J'étais médecin à Stalingrad.
France-Empire, 1955, pt in-8°, 302 pp, traduit de l'allemand, 4 photos hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état. Edition originale française
"Ce sont les souvenirs d’un médecin militaire allemand, fait prisonnier dans son poste de secours, à Stalingrad. Il ne raconte à peu prés rien de la bataille elle-même ; mais il s’étend beaucoup plus sur l'année de captivité passée ensuite dans ce secteur reconquis par les Russes. Affecté à plusieurs hôpitaux successifs, où il est chargé de soigner les prisonniers, il insiste sur les conditions précaires d’existence : manque d’air et de lumière (les malades sont entassés souvent dans des caves ou des abris), de chauffage, de nourriture, de médicaments ; il décrit les maladies auxquelles il a fallu faire face, surtout le typhus, la dysenterie, les maladies de carence et, finalement, la tuberculose. Le ton s’efforce d’étre objectif ; les médecins russes avec lesquels il a été en contact lui ont paru parfois méfiants (certains reprochaient aux médecins allemands de laisser mourir leurs malades pour ne pas fournir de main-d’oeuvre à l’URSS), mais compétents et humains ; assaillis eux-mémes de difficultés matérielles, soumis à une bureaucratie tatillonne, ils ne pouvaient souvent rien pour les malades, réduits à un sort misérable. Il réserve ses jugements les plus sévères pour certains de ses compagnons de captivité. Ce récit, qui manque malheureusement d’indications précises de lieux et de dates et qui a été reconstitué aprés coup, reste, cependant, un témoignage vivant et intéressant." (J.-M. d'Hoop, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1956) — "Le témoignage de l'un des survivants allemands de cette bataille titanesque qui joua un rôle décisif dans l'issue de la guerre mondiale. Le médecin-commandant Dibold était en effet affecté à l'une des unités qui combattit longtemps encore après l'encerclement de la 6e armée. Il nous fait revivre les dernières heures de cette lutte et la tragique condition de ses camarades enfermés dans un vaste abri souterrain, éclairé uniquement par des lampes à pétrole faites avec des boîtes de conserves, sans autre défense contre le froid que des vêtements en loques et la chaleur qui montait des corps entassés, sans la moindre installation hygiénique, presque sans médicaments. Le docteur Dibold nous conte le long et douloureux calvaire des survivants faits prisonniers et décimés par le typhus, le scorbut, le paludisme, enfin la tuberculose, cette maladie de la misère et des ténèbres. Les circonstances, à elles seules, confèrent à son récit un caractère pathétique, infiniment émouvant."
Olivares (1587-1645). L'Espagne de Philippe IV.
Laffont, 1992, fort in-8°, xxx-902 pp, introduction, orientation bibliographique et glossaire par Bartolomé Bennassar, chronologie par Pascal Arnoux, une carte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
"Ce livre de J. H. Elliott, l'un des grands historiens britanniques contemporains, est un modèle de biographie historique : l'aventure de don Gaspar de Guzmán, comte-duc d'Olivares, est l'occasion d'une réflexion profonde à propos de la décadence d'une grande puissance politique, l'Espagne du XVIIe siècle. Tandis que ses contemporains – Charles 1er d'Angleterre, assisté de Laud et de Strafford, et Richelieu, avec le soutien de Louis XIII ou malgré lui – travaillent au renforcement du pouvoir royal, l'Anglais au prix de sa vie, le Français en brûlant la sienne, Olivares, de 1621 à 1643, cherche de toutes ses forces à faire de Philippe IV un véritable roi d'Espagne : non pas le souverain de royaumes juxtaposés – la Castille, l'Aragon, le Portugal –, étrangers, voire hostiles les uns aux autres, mais le roi d'un seul royaume, frontières abolies, lois harmonisées. Tel fut le sens du vaste plan de réformes qu'Olivares avait conçu lors des premières années de son gouvernement et qu'il tenta de réaliser à la faveur des victoires de 1625, lorsque Philippe IV pouvait se croire le "Roi Planète". Ce livre réhabilite avec discrétion le rôle de l'événement en histoire. John Elliott ne méprise ni la "longue durée" ni le poids des "structures". Mais l'événement, parfois imprévisible, détermine la chronologie, chahute le calendrier, bouleverse les projets. Bien plus encore que l'histoire d'Olivares, un grand chapitre de l'histoire de l'Europe, lu du côté espagnol." (Bartolomé Bennassar)
Charles Quint.
Perrin, 1980, in-8°, 399 pp, 16 pl. de gravures hors texte, une carte, un tableau généalogique, biblio, reliure skivertex carmin de l'éditeur, bon état
Souverain des Pays-Bas, roi des Espagnes et des Deux-Siciles, empereur germanique, Charles Quint était le maître d'un des plus grands empires que l'histoire ait connus. Or il se trouve investi de cette prodigieuse puissance au moment où l'Occident change de cap. Se considérant comme le restaurateur sous son sceptre impérial de l'universalité chrétienne, comme le garant suprême de la paix du monde dans l'unité de la foi catholique, il se heurte à la montée des particularismes nationaux et religieux et au dépérissement des valeurs médiévales. La puissance ottomane, l'explosion de la Réforme et enfin le comportement réaliste de la France qui, n'obéissant qu'à l'intérêt national, s'alliait aussi bien aux Turcs qu'aux princes protestants, contribuèrent à l'échec de ce que Philippe Erlanger fait apparaître comme la lutte héroïque et désespérée du dernier César, "gérant de la chrétienté", pour sauver l'Ancien Monde.
Charlemagne.
JC Lattès, 1976, in-8°, 338 pp, 2 cartes, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Qui ignore le nom de Charlemagne ? L'école communale l'a à jamais figé en images d'Epinal : barbe fleurie, couronnement à Rome en l'an 800, création de l'école publique, Roncevaux. Cet homme a pourtant dominé l'histoire. Il a tenté d'unifier l'Europe, de l'arracher à l'anarchie. Dans ce Moyen Age, il est le premier ferment de la renaissance. Mélange de puissance, de ruse, fort du pressentiment de la nouvelle civilisation qui nait, Charlemagne règne. Responsable de massacres inouïs, il impose dans le même temps une nouvelle culture à l'Occident. Règne marqué par le sang et le fracas des armes. Règne prodigieux, plus grand encore qu'on ne l'imagine. Mais au-delà de la figure de Charlemagne, ce que Jacques Delperrié de Bayac, en historien moderne, a réussi, c'est à nous montrer, non seulement la vie de l'Empereur à la Cour, mais aussi la vie du peuple : serfs, paysans, artisans, et aussi la géographie, le climat, la faune d'une époque. L'Europe du 8e et 9e siècle renaît devant nous...
Le Miroir de Talleyrand. Lettres inédites à la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne.
Perrin, 1976, in-8°, 238 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Les billets adressés par Talleyrand à Anne-Dorothée de Courlande, sa maîtresse, lors du Congrès de Vienne. Talleyrand a emmené avec lui Dorothée, future duchesse de Dino, qui est sa nièce par alliance et l'une des ravissantes filles d'Anne-Dorothée. À sa maîtresse, qu'il aime tendrement, il parle forcément de son enfant, des succès qu'il remporte, dus à son charme, à son intelligence, à son savoir-faire diplomatique. Il le fait avec tant d'insistante régularité qu'on déchiffre, à son insu, un grand sentiment prenant racine... — "Ce volume, qui est une sélection de la correspondance entre Talleyrand et la duchesse de Courlande, est essentiel pour le Congrès de Vienne. Chacune des soixante et onze lettres est accompagnée par une note explicative qui la resitue dans son contexte historique." (Philip G. Dwyer, « Les publications sur Talleyrand depuis 1928 ») — "Gaston Palewski, qui publiera en 1976, Le Miroir de Talleyrand, Lettres inédites de Talleyrand la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne, avait bénéficié des archives du château du Marais dont avait hérité sa femme Violette de Talleyrand-Périgord. Ces Lettres de Vienne sont contemporaines du meilleur succès de ce clerc qui, formé à l'exégèse saint sulpicienne, était orfèvre pour transférer les techniques du droit canon vers le droit public. Et, cette fois, tout le monde sait qu'à Vienne, ralliant les puissances à l'idée d'une légitimité liée à la durée, il a réussi à convaincre le concert des nations que le rétablissement de la paix en Europe passait par celui de la légitimité en France. Ce succès sera d'autant mieux honoré par la tradition universitaire qu'oubliant sa plaidoirie de 1814, Talleyrand se ralliera la révolution parlementaire de 1830. Louis-Philippe remercia le vieil homme en l'envoyant à Londres comme ambassadeur." (Odile Rudelle, Revue française de science politique, 2002)
Combat. Histoire d'un mouvement de Résistance, de juillet 1940 à juillet 1943.
PUF, 1957, in-8°, 330 pp, notes, broché, discrète trace d'humidité ancienne au coin des premiers et derniers feuillets, bon état (Coll. Esprit de la Résistance). Édition originale, un des 150 ex. numérotés sur vélin pur fil Lafuma Navarre (seuls grands papiers). Très rare en grand papier
"... Combat devait mener une vie autonome. parallèle à d'autres mouvements comme Libération ou Franc-Tireur, jusqu'à l'intégration, en juillet 1943, des trois grands mouvements de la Résistance intérieure dans les Mouvements unis de la Résistance. Sans qu'il soit possible de donner des chiffres d'adhérents ou de sympathisants, on peut affirmer que l'apport de Combat aux M.U.R. fut le plus important. Il avait en effet réussi à créer de nombreux. services : un journal (qui porte le nom du mouvement), un service des faux papiers, un service de renseignements, des groupes francs. une armée secrète (prise en charge, à l'instigation de Frenay et de d'Astier, responsable de Libération. par un comité de coordination, présidé par Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée, qui sera le général Delestraint jusqu'à son arrestation en juin 1943), un service social, un service de noyautage des administrations publiques (qui fut l'œuvre principalement de Claude Bourdet) , une action ouvrière, et même un embryon de représentation diplomatique par l'intermédiaire d'une délégation près de l'ambassade américaine en Suisse. Il s'était aussi organisé, d'une manière très stricte, en régions, sur le modèle de la structure administrative adoptée par le gouvernement de Vichy : Combat s'était également implanté en Afrique du Nord. Une des réussites les plus frappantes de Marie Granet et Henri Michel est d'avoir pu reconstituer l'organigramme de Combat pour chacune de ces régions ; les auteurs nous donnent ainsi un tableau d'ensemble des responsabilités à l'intérieur du mouvement : on mesurera le prix de ces renseignements à la difficulté qu'il y avait à les réunir, ainsi qu'aux indications qu'ils peuvent fournir sur l'orientation de Combat. Les chapitres consacrés à la vie et aux prises de position politiques du mouvement sont aussi parmi les meilleurs. On y voit combien Combat fut prudent, au départ, à l'égard de Vichy pour ne pas effaroucher les hésitants : comment il manifesta un attachement de plus en plus profond au général de Gaulle, tout en refusant de n'apparaître que comme une section continentale de la France libre ; avec quelle méfiance il accueillit Jean Moulin, dont la mission était d'unifier la résistance en y intégrant les partis politiques renaissants ; en un mot quelles divisions idéologiques et tactiques partageaient la résistance, dont la seule opposition à l'ennemi allemand cimentait l'unité." (Louis Bodin, Revue française de science politique, 1958)
Le miroir d'Hérodote. Essai sur la représentation de l'autre.
Gallimard, 1980, in-8°, 386 pp, 4 pl. hors texte, index, broché, pelliculage de la couv. en partie décollé, comme toujours, bon état (Bibliothèque des Histoires)
Régulièrement la postérité instruit le cas Hérodote : est-il ethnographe ou historien ? Est-il l'historiographe d'un prince ou d'une cité ? S'il est le père de l'histoire, pourquoi ment-il alors comme ne saurait le faire un historien ? Les Histoires – couramment appelées L'Enquête – et la longue suite de leurs interprétations sont un miroir où l'historien n'a jamais cessé de regarder, en fait de s'interroger sur sa propre identité et sur sa propre activité. Qui est-il, lui aussi ? Mais miroir s'entend aussi en d'autres sens. Parlant des Barbares, les Histoires sont ce miroir en négatif tendu aux Grecs. Ainsi les Scythes, nomades étonnants pour des Grecs, hommes de la cité. Manière de revenir, grâce à eux, sur la question de l'ethnographe et de l'historien. Le miroir, c'est encore la représentation du monde et du passé proche qu'Hérodote construit : parcourant et racontant le monde, à la fois rhapsode et arpenteur, il le met en ordre dans un espace grec du savoir. Manière donc, à partir du texte même de l'oeuvre, de reprendre la question de la place de l'historien et de son pouvoir. — "On aimerait pouvoir s'étendre sur un livre aussi riche et qui, par-delà l'historien de l'Antiquité, questionne le genre historique tout entier... Le dernier mot revient au plaisir que j'ai pris, que tout historien prendra à refléter ses interrogations dans ce Miroir qui est aussi un fort beau texte." (Nicole Loraux, Annales ESC, 1982)
Autour d'une Révolution (1788-1799).
P., Ollendorff, 1888, in-12, x-338 pp, 9 gravures hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Parois, 518)
"On sait quel chercheur infatigable est le Comte d'Hérisson. Après avoir successivement étudié la chute du second empire dans le « Journal d'un officier d'ordonnance », la campagne de Chine dans le « Journal d'un interprète », la police de la Restauration dans le « Cabinet noir » et le procès de Trianon dans la « Légende de Metz », l'éminent historien aborde aujourd'hui cette période de notre histoire qui est toujours d’une si poignante actualité : La Révolution Française. Dans « Autour d'une Révolution », le comte d'Hérisson publie, avec cette impartialité qui donne à ses œuvres une valeur toute exceptionnelle, une série de documents sur les grands hommes de 89. Les révélations les plus inattendues sont données tant sur les gros bonnets du parti républicain que sur les têtes couronnées : Danton, Robespierre et Mirabeau, le due d’Orléans, Louis XVIII (alors comte de Provence) et Louis XVI lui même, sont tour à tour mis en scène et jugés avec une sûreté de touche dont on peut d'autant mieux faire l'éloge que c'est aux prédictions presque divinatoires de Mallet du Pan que le Comte d’Hérisson a emprunté les plus terribles de ses documents. « Il n’y aurait qu'à recueillir ses articles et ses brochures pour avoir une histoire complète de la Révolution » a dit M. Taine en parlant de Mallet du Pan. Le tour attrayant que le comte d'Hérisson a donné à ces documents, en les réunissant dans son livre, est un charme de plus pour le lecteur, car on trouve dans « Autour d'une Révolution » des renseignements qui, pour être présentés sous une forme séduisante, n'en sont pas moins d’une importance considérable pour l'établissement défìnitif de la vérité historique." (La Cultura, 1889)
Le Cœur battant de Paris.
Pont Royal (Del Duca - Laffont), 1968, pt in-4°, 282 pp, très nombreuses gravures et photos, cart. illustré de l'éditeur, bon état
L'histoire du 8e Arrondissement : limites et évolution générale, la médiévale Ville-l'Evêque, le vieux village du Roule, la colline de Chaillot, l'aristocratique Cours la Reine, l'enchanteur Faubourg Saint-Honoré, les glorieux Champs-Elysées, la royale Concorde et la rue Royale, le merveilleux parc Monceau, etc.
Cérémonie tenue à la Bibliothèque nationale de France le 8 juin 1994, en la salle Labrouste (salle de lecture) en l’honneur de l’élection d’Emmanuel Le Roy Ladurie à l’Académie des sciences morales et politiques.
Fayard, 1995, in-8° étroit, 92 pp, broché, couv. rempliée, bon état, exemplaire de la bibliothèque d'Emmanuel Le Roy Ladurie, avec son cachet
Allocutions de Jean Favier, Georges Duby, Georges Le Rider, Jean-Sébastien Dupuit, Patrice Higonnet, Jacqueline Sanson, Alain Peyrefitte, Pierre Chaunu, et remerciements d’Emmanuel Le Roy Ladurie.
Mémoires. Préface et notes par Louis Guimbaud.
Editions Excelsior, 1934, pt in-8°, 313 pp, 8 gravures hors texte, reliure demi-basane carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. et dos conservés, signet (rel. moderne), bel exemplaire (Coll. Jadis et naguère)
"Mémoires du père de Victor Hugo, dont l'intérêt en dehors de la personnalité du général, s'étend à tout ce qui concerne l'Italie napoléonienne (la lutte contre Fra Diavolo) et la guerre d'Espagne." (Tulard, 712)
Oscar Wilde.
Perrin, 1967, in-8°, 408 pp, un portrait de Wilde par Lautrec en frontispice (et sur la jaquette) et 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état. Édition originale sur papier courant
Le 3 décembre 1900, dans un hôtel de la rue des Beaux-Arts mourait Oscar Wilde. Irlandais comme Bernard Shaw et James Joyce, le grand écrivain était venu finir ses jours à Paris après un retentissant procès de moeurs. Selon son propre mot, il avait mis "son talent dans son oeuvre et son génie dans sa vie". C'est cette vie que Philippe Jullian nous raconte. Servi par sa parfaite connaissance de la société et des coutumes anglaises, il fait revivre l'extraordinaire milieu, à la fois raffiné et frelaté, où le personnage de Wilde put s'enraciner, son génie du paradoxe s'affirmer, sa légende prendre forme.
Histoire universelle depuis les premiers âges du monde. Tomes 1 et 2.
P., L. Sébille et Cie, 1845-1846, 2 vol. in-8°, 478 et 470 pp, environ 40 planches gravées hors texte (portraits et paysages dessinés par Jules David et gravés sur acier par Nargeot), les 2 volumes brochés ensemble, couv. factice défraîchie, état correct
Les 2 premiers volumes seuls (sur 10) de cette “Histoire universelle” assez rare, ouvrage inachevé de Laponneraye qui couvre en 10 volumes l'Antiquité et le Moyen Age jusqu'à la prise de Constantinople. L'ouvrage devait avoir vingt volumes mais l'auteur est mort avant de les achever, le titre complet en est “Histoire universelle depuis les premiers âges du monde jusqu'à l'époque actuelle” ou “Histoire universelle depuis les premiers âges du monde jusqu'à l'invasion des barbares”. Albert Laponneraye (1808-1849) est un homme de lettres, militant républicain et socialiste. Historien, essayiste politique, journaliste, militant révolutionnaire, admirateur de Robespierre, Laponneraye a passé plusieurs années en prison. Ces 2 volumes traitent de l'Antiquité : temps antéhistoriques, Égyptiens, Phéniciens, Babyloniens, Juifs, Perses, Rome, la Grèce, Alexandre le Grand ... jusqu'à 140 avant J.-C.
L'invasion du IIIe Reich. Mémoires de guerre 1945.
Plon, 1968, in-8°, 314 pp, traduit du russe, cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Les mémoires de Koniev, l'autre grand acteur de la chevauchée finale soviétique avec Joukov. — Né en 1897 près d'Arkhangelsk, Koniev intégra l'armée tsariste à 15 ans. Ayant rejoint l'Armée rouge en 1918, il obtint un avancement régulier mais nullement spectaculaire. Ayant survécu aux purges des années trente, Koniev ne reçut un commandement important qu'en 1942. Il intégra le groupe d'armées Sud, dans le secteur de Stalingrad. En 1943, Koniev fut promu au grade de général d'armée mais resta, dans l'ensemble, un inconnu. En 1944, il obtint le commandement du deuxième front ukrainien. Collaborant avec le premier front de Joukov, il s'illustra lors de l'encerclement de Korsun. Lorsque les Soviétiques déferlèrent sur la Pologne, Koniev prit Lvov, le 27 juillet 1944, et franchit la Vistule au sud de Varsovie. En janvier 1945, les forces de Koniev furent en tête de la progression en Allemagne. Koniev atteignit la ligne Oder-Neisse à la mi-février. A la mi-avril, reprenant l'offensive, il fit sa jonction avec les Américains, sur l'Elbe. Vainqueur associé à Joukov pour la prise de Berlin, Koniev connut la célébrité internationale. De 1946 à 1955, il occupa le poste de commandant en chef des forces terrestres soviétiques. Par la suite, il devint commandant suprême des forces du pacte de Varsovie. Koniev mourut en 1973.
Les Origines, la Gaule indépendante et la Gaule romaine.
Hachette et Cie, 1911, gr. in-8° carré, 456 pp, un frontispice sous serpente et 23 pl. de gravures hors texte, biblio, reliure demi-basane blonde, dos lisse orné de fers originaux et filets dorés, tête dorée (rel. de l'éditeur), dos lég. frotté, cuir du 2e plat lég. épidermé, bon état (Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu'à la Révolution. Tome I - Deuxième partie, sous la direction d'Ernest Lavisse)
Par Gustave Bloch, le père de Marc Bloch, l'édition "illustrée" du volume sur la Gaule de l'Histoire de France depuis les origines jusqu'à la Révolution dirigée par Lavisse. — "... Les modestes proportions de ce livre ne l’empêchent pas d’être sur cette matière, à l’heure présente, le guide le plus complet, le mieux informé, le plus sûr. Ces pages si nourries, où chaque mot porte, où chaque phrase apparaît pleine de sens et grosse de faits comme l’esquisse et le résumé de tout un paragraphe, se lisent avec le plus vif intérêt et plaisent par leur forme même. Le style, nerveux et sobre, soutient sans cesse l’attention. Un heureux concours de rares qualités, plus rarement encore associées, méritera à ce volume un durable succès. L’ouvrage se divise tout naturellement en deux parties, d’inégale étendue. La première est consacrée aux Origines (p. 3-118) ; l’auteur y étudie d’abord les sociétés primitives et les peuples historiques de la Gaule (Livre premier), puis la civilisation de l’époque de l’indépendance et la conquête romaine (Livre II). A mesure qu’on s’éloigne de l’obscurité des premiers temps les documents se multiplient, le terrain est plus solide et mieux connu. Dans le chapitre II du livre premier, on appréciera particulièrement les pages où M. Bloch résume les traits principaux de la constitution et de la civilisation massaliotes ; au chapitre I du livre II, l’exposé des croyances religieuses des Gaulois et les doctrines druidiques ; au chapitre II, un récit vivant et dramatique des campagnes de César. La seconde partie, beaucoup plus considérable, est intitulée : la Gaule romaine (p. 121-451). Elle comprend trois livres. Dans l’histoire politique de la Gaule romaine jusqu’à Théodose, M. Bloch distingue deux grandes périodes, dont l’édit de Caracalla marque à peu près la séparation. Le troisième livre est une étude de la société gallo-romaine. (...) L’ouvrage est d’un maniement commode ; les sous-titres écrits en marge, par un heureux retour à une vieille coutume trop longtemps négligée, en facilitent la lecture et l’usage. En tête de chaque chapitre et subdivision de chapitre, on trouve une double bibliographie (sources, ouvrages à consulter) exacte et suffisamment complète, copieuse sans être inutilement surchargée. Le livre de M. Bloch n’est pas appelé seulement à instruire et intéresser le public lettré auquel il s’adresse ; il rendra de grands services à tous ceux qui voudront recourir aux documents eux-mêmes et leur en facilitera singulièrement l’accès et l’intelligence." (Maurice Besnier, Revue internationale de l'enseignement, 1901)
Alésia : archéologie et histoire.
Editions Errance, 1990, in-8°, 235 pp, troisième édition, 2 cartes, 5 plans et 94 illustrations dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Mis à part le livre de J. Carcopino, “Alésia et les ruses de César” (Paris, 1958), consacré essentiellement à l'épisode de 52 av. J.-C. et à l'identification du lieu de la bataille, on ne disposait pas jusqu'ici d'une étude d'ensemble sur le site gaulois et gallo-romain du mont Auxois à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or). Cette lacune est maintenant comblée grâce à un ouvrage vraiment exhaustif, agréable à lire, agrémenté de nombreuses photographies et cartes. L'auteur, M. Joël Le Gall, professeur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Paris, est le guide le plus compétent pour nous présenter ce haut lieu de notre histoire nationale, puisqu'il y assume depuis 1958 la direction des fouilles. (...) Il nous reste donc à espérer que les fouilles actuelles et futures apportent de quoi confirmer et compléter le tableau que fournit cet excellent ouvrage d'un site aussi célèbre et combien attachant." (André Chastagnol, Annales ESC, 1969) — "On se réjouira de la réédition de cet ouvrage paru pour la première fois en 1963. C'est un classique sur la question : il renseignera ceux qu'intéresse le passé gaulois, et en particulier les touristes qui s'arrêtent au Mont-Auxois. Joël Le Gall, professeur à la Sorbonne et directeur des fouilles, y raconte l'histoire d'Alésia et les péripéties des travaux archéologiques qui y ont été menés depuis Napoléon III. D'importants vestiges ont été dégagés, qui authentifient le site comme celui où César fit le siège de l'armée gauloise : ils aident à comprendre la stratégie employée. De nombreux objets ont été exhumés; ils témoignent de la vie et de l'art dans la cité devenue gallo-romaine, puis chrétienne. Certaines pièces sont reproduites par les illustrations du livre et donnent envie de visiter le musée d'Alésia où elles sont conservées." (Pierre Frison, revue Etudes, 1980)
Raz de Marée. Visions de guerre.
Éditions Baudinière, s.d. (1942), in-12, 252 pp, broché, traces de scotch en haut et bas du dos, bon état
Souvenirs écrits au lendemain de l'Armistice par Roger Lefèvre (1907-1981), l'ouvrage retrace les dernières heures de la défense de Dunkerque, bataille à laquelle il avait participé. — Roger Lefèvre fut élu député socialiste en 1936. Au congrès de Vichy, le 10 juillet 1940, il vota les pouvoirs constituants au maréchal Pétain. Déchu de ses mandats par le gouvernement de Vichy, Roger Lefevre sollicita un poste à l'Université, qui lui fut refusé, et travailla à une thèse de doctorat sur Descartes, ainsi qu'à des ouvrages sur Condillac, avant de participer à la Résistance... "Ce livre n'est pas un roman. Lieux, dates, personnages, anecdotes, tout est strictement authentique." (Note de l'éditeur) — "Roger Lefèvre raconte l'invasion allemande de mai 1940 alors qu'il stationne avec son régiment d'artillerie à la frontière franco-belge. Il s'attache à décrire sa guerre face à une Armée allemande qui lui semble invincible et à expliquer les raisons de la défaite due, à ses yeux, essentiellement au retard de l'Armée française (en matériel, en stratégie, en tactique). La division dont il fait partie est refoulée vers Dunkerque et se retrouve à défendre la ville sous les bombes. L'auteur réussit à s'embarquer vers l'Angleterre où la population réserve aux soldats un accueil bienveillant. Le temps de quelques jours de repos, il rembarque pour la France où, depuis la Somme, il se replie vers la Normandie. Sa mission consiste à défendre les ponts sur l'Orne. A la suite du message radiophonique du maréchal Pétain du 17 juin 1940, appelant à cesser les combats, les soldats se rendent et sont capturés à Vassy (Calvados). Alors que l'armistice n'est pas encore signé, des milliers de soldats prisonniers sont dirigés vers l'est. Certains tentent de s'évader et y parviennent, tel l'auteur." (Françoise Passera, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)
Ornes. La vie et la mort d'un village meusien.
Bar-le-Duc, 1938, gr. in-8°, xii-466 pp, qqs pl. de photos et plans et un plan replié hors texte, broché, bon état
Copieux et très complet ouvrage entièrement consacré à l'histoire d'Ornes, village martyr de la grande guerre. Bien qu'elle comporte encore quelques maisons et garde une poignée d'habitants permanents, cette commune est classée comme « morte pour la France ». Elle fait partie des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale non reconstruits car classés en zone rouge du département de la Meuse. — "Intéressante monographie d'un village entièrement détruit par la dernière guerre. Les chapitres V, XII, XV et XVI donnent de nombreux détails sur cette paroisse meusienne, avant, pendant et après la Révolution." (Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — Table : La terre et les habitants - Ornes, des origines au XIe siècle - La seigneurie d'Ornes - La commune d'Ornes et sa charte - La paroisse et les curés d'Ornes avant la Révolution - Les barons d'Ornes de la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution - Le château d'Ornes et ses dépendances - La commune d'Ornes jusqu'à la Révolution - La Révolution à Ornes - Ornes sous l'Assemblée Législative - Ornes sous la Convention - La Terreur - La fin de la Terreur - Ornes sous le Directoire et le Consulat - La paroisse d'Ornes après le Concordat - Les églises d'Ornes - Ornes sous le Premier Empire - Ornes sous la première Restauration et les Cent-Jours - Ornes sous la deuxième Restauration - Ornes sous la Monarchie de Juillet - Ornes de 1848 à 1870 - La guerre de 1870 et la Troisième République à Ornes - L'enseignement et les écoles - Les us et coutumes d'Ornes : l'élevage - Les us et coutumes d'Ornes : l'organisation de la police municipale. - Les us et coutumes d'Ornes : de la naissance à la mort - Les notabilités d'Ornes - La guerre de 1914. Les derniers jours d'Ornes - Ornes depuis la guerre - Appendice : les professions à Ornes.
La Duchesse d'Orléans. Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre (1753-1821).
Emile-Paul, 1913-1914, 2 vol. in-8°, xiv-329 et xiii-333 pp, 2 portraits en frontispice protégés par des serpentes légendées, brochés, couv. lég. salies, bon état
Excellente et copieuse biographie, riche en renseignements inédits, de Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, dite Mademoiselle d'Ivry puis Mademoiselle de Penthièvre (1753-1821). Fille de Louis-Jean-Marie de Bourbon et de Marie-Thérèse-Félicité d'Este, elle fut duchesse de Chartres puis duchesse d'Orléans par son mariage avec Louis-Philippe d'Orléans, futur « Philippe-Égalité ». Elle est également la mère du futur roi des Français, Louis-Philippe Ier. — Premier volume : La Jeunesse : le duc de Penthièvre ; le Palais-Royal ; la séparation (1753-1791) – Second volume : La mère du roi Louis-Philippe : la Révolution ; l'exil ; les dernières années. (1791-1821).
Ludovic le More, 1451-1508.
Payot, 1932, in-8°, 226 pp, traduit de l'italien, 7 gravures hors texte, broché, bon état (Bibliothèque Historique)
Ludovic Marie Sforza dit le More (1452-1508) est un noble italien qui fut duc de Milan en Lombardie. Deuxième fils du duc Francesco Sforza qui a régné sur Milan de 1450 à 1466 et à qui son frère aîné Galéas Marie a succédé jusqu'en 1476, Ludovic le More, qui a été dans un premier temps mi-condottiere mi-pillard, met tout en oeuvre, à partir de l'été 1479 pour confisquer le pouvoir au fils de ce dernier, son neveu Jean Galéas. Il y parvient en septembre de la même année et, dès lors, régit le duché sous le couvert du tutorat du jeune duc. Pendant les quinze années qui suivent, au plan de ses relations avec les pays voisins, le duché connaît une période de tranquillité, sans aucun conflit, et Ludovic s'investit dans un mécénat actif en invitant à la cour ducale nombre d'artistes de renom.
Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours.
Roanne, Editions Horvath, 1969-1972, 2 forts vol. gr. in-8°, xlvi-704 et 504-xlv pp, traduit de l'allemand, 72 pl. de gravures et photos et 17 pl. de cartes hors texte, biblio et index dans chaque volume, reliures toile éditeur, jaquettes illustrées, très bon état (Histoire des Nations Européennes)
"Le premier volume de cette histoire de l’Allemagne, qui va des origines à 1871, présente, encadré par des textes dus à des historiens français, une quinzaine de chapitres écrits par différents spécialistes allemands qui situent les événements propres à l’Allemagne dans le large contexte de l’histoire européenne. Il s’agit essentiellement d’une histoire politique et diplomatique. La période s’étendant de 1792 à 1871 occupe près de la moitié du volume. Il est normal qu’une part plus grande ait été faite aux événements les plus récents et le lecteur ne saurait s’en plaindre. Le contraste est d’ailleurs frappant entre les deux grandes périodes séparées par la date de 1792. Avant elle, l’histoire de l’Allemagne semble se confondre avec celle de l’Europe occidentale ; après elle, au contraire, elle prend un caractère plus spécifiquement national, dès qu’apparaissent, tirées à la fois des traditions allemandes et des idées révolutionnaires françaises qui les ont activées, les tendances à l’individualité nationale, si difficiles à affirmer dans un ensemble géographique aux frontières lâches et à l’histoire mouvante. Un ouvrage sérieux, à la traduction élégante." (Jean Némo, Revue de Défense nationale, 1970, à propos du tome I)
Le Commandant Lamy. D'après sa correspondance et ses souvenirs de campagne, 1858-1900. Algérie, Tunisie, Tonkin, Sahara, Congo, Madagascar, Soudan.
Hachette, 1903, pt in-4°, xvii-576 pp, 2e édition, un portrait en frontispice, 11 cartes hors texte, reliure demi-chagrin rouge à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, tête dorée (rel. de l’époque), bon état
Excellente biographie de Lamy construite à partir de sa correspondance réunie par le commandant Reibell, son fidèle compagnon et son second à El Goléa, à Madagascar et pendant la mission saharienne Foureau-Lamy. Relation des campagnes du commandant en Algérie, Tunisie, Tonkin, Sahara, Congo, Madagascar et Soudan. La capitale du Tchad, N'Djaména, fut nommée à sa création Fort-Lamy en son honneur. — "Dans ces lettres recueillies par le second du commandant Amédée Lamy à la Mission Saharienne, on peut signaler au point de vue géographique les pages relatives à El Goléa, la route de Hassi Inifel, la navigation du Kouilou et le portage de Loango à Brazzaville, l'Ankaratra, Lourenço Marquez, enfin les lettres écrites pendant la Mission Saharienne entre Timassinine et le Tchad." (Annales de Géographie, 1904)
Divertissements, sports et jeux des Rois de France.
Gallimard, 1937, pt in-4°, 282 pp, avec 48 planches hors texte d'après les gravures du Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, reliure éditeur, 1er plat illustré et dos toilé bleu titré, bon état
La Chasse ; Les tournois, les joutes, les armes ; Equitation et jeux équestres ; La paume, le mail ; Les rois sportifs de Charles VI à Louis XIV ; Animaux favoris ; Les dés, les cartes, les jeux de hazard ; Mascarades et ballets à la Cour ; Le théatre à la Cour ; Les délassements de Louis XIV ; Les divertissements de Louis XV ; Les passe-temps de Louis XVI et les plaisirs de Marie-Antoinette ; Les amusements des petits Princes. Les pères et les enfants.
Souvenirs du quatre septembre. Le Gouvernement de la Défense nationale.
P., Michel Lévy frères, 1874, in-8°, 392 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs filetés, titres dorés (rel. de l'époque), un mors lég. frotté, bon état
Mémoires d'un contemporain des débuts de la IIIe République. Jules Simon (1814-1896) faisait partie des députés républicains de Paris choisis, selon l'idée de Jules Ferry, pour former un gouvernement lors de la chute du Second Empire, et qui sont acclamés par la foule le 4 septembre 1870, à l'Hôtel de Ville de Paris. Il sera ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement de défense nationale, après la chute du second Empire
La Grèce de Mycènes à Homère. Archéologie, Art, Littérature.
Payot, 1962, in-8°, 316 pp, traduit de l'anglais, un tableau chronologique, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque Historique)
"Le titre du nouveau livre de M. Webster (From Mycenae to Homer, 1958) rappelle celui de M. Nilsson, 'Homer and Mycenae' (1933) ; en effet, après le déchiffrement des tablettes mycéniennes, une mise au point de l'ensemble de ces questions était nécessaire. Dans ce livre suggestif, l'auteur développe la théorie suivante : Comme des réfugiés pyliens sont allés, après les invasions doriennes, à Athènes sous la direction des Néléides, pour participer plus tard à la colonisation ionienne en Asie Mineure, de la même façon la poésie épique mycénienne se serait transportée graduellement de Pylos à Athènes, d'Athènes en Ionie ; il n'y aurait pas lieu de supposer une phase éolienne dans l'épopée grecque..." (C. J. Ruijgh, Mnemosyne, 1959)
Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle.
PUF, 1995, fort gr. in-8°, xx-1067 pp, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
De "Charles Maurras" à "Arlette Laguiller", de "Cohabitation" à "Sécurité sociale", de "procès Kravchenko", de "Pierre Laval" à "Maréchal Leclerc", de "Congés payés" à "ENA", en passant par "François Mitterrand", "Eugen Fried", "Sartre et Aron". Faits, acteurs, débats : toutes les clés pour comprendre plus d'un siècle de vie politique en France. Ce dictionnaire est le fruit de la collaboration d'une centaine d'auteurs sous la direction de Jean-François Sirinelli. — "Tout dictionnaire suppose une série de conventions, et celui-ci n'échappe pas à la règle. Le maître d'oeuvre, Jean-François Sirinelli, s'est ainsi franchement expliqué sur le fait, par exemple, que le XXe siècle commence ici en 1918 (le début se manifestant à travers les notices biographiques), sur l'absence d'entrées conceptuelles du genre « culture politique » ou encore sur les personnalités politiques d'aujourd'hui retenues ou pas dans ce panthéon. (...) Une place importante est accordée à la dimension « relations internationales », et sous deux angles. D'abord, bien sûr, par le biais des « acteurs » de la politique étrangère, soit à titre civil (à noter un remarquable Briand par J. Bariéty) soit à titre militaire. Ensuite, et surtout, à travers ce que l'on pourrait appeler les grands dossiers du genre accords de Munich ou d'Evian, Alliance atlantique, CED, Conférence de la paix (1920), dissuasion nucléaire, pacifisme, sans oublier les diverses occurrences du mot « guerre » (d'Algérie, d'Espagne, d'Ethiopie, d'Indochine, du Golfe, du Rif (et naturellement la guerre froide)." (Bernard Cazes, Politique étrangère, 1995)
L'irréductible Wings.
France-Empire, 1970, pt in-8°, 400 pp, traduction de l'anglais et notes de Jean-Claude Renault, préface de Rémy, 12 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
Le récit des exploits du pilote de la Royal Air Force Harry « Wings » Day (1898-1977). Prison-nier de guerre en Allemagne dès 1939, il est resté célèbre pour ses nombreuse tentatives d’éva-sion... L’auteur, Sydney Smith, était également prisonnier de guerre et a été détenu avec Day pendant plusieurs années.
Le Monde en mars 1939.
Gallimard, 1958, in-8°, 652 pp, traduit de l'anglais, broché, papier lég. jauni, bon état
Première partie : Tour d'horizon politique des puissances mondiales ; Deuxième partie : Force comparée des grandes puissances. — "L'équipe dont Arnold Toynbee a dirigé les travaux nous donne, comme une « coupe » dans l'histoire, l'image du monde en 1939. L'histoire diplomatique y tient une place importante, bien qu'on y trouve aussi d'excellentes analyses de la situation politique (cf. notamment la contribution de Martin Wight sur l'Allemagne) et une utile comparaison du potentiel économique des grandes puissances à la veille de la seconde guerre mondiale. Darsie Gillie présente en raccourci un tableau intelligent de la situation française au cours des années 30. A. Toynbee traite lui-même du Commonwealth britannique. L'ouvrage se termine par une analyse substantielle par H. C. Hillmann de la « Force comparée des grandes puissances » en 1939, du point de vue de leur situation géopolitique, de leur force industrielle, et de leur préparation économique à la guerre." (Jacques Vernant, Annales ESC, 1959)
La Belle Paméla (Lady Edward Fitz Gerald), 1773-1831. D'après des correspondances et mémoires inédits, des traditions et documents de famille. Premier volume (1773-1792).
P., Emile-Paul, 1923, pt in-8°, xv-358 pp, 11 portraits inédits hors texte, reliure demi-toile cerise, pièce de titre basane carmin, dos lisse, couv. conservées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, état correct
La Belle Paméla était l'une des deux filles adultérines de Madame de Genlis et de Philippe d'Orléans, duc de Chartres, futur Philippe-Egalité, qui finira sur l'échafaud. — "Ce livre est l'œuvre conjointe de l'arrière-petite-fille de Paméla, Miss Lucy Ellis, et de l'historien français Joseph Turquan, et traite de cette vie intéressante avec beaucoup d'exhaustivité et d'autorité. Sur la question de la filiation, il ne laisse aucun doute – les responsables sont Philippe Egalité et Madame de Genlis." (The American Historical Review, 1924)
La seconde fin du monde. Mycènes et la mort d'une civilisation.
Toulouse, Editions des Hespérides, 1978, in-8°, 239 pp, 32 pl. d'illustrations hors texte, 45 figures dans le texte, 8 cartes, biblio, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Archéologie, horizons neufs)
"Ce beau volume, remarquablement présenté et illustré, retrace dans une langue simple et toujours accessible aux non-spécialistes l'histoire de la civilisation mycénienne depuis ses débuts, au XIVe siècle avant notre ère, jusqu'à sa disparition, vers 1200. L'auteur est historien et archéologue renommé, la documentation est donc de grande valeur, marquée de tout le sérieux, la prudence et la sérénité souhaitables. On se passionne pour cette brève mais brillante époque qui permit l'épanouissement en terre grecque d'un type assez remarquable de civilisation où la douceur et la liberté crétoises ont fait si bon ménage avec l'efficacité et l'allant des nouveaux venus. Vers 1200 on constate presque partout l'abandon des lieux de peuplement après incendie et destruction. Ne peut-on supposer que l'explosion volcanique de Santorin, déclenchant des cataclysmes variés (par mer et air) a brutalement compromis les conditions de vie sur un vaste territoire et a exercé un encore plus vaste effet dévastateur en lançant des masses terrifiées et pillardes à l'assaut de bien des zones préservées ?" (P. Prigent, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses) — "Le choix quelque peu apocalyptique du titre de cet excellent ouvrage fera peut-être sourire les préhistoriens habitués au cycle incessant de la naissance et de la mort des civilisations depuis la première apparition de l'Homme. Mais il faut entrer dans le jeu : le monde mycénien, si proche de nos premières civilisations protohistoriques, si proche de nous-mêmes, par le truchement de la geste homérique, ne peut laisser indifférent et sa fin brutale peut, somme toute, être comparée au mythe cosmogonique du Déluge. L'ouvrage bien illustré, écrit dans une langue attrayante, se lit comme un roman." (T. Briard, Bulletin de la Société préhistorique française, 1975)
Célébration de l'Œuf.
Le Jas, Robert Morel, 1968, in-12 carré, (48) pp, un dessin d'Odette Ducarre en frontispice, non paginé, reliure pleine toile vert pomme éditeur, large signet en tissu, édition originale, après 1000 exemplaires marqués H.C., couv. lég salie, bon état
Précis historique du voyage et de la captivité de Pie VII, depuis son départ de Rome jusqu'à son retour dans cette ville ; suivi du Précis historique du voyage et de la captivité de Pie VI, depuis son départ de Rome jusqu'à sa mort. Par M. L***. Orné du Portrait de Sa Sainteté.
P., L. Saintmichel, 1814, pt in-8°, (2)-iv-88 pp, un portrait de Pie VII en frontispice, reliure demi-basane rouge, dos lisse avec titre doré en long, bon état
Même si toutes les routes mènent à Rome, l’itinéraire de ce périple n’est reste pas moins inattendu puisqu’il passe par Limoges et Toulouse, en France, et par Lorette et Ancône, en Italie. Ce parcours tortueux ne s’entend du reste qu’en gardant à l’esprit les conditions dans lesquelles se trouve alors l’Europe et l’incidence du déroulement de la guerre où s’affrontent la France et les puissances coalisées. Le 1er janvier 1814, les alliés ont franchi le Rhin tandis que Joachim Murat, le roi de Naples, envahissait la plus grande partie des États pontificaux, à commencer par Rome...
Souvenirs de guerre et de captivité d'un page de Napoléon, 1812-1815, publiés par son petit-fils le comte E. de Barral.
Emile-Paul, s.d. (1925), pt in-8°, 267 pp, un portrait en frontispice, index, broché, couv. piquée, bon état
"Curieux détails sur l'organisation des pages de la Cour impériale. L'auteur a participé à la bataille de Torrequemada et a été capturé par les Anglais. Il décrit les souffrances des prisonniers français avec objectivité." (Tulard, 81)
Portrait d'un roi , Pierre II de Yougoslavie.
Serg, 1973, pt in-4°, 220 pp, 2 portraits en couleurs, 150 photos (couvrant surtout les 11 années du règne du roi Pierre II, c'est-à-dire de 1934 à 1945), généalogies, biblio, reliure simili-cuir bleu éditeur avec blason doré au 1er plat, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s. à Dominique Labarre de Raillicourt + 2 cartes de visite héraldiques a.s. du duc de Saint-Bar (Ordre de Karageorge)
L'auteur est un ami intime et aide de camp du roi Pierre II de Yougoslavie.
Chemin privé. Œuvres poétiques (1930-1970) recueillies par Henri Parisot.
P., Flammarion, 1970, in-8°, 155 pp, broché, édition originale, un des 30 exemplaires sur vélin pur chiffon des papeteries d'Arches (seul grand papier), non rogné, très bon état
Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. 2e édition revue et complétée par Ch. Rostaing.
P., Librairie Guénégaud, 1978, fort in-8°, xii-(4)-742-xxiv pp, broché, bon état
"M. Charles Rostaing nous a donné le Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France qu’il préparait depuis 1945 en collaboration avec Albert Dauzat. Lorsque celui-ci nous a quittés en 1954, le Dictionnaire en était à la lettre L, mais Charles Rostaing a profité du travail préparatoire de recherches fait par Albert Dauzat et respecté l’esprit dans lequel l’ouvrage avait été conçu. Ainsi, ce Dictionnaire s’inscrit après le Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms français, mais avec l’avantage de paraître dix ans plus tard et d’avoir ainsi pu profiter de tout l’immense progrès que la toponymie française a pu faire depuis la guerre. (..) Le difficile était donc d’être aussi complet que possible et en même temps de conserver à un ouvrage de format réduit un caractère scientifique. M. Rostaing et M. Dauzat avaient décidé de se limiter aux noms de communes ; leur dictionnaire contient environ quarante-cinq mille noms, c’est dire qu’ils ne se sont pas strictement limités à leur projet. (...) Que ne trouve-t-on pas dans ce dictionnaire !... C’est un ouvrage qui doit entrer dans toutes les bibliothèques." (Revue internationale d'onomastique, 1964, à propos de la première édition de 1963) — "Le regretté Albert Dauzat avait entrepris un dictionnaire étymologique des noms de communes de France, que la mort a interrompu. C'est le collaborateur qu'il avait choisi, Ch. Rostaing, qui a achevé cette œuvre, lui a donné son titre actuel et en a fixé les limites. Le nouveau dictionnaire contient un très grand nombre de noms de communes, mais pas tous. Ceux qui manquent ont été omis soit parce qu'ils n'ont pas de forme ancienne, soit parce qu'on a renoncé à les expliquer. Par contre il contient un certain nombre de noms de hameaux, « les plus caractéristiques ou les plus attestés ». Pour chaque nom de lieu, le dictionnaire donne les formes anciennes les plus utiles, puis l'origine et le sens en quelques mots. Les variantes d'un même toponyme et leurs dérivés sont groupés en un même article. Nous devons une grande reconnaissance aux auteurs d'avoir rassemblé une masse énorme de matériaux et de les avoir présentés d'une manière très commode : c'est une documentation large et profonde, qui donne une idée exacte de la toponymie de la France." (Ernest Nègre, Annales du Midi, 1964, à propos de la première édition de 1963)
La Crise sociale.
P., Bloud & Cie, 1910, in-12, 373 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés, pièces d'auteur et de titre chagrin vert (rel. de l'époque), bon état
"Ce livre est celui d'un mécontent. L'auteur s'attache à montrer combien notre société est inorganique et comme l'anarchie règne dans tous ses domaines. Crise économique, crise politique, crise morale, tels sont pour M. Deherme les trois aspects de la crise sociale. On est en présence d'un ouvrage où sont discutées et appréciées des théories et des opinions d'aujourd'hui. Les réflexions de l'auteur sont liées par un ciment homogène : on trouve au cours de son étude les mêmes critiques fondamentales adressées au suffrage universel, à l'exaltation de l'idée de « droits », à l'oubli de l'idée de « devoirs ». Signalons aussi les opinions de M. Deherme sur le rôle de la femme dans la société : il y a là de quoi faire réfléchir sur le mouvement féministe..." (Revue d'histoire des doctrines économiques et sociales, 1910) — "On trouve dans ce livre l'énergique pessimisme et la haute conscience que l'on connaît. L'auteur étudie successivement la crise économique, la crise politique et la crise morale. La critique, vigoureuse, et pour certains sans doute excessive, suscite toujours la réflexion... L'insécurité prolétarienne et le travail « sans fierté », un socialisme qui « n'est plus qu'une chose vague, équivoque, confuse et incohérente », et rongé par la politique ; un syndicalisme généreux et éducateur, mais qui ne sait ni ne veut éliminer l'antimilitarisme, le sabotage et la lutte des classes, et qui d'ailleurs envisage trop exclusivement le producteur dans l'homme ; un réformisme qui n'est trop souvent qu'expédients ou trucs électoraux, ou qui, lorsqu'il est bien intentionné n'aboutit qu'à faire des ouvriers des bourgeois ; le déclin de l'apprentissage ; l'abus de la grève, sont les principaux éléments ou les signes les plus nets de la crise économique. Le pillage du budget, le gaspillage des forces, la clientèle électorale, le parasitisme, le favoritisme, la révolte des fonctionnaires, l'enseignement par l'État, l'anarchie dissolvante que manifestent la baisse du sentiment du devoir militaire et les scandales judiciaires, politiques et financiers ; par-dessus tout la corruption parlementaire, qui met les supérieurs à la merci des inférieurs et du nombre, posent les termes essentiels de la crise politique. Quant à la décomposition morale, c'est dans l'individualisme effréné, l'anarchie des intelligences, la dissolution de la famille, l'immoralité sexuelle, l'accroissement de la criminalité, des divorces et des suicides, que M. Deherme en voit les marques les plus incontestables. – Les remèdes proposés ? Ici vraiment il faut une foi robuste pour qu'un homme, qui n'aime pas être dupe des mots et des apparences, voie dans une dictature positiviste, « contrôlée, soutenue, sanctionnée par les philosophes, disciplinée par le sentiment féminin, agissante par l'énergie prolétarienne », et s'aidant de la collaboration du catholicisme, le seul moyen de réaliser cette collaboration des classes, ce syndicalisme d'ordre, cette organisation des libertés qui nous sont présentés comme l'idéal nécessaire." (Revue de Métaphysique et de Morale, 1910)
Les Chinois. Esprit et comportement des Chinois comme ils se révèlent par leurs livres et dans la vie, des origines à la fin de la dynastie Ming, 1644.
P., Editions Lidis, 1982, fort pt in-4°, 671 pp, avant-propos de Jacques Guillermaz, préface de Léon Vandermeersch, nombreuses illustrations en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, tables chronologiques, tableaux de concordances des transcriptions Pinyin, Wade EFEO, tableau des Radicaux, tableau des hexagrammes, biblio, index, reliure pleine toile beige décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Histoire ancienne des peuples)
L'auteur, jésuite et directeur de l'Institut Ricci, trace un panorama, érudit mais accessible à tout un chacun, des racines et culturelles du peuple chinois – langue, philosophie, anthropologie –, caractérise les arts dans lesquels il a excellé, dont celui de vivre, ainsi que ceux qui fondent son rayonnement et sa puissance, de l'administration à l'astronomie, à la médecine et à la stratégie. On citera, parmi les plus fines de ces analyses, les chapitres sur la conception de l'homme et sur la peinture. Nourri bien entendu des oeuvres des grands, l'auteur est attentif à éviter toute paraphrase. Il y parvient grâce à sa connaissance intime de l'univers mental qu'il nous présente, à un bonheur d'expression presque constant – à base de phrases courtes et denses – et à la formule imposée par l'éditeur, comportant l'insertion de très nombreuses citations de textes originaux. La dernière partie de l'ouvrage est une longue « chronique » de l'histoire chinoise des origines à 1644. A signaler encore une iconographie soignée accompagnée de légendes concises autant qu'éclairantes, une impression parfaite, deux index fort complets. Parmi les annexes, un tableau des 64 hexagrammes et des tables chronologiques. Bref, une réussite. (Denis Nardin, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1986)
Charles-Quint et son temps.
P., Editions du CNRS, 1959, gr. in-8° carré, xvii-228 pp, cart. couleur vélin illustré de l'éditeur, titre en vert au dos et au 1er plat, bon état. Edition originale
"Tous les aspects du règne de Charles Quint : politique, religieux, littéraire, administratif, économique, social, ont été abordés à ce colloque qui intéressera sans nul doute tous les historiens du XVIe siècle." (Bibliothèque de l'École des chartes) — "Ce volume élégamment édité contient le texte des dix-sept communications qui ont été présentées au colloque de Paris, à l'occasion du 400e anniversaire de la mort de Charles-Quint. La participation française et espagnole a été prépondérante, mais d'autres pays d'Europe ont été représentés, notamment l'Allemagne et la Belgique. De ce colloque se dégagent quelques aperçus généraux sur la politique de Charles-Quint : l'idéal religieux de l'empereur dans son gouvernement (M. Menendez Pidal) ; la structure de l'administration impériale (M. Vicens Vives) ; le problème de la lutte contre l'invasion turque (M. Hantsch) ; la question de savoir si Charles-Quint a songé un moment, sous l'influence de Las Casas, à abandonner la souveraineté sur le Nouveau Monde (M. Bataillon) ; l'activité législative de l'empereur dans le gouvernement des Indes (M. Perez Bustamente). L'idée d'Empire en France au XVIe siècle, qu'expose brillamment M. Michel François, fait surgir, avec d'autres communications, la question, toujours discutée entre historiens, des aspirations de Charles-Quint à la monarchie universelle. Les autres communications éclairent divers aspects du règne la rivalité des Français et des Espagnols dans l'Atlantique (M. Rumeu de Armas) ; les espoirs vrais ou supposés que les réformateurs italiens favorables au protestantisme ont mis en Charles-Quint (M. Cantimori) ; les questions financières et économiques des Pays-Bas (M. Verlinden, M. Braudel). Divers points de l'histoire du règne de Charles-Quint se trouvent ainsi révisés par ces savants travaux." (Joseph Lecler, Etudes, 1960)
Un Atlas parisien. Le dessus des cartes.
Edition du Pavillon de l'Arsenal et Picard, 1999, in-4°, 288 pp, nombreuses illustrations et plans en couleurs, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition au Pavillon de l'Arsenal, juin-septembre 1999
Que montrent les plans de Paris ? Différents états de la ville, aux moments où ils sont élaborés ; leur rassemblement permet, par le défilement d'arrêts sur images, de reconstituer le film du développement de la capitale. Comment les montrent-ils ? Ces images ont été élaborées par art ou par science : elles exposent une construction mentale. Dans quelles conditions furent-ils donnés ? Ils n'étaient jamais dépourvus d'enjeux, tant il est vrai qu'ils étaient le plus souvent commandités. Comment furent-ils regardés et comment les regardons-nous ? Telles sont les questions que posent, sitôt qu'ils sont exposés, ces miroirs qui sont à la fois images et œuvres, outils et concepts. Les interroger, c'est s'y réfléchir pour y réfléchir. Ces plans, qui sont des projections d'un territoire, relèvent d'une histoire riche et ne furent longtemps qu'instrument de contrôle et de domination. Au travers de cette histoire de la représentation, qui se découvrira comme une succession d'arrêts sur image, apparaîtra l'histoire de l'urbanisme parisien. — "Les reproductions de plans parisiens sont d’excellente qualité, la mise en page joue sur les tailles, de la vignette au dépliant qui permet une vision à la fois générale et précise de l’agglomération. Chaque image est accompagnée d’une notice, et chaque partie est introduite par une présentation. La place principale, comme il se doit, est faite aux images, mais il convient de souligner le soin avec lequel les références bibliographiques et archivistiques ont été présentées. En conséquence, cet ouvrage constitue un outil documentaire précieux. Bien entendu, il n’en reste pas à ce premier niveau. Les auteurs se sont également attachés à proposer une lecture globale de cet « Atlas parisien ». L’ambition de ce livre, est de rendre compte, sur un temps long des constructions mentales à l’œuvre dans la représentation cartographiée de Paris. Deux idées dominantes peuvent se lire. Le plan est, d’abord, un organe et un signe du pouvoir. Les auteurs ont beau jeu de rappeler que le prince est bien souvent à l’origine du projet cartographique, à l’instar de François 1er faisant réaliser le premier (et l’un des plus grands) plan de Paris entre 1525 et 1530. Il s’agit à la fois de représenter l’espace pour mieux le contrôler et de diffuser, via le plan ou la carte, un discours idéologique de puissance et de paix. Conjointement, cet ouvrage peut être lu sous l’angle de l’histoire des techniques et des sciences. L’image de Paris est ainsi tributaire des modifications de la manière de percevoir et de représenter l’espace, le bâti, les réseaux. L’un des intérêts des notices est de faire apparaître d’ailleurs l’imbrication des modèles de pouvoir et des représentations graphiques menées au nom des pouvoirs. En bref, une réflexion stimulante." (Frédéric Moret, Histoire urbaine, 2001)
Ratapoil & Cie. Nouvelles.
P., pour Les Amis de La Varende, 1975, pt in-8° étroit, 55 pp, en feuilles, broché, couverture rempliée, bon état. Edition originale hors commerce réservée aux Amis de La Varende, un des 625 ex. sur vergé Romana (d'un tirage total de de 693 ex.)
Robespierre.
Club français du livre, 1956, in-8°, 318 pp, 19 gravures, un dépliant volant contenant un plan des sections de Paris et 2 cartes, biblio, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Édition originale, numérotée. Bien complet du dépliant volant
"Jean Massin fait une part importante à l'activité de l'homme politique. Son récit est bien documenté et au courant des nombreuses études qui ont été publiées sur Robespierre (...) Ses conclusions nous semblent fort pertinentes. Quel est le bilan de Robespierre ? demande Jean Massin. « Contre la plus grande partie de la bourgeoisie elle-même, répond-il, Robespierre a conduit à la victoire la Révolution bourgeoise. » « II a sauvé la France de l'invasion étrangère. Il a maté suffisamment la contre-révolution monarchique et aristocratique pour qu'elle devienne impuissante à effectuer aucune restauration durable. Il a poussé la démocratie encore bourgeoise des droits de l'homme jusqu'aux extrêmes limites de l'égalité dont elle est susceptible. Il a amorcé une trajectoire d'égalité sociale et de limitation du droit de propriété qui rendra possible à ses successeurs d'aller jusqu'au socialisme... » II a pour la première fois expérimenté la dictature révolutionnaire." (Jacques Godechot, Annales ESC, 1957)
Initiation à l'histoire de la France.
Fayard/Tallandier, 1985, in-8°, 490 pp, chronologie politique 987-1914, 7 généalogies, 14 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis bien longtemps, l'Histoire de France est devenue une espèce de genre littéraire avec tout ce que cela comporte de conventions. Comment faire du neuf en accumulant toujours les mêmes événements censés avoir infléchi le destin du peuple français ? Sur une trame légère – mais bien présente – de faits, Pierre Goubert a préféré donner de notre passé une vue cavalière qui lui permet de faire apparaître les lignes principales, les temps forts et les temps morts, donc de donner à un passé souvent trop figé du relief et de l'animation. Nourri d'histoire nouvelle (économie, démographie, mentalités), ce livre renouvelle en profondeur notre vision: il s'agit bien de la même histoire et du même peuple mais comme ils parlent mieux ici à l'intelligence et à l'imagination ! Pour donner un manuel complet, l'auteur a également joint en annexe une chronologie précise, des tableaux généalogiques, une bibliographie, des cartes. — Professeur d'université à Rennes puis à Paris, Pierre Goubert est l'un des pionniers de la démographie historique et l'un des meilleurs spécialistes du XVIIe siècle et de l'Ancien Régime. Sa thèse sur Beauvais et le Beauvaisis a fait date, tout comme ses ouvrages sur l'Ancien Régime, sur Louis XIV et vingt millions de Français et la Vie quotidienne des paysans au XVIIe siècle.
Balzac mis à nu et les dessous de la Société romantique, d'après les Mémoires inédits d'un contemporain. Préface et notes de Charles Léger.
P., C. Gaillandre, 1928, in-8°, xlvii-261 pp, 8 pl. de gravures hors texte, index, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, ex. numéroté sur papier de Sorel-Moussel
D'après les mémoires du magistrat versaillais Victor Lambinet (1813-1894).
Les Paysans de la Bourgogne du Nord au dernier siècle de l'Ancien Régime. (Thèse).
Rennes et Dijon, Association d'Histoire des Sociétés Rurales, Editions Universitaires de Dijon, 1995, gr. in-8°, lxviii-643 pp, préface de Jean-Marc Moriceau, une carte, biblio, pièces justificatives, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état (Bibliothèque d'histoire rurale). Bien complet de la carte volante
"Les Paysans de la Bourgogne du nord au dernier siècle de l'Ancien Régime, de Pierre Saint Jacob (1906-1960), constituent un ouvrage classique, dont le sujet avait été accepté par Marc Bloch et dont certaines orientations sont toujours actuelles. Au-delà du tableau d'une singularité régionale, il démontre la dynamique de la société rurale bourguignonne et ses résistances aux changements impulsés de l'extérieur. Les liens entre les sources, l'espace et les problèmes historiques généraux sont constamment affirmés dans cette thèse longuement mûrie. La profonde connaissance documentaire, la qualité de l'écriture et la variété des perspectives ouvertes par Pierre Saint Jacob confèrent à son œuvre un fort pouvoir de suggestion. La préface qui introduit cette réédition la replace dans son contexte scientifique et en dégage les prolongements. Une bibliographie récapitulative des travaux de l'auteur trace la route exemplaire d'une vie consacrée à l'histoire."
Encyclopédie des femmes politiques sous la Ve République.
Editions Patrick Banon, 1996, gr. in-8°, 373 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
176 femmes en près de quarante ans de vie politique : l'ouvrage retrace le parcours de celles qui malgré les difficultés ont choisi de s'engager pour faire évoluer notre société. Une fiche sur chacune des 176 femmes ministres, secrétaires d'Etat, sénatrices et députées.
L'Evasion du général Ducrot, 11 septembre 1870.
Fécamp, Imp. réunies M.-L. Durand, 1913, pt in-4°, 25 pp, un portrait photographique du général en frontispice et 8 planches de photos hors texte, soit 9 planches sous serpentes reproduites en héliogravure, broché, bon état. Edition originale tirée à petit nombre
"Le capitaine J. Ducrot a retracé, dans tous ses incidents, l'évasion de son père des mains de l'ennemi, le 11 septembre 1870, à Pont-à-Mousson..."
Histoire de l'Armée allemande. V : Les épreuves de force, 1938.
Albin Michel, 1965, in-8°, 531 pp, 8 cartes et un graphique, broché, jaquette, bon état
Cinquième volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. — "Continuant sa monumentale histoire de l’armée allemande, l’auteur enrichit considérablement ce qu’il en avait écrit dans les premières éditions de cet ouvrage, et, exploitant des sources maintenant ouvertes, rédige un travail entièrement nouveau. La période dont il est traité dans ce volume est particulièrement fertile en coups de théâtre, jusqu’à Munich. L’armée allemande sent venir la guerre et s’y entraîne, ne manquant pas d’occasions pour cela ; mais dans les cadres du haut commandement commence à percer une inquiétude, et ce malaise contient en germe les crises de 1944, au moment de l’effondrement. On connaît le talent de l’auteur, à la fois comme historien et comme écrivain. Il trouve largement matière à s’exercer dans le récit des événements haletants de 1938." (Jean Némo, Revue Défense Nationale, 1966) — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."
Dictionnaire des Francs. Les Carolingiens.
Bartillat, 1997, pt in-8°, 245 pp, 2 tableaux généalogiques, 2 cartes et 2 plans, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre fait suite au Dictionnaire des Francs : Les temps mérovingiens. Comme lui il présente des articles concernant les événements, les personnalités laïques et religieuses, les institutions, la vie économique, les monuments, mais aussi quelques notices sur les historiens qui nous ont précédés et qui ont fait connaître le monde carolingien. En utilisant ce dictionnaire on découvrira que la période qui va du milieu du VIIIe siècle au Xe siècle est capitale pour l'histoire de l'Occident. Face au monde de l'Islam et à Byzance, les Carolingiens ont regroupé sous leur autorité différentes régions de l'Occident, ont favorisé renaissance intellectuelle et artistique, ont créé des institutions qui leur survécurent très longtemps au Moyen Age et même à l'époque moderne, et ont réalisé pour la première fois l'unité de l'Europe. Tableaux généalogiques, cartes, chronologie, plans, ainsi qu'une courte présentation de la période et des indications bibliographiques, font de cet ouvrage un excellent instrument de travail pour tous.
Souvenirs d'un homme de lettres (1795-1873).
Genève, Slatkine, 1973 in-8°, 570 pp, reliure simili-cuir brique de l'éditeur, un mors fendu recollé, pt accroc à la coiffe inf., bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1877)
Très vivants mémoires. — "Auguste Jal raconte les plaisirs de la table sous l'Empire, ses liens avec Fouché, les douze derniers jours de Napoléon en France. Des fragments sur les Cent Jours avaient paru dans la Revue des Deux Mondes du 1er octobre 1832." (Tulard, 730) — "Fervent bonapartiste, l'aspirant de marine Jal constitue en 1815 à Lyon une compagnie d'aspirants qui se porte au secours de Paris. Exclu de la marine, il commence une carrière de journaliste et d'hommes de lettres, donnant dans ses mémoires une vivante description des milieux politiques, littéraires et artistiques du temps. La mort l'a surpris avant que ses souvenirs ne dépassent le règne de Louis XVIII." (Bertier de Sauvigny, 540)
Histoire de l'Armée allemande. II : La discorde, 1919-1925.
Albin Michel, 1964, in-8°, 406 pp, 6 cartes (dont une en dépliant hors texte), reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, premier plat avec titre doré et reproduction à froid de la croix de guerre allemande, rhodoïd, bon état. Avec une carte de visite tapuscrite des éditions Albin Michel
Deuxième volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. Ce volume met en scène le général von Seekt et les débuts du national-socialisme sous l'impulsion d'un inconnu nommé Hitler, la conférence du désarmement à Genève ; il montre la Reichswehr s'apprêtant à conquérir le pouvoir. — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."
Histoire de l'Armée allemande. III : L'essor, 1925-1937.
Albin Michel, 1964, in-8°, 333 pp, 2 cartes et 2 graphiques (dont une carte en dépliant hors texte), reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, premier plat avec titre doré et reproduction à froid de la croix de guerre allemande, rhodoïd, bon état
Troisième volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. Ce volume montre la République allemande aux abois, Hitler au pouvoir, l'incendie du Reichstag, la création de la Wehrmacht, le retour de la Sarre et l'abolition du traité de Versailles. — "On trouve dans ce volume des chapitres dramatiques et passionnants, tel le récit de la nuit où fut exécuté Röhm et un millier d'adversaires, cette nuit « des longs couteaux » qui évoque par sa sauvagerie les plus sombres conjurations des Borgia à l'époque de la Renaissance. Ayant à traiter une matière complexe et abondante et la traitant de la manière la plus documentée, l'auteur a le mérite d'avoir su réserver la place nécessaire à certains détails pittoresques et précis qui rendent plus vivant, plus saisissant, le récit d'un événement politique ou militaire." (A. Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1964) — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."
Nicolas II, le dernier des tsars.
Le Cherche Midi, 2002, gr. in-8°, 502 pp, traduit du russe, 16 pl. de photos hors texte, notices biographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
Nicolas Romanov devient prince héritier en 1881, après l'assassinat de son grand-père, le tsar réformateur Alexandre II. Lui-même sera exécuté dans une cave d'Ekaterinbourg en Russie, en 1918, avec sa famille. Entre-temps, son règne, son existence auront été marqués au sceau de la guerre et de la révolution. Edvard Radzinsky commence par « feuilleter » le journal intime du tsar. Au fil des pages se reconstitue l'image d'un jeune homme qui, n'était sa condition de futur souverain, eût pu être tout simplement « comme les autres » : parties de chasse et de pêche, goût du sport et de la vie militaire, bals et premières amours, puis rencontre avec celle qu'il épousera en 1894 : « Alix », la future tsarine Alexandra Fiodorovna. Dès lors, le bonheur de Nicolas serait à peu près sans nuage, sans la mort subite de son père, Alexandre III en 1894. Bon gré mal gré, Nicolas ceint la couronne. C'en est fini de sa quiétude. Terrorisme, manifestations de rues, problèmes diplomatiques, tout semble s'enchaîner pour conduire à l'année 1914, le « début de la fin ». Survient la révolution. Nicolas et sa famille se retrouvent bientôt prisonniers du nouveau pouvoir, qui se sait bien peu solide mais ne reculera devant rien pour rester aux commandes. Le tsar déchu est-il une menace potentielle ? Qu'à cela ne tienne ! On l'éliminera. Et le massacre commence. Témoignages de contemporains et acteurs des événements, archives, enquêtes, Edvard Radzinsky multiplie les approches et fouille le passé pour tenter de reconstituer les faits et d'éclaircir les nombreux points demeurés obscurs de la tragédie russe. Une tragédie qu'il fait revivre au lecteur, à sa manière impressionniste, dont l'émotion n'est pas la moindre des composantes.
L'Hôtel de Ville de Paris.
P., H. Laurens, 1908, pt in-4°, 224 pp, 64 planches de gravures et photos hors texte, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les richesses d'art de la ville de Paris)
"Ce volume est le premier d’une collection entreprise sous la direction de F. Bournon, le regretté historiographe de Paris. Consacré à l’Hôtel de Ville, il débute par un premier chapitre, où est résumée l’histoire de l’édifice élevé par le Boccador, que M. Lambeau se refuse à déposséder au profit de Pierre Chambiges. L’auteur regrette qu’après l’incendie de 1871 on ait procédé à une reconstruction et non à une restauration, et il publie les principaux documents officiels relatifs à ce travail. Le reste de l’ouvrage est purement descriptif : les principales œuvres d’art et les diverses parties du mouvement sont passées en revue. Les derniers chapitres sont une étude de l’installation des divers services. Une bibliographie utile leur est jointe. Ce livre se consultera avec plaisir, et il constitue un inventaire utile des richesses d’art de l’Hôtel de Ville." (C. G. Picavet, Revue internationale de l'enseignement, 1910) — Lucien Lambeau (1854-1927), était chef de bureau à la préfecture de la Seine et archiviste du Conseil municipal de Paris.
L'Espace de la ville. Théorie et pratique.
Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1980, in-8° carré, 181 pp, 447 illustrations en noir et en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
En filigrane de cet ouvrage se profile la certitude que dans nos villes modernes, la notion traditionnelle d'espace urbain a disparu. Ce que signifie cette disparition peut être compris par tous les citadins un tant soit peu avertis, dotés d'une sensibilité suffisante pour comparer les réalisations urbanistiques actuelles a celles du passé, et determinés à se faire une opinion sur la façon dont les choses ont evolué. Mais ce simple constat ne peut à lui seul faire progresser la recherche urbanistique. Il faut définir clairement ce qu'est l'espace urbain, montrer l'importance qu'il peut avoir dans un contexte urbain, et ensuite analyser si la référence à cette notion se justifie dans l'urbanisme contemporain. Le concept d'espace fait aujourd'hui l'objet d'âpres polémiques ; mon propos n'est pas ici de lui trouver une nouvelle définition mais, au contraire, de réactualiser sa signification originelle. (Robert Krier)
Le Patrimoine des Communes de la Vienne.
P., Flohic Editions, 2002, 2 vol. gr. in-8°, 1136 pp, pagination continue, 3800 notices et 3800 photographies en couleurs dans le texte, cartes, index des communes, cartonnages illustrés éditeur, bon état
Chaque ville, chaque village, a une grande et une petite histoire, une richesse et une originalité souvent insoupçonnées ou méconnues. Un foisonnement d'indices témoigne de la vie et du passé parfois oubliés de notre commune. Eglises, châteaux, maisons, tableaux, objets d'art, patrimoine agricole ou maritime, constituent un cadre quotidien qui trop souvent échappe à l'attention. En 1136 pages, 3800 notices et 3800 photographies en couleurs, ce livre porte un regard nouveau sur l'identité et le patrimoine de chacune des 281 communes du département. Recueil encyclopédique, ouvrage de référence, beau livre à feuilleter pour le plaisir, guide de promenades érudites ou d'agrément, ce livre apporte la connaissance et le plaisir de la découverte.
Les Princes des Années folles.
Plon, 1970, in-8°, 452 pp, 67 photos dans le texte et à pleine page, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Chapitres sur Jean Cocteau, Maxime Gorki, Gurdjieff, Alain Gerbault, Ettore Bugatti, Coco Chanel, Fritz Lang, Scott Fitzgerald.
La Liberté politique.
Hachette, 1867, in-12, 372 pp, 3e édition, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
"Le « radicalisme » de Simon – bien que ce dernier ait été député de l'opposition républicaine – est un radicalisme philosophique, celui de la liberté : contre l'Empire, il réclame la liberté politique et intellectuelle totale, contre l'Église catholique, la liberté d'examen et de conscience totale..." (Claude Nicolet, L'Idée républicaine en France)
Causeries historiques. Les Historiens de la Révolution et de l'Empire.
P., Bloud & Barral, s.d. (1897), in-8°, 416 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, bel exemplaire
"Un ouvrage où les Historiens de la Révolution et de l'Empire les plus récents ont chacun un chapitre, dont la réunion forme un gros livre très attrayant." (La Province du Maine) — Table : M. l'abbé Augustin Sicard ; Le patriote Palloy ; Paris révolutionnaire ; Le vrai chevalier de Maison-Rouge ; Le baron de Batz ; Le centenaire de Cathelineau ; Georges Cadoudal et la chouannerie ; Le baron de Cormatin ; Le 18 Fructidor ; Un historien du Directoire ; Quiberon ; Le capitaine La Tour d'Auvergne ; L'œuvre scolaire de la Révolution ; Une conspiration sous le Consulat ; Émigrés et Chouans ; Les complots militaires sous le Consulat et l'Empire ; Eugène de Beauharnais ; La vie en France sous le Premier Empire.
Du terrorisme et de l’État. La théorie et la pratique du terrorisme divulguées pour la première fois. Avec une préface à l'édition française.
P., distribution le fin mot de l'Histoire, 1er trimestre 1980, in-8°, 139 pp, traduit de l'italien (Del Terrorismo e dello Stato, 1979) par Jean-François Martos, broché, couverture à rabats lég. défraîchie, bon état. Édition originale française. On joint le prière d’insérer paru en 1981 : “Quelques jugements des commentateurs sur Du terrorisme et de l’État de Gianfranco Sanguinetti”, dépliant de 6 pp reproduisant 8 critiques du livre par Delfeil de Ton, Jean-Patrick Manchette, Claude Roy, etc
Dans “Du terrorisme et de l'État”, Sanguinetti révèle le rôle joué par les services secrets italiens dans les activités des Brigades rouges.
Deutschland über alles. Le pangermanisme 1890-1945.
Fayard, 1999, gr. in-8°, 701 pp, 13 pl. de cartes en couleurs hors texte, notes, 2 cartes dans le texte, index, broché, couv. illustrée, bon état
Les abominations du nazisme sont-elles le fruit d'un tragique enchaînement de circonstances, ou bien la culture politique allemande les portait-elle, fût-ce en germe, depuis des décennies ? A ce débat qui n'en finit pas de rebondir, le présent livre apporte une contribution décisive. "L'Allemagne au-dessus de tout" : le slogan ne date pas des lendemains de la défaite de 1918, mais bien de ceux de la victoire de 1871... A partir des années 1890, se développe dans les milieux intellectuels et les classes dirigeantes un puissant groupe de pression, la Ligue pangermaniste, qui entretient inlassablement dans l'opinion et les sphères politiques la peur et la frustration. Créatrice du nationalisme bourgeois moderne, elle prône la méfiance à l'endroit de toute population réputée allogène, réclame sans relâche la "réorganisation" de l'Autriche-Hongrie, revendique la construction d'un empire colonial cohérent et d'une marine surpuissante, elle exige une protection militante des minorités allemandes d'Europe centrale, la germanisation forcée en Pologne ou en Lorraine occupées, l'annexion ou la vassalisation de territoires multiples, invente le concept de déportation de masse. Ses chefs ont enraciné les complexes d'infériorité et/ou de supériorité d'une nation fragile encore, beaucoup plus fraîchement constituée que ses voisines anglaise et française, et l'ont lancée dans des rêves de puissance que Bismarck lui-même n'avait pas osé caresser. A l'issue de la Première Guerre mondiale, les obsessions pangermanistes empêcheront les Allemands et leurs élites de surmonter leur défaite et ouvriront la voie à une nouvelle révolution, menée par des groupes plus radicaux encore, qui ne craindront ni de se salir les mains ni d'opérer au grand jour. En ce sens, même si elles ne l'ont pas directement enfanté, elles ont rendu le nazisme possible.
Le « Jules Verne », avion corsaire.
France-Empire, 1956, pt in-8°, 313 pp, 4 pl. de photos hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état
Le 6 juin 1940, le « Jules Verne », avion-corsaire de l'Aéronavale, bombardait Berlin pour la première fois dans l'Histoire. Sous le commandement de Henri Daillière, figure héroïque et légendaire, tombé en 1942 en combat aérien, il devait accomplir, entre la mi-mai et l'armistice, une série ahurissante de missions, après avoir été transformé à la hâte en guerrier, alors qu'il avait été prévu pour les lignes commerciales transatlantiques. Sans repos, dans la sarabande infernale de ces mois fiévreux, il vole, de Flessingue à Anvers, de Rostock à Rome, de Livourne à Walcheren, grand oiseau noir dans la nuit, mitraillé partout, jamais vaincu. Son pilote, Henri Yonnet, Officier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de guerre, raconte cette extraordinaire épopée, avec la simplicité d'un homme qui ne s'est départi de son silence que pour rendre hommage à ses camarades d'équipage et à un chef prestigieux et inoubliable. Yves Laty est le journaliste ami de Henri Yonnet qui a rédigé le livre.
Le 101e régiment. Illustré par Armand-Dumarescq, G. Janet, Pelcoq, Morin et Deux Etoiles.
P., Michel Lévy, 1870, pt in-8°, 141 pp, 75 illustrations gravées sur bois dont 14 à pleine page hors texte, culs-de-lampe gravés, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés, pièce de titre basane verte (rel. de l'époque), coupes frottées, coins émoussés, qqs rares rousseurs, bon état
Physiologie militaire à succès publiée en 1858 par Jules Noriac (pseudonyme de Jules Cayron). Au cours du XIXe siècle est née en France une production culturelle divertissante prenant pour sujet l’armée et ses représentants. Apparue au théâtre dès la Restauration, déployée ensuite dans la presse, notamment la presse satirique illustrée puis dans les circuits populaires de la littérature et sur les scènes des cafés-concerts, le comique troupier construit la place du militaire dans l’imaginaire social. Leurs auteurs épinglent les travers d’une institution longtemps tenue éloignée de la nation, cette fonction critique tend néanmoins à s’étioler après la généralisation du service militaire en 1872. (Odile Roynette)
Liste alphabétique des pages de la Petite Ecurie du roi. Aperçu historique présenté par D. Labarre de Raillicourt.
Verviers, Impr. Lelotte, et Suresnes, J.-Y. Conan, 1966, gr. in-8°, 143 pp, nombreux blasons et armoiries reproduits, réalisés par Jean-Yves Conan, index des noms, broché, couv. illustrée, pt tache au 2e plat, bon état. Edition originale (Saffroy I, 13570 a)
Outre l'étude des manuscrits de la Bibliothèque nationale et des Archives nationales de Paris, cet ouvrage reproduit, d'après l'Armorial Général de France dressé par Charles d'Hozier, les blasons et alliances de différentes familles encore existantes de nos jours.
Les “Sciences de la politique” aux États-Unis. Domaines et techniques. Recueil d’études.
Armand Colin, 1951, gr. in-8°, xvi-305 pp, préface de Raymond Aron, broché, bon état (Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques, 19)
Nombreuses et importantes contributions. — Table : I. Harold D. Lasswell, Les sciences de la politique aux États-Unis ; II. Ernest R. Hilgard et Daniel Lerner, La personne humaine, sujet et objet des sciences sociales ; III. Edward, A. Shils, L’étude du groupe élémentaire ; IV. Margaret Mead, L’étude du caractère national ; V. Clyde Kluckhohn, Le concept de culture ; VI. Rensis Likert, La méthode d’enquête par interview d’un échantillon de population ; VII. Alex Bavelas, Réseaux de communications au sein de groupes placés dans des conditions expérimentales de travail ; VIII. Kenneth J. Arrow, Utilisation des modèles mathématiques dans les sciences sociales ; IX. R.K. Merton et D. Lerner, Le “social scientist” en Amérique. — "Il existe aux Etats-Unis une catégorie de travailleurs intellectuels, qui n'a pas d'équivalent en France : les « social scientists ». Ce terme intraduisible désigne les chercheurs qui se consacrent aux sciences humaines, lesquelles englobent à la fois l'économie, la psychologie, la biologie, l'ethnologie, la sociologie, etc.. L'originalité de ces chercheurs tient au fait que leurs investigations ou leurs expériences sont toujours orientées dans une certaine mesure vers l'action. On s'adresse à eux pour « résoudre » des problèmes pratiques où se trouve impliquée l'action réciproque de « l'homme sur le milieu et du milieu sur l'homme », ce qui peut aller des problèmes de l'organisation du travail, de la psychologie industrielle, des conflits sociaux aux questions les plus diverses qui se posent à la conscience collective. Le « social scientist » formule implicitement trois désirs qu'il ne considère pas comme incompatibles : « être un homme de science au même titre que les savants des sciences physiques et biologiques, rendre des services techniques et jouer un rôle significatif dans l'élaboration des programmes d'action». Le livre comporte de longs développements sur les techniques, où les chercheurs français peuvent puiser une abondante documentation. M. Aron observe dans sa préface que les « sociologues américains reconnaissent les tensions entre catégories sociales, non les luttes entre classes, parce qu'effectivement la société américaine est riche de celles-là et, jusqu'à présent, relativement pauvre de celles-ci »..." (Alain Gérard, Population, 1951)
Souvenirs des guerres de Crimée et d'Italie.
P., Dentu, 1889, in-12, (4)-336 pp, 4 cartes dépliantes hors texte, reliure demi-basane cerise, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, bel exemplaire
Edition originale. Ces souvenirs débutent en 1855, quand Barthélémy Lebrun (1809-1889), juste nommé colonel, rejoint le corps expéditionnaire en Crimée en janvier 1855 comme chef d'état major de la 3e division (généraux Mayran, puis Mac Mahon). A ce poste, il est le témoin privilégié de l'assaut manqué du 18 juin, de la bataille de Tratkir et surtout de la prise de Malakoff qui est décrite avec beaucoup de détail. Stoppées au départ de l'armée de Crimée, ses mémoires reprennent avec la guerre d'Italie, où il est nommé chef d'état major du corps d'armée de Mac Mahon. A ce poste il est de nouveau particulièrement bien placé pour décrire les batailles de Magenta et Solférino.
Dictionnaire du langage populaire verduno-chalonnais (Saône-et-Loire).
Marseille, Laffitte Reprints, 1980, in-8°, 6-472 pp, présentation de Gérard Taverdet, reliure simili-cuir havane de l'éditeur, dos lisse, pièce de titre carmin, titres dorés au 1er plat, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1890
Par François Fertiault (1814-1915), écrivain et poète. — GOUINE, s. f., fille, femme de vie méprisable. Quean (kouine), truande, laissé aux Bourguignons par les Anglais au commencement du XVe siècle. « Singulière fortune des mots, dit J. Guillemin; le même veut dire ici reine, et là, femme perdue. » Dans la Table ronde, la reine Goïne, complétant les deux acceptations, trompe et tue son mari. (p. 208)
Le Prince-Evêque de Varmie, Ignace Krasicki, 1735-1801. (Thèse).
P., chez l'Auteur, 1940, in-8°, 316 pp, importante bibliographie et index des noms de personnes, broché, couv. lég. abîmée, bon état
La thèse d'un des meilleurs spécialistes de la littérature polonaise de son temps. Paul Cazin (1881-1963) a soutenu sa thèse de doctorat sur l'œuvre d’Ignacy Krasicki à l'Université de Lviv en 1932 et devait le refaire à Paris en 1939, mais la guerre a retardé cette soutenance à la fin de 1949 (Lyon). Ignacy Krasicki (1735-1801) est un poète, fabuliste, écrivain, dramaturge, journaliste, encyclopédiste et traducteur polonais. Il est considéré comme le principal poète (« le prince des poètes ») des Lumières polonaises, le La Fontaine polonais, et on lui doit le premier roman polonais, les “Aventures de Nicolas Doswiaczynski”.
Journal de route d'un officier d'état-major pendant la guerre russo-japonaise.
P. et Nancy, Berger-Levrault, 1909, 2 forts vol. in-8°, x-(2)-322 et vi-354 pp, traduit de l'anglais par le lieutenant Verdet, préface du général Langlois, 32 pl. de photos, 27 vues panoramiques et 15 cartes dépliantes en couleurs hors texte, reliures demi-chagrin vert, dos lisses ornés en long, titres dorés, têtes dorées, filet doré sur les plats (rel. de l'époque), dos uniformément passés, bon état
Unique édition française, l'édition originale en anglais fut publiée en Grande-Bretagne en 1905-1907. Envoyé sur le théâtre de la guerre russo-japonaise en 1904, le général Hamilton (1853-1947), ancien chef d'état-major du général Kitchener, dirigeait la mission anglaise d'observation dépêchée auprès de l'état-major japonais en Mandchourie pendant les opérations terrestres du conflit russo-japonais. Il bénéficia de conditions exceptionnelles d'observation. Il avait prédit avant même le début des hostilités la victoire du Japon. Un journal très personnel écrit au milieu de l'action et émaillé de commentaires sans concession.
Dictionnaire historique des rues de Paris.
Editions de Minuit, 1964, 2 vol. in-4°, 733 et 734-(6) pp, 2e édition, plus de 2.200 illustrations, gravures, photos et plans, reliures pleine toile écrues décorées de l'éditeur avec titres en blanc au 1er plats et aux dos, gardes illustrées, jaquettes illustrées, sous étui carton, bon état
Deuxième édition de ce monumental ouvrage de référence, œuvre d'une vie. Il comprend : une histoire de la croissance de Paris, une série d’étude sur les particularités de la ville, une nomenclature complète des 5334 voies, une histoire des rues, une histoire des maisons intéressantes et des personnages célèbres qui y ont vécu, une vaste iconographie : 2200 gravures et photos, trois plans généraux : celui de Truschet et Hoyau (1551), le plan de Maire (1808) en vingt planches, le plan de Lecomte (1963) représentant le Paris actuel, un important appareil d’appoint. Au fil des 1500 pages, les quelques 5500 rues, voies, passages et autres quais que compte Paris nous narrent l'histoire de la ville. Ce dictionnaire est « dédié à tous les Parisiens et amis de Paris et faisant connaître toutes les voies passées et présentes, publiques et privées de cette Capitale : allées, avenues, boulevards, chaussées, chemins de ronde, cités, couloirs, cours, enclos, galeries, hameaux, impasses, passages, places, ponts, ports, quais, rues, ruelles, sentes et sentiers, squares et villas, avec leurs tenants et aboutissants, leur longueur et leur largeur, l'année où elles ont été ouvertes, les différents noms qu'elles ont portés ainsi que la raison de ceux-ci. On y trouvera l'historique de tous les établissements civils et religieux : abbayes, chapelles, cimetières, collèges, couvents, églises, hôpitaux, hôtels et maisons célèbres, palais, prisons, séminaires, temples et théâtres que ces rues ont desservis depuis l'époque de Lutèce jusqu'aux temps présents avec l'histoire des personnes connues qui les habitèrent et les anecdotes qui peuvent s'y rattacher. »
Quatre années sans relâche.
Editions de Fallois, 2001, gr. in-8°, 334 pp, index, reliure demi-basane verte, dos à deux fois 3 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée, bon état. Exemplaire très bien relié, envoi a.s.
"Pendant les années 1940-44 marquées par la peur et les privations, l'adolescent que j'étais alors, comme tant d'autres garçons entre 17 et 20 ans, poursuivait ses études et s'éveillait aux mystères d'une sexualité encore confuse. Mais ma priorité, c'était le théâtre. Jean Cocteau, Charles Trenet, Christian Bérard étaient pour moi comme des astres, et les satellites gravitant autour d'eux formaient une constellation qui éclairait la nuit noire de l'Occupation. Grâce à leur parrainage, et surmontant une timidité presque maladive, je m'étais glissé dans les coulisses des principales salles parisiennes. De la loge de Jean Marais qui s'enroulait dans les drapés pourpres de la tragédie à celle d'Yvonne Printemps en train de réinventer son visage aux couleurs de Watteau, j'assistais à la métamorphose de ces mortels en demi-dieux, et je m'épanouissais dans ces zones privilégiées qui devenaient mon Olympe. Dans une véritable course d'obstacles de théâtre en théâtre, je me lançais à la conquête des vedettes alors régnantes qui fortifiaient mes ambitions, favorisaient mon apprentissage, et me préparaient à exercer ce "plus beau métier du monde" dont parle Sacha Guitry. Je m'installais dans le trompe-l'œil de cet univers exaltant où se racontaient de si belles histoires, en ignorant celle, tragique, qui s'écrivait au-dehors, et je me trouvais comme protégé de tous les dangers qui menaçaient le monde extérieur." (Pierre Barillet)
A la ville comme à la scène.
Editions de Fallois, 2004, gr. in-8°, 472 pp, notes, index, reliure demi-basane verte, dos à deux fois 3 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée, bon état. Exemplaire très bien relié
Soixante ans de théâtre et de vie parisienne. Pierre Barillet nous raconte le parcours d'un auteur dramatique, de la Libération à nos jours : une farandole de comédiens, de célébrités, de figures moins connues, qu'il a admirés et aimés et dont il brosse les portraits avec autant d'humour que d'émotion. En 1950, il signe avec Jean-Pierre Grédy une première comédie. Le Don d'Adèle leur vaut d'emblée la célébrité. Ils multiplient les succès. Fleur de Cactus connaît un retentissement mondial. Spectateur attentif, Pierre Barillet ressuscite le souvenir de soirées mémorables. S'il rend à Jean Anouilh et aux auteurs dits de Boulevard la place qu'ils méritent, il s'intéresse tout autant aux entreprises plus audacieuses, plus engagées. Parallèlement à son parcours personnel qu'il indique en filigrane, il décrit l'évolution de l'homosexualité dans le théâtre, sujet encore tabou, il y a un demi-siècle. Il évoque aussi le Paris des années 50, ses fêtes luxueuses, ses frivolités ; ses expériences professionnelles à Broadway, la faune d'Hollywood ; l'explosion de Mai 68 et son influence sur la création. À la ville comme à la scène, une vie remplie de rencontres exceptionnelles, d'amitiés, de quelques chagrins, mais surtout d'enthousiasmes et de passions.
Histoire de la Banque de France, d'après les sources originales.
P., Bernard Grasset, 1929, pt in-4° (19 x 24 cm), 501 pp, un portrait de Mollien, ministre du Trésor, en frontispice et 8 pl. de gravures et fac-similés hors texte, biblio, index des noms cités, reliure demi-chagrin noir, dos à nerfs filetés, auteur et titre dorés (rel. de l'époque), bon état
Un ouvrage classique, très complet, qui reste une référence indispensable. — "Il faut louer M. Gabriel Ramon, tout d'abord de son courage. Car, écrire sur la première page d'un livre, de dimensions d'ailleurs moyennes, ce simple titre : Histoire de la Banque de France d'après les sources originales – c'est évidemment témoigner d'une belle intrépidité. Qu'on songe à tout ce qu'implique, et à tout ce qui est impliqué dans une telle histoire ? Suivre les destins du grand établissement que créèrent les décrets de 1800, et ne pas se perdre, ne pas se noyer dans l'océan illimité de faits politiques, économiques et financiers d'ordre national, d'ordre international aussi, qui constituent ce qu'on pourrait nommer « l'histoire large » de la Banque de France ; rester, au contraire, sans se laisser divertir de cette tâche, l'historiographe attentif de l'établissement lui-même ; retracer ses vicissitudes en marquant à l'occasion les liens étroits qui les rattachent, naturellement, à tel ou tel ensemble d'événements : crises politiques ou nationales, crises économiques ou financières, sans cependant céder à la tentation de faire, ou de refaire, l'histoire de ces crises même : c'est un mérite qu'il ne faut pas sous-estimer. (...) Nous ne saurions entrer dans l'examen particulier des faits qu'a réunis M. Ramon. Ce serait ou résumer son livre, ou, en ne s'attaquant qu'à un ou deux chapitres pour en marquer le fort et le faible, s'exposer au risque de demander à ce précis clair, correct, bien ordonné – j'ajoute bien présenté et bien illustré – tout autre chose que ce qu'il a voulu nous donner. Bornons-nous, au contraire, à en signaler l'apparition, le caractère et, en même temps que les qualités, les limites. Il comble assurément une lacune, une grave lacune de notre littérature historique." (Lucien Febvre, Annales, 1931) — "L'auteur, chance rare, a eu accès aux Archives de la Banque de France. Il s'est documenté en outre dans les séries AD XI et F IV des Archives nationales. Bien qu'il n'ait utilisé ni la correspondance des préfets ni les archives locales, il nous apporte des données très précieuses, des bilans, les éléments pour dresser une courbe de l'encaisse comparée à une courbe de la circulation. Son livre sera utile. L'appendice contient les instructions secrètes que le gouverneur Pallain avait préparées en vue d'une guerre possible. Ce document est du plus haut intérêt, comme beaucoup des choses que nous apporte M. Ramon." (Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1930) — "On a déjà beaucoup écrit sur la Banque de France, depuis plus d'un siècle qu'elle existe, mais l'ouvrage de M. Ramon est, croyons-nous, le premier qui constitue l'histoire complète et détaillée de notre institut d'émission et le seul dont l'auteur ait pu puiser largement aux sources originales. (...) On ne doit pas s'attendre à trouver dans le livre de M. Ramon un exposé critique du système bancaire français ; l'auteur a fait avant tout œuvre d'historien, mais il l'a faite entièrement, c'est-à-dire qu'il ne s'est pas borné à une monographie étroitement limitée à la vie intérieure de la Banque, à ses aspects successifs, à ses pratiques commerciales. Il a réintégré son sujet dans l'histoire économique et financière du XIXe siècle et, grâce à sa connaissance approfondie des problèmes économiques, il a su, très exactement, montrer le rôle joué par la Banque dans toutes les circonstances où le gouvernement et l'économie nationale ont eu besoin d'elle, que ce soit pendant les nombreuses crises politiques traversées par notre pays depuis vingt cinq lustres ou pendant les périodes, heureusement longues et répétées, d'essor économique. D'excellentes pages viennent, de temps à autre, interrompre la chronologie détaillée de la Banque et le minutieux examen des innombrables questions particulières qui composent l'histoire d'un grand organisme financier, pour résumer à larges traits toute une période de son activité. Il n'est pas un des chapitres de ce beau livre qui, même pour le lecteur non spécialisé dans l'histoire ou dans l'économique, ne présente un puissant élément d'intérêt. La création de la Banque et l'intervention tenace de Bonaparte pour lui faire conférer les caractères qu'elle possède encore, puis ses débuts et la vigilance de l'Empereur pour la maintenir dans la ligne qu'il lui a tracée, l'action de soutien apportée par la Banque au gouvernement pendant les dernières et sombres années de l'Empire constituent autant de sujets saisissants que M. Ramon traite avec un grand souci de la composition, mais sans rien sacrifier de la précision documentaire qui est la raison d'être principale d'un tel livre. On en peut dire autant des chapitres consacrés à la Révolution de 1848 ou à la guerre de 1870. Parmi les chapitres particulièrement utiles à la connaissance de notre histoire économique, il faut citer ceux que M. Ramon consacre à la crise des subsistances (1840-45), à la création du réseau ferroviaire, à la période du cours forcé consécutive à la guerre de 1870, on saisit là, sur le vif, quantité de problèmes techniques que les dirigeants de la Banque durent se poser et résoudre. Enfin, il va sans dire que tout ce qui concerne l'histoire interne de la Banque, de son organisation, de ses méthodes et même la psychologie de ses chefs et de son personnel est traité par M. Ramon avec un soin particulier. Nous n'aurions pas entièrement dit tout le bien qu'il faut penser de cet ouvrage, solidement charpenté et élégamment écrit, si nous ne faisions, en terminant, l'éloge de sa présentation matérielle, qui fait honneur aux arts graphiques." (Roger Picard, Revue d'histoire économique et sociale, 1930)
Athènes, une démocratie. De sa naissance à sa mort.
Fayard, 1941, in-12, 320 pp, reliure demi-percaline chocolat, dos à 3 larges nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane carmin, fleuron à froid (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Exemplaire très bien relié
"Ce livre est vivant, alerte, clair, bien informé. Que peut-on souhaiter de plus ? On y suit aisément la lente formation de la démocratie, son épanouissement fugitif au temps de Périclès et son trop rapide déclin dont les causes sont finement analysées. Le développement de l'impérialisme athénien et son influence néfaste sur le régime démocratique qui lui avait donné naissance sont très nettement mis en lumière. Des portraits vivement brossés illustrent au passage les principaux personnages de l'histoire d'Athènes. Le style et les rapprochements suggérés à maintes reprises avec la politique contemporaine consacreront le succès de ce livre auprès du grand public." (Bulletin de Correspondance Hellénique, 1937) — "Aujourd'hui, en historien, M. Robert Cohen considère Athènes dans la forme de son gouvernement. N'est-ce pas à Athènes qu'est née la démocratie, qu'elle s'épanouit, s'étiola et révéla enfin les maux qu'elle pouvait susciter ? M. Robert Cohen a déjà écrit deux solides volumes : La Grèce et l'hellénisation du monde antique (PUF, 1934), une Nouvelle histoire grecque (Hachette, 1935), et, en collaboration avec M. Gustave Glotz, de l'Institut, il édifie une monumentale Histoire grecque qui en est à son quatrième et dernier volume. C'est dire déjà la valeur de son dernier livre. A le lire, l'intérêt ne cesse de croître par les déductions qu'il tire du passé et les leçons qui nous permettent de mieux juger les événements actuels. (...) Après avoir connu une incomparable grandeur sous Périclès, en gardant un équilibre qui avait fait sa force, Athènes s'est trouvée vaincue par les fautes d'une démocratie discoureuse. C'est la conclusion qui se dégage du livre de M. Cohen. « Que pouvait, écrit-il, un Etat dont tous les citoyens se sentaient orateurs et tenaient pour sacré le droit au bavardage, dont chaque individu entendait conserver sa pleine indépendance et ne pas obéir ? Que pouvait un Etat dont avait disparu le respect des valeurs et la notion de toute hiérarchie ? Et pourtant ? Athènes a mis deux siècles à mourir d'un mal dont elle pouvait guérir ; elle n'avait qu'à vouloir. A travers les âges, il est d'autres pays qui surent se redresser sur le bord de l'abîme et forcer le destin. »" (La Croix, 1er mai 1937)
Pyrénées Centrales III : Vallées d'Aure et de Luchon, par André Armengaud, François Comet, auteurs de la première édition revue, complétée, remaniée par Robert Ollivier, Jean et Pierre Ravier.
Auteur-Éditeur R. Ollivier, 1969, in-12, xv-371 pp, 470 itinéraires, 70 dessins et croquis, 10 cartes-itinéraires, cart. simili-cuir fauve de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Les guides les plus complets sur les Pyrénées. Les guides Robert Ollivier existent depuis les années 1940. Ils sont devenus la référence en matière de randonnées et d'escalade dans les Pyrénées.
De Manet à Lautrec.
Albin Michel, 1953, gr. in-8°, 314 pp, traduit de l'italien, 217 illustrations en noir, dans le texte et à pleine page, biblio, reliure bradel toile écrue décorée de l'éditeur, jaquette illustrée (pt mque à la jaquette), bon état
Études sur Manet, Degas, Monry, Pissarro, Sisley, Renoir, Cézanne, Seurat, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec.
L'Art irlandais 2.
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1964, gr. in-8°, 305 pp, 112 héliogravures hors texte, 16 pl. en couleurs hors texte, 8 pl. documentaires hors texte, 41 figures, cartes et plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (la Nuit des Temps 19)
"Les lecteurs des Études Celtiques connaissent bien les travaux de Mlle Henry sur l’art irlandais, et qui font d’elle le maître incontesté en la matière. Le très bel ouvrage en trois volumes, publié aux éditions Zodiaque, qu’elle nous donne maintenant, est le digne couronnement de cette oeuvre. Nous avons là une somme magistrale, qui traite de l’art irlandais dans son ensemble depuis la préhistoire jusqu’à l’invasion franco-normande de la deuxième moitié du XIIe s. C’est bien, semble-t-il, l’œuvre définitive que nous attendions sur la question. Tous les aspects en sont étudiés avec la maturité approfondie du maître qui possède pleinement et domine largement son sujet, mais ne néglige aucun détail significatif. Une très vaste érudition lui permet de comparer les faits correspondants dans d’autres pays et d’autres écoles contemporaines. C’est donc ce nouvel ouvrage qu’il faudra désormais consulter en la matière. Ce livre ne s’adresse pas seulement aux érudits, il a été conçu pour initier un public beaucoup plus large à l’histoire de l’art irlandais. Les illustrations le rendent d’ailleurs particulièrement « parlant ». Les figures dans le texte sont largement employées, mais surtout les planches photographiques, d’une magnifique qualité, sont très nombreuses. Un éclairage habile y fait ressortir les reliefs et les volumes. Et un certain nombre de planches en couleurs permettent de saisir immédiatement la richesse de certaines décorations. Pour l’exposé de ses idées, Mlle Henry a adopté, avec raison, un cadre historique. Les trois volumes correspondent chacun à une période chronologique. Chacun d’entre eux commence par un exposé des circonstances historiques dans lesquelles l’art irlandais s’est développé à l’époque correspondante : au premier volume, avant les invasions des vikings ; au deuxième à l’époque des incursions des vikings, puis de la coexistence dans l’île des royaumes irlandais et des royaumes Scandinaves aux IXe et Xe s. ; au troisième, après la chute des royaumes vikings et jusqu’à l’invasion franco-normande de la 2e moitié du XIIe s. Dans chaque volume, les faits sont classés par chapitres concernant respectivement l’architecture, l’orfèvrerie, la sculpture, les manuscrits enluminés..." (E. Bachellery, Études celtiques, 1966)
Corsaire et para. Mémoires.
Éditions des Ternes, 1981, in-8°, 186 pp, fac-similé d'une dédicace du général de Gaulle à l'auteur, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Premier volume (sur 2). — Enseigne de vaisseau en 1940 et se trouvant à Gibraltar, le commandant Lota a signé à cette date un engagement pour la durée de la guerre dans les Forces Françaises Libres. Il a immédiatement participé dès 1941 à la bataille de l'Atlantique ; commandant d'un torpilleur lors de la bataille d'Angleterre il n'a pas cessé de combattre dans les différents secteurs (Atlantique Nord et Sud, Océan Indien...) Affecté au 2e Bureau à la "Marine Egypte" il participe à la bataille du désert. Blessé en 1942 à El Alamein il se retrouve à Port Saïd...
La Turquie. Passé et Présent.
Armand Colin, 1938, in-12, 207 pp, 7 cartes et 2 plans, biblio sommaire, broché, C. de bibl., pt accroc au dos, bon état
"Un sujet passionnant : l'étude d'une renaissance. Un petit livre riche de faits, d'idées, de descriptions, de formules heureuses. M. Marcel Clerget connaît le pays et les hommes..." (Annales de géographie, 1939) — "Parmi les bouleversements dont la grande guerre a été la cause, il n'en est sans doute pas de plus profond, de plus saisissant que celui de la Turquie sous la direction volontaire du Gazi Mustafa Kemal." (Avant-Propos)
Fokker – the Man and the Aircraft.
Harleyford Publications, 1961, in-4°, 224 pp, compiled and written by Henri Hegener, edited by Bruce Robertson, tone paintings by W. F. Hepworth, based on original drawings by J. D. Carrick, Frank Yeoman and Paul R. Matt, très nombreuses photos, 66 pages de profils d'avions, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (pt déchirure au 1er plat de la jaquette), bon état
"Un ouvrage d'histoire de l'aviation minutieux et somptueusement réalisé – rien de moins que l'histoire de la vie d'Anthony Fokker, « le Hollandais volant », et des avions construits par sa célèbre société. Illustré de centaines de photographies et de splendides peintures de W. F. Hepworth, d'après les dessins originaux de J. D. Carrick, cet ouvrage est une fantastique « histoire de l'aéronautique ». L'auteur a rencontré Fokker en 1919, a souvent volé avec lui et a été étroitement associé au concepteur en chef de Fokker, Reinhold Platz. Le livre est découpé en trois parties, d'abord une biographie de Fokker et de sa société, puis une section consacrée à 49 avions Fokker dessinés en trois vues à l'échelle 1/72e, de l'Araignée (1910) jusqu'au F.27 (1955), et enfin une étude type par type de plus de 200 avions Fokker, avec une photographie de presque chacun d'entre eux. Il s'agit vraiment d'un livre fabuleux et peu d'ouvrages sont aussi complets sur un seul constructeur aéronautique." (Book Reviews, october 1961)
Au-delà de l'offre et de la demande. Vers une économie humaine.
Payot, 1961, in-8°, 295 pp, préface de Jacques Rueff, broché, bon état (Bibliothèque Économique). Édition originale française
Le titre ne doit pas tromper : dans la perspective de Wilhelm Röpke (1899-1966), l'un des chefs de file de l'influente école allemande de l'« ordo-libéralisme » pendant les années 1935-1965, aller « au-delà de l'offre et de la demande » ne revient pas à dépasser et encore moins répudier l'économie de marché, mais à la réintégrer dans un lien social et un ordre moral aux connotations parfois très conservatrices. Et s'il récuse le laissez-faire utilitariste, l'auteur ne ménage pas davantage ses critiques à l'encontre de Keynes et surtout de l'Etat providence et du « socialisme fiscal » – accusés de conduire à un collectivisme liberticide et ruineux. Édition originale française de "Jensseits von Angebot un Nachfrage" (1958).
Histoire des Grecs depuis les temps les plus reculés jusqu'à la réduction de la Grèce en Province Romaine.
P., Librairie Hachette et Cie, 1874, 2 vol. in-8°, xxxii-481 et 520 pp, nouvelle édition, reliures demi-chagrin havane, dos lisses, titres, filets et filets pointillés dorés (rel. de l'époque), 2 coins réparés avec du scotch, rousseurs, bon état
"Le récit est clair, intéressant, parfois même éloquent : il n'y a pas de meilleure initiation à l'étude de l'antiquité grecque, et si les ouvrages les plus utiles aux études helléniques sont ceux qui peuvent procurer le plus d'amis à la Grèce ancienne, nul n'a mieux atteint le but que M. Duruy." (Revue des Études Grecques)
Le Libertinage au XVIIe siècle. IV. Les Recueils collectifs de poésies libres et satiriques publiés depuis 1600 jusqu'à la mort de Théophile (1626).
P., Edouard Champion, 1914, in-4°, xvi-597-(6) pp, index des noms cités, broché, bon état. Très rare édition originale dédiée à Pierre Louÿs, tiré à 305 ex. numérotés seulement (n° 222)
Édition originale de cette monumentale bibliographie par l’érudit bibliographe français Fr. Lachèvre (1855-1943), spécialiste du libertinage au XVIIe s. Contient une biographie et bio-bibliographie des auteurs de recueils imprimés ou mss, une table des anonymes et une table des noms cités.
La Belle Paméla (Lady Edward Fitz Gerald), 1773-1831. D'après des correspondances et mémoires inédits, des traditions et documents de famille.
P., Emile-Paul Frères, 1923-1924, 2 vol. in-8°, xv-358 et 351 pp, 25 pl. de portraits inédits hors texte, brochés, couv. du 1er volume lég. salie, bon état
Rare complet du second volume. — La belle Paméla était l'une des deux filles adultérines de Mme de Genlis et de Philippe d'Orléans, duc de Chartres, futur Philippe-Egalité, qui finira sur l'échafaud. — "... On connaît les singulières aventures de cette fille adoptive de Mme de Genlis. Les mauvaises langues pourtant nommaient tout haut le père et la mère : c'était le fruit, disait-on, de la liaison du duc d'Orléans et de Mme de Genlis. Quoi qu'il en soit, recueillie par Mme de Genlis qui s'en amusait comme d'un jouet, la petite étrangère fut élevée avec les enfants du duc d'Orléans qui, voulant lui donner un nom poétique et harmonieux l'avait baptisée « Paméla Seymour ». La petite fille en grandissant était devenue « une créature divine toute blanche sans beaucoup de couleurs avec des attitudes nonchalantes. » Bien que de nuance différente, ce qui ajoutait au piquant de sa physionomie, ses beaux yeux séduisirent lord Edward Fitz-Gérald qui pleurait la mort d'une maîtresse adorée et qui crut la voir revivre en elle. Il s'empressa de demander sa main, et, pour symboliser les idées de liberté dont les deux époux se montraient enthousiastes, la jeune femme se maria coiffée d'un bonnet rouge qu'elle orna de fleurs d'oranger ! A l'instigation de sa femme, lord Fitz-Gérald avait essayé de soulever l'Irlande pour y établir le régime de la liberté; son projet échoua et il mourut dans un combat au cours de sa lutte contre les Anglais. La belle Paméla ne porta pas longtemps son deuil, elle épousa au bout de quelques mois un consul d'Amérique, à Hambourg, du nom de Petcairn et après avoir divorcé rentra à Paris où elle se réfugia à l'abbaye au Bois pour y faire pénitence. Ce fut là que par une nouvelle lubie, elle se fit enlever par le duc de La Force et conduire à Montauban. Elle vécut chez lui jusqu'en 1830, époque où lui-même quitta Montauban. Paméla alors regagna Paris et vint s'y recommandera la bienveillance de Louis-Philippe. Mais l'ancien compagnon de son enfance, qui, s'il ne lui était pas uni par les liens du sang devait lui être attaché tout au moins par ceux de l'amitié, resta sourd à ses prières et se refusa même à lui accorder une audience ou à lui faire tenir le moindre secours. La belle Paméla ne survécut pas à tant de disgrâces, elle végéta quelques mois et mourut en 1831, réfugiée dans un grenier dans une situation voisine de l'indigence..." (Vicomte de Reiset) — "La Belle Paméla (Lady Edward FitzGerald) est l'œuvre conjointe de l'arrière-petite-fille de Paméla, Miss Lucy Ellis, et de l'historien français Joseph Turquan, et traite de cette vie intéressante avec beaucoup d'exhaustivité et d'autorité. Sur la question de la filiation, il ne laisse aucun doute – les responsables sont Philippe Egalité et Madame de Genlis." (The American Historical Review, 1924)
Mulhouse en 1870.
Mulhouse, Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1970, in-4°, 133 pp, introduction par Paul Leuilliot, 21 gravures, photos et cartes, 2 grandes cartes repliées hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Sommaire : Mulhouse à la fin du Second Empire ; La vie quotidienne à Mulhouse ; La guerre vue à travers les récits de contemporains ; Conclusion : notes sur les origines de la guerre et ses conséquences sur Mulhouse.
Normandie romane. 1. La Basse-Normandie.
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1967, gr. in-8°, 341 pp, 145 héliogravures hors texte, 4 pl. en couleurs hors texte, nombreux plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (la Nuit des Temps 25)
Cet ouvrage de L. Musset traite de la basse Normandie (Calvados, Manche, Orne). L'ouvrage ne se limite pas aux édifices célèbres, comme ceux de Caen, mais passe aussi en revue beaucoup d'églises habituellement négligées par les ouvrages à grand tirage. Le texte apporte une documentation sûre et une masse d'informations neuves, peu connues ou récemment acquises, présentées avec modestie, et de façon toujours attrayante pour le non-spécialiste.
Les Serviteurs de l'ennemi.
Chez l'auteur, dépôt général Librairie Victorion, 1917, in-8°, (4)-352 pp, reliure percaline bleue, dos lisse avec pièce de titre basane havane, fleuron et doubles filets dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Violente attaque contre le journal le “Bonnet Rouge” et la propagande pacifiste. — "M. Charles Sancerme, l'auteur du livre “les Serviteurs de l'ennemi”, a adressé la lettre suivante à M. le procureur Lescouvé. Cette lettre, déposée par lui, le 10 juillet, à dix heures et demie du matin, au cabinet du. M. Lescouvé, n'a pas encore reçu de réponse. – « Paris, le 10 juillet 1917. Monsieur le Procureur de la République, Le soussigné, Sancerme Charles, demeurant à Paris, 52, rue de Bourgogne, père, parent et ami de soldats tués ou blessés en défendant la patrie, A l'honneur de déposer entre vos mains une plainte pour intelligence avec l'ennemi et trahison contre : 1) Vigo, dit Miguel Almereyda, directeur du journal le “Bonnet Rouge” ; 2) Emile Para, dit Georges Clairet, rédacteur au même:journal ; 3) Marion et Duval, administrateurs du “Bonnet Rouge” ; 4) Brizon, député, rédacteur audit journal ; 5) Contre inconnus, rédacteurs anonymes ou bailleurs de fonds audit journal. A l'appui de ma plainte, j'ai l'honneur de vous remettre un ouvrage intitulé : “les Serviteurs de l'ennemi”, dont je suis l'auteur et où vous trouverez, jour par jour, les preuves de mon accusation. Veuillez agréer, etc. Charles Sancerme. » – Le procureur de la République a reçu la plainte et a transmis à M. Drioux, juge d'instruction, le volume que lui a remis M. Sancerme et qui constitue le document que le plaignant a déposé à l'appui de sa requête." (Le Figaro, 2 août 1917) — "Le 26 mai 1917, Almereyda publia, malgré l'interdiction des censeurs, un article qui se terminait par une menace de révolution à peine déguisée. Il est important de souligner que chaque ligne du journal était passée au crible, ce qui rendait impossible toute action de propagande au bénéfice de l'Allemagne. Le 18 juin, le Président du Conseil et le ministre de la Guerre apprirent du préfet de police les détails relatifs à la saisie du chèque Duval et de sa restitution ; Ribot fit immédiatement saisir le Garde des Sceaux par l'intermédiaire du ministre de la Guerre. Le scandale du “Bonnet Rouge” – relayé par l'extrême droite d'un côté, et par Clemenceau de l'autre – risquait d'avoir de graves répercussions politiques en France ; en effet, l'enquête avait établi que les fonds provenaient d'un banquier de Mannheim nommé Marx, réputé pour être un homme de paille du S.R. allemand. Une instruction judiciaire fut ouverte... Charles Sancerme, un publiciste, profita de ce climat délétère pour publier un recueil de coupures du “Bonnet Rouge” ; son ouvrage voulait mettre en évidence l'existence d'un plan de propagande en faveur de l'Allemagne dans les colonnes du journal depuis 1915. Sancerme fit remarquer que des articles, parus dans “La Gazette des Ardennes”, la “Frankfurter Allgemeine” et le “Berliner Tageblatt”, reprenaient les mêmes thèmes que ceux du “Bonnet Rouge”..." (Olivier Lahaie, La guerre secrète en Suisse, 1914-1918)
Penser la guerre, Clausewitz. 1. L'âge européen. – 2. L'âge planétaire.
Gallimard, 1976, 2 vol. in-8°, 472 et 365 pp, biblio, index des noms et index thématique dans chaque volume, broché, bon état (Bibliothèque des sciences humaines). Edition originale (il n'est pas fait mention de grand papier)
1. « J'ai lu “De la guerre” pour la première fois il y a une vingtaine d'années, puis je l'ai cité comme tout le monde. En 1971-1972, j'étudiais l'ensemble des écrits militaires, politiques, personnels de Clausewitz et crus constater que la pensée du plus célèbre des stratèges restait à découvrir et à comprendre », écrit Raymond Aron en 1976. La pensée de Carl von Clausewitz retrouve ici sa dimension essentielle : être une théorie en devenir, qui jamais ne trouva sa forme définitive, puisque le général prussien, né en 1780, mourut en 1831, victime du choléra. Dans ce premier tome, Raymond Aron reconstruit, avec la rigueur qu'on lui connaît, le système intellectuel de celui qui voulut mettre à jour l'esprit, c'est-à-dire la nature et l'essence, de la guerre, "véritable caméléon". Formation du système, tendances divergentes, synthèse finale, équivoque irréductible, rapport à Montesquieu, à Kant ou à Hegel – sur tous ces sujets Aron formule ses analyses qu'il confronte aux jugements des critiques allemands. – 2. Ce tome deuxième prend l'exacte mesure de la place de Clausewitz dans le monde d'aujourd'hui. Les grandes écoles d'état-major l'enseignent, Moltke comme Foch, Lénine comme Mao Zedong l'ont lu, étudié ou appliqué. Qui d'entre tous s'y montre le plus fidèle ? Clausewitz peut-il lui-même être tenu pour responsable des massacres militaires et civils de la Première Guerre mondiale ou bien pour le plus farouche procureur contre la guerre d'anéantissement menée par Hitler ? Grâce à son échec dans l'action, Clausewitz, tel Machiavel, a trouvé le loisir et la résolution d'achever au niveau de la conscience claire la théorie d'un art qu'il a imparfaitement pratiqué. Son héritage consiste en deux idées maîtresses: le principe d'anéantissement et la suprématie de l'intelligence politique sur l'instrument militaire. L'arme nucléaire confirme la deuxième et modifie le sens de la première.
Une Histoire européenne de l'Europe. D'une renaissance à l'autre ? (XVe-XXe siècle).
Toulouse, Privat, 1999, gr. in-8°, 320 pp, 20 cartes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque historique Privat)
Une histoire où le continent européen est davantage défini par ses traits constitutifs culturels forgés au cours des siècles que par ses caractères géographiques. — Cet ouvrage envisage la période du XVe siècle à nos jours : les mutations culturelles de la Renaissance, les révolutions européennes – des savoirs, des pouvoirs, des droits de l'Homme – durant cette longue guerre civile que fut la parenthèse 1913-1989. — Cette Histoire est celle d'un "être historique", d'une "réalité indivise"; l'histoire d'une vaste communauté de civilisation qui tire son nom du continent dans lequel elle fut approximativement inscrite, non par la quête d'un espace identitaire mais par la force d'un destin hostile. Elle est l'histoire des hommes qui ont participé à la même aventure, connu les mêmes conditions, partagé les mêmes situations, vécu les mêmes événements ; aventure, conditions, situations, événements qui constituent leur passé commun, unique objet de cette Histoire. Cette Histoire est donc celle de l'Europe singulière – de l'Europe au singulier d'une part, de l'Europe dans sa singularité d'autre part. Dégager le tronc commun des mémoires européennes, l'élaguer des mémoires nationales qui lui font ombrage tant leurs branches ont poussé dru, tel est l'objet que poursuit cette Histoire européenne de l'Europe, telle est la raison qui a guidé le choix de son titre insistant. Car le temps est venu de dire aux Européens pourquoi ils sont Européens. Ils le sont certes pour des raisons géographiques – ils sont nés, ils vivent entre Oural et Atlantique – ou politiques – ils sont citoyens d'un Etat membre de l'Union européenne. Raisons existentielles ; raisons révocables. Ils le sont aussi, essentiellement, – mais le savent-ils ? – par décret de l'Histoire.
Ma Vie.
France-Empire, 1958, pt in-8°, 411 pp, traduit de l'allemand, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. factice très bien réalisée à partir d'une reproduction en couleurs de la jaquette originale, bon état
Souvenirs de l'amiral commandant en chef la flotte allemande jusqu'en janvier 1943. Erich Johann Albert Raeder (1876-1960) a servi dans la marine allemande au cours de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale. Officier général de la Reichsmarine pendant l'entre-deux guerre, puis de la Kriegsmarine sous le Troisième Reich, il atteint le plus haut rang de la hiérarchie militaire navale, celui de Grand Amiral, en 1939. Il dirige la Marine allemande jusqu'à sa démission en 1943, date à laquelle il est remplacé par Karl Dönitz. Il est condamné à la prison à vie au tribunal de Nuremberg et est libéré en 1955 pour raisons médicales. — "Entré dans la marine impériale en 1895, Erich Raeder est chef d'état-major de l'amiral Hipper à la bataille du Jutland. Peu avant la révolte des marins, prélude de la révolution de 1918, il est appelé à Berlin où il joue un rôle de plus en plus déterminant dans l'organisation de la nouvelle marine définie par le traité de Versailles. En 1928, il en devient le chef. Quand Hitler arrive au pouvoir, en janvier 1933, l'amiral Raeder préside à l'extraordinaire expansion d'une marine qui se promet d'être millénaire et qui va sombrer, au bout de douze années, sous une tempête de sang et d'horreurs... Condamné par le tribunal international de Nuremberg, il est libéré de la prison de Spandau, en 1955, à l'âge de 80 ans. L'homme qui a façonné la Kriegsmarine, qui en a été la figure de proue pendant quinze ans, nous livre son histoire déterminante, dramatique et passionnée. Il revendique hautement ses responsabilités... « Ma vie » du grand amiral Raeder est un document d'un intérêt exceptionnel. Il apporte une contribution essentielle à l'histoire de l'Europe et du monde." (2e plat de la jaquette) — "La vie du Grand-Amiral Raeder, qui dirigea la marine allemande de 1928 à 1943, a été tout entière consacrée à celle-ci, au cours d’une carrière de près de cinquante ans. Il connut la marine allemande à ses grandes étapes : au moment où elle se constituait pour la première fois, au moment où elle était engagée dans la Première Guerre mondiale, au moment où elle se reconstituait pendant l’entre-deux-guerres, enfin au moment où elle se trouvait à nouveau au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour le lecteur d’aujourd’hui, ce sont évidemment les dernières périodes qui sont les plus intéressantes. Le Grand-Amiral expose, de façon très claire et fort simple, sur quelles données s’est reformée la marine allemande, lorsque Hitler se fut affranchi des stipulations du Traité de Versailles, puis comment la guerre sur mer a été menée par l’Allemagne dans les premières années du dernier conflit. Une figure domine : celle de Hitler ; sa personnalité s’éclaire d’un jour nouveau chaque fois qu’un des grands acteurs allemands du drame raconte ses mémoires. Pour le Grand-Amiral Raeder, Hitler reste un homme au caractère changeant, malgré sa détermination, une nature secrète, malgré les nombreux entretiens qu’il accordait aux grands chefs militaires et les grands discours qu’il leur adressait. Il est curieux, voire stupéfiant, de voir comment le responsable de la marine allemande était mal orienté par le Führer et devait déduire de ce qu’il disait et plus souvent de ce qu’il ne disait pas, les directives qu’il y avait lieu d’appliquer. Souvent en désaccord avec Hitler, le Grand-Amiral Raeder trouvait, dans la haute conception qu’il s’était faite de ses devoirs, une ligne de conduite à laquelle il restait fidèle. Son amour passionné de la marine, son désir de servir avec droiture, l’objectivité avec laquelle il envisageait les problèmes qui lui étaient soumis et ceux qui pourraient lui être proposés, lui masquaient quelque peu les conditions réelles dans lesquelles Hitler menait sa politique à l’intérieur même de l’Allemagne et hors de ses frontières. Aussi peut-on aisément croire l’Amiral Raeder lorsqu’il affirme qu’il eut connaissance pour la première fois au procès de Nuremberg, où il figurait avec les autres chefs allemands poursuivis comme criminels de guerre, des faits monstrueux qui étaient reprochés au régime nazi. Le récit du procès de Nuremberg, et le jugement qu’il porte sur lui, ne sont pas les parties les moins intéressantes du livre, dont les dernières pages ne manquent pas de grandeur. La traduction est particulièrement claire." (Jean Némo, revue Défense Nationale, 1959)
Mémoires de la duchesse d'Abrantès. I. Les coulisses du Consulat. II. Bonaparte intime. III. Les coulisses de l'Empire. IV. Napoléon intime et familier. Notices, notes et commentaires par Albert Meyrac.
Albin Michel, s.d. (1925), 4 vol. in-8°, 312, 315, 311 et 320 pp, introduction par Albert Meyrac, reliures demi-chagrin vert, dos à 4 faux-nerfs guillochés ornés en long, décor doré et à froid, têtes dorées, pièces de titres basane vermillon, couv. illustrées conservées (rel. de l'époque), bon état
Édition complète en 4 volumes. — Née en 1784, Laure de Saint Martin Permon (1784-1838) se trouve, dès l'enfance, mêlée aux événements tragiques de la Révolution. Élevée à la manière de l'Ancien Régime par un père et une mère attachés aux traditions, elle devient à seize ans l'épouse d'un général républicain, Junot, aide de camp et favori de Napoléon Bonaparte que sa famille et elle-même ont intimement connu dès sa jeunesse. Tour à tour, épouse du Gouverneur militaire de Paris, ambassadrice au Portugal aux côtés de Junot fait Duc d'Abrantès par l'Empereur, témoin direct des horreurs de la guerre d'Espagne, maîtresse de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris, elle vit au plus près chaque instant de l'épopée consulaire et impériale. Veuve et ruinée à la chute de l'Empire, elle n'en joue pas moins un rôle éminent sous la Restauration. Elle se met alors à écrire et ses mémoires, parus de 1831 à 1835, connaissent un succès prodigieux. Toujours le destin l'a placée ou il le fallait, et, vingt ans plus tard elle restituera ce vu et ce vécu en un récit touffu, décousu, passionnant. Avec un dédain superbe de la chronologie, elle va, vient, vagabonde, anticipe, retourne en arrière, ressuscite le passé. Témoin irremplaçable de l'épopée consulaire et impériale, elle plante le décor, brosse une fresque immense, fourmillante de petits faits pris sur le vif, de détails piquants, de portraits malicieux qui donnent le ton de l'époque et lui restituent sa saveur première. Il faut dire qu'à presque chaque page s'y profile la silhouette de Napoléon. Elle l'a vu penché sur son berceau, elle a suivi de près son ascension, elle lui doit sa fortune, sa gloire, son nom même. Qui mieux qu'elle pouvait peindre Napoléon ? — “Célèbres mémoires qui doivent beaucoup à Balzac et dont Chateaubriand, Victor Hugo et Alexandre Dumas firent grand cas. C’est dire le prestige de ces souvenirs riches en anecdotes curieuses et en portraits piquants.” (Tulard, 5) — "Les travailleurs appliqués à l'histoire du Consulat et de l'Empire savent le crédit qu'il faut accorder aux Mémoires de la duchesse d'Abrantès – ou plutôt qu'il ne faut pas leur accorder, mais ce n'est point à eux que s'adresse la présente édition, destinée, semble-t-il, à un public qui apprécie surtout dans l'histoire, les historiettes d'alcôve." (Jean Bourdon, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1929)
Marie-Thérèse impératrice (1740-1780).
Fayard, 1963, in-12, 425 pp, un tableau généalogique des 16 enfants de Marie-Thérèse dépliant hors texte, biblio, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes Études historiques)
Nouveau commentaire sur les Statuts de Provence. Tome second.
À Aix, chez Esprit David, 1778, in-4°, viii-673 pp, reliure basane fauve marbré, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés dorés, pièces de titre et de tomaison basane ocre et verte, tranches rouges (rel. de l'époque), dos et plats frottés, coiffes arasées, reliure solide, intérieur très propre et frais, bon état
Tome II seul (sur 2). — Edition originale, peu commune, de ce recueil de droit coutumier de l'Ancien régime en Provence. Très précieux et savants commentaires des statuts de Provence dus à J.-J. Julien, conseiller à la Cour des Comptes et premier professeur royal de Droit à l'université d'Aix. C'est un véritable exposé parfaitement clair du droit provençal. Il s'agit donc en définitive d'un coutumier très complet de l'Ancien Régime en Provence. La typographie de David est très belle. — Table : Des tailles. Des impositions. Des péages. Des bannalités. Statuts. Du droit de latte. Du précaire. Des prescriptions. Statuts concernant les seuls citoyens d'Aix.
Grégoire Orlyk. Un cosaque ukrainien au service de Louis XV.
L'Harmattan, 2006, gr. in-8°, 370 pp, biblio et sources, broché, bon état
Au début du XVIIIe siècle, la Pologne constituait un élément stratégique de la diplomatie française. Son rôle s'accrut encore lors du mariage en 1729 de Louis XV avec Marie Leszczynska, fille de l'ancien roi Stanislas, que la Cour de Versailles s'employa dès lors à remettre sur le trône. Parmi les moyens envisagés pour ce faire figuraient les Cosaques ukrainiens exilés, depuis 1709. La cheville ouvrière de cette « carte ukrainienne » fut Grégoire Orlyk. Il joua un rôle important dans la tentative de restauration du roi Stanislas en 1733.
Vers la Croix de Lorraine.
Flammarion, 1945, in-12, 235 pp, broché, 1er plat en partie insolé, bon état. Édition originale, un des 220 ex. numérotés sur Alfa (seuls grands papiers)
Publié par Guy Deschaumes, en 1945, un « roman » sur la vie quotidienne à Nantes pendant l'occupation « d'après le manuscrit de René Berthier ». Le personnage sert de double fictionnel à l'auteur et instaure une distance qui rend supportable sa conversion de vieux pétainiste au gaullisme. Dans l'ouvrage, prisonnier de guerre rapatrié en 1942, Berthier reprend son travail de professeur dans un lycée nantais. Encore embué par sa captivité, ressentant encore confusément et sans pouvoir clairement la formuler, l’oppression nazie sur la France, n’ayant, en un mot, pas encore accompli le chemin de conscience vers la Résistance, Berthier réussit tout de même à faire surgir de lui un incontrôlable mouvement de résistance... Il voit que la domination allemande en France ne produit rien de bon, surtout parce qu’elle corrompt l’esprit de la vraie France : "Pour réaliser ce rêve ignoble de honte et d’asservissement, ils [les collabos] avaient vendu leur âme au démon germanique, et, désormais, ces eunuques à l’échine flexible baisaient, très humbles, les pieds du despote, en souhaitant ardemment son éternelle faveur et sa grandeur dans les siècles des siècles."...
Causeries historiques. Les Historiens de la Révolution et de l'Empire.
P., Bloud & Barral, s.d. (v. 1880), in-8°, 416 pp, 4e édition, broché, dos brisé recollé, état correct
"Un ouvrage où les Historiens de la Révolution et de l'Empire les plus récents ont chacun un chapitre, dont la réunion forme un gros livre très attrayant." (La Province du Maine) — Table : M. l'abbé Augustin Sicard ; Le patriote Palloy ; Paris révolutionnaire ; Le vrai chevalier de Maison-Rouge ; Le baron de Batz ; Le centenaire de Cathelineau ; Georges Cadoudal et la chouannerie ; Le baron de Cormatin ; Le 18 Fructidor ; Un historien du Directoire ; Quiberon ; Le capitaine La Tour d'Auvergne ; L'œuvre scolaire de la Révolution ; Une conspiration sous le Consulat ; Émigrés et Chouans ; Les complots militaires sous le Consulat et l'Empire ; Eugène de Beauharnais ; La vie en France sous le Premier Empire.
Le Nouveau Testament de Notre Seigneur Jésus-Christ. Traduction nouvelle d'après le texte grec par Louis Segond, docteur en théologie.
P., Delessert, 1899, pt in-4°, viii-352 pp, texte sur 2 colonnes, notes, index des citations de l'Ancien Testament, index des principales notes géographiques, historiques, archéologiques, étymologiques, reliure demi-percaline noire, dos lisse avec titres dorés, tranches rouges, bords bisautés (rel. de l'époque), très bon état
Cette Bible connut un grand succès, l’époque de sa parution correspondant avec celle d’un grand élan missionnaire avec la création des sociétés bibliques : éditée d’abord à Oxford, elle parut en outre à Paris, à Lausanne, à Neuchâtel et à Genève à titre de 300.000 exemplaires jusqu’en 1910, année de sa première révision. Un auteur tel que Paul Claudel en est un lecteur assidu. Louis Segond (1810-1885) est un pasteur et théologien protestant suisse. Il traduit entre 1874 et 1880 la Bible en français connue comme la Bible Segond à partir des textes en hébreu et en grec. En 1872, Louis Segond est nommé professeur d’hébreu et d’exégèse de l’Ancien Testament à la faculté de théologie protestante de Strasbourg. Il entreprend, sur la base de l’édition critique de Constantin Tischendorf, la traduction du Nouveau Testament. L'Évangile de Matthieu est publié en 1878, l'Évangile de Jean en 1879 et enfin, l'intégralité du Nouveau Testament paraît en 1880. La première publication de sa traduction de l'Ancien Testament date de 1874. Les deux seront publiées en un seul volume pour la première fois à Oxford en 1880. Elle sera durant un siècle la référence au sein du protestantisme français.
À travers Paris. Décors et fantômes. Photographies de Laure Albin-Guillot.
P., Henri Colas, et Bordeaux, Rousseau frères, s.d. (1944), pt in-4° (27,6 x 22,6), 96 pp, nombreuses photos dans le texte et hors texte, broché sous couverture gaufrée décorée, dos abîmé recollé, intérieur propre et frais, bon état. Première édition. Les photographies ont été imprimées en néogravure
Texte de Pierre Darras, directeur honoraire des beaux-Arts de la Ville Paris, photographies de rues et de monuments par Laure Albin Guillot, reproduction de documents.
Les Reines de l'émigration. Louise d'Esparbès, comtesse de Polastron.
P., Emile-Paul, 1907, in-8°, xii-385 pp, un portrait gravé sous serpente légendée en frontispice, sources, broché, couv.. lég. salie, état correct
"M. le vicomte de Reiset nous donne une attachante biographie de la femme qui eut le singulier honneur de fixer définitivement le cœur volage du bouillant comte d'Artois. La comtesse de Polastron, née Louise d'Esparbès, a encouru la vindicte de nombreux historiens, non point tant pour avoir manqué à son serment conjugal que pour avoir, nous dit-on, détourné, par sa tendresse, son illustre amant des entreprises militaires contre la France révolutionnaire. M. le vicomte de Reiset s'est appliqué à la disculper, en faisant revivre pour nous tous le charme de celle que les contemporains appelaient « la bonne Louise », « Bichette » et « Luzy ». Une foule de documents puisés dans des archives privées et publiques lui ont permis d'éclairer d'une manière presque toujours inédite plusieurs coins du tableau déjà si souvent tracé de la cour de Marie-Antoinette et des aventures de l'émigration. Nous ne pleurerons donc point l'infortune de M. de Polastron, qui la porta si bien, et absoudrons son épouse de n'avoir pas été d'une moralité plus sévère que son milieu. Et quant à l'inaction du comte d'Artois, plus qu'à l'influence de Mme de Polastron, qui agissait conformément à son droit d'amante en le retenant, nous en attribuerons la véritable origine à une autre cause. Si, selon le mot de La Rue, M. le comte d'Artois « était condamné à cacher ses vertus », il faut en accuser moins les circonstances en la maîtresse que ce qu'un contemporain a qualifié de « la lâcheté de ce prince »..." (André Lichtenberger, Revue Historique, 1908)
Autour d'une Révolution (1788-1799).
P., Ollendorff, 1888, in-12, x-338 pp, 9e édition, 9 gravures hors texte, reliure percaline noire, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), bon état, ex-libris Marcel Dunan (Parois, 518)
"On sait quel chercheur infatigable est le Comte d'Hérisson. Après avoir successivement étudié la chute du second empire dans le « Journal d'un officier d'ordonnance », la campagne de Chine dans le « Journal d'un interprète », la police de la Restauration dans le « Cabinet noir » et le procès de Trianon dans la « Légende de Metz », l'éminent historien aborde aujourd'hui cette période de notre histoire qui est toujours d’une si poignante actualité : La Révolution Française. Dans « Autour d'une Révolution », le comte d'Hérisson publie, avec cette impartialité qui donne à ses œuvres une valeur toute exceptionnelle, une série de documents sur les grands hommes de 89. Les révélations les plus inattendues sont données tant sur les gros bonnets du parti républicain que sur les têtes couronnées : Danton, Robespierre et Mirabeau, le due d’Orléans, Louis XVIII (alors comte de Provence) et Louis XVI lui même, sont tour à tour mis en scène et jugés avec une sûreté de touche dont on peut d'autant mieux faire l'éloge que c'est aux prédictions presque divinatoires de Mallet du Pan que le Comte d’Hérisson a emprunté les plus terribles de ses documents. « Il n’y aurait qu'à recueillir ses articles et ses brochures pour avoir une histoire complète de la Révolution » a dit M. Taine en parlant de Mallet du Pan. Le tour attrayant que le comte d'Hérisson a donné à ces documents, en les réunissant dans son livre, est un charme de plus pour le lecteur, car on trouve dans « Autour d'une Révolution » des renseignements qui, pour être présentés sous une forme séduisante, n'en sont pas moins d’une importance considérable pour l'établissement défìnitif de la vérité historique." (La Cultura, 1889)