, ronéotées recto seul, 5 tableaux, règle d'assemblage (bon état) (Mémoire de maîtrise).

ANDREAE (Bernard).

L'Art de l'ancienne Rome.

Citadelles et Mazenod, 1982, fort in-4°, 641 pp, 891 illustrations (dont 158 en couleurs) dans le texte et hors texte, chronologie, 3 tableaux généalogiques, biblio, index, reliure pleine toile blanche de l'éditeur enrichie d'une vignette contre-collée au 1er plat, jaquette illustrée, sous emboîtage havane, bon état (Coll. L'Art et les grandes civilisations)

Pendant plus de mille ans, Rome a créé un style qui fut l'expression authentique de sa propre culture. Révélé à lui-même par le modèle grec, l'art romain s'est paradoxalement affirmé en se débarrassant des significations accumulées par ce même art grec. Souvent anonymes, les artistes sont fortement liés aux commanditaires, aux hommes d'Etat ou à l'empereur qui les a faits naître. C'est la raison pour laquelle l'évolution de ses formes et styles de l'art romain n'est pas divisée en périodes plus ou moins autonomes, mais se rattache à la succession des régimes politiques et des gouvernements, de la République à l'Empire. Il s'agit donc d'un art éminemment politique qui traduit la spécificité d'une construction politique : celle d'un État qui, tout autour de la Méditerranée, a su donner aux peuples les plus divers une loi, une langue et un vocabulaire formel communs. — "... Ce bel ouvrage sera un instrument de travail d'une valeur incomparable par la richesse de l'illustration et par la qualité du texte de M. Andreae, où l'érudition la plus sûre et la plus étendue sert de fondement à des analyses pénétrantes, qui éclairent pour nous en profondeur de lumières nouvelles l'histoire de l'art." (Charles Delvoye, L'Antiquité Classique, 1977)

ANDREAE (Bernard).

L'Art romain.

Citadelles et Mazenod, 1998, fort in-4°, 624 pp, nouvelle édition revue et augmentée, 931 illustrations (dont 183 en couleurs) dans le texte et hors texte, chronologie, biblio, index, reliure pleine toile blanche de l'éditeur enrichie d'une vignette contre-collée au 1er plat, jaquette illustrée, sous emboîtage havane, bon état (Coll. L'Art et les grandes civilisations)

Pendant plus de mille ans, Rome a créé un style qui fut l'expression authentique de sa propre culture. Révélé à lui-même par le modèle grec, l'art romain s'est paradoxalement affirmé en se débarrassant des significations accumulées par ce même art grec. Souvent anonymes, les artistes sont fortement liés aux commanditaires, aux hommes d'Etat ou à l'empereur qui les a faits naître. C'est la raison pour laquelle l'évolution de ses formes et styles de l'art romain n'est pas divisée en périodes plus ou moins autonomes, mais se rattache à la succession des régimes politiques et des gouvernements, de la République à l'Empire. Il s'agit donc d'un art éminemment politique qui traduit la spécificité d'une construction politique : celle d'un État qui, tout autour de la Méditerranée, a su donner aux peuples les plus divers une loi, une langue et un vocabulaire formel communs. Vingt-cinq ans après l'édition originale, Bernard Andreae effectue un très important travail de fond, utilisant les recherches qu'il a menées sans discontinuer en Italie, et les plus récents chantiers de fouilles. Même si ces découvertes n'ont pas fondamentalement remis en cause l'interprétation de l'art romain, elles sont comme les tesselles d'une mosaïque qui viennent s'intégrer dans un cadre disponible, dont elles enrichissent la lecture. La remise à jour de ce livre magistral s'accompagne d'un renouvellement en profondeur de l'iconographie. Nouvelles illustrations, nouvelle photogravure, réactualisation des “sites archéologiques”, tout ce travail confirme la place que L'art romain a toujours eu depuis 1973 : la première. — "... Ce bel ouvrage sera un instrument de travail d'une valeur incomparable par la richesse de l'illustration et par la qualité du texte de M. Andreae, où l'érudition la plus sûre et la plus étendue sert de fondement à des analyses pénétrantes, qui éclairent pour nous en profondeur de lumières nouvelles l'histoire de l'art." (Charles Delvoye, L'Antiquité Classique, 1977)

ANDREAU (Jean) et Hinnerk BRUHNS (dir.).

Parenté et stratégies familiales dans l'antiquité romaine. Actes de la table ronde des 2-4 octobre 1986.

Palais Farnèse, Ecole française de Rome, 1990, fort gr. in-8°, xxii-692 pp, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. de l'Ecole française de Rome, 129)

33 études érudites (dont 3 en italien et 3 en anglais). — Ce livre résulte du travail en commun d'historiens de l'Antiquité, d'historiens de l'Europe moderne et d'anthropologues. Ils s'y interrogent, selon une démarche comparative, sur le rôle de la parenté dans le monde antique (et surtout romain), en rapport avec les divers aspects de la vie sociale : politique, culte, économie, vie privée, activité culturelle. Selon l'époque, la définition juridique des parentèles a varié, et elle n'était pas la même pour les successions ou la solidarité en justice que pour les prohibitions matrimoniales. D'autre part, le sentiment d'appartenance à la parenté ne se confondait pas avec la norme juridique. Il était beaucoup plus fort en matière judiciaire (où le lien patrilinéaire avait une grande importance) qu'en matière économique. Chaque « père de famille » de l'aristocratie romaine disposait ainsi de larges possibilités de décision et de choix. Il élaborait des stratégies individuelles, mais qui n'avaient de sens que par rapport à celles de l'ensemble de son milieu social.

[Atlas] – HAYWOOD (John).

Les sources de la civilisation occidentale : Proche-Orient, Égypte, Grèce et Rome antiques.

France Loisirs, 1999, in-4°, 304 pp, très nombreuses illustrations et plus de 150 cartes et plans en couleurs, tableaux chronologiques, lexique, biblio, index, reliure simili-cuir bordeaux de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

En un seul volume abondamment illustré, cet ouvrage présente l'histoire du Proche-Orient, de l'Egypte ancienne, de la Grèce et de la Rome antiques. Un foisonement d'événements replacés dans leur contexte sont expliqués de façon simple, précise et attrayante, largement soutenus par de magnifique images, des photos de sites archéologiques et plus de 150 cartes et plans détaillés. Une somme remarquable de connaissances à recommander au lecteur néophyte comme à l'étudiant en quête d'information.

AUGUET (Roland).

Cruauté et civilisation : Les jeux romains.

Flammarion, 1970, in-8°, 267 pp, nombreuses illustrations, biblio, glossaire, broché, bon état

"Les spectacles de l'Ancienne Rome n'étaient pas ces divertissements passagers, dépendant d'un choix personnel, que notre civilisation connaît. Devenus sous l'Empire une sorte d'opium, ils ont fini par donner à la vie quotidienne de Rome son rythme et son éclat. D'un bout à l'autre de l'année, le Romain vit dans l'attente des prochains jeux. C'est par eux qu'il oublie la médiocrité de sa condition et son esclavage politique : on peut, sans exagération, parler à ce propos d'une civilisation du loisir."

BARTHÉLEMY (Suzanne) et Danielle GOUREVITCH.

Les Loisirs des Romains. Textes latins et traductions. Documents commentés.

SEDES, 1975, gr. in-8° carré, xliv-381 pp, préface de Jean Beaujeu, 22 pl. commentées et 3 plans hors texte, glossaire, broché, couv. illustrée, état correct

BAUDRILLART (Henri).

Histoire du luxe privé et public depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Tomes 1 et 2.

Hachette, 1880-1881, 2 vol. in-8°, ix-552 et 518 pp, deuxième édition, index, broché, dos factices, bon état

Complet pour l'Antiquité. – Les tomes 3 et 4 parus en 1880 traitent du Moyen Age et des temps modernes. Sommaire : Tome 1. Théorie du luxe. Le luxe primitif. Le luxe dans l'Orient antique et moderne. Le luxe en Grèce. - Tome 2. Le luxe romain : Le luxe à Rome sous la République et l'Empire. Le luxe byzantin. La censure du luxe par les écrivains romains et les Pères de l'Eglise. Le luxe funéraire dans l'antiquité.

BAYET (Jean).

Bibliographie des travaux de M. Jean Bayet, 1914-1964.

Bruxelles, 1964, gr. in-8°, 29 pp, broché, bon état

Extrait de la Collection Latomus, vol. LXX (1964) : Hommages à Jean Bayet.

BAYET (Jean).

Histoire politique et psychologique de la religion romaine.

Payot, 1969, in-8°, 341 pp, deuxième édition, revue et corrigée, biblio, index, broché, état correct (Coll. Bibliothèque historique)

"Une admirable synthèse, remarquablement informée, où les problèmes sont posés avec netteté et objectivité, où les hypothèses sont formulées avec beaucoup de prudence. Jamais l'ouvrage ne dément son titre, car il est continuellement fidèle au point de vue, si intéressant et peut-être trop rarement adopté, de la religion déterminée par les exigences politiques et psychologiques." (L'Antiquité classique)

BAYET (Jean).

Idéologie et plastique.

Rome, Ecole Française de Rome, 1974, fort gr. in-8°, 792 pp, figures et planches, index analytique, broché, jaquette illustrée, bon état

Recueil posthume de 17 articles érudits de Jean Bayet (1892-1969) sur divers aspects de l'antiquité étrusque, grecque et romaine. "Après le volume paru en 1971 et intitulé Croyances et rites dans la Rome antique, les disciples et amis de J. Bayet ont voulu lui rendre un nouvel hommage en publiant un second recueil de ses travaux qui ont trait aux rapports entre l'archéologie et l'histoire des religions : Position historique et technique de l'art étrusque ; Etrusques et italiques : position de quelques problèmes ; Les origines de l'arcadisme romain ; La religion romaine. De l'introduction de l'hellénisme à la fin du paganisme ; L'étrange «omen» de Sentinum et le celtisme en Italie ; Remarques sur quelques types italiotes du monnayage julio-claudien ; Hercule funéraire ; Un nouvel Hercule funéraire et l'héroïsation gréco-romaine en Thrace ; Les statues d'Hercule des grands thermes de Lambèse ; Un bas-relief de Sour-Djouab et l'iconographie des provinces romaines sous l'Empire ; Le symbolisme du cerf et du centaure à la Porte Rouge de Notre-Dame de Paris ; Idéologie et plastique. I. L'expression des énergies divines dans le monnayage des Grecs ; II. La sculpture funéraire de Chiusi ; III. Les sarcophages chrétiens à «Grandes pastorales» ; IV. Les statères des Parisii et les chevaux-dieux chez les Gaulois ; Vie de l'architecture. J. Bayet poursuivait au moment de sa mort ses réflexions sur l'idéologie et la plastique. Grâce à ses proches, son épouse notamment, les pages qu'il rédigeait, ont pu être recueillies et publiées dans ce recueil sous le titre Propos sur les monstres. Dans cet article, l'auteur s'interroge sur l'origine du monstrum. Il n'existe pas dans les «civilisations de la chasse» ; en tuant les animaux, les hommes de cette période imaginaient, en conservant un élément de l'animal (crâne, os longs, peau) pourvoir à leur «résurrection», indispensable à leur survie. De telles croyances qui se sont maintenues en Grèce et en Italie - on en retrouve les traces dans les récits mythiques - impliquent une représentation réaliste de l'animal «chargé d'une puissance personnelle et spécifique». Il faut rechercher l'origine du «monstre classique» dans la volonté d'augmenter, d'enrichir la puissance de l'animal. Pour ce faire, les hommes ont imaginé des êtres hybrides dont les divers éléments revêtus de leur puissance propre s'additionnaient (par ex. Pégase = cheval ailé). On saura gré aux éditeurs de ce recueil d'avoir fourni cette dernière étude de J. Bayet." (P. Defosse, Revue belge de philologie et d'histoire, 1976)

BAYET (Jean).

La religion romaine. Histoire politique et psychologique.

Payot, 1999, pt in-8°, 341 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, qqs rares soulignures crayon (et stylo sur 2 pp), bon état (Petite Bibliothèque Payot)

"Rome a vécu pendant onze à douze siècles dans le conservatisme obstiné de cérémoniels et sacerdoces de base, mais en intégrant, au cours d'un développement organique, toutes sortes de cultes étrangers, ce qui a multiplié les variations d'un sentiment religieux cependant continu jusqu'au triomphe du christianisme. Histoire psychologiquement suivie, riche des contacts de la conquête et des problèmes de la domination. [...] A suivre celle-ci pendant plus d'un millénaire, se confirme l'idée d'une originalité très assurée, on ne peut retracer la vie de la religion romaine de la même façon que celle de la religion grecque. A la réflexion se déclare le dilemme : S'agit-il d'une vocation unique (providentielle, pensaient les anciens) ou d'un aspect particulier du phénomène d'intégration indo-européenne au monde méditerranéen ?"

BAYET (Jean).

Mélanges de littérature latine.

Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 1967, gr. in-8°, 560 pp, index, broché, bon état

M. Jean Bayet a organisé ce recueil en forme de vingt chapitres, dont la plupart sont consacrés aux esprits majeurs de la littérature latine : deux à Lucrèce, un à Catulle, sept à Virgile, trois à Tite-Live, un à Manilius, deux à Lucain. L'ordre même qu'il a adopté permet de mieux saisir la continuité de sa pensée et de son effort scientifique. Par exemple, les études sur Lucrèce et Catulle touchent aux rapports gréco-romains, pour la doctrine comme pour la forme. Certaines de ces recherches sont d'une nouveauté et d'une autorité exceptionnelles : telle la cinquantaine de pages consacrées à ce que M. Jean Bayet a appelé les « Premières Géorgiques » de Virgile, c'est-à-dire le noyau premier de l'œuvre, d'une tonalité plus grave et plus austère que le reste. D'autres articles, d'importance non moindre, touchent la tradition philosophique, la tradition littéraire, les institutions romaines, la numismatique, la chronologie, l'histoire de la langue. M. Jean Bayet a voulu conclure et couronner le tout par deux aperçus de portée très ample, l'un « Science cosmique et sagesse dans la philosophie antique », l'autre «L'héritage méditerranéen ; sa survie nécessaire et ses conditions d'usage», cette étude dans la version originelle inédite. Dans son introduction, il précise la portée de ce recueil où le lecteur trouvera surtout des recherches érudites dans leur forme originale, avec toutes les ressources que confèrent les méthodes critiques, les résultats de fouilles, une connaissance sans cesse approfondie qui permet de mieux comparer les différents peuples de l'Antiquité, mais aussi bon nombre d' « Essais » touchant les noms les plus prestigieux de la littérature latine classique et la diffusion de l'esprit grec par le moyen du merveilleux outil qu'est la langue latine. M. Jean Bayet n'a pas seulement cherché, comme il le dit, mais pleinement réussi à « concilier la recherche moderne, érudite et spécialisée, avec le sens de l'humanisme antique en sa permanence ». Il nous persuade sans peine que les littératures nationales d'Occident ont dû beaucoup, dans le passé, à ce legs de l'Antiquité et qu'elles ont encore aujourd'hui beaucoup à y prendre. (Pierre Courcelle, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1967)

BEAUJEU (Jean), Jean DEFRADAS, Henri LE BONNIEC.

Les Grecs et les Romains. Textes réunis et présentés.

P., Editions Planète, 1967, fort pt in-4°, 527 pp, 20 planches hors texte, dont 2 en couleurs, 2 cartes, tableau généalogique des divinités grecques, index, reliure pleine toile ivoire de l'éditeur, jaquette illustrée, signet, qqs rares soulignures crayon, bon état (Le Trésor spirituel de l'Humanité. Textes sacrés, traditions et oeuvres d'art de toutes les religions. Collection dirigée par Jean Chevalier)

"Dans cette magnifique collection, qui veut rassembler les traditions religieuses du monde entier et qui comprenait déjà la Bible et le Véda, voici un volume dont la présentation luxueuse n'est que le premier attrait. L'ouvrage a pour but d'expliquer et d'illustrer l'évolution de la conscience religieuse dans l'antiquité classique. MM. Defradas et Beaujeu, pour la Grèce et pour Rome respectivement, en ont marqué les principales étapes dans leurs introductions, suivies chacune de beaux textes traduits et annotés, avec une illustration également belle. Le choix des textes, en effet, obéit à un goût très sûr et à une connaissance approfondie des sources." (Raymond Weil, Revue des Etudes Grecques, 1969) — "Le but de cette collection est clairement défini par son directeur, J. Chevalier : mettre à la disposition du grand public cultivé un recueil des textes les plus significatifs des grandes religions. Le présent volume groupe des témoignages intéressant la religion grecque d'une part (J. Defradas), la religion romaine d'autre part (J. Beaujeu et H. Le Bonniec). Chaque ensemble est précédé d'une introduction consistante qui fait le point des recherches actuelles sur l'histoire des croyances et des cultes, sur l'interprétation des mythes et de la tradition littéraire. Avant de passer à l'étude des textes traduits et annotés, le lecteur est invité à regarder une galerie d'illustrations photographiques de grande qualité qu'accompagnent de brefs commentaires ou des citations de passages célèbres. Le choix même des extraits est bon et tous offrent un réel intérêt. Plusieurs sont peu ou mal connus..." (Robert Turcan, Revue de l'histoire des religions, 1970)

BELAYCHE (Nicole).

Rome, la péninsule italienne et la Sicile de 218 à 31 avant notre ère. Crises et mutations.

SEDES, 1994, in-12, 420 pp, plans et tableaux, 13 cartes, broché, couv. illustrée, soulignures crayon, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)

A partir de la fin du IIIe siècle avant notre ère, l'Italie devient progressivement, au travers de plusieurs crises, une réalité géographique unitaire et un concept juridico-politique. La guerre contre Hannibal a définitivement modifié les données. La transformation de Rome, cité-Etat hégémonique, en un Empire territorial, favorise l'intégration de la péninsule dans un ensemble romano-italien, mais la jette dans la crise d'adaptation aux nouvelles réalités. L'Italie connaît donc l'uniformisation douloureuse des structures économiques dans ses différentes régions et les mutations sociales liées a la montée des élites enrichies et au rôle croissant d'une armée prolétarisée après 107. La traduction juridique de cette intégration – l'extension de la citoyenneté romaine – s'achève en 89 à l'issue d'une guerre féroce, la guerre des Alliés. La nouvelle Italie est romaine et participe à ce titre aux luttes que se livrent les prétendants au pouvoir personnel et d'où est sorti l'Empire. En 39 avant notre ère, "la population en avait fini avec les guerres intestines, la conscription de ses fils, les actes de violence des garnisons, la fuite des esclaves, le ravage dans les campagnes, la ruine de l'agriculture et surtout la famine". Sous la plume d'Appien d'Alexandrie, voici énumérés bien des problèmes d'où ont jailli les crises et les mutations de Rome et de l'Italie aux derniers temps de la République.

BELLONCI (Maria).

Lucrèce Borgia. Sa vie, son temps.

Club des Editeurs, 1956, in-8°, 512 pp, traduit de l'italien par Madeleine Vaussard, 32 pl. de gravures hors texte, tableau généalogique des principaux Borgia, notes, biblio, glossaire, tirage numéroté imprimé sur pur alfa d'Avignon, reliure de l'éditeur toile carmin avec un portrait de Lucrèce en médaillon contrecollé au 1er plat, dos lisse avec titres dorés (dos lég. sali), gardes illustrées, bon état

L'étude de Maria Bellonci est la plus fouillée et la plus complète de toutes celles existant sur Lucrèce Borgia. Elle n'a rien négligé de ce que lui fournissait la « littérature » de son sujet, et l'a considérablement enrichie du fruit de ses recherches dans les archives de son pays, en particulier l'Archivio Segreto du Vatican. Et elle a su tirer de tout cela une narration facile, colorée, variée, ne tombant pas dans les prétentieuses banalités de l'histoire romancée à la moderne et évitant, d'autre part, les redoutables écueils de la méthode érudite pure. (Camille Pitollet)

BELOT (Emile).

Histoire des Chevaliers romains, considérée dans ses rapports avec les différentes constitutions de Rome, depuis le temps des Gracques jusqu'à la division de l'Empire romain (133 av. J.-C. - 395 ap. J.-C.). (Thèse).

P., Durand et Pédone-Lauriel, 1872, gr. in-8°, 434 pp, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), un mors faible, bon état (Prix Thérouanne de l'Académie française 1874)

BENOIT (François).

L'Architecture. Antiquité. Ouvrage illustré de 148 gravures, de 13 cartes et de 997 dessins schématiques par l'auteur.

P., Librairie Renouard, H. Laurens éditeur, 1911, gr. in-8°, vii-575 pp, richement illustré, biblio, index monumental, des architectes, des références artistiques, des références historiques et géographiques, reliure pleine toile grise ornée de l'éditeur, titrée en rouge au 1er plat et au dos, tête dorée, bon état (Coll. Manuels d'histoire de l'Art)

L'architecture préhistorique ; Les architectures de l'Egypte et de la Mésopotamie ; Les premières architectures de l'Asie antérieure ; Les première et deuxième époques des architectures égéennes ; Les architectures éclectiques des civilisations perse et romaine. Excellente documentation.

BESNIER (Maurice).

Les Catacombes de Rome.

P., Ernest Leroux, 1909, pt in-8°, 290 pp, 20 pl. hors texte dont une carte dépliante, biblio, reliure demi-toile crème à la bradel, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre basane orange, couv. conservées, bon état

"Depuis trente ans, l'exploration des catacombes a fait de remarquables progrès. Après la mort de J.-B. de Rossi, survenue en 1894, son oeuvre a été continuée avec succès par des élèves dignes du maître : « De nouvelles découvertes et d'érudites publications ont notablement modifié, ces dernières années, l'aspect et les données des problèmes que soulève l'étude des anciens cimetières chrétiens de la Campagne romaine ». Il devenait nécessaire de mettre le public au courant de l'état de ces questions, et de lui exposer « les résultats généraux des travaux archéologiques et critiques dont les catacombes de Rome ont été l'objet depuis un demi-siècle ». Mais pour diverses raisons, qui ne sont pas toutes d'ordre scientifique, cette oeuvre de vulgarisation, si désirable, était particulièrement délicate. Pour la mener à bien, il fallait autant de tact que de talent, autant de jugement que de science. Toutes ces qualités se trouvent réunies dans le livre que M. Maurice Besnier vient de publier sur Les Catacombes de Rome, et dont l'Académie a déjà consacré les mérites par un de ses prix Monthyon. Ce petit volume est d'un format commode, d'une impression très soignée, d'un aspect élégant ; il est agrémenté de vingt planches hors texte, pour la plupart empruntées à de récents ouvrages de M. Orazio Marucchi et de Mgr Wilpert. Il se termine par deux appendices très utiles : un tableau général des catacombes romaines, accompagné d'une carte des environs de Rome, indiquant l'emplacement exact de chacun des cimetières chrétiens, et une bibliographie méthodique des principaux travaux publiés sur les catacombes, depuis l'apparition du premier volume de la nouvelle Roma sotterranea de J.-B. de Rossi, en 1864..." (P. Gauckler, Revue de l'histoire des religions, 1909).

BIDEZ (J.).

La Vie de l'Empereur Julien.

P., Les Belles Lettres, 1930, pt in-8°, x-408 pp, un tableau généalogique, notes, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. d'études anciennes)

"On n'apprendrait rien aux lecteurs de cette Revue en leur rappelant la série de travaux, devenus classiques par la qualité de leur méthode, que M. Bidez a consacrés à Julien et à la civilisation du IVe siècle : tant comme éditeur de textes et philologue que comme historien, il a renouvelé l'étude de cette intéressante période et de la personnalité captivante de l'empereur. Cet ouvrage nous livre le fruit de longues années de recherches et de réflexions. Comprendre et révéler les aspects variés de l'étrange et tragique génie de Julien et de son étonnante carrière aux détours multiples, discerner le jeu infiniment divers et complexe des influences et des réactions de la société et des personnalités dans une période aussi troublée, ne pas se laisser égarer par les passions et les erreurs des âges antérieurs qui ont, tour à tour et sans mesure, prisé et honni Julien, mais garder un jugement original et serein devant les hommes et les événements, est une tâche bien difficile. L'ouvrage de M. Bidez constitue l'essai de synthèse le plus complet, le plus loyal, le plus vivant qui ait été tenté. La forme est de nature à satisfaire à la fois le grand public et le monde savant. L'auteur possède à un haut degré le sens de la vie, la finesse psychologique, le pouvoir d'animer les personnages et de mouvoir les masses, l'art de décrire les lieux et d'évoquer les temps par des touches puissantes et colorées qui excitent l'imagination. Peu d'historiens modernes savent comme lui tantôt exprimer le caractère dramatique d'une scène, tantôt modeler un portrait d'un relief saisissant, tantôt encore retracer dans une fresque mouvementée la civilisation d'une époque ; et cela, sans recourir aux moyens et aux effets du romancier, mais en respectant la vérité historique et en restant toujours attaché, fidèlement et scrupuleusement, à ses sources, comme le montre l'appendice de cinquante pages de notes qui permet aux gens d'étude de contrôler ses assertions. Pour décrire la conversion de Julien à l'hellénisme et au paganisme, l'auteur était particulièrement bien servi par sa connaissance approfondie de la philosophie néo-platonicienne et de la religion mystique de l'époque. Il montre très bien quelles résonances les étranges pratiques des théurges, les élucubrations des philosophes, la religiosité sentimentale des derniers païens pouvaient trouver dans l'âme mystique et romantique de Julien. Le plus gros effort de l'historien a porté naturellement sur la période très brève de la vie de Julien où celui-ci, devenu empereur, a appliqué ses forces successivement à restaurer l'hellénisme, à réformer le paganisme, puis à faire la guerre au christianisme..." (A. Delatte, Revue belge de philologie et d'histoire, 1933)

BLOCH (Raymond).

Les Origines de Rome.

Club Français du Livre, 1959, in-8°, 173 pp, 16 illustrations, cartes, reliure pleine toile brique décorée de l'éditeur, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Edition originale, numérotée

"Une nouvelle synthèse sur les premiers temps de Rome par un spécialiste de l'archéologie étrusque. Synthèse originale, où les problèmes sont abordés successivement selon l'optique propre de chaque discipline : archéologie, linguistique, histoire des religions, avec le souci de donner une image d'ensemble aussi complète, aussi précise que possible. Autant de vues partielles qui se superposent avec bonheur, et c'est un visage nouveau de la Rome primitive qui apparaît. (...) Le livre est complété par une bibliographie qui aidera à situer les problèmes. L'illustration, enfin, est d'une qualité remarquable ; chaque image est accompagnée d'un commentaire précis qui l'éclairé très utilement." (Pierre Grimal, Revue des Études anciennes, 1960)

BLOCH (Raymond).

Tite-Live et les premiers siècles de Rome.

P., Les Belles Lettres, 1965, pt in-8°, 121 pp, 8 pl. hors texte, 12 figures dans le texte, reliure pleine toile rouge de l'éditeur, bon état (Coll. d'études anciennes)

BOISSIER (Gaston).

L'Afrique romaine. Promenades archéologiques en Algérie et en Tunisie.

Hachette, 1907, in-12, v-365 pp, 3e édition revue et augmentée, 4 plans hors texte, reliure demi-chagrin acajou, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, dos passé, coiffes frottées, bon état

"Je n'ai pas à insister ici sur les études que M. Boissier a publiées dans la “Revue des deux mondes” sur l'Afrique romaine : tout le monde les a lues et on les relira maintenant qu'elles sont réunies en un volume. C'est une bonne fortune pour les archéologues africains de voir un écrivain célèbre présenter un tableau si vivant de leurs recherches, les éclairer d'une critique si sûre et en montrer si bien l'intérêt historique ; il est certain que ce beau livre attirera de nombreuses recrues à nos études." (Stéphane Gsell, Mélanges d'archéologie et d'histoire, 1895)

BOISSIER (Gaston).

Nouvelles promenades archéologiques. Horace et Virgile.

Hachette, 1913, in-12, 376 pp, 2 cartes hors texte, broché, papier lég. jauni, bon état

"... Avec quel art, dans ses Promenades archéologiques, il sait mettre en oeuvre les résultats des fouilles nouvelles, donnant du relief au point important, laissant dans l'ombre les faits secondaires, éliminant les futilités, dans un sentiment parfait de la vérité et de la mesure : qu'il décrive le Forum ou la villa d'Hadrien, la maison de campagne d'Horace ou la nécropole de Corneto, le pays de l'Enéide, Ostie, Pompéi ou encore les ruines de l'Afrique romaine. La vivacité dramatique du récit, non exempt d'une nuance de coquetterie qui cherche à plaire, nous enchante, nous émeut, nous séduit. Ce n'est pas la Ville morte que nous parcourons avec lui : c'est la Ville vivante, agitée, bruyante ; comme il nous dépeint Cicéron, on dirait que lui- même se mêle à la foule qui envahit le Forum ; le crayon à la main, il interroge les passants : il connaît tout le monde, les gens de la cour, les hommes de lettres, les acteurs, les politiques, les banquiers, les marchands. C'est un Romain de lettres du temps d'Auguste qui a passé parmi nous, pour la gloire de notre temps..." (Ernest Babelon, Eloge funèbre de M. Gaston Boissier, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1908)

BOISSIER (Gaston).

Promenades archéologiques. Rome et Pompéi.

Hachette, 1941, in-12, ix-406 pp, 7 cartes et plans hors texte, broché, état correct

BOISSIER (Gaston).

Promenades archéologiques. Rome et Pompéi.

Hachette, 1911, in-12, ix-406 pp, 8 plans hors texte, broché, état correct

"... Avec quel art, dans ses Promenades archéologiques, il sait mettre en oeuvre les résultats des fouilles nouvelles, donnant du relief au point important, laissant dans l'ombre les faits secondaires, éliminant les futilités, dans un sentiment parfait de la vérité et de la mesure : qu'il décrive le Forum ou la villa d'Hadrien, la maison de campagne d'Horace ou la nécropole de Corneto, le pays de l'Enéide, Ostie, Pompéi ou encore les ruines de l'Afrique romaine. La vivacité dramatique du récit, non exempt d'une nuance de coquetterie qui cherche à plaire, nous enchante, nous émeut, nous séduit. Ce n'est pas la Ville morte que nous parcourons avec lui : c'est la Ville vivante, agitée, bruyante ; comme il nous dépeint Cicéron, on dirait que lui- même se mêle à la foule qui envahit le Forum ; le crayon à la main, il interroge les passants : il connaît tout le monde, les gens de la cour, les hommes de lettres, les acteurs, les politiques, les banquiers, les marchands. C'est un Romain de lettres du temps d'Auguste qui a passé parmi nous, pour la gloire de notre temps..." (Ernest Babelon, Eloge funèbre de M. Gaston Boissier, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1908)

BORNECQUE (Henri).

Tite-Live.

Boivin, 1933, pt in-8°, 216 pp, biblio, broché, bon état

"Voici le premier ouvrage sur Tite-Live qui ait été publié en France depuis le célèbre Essai de Taine. M. Bornecque, je me hâte de l'ajouter, n'a nullement eu l'ambition de rivaliser avec ce dernier. Il s'est placé à un point de vue beaucoup plus modeste. Il a simplement voulu faire la synthèse des innombrables travaux d'ordre historique, ou grammatical dont Tite-Live a bénéficié depuis trois quarts de siècle. On trouvera dans ce volume un exposé lumineux et très vivant des résultats auxquels ont abouti les plus récentes recherches au sujet de la vie et de l'œuvre du grand historien romain..." (Léon Halkin, L'Antiquité classique, 1935)

BORNECQUE (Henri) et Daniel Mornet.

Rome et les Romains (Littérature, Histoire, Antiquités publiques et privées).

Delagrave, 1921, in-12, viii-238 pp, 87 gravures, cartes et plans

BORNECQUE (Henri) et Daniel Mornet.

Rome et les Romains. Littérature, Histoire, Antiquités publiques et privées. Edition revue et mise à jour par A. Cordier.

Delagrave, 1955, pt in-8°, viii-232 pp, 109 gravures, cartes et plans, index, cart. éditeur

BOUARD (A. de).

Le Régime politique et les institutions de Rome au Moyen-Age, 1252-1347.

P., De Boccard, 1920, in-8°, xxx-362 pp, une carte dépliante, index, reliure bradel percaline chocolat, couv. conservée, C. de bibl

BOYANCÉ (Pierre).

Etudes sur la religion romaine.

Rome, Ecole Française de Rome, 1972, gr. in-8°, xii-440 pp, 5 planches de gravures hors texte, index, broché, jaquette illustrée, bon état

"... Voici un recueil modèle de 29 articles, qui ont tous fait l'objet d'une nouvelle méditation et que P. Boyancé a pris le temps d'ordonner en un tout construit. Le lecteur, heureux de trouver réunis des textes importants d'accès souvent difficile, sera frappé par l'ampleur du domaine embrassé, des origines au christianisme, par la variété des méthodes d'approche, qui font appel à toutes les sciences auxiliaires de l'histoire : archéologie, linguistique, épigraphie, ethnographie. Mais la philologie, école de rigueur, règne ici sans contexte. L'esprit critique est toujours en éveil, à l'affût de l'esprit de système. On connaît les thèmes sur lesquels le Maître est revenu avec prédilection (comme la Fides), parce qu'ils offrent des points de vue caractéristiques sur l'Homme et la société de Rome. Le souci toujours présent du spirituel (plusieurs articles portent sur la vision de l'au-delà) vivifie une prodigieuse érudition, attentive à suivre la confrontation de Rome et de la Grèce, à montrer en particulier l'influence de la philosophie grecque (sous la forme de l'exégèse symbolique par le biais des commentaires des antiquaires) sur l'évolution religieuse romaine, dont on peut suivre ici la progressive intériorisation. L'extrême minutie du détail ne fait jamais perdre de vue les grandes continuités. Et quelles leçons de méthode prudente et perspicace dans l'interprétation des symboles monétaires, des monuments figurés, toujours inspirée par le respect des textes situés dans leur juste perspective historique. Que de suggestions de recherche généreusement semées : l'index thématique sera d'une utilité majeure. Merci à l'Ecole Française de Rome d'avoir permis que soit nouée cette gerbe d'humanisme." (R. Chevallier, Revue belge de philologie et d'histoire, 1974)

BREASTED (James Henry).

La Conquête de la civilisation.

Payot, 1945, fort in-8°, 564 pp, traduit de l'anglais, 180 figures et cartes, broché, couv. illustrée, dos réparé avec manques, état moyen (Coll. Bibliothèque historique)

Le progrès humain à ses débuts ; Origine et histoire des anciennes civilisations du Proche-Orient ; Les Grecs ; Le monde méditerranéen à l'âge hellénistique et la République romaine ; L'Empire romain.

BRION (Marcel).

Les Borgia. Le Pape et le Prince.

Tallandier, 1979, in-8°, 328 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Peu de lieux et de temps furent aussi dépravés que l'Italie de la fin du Quattrocento, et le Vatican n'a pas échappé à cette atmosphère générale de licence sexuelle, de népotisme et de concussion, de meurtres politiques ou privés. Les Borgia (les papes Calixte III et surtout Alexandre VI ainsi que César et Lucrèce, les enfants de ce dernier) ont éprouvé, davantage encore, peut-être, que leurs contemporains, les passions les plus violentes et les plus extravagantes. Et comme ils prêtaient le flanc aux reproches, leurs ennemis politiques (les principicules italiens qui acceptaient mal que des Espagnols s'avisent de les empêcher de s'entre dévorer) se sont laissé aller à la pire médisance, parfois à la calomnie pure et simple, grossissant, montant en épingle des comportements qu'ils admettaient chez d'autres. La critique a eu beau, depuis quelques décennies, faire la part du mélodrame et de la vérité historique, le seul nom des Borgia évoque encore l'inceste, l'orgie, le trafic d'indulgences, le poignard et le poison et tout ce qu'ils ont pu posséder de qualités (la hauteur de vues et l'habileté politique d'Alexandre, l'énergie et le courage de César, le charme et le raffinement de Lucrèce) a été comme occulté. Connaisseur sans pareil à la fois des choses de l'Italie et de celles de la Renaissance, Marcel Brion s'est attaché à replacer l'histoire de cette famille dans son temps : à moins de s'acharner à la juger à l'aune de notre morale du XXe siècle, elle ne mérite pas de rester éternellement dans "l'enfer" des historiens.

BRISSON (Jean-Paul).

Spartacus.

Club Français du Livre, 1959, in-8°, 279 pp, 9 gravures, chronologie, biblio, reliure pleine toile brique décorée de l'éditeur, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Edition originale, numérotée. Bien complet de la carte volante de l'Italie romaine

"Jean-Paul Brisson étudie les révoltes d'esclaves en les rattachant : 1) au problème agraire , c'est-à-dire aux profondes et brusques transformations de l'économie italienne entraînant de nouveaux modes d' exploitation de la main-d'oeuvre servile, essentiellement dans l'agriculture : nombre sans cesse croissant d'esclaves de fraîche date aux mains d'une minorité de maîtres puissants, etc. ; 2) Aux conflits politico-économiques que l'agitation servile engendrait chez les hommes libres (activité de Ti. Gracchus ; reve de G. Gracchus d'établir une démocratie de type grec ; soulèvement de Saturninus et Glaucia ; réforme militaire de Marius ; guerre sociale) (...) En bref, c'est un apport remarquable par ses conceptions historiques et par son style que Jean-Paul Brisson offre à la connaissance des révoltes d'esclaves et une esquisse politique, sociale et économique de Rome de 140 à 70 av. J.-C." (Alb. Deman, Latomus, 1960)

BURDEAU (François), Nicole CHARBONNEL et Michel HUMBERT.

Aspects de l'Empire Romain.

P., PUF, 1964, gr. in-8°, 147 pp, préface de Jean Gaudemet, broché, 1er plat lég. taché, bon état

L'Empereur d'après les panégyriques latins ; La condition des ouvriers dans les ateliers impériaux aux IVe et Ve siècles ; La juridiction du Préfet d'Egypte d'Auguste à Dioclétien. — "M. le professeur J. Gaudemet a réuni trois études dues à ses élèves et présentées comme diplômes d'études supérieures. M. François Burdeau a pris pour sujet : « L'Empereur dans les panégyriques latins ». Se fondant sur les onze discours d'apparat de rhéteurs gaulois qui s'échelonnent sur un siècle de 289 à 389, il examine comment ces auteurs païens se représentent, dans leur optique très particulière, la fonction impériale. Il étudie d'abord ses rapports avec la divinité, notamment à l'époque tétrarchique et constantinienne. On apprécie spécialement l'analyse qui est faite de deux notions capitales sur lesquelles repose le prestige de l'empereur, à savoir la félicitas et la virtus (...) Mlle Nicole Charbonnel étudie pour sa part « la condition des ouvriers dans les ateliers impériaux aux IVe et Ve siècles ». Il s'agit des boulangers de Rome et Constantinople, des employés des armureries, des ateliers de la monnaie, de tissage et filature, des teintureries de l'Etat. (...) M. Michel Humbert s'attache enfin à « la juridiction du préfet d'Egypte d'Auguste à Dioclétien ». Le préfet est constamment au sommet de la justice en Egypte ; étant à la fois le représentant de l'Empereur en ce pays de statut très particulier et l'héritier de fait des souverains lagides..." (André Chastagnol, Annales ESC, 1968)

CAGNAC (Georges).

Petite histoire de la Littérature latine.

PUF, 1948, pt in-8°, 132 pp, broché, qqs rares annotations stylo, état correct

Réimpression de l'édition de 1947.

CAGNAT (R.) et V. CHAPOT.

Manuel d'archéologie romaine. Tome second : décoration des monuments (suite) : peinture et mosaïque. Instruments de la vie publique et privée.

Paris, Auguste Picard, 1920, fort in-8°, vi-574 pp, 333 illustrations, index, broché, non coupé. Tome II seul (sur 2)

CARCOPINO (Jérôme).

La Louve du Capitole.

Les Belles Lettres, 1925, pt in-8°, 90 pp, 6 pl. hors texte, broché, dos lég. abîmé, bon état

CARCOPINO (Jérôme).

La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire.

Hachette, 1960, in-8°, 344 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Jérôme Carcopino recrée dans ces pages la Rome de la fin du 1er siècle, capitale d'un monde qui semble conquis et pacifié pour toujours. Dans le prestigieux décor de la ville de marbre voulue par Auguste, l'on assiste aux principaux moments de la journée des Romains : lever, toilette, occupations professionnelles, repas, fêtes... Le théâtre, le cirque, les thermes, qui tenaient tant de place dans leur vie, y sont reconstitués dans leur atmosphère de plaisir ou de joie cruelle. Epoque charnière où, sous l'influence des mystiques orientales, s'estompent les traditions de la Rome ancienne, tandis que le christianisme s'infiltre dans cette société orgueilleuse que minent déjà les facteurs de décadence...

CARCOPINO (Jérôme).

La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire.

Hachette, 1966, in-8°, 345 pp, biblio, notes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Jérôme Carcopino recrée dans ces pages la Rome de la fin du 1er siècle, capitale d'un monde qui semble conquis et pacifié pour toujours. Dans le prestigieux décor de la ville de marbre voulue par Auguste, l'on assiste aux principaux moments de la journée des Romains : lever, toilette, occupations professionnelles, repas, fêtes... Le théâtre, le cirque, les thermes, qui tenaient tant de place dans leur vie, y sont reconstitués dans leur atmosphère de plaisir ou de joie cruelle. Epoque charnière où, sous l'influence des mystiques orientales, s'estompent les traditions de la Rome ancienne, tandis que le christianisme s'infiltre dans cette société orgueilleuse que minent déjà les facteurs de décadence...

CARCOPINO (Jérôme).

La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire. (Ier siècle après J.-C.).

Hachette/GLM, 1985, in-8°, 351 pp, préface de Raymond Bloch, notes, biblio, biblio complémentaire établie par Raymond Bloch, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Jérôme Carcopino recrée dans ces pages la Rome de la fin du 1er siècle, capitale d'un monde qui semble conquis et pacifié pour toujours. Dans le prestigieux décor de la ville de marbre voulue par Auguste, l'on assiste aux principaux moments de la journée des Romains : lever, toilette, occupations professionnelles, repas, fêtes... Le théâtre, le cirque, les thermes, qui tenaient tant de place dans leur vie, y sont reconstitués dans leur atmosphère de plaisir ou de joie cruelle. Epoque charnière où, sous l'influence des mystiques orientales, s'estompent les traditions de la Rome ancienne, tandis que le christianisme s'infiltre dans cette société orgueilleuse que minent déjà les facteurs de décadence.

CARCOPINO (Jérôme).

Rencontres de l'histoire et de la littérature romaines.

Flammarion, 1963, in-12, 281 pp, broché, bon état

Table : Un Cicéron trop habile ; L'exil d'Ovide, poète néopythagoricien ; Les surprises du testament de Pline le Jeune ; La date et le sens du voyage de Rutilius Namatianus ; Shakespeare, historien de César. — "Un ouvrage de M. Carcopino ne saurait laisser indifférent, et les spécialistes de la littérature latine accueilleront avec une curiosité sympathique et admirative l'application à leur domaine de méthodes, et d'une intuition, qui ont fait leurs preuves pour tant de problèmes historiques. (...) Un ouvrage comme celui-ci vaut à la fois par les résultats qu'il apporte (ils sont considérables), et par le beau spectacle d'une intelligence critique parvenue à un étonnant degré de maîtrise. Le charme de ce livre réside, en partie, en ce qu'il ne convainc pas toujours : l'on y perçoit l'émouvant instant du passage à la limite, – une limite hardiment franchie. Ces audaces, servies par un savoir philologique très assuré, nous proposent un exemple séduisant, et dangereux. Mais j'aime mieux cette féconde témérité que les prudences aveugles auxquelles la science contemporaine ne nous a que trop habitués." (H. Bardon, Revue belge de philologie et d'histoire, 1964)

CATULLE.

Poésies de Catulle, traduites en vers français par Emile Lafont.

Garnier Frères, s.d. (1885), in-16, viii-143 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, bon état

Catulle (C. Valerius Catullus) était un poète romain. Selon Suétone, il serait né à Vérone en Gaule cisalpine ou peut-être à Sirmio (actuelle Sirmione) sur le lac Benacus (actuel lac de Garde) en -84. Il mourut aux alentours de -54 à Rome, où il passa la plus grande partie de sa vie. Il vient à Rome en -68 et y mène une vie d'homme oisif, cultivé et fortuné. Il entre en relation avec tous les hauts personnages de son temps : Jules César, Cicéron – que Catulle détestait –, Cornélius Népos qui était un ami de Catulle, Asinius Pollion et Quintus Hortensius Hortalus.

CHAPOT (Victor).

Le Monde romain.

Renaissance du Livre, 1927, fort in-8°, xv-503 pp, 12 cartes dont une hors texte, 2 pl. hors texte (coll. L'Evolution de l'humanité)

CHAPOT (Victor).

Le Monde romain. Edition revue et corrigée, avec un Appendice.

Albin Michel, 1951, in-8°, 507 pp, 2 pl. hors texte, 12 cartes dont une hors texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Evolution de l'Humanité)

CHARLES-PICARD (Gilbert).

Auguste et Néron. Le secret de l'Empire.

Hachette, 1962, pt in-8°, 287 pp, cart. illustré de l'éditeur, rhodoïd, bon état

"La recherche actuelle remet souvent en cause les idées que nous avons sur Néron et sur son époque ; G. Picard, “Auguste et Néron, le secret de l'Empire”, Paris, 1962 est sans doute l'auteur qui ouvre le plus de perspectives neuves pour la recherche." (Yves Perrin, Mélanges de l'Ecole française de Rome, 1982) — "Entre quelque soixante souverains romains, deux des premiers Césars ont été choisis, car l'analyse de leur personnalité et de leur oeuvre permet de dégager les caractéristiques de l'empire, de la dignité impériale, de ses différences avec la royauté et la dictature. (...) Ainsi l'histoire des premiers empereurs romains apparaît surtout comme une succession de complots, de coups d'Etat, de tragédies sanglantes. L'Auteur nous montre que ces tragédies étaient déjà en germe dans l'œuvre grandiose d'Auguste. Par son seul prestige et la grâce surnaturelle qui semblait accompagner toutes ses entreprises, Auguste réussit le miracle d'instaurer un pouvoir aussi efficace que celui d'un roi sans détruire chez les romains le sentiment d'appartenir à une république et de créer sur toute l'étendue de l'empire – avec le consentement unanime des populations – un gouvernement mondial reposant uniquement sur sa personne. Il ne put accomplir cette œuvre qu'en sacrifiant délibérément sa personnalité. Octave devint Auguste, l'Homme-type, maître de lui comme de l'univers, digne de guider les peuples par son exemple aussi bien que par son autorité. Ce sacrifice ne se fit pas sans souffrances, ni sans hypocrisie. Contraint d'apparaître sans cesse aux yeux de tous comme un demi-dieu, Auguste paya du prix terrible de la solitude la paix qu'il apportait au monde et condamna ses successeurs au même isolement. Certains d'entre eux succomberont sous ce fardeau écrasant, tel Caligula qui se prendra réellement pour un dieu et sombrera dans la folie. Néron, enfin, aura conscience du caractère sacré de sa mission mais se révoltera contre le conformisme. En celui qui a laissé dans l'histoire le souvenir d'un tyran sanguinaire, presque d'un monstre, Gilbert Charles-Picard nous révèle un poète, épris de beauté et rêvant d'un monde qui serait régi suivant les canons de l'esthétique et non plus par les règles de la morale traditionnelle. Persuadé de pouvoir faire de ce rêve une réalité, il perdra la raison et la vie. Après lui, l'empire se stabilisera; les divers organes mis en œuvre peu à peu pour assurer la liaison entre le souverain et ses sujets commenceront à fonctionner : l'empereur pourra ainsi sortir de son isolement et cesser de jouer le rôle d'un demi-dieu pour devenir simplement le premier rouage de l'Empire." (Revue archéologique du Centre de la France, 1962)

CHARLES-PICARD (Gilbert).

Les religions de l'Afrique antique.

Plon, 1954, in-12, xiii-264 pp, préface de Jérôme Carcopino, 11 gravures hors texte, 21 gravures et une carte dans le texte, biblio, broché, bon état (Coll. Civilisations d'hier et d'aujourd'hui)

"L'étude des phénomènes d'acculturation a été faite surtout par les anthropologues et les historiens, malheureusement ils s'ignorent mutuellement. Le livre de Gilbert- Charles Picard présente donc un intérêt considérable. Utilisant surtout les monuments figurés, les inscriptions lapidaires et, quand c'est possible, les textes écrits, il nous présente, de l'évolution de la religion nord-africaine à travers les Empires carthaginois, hellénistique et romain, un tableau convaincant. (...) Un des chapitres les plus intéressants du livre est certainement celui sur la résistance des anciens cultes à l'identification avec les divinités romaines, qui se marque non seulement par l'existence d'un Saturne africain à côté du Kronos grec, mais surtout dans le rituel et le sacerdoce. Si le sacrifice animal a remplacé le sacrifice humain, tout au moins dans les villes, le sacrifiant est censé s'offrir lui même à la divinité, et ainsi le sacrifice ne se sépare pas de l'initiation considérée comme une résurrection ; il y a là des idées très éloignées de celles des Romains sur le sacrifice. On admirera aussi la partie consacrée aux plans des édifices religieux, qui montre le passage graduel du tophet carthaginois au temple romain par l'intermédiaire d'une architecture syncrétique, manifestant la volonté du sacerdoce africain de se tenir à l'écart de la vie publique, contrairement au clergé romain..." (Roger Bastide, Annales ESC, 1955)

CHARLES-PICARD (Gilbert et Colette).

Vie et mort de Carthage.

Hachette, 1970, in-8°, 315 pp, une carte, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, état correct

CHARLES-PICARD (Gilbert) et Jean ROUGÉ.

Textes et documents relatifs à la vie économique et sociale dans l'Empire Romain, 31 av. J.-C - 225 après. J.-C.

SEDES, 1969, in-12, 272 pp, 19 photos et 2 plans, broché, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)

Notre connaissance du monde antique est fondée en très grande partie sur le témoignage direct des hommes qui en ont fait l'histoire. Les travaux des historiens anciens qui nous sont parvenus ne couvrent qu'une faible partie de cette période du développement de l'humanité et n'intéressent qu'un petit nombre d'individus et de sociétés ; encore faut-il ajouter que les plus grands de beaucoup de ces historiens – Thucydide, Polybe, César – sont en réalité des hommes politiques qui nous ont laissé le récit des événements auxquels ils avaient participé. Depuis deux siècles environ, les sciences humaines ont considérablement accru la masse des documents à notre disposition ; il s'agit soit de textes – inscriptions et papyri – soit de monuments très variés, allant des édifices aux plus humbles objets ; les renseignements qu'ils nous apportent, le plus souvent au terme d'une analyse extrêmement poussée, qui exige des techniques de plus en plus complexes, sont d'ordre très varié ; il en est de modestes, et longtemps les « antiquaires » ont passé pour des maniaques entichés de futilités ; mais si ces connaissances n'ont souvent qu'une portée limitée, elles sont sûres ; le progrès de la science a consisté surtout à remplacer par la masse totalisée de ces petites acquisitions les vastes spéculations subjectives et les créations poétiques. (Introduction)

CHASTAGNOL (André).

Le Bas-Empire. Textes choisis et présentés par l'auteur.

Armand Colin, 1991, pt in-8°, 285 pp, troisième édition, 5 croquis et cartes, chronologie, index, biblio, broché, pelliculage de la couv. en partie décollé, sinon bon état (Coll. U2)

La civilisation romaine du Bas-Empire a son originalité propre. Les empereurs illyriens tirent l'Empire de la crise du IIIe siècle en rétablissant la sécurité aux frontières. Les grands règnes de Dioclétien et de Constantin voient l'administration réorganisée, la hiérarchie sociale établie selon de nouveaux cadres, le dirigisme économique de l'Etat renforcé. Cette renaissance de la romanité et de la prospérité s'accompagne d'une profonde mutation religieuse : le passage progressif du paganisme au christianisme. Cet ouvrage présente d'abord les différents éléments de cette période : les empereurs, les institutions politiques et administratives, la politique religieuse, la société, l'économie et les finances, la civilisation, l'armée et le péril barbare. Il les illustre ensuite par un choix abondant de documents (dont de nombreuses inscriptions). Avec sa chronologie, ses cartes et sa bibliographie revue et augmentée pour cette nouvelle édition, ce livre constitue un précis essentiel à l'étude du Bas-Empire.

CHASTAGNOL (André).

Les Fastes de la Préfecture de Rome au Bas-Empire.

Nouvelles Editions Latines, 1962, in-8°, 348 pp, broché, couv. illustrée, qqs marques au crayon en marges, état correct

La période contenue dans ce livre est l'une des plus confuses qui soient et l'auteur nous aide à nous repérer dans ce labyrinthe. L'ouvrage se compose de deux parties : une mise au point des événements et un recueil des textes traduits... Le choix de ces textes est très varié : inscriptions, textes juridiques, littéraires et historiques. Ainsi l'auteur permet au lecteur d'aujourd'hui qui ignore le latin et le grec, d'approcher l'histoire du Bas-Empire.

CHASTAGNOL (André).

Le Sénat Romain à l'époque impériale. Recherches sur la composition de l'Assemblée et le statut de ses membres.

Les Belles Lettres, 1992, in-8°, 484 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état

CHASTAGNOL (André).

L'Evolution politique, sociale et économique du monde romain de Dioclétien à Julien. La mise en place du régime du Bas-Empire (284-363).

SEDES, 1994, in-12, 394 pp, 3e édition corrigée, 5 pl. hors texte, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre chagrin vert et vermillon, fleurons dorés, couv. illustrée conservée, soulignures stylo sur 80 pp dans les chapitres II et III, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)

"J'ai tenté de dégager l'évolution qu'ont connue la vie politique, les institutions, la société et l'économie de l'avènement de Dioclétien à la mort de Julien après avoir, dans une première partie introductive, analysé les principaux aspects et les conséquences essentielles de la « crise » du IIIe siècle." (A. C.)

CHRISTOL (Michel).

L'Empire romain du IIIe siècle. Histoire politique, 192-325 après J.-C.

Editions Errance, 1998, gr. in-8°, 288 pp, photos, figures et cartes dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Prise dans son ensemble, la période du IIIe siècle après J.C. est connue de façon inégale. L'ouvrage actuel replace cette époque de passage et de transition vers l'Antiquité tardive. Elle prend alors tout son sens et reçoit de puissants éclaircissements. Dans cette perspective, il importait d'abord d'affronter une histoire politique au sens large, posant les cadres de l'évolution du monde romain, et prenant la mesure des relations entre celui-ci et les peuples voisins : mesures du rythme des affrontements et appréciation de leur nature. Un certain nombre de notions peuvent ainsi être réexaminées, critiquées ou clarifiées : il en va ainsi des concepts de " crise ", " d'anarchie militaire ", voire de " décadence ". L'histoire événementielle garde donc sa place. Mais on peut l'élargir à une histoire politique aux plus amples préoccupations, une véritable histoire impériale. Elle est ainsi un élément premier, propre à ouvrir la voie à l'étude des structures sociales et économiques, celle de la vie des provinces, celle des formes et des pratiques de gouvernement, ainsi qu'à celle de leur évolution. Ce livre apporte une réponse claire, en envisageant dans une perspective de longue durée la période envisagée, en s'attachant à marquer les grandes articulations de la conjoncture politique, les inflexions et les ruptures, leur ampleur, leur signification.

CHRISTOL (Michel) et Daniel NONY.

Rome et son Empire. Des origines aux invasions barbares.

Hachette, 1999, gr. in-8°, 288 pp, 29 cartes hors texte in fine, biblio, index, broché, bon état (Coll. Histoire université)

Après avoir éclairci les zones d'ombre qui entourent les origines de Rome, les auteurs montrent comment la ville s'est peu à peu imposée à l'ensemble de l'Italie puis au monde méditerranéen tout entier. L'expansion de Rome est analysée à travers la construction des institutions et l'éclatement des crises qui marquent le passage de la république romaine à l'Empire. Mais l'affrontement entre la puissance romaine et les barbares mène au déclin et à la chute de Rome en Occident. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des structures institutionnelles de Rome et le lien entre l'histoire romaine et l'évolution du monde méditerranéen antique.

CICÉRON.

Brutus. Texte traduit par J. Martha.

Les Belles Lettres, 1923, in-8°, xiv-107 pp, index, broché, C. de bibl., bon état (Coll. Budé). Texte en français

Histoire de l'éloquence sous la République romaine.

CICÉRON.

Discours. Tome XI : Pour L. Muréna – Pour P. Sylla.

Les Belles Lettres, 1946, in-8°, 270 pp, texte établi et traduit par André Boulanger, broché, bon état (Coll. Budé). Texte latin avec traduction en regard

L. Licinius Murena était accusé de corruption électorale. P. Cornélius Sylla, proche parent du dictateur Sylla fut accusé pour sa participation aux deux conjurations de Catilina.

CINTAS (Pierre).

Le Port de Carthage.

Picard, 1973, gr. in-8° carré, 103 pp, 10 figures, 4 pl. de photos hors texte, broché, qqs rares annotations et soulignures stylo, bon état

Une étude du problème difficile du port de Carthage, extraite du deuxième volume du “Manuel d'Archéologie punique” de l'auteur, qui ne sera publié qu'en 1976.

CLAVEL (Monique) et Pierre LEVEQUE.

Villes et structures urbaines dans l'Occident romain.

Armand Colin, 1971, in-12, 359 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. U2)

COLIN (Jean).

Les Antiquités romaines de la Rhénanie.

Les Belles Lettres, 1927, in-8°, vi-296 pp, 26 pl. d'illustrations hors texte, 39 figures et plans, index, broché, bon état

"Ouvrage synthétique où l'auteur décrit les antiquités romaines du nord-est de la Gaule et des deux provinces de Germanie. Entraîné à ce genre d'études par sa qualité même de conservateur du musée de Sarrebourg, et bien placé pour recueillir tous les éléments de son travail, y compris des publications qu'on ne se procure pas facilement en d'autres régions, on lui doit cette justice d'affirmer tout de suite qu'il est soigneusement documenté. Il a des qualités certaines de concision et son inventaire est assez méthodique. Après les développements indispensables sur les camps, il passe à la description des villes, en prenant des types pour chaque catégorie et pour les diverses époques, résume ce qu'on sait des habitations de la campagne, des antiquités religieuses, et termine par deux chapitres sur l'art et l'industrie, le commerce et les routes." (Victor Chapot, Revue des Etudes anciennes, 1928) — "Tout le monde sait quels résultats remarquables ont été obtenus sur le terrain de l'archéologie romaine provinciale par les savants rhénans. L'ouvrage de M. Colin en fait la preuve une fois de plus. Documenté aux meilleures sources, ce livre est un excellent guide pour le travailleur qui veut appliquer une méthode rigoureuse et donner une orientation à ses recherches, en attendant que paraisse le Manuel d'Archéologie Gallo-romaine promis par M. Grenier. L'introduction (« Comment on fouille une ville du Rhin »), avec le chapitre IX consacré à l'art gallo-romain de l'Est, forme la partie la plus captivante de cet excellent ouvrage, plus descriptif que narratif, où l'histoire proprement dite est condensée en quelques pages et se dégage continuellement de l'étude particulière de chaque sujet. Le chapitre traitant de l'art montre tout ce que l'étude approfondie des monuments peut .apporter de conclusions valables pour l'histoire de la civilisation." (Jacques Breuer (A. Delatte, Revue belge de philologie et d'histoire, 1928)

COLLART (Paul).

Au Palatin.

Les Belles Lettres, 1978, in-8°, 159 pp, 50 photos sur 30 planches et un plan du Palatin dépliant hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le monde romain)

"Paul Collart aime Rome ; le charme du Palatin ne le laisse pas insensible ; son amour est aussi connaissance, et il nous fait partager l'un et l'autre dans le sympathique ouvrage que voici. Chacun y trouvera son compte : le touriste cultivé saura où le portent ses pas, suivra l'histoire de la colline et des constructions qui la couvrirent au cours des siècles, rencontrera, au fil de mainte citation d'auteurs anciens, les hommes qui habitèrent là ; l'étudiant, le spécialiste auront en main un petit manuel précis, au courant des dernières découvertes, un aide-mémoire intelligemment conçu, qu'ils prendront plaisir à lire. De bonnes photographies, certaines particulièrement suggestives (vue aérienne, peintures de la Maison d'Auguste, p. ex.), et un plan d'ensemble, des indices (sources, noms propres, empereurs), une orientation bibliographique apparaissent comme autant d'aspects positifs complémentaires. On se prend à souhaiter que nombreux soient ceux qui pourront consacrer à ce livre quelques heures calmes, parmi les bouquets odorants des Jardins Farnèse." (Jacques Debergh, Revue belge de philologie et d'histoire, 1980)

Collectif.

Les Origines de la République romaine, Neuf exposés suivis de discussions.

Genève, Vandoeuvres, 1966, in-8°, 389 pp, 7 pl. de photos, cartes et plans hors texte (2 dépliants), 3 index, cart. pleine toile bleue, dos lisse avec titres dorés, jaquette (rel. de l'éditeur), bon état (Fondation Hardt, Entretiens sur l'Antiquité classique, publiés par Olivier Reverdin, tome XIII)

9 études érudites (3 en anglais, 3 en allemand, une en français, 2 en italien) par Einar Gjerstad, Frank E. Brown, P. J. Riis, Jacques Heurgon, Emilio Gabba, Krister Hanell, Arnaldo Momigliano, Andreas Alföldi, Franz Wieacker, J. H. Waszink, Denis van Berchem.

Collectif.

Recherches sur les Artes à Rome.

Les Belles Lettres, 1979, gr. in-8°, 155 pp, broché, état correct (Publications de l'Université de Dijon, LVIII)

Ce volume porte sur l’importance majeure des Arts au sein de la civilisation romaine. Les Artes seraient notamment ancrés dans un systèmes de valeurs encyclopédiques et de références morales. L’art met en cause, aménage l’ordre du monde et anime la civilisation. Cet ouvrage n’a d’autre ambition que de souligner certains caractères spécifiquement romains dans la transmission d’un système des arts hérité de la Grèce.

Collectif.

Rome et nous. Manuel d'initiation à la littérature et à la civilisation latine.

Picard, 1983, gr. in-8°, 331 pp, 88 gravures et photos, une carte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Dix-huit études par Pierre Grimal, Alain Hus, Joseph Hellegouarc'h, Michel Rambaud, Paul Jal, Jacques Chomarat, Alain Michel, Jean Beaujeu, André Mandouze, Jacques Fontaine, Jean-Pierre Néraudeau, présentées par Guy Serbat. — Rédigé par un groupe de spécialistes, dix-huit chapitres brefs et denses, d'accès commode et d'une lecture facile. Evitant tout étalage d'érudition, les auteurs ont brossé le vaste tableau sur lequel se profile notre propre civilisation ; les faits servant surtout à développer une problématique de la façon la plus actuelle. Il fallait, pour cela, embrasser la période la plus ample possible : à une extrémité, c'est la Rome légendaire du VIIIe siècle avant Jésus-Christ ; à l'autre, le XVIe siècle de la Renaissance, aube des temps modernes.

Collectif – CICÉRON.

Eloquence et rhétorique chez Cicéron. Vandœuvres-Genève, 24-29 août 1981. Sept exposés suivis de discussions par Wilfried Stroh, Gualtiero Calboli, Alain Michel, C.J. Classen, A.D. Leeman, M. Winterbottom, Walther Rüegg. Avec la participation de Mihai Nasta. Entretiens préparés et présidés par Walther Ludwig.

Genève, Fondation Hardt, 1982, in-8°, (8)-344 pp, index, reliure toile bleue de l'éditeur, bon état (Entretiens sur l'Antiquité classique de la Fondation Hardt, XXVIII)

I. Wilfried Stroh, Die Nachahmung des Demosthenes in Ciceros Philippiken ; II. Gualtiero Calboli, La retorica precicironia e la politica a Roma ; III. Alain Michel, La théorie de la rhétorique chez Cicéron : éloquence et philosophie ; IV. C. Joachim Classen, Ciceros Kunst der Uberredung ; V. A. D. Leeman, The Technique of Persuasion in Cicero’s Pro Murena ; VI. M. Winterbottom, Cicero and the Silver Age ; VII. Walter Rüegg, Cicero, orator noster.

Collectif – La Table Ronde.

Civilisation romaine. Par Emmanuel Berl, Georges Dumézil, Jean Gaudemet, Albert Grenier, Pierre Grimal, G. Charles-Picard.

Plon, 1961, in-8°, 118 pp, (sur 192), broché, bon état

Numéro spécial de la revue “La Table Ronde” consacré à la civilisation romaine : Civilisation romaine ? (Emmanuel Berl), Style et sens de la tradition classique (Antonio Fontan), Les amours du poète : Properce et Cynthie (Pierre Grimal), Les influences romaines au-delà des frontières impériales (Sir Mortimer Wheeler), La religion romaine (Georges Dumézil), L'Empire romain et le christianisme d'après le témoignage de l'archéologie (Gilbert Charles-Picard), L'assistance aux deshérités et la charité dans la primitive Eglise (Jean Dauvillier), L'Eglise dans l'empire romain (IVe-Ve siècle)(Jean Gaudemet, Eugène Jarry, René Louis, Pierre Sipriot), Rome dans les livres (Albert Grenier, Raymond Bloch et Gilbert Charles-Picard).

COMBÈS (Robert).

La République à Rome (509-29 av. J.-C.).

PUF, 1972, in-12, 200 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Sup. L'Historien)

"Ce petit ouvrage dense, destiné à l'enseignement supérieur, donne, en quelques pages d'un texte concis et clair, les lignes de faîte de la République romaine. L'auteur ne se contente pas d'énoncer des faits. Il cherche à montrer tous les éléments sociaux – la clientèle par exemple – ou économiques – dans les conséquences des conquêtes entre autres – qui ont amené ces événements. La première partie, consacrée aux institutions, présente un tableau clair qui renseigne de manière précise sur tous les mécanismes institutionnels. La deuxième définit la nature et les limites de l'impérialisme romain, en analyse les moyens d'action et les effets sur les institutions politiques. Enfin, c'est la crise de la république et ses causes – où l'auteur souligne tout particulièrement l'importance des tensions internes de l'aristocratie – , puis les tentatives de réforme jusqu'au triple triomphe d'Octave en août 29, qui est exposée. Utile et maniable, ce manuel, enrichi d'une bibliographie sommaire et de notes intéressantes, rendra de grands services." (Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier, L'Antiquité Classique, 1973)

CONS (Henri).

La Province romaine de Dalmatie. (Thèse).

P., Ernest Thorin, 1882, in-8°, xv-414 pp, biblio, index, une grande carte dépliante en couleurs hors texte, broché, non coupé, qqs rousseurs, bon état

La thèse française de Henri Cons est consacrée à la Province romaine de Dalmatie ; c'est à vrai dire une étude sur la Dalmatie dans l'antiquité, depuis les temps les plus anciens jusqu'à l'époque des invasions. — "Je me suis proposé de retracer l'histoire, depuis les premiers temps jusqu'à la mort de Théodose, des pays qui ont formé, après l'organisation définitive de l'empire, la province romaine de Dalmatie, de l'Arsa au Drin, de l'Adriatique à la vallée de la Save. Mon sujet embrasse donc, non-seulement le royaume actuel de Dalmatie, mais encore l'Istrie orientale, le littoral hongrois, une grande partie de la Croatie, la Rascie, la Bosnie, l'Herzégovine, le Montenegro, l'Albanie septentrionale et toutes les îles illyriennes depuis le fond du golfe de Quarnero jusqu'au canal d'Otrante." (Préface)

CONSTANS (L.-A.).

Arles.

Les Belles Lettres, 1928, in-8°, 100 pp, 13 planches hors texte (dont un plan dépliant) et 2 figures (Coll. Le monde romain). Histoire d'Arles dans l'antiquité. Promenades archéologiques dans Arles. Visite au Musée lapidaire.

COOK (S. A.), F. E. Adcock, M. P. Charlesworth (Editors).

The Cambridge Ancient History : Volume IX. The Roman Republic, 133-44 B.C.

Cambridge, Cambridge University Press, 1966, fort in-8°, xxxi-1022 pp, 18 cartes et 4 tableaux dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique éditeur, jaquette, soulignures crayon (The Cambridge Ancient History)

COOK (S. A.), F. E. Adcock, M. P. Charlesworth (Editors).

The Cambridge Ancient History : Volume VIII. Rome and the Mediterranean, 218-133 B.C.

Cambridge, Cambridge University Press, 1965, fort in-8°, xxv-840 pp, 13 cartes et 7 plans et tableaux dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique éditeur, jaquette (The Cambridge Ancient History)

COOK (S. A.), F. E. Adcock, M. P. Charlesworth (Editors).

The Cambridge Ancient History : Volume XI. The Imperial Peace, A.D. 70-192.

Cambridge, Cambridge University Press, 1965, fort in-8°, xxvii-997 pp, 18 cartes et 3 tableaux dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique éditeur, jaquette (The Cambridge Ancient History)

COOK (S. A.), F. E. Adcock, M. P. Charlesworth, N. H. Baynes (Editors).

The Cambridge Ancient History : Volume XII. The Imperial Crisis and Recovery, A.D. 193-324.

Cambridge, Cambridge University Press, 1965, fort in-8°, xxvii-849 pp, 10 cartes et 2 tableaux dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique éditeur, jaquette (The Cambridge Ancient History)

CORBIER (Mireille).

Donner à voir, donner à lire. Mémoire et communication dans la Rome ancienne.

CNRS Editions, 2006, in-4°, 292 pp, texte sur deux colonnes agrémenté de 137 figures, certaines en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Inscriptions et "grafitti" sur pierre ou sur bronze, sur mosaïques, sur enduits peints, sur les objets utilisés au quotidien, et même textes écrits sur des tableaux de bois ou des feuilles de papyrus pour un affichage temporaire : la société romaine a fait un large usage de ces messages écrits exposés au regard. Dans un monde où l'importance accordée à l'art oratoire désigne la place de premier plan occupée par l'oral, ces messages rappellent l'existence et dessinent les contours d'un champ spécifique de la "communication" écrite, envisagée dans ses diverses dimensions : information, rituels, autocélébration, construction de la mémoire, pratiques administratives, usages ludiques et contestataires. Les écritures commémoratives à la gloire du pouvoir et des élites et les textes officiels portés à la connaissance effective ou potentielle des citoyens ou des administrés ouvrent la voie à une promenade dans Rome, pour identifier les espaces et les monuments qui servaient de repères aux habitants de la Ville dans leur quadrillage mental de la cité et ont accueilli à ce titre des documents affichés. Selon les cas, les destinataires des messages pouvaient être un vaste public urbain, ou même extra-urbain (bergers d'Italie ou tribus maures), ou un cercle restreint de personnes habitant ou fréquentant une maison privée. L'écrit est souvent associé à l'image : ainsi dans les mosaïques. La mosaïque de Smirat, qui illustre la couverture, commémore une chasse au léopard offerte par un notable à ses concitoyens. Elle reproduit même les acclamations du public – la bande vidéo de la scène ! La réception des messages pose le problème de la capacité des destinataires à les lire. Leur nombre et leur omniprésence suggèrent une large diffusion de la culture graphique, qui déborde le domaine de l'écriture officielle. Même une personne qui maîtrise mal l'écriture peut devenir un producteur d'écrit pour s'approprier un objet, pour témoigner de sa dévotion ou, simplement, de sa présence en un lieu. Ces écrits – ou, du moins, une part d'entre eux – nous sont restés et nous parlent aujourd'hui de leurs auteurs et de leurs lecteurs.

CORBIER (Paul).

Rome ville et capitale. De la fin de la République à la fin des Antonins.

SEDES, 2001, gr. in-8°, 224 pp, sources et biblio, chronologie, généalogies, broché, couv. illustrée, bon état

CORNELY (J.).

Rome et le Jubilé de Léon XIII. Notes d'un pèlerin.

P., Librairie Victor Palmé, 1888, in-12, 249 pp, broché, état correct

COULON (Gérard).

Les Gallo-Romains. Au carrefour de deux civilisations.

Armand Colin, 1985, in-8°, 256 pp, 75 illustrations dans le texte, figures, 35 cartes et dessins, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Civilisations)

Et la Gaule devint romaine ; La ville et la vie urbaine ; La vie rurale ; Aspects de la vie quotidienne ; Les métiers et l'artisanat ; Les communications et le commerce ; La religion et les coutumes funéraires.

COULON (Gérard).

Les Gallo-Romains. Tome 1 : Les villes, les campagnes et les échanges.

Armand Colin, 1990, in-8°, 217 pp, 118 photos, figures, cartes et plans, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Civilisations)

Au milieu du Ier siècle av. J.-C., la Gaule devient romaine. La rencontre des cultures celte et latine engendre une civilisation originale, celle des Gallo-Romains. Partout où s'étendait la Gaule, en France mais aussi au Benelux, en Suisse et dans une partie de l'Allemagne, la présence des Gallo-Romains reste tangible et leurs vestiges parsèment encore nos paysages. Fondé sur les textes anciens, les découvertes archéologiques les plus récentes et les apports de l'expérimentation, cet ouvrage de référence se propose d'offrir un panorama aussi complet que possible des différents aspects de la vie de tous les jours. Symboles du modèle romain, les villes se transforment et s'embellissent, les campagnes sont activement mises en valeur...

DECAUX (Alain).

La Révolution de la Croix. Néron et les chrétiens.

Perrin, 2007, gr. in-8°, 322 pp, 8 pl. de photos en couleurs hors texte, généalogie simplifiée de la famille julio-claudienne, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, soulignures crayon, bon état

Le Ier siècle de notre ère fut le cadre d'une révolution invisible. Jésus de Nazareth et Néron ne se sont jamais rencontrés : le premier est mort en 30, le second est né en 37. C'est pourtant sous le règne de l'empereur romain que la religion chrétienne a pris son élan. À Jérusalem, une poignée de juifs inconnus ont obéi à l'ordre reçu de Jésus d'aller enseigner les nations. Peu à peu ils se sont répandus dans tout l'Empire et heurtés partout à celui-ci. Le siècle de Néron est aussi celui de saint Pierre : telle est l'histoire – dramatique et superbe – que raconte ce livre.

DECKER (Wolfgang) et Jean-paul THUILLIER.

Le Sport dans l'Antiquité. Egypte, Grèce, Rome.

Picard, 2004, gr. in-8°, 260 pp, 173 figures dans le texte (dont 34 en couleurs), glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Antiqua)

Les Jeux olympiques de l'Antiquité débutèrent, selon la tradition, en 776 avant J.-C. pour se prolonger pendant plus d'un millénaire. S'appuyant sur de nombreuses découvertes archéologiques et épigraphiques récentes, ce livre permet d'abord de faire le point non seulement sur les concours (les agônes), mais aussi sur l'ensemble des activités sportives qui, depuis la palestre et le gymnase jusqu'au stade et à l'hippodrome, marquèrent si profondément la civilisation grecque. Mais, contrairement à ce que l'on estime souvent, le sport n'est pas né à Olympie, pas plus qu'il ne s'est éteint dans l'Attique ou le Péloponnèse. L'Egypte nous offre de nombreuses scènes sportives, entre autres de lutte, dès le 3e millénaire avant notre ère, et les Romains, héritiers des Etrusques sur bien des points et en particulier dans ce domaine, ont peut-être créé le sport moderne, avec ses spectacles de masse, ses clubs puissants et ses enjeux financiers colossaux : le Grand Cirque de Rome, dans lequel s'entassaient jusqu'à 150 000 spectateurs, voyait défiler sur leurs quadriges des cochers adulés du public et qui n'avaient rien à envier sur aucun point à nos stars du football ou de l'automobile. (4e de couverture)

DELUMEAU (Jean).

Rome au XVIe siècle.

Hachette, 1975, in-8°, 247 pp, 10 cartes et tableaux, biblio, broché, bon état (Coll. Le temps et les hommes)

"La Rome du XVIe siècle a été une extraordinaire réussite. Mais a-t-elle été le reflet fidèle du message qu'elle désirait transmettre", celui de la toute-puissance sacrée de la papauté ? C'est la question que pose Jean Delumeau tout au long de ce voyage dans la Rome du XVIe siècle. Nous découvrons avec lui les rues et les monuments, les habitants riches et pauvres, leurs fêtes et leurs malheurs, mais aussi le prince et ses ressources, la chambre apostolique dont il épluche les comptes, les banques, les impôts et les papes. Exploration d'une ville unique, faite de splendeurs et de contradictions, dans un des moments clés de son histoire.

DEMOSTHÈNE - CICÉRON.

Philippiques de Démosthène et Catilinaires de Cicéron. Traduites par M. l'Abbé d'Olivet, de l'Académie Françoise. Nouvelle édition, revue avec soin.

Nîmes, J. Gaude, An XI (1803), in-12, 323 pp, reliure pleine basane havane, dos lisse avec caissons ornés et fleurons dorés, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), infime manque de cuir au 2e plat, bon état

Les Philippiques sont une série de quatre discours prononcés par l'orateur athénien Démosthène entre 351 et 341 av. J.-C. dans lesquels il dresse une harangue contre Philippe II de Macédoine. Démosthène dénonce les ambitions de Philippe II et critique avec véhémence l'oisiveté des Athéniens, tout en éveillant chez eux des sentiments patriotiques. Ces discours marquent l'apogée de la rhétorique athénienne. Le terme de « philippique » est resté pour désigner une exhortation belliqueuse. — Les Catilinaires (en latin In Catilinam I-IV) sont une série de quatre célèbres discours de Cicéron prononcées en 63 av. J.-C., alors qu’il était consul, pour attaquer Catilina, qui conspirait contre la République romaine lors de la conjuration de Catilina. La première fut prononcée le 8 novembre au temple de Jupiter Stator (et non au Sénat romain, pour raisons de sécurité) et la dernière au Sénat romain (in Senatu Habita), le 7 novembre et pour les nones de décembre (le 5 décembre). La deuxième et la troisième furent prononcées entretemps le 9 novembre et 3 décembre devant le peuple romain (ad Populum) pour l’informer des événements. Ils devinrent un exemple d’éloquence et de rhétorique.

DONNADIEU (Docteur).

Fréjus. Le port militaire du Forum Julii.

Les Belles Lettres, 1935, in-8°, 30 pp, + 34 pl. de plans et photos hors texte, broché, bon état

DUPONT (Florence).

Les Monstres de Sénèque. Pour une dramaturgie de la tragédie romaine.

Belin, 1995, in-8°, 255 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. l'Antiquité au présent)

"Pendant longtemps, une tradition académique voulait que le théâtre de Sénèque n'ait été qu'un exercice littéraire, injouable sur scène. Florence Dupont, à travers une typologie des héros tragiques et des situations d'énonciation, dément cette croyance et montre que, dans ses pièces, Sénèque emploie principalement les moyens du spectacle - celui des corps de la musique et des mots - pour faire progresser l'action. Et en cela, elles remplissent complètement les fonctions de la tragédie romaine : mettre en scène, donner à voir, à entendre et à vivre la métamorphose d'un héros en monstre."

DUPOUY (Auguste).

Rome et les Lettres Latines.

Armand Colin, 1924, in-12, 216 pp, biblio, reliure pleine toile écrue, pièce de titre basane grenat, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Armand Colin)

DURANT (Will).

Histoire de la civilisation. VII-IX. Rome.

Payot, 1949-1950, 3 vol. in-8°, 304, 336 et 294 pp, traduction de Jacques Marty, 2 cartes, biblio, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Complet sur Rome en 3 volumes. — VII. Rome : Les Origines – La République (508-30 av. J.-C.) – La Révolution (145-30 av. J.-C.) ; VIII. Rome : Le Principat (30 av. J.-C. - 192 ap. J.-C.) ; IX. Rome : L’Empire – La jeunesse du Christianisme (146 av. J.-C. - 325 ap. J.-C.) — A partir de 1929 et pendant plus de 20 ans, Will Durant (1885-1981) et sa femme Ariel (1898-1981) rédigent une oeuvre colossale : l’Histoire de la Civilisation. L'œuvre tient en 10 tomes (32 volumes en tout) dont chacun peut être considéré comme une étude à part entière. — "C'est de la grande synthèse." (Revue française de science politique)

DURET (L.) et J.-P. NÉRAUDAU.

Urbanisme et métamorphoses de la Rome antique.

Les Belles Lettres, 1983, in-8°, 412 pp, préface de Pierre Grimal, 46 pl. de documents h.t., 10 pl. h.t. en couleurs, qqs plans et croquis, biblio, + un cahier de 26 pp contenant une chronologie et un index (Coll. Réalia)

DU ROZOIR (Charles), Edouard DUMONT.

Précis de l'Histoire romaine depuis la fondation de Rome jusqu'à l'empire, par M. Ch. du Rozoir, professeur d'histoire au collége royal de Louis-le-Grand, professeur suppléant d'histoire ancienne à la Faculté des lettres, suivi du Précis de l'Histoire des empereurs romains et de l'Eglise pendant les quatre premiers siècles, par M. Edouard Dumont, professeur d'histoire au collège royal de Saint-Louis.

P., Louis Colas, L. Hachette, 1832, 2 vol. in-8°, (4)-280 et [iv]-191 pp, les 2 ouvrages en 3e édition (1832) et reliés ensemble en un volume demi-veau glacé vert, dos lisse avec pièce de titre chagrin carmin et filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Ouvrages adoptés par le Conseil Royal de l'Université de France, et prescrits pour l'enseignement de l'histoire dans les collèges royaux et dans les autres établissements d'instruction publique.

EGGERS (Hans Jürgen), Ernest WILL, René JOFFROY, Wilhelm HOLMQVIST.

Les Celtes et les Germains à l'époque païenne.

Albin Michel, 1965, pt in-4°, 263 pp, 55 planches en couleurs (reproductions contrecollées), 56 dessins au trait, 26 photos en noir sur 8 planches hors texte, 3 cartes, biblio, index, reliure toile verte éditeur, étui cartonné illustré, bon état (Coll. “L'Art dans le monde”. Fondements historiques, sociologiques et religieux)

[Esclavage] – Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen Age. Tome 112-2.

Les formes de la servitude : esclavages et servages de la fin de l’Antiquité au monde moderne. Actes de la table ronde de Nanterre, 12 et 13 décembre 1997. – La servitude dans les pays de la Méditerranée occidentale chrétienne au XIIe siècle et au-delà : déclinante ou renouvelée ? Actes de la table ronde de Rome, 8 et 9 octobre 1999.

Rome, Ecole Française de Rome, 2000, gr. in-8°, 620 pp, paginé 492-1108, 4 pl. de photos hors texte, broché, bon état

Liberté et servitude en Italie centrale (VIIIe-Xe siècle) ; Le statut servile au premier âge féodal. Réflexions et questions ; Le nouveau servage et l'attache à la glèbe aux XIIe et XIIIe siècles : l'interprétation de Marc Bloch et la documentation italienne ; Rustici et homines liberi. Où sont les serfs normands ; Conquêtes et reconquêtes médiévales : la Sicile normande est-elle une terre de réduction en servitude généralisée ? ; Images de la servitude fiscale à la fin du Moyen Age ; Le servage : une sous-féodalité ? Le témoignage des documents catalans (fin XIe-XIIe siècle) ; The servitude of jews and muslims in the medieval Mediterranean : origins and diffusion ; Les conséquences de la Reconquête sur les situations et statuts sociaux inférieurs dans le sud du Portugal (1147-1249) : un avilissement invisible ? ; Slavery in late medieval Dalmatica-Croatia : labour, legal status, integration ; Villanus au XIIIe siècle dans la documentation siennoise ; Servitude et mobilité paysanne : les origines de la Remença catalane (XIe-XIIIe siècle) ; Les homines de mansata en Bas-Languedoc (milieu du XIIe-milieu du XIVe siècle) : théorie, pratiques et résistances ; Ville et servage en Languedoc toulousain : l'air de la ville rend-il libre ? ; De la queste à la questalité : l'avènement d'un servage institutionnalisé en Gascogne (XIIe-XIIIe siècles) ; La servitude dans le nord de la péninsule Ibérique : modalités d'un déclin ; Le nouveau servage en Provence aux XIe-XIIIe siècles, absence ou rareté ; La servitude au cœur de la réaction féodale : Les Arcs, 1366 ; Des esclaves toscans, du milieu du XIVe au milieu du XVe siècle ; Note sur le vocabulaire de la servitude et de l'esclavage en Toscane à la fin du Moyen Age.

ETIENNE (Robert).

Le Quartier Nord-Est de Volubilis. Texte.

De Boccard, 1960, in-4°, 190 pp, biblio, 3 index, broché, couv. illustrée, bon état. Sans le portefeuille de planches

"La grande publication de M. R. Etienne sur le quartier nord-est de Volubilis marquera une date importante des études d'archéologie romaine dans le domaine de l'urbanisme et de l'architecture privée. Bien peu de sites en effet ont suscité jusqu'ici des recherches quelque peu approfondies sous cet aspect et seule l'architecture hellénique ou hellénistique peut opposer encore d'excellentes éditions de fouilles, tels les travaux d'Olynthe et de Délos, au néant à peu près absolu de toute, investigation de ce genre dans le monde romain malgré les découvertes de Pompéi, d'Herculanum et de certaines cités d'Afrique du Nord..." (Jean Ch. Balty, L'antiquité classique, 1961) — "L'auteur utilise sa connaissance précise et directe de la fouille de Volubilis pour présenter du quartier résidentiel du nord-est, organisé autour du Palais du Gouverneur, une étude d'ensemble d'où se dégagent des conclusions historiques sur l'évolution de l'habitat et l'évolution de l'économie, dans les limites d'une chronologie précisée..." (Jean Marcadé, Revue des Études Anciennes, 1961)

EULENBERG (Herbert).

Cicéron, 106-43 av. J.-C.

Payot, 1935, in-8°, 255 pp, avant-propos et traduction par Robert Bouvier, 8 gravures hors texte, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

"Un livre intéressant pour nous, gens de métier, en ce qu'il est l'oeuvre non d'un spécialiste, mais d'un littérateur ; d'ailleurs de bonne renommée." (Henri-Irénée Marrou, Revue Historique, 1936)

FANTAR (M'hamed Hassine).

Carthage, la cité punique.

P., CNRS Editions, et Tunis, Alif, les Editions de la Méditerranée, 1995, gr. in-8° carré, 128 pp, 90 photos, cartes, plans et figures en noir et en couleurs, notes, données chronologiques, biblio, lexique, broché, couv. illustrée, bon état

Qui ne connaît Carthage, la prestigieuse cité punique ? La mémoire collective, la renommée et la poésie ont décidé que la princesse tyrienne Elissa, encore appelée Didon, avait été la fondatrice de Carthage. Et Virgile garde le privilège d'en avoir été le plus grand chantre. L'historiographie ancienne était résolument didactique et réductrice. De Carthage, on ne pouvait recevoir qu'une image floue. Aujourd'hui, la réalité est autre grâce aux progrès que la recherche ne cesse d'enregistrer dans les domaines de l'histoire et de l'archéologie, par une relecture systématique et minutieuse des textes et par une interrogation assidue des vestiges mis au jour. La lecture de cet ouvrage permet de reconnaître les structures de la grande métropole punique et d'en saisir la morphologie et la syntaxe : l'urbanisme, la voie publique, les places, les habitations, les sanctuaires, le port, les échoppes des artisans, la vie économique, la société, la culture, les institutions, les croyances, bref tout ce qui révèle de la gestion du profane et du sacré. — M'hamed Hassine Fantar est professeur d'histoire et d'archéologie à l'université de Tunis et directeur de recherche à l'Institut National du Patrimoine, chargé des Etudes Phéniciennes et Puniques.

FAVRE (Jules).

Rome et la République française.

Plon, 1871, gr. in-8°, 432 pp, pièces justificatives, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs sur les premiers et derniers feuillets, bon état

"Le volume que nous donne aujourd'hui M. Jules Favre a trait surtout à son rôle comme ministre des affaires étrangères vis-à-vis de la papauté et de l'Italie, au sujet de Rome. Le livre, tel qu'il est, a provoqué une trés vive irritation dans la presse religieuse contre M. Jules Favre. Les injures n'ont point été ménagées à l'auteur, qui, malgré de grandes faiblesses et des fautes que l'avenir jugera, n'en restera pas moins une des figures remarquables de ce temps, et l'un des hommes dont notre pays s'honorera. Certain parti aurait sans doute voulu qu'à lui seul, tandis que toute l'Allemagne nous écrasait, et que chaque puissance se désintéressait de la question du pouvoir temporel, M. Jules Favre prit sur lui de soutenir la papauté. Il faudrait pourtant que les partisans les plus convaincus du pouvoir temporel se donnassent la peine de constater, d'après les documents publiés par M. Jules Favre, qu'aucun ministre en Europe ne s'est avisé de penser que le pouvoir temporel dût être maintenu, et que tous ont été de l'avis de M. d'Anethan, ministre de Belgique, qui déclarait à M. de Barral « qu'absolument parlant, le pouvoir temporel n'était pas d'une nécessité indispensable au Saint-Siège pour remplir sa mission dans le monde ». M. Jules Favre a donc été en droit de conclure de ce jugement unanime porté sur le pouvoir temporel que le principe de la domination temporelle des papes avait « fait son temps », et de déclarer que le gouvernement français devrait s'en tenir à ces deux résolutions : la première, de n'intervenir (ni directement, ni indirectement) dans un but d'action quelconque ayant pour but le rétablissement du pouvoir temporel ; – et la seconde, de continuer près du saint-père le rôle de protecteur respectueux de sa personne et de sa liberté religieuse. Le souverain pontife lui-même parait avoir accepté d'ailleurs le sacrifice que lui imposait la nécessité des temps. On lit, en effet, dans une dépêche du comte d'Harcourt, notre ambassadeur à Rome, cette réponse que lui fit le saint-père : « La souveraineté n'est pas à rechercher dans des temps comme ceux-ci : je le sais mieux que personne. Tout ce que je désire, c'est un petit coin de terre où je serai le maître. Si l'on m'offrait de me rendre mes États, je refuserais, mais tant que je n'aurai pas ce petit coin de terre, je ne pourrai exercer dans leur plénitude mes fonctions spirituelles. » Ce sont là des paroles très dignes d'attention puisqu'elles sont rapportées par M. d'Harcourt, dont les sentiments de vénération pour le souverain pontife ne peuvent être mis en doute. Dès lors il faut espérer qu'elles n'échapperont pas à l'attention des catholiques français, et qu'ils s'en inspireront pour comprendre qu'ils nuiraient à nos intérêts les plus considérables en poursuivant la restauration du pouvoir temporel, alors même que le pape déclare que si l'on offrait de lui rendre ses États, il les refuserait." (La Revue politique et littéraire, 11 novembre 1871) — Table : But de cet écrit ; Déclaration du ministre des affaires étrangères à M. Nigra, après le 4 septembre1870 ; L'Empire et le Concile ; L'Empire retire les troupes françaises au moment de la guerre ; Rome et le gouvernement du 4 septembre. – Entrée des Italiens à Rome ; Conduite du gouvernement français après la prise de Rome ; Rome et le gouvernement de M. Thiers ; Propositions d'une conférence repoussées par le gouvernement français ; Protection accordée au Saint-Siège ; Nomination d'un ambassadeur à Rome – M. le comte d'Harcourt ; Translation de la capitale à Rome – Instructions données à notre ministre à Florence ; Pétitionnement des évêques. – Discussion à l'Assemblée. – Renvoi des pétitions au ministre des Affaires étrangères ; Nomination de M. de Rémusat au poste de ministre des Affaires étrangères ; Conséquence du vote de l'Assemblée ; Conduite à tenir envers l'Italie ; Conduite à tenir envers le Saint-Siège, et conclusion. – 20 Pièces justificatives (pp. 303-430).

FAVRE (Jules).

Rome et la République française.

Plon, 1871, gr. in-8°, 432 pp, pièces justificatives, reliure demi-percaline bordeaux à la bradel, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue (rel. de l'époque), pt trace de mouillure au coin des 10 premiers feuillets, bon état

"Le volume que nous donne aujourd'hui M. Jules Favre a trait surtout à son rôle comme ministre des affaires étrangères vis-à-vis de la papauté et de l'Italie, au sujet de Rome. Le livre, tel qu'il est, a provoqué une trés vive irritation dans la presse religieuse contre M. Jules Favre. Les injures n'ont point été ménagées à l'auteur, qui, malgré de grandes faiblesses et des fautes que l'avenir jugera, n'en restera pas moins une des figures remarquables de ce temps, et l'un des hommes dont notre pays s'honorera. Certain parti aurait sans doute voulu qu'à lui seul, tandis que toute l'Allemagne nous écrasait, et que chaque puissance se désintéressait de la question du pouvoir temporel, M. Jules Favre prit sur lui de soutenir la papauté. Il faudrait pourtant que les partisans les plus convaincus du pouvoir temporel se donnassent la peine de constater, d'après les documents publiés par M. Jules Favre, qu'aucun ministre en Europe ne s'est avisé de penser que Je pouvoir temporel dût être maintenu, et que tous ont été de l'avis de M. d'Anethan, ministre de Belgique, qui déclarait à M. de Barral « qu'absolument parlant, le pouvoir temporel n'était pas d'une nécessité indispensable au Saint-Siège pour remplir sa mission dans le monde ». M. Jules Favre a donc été en droit de conclure de ce jugement unanime porté sur le pouvoir temporel que le principe de la domination temporelle des papes avait « fait son temps », et de déclarer que le gouvernement français devrait s'en tenir à ces deux résolutions : la première, de n'intervenir (ni directement, ni indirectement) dans un but d'action quelconque ayant pour but le rétablissement du pouvoir temporel ; – et la seconde, de continuer près du saint-père le rôle de protecteur respectueux de sa personne et de sa liberté religieuse. Le souverain pontife lui-même parait avoir accepté d'ailleurs le sacrifice que lui imposait la nécessité des temps. On lit, en effet, dans une dépêche du comte d'Harcourt, notre ambassadeur à Rome, cette réponse que lui fit le saint-père : « La souveraineté n'est pas à rechercher dans des temps comme ceux-ci : je le sais mieux que personne. Tout ce que je désire, c'est un petit coin de terre où je serai je maitre. Si l'on m'offrait de me rendre mes États, je refuserais, mais tant que je n'aurai pas ce petit coin de terre, je ne pourrai exercer dans leur plénitude mes fonctions spirituelles. » Ce sont là des paroles très dignes d'attention puisqu'elles sont rapportées par M. d'Harcourt, dont les sentiments de vénération pour le souverain pontife ne peuvent être mis en doute. Dès lors il faut espérer qu'elles n'échapperont pas à l'attention dus catholiques français, et qu'ils s'en inspireront pour comprendre qu'ils nuiraient à nos intérêts les plus considérables en poursuivant la restauration du pouvoir temporel, alors même que le pape déclare que si l'on offrait de lui rendre ses États, il les refuserait." (La Revue politique et littéraire, 11 novembre 1871) — Table : But de cet écrit ; Déclaration du ministre des affaires étrangères à M. Nigra, après le 4 septembre1870 ; L'Empire et le Concile ; L'Empire retire les troupes françaises au moment de la guerre ; Rome et le gouvernement du 4 septembre. – Entrée des Italiens à Rome ; Conduite du gouvernement français après la prise de Rome ; Rome et le gouvernement de M. Thiers ; Propositions d'une conférence repoussées par le gouvernement français ; Protection accordée au Saint-Siége ; Nomination d'un ambassadeur a Rome – M. le comte d'Harcourt ; Translation de la capitale à Rome – Instructions données à notre ministre à Florence ; Pétitionnement des éveques. – Discussion à l'Assemblée. – Renvoi des pétitions au ministre des affaires étrangères ; Nomination de M. de Rémusat au poste de ministre des affaires étrangères ; Conséquence du vote de l'Assemblée ; Conduite à tenir envers l'Italie ; Conduite à tenir envers le Saint-Siége, et conclusion. – 20 Pièces justificatives (pp. 303-430).

FERGUSON (John).

The Religions of the Roman Empire.

London, Thames & Hudson, 1974, in-8°, 296 pp, 87 illustrations sur 32 pl. hors texte, biblio, chronologie, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état (Coll. Aspects of Greek and Roman Life). Texte en anglais

FILON (M.).

Mémoire sur l'état moral et religieux de la société romaine à l'époque de l'apparition du christianisme. Lu dans les séances des 15, 22 et 29 juin 1839.

Paris, 1839, in-4°, 56 pp, Extrait des Mémoires de l'Académie des Sciences morales et politiques.