125 résultats

ABBIATECI (A.) et autres.

Crimes et criminalité en France sous l'Ancien Régime, 17e-18e siècles. Contributions de A. Abbiateci, F. Billacois, Y. Bongert, N. Castan, Y. Castan, P. Petrovitch.

Armand Colin, 1971, gr. in-8°, 268 pp, cartes et tableaux, une planche dépliante hors texte, bibliographie par régions et par délits, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Cahiers des Annales)

"Six études portant sur des délits spécifiques (l'incendie et le duel) et sur l'ensemble du phénomène criminel, étudié par sondage sur les pièces d'instruction. Bien que rare, le duel est loin d'être négligeable, puisque, de 1700 à 1725, le Parlement de Paris a jugé 100 procès pour « duels, appels en duel ou complicité de duel ». Cela représente 1/10e des procès pour violences mortelles et 1/16e du total des causes criminelles. C'est surtout dans l'armée que subsiste le duel. La criminalité familiale, par contre, est assez répandue, tout au moins en Languedoc. Dans les affaires de meurtre, l'assassin et la victime sont le plus souvent de la même famille, la rivalité étant alors due à des questions de patrimoine. Malgré cette tension, les liens, en cas de menace extérieure, se resserrent brusquement. Qu'il soit paysan ou seigneur, le père de famille mobilise à ses côtés ses fils adultes qu'il charge de commettre des vols ou même des assassinats : il s'agit de préserver l'honneur. La criminalité à Paris, semble, au premier abord, être faible, puisque 87 % des délits poursuivis durant les 4 années étudiées (1755, 1765, 1775 et 1785) sont des vols généralement sans importance (mouchoirs, montres, linge...). Le crime contre les personnes ne représente que 7 % des cas. En fait, la place des violences dans la criminalité légale est nettement plus grande qu'aujourd'hui (plus de 5 % pour la période étudiée, contre moins de 1 % en 1961-65). Pour certains historiens, la société est passée d'une criminalité de la violence à une criminalité de la fraude. Autre caractéristique intéressante de l'époque : la délinquance sénile. La criminalité connaît en effet une poussée au 3e âge (au-delà de 50 ans) due vraisemblablement à l'isolement et à la misère..." (J.-C. Chesnais, Population, 1973)

[Affaire Lafarge] – ADLER (Laure).

L'Amour à l'arsenic. Histoire de Marie Lafarge.

Denoël, 1985, in-8°, 219 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Marie Cappelle, en 1839, a passé vingt ans. Elle est belle, intelligente, raffinée. Elle rêve d'amours sublimes. Ses proches, par l'intermédiaire d'une agence, lui trouvent en deux jours un mari, auquel elle est quasiment vendue : Charles Lafarge, petit industriel du Limousin, veuf, gras, épais, inculte. Dès l'abord, il la dégoûte. Sitôt mariés, ils s'installent dans le lugubre manoir du Glandier. En janvier 1840, au terme d'une atroce agonie, Lafarge meurt. Dans sa chambre, partout, de l'arsenic. Tout désigne Marie comme la coupable. L'était-elle vraiment ? Elle est condamnée à Tulle aux travaux forcés à perpétuité, au terme d'un procès sensationnel. La France se divisa entre lafargistes et antilafargistes. L'histoire de Marie a fourni bien des traits à Madame Bovary.

[Affaire Lafarge] – LAFARGE (Madame, née Marie Capelle).

Heures de prison.

P., Librairie Nouvelle, 1854, in-12, (vi)-314 pp, reliure demi-toile havane, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane fauve, tranche sup. rouge (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état

Edition parue la même année que l'originale posthume (qui se présente en trois volumes). Il s'agit du journal intime tenu dans sa prison par la célèbre Marie Fortunée Capelle, connue sous le nom de Marie Lafarge (1816-1852), condamnée le 19 septembre 1840 aux travaux forcés à perpétuité pour l'empoisonnement de son mari Charles Lafarge, 28 ans. L'affaire Lafarge, assez romanesque, avait passionné l'opinion dans les années 1840, et elle a parfois été présentée, sans grande crédibilité, comme une des « sources » de Madame Bovary : Marie Lafarge avait été condamnée, sur des preuves incertaines, pour avoir empoisonné son mari. Durant toute la durée de son emprisonnement, elle écrivit un journal intime d'une grande qualité littéraire, publié sous le titre « Heures de prison ». Ce n'est qu'après l'affaire Lafarge, en 1846, qu'une ordonnance royale va intimer l'ordre de présenter au pharmacien (et non plus à l'épicier) une prescription émanant du corps médical pour obtenir ces drogues : « La vente des substances vénéneuses ne peut-être faite, pour l'usage de la médecine, que par les pharmaciens et sur la prescription du médecin, chirurgien, officier de santé, ou d'un vétérinaire breveté. Cette prescription doit être signée, datée et énoncer en toutes lettres la dose desdites substances, ainsi que le mode d'administration du médicament. » (Codex).

[Affaire Lafarge] – RAMET (Henri).

La Madone de l'arsenic. L'affaire Lafarge.

Toulouse, Editions Imprimerie Régionale, 1937, gr. in-8°, 186 pp, 8 planches hors texte, broché, qqs feuillets tachés in fine, C. de bibl., bon état

Marie Capelle épouse Charles Lafarge en 1839. Ce mariage se révèle vite calamiteux pour plusieurs raisons : la fortune de Charles Lafarge n'existe pas : celui-ci avait promis à Marie Capelle une vie de notable ; la mère de Charles Lafarge ne s'entend pas avec sa belle fille ; le comportement de Charles Lafarge, jugé peu adepte des manières, s'accorde mal avec celui de sa femme, issue d'une famille de la haute bourgeoisie parisienne, voire noblesse car elle serait une bâtarde royale et de ce fait la nièce du roi, Louis-Philippe. Alors qu'il est Paris, en novembre 1839, Charles Lafarge tombe malade. Il rentre au Glandier (près de Tulle) et meurt le 14 janvier 1840. Très vite, l'ambiance entre les habitants de la maison est lourde de suspicion. La mère de Charles Lafarge accuse Marie Capelle d'empoisonnement sur la personne de son mari car elle a envoyé un gâteau à son mari en novembre. La justice est saisie et une première autopsie annonce la présence d'arsenic dans le corps de Charles Lafarge. Marie Capelle est déférée aux Assises où elle est jugée coupable en septembre 1840 et condamné à la prison à perpétuité. Napoléon III accorde la grâce à la condamnée en 1852 mais cette dernière meurt peu de temps après.

AMOROSO (Dr. H.).

Le Monde hallucinant de la Mafia.

La Pensée Moderne, 1972, in-8°, 249 pp, broché, couv. illustrée à rabats, état correct

ANDRIEUX (Louis).

A travers la République. Mémoires.

Payot, 1926, in-8°, 358 pp, broché, dos recollé, trace de mouillure ancienne au dos, état correct

L'auteur fut successivement procureur de la République à Lyon en 1870 et 1871 (important chapitre consacré à la Commune de Lyon), député, préfet de Police de Paris de 1879 à 1881, ambassadeur en Espagne, et père d'Aragon. — I. Mes plus lointaines années ; II. La Commune à Lyon en 1870 et 1871 ; III. A la chambre des Députés avant la Préfecture de Police ; IV. La Préfecture de Police ; V. Après la Préfecture de Police. – Le Grand Ministère. – Six Mois d'ambassade en Espagne ; VI. Après l'Ambassade. – L'Élysée et la nuit historique ; VII. 1885 - 1914. Comment je devins Bas-Alpin.

ANDRIEUX (Louis).

Souvenirs d'un préfet de Police.

P., Jules Rouff et Cie, 1885, 2 vol. in-12, 356 et 304 pp, reliures pleine percaline bleue à la bradel, dos lisses avec fleuron et double filet pointillé doré en queue, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), rousseurs éparses, bon état

Ma nomination ; M. Waddington ; M. Lepère ; M. Albert Gigot ; Le procès de la Lanterne ; Un peu de lumière sur les fonds secrets ; L'affaire de la rue Duphot ; Le suicide du général Ney ; etc. — Après avoir été procureur de la République à Lyon en 1870-1871 puis député, l'auteur fut préfet de police de mars 1879 à juillet 1881. Il fut initié à la loge "Le Parfait Silence", à l'Orient de Lyon en 1863. Il raconte dans le présent ouvrage, avec ironie, son initiation. Plusieurs chapitres concernent la Franc-Maçonnerie. A noter que Louis Andrieux (1840-1931) est le père naturel de Louis Aragon (1897-1982). — "Expose adroitement les années qu'il passa à la préfecture de police." (Le Clère, 15)

ANDRIEUX (Louis).

Souvenirs d'un préfet de Police.

P., Jules Rouff et Cie, 1885, 2 vol. in-12, 356 et 304 pp, les 2 tomes reliés ensemble en un fort volume demi-basane fauve, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), reliure lég. frottée, dos uniformément passé, qqs rousseurs, bon état

"Voilà que l'on découvre un préfet, et préfet de Police à Paris s'il vous plaît, mais aussi un avocat, un "journaliste intermittent" (c'est son terme), qui ne semble pas éprouver trop de gêne ou de scrupules à cumuler le poste de préfet avec un mandat d'élu, comme à créer un journal (La Ligue) pour y publier ses propres mémoires. Sous la fameuse "République des Jules", voilà bien un drôle de préfet, qui vous ouvre tous les couloirs de la cuisine, à commencer par son propre dossier, qui n'hésite pas à mettre à plat ses conflits – avec la presse, avec le Conseil municipal de Paris, avec les successifs ministres de la Justice eux-mêmes –, à révéler les petites comme les grandes manipulations, éludant tout au plus parfois les noms pour ne pas mettre dans l'embarras certains de ses concitoyens. Drôle de préfet, mais manifestement drôle de personnage, dandy à coup sûr, qui s'honore de l'image de "l'homme aux gants gris perle" qu'on s'escrime à lui accoler, qui veut même bien passer pour le "Monsieur Mystère" des "maisons de rendez-vous", qui ne craint pas de se battre en duel et sait manier la plume aussi bien que le pistolet ou l'épée. Ces Souvenirs d'un préfet de police ne sont pas seulement l'histoire d'un homme retraçant sa carrière, mais un étonnant tableau des moeurs à l'époque où la République allait prendre son envol. Et dont nous restons les héritiers." (Jean-Paul Morel) — Après avoir été procureur de la République à Lyon en 1870-1871 puis député, l'auteur (1840-1931) fut préfet de police de mars 1879 à juillet 1881. Il fut initié à la loge "Le Parfait Silence", à l'Orient de Lyon en 1863. Il raconte dans le présent ouvrage, avec ironie, son initiation. Plusieurs chapitres concernent la Franc-Maçonnerie. A noter que Louis Andrieux (1840-1931) est le père naturel de Louis Aragon (1897-1982). — "Expose adroitement les années qu'il passa à la préfecture de police." (Le Clère, 15) — Table : Ma nomination ; M. Waddington ; M. Lepère ; M. Albert Gigot ; Le procès de la Lanterne ; Un peu de lumière sur les fonds secrets ; L'affaire de la rue Duphot ; Le suicide du général Ney ; etc.

ANDRIEUX (Louis).

Souvenirs d'un préfet de Police. Tome II.

P., Jules Rouff et Cie, 1885, in-12, 356 pp, broché, état correct

Tome II seul (sur 2). — Après avoir été procureur de la République à Lyon en 1870-1871 puis député, l'auteur fut Préfet de Police de Paris de mars 1879 à juillet 1881. C'est aussi le père de Louis Aragon (1897-1982).

ARLACCHI (Pino).

Les Hommes du déshonneur. La stupéfiante confession du repenti Antonino Calderone.

Albin Michel, 1992, in-8°, 343 pp, broché, couv. illustrée, bon état

ARLACCHI (Pino).

Mafia et Compagnies. L'éthique mafiosa et l'esprit du capitalisme.

Presses Universitaires de Grenoble, 1986, in-8°, 239 pp, traduit de l'italien, préface de Jean Ziegler, 12 documents (10 en fac-similé avec traduction en français), 11 tableaux, broché, couv. illustrée, discret C. de bibl., bon état

À une mafia peu organisée, ancrée dans la société traditionnelle, assurant une fonction sociale de médiation entre les communautés locales et leur environnement, fonction qui lui permet d'asseoir sa légitimité, aurait succédé une « mafia entrepreneuriale », fortement structurée, profitant des opportunités d'enrichissement que fournit le développement économique (marchés publics, trafic de drogue), insérée dans les appareils politiques et administratifs qui gèrent en Sicile l'essentiel des ressources sociales, recherchant beaucoup moins que par le passé le soutien diffus et la reconnaissance des populations, par là privée de la légitimité culturelle dont jouissait la « vieille mafia ». Un ouvrage qui décrit parfaitement l’esprit économique de la Mafia. Les méthodes utilisées sont le crime et par conséquent l’intimidation, le découragement de la concurrence, l’organisation autoritaire du travail s’accompagnant d’une disponibilité en ressources financières considérables, provenant notamment du blanchiment de l’argent criminel. L’auteur précise : « les importants capitaux engendrés par le circuit de l’activité illégale du mafioso tendent en effet à être versés dans le circuit des opérations des entreprises “légales” ». — Pino Arlacchi a été professeur associé en sociologie appliquée à l'Université de la Calabre, à l'université de Florence, et également professeur externe de l'université Columbia de New York. Il est devenu célèbre pour ses études et ses essais sur la mafia.

AUGUSTIN (Jean-Marie).

Les grandes affaires criminelles de Poitiers.

Geste éditions, 1995, gr. in-8°, 284 pp, 16 gravures et photos, 2 cartes et plans, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état

17 affaires criminelles parmi les plus célèbres dans le département de la Vienne… Avec le recul de l'historien, l'oeil du juriste et le talent du romancier Jean-Marie Augustin nous présente 17 affaires criminelles. Certaines ont marqué l'histoire de Poitiers avec un retentissement national.Les noms de beaucoup d'entre elles nous sont familiers : Urbain Grandier, Marie Besnard, les médecins anesthésistes... d'autres le sont moins : le brigand et seigneur Henri de Nuchèze, l'attentat contre le docteur Guérin, les policiers tortionnaires de la Pierre-Levée... Peut-on décrire la cruauté de certains faits (séquestrations, tortures, sadisme, meurtres en série) sans être voyeur ? Peut-on dénoncer les problèmes de conscience sans revenir sur l'autorité de la chose jugée ? La plume caustique et alerte de l'auteur nous en fait l'éclatante démonstration. Jean-Marie Augustin est professeur à la faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers où il enseigne l'histoire du droit pénal.

AUGUSTIN (Jean-Marie).

Les vies d'Anthelme Collet, escroc, bagnard... et pédophile.

Geste éditions, 2008, gr. in-8°, 341 pp, 40 gravures, 4 cartes et plans, sources, biblio, broché, couv. illustrée, état correct

Né en 1785 à Belley (Ain), Anthelme Collet fut en son temps "le plus insigne escroc de France" qui inspira Balzac pour créer le personnage de Vautrin. Lorsqu'en 1820, il est condamné par les assises du Mans à vingt ans de travaux forcés pour crime de faux, Collet est envoyé au bagne, à Brest, puis à Rochefort où sa notoriété grandit du fait de ses exploits. En 1836, il fait paraître ses Mémoires dans lesquelles il se vante d'avoir usurpé les fonctions d'évêque et de général inspecteur aux revues mais le forçat a-t-il vraiment vécu les aventures rocambolesques qu'il raconte ? Outre ses escroqueries, les archives judiciaires révèlent une autre facette de sa personnalité, celle d'un pédophile qui cherche ses proies parmi les jeunes garçons. Cette question n'intéresse pas cependant la cour d'assises, car à l'époque, le sujet des agressions sexuelles commises sur un mineur reste discret. Anthelme Collet est mort en 1840 à l'hôpital de la Marine à Rochefort, seize jours avant d'être libéré.

BAUER (Charlie).

Fractures d'une vie.

Seuil, 1990, gr. in-8°, 417 pp, préface de Robert Doisneau, broché, couv. illustrée, bon état

A vingt ans, Charlie Bauer est un jeune marginal du quartier de l’Estaque, à Marseille. Rebelle à l’ordre social, un temps militant communiste, il participe avec une bande à des cambriolages, à des pillages de magasins. Arrêté, il est condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Commence alors un affreux périple dans les geôles françaises, des Baumettes à Clairvaux, Fresnes ou Lisieux. Parce qu’il refuse d’être broyé par la machine pénitentiaire, Bauer devient un insoumis derrière les murs. Cette attitude, il la paie de neuf années d’isolement, au cachot ou dans les QHS. Pour survivre, Bauer poursuit des études – il passe deux licences –, pratique l’exercice physique, cherche à s’évader. Et surtout, il lutte. Contre le temps. Contre l’exclusion et l’asservissement. Après quatorze ans de détention, il bénéficie d’une libération conditionnelle. Il est alors contacté par Jacques Mesrine, en cavale, dont il devient l’ami. Arrêté à nouveau, après l’exécution de l’Ennemi public n°1, il replonge pour dix ans, jusqu’à sa sortie de prison en 1988. Ce récit, parfois insoutenable, toujours dérangeant, d’un quart de siècle passé derrière les barreaux, constitue un témoignage exceptionnel sur l’univers carcéral. (4e de couverture)

BECKER (Emile).

La “Bande à Bonnot”.

Nouvelles Editions Debresse, 1968, pt in-8°, 196 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, état correct. Edition originale

BESNARD (Marie).

Mes Mémoires.

Les Productions de Paris, 1962, in-8°, 301 pp, avant-propos de Me René Hayot, avocat à la Cour d'appel de Paris, broché, sans la jaquette, bon état

Marie Besnard (1896-1980), surnommée « l’empoisonneuse de Loudun », « la Brinvilliers de Loudun » ou « la Bonne Dame de Loudun », a été soupçonnée d'être une tueuse en série et reste au centre d'une des énigmes judiciaires françaises du XXe siècle. C'est le 21 juillet 1949 que Marie Besnard est inculpée pour le meurtre par empoisonnement de douze personnes, dont son propre mari. Après trois procès qui durent plus de dix ans, Marie Besnard, accusée et menacée de la peine capitale, est libérée en 1954 puis acquittée par la cour d'assises de la Gironde le 12 décembre 1961. Elle a publié un livre de souvenirs, intitulé sobrement Mes Mémoires, où elle retraçait l'affaire, sans faire de révélation particulière.

BOURGOIN (Stéphane).

Serial Killers. Enquête sur les tueurs en série. Nouvelle édition revue et augmentée.

Grasset, 2009, in-8°, 504 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, broché, bon état

Ouvrage de référence, traduit dans le monde entier, cette édition revue et augmentée pour la seconde fois est le résultat d'une vingtaine d'années de recherches sur ces criminels qui tuent en série sans mobile évident, mais sous l'emprise de pulsions sexuelles le plus souvent ; et qui commettent leurs forfaits en toute impunité pendant des mois, voire des années. Stéphane Bourgoin a pu s'entretenir avec plus d'une quarantaine de ces serial killers dans les prisons de haute sécurité du monde entier. Cannibales, comme Ottis Toole ou le pédophile sud-africain Stewart Wilken ; psychotiques, tel Gary Heidnik, dont le cas inspire le personnage de Buffalo Bill dans Le Silence des agneaux ; ou Richard Chase et James Riva, authentiques vampires modernes ; femmes criminelles, comme Martha Beck ou Christine Falling ; tueurs d'enfants à l'exemple de John Joubert et Albert Fish ; nécrophiles et chasseurs de têtes, à l'image de Gerard Schaefer et Ed Kemper qui sert de modèle au Hannibal Lecter de Thomas Harris ; étrangleurs de prostituées à la façon d'Arthur Shawcross, tous expriment les mêmes fantasmes sanglants – et une absence totale de remords. Grâce à de nombreux séjours à l'étranger (Etats-Unis, Afrique du Sud, Europe de l'Est, etc.), l'auteur a pu rencontrer les agents spéciaux du FBI chargés d'étudier ces assassins hors norme, ainsi que des profilers du monde entier qui utilisent une approche psychologique et des bases de données informatiques pour résoudre les enquêtes. Leurs conclusions sont confrontées à l'avis des plus grands psychiatres dans le domaine. L'ouvrage est complété par un dictionnaire bibliographique des serial killers qui est le premier du genre.

BOURGOIN (Stéphane).

Tueurs.

Grasset, 2010, in-8°, 284 pp, broché, bon état

"Depuis 1979, j'ai interrogé soixante-dix tueurs en série à travers le monde et consacré quatre ouvrages à ce phénomène : "Serial Killers", "Le Livre rouge de Jack l'Eventreur", "Le Livre noir des serial killers" et "Profileuse". Avec Ed Kemper, Albert DeSalvo, Jeffrey Dahmer, Henry Lee Lucas, Arthur Shawcross, Peter Kürten ou Jack l'Eventreur, je me suis intéressé aux plus célèbres de ces stakhanovistes du crime. Dans le présent ouvrage, je relate plusieurs affaires de tueurs en série, bien sûr, mais aussi de criminels qui n'ont tué qu'une seule fois, ainsi que de certains tueurs de masse, dont la psychologie est très différente de celle du serial killer. J'ai souhaité dresser le portrait de meurtriers oubliés de l'histoire ancienne ou contemporaine, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en France, mais aussi de meurtriers d'enfants et de meurtrières. Non, le crime n'est pas sans visage, il est partout, et prend des formes infiniment variées : de "Torso", le tueur dépeceur de SDF à Cleveland à "Belle le Boucher" en passant par Priscilla Ford et Antoine Léger, à la fois vampire et cannibale. Lorsque vous refermerez les pages de ce livre, je désire que vous gardiez présent à l'esprit que, derrière chaque cas de tueur en série, il y a un grand nombre de victimes et de familles proches qui ont connu le martyre et qui continuent de souffrir." (Stéphane Bourgoin)

BOUTET (Frédéric).

Crimes d'aujourd'hui, crimes d'autrefois. Les gentilshommes de fortune.

Librairie des Champs-Elysées, 1928, in-12, 252 pp, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, papier lég. jauni, état correct

BROCHE (François).

Jaurès. Paris, le 31 juillet 1914.

Balland, 1978, in-8°, 220 pp, biblio, broché, C. de bibl., bon état (Coll. Les Grands crimes Politiques)

Le livre est plutôt une biographie de Raoul Villain, l'assassin de Jaurès.

BROUSSARD (Commissaire Robert).

Mémoires.

Plon, 1997, gr. in-8°, 375 pp, 19 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, état correct. Edition originale

Tome 1 seul (sur 2). Robert Broussard, chef de l'antigang, entre dans la légende en participant à l'arrestation au champagne de Mesrine en 1973. — "Après trente six ans de carrière, l'heure est venu de quitter la Police nationale. Au moment de tourner la page, j'ai voulu évoquer un parcours qui m'a conduit d'un modeste emploi de commis aux écritures au commissariat d'Argenteuil à un poste de Préfet Directeur central, en passant par le Quai des Orfèvres et la Corse. On m'a souvent appliqué une étiquette de "baroudeur". Il est vrai que les coups durs n'ont pas manqué durant la décennie 1972-1982. Je raconte ici la face cachée de cette époque sans dissimuler mon plaisir, ni fuir mes responsabilités. Grand banditisme, terrorisme, prise d'otages, enlèvements... j'ai vécu toutes ces affaires de l'Intérieur, au plus près du danger, avec mes amis de la brigade antigang. Confrontés aux Besse, Willoquet et autres truands de renom, nous avons connu des moments d'une intensité rare dont le public n'a jamais vraiment eu connaissance. Des joies, des souffrances, mille péripéties et anecdotes... tout ce qui fut la vie d'une brigade particulièrement exposée dans ces années de violence. Ce livre, sur la première partie de ma carrière, me permet également de m'exprimer, sans aucune réserve, sur Jacques Mesrine. Je peux enfin rétablir quelques vérités malmenées par la légende..." (R. B.) — "Amateurs de romans policiers, cornez votre Série noire préférée et ouvrez le "Broussard", vous ne serez pas déçus !" (Frédéric Thiriez, Le Monde)

CARUCHET (William).

Marius Jacob, l'anarchiste-cambrioleur.

Séguier, 1993, in-8°, 339 pp, 8 pl. de photos et documents hors texte, annexes, broché, état correct

Marius Jacob (1879-1954), est un anarchiste illégaliste français. Cambrioleur ingénieux et doté du sens de l'humour, capable de grande générosité à l'égard de ses victimes, il sera (entre autres « illégaux » de la Belle Époque) un des modèles dont Maurice Leblanc s'inspirera pour créer le personnage d'Arsène Lupin.

CHARLIER (Jean-Michel) et Pierre DEMARET.

Hoover. Le grand patron du fameux F.B.I., la main de fer qui a tenu six présidents américains.

Laffont, 1976, in-8°, 354 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, bon état (Coll. Les Dossiers noirs)

CHENEVIER (Charles, sous-directeur honoraire de la Sûreté Nationale).

De la Combe aux fées à Lurs. Souvenirs et révélations.

Flammarion, 1962, in-12, 234 pp, broché, bon état

Ses succès retentissants et répétés dans la lutte contre les malfaiteurs ont valu depuis longtemps au commissaire Chenevier une juste notoriété. Les présents mémoires nous montrent ce que furent ses rapports – de chasseur de gibier – avec quelques-uns des bandits les plus redoutables de ces trente dernières années : avec René Girier, dit René la Canne, roi de l'évasion et Frégoli du banditisme ; avec Abel Danos, plusieurs fois meurtrier et qui finit sur l'échafaud ; avec Emile Buisson l'insaisissable, impitoyable tueur qui ne commit vraisemblablement pas moins d'une vingtaine d'assassinats. Outre ces inquiétantes figures de vedettes de la criminalité, le commissaire évoque ici toutes les grandes énigmes qu'il eut à résoudre au cours de sa carrière de policier : l'assassinat de la comtesse de Chenoves ; celui de l'ex-agent soviétique Ignace Reiss ; l'affaire Prince ; l'assassinat de Max Dormoy ; le vol des bijoux de la Begum ; et enfin, le meurtre de la famille Drummond, l'horrible crime de Lurs. Humain et psychologue, Charles Chenevier est un conteur-né. Aussi le récit de ses enquêtes et de ses aventures présente-t-il un attrait assez exceptionnel dans ce genre de souvenirs.

COCHINAT (Victor).

Lacenaire. Ses crimes, son procès et sa mort. D'après des documents authentiques et inédits suivis de ses poésies et chansons, recueillis par Victor Cochinat. 2e édition.

P., Jules Laisné, 1864, in-12, xii-(1)-336 pp, un portrait de Lacenaire en frontispice, reliure demi-basane carmin, dos lisse avec titre et filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état. Rare

Victor Cochinat (1823-1886), avocat, puis journaliste au Journal des Antilles, à La Liberté de la Martinique. Il fut nommé substitut à Saint-Pierre en 1848 avant d'être destitué au coup d'Etat. Il dirigea ensuite Le Journal de Rouen, donnant au Figaro, au Diogène, au Tintamare, à La Liberté, au Siècle des articles littéraires et politiques. Rédacteur du Petit Journal dès sa fondation, il finit conservateur de la Bibliothèque de Fort-de-France (30 août 1884). Il a laissé entre autres "Lacenaire, ses crimes, son procès, sa mort, 1857." Cochinat est devenu "nègre" en un second sens du mot lorsqu'il s'est établi à Paris, en 1850, et qu'Alexandre Dumas l'a pris pour secrétaire. Bien que l'illustre romancier fût né à Villers-Cotterêts, il était lui aussi d'origine antillaise. Alexandre Dumas père le recommanda pour lui faire obtenir un poste au Figaro.

Collectif.

Crime, Histoire & Sociétés vol. 1, n° 1, 1997.

Genève, Droz, 1997, in-8°, 127 pp, broché, bon état

How violent were women ? Court cases in Amsterdam, 1650-1810 (Pieter Spierenburg) ; "Harmful tramps" : Police professionalization and gypsies in Germany, 1700-1945 (Leo Lucassen) ; A decline in violence in Ireland ? Crime, policing and social relations, 1860-1914 (Mark Finnane) ; Les villageois dans et hors du village. Gestion des conflits et contrôle social des travailleurs migrants originaires des montagnes françaises, fin XVIIe siècle-milieu du XIXe siècle (Laurence Fontaine) ; Crime, Justice and Society in Medieval and Early Modern Times : Thirty years of crime and criminal justice history. A tribute to Herman Diederiks (Xavier Rousseaux).

Collectif.

Crime, Histoire & Sociétés vol. 1, n° 2, 1997.

Genève, Droz, 1997, in-8°, 142 pp, broché, bon état

La violence en Castille au XVIIe siècle à travers les Indultos de Viernes Santo (1623-1699) (Rudy Chaulet) ; Les chemins du contrôle social entre famille et communauté: le cas de Saint-Victor-de-la-Coste en Bas-Languedoc, au XVIIIe siècle (Élie Pélaquier) ; « Cette ville était alors comme un bois...» Criminalité et opinion publique à Paris dans les années qui précèdent l'affaire Cartouche (1715-1721) (Patrice Peveri) ; Civil Society, State Law and Village Norm : Semantic Conflict in Nineteenth-Century Rural Germany (Regina Schulte) ; Recent Writing on Stalin's Gulag (John Keep).

COLOMBANI (Roger) et Jean-René LAPLAYNE.

La Mort d'un roi. La vérité sur l'assassinat d'Alexandre de Yougoslavie. (Marseille, 9 octobre 1934).

Albin Michel, 1971, in-8°, 255 pp, 22 photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

L'assassinat du roi de Yougoslavie en 1934, réalisé par les oustachis de Pavelitch, entraîna un renversement des alliances lourd de conséquences...

COLOMBANI (Roger) et Jean-René LAPLAYNE.

La Mort d'un roi. La vérité sur l'assassinat d'Alexandre de Yougoslavie. (Marseille, 9 octobre 1934).

Albin Michel, 1971, in-8°, 255 pp, 22 photos hors texte, couv. rempliée, prière d'insérer, qqs rares marques au feutre en marge sur 8 pp, envoi a.s. des deux auteurs

L'assassinat du roi de Yougoslavie en 1934, réalisé par les oustachis de Pavelitch, entraîna un renversement des alliances lourd de conséquences...

COSSERON (Serge) et Jean-Marc LOUBIER.

Femmes criminelles de France.

Editions De Borée, 2012, gr. in-8°, 388 pp, très nombreuses photos, portraits et documents d'époque reproduits en noir et en couleurs, chronologies, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état, envoi a.s. (nom du destinataire biffé)

De 1840 au milieu des années 1990, un panorama de la criminalité féminine française, de Marie Lafarge à Florence Rey en passant par les soeurs Papin, Marie Besnard ou encore Simone Weber. — Le crime au féminin est plus rare que le crime au masculin. Il représente une infime partie des crimes de sang jugés depuis plus d'un siècle et demi dans notre pays. Parfois, à l'issue de son procès, même si sa responsabilité a été démontrée, la criminelle est déclarée non coupable et sort libre du tribunal. Et avant l'abolition de la peine capitale en 1981, la criminelle était rarement condamnée à mort ; quand c'était le cas, la grâce lui était généralement accordée. Le crime au féminin n'est donc pas perçu de la même façon par la société que le crime au masculin. Serge Cosseron et Jean-Marc Loubier dressent ici le portrait de femmes criminelles qui, de la moitié du XIXe siècle aux années 1990, tuèrent par amour, par jalousie, par cupidité, par vengeance ou par désespoir, pour des raisons personnelles ou politiques, ou bien encore sur un coup de folie. S'appuyant sur des archives judiciaires, des récits, des témoignages, des rapports d'expertises médicales et psychiatriques, les auteurs font oeuvre d'historiens en explorant dans sa crudité et sa violence cet univers du crime qui ne cesse, aujourd'hui encore, de fasciner et d'intriguer. Nous croiserons donc des femmes dont les noms sont restés gravés dans les mémoires, telles Simone Weber, condamnée pour avoir dépecé son ex-amant, les soeurs Papin, auteurs d'un double meurtre morbide, Violette Nozière, la parricide des surréalistes, Marie Besnard, la Bonne Dame de Loudun, et beaucoup d'autres encore dont on avait jusque-là oublié les forfaits pourtant fort singuliers... — "Cet épais recueil en hard cover et papier glacé, qui pèse son kilo et demi, bénéficie d'une typo claire, d'un jeu sur les textes en rouge et surtout de reproductions de documents très bien choisis, rarement vus et parfaitement mis en page. De plus, les auteurs insèrent une chronologie résumée très lisible dans le corpus, ce qui replace très bien l'affaire dans son temps. Les affaires sont classés chronologiquement, ici de l'empoisonneuse Marie Lafarge, jugée en 1840, jusqu'à Florence Rey, la compagne d'Audry Maupin, dont le casse pour s'emparer d'armes en 1994, dériva en "virée infernale" qui fit cinq morts. Avec une écriture très maîtrisée, les auteurs évitent le rapport pur et dur et se permettent des développements motivants sur le avant, le pendant et le après. Les têtes d'affiche sont là : Hélène Jégabo, la serial killeuse bretonne condamnée en 1851 pour des dizaines d'empoisonnements, Gabrielle Bompard l'appât du huissier Gouffé, "l'ogresse" Jeanne Weber, Mme Steinheil, Henriette Caillaux qui révolvérisa le directeur du Figaro, les sœurs Papin, Violette Nozière, Violette Morris l'ignoble guestapiste, Pauline Dubuisson, Denise Labbé qui tua sa petite fille sur la demande de son amant, sans oublier "les modernes" dont le souvenir reste encore vif dans notre mémoire comme Valérie Subra, l'appât pour plusieurs hommes victimes de ses deux amis, Nathalie Ménigon d'Action Directe ou Simone Weber la mamie à la meuleuse. Les autres cas moins connus suscitent un intérêt supplémentaire. Comme Mme Caillaux, Mme Hugues, femme de député, révolvérisa en 1885 un homme de scandale. Ce détective privé fut tué dans les locaux du tribunal et le mari Clovis Hugues (qui avait lui-même abattu un homme en duel pour laver son honneur) sauta au cou de sa femme pour la féliciter après son tir. Rachel Galtié, entre 1902 et 1903 empoisonna mari, frère et grand-mère pour toucher des assurances-vie. L'alcoolique baronne de Couvrigny qui couchait avec son fils débile et ses bonnes, fit tuer son mari à coups de fusil. Drame de la misère malgré la particule. L'anarchiste Germaine Berton tua le patron des services de l'Action française tandis que Camille Tharault, femme battue, descendit le champion cycliste Henri Pellisier en 1935 au cours d'un repas entre amis. Même statut pour Yvonne Chevallier qui tue son ministre de mari en 1946. Depuis le film de Chabrol, on connaît le destin de l'avorteuse Marie-Louise Giraud décapitée en 1943 mais moins celui de Germaine Godefroy, dernière femme décapitée en France à Angers en 1949, pour le meurtre à la hachette de son charbonnier de mari. À l'heure de la débâcle en 1940, Cécile Housseau assassine son beau-fils handicapé et l'enterre. Elle sera confondue dix ans plus tard. Si certaines meurtrières furent acquittées (Mme Caillaux, Mme Hugues, Camille Tharault, Yvonne Chevalier) en raison de la mansuétude des tribunaux de l'époque pour leur honneur, Marie Besnard l'a été aussi pour l'accusation de ses treize empoisonnements. Légalement, elle n'est donc pas une criminelle et n'a donc pas sa place dans ce recueil. Ces affaires plus oubliées mais qui n'en ont pas moins provoqué un grand raffut médiatique, nous font prendre conscience combien les auteurs ont développé leur texte avec talent en distillant leurs informations dans des récits passionnants qui intègrent les données psychologiques et historiques. En bonus de l'ouvrage, ils ont ajouté trente-deux faits divers concernant des meurtrières racontés en un texte court et bien fait. On y retiendra le cas, en 1869, de la femme Delpech, baptisée "l'Ogresse de Montauban" accusée d'avoir tué plus de cinquante enfants dont sa fille. Quelque peu différent du cas de Jeanne Weber qui éprouvait une jouissance sexuelle à étouffer ses jeunes victimes, la femme Delpech prenait des enfants en nourrice et se débarrassait d'eux (après un biberon au vitriol et la tête plongée dans l'eau bouillante !) pour continuer à toucher l'argent des pensions de pauvres filles-mères peu regardantes sur le devenir du fruit de leur péché." (Michel Amelin, K-libre, 2012)

DARMON (Pierre).

Landru.

Plon, 1994, in-8°, 298 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Que sait-on de Landru, si ce n'est qu'il assassina dix femmes entre 1915 et 1919 ? Pierre Darmon a consulté les archives du criminel le plus célèbre du XXe siècle. Un prodige d'organisation et de méthode... Landru a élevé l'escroquerie au mariage à la hauteur d'un art, séduisant, spoliant, assassinant puis escamotant le cadavre de ses "fiancées" selon des procédés restes uniques dans les anales du crime. C'est à travers la cuisinière de Gambais et grâce à sa barbe fluviale que ce Don Juan au physique disgracieux est entré dans la légende...

DARMON (Pierre).

Médecins et assassins à la Belle Epoque. La médicalisation du crime.

Seuil, 1989, in-8°, 330 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, tranches lég. salies, bon état

Le démon du crime implante-t-il ses griffes dans le cerveau des criminels dès leur naissance ? Les assassins sont-ils des monstres stigmatisés dans leur faciès par leurs penchants homicides ? Les médecins peuvent-ils dépister, diagnostiquer et soigner la délinquance ? Doivent-ils puger la terre de la race maudite des criminels-nés ? Vers la fin du XIXe siècle, Cesare Lombroso et l'Ecole italienne d'anthropologie criminelle ont soutenu cette thèse avec passion...

DELLAPINA (Paul).

Cambrioles. Les bouleversants mémoires de l'Arsène Lupin de l'après-guerre.

Fayard, 1972, gr. in-8°, 451 pp, préface et postface de Constantin Melnik, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Au terme d'une vie pleine de bruit et de fureur – trente-huit hold-up, vingt ans de prison – un gangster se penche sur son passé tumultueux. Le résultat est saisissant. Paul Dellapina, le célèbre « Arsène Lupin de l'après-guerre », est aussi bon conteur que cambrioleur, et son style empreint d'un charme un peu gauche émerveillera bien des lecteurs. Car “Cambrioles” n'est pas seulement une cascade allègre d'aventures rocambolesques, d'évasions spectaculaires et de cavales au bout du monde. C'est aussi la confession déchirante d'un homme, à la recherche des raisons qui peuvent transformer un enfant sensible et généreux en bandit de grands chemins. Un témoignage unique sur le milieu, que nous connaissions seulement jusqu'ici par les visions colorées des romanciers ou les froids comptes rendus des opérations policières.

DELPÈCHE (René).

Les dessous de Paris. Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra.

Editions du Scorpion, 1955, pt in-8°, 255 pp, broché, jaquette illustrée, bon état

Louis Métra, inspecteur à la Brigade mondaine à partir de 1921, raconte au journaliste René Delpêche les affaires de drogue et de moeurs sur lesquelle il a enquêté.

DEMARTINI (Anne-Emmanuelle).

L'Affaire Lacenaire.

GLM/Aubier, 2001, in-8°, 430 pp, 6 gravures et portraits, notes, annexes, sources, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Novembre 1835 : Pierre-François Lacenaire est condamné à mort pour faux en écriture, vols et assassinats, au terme du procès le plus spectaculaire de son temps. C'est que l'accusé est exceptionnel : non seulement il ne dissimule pas ses forfaits, mais il en revendique d'autres; il ne s'effraie pas du sort qui l'attend, il en rit ; il ne repousse pas la guillotine, il la réclame. Détenu à la prison de la Conciergerie, le condamné compose des poésies et rédige ses Mémoires, quand il ne reçoit pas des visiteurs distingués qu'étonnent ses talents et son art consommé de se mettre en scène. Pendant trois mois, jusqu'à sa mort sur l'échafaud en janvier 1836, Lacenaire fascine et scandalise l'opinion. Pourquoi une telle émotion ? Criminel d'origine bourgeoise, assassin poète, Lacenaire ne relève d'aucune catégorie connue : aux yeux des contemporains, il est un monstre moral et social qui cristallise les inquiétudes de la société française postrévolutionnaire. C'est ainsi que, par la diversité des fantasmes et des débats idéologiques, sociaux et culturels qu'elle croise ou révèle, l'« affaire Lacenaire » échappe à l'anecdote pour rejoindre le registre de l'histoire. En apportant un éclairage nouveau sur un criminel célèbre, objet d'un véritable mythe, ce livre ouvre une fenêtre sur l'imaginaire social du premier XIXe siècle.

DEROGY (Jacques).

Enquête sur un juge assassiné. Vie et mort du magistrat lyonnais François Renaud.

Laffont, 1978, gr. in-8°, 266 pp, 8 pl. de photos hors texte, sources et biblio, broché, bon état

Dans les mois qui ont suivi l'assassinat du juge Renaud à Lyon, l'édition et le cinéma se sont emparés du personnage de légende que son comportement hors du commun avait contribué à fabriquer : romans de pure fiction, film de convention, amalgamant des affaires sans liens réels et des rumeurs sans consistance. Fondé sur deux années de patiente collecte de faits et de documents, souvent confidentiels, ce récit sans concession mais non sans passion a d'autres ambitions. Entre les certitudes de la police et les tâtonnements de la justice, l'auteur, journaliste, historien du présent, va au-devant et au delà de l'information pour se mettre à l'écoute de toutes les rumeurs, dont il a pour vocation de rechercher les sources et de vérifier le fondement. L'énigme de la mort de Renaud est policièrement élucidée : elle est loin d'être judiciairement résolue. Engagé dans une guerre sans merci contre la montée d'une criminalité des plus violentes, propre à la région lyonnaise depuis une douzaine d'années, l'intrépide magistrat est tombé dans une sorte d'embuscade tendue par ceux qu'il considérait moins comme des justiciables que comme des ennemis du peuple et de la loi. Si le mobile du crime n'a rien, apparemment, de politique, le scandale de son impunité l'est, au sens profond du terme. D'où le risque pris par l'auteur de tout révéler de ce que son enquête lui a appris.

DEROGY (Jacques) et Jean-Marie PONTAUT.

Investigation, passion. Enquête sur 30 ans d'affaires.

Fayard, 1993, in-8°, 570 pp, index, broché, bon état

D'HEUCQUEVILLE (Dr G.).

Souvenirs de Médecin-Légiste.

P., J. Peyronnet et Cie, 1946, gr. in-8°, 144 pp, broché, couv. illustrée, papier jauni, état correct, bel envoi a.s. à l'avocat Jacques Isorni

"L'auteur nous fait profiter de sa longue expérience de médecin légiste. A la lumière d'un grand nombre de cas succinctement exposés, il exprime ses idées, précise ses vœux. Il souhaite que le nombre des experts reconnus par le juge d'instruction ne dépende pas de l'importance du tribunal mais de la complexité du cas envisagé. On parviendra ainsi dans les cas difficiles à nommer trois experts : l'expert visiteur, l'expert rédacteur, l'expert conseil. L'auteur souhaite également que les témoins soient soumis à une analyse mentale, il voudrait qu'une loi donne à la stérilisation le caractère d'une opération de chirurgie ordinaire, c'est-à-dire que le chirurgien puisse la tenter sous sa responsabilité et avec l'accord du malade quand l'exige la santé du patient. Il voudrait encore que soient créées des colonies de sevrage et de régénérescence pour les alcooliques et leur famille et que le législateur examine à nouveau le problème du certificat prénuptial et du divorce des aliénés. Il pense que les candidats chauffeurs devraient subir un examen mental..." (C. C., L'année psychologique, 1946)

DIEUDONNÉ (Eugène).

La Vie des Forçats. Préface d'Albert Londres.

Gallimard, 1930, in-12, 255 pp, broché, papier jauni, bon état (Coll. Les Documents bleus)

Souvenirs du bagne de Cayenne.

DOMINIQUE (Jean-François).

L'affaire Petiot, médecin marron, notable, gestapiste, guillotiné pour au moins vingt-sept assassinats. Préface de Gilles Perrault.

Ramsay, 1980, in-8°, 257 pp,

DRACHLINE (Pierre).

Le Crime de Pantin : l'affaire Troppmann.

Denoël, 1985, in-8°, 199 pp, biblio, broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. en partie décollé, bon état

Le crime de Jean-Baptiste Troppman : une affaire criminelle, qui fut l'un des faits divers les plus marquants de la fin du Second Empire et occupa pendant plusieurs mois les devants de la scène. Le détail des crimes perpétrés, la personnalité déroutante et l'âge de l'assassin, le nombre et l'état civil des victimes (une famille quelconque), la manière dont l'affaire fut instruite, suivie par le chef de la Sûreté, relatée par la grande presse, divulguée par la rumeur et les canaux populaires de la chanson, des brochures et des cabarets, les résonances enfin qu'elle eut chez les hommes de lettres ou de pensée, et sa mise en mémoire, font de l'affaire Troppmann l'une des plus révélatrices de l'imaginaire criminel du XIXe siècle.

DUCHENNE (Albert).

Détective privé.

Laffont, 1977, in-8°, 218 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Un homme et son métier)

Duchenne veut dénoncer l'image mythique entretenue par les médias et la littérature et proposer une image réaliste du métier de détective : "En vérité, je ne ressemble guère à ces héros de série noire que le destin promène de casinos en traquenards, à la poursuite de fabuleux trésors ou de beautés fatales..." (p. 9) — "Savoir ce qui se passe derrière les murs de l'apparence, déjouer les plans de ceux qui complotent le mal, retrouver des êtres enfuis sur les sentiers de la déroute morale et humaine, dépister les voleurs, empêcher que les secrets d'une invention soient dérobés et exploités ailleurs, autant de souhaits que chacun a fait au moins une fois. Les détectives privés, ces "flics de l'impossible", ces redresseurs de torts à qui l'on va se confier parce que la solitude n'est plus tenable, que l'angoisse se fait trop précise, exaucent quotidiennement ces souhaits. Albert Duchenne, directeur de la célèbre agence Dubly, soulève pour nous le voile qui recouvre ce métier de l'ombre, secret et mal connu parce que trop souvent romancé. Il raconte ce qu'est la vie quotidienne d'une agence, il révèle les coulisses et les arcanes de ce métier difficile, dangereux parfois, et qui se fait autant avec le coeur qu'avec la tête... et les jambes." (4e de couverture)

DUHAMEL (Jean) et J. Dill SMITH.

Un Crime passionnel devant la Justice anglaise. (L'Affaire Vaquier).

P., Les Ecrivains français, 1934, in-8°, 315 pp, 17 photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Le mécanicien français Jean-Pierre Vaquier avait empoisonné à la strychnine Alfred Poynter Jones, le mari de sa maîtresse. Il fut condamné à mort et pendu à la prison de Wandsworth en 1925.

DUMINI (Amerigo).

Matteotti. "Coups et blessures ayant entraîné la mort". Traduction, présentation et notes de Adrien Salmieri.

Julliard, 1973, gr. in-8°, 317 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée,

"Mémoires" d'un fasciste toscan : Amerigo Dumini a été le tueur le plus célèbre de l'Italie, assassin du député Giacomo Matteotti le 10 juin 1924, mais aussi soldat des groupes d'assaut, tueur officiel à Paris, trafiquant d'armes, journaliste, espion en Libye, intermédiaire entre maquisards et nazi-fascistes, homme de confiance des Alliés, etc. Chapitres : La fondation des Faisceaux et mon service en France. La mort de Matteotti. La grande aventure africaine. Du 23 juillet 1943 à mon arrestation en 1945. Ma vie à la prison. — "Adrien Salmieri, qui a traduit les mémoires d'Amerigo Dumini, un des hommes, qui ont participé à l'assassinat de Matteotti, a eu soin, dans une longue introduction, fondée sur une bonne connaissance de l'histoire du fascisme, de définir le climat dans lequel s'est produit ce crime politique. C'est là un des mérites de ce livre, qui rend accessible à un public français un document, qui ne manque pas d'intérêt dans la mesure où, malgré une tendance évidente de l'auteur de ces mémoires à affabuler et à dissimuler une part de la vérité, on découvre le milieu assez trouble d'une police politique supplétive, qui a largement contribué à l'installation et au maintien au pouvoir du fascisme. Dumini est un fils d'émigré italien, né à Saint-Louis du Missouri, dont l'attitude pendant la première guerre mondiale (engagé volontaire dans l'armée italienne) témoigne d'un attachement profond des colonies italiennes d'Amérique du Nord à la mère-patrie, fruit, sans doute, d'une intégration difficile dans la communauté américaine. Cette jeunesse américaine de Dumini explique, peut-être, l'attitude de l'ancien combattant qui, connaissant la réalité italienne de l'avant-guerre à travers le prisme déformé du milieu de l'émigration, est moins qu'un autre à même de comprendre les événements de l'après-guerre. Ajoutons que ces mémoires ne sont pas seulement le récit d'une participation à un crime, mais aussi de la vie d'un fasciste quelconque, roublard et maladroit (au point de se faire condamner à quatorze mois de "confino" pour injures au Duce), colon malheureux en Libye (du fait de la guerre), trafiquant d'armes pendant la République de Saló et chauffeur de l'AMGO, avant d'être arrêté par hasard." (J. P. Filippini, Revue Historique, 1974)

DUROY (Lionel).

L'Affaire de Poitiers. Enquête.

Barrault, 1987, in-8°, 275 pp, envoi a.s.

ELLSON (Hal).

Duke, Tomboy et les enfants tueurs.

Gallimard, 1954, in-8°, 254 pp, traduit de l'américain, préface par Jean Chazal, broché, bon état (Coll. L'Air du temps)

Les lecteurs français seront étonnés, mais aussi bouleversés par les aventures de Duke, jeune noir, chef de bande à Harlem ; par celles de Lucky et de Tomboy qui, à l'âge de la première adolescence, mènent déjà la vie d'irréguliers sociaux ; par la triste existence, plus triste que sa mort, de Mick. Tous ces jeunes mettent la même ardeur à être des réfractaires et à plonger dans la délinquance, mais leur agressivité, leur besoin de destruction, leur révolte, ne sont pas exclusifs de la fraîcheur de l'adolescence. C'est là le grand drame de l'enfance délinquante. Elle détruit, mais elle connaît les premiers émois de la tendresse. Elle pille et parfois tue, mais la chaleur d'une amitié sait l'exalter. Elle est audacieuse, mais elle a peur, et son audace n'est souvent que détresse. L'auteur, spécialiste de l'organisation des loisirs, passe, depuis huit années, neuf heures par jour avec la jeunesse délinquante d'une importante institution new-yorkaise. Ce qui, comme le dit le Dr Frédéric Wretham dans sa préface, lui a permis de nous donner un document d'une authenticité effrayante autant que bouleversante. Lors de sa parution aux États-Unis, le livre de Hal Ellson a été salué comme le premier qui situait le problème dans son véritable cadre. Il ne s'agit pas ici d'un ouvrage sur les troubles psychologiques profonds dont souffrent, paraît-il, tous les enfants. Hal Ellson se contente de faire vivre pour nous quelques-uns de ces pathétiques héros, chefs de gangs en herbe, pour lesquels le vol, les orgies sexuelles et parfois le crime sont monnaie courante. De ce thème principal, un second thème émerge, celui de la terne dégradation des adultes, et aussi, admirablement rendu à travers le personnage du jeune Duke, le thème de la peur. L'auteur ne conclut pas, cela n'est pas nécessaire. La conclusion jaillit d'elle-même. On est trop souvent tenté de découvrir l'anomalie chez l'individu (et plus particulièrement chez l'enfant), et de considérer la société comme normale par définition. Il faut que cela cesse si l'on veut que les enfants d'aujourd'hui puissent devenir des adultes aptes à un bonheur sain. L'enfance délinquante est un mal grave dont souffre la société. Ce mal fait aux États-Unis de véritables ravages. Pour l'auteur de cet ouvrage, il n'est pas de remède tant que ce problème sera mal posé.

FASQUELLE (Solange).

L'Horloger de Montreuil.

Presses de la Cité, 1976, in-8°, 189 pp, broché, bon état (Coll. N'avouez jamais)

L'histoire de l'empoisonneur Albert Pel devant la Cour d'Assises de Melun, 1885.

FERRACI-PORRI (Michel).

Beaux Ténèbres. La pulsion du mal d'Eugène Weidmann. Roman.

Normant Editions, 2008, in-8°, 411 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Récit basé sur les écrits du criminel, les recherches des historiens du crime, les articles d'époque et les comptes-rendus d'audience.

FITCH (Herbert T.).

Scotland Yard contre l'anarchie et l'espionnage.

Payot, 1933, in-8°, 268 pp, traduit de l'anglais (“Traitors Within: The Adventures of Detective Inspector Herbert T. Fitch”), broché, couv. illustrée, bon état (Coll. d'études, de documents et de témoignages pour servir à l'histoire de notre temps)

Livre I : L'anarchie ; Livre II : L'espionnage ; Livre III : Réflexions.

FOLLOROU (Jacques).

La Guerre des parrains corses.

Flammarion, 2013, gr. in-8°, 363 pp, 16 pl. de photos hors texte en couleurs, une carte, chronologie, index, broché, bon état

Il existe une mafia en Corse. Au cour de l'automne 2012, au pied des cercueils de l'ancien bâtonnier d'Ajaccio, Antoine Sollacaro, et du président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, le gouvernement a promis que la puissance publique ne reculerait plus. La mafia corse s'est enracinée sur l'île au début des années 1980. Depuis, elle n'a cessé d'avancer grâce au blanchiment de l'argent sale, à ses réseaux dans l'économie et le monde politique.Stratège, violente et riche, elle a transformé la Corse en sanctuaire où elle règne, impunie. Depuis 2008, elle connaît une brutale mutation qui décime ses rangs. Cet ouvrage raconte pour la première fois le fonctionnement interne de cette mafia au moment où les cartes sont redistribuées à coups de calibre. Il décrit aussi la nature de son emprise sur la société corse, son économie et ses élus.Sur cette île, la population est si lasse qu'elle croit que la pègre est éternelle. Ici, les veuves des victimes baissent la tête devant les assassins. Prononcer le mot mafia ne suffit pas à la combattre.

FUNCK-BRENTANO (Frantz).

Les Brigands.

Hachette, 1937, in-12, 253 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. La vivante histoire)

Brigands et Routiers ; Barbe-Bleue ; Compère Guilleri ; Cartouche ; Les derniers brigands.

FÉDIDA (Jean-Marc).

Le Procès Capone.

Fleuve Noir, 2012, in-8°, 256 pp, broché, une photo d'Al Capone en couv., bon état

Etats-Unis, 1929. En pleine crise financière, l'Amérique se réveille douloureusement de ses années d'excès. Le 12 mars, Al Capone reçoit une assignation à comparaître devant un grand jury fédéral à Chicago. La machine judiciaire vient de se mettre en marche contre l'ennemi public n°1. Comment Scarface – cette icône du grand banditisme –, adulé par les uns, honni par les autres, est-il tombé à cause d'une vulgaire inculpation de fraude fiscale sans que ses 150 assassinats présumés n'aient même jamais été évoqués ? Soucieux de rétablir la vérité sur un procès truffé d'irrégularités, mais qui fut le reflet de son époque, Jean-Marc Fédida se fait l'avocat du diable et livre une chronique judiciaire à perdre haleine. Car dans cette confrontation de géants, personne, pas même les fameux "incorruptibles", n'a vraiment joué le rôle que l'histoire a bien voulu retenir...

GARNOT (Benoît).

Vivre en prison au XVIIIe siècle. Lettres de Pantaléon Gougis, vigneron chartrain (1758-1762).

Publisud, 1994, in-8°, 233 pp, chronologie, notes, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

"Benoît Gamot, qui s'est fait connaître par plusieurs études d'histoire sociale, notamment sur les villes, sur la population française et sur la culture matérielle, publie un précieux recueil de lettres, témoignage laissé par un Français ordinaire du XVIIIe siècle, dont l'une des plus grandes qualités est de venir compléter le corpus encore peu abondant des documents de ce type déjà livrés aux chercheurs, tels que les autobiographies de l'étaminier Louis Simon et du vitrier Jacques-Louis Ménétra. Car Pantaléon Gougis, emprisonné sur accusation d'incendie, nous donne un aperçu, non seulement de sa vie en prison et de ses démêlés avec la justice, mais aussi de sa vie quotidienne à Chartres, de sa famille... tant il n'arrête pas de parler de lui-même. Et cette correspondance fait disparaître bien des préjugés sur les prisons et la justice d'Ancien Régime. (...) Les lettres de Pantaléon Gougis ont le mérite de donner un aperçu de l'univers matériel et, plus encore, culturel d'un paysan français du milieu du XVIIIe siècle, grâce aux indications qu'il fournit sur lui-même. Elles permettent aussi de suivre toute la procédure judiciaire et les différentes phases de l'internement de Gougis. C'est là, semble-t-il, l'un des aspects les plus intéressants de cette édition, qui offre un exemple concret du fonctionnement de la justice d'Ancien Régime, tant décriée par les philosophes des Lumières et qui pourtant, dans une affaire aussi obscure que celle-ci, ne se révèle ni partiale, ni aveugle." (Sandrine Turck, Bibliothèque de l'école des chartes, 1996)

GEVAUDAN (Honoré).

La balançoire du commissaire Vivarais. Roman.

JC Lattès, 1982, in-8°, 231 pp, envoi a.s. Sous forme romancée, cette histoire vécue est celle d'un indic dans la France de l'année 1961, secouée par les emportements et les frénésies nés du drame algérien...

GIDE (André).

L'Affaire Redureau, suivie de Faits divers. Documents réunis par André Gide.

Gallimard, 1930, in-12, 222 pp, broché, qqs rousseurs sur les premiers et derniers feuillets, bon état (Coll. Ne jugez pas). Edition originale, un des 1250 ex. numérotés sur alfa mousse

L'affaire Marcel Redureau est l'assassinat de la famille Mabit et de leur servante, en tout sept personnes, dans leur ferme située dans le Landreau près de Nantes, par Marcel Redureau (15 ans), en 1913. L’affaire Redureau ou "l’horrible meurtre du Troppmann breton" fera la une de nombreux journaux et inspirera certains auteurs comme Gide. André Gide (1869-1951), prix Nobel de littérature en 1947, écrit en mai 1912 : « De tout temps, les tribunaux ont exercé sur moi une fascination irrésistible ». "Ne jugez pas" est la collection qu'il créera et dirigera chez Gallimard afin d'accueillir des récits de faits divers. Ce qui intéresse Gide au tribunal, ce sont les affaires « dont les motifs restent mystérieux, échappent aux règles de psychologie traditionnelle, et déconcertent la justice humaine qui, lorsqu'elle cherche à appliquer ici sa logique [...], risque de se laisser entraîner aux pires erreurs ».

GORON (Marie-François).

Les Mémoires de M. Goron, ancien chef de la police de Sûreté.

P., Jules Rouff et Cie, s.d. (v. 1897), 2 vol. in-4°, 2024 pp, pagination continue : (4)-1064-(2) et (4)-960 [1065 à 2024]-(1), soit 253 livraisons de 8 pages, environ 300 illustrations par R. C. Diaqué dans le texte et à pleine page, reliures demi-toile écrue, pièces de titre basane carmin, un dos lég. piqué, bon état. Peu courant (Le Clère, 427)

Complet. — Par Marie-François Goron (1847-1933), ancien chef de la Sûreté de 1887 à 1894. Après avoir quitté ses fonctions, il ouvrit une agence de détective privé et se lança dans une carrière littéraire (avec l'aide de porte-plumes) où il écrivit ses mémoires et une série d'ouvrages policiers romancés. Il raconte dans ses mémoires les enquêtes qu'il a menées : le scandale des décorations (il fut suspendu un mois), les crimes de Pranzini, celui de Géomay, le scandale de Panama, les attentats anarchistes. Il termine par une étude de la police parisienne qu'il compare à la police londonienne. L'illustrateur, Ricardo Corchon y Diaqué (1855-1925) est un artiste peintre né à Madrid. Comme beaucoup de peintres espagnols du XIXe siècle, Diaqué étudie la peinture à Paris et s'y installe. Il réalise des scènes de genre populaires de la Belle Epoque et de la bourgeoisie parisienne et expose à Paris à partir de 1878.

GORON (Marie-François).

Les Mémoires de M. Goron, ancien chef de la Sûreté.

Flammarion, s.d. (1897), 4 vol. in-12, xiv-333, 472, 370 et 430 pp, reliures demi-toile noire, dos lisses avec filets à froid, titres et tomaisons dorés, 1ers plats de couverture imprimés collés sur les 1ers plats des reliures, C. de bibl., papier jauni, coins émoussés, état correct. Peu courant (Le Clère, 427)

Complet. —1ère partie : De l'invasion à l'anarchie – 2 : A travers le crime – 3 : Haute et basse pègre – 4 : La police de l'avenir. — Par Marie-François Goron (1847-1933), ancien chef de la Sûreté de 1887 à 1894. Après avoir quitté ses fonctions, il ouvrit une agence de détective privé et se lança dans une carrière littéraire (avec l'aide de porte-plumes) où il écrivit ses mémoires et une série d'ouvrages policiers romancés. Il raconte les enquêtes qu'il a menées : le scandale des décorations (il fut suspendu un mois), les crimes de Pranzini, celui de Géomay, le scandale de Panama, les attentats anarchistes. Il termine par une étude de la police parisienne qu'il compare à la police londonienne.

GREEN (Timothy).

Les Contrebandiers. Enquête sur le monde des contrebandiers contemporains.

Fayard, 1974, in-8°, 357 pp, traduit de l'anglais (The Smugglers), 6 pl. de photos et une carte hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Une passionnante enqête sur les diverses formes que revêt la contrebande dans le monde. Une première partie est consacrée principalement au trafic de la drogue, de toutes les drogues : héroïne, cocaïne, LSD, haschich, psychotropes, etc. La deuxième partie traite du commerce des armes et des hommes. La troisième concerne la contrebande de luxe : pierres précieuses, or, montres, objets d'art, antiquités, alcool, tabac, etc...

GREILSAMER (Laurent).

Interpol. Le siège du soupçon.

Alain Moreau, 1986, in-8°, 366 pp, chronologie, biblio, index, broché, bon état

GUILHERMET (Georges).

Comment devient-on Criminel ?

P., A. Schleicher, s.d. (1911), pt in-8°, 157 pp, préface de Me Henri Robert, broché, dos lég. sali, bon état

HAMON (Alain) et Jean-Charles MARCHAND.

Dossier P... comme Police.

Alain Moreau, 1984, in-8°, 418 pp, documents en annexe, index, broché, couv. lég. frottée, bon état

Guerre des polices... Police et politique... Bavures... La police qui fait peur... En 1983, le livre “P... comme Police” secoua l'univers policier par des révélations qui, pour la toute première fois, ébranlaient la crédibilité de cette institution séculaire. — "La guerre des polices fait rage : des policiers s'épient, dissimulent des renseignements, sabotent les enquêtes de collègues, fabriquent de faux témoignages. Cette guerre est le fruit de la lutte impitoyable que se livrent dans l'ombre certains chefs de service ambitieux et avides de notoriété. Pendant ce temps, les truands courent. Un peu partout, les bavures fleurissent : passants tués dans la rue, innocents inquiétés, témoins malmenés, manifestants tabassés. La hiérarchie policière presque toujours et la Justice souvent absolvent les responsables alimentant une impunité elle-même génératrice de violence. Le pouvoir politique enfin achève de corrompre un système où les mauvaises habitudes ont la vie dure : dossiers sur les opposants, chantages, manipulations, intoxications, règlements de compte, tout est bon pour soutenir un « ami politique » et détruire I'adversaire. Crainte et méprisée, la police demeure, à tort ou à raison, une énigme qui intrigue et suscite la peur du Pouvoir comme du citoyen. Rassemblant documents exceptionnels et témoignages inattendus, explorant de multiples sources confidentielles, les auteurs de ce dossier explosif ont réussi un parcours sans faute." (4e de couverture)

HAUTECLOCQUE (Xavier de).

Pègre et Police internationales.

P., Editions de la Nouvelle Revue Critique, 1934, in-12, 220 pp, broché, état correct

Les marchands de femmes ; Les escrocs, les espions, les assassins ; Les stupéfiants. Par le comte Xavier de Hauteclocque (1897-1935), journaliste-écrivain. Il débute au Journal des Débats, et à Liberté, est rédacteur au Petit Journal en 1929, collabore au Crapouillot (Les Mystères de la Guerre, Les Morts mystérieuses, Deterling contre Rockfeller, Sir Basil Zaharoff, l'Intelligence Service et ses mystères, etc.), à Vue et à Gringoire, écrit des articles sur le danger du national-socialisme (A l'ombre de la croix gammée), etc. Il reçoit le Prix Gringoire pour le meilleur reportage de l'année en octobre 1933. Les Nazis décident de son élimination à la suite de la publication en 1934 de "La Tragédie brune". Il sera empoisonné dans une brasserie par un de ses correspondants "farouche anti-hitlérien", lors d'un séjour en Allemagne en février 1935. Il rentre en France et décède après trois semaines d'agonie. (voir Adry de Carbuccia, Du tango à Lily Marlène de 1900 à 1940).

HEMMELIN (Brigitte).

Paroles d'innocents.

Le Pré aux Clercs, 1992, in-8°, 298 pp, biblio, broché, état correct. Souvenirs d'enfants de criminels : Julien Agret, Denis Le Her-Seznec, Bruno Mesrine, René et Eliane Girier, etc.

HERAUT (Marc).

La Mort tragique du Roi Alexandre Ier de Yougoslavie et de M. Louis Barthou, commémorée avec égale piété, en France et en Yougoslavie.

P., Editions des Amitiés Franco-Yougoslaves, 1935, in-12, 64 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, édition originale, un des 100 ex. numérotés sur papier couché (seul grand papier), bon état

JACOMET (Pierre).

Les drames judiciaires du XIXe siècle.

Payot, 1929, pt in-8°, 235 pp, préface de Raymond Poincaré, 16 pl. de portraits gravés hors texte (le maréchal Ney, Contrafatto, Paul-Louis Courier, Castaing, Louvel, Fieschi, le prince de Condé, Mme Lafarge, Louis-Napoléon Bonaparte, Ledru-Rollin, Orsini, Victor Noir, Troppmann, Ferdinand de Lesseps, le maréchal Bazaine, le général Boulanger), broché, bon état. Edition originale, envoi a.s.

"Dans les années trente du XXe siècle, Pierre Jacomet est, à sa manière, un des précurseurs de l’étude des faits divers. Certes, il s’attache davantage aux procès connus ou historiques, mais il donne matière à une première réflexion d’ensemble. Avocat à la cour de Paris et professeur à l’École des hautes études sociales, il tente notamment de cerner les relations entre la presse et l’opinion publique. Selon lui, cette dernière « est justicière. Aussi, suit-elle, avec plus de passion que jamais les débats judiciaires. Si le régime démocratique exacerbe les convoitises politiques, il rend aussi l’opinion publique plus attentive et plus vigilante [...]. Aussi, l’histoire de la Troisième République est-elle liée aux annales judiciaires par une nécessité interne, et si les procès ont jeté de vives lueurs sur la vie privée de la cité [...] elle [l’opinion publique] projette une lumière non moins crue sur la Troisième République ». (p. 187-190)." (Frédéric Chauvaud, "Le fait divers en province", Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 2009)

JAEGER (Gérard A.).

Landru. Bourreau des coeurs.

L'Archipel, 2005, in-8°, 375 pp, 16 pl. de documents et photos hors texte, chronologie, sources, annexes, broché, bon état

JAUBERT (Alain).

Dossier D... comme drogue. Le Milieu et la politique... Les Gros Bonnets... Les financiers et les filières...

Alain Moreau, 1973, in-8°, 640 pp, nombreux documents, copieux index, broché, bon état

Les affaires Labay, Simonpieri, Delouette, Mertz, Ricord, Césari... — « Lundi 4 juin 1973, 19 heures – Un visiteur demande à être reçu immédiatement. Il se présente comme un ami de celui que les Américains appellent « Monsieur Héroïne ». Son nom: Sylvio G... Le but de sa visite : me dissuader de publier cet ouvrage et de mettre en cause « Monsieur Héroïne ». Quatre heures d'explications ne me convaincront pas de renoncer à ce livre. Ou de censurer l'auteur. Les moments forts de l'argumentation : Si je publie cet ouvrage : — je prends un risque commercial pour ma maison. J'ai tort. — « on » ne me menace pas physiquement, mais... Si je ne le publie pas : — je sera! largement dédommagé de mes frais engagés ; et je n'aurai pas affaire à des ingrats... Qu'est-ce qui fait donc courir ainsi « Monsieur Héroïne » et ses amis qui ne sont pourtant pas seuls, et il s'en faut de beaucoup, à être mis en cause dans ce livre ? Alain Jaubert répond, en ouvrant ce « dossier D... COMME DROGUE ». Remontant patiemment les filières, disséquant leur mécanisme, dénonçant les compromissions, s'appuyant sur des documents officiels incontestables, citant des noms inattendus, l'auteur de cet ouvrage courageux apporte la plus éclatante démonstration sur la manière dont « le milieu » a réussi à gangréner un certain personnel poritique, qui partage avec lui la responsabilité du trafic des stupéfiants en France. Et les profits... » (Alain Moreau, 4e de couverture)

KAPLAN (David E.) et Alec DUBRO.

Yakusa. La Mafia japonaise.

Philippe Picquier, 1990, in-8°, 446 pp, 27 photos, glossaire, broché, couv. illustrée. Bon état

KELLA (Jean-Claude).

L'Affranchi.

Editions du Toucan, 2010, in-8°, 395 pp, broché, couv. illustrée, bon état

De Toulon à Little Italy, itinéraire d'un hors-la-loi. — Originaire du Mourillon à Toulon, Jean-Claude Kella, surnommé "Le diable", a suivi l'ascension classique du petit délinquant : casses, prison pour mineurs, braquages... avant de monter à Paris et de rejoindre le Milieu. Avec Charlot, son associé et ami corse, ils "héritent" d'une filière de trafic de drogue entre la France et les Etats-Unis, et se hissent en quelques années au sommet de la French connection. Un "parcours" qui fera d'eux les interlocuteurs privilégiés de la mafia italo-américaine et des hommes riches avant de les envoyer derrière les barreaux du pénitencier d'Atlanta. Entre chapeaux mous, costumes croisés, belles américaines et relents de cuisine italienne, Jean-Claude Kella apporte le témoignage exceptionnel de la vie quotidienne aux côtés des vrais personnages que Martin Scorsese a si souvent fait revivre.

KOBLER (John).

Al Capone et la guerre des gangs à Chicago.

Laffont, 1972, gr. in-8°, 480 pp, traduit de l'américain, 24 pl. de photos hors texte, sources, index, broché, couv. illustrée, état correct

Al Capone (1899-1947), de son vrai nom Alphonse Gabriel Capone et surnommé Scarface, est le plus célèbre des gangsters américains du XXe siècle. Il fut le parrain de la mafia de Chicago de 1925 à 1932. Personnage emblématique de l’essor du crime organisé dans les Etats-Unis de la Prohibition, il a contribué à donner à Chicago durant les années 1920 et 1930, sa triste réputation de ville sans foi ni loi...

LABROUSSE (Alain)(Ed.).

Dictionnaire géopolitique des drogues. La drogue dans 134 pays – Productions, trafics, conflits, usages.

Bruxelles, De Boeck, 2003, gr. in-8°, 745 pp, nombreuses cartes, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état

Les activités criminelles, dont la plus lucrative est sans nul doute le trafic de drogues, sont devenues, comme l'ont encore confirmé les événements de septembre 2001, un des rouages essentiels des relations internationales. Ce dictionnaire analyse en profondeur le rôle joué par les drogues dans 134 pays et cela dans des domaines aussi divers que les productions illicites, la toxicomanie, l'activité des mafias, la corruption du politique, le financement du terrorisme, les conflits armés ou le blanchiment des profits. Cartes, tableaux, fiches et corrélats permettent une lecture d'emblée géopolitique de ces réalités. Cet ouvrage intéressera au premier chef les professeurs et étudiants en sciences politiques et en histoire contemporaine, les décideurs politiques, les organismes internationaux ainsi que les services nationaux et internationaux de lutte contre la criminalité organisée.

LACENAIRE (Pierre-François Gaillard, dit).

Mémoires, avec ses Poèmes et ses Lettres. Suivis de Témoignages, Enquêtes et Entretiens présentés par Monique Lebailly.

Albin Michel, 1968, in-8°, 345-(4) pp, un portrait en frontispice, 8 gravures sur 4 pl. hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

"Au cours de l'hiver 1835, une affaire criminelle apparemment bien banale réussit à détourner l'attention du public fixée sur l'attentat de Fieschi. Sordide meurtrier d'un repris de justice indicateur de police et de sa vieille mère quasi impotente, Pierre-François Lacenaire s'attire pourtant la sympathie et même l'admiration de journalistes, d'écrivains, d'hommes de loi et de science ; la police l'estime ; les femmes de la bonne société suivront passionnément son procès. C'est qu'il est romantique et qu'on le soupçonne d'être républicain..." — "Ecrit durant ses derniers jours en prison avant son exécution, les mémoires de ce célèbre criminel eurent un grand succès. Censurés par l'administration pénitentiaire, ils racontent sa brève existence : études à Lyon, ses deux engagements dans l'armée suivis de désertions, ses crimes." (Bertier de Sauvigny, 572).

LAGAYETTE (Pierre) et Dominique SIPIERE (dir.).

Le Crime organisé à la ville et à l'écran (Etat-Unis, 1929-1951).

Ellipses, 2001, gr. in-8°, 240 pp, biblio sur le crime à l'écran, broché, couv. illustrée, bon état (CAPES-Agrégation Anglais). Recueil d'études rédigées en anglais ou en français par des universitaires spécialistes de civilisation américaine ou de cinéma

L'étude du Crime à la ville et à l'écran à l'immense avantage de détourner les regards convenus. Elle s'attache à l'envers des choses de la vie américaine : l'envers de la prospérité et du business des années vingt, l'envers de la Grande crise de 1929, l'envers du New Deal et celui de l'après guerre de Truman ou d'Eisenhower. Avec le crime organisé, on effectue une visite guidée de l'autre Amérique, celle que les Américains eux mêmes, à force de vouloir l'ignorer, ont failli laisser ronger la République idéale. L'art, comme toujours le meilleur des antidotes, a réussi là où les bulldozers de l'idéologie démocratique avaient échoué : emprisonner les nuisibles dans une histoire, les écraser implacablement sur une toile d'argent, où leurs gesticulations ne menacent plus personne. Après tout, si le crime organisé fut un échec social et politique, sa vision cinématographique n'en fut-elle pas le plus grand succès ? En 1929, c'est parce que le film se met à parler que le crime y trouve une voix, ou un accent. Dès lors, le gangster effraie et séduit, la censure se renforce, mais le cinéma donne à cette voix contrainte son urgence et une subtilité qu'on n'attendait pas.

LANGLOIS (Denis).

L'Affaire Seznec.

Plon, 1988, in-8°, 428 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, bon état, ex. du SP

Un matin de mai 1923, deux amis quittent Rennes en voiture pour se rendre à Paris : Guillaume Seznec, maître de scierie à Morlaix et Pierre Quemeneur, conseiller général du Finistère. On ne reverra jamais Quemeneur vivant, on ne retrouvera jamais son cadavre. Ainsi commence l'affaire Seznec, la plus célèbre et la plus mystérieuse affaire judiciaire de l'entre-deux guerres. Seznec est accusé d'avoir assassiné son ami. Malgré ses cris d'innocence et l'absence de preuve, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité et envoyé au bagne de Guyane. Une vaste campagne d'opinion cristallise les passions, la France est coupée en deux. Aujourd'hui encore, près de 90 ans après le drame, le débat est loin d'être clos : faut-il réhabiliter Seznec ? Denis Langlois a découvert des documents jusqu'à présent inconnus. Il nous raconte l'histoire véridique de l'affaire Seznec : celle d'un homme écrasé, brisé par la machine judiciaire. Une affaire qui, comme l'affaire Dreyfus, reste le symbole de l'erreur judiciaire. Grand succès lors de sa parution, L'Affaire Seznec a obtenu le Prix littéraire des droits de l'homme.

LARUE (Sylvain).

Les Grandes Affaires Criminelles de Paris.

Editions De Borée, 2007, gr. in-8°, 476 pp, 60 gravures et photos, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Du régicide qui rate sa cible, mais pas le badaud innocent, au tueur en série insaisissable en passant par l'assassin crapuleux, aussi prompt à dégainer un revolver qu'à jouer du couteau pour voler le passant, découvrez un Paris peu reluisant : celui de la mort et du crime ! Sous ses atours chamarrés de luxe et de sensualité, notre capitale suinte l'horreur et la monstruosité : un vrai bain de sang ininterrompu depuis deux siècles... Remontez dans ce temps où la justice était aussi impitoyable que l'assassin, et où ce n'est pas peu dire que les bourreaux avaient du pain sur la planche à bascule ! D'histoires restées fameuses malgré les ans en faits divers sombrés dans l'oubli, Les Grandes Affaires Criminelles de Paris vous offre, grâce au récit d'une soixantaine d'affaires, une image assez méconnue de la Ville-Lumière des XIXe et XXe siècles. Même à deux pas de la Tour Eiffel, on a tôt fait de tomber sur un délinquant sordide et digne des romans d'Eugène Sue...

LAVALLÉE (Jean).

Dictionnaire des malfaiteurs du Poitou-Aunis-Saintonge du VIe au XXe siècle.

Saint-Jean d'Angély, Bordessoules, 2003, in-8°, 319 pp, index des malfaiteurs et index des victimes, lexique, broché, bon état

Ce dictionnaire régional dénonce, sur une période de 1500 ans, 2500 hommes et femmes (plus rares, quelques dizaines) qui ont commis du simple larcin de raisin ou de pomme jusqu'au crime suprême, celui de régicide... Une compilation presque exclusivement poitevine malgré son titre.

LE BRIS (Michel)(prés. par).

Assassins, hors-la-loi, brigands de grands chemins. Mémoires et histoires de Lacenaire, Robert Macaire, Vidocq et Mandrin.

Editions Complexe, 1996, fort in-8°, 1183 pp, broché, couv. illustrée, bon état

La Bouche d'ombre (étude de 26 pp par Michel Le Bris), suivie des Mémoires de Lacenaire ; de L'Auberge des Adrets (Histoire de Robert Macaire), par Louis-François Raban ; des Mémoires de Vidocq ; et de Mandrin, par Jules de Grandpré.

LE CLERE (Marcel).

L'Assassinat de Jean Jaurès.

Mame, 1969, pt in-8°, 250 pp, 8 pl. de photos et documents hors texte, 2 plans, biblio, broché, couv. à rabats, bon état

LE ROI (Alexandre).

La Bande à Bonnot.

Solar, 1968, in-8°, 248 pp, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Photos de Soudy, Bonnot, Carouy, Kilbatchiche, Dieudonné et Callemin, dit Raymond la Science, au 1er plat de la jaquette.

LEVEQUE (Thierry).

Boulevard du crime. Vie quotidienne et secrète du Palais de justice de Paris.

Jacob Duvernet, 2011, gr. in-8°, 284 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

Jadis demeure des rois de France, lieu sacré chargé de symboles et d'Histoire, pétri de rituels ancestraux, le Palais de justice de Paris est l'un des plus anciens au monde. Chaque jour, des dizaines de procès, des plus retentissants aux plus discrets, s'y déroulent. Chaque jour, s'y jouent des vies au détour d'une salle d'audience ou dans l'un de ces couloirs où se croisent par milliers avocats, magistrats, accusés et badauds. Chaque jour, des juges enquêtent sur des centaines de crimes et délits, tandis que dans les souterrains, au dépôt, à la "Souricière", des cohortes de prévenus ordinaires ou illustres font le chemin de pénitence symbolique du justiciable. En ce début de siècle, ce carrefour de tous les destins, cet univers bruissant et bouillonnant, prend le pas d'un monde changeant. Ses usages se transforment, ses pratiques sont mises en cause, ses hauts magistrats se penchent sur les questions qui tourmentent la société, alors que d'autres tentent de résoudre d'antiques dossiers et ouvrent de nouvelles voies pour rendre la justice. Devenu par la grâce des médias un "Boulevard du crime" moderne, comme le fut au XIXe siècle le boulevard du Temple, le Palais de justice vit ses derniers drames, ses dernières histoires, car le tribunal doit déménager en 2017. En forme d'épitaphe, ce livre brosse pour la première fois un portrait vivant de ses habitants, raconte sa vie au quotidien, révèle ses secrets petits et grands et explore ses rêves avant que la page ne se tourne définitivement. C'est aussi un adieu à l'un des plus beaux lieux publics de France, et une approche sur le vif du fonctionnement de la machine judiciaire française.

LOOSEN (Michel).

Rose Doise. Une erreur judiciaire en Flandre.

Steenvoorde, chez l'auteur, 1985, in-8°, 135-(4) pp, 5 photos et 3 fac-similés, broché, couv. illustrée, bon état

Rose Doise (Rosalie Pauline) est née le 11 novembre 1833 à Bailleul et grandit dans une famille modeste au pied du Mont-Noir. Elle épouse un tisserand nommé Séverin Gardin à l’âge de 27 ans. Au décès de sa mère en 1860, Rosalie se joint à ses frères et sœur pour exiger le partage des biens détenus par le patriarche Martin Doise. Presque ruiné, Martin garde une rancune tenace. Cette mauvaise entente entre Rose et son père ne fait que s’accentuer avec le temps ; la jeune femme profère des menaces contre son père, et cela même devant les voisins. De son côté, Martin Doise se plaint beaucoup du mauvais caractère de sa fille. Le soir du 14 janvier 1861, deux malfaiteurs cambriolent la fermette du père Doise, qui vivait seul, et l’abattent à coups de pioche. Rose est accusée du meurtre le 13 août 1861. Le Juge et le Procureur s’étonnent qu’elle ne dégage aucune émotion devant le corps sans vie de son père ; famille et amis n’ont pas manqué de rapporter ses fréquentes altercations avec Martin, souvent suivies de menaces. Durant son emprisonnement à la maison d’arrêt d’Hazebrouck, Rose apprend qu’elle est enceinte de son premier enfant ; elle finit par avouer à tort sa culpabilité dans l’espoir de porter son enfant dans des conditions de détention plus douces. Elle accouche le 30 avril 1861 d’un garçon, qui meurt le 28 mai 1861. Il s’appelait comme son père Séverin. Son mari, au départ suspecté du meurtre de Martin Doise, déclare qu’il croit sa femme coupable et il est libéré sur une ordonnance de non-lieu. Rose Doise passe devant la Cour d’assises de Douai le 20 juin 1861 ; elle se rétracte et nie avoir tué son père. Pourtant les témoins sont nombreux, jusqu’à son propre mari. Le jury déclare Rosalie coupable avec des circonstances atténuantes, et elle est transférée à la prison de Doullens. Pendant ce temps, les deux voleurs et assassins du père Doise continuent d’écumer les fermes de la région, pillant et tuant sur leur passage. Ils sont enfin arrêtés en 1862, dénoncés par l’une de leurs victimes. Un interrogatoire serré permet aux enquêteurs de dresser la liste de leur forfaits... C’est ainsi que l’un des truands est condamné aux travaux forcés à perpétuité, le second à la peine capitale, et que Rose est acquittée et innocentée en novembre 1862. Rose Doise mourut le 16 février 1899 et Séverin le 11 juin 1905. Ils avaient donné le jour à sept enfants

MAAS (Peter).

Mafiosi et Mafia. Les mémoires de Joseph Valachi.

Club Français du Livre, 1969, in-8°, 296 pp, traduit de l'américain (“The Valachi Papers”), 8 pl. de photos hors texte, reliure skivertex éditeur, jaquette illustrée, bon état

"A la fin de juin 1964, le Département de la Justice demanda à Joseph Valachi de rédiger l'histoire de sa carrière dans les bas-fonds..."

MARIE-SCHWARTZENBERG (Nadine).

La Russie du crime.

PUF, 1997, gr. in-8°, 191 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Connaussance de l'Est)

Criminalité, mafia, corruption font la une des organes de presse russes. Le monde du crime est-il le présent et l'avenir de la Russie démocratique ou bien constitue-t-il un épouvantail brandi par des journalistes assoiffés de sensationnel et des politiciens retors ? Pour répondre à cette question décisive, cet ouvrage établit une géographie économique de la mafia, recense la liste de ses principaux secteurs d'activité, démonte les mécanismes de son fonctionnement, étudie ses réseaux d'influence et sa pénétration au sein de l'État et de ses principales composantes (administration présidentielle, ministères de l'Intérieur, de la Défense, Procurature...). La Russie du crime examine enfin le rapport entre les réformes économiques engagées à partir de l'effondrement de l'URSS et les différentes manifestations du crime organisé à l'intérieur et à l'extérieur de la Russie, en même temps que leurs incidences sur la société.

MARLOWE (John).

Dans l'esprit des psychopathes.

Paris-Bruxelles, Obscuria, 2011, in-8°, 288 pp, traduit de l'anglais ('The world's most evil psychopaths : Horrifying true-life cases'), nombreuses gravures et photos, broché, couv. illustrée, bon état

"Carl Panzram fut victime de viol collectif à l’âge de 14 ans. Pour se venger, il viola à son tour un bon millier de jeunes garçons et d’hommes adultes, et commit plus de vingt meurtres. Ed Kemper tua sa grand-mère d’une balle dans la tête et de deux dans le dos. Il ne s’arrêta pas en si bon chemin, il assassina aussi son grand-père, sa mère, son frère et six auto-stoppeuses. Jerry Brudos étrangla Jan Whitney chez lui et, non content, se reput, pendant plusieurs jours, du spectacle du corps de la jeune fille pendu au plafond. Pietro Pacciani assassina le rival qui avait couché avec sa fiancée. Pacciani poignarda l’homme de 19 coups de couteau et viola aussi le corps sans vie. John Marlowe nous propose d’étudier la vie de ces hommes, et de nombreux autres, qui figurent parmi les plus dangereux et les plus infâmes de l’histoire du crime. Sans concession aucune et sans tabou, il nous livre ici les moindres détails de leur vie pour une horrible, mais captivante descente « Dans l’esprit des psychopathes»." (4e de couverture)

MARQUISET (Jean).

Le Journal d'un Juge.

Editions du Scorpion, 1958, pt in-8°, 253 pp, avant-propos de Me Maurice Garçon, broché, sans la jaquette, bon état, envoi a.s.

Peu courant souvenirs de l'historien et juriste Jean Marquiset (1885-1984). Avocat à Laon, puis magistrat, enfin vice-président honoraire au Tribunal de grande instance de Paris. Marquiset est surtout connu pour son excellent témoignage sur l'occupation allemande à Laon pendant la Première Guerre mondiale ("Les Allemands à Laon, 2 septembre 1914-13 octobre 1918")

MARQUIS (Jean-Claude).

Loups, sorciers, criminels... Faits divers en Seine-Inférieure au XIXe siècle.

Editions Bertout, "La Mémoire Normande", 1993, fort in-8°, 415 pp, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Rumeurs et fausses nouvelles. Entre chiens et loups. La pluie et le beau temps. Miracles et sorciers. Incendies et incendiaires. Accidents et suicides. Voleurs et escrocs. Insécurité et police. Crimes et châtiments.

MARTIN (Raymond).

Souvenirs d'un médecin légiste.

Calmann-Lévy, 1989, in-8°, 267 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Médecin légiste : un métier étrange qui inspire la crainte, la répulsion ou le respect... Cette singulière profession, Raymond Martin l'a exercée avec une réelle passion. Pendant plus de quarante ans, il a tenté d'expliquer les causes de milliers de décès. Il a rendu leur identité à d'obscures victimes. Il a joué un rôle fondamental dans l'instruction de procès célèbres : le drame de Clairvaux qui l'opposa à maître Badinter, l'affaire de Bruay-en-Artois. Sous sa plume, revivent de grands criminels: Rapin, Buffet, Bontemps ou le docteur Petiot. Tour à tour détective, chercheur, confesseur, il traque la vérité, apprivoise la mort et efface à tout jamais la sempiternelle image du médecin légiste armé d'un scalpel et disséquant à l'infini.

MESINI (Robert).

Mémoire de flic.

Albin Michel, 1991, in-8°, 266 pp,

[Mesrine] – ADAMIK (Guy).

Mesrine, la dernière cavale.

Flammarion, 2008, gr. in-8°, 383 pp, broché, couv. illustrée, bon état, bande conservée

Idole des jeunes ? Proto-terroriste ? Bande à Bonnot à lui seul ? Jesse James des QHS ? Homme à abattre, Mesrine fut tout cela à la fois. Quarante ans après sa mort porte de Clignancourt, "Le Grand" a toujours autant la côte. Mythe ultime du voyou, son "blase" restera à jamais gravé en lettres d'or dans le marbre noir de la Grande Histoire du Crime. Parce qu'il était devenu une bête de scène (médiatique), parce qu'il a fait trembler le sommet de l'Etat et flipper tous les flics de France (et du Canada), parce qu'il était un dieu vivant pour les uns et un monstre incontrôlable pour les autres, l'aventure parfois terrifiante de cet antihéros n'a pas fini de nous ensorceler. Mais au-delà du mythe, qui était Jacques Mesrine ? Combien d'hommes a-t-il vraiment tués ? A-t-il commis des crimes crapuleux ? Quelles relations entretenait-il avec la Mafia ? A-t-il bénéficié d'appuis maoïstes et policiers ? La police a-t-elle agi au-dessus des lois ? Pour quelles raisons a-t-il été vraisemblablement exécuté le 2 novembre 1979 ? Récit d'aventure autant qu'enquête d'investigation, Mesrine. La dernière cavale apporte un éclairage nouveau pour mieux cerner les dessous de l'affaire.

[Mesrine] – ADAMIK (Guy).

Mesrine... ou la dernière cavale.

P., Le Carrousel-FN, 1984, gr. in-8°, 247 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale

Texte de Guy Adamik sur Mesrine suivi du testament de Mesrine retrouvé le lendemain de la mort de Mesrine, rue Béliard.

[Mesrine] – NAIN (Jacques).

La traque de Jacques Mesrine, l'ennemi public n° 1. Un flic de l'antigang témoigne.

L'Esprit du Livre, 2008, gr. in-8°, 208 pp, préface du commissaire Charles Pellegrini, photos et documents en fac-similé dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état

Pendant dix-huit mois, l'enfant perdu de la guerre d'Algérie, le rebelle des quartiers de haute sécurité, le roi de la cavale, braqueur, kidnappeur et assassin, a défié les institutions et les pouvoirs publics. L'homme aux mille visages, véritable caméléon, s'est mis en scène. Par le biais des médias, il est devenu l'acteur d'un scénario qu'il avait lui-même imaginé avec l'espoir de devenir un mythe. Jacques Nain, ancien officier de police, a participé, avec l'unité anti-Mesrine, à la traque fatale de l'ennemi public n° 1. Il nous entraîne dans une chasse à l'homme haletante et dévoile la personnalité complexe du criminel, au-delà de la légende. Le témoignage sans concession de cet ancien flic de l'antigang nous conduit de la date de l'évasion de Mesrine de La Santé, le 8 mai 1978, à la fusillade du 2 novembre 1979, porte de Clignancourt, à Paris, où l'ennemi public n° 1 a trouvé la mort. Le légendaire Mesrine a-t-il été assassiné ?

[Mesrine] – NEAUMET (Jean-Emile) et Philippe RANDA.

Mesrine l'indompté.

Editions Didro, 2001, in-8°, 169 pp, 23 photos dans le texte et hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Visages de l'histoire)

Presque trente ans après sa mort, Jacques Mesrine demeure l'ennemi public n°1 le plus célèbre de France. De son enfance tumultueuse à ses années de célébrité, en passant par l'Algérie, ses rapports troubles avec l'OAS, ses évasions spectaculaires et ses braquages audacieux, Jean-Emile Néaumet et Philippe Randa ont reconstitué l'itinéraire exceptionnel de ce truand hors du commun. Pour ce faire, ils ont retrouvé plusieurs de ses complices, adversaires et relations qui, pour la première fois, ont accepté de parler. Des témoignages inédits qui permettent enfin de savoir qui était le véritable Jacques Mesrine...

[Mesrine] – SIMON (Jean-Marc).

Jacques Mesrine dit le Grand.

Editions Jacob-Duvernet, 2008, gr. in-8°, 402 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Tome 1 seul (sur 2) : 1936-1973. Le tome 2 couvre la période 1973-1979.

De fait, pour bien comprendre un homme, dans ses actes et donc son fonctionnement intime, il faut certes prendre le temps d'étudier et de vérifier son aventure, mais aussi de l'observer et de l'écouter. Tel est le parti pris de cette biographie, particulièrement fouillée. Instruisant à charge et à décharge, recoupant les récits des témoins à la lumière des deux ouvrages de Jacques Mesrine (L'Instinct de mort, Coupable d'être innocent), Jean-Marc Simon propose ici un portrait nuancé et sensible d'un truand à la fois redoutable et séducteur, d'un homme imprévisible et pourtant attaché aux traditions, d'un globe-trotter prisonnier de son territoire. Voleur et kidnappeur, génie du braquage et provocateur, manipulateur mais aussi enfant perdu de son époque (la guerre d'Algérie, 68, les années de plomb), cet « homme paradoxe » voit ainsi son parcours et sa personnalité enfin restitués dans toute leur complexité.

MIQUEL (Jacques) et Aurélien PIERRE (dir.).

L'affaire Fualdès. Le sang et la rumeur.

Editions du Rouergue, Musée Fenaille, 2017, in-4°, 256 pp, chronologie, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état

Le meurtre de Fualdès, ancien procureur impérial de l'Aveyron, le 19 mars 1817, est l'une des plus célèbres affaires criminelles du dix-neuvième siècle. Formidable fiasco policier et judiciaire, elle a vu la naissance de la presse à sensation, des reporters dépêchés sur place faisant partager à la France puis à l'Europe entière, et jusqu'aux États-Unis, le feuilleton des évènements. Ce livre écrit par des historiens nous montre comment l'opinion s'emparant du fait divers sécrète une mythologie du crime. — Au matin du 20 mars 1817, le corps du procureur Antoine Bernardin Fualdès était retrouvé égorgé dans l’Aveyron. Une extraordinaire affaire commençait, retentissant fiasco policier et judiciaire sur lequel se sont penchées plusieurs générations d’historiens, de chercheurs et de criminologues. Deux cents ans après les faits, le musée Fenaille revient sur l’incroyable feuilleton qui passionna la France et toute l’Europe. Dans un pays usé par les guerres napoléoniennes, agité par des complots et des conspirations, l’affaire Fualdès agit comme un révélateur. Elle annonce le mariage entre la presse écrite et les chroniques judiciaires, le crime et les récits populaires, l’encre et le sang. En fait foi la profusion d’images produites : lithographies et estampes sont publiées par dizaines. La riche iconographie rassemblée dans ce livre témoigne de la postérité de l’affaire dans la culture populaire mais nous rappelle aussi que de grands artistes tels que Théodore Géricault s’emparèrent du sujet. Quant aux chansonniers, ils propagèrent une complainte qui sera fredonnée jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle. Guidé tour à tour par le regard de différents historiens : Frédéric Chauvaud, Jean-Michel Cosson, Diane Joy, Dominique Kalifa, Jacques Miquel, Aurélien Pierre et Jean-Noël Tardy, le lecteur est invité à pénétrer les arcanes d’une chronique judiciaire dont nul ne saura sans doute jamais le fin mot. Récit collectif totalement fantasmé, l’affaire Fualdès nous rappelle comment, l’opinion s’emparant du fait divers, s’invente une mythologie du crime.

MOLINELLI-CANCELLIERI (Lucia).

Spada, dernier bandit corse.

Julliard, 1986, gr. in-8°, 245 pp, 26 photos et documents sur 16 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

L'exécution du bandit Spada le 21 juin 1935 dans le vieux quartier de la Citadelle de Bastia marqua sans aucun doute en Corse la fin d'une époque. L'étrange personnalité de ce hors-la-loi qui sema la terreur et mourut sur l'échafaud, illuminé par l'espérance d'une vie éternelle, constitue la charnière entre le banditisme dit « d'honneur et de vengeance » chanté dans les “lamenti” et le gangstérisme « commercial » que les insulaires reniaient. A travers l'émotion vécue des souvenirs personnels de l'auteur et l'authenticité d'une documentation exceptionnelle et inédite, héritée en grande partie de son père dont l'immense talent d'avocat ne suffit pas à sauver la tête du bandit, la vie de Spada s'inscrit dans une chronique saisissante de la Corse... Celle-ci nous est peinte avec la rudesse de ses moeurs, la violence des luttes électorales, la vendetta, l'amour passionné de ce peuple ardent et fier pour les armes, un procès hors du commun succédant à la démesure de la répression policière, la splendeur farouche de sa nature, l'envoutement du maquis qui fut toujours l'auxiliaire tragique de son histoire.

MONTARRON (Marcel).

Les Chemins de la belle. Les grandes évasions.

Stock, 1971, in-8°, 308 pp, 12 pl. de gravures et photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Les Chemins de l'aventure), envoi a.s.

La « Belle », ici, c'est l'évasion, le vieux rêve des prisonniers de tous les temps, de tous les pays et de toutes les conditions - « politiques » ou « droit commun », truands ou idéalistes. Ce que nous raconte M. Montarron, vieux routier du fait divers et de la presse judiciaire, c'est donc l'histoire, - le roman même - des grandes évasions, de Casanova à Claude Tenne, de Benvenuto Cellini à Emile Buisson en passant par Léon Daudet. Evasions périlleuses, évasions spectaculaires, évasions-farces, évasions tragiques, tous les visages de la « Belle » sont évoqués ici dans le style vivant et coloré propre au grand reporter. Et, à suivre sur les traces de Montarron, ces « Chemins de la Belle » souvent imprévisibles comme ceux de la providence, le lecteur lui aussi découvre très vite le charme envoûtant de l'évasion.

MORRIS (Ronald L.).

Le jazz et les gangsters, 1880-1940.

Le Passage, 2002, in-12, xi-127 pp, traduit de l'américain, 19 photos dans le texte, notes, appendices, biblio, index, broché, couv. illustrée, état correct

Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces 'mobsters' et ces 'racketeers', souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz. À l'appui de cette thèse étonnante, Ronald Morris propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les 'jazzmen' comme les grands mécènes de la Renaissance : « Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus heureuse. »

MOSSÉ (Claude).

Dominici innocent !

France Loisirs, 1994, in-8°, 327 pp, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

N'GUYEN VAN LOC (Georges).

Le Chinois. Un grand flic de Marseille raconte.

Presses de la Cité, 1989, in-8°, 304 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Première édition

Le commissaire Georges N'Guyen Van Loc, surnommé "Le Chinois" par le Milieu, a commandé pendant plus de quinze ans le GIPN de Marseille, groupe d'intervention qui, sous son autorité, est venu à bout des situations les plus difficiles, les plus dangereuses. Une réussite qui a suscité la jalousie, voire le ressentiment de certains au sein même de la Police Nationale. Aujourd'hui, N'Guyen Van Loc parle. Et ses souvenirs explosifs ne plairont pas à tout le monde...

PAPET (Michel et Bruno).

Deux frères. Flic et truand.

Flammarion, 1999, in-8°, 313 pp, Deux frères. L'un a été bandit, l'autre commandant honoraire de police. Le truand a fait quinze ans de prison et a touché à presque tout. Le flic a été gendarme, CRS, il est passé à la P.J. après les moeurs et la répression du grand banditisme. Comment en sont-ils arrivés là ? Ils se retrouvent après dix ans de brouille et racontent leurs existences parallèles.