La Littérature et la Guerre.
P., Georges Crès, 1916, in-12, 131 pp, broché, bon état (Coll. "Bellum")
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ADAM (Paul).
P., Georges Crès, 1916, in-12, 131 pp, broché, bon état (Coll. "Bellum")
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ADAM (Paul).
P., Librairie Chapelot, 1917, in-12, xiv-379 pp, broché, dos lég. sali, pt accroc à la couv., bon état. Peu courant
La plus grande partie de ce livre concerne l'Italie. Qu'il s'agisse de l'Artois et de la Champagne ou du front des Dolomites et de l'Isonzo, Paul Adam décrit ses impressions personnelles, jusqu'aux sentiments qui l'animent lorsqu'un obus éclate, lorsque des balles sifflent trop près de lui. Des efforts prodigieux accomplis par les Italiens sur leur front, il a bien retenu et décrit quelques-uns ; mais après tout, il n'a fait au front italien qu'un court voyage en juillet 1916. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
AGHION (Max).
Flammarion, 1916, in-12, (8)-268 pp, un dessin d'Abel Faivre en fontispice, 35 dessins de l'auteur et 16 photos et fac-similés dans le texte, broché, bon état
Max Aghion était correspondant de guerre du Matin et du Figaro. — "L'auteur, sujet égyptien, était en Belgique, aux mois d'août et de septembre 1914, pour le compte du Figaro ; à Berlin, en octobre, pour le compte du Matin ; au cours de l'année 1915, il est allé en Egypte, en Serbie, à Salonique, en Italie, d'où il a envoyé des notes et « interviews » à divers journaux. Il reproduit dans ce volume la collection de ses articles." (Jean Vic, La Littérature de guerre, Manuel méthodique et critique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ALAIN [Emile-Auguste Chartier].
Gallimard, 1958, in-8°, 467 pp, 2 photos hors texte, index, broché, bon état. Edition originale, un des 58 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, seul tirage en grand papier
Plus de 350 lettres adressées par Alain à Elie Halévy de 1892 à 1918. — Voici plus de trois cent cinquante lettres d'Alain, écrites au cours de près de cinquante années d'amitié inaltérable. Il n'est guère de sujet, grand ou petit, de préoccupation philosophique, politique, historique, pédagogique, personnelle, qui n'y soit abordé... Alain écrivait à Halévy : «J'aurais bien volontiers un discours de quelques jours et de quelques nuits avec toi. Réellement, je ne vois pas une autre créature de qui je puisse penser une chose pareille.» Les éditeurs déplorent à propos de ce livre une double carence. La première est l'absence des lettres d'Élie Halévy à Alain, détruites pendant la guerre de 1939, à l'exception de quatre ou cinq. La seconde est l'espèce d'oubli où est tombé l'ami d'Alain. «Le nom d'Alain est devenu célèbre, écrivent-ils, mais devant ce livre beaucoup ne seront pas sans se demander : qui donc a été Élie Halévy?» On répond à cette question en consacrant une part de l'introduction à ÉIie Halévy, puis en plaçant en guise de préface quelques fragments de son Journal d'adolescence, et en appendice un certain nombre de ses lettres à d'autres de ses amis qu'Alain. Par ce travail de restauration littéraire, Élie Halévy est présent en ce livre. Mais il l'est surtout grâce au contact si direct et si fort entre les deux amis, qui permet souvent, à travers les lettres d'Alain, de deviner questions et réponses et d'entendre presque la voix de celui à qui elles sont destinées. On découvrira ici un peu de ce comportement quotidien d'Alain, quelques-unes de ses réactions aux événements privés qu'il a exclues délibérément de l'Histoire de mes pensées par le refus de «se raconter». Plus profondément, ce livre s'offre comme un puissant témoignage sur deux hommes pensants, deux hommes que leur grandeur a faits, malgré tant de différences, également solitaires et secrets... — "Cette correspondance contient principalement des lettres d'Alain, presque toutes les lettres d'Elie Halévy ayant disparu. Jusqu'à 1914 (pp. 25-138). il est surtout question de philosophie. Pendant la période de guerre (pp. 138-258). le canonnier Alain décrit minutieusement sa vie ; il s'indigne contre Barrés, et les aumôniers galonnés, il apprécie peu la hiérarchie militaire, voit dans “Le Feu” de Barbusse un « livre d'officier ». et écrit : « Le mal le plus sensible à la guerre, c'est l'esclavage ». Ouant aux textes allant de 1918 à 1937, date de la mort d'Halévy (pp. 258-317), ils ne manifestent pas tous une éqale clairvoyance. C'est ainsi au'Alain écrit le 2 mai 1936 : « Je ne cesse de demander ce colmataqe à l'Ouest (sic) selon la liqne belge et française, ligne que l'on oeut rendre inviolable (par la fragilité propre aux colonnes motorisées) ». De Blum il dit : « J'aimerais mieux un Combes, mais i'aime bien Blum et ses collaborateurs: tous ils me semblent naïfs et propres »." (Revue française de science politique, 1958) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
AMANRICH (Vice-amiral).
Editions Baudinière, s.d. (1948), in-8°, 268 pp, broché, jaquette illustrée, bon état
Jean Amanrich (1893-1963) fit la guerre de 14-18 sur les torpilleurs et sur des bateaux-pièges. Le radar, l'asdic étaient inconnus. On chassait le sous-marin en essayant d'apercevoir le point minuscule du périscope sur l'immensité de la mer... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ANDRIEU (René-Charles).
Editions Hugues de Chivré, 2008, gr. in-8°, 287 pp, 16 pl. de gravures hors texte en couleurs, illustrations et cartes dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
René Charles Andrieu était soldat au 9e Régiment d'Infanterie d'Agen (Campagnes : Belgique, la Marne, Champagne, Fleury, Côte du Poivre, Moronvilliers, Chaume, l'Ourcq, l'Ailette, l'Oise, contre l'Allemagne). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ANDRÉIEF (Léonid).
Henri Didier, 1917, in-8°, 150 pp, traduit du russe, broché, bon état
"Léonid Andréief précise son nouvel ouvrage par un sous-titre qui est comme un appel à toutes les sincérités « Confidences d'un petit homme durant de grands jours. » C'est la dramatique histoire d'un type d'humanité moyenne pendant cette guerre, et l'histoire aussi de la Russie en crise. Ce dramatique journal est une des œuvres à la fois les plus poignantes et les plus ironiques de celui qui est peut-être le plus grand romancier russe depuis Tolstoï." (Le Figaro, 1917) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Anonyme – Z.Z.Z.
dans la Revue de Paris, 1917, gr. in-8°, 22 pp, broché, bon état
On trouve dans le même numéro les Lettres d'un volontaire italien, juillet-octobre 1915 (Enzo Valentini, 29 pp), des lettres inédites de Charles Baudelaire, une étude sur l'avenir économique de la Macédoine (32 pp), etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[Artillerie].
P. et Nancy, Librairie militaire Berger-Levrault, 1918, in-12, 946 pp, très nombreuses figures et croquis dans le texte, planches (armes, matériels, chevaux et harnachements), une planche de fanions en couleurs, 9 cartes en 2 couleurs in fine (Verdun, la Somme, le front français le 15 avril 1918, le front italien le 15 avril 1918, l'Europe en avril 1918, la région d'Amiens au 15 avril 1918, Dixmude - Ypres, Arras, la Champagne), reliure toilée rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, 3 pt taches d'encre au 1er plat, bon état
"... Ceux-ci ont pour but de familiariser le canonnier avec son arme et de lui apprendre à éviter les mouvements nerveux (coup de doigt) qui dérangent le pointage et peuvent même produire des départs involontaires susceptibles de causer de graves accidents. Lorsque tous les tireurs sont en place, l'officier qui dirige le tir commande : Commencez le feu !" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
AUDOIN-ROUZEAU (Stéphane) et Annette BECKER.
Gallimard, 2000, in-8°, 280 pp, broché, qqs marques au stylo en marges, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires)
Tandis que disparaissent les derniers combattants, la Grande Guerre nous revient, dans une tout autre lumière, comme la matrice d'où sont sortis les désastres du XXe siècle. Face à ce qui apparaît comme l'énigme d'un suicide collectif de l'Europe, il ne s'agit plus, pour les historiens, de savoir qui porte la responsabilité de la guerre ni comment se sont déroulées les opérations ; il convient désormais d'explorer une culture de la violence, d'analyser un nationalisme de croisade, de mesurer la profondeur d'un deuil peut-être inachevé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
AUDOIN-ROUZEAU (Stéphane) et Christophe PROCHASSON (dir.).
Tallandier, 2008, in-8°, 511 pp, 2 cartes, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, trace de pliure au 2e plat, bon état
Les historiens se sont très tôt penchés sur le déroulement et les suites de la Première Guerre mondiale, conflit qui a orienté le destin du XXe siècle tout entier. Les armistices de 1918, les traités de paix et le complexe écheveau territorial qui en est issu, les après-guerres et leurs dynamiques de reconstruction ont ainsi suscité une abondante littérature, aussi remarquable que nécessaire. Elles ne disent pas, cependant, comment les peuples et les nations sont sortis de la Grande Guerre. Une équipe internationale d'historiens, placée sous la direction de Stéphane Audoin-Rouzeau et Christophe Prochasson, interroge dans ce livre le monde de l'après-1918 : pays vainqueurs (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis...), pays vaincus (Allemagne, Autriche, Hongrie), pays libérés (Belgique, Roumanie, Yougoslavie), pays engagés dans de nouveaux conflits, civils ou territoriaux (Russie, Pologne, Turquie, Grèce), enfin colonies et dominions. L'histoire de l'après-1918 est celle d'une démobilisation. Démobilisation effective des combattants et des économies, mais aussi démobilisation culturelle des sociétés : il fallut, après plusieurs années d'investissement collectif dans le conflit, reprendre les relations avec les ennemis d'hier et organiser le retour aux normes, elles-mêmes ébranlées par près de cinq années de guerre. A cela s'est ajoutée une dimension morale, voire psychique, où les commémorations ont joué leur rôle : celle du deuil, collectif ou familial, de nations touchées par la mort de masse, et celle du traumatisme chez les victimes, militaires ou civiles. A la limite, peut-on exclure que bien des contemporains du conflit ne soient jamais "sortis" de la Grande Guerre ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
AULNEAU (Joseph).
P., Renaissance du Livre, 1919, in-12, 271 pp, reliure demi-basane bleu-nuit, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés, bon état, envoi a.s.
Né en 1879, Joseph Aulneau fut pendant la guerre lieutenant détaché auprès de l'armée britannique. — "Les souvenirs rapportés par M. J. Aulneau de son séjour au front britannique, où il a brillamment servi, sont ceux d'un lettré et d'un érudit qui sait noter d'un trait pittoresque et rapide les faits et les impressions. Paysages désolés de la zone de feu, causeries entre officiers anglais et français qui montrent les différences essentielles de tempérament des deux races, douce et tragique idylle entre une jeune ouvrière des mines et un tommy, tout cela est, dans ces pages, dessiné sobrement, mais non sans couleur et sans émotion." (Revue critique des idées et des livres, 1920) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
AUTIN (Jean).
Perrin, 1987, in-8°, 427 pp, 7 cartes, 16 pl. de photos hors texte, 4 tableaux généalogiques, biblio, index, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
Après avoir contribué en septembre 1914 à la victoire de la Marne, Ferdinand Foch (1851-1929) est entré dans la légende quand, jugé plus conciliant que le général Pétain, il fut nommé en mars 1918 généralissime des Armées Alliées qu'il conduisit à la victoire. Elevé en août 1918 à la dignité de maréchal de France, il présida le 11 novembre à la signature de l'Armistice. Jean Autin, partant de documents partiellement inédits et d'une scrupuleuse étude des sources disponibles, a fait revivre un type d'homme qui prend ses racines en plein cœur du XIXe siècle dans une famille pyrénéenne et se transforme peu à peu en pionnier du renouveau. De garnisons en états-majors, de l'Ecole supérieure de Guerre au maréchalat, c'est une destinée exemplaire qui nous est contée, mais aussi un caractère fait essentiellement de volonté, de rigueur morale, d'énergie, d'indépendance et de confiance en Dieu. C'est également toute une époque depuis la Commune jusqu'au redressement de Poincaré en 1926, en passant par le Boulangisme, l'affaire Dreyfus, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la longue saignée de 1914-18, la paix manquée et les signes avant-coureurs du drame de 1940. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BAECHLER (Christian).
Fayard, 2003, in-8°, 534 pp, notes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Même si la personnalité de Guillaume II - le Kaiser de nos grands-mères - ne suscite guère de sympathie, le dernier empereur allemand ne mérite pas l'excès d'opprobre dont il a été victime après sa chute. C'est lui faire à la fois trop d'honneur et d'injustice. Il n'a pas marqué la politique allemande aussi profondément qu'il le souhaitait et le proclamait d'une manière déclamatoire. Malgré son intelligence, ses qualités d'orateur et son charisme personnel, ce n'est pas un homme exceptionnel, et il n'a pas la force de caractère ni la constance dans l'effort pour marquer le siècle. On a souvent l'impression qu'il est le jouet d'un entourage qui exploite ses faiblesses et qu'il assiste, impuissant et gesticulant, au déroulement de la politique allemande. Si l'on veut peser ses responsabilités, il faut tenir compte de ses capacités et de ses points faibles. Il n'était pas l'homme de génie capable de changer le cours de l'Histoire. Au contraire, il est assez représentatif de l'Allemagne de 1914 avec ses forces et ses faiblesses, ses contradictions et ses complexes. À la veille de la Première Guerre mondiale, Guillaume II est le symbole de l'unité nationale, par-delà les divisions confessionnelles, sociales, ethniques et régionales, et personnifie le dynamisme conquérant d'une Allemagne en plein essor. En novembre 1918, il est le bouc émissaire de la défaite et de l'effondrement, assumant ainsi sa fonction symbolique dans la prospérité et dans la détresse. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BALLAND (Cdt.), L. GENSE, A.-R. LE MERER.
Amiens, Le Courrier Picard, 1950, pt in-8°, 182 pp, qqs illustrations et photos, broché, bon état
"Qu'y s'y frotte s'y brûle". Historique par le commandant Balland ; Récits et contes par le lieutenant Louis Gense et l'adjudant-chef Arsène-René Le Merer. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARBIER (J.-B.).
Rome, L'Alveare, 1951, fort in-8°, 1400 pp, 2 cartes en couleurs hors texte, broché, dos lég. sali, bon état. Peu courant
Mémoires de l'auteur, Ministre plénipotentiaire, de la veille de la Première Guerre mondiale à l'administration de Vichy : la Pologne, la Turquie, le Japon, l'Espagne, Vichy... Un ouvrage qui fit du bruit dans lequel l'auteur décrivait et jugeait la politique extérieure de la France depuis le début de la première guerre mondiale jusqu'au lendemain de la seconde... — Jean-Baptiste Barbier débute dans la carrière diplomatique en avril 1915. De fin 1919 à 1923, il est en poste à Madrid (pp 143-214), de mars 1924 à février 1930 à Varsovie (pp 215-351), puis est Conseiller à Stamboul (Istanbul) jusqu'en septembre 1934 (pp 353-494), Conseiller à Tokyo de décembre 1934 à juin 1936 (pp 495-586), puis d'août 1936 à avril 1937 Conseiller à Madrid (l'Ambassade ayant en fait reflué à San-Sebastian) et ensuite Chargé d'affaires à Valence, où il crée de toutes pièces un poste diplomatique (pp 587-722). Renvoyé à Tokyo comme Conseiller de septembre 1937 à mai 1938 (pp 759-837), il est, de juin 1938 à novembre 1939, Ambassadeur à Caboul (Kaboul) (pp 839-1030). Après une cure en Suisse, il arrive à Vichy en juillet 1940, mais doit à nouveau rejoindre la Suisse pour se faire soigner et y séjourne pendant toute la guerre ; en 1945, il est mis à la retraite anticipée par le Gouvernement provisoire pour s'être abstenu d'adhérer au Gouvernement d'Alger. — "Un diplomate de carrière, mis à la retraite en 1945, raconte sa vie et exprime infatigablement sa rancune contre la République, le Front populaire, les Juifs, les instituteurs et le service des Œuvres françaises à l'étranger..." (Revue française de science politique, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARBUSSE (Henri).
Flammarion, s.d. (1919), in-12, 290 pp, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane havane, couv. conservées (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état
Simon Paulin est un employé effacé, sa vie est monotone. Marié, sans enthousiasme à Marie dont il s'éloigne au fil du temps, il vit sous l'influence de sa tante, qui l'ayant élevé, lui dicte sa conduite.Il déteste et évite ceux qui critiquent l'état de chose existant de la société. Simon est mobilisé dès le début de la première guerre mondiale, et en ressent toute l'horreur, prenant conscience petit à petit de ce qui pousse vraiment les hommes à s'entretuer. Sa conviction veut devenir action et il entend lutter contre les causes de la guerre qui sont ''l'esclavage de ceux qui la font et les calculs des rois de l'argent''... Ce deuxième grand livre pacifiste d'Henri Barbusse est aussi un ouvrage fortement engagé où il prône l'édification d'un monde nouveau. Un livre puissant et politique qui eut un succès formidable à sa parution en 1918 et qui mena à la fondation des groupes ''Clarté''. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARBUSSE (Henri).
Editions Douin, 2016, in-4°, 380 pp, illustré de 86 dessins de Renefer dont 10 eaux-fortes originales réalisées sur métal dans les tranchées et 76 bois gravés par Eugène Dété, broché, bon état (Prix Goncourt 1916)
Le feu, journal d’une escouade d’Henri Barbusse raconte au jour le jour, la dure vie des soldats et leur mort obscure. Toutes les horreurs vues du fond des tranchées sont évoquées avec une puissance remarquable. Que de sombres tableaux d’hommes perdant leur forme humaine sous une épaisse couche de boue, de pourriture et de sang. Dans ces souffrances et cette noirceur permanente, il subsiste malgré tout de singuliers épisodes de vies, de fraternité et de tendresse. Alors que la grande bataille de Verdun était à peine commencée, Henri Barbusse nous livre un témoignage empreint de vérité qui ne peut laisser indifférent, même cent ans après. Quelques jours seulement avant l’armistice du 11 novembre 1918, paraissait chez Gaston Boutitie une première version illustrée du Feu. L’artiste, Renefer, mobilisé en 1914 à l’âge de 35 ans était chargé d’établir la topographie des champs de bataille. Durant tout le conflit, crayons et carnets de croquis à la main, il décrit la vie et la mort des soldats. Il s’attache tout particulièrement à croquer les paysages et les situations sous un trait agile et sobre en détails. C’est donc en pleine guerre que l’éditeur lui commande 86 dessins qui doivent illustrer le tout nouveau prix Goncourt de cette fin d’année 1916. Renefer réussira non seulement à sortir vivant des tranchées mais, en plus, il livrera à son éditeur 10 plaques de cuivre vernies gravées à la pointe métallique qui seront mordues par l’acide (procédé dit des « eaux-fortes »). On ne pouvait choisir meilleure association ! Les deux hommes ont vécu dans leur chair les supplices de la guerre et ont côtoyés les mêmes frères en première ligne. Jamais une telle force n’avait soudé texte et illustrations. Introduction de Gabrielle Thierry, présidente de l'association Renefer fondée en 2004 avec le soutien de la famille et des amis de Renefer et de Cécile Coutin, docteur en histoire de l'art et conservateur en chef honoraire du patrimoine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARJOT (Dominique)(dir.).
SEDES, 2003, gr. in-8°, 298 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Regards sur l'Histoire)
La première moitié du XXe siècle a été marquée par deux conflits mondiaux d'une gravité exceptionnelle au point que l'historien G. L. Mosse a pu parler d'un processus de « brutalisation » de la guerre. Celle-ci, à la fois dans ses réalités et ses représentations, s'est accompagnée de mutations sociales d'une ampleur inconnue jusqu'alors : pertes militaires et civiles jamais vues pendant un laps de temps aussi court, utilisation grandissante d'armes de destruction massive, mobilisation quasi totale des économies, déplacements eux aussi massifs de population, déportations, emploi de plus en plus systématique du travail forcé et, par-dessus tout, extermination délibérée de certains peuples – au génocide arménien, dès le premier conflit mondial, a fait suite, à un niveau d'horreur jamais égalé, celui des juifs et des tziganes. À cet égard, il existe un devoir d'histoire, qui, en soi, justifie le choix de la question traitée dans le présent ouvrage. Ce devoir d'histoire a suscité une immense production historiographique dont le livre se fixe pour objectif d'exposer, à propos de chacune des grandes nations concernées (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie-URSS) les grands débats et les conclusions essentielles. — Par Dominique Barjot, Jean-Paul Bled, Philippe Chassaigne, Olivier Dard, Olivier Faron, Didier Musiedlak, Yves-Henri Nouailhat, Nicolas Werth. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARNETT (Correlli).
Presses de la Cité, 1964, in-8°, 374 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, 41 cartes, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
En août septembre 1914, en moins d’un mois de campagne, l’armée impériale allemande est passée du Capitole à la Roche tarpéienne : victorieuse aux frontières, elle était défaite et contrainte à la retraite quinze jours plus tard. Outre des décisions malencontreuses de von Moltke, le chef d’état-major allemand, la raison principale réside dans l’absence totale de contact physique et de dialogue entre lui-même, confiné dans son état-major à Luxembourg, loin du front, et ses commandants d’armée. Même la décision cruciale de retraite a été prise par un de ses subordonnés, le lieutenant-colonel Hentsch, dépêché en catastrophe en inspection avec pleins pouvoirs dans les états-majors d’armées : c’est ce mauvais fonctionnement des états-majors allemands qu’explique Corelli Barnett, chroniqueur militaire britannique. Dans ce livre, l'auteur étudie le comportement des quatre grands chefs de la Première Guerre mondiale : Moltke et Luddendorf dans le camp allemand, l'amiral Jellicoe, commandant de la Grande Flotte, et le général Pétain, commandant en chef des armées françaises, dans le camp allié. Cela lui permet d'étudier tous les événements décisifs du conflit 1914-18 et d'en examiner les causes et les conséquences. Le livre est rempli d'aperçus nouveaux... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
P., Emile-Paul Frères, 1917, pt in-8°, 110 pp, broché, couv. salie (couverture papier ivoire avec auteur en noir, titre et éditeur en rouge), bon état. Edition originale, tirage numéroté sur vélin (n° 860), non justifié
Barrès publie en 1917, dans l’Echo de Paris, une série de sept articles, intitulée « En regardant au fond des crevasses » dans lesquels il apostrophe le gouvernement. Les crevasses pour Maurice Barrès ce sont toutes les « affaires » d’espionnage et de trahison en cours comme celle dite « l’affaire du Bonnet Rouge ». Barrès et le journal "L'Action Française" accusent Louis Malvy, alors ministre de l'Intérieur, de trahir la France en fournissant à l'Allemagne des renseignements militaire et diplomatiques. Pour se défendre et se disculper, Malvy provoque un débat à la Chambre des Députés. Mais il sera forcé de démissionner en septembre 1917, et une juridiction d'exception sera créée en vue de son inculpation. Barrès rapporte avec véhémence les arguments de son attaque contre Malvy à la Chambre et divers éléments à charge. — "... Nous voici arrivés à 1917, aux moments sombres de la guerre : par une suite de fautes inconcevables, les généraux vainqueurs, les hommes de la Marne et de la Somme, se trouvent écartés. Un Gouvernement faible, d'économistes, d'idéologues ; à l'offensive manquée d'avril, à la chute de tant d'espérances succède un accès de découragement, qu'aggrave une redoutable attaque par l'intérieur. C'était un pullulement de louches personnages, d'aigrefins, de figures équivoques et véreuses; des allées et venues suspectes au delà des frontières, des complaisances inquiétantes et des complicités inavouables de la Sûreté ; une presse immonde au grand jour salissait la patrie, déshonorait la gloire, bafouait l'énergie, excusait l'abandon ; il y avait des chèques saisis et rendus par ordre à des bandits, des secrets étranglés au fond d'une prison avec un lacet de soulier; c'était une entreprise de démoralisation, derrière laquelle on devinait toujours le même personnage, qui pontait sur la défaite de la patrie. Le Gouvernement hésitait. Mais il faut lire dans Barrés l'histoire de ces dix mois. Ce fut l'heure la plus critique de la guerre : on faisait la guerre sur deux fronts, – contre l'ennemi du dehors et contre l'ennemi du dedans ; contre les gaz allemands et contre le défaitisme et le pacifisme à l'intérieur. C'est dans ces moments-là que Barrés est sublime. Pudique, retenu, un peu contraint dans l'enthousiasme, la colère le rend superbe : superbe de courage, d'indignation et de mépris. Le terrible pamphlétaire, le cruel polémiste n'eut jamais plus de génie : il a des paroles qui soufflettent, de ces mots qui sont des fers rouges. Les séances de la Chambre, la suite de scènes atroces qu'il intitule : “Dans le cloaque”, “En regardant au fond des crevasses”, valent les plus belles pages de Leurs figures : ce sont les Châtiments du régime parlementaire. « J'ai, disait-il, le don de voir clair. » (...) Mais Barrés ne s'en tint pas là : il eut aussi son heure d'histoire, le jour ou il dénonça en pleine Chambre la « canaille du Bonnet rouge », et où un ministre livide, devant son réquisitoire, s'abîma comme une loque, convaincu de forfaiture. Ce jour-là, la France respira mieux..." (Pierre Troyon, Revue des Deux Mondes, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
P., Emile-Paul Frères, 1917, pt in-8°, 110 pp, broché, couv. papier gris avec titres en noir, bon état
Barrès publie en 1917, dans l’Echo de Paris, une série de sept articles, intitulée « En regardant au fond des crevasses » dans lesquels il apostrophe le gouvernement. Les crevasses pour Maurice Barrès ce sont toutes les « affaires » d’espionnage et de trahison en cours comme celle dite « l’affaire du Bonnet Rouge ». Barrès et le journal "L'Action Française" accusent Louis Malvy, alors ministre de l'Intérieur, de trahir la France en fournissant à l'Allemagne des renseignements militaire et diplomatiques. Pour se défendre et se disculper, Malvy provoque un débat à la Chambre des Députés. Mais il sera forcé de démissionner en septembre 1917, et une juridiction d'exception sera créée en vue de son inculpation. Barrès rapporte avec véhémence les arguments de son attaque contre Malvy à la Chambre et divers éléments à charge. — "... Nous voici arrivés à 1917, aux moments sombres de la guerre : par une suite de fautes inconcevables, les généraux vainqueurs, les hommes de la Marne et de la Somme, se trouvent écartés. Un Gouvernement faible, d'économistes, d'idéologues ; à l'offensive manquée d'avril, à la chute de tant d'espérances succède un accès de découragement, qu'aggrave une redoutable attaque par l'intérieur. C'était un pullulement de louches personnages, d'aigrefins, de figures équivoques et véreuses; des allées et venues suspectes au delà des frontières, des complaisances inquiétantes et des complicités inavouables de la Sûreté ; une presse immonde au grand jour salissait la patrie, déshonorait la gloire, bafouait l'énergie, excusait l'abandon ; il y avait des chèques saisis et rendus par ordre à des bandits, des secrets étranglés au fond d'une prison avec un lacet de soulier; c'était une entreprise de démoralisation, derrière laquelle on devinait toujours le même personnage, qui pontait sur la défaite de la patrie. Le Gouvernement hésitait. Mais il faut lire dans Barrés l'histoire de ces dix mois. Ce fut l'heure la plus critique de la guerre : on faisait la guerre sur deux fronts, – contre l'ennemi du dehors et contre l'ennemi du dedans ; contre les gaz allemands et contre le défaitisme et le pacifisme à l'intérieur. C'est dans ces moments-là que Barrés est sublime. Pudique, retenu, un peu contraint dans l'enthousiasme, la colère le rend superbe : superbe de courage, d'indignation et de mépris. Le terrible pamphlétaire, le cruel polémiste n'eut jamais plus de génie : il a des paroles qui soufflettent, de ces mots qui sont des fers rouges. Les séances de la Chambre, la suite de scènes atroces qu'il intitule : “Dans le cloaque”, “En regardant au fond des crevasses”, valent les plus belles pages de Leurs figures : ce sont les Châtiments du régime parlementaire. « J'ai, disait-il, le don de voir clair. » (...) Mais Barrés ne s'en tint pas là : il eut aussi son heure d'histoire, le jour ou il dénonça en pleine Chambre la « canaille du Bonnet rouge », et où un ministre livide, devant son réquisitoire, s'abîma comme une loque, convaincu de forfaiture. Ce jour-là, la France respira mieux..." (Pierre Troyon, Revue des Deux Mondes, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
Emile-Paul, 1916, in-12, 455 pp, broché, couv. lég. abîmée, intérieur propre et non coupé, état correct
Les articles quotidiens de l'auteur à l'Echo de Paris du 2 janvier au 11 mars 1915. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
Emile-Paul, 1915, in-12, 381 pp, broché, pt mque au 1er plat, bon état. Edition originale en volume, exemplaire tiré spécialement pour l'auteur et numéroté (n° 435), envoi a.s.
"Ce deuxième livre de l'Ame française et la guerre s'étend du 1er novembre 1914 au 1er janvier 1915 et raconte la période où les Allemands achevèrent de briser dans les Flandres leur force offensive déjà si rudement épointée par notre victoire de la Marne." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
Emile-Paul, 1915, in-12, 393 pp, broché, bon état. Edition originale en volume, exemplaire tiré spécialement pour l'auteur et numéroté (n° 306), envoi a.s.
"Je redonne ici mes articles quotidiens de l'Echo de Paris pendant les premiers mois de la guerre, de la déclaration de guerre jusqu'au 1er novembre. Ces pages offriront un intérêt au lecteur dans la mesure où elles conservent l'émotion, la couleur morale de ces journées tragiques. (...) J'ai laissé les fausses nouvelles. Nos erreurs de fait, nos espérances trop hâtives ne sont-elles pas quelque chose de l'atmosphère que nous respirions ?" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
Emile-Paul, 1915, in-12, 393 pp, broché, bon état
"Je redonne ici mes articles quotidiens de l'Echo de Paris pendant les premiers mois de la guerre, de la déclaration de guerre jusqu'au 1er novembre. Ces pages offriront un intérêt au lecteur dans la mesure où elles conservent l'émotion, la couleur morale de ces journées tragiques. (...) J'ai laissé les fausses nouvelles. Nos erreurs de fait, nos espérances trop hâtives ne sont-elles pas quelque chose de l'atmosphère que nous respirions ?" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
Plon, 1930-1945, 11 vol. in-12 (sur 14), xiii-310,v-357,vi-407,iv-362,iv-365,v-382,vii-376,vii-336,viii-478,viii-455 et xii-442 pp, volumes brochés, notices biographiques, appendices, notes et index, brochés, bon état
Tome I (1896-1898). - II (1898-1902). - III (1902-1904). - IV (1904-1906). - V (1906-1907). - VI (1907-1908). - VII (1908-1909). - VIII (1909-1911). - IX (1911-1912). - X (1913-1914). - XI (1914-1918). Le Journal de l'écrivain et homme politique français (1862-1923). Manque les trois derniers volumes (de janvier 1919 à décembre 1923). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BARRÈS (Maurice).
Librairie militaire Berger-Levrault, 1915, pt in-8°, 111 pp, notes, reliure demi-maroquin fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée, couvertures et dos conservés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, un des 40 ex. numérotés sur papier de Hollande (n° 22), seuls grands papiers après 10 Japon. Bel exemplaire
Table : Une visite à l'armée anglaise, Les Gourkas et les Sikhs, les Canadiens, Les soldats de la métropole, Le Service d'arrière, L'effort anglais ne veut pas être un demi-effort. Appendice : L'amitié canadienne, Le défilé des races amies de la France. — "Je suis allé visiter dans nos départements du Nord les armées anglaises. Qui de nous ne s'est pas cent fois demandé, peut-être avec impatience : « où en est donc l'Angleterre ? » Nous entendons les appels de lord Kitchener aux volontaires et de M. Lloyd George aux ouvriers, mêlés au formidable halètement des usines, des ateliers et des hauts fourneaux; nous sommes impatients d'apprendre des résultats positifs et de voir ce qu'est devenue la « misérable petite armée du maréchal French ». Cette année qui s'achève nous a-t-elle vraiment rapprochés du jour où les Alliés seront matériellement plus forts que les Austro-Germains ? On m'a offert de me conduire dans Ypres, Armentières, Albert, en Belgique, dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, la Seine-Inférieure, partout où je pourrai utilement regarder et interroger. On m'a demandé de dire à mes lecteurs, sans parti pris de plaire ou de déplaire, ce que je verrai et entendrai. J'ai accepté avec empressement..." — Soldats bien nourris, gigantesques entrepôts de l'armée britannique : la guerre est une guerre économique. Peaux-rouges canadiens, Sikhs enturbannés : la guerre est une guerre mondiale. Barrès savait voir plus loin que la colline de Sion-Vaudémont. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BASCHET (Eric)(dir.).
P., Le Livre de Paris, 1994, in-folio, 191 pp, préface de Jean-Baptiste Duroselle, richement illustré de gravures, photos et cartes en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, reliure demi-toile bordeaux illustrée de l'éditeur, bon état
Ouvrage réalisé à partir des numéros originaux de “L'Illustration”. Documentation assurée par Krishnâ Renou. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BATAILLE (Victor) et Pierre PAUL.
Laffont, 1965, in-8°, 267 pp, biblio, broché, couv. à rabats, bon état
"Un mort et trois blessés à la minute – L'offensive d'avril 1917 – Brusquement la passivité – Bilan véridique des mutineries – Pétain, médecin de l'armée – Clemenceau “brûle les meubles” – Les Etats-Unis entrent dans la guerre." — Mêlant souvenirs personnels et récits de combattants, deux anciens poilus abordent de front la question des mutineries dans cet ouvrage... — "Quel est le nombre exact de soldats français passés par les armes, à la suite des mutineries de 1917 ? Quelles furent les causes de la crise du moral ? Comment celle-ci fut-elle surmontée ? Deux anciens compagnons d'armes, Victor Bataille et Pierre Paul, à la fois témoins et acteurs, ont entrepris de "regarder la vérité en face". "Avant qu'il ne soit trop tard", les deux auteurs ont voulu consigner un témoignage direct. Un témoignage sincère et motivé mais aussi douloureux, car il a fallu faire justice de certaines légendes trop commodes, mettre à jour les causes de la crise de 1917 et faire un bilan – un inventaire méthodique aboutit à une trentaine de fusillés, sur plus de 23.000 condamnations prononcées, dont 412 à mort..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BAUMONT (Maurice).
Plon, 1930, in-12, iv-252 pp, broché, papier lég. jauni, bon état
"En réunissant les nombreux témoignages qui ont été publiés, en Allemagne, sur l'abdication de Guillaume II, articles de journaux, rapports remis à la Commission d'enquête sur les causes de l'effondrement, en soumettant ces documents à une critique attentive et pénétrante, M. Baumont s'est proposé de montrer « comment il semble que la décision d'abdiquer ait été prise, d'abord pour Guillaume II, puis par lui ». L'ouvrage est un récit, minutieux mais vivant, des événements qui marquent la journée du 9 novembre, à Berlin et à Spa. Grâce à l'abondance des témoignages, il est possible de suivre, heure par heure, le développement des faits, d'assister aux entretiens de l'Empereur avec les chefs militaires, de voir s'agiter, autour du souverain, tous ceux qui croient avoir une part dans ses résolutions et qui, comme lui-même, ne sont que des spectateurs. Après avoir montré brièvement comment la situation avait pris, dans les journées précédentes, un caractère révolutionnaire, M. Baumont reconstitue l'histoire des moments décisifs. Tandis que Guillaume II, à Spa, vient de reconnaître qu'il ne peut compter sur l'armée pour venir à bout de la révolution, et décide d'abandonner la couronne impériale, mais en restant roi de Prusse, à Berlin, le Chancelier Max de Bade a déjà annoncé l'abdication du souverain, aussi bien comme roi que comme Empereur. « C'est un coup d'Etat, une violence devant laquelle Votre Majesté ne doit pas s'incliner », déclare à Guillaume Il le général Schulenburg, chef d'Etat-major du Kronprinz. Mais Hindenburg et Groener estiment que toute protestation est vaine, car l'Empereur n'a plus les « moyens matériels de faire annuler l'abdication proclamée à Berlin ». Dès lors, il n'est plus question que d'assurer la « sécurité » de l'Empereur : ce sont les préparatifs du passage en Hollande. Au milieu de ces incidents dramatiques, M. Baumont dirige le lecteur avec aisance ; son récit, toujours appuyé sur les textes, est simple, précis, facile à suivre. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'ouvrage. Mais, pour parvenir à cette simplicité, à cette précision, que d'effort à faire ! Confronter les témoignages, éliminer les invraisemblances, mettre en pleine lumière les résultats d'un examen critique minutieux, voilà l'œuvre de longue haleine que suppose une étude comme celle-là. M. Baumont a conduit son enquête avec une sûreté parfaite, une méthode rigoureuse, une impartialité réelle..." (Pierre Renouvin, Revue d'histoire de la guerre mondiale, 1930) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BECKER (Jean-Jacques).
Armand Colin, 2004, gr. in-8°, 320 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Dans l'histoire des hommes, quelques dates marquent des ruptures indélébiles. 1914 est de celles-là. On donna par la suite – à tort – le nom de Première Guerre mondiale à ce conflit, dont on connaît le terrible bilan : 10 millions de morts, un désastre économique et culturel, et l'avènement des régimes totalitaires. Cette guerre était-elle évitable ? La Grande Guerre aurait-elle pu ne pas avoir lieu et le XXe siècle en être totalement transformé ? Quels furent les objectifs et les arrière-pensées des acteurs, au jour le jour, dans les capitales européennes ? Quel était, au-delà de l'image d'Epinal, l'état d'esprit des populations ? Autant de questions auxquelles répond ce livre, dans un récit au quotidien des premiers mois du drame. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BECKER (Jean-Jacques).
Laffont, 1980, in-8°, 317 pp, 8 pl. d'illustrations et photos hors texte, tableaux, sources et biblio, annexes, broché, couv. illustrée, état correct
"L'auteur prolonge ici l'enquête amorcée par sa thèse “1914, comment les Français sont entrés dans la guerre”. S'il fait quelques allusions aux militaires, il concentre son attention sur le moral des civils dans l'épreuve : question moins connue que l'évolution des conditions concrètes de l'existence. On ne peut saisir l'opinion comme en temps de paix, par l'élection ou par la presse, mais il existe d'abondantes sources : rapports des préfets de police, observations des notes des commissions de contrôle postal, documents privés. Leur ampleur même contraint à des sondages, effectués avec le souci de varier les échantillons (Paris, Le Creusot, où on dispose d'un journal tenu par le secrétaire en chef de la mairie, les Côtes-du-Nord, la Charente, la Loire...). Le bilan est présenté avec un remarquable sens de la mesure, dans un livre fermement construit, nuancé par une sensibilité comprehensive, d'une sûre maîtrise, auquel on se référera désormais." (Pierre Barral, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BENOIST-MÉCHIN (Jacques).
Lausanne, Clairefontaine, 1961, in-8°, 277 pp, 8 pl. de photos en héliogravure et une carte dépliante hors texte, chronologie, généalogie, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Si Thomas Edward Lawrence (1888-1935) a été tour à tour archéologue, explorateur, agent secret, stratège, combattant, diplomate, écrivain et poète, ces activités n'ont été que les manifestations d'une même obsession. Un rêve de bâtisseur d'empire qui a poussé l'auteur du célébrissime “Sept Piliers de la sagesse” sur les routes de l'Orient, d'Oxford au Caire et de Djeddah à Damas. Lorsque ce rêve s'est brisé, lorsqu'il a estimé trahie par son propre pays et par les Alliés la révolte arabe à laquelle il s'était voué, "il ne lui est plus rien resté que le désespoir, l'avilissement et cette implacable volonté d'autodestruction au terme de laquelle la mort est venue le fracasser au guidon de sa motocyclette". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BERGER (Marcel) et Paul ALLARD.
Editions des Portiques, 1932, in-12, 382 pp, broché, couv. factice muette, bon état
Dès le début de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914, la censure est proclamée en France via un décret instaurant l'état de siège. La propagande et la désinformation remplacent alors la liberté d'expression. Lettres du front et articles de presse : tout est vérifié et validé par l'État par crainte de démoralisation de la population ou de démobilisation des troupes. L'ouvrage de Marcel Berger et Paul Allard nous éclaire sur la mise en place de ce système autoritaire dans un pays fondé sur les libertés démocratiques. Un contrôle de l'opinion qui n'alla pas sans contestations mais qui fut maintenu jusqu'en 1919, au nom des intérieurs supérieurs de la nation. — "C’est en janvier 1915 que le bureau de la presse du ministère de la Guerre trouve son organisation définitive à Paris. De 1914 à 1919, il a compté au total plus de 400 censeurs affectés de quelques mois à plusieurs années, plus de 150 personnes y étant affectées en permanence. L’organisation du bureau de la presse distingue trois sections : les quotidiens ; les périodiques et les livres ; les télégrammes, avec environ 2.400 télégrammes traités en moyenne par jour dès 1915, les équipes de censeurs se relayant toutes les douze heures..." (Olivier Forcade, Voir et dire la guerre à l’heure de la censure, 1914-1918) — Table : Central télégraphique ; La mise en train de la machine ; Verdun ; “L'Homme enchaîné” de Clemenceau et “L'Oeuvre” de Gustave Téry ; Dans la galère des « Périodiques » ; Première nuit aux quotidiens ; « Nuit historique » ; La « grande offensive » ratée ; La fin du “Bonnet rouge” ; Le chemin de Clemenceau ; Clemenceau contre Caillaux ; La Paix sacrifiée ; Sous le règne de la Bertha ; Les Américains à la rescousse ! ; Les Armistices. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BERNOUARD (François, sous le pseud. de François Le François).
P., Cie des Libraires, 1938, in-12, 168 pp, broché, couv. imprimée rempliée, état correct. Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers
Rare édition originale de ce texte érotique écrit et publié par le célèbre typographe "à la rose", François Bernouard. — François Bernouard a publié ce texte en 1938, sinon clandestinement, du moins fort discrètement. Le livre est dédié à C. (François de Curel ?), "le plus grand poète dramatique de notre époque qui m'encouragea d'écrire ce livre pour me délivrer, ce qui me perdit". Bien que le seul éditeur indiqué soit la "Cie des Libraires à Paris", la typographie de François Bernouard est très reconnaissable (Jean-Jacques Pauvert, "Anthologie des lectures érotiques"). Il y a tous les ingrédients qui auraient pu faire de ce texte une banale accumulation de clichés : l'amour fou et contrarié par un mariage de raison, la guerre, le héros qui cherche l'oubli et la mort pendant les combats sans trouver ni l'un ni l'autre, des retrouvailles vingt ans plus tard et trop tard, etc. Or, non seulement une émotion passe, mais la manière moderniste dont la sexualité, présente à tous moments, est traitée, donne une dimension intéressante à ce récit. Les deux jeunes amants, à l'impudeur délicate, assouvissent leurs désirs avec beaucoup de naturel et l'une des dernières répliques est tout à fait révolutionnaire : Rose confie à son ancien amant qu'elle a transmis à sa fille ce qu'il lui a appris : "voilà pourquoi souvent nos maris courent après les filles (...) Sache être l'une d'elles en restant dame : ainsi tu auras plus de chances d'être heureuse et de garder ton mari". Inconnu de Pia. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BERTIER de SAUVIGNY (Albert de).
Compiègne, Imprimerie de Compiègne, 1934, in-8° carré, [8]-ix-523 pp, 19 pl. de photos et une carte dépliante de la Région Soissonnaise hors texte, 10 vignettes et culs-de-lampe (dessins au crayon par Etienne de Bertier), index, broché, couv. à rabats, bon état, envoi a.s.
Ouvrage non mis dans le commerce. Notes journalières et souvenirs de la guerre de 1914 dans le village de Coeuvres dans l'Aisne. Les souvenirs d’Albert Bertier de Sauvigny constituent une source de premier ordre pour mieux connaître la vie d’un village de l’immédiat arrière front durant toute la guerre et l’immédiat après guerre. Ils laissent apparaître deux types de narration, mêlant d’ailleurs deux typographies distinctes. L’une est constituée à partir de notes journalières qui semblent ici retranscrites mais ont été à l’évidence complétées voire complètement réécrites par la suite. L’autre est une mise en récit de ces notes, faisant entrer ce type de témoignage dans la catégorie des souvenirs de guerre. Ce second type de narration s’appuie alors sur d’autres sources que celles dont l’auteur a pu être le témoin direct. Le récit est alerte, vivant, avec une chronologie très précise. Il fourmille de détails. La position sociale de Bertier facilite ses relations tant avec les autorités militaires (allemandes ou françaises) qu’avec un certain nombre de notables locaux ou nationaux. Ces souvenirs abordent également la période de l’immédiat après guerre avec l’évocation de l’année 1919 (recherche et identification des corps, gestion des cimetières provisoires, reconstruction du village)... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BERTIER de SAUVIGNY (Albert de).
Association Soissonais 14-18, 1994, gr. in-8°, [10]-ix-523 pp, un portrait-photo d'Albert de Bertier de Sauvigny en frontispice, 10 illustrations et culs-de-lampe par E. B. S. (Etienne de Bertier), 20 pl. de photos et une carte de la région soissonnaise hors texte, une lettre en fac-similé, 17 annexes, index, broché, bon état
Réimpression en fac-similé de l’édition originale de 1934, non mise dans le commerce. Les souvenirs d’Albert Bertier de Sauvigny, maire du village de Coeuvres dans l'Aisne constituent une source de premier ordre pour mieux connaître la vie d’un village de l’immédiat arrière front durant toute la guerre et l’immédiat après guerre. Ils laissent apparaître deux types de narration, mêlant d’ailleurs deux typographies distinctes. L’une est constituée à partir de notes journalières qui semblent ici retranscrites mais ont été à l’évidence complétées voire complètement réécrites par la suite. L’autre est une mise en récit de ces notes, faisant entrer ce type de témoignage dans la catégorie des souvenirs de guerre. Ce second type de narration s’appuie alors sur d’autres sources que celles dont l’auteur a pu être le témoin direct. Le récit est alerte, vivant, avec une chronologie très précise. Il fourmille de détails. La position sociale de Bertier facilite ses relations tant avec les autorités militaires (allemandes ou françaises) qu’avec un certain nombre de notables locaux ou nationaux. Ces souvenirs abordent également la période de l’immédiat après guerre avec l’évocation de l’année 1919 (recherche et identification des corps, gestion des cimetières provisoires, reconstruction du village)... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BINOIS (Laurent) et Jean-Luc KALUZKO.
Louviers, Ysec, 2003, gr. in-8°, 80 pp, 58 photos en noir et en couleurs dans le texte, une carte et 8 croquis, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLANCHIN (Léon, blessé rapatrié).
Delagrave, 1916, in-12, 180 pp, modeste reliure demi-toile noire époque, dos muet, état correct
"Ces souvenirs écrits très simplement nous donnent bien, je crois, l’impression de ce que peuvent souffrir des blessés faits prisonniers. L’auteur n’est pas un écrivain, il raconte ce qu’il a vu en toute sincérité. Son livré est un témoignage qui mérite d’être recueilli." (Revue pédagogique, 1916) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLANCPAIN (Marc).
Fayard, 1980, in-8°, 297 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
L’occupation allemande pendant la Grande Guerre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLIN (Colonel).
Charles-Lavauzelle, 1932, in-8°, 195 pp, broché, pt manque au dos, état correct. Manque la pochette de croquis
"Sous ce titre modeste l'auteur présente successivement un bref exposé de la politique allemande après 1870 et des causes immédiates de la guerre, puis un résumé complet et précis des événements qui se sont déroulés au cours de cette dernière sur les divers théâtres d'opérations, avec 30 schémas ou extraits de cartes. Enfin les deux derniers chapitres exposent : l'un, les clauses militaires du Traité de Versailles, l'autre une étude comparative des efforts militaires réalisés pendant la grande guerre par les Français et les Allemands. En quelques phrases sobres et exactes l'auteur indique dans leur essentiel, l'origine des événements, leur enchaînement, leurs conséquences et les enseignements qu'ils comportent. D'une lecture attachante et facile cet ouvrage donne un tableau clair et exact de l'ensemble des événements déchaînés en Europe par l'impérialisme germanique." (Revue du génie militaire, 1932) — Table ; Les origines de la guerre ; Les plans d'opérations ; La batailles des frontières (2 août - 25 août) ; La préparation de la bataille de la Marne (25 août - 5 septembre) ; La victoire de la Marne et la course à la mer ; Les fronts extérieurs en 1914 ; La stabilisation, la guerre de tranchées ; Les fronts extérieurs en 1915, 1916, 1917 ; Les offensives allemandes - La contre-offensive alliée ; Les clauses militaires du traité de Versailles ; L'effort militaire français et allemand pendant la Grande Guerre (effectifs, armement, munitions). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOND (Georges).
Presses de la Cité, 1962, in-8°, 309 pp, 24 pl. de photos hors texte, une carte en couleurs sur les gardes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
A l’enthousiasme qui a soulevé les Français après la déclaration de guerre dans les premiers jours d’août 1914 succède la stupeur : le mois n’est pas fini que nos troupes reculent partout, de la Somme aux Vosges. L’Etat-major français, obsédé par une tactique d’offensive inconditionnelle et de charges à l’arme blanche, a été totalement surpris par la puissancé du feu allemand. Un million de soldats en pantalons rouges. battent en retraite, en ordre, parcourant parfois soixante kilomètres sans manger ni dormir. Au milieu du désastre, le généralissime Joffre reste impavide, mais limoge vingt généraux. Les Allemands ont en ligne plus de treize cent mille hommes. Ils sont déjà au bord de la Marne, le gouvernement a fui à Bordeaux. Le 3 septembre, le général Galliéni, qui a reçu l’ordre de défendre Paris « à outrance » apprend que l’armée de von Kluck, placée à l’extrême droite du dispositif allemand, vient d’infléchir sa course vers l’Est au lieu de poursuivre l’enveloppement de la gauche française. L’ennemi offre son flanc. Sur l’insistance de Galliéni, le généralissime donne l’ordre le 6 septembre de stopper la retraite et de contre-attaquer. L’opération réussira grâce au courage extraordinaire des soldats pourtant épuisés, sous-alimentés, intoxiqués de fatigue. A pied, à cheval, en taxis parisiens réquisitionnés – les fameux Taxis de la Marne – les effectifs sont dirigés vers le secteur crucial de la contre-attaque. Georges Blond a reconstitué l’énorme bataille (plus de deux millions de combattants en action) avec précision et avec un impressionnant talent d’évocation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOND (Georges).
Presses de la Cité, 1980, in-8°, 238 pp, 24 pl. de photos hors texte, une carte sur double page, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOND (Georges).
Presses de la Cité, 1980, in-8°, 221 pp, 24 pl. de photos hors texte, 2 cartes, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOND (Georges).
Presses de la Cité, 1961, in-8°, 307 pp, 24 pl. de photos hors texte, 2 cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Dans toute l'histoire de tous les peuples, aucune bataille n'a égalé en agonie la bataille de Verdun. Aucun sol d'aucun pays n'a été aussi arrosé de sang humain que ce petit espace de paysage français. Les estimations les plus récentes font état de quatre à cinq cent mille morts, tant Français qu'Allemands, et d'environ huit cent mille blessés graves, en forte proportion demeurés infirmes. Sur un front de bataille de vingt kilomètres, cent ou deux cent mille morts n'ont jamais reçu de sépulture. Leurs corps pulvérisés ont été mêlés à la terre. Ce sujet grandiose devait immanquablement susciter toute une littérature. Après des chefs militaires, des historiens, des romanciers, voici qu'à son tour Georges Blond a subi la fascination de la terrible bataille. Pour la première fois, le drame est évoqué dans son ampleur et dans son humanité, du côté allemand comme du côté français, depuis les bureaux des états-majors jusqu'à la boue immonde des tranchées. Et jamais réalisme si exact n'avait été entraîné par un tel souffle d'épopée, jamais Georges Blond n'avait mieux illustré sa manière d'écrire l'Histoire, qui ne consiste pas à démonter un événement passé mais à le faire revivre. Sans doute dira-t-on qu'avec Verdun il nous a donné son chef d’œuvre. (présentation de l'éditeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOND (Georges).
Club Français du Livre, 1968, in-8° carré, 285 pp, 181 photos, une carte dépliante hors texte, reliure toile éditeur imprimée en 3 couleurs, jaquette illustrée (lég. défraîchie), bon état. Edition numérotée hors commerce
Dans toute l'histoire de tous les peuples, aucune bataille n'a égalé en agonie la bataille de Verdun. Aucun sol d'aucun pays n'a été aussi arrosé de sang humain que ce petit espace de paysage français. Les estimations les plus récentes font état de quatre à cinq cent mille morts, tant Français qu'Allemands, et d'environ huit cent mille blessés graves, en forte proportion demeurés infirmes. Sur un front de bataille de vingt kilomètres, cent ou deux cent mille morts n'ont jamais reçu de sépulture. Leurs corps pulvérisés ont été mêlés à la terre. Ce sujet grandiose devait immanquablement susciter toute une littérature. Après des chefs militaires, des historiens, des romanciers, voici qu'à son tour Georges Blond a subi la fascination de la terrible bataille. Pour la première, le drame évoqué dans son ampleur et dans son humanité, du côté allemand comme du côté français, depuis les bureaux des états-majors jusqu'à la boue immonde des tranchées. Et jamais réalisme si exact n'avait été entraîné par un tel souffle d'épopée, jamais Georges Blond n'avait mieux illustré sa manière d'écrire l'Histoire, qui ne consiste pas à démonter un événement passé mais à le faire revivre. Sans doute dira-t-on qu'avec Verdun il nous a donné son chef d’œuvre. (présentation de l'éditeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOND (Georges) et Juan Carlos Carmigniani.
Stock-Presses de la Cité, 1974, in-4° carré (28 x 26), 240 pp, préface du général Beaufre, environ 400 gravures et photos, 40 pages en couleur dont 9 planches reproduisant des uniformes et drapeaux (aquarelles du baron Louis de Beaufort), et 3 cartes grand format (par Jean-Claude Quennevat), reliure toile rouge de l'éditeur, titre doré au 1er plat, sans la jaquette, bon état (Coll. Les grandes batailles)
Le 5 septembre 1914. Près d'un million de soldats français et leurs alliés britanniques, combattants vaincus des meurtrières batailles des frontières, harassés par une retraite épuisante font résolument volte-face et prennent l'offensive à la stupéfaction de leurs adversaires qui s'imaginaient déjà victorieux. Ce sera "le miracle de la Marne". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLOY (Léon).
Mercure de France, 1935, in-12, 363 pp, huitième édition, broché, bon état
Certains passages de la première édition (1916) furent supprimés par la censure. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BLÜCHER (Evelyn).
Payot, 1922, in-8°, 341 pp, traduit de l'anglais par Henriette Cavaignac, avant-propos de Louis Gillet, un portrait en frontispice, broché, pt manque au bas du dos, bon état (Coll. de mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la Guerre mondiale)
"Anglaise de naissance, la Princesse Blücher se trouva en 1914 obligée de suivre son mari à Berlin. Ses notes quotidiennes constituent le document le plus vivant que nous ayons sur la lente agonie de la puissance allemande." (Revue des Deux Mondes) — "Le journal de la princesse Blücher fait en ce moment les délices de la société anglaise. Ce livre, plus que n'importe quel autre ďun écrivain professionnel, est un événement mondain qui fait depuis un grand mois le sujet de toutes les conversations. Il s'en est enlevé trois éditions en quelques jours. II faut avouer qu'avec son charme et son absence de prétention, où l'on retrouve à chaque ligne la gracieuse séduction d'un clair esprit de femme, ce livre nous donne sur la guerre une note piquante qui manque aux aigres mémoires et aux plaidoyers bilieux des généraux vaincus. Il va sans dire qu'il ne contient sur les événements du conflit mondial aucune révélation importante, mais bien plutôt ce qu'on peut attendre de la conversation d'une femme intelligente, - de menus faits, des impressions, des anecdotes, des tableaux, ces mille choses impalpables qui échappent aux historiens et de quoi est faite pourtant la couleur de l'histoire. Ajoutez que l'auteur, appartenant au plus grand monde d'Angleterre et d'Allemagne, était placé pour bien voir, et pour voir justement, sans trop de partis-pris, tout un côté des choses qui ne nous est encore qu'imparfaitement connus..." (Louis Gillet, Revue des Deux Mondes, 1920) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BORDEAUX (Henry).
Plon, 1927, in-12, 274 pp, reliure demi-maroquin carmin, dos lisse, titres dorés, tête dorée, couv. conservées (reliure de l'époque), bel exemplaire
Le général serret est mort de ses blessures le 6 janvier 1916, lors des combats pour la reprise du sommet de l'Hartmannswillerkopf, considéré comme un observatoire idéal par les deux camps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOTREL (Théodore).
P., Librairie Payot et Cie, s.d. (1915), in-12, 300 pp, préface de Eugène Tardieu, un portrait photographique de l'auteur en frontispice et 113 dessins à la plume de Carlègle, reliure demi-basane mordorée, dos lisse orné en long, titres dorés, tête dorée, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOUCHERIE (Colonel).
Charles-Lavauzelle, 1923, gr. in-8°, 157 pp, 21 croquis dans le texte, broché, très bon état
Le corps de cavalerie Sordet est une grande unité de l'armée française commandée par le général André Sordet au début de la Première Guerre mondiale. Créé le 2 août 1914 et dissous le 8 septembre 1914, il a marqué la fin de l'âge d'or de la cavalerie à cheval par ses marches forcées en Belgique. — "Le livre du colonel Boucherie relate le rôle du corps de cavalerie depuis le début de la guerre jusqu'à la bataille de la Marne ou, plus exactement, jusqu'au jour où le général Sordet a été relevé de son commandement. Établi d'après les archives du corps, c'est un mémento précis, qui contient de nombreux documents intéressants. Bien qu'il puisse sembler destiné à défendre le général Sordet, il parait tout à fait sincère; en tout cas, l'auteur ne s'écarte jamais, dans la forme, d'une stricte impartialité, et il ne dissimule pas les documents relatifs au raid sur Liège, qui pourront donner des armes aux adversaires du général." (Pierre Renouvin, Revue Historique, 1925) — "Dès le début du conflit, le général Sordet, qui commande le 1er corps de cavalerie (18 régiments de cavalerie formant trois divisions), se positionne en couverture près de la frontière belge. Cette troupe franchit celle-ci le 6 août 1914, et se dirige sur Liège. Par suite de marches et de contremarches, la plupart des formations ont parcouru en cinq jours une distance moyenne de 250 km. La température a été particulièrement élevée, donc éprouvante pour les chevaux. L’historique du corps de cavalerie Sordet mentionne le 10 août : « Les trains régimentaires sont alourdis d’animaux plus ou moins blessés qu’il importe d’évacuer ; le régime normal des évacuations par les trains de ravitaillement quotidien est inapplicable et le corps de cavalerie est obligé de créer, avec ses propres ressources, un dépôt de chevaux malades à Givet. La question de la ferrure devient chaque jour plus critique ; les routes empierrées et les marches sans arrêt usent rapidement les fers qu’on n’arrive pas à remplacer faute de temps et de matériel, et on doit réclamer d’urgence 15.000 ferrures de rechange. » ..." (Roland Bruneau, La maréchalerie dans la Grande Guerre, 2010) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOUCHOR (J.-F.) et Capitaine DELVERT.
P., Aristide Quillet, s.d. (1924), in-4°, 158 pp, 59 compositions pleine page en couleurs contrecollés hors texte peintes par J.-F. Bouchor, peintre du musée de l'Armée, chacune protégée par une serpente légendée, texte du capitaine Delvert, combattant du Fort de Vaux, reliure demi-chagrin vert, plats de percaline verte estampés à froid avec titre et croix de guerre dorés, dos à décor de feuillages à froid, titres dorés, tête rouge (rel. de l'éditeur), bon état
Trop âgé pour combattre, missionné par le musée de l'Armée, Joseph-Félix Bouchor (1853-1937) a parcouru le front pour en restituer les scènes. L'ouvrage contient 59 planches en couleur issues de ses œuvres réalisées sur le vif. Grand témoin de la bataille, capitaine français et historien, Charles Delvert a héroïquement défendu les abords du fort de Vaux en 1916. Il a rédigé le texte historique de ce bel ouvrage. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOUDET (Jean).
Ives Rauzier, 2017, in-8°, 82 pp, présenté par Ives Rauzier, 52 photos et 6 documents, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOUGLON (Commandant de).
Ecole militaire et d'application du Génie, 1928, 2 vol. pt. in-4°, 264 pp, un fascicule de 264 pages de texte dactylographié et un fascicule de 44 cartes, la plupart dépliantes, brochés, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOULOC (François).
Editions Complexe, 2008, gr. in-8°, 385 pp, 16 illustrations sur 8 pl. hors texte, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état. Ouvrage issu de thèse
"Hélas ! Il y a un vaste front où l'on acquiert rapidement des fortunes trop colossales pour être honnêtes, et un autre où on se fait casser la gueule pour cinq sous" : les combattants de la Grande Guerre, tous pays confondus, émettent à foison de telles invectives. Ainsi s'installe une catégorie à la fois bien déterminée et insaisissable, les profiteurs de guerre, plaie ouverte dans le consensus censément à l'œuvre dans les sociétés en guerre. De toutes parts, les prises à partie féroces, désespérées, peignent un noir tableau, celui de masses citoyennes en proie à des souffrances prolongées rendues plus aiguës par l'idée que dans le même temps, d'autres (patrons, commerçants, financiers) s'enrichissent et mènent la belle vie. Ce livre propose une exploration et une interprétation de ce phénomène d'opinion, à travers les écrits combattants, la presse, mais aussi les lettres de délation reçues par les pouvoirs publics. Face à une telle mise en cause, le monde patronal est contraint de produire un contre-discours fondé sur son inscription patriotique dans l'effort de guerre. Deux visions résolument antagonistes de la France en tant que société capitaliste libérale en guerre se trouvent donc dressées l'une contre l'autre, formant un vrai problème historique. Cet ouvrage entend établir, à travers les archives de l'impôt sur les bénéfices de guerre créé en 1916, une typologie des enrichissements en 1914-1918 en même temps qu'une anthropologie culturelle du patronat. Il place ainsi dans un vis-à-vis sans concessions les conditions et les attentes du "peuple" d'une part, des élites économiques et politiques d'autre part. Il montre que le patriotisme verbal de ces dernières ne se reflète guère dans le concret des affaires, tandis que la rancœur et la critique acerbe du premier s'accompagnent des mille maux réellement vécus face à l'ennemi, des difficultés quotidiennes et du deuil. Enfin, le constat tiré des grandes inégalités de traitement opérées par le régime républicain entre les catégories sociales durant la guerre pointe les finalités ambiguës de la démocratie libérale. Cet essai d'histoire propose la première étude sur les profiteurs de guerre, et s'empare ainsi d'un objet d'histoire fortement polémique, avec le souci de n'en minorer ni les excès ni la part de réalité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOULOC (François), Rémy CAZALS, André LOEZ (dir.).
Toulouse, Privat, 2011, gr. in-8°, 388 pp, notes, broché, couv. illustrée, qqs rares soulignures, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
En 1914-1918, des millions de soldats sont "morts pour la patrie", dans une guerre qui semble avoir poussé à son paroxysme l'affrontement des nations. Mais ces combattants, comme les hommes et les femmes en arrière du front, ont de multiples identités antérieures : Français ou Allemands, mais aussi Alsaciens, Bavarois ou Parisiens ; nobles, intellectuels, paysans ou artisans ; ils vivent en république, sont sujets d'une monarchie ou d'empires autoritaires ; ils ont des convictions et des engagements politiques et syndicaux, quelquefois pacifistes. Comment la guerre transforme-t-elle ces appartenances ? La loyauté à la nation efface-t-elle les identités sociales, sexuelles, régionales qui ont été construites avant 1914 ? Quelles ruptures la guerre introduit-elle dans la façon de se percevoir et de percevoir les autres ? Quelles tensions opposent, sous le vernis des unions sacrées, les membres des sociétés en guerre ? Sous l'uniforme, quel est le sens de la guerre pour tous ceux, Alsaciens-Lorrains, Corses ou Amérindiens, dont l'appartenance nationale est plus qu'ambiguë ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOURGET (J.-M.).
Rieder, 1932, in-8°, 122 pp, 15 cartes, broché, couv. lég. salie, dos fendu, état correct, prière d'insérer joint
"Cette histoire donne du conflit mondial un récit complet, clair, précis, malgré sa concision, sinon grâce à sa concision même. C'est autant un témoignage qu'une oeuvre scientifique et c'est aussi un hommage à la mémoire de ceux qui ont cru tomber dans la dernière des guerres et une explication des angoisses de l'heure présente." (prière d'insérer) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOURGET (Pierre).
Presses de la Cité, 1964, in-8°, 279 pp, 16 pl. de gravures hors texte, documents en fac-similé, nombreuses cartes, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Le dimanche 2 août 1914, la République appelle au combat contre l’Allemagne, parmi des millions d’autres, cinq fantassins français qui appartiennent à l'armée Lanrezac... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BOUTET (Gérard).
France Loisirs, 1996, gr. in-8°, 263 pp, 32 pl. de photos hors texte, 20 illustrations dans le texte (fac-similés, publicités de l'époque...), cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état (Ils étaient de leur village..., 2)
Le village de Josnes, en Petite Beauce, s'ouvre aux souvenirs, de la Grande Guerre à la veille de la “drôle de guerre”, les anciens se souviennent de ce qu'ils ont vécu, éprouvé, souffert : l'assassinat de Jaurès, la mobilisation, Verdun, les villages désertés, la vie de l'arrière, puis les années folles, le Front Populaire, la guerre d'Espagne... Des témoignages directs, passionnants, émouvants, qui nous restituent, vu d'un village français, tout le climat humain d'une époque. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BRAUN (W.) [sous le pseudonyme du « Lieutenant S. de Barrière »].
Albin Michel, 1937, in-12, 252 pp, imprimé sur vélin supérieur, broché, bon état. Edition de l'année de l'originale, mention de 2e mille au 1er plat (mais pas sur la page de titre), bel envoi a.s. « à Madame ..., qui réunit si harmonieusement les qualités du coeur à celles de l'esprit, ce récit vécu du “Blümelein 35” avec toute la respectueuse amitié de son ami S. de Barrière. Paris le 30 décembre 1939 »
Un grand roman d'espionnage. Versé dans l’aviation sur la base d’Avord à côté de Bourges, Carco écrit ici l’histoire vraie d’un officier de renseignement, véritable espion avant l’heure. Le héros, agent de renseignements malgré lui pendant la première guerre mondiale, un anti-James Bond avant la lettre, préfigure les personnages de Graham Greene et de John Le Carré. Quand à la belle et mystérieuse Blümelein 35, certains y voient en filigrane la silhouette de Mata-Hari. — Un ouvrage qui sera porté sur la liste « Otto » des livres interdits et détruits par ordre des autorités hitlériennes en septembre 1940. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BREHM (Bruno).
Calmann-Lévy, 1936, gr. in-12, 336 pp, traduit de l'allemand, broché, couv. de relais des Editions Balzac (lég. salie), bon état
Roman : les débuts de la guerre de 14-18 en Autriche et dans les Balkans. — "Le 29 mars 1933, je publiais à cette place un feuilleton consacré à un roman autrichien qui venait de paraître en langue allemande “Apis und Este”. Cet ouvrage retraçait la lutte sourde que se livraient, à la veille de la Grande guerre certains partisans fanatiques de l'union yougoslave et l'héritier présomptif. du trône habsbourgeois, l'archiduc François Ferdinand. Le succès de ce livre était très vif dans tous les pays de l'ancienne monarchie. D'où mon article. L'auteur de ce roman était lui-même un ancien officier de l'armée autrichienne, M. Bruno Brehm, enlevé à son métier par l'écroulement du trône, et qui, après avoir tâtonné et cherché, avait fini par trouver sa voie dans le roman. Un roman, à vrai dire, d'un genre assez particulier. “Apis und Este”, comme les deux livres qui succédèrent à celui-là et complétèrent le tableau de l'écroulement austro-hongrois, était moins une fiction romanesque qu'un tableau d'histoire. Tous les faits essentiels retracés dans ces trois ouvrages “Apis und Este”, “Telle fut la fin”, “Ni empereur ni roi”, sont rigoureusement vrais et, chose remarquable, M. Bruno Brehm a réussi à faire de sa trilogie romancée un ouvrage d'une lecture passionnante tout en gardant strictement lui-même le ton et l'attitude du chroniqueur et de l'historien. Sans doute peint-il Apis, cet officier serbe sauvagement appliqué à faire une réalité de l'union yougoslave, et à qui pour cela tous les moyens étaient bons, sous les traits d'un dangereux bandit, d'un exalté dépourvu de tout sens moral, mais les gens de Vienne, souverain, ministres, fonctionnaires ne figurent pas dans la trilogie de M. Bruno Brehm sous un jour beaucoup plus avantageux. L'archiduc François Ferdinand se présentait dans “Apis und Este” où il joue un rôle prépondérant sous un aspect franchement antipathique..." (Maurice Muret, Journal des débats politiques et littéraires, 14 août 1944) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BRISSAUD (André).
Plon, 1968, in-8°, 442 pp, 16 pl. de photos hors texte, 7 cartes, chronologie, sources, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Le récit des deux dernières années de la guerre et de leur dénouement précipité et inespéré. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BROWN (Malcolm).
Perrin, 2006, in-8°, 256 pp, traduit de l'anglais, chronologie, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BRUNET (Jean-Paul) et Michel LAUNAY.
Hachette, 1974, gr. in-8°, 270 pp, + un cahier de 28 cartes hors texte in fine, index, broché, couv. à rabats, bon état
Entre les deux guerres mondiales qui ensanglent le XXe siècle, le monde a connu de profonds bouleversements économiques, sociaux, politiques, idéologiques aussi bien que culturels. Tout en respectant le découpage chronologique – marqué par la fracture de la grande crise des années trente et par pays, l'exposé met en évidence les grandes évolutions internationales, en particulier économiques et diplomatiques. Les deux conflits ont été analysés dans leurs multiples dimensions, dans la mesure où ils ont lourdement influé sur les remodelages ultérieurs. L'ouvrage présente en outre des instruments pédagogiques multiples : cartes, définitions, citations de texte, bibliographies, index, ainsi que des modèles d'explication de documents et de dissertation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BUCHAN (John).
P., Edinburgh, New York, Londres, Thomas Nelson & Sons, s.d. (1917), in-12, 102 pp, 30 pl. de photos hors texte, 2 cartes, dont une sur double page, une carte dépliante en 2 couleurs hors texte, broché, qqs soulignures crayon, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BUFFETAUT (Yves).
Tallandier, 1992, in-8°, 96 pp, 71 gravures, photos et cartes, chronologie, broché, couv. illustrée, qqs rares soulignures au stylo vert sur 6 pages, bon état (Coll. Guides Historia)
Flandres et Artois sont les deux provinces françaises où le conflit de 14-18 a le mieux mérité son nom de guerre mondiale. Pour ce front essentiel, des centaines de milliers d’hommes sont tombées : soldats de France, de l’Empire britannique, de Russie, du Portugal... mais aussi Prussiens, Saxons, Bavarois et Autrichiens. Du siège presque médiéval des forts de Maubeuge au premier assaut massif de chars à Cambrai, le Nord a vu tous les aspects de la guerre. Tranchées, blockhaus, cimetières et mémoriaux en témoignent encore aujourd’hui. — Historique (pp. 5-68) et Itinéraires (pp. 69-91). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BUGNET (Charles).
dans La Revue universelle, 15 juillet 1935, gr. in-8°, 28 pp, broché, 1er plat déchiré en coin, sinon bon état
On trouve dans le même numéro un article de Marthe Oulié sur Haïti : “Là où fut Saint-Domingue. Survivances françaises en Haïti” (14 pp), des “Souvenirs sur le roi Louis-Philippe” de Pelet de La Lozère (14 pp), etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BUTTLAR (Baron H. von).
Payot, 1932, in-8°, 214 pp, traduit de l’allemand et préfacé par Pierre Rémondière, ingénieur civil de l'Aéronautique, lieutenant de vaisseau, 10 photos sur 8 pl. hors texte, broché, bon état (Coll. de mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la Guerre mondiale)
Cet ouvrage, écrit dix ans après la fin de la Première Guerre mondiale par le baron Horst von Buttlar, commandant l'un des Zeppelins de la marine impériale allemande, raconte l'histoire extraordinaire des opérations aériennes réalisées par les Zeppelins au-dessus des territoires alliés. Ce livre présente les mémoires de guerre, spécialement durant les missions et bombardements de nuit sur l'Angleterre, mais aussi l'évolution technique des Zeppelins, vecteur de combat ultramoderne à l'époque car équipés de transmission et d'appareils respiratoires. — "Mieux qu'un historique complet, le livre du lieutenant de vaisseau von Buttlar, qui fut officier combattant dans l'aéronautique durant toute la guerre mondiale et commanda successivement cinq Zeppelins allemands, expose clairement le rôle des Zeppelins pendant la grande guerre. Dans une série d'anecdotes, toujours curieuses et dramatiques, parfois terrifiantes, l'auteur brosse un vigoureux tableau des « géants de l'air » allant affronter la tempête et les tirs de barrage pour semer la mort et la dévastation sur le sol anglais ; il emmène avec lui son lecteur et l'initie, chemin faisant, à la conduite et aux manoeuvres souvent audacieuses des grands dirigeables rigides. Rois de l'air au début des hostilités, ces Zeppelins qui luttèrent contre les orages et la mitraille, finirent par succomber en 1918 sous les balles incendiaires des avions. Pendant la guerre, la Marine mit en service soixante-cinq Zeppelins. Les pertes furent les suivantes : vingt-six appareils furent détruits par les tirs de l'ennemi, quatorze par suite des circonstances atmosphériques et douze par l'incendie, les explosions, etc. Dans vingt-huit cas, sur ces cinquante-deux sinistres, l'équipage périt avec le dirigeable. C'est dire combien est dramatique le récit de von Buttlar qui narre non seulement les propres raids, mais aussi les principaux raids des autres commandants de Zeppelins." (Revue militaire suisse) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BÈS (Victorin).
Castres, Société culturelle du Pays Castrais, 2010, gr. in-8°, 208 pp, 47 photographies, fac-similés et cartes, broché, couv. illustrée, bon état. Tirage à 400 exemplaires seulement
"Né à Castres (Tarn) en 1895, Victorin Bès appartient à une famille ouvrière de la ville. Sorti depuis peu de l’Ecole primaire supérieure, à 19 ans, il cherche sa voie. A la fin de 1914, il est mobilisé et se trouve rapidement plongé dans l’enfer de la première guerre mondiale. Il va rester cinq ans sous les drapeaux. Dès le départ et tout au long de « sa » guerre comme simple soldat, en Lorraine au sein du 55e R.I., en Champagne et à Verdun au sein du 161e R.I., à Salonique avec le 84e R.I., il note régulièrement dans un petit carnet à couverture noire tout ce qu’il observe... Ecrire est pour lui un besoin : il veut pouvoir plus tard se souvenir de ce qu'il a vécu, et, au cas où il serait tué, laisser un « testament » à sa famille. Il ne se contente pas de décrire. Il avance son analyse des événements, marquée d’un humanisme laïque et jaurésien. Et son analyse évolue au fil du temps. Parmi les nombreux témoignages écrits laissés par les combattants, celui-ci est d'une grande qualité, exceptionnelle pour un soldat du rang. Ecrit « à chaud », dans un style superbe, il plonge le grand public dans l’existence quotidienne des combattants et fournit aux historiens un nouveau document de valeur. Il révèle un homme de fort caractère, qui se confie ici tout entier. Un homme jeune, qui aime la vie, qui aime sa ville natale et dont nous pouvons mesurer la souffrance dans la guerre." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BÉRAUD-VILLARS (Jean).
Albin Michel, 1955, in-8°, 411 pp, un portrait en frontispice, 4 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Point n'est besoin de romancer la vie de Lawrence, car elle est plus près du roman que de la réalité. C'est un héros de Stendhal... (...) Dans un souci d'impartialité, je me suis efforcé, dans cet essai sur la vie de Lawrence, de m'appuyer surtout sur des documents puisés à des sources britanniques pour tantôt exalter, tantôt critiquer ce fascinant personnage. Des Anglais qui ont été témoins de sa vie ont bien voulu m'aider de leurs renseignements et de leurs conseils..." (Jean Béraud Villars, préface) — "Dans la galerie des grands hommes, Thomas Edward Lawrence – le Colonel Lawrence – est l'un des rares, peut-être le seul, à avoir été à la fois un chef de guerre et un artiste. Il y a de grands soldats écrivains, de Xénophon à Napoléon en passant par César, Joinville, Bernard Diaz et Montluc, mais aucun n'était ce que nous appelons un artiste avec ce que cela comporte de mystère, d'inspiration, de déséquilibre, de force, de faiblesse, d'impossibilité à s'adapter aux règles d'une société conventionnelle, en somme de monstruosité. L'Art et l'action guerrière semblent antinomique. Lawrence était génialement doué pour l'un et pour l'autre, d'où sans doute la courbe étrange de sa vie intérieure et celle, non moins exceptionnelle, de son destin. L'artiste c'est l'égocentrisme, le soldat c'est le sacrifice et l'oubli de soi. Deux philosophies aussi contraires existant chez le même homme ne peuvent qu'entraîner des porte-à-faux et des déchirements. Point n'est besoin de romancer la vie de Lawrence, car elle est plus près du roman que de la réalité. C'est un héros de Stendhal et il s'apparente de si près aux deux personnages les plus typiquement stendhaliens : Julien Sorel et Lucien Leuwen, que l'on a par moment l'impression d'un pastiche. Comme ses prédécesseurs de la fiction, il a l'esprit plein de réminiscences littéraires. Il construit sa vie à force de volonté sur un plan abstrait, il veut mener la vieille lutte de l'intelligence, du caractère, de l'égotisme, contre le conformisme. Son orgueil est immense et ses ambitions sans limite. Le naufrage de sa destinée ne lui fera faire aucun examen de conscience, ne lui laissera aucun doute sur lui-même, le plongera seulement dans un amer mépris des hommes et de la vie. Il est inhumain à force de rigueur, poursuit obstinément un absolu qui le fuit, son existence montre à la fois le triomphe et la faillite de l'intelligence pure, de la volonté tendue à l'excès. Il l'organise en mathématicien ; n'est-il pas un mandarin d'Oxford comme Julien était un fort en thèmes de séminaire, Lucien un demi-polytechnicien ? Lui aussi était obsédé par la pensée de Bonaparte. Toutes les réalités de cet étrange personnage sont plus captivantes que sa légende, mais il faut se hâter de le saisir, car ceux qui peuvent nous renseigner de façon directe sur son existence sont de moins en moins nombreux. La Guerre de 1914 n'est plus un événement contemporain. Elle bascule dans cet océan de légendes, de mensonge et d'indifférence qui s'appelle l'Histoire. Il eût été dangereux de laisser ce livre devenir une polémique anglo-française. Dans un souci d'impartialité, je me suis efforcé, dans cet essai sur la vie de Lawrence, de m'appuyer surtout sur des documents puisés à des sources britanniques pour tantôt exalter, tantôt critiquer ce fascinant personnage. Des Anglais qui ont été témoins de sa vie ont bien voulu m'aider de leurs renseignements et de leurs conseils. Je désire ici leur exprimer mon amitié et ma reconnaissance en insistant toutefois sur le fait que j'ai gardé mon entière liberté d'appréciation et d'expression et qu'ils n'ont aucune responsabilité dans les jugements que j'ai portés sur les événements et les hommes." (Jean Béraud Villars, préface) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BÜLOW (Bernhard, prince de).
Plon, 1930-1931, 4 vol. in-8°, 494, 525, 346 et 527 pp, traduit de l'allemand, 68 gravures hors texte, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titre, tomaisons et fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
Complet. — I. Le secrétariat d'Etat des Affaires étrangères et les premières années de la chancellerie, 1897-1902 ; II. Du renouvellement de la Triplice jusqu'à la démission du chancelier, 1902-1909 ; III. La Grande Guerre et la débâcle, 1909-1919 ; IV. Sa jeunesse et sa carrière de diplomate, 1849-1896. — "... Les mémoires de Bülow débordent de malice et de rancune, surtout contre ceux qui ont, selon son opinion, gâté son oeuvre ou ont trompé sa confiance. Il dénigre un peu trop son successeur Bethmann-Hollweg ; il dit beaucoup de mal de ses anciens amis Eulenburg et Monts et de bien d'autres. II flétrit tous ceux qui ont dirigé la politique allemande après sa chute en 1909, politique d'imprévoyance et d'incapacité qui a mené l'Allemagne à la Grande Guerre. On voit bien que lui, Bülow, n'aurait pas fait la politique de l'ultimatum à la Serbie. On trouve dans ses mémoires une galerie de portraits de princes, de ministres, de diplomates, de généraux, d'hommes de cour allemands, aussi bien qu'étrangers. Les caractéristiques sont loin d'être objectives, mais toujours intéressantes et amusantes. C'est comme un musée Grévin des personnes qui ont gouverné l'Europe aux alentours de 1900. La figure centrale de ce musée, c'est bien l'empereur Guillaume II. On sait que l'empereur a renvoyé son chancelier en 1909 avec tous les signes de la disgrâce et qu'il l'a designé comme canaille (« Luder »). On comprend que Bülow lui en veuille et qu'il raconte ouvertement tout ce qui s'est passé entre lui et son souverain. (...) Des événements politiques traités dans le premier volume, il faut mentionner l'occupation de Kiaotcheou, la crise chinoise de 1900, les négociations anglo-allemandes de 1898-1901, la guerre des Boers, la construction de la marine allemande, les mesures contre les Polonais. Bülow donne une quantité de détails intéressants. (...) Ce livre est une source de premier ordre pour bien connaître l'esprit de l'époque de Guillaume II, pour bien connaître les caractères de l'Empereur et des hommes de sa cour, leurs faiblesses et leurs intrigues ; c'est un tableau unique des moeurs et des idées de ce monde..." (Paul Darmstaedter, Revue d'histoire moderne) — "... Bülow dépeint la vie politique et sociale des pays dans lesquels il a vécu. II parle beaucoup de sa vie amoureuse. On voit que l'octogénaire n'était pas moins fier de ses exploits amoureux que de ses succés diplomatiques. Mais la grande valeur de ce volume, comme des précédents, consiste dans les portraits qu'il nous trace de nombre des princes, hommes d'Etat et diplomates qui ont joué un rôle dans l'Europe de 1870 à 1900. L'empereur Guillaume Ier et son fils malheureux, Bismarck et ses fils, Hohenlohe et Münster, Alexandre II et III, Mac-Mahon et Grévy, Gambetta et Jules Ferry, Marco Minghetti et Crispi, le roi Charles de Roumanie et beaucoup d'autres apparaissent sur la scène. Je ne connais aucun ouvrage de notre époque qui soit, sous ce point de vue, comparable aux mémoires de Bülow..." (Paul Darmstaedter, Revue d'histoire moderne, à propos du tome IV sur la période 1849-1896) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CAILLAUX (Joseph).
P., Editions de la Sirène, 1920, in-12, v-350 pp, broché, qqs soulignures crayon, bon état
"Un livre plein de révélations sur la guerre, sur la paix, sur l'économie, sur les finances..." (Le Petit Parisien) — Par Joseph Caillaux (1863-1944). Il commence sa carrière politique parmi les républicains modérés, adhérant à l'Alliance républicaine démocratique à sa création en 1901, alors qu'il est ministre des Finances de Waldeck-Rousseau, avant de rejoindre le Parti radical dans les années 1910, dont il devient rapidement l'une des principales figures. Instigateur de l'impôt sur le revenu et partisan d'un pacifisme libre-échangiste, ses prises de positions et sa personnalité difficile suscitent une haine véhémente parmi ses anciens amis et la droite nationaliste, qui mènent contre lui de violentes campagnes de presse. L'une d'elle débouche sur le meurtre de Gaston Calmette, patron du “Figaro”, par son épouse Henriette Caillaux, événement qui, avec sa propre condamnation pour « intelligence avec l'ennemi » pendant la Première Guerre mondiale, mettra en suspens sa carrière politique... — "Il suffit de lire ce volume d'une haute tenue littéraire, pour comprendre que la politique préconisée par M. Caillaux fut, avant et pendant la guerre, une politique intelligente et clairvoyante. Intelligente, car elle écartait le conflit ; clairvoyante, car elle pouvait limiter le désastre. Il est permis de croire que la guerre aurait pu être évitée, si la France avait eu à sa tête M. Joseph Caillaux, dont la sage et prudente diplomatie avait fait ses preuves en sauvant la paix européenne, lors des incidents marocains. Dans son livre, “Mes Prisons”, M. Caillaux expose ses conceptions sur notre politique intérieure, puis réduit à néant les accusations aussi puériles qu'infâmes sous lesquelles la justice de M, Clemenceau tenta de l'étouffer. Après avoir montré qu'il tint à s'effacer le plus possible aux débuts des hostilités, et que l'« Union Sacrée », qui servit si bien les desseins de la Réaction ne joua point pour lui, M. Joseph Caillaux expose quelles furent ses premières angoisses, au début de 1915. Il lui parut que si les gouvernants commençaient à organiser la guerre, ils ne songeaient pas du tout à prévoir la paix. Or, ne fût-ce que par humanité, leur souci le plus impérieux aurait dû être de chercher à saisir l'occasion la plus favorable pour arrêter le cataclysme. Combien peu nombreux étaient ceux qui, en 1915, songeaient à entrevoir des possibilités de paix ?... Maintenant, nous comprenons que la véritable sagesse et le patriotisme éclairé eussent été, pour tous les peuples, de conclure une paix de transaction, en l'été de 1915, lorsqu'on s'aperçut, des deux côtés des tranchées, que la guerre allait s'immobiliser pendant de longues années. Cette paix, ainsi que M. Caillaux le montre, eût été tout à l'avantage de la France, car elle l'eût laissée plus riche et plus prospère que la paix de 1918. Que de milliers d'hommes seraient encore en vie !... Que de milliards économisés !... Que de ruines évitées !... « La paix qui serait intervenue en 1915, – écrit M. Caillaux – n'eût certes pas été la paix d'écrasement des empires centraux qui a pris place en 1918, mais, si l'on fait le bilan de l'hypothèse et de la réalité, si 'on étudie les choses ert excluant la passion, avec le souci des intérêts de notre pays, force est de constater que la paix après la Marne et l'Yser eût conféré l'hégémonie, l'hégémonie morale s'entend, à la seule nation qui fût victorieuse alors, à la France. En a-t-il été de même en 1918 ? Il me suffit de poser la question... » (page 35)..." (Armand Charpentier, Le Populaire, 2 janvier 1921) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CANCE (Jacques).
[Paris], Chez l'auteur, 1999 in-8°, 111 pp, 20 photos et 13 cartes et plans, broché, couv. illustrée, bon état
L'histoire des cinq enfants Fourat à travers le 7e et 207e RI : Louis et Joseph furent tués. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CARCO (Francis).
Albin Michel, 1937, in-12, 252 pp, exemplaire imprimé spécialement pour la sélection Sequana sur papier de Corvol l'orgueilleux, reliure pleine basane bordeaux, dos lisse avec titres et nombreux filets dorés, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), dos uniformément passé et lég. frotté, coiffes arasées, un mors fendu sur 3 cm, coupes frottées, état correct
Un grand roman d'espionnage. Agent de renseignements malgré lui pendant la première guerre mondiale, le héros, un anti-James Bond avant la lettre, préfigure les personnages de Graham Greene et de John Le Carré. Quand à la belle et mystérieuse Blümelein 35, certains y voient en filigrane la silhouette de Mata-Hari. Un ouvrage porté sur la liste « Otto » des livres interdits et détruits par ordre des autorités hitlériennes en septembre 1940. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CARPENTER (Capitaine de Vaisseau A.F.B.).
Payot, 1928, in-8°, 237 pp, traduit de l'anglais, préfaces de MM. le Maréchal Foch, l'amiral Beatty et l'amiral Sims, 18 gravures et une carte dépliante hors texte, reliure demi-vélin ivoire, dos à 4 larges nerfs soulignés en noir, pièces d'auteur et de titre basane acajou (rel. de l'époque), bon état (Coll. de Mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la Guerre mondiale)
L’expédition anglaise d’avril 1918 contre le môle de Zeebrugge. Carpenter était l’officier de manœuvre chargé en particulier de l’accostage du “Vindictive” le long du môle. Il découpe son récit en deux parties, la première centrée sur les préparatifs et les deux tentatives et la seconde consacrée à l’attaque. — "L'« embouteillage » des ports de Zeebrugge et d'Ostende devait être effectué la même nuit, 23-24 avril 1918 ; celui du port de Zeebrugge réussit seul, grâce surtout à un concours imprévisible de hasards heureux, compensant d'autres qui ne l'étaient pas ; le port d'Ostende ne fut bouché partiellement que le 10 mai suivant. Ces opérations difficiles, qui firent grand honneur à la marine britannique et lui coûtèrent des pertes sensibles, avaient été envisagées dès 1916 ; mais il fallut de longues études pour les mettre au point. Comme Ostende et Zeebrugge étaient des repaires de sous-marins allemands, dispensés ainsi de prendre pour point d'attache Heligoland, on conçoit que « l'embouteillage » de deux bons ports de la côte flamande fût considéré comme un moyen sûr de paralyser l'activité des petites unités qui menaçaient si gravement le commerce et le ravitaillement des Iles Britanniques. Prendre des sous-marins au piège ou les couler ne suffisait pas, Car l'Allemagne en construisait immédiatement d'autres. C'est seulement en les privant de leurs ports de refuge qu'on pouvait diminuer efficacement leur nocivité. L'opération de Zeebrugge, deux fois abandonnée à cause de brusques sautes de vent, fut menée à bon terme dans des circonstances vraiment étonnantes, que le récit d'un des principaux acteurs décrit avec bonhomie et simplicité. Si un seul sous-marin allemand de la base voisine de Blankenkerghe était arrivé à temps sur les lieux, tout était perdu, car le principal navire anglais, le vieux “Vindictive”, qui avait hardiment accosté le môle de Zeebrugge et débarqué des compagnies de marins, aurait été-coulé en quelques minutes. Cette attaque du môle, comme la destruction d'une partie du viaduc et de la voie ferrée par un sous-marin anglais, n'était d'ailleurs qu'une diversion destinée à faciliter l'entrée dans le chenal, sous le feu intense de l'artillerie allemande, des trois navires qui, en se faisant couler, obstruèrent le port. Le sauvetage des équipages de ces navires et du sous-marin sacrifié est l'épilogue surprenant d'une surprenante aventure. Les Anglais perdirent environ 600 hommes ; le “Vindictive”, bien que réduit à l'état d'écumoire, put revenir à Douvres, où il fut reçu en triomphe. L'auteur était chargé, sur ce vaisseau, d'une tâche que l'état de la mer faillit rendre impossible : l'accostage, sous la pression latérale d'un petit bateau, le long du môle, alors que les nuages artificiels de fumée, poussés vers la mer par le vent du sud, permettaient aux Allemands de tirer sans relâche sur cette cible presque immobile. De longues générations de marins liront ces exploits et admireront, à côté du plan conçu par l'amiral Keynes, les hommes, dont le moral indomptable a seul permis de l'exécuter." (S. Reinach, Revue critique d'histoire et de littérature, 1925) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CASTEX (Henri).
Imago, 1996, in-8°, 176 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Correspondance du père de l’auteur, Anatole Castex, sous-officier au 288e R.I., à sa famille. — "Le 21 février 1916, à Verdun, se livrait l'une des plus sanglantes batailles de l'Histoire, suivie de l'offensive du chemin des Dames, un an plus tard. La correspondance d'Anatole Castex – qui appartenait au même corps d'armée que le romancier Alain-Fournier – écrite au front et récemment retrouvée par son fils, Henri Castex, permet de saisir sur le vif ce que furent au quotidien ces années terribles. Ces lettres nous apprennent qu'en fait, dès août 1914, des régiments entiers se sacrifièrent à proximité de Verdun, au cours de combats en rase campagne, puis s'enterrèrent pendant près de deux ans dans les tranchées boueuses. Témoignages émouvants, ces écrits du jeune capitaine Castex, adressés à son épouse et à sa sœur, nous font mieux comprendre l'état d'esprit d'une génération : nous plongeons, au fil de mois d'espoir et de souffrance, au cœur du drame de ces "poilus", courageux, épuisés par le froid, les veilles et l'angoisse de la mort." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[Catalogue].
P., Etablissements A. Claverie, s.d. (1919), pt in-4° (27,5 x 18,3), 28 pp, 4 planches en couleurs représentant la jambe artificielle en chromolithographie sous serpentes légendées, 48 dessins et figures en noir dans le texte, broché, couverture papier gaufré avec vignette estampée, bon état
Surprenante et très belle plaquette publicitaire française parue en 1919 qui s’adresse surtout aux soldats qui en sont revenus. A la fin de la Grande Guerre, la France compte plus de quatre millions de blessés dans ses rangs. Aveugles, « gueules cassées », manchots, unijambistes et culs-de-jatte ne pouvaient rester très longtemps cachés. Ils sortaient des hôpitaux et se retrouvaient parmi les civils. Il est difficile aujourd'hui, de se représenter la place qu'occupaient les mutilés dans la société française d'après-guerre ; ils faisaient partie du décor quotidien et l'Etat et les sociétés de bienfaisance tentaient de les réinsérer dans la vie productive. Dès 1915, les publicités pour les prothèses se multiplient dans les journaux, comme celle de la jambe artificielle vantée par la firme “La Française” : « Tous les amputés marchent ! » Les nombreuses illustrations présentent les différents modèles en situation, aussi bien des ouvriers et des manutentionnaires en action que des hommes en tenue de soirée ou habillés pour pratiquer le tennis (mais aussi des chasseurs, sportifs, cyclistes, paysans, alpinistes, etc.), et des vues des ateliers de fabrication.. Des « modèles de luxe » sont également proposés... « La célèbre « Jambe de Bois », qui, à l’heure actuelle, triomphe très nettement des jambes de cuir ou de métal, est d’invention essentiellement nationale. (...) On a toujours, à ce point de vue, opposé nettement la fabrication française, consciencieuse et loyale, à la camelote étrangère et aux produits de pacotille trop souvent faits en trompe-l’oeil et décevant presque toujours les imprudents qui les adoptent ». (Avant-propos) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CATHLIN (Léon).
P., chez l'Auteur, 1935, in-12, 173 pp, broché, couv. salie, sinon bon état. Edition originale, un des 25 ex. numérotés sur pur fil Lafuma, signés par l'auteur (seuls grands papiers)
Léon Cathlin, né en 1882 dans la partie vosgienne de la Franche-Comté, a fait la guerre en France et à Salonique. Jean-Norton Cru recense élogieusement son ouvrage "Les Treize paroles du pauvre Job, « prose de guerre »" (1920). Francis Jammes a dit « De tous les nombreux poèmes de guerre que l’on me fit l’honneur de m'adresser, il se détache comme un feu dans la nuit. L’homme qui a écrit « Le Paludéen de Salonique » et tant d’autres pages de ce recueil se classe parmi les génies qui sont la gloire d’une époque et d’un pays ». Et Jammes ajoutait plus tard : « Les Treize paroles du pauvre Job m’avaient touché profondément, comme un chant de Dante, par leur éloquence pathétique ». Les romans de Cathlin sont des études d’âmes, encadrées par son pays d’élection. Il excelle, en outre, dans le « fait divers » présenté en eau-forte vigoureuse, et qui témoigne d’une connaissance du peuple née d’un grand et lucide amour. Il est mort en 1962. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CAZALS (Rémy).
Carcassonne, Service éducatif des Archives de l'Aude, s.d. (1987), in-4°, 15-(22) pp, 22 documents hors texte, index des noms de communes, texte et documents présentés en feuillets sous chemise cartonnée illustrée d'une reproduction de carte postale de 1914, bon état
Dossier réalisé à l'occasion du XXXIe concours de l'historien de demain, organisé par la Direction des Archives de France en 1984 sur le thème de la vie des Français en 1914-1918. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CAZALS (Rémy) et Frédéric ROUSSEAU.
Toulouse, Privat, 2003, in-8°, 160 pp, illustrations dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Entre légendes et histoire)
Le cri d'une génération, c'est celui poussé par des milliers de poilus, connus ou inconnus, qui, de multiples manières, ont porté témoignage de la Grande Guerre : la vie dans les tranchées, la fraternité des poilus ou même avec l'ennemi, la peur, la mort toujours présente... Destiné aux amateurs de récits de vie, mais aussi aux étudiants et aux chercheurs, ce livre dresse tout d'abord une typologie des témoignages de guerre, des journaux de tranchée aux carnets de route, des correspondances aux mémoires et romans. Sont ensuite retracées les grandes étapes de cette formidable prise de parole combattante. Dans l'entre-deux-guerres, l'histoire faite "à l'ancienne" privilégie les papiers de l'état major, les grands mouvements de troupe... et ne sait pas toujours discerner, lorsqu'elle s'y intéresse, les témoignages les plus fiables. Peu d'anciens poilus se reconnaissent dans cette histoire officielle de la guerre. Quelques-uns, révoltés, tentent d'écrire une autre histoire, fondée sur le témoignage des hommes qui ont fait la guerre en première ligne, les pieds dans la boue et la tête sous les obus. Dans le débat qui oppose aujourd'hui certains historiens aux témoins, Rémy Cazals et Frédéric Rousseau plaident pour l'apport irremplaçable du témoignage : récit de vie et de mort, qui donne du sens et de la chair à la guerre trop abstraite dans les autres types de sources ; indépassable lorsqu'il s'agit de partager, dans la limite du possible, l'expérience humaine des combattants. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CERFBERR (Gaston).
P., E. de Boccard, 1916, in-12, 318 pp, broché, bon état
"L'auteur a fait un clair et judicieux groupement des motifs qui, dans l'été de 1916, permettaient d'escompter l'affaiblissement prochain de l'Allemagne. Ces motifs sont réels ; mais leur effet est plus lent que M. Cerfbeer et beaucoup d'autres avec lui ne l'ont pu prévoir, ce qui tient à des causes diverses, procédant les unes de notre caractère, les autres de celui de nos adversaires. M. Cerfbeer passe la revue précise et vigilante des ressources de l'Allemagne en hommes (voir, p. 30-31, le curieux tableau de la mobilisation allemande de 1881 à 1918), en approvisionnements et en argent. L'absence de toute table des matières ne permet pas malheureusement d'embrasser d'un coup d'oeil la marche de cet intéressant développement, et le titre particulier qui, en tête de chaque page de droite, renseigne sur le contenu des deux dernières pages ne saurait compenser qu'imparfaitement le manque de subdivisions dans l'étude des trois sortes de ressources allemandes mentionnées dans le titre général de l'ouvrage. Le volume n'a pas encore perdu de sa valeur malgré la rapidité avec laquelle tout évolue et vieillit autour de nous." (T. Sch. Revue historique, 1917) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHACK (Paul).
Editions de France, 1944, in-12, 153 pp, nouvelle édition revue et complétée par l'auteur et ornée de nouveaux dessins de L. Haffner, 3 cartes, broché, couv. illustrée en couleurs par Léon Haffner, bon état (Coll. La Mer et notre Empire, 9)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHACK (Paul).
Editions de France, 1942, in-12, 150 pp, nouvelle édition revue et complétée, broché, couv. illustrée et dessins par Léon Haffner, cartes, bon état (Coll. La Mer et notre Empire, 13)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHACK (Paul).
Editions de France, 1941, pt in-8°, 147 pp, nouvelle édition revue et complétée, broché, couv. illustrée et dessins par Léon Haffner, cartes, bon état (Coll. La Mer et notre Empire, 2)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHACK (Paul).
Editions de France, 1942, in-12, 152 pp, nouvelle édition revue et complétée, broché, couv. illustrée et dessins par Léon Haffner, cartes, bon état (Coll. La Mer et notre Empire, 10)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHACK (Paul).
Editions de France, 1941, in-12, 150 pp, nouvelle édition revue et complétée par l'auteur et ornée de nouveaux dessins de L. Haffner, une carte, broché, couv. illustrée en couleurs par Léon Haffner, état correct (Coll. La Mer et notre Empire, 6)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHADEBEC de LAVALADE (Général R.).
Alger, Editions Charlot, 1944, in-12, 146 pp, broché, couv. lég. salie, sinon bon état
Une analyse critique du rôle et de l'action de Pétain durant la guerre de 14-18. Ce "courageux ouvrage, aussi modéré dans la forme que justicier sur le fond, contribuera efficacement à éclairer les esprits" (Charles de Gaulle), a été intialement publié à Rio de Janeiro en 1942. — "Quelle que puisse être la responsabilité personnelle de Weygand dans l'armistice, elle s'efface devant la responsabilité historique hautement revendiquée par Pétain. Il est donc naturel qu'au lendemain de la Libération les pamphlets contre Pétain abondent. Le général Chadebec de Lavalade, dans un petit livre sobre, concis et clair, s'attache à déterminer quel fut le tôle véritable de Pétain dans cette guerre de 1914 à 1918, d'où il tirait toute sa gloire, en partie. Cet ouvrage, daté de Rio de Janeiro, en juillet 1942, montre bien les faiblesses du militaire et fait pressentir celles de l'homme." (Jacques Madaule, Esprit, octobre 1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHALINE (Nadine-Josette).
Roanne, Editions Horvath, 1985, gr. in-8°, 252 pp, préface de René Rémond, 32 pl. de gravures, photos et plans hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Ouvrage issu de thèse.
Edition en volume de la thèse de doctorat d'Etat soutenu en 1983 par N.-J. Chaline sur l'archidiocèse de Rouen, au prix d'un passage du texte initial sous des fourches caudines particulièrement rigoureuses, d'un allègement de la bibliographie, et de la disparition des 119 tableaux et figures (sauf 3). Ceci regretté, l'originalité de ce travail vient surtout des limites chronologiques retenues. En prenant la période 1880-1940, l'auteur englobe la Première Guerre mondiale, trop souvent négligée quand elle est choisie comme point de départ ou comme point d'arrivée. Ce choix permet donc de mettre en valeur l'impact religieux du conflit, qui place les catholiques, au front comme à l'arrière, dans des situations inédites, génératrices, certes, d'une réconciliation nationale souvent relevée, mais aussi d'une modification profonde des mentalités. On apprécie également les références littéraires bien venues, dans la première partie, au pays et au temps de Flaubert et de Maupassant. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHAMBRUN (René de).
Atelier Marcel Jullian, 1980, gr. in-8°, 268 pp, une carte de la mission saharienne Foureau-Lamy, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
La vie du Général-Comte Aldebert de Chambrun (1872-1962) racontée par son fils. Engagé comme simple cannonier, beau-frère de Brazza, ayant plus tard choisi l'infanterie de marine sur les conseils de ce dernier, il participe à la mission Foureau-Lamy et est blessé lors de la bataille de Kousseri. Il sera promu colonel en 1919 et général en 1923. — Le comte Aldebert de Chambrun vivait avec sa famille aux États-Unis. Il traverse l'Atlantique, se présente à un bureau de recrutement de l'armée française, et s'engage comme canonnier de deuxième classe. Devenu sous-lieutenant, il obtient de faire partie de l'expédition Foureau-Lamy, qui mettra deux ans pour traverser le Sahara. Il est blessé sur les bords du Tchad, à côté de son chef, le commandant Lamy, mortellement atteint. Quinze ans plus tard, il commande l'artillerie de la Division de fer à Verdun. Il rejoint Lyautey au Maroc, où il sauve Fez lors de la soudaine attaque d'Abd El-Krim. Il joue un rôle éminent, en 1939, auprès de Roosevelt, pour l'obtention de la loi prêt-bail, devient, pendant l'Occupation, le chef de l'Hôpital américain de Neuilly et négocie, au moment de la Libération, la reddition d'un régiment entier de la Wehrmacht, avec ses armes et son équipement. C'est d'abord l'époque où la France métropolitaine essaime sa couleur violette à travers les Atlas, et marque sa présence en A.E.F., en A.O.F., en Océanie, en Guyane, dans les cinq comptoirs de l'Inde. Un monde de devoir et de cloisonnement social. Une grande figure : le beau-frère du futur général, un certain Savorgnan de Brazza, vous savez, l'explorateur aux yeux de feu et à la barbe noire ! "Celui qui a donné un Empire à la France", et "dont la mémoire est pure de sang humain". Enfin, ce sont les arcanes des journées qui ont précédé la Libération de Paris, le déjeuner, Hôtel Matignon, d'Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne, Pierre Laval et Édouard Herriot... leur arrestation par les SS. Bref, plus de cinquante ans de vie intense au service de la France, reconstitués grâce aux archives familiales, et qui nous sont rendus par René de Chambrun, avec un rare bonheur de plume et une filiale considération. (4e de couv.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHANLAINE (Pierre).
France-Empire, 1968, pt in-8°, 238 pp, broché, jaquette illustrée, bon état
Sur la cavalerie. Les quarante premières pages concernent la guerre de 1870, Sedan et Reischoffen, les suivantes la Grande Guerre, avec en particulier la dernière charge de cavalerie sur le front d'Orient en septembre 1918. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHARLES-ROUX (François).
Fayard, 1958, in-8°, 377 pp, broché, couv. lég. salie, bon état
"Avant de devenir ambassadeur auprès du Vatican, F. C.-R. exerça pendant la première guerre mondiale les fonctions de secrétaire puis de conseiller à l'Ambassade de France auprès du gouvernement italien. Ses souvenirs fournissent des précisions intéressantes sur les relations franco-italiennes, sur les hommes d'Etat italiens et sur la personnalité de Barrère, alors ambassadeur à Rome, pour lequel l'auteur professe la plus grande admiration. Un chapitre très sévère sur Caillaux à propos de son voyage en Italie en 1916." (Revue française de science politique, 1960) — "... on lira avec l’intérêt le plus vif les chapitres relatifs à la première offensive de paix austro-allemande, préparée entre les deux partenaires par une négociation si réellement secrète que nul, chez les Alliés, ne la soupçonna et qu’elle demeura encore inconnue dix ans plus tard quand M. Charles-Roux en révéla l’existence et le détail. (...) M. Charles-Roux apporte ici le témoignage le plus direct, les informations les plus détaillées et les plus précises, qui se trouvent être assez accablantes, sur le séjour à Rome de Joseph Caillaux, ses relations avec des personnages tarés, sa propagande à rebours, ses conversations officieuses, son audience au Vatican, le dépôt en lieu sûr de ses papiers, dont le fameux dossier « Rubicon », projet de prise du pouvoir, de mise en congé des Chambres, de limogeage de tous les commandants d’armée, le commandement en chef étant donné à Sarrail, et d’ouverture immédiate des pourparlers de paix. Sur cette tragi-comédie se greffe la farce des démêlés de Mme Caillaux avec l’ambassade (que Joseph Caillaux n’honorait pas de sa visite, sinon pour y faire viser son passeport diplomatique établi sous un faux nom !) La farce, il est vrai, serait plus drôle si elle n’avait suscité tant de remous, d’embarras et d’interventions. « Barrère et moi, note M. Charles-Roux, nous fûmes surpris et un peu écœurés que, dans la tragédie alors vécue par la France, un président du conseil français crût devoir insister à ce point auprès d’un ambassadeur, pour apaiser les susceptibilités d’une voyageuse dont, après tout, le seul titre personnel à la notoriété était un assassinat prémédité, ce qui n’était pas fait pour lui ouvrir toutes grandes les portes d’une ambassade française... » L’activité romaine du passeur de Rubicon (qui, à la différence de César, n’envisageait pas de sauter le pas à la suite d’une victoire, mais pour mieux assurer une demi-défaite) eut pour conséquence de grandes alarmes chez les alliés, redoutant que la France fût sur le point de les « lâcher ». Plus tard, à Clemenceau qui exprimait devant lui un certain doute sur ce que Cailloux eût « positivement trahi », et qui lui demandait ce qu’il en pensait, M. Charles-Roux fit cette réponse (concernant le seul épisode italien), qui demeure sa conclusion d’aujourd’hui : « Je pense (qu’il) a été l’instrument d’un agent de l’ennemi, Cavallini, qui avait été chargé par la propagande allemande d’aider au succès de la manœuvre pacifiste de décembre 1916. » Le livre relate ensuite les nouvelles tentatives de paix, les ouvertures de l’empereur Charles par l’intermédiaire de ses beaux-frères, les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme ; puis Caporetto, le redressement italien vigoureusement appuyé par les alliés ; l’armistice, les griefs et les rancœurs de l’Italie, la tension franco-italienne, et le rôle décisif que joua Barrère tout au long de ces diverses crises. Tout empli qu’il soit par les événements dont n’était que trop riche cette période de l’histoire, le livre fait sa place au pittoresque, à l’observation des mœurs et des hommes, aux croquis et aux portraits." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique, 1958) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHARPAUX (Marcel).
P., Editions du Triptyque, 1932, pt in-8°, 108 pp, nombreux croquis de l'auteur dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 1000 ex. numérotés sur papier alfa
Récit de captivité d'un soldat français capturé en août 1914. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHARPENTIER (Armand).
P., André Delpeuch, 1926, in-8°, xii-340 pp, préface d'Henri Barbusse, notes bibliographiques, index, reliure demi-basane noire, dos à 4 faux-nerfs, titres et filets dorés (rel. de l'époque), coins émoussés, coupes frottées, trace d'étiquette au dos, bon état. Peu courant
Un livre qui critique, qui dénonce, qui déclare la guerre à la guerre... Armand Charpentier (1864-1949) fut un libertaire, partisan de l'union libre (“L'Évangile du bonheur, mariage, union libre, amour libre”, 1898), un fervent dreyfusard (“Historique de l'affaire Dreyfus”, 1933), l'historien du Parti radical (“Le Parti radical et radical-socialiste à travers ses congrès, 1901-1911”, 1913), un pacifiste (“La Guerre et la Patrie”), ce qui l'entraînera comme de nombreux anciens dreyfusards (Ajalbert, Mauclair, Zévaès, Victor Margueritte...) vers la collaboration durant l'Occupation... (cf. Simon Epstein, “Les dreyfusards sous l'Occupation”, 2001) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHASSANIOL (Anna)(dir.).
Le Cherche Midi, 2008, in-4°, 256 pp, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, broché, vouv. illustrée à rabats, bon état
De la Première Guerre mondiale à la guerre d'Indochine, les hôpitaux et leurs personnels soignants se sont retrouvés au cœur des conflits. Sur le front comme à l'arrière, les médecins et les infirmiers ont prodigué des soins d'urgence et porté secours aux réfugiés, tout en faisant face à la pénurie, au manque de personnel et aux bombardements qui n'épargnaient pas les hôpitaux. Des historiens, des écrivains et des médecins nous racontent ce formidable engagement des professionnels de santé et des bénévoles, qu'illustrent de nombreuses photographies et documents d'époque. Au fil des récits, des témoignages et des portraits, c'est toute l'histoire du dévouement et de l'héroïsme du corps médical qui nous est révélée. Une histoire faite de tragédies mais aussi d'espérance. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHATTERTON (E. Keble).
Payot, 1932, in-8°, 268 pp, traduit de l'anglais, 4 croquis et 15 photos hors texte, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, couv. conservées (rel. de l'époque signée Jean Duval), bon état (Coll. de Mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre mondiale)
Le conflit mondial qui oppose les grandes puissances européennes à partir de 1914 touche logiquement l’Afrique de l’Est puisque deux des principaux protagonistes de la guerre sont présents dans la région. Les Anglais ont l’avantage de contrôler l’accès maritime. Ils massent leurs troupes sur les îles de Zanzibar et Pemba, et, au sud du Kenya, à Mombasa et Nairobi. Mais les Allemands vont opposer jusqu’à 1916 une résistance farouche et efficace. En septembre 1914, le croiseur léger Königsberg coule près de Zanzibar un important navire anglais, le Pegasus. Le navire allemand, pourchassé par la Royal Navy, se fait oublier en se cachant un peu plus au sud dans un delta de la rivière Ujiji. Il faudra 10 mois aux Britanniques pour le retrouver et en venir à bout... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHATTERTON (E. Keble).
Payot, 1928, in-8°, 248 pp, traduit de l'anglais, 26 photos hors texte et 13 croquis dans le texte, broché, bon état (Coll. de Mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre mondiale)
Durant la Première Guerre, il n'existait que peu d'armes anti sous-marines pour détecter et attaquer les U-Boots. Parmi toutes les idées avait germée celle de les prendre au piège. Si on lui offrait une cible facile, trop petite pour justifier l'usage d'une torpille, il était probable que l’U-Boot ferait surface pour la détruire au canon. Le navire-Q pouvait alors dévoiler sa propre artillerie et couler l'imprudent. Sous ce vocable mystérieux de "Navires-Q", se cachent des bateaux-pièges (en anglais : "Q-ships"). Les Britanniques les mettront en œuvre dés 1915. Les Français les imiteront l'année suivante. Ce sont de petits navires, cargos ou voiliers, choisis pour leur aspect commun et qui ne doivent pas attirer l'attention. Les canons sont camouflés derrière des cloisons amovibles, simulant des superstructures. Précaution supplémentaire, leurs cales sont remplies de tonneaux vides, de poutres de bois ou autres matériaux susceptibles de leur permettre de flotter (et continuer même à combattre) s'ils venaient à être torpillés. En plus des canons, on rajoute des mitrailleuses pour tirer sur l'équipage du sous-marin et, en particulier sur les servants de son canon ou les officiers présents sur le kiosque. La technique choisie voit le "Q-ship" croiser sur une route utilisée par les navires marchands. Il est même prévu qu'il se déguise en neutre, arborant des couleurs de compagnies maritimes de ces pays. Il est simplement recommandé d'arborer le pavillon national réel avant d'ouvrir le feu. Attaqués par un U-Boot, ils doivent se comporter comme un marchand, obéissant sans discuter à l'ordre de stopper. S'il est sous le feu du sous-marin, une partie de l'équipage, en civil, doit simuler une évacuation précipitée, pendant que l'autre reste, cachée, auprès des canons. Quand le sous-marin est assez proche, les fausses cloisons sont rabattues pour permettre le tir des canons. Si c'est possible, le "Q-ship" cherche à éperonner son adversaire. Le premier succès date du 24 juillet 1915. Le “Prince Charles” coule l’U 36... Au long du conflit, 180 "Q-ships" auront été armés par les Britanniques. Lors de 150 engagements, ils couleront 14 U-Boots, revendiqueront des dommages causés à 60 autres, pour le prix de 27 "Q-ships" coulés. Il faut noter aussi que jusqu'à la fin du conflit, les britanniques nieront l'existence de tels navires. La crainte de rencontrer ces bateaux-pièges conduira les Allemands à minimiser les risques en torpillant désormais sans avertissement le cargo rencontré. — Lors du déclenchement du conflit, Edward Keble Chatterton (1878-1944) s'engage dans la Royal Naval Volunteer Reserve (R.N.V.R.). Il finira par commander une flottille de bateaux-pièges à Queenstown (côte sud-ouest de l'Irlande). En 1919, il quitte la Marine avec le grade de capitaine de corvette. Il a publié trois volumes de souvenirs sur ses années de guerre, dont celui-ci où il décrit le combat du “Prince-Charles”, un bateau-piège anglais, et du sous-marin allemand U36, qui avait pour mission de s'attaquer aux navires de guerre dans le secteur ouest des Hébrides. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHAUVY (Gérard).
Pygmalion, 2014, gr. in-8°, 307 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Bonne année !" : c'est par ces mots traditionnels, écrits ou prononcés par des millions d'individus au même instant, que Gaston Calmette, le directeur du quotidien Le Figaro, salue l'avènement de l'année 1914 à la une de son journal. Comment pouvait-il savoir que, peu après sa brutale et tragique disparition, le monde qui l'entourait allait basculer à son tour dans les ténèbres ? Pour entrer dans une nouvelle ère, engendrée par un monstrueux chaos guerrier, annonciateur des autres brisures qui hacheront le XXe siècle. Dans une puissante Europe secouée récemment par plusieurs crises localisées qui ont menacé de dégénérer, les grands acteurs – France, Russie, Grande-Bretagne, d'un côté, Allemagne et Autriche-Hongrie de l'autre – accompagnés de leurs satellites, vont finalement en découdre. Les ferments de la guerre ? On peut les rattacher à diverses causes : prédominance du sentiment national, nationalismes exacerbés, rivalités économiques, financières et coloniales. Car il est certain que l'événement officiellement déclencheur du mécanisme fatal – l'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914 – ne suffit pas à expliquer le conflit. Il convenait donc de conduire une "enquête sur une guerre programmée" que Gérard Chauvy mène ici magistralement à son terme. Un livre capital pour comprendre pourquoi l'année 1914 est restée gravée dans l'Histoire comme une "année tragique", celle de la fin d'un monde. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHRISTIAN-FROGÉ (René).
Librairie de France, 1936, in-4°, iv-260 pp, 311 photos et portraits, 17 cartes et croquis dans le texte, 10 planches hors texte (2 en couleurs), index des combattants français et alliés cités, reliure peine percaline bleue, premier plat historié avec titre et Croix de guerre dorés, dos lisse orné de chevrons à froid, titres dorés, tête bordeaux (rel. de l'éditeur), coins lég. frottés, bon état
René Christian-Frogé est né le 17 avril 1880. Après une carrière littéraire débutée dès 1908 dans la poésie, il est Membre fondateur en février 1919, et secrétaire général de l’Association des Ecrivains combattants, il dirige ainsi plusieurs publications dont « La Grande Guerre, vécue, racontée, illustrée par les combattants » chez Quillet en 1922. Il meurt en 1958. Norton-Cru précise son parcours de guerre. Mobilisé le 3 août 1914 comme caporal au 43ème colonial, il arrive au front le 10 et passe sergent dès le 7 septembre. Blessé le 27 à Chuignolles, dans la Somme, il est évacué pendant 3 mois. Il revient au front avec le grade de sous-lieutenant le 11 mars 1915. Blessé le 27 septembre près de Souchez, il est attaché au cabinet du Ministre de la Guerre mais, bien qu’inapte au service armé, retourne « au front », à l’état-major du 1er corps colonial le 3 novembre 1916. Intoxiqué par les gaz, il quitte cette fois-ci définitivement le front pour la Section d’Information du Ministère de la Guerre avec le grade de capitaine. (Crid 14-18) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.