Les Églises comtoises. Leur architecture, des origines au XVIIIe siècle. Préface de Lucien Febvre.
Picard, 1954, fort in-4°, 448 pp, illustré de 10 cartes, de 82 plans d'églises, de 26 figures dans le texte et de 72 planches hors texte, index, broché, qqs rousseurs, bon état. Un des 1200 ex. numérotés sur fleur d'Alpha des papeteries d'Avignon, seul tirage
Les églises comtoises se répartissent dans les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Celles qui sont étudiées ou citées dans ce volume s'élèvent à près d'un millier. C'est donc un ouvrage monumental que vient de leur consacrer M. René Tournier, singulièrement bien placé pour les connaître et les étudier en sa qualité d'architecte des Monuments historiques du Doubs. C'est en même temps le premier ouvrage d'ensemble sur des édifices dont il n'existait guère jusqu'à présent que des études disséminées pour la plupart dans des articles de revues. Pour mesurer l'effort de M. Tournier, il suffit de rappeler que les synthèses de l'abbé Brune, vieilles déjà d'une soixantaine d'années, concernaient seulement le Jura, ne consacraient que vingt-six pages aux églises romanes de ce département et moins encore aux églises gothiques. L'auteur décrit l'architecture religieuse dans la Comté suivant les grandes étapes de son évolution : époque romane précédée des expériences pré-romanes, époque gothique, époque classique. Dans chacune de ces grandes divisions, il étudie dans leur plan et leur ordonnance intérieure les monuments les plus importants sans oublier pour autant la construction, la décoration, les élévations extérieures, les clochers, et rattache les autres édifices à l'analyse des plus caractéristiques. (...) Tel qu'il se présente, ce travail comble une importante lacune. Il est non seulement un bilan des connaissances acquises enrichi de notions inédites et d'aperçus très nouveaux, mais aussi un excellent instrument de travail qui, avec ses cartes, ses plans réduits à la même échelle, sa copieuse illustration et son index, peut servir de point de départ à des recherches nouvelles. (Jean Vallery-Radot, Revue d'histoire de l'Église de France, 1955)