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AFFAGART (Greffin).

Relation de Terre Sainte (1533-1534), publiée avec une introduction et des notes par J. Chavanon.

P., Lecoffre, 1902, gr. in-8°, xxvii-245 pp, 3 planches d'illustrations hors texte (2 photos de Chypre et une vue d'époque de Corfou) et une gravure d'époque dans le texte, imprimé sur papier vélin satiné de qualité, broché, bon état

"Si les récits de pèlerinage en Terre Sainte au XVIe siècle ne manquent pas, il en est peu qui se présentent aussi riches en détails ethnographiques, aussi soucieux de l'exactitude, et aussi naïvement pittoresques, que ce livre du gentilhomme manceau que vient de publier M. Chavanon. Le gentilhomme, peu versé dans les questions d'Ecriture Sainte et de géographie sacrée, avait pris soin de se faire suivre partout d'un Frère Cordelier, le Fr. Bonaventure, qui portait la Bible sur lui et lui en lisait les passages convenables en les commentant. Dès que vient la description d'un site biblique ou le récit de quelques faits d'Histoire Sainte, c'est le reflet des histoires du Cordelier que nous sommes sûrs de retrouver sous la plume de l'écrivain. Il prend soin de nous en avertir lui-même, mais nous n'avons pas besoin de ce renseignement, tant ces passages, ternes et froids, font tache au milieu du récit de voyage, si riant et si animé. A signaler cependant dans cette partie même quelques détails intéressants. Ajoutons que ce récit forme un élégant volume très correctement imprimé et enrichi de notes explicatives. Un excellent volume qui vient enrichir la collection des pèlerins de Terre Sainte." (Privat Bélard, Échos d'Orient, 1904)

AMAT (Roman d').

La fin du Moyen Age et le seizième siècle (1328-1610).

Hatier, 1934, gr. in-12, 670 pp, tableaux synchroniques, nombreuses gravures, 4 cartes dépliantes en couleurs hors texte, cart. éditeur, une garde recollée, bon état (Cours d'histoire H. Gaillard et Roman d'Amat)

AMIGUET (Philippe).

L'âge d'or de la diplomatie. Machiavel et les Vénitiens.

Albin Michel, 1963, in-8°, 334 pp, biblio, broché, couv. illustrée, dos passé, bon état

"... Situation de l’Europe au temps de Machiavel, récit et analyse des négociations du secrétaire florentin avec les Pisans et avec César Borgia, de ses missions auprès de Louis XII et auprès des deux moitiés de Dieu : Jules Il et Maximilien. Ces relations d’ambassades, tout comme les descriptions, parfois pittoresques, familières non exemptes d’humour, des voyages et des usages, du cérémonial et du protocole, comme aussi tout ce qui peint la figure et la vie (la vie amoureuse y tient une bonne place) de Machiavel, sont présentées de façon intelligente et probe par M. Amiguet. Un bon tableau de l’activité politique de Machiavel et de la diplomatie florentine et européenne au commencement du XVIe siècle. La deuxième partie traite de la diplomatie vénitienne. Les institutions et les mœurs de la Sérénissime y sont soigneusement décrites : Conseil des Dix et Inquisiteurs, c’est la même dépense prodigue d’intrigues, d’empoisonnements, de noyades, de courtisanes payées pour recueillir sur l’oreiller les secrets d’Etat..." (Y. Florenne, Le Monde diplomatique, 1963)

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV.

Fayard, 1955, in-12, 510 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, 1er plat conservé (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"La Révolution et les débuts du XIXe siècle n'ont pas rendu à Henri IV la justice qui lui était due et la Restauration n'a utilisé sa légende que pour l'opposer au prestige napoléonien. C'est de ce temps que date le portrait du roi Henri, image d'Epinal en nuances molles et fades ! Heureusement ce portrait faux les historiens modernes l'ont récusé et nul aussi bien que M. Andrieux n'a remis en belle lumière les traits virils dont on avait paradoxalement dépouillé un personnage qui est sans doute le plus haut en couleurs de notre histoire." (Albert Vincent, Revue des Sciences religieuses, 1956)

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV.

Fayard, 1955, pt in-8°, 510 pp, broché, bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Edition originale, un des 50 ex. numérotés sur velin pur fil des Papeteries Lafuma, à toutes marges

"La Révolution et les débuts du XIXe siècle n'ont pas rendu à Henri IV la justice qui lui était due et la Restauration n'a utilisé sa légende que pour l'opposer au prestige napoléonien. C'est de ce temps que date le portrait du roi Henri, image d'Epinal en nuances molles et fades ! Heureusement ce portrait faux les historiens modernes l'ont récusé et nul aussi bien que M. Andrieux n'a remis en belle lumière les traits virils dont on avait paradoxalement dépouillé un personnage qui est sans doute le plus haut en couleurs de notre histoire." (Albert Vincent, Revue des Sciences religieuses, 1956)

ANDRIEUX (Maurice).

Henri IV dans ses années pacifiques.

Plon, 1954, in-8°, 427 pp, 16 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

ANDRIEUX (Maurice).

Les Coulisses de l'histoire : vie de Bianca Cappello, Béatrice Cenci, Cola di Rienzi.

Périgueux, Pierre Fanlac, 1972, in-8°, 223 pp, broché, couv. à rabats avec photo de l'auteur au 2ème plat, bon état. Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur vélin filigrané

ANQUETIL (Louis-Pierre).

L'Esprit de la Ligue, ou Histoire politique des troubles de France, pendant les XVIe et XVII siècles.

P., Chez Bossange, Besson et Masson, 1797, 3 vol. in-12, 329, 341 et 396 pp, 4e édition, revue, corrigée et augmentée, index, reliures demi-veau naturel, dos lisses avec pièces de titre basane fauve et filets guillochés dorés, tranches rouges (rel. de l'époque), une coiffe arasée, bon état

Considéré comme le meilleur ouvrage de l'auteur, cette histoire connut un grand succès jusque pendant le XIXe siècle. Elle débute par une bibliographie historique fort utile sur le sujet. La Sainte ligue catholique fondée en 1576 consistait à défendre la France contre les Protestants ; animée par les Guise, elle constitua un des plus grands dangers que la monarchie ait connu. L'esprit de la Ligue s'éteint progressivement avec les victoires d'Henri IV, après avoir fomenté de nombreuses guerres religieuses. — « L’exactitude et l’heureux enchaînement des faits mettent le lecteur à portée de pénétrer lui-même dans le secret des cours ou des cabinets. » (Michaud, t. 2, p. 34).

ANQUEZ (Léonce).

Henri IV et l'Allemagne. D'après les mémoires et la correspondance de Jacques Bongars.

Hachette, 1887, in-8°, lxxvi-226 pp, un portrait en frontispice, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid et caissons à froid, pièce de titre basane carmin, encadrements à froid sur les plats, fer doré de lycée au 1er plat, qqs rares rousseurs, bon état

Jacques Bongars seigneur de Bauldry et de La Chesnaye (1554-1612), humaniste et historien; élevé dans le protestantisme, fut pendant près de trente ans ambassadeur du roi Henri IV, spécialement auprès des princes protestants d'Allemagne. On lui doit des éditions de Justin et de Quinte Curce, une histoire des Croisades: Gesta Dei per Francos (Hanau, Aubri, 1611) et une collection des historiens hongrois : Rerum Hungaricarum scriptores varii (Francfort, 1600). Sa correspondance est une source indispensable pour l'étude du règne d'Henri IV. (Hauser, Les sources de l'histoire de France, XVIe s. (1494-1610), t. III, pp. 76-78). — "Jacques Bongars, né à Orléans en 1554, mort à Paris en 1612, est également connu comme érudit et comme diplomate. Ses contemporains se sont plu à louer, en vers et en prose, sa sincérité, son désintéressement, sa science, virtutem et eruditionem. C’est en la compagnie de cet honnête homme que M. Anquez a entrepris de faire l’histoire des relations d’Henri IV avec l’Allemagne de 1583 à 1610, à la lumière de nombreux documents puisés à la Bibliothèque nationale : « I. Secours fournis par l’Allemagne à Henri de Béarn, roi de Navarre, puis roi de Franee, sons le nom de Henri IV ; – II. Rapports de Henri IV avec les princes et les villes d’Allemagne, depuis la conclusion de la paix de Vervins jusqu’à l’expédition de Sedan inclusivement ; – III. Dernières négociations de Henri IV avec les princes allemands et coalition formée contre la branche allemande de la maison d’Autriche. » Ce récit, en dehors de son importance pour l’étude de notre histoire, offre un attrait plus général par la multitude de choses auxquelles il touche et des gens qu’il nous fait connaître par leurs petits et par leurs grands côtés, et par le spectacle qu’il nous donne d’une grande pensée politique s’élevant au-dessus des rivalités de personnes et des haines religieuses dans le seul intérêt de la France." (Revue internationale de l'enseignement, 1887)

ANTHONY (Evelyn).

Anne Boleyn, la deuxième femme de Barbe-Bleue. Roman.

Laffont, 1985, in-8°, 386 pp, traduit de l'anglais, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Amour et la gloire)

Il n'est pas besoin de travestir le destin d'Anne Boleyn pour faire du récit de sa vie le plus prodigieux des romans... Avec un art consommé, une remarquable finesse psychologique, Evelyn Anthony fait revivre toute la cour cruelle et raffinée du plus magnifique des Tudor. Un drame d'une prodigieuse densité, tout parsemé de jalousie, de haine et de mort, qui nous conduit du trône à l'échafaud. L'auteur a su rendre à cette époque de fer et d'or tout son éclat et tracer un portrait inoubliable de la plus belle des intrigantes qui ont modelé l'histoire du monde.

ARIOSTE (Ludovico Ariosto, dit l').

Roland Furieux. Edition revue et corrigée, traduction par le comte de Tressan.

P., Paulin, 1846, 4 vol. in-16, xi-300, 280, 297 et 284 pp, notes, les 4 tomes reliés en 2 volumes demi-toile havane, dos lisses avec filets à froid, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état

Chef-d'œuvre de l'Arioste, poète italien de la Renaissance, le Roland Furieux (Orlando Furioso), parodie du poème chevaleresque, tresse, avec une habileté et une ironie, trois grands thèmes : la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, la folie de Roland vainement amoureux de l'inconstante Angélique, enfin les amours et le mariage de Roger et Bradamante, ancêtres imaginaires de la dynastie d'Este. Composé de 46 chants, mêlant le tragique au plaisant, le lyrique au romanesque, usant avec autant de liberté que de maîtrise de toute la culture européenne, d'Homère aux contemporains en passant par les romans médiévaux, le Roland furieux, expérience livresque et humaine de l'Arioste en une symphonie perpétuellement mouvante de personnages et d'événements qui, après l'écroulement des repères du Moyen Âge, reflète le scepticisme souriant de la Renaissance. Ses compatriotes, l'ont surnommé le divin Arioste et son ottava rima a été appelé ottava d'oro (la huitième d'or). Il publia son poème pour la première fois en 1516, en 40 chants, mais il ne cessa de le retoucher et en donna en 1532 une édition augmentée de six chants.

ARMENGAUD (André).

La Famille et l'enfant en France et en Angleterre du XVIe au XVIIIe siècle. Aspects démographiques.

P., SEDES, 1975, in-12, 193 pp, biblio, broché, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Regards sur l'Histoire)

Bonne mise au point sur l'histoire de la famille et de l'enfant, issue d'un cours professé en 1974-1975 à l'Université de Toulouse-le Mirail. Bibliographie critique (12 p.) in fine.

AUDIN (J.-M.).

Histoire de la vie, des ouvrages et des doctrines de Luther.

P., Maison, 1850, in-12, 526 pp, nouvelle édition revue et corrigée, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs filetés, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), trace de mouillure ancienne en coin, bon état

"Nous avons déjà dit plusieurs fois que c'était aux écrivains protestans que nous devions de connaître avec plus d'impartialité l'histoire de plusieurs de nos pontifes. Il paraît que, par réciprocité, ce sera aux écrivains catholiques que les protestans devront de connaître avec plus de vérité l'histoire de leurs docteurs. C'est au moins ce que nous pouvons conclure de “l'Histoire de Luther” que vient de publier M. Audin. Cette histoire me paraît jeter un jour nouveau et vrai sur ce père de la réforme protestante. Après l'avoir lue avec attention, on s'étonne avec raison qu'un homme si immoral, si faux, si emporté, ait pu exercer une aussi grande influence sur ses contemporains ; on se demande comment tous ces premiers hommes de la réforme, auxquels nous sommes loin de refuser de grandes qualités, ont pu se laisser fasciner et entraîner par un esprit si éloigné de l'esprit de Dieu. Disons le, c'est qu'un esprit anti-chrétien, esprit de raisonnement, d'orgueil et de paganisme, faisait le fond de toute la science de ces docteurs, qui voulurent régénérer l'Eglise..." (L'Université catholique, 1841) — "M. Audin poursuit avec célérité la série de ses pamphlets injurieux contre les réformateurs et le protestantisme. Il a été déjà rendu compte de son “Histoire de Luther” dans “l'Evangéliste” du 1er février 1840. A cette occasion, on a signalé les tendances de la faction à laquelle appartient cet auteur, faction qui ne voit de salut pour les générations modernes que dans un retour absolu vers les beaux jours du moyen âge. M. Audin a embrassé la défense d'une Église qui certes a besoin d'être défendue, mais qu'il faut plaindre profondément de se voir réduite à prendre des champions de cette force..." (Le Lien, journal des églises réformées de France, 1841)

AUDIN (J.-M.).

Histoire de Léon X et de son siècle. Sixième édition.

P., Retaux-Bray, 1885, in-12, 539 pp, reliure demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs filetés avec caissons dorés trés ornés, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées, fer doré sur le 1er plat (rel. de l'époque), bon exemplaire

AUGERON (Mickaël), Didier Poton, Bertrand Van Ruymbeke (dir.).

Les Huguenots et l'Atlantique. Volume II : Fidélités, racines et mémoires.

Les Indes savantes, 2012, in-4°, 515 pp, préface de Jean-Pierre Poussou, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, un mors très lég. abîmé, bon état

Fruit d'une collaboration internationale, cet ouvrage, en deux volumes, offre pour la première fois une vaste synthèse sur les relations que les protestants français entretiennent avec le monde atlantique, depuis le XVIe siècle. De l'Europe au Brésil, de l'Amérique du Nord à l'Afrique du Sud, les huguenots ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires. Monuments historiques, sites touristiques, collections archivistiques ou muséographiques, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d'écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler, d'un rivage à l'autre, cette histoire commune; une histoire qui transcende les cadres nationaux. Les centaines de documents iconographiques, ici réunis, en témoignent et permettent d'appréhender cette présence huguenote dans toute son étendue spatiale et temporelle. –Ce second volume aborde la question du "Refuge", tant en Afrique du Sud que dans les colonies anglaises et néerlandaises d'Amérique. Dès la fin du XVIIe siècle, ce sont des dizaines de milliers de personnes, nobles, soldats, pasteurs, négociants ou petites gens qui quittent le royaume de France, pour des raisons religieuses ou dans l'espoir, tout simplement, d'une vie meilleure. Certains parviennent à bâtir de formidables fortunes dans les colonies étrangères, tandis que d'autres se contentent d'y diffuser idéaux, nouvelles techniques ou pratiques cultuelles, contribuant à modeler les sociétés d'accueil sur le plan culturel. Sait-on par exemple qu'il existe encore à New York une église de langue française, héritière directe de l'installation de colons huguenots dans l'île de Manhattan (New York) au XVIIe siècle ? que les villes de New Rochelle, dans l'État de New York, et de New Bordeaux, en Caroline du Sud, ont été fondées par des réfugiés français ? que ces mêmes huguenots ont contribué au développement de la viticulture en Afrique du Sud, à partir de la région de Franschhoek, le "coin des Français" ? Que leur périple a été exploité tant par les démocrates américains que par les idéologues du Ku Klux Klan, les tenants de l'Apartheid ou les presbytériens du Brésil ? Mythifiée par les uns, méconnue par les autres, cette "histoire du Refuge" n'en constitue pas moins un puissant ferment identitaire pour les descendants de huguenots ou les communautés réformées actuelles. Ces héritages partagés, qui dépassent les frontières nationales, sont source d'une mémoire commune qui contribue depuis la fin du XVIIIe siècle à rapprocher les deux rives de l'Atlantique autour de projets fédérateurs et d'échanges croissants.

AYMARD (Maurice) et Marzio-A ROMANI (dir.).

La Cour comme institution économique. 12ème Congrès International d'Histoire Economique Séville-Madrid, 24-28 août 1998 / Twelfth International Economic History Congress Seville-Madrid, 24-28 August 1998.

P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1998, in-4°, 217 pp, broché, couv. illustrée, bon état. 16 études érudites en français (6), anglais (8), espagnol (1) et italien (1).

Longtemps négligées par les historiens, les cours royales et princières de l'Europe médiévale et moderne ont trouvé depuis vingt ou trente ans, grâce en particulier à Norbert Elias, une place centrale dans une histoire désormais plus attentive aux cultures, aux comportements et aux pratiques sociales des élites, et à leur influence sur le reste de la société. Les historiens de l'économie ont pourtant continué à les reléguer au second plan, comme ils l'ont fait d'ailleurs, jusqu'à une date toute récente, pour la majorité des institutions de l'économie d'Ancien Régime. Tout au plus acceptent-ils de leur appliquer des catégories d'analyse empruntée à l'anthropologie économique, et de parler d'économie de prestige, de dépense somptuaire et de destruction ostentatoire des richesses. Le tout situé dans une phase réputée "primitive" de l'émergence d'Etats qui cherchent à s'établir dans la durée, mais s'identifient encore avec une personne. Les études réunies dans ce livre partagent la même volonté de se libérer de ces stéréotypes, et de décrire la logique institutionnelle qui a présidé à l'émergence et à la consolidation d'un modèle original de gouvernement central. Celui-ci se retrouve hors d'Europe, à la même époque, sous d'autres formes : ainsi dans l'Empire ottoman, dans l'Inde prémogole et mogole, en Chine ou dans le Japon des Tokugawa. Il a pour originalité de juxtaposer, mais pour mieux réussir ensuite à les séparer, des fonctions administratives et d'autres, plus difficiles à définir, qui s'organisent autour du service personnel du prince. Comme les armées permanentes, dont elles précèdent la création, les cours regroupent des effectifs importants, mobilisent des ressources croissantes en argent et en nature, provoquent la mise en place de circuits économiques nouveaux, fixent des normes de consommation et de dépense, disciplinent les comportements individuels et collectifs, suscitent chez les acteurs des attentes et des stratégies rationnelles fondées sur une information partagée. Elles possèdent ainsi tous les traits que les économistes reconnaissent aujourd'hui aux institutions qui constituent le cadre non marchand nécessaire au fonctionnement de toute économie marchande.

BAILLY (Auguste).

Les derniers Valois.

Flammarion, 1951, in-12, 346 pp, chronologie des règnes, un tableau généalogique, biblio, broché, bon état (Coll. L'Histoire)

"Un tragique destin était réservé aux derniers Valois : ils devaient monter sur le trône au moment où l'opposition de deux doctrines religieuses allait passer du plan idéologique au plan politique, susciter des haines inexpiables, et provoquer des guerres civiles interminables et sanglantes. Les règnes de Charles IX et de Henri III constituent le dernier acte, et le plus atroce, de ce drame religieux..." (Introduction)

BARBICHE (Bernard).

Les institutions de la monarchie française à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle).

PUF, 2001, in-8°, 430 pp, 2e édition revue et corrigée, biblio, index, broché, couv. illustrée d'une photo de l'auteur, bon état

Quelle était la nature du pouvoir monarchique en France à l'époque moderne ? Que faut-il entendre par "absolutisme" ? Comment le roi gouvernait-il ? Par quels actes faisait-il connaître ses volontés ? Quels agents exécutaient ses ordres ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce manuel s'efforce de répondre, en présentant méthodiquement les principales institutions centrales et provinciales de l'ancienne France. Une large place a été faite à la structure des départements ministériels, à leurs bureaux et à leur personnel, à leur cadre et à leurs méthodes de travail, de même qu'aux dépôts d'archives, dont la constitution est l'un des effets de la croissance de l'État et du développement de la bureaucratie. Le livre prend en compte l'apport de l'histoire administrative, qui a connu ces dernières années un essor remarquable à l'initiative des administrations elles-mêmes. De nombreux renvois de page à page, un index détaillé et des orientations bibliographiques facilitent sa consultation et son maniement.

BARBICHE (Bernard).

Sully.

Albin Michel, 1978, in-8°, 249 pp, qqs portraits, gravures et croquis, une carte, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Aventure humaine)

... Le travail est consciencieux, l'information fournie puisée à des sources multiples. Ceux qui ignorent tout du personnage et des problèmes qu'il rencontre auront là le panorama le plus complet et le plus sérieux qu'on puisse trouver aujourd'hui... (Alain Guéry)

BARRAULT (Jean-Michel).

Le Sacre et La Pensée. 1529, de Dieppe à Sumatra. Les capitaines-poètes de Jean Ango ouvrent la route des Indes fabuleuses.

Seghers, 1989, gr. in-8°, 302 pp, 16 pl. de documents hors texte, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Etonnants voyageurs)

Le 3 avril 1529 appareillent de Dieppe deux nefs de vingt mètres, Le Sacre et La Pensée : aux ordres de Jean Ango, un armateur richissime, Jean et Raoul Parmentier ont reçu pour mission d'ouvrir à la France la route de l'Orient fabuleux et de ses trésors. Eux-mêmes sont tout à la fois marins, humanistes et poètes. Ils veulent relever le défi de cette navigation hasardeuse sur des mers ignorées, et tandis qu'ils s'enferment dans leur cabine pour traduire Salluste, les matelots, eux, s'apprêtent à affronter les tempêtes, à souffrir de la faim et de la soif. Ils seront massacrés par les sauvages, décimés par le scorbut et les fièvres. Une poignée seulement de moribonds débarquera à Dieppe avec quelques tonneaux de poivre, et les Français, découragés, laisseront les Portugais piller seuls les richesses de l'Orient.

BARRET (P.) et J.-N. GURGAND.

Le Roi des derniers jours. L'exemplaire et très cruelle histoire des rebaptisés de Münster (1534-1535).

Hachette, 1981, in-8°, 396 pp, une carte, 2 plans et une illustration sur double page, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Jean de Leyde (1509-1536) et à la révolte des Anabaptistes de Münster.

BARUZI (Jean).

Saint Jean de la Croix et le problème de l'expérience mystique. (Thèse).

Félix Alcan, 1931, in-4°, xxix-740 pp, 2e édition revue et augmentée, biblio, index, broché, dos recollé avec manque, état correct (Coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine)

Les textes ; La vie ; La relation de l'expérience à la doctrine ; La synthèse doctrinale. — 2e édition revue et augmentée, notamment d'une préface de 21 pp où l'auteur s'explique sur son projet et répond aux critiques qui lui ont été adressées (la première édition est de 1924). Jean Baruzi (1881-1953) est un historien des religions et un philosophe français. Spécialiste de Leibniz, Paul de Tarse, Angelus Silesius et Jean de la Croix, il fut nommé professeur au Collège de France en 1933-1934, reprenant la chaire d’« Histoire des religions » à la suite d’Alfred Loisy, dont il était le suppléant depuis 1925. — "Grâce au beau livre de M. Jean Baruzi, les études espagnoles contractent vis-à-vis de la philosophie une dette d'importance exceptionnelle : car c'est une thèse de philosophie que ce gros in-octavo... Dès les premières lignes de la préface, dès le litre même, l'Espagne est dépassée : un problème général est posé. Mais l'auteur s'est établi si solidement en Espagne, il est parti d'une si scrupuleuse étude des textes, d'une enquête si exigeante sur le milieu historique, que sa synthèse, touchant une des plus hautes manifestations du génie espagnol, offre aux hispanistes des richesses qu'il faut ici inventorier. (...) Jean de la Croix est pris dans ce livre comme un cas extrême, un cas limite ; comme un point de vue dominant sur le mysticisme chrétien. (...) Ce livre de philosophe et d'artiste pourrait donner une précieuse leçon à bien des érudits. L'ouvrage, après avoir été lu, pourra être consulté, et quiconque voudra aborder à son tour un des problèmes qu'il touche, sera guidé vers les sources. Avons-nous assez fait deviner, par une analyse sommaire de son contenu, l'héroïque effort qui fait la beauté du livre ?" (Marcel Bataillon, Bulletin Hispanique, 1925)

BATIFFOL (Louis).

Le Siècle de la Renaissance.

Hachette, 1913, in-8°, ii-419 pp, reliure demi-percaline époque, dos lisse orné (Coll. L'Histoire de France racontée à tous)

BATIFFOL (Louis).

Le Siècle de la Renaissance.

Hachette, 1909, in-8°, 419 pp, reliure pleine toile écrue, dos lisse, pièce de titre basane fauve, couv. conservées, bon état (Coll. L'Histoire de France racontée à tous)

"... Un volume confié à un jeune historien, M. L. Batiffol, connu déjà par deux livres intéressants sur Louis XIII et Marie de Médicis. Il a accompli sa tâche d'une façon très originale. Sans négliger le mouvement extraordinaire des lettres et des arts, c'est, en réalité, l'histoire de France de Charles VIII à Henri IV, qui constitue la trame très serrée du récit. Mais, au lieu de nous exposer les règnes successifs et la suite des événements, l'auteur nous fait le portrait des hommes ; il essaye de pénétrer leurs caractères et leurs idées ; il recherche ce qu'ils ont voulu faire et comment ils purent exécuter leurs desseins... Chemin faisant, M. Batiffol propose quelques conclusions neuves et il offre, sur des événements très controversés, des solutions que lui fournit l'examen des faits et le rapprochement des témoignages. (...) L'amiral de Coligny fut-il un traître à sa patrie pour avoir livré le Havre aux Anglais, et Catherine de Médicis est-elle une Messaline qu'il faut charger de meurtres et d'empoisonnements ? Quel est le vrai caractère des six ou sept guerres de religion, dont les écoliers ont tant de peine à comprendre l'enchaînement ? M. Batiffol ne défend ni ne légitime les représailles catholiques ; mais il établit très clairement que les fureurs iconoclastes des protestants, leurs destructions de tous les monuments du passé provenaient de l'idée très arrêtée chez les chefs de supprimer la religion ancienne, en la remplaçant par leur foi nouvelle. (...) Enfin, on trouvera encore dans ce volume une étude intéressante sur l'organisation de la France, sur sa vie constitutionnelle en 1600, au milieu même de la paix enfin rétablie par Henri IV. Le fonctionnement administratif du royaume : armée, marine, justice, finances, commerce, impôts, privilèges : tous les rouages sont indiqués avec les explications pertinentes..." (G. Baguenault de Puchesse, Journal des débats politiques et littéraires)

BATIFFOL (Louis).

Le Siècle de la Renaissance.

Hachette, 1909, in-8°, 419 pp, reliure demi-basane mordorée bleue, dos à 5 nerfs, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Coll. L'Histoire de France racontée à tous)

"... Un volume confié à un jeune historien, M. L. Batiffol, connu déjà par deux livres intéressants sur Louis XIII et Marie de Médicis. Il a accompli sa tâche d'une façon très originale. Peut-être le titre n'indique-t-il pas absolument la matière traitée ; car, sans négliger le mouvement extraordinaire des lettres et des arts, c'est, en réalité, l'histoire de France de Charles VIII à Henri IV, qui constitue la trame très serrée du récit. Mais, au lieu de nous exposer les règnes successifs et la suite des événements, l'auteur nous fait le portrait des hommes ; il essaye de pénétrer leurs caractères et leurs idées ; il recherche ce qu'ils ont voulu faire et comment ils purent exécuter leurs desseins... Chemin faisant, M. Batiffol propose quelques conclusions neuves et il offre, sur des événements très controversés, des solutions que lui fournit l'examen des faits et le rapprochement des témoignages. (...) L'amiral de Coligny fut-il un traître à sa patrie pour avoir livré le Havre aux Anglais, et Catherine de Médicis est-elle une Messaline qu'il faut charger de meurtres et d'empoisonnements ? Quel est le vrai caractère des six ou sept guerres de religion, dont les écoliers ont tant de peine à comprendre l'enchaînement ? M. Batiffol ne défend ni ne légitime les représailles catholiques ; mais il établit très clairement que les fureurs iconoclastes des protestants, leurs destructions de tous les monuments du passé provenaient de l'idée très arrêtée chez les chefs de supprimer la religion ancienne, en la remplaçant par leur foi nouvelle. (...) Enfin, on trouvera encore dans ce volume une étude intéressante sur l'organisation de la France, sur sa vie constitutionnelle en 1600, au milieu même de la paix enfin rétablie par Henri IV. Le fonctionnement administratif du royaume : armée, marine, justice, finances, commerce, impôts, privilèges : tous les rouages sont indiqués avec les explications pertinentes..." (G. Baguenault de Puchesse, Journal des débats politiques et littéraires)

BAUDRILLART (Alfred).

L'Eglise catholique, la Renaissance, le Protestantisme. Conférences données à l'Institut catholique, janvier-mars 1904.

P., Bloud & Cie, s.d. (1905), fort in-12, xv-400 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

"... J'ai été son élève, et je le vois encore, le front haut sous ses cheveux en brosse, l'œil expressif derrière son lorgnon, lisant de sa belle voix grave, un peu rapide, mais articulant les mots et accentuant ses fins de phrases, les feuillets de petit format que couvrait sa fine écriture. Vigueur de la composition, grande aisance de parole, jugement lucide et sûr, ces qualités auxquelles s'alliait un ardent désir d'être compris et d'instruire, pénétraient, éclairaient, vivifiaient ses cours qui n'étaient que des préparations et rendirent possible cette loyale appréciation, objective et sage sur “l'Église catholique, la Renaissance, le Protestantisme”, le plus achevé de ses ouvrages... Un renouveau d'études apologétiques s'étaient déjà manifesté en France à la fin du siècle dernier. S'intéressant à ce mouvement, l'abbé Baudrillart inaugurait à l'Institut catholique, dès 1904, sous le rectorat de Mgr Péchenard, une série de conférences qui obtinrent un tel succès qu'elles devinrent un cours régulier..." (Victor Carrière, Revue d'histoire de l'Église de France, 1934)

BELLEC (François), Luiz de Lancastre e Tavora, Rogério d'Oliveira, Hubert Michéa.

Nefs, galions et caraques dans l'iconographie portugaise du XVIe siècle.

P., Editions Chandeigne, 1993, in-4°, 137 pp, 120 illustrations, la plupart en couleurs, une carte, biblio, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état

Avant-propos (Luiz de Lancastre e Tavora) ; La Ligne des Indes au XVIe siècle (Journal d'un voyage ordinaire en enfer) (François Bellec) ; L'architecture navale & l'expansion maritime portugaise (Rogério d'Oliveira) ; Principaux navires du XVIe siècle (Hubert Michéa) ; Itinéraires de la Ligne des Indes (carte) ; Table des illustrations ; Bibliographie.

BELLEVAL (Marquis de).

Les derniers Valois : François II, Charles IX, Henri III.

P., Henri Vivien, 1900, in-8°, vi-680 pp, reliure demi-toile brique, dos lisse, pièce de titre basane fauve (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état

Table : Les fils de Henri II. La cour, la ville et la société de leur temps. – François II. — "M. le marquis de Belleval connaît sur le XVIe siècle et l'époque des derniers Valois en particulier une quantité d’anecdotes, de petits faits, de menus détails. Dans le volume qu’il vient de publier, M. de Belleval fait revivre en un tableau d'ensemble la cour, la ville et la société francaise pendant tout le règne des fils de Henri II. Il a rassemblé là un certain nombre de questions qu’il ne voulait pas fragmenter en les étudiant sous chacun de ces rois... Il traite du costume et des armes sous François II, sous Charles IX et Henri III. Il décrit l'organisation des Huguenots, détaille le trousseau d'une fille de France, propose des chapitres sur le clergé, les femmes françaises, les denrées et comestibles..." (Revue d'histoire moderne et contemporaine)

BELLONCI (Maria).

Lucrèce Borgia. Sa vie, son temps.

Club des Editeurs, 1956, in-8°, 512 pp, traduit de l'italien par Madeleine Vaussard, 32 pl. de gravures hors texte, tableau généalogique des principaux Borgia, notes, biblio, glossaire, tirage numéroté imprimé sur pur alfa d'Avignon, reliure de l'éditeur toile carmin avec un portrait de Lucrèce en médaillon contrecollé au 1er plat, dos lisse avec titres dorés (dos lég. sali), gardes illustrées, bon état

L'étude de Maria Bellonci est la plus fouillée et la plus complète de toutes celles existant sur Lucrèce Borgia. Elle n'a rien négligé de ce que lui fournissait la « littérature » de son sujet, et l'a considérablement enrichie du fruit de ses recherches dans les archives de son pays, en particulier l'Archivio Segreto du Vatican. Et elle a su tirer de tout cela une narration facile, colorée, variée, ne tombant pas dans les prétentieuses banalités de l'histoire romancée à la moderne et évitant, d'autre part, les redoutables écueils de la méthode érudite pure. (Camille Pitollet)

BENET (Armand).

Procès verbal fait pour délivrer une fille possédée par le Malin Esprit à Louviers (1591). Publié d'après le manuscrit original et inédit de la Bibliothèque Nationale par A. Bénet. Précédé d'une introduction par B. de Moray.

P., Delahaye, aux bureaux du Progrès Médical, 1883, in-8°, cxiv-98 pp, broché, bon état- (Coll. Bibliothèque diabolique)

Relation du procès verbal, établi en 1591, concernant la possession et la guérison de Françoise Fontaine, infortunée servante à Louviers. — "De la Bibliothèque diabolique du Dr. Bourneville. Fort intéressante étude sur une possédée de Louviers, Françoise Fontaine, peu connue et généralement oubliée de ceux qui se sont occupés du satanisme et des possessions." (Caillet I, 946). Voir aussi Dorbon, 280.

BENOIT (Jean-Daniel).

Calvin directeur d'âmes. Contribution à l'histoire de la piété réformée.

Strasbourg, Editions Oberlin, 1947, gr. in-8°, 280 pp, broché, état correct

"Le principe générateur du calvinisme, la clef de tout le système théologique comme de toute la piété, c’est la souveraineté absolue de Dieu ... si bien que cette souveraineté divine constitue l’axe même du calvinisme, l’affirmation centrale à laquelle tout le reste s’articule."

BERINDEI (Mihnea) et Gilles VEINSTEIN.

L'Empire ottoman et les pays roumains, 1544-1545. Etudes et documents.

Editions de l'EHESS, 1987, gr. in-8°, 366 pp, index des documents, glossaire, biblio, broché, bon état (Coll. Documents et recherches sur le monde byzantin, néohellénique et balkanique)

83 ordres du divan, ou conseil impérial, presque tous inédits, ont été extraits du manuscrit E. 12321 des archives du palais Topkapi à Istanbul. Sur une période de quatre mois (de fin décembre 1544 à début avril 1545), ils présentent au jour le jour l’ensemble de l’activité de l’impressionnante machine politico-administrative de Süleyman Ier (Soliman le Magnifique) dans l’un de ses secteurs d’intérêts privilégiés : les pays roumains. Ces quatre mois si remplis deviennent ainsi l’une des périodes les mieux documentées de l’histoire des pays roumains au XVIe siècle, et l’une de celles où la véritable nature de leurs rapports complexes et pragmatiques avec le sultan se dégage le plus clairement.

BERTIÈRE (Simone).

Les Reines de France au temps des Valois. 2. Les années sanglantes.

Editions de Fallois, 1994, in-8°, 496 pp, 16 pl. de gravures hors texte, repères chronologiques, tableaux généalogiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"1559 : Henri II, blessé à mort au cours d'un tournoi, disparaît à 40 ans. Sa veuve, Catherine de Médicis, doit s'effacer devant la nouvelle reine, Marie Stuart, épouse du pâle François II. Jusqu'à la fin du siècle, à travers la tourmente des guerres de religion, les reines de France vont être amenées à jouer un rôle considérable. Après un bref intermède, la figure fascinante de la reine-mère Catherine de Médicis, dont les trois fils règneront tour à tour, domine la période. Sa fille, Marguerite de Valois, la célèbre "Reine Margot", épouse du futur Henri IV, connaît un destin tumultueux entre la politique et l'amour. Moins connues, Elisabeth d'Autriche ou Louise de Lorraine, l'épouse d'Henri III, méritent d'être redécouvertes. Simone Bertière nous conte ces destinées royales avec une rigueur et une intelligence historiques saluées par la critique. En adoptant tour à tour le point de vue de ses héroïnes, elle nous fait revivre ces "années sanglantes" avec l'intensité d'un roman vrai, passionnant enquête sur la place des femmes dans un système royal dominé par l'héritage masculin."

BLENNERHASSETT (Lady).

Marie Stuart, 1542-1587.

Plon, 1933, in-12, 316 pp, nouvelle édition avec 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur, état correct (Bibliothèque historique Plon)

"Lady Blennerhasset, déjà honorablement connue du public français par son magistral ouvrage sur Madame de Staël et son temps, vient de traduire le livre qu'elle a consacré à Marie Stuart et dont l'édition allemande a paru en 1907. Après les travaux plus considérables de Mignet et de Philippson, cette biographie, de dimensions plus restreintes, vient à son heure. Lady Blennerhasset connaît à fond la « littérature » de son sujet ; mais, pour écrire la vie de son héroïne, elle est allée droit aux sources, et c'est aux lettres de Marie Stuart, à la correspondance des agents diplomatiques anglais ou étrangers, aux Calendars of State Papers qu'elle a eu principalement recours pour démêler le réseau pas mal compliqué de négociations et d'intrigues qui s'est noué autour de la reine d'Écosse soit avant, soit pendant sa captivité. En suivant pas à pas les documents, en utilisant pour les contrôler les travaux de critique et de détail, elle a pu reconstruire l'histoire de Marie Stuart et en pénétrer le mystère. L'exposé est clair et précis, et complet quoique sommaire. Ce n'est qu'une esquisse, sans doute, mais qui ne laisse rien d'important dans l'ombre et fait saillir tout l'essentiel. Un autre mérite de ce petit livre, c'en est l'objectivité. Non seulement lady Blennerhasset s'est gardée de romancer les aventures déjà passablement romanesques et tragiques de la reine d'Ecosse ; non seulement elle a usé discrètement de la psychologie historique, mais elle a tâché de voir et de nous montrer Marie Stuart telle qu'elle a été, dans son temps et dans son milieu, sans parti pris d'apologie ou de dénigrement. Son jugement est toujours mesuré (voir ce qu'elle dit des lettres de la Cassette), juste de ton. Le récit se lit très agréablement et la langue est suffisamment correcte pour que l'auteur n'ait pas besoin de cette indulgence qu'elle réclame trop modestement dans les dernières lignes de sa préface." (Victor-Louis Bourrilly, Revue d’histoire moderne et contemporaine, 1909)

BOAISTUAU.

Histoires Prodigieuses. Edition préfacée par Yves Florenne.

Club Français du Livre, 1961, in-8°, (40)-310 pp, illustré de 50 beaux bois gravés de l'époque, glossaire, reliure pleine toile crème de l'éditeur, 1er plat orné d'une gravure “monstrueuse”, ex. numéroté, bon état

Réédition de l'édition originale de 1560, avec reproduction des bois, et un glossaire. — En publiant en 1560 ses “Histoires Prodigieuses”, oeuvre parmi les plus curieuses et les plus populaires de la Renaissance, Pierre Boaistuau fonde un genre qui, jusqu'à la fin du siècle, aura les faveurs du public : celui du livre illustré sur les monstres et prodiges. S'il prétend instruire et édifier, l'ouvrage cherche tout autant à divertir et à piquer la curiosité ; il traite des illusions de Satan aussi bien que des morts inouïes de puissants personnages, des pierres précieuses non moins que des inondations et des tremblements de terre, des monstres marins autant que des amours prodigieuses... Tout n'est que monstres, fantômes, animaux fantastiques, feux des entrailles de la terre, dont le fameux monstre de Cracovie reproduit sur le premier plat dont le tête se continue par une trompe, les articulations sont des têtes de chiens, les pieds et les mains sont des pattes de cygne, l'abdomen constitué par deux yeux de chat et le derrière d'une longue queue fourchue...

BONAVENTURE des PERIERS / PEYNET.

Les Nouvelles Récréations & Joyeux Devis, illustrés par Peynet. Choix de textes et préface de V. J. Sirot.

Club Français du Livre, 1961, gr. in-8° carré, (14)-113 pp, 16 illustrations hors texte en couleurs par Peynet, reliure toile orange de l'éditeur avec une illustration de Peynet en médaillon au 1er plat (maquette de Jacques Darche), bon état

Bonaventure Des Périers (ca 1510-1543) a baigné dans le courant de l'humanisme évangélique du premier XVIe siècle, représenté notamment par Clément Marot, Etienne Dolet et Jacques Lefèvre d'Etaples ; secrétaire de Marguerite de Navarre – sœur de François Ier –, on lui attribue le philosophique et sulfureux Cymbalum mundi, ouvrage anonyme qui fit sensation en 1537. Mais, pour le grand public, il se rattache à la lignée des auteurs de "contes à rire" avec ses Nouvelles Récréations et Joyeux Devis (posth., 1558). Son originalité tient sans doute à son art de conteur et à la subtilité de son inspiration, oscillant entre facétie, mélancolie et sourde satire.

BONNEMÈRE (Eugène).

Histoire des Guerres de Religion. XVIe siècle.

P., Librairie centrale des Publications populaires, 1886, gr. in-8°, 292 pp, une gravure d'époque en frontispice et 10 pl. de gravures hors texte, 25 portraits et gravures sur bois dans le texte, en bandaux et culs-de-lampe, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres et caissons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré du collège Chaptal au 1er plat, bon état (Coll. Bibliothèque de la jeunesse française)

Par le célèbre historien littérateur Joseph-Eugène Bonnemère (1813-1893), dont les œuvres firent autorité, notamment : l'Histoire des paysans (1200-1850) ; la Vendée en 1793 ; les Dragonnades ; l'Histoire des guerres de religion ; l'Âme et ses manifestations à travers l'histoire ; Paysans au XIXe siècle ; le Morcellement agricole et l’Association, etc. — "... Puisse le lecteur tirer du récit qu'il va lire cette triste conséquence : Les guerres effroyables de la Réforme ne réformèrent rien, et le clergé des dix-septième et dix-huitième siècles demeura aussi profondément démoralisé que celui des siècles précédents ; les protestants ne conquirent pas la liberté de conscience, qui fut un fruit tardif de la Révolution française ; et de cette terreur religieuse naquit la monarchie absolue, comme plus tard, de la terreur politique surgit le despotisme militaire. Tel est le fruit inévitable des luttes armées." (Préface)

BONNET (Jules).

Derniers récits du seizième siècle.

P., Grassart, 1876, in-12, vi-350 pp, broché, couv. factice muette, rousseurs éparses, état correct

Philippe Mélanchthon. – Un magistrat bernois [Nicolas Zurkinden]. – La Réforme à Venise. –Le château de Saint-Privat. – Anne de Rohan.

BONNET (Jules).

Nouveaux récits du seizième siècle.

P., Grassart, 1870, in-12, vii-361 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs pointillés, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état

Mathurin Cordier. – Les Portraits de Calvin. – Sébastien Castalion, ou la Tolérance au XVIe siècle. – Le Marquis de Vico. – Charlotte de Bourbon, abesse de Jouarre. – Les Martyrs. – Appendices : Calvin fut-il barbiste ? – Les correspondants de Castalion – Les amitiés des galères – Une mission en Espagne.

BORDONOVE (Georges).

François Ier, le Roi-Chevalier.

Pygmalion, 1987, gr. in-8°, 319 pp, 8 pl. de gravures hors texte, notices biographiques, biblio, reliure simili-cuir bleu de l'éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Les Rois qui ont fait la France : Les Valois, 4). Edition originale reliée et numérotée, tirée à part

L'année même de son avènement en 1515, François Ier entre dans l'Histoire avec la victoire de Marignan qui lui vaut le glorieux surnom de Roi-Chevalier. Son règne, fertile en événements majeurs, symbolise un nouvel art de vivre, suscité par la Renaissance. Fasciné par l'Italie et par l'Antiquité, il devient le protecteur des arts, le "Restaurateur de l'humaine science", s'entoure de créateurs de génie tel Léonard de Vinci. Il se montre aussi diplomate avisé et législateur perspicace. Humain avant d'être roi, galant homme mais non moins homme de cœur, tolérant par nature, inflexible par raison d'Etat, il incarne à la perfection la France de la première moitié du XVIe siècle, alors la plus riche et la plus peuplée des nations de l'Europe.

BORDONOVE (Georges).

Henri III, roi de France et de Pologne.

Pygmalion, 1988, gr. in-8°, 315 pp, 8 pl. de gravures hors texte, notices biographiques, biblio, reliure simili-cuir bleu de l'éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Les Rois qui ont fait la France : Les Valois, 6). Edition originale reliée et numérotée, tirée à part

Troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, le futur Henri III devint l'héritier présomptif de la couronne après la mort de François II et l'avènement de Charles IX. Elu roi de Pologne, il revint en France pour succéder à son frère. Le pays était alors déchiré par les guerres de Religion, le pouvoir menacé par les Guise et les Bourbons. Henri III sut préserver l'un et l'autre et ouvrit la voie à une politique de tolérance. Son pacifisme obstiné lui valut cependant la haine des extrémistes. En éliminant le duc de Guise à Blois et en choisissant Henri de Navarre comme héritier, il sacrifia sa vie mais sauva le royaume. Politique subtil et profond, caractère insaisissable tant il offre de contrastes, il fut le dernier prince de la Renaissance.

BORDONOVE (Georges).

Henri IV, le Grand.

Pygmalion, 1981, gr. in-8°, 316 pp, 8 pl. de gravures hors texte, index biographique, biblio, reliure simili-cuir bleu de l'éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Les Rois qui ont fait la France : Les Bourbons, 1). Edition originale reliée et numérotée, tirée à part

1589-1610. La vie d'Henri IV est pareille aux gaves pyrénéens qui l'ont vu naître. Venu de son petit royaume de Navarre et de sa principauté de Béarn, il se retrouve roi sans couronne, sans femme, sans argent. Il conquiert alors pièce à pièce son royaume, met fin aux guerres de religion, relève la France de ses ruines, restaure en dix années seulement son économie, lui rend sa place en Europe. Fondateur de la dynastie des Bourbons, personnalité complexe, chaleureuse, fascinante, homme de guerre mettant toujours la loi au-dessus de la force et la paix au-dessus de la gloire, Henri IV reste le plus populaire et le plus aimé de nos rois. Au-delà de "la poule au pot", du "panache blanc" et du Vert Galant, il est indubitablement le roi de cœur des Français.

BRANTÔME (Pierre de Bourdeille, abbé de).

Discours sur les Colonels de l'infanterie de France. Edition critique avec introduction, notes, glossaire, chronologie et index par Etienne Vaucheret.

P., Vrin, et Montréal, Editions Cosmos, 1973, gr. in-8°, 424 pp, préface par V.-L. Saulnier, 5 gravures et un fac-similé, biblio, broché, bon état

"Le Discours sur les colonels de l'infanterie de France dont l'édition critique parue en 1973 a été établie par Etienne Vaucheret est d'un grand intérêt pour qui veut comprendre la pensée politique de Brantôme au moment où dans sa retraite forcée il fait le bilan d'une existence dont les aventures coïncident avec les tumultes du siècle : accord parfait qui fait de Brantôme un témoin brisé, au sens propre et au sens figuré, mais tellement lucide ! Or, cette clairvoyance nous paraît toute entière dictée par son expérience de Gentilhomme-soldat : c'est elle qui éveille en lui le politique, qui modèle son jugement et détermine sa conduite. Le fait militaire est l'élément décisif de son comportement au même titre que le fait religieux l'est, à la même époque, pour ceux qui furent ses contemporains, voire ses amis ou ses compagnons d'armes. Mais, autant l'engagement religieux suppose à un moment donné rupture et désobéissance, autant le sentiment d'appartenance à un ordre nobiliaire militaire oblige à la fidélité et à l'obéissance, même contraintes. Cette référence à une continuité qui donne à Brantôme une assurance face aux vicissitudes du temps et qui lui permet de surmonter les moments difficiles de son existence, fait de lui à la fois un héritier de l'époque médiévale et un précurseur de ce qu'il est convenu d'appeler l'âge d'or de l'absolutisme monarchique." (Anne-Marie Cocula)

BRANTÔME (Pierre de Bourdeille, abbé de).

Discours sur les Colonels de l'infanterie de France. Edition critique avec introduction, notes, glossaire, chronologie et index par Etienne Vaucheret.

P., Vrin, et Montréal, Editions Cosmos, 1973, gr. in-8°, 424 pp, préface par V.-L. Saulnier, 5 gravures et un fac-similé, biblio, reliure demi-toile verte à coins, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane bordeaux, couv. et dos conservés, bon état

"Le Discours sur les colonels de l'infanterie de France dont l'édition critique parue en 1973 a été établie par Etienne Vaucheret est d'un grand intérêt pour qui veut comprendre la pensée politique de Brantôme au moment où dans sa retraite forcée il fait le bilan d'une existence dont les aventures coïncident avec les tumultes du siècle : accord parfait qui fait de Brantôme un témoin brisé, au sens propre et au sens figuré, mais tellement lucide ! Or, cette clairvoyance nous paraît toute entière dictée par son expérience de Gentilhomme-soldat : c'est elle qui éveille en lui le politique, qui modèle son jugement et détermine sa conduite. Le fait militaire est l'élément décisif de son comportement au même titre que le fait religieux l'est, à la même époque, pour ceux qui furent ses contemporains, voire ses amis ou ses compagnons d'armes. Mais, autant l'engagement religieux suppose à un moment donné rupture et désobéissance, autant le sentiment d'appartenance à un ordre nobiliaire militaire oblige à la fidélité et à l'obéissance, même contraintes. Cette référence à une continuité qui donne à Brantôme une assurance face aux vicissitudes du temps et qui lui permet de surmonter les moments difficiles de son existence, fait de lui à la fois un héritier de l'époque médiévale et un précurseur de ce qu'il est convenu d'appeler l'âge d'or de l'absolutisme monarchique." (Anne-Marie Cocula)

BRIOIST (Pascal), Hervé DRÉVILLON, Pierre SERNA.

Croiser le fer. Violence et culture de l'épée dans la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle).

Seyssel, Champ Vallon, 2002, gr. in-8°, 429 pp, gravures, figures et tableaux dans le texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. de Pierre Serna

Bayard, d'Artagnan, le chevalier d'Eon ; ces figures de bretteurs racontent des histoires différentes, mais néanmoins reliées entre elles par le fil d'une lame. Le chevalier, le duelliste et l'escrimeur sont autant d'archétypes qui révèlent qu'à l'époque moderne l'épée est une culture que ce livre entreprend d'explorer dans tous ses aspects : du geste de l'escrimeur aux valeurs qui lui sont associées. C'est en effet à partir de la Renaissance que les techniques de l'escrime deviennent un art guidé par des principes savants et moraux. L'analyse des valeurs impliquées dans cet art permet aussi de suivre l'évolution des idéaux de la noblesse qui fait de l'épée le vecteur de son identité. Il ne faudrait, toutefois, pas oublier que l'art de vivre l'épée à la main reste, de part en part, un art de tuer. A une époque où le port d'une arme blanche est une pratique courante, l'escrime civile et civilisée ne saurait occulter les cadavres abandonnés par les innombrables duellistes. C'est pourquoi l'histoire de l'épée est aussi une histoire de la violence et de l'inaltérable fascination qu'elle exerce. Pour le découvrir, il faut alors plonger dans les archives d'une justice souvent prompte à occulter ce crime qui trouble l'image d'un roi absolument maître de ses sujets. Une autre vision du rapport entre violence et civilisation se dessine de cette façon. S'il est souvent admis que la violence est le contraire de la civilisation, on découvre que l'escrime et ses pratiques meurtrières alimentent une véritable civilisation de la violence, c'est-à-dire une culture, un art, un savoir mis au service de l'homicide. Oublions un instant le roman de cape et d'épée et ses duellistes aimables et bavards pour considérer la brutalité de ceux qui, dans le silence des petits matins, règlent leur compte l'arme à la main. L'époque moderne se révèle alors sous un autre jour, grâce à l'archéologie du geste de l'escrimeur, restitué dans toute sa technicité, dans toute sa férocité. C'est ainsi que l'épée peut faire l'objet d'une véritable histoire totale, attentive aux objets, aux gestes, aux pratiques sociales et aux courants intellectuels de la Renaissance aux Lumières.

BRION (Marcel).

Les Borgia. Le Pape et le Prince.

Tallandier, 1979, in-8°, 328 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Peu de lieux et de temps furent aussi dépravés que l'Italie de la fin du Quattrocento, et le Vatican n'a pas échappé à cette atmosphère générale de licence sexuelle, de népotisme et de concussion, de meurtres politiques ou privés. Les Borgia (les papes Calixte III et surtout Alexandre VI ainsi que César et Lucrèce, les enfants de ce dernier) ont éprouvé, davantage encore, peut-être, que leurs contemporains, les passions les plus violentes et les plus extravagantes. Et comme ils prêtaient le flanc aux reproches, leurs ennemis politiques (les principicules italiens qui acceptaient mal que des Espagnols s'avisent de les empêcher de s'entre dévorer) se sont laissé aller à la pire médisance, parfois à la calomnie pure et simple, grossissant, montant en épingle des comportements qu'ils admettaient chez d'autres. La critique a eu beau, depuis quelques décennies, faire la part du mélodrame et de la vérité historique, le seul nom des Borgia évoque encore l'inceste, l'orgie, le trafic d'indulgences, le poignard et le poison et tout ce qu'ils ont pu posséder de qualités (la hauteur de vues et l'habileté politique d'Alexandre, l'énergie et le courage de César, le charme et le raffinement de Lucrèce) a été comme occulté. Connaisseur sans pareil à la fois des choses de l'Italie et de celles de la Renaissance, Marcel Brion s'est attaché à replacer l'histoire de cette famille dans son temps : à moins de s'acharner à la juger à l'aune de notre morale du XXe siècle, elle ne mérite pas de rester éternellement dans "l'enfer" des historiens.

BROQUA (Joseph, comte de).

Le Maréchal de Monluc, sa famille et son temps.

P., Champion, 1924, gr. in-8° carré, xvii-312 pp, 8 planches hors texte sous serpentes, dont le frontispice, biblio, broché, bon état. Edition originale (Saffroy, III, 46085)

Biographie de Blaise de Monluc (1501-1577), maréchal de France en 1575 et lieutenant général de Guyenne. — "En inscrivant le nom de Monluc en tête de ces pages, il n'est pas inutile de jeter un coup d'oeil sur la Gascogne où il naquit notre héros, digne héritier d'une race militaire qui ne fut pas sans éclat dans le passé de sa province. Il y a dans cette étude plus d'actualité qu'on ne semble le croire, car Monluc, dont le caractère a été si étrangement défiguré, peut être considéré comme le prototype du soldat, épris de discipline, d'honneur et de subordination. Notre grandeur nationale est l'oeuvre des anciens soldats de France et les plus vaillants sont sortis de ce coin Gallo-Romain que les Pyrénées, l'Océan et la Garonne enserrent dans le cadre merveilleux de leurs vallées majestueuses et de leurs flots écumants. Avant Monluc, les Foix, les Armagnac, les Lomagne, les Albret, les Durfort, les Beauville, les Montpezat, les Fumel, les Astarac, les Galard ; avec Monluc et après lui, les Maisons de Gontaut-Biron, de Caumont, de Lartigue, de Roquelaure, de Bellegarde, de Comminges, de Montesquiou, de Pardailhan, de Gassion, d'Esparbès, de Fimarcon, de Puysségur, de Navailles, de Balaguier, d'Estrades, donnnent à la France des maréchaux, des officiers généraux, des ministres, qui sont l'honneur de la Gascogne..."

BUET (Charles).

L'Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle.

P., Société générale de Librairie catholique, 1884, in-12, xiii-435 pp, biblio, reliure demi-basane violine, dos lisse avec titres dorés, fleurons et doubles filets à froid (rel. de l'époque), coiffes lég. frottées, bon état. Edition originale

"... La thèse du nouvel historien de Coligny est la suivante : il s’agit pour lui de montrer dans le chef des protestants qu’il tient pour hypocrite d’austérité, – l’austérité est connue, en effet, et à louer, par ce temps de mignons et de cours galantes ; l’hypocrisie est à prouver, ce que n’a point tenté de faire M. Buet, – de montrer, dis-je, dans Coligny un traître à la patrie et au roi. Tout l’effort de l’écrivain porte donc sur la démonstration de ce fait que Coligny recevait des subsides de l’Angleterre, comme les Ligueurs, comme Condé et Turenne après eux en ont reçu de l’Espagne, comme les Vendéens en ont accepté plus tard encore de la même Angleterre. Eh bien ! le fait est exact. Voici donc Coligny, cet ambitieux Coligny, convaincu d’avoir trahi la France et la Royauté : la France, en acceptant l’or anglais pour soutenir la cause protestante ; la Royauté, en menant contre les armées royales les bandes huguenotes..." (Albert Savine, Les étapes d'un naturaliste : impressions et critiques, 1885)

BUISSON (Albert).

Le Chancelier Antoine Duprat.

Hachette, 1935, in-8°, 380 pp, 16 pl. de gravures hors texte, pièces justificatives, broché, bon état

Archevêque de Sens, précepteur de François Ier, le chancelier Duprat faisait engraisser des ânes qu'il présentait à sa table rôtis entiers. "Antoine Duprat naquit à Issoire en 1463. A Saint-Flour d'abord, à Issoire ensuite, les Duprat s'étaient enrichis dans le négoce, cumulant d'ailleurs avec leurs opérations professionnelles des magistratures ou des charges municipales, des offices seigneuriaux et royaux. Après de solides études juridiques, Antoine débuta dans la carrière officielle en qualité de lieutenant du bailliage de Montferrand. On le trouve en 1495 avocat général au parlement de Toulouse, en 1503 maître des requêtes de l'Hôtel, en 1507 président au parlement de Paris, en 1508 premier président. Dès 1515 la faveur de François Ier, et sans doute aussi de Louise de Savoie, lui fit franchir le pas qui séparait le plus haut échelon de la magistrature de la dignité de chancelier. Il devait la conserver pendant vingt ans jusqu'à sa mort, en 1535. Président de l'audience du sceau, « ministre » de la justice, inspirateur des ordonnances, un chancelier de l'ancienne monarchie jouissait à ce triple titre d'une autorité considérable. En fait, l'activité de Duprat dépassa de beaucoup le cadre des attributions normalement réservées à son office. Il fut diplomate et financier autant que chef suprême de la magistrature. Non pas qu'il ait cherché à appliquer une politique personnelle. L'originalité, la hardiesse et la hauteur des vues ne sont pas son fait. Il est fort loin d'avoir été un « premier ministre ». Serviteur dévoué du roi dans toutes les circonstances, il aiguilla sa vie en faisant coïncider avec ses ambitions personnelles, fortement accusées, les intérêts de son maître. Avec une conscience de grand laborieux et un sens pratique très développé, il s'appliqua constamment à corriger ce qu'il y avait d'excessif dans les oscillations de la politique royale, à en amortir les violences, à recoudre ce qu'elle avait parfois brutalement taillé. De ce travail de Pénélope, François Ier semble avoir été reconnaissant à son patient et fidèle collaborateur. (...) M. Albert Buisson a tracé un tableau fort intelligent des divers aspects de l'activité de Duprat." (Georges Tessier, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1936)

CABOURDIN (Guy).

Terre et hommes en Lorraine (1550-1635). Toulois et Comté de Vaudémont. Tome I. (Thèse).

Université de Nancy II, 1977, gr. in-8°, 428 pp, cartes, nombreux graphiques et tableaux, une carte dépliante volante, broché, bon état (Annales de l'Est, mémoire n° 55)

Une vaste fresque économique et sociale de la Lorraine, plus spécialement du Toulois et du Comté de Vaudémont, du milieu du XVIe siècle à la guerre de Trente ans. Tome I seul (sur 2) : 1. Le milieu. 2. L'évolution démographique. 3. Les cadres fondamentaux de la société rurale. 4. Structures sociales et conjoncture économique. — "La thèse de Guy Cabourdin, soutenue en 1974, apporte une importante contribution à la connaissance du monde paysan de la « Première modernité ». Embrassant tous les aspects de la vie et de la société rurale, elle éclaire les rapports de la ville — ici, une cité moyenne, fort représentative d'un bon nombre d'autres dans l'hexagone — et de ses campagnes, elle décrit les étapes du mûrissement de la « crise des paysanneries » à la jointure des XVIe et XVIIe siècle : présentation du milieu, étude démographique, description des cadres fondamentaux de la vie rurale, interaction de la conjoncture et des structures... Tout au long de ce beau livre, un continuel souci de se tenir au plus près des réalités humaines, une visible sympathie pour les plus humbles, un refus louable de théoriser. En cela, ce travail s'inscrit dans la lignée des réflexions de Jean Meuvret et de Pierre Goubert." (Jean Jacquart, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1979)

CADIER (Jean).

Calvin.

PUF, 1966, in-12, 161 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Mythes et religions)

CAHEN (Léon) et Maurice BRAURE.

L'Evolution politique de l'Angleterre moderne, 1485-1660.

Albin Michel, 1960, fort in-8°, xxxvii-684 pp, 3 cartes dont une grande dépliante hors texte, 3 tableaux généalogiques dépliants hors texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Evolution de l'Humanité)

"A sa mort en 1944, Léon Cahen laissait inachevée une histoire de l'Angleterre aux XVIe et XVIIe siècles ; il fut demandé à M. B. de reprendre en main ce manuscrit. De cette collaboration est né le présent volume qui couvre une époque passionnante allant de Henri VIII à Cromwell. Les spécialistes de l'histoire des institutions ou des idées politiques trouveront ici une grande abondance de notations et de références." (Revue française de science politique, 1961)

CAIX de SAINT-AYMOUR (Vicomte Amédée de).

Notes et documents pour servir à l'histoire d'une famille picarde au Moyen-Age (XIe-XVIe siècles). La Maison de Caix, rameau mâle des Boves-Coucy.

P., Honoré Champion, 1895, gr. in-8°, viii-252-vi-ccxxxviii-83 pp, un tableau généalogique dépliant hors texte, qqs gravures dans le texte, index, broché, dos abîmé recollé, état correct (Saffroy III, 37737)

CALMETTE (Joseph).

L'Ere classique.

Fayard, 1949, fort in-8°, 798 pp, index, broché, bon état (Trilogie de l'Histoire de France, 2)

"Ce volume embrasse les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Il est fait à la fois d'exposés narratifs et de condensations synthétiques. Parmi ses pages les plus brillantes, on remarquera celles qui sont consacrées à l'élargissement des horizons français à l'époque des guerres d'Italie, aux traits spécifiques de la Renaissance française, aux idées de Richelieu, à l'éclat versaillais conjoint avec le réalisme colbertien, à la contexture idéologique et institutionnelle de l'Ancien Régime (un grand chapitre très nourri), à la séparation de la royauté et du peuple au temps de Louis XV, aux idées économiques et politiques sous Louis XVI. On remarquera que le XVIIIe siècle – originalité au regard des usages – occupe plus de la moitié du volume. Aussi bien les personnages de ce siècle sont-ils présentés à loisir, avec leur signalement humain, leurs caractéristiques d'esprit, leurs desseins et leur destin : le cardinal de Fleury, entre autres, est attentivement campé, et de façon assez neuve. Les écrivains et les philosophes sont généreusement lotis et jugés sans souci exagéré de docilité à l'égard des manuels littéraire en usage. De centre d'intérêt en centre d'intérêt, ce livre, écrit avec une élégante netteté, entraîne son lecteur à travers près de 800 pages sans jamais le lasser..." (H. Drouot, Revue Historique, 1953)

CALMETTE (Joseph).

L'Ère classique.

Fayard, 1949, fort in-8°, 798 pp, index, reliure demi-toile bordeaux, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état (Trilogie de l'Histoire de France, 2)

"Ce volume embrasse les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Il est fait à la fois d'exposés narratifs et de condensations synthétiques. Parmi ses pages les plus brillantes, on remarquera celles qui sont consacrées à l'élargissement des horizons français à l'époque des guerres d'Italie, aux traits spécifiques de la Renaissance française, aux idées de Richelieu, à l'éclat versaillais conjoint avec le réalisme colbertien, à la contexture idéologique et institutionnelle de l'Ancien Régime (un grand chapitre très nourri), à la séparation de la royauté et du peuple au temps de Louis XV, aux idées économiques et politiques sous Louis XVI. On remarquera que le XVIIIe siècle – originalité au regard des usages – occupe plus de la moitié du volume. Aussi bien les personnages de ce siècle sont-ils présentés à loisir, avec leur signalement humain, leurs caractéristiques d'esprit, leurs desseins et leur destin : le cardinal de Fleury, entre autres, est attentivement campé, et de façon assez neuve. Les écrivains et les philosophes sont généreusement lotis et jugés sans souci exagéré de docilité à l'égard des manuels littéraire en usage. De centre d'intérêt en centre d'intérêt, ce livre, écrit avec une élégante netteté, entraîne son lecteur à travers près de 800 pages sans jamais le lasser..." (H. Drouot, Revue Historique, 1953)

CALVIN (Jean).

Institution de la Religion Chrestienne. Texte établi et présenté par Jacques Pannier.

Les Belles Lettres, 1936-1939, 4 vol. in-8°, xxxi-332, 414, 328 et 379 pp, glossaire, index, brochés, qqs soulignures crayon, tranches piquées, bon état

Texte de la première édition française (1541). — "Enfin une édition critique de l'œuvre maîtresse de Calvin, l'Institution chrétienne. Cette édition était une nécessité. Chacun sait, en effet, l'importance de cet ouvrage au point de vue littéraire comme au point de vue religieux. Or, jusqu'ici, nous n'avions guère que des éditions, défectueuses, entreprises toutes par des théologiens et dans un but théologique, ce qui n'allait pas sans inconvénients. (...) En nous donnant le texte de la première édition française de 1541, au lieu du texte latin de 1536 qui est comme une première ébauche et celui de 1559 qui est définitif, au lieu de nous donner le texte défectueux de la traduction française de 1560 qui a été publié, sous la direction de Calvin, mais par des secrétaires et avec assez d'incurie, l'éditeur a donc fait œuvre vraiment scientifique, puisque « le vrai texte de l'Institution française, le seul dont il y ait à tenir compte, c'est le texte de 1541 ». Sans doute, le théologien devra toujours recourir à l'édition dernière de 1560, plus complète au point de vue dogmatique ; mais précisément parce que cette édition n'est qu'indirectement l'œuvre de Calvin, au point de vue littéraire, elle ne compte pas pour l'histoire de la littérature. Or, cette édition de 1541 est infiniment rare..." (Albert Vogt, Revue d'histoire de l'Eglise de France)

[CARLIER, Dom Claude].

Histoire du Duché de Valois, ornée de cartes et de gravures, contenant ce qui est arrivé dans ce pays depuis le temps des Gaulois, & depuis l'origine de la Monarchie Françoise, jusqu'en l'année 1703. Tome second.

P., chez Guillyn, et à Compiègne, chez Louis Bertrand, 1764, in-4°, (4)-693 pp, cartonnage d'attente muet de l'époque, sans dos, plats frottés, intérieur propre et frais, bon état

Tome II seul (sur 3) : le Valois aux XIIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles. Table : Livre quatrième, contenant ce qui est arrivé dans le Valois, pendant le treizième siécle. – Livre cinquième, contenant ce qui est arrivé dans cette Province, depuis 1300 jusqu'à l'an 1400. – Livre sixième, contenant ce qui est arrivé dans ce pays, depuis 1400 jusqu'en 1500. –Livre septième, contenant ce qui est arrivé dans ce pays pendant le seiziéme siécle. — Rarissime inventaire chronologique, topographique, et économique des six châtelleries du Valois, longtemps province favorite des princes de sang royal. L'auteur, grand érudit et archéologue, entreprit ses recherches dès 1745, dans le prolongement des celles de Bergeron. Le 19 juillet 1765, il présenta au roi Louis XV son ouvrage, dans lequel on trouve de précieux renseignements sur l’histoire de Verberie, livre qu’il avait dédié au duc d’Orléans, héritier de ce duché. Il y fait volontiers usage des découvertes archéologiques, tout autant que des archives, avec une certaine prudence dans l’interprétation. — Ouvrage rare ; l'édition de 1764 est la seule, le livre n'a jamais été réimprimé. — "Ouvrage précieux, justement estimé et dont la préparation dura plus de quinze ans. Les sources sont indiquées." (Saffroy, 24200)

CASSOU (Jean).

Les Conquistadors.

Gallimard, 1941, in-8°, 244 pp, 16 gravures et photos hors texte, une carte, reliure pleine toile écrue, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), bon état (Coll. La Découverte du monde)

CASTELNAU (Michel de).

Mémoires de Messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière et de Concressaut, baron de Jonville, comte de Beaumont le Roger, chevalier de l'ordre du Roi, conseiller en ses conseils, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, gouverneur de la ville et chasteau de Sainct Dizier, et ambassadeur pour Sa Majesté en Angleterre.

P., Foucault, 1823, in-8°, 504 pp, reliure demi-veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et d'auteur chagrin carmin et vert (rel. de l'époque), bon état (Coll. complète des mémoires relatifs à l'histoire de France depuis le règne de Philippe-Auguste jusqu'au commencement du 17e siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage par M. Petitot)

Michel de Castelnau, gentilhomme tourangeau (1520-1592). Ses cinq séjours en Angleterre font de l'ouvrage une source primordiale pour l'histoire des relations franco-anglaises et franco-écossaises sous Henri III. (Hauser, 1421)

CASTELOT (André).

François Ier.

Perrin, 1983, in-8°, 462 pp, 108 gravures et portraits dans le texte et à pleine page, 4 cartes et plan, tableau généalogique, biblio, reliure skivertex vert de l'éditeur, gardes illustrées, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état

Au sein d'une cour chamarrée et brillante, François Ier, amoureux de l'amour, mène le bal, créant l'état civil, développant l'imprimerie, fondant le futur Collège de France, bâtissant le port du Havre et l'envoûtant Chambord. D'Amboise à Marignan, de Fontainebleau à Paris, de Calais à Pavie, de la prison de Pizzighettone à Madrid, de Bayonne au Louvre, André Castelot nous entraîne au grand galop à la découverte de ce roi trop méconnu.

CASTELOT (André).

Henri IV, le passionné.

Perrin, 1986, fort in-8°, 559 pp, 102 gravures et portraits dans le texte et à pleine page, une carte et un plan, chronologie, généalogie, biblio, reliure skivertex vert de l'éditeur, gardes illustrées, bon état

"... Je ferai voir à ces gens que je quitterais maîtresses, amours, chiens, oiseaux, brelans, bâtiments, festins, banquets et toutes autres dépenses de plaisir et de passe-temps, plutôt que je perde la moindre occasion et opportunité pour acquérir honneur et gloire." (Henri IV) — Lorsque la nouvelle de sa mort tomba sur Paris, nous dit un témoin, elle éteignit "la lumière du plus grand roi de la terre et le meilleur". En province, sur les chemins, des paysans hagards, les bras croisés, guettaient courriers et voyageurs susceptibles de leur donner quelques détails sur la "désastreuse nouvelle". Lorsqu'ils apprirent que le "père du peuple n'était plus, ils se répandirent à travers champs, comme brebis sans pasteur, ne pleurant pas seulement, mais criant et bramant comme forcenés". Selon son habitude, André Castelot s'est rendu sur place afin de faire revivre celui qui fut peut-être le plus grand roi de notre Histoire et dont l'existence forme un extraordinaire roman.

CAYET (Pierre-Victor).

Chronologie novenaire contenant l'histoire de la guerre sous le règne du Très-Chrétien Roy de France et de Navarre Henry IV, et les choses les plus mémorables advenues par tout le monde, depuis le commencement de son règne, l'an 1589, jusques à la paix faicte à Vervins, en 1598, entre sa majesté Très-Chrétienne et le roy catholique des Espagnes Philippe II.

Lyon et P., Guyot Frères, 1851, pt in-4°, 796 pp, texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 larges faux-nerfs filetés à froid, caissons à froid, titres et tomaison dorés (rel. de l'époque), importante mouillure ancienne, plats frottés, qqs rousseurs, état correct (Nouvelle Collection des Mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe, avec des notices, par MM. Michaud et Poujoulat)

"Pierre-Victor Cayet de la Palme, ou Palma Cayet (1525-1610) se convertit d'abord au calvinisme et devient ensuite précepteur de Henri de Béarn, puis attaché comme ministre à Catherine de Bourbon. Considéré comme dissident à sa foi, il abjure en 1595. Henri IV le récompense en le nommant professeur royal de langues orientales et lui donne le titre de chronologue. La chronologie novenaire est un des deux ouvrages historiques importants qu'il a écrit. L'information de Cayet est très abondante et assez étendue. Il est riche en détails sur Catherine de Bourbon, sur Biron, sur les controverses religieuses. Assez bien au courant des affaires diplomatiques, il donne une attention, rare en son temps, aux faits d'ordre économiques." (Hauser IV, 2614).

CAZAUX (Yves).

Guillaume le Taciturne. De la «Généralité» de Bourgogne à la République des Sept Provinces-Unies.

Albin Michel, 1970, in-8°, 379 pp, généalogie des Nassau, 2 cartes (dont une de la bataille de Leiden), biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Guillaume de Nassau, prince d'Orange, comte de Nassau, dit également Guillaume le Taciturne (1533-1584) fut le premier des seigneurs de Bourgogne au temps des guerres de religion. Fils spirituel de Charles Quint, haï de Philippe II, chef du parti libéral pour une monarchie constitutionnelle tant qu'il servit le roi, il devint pendant près d'un quart de siècle l'animateur implacable d'une révolution qui devait lui survivre longtemps...

CAZAUX (Yves).

Jeanne d'Albret.

Albin Michel, 1973, in-8°, 412 pp, notes, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Bonne biographie de la mère d'Henri IV, Jeanne III d'Albret (1528-1572), reine de Navarre de 1555 à sa mort. Elle était la nièce du roi de France François Ier et fut élevée sous son autorité à la cour de France. Elle épousa Antoine de Bourbon, premier prince du sang et fut la mère du roi Henri IV. Figure importante du protestantisme en France, elle s'illustra par sa rigueur morale et son intransigeance religieuse. Au début des guerres de religion, elle se sépara de son époux qui avait rejoint le camp catholique et implanta durablement la Réforme calviniste sur ses terres.

CHAMPION (Pierre).

Charles IX. La France et le contrôle de l'Espagne. Tome I : Avant la Saint-Barthélemy. Tome II : Après la Saint-Barthélemy.

Grasset, 1939, 2 vol. in-8°, 426 et 430 pp, 20 pl. de gravures hors texte, imprimés sur Alfax Navarre, brochés, portrait de Charles IX en couverture, très bon état

"M. Pierre Champion s'est proposé, dans les deux volumes qui viennent de paraître, de nous décrire la courbe du règne dont le sommet est marqué par la Saint-Barthélemy de 1572, jusqu'a la mort, survenue si tôt, elle aussi, du second fils de Catherine de Medicis. (...) C'est une oeuvre solidement étayée, pleine d'aperçus non encore révélés, débordante de vie aussi, que M. Pierre Champion propose à notre méditation. Et pour nous, qui avons vu naître le livre, il n'est pas téméraire de dire qu'il est bien un monument auquel les historiens du XVIe siècle devront se reporter dès qu'ils jetteront un regard sur cette époque de notre histoire. Peut-être lui reprochera-t-on de s'être cantonné trop souvent dans ce monde trop étroit de la cour de France et de ne pas nous montrer suffisamment ce qu'était, au-delà de la cour, le pays lui-même, ce qu'il pensait et comment il vivait. Mais c'est bien l'intention de l'auteur de nous brosser un tableau de la France d'alors et, dans un autre livre, de faire oeuvre proprement d'érudit et de critique en nous rendant compte des sources qu'il a utilisées." (Michel François, Humanisme et Renaissance, 1939)

CHAMPION (Pierre).

Paris au temps de la Renaissance. Paganisme et Réforme. Fin du règne de François Ier. Henri III.

Calmann-Lévy, 1936, pt in-8°, 214 pp, une gravure hors texte, 2 plans, broché, bon état (Coll. Notre vieux Paris)

"Livre érudit et charmant qui justifie excellemment son titre." (J. Pannier, Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français, 1937)

CHARBONNEL (J.-Roger).

La Pensée italienne au XVIe siècle et le courant libertin. (Thèse).

P., Edouard Champion, 1919, gr. in-8°, ix-A/UU-720-lxxxiv pp, biblio, index, reliure demi-maroquin vert bouteille, dos à 5 nerfs, tête dorée, premier plat conservé, bel exemplaire, envoi a.s. au philosophe Henri Bergson. Rare. Importante étude sur les philosophes italiens du XVIe siècle et leur doctrine. Importante étude sur l'influence italienne en France, au seizième siècle, et spécialement aux XVIIe et XVIIIe siècles. (Cabeen II, 193).

CHARLEVILLE (Edmond).

Les Etats généraux de 1576. Le fonctionnement d'une tenue d'Etats.

Genève, Mégariotis, s.d. (1975), in-8°, 214 pp, sources et biblio, reliure simili-cuir bordeaux de l'éditeur, bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1901)

En novembre 1576, le Roi réunissait à Blois les Etats généraux : l'édit de pacification accordé par Henri III aux Huguenots fut révoqué, et le roi, après avoir inutilement tenté de s'opposer à la Ligue, s'en déclara lui-même le chef.

CHASSAIGNE (Marc).

Etienne Dolet. Portraits et documents inédits.

Albin Michel, 1930, in-8°, 348 pp, 20 pl. de gravures et portraits hors texte, reliure demi-basane mordorée, dos à 3 petits nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane noire, date dorée en queue, 1er plat de couv. conservé (rel. de l'époque), bon état (Coll. Ames et visages d'autrefois)

"M. Chassaigne a composé un livre vivant et passionné. J'ajoute que l'étude est fortement documentée. D'excellentes illustrations : portraits de Dolet, de Visagier, de Budé, d'Erasme, du Cardinal de Tournon, de Rabelais, de Nicolas Bourbon, de Guillaume du Bellay, de Marot, de Marguerite d'Angoulême, de la duchesse d'Etampes ; des vues anciennes de Toulouse et de Lyon ; des scènes de la vie du XVIe siècle : cour de François Ier, cérémonie d'entérinement de lettres de grâce, documents relatifs à Dolet (1509-1546), – ajoutent au caractère concret d'un ouvrage qui nous livre, dans sa complexe et fougueuse personnalité, l'« orateur » de Toulouse, l'imprimeur et l'éditeur de Lyon, le martyr de Paris et, au second plan, également animés, les hommes et les choses associées à sa dramatique histoire." (H. Jacoubet, L'Archer, 1931)

CHUZEVILLE (Jean).

Les Mystiques allemands du XIIIe au XIXe siècle.

Grasset, 1935, in-12, (8)-304 pp, index des ouvrages à consulter, broché, bon état. Avec un joli petit dessin en couleurs à la gouache figurant une religieuse sur le faux-titre

Un choix de textes allant de sainte Hildegarde à Catherine Emmerich en passant par Albert le Grand, Maître Eckhart, Henri Suso, Jean Tauler, Paracelse, Jacob Boehme, Silesius et Novalis. — "M. Jean Chuzeville nous présente, en traduction, une suite d'extraits empruntés aux œuvres des grands mystiques « allemands », depuis sainte Hildegarde de Bingen jusqu'à Catherine Emmerich. L'adjectif ethnique est, d'ailleurs, pris dans un sens très large, puisque le choix s'est étendu à Ruysbroeck l'Admirable. Il y a toujours dans ces morceaux détachés quelque chose d'inquiétant, en raison de la mutilation qu'ils risquent d'infliger à des systèmes de pensée ou de sentiments parfois fort bien liés. Mais les textes sont d'un vif intérêt, souvent émouvants ou profonds, et ils ont été traduits avec un art très sûr." (Marc Bloch et Ch.-E. Perrin, Revue Historique, 1938)

CLOULAS (Ivan).

La Vie quotidienne dans les châteaux de la Loire au temps de la Renaissance.

Hachette, 1983, in-8°, 351 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, bel envoi a.s. à un célèbre historien

COIGNET (Madame C.).

Un gentilhomme des temps passés. François de Scépeaux, sire de Vieilleville (1509-1571). Portraits et récits du seizième siècle, règne de Henri II.

Plon, 1886, in-8°, ix-438 pp, broché, couv. lég salie, bon état

Collectif.

Actes du colloque L'Amiral de Coligny et son temps (Paris, 24-28 octobre 1972).

P., Société de l'histoire du protestantisme français, 1974, gr. in-8°, 796 pp, un portrait de Coligny en polychromie, 11 pl. d'illustrations et 10 cartes hors texte, tableaux généalogiques, broché, bon état

"Organisé pour commémorer un anniversaire, le colloque était centré sur le massacre de la Saint-Barthélemy et la figure de sa plus illustre victime, l'amiral Gaspard de Coligny. Mais ce thème n'était pas limitatif et c'est, en fait, l'ensemble des problèmes du temps qui ont été abordés, par des savants appartenant à douze pays différents, spécialistes de disciplines diverses, tenants d'orientations ou de tendances également variées..." (B. Barbiche, Revue d'histoire de l'Église de France, 1976) — "Cette publication, à laquelle ont contribué des spécialistes relevant de diverses disciplines, est d'une grande richesse et d'une excellente qualité. Les 35 communications ont été présentées dans l'ordre des séances, mais elles se trouvent groupées, en fait, autour de quelques thèmes majeurs : la personnalité de l'Amiral, la place de la Saint-Barthélémy dans l'histoire de la France et dans le contexte international, enfin les conditions psychologiques, juridiques, économiques et sociales des guerres de Religion. Comme le dit Fernand Braudel, l'ensemble n'est pas seulement « recherche d'histoire » mais également « méditation douloureuse sur notre pays, sur nous-mêmes », le propos général étant de « rendre Coligny à son temps, qui l'explique et qu'il explique ». (...) Ce volume – heureusement complété par un ensemble de tableaux généalogiques et de cartes fort utiles – , représente une importante contribution à l'histoire de la France au cours de la seconde moitié du xvie siècle." (René Pillorget, Revue historique, 1976)

Collectif.

Blasons anatomiques du corps féminin. Suivis de Contreblasons de la beauté des membres du corps humain. Et illustrés par les peintres de l'école de Fontainebleau. Préface de Pascal Laîné. Postface de Pascal Quignard.

Gallimard, 1982, in-4°, 152 pp, 32 illustrations dont 24 en couleurs, glossaire, reliure pleine toile grenat de l'éditeur, jaquette illustrée

Collectif.

Charles-Quint et son temps.

P., Editions du CNRS, 1959, gr. in-8° carré, xvii-228 pp, cart. couleur vélin illustré de l'éditeur, titre en vert au dos et au 1er plat, bon état. Edition originale

Actes du Colloque International du CNRS, organisé à Paris, du 30 septembre au 3 octobre 1958. Allocutions d'ouverture par Mme Gaibrois de Ballesteros et Yves Renouard, suivies de 17 études érudites (11 en français et 6 en espagnol), par R. Menéndez Pidal, J. Vicens Vives, Michel François (L'idée d'empire en France à l'époque de Charles-Quint), Henri Lapeyre (L'art de la guerre au temps de Charles-Quint), Hugo Hantsch (Le problème de la lutte contre l'invasion turque), Marcel Bataillon (Charles-Quint, Las Casas et Vittoria), Henri Meylan, Delio Cantimori, Raymond Lebègue, Charles Verlinden (Crises économiques et sociales en Belgique à l'époque de Charles-Quint), Fernand Braudel (Les emprunts de Charles-Quint sur la place d'Anvers), etc. — "Ce volume élégamment édité contient le texte des dix-sept communications qui ont été présentées au colloque de Paris, à l'occasion du 400e anniversaire de la mort de Charles-Quint. La participation française et espagnole a été prépondérante, mais d'autres pays d'Europe ont été représentés, notamment l'Allemagne et la Belgique. De ce colloque hautement technique se dégagent quelques aperçus généraux sur la politique de Charles-Quint : l'idéal religieux de l'empereur dans son gouvernement (M. Menendez Pidal) ; la structure de l'administration impériale (M. Vicens Vives) ; le problème de la lutte contre l'invasion turque (M. Hantsch) ; la question de savoir si Charles-Quint a songé un moment, sous l'influence de Las Casas, à abandonner la souveraineté sur le Nouveau Monde (M. Bataillon) ; l'activité législative de l'empereur dans le gouvernement des Indes (M. Perez Bustamente). L'idée d'Empire en France au XVIe siècle, qu'expose brillamment M. Michel François, fait surgir, avec d'autres communications, la question, toujours discutée entre historiens, des aspirations de Charles-Quint à la monarchie universelle. Les autres communications éclairent divers aspects du règne la rivalité des Français et des Espagnols dans l'Atlantique (M. Rumeu de Armas) ; les espoirs vrais ou supposés que les réformateurs italiens favorables au protestantisme ont mis en Charles-Quint (M. Cantimori) ; les questions financières et économiques des Pays-Bas (M. Verlinden, M. Braudel). Divers points de l'histoire du règne de Charles-Quint se trouvent ainsi révisés par ces savants travaux." (Joseph Lecler, Etudes, 1960)

Collectif.

Gens de robe et gibier de potence en France du Moyen Age à nos jours. Actes du colloque d'Aix-en-Provence (14-16 octobre 2004).

Marseille, Images En Manoeuvres Editions, 2007, gr. in-8°, 384 pp, broché, couv. illustrée, bon état. 20 études érudites.

Les séances de rentrée du Parlement de Paris au XVIe siècle (Marie Houllemare) ; L'exécution publique et la parole rituelle à Paris au XVIIe siècle (Pascal Bastien) ; De la justice royale à la justice républicaine : un procès criminel à rebondissements, 1787-1795 (Marie-Yvonne Crépin) ; La justice seigneuriale face à ses administrés au XIIIe siècle (Laure Verdon) ; L'élaboration du justiciable. La justice royale et le clerc dans la Provence de Charles II (fin du XIIIe s. - début du XIVe s.) (Thierry Pécout) ; Le travailleur moderne au miroir de la jurisprudence française, de la Belle Epoque à la crise des années 1930 (Olivier Tholozan) ; Les plaintes contre magistrats dans la France du XIXe siècle (Jean-François Tanguy) ; De Vichy à la Libération, la justice en procès : années noires ou années troubles ? (Jean-Marie Guillon) ; L’épuration en procès. Regards et représentations sur la répression de la collaboration dans la France libérée (Patricia Boyer) ; Le prisonnier, son créancier et le juge justiciables et justice royale à Paris au XVe siècle (Julie Mayade-Claustre) ; Les vaudois et la justice (La Tour-d'Aigues, Vaucluse, 1543) (Gabriel Audisio) ; Justice et esprit de parti en Corse dans la première moitié du XIXe siècle (Karine Lambert) ; etc.

Collectif.

L'Humanisme lyonnais au XVIe siècle. Actes du colloque international de Lyon, mai 1972.

Presses Universitaires de Grenoble, 1974, gr. in-8°, 394 pp, notes, broché, bon état

20 études érudites : Le legs du Moyen Age à l'humanisme lyonnais (R. Fédou) ; Symphorien Champier pédagogue, moraliste et poète (R. Dubuis) ; Rabelais lecteur de Lorenzo Abstemio ? (G. Mombello) ; Le cercle humaniste lyonnais d'après l'édition des Epigrammata (1537) de Jean Visagier (J.C. Margolin) ; Claude de Taillemont, enchanteur mondain (G.-A. Pérouse) ; Philippe II et les ligueurs lyonnais (J. Saugnieux) ; Antoine de Saix, humaniste et émule de Rabelais (Ch. Béné) ; Un grammairien lyonnais du XVIe siècle, Claude Mermet et le problème de l'orthographe (R. Lathuillère) ; La pensée d'Etienne Dolet et le combat humaniste (H. Weber) ; etc. — Par le thème choisi, par les sujets abordés, par la qualités de communications, cet ouvrage passionnera tous ceux qui s'intéressent à l'Humanisme et à la Renaissance.

Collectif.

L'image de la France et des Français au XVIe siècle. Colloque du Puy-en-Velay (9 et 10 septembre 1996).

Le Puy, Conseil Général de la Haute-Loire, 1997, gr. in-8°, 197 pp, broché, dos toilé muet, bon état

15 études érudites par E. Vaucheret, V. Duché-Gavet, R. Aulotte, Gabriel Pérouse, A. Goosens, J.-Cl. Margolin, Ch. de Buzon, C.-G. Dubois, etc.

Collectif – BALLESTERO (Manuel), Jacqueline BRUNET et autres.

Culture et religion en Espagne et en Italie aux XVe et XVIe siècles.

Abbeville, Imprimerie Paillart, 1980, in-8°, 196 pp, 2 planches hors texte, broché, bon état

Ce volume réunit cinq études ayant pour objet des oeuvres théâtrales et poétiques espagnoles et italiennes, dont la thématique est religieuse. Deux d'entre elles sont consacrées à la légende de l'Invention de la Croix. Deux autres études portent sur le théâtre florentin au XVIe siècle. — Avant-propos (Michel Plaisance) ; Fêtes religieuses, fêtes princières au XVIe siècle : Les Médicis et la fête de l'annonciation à Florence ; L'Invenzione della Croce de Lorenzo de Medici et le mythe du second Charlemagne (Michel Plaisance) ; La Rappresentazione della Invenzione della Croce (édition critique) ; La légende de l'Invention de la Croix dans deux oeuvres espagnoles du XVIe siècle (Marie-France Schmidt) ; L'Acqua Vino : une, deux, (trois ?) farce(s) de Giovanmaria Cecchi ; La busqueda y lo escondido en el Càntico espiritual (Manuel Ballestero).

Collectif – BALLESTERO (Manuel), Jacqueline BRUNET et autres.

Culture et religion en Espagne et en Italie aux XVe et XVIe siècles.

Abbeville, Imprimerie Paillart, 1980, in-8°, 196 pp, 2 planches hors texte, broché, trace de mouillure sur la couv., intérieur propre, état correct

Ce volume réunit cinq études ayant pour objet des oeuvres théâtrales et poétiques espagnoles et italiennes, dont la thématique est religieuse. Deux d'entre elles sont consacrées à la légende de l'Invention de la Croix. Deux autres études portent sur le théâtre florentin au XVIe siècle. — Avant-propos (Michel Plaisance) ; Fêtes religieuses, fêtes princières au XVIe siècle : Les Médicis et la fête de l'annonciation à Florence ; L'Invenzione della Croce de Lorenzo de Medici et le mythe du second Charlemagne (Michel Plaisance) ; La Rappresentazione della Invenzione della Croce (édition critique) ; La légende de l'Invention de la Croix dans deux oeuvres espagnoles du XVIe siècle (Marie-France Schmidt) ; L'Acqua Vino : une, deux, (trois ?) farce(s) de Giovanmaria Cecchi ; La busqueda y lo escondido en el Càntico espiritual (Manuel Ballestero).

Collectif – Jean-Pierre Babelon, Yves-Marie Bercé, Nicolas Le Roux, Ivan Cloulas et alii.

La France de la Renaissance.

France Loisirs, 1998, in-4° carré, 176 pp, environ 500 illustrations, la plupart en couleurs, une carte, biblio sélective, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Oeuvre collective réunissant les plus grands historiens, historiens de l'art, universitaires et conservateurs du patrimoine. La France de la Renaissance recompose le tableau vivant de cette France du XVIe siècle, avant de conduire le lecteur sur les sites phares de la Renaissance française. – La partie encyclopédique donne au lecteur les clés pour comprendre l'époque : l'environnement au XVIe siècle , l'histoire, la société et les modes de vie, l'architecture, les arts et les lettres. – Trois grands itinéraires à travers la France invitent ensuite le lecteur à découvrir les hauts lieux de la Renaissance : les châteaux, les villes, les sanctuaires. – Un ensemble d'informations pratiques sur tous les lieux de visite évoqués dans l'ouvrage avec indication des adresses et horaires ainsi qu'un index des lieux cités viennent compléter ce magnifique panorama de la France de la Renaissance.

COLLIS (Maurice).

Hernan Cortez. (Cortez et Montézuma).

Club des Editeurs, 1957, in-8°, 324-xxvi pp, traduit de l'anglais, 32 pl. de gravures du temps et 25 pl. de photos d'oeuvres aztèques par Gisèle Freund hors texte, XXVI pp. de glossaire et index in fine, tirage numéroté sur pur alfa d'Avignon, reliure pleine toile carmin de l'éditeur avec une gravure en vignette au 1er plat, rhodoïd, bon état (Coll. Hommes et faits de l'histoire)

[Costume] – LAVER (James)(dir.).

Le costume des Tudor à Louis XIII.

P., Horizons de France, 1950, pt in-4° (27 x 20), 376 pp, 367 illustrations sur 240 planches hors texte (dont 48 encouleurs), biblio, reliure pleine toile de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Le costume sous les Tudor (1485-1558) par James Laver ; Le costume en France au temps des Valois (1515-1590) par André Blum ; Le costume en Angleterre au temps d’Élisabeth et de Jacques Ier (1558-1625) par Graham Reynolds ; Le costume espagnol de Philippe II à Philippe IV (1550-1660) par Brian Reade ; le costume hollandais au siècle d'or (1600-1660) par Frithjof van Thienen ; Le costume en France sous Henri IV et Louis XIII (1590-1643) par André Blum.

COTTRET (Bernard).

Terre d'exil. L'Angleterre et ses réfugiés français et wallons, de la Réforme à la Révocation de l'Edit de Nantes, 1550-1700.

Aubier, 1985, in-8°, 337 pp, avant-propos d'Emmanuel Le Roy Ladurie, documents, sources, broché, couv. illustrée, trace de mouillure ancienne au 2e plat, sinon bon état (Coll. Historique). Edition originale, ex. du SP

"Précédé d'une ample et belle introduction d'Emmanuel Le Roy-Ladurie, ce livre d'un jeune historien et angliciste mérite doublement l'attention. D'abord parce qu'il apporte à l'histoire des mentalités une contribution de qualité, qui ne dépare nullement la féconde école de Lucien Febvre et de Robert Mandrou. Ensuite parce qu'il éclaire d'un jour nouveau le destin de la minorité réformée du Refuge anglais durant le siècle et demi qui va de 1550, année où est promulguée la charte d'Edouard VI, jusqu'au déclin du règne de Louis XIV..." (Frank Lestringant, Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, 1986)

COURTEAULT (Paul).

Blaise de Monluc. Un cadet de Gascogne au XVIe siècle.

Picard, 1909, in-12, (6)-308 pp, broché, bon état

Bonne étude (Cabeen II/2236) — "II pouvait sembler présomptueux de vouloir écrire, après Monluc lui-même, une vie de Monluc. Le dessein de M. Paul Courteault fut, à la fois, plus modeste et plus utile. Les « Commentaires » ne constituent pas seulement une oeuvre d'histoire ; ils sont encore un plaidoyer, auquel une accusation grave, suivie de disgrâce, donna l'occasion. De plus, la mémoire de Monluc, quelque sûre qu'on la suppose, n'était pas infaillible bien des erreurs ou des omissions ont pu se glisser dans son récit. Enfin, comment un gacon résisterait-il complètement à l'attrait des gasconnades ? Un travail de mise au point s'imposait donc et tout désignait M. P. Courteault pour l'accomplir. Nous avons rendu compte, il y a quelques mois de la thèse qu'il y a consacrée, et à laquelle l'Académie Française décerna le grand prix Gobert. Il en a repris les conclusions dans un volume plus rapide, dégagé de tout appareil critique, et mieux adapté aux besoins du grand public. Il fallait beaucoup de délicatesse et de discrétion pour suivre pas à pas Monluc sans lui paraître importun, pour le contredire parfois sans le fâcher, pour le résumer sans le chagriner et sans lui faire tort. M. Courteault y a mis un tact charmant. Il y a, dans son récit, quelque chose d'alerte, de vif, une sorte de belle humeur guerrière qui aurait plu au « cadet de Gascogne » et l'aurait désarmé. Et la figure de son héros, dégagée du léger fard dont elle était parée, en ressort plus vivante, plus « humaine » à tous points de vue, et. partant, plus sympathique à nos yeux." (Revue des Questions historiques, 1910)

CROIX (Alain).

Cultures et religion en Bretagne aux 16e et 17e siècles.

Rennes, Apogée, Presses Universitaires de Rennes, 1995, gr. in-8°, 332 pp, annexe, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Pourquoi l'idéologie chrétienne a marqué tous les aspects de la vie en Bretagne ? Pourquoi les comportements autrefois largement répandus en France ont pu se maintenir si fortement et si longtemps en Bretagne ? Voici, entre autres, les questions qui ont présidées à la thèse d'Alain Croix. Il s'agit ici de la réédition de la partie la plus neuve de ce « classique » désormais introuvable. Ce livre montre l'importance des liens entre cultures et religion pour comprendre la Bretagne d'hier... et d'aujourd'hui.

CROIX (Alain).

Nantes et le pays nantais au XVIe siècle. Etude démographique.

SEVPEN, 1974, in-8°, 356 pp, 58 cartes et graphiques, 2 plans dépliants hors texte, pièces justificatives, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

L’une des premières études démographiques au sens large du terme, réalisée sur une région de la France du XVIe siècle, repose sur le dépouillement des registres paroissiaux et elle est complétée par cinquante-huit cartes et graphiques. On y voit la distorsion qui s’amorce dans l’évolution des rapports ville-campagne due à la famine, la peste et la guerre, la répétition des crises à la fin du siècle étant rapprochée des phénomènes politiques et climatiques. L’analyse des mouvements saisonniers avec leur interférence sur les phénomènes religieux et économiques, de l’usage du français et du latin, des migrations des colonies étrangères offre un tableau de la société et de ses mentalités. — "Ce livre est pionnier dans la mesure où il est difficile de traiter de la démographie au XVIe siècle faute de documents utilisables. Alain Croix a bénéficié de sources exceptionnelles ; dès le XVe siècle, les évêques s'intéressèrent à la tenue de registres paroissiaux. (...) Cette étude exceptionnelle pour le XVIe siècle confirme le modèle établi par les historiens démographes pour les XVIIe et XVIIIe siècles, à quelques nuances près." (Jean-Marie Constant, Revue d'histoire économique et sociale, 1975)

CROUZET (Denis).

Le haut coeur de Catherine de Médicis. Une raison politique aux temps de la Saint-Barthélemy.

Albin Michel, 2005, in-8°, 636 pp, notes, sources et travaux, index, broché, couv. illustrée, bon état

Le XVIe siècle français est marqué par la figure de Catherine de Médicis (1519-1589) qui exerça le pouvoir avec une étonnante ténacité et fut soupçonnée de recourir aux moyens les plus sinistres, mensonges, complots, poison, magie noire, assassinats, culminant dans l'extrême violence du massacre de la Saint-Barthélemy. C'est avec une énergie intense qu'elle se consacra à la défense de l'État monarchique, incarné successivement par ses fils François II, Charles IX et Henri III. L'humaniste Estienne Pasquier disait qu'elle "était armée d'un haut cœur", un cœur supérieur, plein de force, de foi et d'intelligence qui la poussa à se dresser contre les passions qui ensanglantaient le royaume. Dans sa magistrale étude, Denis Crouzet fait vivre cette Catherine de Médicis plurielle, oscillant entre le bien et le mal, adepte de la parole et de la négociation, figure humaniste persuadée de sa mission de pacification du royaume, mais aussi fine stratège, forgeant les instruments idéologiques de son intrusion active dans la sphère de la décision politique, allant jusqu'à légitimer l'usage de la violence vue comme une nécessité pour l'avenir de la paix. Dans le contexte tragique des guerres de Religion, autour d'une souveraine hors du commun, s'invente la raison politique moderne.

[Curiosa] – VIGNALE (A.).

La Cazzaria. Dialogue priapique de l'Arsiccio intronato, écrit par Antonio Vignale et traduit nouvellement.

P., Cercle du Livre Précieux, 1960, in-8°, xxi-171 pp, vignettes en bandeaux, la 1ère en rouge, les suivantes en noir, reliure toile ivoire décorée de l'éditeur, rhodoïd, bon état

Texte érotique d'Antonio Vignali, membre fondateur de l'« Accademia degli Intronati » de Sienne (1501-1559) ; préface d'Alcide Bonneau, philologue et critique littéraire, éditeur et auteur d'ouvrages grivois (1836-1904). Tirage à 3500 exemplaires numérotés réservés aux membres du Cercle du Livre Précieux et non mis dans le commerce.

DARGAUD (J. M.).

Histoire de Marie Stuart.

Firmin-Didot, 1850, 2 vol. in-8°, vii-404 et 420 pp, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-chagrin chocolat, dos à 4 nerfs filetés, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état. Peu courant

DARMON (Pierre).

Le Mythe de la procréation à l'âge baroque.

Jean-Jacques Pauvert, 1977, gr. in-8°, 283 pp, 59 gravures dans le texte, biographies de quelques médécins et savants in fine, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

"Dans ce livre passionnant Darmon nous fait traverser toute cette époque des premières découvertes sur la procréation, à la lumière des questions saugrenues, des hypothèses parfois fort pertinentes et des explications aux accents poétiques ou relevant d'un pur fanatisme religieux. Ainsi, pour répondre à la question, « les femmes peuvent-elles procréer sans hommes ? », on édifiera toute une argumentation religieuse sur la copulation avec le diable, ce qui amènera des millions de femmes, considérées comme sorcières, au bûcher. Ce sont aussi les explications religieuses et morales qui pendant des siècles justifient la majorité des cas de malformation, de mutilations et de monstruosité, choses qui dépendent évidemment des femmes ! Darmon, par exemple, n'échappe d'ailleurs pas à cette misogynie, et il est étonnant de le voir accabler avec autant de force les sages-femmes et les sorcières, alors que les recherches et la pratique de l'époque semblent souvent aussi aberrantes. Extrêmement intéressants, ses chapitres sur l'obstétrique et l'accouchement baroque mériteraient d'être lus à la lumière de « sorcières, sages et infirmières », court texte sur l'histoire des femmes et de la médecine, écrit par Barbara Ehrenreich et Deirdre English. Bref, Le mythe de la procréation à l'âge baroque est un excellent outil de travail pour toutes les femmes intéressées à approfondir ces questions." (Louise Vandelac, Les cahiers du GRIF, 1977)

DASSONVILLE (Michel)(dir.).

Ronsard et l'imaginaire. Studi di Letteratura Francese, XII. Etudes réunies par Michel Dassonville et présentées par Robert Aulotte.

Florence, Leo S. Olschki, 1986, gr. in-8°, 280 pp, 4 illustrations sur 3 pl. hors texte, broché, bon état (Biblioteca dell'«Archivum Romanicum»). 14 études érudites (12 en français et 2 en anglais)

"... D'entrée de jeu la préface de R. Aulotte offre des aperçus très divers sur l'imaginaire de la Renaissance qui tenterait, par le mythe et la métaphore d'établir un nouveau rapport de l'homme avec Dieu et avec l'univers. De là un imaginaire du temps et un imaginaire de l'espace, issu des grandes découvertes. (...) M. Dassonville découvre, autour des années soixante, une coupure et même un renversement dans l'esthétique du poète. Auparavant Ronsard « se sait et se dit inspiré », l'ivresse, l'hallucination, la fureur amoureuse ou poétique exaltent en lui le pouvoir de l'imagination. Mais le déchaînement des guerres de Religion le conduit à condamner dans les Discours et dans le poème « Les Nuées », l'imagination source de la vaine opinion..." (Henri Weber, Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, 1986)

D'AUVIGNY.

Histoire de Blaise de Montluc.

Librairie d'Education, 1882, in-8°, 196 pp, une gravure hors texte, cart. éditeur de l'époque lég. frotté, dos abîmé, qqs rousseurs éparses

DECRUE de STOUTZ (Francis).

La Cour de France et la société au XVIe siècle.

Genève, Mégariotis, 1978 (reprint de l'éd. de 1888), in-8°, vi-222 pp, reliure simili-cuir havane de l'éditeur, bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1888)

"Notre collaborateur M. Fr. Decrue de Stoutz a composé un très agréable et instructif petit volume sur la Cour de France et la société au XVIe siècle. Le biographe d'Anne de Montmorency a montré une fois de plus qu'il connaît bien cette époque si féconde au point de vue politique, intellectuel et social ; mais cette fois il n'a pas voulu faire oeuvre ni étalage d'érudition. Ses chapitres sur la sociabilité, le gouvernement, les classes de la société, la France militaire, les passe-temps de la société, la femme au temps de François Ier et de Henri II ne sont accompagnés d'aucun appareil bibliographique ni critique." (G. Monod et Ch. Bémont, Revue Historique, 1888)

DEDIEU (Jean-Pierre).

L'Administration de la foi. L'Inquisition de Tolède (XVIe-XVIIIe siècle). (Thèse).

Madrid, Casa de Velázquez, 1989, gr. in-8°, 406 pp, 55 tableaux, 4 graphiques, 2 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

L'Inquisition, un tribunal parmi d'autres, le Saint-Office, enfin replacé dans l'ensemble des institutions judiciaires ; une remise en contexte qui révèle sa véritable originalité et détruit bien des légendes. L'Inquisition de Castille : une institution au service de l'Église et du Roi, un instrument de la Contre-Réforme, qui poursuit "conversos" et morisques, de même que les vieux-chrétiens, et dont toute l'action répressive constitue une pédagogie de la foi. — "Jean-Pierre Dedieu s'inscrit dans la longue lignée des historiens qui se sont penchés sur le Saint-Office espagnol et son livre traite de l'un des tribunaux les plus dynamiques de la péninsule. Il observe son activité et son fonctionnement pendant plus de trois cents ans. Il nous présente d'abord le terrain qui constitue le district inquisitorial de Tolède dans ses particularités physiques et humaines, puis les moyens divers – droits, agents et finances –, dont disposa l'institution, questions qui retiennent l'essentiel de son attention, consacrant la dernière partie de l'ouvrage à l'oeuvre accomplie par le tribunal. C'est dire combien l'Inquisition de Tolède, loin d'être considérée dans la perspective un peu courte qui unit exclusivement parfois la transgression à sa répression, est ici envisagée dans un contexte beaucoup plus vaste qui lui restitue le rôle d'instance idéologique et politique qui fut le sien..." (Solange Alberro, Annales ESC, 1990)

DELAY (Jean).

Avant Mémoire, tome I et II : D'une minute à l'autre (Paris, 1555-1736).

Gallimard, 1979-1980, 2 vol. in-8°, 300 et 312 pp, 16 pl. de gravures hors texte, 60 fac-similés, brochés, jaquettes illustrées, bon état

L'histoire sociale d'une famille, suivie à Paris pendant trois siècles dans ses rapports avec son temps, forme l'objet de ces “avant-mémoires”. Elle commence au Paris des derniers Valois et finit au Paris d'Haussmann. Remontant le cours du passé, l'auteur a retrouvé dans la capitale la présence de sa lignée maternelle pendant dix générations successives. La première partie, qui comprend deux volumes, a pour titre “D'une minute à l'autre” parce que les recherches ont eu pour base le Minutier central de la rue Vieille-du-Temple. Mais un acte notarié reste lettre morte s'il n'est intégré dans son contexte local, social, historique. C'est en retrouvant à travers mémoires, chroniques, journaux, correspondances, archives publiques et privées, la vie du quartier, du métier, de la maison, la trame des événements quotidiens dont est tissée l'histoire, que ces textes inanimés deviennent les jalons d'une quête. — L'intérêt historique d'une monographie familiale de longue durée est de rencontrer une suite de témoins des temps révolus. Les exemples réunis montrent la mobilité sociale d'un échantillon de population parisienne plongeant ses racines dans le peuple et accédant à différents niveaux de la bourgeoisie. C'est ici une socio-biographie, complémentaire par son objet et ses méthodes de la psycho-biographie telle que Jean Delay l'avait précédemment définie dans son étude sur “La Jeunesse d'André Gide”.

DELUMEAU (Jean).

Naissance et affirmation de la Réforme.

PUF, 1968, pt in-8°, 417 pp, 5 cartes, biblio, index, cart. éditeur, bon état (Coll. Nouvelle Clio)

Lorsqu'il commenta l'Epître aux Romains (1515-1516), Luther avait, semble-t-il, déjà découvert le thème central de sa théologie. Identifiant péché et tentation, il fut désormais convaincu que l'homme reste toute sa vie indigne du salut. Le péché originel a été trop profond et trop grave. Mais Dieu se refuse à regarder les fautes d'un pécheur qui continue d'espérer dans son sauveur. C'est la doctrine de la « justification par la foi ». Le présent ouvrage la replace dans son contexte historique et en suit la diffusion dans la partie de la chrétienté devenue protestante. Pour la première fois dans l'histoire une "hérésie" chrétienne tenait en échec l'autorité romaine.

DELUMEAU (Jean).

Naissance et affirmation de la Réforme.

PUF, 1968, pt in-8°, 417 pp, 5 cartes, biblio, index, cart. éditeur, qqs soulignures stylo, bon état (Coll. Nouvelle Clio)

Lorsqu'il commenta l'Epître aux Romains (1515-1516), Luther avait, semble-t-il, déjà découvert le thème central de sa théologie. Identifiant péché et tentation, il fut désormais convaincu que l'homme reste toute sa vie indigne du salut. Le péché originel a été trop profond et trop grave. Mais Dieu se refuse à regarder les fautes d'un pécheur qui continue d'espérer dans son sauveur. C'est la doctrine de la « justification par la foi ». Le présent ouvrage la replace dans son contexte historique et en suit la diffusion dans la partie de la chrétienté devenue protestante. Pour la première fois dans l'histoire une "hérésie" chrétienne tenait en échec l'autorité romaine.

DELUMEAU (Jean) et Thierry WANEGFFELEN.

Naissance et affirmation de la Réforme.

PUF, 1998, in-8°, 441 pp, 5 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Nouvelle Clio)

Selon Luther, l’homme reste toute sa vie indigne du salut, le péché originel a été trop grave. C’est la doctrine de la « justification par la foi ». Cet ouvrage la replace dans son contexte historique et en suit la diffusion dans la partie de la chrétienté devenue protestante. Pour la première fois dans l’histoire, une hérésie chrétienne a tenu en échec l’autorité romaine.

DENIEUL-CORMIER (Anne).

La France de la Renaissance, 1488-1559.

Arthaud, 1962, in-8°, 510 pp, 235 héliogravures dans le texte et à pleine page, un tableau généalogique, notes, table et commentaire des illustrations, reliure demi-basane caramel, dos à 4 nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Bien complet du dépliant volant (41 x 57 cm) reproduisant une gravure allemande du XVIe siècle de la bataille de Pavie, où l'on voit la capture de François Ier

"L'auteur de ce livre a réussi un tour de force : son livre plaisant pour le public cultivé n'en est pas moins utile au spécialiste. Car ce n'est pas un banal recueil de « morceaux choisis ». Mme Denieul-Cormier y présente des extraits d'une certaine longueur qu'une toilette délicate rend intelligibles à nos contemporains sans les dépouiller de leur saveur originale, et qu'un contexte excellent encadre et introduit. Elle fait revivre avec une remarquable intensité d'authenticité des aspects de la Renaissance en France : en premier lieu la haute personnalité du roi François Ier entre ses deux Kgérie, sa mère Louise de Savoie, sa sœur, la Marguerite des Marguerites ; après le souverain, les sujets, le gentilhomme en sa maison rustique, le patron et l'ouvrier en cette industrie où les débats ont un accent des plus modernes, l'imprimerie, si intimement associée au mouvement humaniste, puis le voyageur sur les routes pour le souci de ses affaires ou le zèle de sa piété, ou encore à la découverte de terres nouvelles. Enfin le progrès des études, la soif des textes purs, et ce même goût pour le retour aux sources enflammant les prédicateurs et provoquant la fatale scission qui résulta d'une opiniâtreté jointe à une vue trop courte du problème religieux." (B. A. Pocquet du Haut-Jussé, Annales de Bretagne, 1963) — "Après quelques pages sur le pays et ses habitants, l'auteur évoque les folles équipées des guerres d'Italie, leurs héros et les réactions des Italiens, puis la personnalité de François Ier, prince exubérant et fastueux, protecteur des arts et des artistes, enfin le lustre nouveau dont resplendit, sous son impulsion, la vie de cour. Tout cela est fort bien noté et assorti de textes choisis avec goût et compétence. (...) Au vrai, l'étude – excellente – de Mme Denieul est axée, en dépit du sous-titre, sur le règne de François Ier. Les références à l'époque de Henri II sont assez clairsemées. (...) Une troisième partie met en scène les différentes classes de la société de l'époque, les hobereaux demeurés sur leurs terres, les paysans, avec leurs problèmes et leurs distractions, les ouvriers, notamment ceux de l'imprimerie, « l'une des premières industries capitalistes, avec ses conséquences inévitables, l'apparition du prolétariat, des grèves, des troubles sociaux ». Les voyageurs, pèlerins, curistes comme Montaigne ou simples touristes, plus intrépides que jamais, font l'objet d'un chapitre fort plaisant. La quatrième et dernière partie envisage les découvertes, les bouleversements d'idées, les métamorphoses qui donnent à la Renaissance une physionomie si particulière. Mme Denieul en souligne quelques aspects : les expéditions au Brésil, à Terre-Neuve, au Canada ; la création du Collège de France ; l'entrée royale de 1549 ; la personnalité de Philibert Delorme ; celle d'Ambroise Paré. L'abondance et la qualité de l'illustration font grandement honneur, comme toujours, aux Éditions Arthaud. Toutes ces images montrent infiniment de goût et de connaissances et le désir de sortir des sentiers battus." (Jacques Thirion, Bibliothèque de l'école des chartes, 1967)