Une amie de Marie-Antoinette : Madame Atkyns et la prison du Temple (1758-1836), d'après des documents inédits.
Perrin, 1905, in-8°, xvi-454 pp, préface de Victorien Sardou, 4 portraits hors texte, dont le frontispice, index, reliure demi-basane moutarde, dos à 5 nerfs filetés soulignés de filets dorés, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), dos lég. sali, bon état
"Frédéric Barbey, élève de l'École des Chartes, par un travail scrupuleux a réussi à mettre à jour les “Papiers inédits de Mme Atkins”, véritable correspondance qui établit de façon très probante l'évasion du dauphin du Temple, en même temps qu'elle accrédite à postériori les dires d'un certain Naundorff !" (Parois, 57) — "De bonnes parties, ainsi tout ce qui concerne les aventures d'Auerweck, baron hongrois qui pourrait bien avoir trempé dans l'assassinat des plénipotentiaires français de Rastadt. (...) L'ouvrage ébranle singulièrement la thèse de Beauchesne sur la mort de Louis XVII au Temple." (Revue Historique) — "Ce livre abonde en renseignements curieux. Une Anglaise. Charlotte Walpole, avait épousé lord Atkyns. Elle était venue à Versailles, s'était passionnée pour la reine. A prix d'or, elle parvint plus tard à pénétrer près d'elle dans la prison et lui promit de ne rien négliger pour sauver le Dauphin. Elle devait, en effet, dans cette entreprise, dépenser plus de 2 millions, c'est-à-dire à peu près toute sa fortune, ce dont la Restauration lui fut fort peu reconnaissante. Comment mena-t-elle son affaire? A Londres, elle nous apparaît aux mains de trois personnages: le chevalier de Frotté, chef, à un certain moment, de la chouannerie normande; Yves-François Cormier, émigré, ancien procureur du roi au présidial de Rennes; et un petit homme fort remuant, le baron d'Auerweck. C'est Cormier qui mène tout, après avoir mis à l'écart le chevalier de Frotté, pour lequel cependant lady Atkyns semble avoir eu quelques bontés. Rien de plus énigmatique que l'ancien procureur du roi. Il règle la dépense de lady Atkyns dans son entreprise et lui raconte des histoires plus ou moins romanesques. Dans la prison, on aurait, dit-il, substitué d'abord un muet, puis un scrofuleux au fils de Louis XVI, caché dans les combles jusqu'au jour où sa fuite serait possible. Peu à peu s'en vont toutes les ressources de la bonne et naïve Anglaise, qui se contente des imaginations de Cormier. Pas l'ombre d'un Louis XVII, pas une seule apparition bien constatée de l'enfant royal... Une femme enthousiaste et simple et deux hommes douteux, voilà ce que l'on saisit dans toute cette affaire." (L'Illustration, 1905)