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AMBERT (Général baron Joachim).

Récits militaires 1870-1871. Gaulois et Germains. 1. L'invasion. 2. Après Sedan. 3. La Loire et l'Est. 4. Le Siège de Paris.

P., Bloud et Barral, s.d. (1883-1885), 4 vol. in-8°, xix-521, ix-447, vii-467 et xvi-523 pp, 30 pl. de portraits hors texte, reliures demi-basane bleu-nuit époque, dos à nerfs ornés de filets dorés, bon état

I. L'invasion : Déclaration de guerre, Wissembourg, Froeschviller, Forbach, Borny, Gravelotte, L'Armée de Metz, De châlons à Sedan par Beaumont ; Bazeilles, Sedan, Sièges des places fortes – II. Après Sedan : Beauce, Normandie, Armée du Nord, Tours, Versailles, Mobiles, Zouaves pontificaux, Châteaudun, Retraite du 13e Corps, Napoléon III et l'armée française en 1870 – III. La Loire et l'Est : es princes d'Orléans, Les généraux de La Motterouge, d'Aurelles de Paladines, Martin des Pallières, Chanzy et la 2e Armée de la Loire, Cambriels et les premières opérations dans l'Est, Siège de Belfort, Bourbaki et l'Armée de l'Est, La paix, Résumé général – IV. Le siège de Paris : Défense, armement et approvisionnement de Paris, Les ballons, les pigeons, Châtillon, Bicêtre, Champigny, Ambulances, Trochu, Vinoy, Ducrot, Les marins, Les Frères, Les Allemands autour de Paris, Buzenval, La Commune. — Ecrite plus de dix ans après la fin des hostilités, cette histoire de la guerre de 1870 connut un immense succès lors de sa parution pour son impartialité et les nombreux renseignements qu'elle contient. Par contre, le récit de la Commune qui occupe les 125 dernières pages du tome IV est beaucoup plus partial... Le général Ambert (1804-1890), remis en activité en septembre 1870 comme commandant du secteur des Ternes, refusa de crier « Vive la République » et faillit être fusillé par ses soldats. Il fut immédiatement relevé de son commandement par Trochu. (Le Quillec, 87) — "En lisant les quatre beaux volumes du nouvel ouvrage écrit par le général baron Ambert, ouvrage modestement intitulé Récits militaires, on reconnaît immédiatement que l'auteur a pu prendre de l'âge sans que son patriotisme en ait été émoussé, sans que sa plume ait vieilli. Son jugement est resté aussi sain que par le passé, sa verve aussi brillante qu'aux beaux jours. La terrible guerre de 1870-71 ne pouvait trouver un interprète plus émouvant et un plus juste appréciateur des événements et des hommes..." (Baron Du Casse, Revue Historique, 1886)

ARSAC (Joanni d').

Les Frères des Ecoles chrétiennes pendant la guerre de 1870-1871.

P., Société générale de Librairie catholique, 1882, in-12, xv-430 pp, reliure demi-basane bleu-nuit, dos 5 nerfs filetés, titres dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), très bien relié et en très bon état

Nombreux témoignages très précis sur les opérations militaires et les services d'ambulance, l'état de santé des soldats atteints de fièvres parfois sans avoir même assisté aux combats, comme la variole, reproduction de lettres de militaires, le dernier chapitre concerne la Commune.

ARSAC (Joanni d').

Les Frères des Écoles chrétiennes pendant la guerre de 1870-1871.

P., F. Curot, 1872, gr. in-8°, xvi-556 pp, 16 gravures hors texte par Paul Philippoteaux, Janet-Lange, Charles-Camille Chazal, Darjoy, Jean-André Rixens, reliure demi-chagrin vert empire, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et caissons dorés, tranches dorées (rel. de l'époque), coins lég. émoussés, qqs rares rousseurs, bon état

L'auteur fait l’éloge du dévouement des Frères des Écoles chrétiennes et de leur courage pendant la guerre, en province comme à Paris. Nombreux témoignages très précis sur les opérations militaires et les services d'ambulance, l'état de santé des soldats atteints de fièvres parfois sans avoir même assisté aux combats, comme la variole, reproduction de lettres de militaires, le dernier chapitre concerne la Commune : « Les Frères des Écoles chrétiennes se sont vus récompensés de leur zèle et de leur dévoûment par la plus odieuse et la plus stupide des persécutions. Chassés des écoles où ils consacraient leurs forces, leur intelligence et leur coeur à l’éducation de la jeunesse, emprisonnés sous la Commune, ils ont tout enduré...»

ARSAC (Joanni d').

Mémorial du siège de Paris.

P., Librairie de Saint-Sulpice, F. Curot éditeur, 1871, fort in-12, xii-724 pp, mention de cinquième édition, une grande carte repliée en couleurs "pour suivre les opérations du siège de Paris, avec l'indication des Secteurs", reliure demi-basane aubergine, dos lisse avec titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Ouvrage très hostile à la Commune, qui est pour l'auteur « un cortège de crimes et de scandales ». (Del Bo p. 87)

AURELLE de PALADINES (Général Louis d').

Campagne de 1870-1871. La première Armée de la Loire.

Plon, 1872, gr. in-8°, viii-400 pp, 4 grandes cartes en couleurs dépliantes hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et et fleurons dorés, qqs rares rousseurs, traces claires d'humidité ancienne en marges, coupes et coins frottés, sinon bon état

1. Organisation de l'Armée de la Loire ; 2. Réunion des 15e et 16e Corps sur la rive droite de la Loire ; 3. Vallière et Coulmiers, camp retranché d'Orléans ; 4. Opérations sur Pithiviers, combat de Beaune-la-Rolande ; 5. Villepion, Loigny, Poupry, Chevilly et Orléans.

BAUNARD (Mgr).

Le général de Sonis (1825-1887). D'après ses papiers et sa correspondance.

P., Poussielgue, 1890, in-8°, xvi-555 pp, un portrait photo en frontispice, reliure demi-chagrin chocolat à coins, dos à 5 nerfs, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état

"... Nous sommes doublement heureux de rendre hommage à l'ouvrage si remarquable de Mgr Baunard, car on y trouve un récit circonstancié, fait sur les sources les plus authentiques, des opérations militaires qui s'accomplirent depuis la prise de possession, par le général, du commandement du 17e corps, jusqu'à la bataille de Loigny." (G. de B., Revue des Questions historiques) — "Pour savoir ce que fut, dans la plaine de Loigny, cette nuit tragique du 2 décembre 1870, il faut lire l’admirable volume de Mgr Baunard sur le général de Sonis. Se jetant, sous les balles, en pleine mêlée, l’abbé Theuré, par son intrépidité et son sang-froid, a sauvé la vie à plus de cinq cents blessés français et allemands qui allaient être massacrés dans l’effroyable désordre de ce combat de nuit. Le lendemain, il y avait plus de mille blessés dans son presbytère et dans son église. C’est là que M. le chirurgien-major Dujardin-Beaumetz établit son ambulance ; c’est là qu’assisté de M. de Belval, son aide-major, et de M. l’abbé Theuré, il coupa la jambe au général de Sonis. Avant l’opération, le général lui avait dit : « Tâchez de m’en laisser assez pour que je puisse encore servir la France. »..." (Ludovic Halévy, 1894) — Table : La Guadeloupe, la France, le collège (1825-1844) ; Saint-Cyr, Castres, Paris, Limoges (1844-1854) ; L'Algérie, la Kabylie (1854-1859) ; la campagne d'Italie (mai-août 1859) ; le Maroc (octobre 1859) ; Tenez, Laghouat, Saïda (1860) ; combat de Metlili, une expédition dans le désert (1865-1866) ; Laghouat, la vie chrétienne ; combat d'Aïn-Mahdi (1869) ; Aumale (1869-1870) ; l'armée de la Loire, Brou et Loigny (1870. Récit circonstancié des opérations militaires autour de Châteaudun et dans la journée de Loigny, quand le général de Sonis commandait le 17e corps) ; l'ambulance et le congé (1871) ; Rennes (1871-1874) ; Saint-Servan (1874-1880) ; Châteauroux, Limoges (1880-1883) ; Paris, l'éternité (1883-1887).

BAUNARD (Mgr Louis).

Le Général de Sonis (1825-1887), d'après ses papiers et sa correspondance.

P., ancienne librairie Poussielgue, J. de Gigord, éditeur, 1914, in-8°, xv-576 pp, un portrait photo en frontispice, reliure demi-basane fauve à coins, tête dorée (rel. de l'époque), dos manquant, sinon bon état

"... Nous sommes doublement heureux de rendre hommage à l'ouvrage si remarquable de Mgr Baunard, car on y trouve un récit circonstancié, fait sur les sources les plus authentiques, des opérations militaires qui s'accomplirent depuis la prise de possession, par le général, du commandement du 17e corps, jusqu'à la bataille de Loigny." (G. de B., Revue des Questions historiques) — "Pour savoir ce que fut, dans la plaine de Loigny, cette nuit tragique du 2 décembre 1870, il faut lire l’admirable volume de Mgr Baunard sur le général de Sonis. Se jetant, sous les balles, en pleine mêlée, l’abbé Theuré, par son intrépidité et son sang-froid, a sauvé la vie à plus de cinq cents blessés français et allemands qui allaient être massacrés dans l’effroyable désordre de ce combat de nuit. Le lendemain, il y avait plus de mille blessés dans son presbytère et dans son église. C’est là que M. le chirurgien-major Dujardin-Beaumetz établit son ambulance ; c’est là qu’assisté de M. de Belval, son aide-major, et de M. l’abbé Theuré, il coupa la jambe au général de Sonis. Avant l’opération, le général lui avait dit : « Tâchez de m’en laisser assez pour que je puisse encore servir la France. »..." (Ludovic Halévy, 1894) — Table : La Guadeloupe, la France, le collège (1825-1844) ; Saint-Cyr, Castres, Paris, Limoges (1844-1854) ; L'Algérie, la Kabylie (1854-1859) ; la campagne d'Italie (mai-août 1859) ; le Maroc (octobre 1859) ; Tenez, Laghouat, Saïda (1860) ; combat de Metlili, une expédition dans le désert (1865-1866) ; Laghouat, la vie chrétienne ; combat d'Aïn-Mahdi (1869) ; Aumale (1869-1870) ; l'armée de la Loire, Brou et Loigny (1870. Récit circonstancié des opérations militaires autour de Châteaudun et dans la journée de Loigny, quand le général de Sonis commandait le 17e corps) ; l'ambulance et le congé (1871) ; Rennes (1871-1874) ; Saint-Servan (1874-1880) ; Châteauroux, Limoges (1880-1883) ; Paris, l'éternité (1883-1887).

BIBESCO (Prince Georges).

Prisonnier. Coblence 1870-1871.

P., Plon-Nourrit ; Bâle & Genève, Georg, 1899, gr. in-8°, 216 pp, une carte repliée en 3 couleurs (positions de l'armée française et des armées allemandes pendant la journée du 1er septembre 1870) et 3 gravures hors texte, index des noms cités, imprimé sur papier fort, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Un des exemplaire "Hommage de l'auteur", finement relié

"Sous le titre Prisonnier. Coblence, 1870-71 (Plon), le prince Georges Bibesco nous a donné un recit ému et éloquent de la capitulation de Sedan et de sa captivité en Allemagne. On y trouvera toutes les pièces relatives à la fameuse charge de cavalerie commandée par M. de Galiffet et dont le prince de Bauffremont a voulu s'attribuer l'honneur." (G. Monod, Revue Historique, 1900) — "Poignant récit des difficultés rencontrées par les hommes de troupes français faits prisonniers à Sedan et enfermés dans des camps misérables à Coblence. (Il faut toutefois noter que les officiers qui avaient prêtés serment de ne pas s'évader étaient logés chez l'habitant allemand à Coblence). Bien que ce long témoignage présente un grand intérêt, il ne saurait être question de reprendre en détails combien le comportement du Prince Georges Bibesco (1834-1902) fût exemplaire et emprunt d'une grande noblesse d'esprit pendant sa captivité. Cependant, soulignons tout de même que grâce à son caractère et à son ascendant naturel, il noua naturellement des liens d'amitié avec le général Baron de Wedell, commandant la place de Coblence et par conséquent son geôlier." (Baron Gilbert Ameil, Les Princes Bibesco, témoins de l’histoire militaire du Second Empire) — In-fine, documents sur la mort du général Bréa en 1848 et sur le rôle du colonel prince de Bauffremont au combat de Floing le 1er septembre 1870. — "Dans un livre paru en 1872, le prince Georges Bibesco a raconté les péripéties de la triste bataille de Sedan. Il retrace aujourd’hui, dans un nouveau volume de souvenirs, ses impressions de prisonnier. C’est à Coblence qu'il fut autorisé à résider. Il y vécut plusieurs mois en compagnie d'Albert Duruy et du capilaine Darras, et sa captivité, comme celle de tous les Français internés dans les deux camps voisins de la ville, fut singulièrement adoucie par la courtoisie et la générosité de caractère du général baron de Wedell, commandant de place. Le prince Bibesco, qui avait su se créer parlout d’ardentes sympathies, parvint à faire sortir le préfet Valentin de la forteresse d'Ehrenbreitstein, où il était détenu, er rendit un signalé service aux prisonniers de guerre en se chargeant de la distribution de leur arriéré de solde, quand le gouvernement français fit parvenir au gouvernement allemand, par l’intermédiaire de l'Angleterre, les sommes nécessaires au paiement des appointements de captivité des soldats prisonniers. L'ouvrage se termine par une partie documentaire et contient notamment le texte des lettres adressées à M. Thiers et à l’empereur Guillaume par la comtesse de Caraman-Chimay, les pièces relatives aux charges de Sedan (lettres du colonel de Bauffremont, du général Ducrot, etc.), un extrait du rapport du général de Galliffet en date du 2 septembre 1870 : des lettres d'Albert Duruy à son père, et des lettres écrites à l'auteur par M. Marcotte, colonel des douanes, et par le préfet Valentin. Les Souvenirs du prince Bibesco, imprimés sur papier de luxe, sont accompagnés d’une carte des environs de Sedan et de trois gravures dans le texte." (Roger Lambelin, Revue des Questions historiques, 1901) — "Le prince Georges Bibesco nous raconte, dans ce livre, les épisodes les plus curieux de la longue captivité qu’il eut à subir à Coblence, avec ses camarades de l’armée de Sedan. Il le fait de la façon la plus simple et la plus agréable, parlant toujours plus volontiers des autres que de lui-même, et nous fournissant par exemple l'occasion de connaître deux admirables figures de patriotes, le préfet Valentin et l’historien Albert Duruy. Son livre est, en outre, tout plein de menues anecdotes, de souvenirs rétrospectifs, de considérations sur les causes et les conséquences de la funeste catastrophe de 1870. Et les Documents, qui en forment la seconde partie, contiennent plusieurs pièces d’un très vif intérêt relatives à cette fameuse charge de Sedan, dont l'histoire, jusqu’ici, est toujours restée mêlée d’une part de légende. En somme, un ouvrage instructif, touchant, et d’un ton de bonne compagnie qui fait toujours plaisir à entendre." (L'Illustration, 9 sept 1899)

[BISMARCK] – BUSCH (Maurice).

Les Mémoires de Bismarck, recueillis par Maurice Busch. Tome 1 : La Guerre de 1870-1871.

P., Librairie Charpentier et Fasquelle, 1898, in-8°, (8)-340 pp, index, broché, état correct (Bibliothèque de mémoires, souvenirs et correspondances)

Tome 1 seul (sur 2). Ce volume est complet en soi : le tome 2, “Entretiens et souvenirs” ne traite pas de la guerre de 1870. — "Sous ce titre trompeur de “Mémoires de Bismarck”, on a réédité en français les confidences que Moritz Busch a publiées en 1878 dans son ouvrage, “le Comte de Bismarck et sa suite pendant la guerre”, en rétablissant certains passages un peu vifs que le chancelier Iui-même avait supprimés et en y joignant un second volume d' “Entretiens et souvenirs”. Leur intérêt psychologique est de tout premier ordre. On sait, en effet, que leur auteur, attaché au cabinet du chancelier pendant la guerre de 1870, fut dans les conditions les meilleures pour bien voir et bien connaître Bismarck. Chaque jour, il devait, sous son inspiration, rédiger des communiqués à la presse officielle et officieuse. Busch semble avoir possedé à un degré peu commun l'art de rendre non seulement les pensées, mais la forme même des pensées de son maître ; Bismarck le considérait comme le plus précieux de ses collaborateurs... On voit, par la nature des rapports de ces deux hommes, quelle sorte d'intérêt s'attache à ses souvenirs. Bismarck parlait avec une extrême liberté devant Busch, jugeant choses et hommes avec cette franchise et cet humour cynique qui sont la marque même de son génie. II y a de tout dans ces pages. A côté de curieuses révélations du chancelier sur la manière dont il s'y prit pour déchaîner les trois guerres qui fondèrent la grandeur prussienne (t. I, p. 65, 235 et 281) et des confidences personnelles plus curieuses encore, on trouve des sorties violentes contre les militaires et des paradoxes contre les femmes. (...) Bismarck ne sort point grandi des Mémoires de Busch, car il y paraît constamment haineux, violent, rancuneux, impatient de toute superiorité. Son ton ordinaire est l'irrespect. On peut sans doute objecter que Busch, cynique et malveillant, n'a guère vu dans Bismarck que les côtés les moins nobles de sa nature. C'est possible. Son oeuvre n'en est pas moins une contribution importante à la psychologie de Bismarck, et elle sert de correctif aux élucubrations dithyrambiques ou aux portraits semi-officiels des disciples de Sybel, qui, comme on en a fait souvent la remarque, n'ont que trop de tendance à faire du tigre royal un chat domestique." (Antoine Guilland, Revue Historique, 1900)

[BITTEAU, J.].

Strasbourg, l'Armée de la Loire, l'Armée de l'Est. Souvenirs d'un télégraphiste, 1870-1871.

Epinal, Henri Fricotel, 1898, in-8°, 459 pp, reliure demi-percaline bleue, pièce de titre basane carmin, dos lisse avec fleuron et double filet dorés (rel. de l'époque), C. de bibl., bon état. Rare

"Monsieur Bitteau avait vingt-trois ans en 1870 lorsqu'il brigua l'honneur de faire partie de la Mission Télégraphique attachée à l'armée du Rhin. Il a réuni en volume aujourd'hui ses Souvenirs de l'année terrible... Voici ce que Philippe Gille, le distingué critique littéraire du “Figaro”, écrivait récemment à M. Bitteau : « Cher Monsieur, Je veux vous exprimer ici tout l'intérêt avec lequel j'ai lu le récit que vous avez fait du siège de Strasbourg, des services rendus en 1870 par la télégraphie militaire, de Coulmiers, Villersexel, de la retraite de notre malheureuse armée, etc., etc. Tout cela est vivant, palpitant, très bien rendu et, malgré tous les mémoires et récits que j'ai lus sur cette guerre, j'ai lu votre travail avec le même intérêt que s'il était unique. Vous devez essayer, à tous les points de vue, de faire publier tous ces chapitres en un volume, car il serait bien regrettable que de tels documents restassent inédits, ne serait-ce que pour prouver les services rendus par la télégraphie militaire. Encore une fois, recevez mes compliments bien sincères. Votre bien dévoué, Philippe Gille. » Enfermé dans Strasbourg pendant le siège, M. Bitteau s'est rendu très utile en mettant son intelligence et toute l'énergie de sa jeunesse au service des postes d'observation installés à la Citadelle et sur, la plate-forme de la Cathédrale. Le jour de la capitulation, il parvient à s'enfuir, traverse les Vosges à pied, et va se mettre à la disposition du Gouvernement de la Défense nationale, à Tours. Nous le trouvons ensuite dans la mission télégraphique militaire de l'armée de la Loire, puis attaché à l'armée de l'Est. Ce sera sa dernière étape : fait prisonnier avec les divisions de l'héroïque Bourbaki, M. Bitteau est interné à Lucerne." (Baude de Maurceley, La Nouvelle Revue, sept 1898)

BOISSONNAS (Mme B.).

Une famille pendant la guerre, 1870-1871.

P., J. Hetzel et Cie, 1875, in-12, iii-326 pp, 6e édition, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), rousseurs, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française, Prix Montyon 1874)

Récit épistolaire sur l'expérience de sa famille (Vineuil) pendant la Guerre franco-allemande de 1870, par Lucie Boissonnas, née Lucie Sophie Catherine Bessirard de La Touche (1839-1877). — "Un ouvrage qui a le grand mérite de perpétuer la mémoire des terribles épreuves infligées à notre pays, – et que peut-être il avait méritées." (Le Magasin d’éducation et de récréation, 1873) — "On sait quel livre attachant une femme distinguée a écrit sur l’histoire d’une famille française pendant la guerre." (Revue des Deux Mondes)

BOISSONNAS (Mme B.).

Une famille pendant la guerre 1870-1871.

P., J. Hetzel éditeur, s.d. (1880), gr. in-8°, iii-276 pp, un frontispice et 22 planches hors texte dessinées par P. Philippoteaux et gravées sur bois par Laplante, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et caissons dorés, tranches dorées, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), qqs épidermures sans gravité, bon exemplaire sans rousseurs

Correspondance de la famille Vineuil. — "On sait quel livre attachant une femme distinguée a écrit sur l’histoire d’une famille française pendant la guerre." (Revue des Deux Mondes)

BONGRAND (Raymond).

1870 : Alsace, Metz, Sedan.

Strasbourg, Editions des Dernières Nouvelles, 1970, gr. in-8°, 389 pp, 97 gravures et portraits dans le texte et à pleine page, 12 cartes volantes dans une pochette en fin de volume, annexes (ordres de bataille), biblio (pages 385-388), reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

"Ancien officier, Raymond Bongrand brosse un tableau magistral des combats livrés pendant le premier mois du conflit (2 août - 2 septembre) et du comportement contrasté des places-fortes du Nord-Est français, avec le souci d'une illustration de qualité puisée dans les grands classiques de la fin du XIXe siècle. Il renouvelle au préalable, par une étude technique de l'emploi des armes, la comparaison classique des belligérants et démonte le plan de campagne de Moltke, axé sur une bataille de la Sarre mais déjoué par la désobéissance du bouillant Steinmetz – 74 ans ! – dont l'attaque prématurée à Forbach (3 jours trop tôt...) « sauve – pour un temps – l'armée française du danger mortel qui la menaçait immédiatement » (p. 194)." (F.-Y. Le Moigne, La Lorraine et la guerre de 1870, bilan des travaux récents, 1971)

BOURELLY (Général).

La guerre de 1870-1871 et le Traité de Francfort, d'après les derniers documents.

Perrin, 1912, in-12, vii-220 pp, broché, bon état

"L'éminent écrivain militaire qu'est le général Bourelly, ancien directeur des études à Saint-Cyr, a résumé, dans une série d'articles parus dans un grand quotidien, toutes les péripéties de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Il s'est appuyé sur les derniers documents connus et a ainsi fait une oeuvre fort utile de vulgarisation. Ces articles viennent d'être réunis en volume, et, comme complément, l'auteur les a fait suivre d'un exposé des stipulations principales du traité de Francfort et d'un récit des phases de l'évacuation du territoire jusqu'à sa libération définitive." (Revue des Questions historiques, 1913)

BRINDEAU (Louis).

Les événements de 1870-1871 au Havre. Premier volume : du 15 juillet 1870 au 25 janvier 1871.

Le Havre, Société Anonyme du Journal du Havre, 1909, in-8°, xxxii-406-(2)-49 pp, 83 gravures et photos, 4 cartes dont 2 dépliantes hors texte

En annexe : "Episodes de la retraite de Buchy à Honfleur, et réflexions sur cette retraite" par le Dr. Remondino, citoyen des Etats-Unis, ancien chirurgien aide-major des Francs-Tireurs. Un second volume (du 25 janvier 1871 au 14 septembre 1872) a été publié en 1912.

BROSSMANN (Jean-Philippe).

Mémoires d'un soldat-ordonnance, 1854-1872.

P., Flammarion, s.d. (1899), in-12, xv-330 pp, broché, bon état. Peu courant

"M. J.-Ph. Brossmann est l'auteur des “Mémoires d'un soldat-ordonnance, 1854-1872”. Le commandant P... les présente au public dans une préface d'une bonne humeur dont il semble qu'on retrouve des traces dans les autres parties du volume. Quoi qu'il en soit, que la plume de l'auteur ait écrit seule ou qu'elle était surveillée par quelqu'un de ses chefs, le récit est agréable et savoureux. Il embrasse les campagnes du second empire, de la Crimée à la guerre franco-allemande, et donne sur l'état d'esprit du troupier d'alors des renseignements précieux. C'est à ce point de vue une lecture réconfortante et saine et les jeunes soldats de maintenant apprendront avec plaisir et profit en la lisant quelle fut la vie, quelles furent les joies et les peines de leurs camarades d'autrefois." (Paul Bonnefon, Souvenirs et mémoires, recueil mensuel, 1899) — "Brossmann, soldat au 1er Bataillon de chasseurs à pied, s'embarqua pour la Crimée au 43e de Ligne. Bonne relation de l'existence du soldat à travers les principales campagnes militaires : la Crimée, l'Italie, le Mexique et la guerre de 1870." (Bourachot, 71). L'ouvrage juxtapose les souvenirs de Brossmann et les notes qu'il a prises pendant le siège de Metz. D'après Lorentz (Catalogue général de la librairie française, t. 15, p. 978), J.-Ph. Brossmann serait un pseudonyme de P.-A. Veling, également auteur de l'introduction signée Commandant P***.

BULOT (Frédéric).

Le 75e mobile (Loir-et-Cher).

Blois, Impr. J. Marchand, 1872, in-8°, iv-219 pp, reliure demi-basane cerise, dos lisse orné de triples filets dorés, pièces d'auteur et de titre maroquin noir (rel. de l'époque), coiffes lég. frottées, bon état. Rare

Témoignage personnel d'un homme intelligent au style agréable et concis qui fut Mobile au 75e.

CANONGE (Général F., ancien professeur à l'école supérieure de guerre).

Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871.

Perrin, 1915, in-12, xxxvi-370 pp, appendice sur les geôles allemandes en 1870-1871, index, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française). Peu courant

"Il ne s'agit pas, dans ce volume, d'une étude sur les opérations de la guerre de 1870 ; le but de l'auteur est tout autre ; il nous l'indique dans sa préface qu'il écrivit au mois de mars 1914. « Il nous a semblé utile, au moment où le patriotisme se ressaisit en France, après une longue éclipse, d'établir – pour l'encourager et le réconforter chez ceux qui sont encore indécis – le martyrologe des trente-quatre départements qui eurent à subir l'invasion et l'occupation allemandes ». Son étonnement fut grand, « douloureux même », quand les éditeurs lui déclarèrent : « qu'on ne s'occupait plus guère de 1870-1871. » Quelques semaines après, l'Allemagne allait se rappeler à la mémoire de ceux qui avaient oublié et leur démontrer que ses méthodes à l'égard des blessés, des prisonniers et des non combattants n'avaient pas varié. Elles étaient devenues, simplement, plus colossales dans leur application. Le général Canonge a divisé son ouvrage en trois livres : les opérations de la guerre ; l'occupation ; l'armistice, la paix. Il indique quelles sont les lois de la guerre que doit observer une armée et il nous montre leur violation constante par les chefs et les soldats allemands : Les blessés achevés sur le champ de bataille, les prisonniers fusillés, les médecins assassinés, l'incendie, le viol, le meurtre des civils. La débauche et l'ivrognerie des hommes et des officiers se manifestent sans honte et d'une manière continue. Il n'y a aucune déclamation dans le volume. L'auteur apporte la preuve de tous les faits qu'il énonce. Qu'on les rapproche de ceux que les enquêtes en Belgique et en France ont révélés, on verra que la mentalité de l'armée allemande n'a pas changé. Il faut en conclure, et c'est l'intérêt, en particulier, de ce volume qu'il y a dans la race, un fond d'animalité et de férocité que la civilisation n'a pas atténué. Il y a là une leçon qui doit nous mettre en garde et nous inciter à prendre des mesures pour l'avenir. On ne peut, tous les cinquante ans, livrer la France à une invasion des barbares. J'ai dit l'intérêt de l'ouvrage qui pourra servir de préface aux enquêtes qui paraîtront plus tard : il a sa place dans les bibliothèques pour qu'on n'oublie plus. Il ne me reste plus qu'à louer la clarté, la sobriété, la netteté de sa rédaction. Un index permet facilement de s'orienter dans cette enquête sans passion, véritable document judiciaire." (A. Auzoux, Revue des études historiques, 1916) — "Ce n'est pas une histoire au jour le jour de l'invasion allemande de 1870-1871 que nous présente l'ancien professeur à l'École supérieure de guerre ; c'est un récit des méfaits et des crimes commis par les Allemands durant l'invasion et rangés par ordre de catégories. On y lit d'abord ceux dont ils se sont rendus coupables durant les opérations militaires : pillages, incendies, bombardements, amendes énormes infligées aux villes ouvertes qui s'étaient défendues ; ainsi Saint-Quentin, Rambervillers, Châteaudun, qui forment, comme écrit l'auteur, « une véritable trinité patriotique », réquisitions et vols à tous les degrés de la hiérarchie militaire. Viennent ensuite les attentats et contre les personnes et contre les biens qui se sont produits après les opérations militaires, pendant la durée de la guerre, système des otages, réquisitions excessives, perception abusive des impôts, etc. Le 28 janvier 1871 furent signés l'armistice, et, à quelque temps de là, le 10 mai 1871, le traité de Francfort; mais une partie du territoire français devait rester occupée jusqu'au paiement de l'indemnité de guerre de cinq milliards, et en fait les Allemands restèrent chez nous jusqu'en septembre 1873. Quelle fut leur conduite dans cet intervalle, M. Canonge nous le dit dans sa troisième partie. Tous les faits cités sont empruntés à des monographies locales qui ont été publiées, par exemple à E. Délerot, “Versailles pendant l'occupation” ; Louis Lacroix, “Journal d'un habitant de Nancy pendant l'invasion” ; E. Lavisse, “L'Invasion dans le département de l'Aisne”, etc., etc. Toutes ces monographies ne sont pas toujours de valeur égale et il est dommage que M. Canonge n'en ait pas fait la critique. Nous croyons que son livre y eût gagné ; mais, si de-ci de-là il y a quelque exagération, que de méfaits restent prouvés et à eux s'est ajoutée en 1914-1915 une liste bien plus longue de crimes plus abominables !" (C. Pfister, Revue Historique, 1915)

CANROBERT (François Certain de).

Souvenirs d'un siècle. Notes recueillies par Germain Bapst.

Plon, 1898-1913 6 vol. in-8°, xv-560, 576, ii-547, ii-437, 491 et xxix-635 pp, un portrait en héliogravure en frontispice, 15 cartes hors texte, dont 9 dépliantes (une en couleurs), brochés, bon état

Complet : I. La Révolution de Juillet. La conquête de l'Algérie. 1848 ; II. Napoléon et sa Cour. La guerre de Crimée ; III. Paris et la cour pendant le Congrès. La naissance du Prince impérial. La guerre d'Italie ; IV. Les souverains à Paris. Les fêtes des Tuileries. La guerre contre l'Allemagne (1870) ; V. Bataille de Rezonville ; VI. Bataille de Saint-Privat. — Mémoires dictés par Canrobert (1809-1895), le dernier des maréchaux du Second Empire, mis en ordre et rédigés par G. Bapst. Canrobert (1809-1895) prit part au début de sa carrière à l'expédition de Mascara, à la prise de Tlemcen et fut blessé au siège de Constantine. En 1850, il fut pris comme aide de camp par le Prince Louis-Napoléon. Général de division en 1853, il participa à la guerre de Crimée et au siège de Sébastopol où il entreprit les gigantesques travaux d'investissement de la place. Maréchal de France en 1856, il se distingua pendant la guerre d'Italie à Magenta et à Solférino. Pendant la guerre de 1870, il prit part aux grandes batailles de Metz et s'illustra dans la défense de Saint-Privat. Sa carrière politique débuta en 1879 avec son élection au Sénat. — "Vaste ensemble de notes recueillies avec soin par Bapst. Elles furent dictées quotidiennement par le maréchal et forment une fresque d'un grand intérêt sur la période. Remarquables relations des batailles de Rezonville et de Saint-Privat." (Bourachot, 74)

[CASSAGNAC, Paul de].

La journée de Sedan devant la Cour d'assises de la Seine. Procès Paul de Cassagnac. Cour d'assises de la Seine : Audiences des 12, 13 et 15 février 1875. Publié par “Le Gaulois”.

P., Lachaud et Cie, 1875, in-12, 128 pp, préface de Edmond Tarbé (directeur du “Gaulois”), reliure demi-percaline bordeaux, dos lisse, pièce de titre basane verte, couv. conservées, bon état. Rare

"C'est demain que vient devant la Cour d'assises de la Seine le procès intenté par M. le général de Wimpffen à notre confrère Paul de Cassagnac, rédacteur en chef du “Pays”. M. le général de Wimpffen, signataire de la capitulation de Sedan, auteur d'un livre où les événements de cette douloureuse journée sont tournés à sa plus grande gloire et à sa plus complète réhabilitation, et depuis collaborateur assidu de plusieurs feuilles radicales, attaqué dans ces trois cordes sensibles par MM. Paul de Cassagnac et Paul de Léoni, a saisi le tribunal civil d'une plainte en diffamation, renforcée d'une demande de 25,000 francs de dommages-intérêts. Pour cette double revendication d'honneur et d'argent, le général s'adjoignit Me Jules Favre. li ne pouvait faire un choix plus heureux... pour ses adversaires. Aussi Me Grandperret, l'éminent défenseur du “Pays”, n'eut-il pas grand'peine à faire admettre par le tribunal civil l'exception d'incompétence soulevée par M. Paul de Cassagnac..." – "Nous pensions donner à nos lecteurs le compte-rendu sténographique du procès que M. le général de Wimpffen intente, devant la Cour d'assises, à notre confrère Paul de Cassagnac, et qui sera, en réalité, par la nature des personnages militaires appelés en témoignage, tels, par exemple, que les généraux Ducrot, Douay, Lebrun, etc., le véritable procès de la journée de Sedan. Mais, pour arriver en temps utile, il nous eût fallu pour le moins huit sténographes et, vu l'exiguïté de la salle, on n'a pu mettre à notre disposition qu'un nombre de places bien inférieur. Devant cette impossibilité matérielle, il nous a fallu, à notre grand regret, renoncer à la sténographie. Mais nos lecteurs n'y perdront rien, et le supplément que nous leur avions promis, ils l'auront, quand même. Quatre de nos collaborateurs, rompus au travail des audiences, reproduiront le procès dans ses moindres détails et en donneront le compte-rendu le plus complet que puisse publier un journal de Paris." (Le Gaulois, 12 février 1875) – "... La Gazette du Midi annonce que la police à effectué chez un libraire de Marseille la saisie d'une brochure intitulée “La journée de Sedan devant la Cour d'assises de la Seine”, par M. Paul de Cassagnac. La vente de cette brochure est interdite par décision du ministre de l'intérieur." (Journal des débats politiques et littéraires, 1875)

[Cavalerie] – Collectif.

Revue de Cavalerie - Vingt-cinquième année - Tome L : Octobre 1909 à Mars 1910.

P., Librairie Militaire Berger-Levrault et Cie, 1910, gr. in-8°, 750 pp, une grande carte dépliante hors texte du champ de bataille de Sedan, reliure demi-toile verte, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Etude sur Sedan – Les Unités cyclistes à l'étranger – Les sous-officiers de cavalerie dans le service en campagne – Le général Donop (avec un portrait) – Evolution et combat de la cavalerie en Allemagne et en France – L'avenir de l'escrime française – Les combats de cavalerie célèbres : la grande chevauchée d'Egglofsheim (22 avril 1809) – etc.

CECCALDI (T. Colonna).

Lettres militaires du siége. Avec un appendice contenant le tableau des régiments et bataillons de guerre de la Garde nationale parisienne et le dispositif de la bataille de Buzenval.

P., Henri Plon, 1872, in-12, (ii)-212 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et quadruples filets dorés, marque de bibl. en queue (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coiffes arasées, bon état. Edition originale. Rare

Par Tiburce Colonna Ceccaldi (1832-1892), diplomate et archéologue.

CHANLAINE (Pierre).

Les Derniers Sabreurs.

France-Empire, 1968, pt in-8°, 238 pp, broché, jaquette illustrée, bon état

Sur la cavalerie. Les quarante premières pages concernent la guerre de 1870, Sedan et Reischoffen, les suivantes la Grande Guerre, avec en particulier la dernière charge de cavalerie sur le front d'Orient en septembre 1918.

CHANZY (Général Antoine).

Campagne de 1870-1871. La Deuxième armée de la Loire.

Plon, 1871, in-8°, (4)-662 pp, troisième édition, notes, 30 pp de documents en annexe, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs guillochés soulignés à froid, titres dorés et quadruples filets à froid (rel. de l'époque), bon état. Les 5 cartes en couleurs de l'Atlas in-folio ont été repliées in fine et reliées avec le livre

Rare complet des cartes qui n'ont pas été reprises dans les éditions ultérieures. — Les 16e et 17e corps, commandés par le général Chanzy, forment la deuxième « armée de la Loire ». La deuxième armée de la Loire tient alors tête aux Prussiens à Josnes et Villorceau les 7 et 8 décembre, puis à Fréteval 14 et 15 décembre. Bien que renforcée par le 21e corps du général Jaurès, elle perd la bataille d'Auvours au sud-est du Mans les 11 et 12 janvier 1871. Les combats continuent à Sillé-le-Guillaume (Sarthe) le 15 janvier et à Saint-Melaine près de Laval le 18 janvier, avec le 19e corps, nouvellement créé et où furent arrêtés les Prussiens. L'armée se retranche alors derrière la Mayenne, jusqu'à l'armistice du 28 janvier 1871. — "... Au moment où chacun discute sur ce qui s'est passé pendant la guerre si fatale que nous venons de soutenir, lorsqu'on cherche à se rendre compte des causes de nos désastres, j'ai jugé utile de publier les faits importants auxquels il m'a été donné de prendre part dans des conditions qui m'ont permis de voir les choses d'assez près pour les exposer fidèlement. J'ai commandé une de nos armées les plus importantes : je lui dois de raconter ses efforts pour défendre le pays et sauver son honneur. Je rapporte les faits militaires sans les commenter, avec une exactitude qui ne sera contestée par personne... Je ne dissimulerai pas nos imperfections, nos défaillances et nos défaites ; mais je dirai, sans les exagérer nos efforts et les quelques succès dont le pays a le droit de s'enorgueillir. Ne voulant écrire que ce que j'ai vu, je ne parlerai pas des autres armées..." (Préface, datée du 20 juin 1871)

CHAUVEAU (Père Emile, de la Compagnie de Jésus).

Au service du pays. Souvenirs de Sainte-Geneviève.

P., Société générale de librairie catholique, et Victor Palmé, et Bruxelles, Joseph Albanel, 1879, in-8°, vii-342 pp, nombreuses gravures dont 20 à pleine page hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs filetés, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale

Important recueil de notices biographiques sur 18 anciens élèves de Sainte-Geneviève tués à l'ennemi pendant la Guerre de 1870-1871 : Emmanuel de Beaurepaire, Pierre de Berghes, Georges Aubry, Edgard de Saiset, Raoul de Kreuznach, Henri de Falaiseau, Henri Nouaux, Charles de Luynes, Auguste de Nyvenheim, Henri d'Adhémar, Antoine de Levezou de Vesins, Edouard Domet de Mont, Bernard de Quatrebarbes, Maurice du Bourg, René de Fromont de Bouaille, Georges Barbereux, Renaud de la Frégeolière, Louis de l'Estourbeillon.

CHEVALIER (Mgr C.).

Tours capitale. La délégation gouvernementale et l'occupation prussienne (1870-1871).

Tours, Mame, 1896, gr. in-8°, 349 pp, index, reliure demi-percaline carmin, dos lisse avec pièce de titre basane noire et date dorée en queue (rel. de l'époque), bon état. Peu courant

"En 1871, le conseil municipal de Tours chargea Mgr Chevalier de recueillir les documents et les détails relatifs à l'histoire de la capitale de la Touraine, devenue pour quelques semaines la capitale de la France. Après de consciencieuses et habiles recherches, après de longs entretiens avec les personnages les plus qualifiés pour juger les actes du gouvernement de la Défense nationale et les mesures administratives, Mgr Chevalier rédigea un important ouvrage, qui ne fut pas publié de son vivant, et que la maison Mame a eu l'heureuse idée d'éditer, On y suit les efforts patriotiques d'une population prête à se sacrifier pour résister à l'invasion, mais l'on voit aussi l'indiscipline et le découragement de certaines troupes de francs-tireurs, mal recrutées et mal commandées, dont la tenue contraste avec l'allure martiale et l'esprit militaire des zouaves de Charette et des volontaires de Cathelineau, Mgr Chevalier trace un curieux tableau de l'arrivée à Tours de Gambetta, de Garibaldi et de plusieurs députés républicains espagnols, « missionnaires de l'idée internationale accourus pour asseoir, sur les ruines sanglantes de notre patrie, le règne de leurs chimères et de leurs utopies. » Après le combat de Monnaie, la Touraine fut envahie el. les troupes françaises se retirèrent sur Angers. Le 21 décembre, sous prétexte qu'une patrouille de uhlans avait été assaillie aux portes de Tours, les Prussiens bombardèrent Tours jusqu'à ce qu'une délégation de la municipalité eût obtenu la cessation du feu. La Touraine eut ses otages et ses victimes, et les Prussiens se signalèrent particulièrement dans la région par des exactions et une brutalité indignes d'une armée victorieuse. Enfin, le 9 mars 1871, l'armée prussienne évacua Tours. Une statistique soigneusement contrôlée évalue à sept millions les pertes causées par l'occupation allemande dans les arrondissements de Tours, Loches et Chinon, la ville de Tours exceptée." (Revue des Questions historiques, 1897)

CHOPPIN (Capitaine H.).

Souvenirs d'un cavalier du Second Empire.

Plon, 1898, in-12, xi-323 pp, une gravure en frontispice (Crimée, 1855), reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état

Engagé simple cavalier, puis promu sous-officier, Choppin a servi au 2e régiment de Chasseurs d'Afrique, puis aux chasseurs à cheval de la Garde Impériale et s'est battu en Crimée et en Italie. Ses souvenirs sur cette première partie de sa carrière sont interessants non pour les combats auxquels il a participé, mais pour les anecdotes piquantes de la vie de garnison et sur le caractère des officiers sous lesquels il a servi, notamment dans la Garde. Officier subalterne au 3e dragons en 1870, son témoignage sur la guerre offre d'interessantes pages sur le siège de Metz et sur sa captivité à Cologne et Hambourg. — "De l'Algérie à la chute de Metz, en passant par la campagne de Crimée et celle de l'Italie, Choppin a laissé un excellent témoignage sur la vie et l'état d'esprit dans les armées du Second Empire." (Bourachot, 91)

CHRISTOPHE (Robert).

Bazaine innocent. Lettre-préface du colonel Streiff.

P., Editions Nantal, 1938, in-8°, 334 pp, portraits et fac-similés, biblio, broché, bon état (Coll. Les grandes injustices de l'histoire)

"La preuve est faite : Bazaine n'est pas un traître, Bazaine n'est plus le "Ganelon" des temps modernes. Le lecteur vous saura gré, j'en suis sûr, d'avoir présenté le vaincu de 1870 tel qu'il fut : ni pire, ni meilleur que les autres hommes du Second Empire, brave soldat, intrépide au feu, excellent général, mais imbu des erreurs et des préjugés de son époque..." (Colonel Ch. Streiff)

CHRISTOPHE (Robert).

Bazaine innocent. Lettre-préface du colonel Streiff.

P., Editions Nantal, 1938, in-8°, 334 pp, portraits et fac-similés, biblio, reliure demi-basane époque, dos à nerfs uniformément passé, état correct

CHUQUET (Arthur).

La Guerre 1870-71.

Plon, 1911, in-12, 366 pp, 27 gravures hors texte, reliure demi-chagrin violine, dos lisse à caisson doré en long, pièce de titre chagrin noir, titre doré, tranches marbrées, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), bel exemplaire

Collectif.

La Guerre franco-allemande de 1870-71. Rédigée par la section historique du Grand Etat-Major prussien. Première partie, Histoire de la guerre jusqu'à la chute de l'Empire. 6elivraison : Bataille de Gravelotte–Saint-Privat.

Berlin, Ernest Siegfried Mittler et Fils ; P., J. Dumaine, Librairie militaire, 1873, in-8°, 245 pp, (paginé 642 à 884), traduction par le capitaine E. Costa de Serda, de l'état-major français, 3 cartes et 13 croquis dans le texte, reliure demi-basane noire, dos lisse avec titre et quadruples filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Collectif.

La Guerre franco-allemande de 1870-71. Rédigée par la section historique du Grand état-major prussien.

Berlin et P., Ernest Siegfried Mittler et Dumaine, 1874-1882 8 vol. in-8°, vii-1421, 1466, 357 et 1003 pp, traduction par le capitaine E. Costa de Serda de l'état-major français et par le capitaine Ch. Kussler, 22 plans dont 15 à pleine page, un fac-similé et 49 cartes dépliantes, suppléments et tables, reliures demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre et tomaisons dorés (rel. de l'époque), dos passés et lég. frottés, qqs rares annotations crayon au 1er volume, bon état. Très rare

Probablement le meilleur ouvrage sur les opérations militaires de la guerre de 1870. 5 volumes de texte et 3 volumes de suppléments, soit près de 4.300 pages de texte dont 1.300 de suppléments (I à CCIII) dont les deux derniers (vol. 8) correspondent aux tables, chronologique et analytique (index). — Détail : 1. Première partie. Histoire de la guerre jusqu'à la chute de l'Empire. Vol. 1. Du début des hostilités à la bataille de Gravelotte (pp. viii-640). – 2. Première partie. Vol. 2. De la bataille de Gravelotte à la chute de l'Empire (pp. [641]-1421). – 3. Seconde partie. Histoire de la guerre contre la République. Vol. 1. Depuis l'investissement de Paris jusqu'à la reprise d'Orléans par les Allemands (pp. 1-556). – 4. Seconde partie. Vol. 2. Evénements dans le nord de la France depuis la fin de novembre, dans le nord-ouest depuis la commencement de décembre et siège de Paris depuis le commencement de décembre jusqu'à l'armistice. Opérations dans le sud-est du milieu de décembre au milieu de janvier (pp. [557]-1111). – 5. Seconde partie. Vol. 3. Les événements dans le sud-est de la France depuis le milieu de janvier jusqu'à la cessation des hostilités. Les communications avec l'arrière. L'armistice. Marche rétrograde et occupation. Coup d'œil rétrospectif sur la télégraphie, le service des postes, le remplacement des munitions, l'alimentation, le service de santé, l'aumônerie, la justice militaire et le recrutement de l'armée allemande ainsi que sur les événements en Allemagne et les résultats de la guerre (pp. [1113]-1466). – 6 et 7. Suppléments (ordres de bataille, tableaux des pertes, etc.) (pp. 1-357, 1-228 et [229]-759). – 8. Tables (table chronologique des combats et principaux événements de la guerre ; table analytique) (pp. 761-1003).

Collectif - THIERS (Adolphe), Gontaut-Biron, Saint-Vallier, von Manteuffel, etc.

Occupation et libération du territoire, 1871-1873. Correspondances.

Calmann-Lévy, 1903, 2 vol. gr. in-8°, 482 et 474 pp, conventions financières en annexes, brochés, bon état

Réunion de 362 lettres, principalement de Thiers, du vicomte de Gontaut-Biron (ambassadeur de France à Berlin), du comte de Saint-Vallier (commissaire extraordinaire du Gouvernement français près le commandant en chef de l'armée d'occupation), du général de Manteuffel (commandant en chef de l'armée allemande) et du comte d'Arnim (ambassadeur d'Allemagne à Paris), plus 13 textes en annexe. Ces correspondances retracent les négociations entre Paris et Berlin ayant pour objet de restreindre l'étendue de l'occupation et les charges (plusieurs milliards de francs) ainsi que de fixer la date définitive de libération du territoire national. — "Aux termes du traité de Francfort, signé le 10 mai 1871, une armée allemande devait occuper une partie du territoire français jusqu'au moment où l'indemnité de guerre de cinq milliards serait entièrement payée. Le 27 juin 1871, le général baron de Manteuffel en reçut le commandement ; il installa son quartier général d'abord à Compiègne, puis, le 15 septembre, à Nancy. Dès le mois de juillet, le gouvernement français avait placé à ses côtés, comme agent officiel, le comte de Saint-Vallier, diplomate de carrière, ancien ministre de France en Bavière. En janvier 1872, des relations diplomatiques régulières ayant été reprises avec l'Allemagne, Saint-Vallier reçut le titre de « commissaire général près l'armée d'occupation », tandis que M. de Gabriac, simple chargé d'affaires, était remplacé à Berlin par le vicomte de Gontaut-Biron, et que le comte d'Arnim était nommé ambassadeur d'Allemagne à Paris. C'est à ces personnages, Manteuffel, Saint-Vallier, Gontaut-Biron, d'Arnim, agissant au nom des chefs de leurs gouvernements respectifs, Thiers et M. de Rémusat, ministre des Affaires étrangères, d'une part, le roi Guillaume et Bismarck de l'autre, qu'allait incomber le soin d'assurer, dans les conditions les plus satisfaisantes, l'exécution des clauses du traité de Francfort relatives à l'occupation et à l'évacuation de la France. Et c'est une partie notable des lettres échangées au cours de leur mission que nous fait connaître aujourd'hui cette publication. Ces lettres sont au nombre de 362 : 187 dans le premier volume, 175 dans le second. Elles sont de longueur très inégale ; certaines n'ont que quelques lignes, d'autres dix pages et plus. La première est datée du 3 mai 1871, la dernière du 27 septembre 1873..." (P. Caron, Revue d'Histoire moderne et contemporaine)

Collectif - THIERS (Adolphe), Gontaut-Biron, Saint-Vallier, von Manteuffel, etc.

Occupation et libération du territoire, 1871-1873. Correspondances.

P., Calmann-Lévy, 1903, 2 vol. gr. in-8°, (8)-482 et (6)-474 pp, conventions financières en annexes, brochés, couvertures de relais des éditions Balzac, très bon état

Réunion de 362 lettres, principalement de Thiers, du vicomte de Gontaut-Biron (ambassadeur de France à Berlin), du comte de Saint-Vallier (commissaire extraordinaire du Gouvernement français près le commandant en chef de l'armée d'occupation), du général de Manteuffel (commandant en chef de l'armée allemande) et du comte d'Arnim (ambassadeur d'Allemagne à Paris), plus 13 textes en annexe. Ces correspondances retracent les négociations entre Paris et Berlin ayant pour objet de restreindre l'étendue de l'occupation et les charges (plusieurs milliards de francs) ainsi que de fixer la date définitive de libération du territoire national. — "Aux termes du traité de Francfort, signé le 10 mai 1871, une armée allemande devait occuper une partie du territoire français jusqu'au moment où l'indemnité de guerre de cinq milliards serait entièrement payée. Le 27 juin 1871, le général baron de Manteuffel en reçut le commandement ; il installa son quartier général d'abord à Compiègne, puis, le 15 septembre, à Nancy. Dès le mois de juillet, le gouvernement français avait placé à ses côtés, comme agent officiel, le comte de Saint-Vallier, diplomate de carrière, ancien ministre de France en Bavière. En janvier 1872, des relations diplomatiques régulières ayant été reprises avec l'Allemagne, Saint-Vallier reçut le titre de « commissaire général près l'armée d'occupation », tandis que M. de Gabriac, simple chargé d'affaires, était remplacé à Berlin par le vicomte de Gontaut-Biron, et que le comte d'Arnim était nommé ambassadeur d'Allemagne à Paris. C'est à ces personnages, Manteuffel, Saint-Vallier, Gontaut-Biron, d'Arnim, agissant au nom des chefs de leurs gouvernements respectifs, Thiers et M. de Rémusat, ministre des Affaires étrangères, d'une part, le roi Guillaume et Bismarck de l'autre, qu'allait incomber le soin d'assurer, dans les conditions les plus satisfaisantes, l'exécution des clauses du traité de Francfort relatives à l'occupation et à l'évacuation de la France. Et c'est une partie notable des lettres échangées au cours de leur mission que nous fait connaître aujourd'hui cette publication. Ces lettres sont au nombre de 362 : 187 dans le premier volume, 175 dans le second. Elles sont de longueur très inégale ; certaines n'ont que quelques lignes, d'autres dix pages et plus. La première est datée du 3 mai 1871, la dernière du 27 septembre 1873..." (P. Caron, Revue d'Histoire moderne et contemporaine)

DALSÈME (Achille et Jules).

Paris sous les obus. 19 septembre 1870 - 3 mars 1871.

P., Georges Chamerot, 1883, gr. in-8°, 347 pp, 2 cartes hors texte dont une montée sur onglet et 27 gravures dont 18 hors texte par Ad. Beaune, reliure percaline rouge et or de l'éditeur, tranches dorées, état correct

"Jamais peut-être, depuis l'heure ou pour la première fois, l'artillerie exerça dans le monde ses terribles ravages, jamais oreilles humaines n'entendirent une canonnade pareille à celle qui, durant cette nuit et la journée suivante, tint Paris en émoi." (p. 218)

DEBUCHY (Victor).

Les Ballons du siège de Paris.

France-Empire, 1973, pt in-8°, 428 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, annexes, biblio, broché, jaquette illustrée, bon état

Dès les premiers jours du siège, dans la lignée revendiquée des aérostiers de 1793 et alors que des ballons captifs sont installés en divers points de la capitale pour effectuer des observations militaires, le fameux photographe Nadar, passionné d’aérostation, s’associe à deux aérostiers confirmés. Avec Camille Dartois et Jules Duruof, il constitue la « Compagnie d’Aérostiers », qui s’engage à construire plusieurs ballons dirigeables et à les mettre à la disposition du gouvernement de la Défense nationale. Ils établissent un campement sur la place Saint-Pierre, au pied de la butte Montmartre, où naît la poste aérienne du siège. En hommage aux grandes figures républicaines de 1848, Nadar baptise ses ballons : le George-Sand, l’Armand-Barbès et le Louis-Blanc. Le coup d’envoi de cette entreprise de mobilisation est donné le 7 octobre 1870 : Léon Gambetta, ministre de l’Intérieur, quitte Paris à bord de l’Armand-Barbès pour regagner Tours et y organiser la résistance à l’ennemi.

DENISE (A.-D.).

La Défense de Parmain. Episode de la guerre de 1870-1871 dans le canton de L'Isle-Adam.

Méru, Impr. J. Douce, 1906, in-12, 220 pp, broché, bon état. Rare

"L'empereur Napoléon III capitule à Sedan, le 2 septembre 1870. La guerre n'est pas terminée pour autant : les armées ennemies continuent à pénétrer plus avant le territoire français tandis qu'à Paris, un gouvernement de défense nationale se constitue pour continuer la lutte et en particulier défendre la capitale. Les premiers soldats prussiens parviennent à l'Isle-Adam, par la rive gauche de l'Oise, dans la journée du 16 septembre 1870 (650 y passeront la nuit). Un petit groupe atteint la rive droite de l'Oise et s'y livre au pillage des maisons abandonnées par leurs habitants. Les 17 et 18 septembre, les régiments continuent à avancer sur la rive gauche de l'Oise et, traversant le fleuve à Pontoise, sur un pont de bateaux, se dirigent vers Paris en passant la Seine à Poissy. Dès le lendemain des réquisitions faites à Parmain, un homme énergique, Monsieur Capron, pharmacien dans cette localité, pense à résister. Le 23 septembre, il réunit un certain nombre d'hommes, dans une carrière des côteaux, en vue de constituer un groupe de francs-tireurs. Des affiches émanant du gouvernement ont en effet engagé tous les citoyens à se soulever contre l'envahisseur et à se défendre par tous les moyens possibles. Ce groupe dispose de l'armement mis, par le gouvernement impérial, à disposition de la garde nationale (vieux fusils et cartouches) et compte sur l'appui de Bazaine dont l'armée est attendue de façon imminente (mais qui n'arrivera jamais). Il bénéficie, comme ligne de défense, de la barrière naturelle que constitue l'Oise ainsi que de postes de tir aménagés le long de la voie de chemin de fer, derrière les remblais. Un premier engagement a lieu au niveau du château de Stors, les partisans tirant à partir de Valmondois, sur l'autre rive de l'Oise. Le résultat de l'embuscade est décrit de la façon suivante par Alexandre-Désiré Denise, devenu plus tard maire de Parmain et qui fait partie du groupe de francs-tireurs : "Nous fûmes témoins d'une déroute, véritable débandade des Prussiens qui se sauvaient pêle-mêle par tous les chemins qu'ils trouvaient devant eux. Des chevaux et des hommes tombaient ; des chariots que ces hommes escortaient restaient sur place, ayant perdu leurs chevaux tués par les coups de fusil de nos hommes..." Le 24 septembre, tous les hommes de Parmain et de Nesles, à très peu d'exceptions près, sont en armes, ainsi qu'une bonne partie de ceux de Jouy-le-Comte, Valmondois et l'Isle-Adam. Il en arrive d'autres communes plus éloignées. Il s'agit, pour la plupart, des paysans sans uniformes armés de fusils de munition ou même de fourches et de faux emmanchées à rebours. Tous ces défenseurs improvisés ont du courage et de la bonne volonté mais aucune discipline..." (Solange Contour)

DENORMANDIE (Louis-Jules-Ernest).

Notes et souvenirs. Les journées de juin 1848. Le Siège de Paris. La Commune. L'Assemblée Nationale. Quelques réflexions.

P., Société anonyme de Publications périodiques, 1895, gr. in-8°, viii-391 pp, reliure demi-chagrin à grain long acajou, dos lisse, titres dorés, date en queue, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état

Témoignage intéressant d'un grand bourgeois conservateur catholique, soixante ans en 1871 (député du centre-gauche jusqu'en 1875, puis sénateur inamovible), qui soutient sans conditions "les forces de l'ordre", et qui se loue de "la clairvoyance de l'Assemblée nationale". (Le Quillec II, 1372) — Louis-Jules-Ernest Denormandie (1821-1902) était député de la Seine pendant la Commune. Ce républicain modéré raconte dans un style simple les difficultés d'alimentation pendant le siège de Paris, les événements de février à juin 1871, ainsi que ses impressions sur l'Assemblée Nationale et ceux de ses membres qu'il a rencontrés.

DESCHAUMES (Edmond).

La Retraite infernale. Armée de la Loire (1870-1871). Ouvrage illustré de 26 gravures hors texte inédites par Quesnay de Beaurepaire et d'une carte de la campagne de la Loire.

Firmin-Didot, 1889, pt in-4°, 357 pp, 26 gravures à pleine page et une carte dépliante hors texte, reliure pleine percaline rouge décorée de l'éditeur, bon état

Le général Chanzy, à la tête de la deuxième armée de la Loire, avec des troupes improvisées, lutte de telle sorte qu’il force l’admiration de l’adversaire : "On ne pourra jamais parler de son armée qu’avec respect" diront les Allemands. Ils ont appelé la retraite de Chanzy sur le Mans "La retraite infernale". — "Les amateurs de beaux livres n'ont que l'embarras du choix chez Firmin-Didot. Parmi les ouvrages illustrés, dont s'enrichit cette année la collection de la célèbre librairie, nous citerons l'ouvrage que notre confrère Edmond Deschaumes a écrit sous ce titre poignant "la Retraite infernale", un livre où sont consignés, dans un style brillant et empreint d'une patriotique émotion, les divers épisodes de la retraite de Chanzy. Les quelques lignes, que nous extrayons de ce bel ouvrage, remarquablement illustré par M. Q. de Beaurepaire, suffiront pour qu'on se fasse une idée de l'intérêt que comporte ce livre et du succès qu'il ne peut manquer d'avoir..." (Le Figaro)

DILLAYE (Frédéric).

Vie et mort de l'Armée du Rhin. Journal d'un témoin. Du 26 juillet au 1er novembre 1870.

J. Tallandier, s.d. (1911), in-8°, 534 pp, un portrait de l'auteur en uniforme en frontispice (dessin de Paul Girardet), broché, dos abîmé recollé, sinon bon état, envoi a.s.

"Ce livre est un document formidable et poignant sur l'année terrible. En ses cinq cents pages, il nous raconte un peu moins de cent jours de notre histoire, du 26 juillet au 1er novembre 1870, mais quelles journées, hélas ! et pendant ces trois mois quel chemin parcouru ! Chaque étape de ce calvaire est notée dans le livre de M. Dillaye, précis comme un document, poignant comme le plus dramatique des romans. A chaque jour, tout un chapitre est consacré, et il n'est pas un de ces jours, pas un de ces chapitres qui ne nous apporte son souvenir, sa tristesse, son drame, depuis le vendredi 29 juillet, où, à travers Paris plein d'enthousiasme l'officier Frédéric Dillaye gagne la gare de Strasbourg, jusqu'au mardi 1er novembre où il fallut quitter par un temps froid, couvert, bas et triste, un vrai temps de Toussaint, Metz devenue prussienne, Nécropolis des Français, sur la cathédrale de laquelle flottait encore narquoisement le drapeau de la France. Goutte à goutte, pendant ces cent mortels jours, le calice a été bu jusqu'à la lie : ce sont des souvenirs qu'on ne saurait voir évoquer sans une tristesse profonde, mais que les hommes de notre génération ne connaîtront jamais assez." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le mouvement littéraire, 1911)

DREYFUS (Robert).

Monsieur Thiers contre l'Empire, la guerre, la Commune, 1869-1871.

Grasset, 1928, in-8°, 351 pp, notes bibliographiques, broché, état correct

"... L'effondrement de Gambetta marqua l'ascension de Thiers au pouvoir suprême. Il fit de son mieux pour obtenir des Allemands les conditions les moins draconiennes, mais à Paris les protestations étaient vives, les passions patriotiques ou révolutionnaires étaient singulièrement surexcitées ; l'entrée des Prussiens à Paris par l'Arc de Triomphe et les Champs-Elysées porta l'irritation à son comble : ce fut l'une des causes et le prétexte de l'Insurrection de la Commune. Après avoir combattu l'Empire, après avoir déconseillé la guerre, Thiers allait être appelé à entreprendre une lutte civile d'une ampleur formidable. M. Robert Dreyfus expose fort bien les phases de cette guerre sanglante, tragiquement faite, sous les regards narquois des troupes prussiennes, et suivie d'une implacable répression..." (Revue des questions historiques, 1929) — "Ouvrage racontant l'action de Thiers pendant les derniers mois de l'Empire et pendant la guerre. Ce n'est pas un panégyrique, ce n'est pas non plus une attaque, c'est une étude impartiale et précise sur le rôle de cet homme d'État, sur son action et ses erreurs." (Revue militaire française, 1929)

DUBAN (Colonel Ch.).

Souvenirs militaires d'un officier français, 1848-1887.

Plon, 1896, in-12, 287 pp, broché, couv. lég. salie, bon état

"L'auteur raconte ses campagnes d'une façon familière et captivante ; il retrace pas à pas les épisodes militaires les plus intéressants auxquels il lui a été donné d'assister, depuis les journées de Juin 1848 jusqu'à nos jours. Expédition de Kabylie, guerre de Crimée, guerre d'Italie, guerre de 1870-1871, telles sont les étapes de cette existence toute devouée au service du drapeau. On y lit, entre autres, des pages extrêmement vivantes sur le siège de Sebastopol, l'assaut de Malakoff, et des détails curieux sur les relations amicales qui existaient, dès cette époque, entre les militaires français et les russes, malgré la guerre des deux nations, ou plutôt des deux gouvemements." (Revue Militaire Suisse, 1896) — Né en 1827, officier subalterne au 11e léger entre 1848 et 1870, Charles Duban est engagé contre les barricades en juin 1848, en Algérie (expédition de Kabylie), puis en Crimée à partir de l'été 1855. Il est serieusement blessé à Magenta (Italie). Ses descriptions comportent des pages intéressantes sur la vie de garnison au début du second Empire (catastrophe du pont d'Angers le 16 avril 1850) et sur le calvaire des blessés après Magenta. En 1870, il participe au siège de Paris comme officier supérieur. Cet officier sorti du rang finit sa carrière comme colonel du 56e de ligne. — "Excellente relation." (Bourachot, 140)

DUBAN (Colonel Charles).

Souvenirs militaires d'un officier français, 1848-1887.

Plon, 1896, in-12, 287 pp, reliure demi-maroquin havane, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état

"L'auteur raconte ses campagnes d'une fagon familière et captivante ; il retrace pas à pas les épisodes militaires les plus intéressants auxquels il lui a été donné d'assister, depuis les journées de Juin 1848 jusqu'à nos jours. Expédition de Kabylie, guerre de Crimée, guerre d'Italie, guerre de 1870-1871, telles sont les étapes de cette existence toute devouée au service du drapeau. On y lit, entre autres, des pages extrêmement vivantes sur le siège de Sebastopol, l'assaut de Malakoff, et des détails curieux sur les relations amicales qui existaient, dès cette époque, entre les militaires français et les russes, malgré la guerre des deux nations, ou plutôt des deux gouvemements." (Revue Militaire Suisse, 1896) — Officier subalterne au 11e léger entre 1848 et 1870, Charles Duban est engagé contre les barricades en juin 1848, en Algérie (expédition de Kabylie), puis en Crimée à partir de l'été 1855. Il est serieusement blessé à Magenta (Italie). Ses descriptions comportent des pages intéressantes sur la vie de garnison au début du second Empire (catastrophe du pont d'Angers le 16 avril 1850) et sur le calvaire des blessés après Magenta. En 1870, il participe au siège de Paris comme officier supérieur. Cet officier sorti du rang finit sa carrière comme colonel du 56e de ligne. — "Excellente relation." (Bourachot, 140)

DU BARAIL (Général François-Charles).

Mes souvenirs. Tome 1 : 1820-1851. Tome 2 : 1851-1864. Tome 3 : 1864-1879.

Plon, 1894-1898, 3 vol. in-8°, 452, 516 et 612 pp, 3 portraits en frontispices, index général au dernier volume, reliures demi-basane prune, dos à 5 nerfs soulignés à froid et ornés de fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos passés, qqs rousseurs, bel exemplaire

Passionnants et vivants mémoires, très bien écrits, dont la consultation est indispensable pour l'histoire militaire française au XIXe siècle, depuis l’Algérie en 1835 jusqu’à son ministère de la guerre en 1873, en passant par l’expédition du Mexique, la guerre de 1870, la captivité en Allemagne, et les combats contre la Commune de Paris. Le premier volume concerne les guerres menées en Afrique du Nord et notamment en Algérie. — "On sait le succès qu'ont eu les Mémoires de Marbot. A mon avis, Mes souvenirs, du général du Barail, dont le premier volume va de 1820 à 1851, ne le leur céderont ni pour le talent du narrateur ni pour l'intérêt des événements racontés. Ce n'est pas l'épopée impériale que nous retrouvons ici, c'est une guerre moins éclatante, moins grandiose, c'est la guerre d'Afrique avec ses surprises, son imprévu, mais où le soldat français se montre tout aussi brave, tout aussi hardi que son aîné. On n'en finirait pas de citer tous les faits d'armes contés dans ce volume avec une verve, un entrain, une légèreté de plume étincelants. Et quelles figures, quelles silhouettes finement enlevées ! depuis les héros bien connus de la conquête, Yusuf, La Moricière, Pélissier, Canrobert, le duc d'Aumale, Bugeaud, Cavaignac, Mac-Mahon, jusqu'à d'autres moins connus. Quel étonnante odyssée que celle de ce Maurice Persat, « décoré par l'Empereur, » qui proclamait la république dès 1840 dans une île où il était seul avec une compagnie de zéphyrs ! quelle figure que celle de Napoléon Bertrand, le fils du maréchal, qui n'était jamais où il devait être, mais qui était partout où on se battait ! Je ne parle pas du lieutenant Guichard, qui, resté à Mostaganem, on devine pourquoi, rentra seul de nuit à Mazagran presque au moment où les Arabes allaient y faire leur attaque légendaire. L'auteur parle de lui-même avec une modestie que l'on sent bien sincère; un peu de cette vanité qu'il n'a pas lui serait cependant aisément pardonnée, car, outre le charme qu'on éprouve à le lire, il donne l'impression d'un homme très brave et d'un très brave homme. Il fallait un courage et un coeur bien rares pour se conduire comme il le fît à l'égard de son ancien sous-officier Ibrahim-ben-Chakar (p. 268). Je n'aurai qu'un point à signaler, un seul, sur lequel je ne partage pas l'avis du général du Barail. Qu'il me permette de lui dire que le véritable esprit républicain n'est pas, comme il le dit, l'antipode de l'esprit militaire (p. 438). Il est au contraire de même nature : qui dit républicain, comme qui dit soldat, veut dire un homme qui met avant tout l'honneur et le devoir. Compris autrement, ces mots n'ont plus de sens. La République en a d'ailleurs bien jugé ainsi..." (Louis Farges, Revue Historique, 1894) — "Comme Barail a accompli en Algérie, où son père déjà exerçait un commandement, toute la première partie de sa carrière depuis son engagement comme cavalier aux Spahis de Yusuf, jusqu'au grade de colonel, ses mémoires sont (le tome I en entier et une partie du tome II) l'histoire d'une partie de l'armée d'Afrique, des dures campagnes de la province d'Oran, de la poursuite d'Abd-el-Kader, des razzias du siège de Zaatcha, de la prise de Laghouat, etc. C'est une image d'un corps de troupes bien singulier, les spahis ; et c'est aussi le défilé de tous les chefs de l'armée d'Afrique, dont beaucoup furent des noms illustres de la IIe République et de l'Empire." (Tailliart, L'Algérie dans la littérature française)

DUCROT (Général).

La journée de Sedan. Septième édition, augmentée des Ordres de mouvement de l'Etat-major allemand.

P., Dentu 1883, 1871, in-12, 144 pp, 3 cartes dépliantes en couleurs hors texte, broché, dos lég. abîmé, état correct

DUCROT (Général Auguste Alexandre).

La Vie militaire du général Ducrot, d'après sa correspondance (1839-1871), publiée par ses enfants.

Plon, 1895, 2 vol. in-8°, iv-466 et 477 pp, deuxième édition, 3 portraits gravés (Ducrot en 1839 et en 1870, Joseph Karam) et une carte du Liban en couleurs dépliante hors texte, brochés, C de bibl., bon état

Cet ouvrage rassemble la correspondance importante du général de 1838 à 1870 (parfois une lettre par jour durant les campagnes qu'il effectue). Ducrot est engagé en Algérie de 1838 à 1851, dans la Baltique en 1854, puis en Italie. Il commande ensuite l'expédition de Syrie, puis un Corps d'armée en 1870. Il commande brièvement l'armée à Sedan. Evadé, il rejoint Paris, mais ses souvenirs du siège ne sont pas détaillés. — "Chacun connaît la brillante carrière du général Ducrot et la part qu'il prit à la préparation de la guerre franco-allemande, puis à cette guerre elle-même ; mais suivre pas à pas, jour par jour, toute la vie militaire du général ; être guidé par lui-même dans les méandres d'une existence des plus actives, voilà la rare fortune qui nous est offerte par ce livre. En 1839, 1840, 1841, 1842, le sous-lieutenant Ducrot est en Algérie ; après un court repos, il repart en 1843 ; c'est en cette année, au mois de mai, qu'il appuie avec ses hommes la cavalerie du duc d'Aumale à la poursuite de la smalah d'Abd-el-Kader. En 1845 et pendant les années suivantes, nous assistons aux poursuites exécutées contre Abd-el-Kader lui-méme, en une série de coups de main heureux, dans lesquels le capitaine Ducrot joua un rôle des plus importants, comme chef des affaires indigénes du général Yusuf... En 1859, il est en Italie... En 1860, le général Ducrot fait partie de l'expédition envoyée en Syrie pour la défense des populations chrétiennes du Liban. Il envoie, le 13 septembre, une courte mais curieuse description de Malte. Il donne des détails sur le rôle de la France dans ces événements si compliqués d'Orient. Ses lettres sont, pleines d'aperçus intéressants, de vues larges et étendues. Le deuxième volume débute par la constatation des faiblesses du second Empire en Syrie, de 1860 à 1862, puis nous montre le général à Nevers, de 1861 à 1864. En 1864, le général Ducrot fut envoyé de nouveau en Algérie, où venait d'éclater l'insurrection de Si-Hamga ; les années 1864 et 1865 se passent à guerroyer. Le général voyait clairement comment il fallait, pour en finir, organiser le pays. Les propositions qu'il fit alors à l'empereur à ce sujet ont servi de base à l'organisation actuellement en vigueur... Le 20 juillet 1870, le général Ducrot insiste auprès du maréchal de Mac-Mahon pour qu'une ou deux têtes de pont soient établies sur la rive droite du Rhin, à Kehl, à Vieux-Brisach. Le maréchal repousse ces propositions, qui cependant auraient pu changer la face des choses en permettant l'offensive par la droite pendant la mobilisation des Allemands. Le 6 août, à la première heure, le général Ducrot fit tout ce qu'il put, d'accord avec le général Raoult, commandant la 2e division du 1er corps (dont le général Ducrot commandait la 1ère, pour déterminer le maréchal de Mac-Mahon à porter le corps d'armée le dos aux Vosges, pour livrer bataille sans que la disproportion des forces fût aussi préjudiciable ; ils y arrivaient quand, l'ennemi attaquant, le maréchal changea d'avis..." (Revue des Questions historiques, 1896)

DUQUET (Alfred).

Guerre de 1870-1871. Les Grandes batailles de Metz (19 juillet-18 août).

Charpentier, 1891, in-12, 341 pp, avec 5 cartes dépliantes hors texte des opérations militaires, pièces justificatives, biblio, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état

"M. Alfred Duquet continue dans le même esprit d'impartialité son œuvre sur la guerre de 1870, après Frœschwiller, Châlons, Sedan, par Les Grandes batailles de Metz. Comme dans ses précédents ouvrages, il juge d'après les faits, les dépositions et les documents dont il ne manque jamais d'indiquer la source. L'ensemble de cette œuvre sera certainement un des monuments les plus considérables de l'histoire de la guerre franco-allemande." (Henri Litou, Les Livres en 1888) — "M. Duquet, qui a déjà raconté la douloureuse campagne du maréchal de Mac Mahon de Frœschwiller à Sedan, on sait avec quelle implacable sévérité, vient de consacrer un volume au grand drame militaire qui s'est déroulé autour de Metz à partir du 19 juillet. Cette consciencieuse étude d'histoire militaire, où tous les documents français et allemands ont été comparés et mis en œuvre, est à la fois décourageante et consolante ; décourageante, parce qu'elle nous fait toucher du doigt la cause essentielle de nos défaites de 1870, qui a été le manque d'unité dans le commandement et la jalousie des généraux entre eux ; consolante, parce qu'elle met en lumière les belles qualités militaires de notre nation et aussi la part considérable que laisse toujours à l'imprévu le jeu terrible des batailles..." (Revue Historique, 1888)

DUQUET (Alfred).

Guerre de 1870-1871. Paris. Thiers, le plan Trochu et l'Haÿ (2-29 novembre).

Charpentier, 1894, in-12, 368 pp, une carte dépliante hors texte des opérations militaires, biblio, reliure demi-chagrin rouge époque, dos à nerfs orné, bel exemplaire

DUTRAIT-CROZON (Henri).

Gambetta et la Défense nationale, 1870-1871.

P., Editions du Siècle, 1934, in-8°, 439 pp, documents et tableaux en annexe, liste des préfets et index, broché, couv. illustrée, papier lég. jauni, trace de mouillure ancienne, état moyen

Henri Dutrait-Crozon est le pseudonyme des colonels Frédéric Delebecque et Georges Larpent, deux militants de l'Action française. — "Un assez gros volume dont l'objet est de démontrer qu'en 1870 Gambetta et M. de Freycinet n'ont fait que deux choses : lever les gardes nationales mobilisées, qui « à part de très rares exceptions tournèrent le dos à leur première apparition sur le champ de bataille », et « conduire les armées à la défaite et au désastre ». Sur cette oeuvre « qualifiée de défense nationale », se greffe en outre, selon l'auteur, « une oeuvre exclusivement politique, sans préjudice d'une gestion financière particulièrement sujette à caution ». Les éléments de ce réquisitoire sont empruntés en grande partie aux documents de l'enquête parlementaire sur le gouvernement de la défense nationale. (...) L'auteur, qui ne manque d'ailleurs, tant s'en faut, ni de connaissances, ni de savoir faire, laisse percer presque à chaque page les motifs de propagande qui le guident." (Yves Guyot, Revue Historique)

FALLET (Ulric).

Le Maréchal Bazaine jugé par un général prussien et par un officier français fait prisonnier de guerre à Metz.

Dentu, 1871, in-8°, P., Dentu 1871, 86p., in-8, bradel d'époque demi-toile bleue (état correct).

FARINET (Commandant Alexandre).

L'Agonie d'une armée (Metz, 1870). Journal de guerre d'un porte-étendard de l'Armée du Rhin. Publié sous la direction de Charles Robert-Dumas avec des notes historiques et des croquis par Pierre Davaud.

P., Boivin et Cie, 1914, in-8°, xvi-392 pp, biographie du Cdt Farinet par Dumas, un croquis dans le texte (charge von Bredow) et 5 croquis dépliants hors texte des batailles de Spickeren, Borny, Rezonville, Saint-Privat, et du blocus de Metz, broché, dos fendu proprement recollé, bon état, envoi a.s. de Charles Robert-Dumas

"Le commandant Farinet nous raconte les événements militaires auxquels il a pris part en 1870, non pas seulement les derniers jours de l'armée de Metz, mais les opérations complètes de cette armée depuis sa formation jusqu'à la capitulation. Né en 1835 aux Riceys, en Champagne, Farinet était lieutenant au 7e cuirassiers quand éclata la guerre de 1870. C'est dans ce régiment qu'il fit la campagne, notant au jour le jour les faits qui lui paraissaient dignes d'être retenus, les conversations entendues de ci, de là, les observations soit militaires soit d'ordre général qu'il recueillait un peu partout. Ce manuscrit, extrêmement intéressant, valait la peine d'être publié : c'est un journal à la fois humoristique et historique, une série de croquis rapides dont l'ensemble constitue une relation complète des opérations de l'armée de Metz tout au moins pour le corps dont fit partie Farinet." (Polybiblion, t. 79, 1914) — « ... La cavalerie apprend avec une profonde consternation que le moment du plus grand sacrifice est arrivé ! A partir de ce jour, chaque régiment doit envoyer à tour de rôle à l’abattoir le nombre de chevaux désigné pour suppléer à la viande de boucherie que l’on ne peut plus se procurer. Des scènes pénibles se produisent au moment de la séparation du cavalier et de sa monture. Pour comprendre cela il faut savoir qu’en campagne, le cheval est plus qu’en tout autre temps l’ami du cavalier, un ami entouré de soins et de tendresse. Beaucoup de cavaliers ont été sauvés par la vivacité et la souplesse de leurs chevaux. Quand nos cavaliers quittaient, pour ne plus les revoir, leurs pauvres bêtes vouées à l’abattoir, c’étaient des scènes déchirantes ou des désespoirs muets, profondément poignants. C’était le coeur crevé qu’on assistait au départ de ces pauvres bêtes si fringantes autrefois, dressant les oreilles avec fierté au son de la trompette, maintenant efflanquées et mornes. Il faut être cavalier et aimer le cheval pour comprendre une telle navrance ! Qui aurait osé penser deux mois auparavant que nos régiments seraient sacrifiés pour nourrir l’armée ? » (Extrait)

FAVRE (Jules).

Gouvernement de la Défense nationale. 1ère partie : du 30 juin au 31 octobre 1870 (Journée du 4 septembre. - Entrevue de Ferrières. - Organisation de la défense. - Délégation de Tours. - Journée du 31 octobre) – 2e partie : du 31 octobre au 28 janvier 1871 (Bataille de Champigny. - Bataille du Bourget. - Conférence de Londres. - Bataille de Buzenval. - Insurrection du 22 janvier 1871. - Armistice).

Plon, 1871-1872, 2 vol. gr. in-8°, 467 et 530 pp, pièces justificatives, reliures demi-chagin vert, dos à 5 nerfs filetés soulignés à froid, titres dorés, têtes pennées (rel. de l'époque), bon état

L'auteur, 62 ans en 1871, n'est plus membre du Gouvernement de la Défense nationale, mais ministre de Thiers quand éclate la Commune. Des "Trois Jules", Favre est le plus acharné adversaire du mouvement insurrectionnel ; son discours du 21 mars devant l'Assemblée nationale laisse pressentir la férocité de la répression contre "ces hommes qui ont usurpé le pouvoir que par la violence, l'assassinat et le vol..." (Le Quillec II, 1741). Un troisième volume, assez rare, a été publié en 1875.

FAY (Charles, général).

Journal d'un officier de l'Armée du Rhin.

P.-Nancy, Berger-Levrault, 1889 gr. in-8°, vi-404 pp, 5e édition, revue et augmentée, une grande carte dépliante des environs de Metz hors texte, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs pointillés soulignés à froid, titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire

FEUILLET (Mme Octave).

Souvenirs et correspondances, faisant suite à Quelques années de ma vie.

Calmann-Lévy, 1896, in-8°, 395 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), bon état

Très intéressants souvenirs de la guerre de 1870 et lettres précieuses d'O. Feuillet sur la province pendant la guerre et sur deux visites à Chislehurst en 1871. Valérie Feuillet (1832-1906) avait épousé, en 1851, le romancier et dramaturge Octave Feuillet (1821-1890), qui fut membre de l'Académie française. Il était surnommé le « Musset des familles ».

FREYCINET (Charles de).

La Guerre en province pendant le Siège de Paris 1870-1871. Précis historique. Avec des cartes du Théâtre de la Guerre.

P., Michel Lèvy frères, 1872 in-12, iii-(iv)-485 pp, 9e édition revue et augmentée, 2 grandes cartes dépliantes hors texte in fine (campagne de Paris et campagne de l'Est), reliure demi-veau glacé fauve, dos à 5 nerfs filetés et caissons fleuronnés dorés, pièce de titre chagrin noir (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Exemplaire très joliment relié

Préface. Période du 2 septembre au 10 octobre 1870. Réorganisation des services. Mesures administratives. Campagne de Paris. Retraite sur Le Mans. Engagements divers. Campagne de l'Est. Bataille du Mans. Campagne du Nord. L'armistice. Causes de nos désastres. Conclusion. — "Technicien, homme d'ordre et excellent fonctionnaire, [Freycinet] n'avait jamais témoigné d'hostilité au gouvernement impérial, qu'il avait bien servi et qui lui en avait tenu compte ; après sa chute, il offrit au Gouvernement de la Défense nationale ses services, son activité et son expérience des affaires. Gambetta lui donna d'abord le poste de préfet du Tarn-et-Garonne ; Freycinet partit pour Montauban le 6 sept. 1870, mais n'y demeura pas longtemps ; le 7 octobre, il rejoignait à Tours Gambetta qui, trois jours plus tard, le chargea, avec le titre de délégué au département de la Guerre, de régler les questions relatives à la défense nationale dans les provinces. Il réalisa une oeuvre gigantesque grâce à son esprit méthodique, à son opiniâtreté et sa remarquable puissance de travail. Le mérite en fut, plus tard, attribué au seul Gambetta." (Dictionnaire de biographie française, 14, 1260). “La Guerre en province” est une source essentielle sur l'oeuvre réalisée par la délégation de Tours du 10 octobre 1870 au 9 février 1871. — “Jusqu’alors, Freycinet était peu porté sur les activités politiques, se contentant d’un mandat de Conseiller général. En septembre 1870, il se rendit auprès de Gambetta pour lui exposer ses idées et lui proposer ses services. Une grande carrière politique s’ouvrait devant lui...” (Jean Tulard)

GARNIER-PAGES (Louis-Antoine).

Histoire de la Révolution de 1848. Tome 2 : 24 février 1848. Tomes 3, 4 & 5 : Gouvernement provisoire. Tomes 6, 7 & 8 : Europe. IL NOUS MANQUE LE TOME 1 : CHUTE DE LA ROYAUTE.

P., Pagnerre, 1866, 7 vol. in-8° (sur 8), deuxième édition, 7 tomes (sur 8), in-8, cartonnages demi-toile d'époque prune (dos passés, rousseurs, état correct).

GRANDIN (Commandant).

Le dernier Maréchal de France : Canrobert.

P., Tolra et Simonet, s.d., gr. in-8°, (xv)-367 pp, nombreuses illustrations de Louis Maîtrejean, cartonnage toilé carmin de l'éditeur, décors noir et or sur les plats et au dos, tranches dorées, cartonnage lég. défraîchi, charnières faibles, état correct (Biographies et récits militaires) (Ouvrage couronné par l'Académie française)

Enfance et formation, 1809-1828 (chap. I) ; l'Algérie, 1835-1850 (chap. II-VIII : Mascara, le Sig, l'Habra, le Chélif, la Tafna, Tlemcen, prise de Constantine (1837), les chasseurs d'Orléans, la Mitidja, le Dahra, siège de Zaatcha (1849), dans le Djebel-Aurès) ; Paris ; le Coup d'Etat du 2 décembre 1851 (chap. IX) ; la guerre de Crimée, 1854-1855 (chap. X) ; de Paris à Solférino, la guerre d'Italie, 1856-1859 (chap. XI) ; la Guerre de 1870 et l'Armée du Rhin (chap. XII) ; la retraite et la mort (chap. XIII-XV). — "C'était une belle figure de soldat que celle du maréchal Canrobert. Originaire du département du Lot, qui a fourni à la France tant de généraux comme les Murat, les Bessières, les Marbot, François-Antoine de Certain de Canrobert appartenait à une famille de noblesse d'épée. Né le 27 juin 1809 à Saint-Céré, il entrait dans la vie à l'heure où Napoléon était, à l'apogée de sa gloire ; des légendes et des récits de bataille bercèrent sa première enfance. Élevé à Vaugirard comme fils de chevalier de Saint-Louis, Canrobert entre à Saint-Cyr en 1826, et deux ans plus tard est nommé sous-lieutenant au 47e régiment d'infanterie. On connaît les étapes de sa longue et glorieuse carrière militaire. A la Tafna, à la prise de Constantine, à Zaatcha, en Crimée, à Solférino, à Saint-Privat, partout il se révèle soldat héroïque, chef avisé, aussi brave que dépourvu d'ambition et d'envie. Dans cette substantielle biographie, le commandant Grandin aborde le rôle politique, secondaire d'ailleurs, joué par le maréchal, qui accepta d'être attaché, après le coup d'État, au prince Napoléon en qualité d'aide de camp. Un ouvrage de valeur, parsemé d'anecdotes et illustré de nombreuses compositions par Maitrejean." (Revue des Questions hustoriques, 1893) — "L'ouvrage du commandant Grandin sur le maréchal Canrobert présente toute une période de notre histoire disparue avec lui et qui a donné l'éclat de la gloire aux plus belles vertus militaires dont l'armée française peut s'enorgueillir. Précédé d'une introduction sur le maréchalat de France, le volume fait revivre dans toute sa carrière l'homme de guerre. L'auteur le suit depuis son enfance jusque dans sa vieillesse, dans sa vie privée aussi bien que sur les champs de bataille où il a servi son pays, dans les bons comme dans les mauvais jours. Par cette biographie aussi pleine de souvenirs que d'enseignements, qui peut prendre place à côté de celles des hommes illustres de Plutarque, l'auteur a bien mérité la récompense de 500 francs de l'Académie française." (Le Figaro, 14 sept 1895)

GRANDIN (Commandant).

Le général Bourbaki.

Berger-Levrault, 1898, in-8°, vi-302 pp, un portrait en frontispice et une lettre en fac-similé dépliant, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), dos lég. sali, qqs rares rousseurs, bon état. Peu courant

"Le général Bourbaki, soldat de haute mine et de crâne allure, ressemblait au duc d'Aumale par la bravoure et par la loyauté. Très épris du métier des armes, comprenant à merveille tous les détails du service, aimant avec une sorte de tendresse amoureuse la beauté de sa profession, Bourbaki a été peut-être le meilleur capitaine et le plus séduisant colonel de l'armée française. Un de ses compagnons d'Afrique, le général du Barail, a fixé l'impression que les plus calmes observateurs ressentaient, malgré eux, en présence de cet intrépide et sympathique turco « Le capitaine Bourbaki était le type le plus brillant de l'officier français. Encore dans un grade inférieur, il était universellement connu et aimé dans l'armée d'Afrique. » Là-bas, autour des feux de bivouac, on racontait intarissablement les exploits de Bourbaki. Les narrateurs en « chéchia » rouge et en pantalon « flottard » devenaient homériques dès qu'ils prononçaient le nom de ce nouvel Achille. (...) La biographie de Bourbaki, si j'avais le loisir d'en rapporter tous les traits, se confondrait avec l'histoire de toutes les grandes batailles qui, de son vivant, furent livrées par la France. Je suis obligé de renvoyer le lecteur au copieux récit du commandant Grandin..." (Gaston Deschamps, Le Figaro) — "Le Commandant Grandin, l'historiographe de nos hommes de guerre, publie à la librairie Berger-Levrault, sous ce titre Le Général Bourbaki, une étude d'une documentation consciencieuse et exacte sur le malheureux mais irréprochable commandant de l'Armée de l'Est. Dans un récit vivant et pittoresque, il passe en revue toute la vie du vaillant soldat qui fut le type accompli, vraiment sympathique, de l'Africain hardi et chevaleresque." (La Nouvelle revue, 1897)

GRENEST (Cdt. Eugène Sergent, dit).

L'Armée de la Loire. Relation anecdotique de la campagne de 1870-71 d'après de nombreux témoignages oculaires et de nouveaux documents.

P., Garnier Frères, 1893, 2 vol. in-8°, 614 et 456 pp, dessins de L. Bombled, index, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passés, bon état

Tome I : Toury, Orléans, Coulmiers, Beaune-la-Rolande, Villepion, Loigny ; Tome II : Beaugency, Vendôme, Le Mans, Sillé-le-Guillaume, Alençon.

GRENEST (Cdt. Eugène Sergent, dit).

L'Armée de l'Est. Relation anecdotique de la campagne de 1870-71, d'après de nombreux témoignages oculaires et de nouveaux documents. Tome 1 : La Bourgonce, Rambervillers, Cussey, Dijon, Châtillon-sur-Seine, Autun.

P., Garnier Frères, s.d. (1895), in-8°, 479 pp, dessins de L. Bombled, index, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état

Tome 1 seul (sur 2).

GRENEST (Cdt. Eugène Sergent, dit).

L'Armée de l'Est. Relation anecdotique de la campagne de 1870-1871 d'après de nombreux témoignages oculaires et de nouveaux documents. La Bourgonce, Dijon, Nuits, Villersexel, Héricourt, La Cluse.

P., Garnier Frères, 1895, in-4°, viii-973 pp, 120 dessins en couleurs par L. Bombled, nombreuses cartes dans le texte et à pleine page, index, reliure demi-basane vert bouteille, dos lisse, titres et quintuples filets dorés (rel. de l'époque), bon état (ouvrage couronné par l'Académie française, Prix Monbinne 1895)

Le 1er février 1871, l’Armée de l’Est baptisée les Bourbakis du nom de son général, battait en retraite au pied du Château de Joux devant l’ennemi prussien avant un passage vital en Suisse dans des conditions effroyables. — La Bourgonce, Rambervillers, Cussey, Dijon, Châtillon-sur-Seine, Autun, Nuits, Villersexel, Héricourt, Dijon, Fontenoy, La Cluse.— "L'Armée de l'Est, relation anecdotique de la campagne de 1870-71, faite d'après de nombreux témoignages oculaires et documents, est une œuvre encore pleine de souvenirs héroïques, de pages réconfortantes au milieu de toutes les scènes les plus cruelles de l'Année terrible, et c'est un memento qui contribuera à fortifier les plus nobles pensées." (Revue des Deux Mondes, 1895)

[Guerre de 1870].

La campagne de 1870. Récit des évènements militaires depuis la déclaration de guerre jusqu'à la capitulation de Paris. Woerth, Sedan, Metz, Paris. Traduit du “Times” par Roger Allou.

P., Garnier frères, 1871, in-12, xv-287 pp, reliure demi-basane bordeaux, dos lisse avec doubles filets à froid, titre et fleurons dorés (rel. de l'époque) dos uniformément passé, qqs rares rousseurs, bon état

"Les pages qui suivent ont paru dans le “Times”, à deux époques distinctes : au mois d'octobre 1870, pour les faits qui s'étendent jusqu'à la chute de Metz, et au mois de mars 1871, pour la dernière partie. L'écrivain avait considéré la campagne de 1870 comme achevée, au moment où succombait notre dernière armée régulière, et lorsque les troupes allemandes venaient d'investir Paris. Le courage et le patriotisme ont rouvert le livre qui se fermait déjà pour raconter nos désastres..." (Introduction)

[Guerre de 1870] – RICHARD (Jules).

En Campagne. Tableaux et dessins de A. de Neuville (première série) – Tableaux et dessins de Meissonier, Ed. Detaille, A. de Neuville, etc. (deuxième série).

P., Boussod, Valadon et Ludovic Baschet, s.d. (1885-1886), 2 vol. in-folio, 81 et 102 pp, 160 repropductions dans le texte et hors texte, à pleine page et sur double page, les 2 séries reliés ensemble en un volume demi-basane aubergine, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Superbe iconographie sur la guerre de 1870 par les meilleurs illustrateurs de l'époque.

GUILLEMIN (Henri).

Cette curieuse guerre de 70. Thiers, Trochu, Bazaine.

Gallimard, 1956, in-8°, 266 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. La Suite des temps)

"C'est une nouvelle « Histoire d'un crime » qu'a écrit l'auteur du Coup du deux décembre. Il se déchaîne non seulement contre Thiers, cible familière, mais contre Trochu et Bazaine, représentants des « honnêtes gens » et traîtres à leur patrie. H. G. oppose à une bourgeoisie avant tout soucieuse de sauver l'ordre et la propriété, même au prix de la capitulation devant l'ennemi, les saines vertus du patriotisme populaire. Aussi l'histoire devient-elle pour lui une sorte de mélodrame où il n'y aurait que des traîtres, avec le Prolétariat dans le rôle de l'ingénue." (Revue française de science politique, 1956)

GUILLEMIN (Henri).

La Capitulation (1871). Les origines de la Commune.

Gallimard, 1960, in-8°, 411 pp, broché, couv. illustrée lég. abîmée, état correct (Coll. La Suite des temps)

Somme minutieuse et passionnée, cet ouvrage affiche l'ambition d'étudier de manière approfondie le déroulement de la guerre de 70 dans l'objectif d'y trouver les racines de l'insurrection parisienne de 1871. — "Il ne s'agit pas seulement de la capitulation mais de toute la période commençant en novembre 1870. Violemment critique à l'égard de Trochu « qui tourne mal » et de Jules Favre, H. G. insiste par contre sur l'importance de l'œuvre de Gambetta." (Revue française de science politique, 1961) — "Avec ce troisième volume d’une étude consacrée aux origines de la Commune, nous voici venus à la capitulation de Paris, en janvier 1871. Les élections qui auront lieu quelques jours plus tard indiqueront assez la colère qui couve dans la ville. « Manque de confiance de la nation dans ses chefs militaires » et « la nation avait raison ». De qui, cette sentence ? De Barrès (20 novembre 1897). Barrès vient de lire le travail de Duquet (« un modéré, un ami de l’ordre ») sur le siège de Paris, et qui entrevoit ce qui s’est passé. Nous avons montré – la chose ne fait plus question – que le Gouvernement dit de la Défense nationale n’avait eu, dès le premier jour, qu’un but : au plus vite se rendre, afin que les Prussiens vainqueurs garantissent la tranquillité sociale. On verra dans ce volume que les « Jules » eussent-ils voulu se conduire autrement, ils en auraient été bien incapables. L’armée n’obéissait plus depuis que l’Empire n’était plus là. L’armée refusait de se battre pour la République. La France, alors, dut subir la politique de son armée." (4e de couverture)

GUÉRIN (André).

La folle guerre de 1870.

Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1970, in-8°, 333 pp, 42 pl. de gravures et photos hors texte, cartes, reliure pleine toile violine de l'éditeur avec une vignette illustrée au 1er plat, rhodoïd, bon état

"M. André Guérin, qui avait déjà consacré un ouvrage à la Commune, apporte un récit émouvant des origines de la guerre, des efforts de Gambetta, des souffrances de Paris. Il rappelle le rôle des partisans et il ressort que Guy de Maupassant a été trop sévère pour « leurs airs de bandits », que tous n'étaient pas « gens de sac et de corde, souvent braves à outrance, pillards et débauchés ». On retiendra aussi les belles pages d'introduction et comment à l'heure de la fixation de la frontière, le colonel Laussedat, professeur d'astronomie et de géodésie à Polytechnique, un des rares militaires de l'Empire à avoir été inquiet avant la guerre, défendit âprement les intérêts territoriaux de la France meurtrie." (Pierre Guiral, Revue Historique, 1971)

HANOTAUX (Gabriel).

Histoire de la France contemporaine (1871-1900). I : Le Gouvernement de M. Thiers.

Ancienne Librairie Furne, Combet et cie, 1904, fort gr. in-8°, xi-639 pp, un portrait de l'auteur en frontispice et 4 photos hors texte, broché, qqs rousseurs, dos fendu recollé, sinon bon état

Tome I seul (sur 4) : La guerre. L'Assemblée nationale à Bordeaux. La Commune. Première crise constitutionnelle. Le traité de Francfort. — "M. Hanotaux parle de tous les partis sur un ton modéré qui contraste heureusement avec les formes violentes de certains écrivains conservateurs. Il parle même avec sang-froid de la Commune. Les jugements sur le caractère de Thiers, semés en différents passages, laissent apercevoir, à travers des formules de respect conventionnelles, un discernement clairvoyant des côtés mesquins du personnage. Ce livre porte encore quelques traces de l'éducation historique que M. H. a reçue il y a vingt ans. Malgré l'absence de bibliographie et le système rudimentaire des références, il semble qu'il a connu et examiné les principales sources allemandes sur les négociations de 1871. Son séjour aux Affaires étrangères se marque par une connaissance précise des relations entre les Etats dans cette crise. Son passage à la Chambre lui a ouvert l'esprit sur la nature des partis politiques français..." (Ch. Seignobos, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1903)

HORN (Edouard).

La Grande Nation, 1870-1871.

Plon, 1891, in-12, xiii-340 pp, préface de Jules Simon, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, envoi a.s. (nom du destinataire biffé) d'Emile Horn, fils de l'auteur. Rare

Articles publiés à Budapest en 1870-71 par J. Édouard Horn (1825-1875), un Hongrois francophile, député au Parlement. — "M. Edouard Horn était un Hongrois que la guerre de 1849 chassa de son pays et qui se réfugia en France où il passa de longues années. Il se fit naturaliser Français et se mêla au mouvement politique de la fin de l'Empire ; collaborateur du “Journal des Débats ”, il fit partie du groupe de libéraux militants qui préconisaient la forme républicaine. Plus tard, quand son exil prit fin, il fut élu député hongrois ; il mourut en 1875 après une longue maladie. Les articles réunis dans ce volume, qui a pour titre “la Grande Nation”, ont été publiés à Budapest en 1870-71 ; ils parurent dans le “Neuer freier Lloyd ”, dont Edouard Horn était le directeur. M. Emile Horn a cru qu'après vingt ans de sommeil les pensées et impressions de son père, formulées pendant l'année terrible, auraient un vif intérêt pour les lecteurs français. M. Jules Simon, dans la préface qu'il a rédigée pour présenter au public français M. Horn et “la Grande Nation”, déclare n'avoir « que des éloges à faire de ce livre »." (Polybiblion)

HÉRISSON (Comte d').

Journal d'un officier d'ordonnance. Juillet 1870 - Février 1871.

P., Ollendorff, 1885, in-12, 384 pp, reliure demi-percaline carmin, dos lisse avec fleuron et double filet dorés, pièce de titre chagrin noir (rel. de l'époque), 2e plat de la reliure défraîchi, qqs rares rousseurs, bon état

Le capitaine Maurice d'Hérisson, après avoir participé à la conquète de Pékin avec le général Cousin de Montauban, a appartenu à l' état-major du général Trochu et a assisté Jules Favre lors des négociations avec Bismarck. Il raconte ici sa guerre de 1870 contre les Prussiens. Excellent journal, rempli d'intéressants détails et anecdotes sur Paris pendant le Siège. — "Un volume au titre modeste, consacré en grande partie au siège de Paris par les Allemands. L'auteur, simple capitaine de mobiles, devenu officier d'ordonnance du général Trochu, parlant facilement plusieurs langues étrangères, et en particulier l'allemand, a été souvent chargé de missions importantes; s'est trouvé en contact, à plusieurs reprises, avec des hommes considérables français, allemands et même americains ; il a pris part à de grands événements et les raconte dans son livre avec un charme inexprimable. Aussi, son ouvrage a-t-il un succés considérable. Il est amusant, saisissant, intéressant au dernier point. Nous allons l'analyser rapidement. Le comte d'Hérisson, capitaine de mobiles, ayant fait l'expédition de Chine auprès du général de Montauban, se trouvait à New-York au moment de la guerre avec la Prusse. II s'embarque aussitôt, vient à Paris trouver le ministre de la guerre, son ancien général, qui le dirige sur le camp de Châlons. Connu du général Schmitz, chef d'état-major de Trochu, il est attaché comme officier d'ordonnance à ce dernier général avec lequel il revient a Paris. II prend au siège la part la plus active, est journellement envoyé en mission, et, au moment des négotiations, il est cédé à M. Jules Favre, qu'il accompagne, lorsqu'il s'agit de conclure l'armistice. Bien accueilli par les officiers allemands et par M. de Bismarck lui-même, il voit à plusieurs reprises ce dernier et M. de Moltke dans les conférences. II peint avec un grand brio ces différentes circonstances ; enfin, il est le héros de deux aventures curieuses : l'une relative à M. de Moltke, l'autre relative à M. de Bismarck, auquel il arrache in extremis une concession heureuse pour l'armée de Paris, et cela par sa seule initiative. Ce livre contient des appréciations très vraies et très justes sur les troupes, leur mise en route et le désordre qu'elles montrèrent dans les premiers moments de la guerre et au camp de Châlons. Un long épisode relatif au départ de l'impératrice de Paris, quelques mots élogieux sur la façon noble et digne avec laquelle la princesse Marie-Clotilde s'est retirée, enfin différents épisodes racontés de la façon la plus amusante nous ont paru de nature à intéresser les lecteurs, quels qu'ils soient. Une fois le volume commencé, on a de la peine à l'abandonner. Terminons en disant que le capitaine d'Hérisson, malgré les obligations qu'il a eues au loquace général Trochu, et tout en cherchant à l'exonérer des fautes qu'on lui a reprochées, tout en cherchant à expliquer sa conduite au 4 septembre et ses opérations pendant le siège, ne peut s'empêcher de laisser percer ce qu'il pense sur cet officier général, plus éloquent discoureur que grand chef militaire. L'auteur a imité en cela le général Lebrun qui, lui aussi, n'a pas craint de laisser entrevoir dans son livre la verité sur le duc de Magenta." (Baron A. Du Casse, Revue Historique, 1885)

HÉRISSON (Comte d').

Journal d'un officier d'ordonnance (juillet 1870-février 1871).

P., Ollendorff, 1885, in-12, v-384 pp, neuvième édition, reliure demi-basane verte, dos lisse à doubles filets pointillés (rel. de l'époque), rousseurs, bon état

Le capitaine Maurice d'Hérisson, après avoir participé à la conquète de Pékin avec le général Cousin de Montauban, a appartenu à l' état-major du général Trochu et a assisté Jules Favre lors des négociations avec Bismarck. Il raconte ici sa guerre de 1870 contre les Prussiens. Excellent journal, rempli d'intéressants détails et anecdotes sur Paris pendant le Siège. — "Un volume au titre modeste, consacré en grande partie au siège de Paris par les Allemands. L'auteur, simple capitaine de mobiles, devenu officier d'ordonnance du général Trochu, parlant facilement plusieurs langues étrangères, et en particulier l'allemand, a été souvent chargé de missions importantes ; s'est trouvé en contact, à plusieurs reprises, avec des hommes considérables français, allemands et même americains ; il a pris part à de grands événements et les raconte dans son livre avec un charme inexprimable. Son ouvrage est amusant, saisissant, intéressant au dernier point. Nous allons l'analyser rapidement. Le comte d'Hérisson, capitaine de mobiles, ayant fait l'expédition de Chine auprès du général de Montauban, se trouvait à New-York au moment de la guerre avec la Prusse. II s'embarque aussitôt, vient à Paris trouver le ministre de la guerre, son ancien général, qui le dirige sur le camp de Châlons. Connu du général Schmitz, chef d'état-major de Trochu, il est attaché comme officier d'ordonnance à ce dernier général avec lequel il revient à Paris. II prend au siège la part la plus active, est journellement envoyé en mission, et, au moment des négotiations, il est cédé à M. Jules Favre, qu'il accompagne, lorsqu'il s'agit de conclure l'armistice. Bien accueilli par les officiers allemands et par M. de Bismarck lui-même, il voit à plusieurs reprises ce dernier et M. de Moltke dans les conférences. II peint avec un grand brio ces différentes circonstances ; enfin, il est le héros de deux aventures curieuses : l'une relative à M. de Moltke, l'autre relative à M. de Bismarck, auquel il arrache in extremis une concession heureuse pour l'armée de Paris, et cela par sa seule initiative. Ce livre contient des appréciations très vraies et très justes sur les troupes, leur mise en route et le désordre qu'elles montrèrent dans les premiers moments de la guerre et au camp de Châlons. Un long épisode relatif au départ de l'impératrice de Paris, quelques mots élogieux sur la façon noble et digne avec laquelle la princesse Marie-Clotilde s'est retirée, enfin différents épisodes racontés de la façon la plus amusante nous ont paru de nature à intéresser les lecteurs, quels qu'ils soient. Une fois le volume commencé, on a de la peine à l'abandonner. Terminons en disant que le capitaine d'Hérisson, malgré les obligations qu'il a eues au loquace général Trochu, et tout en cherchant à l'exonérer des fautes qu'on lui a reprochées, tout en cherchant à expliquer sa conduite au 4 septembre et ses opérations pendant le siège, ne peut s'empêcher de laisser percer ce qu'il pense sur cet officier général, plus éloquent discoureur que grand chef militaire. L'auteur a imité en cela le général Lebrun qui, lui aussi, n'a pas craint de laisser entrevoir dans son livre la verité sur le duc de Magenta." (Baron A. Du Casse, Revue Historique, 1885)

ISAMBERT (Gustave).

La Défense de Chateaudun, 18 octobre 1870. Nouvelle édition entièrement refondue d'après des documents inédits.

P., Charavay, Mantoux et Cie, s.d. (1885), pt in-8°, 149 pp, 6 gravures et 2 cartes, pièces justificatives, reliure pleine toile grise, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque lég. salie), rousseurs éparses, état correct

JARRAS (Général Hugues-Louis).

Souvenirs du général Jarras, chef d'Etat-major général de l'Armée du Rhin (1870). Publiés par Madame Jarras.

Plon, 1892, in-8°, xi-403 pp, broché, dos et 2e plat factices, manque la carte dépliante des environs de Metz, état correct

Témoignage capital du chef d'Etat-Major de Bazaine, nommé sans l'avis de ce dernier, et dont l'activité et l'initiative ne furent pas toujours à la hauteur des circonstances. — "Voici, sur l’année terrible, et particulièrement sur la destinée fatale de l’armée de Metz, un témoignage considérable. J’ai personnellement connu le témoin. C’était un chef parfois difficile, rigoureux, exigeant, pour lui-même d’ailleurs comme pour autrui, mais parfaitement droit, franc, loyal, d’une sincérité absolue, sans dissimulation ni arrière-tours ; le témoin est irréprochable. Il a écrit ses Souvenirs en 1874, après le procès de Trianon, sur des notes prises durant la campagne et complétées dans les premiers jours de son internement, comme prisonnier de guerre, à Francfort. Le manuscrit, écrit de sa main, a été, selon sa volonté expresse, exactement reproduit par les soins de Mme Jarras. (...) Le général Jarras a servi d’abord en Algérie, de 1834 à 1848. Premier aide-de-camp du général Cavaignac jusqu’au dix décembre, il est retourné en Afrique au mois d’août 1852, en qualité de chef d’état-major de la division de Constantine, alors commandée par le général de Mac-Mahon. Nommé, dès le mois d’avril 1854, sous-chef d’état-major-général de l’armée d’Orient, il n’est rentré en France qu’en 1856, avec le dernier détachement des troupes de Crimée. Général de brigade et sous-aide major-général de l’armée d’Italie, en 1859, il a été promu divisionnaire en 1867 et appelé par le maréchal Niel à la direction du dépôt de la guerre. (...) Le livre du général est tout entier à lire, mais surtout les pages consacrées à ces dernières et douloureuses journées [de la capitulation]. On y verra notamment la triste affaire des drapeaux, l’agitation qui se produisit à Metz et dans les camps pendant la nuit du 28 au 29 octobre. Le maréchal Bazaine ne reparut pas devant ses troupes ; il s’en alla au village de Longeville attendre l’heure d’être reçu par le prince Frédéric-Charles, au château de Corny. A midi, les Prussiens prirent possession de Metz, et l’armée, systématiquement et depuis si longtemps condamnée à l’inaction par son chef, s’en alla rejoindre en Allemagne les camarades vaincus, mais après s’être héroïquement battus à Sedan..." (Camille Rousset, Revue des Deux Mondes, tome 112, 1892) — "Intéressant souvenirs. Ils concernent essentiellement la guerre franco-allemande et contiennent une bonne relation des événements." (Bourachot, 216)

JARRAS (Général Hugues-Louis).

Souvenirs du général Jarras, chef d'état-major-général de l'Armée du Rhin (1870). Publiés par Madame Jarras.

Plon, 1892, in-8°, xi-403 pp, une grande carte dépliante des environs de Metz hors texte en couleurs, reliure demi-percaline bleue, dos lisse avec fleuron et date en queue, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, ex-libris Roger Boutet de Monvel

Témoignage capital du chef d'Etat-Major de Bazaine, nommé sans l'avis de ce dernier, et dont l'activité et l'initiative ne furent pas toujours à la hauteur des circonstances. — "Voici, sur l’année terrible, et particulièrement sur la destinée fatale de l’armée de Metz, un témoignage considérable. J’ai personnellement connu le témoin. C’était un chef parfois difficile, rigoureux, exigeant, pour lui-même d’ailleurs comme pour autrui, mais parfaitement droit, franc, loyal, d’une sincérité absolue, sans dissimulation ni arrière-tours ; le témoin est irréprochable. Il a écrit ses Souvenirs en 1874, après le procès de Trianon, sur des notes prises durant la campagne et complétées dans les premiers jours de son internement, comme prisonnier de guerre, à Francfort. Le manuscrit, écrit de sa main, a été, selon sa volonté expresse, exactement reproduit par les soins de Mme Jarras. (...) Le général Jarras a servi d’abord en Algérie, de 1834 à 1848. Premier aide-de-camp du général Cavaignac jusqu’au dix décembre, il est retourné en Afrique au mois d’août 1852, en qualité de chef d’état-major de la division de Constantine, alors commandée par le général de Mac-Mahon. Nommé, dès le mois d’avril 1854, sous-chef d’état-major-général de l’armée d’Orient, il n’est rentré en France qu’en 1856, avec le dernier détachement des troupes de Crimée. Général de brigade et sous-aide major-général de l’armée d’Italie, en 1859, il a été promu divisionnaire en 1867 et appelé par le maréchal Niel à la direction du dépôt de la guerre. (...) Le livre du général est tout entier à lire, mais surtout les pages consacrées à ces dernières et douloureuses journées [de la capitulation]. On y verra notamment la triste affaire des drapeaux, l’agitation qui se produisit à Metz et dans les camps pendant la nuit du 28 au 29 octobre. Le maréchal Bazaine ne reparut pas devant ses troupes ; il s’en alla au village de Longeville attendre l’heure d’être reçu par le prince Frédéric-Charles, au château de Corny. A midi, les Prussiens prirent possession de Metz, et l’armée, systématiquement et depuis si longtemps condamnée à l’inaction par son chef, s’en alla rejoindre en Allemagne les camarades vaincus, mais après s’être héroïquement battus à Sedan..." (Camille Rousset, Revue des Deux Mondes, tome 112, 1892) — "Intéressant souvenirs. Ils concernent essentiellement la guerre franco-allemande et contiennent une bonne relation des événements." (Bourachot, 216)

JEAN (Emile).

Bataille de Villiers-sur-Marne, 1870.

Société historique de Villiers-sur-Marne, 1950, in-8°, 32 pp, une gravure dans le texte, 3 plans sur un dépliant in fine, biblio, broché, bon état

JEZIERSKI (Louis).

Combats et batailles du siège de Paris, septembre 1870 à janvier 1871. Nouvelle édition illustrée de nombreuses gravures.

P., Garnier frères, s.d. (v. 1872), pt in-4°, 403 pp, 95 gravures sur bois, dont 56 à pleine page et 4 sur double page, reliure demi-maroquin noir à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire

Combats de Châtillon, de Villejuif, de Pierrefitte et de Chevilly ; nos positions et nos troupes ; reconnaissance de Bagneux ; combat de Rueil ; combat du Bourget ; batailles de Villiers et de Champigny ; second combat du Bourget ; le plateau d'Avron ;. le bombardement ; bataille de Buzenval ; l'armée ; les forts. — L'édition originale est parue en 1872 au format in-12 et sans gravures.

JEZIERSKI (Louis).

Combats et batailles du Siège de Paris, septembre 1870 à janvier 1871. Nouvelle édition illustrée de nombreuses gravures.

P., Garnier frères, s.d. (v. 1880), pt in-4°, 403 pp, 95 gravures sur bois à pleine page et dans le texte, reliure pleine toile noire, titres dorés au dos (rel. de bibl. de l'époque), C. de bibl., bon état

L'édition originale est parue en 1872 au format in-12 et sans gravures. Combats de Châtillon, de Villejuif, de Pierrefitte et de Chevilly ; Nos positions et nos troupes ; Reconnaissance de Bagneux ; Combat de Rueil ; Combat du Bourget ; Batailles de Villiers et de Champigny ; Second combat du Bourget ; Le Plateau d'Avron ; Le bombardement ; Bataille de Buzenval ; L'Armée ; Les forts.

LA BRUGÈRE (F. de).

L'Affaire Bazaine. Compte rendu officiel et in extenso des débats, avec de nombreuses biographies. Orné de gravures, cartes, plans, etc.

P., Arthème Fayard, 1874, in-4°, 846 pp, 33 gravures et 68 portraits dans le texte, 4 cartes à pleine page (environs de Metz, Rézonville, Borny, Saint-Privat) et une grande carte dépliante de Metz et ses environs en août-octobre 1870 (62 x 45), texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin noir, dos lisse, titres et caissons dorés, bon état. Bel exemplaire

Condamné à mort par un tribunal militaire qui l'avait jugé pour avoir livré, le 27 octobre 1870, la place de Metz sans avoir opposé toute la résistance qui aurait pu être déployée, le Maréchal Bazaine était parvenu à s'évader de sa geôle en 1874. Il devait finir ses jours à Madrid. “L’Affaire Bazaine”, par De La Brugère, parut en 1874, à 10 centimes la livraison illustrée. F. de La Brugère est le pseudonyme de l'éditeur Arthème Fayard, 38 ans en 1874.

LA CHAPELLE (Alfred, comte de).

La Guerre de 1870. Détails et incidents recueillis sur les champs de bataille par le Cte de La Chapelle, correspondant militaire du Standard. Deuxième édition, revue et corrigée par l'auteur.

Londres, Joseph Ruelens, Imprimeur, 1871, in-12, 260 pp, broché, bon état. Rare

LA FAYE (Jacques de).

Histoire du général de Sonis.

P., Bloud et Barral, 1880, in-8°, xii-344 pp, 8 portraits ou gravures hors texte (dont le frontispice), reliure demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés, filet doré sur les plats (rel. de l'époque), dos frotté, coiffe inférieure lég. abîmée, coins émoussés, dos passé, état correct

"... La croix et l'épée, ces deux mots qui résument toute la vie du général de Sonis expliquent également le motif qui a fait entreprendre son histoire et le but que s'est proposé M. J. de la Faye : montrer aux esprits troublés et démoralisés par cent ans de révolutions et de scepticisme la sublime grandeur d'une âme vraiment chrétienne et rappeler en même temps les événements militaires auxquels le général de Sonis s'est trouvé mêlé : nos expéditions d'Afrique, la campagne d'Italie et plus particulièrement la guerre de 1870. Puisée aux sources les plus authentiques, cette Histoire est d'autant plus intéressante qu'elle nous fait mieux connaître le courage, l'abnégation, le dévouement de nos officiers et de nos soldats sur tous les champs de bataille, pendant près d'un demi-siècle. Le rôle joué par le général de Sonis dans cette triste et douloureuse épopée qui s'appelle la guerre de 1870-71 est d'ailleurs inoubliable..." (L'Editeur) — Le général de Sonis (1825-1887) accomplit une grande partie de sa carrière en Afrique du Nord (Algérie, Maroc). Cet officier très pieux est connu aussi pour avoir combattu en 1870 à la tête des Zouaves pontificaux et des Volontaires de l'Ouest sous l'étendard du Sacré-Cœur de Jésus, aux côtés du futur général de Charette. Grièvement blessé lors du combat, il passa la nuit, par -20°, sur le champ de bataille de Loigny à rassurer les soldats blessés eux aussi autour de lui. On lui amputa la jambe le 4 décembre 1870...

LA FAYE (J. de).

Le Général de Ladmirault (1808-1898).

P., Bloud, 1901, in-8°, xxxii-367 pp, préface par le comte Albert de Mun, un portrait en frontispice, broché, couv. lég. salie, bon état

La colonisation de l'Algérie, la campagne d'Italie, la guerre de 1870, la Commune. — Un ouvrage hagiographique mais documenté, écrit avec les souvenirs inédits des enfants du général de Ladmirault, le comte et la comtesse de La Rochebrochart, et avec ceux de son aide de camp, le marquis de La Tour du Pin Chambly. Le comte Albert de Mun, qui fut aussi un des officiers d'ordonnance du général de Ladmirault, a écrit la préface. — Jacques de La Faye est le pseudonyme de Mlle Marie de Sardent (1855-1940?), auteur de plusieurs ouvrages historiques.

LAMBERT (André).

Le siège de Paris, Jules Favre.

Calmann-Lévy, 1965, in-8°, 348 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Méconnus de l'histoire)

"Récit vivant de l'action de Jules Favre dans le « gouvernement de la Défense nationale » constitué après Sedan. L'auteur s'est attaché à restituer l'atmosphère de Paris investi par les armées allemandes et à faire revivre les négociations de Jules Favre avec Bismarck." (Revue française de science politique, 1966) — Après le désastre de Sedan, Jules Favre prit la tête de l'insurrection parisienne et dirigea implicitement, pendant six mois, le gouvernement de la Défense nationale. Ce sont ces six mois de gouvernement qu'évoque ce livre.

LAMIRAUX (Général François-Gustave).

Etudes pratiques de guerre. Tome 1 seul (sur 2).

CHARLES-LAVAUZELLE, 1893, in-8°, P. & Limoges, Charles-Lavauzelle 1893, 2e édition, 274p., in-8, reliure récente demi-basane bordeaux à coins, dos à 5 nerfs (bel exemplaire).

LEBRUN (Général).

Guerre de 1870. Bazeilles-Sedan.

P., Dentu, 1884, in-8°, xv-304 pp, troisième édition, une carte dépliante hors texte (sur 2 annoncées : manque une carte), pièces justificatives, modeste reliure pleine toile noire, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Rare

"... Pour nous résumer dans l'appréciation du livre du général Lebrun, nous dirons qu'il ressort pour nous de cet ouvrage : 1) Que le maréchal de Mac-Mahon n'a su ni se démettre de son commandement ni exécuter vigoureusement et sans arrière-pensée le mouvement qui lui était prescrit de Paris, et qu'il n'approuvait pas ; qu'il s'est montré hésitant dans sa marche de Châlons sur Sedan ; qu'il a été impardonnable de ne s'être pas mieux renseigné sur les forces qu'il avait en face de lui le 31 août, à tel point qu'il commit la singulière faute de n'avoir pas eu, le matin de la bataille, un projet de défense ou de retraite arrêté, et de n'avoir communiqué ses projets à aucun de ses commandants de corps d'armée. – 2) Que le général Ducrot, aussi mal renseigné que le maréchal sur les forces et les mouvements de l'ennemi, avait voulu, le matin, après la blessure du duc de Magenta, opérer un mouvement de retraite qui amenait dès les premiers moments un désastre semblable à celui de Baylen, et que ce brave officier n'a pas eu plus tard la franchise d'avouer qu'il s'était trompé. – 3) Que le général de Wimpffen avait commis la double faute de ne pas faire connaître sa lettre de service et de ne pas prendre le commandement en chef dès qu'il avait connu la blessure du maréchal, ainsi qu'il devait le faire, surtout sachant les routes de Mézières interceptées. – 4) Que seul des généraux commandant les corps de l'armée de Sedan, celui du 12e n'est passible d'aucun reproche pendant l'action, ayant combattu jusqu'à la dernière heure avec un courage et un dévouement patriotique qu'on ne saurait trop faire ressortir. Quant à nous, ce que nous admirons dans l'auteur du livre Bazeilles-Sedan, c'est moins encore sa belle conduite pendant et après la bataille que le courage qu'il déploie dans son livre en mettant au jour la vérité avec calme et modération, sans être retenu par aucune considération d'aucune nature." (Revue Historique, 1885)

LECAILLON (Jean-François).

Le siège de Paris en 1870. Récits de témoins.

Bernard Giovanangeli, 2005, in-8°, 247 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Le récit du siège de Paris par l'armée allemande à travers les témoignages croisés de 16 témoins, 3 femmes et 13 hommes, des Parisiens, des provinciaux, un Suisse et un Québécois, d'âge et de condition différents. Ces témoignages sont (sauf un) tirés d'écrits rédigés au jour le jour, la finalité de l'ouvrage étant de confronter les opinions pour mieux servir la mémoire collective.

LE FAURE (Amédée).

Histoire de la guerre franco-allemande, 1870-71, illustrée de cartes et plans, de portraits, vues, épisodes de batailles, etc.

P., Garnier Frères, s.d. (1875), 2 vol. in-4°, 443 et 476 pp, 116 gravures et 54 cartes en noir, 2 cartes gravées en couleurs dépliantes in fine (le Rhin et les pays voisins, la France et ses départements), les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-chagrin vert empire, dos à 4 nerfs pointillés et soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire finement relié

"M. Amédée Le Faure était rédacteur au journal « La France », lorsque la guerre de 1870-71 éclata. II fit comme « reporter » une partie de la campagne. Après la paix de Francfort, il entreprit d'écrire l'histoire de la guerre, passa plusieurs années à recueillir des matériaux, les mit en oeuvre et publia, en 1875, en 2 volumes in-4°, ornés de portraits et de cartes, le résultat de son travail. Bien qu'incomplet sur certains points, en raison de la date de son apparition, l'ouvrage de A. Le Faure est d'une lecture intéressante ; l'exposé est sobre, impartial, et appuyé sur des documents de valeur." (Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1901)

LE FAURE (Amédée).

Histoire de la guerre franco-allemande, 1870-71, illustrée de 110 portraits et de 32 cartes et plans.

P., Garnier frères, s.d. (1901), 4 vol. in-12, vii-488, 425, 484 et 499 pp, nouvelle édition revue et annotée par Désiré Lacroix, 110 portraits gravés et 32 cartes et plans dans le texte, brochés, bon état

"M. Amédée Le Faure était rédacteur au journal « La France », lorsque la guerre de 1870-71 éclata. II fit comme « reporter » une partie de la campagne. Après la paix de Francfort, il entreprit d'écrire l'histoire de la guerre, passa plusieurs années à recueillir des matériaux, les mit en oeuvre et publia, en 1878, en 2 volumes in-4°, ornés de portraits et de cartes, le résultat de son travail. C'est cet ouvrage que la librairie Garnier entreprend de rééditer en 4 volumes in-12. M. Désiré Lacroix a revu la copie avant l'impression et y a joint des notes, surtout biographiques, assez nombreuses. Bien qu'incomplet sur certains points, en raison de la date de son apparition, l'ouvrage de A. Le Faure est d'une lecture intéressante ; l'exposé est sobre, impartial, et appuyé sur des documents de valeur, dont un certain nombre sont reproduits in extenso." (Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1901)

LHOSPICE (Michel).

La Guerre de 70 et la Commune en 1000 images.

P., Pont Royal, 1965, gr. in-8°, 318 pp, 1000 gravures et fac-similés largement légendés, cart. illustré de l'éditeur, bon état

LONLAY (Dick de).

Français et Allemands. Histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871.

P., Garnier Frères, 1887-1891, 6 vol. in-8°, nombreux dessins de l'auteur, cartes et plans, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), bon état

Complet en 6 tomes : 1 : Niederbronn, Wissembourg, Froeschwiller, Châlons, Reims, Buzancy, Beaumont, Mouzon, Bazeilles, Sedan ; 2 : Sarrebruck, Spickeren, la retraite sur Metz, Pont-à-Mousson, Borny ; 3 : Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny ; 4 : Les lignes d'Amanvillers, Saint-Privat, Sainte-Marie-aux-Chênes, Montigny-la-Grange, Moscou, Saint-Hubert, le Point du Jour ; 5 : L'investissement de Metz, la journée des Dupes, Servigny, Noisseville, Flanville, Nouilly, Coincy ; 6 : Le blocus de Metz, Peltre, Mercy-le-Haut, Ladonchamps, la capitulation. — Par Georges Hardouin (1846-1893), écrivain, journaliste et dessinateur français spécialisé dans l'histoire militaire, ancien du régiment des guides de la Garde Impériale, connu sous le pseudonyme de Dick de Lonlay.

LONLAY (Dick de).

Français et Allemands. Histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871. Sarrebruck, Spickeren, la retraite sur Metz, Pont-à-Mousson, Borny.

P., Garnier, 1889, in-4°, 956 pp, 121 illustrations en couleurs (dessins de l'auteur, cartes et plans), importantes annexes, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, orné de caissons dorés, titres dorés, filets dorés sur les plats, tête dorée (rel. de l'époque), dos lég. sali, bon état

Deuxième volume seul (sur 6) de la copieuse Histoire de la guerre de 1870-1871 de Dick de Lonlay, pseudonyme de Georges Hardouin (1846-1893), écrivain, journaliste et dessinateur. Ancien du régiment des guides de la Garde Impériale, Lonlay publie d'importants récits et se spécialise dans l'histoire militaire contemporaine avec ses récits de la guerre franco-prussienne, qu'il illustre lui-même. Il deviendra ensuite correspondant de guerre pour “Le Monde Illustré”, notamment lors de la guerre russo-turque de 1877-1878. En 1889, il est rédacteur en chef du journal “Le Drapeau”, organe officiel de la Ligue des patriotes fondée par Paul Déroulède.

LONLAY (Georges Hardouin, dit Dick de).

Français et Allemands. Histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871.

P., Garnier Frères, 1887-1891, 6 vol. in-8°, 720, 652, 454, 514, 449 et 849 pp, nombreux dessins, cartes et plans de l'auteur, reliures demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passés, qqs épidermures, qqs pâles rousseurs, bon état

Complet en 6 tomes : 1 : Niederbronn, Wissembourg, Froeschwiller, Châlons, Reims, Buzancy, Beaumont, Mouzon, Bazeilles, Sedan ; 2 : Sarrebruck, Spickeren, la retraite sur Metz, Pont-à-Mousson, Borny ; 3 : Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny ; 4 : Les lignes d'Amanvillers, Saint-Privat, Sainte-Marie-aux-Chênes, Montigny-la-Grange, Moscou, Saint-Hubert, le Point du Jour ; 5 : L'investissement de Metz, la journée des Dupes, Servigny, Noisseville, Flanville, Nouilly, Coincy ; 6 : Le blocus de Metz, Peltre, Mercy-le-Haut, Ladonchamps, la capitulation. — Par Georges Hardouin (1846-1893), écrivain, journaliste et dessinateur spécialisé dans l'histoire militaire, ancien du régiment des guides de la Garde Impériale, connu sous le pseudonyme de Dick de Lonlay.

LOUVAT (Capitaine Edmond Charles Constant).

Historique du 7ème Hussards.

P., Impr.-Librairie Pairault et Cie, 1889, gr. in-8°, viii-294 pp, illustrations de MM. A. de Clermont Gallerande et Paul Algis (une gravure en frontispice, 8 planches de costumes en couleurs, 6 gravures de colonels en noir, dont une non signalée à la table), pièces justificatives, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés et caissons à froid, couv. illustrée conservés (rel. de l'époque), bon état. Tiré à 300 exemplaires seulement (250 ex. non mis dans le commerce, souscrits par le régiment, et 50 ex. mis en vente. Très rare

Le 7ème Hussards descend directement de la légion de Kellermann et de quelques hussards de Lamothe. Ceux-ci furent amalgamés à la légion Kellerman lorsqu'elle fut dissoute en juin 1794. Ces deux corps de cavalerie réunis avaient alors formé le 7ème Hussards.

MARGUERITTE (Paul et Victor).

Une époque. Les Tronçons du glaive (Défense nationale, 70-71).

Plon, s.d. (1901), fort in-12, 536 pp, reliure demi-toile noire à coins, dos lisse, titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état

De 1896 à 1908, Paul Margueritte (1860-1918) collabore avec son frère Victor ; ils entament ensemble un vaste roman sur la guerre de 1870, “Une époque” (1898-1904), en quatre parties (Le Désastre, Les Tronçons du glaive, Les Braves Gens, La Commune). L'idée d'une réplique au livre de Zola, “La Débâcle”, n'était certainement pas absente de leur projet. S'ils ne nient pas les souffrances de cette période, ils exaltent l'espoir et le sentiment national qui, selon eux, animaient tous les combattants. Opposant les individus aux foules, la foi des hommes à la conviction des groupes, ils dressent un tableau complet des débats passionnés que provoquaient encore la défaite et la Commune à la fin du siècle.

MARTIN DES PALLIÈRES (Général Charles ).

Orléans. Campagne de 1870-1871.

Plon, 1872, in-8°, 444 pp, 2 fac-similés hors texte, 3 cartes dépliantes en couleurs in fine (pt déchirure sans manque à une carte), reliure demi-veau glacé naturel, dos lisse à filets dorés, palette en queue, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque), C. de bibl., rousseurs éparses, un mors fendu sur 3 cm, bon état. Edition originale

Récit de la guerre franco-prussienne et ouvrage dirigé contre la dictature de Gambetta pendant la Défense nationale, décrivant les opérations du 15e corps d'armée (Armée de la Loire) par le général Charles Martin des Pallières (1823-1876), commandant en chef du 15e corps, puis député de la Gironde à l'Assemblée nationale de 1871 à 1876. Avec une carte générale des opérations du XVe corps autour d'Orléans, un croquis du combat de Chilleurs-aux-Bois du 3 octobre 1870 et une carte de la défense d'Orléans.

MASSA (Philippe, marquis de).

Souvenirs et impressions, 1840-1871.

Calmann-Lévy, 1897, in-12, ii-412 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

L’auteur est le petit-fils de Régnier, « Grand-juge » sous Napoléon Ier, et titré duc de Massa. Le marquis de Massa (1831-1911) fit une carrière aux Guides puis aux Spahis et fut officier d'ordonnance. Il participa aux campagnes d'Italie, du Mexique et à la guerre de 1870. Ces souvenirs un peu décousus concernent à la fois les affaires militaires et la vie mondaine sous le Second Empire. Bon récit en particulier sur la vie officielle à Paris, les attentats dont l'Empereur fut l'objet, la campagne du Mexique, l'Exposition universelle de 1867, le siège de Sedan. Seuls les deux derniers chapitres concernent la Guerre de 1870 : à titre d'écuyer de l'empereur, Philippe de Massa assista aux débuts de la guerre franco-allemande. Après le 4 septembre, il reprit du service et fit la campagne de la Loire et celle de l'Est, auprès du général Bourbaki. Ses souvenirs ne sont pas sans intérêt.

MONIN (H.).

Histoire du Siège et de l'Occupation de Saint-Denis par les Allemands en 1870-1871.

Saint-Denis, Imprimerie H. Bouillant, 1911, in-4°, vi-374 pp, 14 gravures, un plan et un fac-similé hors texte, listes des habitants de Saint-Denis sous les armes, des volontaires en 1870 et de la Compagnie des sapeurs-pompiers, reliure pleine percaline rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, encadrement noir et doré au 1er plat, bon état

"L'auteur a entrepris de nous raconter les événements qui ont eu pour théâtre Saint-Denis, sa ville natale, depuis le début des hostilités, jusqu'à la fin de l'occupation allemande. Son livre, artistiquement illustré, est divisé en deux parties : le siège de la ville par les Allemands, puis la période particulièrement pénible, le séjour des troupes prussiennes. Il nous donne pour ainsi dire, le récit de la vie journalière des habitants de Saint-Denis pendant le bombardement de leur ville et ensuite l'exposé du traitement inqualifiable dont ils furent victimes pendant le long séjour des vainqueurs. M. Monin a puisé tous ses renseignements aux sources les plus authentiques : il n'a pas cru devoir se fier à sa mémoire de témoin oculaire, mais il a cherché dans les archives communales de Saint-Denis et, même à l'étranger, toutes les pièces officielles et les papiers précieux se rapportant à cette époque si triste pour tous les coeurs français. C'est ainsi qu'il a pu rendre un juste hommage aux hommes intègres qui avaient assumé la lourde charge d'administrer la cité pendant une période particulièrement difficile il souligne avec soin les belles actions, et le patriotisme d'un grand nombre de ses compatriotes, mais son souci de la vérité ne craint pas non plus de signaler quelques rares faiblesses de citoyens à l'âme moins bien trempée. Il lègue donc, en fils pieux, un vrai livre d'or aux habitants et aux défenseurs de sa ville natale." (Emile Bernard, Revue des études historiques, 1912)

MONTESQUIOU (Léon de).

1870 : les causes politiques du désastre.

Nouvelle Librairie Nationale, 1914, in-12, 286 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre basane havane, couv. conservées (rel. de l'époque), mors fendus, état correct

"Le livre de M. de Montesquiou sur les causes politiques du désastre de 1870 est une oeuvre de parti. L'auteur veut démontrer que notre défaut de préparation militaire et diplomatique tenait essentiellement au régime démocratique et parlementaire, et il estime que la Prusse a vaincu alors parce qu'elle avait un gouvernement monarchique à tendance autocratique. Les faits ont prouvé depuis combien cette doctrine est aventurée. Il est dommage que l'auteur n'emploie pas mieux ses réelles qualités de discussion, de composition et de style." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1917)

MONZIE (Eugène de).

La Journée de Reichshoffen, avec carte et pièces officielles.

P., Victor Palmé, 1876, in-12, lxxxiii-303 pp, une carte dépliante du champ de bataille de Reichshoffen in fine, notice bibliographique, reliure pleine toile carmin, dos lisse avec titre doré et décor en noir, encadrements et décor en noir sur les plats, tranches dorées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état

Fournit une description très détaillée de tout ce qui touche à la bataille de Frœschwiller-Wœrth (6 août 1870).

MORITZ (Victor).

Froeschwiller, 6 août 1870.

Chez l'auteur, 1970, gr. in-8°, 369 pp, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cartes, reliure toile éditeur, jaquette illustrée et rhodoïd, bon état

MULLER (Eugène).

Souvenirs d'un jeune franc-tireur.

Delagrave, 1888, gr. in-8°, 300 pp, 3e édition, 31 gravures dont 20 à pleine page par Frédéric Lix, reliure pleine percaline rouge décorée noir et or de l'éditeur, tranches dorées, bon état

Troisième édition de ce roman originellement publié chez Dentu en 1872 sous le titre : “Les Mémoires d'un Franc-tireur. Guerre de France. Siège de Paris. 1870-1871”

PALIKAO (Général Charles-Guillaume Cousin de Montauban, comte de).

Un ministère de la Guerre de vingt-quatre jours, du 10 août au 4 septembre 1870.

Plon, 1874, gr. in-8°, 196 pp, 3e édition, une grande carte dépliante en couleurs hors texte, broché, bon état

"Celui qui fut le commandant en chef de l'expédition de Chine dénonce la politique d'économie dont l'armée fut l'objet." (Bourachot, 107)