Les Perrault.
Perrin, 1926, in-8°, ii-306 pp, 22 gravures dont 19 hors texte, broché, nombreuses soulignures et annotations crayon, état correct (Essais sur le XVIIe siècle)
"Un charmant livre, très fin et très savant, où M. André Hallays parle joliment des Contes et de leur charme littéraire..." (Émile Henriot, Revue des Deux Mondes, 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pondicherry. Essays by Pascal Bruckner, Akash Kapur, and Amin Jaffer.
New Delhi, Roli Books, 2012, in-4° à l'italienne (31 x 21), 151 pp, 105 photographies en couleurs à pleine page, 12 pages de texte en français et en anglais, une carte et un plan, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
Pondicherry est un long reportage photo qui a pour thème principal la perception et l'interprétation visuelle de la ville de Pondichéry par le photographe. Ce dernier explore les replis métaphoriques et anthropologiques de la ville, à la recherche d'un sentiment d'« appartenance » – son interprétation d'un environnement spécifique et de la manière dont il est habité. Le photographe dépasse les murs et pénètre dans la sphère privée, dans les maisons, les espaces et les routines, qui illustrent une ou plusieurs cultures, toujours à la recherche des messages visuels qui composent la tapisserie de la perception, tant du passé que du présent. La perception du « lieu » est également exprimée par des mots. Le photographe a sollicité la participation de plusieurs écrivains français et indiens de renom, qui ont offert des points de vue très personnels et perspicaces sur Pondichéry. Les mots et les images se complètent pour offrir une perception artistique de Pondichéry. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Révolution de 1789 vue par les peintres.
Editions Vilo, 1988, in-4° (30 x 26), 141 pp, 50 reproductions en couleurs, 9 en noir, index des peintres cités, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
Introduction. Acteurs et personnages. Les Événements. Guerres intérieures et extérieures. Révolution et vie quotidienne. La Révolution en symboles. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Chasseurs de viets.
La Pensée universelle, 1978, in-8°, 331 pp, broché, bon état
Reflet de la vie du corps expéditionnaire français en Indochine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Idéologie allemande. Critique de la philosophie allemande la plus récente dans la personne de ses représentants Feuerbach, B. Bauer et Stirner, et du socialisme allemand dans celle de ses différents prophètes. Présentée et annotée par Gilbert Badia.
Éditions Sociales, 1976, in-8°, xxix-621 pp, avant-propos de Gilbert Badia (pp. vi-xxix), annexes, 4 index, broché, bon état
L’Idéologie allemande, dans sa version complète, est un texte d’une grande importance pour la compréhension de ce que furent les idées de Marx et Engels au moment où ils rompent avec le courant des jeunes hégéliens de gauche. Les nombreuses éditions de la première partie ne rendent pas compte de la complexité et de la profondeur de la critique des thèses idéalistes qu’opèrent Marx et Engels. Elles sous-estiment et limitent l’effet de nouveauté du renversement des thèses hégéliennes et de celles de Stirner, de Bauer, de Feuerbach, etc. L’Idéologie allemande constitue l’exposé le plus long, le plus détaillé et le plus compréhensible de leur conception, qu’ils jugent radicalement matérialiste, de l’histoire. Elle forme pour Marx et Engels une sorte de soubassement à tous leurs travaux historiques et économiques des 25 années qui suivent, dont bien sûr Le Capital. Ce texte est fondateur de ce point de vue, pourtant il ne sera jamais publié du vivant des deux auteurs. Il sert cependant de point de départ à de nombreux articles entre 1844 et 1847. Sa première publication a lieu à Moscou en 1932. Cette édition de 1976, présentée et annotée par Gilbert Badia, est la seule traduction intégrale (par Henri Auger, Gilbert Badia, Jean Baudrillard, Renée Cartelle). Les annexes comportent quatre textes complémentaires de Marx et Engels sur Feuerbach, et sur « Société bourgeoise et révolution communiste », ainsi que des index des œuvres citées, des périodiques cités, des noms cités et des matières. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Colombe et le napalm. Des chrétiens français contre les guerres d’Indochine et du Vietnam, 1945-1975.
CNRS Éditions, 2002, gr. in-8°, 392 pp, préface d'Etienne Fouilloux, sources, biblio, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état
Des catholiques et des protestants se sont engagés, de 1945 à 1975, contre les guerres d’Indochine et du Vietnam. Dans le prolongement du concile Vatican II, cette opposition servit de vecteur à une contestation interne des hiérarchies ecclésiastiques, et de laboratoire à des formes nouvelles de sociabilité dans les réseaux militants chrétiens proches de la gauche française. C’est le portrait d’une génération : celui de militants chrétiens qui ont tenté d’ouvrir leur Église "au monde de son temps". — "Cet ouvrage est l'adaptation d'une thèse préparée sous la direction d'Etienne Fouillloux et soutenue en décembre 1998 devant l'université de Lyon II. Comme le remarque Etienne Fouilloux dans sa préface, les militants étudiés « sont triplement minoritaires : dans leur pays, dans la gauche, dans leurs Églises ». Comme ses milieux sont très circonscrits, l'auteur peut en donner une analyse minutieuse. (...) Comme le note Sabine Rousseau dans sa conclusion : « L'engagement des chrétiens contre les deux guerres d'Indochine et du Vietnam a été un facteur d'intégration des chrétiens dans la gauche politique française. » Ainsi cette étude s'inscrit dans du christianisme français, de son aggiornamento, mais aussi dans l'évolution de la gauche, de sa recomposition. L'ouvrage est complété par une riche bibliographie et par la reproduction de documents particulièrement intéressants." (Jacques Dalloz, Outre-Mers. Revue d'histoire, 2003) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nos Grandes Écoles militaires et civiles.
Librairie Hachette et Cie, 1892, in-4°, x-525 pp, 3e édition, illustré de 169 gravures sur bois, dessinées par A. Ferdinandus, Jeanniot, A. Lemaistre, Fr. Régamey et P. Renouard, cartonnage percaline rouge de l'éditeur richement orné de fers spéciaux noir et or, bords biseautés, tranches dorées, bon état
Neuf grandes écoles : l'École Navale, l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, l'École Polytechnique, l'École Centrale des arts et manufactures ; l'École des Beaux-Arts, l'École de Médecine, l'École de Droit, l'École Normale supérieure, l'École Forestière. L'ouvrage se présente sous forme de lettres qu'auraient pu s'écrire des élèves issus de ces écoles ; Navale, Saint-Cyr et Polytechnique tenant le haut du pavé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Avant-Guerre. Études et documents sur l'espionnage juif-allemand en France depuis l'Affaire Dreyfus.
Nouvelle Librairie Nationale, 1913, in-12, xvi-312 pp, broché, bon état. Édition originale sur papier courant (il n'y a eu que 13 ex. en grands papiers : 1 sur Japon et 12 sur vergé d'Arches numérotés)
L'ouvrage explique « avec preuves et documents irréfutables, que l'invasion commerciale et industrielle allemande couvre un vaste réseau d'espionnage ». L'ouvrage est sous-tendu par un « antisémitisme délirant » et théorise un complot de l'« Anti-France » se situant dans la lignée de Drumont. (voir Laurent Joly, “Les débuts de l'Action française, 1899-1914, ou l'élaboration d'un nationalisme antisémite”, Revue historique, 2006) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Victor de l'Aveyron. Dernier enfant sauvage, premier enfant fou.
Le Sycomore, 1981, in-8°, 327-vi-x-ii pp, qqs gravures et portraits, notes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Édition originale
Le 8 janvier 1800, un enfant vagabond, sourd-muet, mendiant, orphelin, est capturé dans une forêt de l'Aveyron où il aurait vécu depuis sa naissance. D'emblée, Victor atteint au mythe universel, à l'égal des héros des tragédies de Sophocle et de Shakespeare ou des enfants martyrisés des contes d'Andersen. En échappant à la simplicité réductrice de tout modèle philosophique, il impose au monde de reconnaître quelle sorte de sauvagerie peut animer la raison, et devient le premier enfant dont on tente de soigner la folie. Quelle fut sa vie ? Qui fut son médecin ? Pourquoi décida-t-on de le soigner ? A quelles questions métaphysiques nous force-t-il ? Comment nos théories sur l'homme en sont-elles bouleversées ? En nous sauvant du désespoir de la mort de l'homme. Victor nous lègue la question qui nous arrache à la barbarie : qu'est-ce qui fait de la bête humaine, malgré tout, une personne humaine ? Victor de l'Aveyron, dernier enfant sauvage, premier enfant fou, constitue le dossier complet et inédit du renoncement à l'innocence naturelle et de la reconnaissance que vices et fantaisies fondent et ordonnent l'intelligence et l'affectivité. — "Depuis que Lucien Maison nous a fait redécouvrir Victor, les enfants sauvages ont fait couler beaucoup d'encre. Dernier en date, le livre de Th. Gineste présente un ensemble de textes pour la plupart inédits et il faut d'abord saluer la somme de travail dont il est le produit. Son intérêt, cependant, va au-delà de celui - non négligeable - d'une mise à la disposition de sources documentaires nouvelles pour les spécialistes ou les passionnés d'enfants sauvages. Les textes rassemblés constituent le matériau d'une réflexion qui conduit le lecteur, aussi peu historien ou érudit soit-il, au cœur d'une méditation dans laquelle il peut difficilement ne pas se sentir impliqué, car elle touche à la nature même de l'humanité, en deçà de ce que la science peut et pourra jamais en appréhender. Victor n'est plus seulement la balle que se renvoient les partisans de l'inné ou de l'acquis, de la nature ou de la culture, il redevient un être humain. À travers l'histoire de sa vie publique in volontaire, c'est toute une époque qui nous est contée : une époque où la misère et la dissolution des liens familiaux multiplient les abandons d'enfants et où la revendication provocante de licence morale et sexuelle de certains privilégiés fait écho en négatif à la condamnation de ce que les bien-pensants considèrent comme la corruption morale des classes populaires ; une époque dans laquelle Victor, incarnation inattendue du sauvage des philosophes devient simultanément objet de science et objet de cirque, en proie à la ruée des foules comme aux mondanités parisiennes, aux discours scientifiques comme aux controverses journalistiques, sujet de romans, de chansons, de pièces de théâtre, enjeu de rivalités administratives, scientifiques, personnelles et entichement passager des grands de ce monde (Victor réclamé par Lucien Bonaparte, ministre de l'Intérieur, qui demande qu'on le lui adresse « sans délai »...). Dans ce concours de désirs, de volontés, d'intérêts publics ou privés, mais aussi de circonstances de hasard, son destin se joue à la croisée de celui de son médecin et éducateur, J.M.G. Itard, « le père-mère d'un enfant qui n'aura jamais eu ni l'un ni l'autre » (p. 94)..." (Monique Vial, Histoire de l'éducation,1982) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Était-ce Louis XVII évadé du Temple ? Documents inédits tirés des Archives de la Police et des Greffes judiciaires.
Perrin, 1911, in-8°, 252 pp, préface de G. Lenotre, 4 gravures hors texte, broché, bon état
L'auteur défend la thèse Mathurin Bruneau. G. Lenotre, dans la préface résume l’apport de cet ouvrage : les documents qui sont produits par Mme de Saint-Léger le sont dans leur intégralité, "sans addition ni émondage et, pour plus de précision, imprimés en caractères qui les différencient du récit où ils trouvent leur place". "Le livre de Mme de Saint-Léger reprend le problème à ses données primitives et remet dans la bonne voie, – celle qu’ils n’auraient jamais dû quitter, – les chercheurs de la solution". "La reproduction de textes authentiques, officiels et inédits pour la plus grande part, revêt un intérêt certain pour l’étude de la biographie de Charles de Navarre [Mathurin Bruneau]". (Parois, 963) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vue générale de la Méditerranée.
Gallimard, 1943, in-8°, 190 pp, 37 cartes et figures dans le texte, broché, bon état. Édition originale, fausse mention de 9e édition sur la page de titre mais pas sur la couverture, bon achevé d'imprimer du 29-6-1943, bande éditeur conservée (“Un climat, une route, une civilisation.”)
Publication d'un cours de l'auteur au Collège de France, publié en 1943. Le fondateur de la géographie politique française, émule de Vidal de la Blache lui aussi, et que Lucien Febvre a attiré au comité de rédaction des Annales, présente une fresque qui fait la part belle aux permanences de l’histoire. Il centre son récit sur l’opposition entre deux grands « personnages » : le sédentaire et le nomade qui incarnent, nous dit Siegfried, le combat multiséculaire entre deux civilisations antagonistes (celle du désert et celle de la Méditerranée) ; entre deux religions (le Christianisme et l’Islam) ; entre deux mondes l’Orient et l’Occident, l’Asie et l’Europe. A noter dans ce livre l’anthropologie à prétention « scientifique » de Siegfried, qui classe les types humains en fonction de critères raciaux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Weimar en exil. Le destin de l'émigration intellectuelle allemande antinazie en Europe et aux États-Unis. (Thèse).
Payot, 1987-1988, 2 forts vol. in-8°, 533 et 486 pp, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état (Bibliothèque Historique)
Tome 1 : Exil en Europe, 1933-1940 : de l'incendie du Reichstag à la guerre d'Espagne ; Tome 2 : Exil en Amérique, 1939-1945 : de la seconde guerre mondiale au maccarthysme. — "Ils furent des centaines, des milliers d'intellectuels, d'artistes, d'écrivains, de militants, d'opposants divers à quitter l'Allemagne à partir de 1933, par suite de l'avènement de Hitler au pouvoir. Tous n'étaient pas menacés dans leur vie. Mais ils savaient que sous le régime nazi, ils ne pourraient plus écrire, créer librement, qu'ils devraient choisir entre le silence et la collaboration, vivre dans la honte. Ils étaient, selon le mot de Heinrich Mann, « la meilleure Allemagne » et ne reconnaissaient plus dans l'Etat qui légalisait la terreur et la barbarie, leur pays. Qualifiés par Goebbels de « cadavres en sursis », ils émigreront aussi bien à Paris, à Amsterdam, à Prague, à Oslo, à Vienne, qu'à New York, Los Angeles, Shanghaï, Mexico, Jérusalem ou Moscou. Ecrivains, poètes, peintres, architectes, cinéastes, metteurs en scène ou acteurs – on trouvait parmi eux les plus grands noms de la culture allemande des années 20 -30 – ils tenteront, tout au long de leur exil, de lutter contre le national-socialisme par leurs oeuvres, d'éveiller le monde au danger hitlérien, croyant encore au pouvoir de l'intelligence et de la moralité contre la barbarie. Ces deux volumes retracent leur histoire, celle de leurs combats, de leurs échecs, de leurs rares victoires en suivant leur destin depuis la montée du national-socialisme jusqu'au retour d'une partie des survivants dans leur patrie en ruines. Ils s'efforcent de répondre à une exigence fondamentale de Walter Benjamin : écrire l'histoire du point de vue des vaincus. On peut brûler des livres, martyriser des hommes. On ne peut anéantir l'esprit qu'ils portent. Et l'histoire de cette émigration antinazie nous concerne plus que jamais." (4e de couverture) — "La victoire d'Adolf Hitler en 1933 et l'écroulement de la République de Weimar va obliger des milliers d'intellectuels allemands – anti-fascistes, démocrates ou simplement juifs – à fuir leur pays. Selon le mot bien connu de Karl Kraus, l'Allemagne, nation des Dichter und Denker (poètes et penseurs) était devenue celle des Richter und Henker (juges et bourreaux). Peu nombreux furent les intellectuels de renom qui – comme Gottfried Benn ou Martin Heidegger – acceptèrent de pactiser avec le nouveau régime. Cet exode massif de l'intelligentsia, sans précédent à l'époque moderne, va laisser sa marque dans la culture européenne et mondiale. Le livre de Palmier est un véritable monument à la mémoire de cette génération brisée et dispersée par le nazisme ; en utilisant une vaste bibliographie, les archives de deux continents, des interviews avec des survivants, il apporte une masse d'informations inédites et réussit à reconstituer tout un chapitre oublié de l'histoire culturelle du XXe siècle..." (Michael Löwy, L'Homme et la société, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Jusqu'à la mort. Mémoires. Avec la collaboration de Maurice Padiou.
Albin Michel, 1978, in-8°, 304 pp, 8 pl. de photos hors texte, 2 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Figure prestigieuse des armées républicaines pendant la guerre d'Espagne, rallié au communisme, El Campesino s'installa en URSS après la Deuxième Guerre mondiale. Il s'opposera rapidement au stalinisme, fut interné, s'évada, se réfugia en France où il ne cessa de lutter à la fois contre le communisme et contre le franquisme. — "Valentin Gonzalez, dit El Campesino, est général pendant la guerre civile. Il commanda la 46e division de choc des Brigades Internationales, sous le contrôle du parti communiste espagnol et des conseillers soviétiques. Tout est-il rigoureusement authentique dans ces « souvenirs » racontés à l’emporte-pièce, sans souci de stylo, quarante ans après la guerre civile ? Quelle est la part du « coup de pouce », de l’enjolivemenl, de l'exagération ? Comment savoir ? La vie torrentielle et dramatique d'El Campesino ressemble au personnage : une fureur de vie et de mort, une volonté farouche de survie, de berner la camarde. Manifestement, l'homme est né pour le baroud, d'une force d'athlète, fait pour manier la dynamite et porter le F.M., debout, à la hanche. Un macho tourné exclusivement vers l'action, bagarreur, râleur, rebelle à toute contrainte, méprisant les nuances et le langage diplomatique. Généreux aussi, fort en gueule, d'une verve à la limite de la tartarinade. bref, un peu hâbleur. Il tire, c'est sûr, beaucoup la couverture à lui. A le lire – on a envie d'écrire : à l'entendre, tant son récit est un monologue passionné et heurté comme un cri de colère, – Il a joué un « rôle décisif » dans beaucoup d'actions de guerre, à Brunete, à Brihuega, à Teruel ou sur l'Ebre sans parler de l'expédition en URSS de l'or de la République espagnole. El Campesino raconte avec complaisance ses algarades avec les dirigeants du P.C. espagnol dès 1937 puis avec ceux de l'URSS, lorsque, réfugié à Moscou, il découvrira « l’imposture du socialisme stalinien ». Mais c'est vrai qu'il a été de presque tous les « coups durs », de juillet 1938 à mars 1939, à la cité universitaire aux côtés de Durruti, assassiné selon lui par ses « compagnons anarchistes ». Il a participé à la plupart des grandes batailles de la guerre, et plus souvent en première ligne que dans un bunker d’état-major..." (Marcel Niedergand, Le Monde, 28 déc. 1978) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Himmler et son empire.
Stock, 1966, fort in-8°, 682 pp, 16 pl. de photos hors texte, un plan, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, dos lég. frotté, bon état
"Les principes et les méthodes de la terreur en régime nazi nous semblent maintenant bien connus par deux sortes d'ouvrages : les souvenirs des persécutés, bouleversants mais surtout descriptifs, et quelques études scientifiques malheureusement trop rares. L'ambition d'Edouard Calic a été de combiner les deux genres. Journaliste yougoslave à Berlin, il fut arrêté en 1942 et passa le reste de la guerre à Sachsenhausen. C'est donc d'abord le témoignage d'un rescapé des camps de concentration qui nous est offert. Mais ce camp servait de centrale administrative, et les prisonniers pouvaient y savoir beaucoup de choses, soit en compulsant les archives, soit en bavardant avec des compagnons de malheur venus de toute l'Europe. Rendu à la liberté, E. Calic a cherché à combiner ses souvenirs avec d'abondantes lectures pour faire œuvre vraiment scientifique. Une grande partie du livre est consacrée aux enquêtes que l'auteur, retournant courageusement les relations entre prisonnier et persécuteur, a voulu conduire en policier perspicace sur les sources plus ou moins occultes du pouvoir d'Himmler, ses machinations en Allemagne et à l'étranger... Mais l'apport du livre est ailleurs, dans la minutieuse description de la bureaucratie, des finances, de l'industrie... bref de l'État S.S., à peu près autonome et autarcique au sein du grand Reich. On a souvent remarqué que le nazisme avait mis les techniques les plus modernes – la radio, le moteur, l'organisation du travail – au service d'un idéal fondamentalement réactionnaire et anti-moderne. Les S.S. poussent cette contradiction jusqu'au paroxysme : ils imaginent et commencent même à bâtir une société de seigneurs et d'esclaves sur le modèle d'un Moyen Age de convention, mais cette mythologie agraire ne prend corps que par l'industrialisation du travail forcé et de la mort même ; le culte de l'irrationnel se célèbre dans la paperasse..." (Pierre Ayçoberry, Annales ESC, 1969) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lettres d'une fille de Napoléon, 1853-1859 (Fontainebleau et Windsor).
Flammarion, 1933, in-12, 248 pp, broché, papier lég. jauni, bon état. On joint une chronique de G. Lenotre sur Émilie Pellapra, une coupure de presse de l'époque intitulée “L'Aiglonne” (“le Temps”, 3 colonnes),
Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra (1806-1871), par son mariage comtesse de Brigode, puis princesse de Chimay, serait une fille naturelle de Napoléon Ier. Ce dernier aurait eu une aventure avec sa mère lors d’une étape à Lyon. Marthe Bibesco (1888-1973) est la belle-fille de Valentine (1839-1914), princesse Paul de Bauffremont puis princesse Georges Bibesco, la fille d'Émilie Pellapra. — "Les documents inédits que la princesse Bibesco a bien voulu extraire d’archives de famille, jalousement fermées, jettent un jour précieux sur la descendance cachée de l’Empereur. Elles sont d’une époque où les lettres étaient en honneur, et où l’on se piquait de les meubler et de les polir. La préface et l’avant-propos qui les situent sont tracés avec cette vivacité graphique que dictent à l’écrivain un caractère très droit et une mémoire fidèle." (Le Concours médical, 1934) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Croisades et l'Orient latin, 1095-1204.
CDU, s.d. (v. 1967), in-8°, 175-iv pp, texte dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
Né en 1901 à Grenoble, Edouard Perroy arrive à Lille en 1934 et fait bénéficier la faculté de ses connaissances en histoire médiévale. En 1927, à 26 ans, il s’était installé en Angleterre comme professeur assistant, au milieu des sources mêmes dont il devait tirer, en 1933, sa thèse sur l’Angleterre et le grand schisme d’Occident : étude sur la politique religieuse de l’Angleterre sous Richard II. Pendant la seconde guerre mondiale, à partir de 1943, il s’engage dans le résistance dans le Forez sous le pseudonyme de Besson. Il assume alors la responsabilité de plusieurs réseaux puis préside le Comité de Libération de la Loire. En 1950, il est nommé en Sorbonne et y enseigne jusqu’en 1971. Maître très écouté, il dirige vingt ans d’enseignement de l’histoire médiévale à Paris, s’occupant du séminaire mais aussi des questions d’agrégation ou des séances d’initiation à la recherche. On lui doit surtout : Royaumes et sociétés barbares du Ve au VIIIe siècle. La société féodale en France et en Angleterre aux XI-XIIes siècles, La terre et les paysans en France aux XII-XIIIes siècles, Les Carolingiens, Les croisades et l’Orient latin, La vie religieuse au XIIIe siècle ; les familles du Forez au XIIIe siècle : la guerre de Cent Ans. Sa collaboration aux diverses revues spécialisées fut également constante. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
English Society in the Early Middle Ages (1066-1307).
Penguin Books, 1971, in-12, 320 pp, notes, biblio, index, broché, bon état (Pelican History of England, 3). Texte en anglais
"La « Pelican History of England » démontre que les universitaires, lorsqu'ils savent bien écrire, sont capables de réaliser un travail de synthèse populaire bien meilleur que les auteurs qui se contentent de vulgariser. Ce volume couvre près de deux siècles et demi, de la conquête normande à la mort d'Édouard Ier. Il se caractérise par un style direct et clair qui reflète le goût et la modestie de l'auteur, ainsi que par une assurance et une fraîcheur dans les détails qui ne peuvent provenir que d'un travail long et réfléchi sur les archives juridiques et administratives de l'époque. Le cœur de la synthèse de Lady Stenton est l'institution de la monarchie, présentée comme la principale force organisatrice et innovatrice de l'île. Son premier chapitre est un compte rendu simple de « l'aristocratie de service » qui entourait le roi et du développement progressif, entre ses mains, d'un système administratif national. Le reste du livre souligne la pénétration du pouvoir royal dans toutes les sphères de la vie. Un chapitre traite des barons et des chevaliers, deux autres des cours et de l'économie dans les campagnes et les villes, un autre de l'Église et un autre des arts de la paix..." (Sylvia Thrupp, Speculum, Vol. 28, No. 1, 1953) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Cambacérès, Archichancelier de l'Empire.
Berger-Levrault, 1935, in-8°, 286 pp, un portrait en frontispice, biblio, index, broché, bon état. On joint une coupure de presse de l'époque sur Cambacérès (par Jules Bertaut)
"M. Jean Thiry a entrepris de raconter la vie de Cambacéres. Il l'a bien mis en scène sous son aspect mondain au temps de l’Empire, mais il laisse l’impression que son rôle fut plus considérable qu'on le peut admettre. C’était un homme trop prudent pour aller au delà d’une action molle et sans efficacité et ses traits distinctifs, l'aptitude aux palinodies, l'amour de l'argent et de la bonne chère, une vanité sans égale, ne réussissent pas à donner à sa physionomie un grand relief." (Georges Lefebvre, Revue Historique, 1939) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Louis XVIII, portrait d'un roi.
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1969, in-8°, 409 pp, sources et biblio, reliure toile éditeur avec une vignette illustrée au 1er plat, rhodoïd, bon état. Bien complet du volume de Suite iconographique qui manque la plupart du temps
"Lors de son avènement tardif, en avril 1814, à près de cinquante-neuf ans, Louis XVIII fut surnommé « le Désiré », apparemment contre le sens de l’Histoire car, après la chute de Napoléon et l’invasion de leur territoire par les armées coalisées de presque toute l’Europe, assez peu de Français attendaient ce Bourbon plutôt méconnu, sinon pour son appétit, et bien peu séduisant. Mais, sitôt qu’il en revêtit le costume, le nouveau roi de France et de Navarre surprit tout le monde, souvent pour le meilleur, quelquefois pour le moins bon." (Daniel de Montplaisir) — "Il se rencontre, dans l'Histoire, des hommes profondément cachés, qui, malgré la haute position qui les met en spectacle à tous, parviennent cependant à s'envelopper d'épaisses ténèbres; ils forment des trames, on les sent mais on ne les voit pas. Presque tout le monde a la conviction de leur culpabilité, personne n'en acquiert la preuve. Monsieur (Louis XVIII) fut un de ces hommes." (Pierre-François Tissot, de l'Académie française, dans son Histoire complète de la Révolution française). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les rois de la République [1900-1914].
Perrin, 1925, 2 vol. in-12, 410 et 374 pp, les 2 tomes reliés en un fort volume pleine toile turquoise (rel. lég. salie), bon état
La Troisième République de 1900 à 1914 : "Jamais régime ne donna l'exemple d'une plus grande immoralité", mais le véritable sujet du livre est le parcours politique de Joseph Caillaux, depuis l'affaire Rochette (en 1911, une commission d'enquête parlementaire présidée par Jaurès met en cause Caillaux, accusé de collusion avec Henri Rochette, coupable d’opérations financières frauduleuses) jusqu'à la Guerre, en passant évidemment par l'invraisemblable "Affaire Madame Caillaux" (l’assassinat de Gaston Calmette, directeur du Figaro, par Henriette Caillaux, l’épouse de Joseph Caillaux, à qui elle reproche d’avoir publié des articles sur des pressions exercées par Caillaux pour réduire la peine de Rochette)... — "L'ouvrage intitulé Les rois de la République et paru sous le nom de Mme B.-E. Gueydan est presque en entier une philippique contre M. Joseph Caillaux. Les matériaux en sont empruntés à peu près exclusivement aux journaux et aux publications politiques." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1926) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
De la place de la Concorde au cours de l'Intendance : Février 1934-juin 1940.
Editions de France, 1942, in-12, iv-247 pp, broché, bon état. Edition originale
"M. Jean Fabry, ancien officier et grand mutilé de guerre, a été député, ministre, journaliste, sénateur pendant de nombreuses années de la Troisième République. Rue Saint-Dominique, dans les Commissions techniques du Palais-Bourbon et du Sénat, il a joué un rôle actif. C'est ce qui fait l'intérêt de son livre. Je laisserai de côté les considérations générales de l'auteur sur la politique républicaine, sur les causes de la journée du 6 février : il tend à tout ramener à une sorte d'infiltration des institutions par le virus communiste. Mais sur le fonctionnement de la machine militaire, sur les effectifs et sur les fabrications de guerre, voire sur certaines grandes personnalités militaires, il fournit des chiffres, des faits, des vues qui pourront être versés au dossier qui commence d'être constitué sur les responsabilités de la catastrophe française. Dossier, c'est bien l'expression qui convient en l'espèce, car c'est pour la Cour de Riom que M. Jean Fabry avait rassemblé une partie des données qui sont ici réunies. Anti-cartelliste, « homme du 6 février », critique ardent de la politique « russophile » et « anglophile », le témoignage de M. Jean Fabry est passionné, mais parfaitement sincère..." (Georges Bourgin, Revue Historique, 1944) — "Situé au coeur du pouvoir de la IIIe République, Jean Fabry donne à lire sa vision de la politique française et plus particulièrement de la politique de défense de la France à la veille de guerre. Tenant d'une position pacifiste, l'auteur privilégie, par crainte du bolchevisme, un rapprochement avec l'Allemagne. Il raconte la politique internationale de la France par le détail, dresse le portrait de nombreux ministres du gouvernement et parlementaires des assemblées. Il concentre notamment sa réflexion sur la politique militaire de la France, marquant sa volonté personnelle de poursuivre l'investissement militaire et la construction de la ligne Maginot afin d'assurer la défense du pays. Impuissant sous le gouvernement Laval, Fabry le quitte pour laisser le Front populaire mener une politique, à ses yeux, inconséquente. Président de la Commission de l'Armée au Sénat pendant la période 1939-1940, il explique la défaite de la France en 1940 par le sabotage des communistes pendant la Drôle de guerre et la politique militaire depuis 1935." (Françoise Passera, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aristocrates et grands bourgeois. Education, traditions, valeurs. (Thèse).
Plon, 1994, gr. in-8°, 514 pp, sources et biblio, broché, qqs rares marques au crayon, bon état
Version remaniée de la thèse de l'auteur intitulée : "La Naissance et les valeurs. L'éducation et la transmission des valeurs familiales dans l'aristocratie et dans la grande bourgeoisie de la Belle Époque à nos jours". Dressant le tableau de la France aristocratique, Eric Mension-Rigau éclaire sa vie privée et ses mentalités. Il souligne le rôle de la mémoire familiale à travers l'attachement aux noms, aux titres, aux lieux et aux objets qui ancrent la destinée de la famille dans une continuité historique et dans une terre, berceau originel de la lignée. Il décrit le tissu serré des signes, des pratiques et des représentations par lesquels la noblesse et la grande bourgeoisie qui lui est agrégée préservent un modèle de société, maintiennent une volonté d'exemplarité, et se soucient de transmettre les valeurs traditionnelles. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Ville incertaine.
Editions Robert Marin, 1950, in-12, 221 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier d'édition avec couv. de relais “Diffusion Le Terrain vague”
Un chef-d'œuvre de la littérature fantastique. — Le héros a quitté son pays pour échapper à l'exécution d'une condamnation à mort prononcée contre lui. Il est permis de penser qu'il s'agit d'un assassin de l'espèce commune, sans grandeur et sans révolte. La Ville où il a trouvé refuge est gouvernée de façon telle que les habitants n'y sauraient être assurés de leur propre vie, d'un instant à l'autre, par la floraison de règlements occultes tels, qu'il est impossible à quiconque de savoir s'il ne se trouve pas à tout moment en contravention à eux. Les habitants de la Ville s'accommodent du reste parfaitement de cet état de choses et n'aspirent pas au changement, car, après tout, nul n'a le loisir de se laisser aller à l'ennui. L'apparente férocité qu'ils montrent dans leurs jeux et le désintéressement total qu'ils manifestent en leurs travaux inutiles ne doivent pas nous celer qu'ils sont simplement indifférents. Naturellement, l'auteur aimerait qu'on vît mille choses dans son roman, mais il n'est pas assuré de savoir lesquelles, sauf qu'il ne s'agit point d'une satire. (J.M.A. Paroutaud, 1950) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal de l’abbé de Véri. Publié avec une introduction et des notes par le baron Jehan de Witte.
Plon, 1928-1930, 2 vol. in-8° carré, xvi-501 et xx-452 pp, préface de Pierre de Nolhac, brochés, bon état
Edition originale. Seuls volumes parus, s'arrêtant en janvier 1781. Un témoignage essentiel sur le règne de Louis XVI. Ami de Malesherbes, Turgot, lecteur assidu des Economistes et des Philosophes, l'abbé de Véri a su discerner la lente décomposition de l'Ancien Régime. En 1774, l’abbé de Véri, après une carrière de grand administrateur dans l’Eglise catholique, en majeure partie à Rome, se fixe à Paris. Il y retrouve le ministre Maurepas, récemment choisi par le jeune Louis XVI pour être son principal conseiller. Véri et Maurepas se connaissent intimement depuis vingt-cinq ans ; ils se rencontrent presque quotidiennement, ainsi qu’avec les autres ministres, et poursuivent de longues conversations. Pour garder le souvenir de ces propos Véri tient une « mémoire de papier », un Journal secret où il porte un regard acéré (un « coup d’œil juste et fin » pour Michelet) sur l’évolution de la vie politique et sociale en France et dans le monde durant les quinze années précédant la Révolution. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Cuisines, Cuisine et Classes.
P., Centre Georges Pompidou, 1984, in-12, 405 pp, traduit de l'anglais, annexes, biblio, index, broché, bon état
"Dès le premier chapitre, « Intentions et remarques », Jack Goody éclaire le lecteur : « La question qui sous-tend cet essai peut être formulée en peu de mots : pourquoi les cultures traditionnelles africaines n'ont-elles pratiquement pas de cuisine différenciée, même dans les grands États qui ont des structures politiques différenciées ? Quelles sont les conditions requises pour l'apparition d'une 'grande' et d'une 'petite' cuisine ? » (p. 14). Afin de répondre à cette double interrogation, l'auteur entreprend une vaste étude comparative entre les « cuisines » de deux populations africaines, les Lo Dagaa et les Gonja, du Nord du Ghana, et celles de sociétés « eurasiennes » telles l'Egypte ancienne, l'Antiquité gréco-romaine, la Chine, l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe occidentale (chap. 3 et 4). A cette ambitieuse comparaison il adjoint un chapitre fort bien documenté (chap. 5) sur l'histoire de l'alimentation industrielle, conduisant à un chapitre 6 consacré à 1'« ordre mondial » dans le domaine alimentaire, lui-même suivi d'un dernier chapitre reprenant les hypothèses de base de l'ouvrage et intitulé « La cuisine et l'économie domestique ». Pour Goody, sociétés africaines et sociétés eurasiennes se distinguent sur deux points essentiels : alors que les premières, dites hiératiques, sont de tradition orale et disposent de moyens et d'outils de production limités, les secondes, appelées hiérarchiques, pratiquent des « formes d'agriculture intensive, utilisant l'énergie animale par le biais de la charrue et assurent la régulation de l'eau par les techniques d'irrigation [...] elles emploient l'écriture à toutes sortes de fins, économiques, administratives, littéraires et pratiques » (p. 166). Naturellement, les habitudes alimentaires et les expressions culinaires de ces deux types de sociétés sont totalement différentes..." (Françoise Sabban, L'Homme, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Torpilleurs du Soleil Levant.
Presses de la Cité, 1962, in-8°, 316 pp, traduit de l'anglais (“Japanese Destroyer Captain”), 16 pl. de photos hors texte choisies et légendées par Henri Le Masson, 8 cartes et plans, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état. Peu courant
Pearl-Harbor, Guadalcanal, Midway... Les grandes batailles navales vues du côté japonais, racontées par un de ses acteurs, le capitaine de vaisseau Tameichi Hara (1900-1980), l’un des très rares commandants de contre-torpilleur en poste au moment de Pearl Harbor à survivre à la guerre. En 1961, ses mémoires sont traduits en anglais par Fred Saito et complétés par Roger Pineau, et publiés aux USA sous le titre “Japanese Destroyer Captain” (traduit en français sous le titre “Torpilleurs du Soleil Levant”). Il ne s’y montre tendre ni avec le système de formation de la Marine Impériale, ni avec le processus de sélection de ses cadres. Il y déplore la médiocrité de certains de ses chefs, leur inaptitude au combat, leur habitude de se cantonner à répéter les tactiques et les manœuvres sans chercher à innover ou à s’adapter aux circonstances, bref de ne rien avoir compris à l’art de la guerre des samouraïs, pour qui l’improvisation et la prise de l’adversaire par surprise allaient de pair avec la perfection technique du geste. En filigrane, on relève également dans ses livres l’impréparation et l’aveuglement de la Marine Impériale dans quelques domaines qui allaient s’avérer cruciaux : mise au point et utilisation du radar, logistique de soutien et d’entretien de la flotte, etc. Dès 1943, Hara avait compris que le Japon allait perdre la guerre, et en 1944 il n’a pas hésité à porter une pétition enjoignant à l’empereur de renvoyer les amiraux et les généraux incapables et à s’engager sur la voie de la paix – un geste insensé pour un officier supérieur à cette époque. Son livre reste, quatre-vingt ans après la guerre, un irremplaçable témoignage d’un des rares survivants de cette épopée que fut la Guerre du Pacifique. (Marine Forum) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Anjou Roman.
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1959, gr. in-8°, 260 pp, 86 héliogravures et 16 pl. en couleurs hors texte, plans, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, étui carton, bon état (la Nuit des Temps 9)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
JFK. Affaire non classée.
J'ai Lu, 1992, in-12, 320 pp, traduit de l'américain (“On the Trail of the Assassins. My investigation and prosecution of the murder of President Kennedy”), un plan, postface de Carl Oglesby, broché, bon état. Édition originale française parue directement au format poche
"Dallas, 22 novembre 1963. On a tiré sur John Kennedy. Le Président est mort ! L'Amérique est en état de choc. On connaît la suite. L'arrestation de Lee Harvey Oswald, le rapport de la Commission Warren... En dix mois, l'affaire est officiellement close : Oswald est le seul assassin. Enquête trop rapide pour être honnête ? À l'époque, beaucoup de bruits ont couru. Y avait-il d'autres tireurs ? Comment expliquer la mort peu naturelle de témoins essentiels ? Quel était le rôle de la Mafia ? Un homme connaît les réponses : Jim Garrison, chargé de l'affaire depuis le premier jour. Puis dessaisi. Parce qu'il était trop curieux – trop consciencieux –, on a voulu le faire taire, on l'a poursuivi en justice. Aujourd'hui il parle. Dans un récit sans concessions, il assemble les pièces du puzzle et révèle enfin la vérité. Preuves à l'appui." — Par Jim Garrison, District Attorney de La Nouvelle-Orléans de 1962 à 1974 puis juge de la cour d'appel. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de l'Homme au Masque de Fer, accompagnée des pièces authentiques et de fac-similés.
P., Delaforest, 1825, in-8°, 296 pp, 2 portraits dont un en frontispice, un fac-similé, 220 pages de pièces justificatives, broché, remise en vente de l'édition originale de 1825 avec une couv. papier bleu imprimée en noir datée de 1838, titrée : “L'Homme au Masque de Fer. Histoire complète de ce prisonnier, jusqu'aujourd'hui inconnue, et des causes secrètes de sa longue captivité, publiée sur des pièces authentiques”, couv. défraîchie, état correct
Selon l'auteur, le Masque de fer était le diplomate bolognais Ercole Antonio Mattioli, né en 1640, secrétaire du duc de Mantoue (cette thèse a longtemps été tenue comme la plus probable, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que Mattioli était mort à l'île Sainte (...) — "M. Delort, qui passait sa vie à chercher et à comparer des autographes, fut amené, par sa passion exclusive, à découvrir dans les Archives du Royaume diverses lettres qu'il crut relatives à Matthioli, et par suite au Masque de Fer, selon la prétention de Roux-Fazillac. M. Delort, aussi persuadé de l'infaillibilité de ses conjectures que l'avait été son devancier, ne se fit aucun scrupule de les intituler: Histoire de l'homme au Masque de Fer, et de les publier en 1825, avec un pompeux appareil de pièces justificatives, plus précieuses par leur contenu que par le commentaire de l'éditeur. Ce volume, vraiment utile et intéressant, quoique diffus et mal écrit, eut du retentissement jusqu'en Angleterre, où l'honorable George Agar Ellis, membre du parlement, le traduisit en anglais..." (Paul L. Jacob, L'Homme au Masque de Fer, 1837) — Joseph Delort (1789-1842) fit toute sa carrière au ministère de l’Intérieur. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Kriegsmarine am Feind. Ein Bildbericht über den deutschen Freiheitskampf zur See.
Berlin, Erich Klinghammer, 1940, gr. in-8°, 240 pp, 412 photos, 3 cartes, cart. demi-toile illustré de l'éditeur, jaquette illustrée en couleurs (pt mque au dos de la jaquette), bon état. Texte en allemand. Peu courant, surtout complet de sa fragile jaquette
Très peu de texte pour cet ouvrage de propagande, une histoire illustrée de la marine allemande dans la guerre, mais de très nombreuses photos illustrant toutes les tâches et missions de la Kriegsmarine : navires de guerre et sous-marins, mais aussi transports de matériel. En français, le titre se traduit "La Marine de guerre face à l'ennemi. Un reportage photographique sur la lutte pour la liberté menée par l'Allemagne en mer." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal d'une défaite, 23 août 1939- 16 juin 1940.
Fayard, 1976, in-8°, xx-479 pp, préface de René Rémond, index, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)
Précieux témoignage posthume du colonel de Villelume, conseiller militaire de Paul Reynaud en 1940. — "Cet ouvrage est un journal au plein sens du terme, tenu par un officier, conseiller de la délégation française à la Société des nations et affecté au ministère des Affaires étrangères, un journal, c'est-à-dire, comme il l'écrit, lui-même dans son avant-propos « une prison où l'on enferme les faits dès qu'ils naissent pour les soustraire aux déformations ». Le journal s'ouvre à la date du 23 août 1939, sur la nouvelle de « la conclusion, à la fois si redoutée et si inattendue, du pacte germano-soviétique [qui] nous plonge dans la consternation »... « Je ne vois Gamelin qu'un instant... il ne fait aucun commentaire. Coulondre est inquiet. Il s'attend naturellement à un renforcement de l'intransigeance allemande ». La veille au soir, conseil de cabinet. Que faire ? « Mandel et Reynaud avaient été les seuls à défendre une solution de fermeté. Daladier a cependant fini par se ranger à leur avis. Tous les autres ministres étaient mous. » (...) Villelume est, avec raison, très sévère à l'égard du Général Gamelin dont il demande le départ avec insistance à Paul Reynaud, il ne se montre pas moins sévère à l'égard des Anglais, auxquels il reproche erreurs, tergiversations, hésitations..." (Jean-Michel Lévy, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1977) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le général Boulanger.
Olivier Orban, 1991, in-8°, 379 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Fossoyeur de la République pour les uns, honnête homme manipulé pour d'autres, Boulanger a déchaîné des torrents de haine ou d'admiration. Aujourd'hui encore, dès qu'un tribun politique fait une percée, on évoque son nom. On pouvait tout dire puisqu'on ne le connaissait pas. Jean Garrigues a repris ce "dossier Boulanger" à zéro. Depuis les années de jeunesse, l'éducation militaire jusqu'aux premiers pas en politique. Il a repéré les influences, débusqué les patrons discrets - à gauche comme à droite - qui font d'un séduisant général une vedette nationale. On y voit des bonapartistes fraterniser avec des communards, des femmes du monde démarcher leurs voisines pour les beaux yeux d'un érotomane distingué. Le tout baigne dans l'atmosphère empoisonnée de revanche militaire qui obsède le pays. Jean Garrigues a dénoué les fils de ces intrigues complexes où l'amour et la raison d'Etat se côtoient. Brossé par un jeune et brillant historien, voici, enfin, le portrait net du "Général Revanche"." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Affaire Weidmann. La sanglante dérive d'un dandy allemand au temps du Front populaire.
Albin Michel, 1989, in-8°, 320 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Juillet 1937. Une danseuse américaine est enlevée à Paris où elle est venue visiter l'Exposition internationale. Le meurtrier, découvert quatre mois plus tard, est un jeune Allemand nommé Eugène Weidmann. Qui est cet homme qui avoue cinq autres meurtres ? Pourquoi a-t-il tué ? Telles sont les questions que se pose immédiatement la presse alertée par l'ascension de Hitler, la guerre d'Espagne, les assassinats politiques commis par les membres de la Cagoule ou des agents nazis. Séduisant, romantique, cultivé, ce tueur bien élevé passionne l'opinion. Des femmes lui écrivent, lui proposent de l'épouser, lui envoient des chats pour distraire sa solitude pendant son incarcération. Eugène Weidman est guillotiné le 17 juin 1939 devant la prison de Versailles. L'hystérie de la foule est tellement révoltante que, dans les jours qui suivent, Édouard Daladier, président du Conseil, fait prendre un décret qui met fin aux exécutions publiques. Ainsi, avec la suppression des « exécutions spectacles » disparaissait l'une des raisons de la peine de mort : son exemplarité... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires, souvenirs, opinions et écrits du duc de Gaëte, ancien ministre des Finances, ex-député, gouverneur de la Banque de France. Suivi du Supplément aux Mémoires et Souvenirs de M. Gaudin, duc de Gaëte.
Armand Colin, 1926 3 vol. in-8°, viii-336, 599 et 331 pp, brochés, jaquettes, bon état
Réimpression en fac-similé tirée à 1100 ex. numérotés des très rares et très importants mémoires du ministre des finances de Napoléon (P., Baudouin, 1826 pour les tomes I et II, P., Imp. de Goetschy, 1834, pour le troisième volume de “Supplément”). — Cet ouvrage traite presque exclusivement des finances. Martin Michel Charles Gaudin, duc de Gaëte (1756-1841), entra à l'âge de dix-sept ans dans les bureaux des contributions publiques, et fut mis à la tête d'une division de ce service lors du premier ministère de Necker ; nommé, en 1791, l'un des six administrateurs de la Trésorerie nationale, il démissionna lors de la Terreur mais accepta le portefeuille des finances après le 18 brumaire, qu'il conservera jusqu'à la chute de l'Empire. Il réorganisera totalement l'administration du système des finances : reprise de l'opération du cadastre décrétée par l'Assemblée constituante, création de la Cour des comptes, établissement d'un nouveau systême fiscal. Gaudin est le remarquable auteur du système moderne de l'administration des finances. N'étant pas un homme de parti, Louis XVIII lui donna la direction de la Banque de France en 1820, il y restera jusqu'en 1834. — "Ces mémoires sont d'une grande importance pour l'histoire des finances impériales." (Tulard, 600) — Publié en 1826, le premier tome de cet ouvrage est de la plus saisissante actualité. On y voit comment le ministre de Bonaparte, puis de Napoléon, empereur, sut dénouer une crise aussi grave que celle que nous traversons aujourd'hui ; dans le tome second, on trouvera maintes suggestions fécondes du célèbre financier sur la caisse d'amortissement, le monopole des tabacs, etc. ; le troisième et dernier volume, d'un intérêt plus vif encore que les précédents, contient le récit anecdotique du duc de la collaboration du duc de Gaëte avec l'Empereur, et, en appendice, une note encore inédite sur la Banque de France, de la plus vivante actualité. (L'Editeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marc Bloch, 1886-1944. Une biographie impossible / An Impossible Biography.
Limoges, Culture et Patrimoine en Limousin, 1997, in-4°, 152 pp, préface de Jacques Le Goff, abondamment illustré de près de 150 photos, gravures et fac-similés, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Texte bilingue en français et en anglais
Préface ; Repères chronologiques ; Généalogie de Marc Bloch et de Simonne Vidal ; L'enfance de Marc Bloch ; Les années de formation ; La guerre de 1914-1918 ; Strasbourg ; Paris ; La guerre de 1939-1940 ; Les années noires ; Fougères ; Marc Bloch et Simonne Vidal, un couple indissoluble ; L'œuvre ; Les archives de Marc Bloch ; Hommages à Marc Bloch ; Bibliographie. / Preface. Milestones. Genealogy of Marc Bloch and Simonne Vidal. Childhood. The formative years. World War I - 1914-1918. Strasbourg. Paris. World War II - 1939-1940. The dark years. Fougères. Marc Bloch and Simonne Vidal, an unseparable couple. Marc Bloch's writings. The Archives of Marc Bloch. Tributes to Marc Bloch. Bibliography of Marc Bloch. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Rome et la conquête du monde méditerranéen, 264-27 avant J.-C. 1. Les structures de l'Italie romaine.
PUF, 1977, pt in-8°, 460 pp, 3 tableaux, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Nouvelle Clio)
Rome est une cité qui a conquis un empire. Mais elle n'a pu le faire qu'en établissant d'abord son hégémonie sur l'Italie, dont les peuples soumis ou "alliés" lui ont fourni, sans réserve, les hommes et les ressources, et qu'elle a, inversement, conduits vers une relative unité par la romanisation. Ce livre envisage les "structures" de cette Italie romaine : d'abord la terre et les hommes, les productions et les échanges. Puis son intégration progressive dans la cité romaine, qui formait un système de répartition des charges et des avantages autour duquel s'organisait la société. Finances, armées, institutions sont tour à tour envisagées dans leurs développements concrets, et bientôt dans leurs dérèglements qui, par l'explosion des guerres civiles, devaient aboutir à la fin de la "libre République" et au pouvoir d'un seul. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Piège de Suez. 5 novembre 1956.
Laffont, 1964, gr. in-8°, 408 pp, 16 pl. de photos hors texte, 5 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Ce jour-là)
5 novembre 1956 : à l'aube, les parachutistes français et britanniques sont largués sur Port-Saïd et Port-Fouad, avant-garde du corps expéditionnaire qui, le lendemain, se lancera à la reconquête du canal de Suez nationalisé par le colonel Nasser le 26 juillet précédent. La partie semble gagnée : quelques jours plus tôt, l'armée israélienne a culbuté les divisions égyptiennes du Sinaï, s'arrêtant à quelques milles du canal, tandis que l'aviation franco-britannique neutralisait l'armée de l'Air du Bikbachi. La prise du Caire et l'élimination du régime Nasser semblent n'être plus qu'une question d'heures. Et pourtant, vingt-quatre heures plus tard, tout est changé. L'entreprise franco-anglaise a soulevé le monde entier. Accablé, le Premier ministre, Sir Anthony Eden, donne l'ordre de cesser le feu. Français et Israéliens suivent le mouvement. C'est l'échec et bientôt la retraite et la désillusion. — "Le livre d'Henri Azeau éclaire également bien des aspects ignorés de la crise et en particulier les relations entre la France et Israël, la France et la Grande-Bretagne et même la Grande-Bretagne et Israël, relations jusqu'alors niées par les responsables britanniques. Il s'emploie en outre à dégonfler certains mythes qui font désormais partie de la légende de Suez. Il rapporte par exemple comment, loin de vivre son « dernier quart d'heure » au moment du débarquement, Nasser s'apprêtait à résister, qu'il ne s'agissait pas d'une simple promenade comme bien des militaires le laissèrent entendre mais d'une opération d'envergure – la composante politique étant aussi importante que la composante militaire ; il raconte comment les quelques responsables égyptiens qui s'apprêtaient à capituler cherchaient en réalité à gagner du temps et comment, loin d'avoir une solution de rechange en cas de chute du président Nasser, Français et Britanniques comptaient sur le miracle. Enfin, il met l'accent sur les tiraillements qui paralysèrent l'état-major combiné franco-britannique et qui donnèrent à toute l'opération non pas l'allure bien « huilée » que les frères Bromberger lui prêtèrent – dans L'expédition de Suez – mais un aspect incohérent et décousu. Cependant, ce livre, à bien des égards courageux et lucide, cesse de l'être lorsqu'il s'agit d'analyser le contexte international. Henri Azeau fait preuve alors d'un anti-américanisme simpliste et facile et, comme la plupart de ses compatriotes, voit en John Foster Dulles le deus ex machina et le « vilain » de toute l'affaire." (Nicole Deney, Revue française de science politique, 1965) — "Le 5 novembre 1956, plusieurs centaines de parachutistes anglais et français étaient largués au-dessus de Port-Saïd et de Port-Fouad. L’armée d’Israël s’était déjà emparée du Sinaï, l’aviation égyptienne avait été écrasée et la chute de Nasser paraissait dès lors imminente. Brusquement l’ultimatum russe de Boulganine mettait en demeure le gouvernement français et britannique d’arrêter les hostilités, les menaçant d’une guerre mondiale. En même temps, une importante armée soviétique était massée en Hongrie. Washington, à ce moment, s’alarme ; une note du département d’État part pour Londres et Anthony Eden ordonne la cessation du feu dans les douze heures. Au même instant les forces anglo-françaises abordaient le littoral égyptien. Trop tard, vingt-quatre heures trop tard. C’est ce que l’auteur dénomme « le piège de Suez », titre du livre qu’il a consacré à ce grave incident. Très justement, M. Azeau a recherché les causes plus lointaines et plus déterminantes de ce conflit. Il retrace l’histoire du canal, « le plus beau fossé du monde », parle de son exploitation par la compagnie, de sa nationalisation par Nasser, des complications qu’amena la création de l’État d’Israël, etc. En terminant, il fait le bilan de la crise de 1956. Nasser exulte, Moscou est satisfait. Pour les U.S.A., l’affaire a reçu une conclusion parfaite. D’autre part, ce qui peut paraître paradoxal, Ben Gourion se déclare très content. En France il en est de même. Guy Mollet, en termes sibyllins, dit que les véritables raisons de notre attitude n’apparaîtront que plus tard et Christian Pineau, lui, parle même d’un « bilan positif ». Dans ces conditions qui croire ? Il s’efforce, quant à lui, d’envisager l’événement et ses suites d’une façon plus logique. Ce fut-là, estime-t-il, un coup des plus sérieux porté à l’alliance atlantique. Dans l’immédiat, le seul pays vraiment gagnant et, beaucoup plus que l’URSS, fut l’Amérique, qui arriva à maintenir intacts ses intérêts pétroliers. En attendant, ajoute-t-il, le canal se porte bien et le tonnage net transitant chaque jour n’a fait que croître depuis." (Pierre Paul, Revue Historique des Armées, 1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris inconnu.
Albin Michel, 1984, in-4°, 97 pp, 92 estampes reproduites, dont les 11 premières en couleurs, dans le texte et hors texte, avec des notices érudites, index des noms d'artistes, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état (Les albums du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale) (Ouvrage couronné par l'Académie française)
Abondamment illustré de reproductions de gravures de la collection de l'architecte Hippolyte Destailleur (1822-1893). Un Paris des rois et du petit peuple, celui qui a fait rêver peintres et romanciers : portes altières,églises dentelées, demeures pompeuses, prisons humides, abbayes et couvents, fontaines gracieuses... A noter des dessins et des aquarelles datant du XVIIIe siècle qui montrent la Seine et ses rives. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal d'émigration du Prince de Condé, 1789-1795, publié par le comte de Ribes.
P., Georges Servant, 1924, in-4°, v-546 pp, 2 portraits hors texte dont un en frontispice, index, reliure demi-basane vert foncé, dos à 4 nerfs filetés, titre et fleurs de lys dorés, couv. conservée, signet, bon état. Édition originale. Documents pour servir à l'histoire de la Maison de Condé, publié sous les auspices de la Société des Bibliophiles françois. Tirage limité à 400 exemplaires numérotés, celui-ci est un des 300 ex. sur vélin de l'Isère. Bel exemplaire
"Ce journal, écrit au jour le jour par le prince de Condé, constitue un des documents les plus intéressants sur l'Émigration." (Clavreuil, 1989) — "Le prince de Condé ouvre son journal le 14 juillet 1789, à la nouvelle de la prise de la Bastille et émigre le 17. Son journal est d'abord le récit d'un voyage d'agrément de Bruxelles aux bords du Rhin, puis en Suisse. Fixé à Turin, le 26 septembre, il y débute une activité politique qui l'amène à Worms en janvier 1791, où il commence à organiser une armée qui se bat de 1793 à 1795 sur le Rhin et en Alsace. Le journal se termine brusquement le 20 mai 1795. Le prince de Condé est un "ultra" pour son temps, toujours prêt à en découdre contre la République, partisan des solutions les plus énergiques." (Fierro, 346) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Question romaine depuis le traité de Paris de 1856 jusqu'au 20 septembre 1870.
P., Arthur Rousseau, 1901, in-8°, 240 pp, biblio, reliure demi-basane mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces d'auteur et de titre basane carmin et vert bouteille, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état
Thèse pour le doctorat présentée et soutenue le 26 juin 1901 par le journaliste Henri Durand-Morimbau, dit Henri des Houx (1848-1911). Initialement royaliste légitimiste, Henri des Houx est l'une des premières personnalités catholiques françaises à s'être ralliées à la République, six ans avant l'encyclique Au milieu des sollicitudes. Il évolua également de l'ultramontanisme au gallicanisme. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal du Septennat, 1947-1954. Préface par René Rémond, introduction générale par Pierre Nora.
Armand Colin, 1970-1978, 6 forts vol. in-8°, lxix-876, xxxi-739, xxvii-657, xx-771, li-1227 et xlv-862 pp, 3 photos en frontispices, documents en annexes, sommaire des conseils des ministres, index des noms de personnes et index des thèmes dans chaque volume, reliures percaline verte de l'éditeur, bon état
Précisément parce qu'il se défendait de faire oeuvre personnelle, Vincent Auriol a enrichi l'histoire contemporaine d'un document d'une valeur exceptionnelle, en tenant au jour le jour l'agenda de ses activités de Président de la République. Des notes très fournies qui sont autant de mises au point éclairant les passages obscurs ou les allusions du texte, un double index, des noms de personnes et des thèmes, font de chaque volume un ouvrage facile à consulter. L'édition de la version intégrale de ce Journal, commencée en 1970 par Pierre Nora, devait comporter 7 tomes, un par année, mais seuls 6 ont été finalement publiés dans cette édition : le président François Mitterrand s'était en effet opposé à la parution de l'année 1950, son propre rôle lui semblant modeste et sous-estimé... Le Tome IV (année 1950) ne sera finalement édité qu'en 2003 par les Éditions Tallandier... — Tome I : 1947. Préface de René Rémond. Texte établi, introduit et annoté par Pierre Nora ; Tome II : 1948. Texte établi, introduit et annoté par Jean-Pierre Azéma ; Tome III : 1949. Texte établi, introduit et annoté par Pierre Kerleroux ; Tome V : 1951. Texte établi, introduit et annoté par Laurent Theis ; Tome VI : 1952. Texte établi, introduit et annoté par Dominique Boché ; Tome VII : 1953-1954. Texte établi, introduit et annoté par Jacques Ozouf. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de la France.
Hatier, 1992, in-8°, 445 pp, illustrations, cartes, chronologie, tableaux des rois de France, liste des Présidents de la République, lexique, biblio, index, broché, état correct (Coll. Nations d'Europe, dirigée par Serge Berstein et Pierre Milza)
Dans le cadre d'une collection qui se donne pour objet l'histoire des différents pays de la Communauté européenne, cette histoire de la France et des Français ne constitue qu'un maillon de plus dans la longue chaîne de celles qui l'ont précédée, et dont elle a parfois pu s'inspirer, comme de celles qui la suivront. Aussi semble-t-il nécessaire d'en définir très brièvement la finalité et les spécificités. Destinée à un large public, celui des citoyens soucieux de mieux connaître l'histoire collective dont ils sont les héritiers autant que les acteurs, celui d'étrangers souhaitant se faire une idée de l'histoire des Français pour mieux les comprendre, elle vise en particulier à mettre en lumière, parmi les nombreux éléments déposés par la sédimentation du temps, ceux qui contribuent le plus à faire de la France ce qu'elle est aujourd'hui, dans ses traits d'appartenance à l'ensemble européen comme dans ses singularités... (Avertissement) — Pascal Balmand, agrégé d'Histoire, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, est spécialiste de l'Histoire culturelle et politique de la France contemporaine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vestige d'habitat seigneurial fortifié du Bas-Pays Argonnais.
Reims, Cahier des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Reims, édités par l'A.R.E.R.S, 1972, in-4°, 116 pp, 12 illustrations, 34 cartes hors texte (certaines repliées), 4 tableaux, broché, bon état (Inventaire des sites archéologiques non monumentaux de Champagne, publié par Michel Bur, n° 1)
Ceci est le premier fascicule d’un inventaire général des sites archéologiques non monumentaux de la région champenoise. Il est consacré aux vestiges d’habitat seigneurial du Moyen Age dans le bas-pays d’Argonne, entre Vitry-le-François (Marne) au sud et Buzancy (Ardennes) au nord. Les fiches signalétiques ont toutes été rédigées sur un même plan : Nom de lieu, référence cartographique, plus ancienne mention du village lorsque son apparition ne se confond pas avec celle du château, nom du titulaire et nom du collateur de l’église. — "Les mottes, les enceintes de terre et les autres terrassements qui ont porté les premières générations de châteaux médiévaux avaient attiré l'attention des érudits de la fin du siècle dernier. Ils ont été par la suite quelque peu oubliés au profit des monuments majeurs de l'architecture militaire. Les recherches sur la société féodale devaient nécessairement reporter sur eux l'intérêt des historiens. L'inventaire des sites champenois que présente Michel Bur fait progresser de façon décisive notre intelligence de ce type d'établissements. (...) Avec des études comme celle de M. Bur, la castellologie démarre enfin. Elle prend en tout cas une nouvelle dimension. Le château cesse d'être étudié pour lui-même, il retrouve sa place dans les paysages historique et social." (J.-M. Pesez, Annales ESC, 1975) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Quelques lettres de guerre. Le capitaine Augustin Cochin.
Bloud et Gay, 1917, in-12, 64 pp, préface de Paul Bourget, broché, bon état (Pages actuelles, 1914-1917, n° 105)
Le 8 juillet 1916, mourait à 39 ans Augustin Cochin, l'historien de la Révolution (La Révolution et la libre pensée), génial précurseur de la sociologie du phénomène démocratique et de la mécanique totalitaire (Les Sociétés de pensée et la démocratie). Augustin Cochin avait reçu l’ordre, au matin du 8 juillet, de gagner avec sa compagnie le calvaire d’Hardecourt. Le combat d’Hardécourt-aux-Bois fut très meurtrier : du 1er juillet 1916 au 30 novembre, plus de mille deux cents soldats périrent... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dunkerque Libérée (Juin 1944 - Mai 1945).
Lille, SILIC, 1954, gr. in-8° carré, 203 pp, préface de l'amiral Georges Robert, 150 illustrations et documents en fac-similé dont 40 planches de photos hors texte (avec un panorama dépliant de l'embouteillage du port en mai 1945), cartes, dont une dépliante en couleurs de la poche de Dunkerque, broché, couv. illustrée, bon état, bande éditeur conservée. Exemplaire du tirage spécial de l'édition originale
À l’issue d’un siège dévastateur, Dunkerque est enfin libérée en mai 1945, dans une France qui avait déjà recouvré sa liberté et s’attelait à la reconstruction. Ce sort différé de Dunkerque, ce « front oublié », ce réduit de résistance allemande contenu par les Canadiens qui libérèrent la Flandre, puis par les troupes françaises et tchèques ont, de toute évidence, peu inspiré les historiens. Les « poches » de l’Atlantique et du Nord – celles de Royan, La Rochelle-la Pallice, Saint-Nazaire, Lorient et Dunkerque – n’incarnaient, il est vrai, aucun enjeu majeur, si ce n’est celui de rappeler à la population que la guerre était toujours présente sur le territoire de l’hexagone et que la bête nazie n’était pas encore terrassée. D’ailleurs, l’annonce de leur reddition fut largement couverte par la proclamation officielle de la capitulation allemande dans les pays occidentaux. Il a fallu attendre 1954 et la publication de “Dunkerque Libérée” par des érudits locaux pour voir cette page d'histoire, sinon analysée, du moins décrite, à l’aide de témoignages recueillis et utilisés par les auteurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Valois. Histoire d'une maison royale (1328-1589).
Hachette, 1934, gr. in-8°, xvi-473 pp, un tableau généalogique dépliant hors texte, biblio, index, reliure demi-basane noire, dos à 4 nerfs, titres dorés, couv. conservée, bon état. Bel exemplaire (Saffroy, 10655)
"Le beau livre de M. Dodu n'est point une histoire de France. S'il fallait lui trouver un précurseur, il ferait plutôt penser à quelque “Pathologie mentale des rois de France” prolongée jusqu'en 1589. Ce qui a surtout intéressé l'auteur, c'est la tragédie de l'hérédité morbide transmise depuis Philippe VI jusqu'à son dernier descendant. Il insiste beaucoup sur les tares, les anomalies, les extravagances de tous ces étranges personnages et en fait un tableau peut-être trop poussé au noir. Assez nouvelles et curieuses sont les pages qu'il consacre aux rapports de Henri II, de Catherine de Médicis et de Diane de Poitiers. Cependant, son manque d'indulgence vis-à-vis de Henri III va jusqu'à lui faire prendre au sérieux l'absurde histoire des sacrifices à Satan perpétrés par ce prince, légende qui trouva naissance dans la découverte faite par les Ligueurs de chandeliers d 'argent en forme de satyres. Cette réserve ne doit cependant pas nous cacher la beauté de l'ensemble de l'œuvre de M. Dodu. C'est un modèle de synthèse claire et intelligente, d'une lecture attachante. Un peu pessimiste, nous l'avons dit, l'auteur a du moins dégagé l'unité de vues des souverains successifs et la continuité de leur politique." (J. Lavaud, Humanisme et Renaissance, 1935) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Empire du Prêtre-Jean. 1 : L'Ethiopie antique. 2 : L'Ethiopie médiévale.
Plon, 1957, 2 vol. in-8°, xxxvi-304 et 360 pp, 48 planches hors texte, 58 illustrations dans le texte, une carte dépliante de l'Ethiopie médiévale hors texte, biblio, reliures souples d'éditeur, jaquettes illustrées (trace de mouillure au 2e plat de la jaquette du tome 1), C. de bibl., traces de scotch sur les gardes, état correct
"Sous un titre destiné à allécher le grand public, le livre de J. Doresse est, en fait, une sérieuse histoire de l'Ethiopie, histoire vivifiée par la géographie et l'ethnographie, que nous donne un de ses meilleurs connaisseurs. Bien présenté, l'ouvrage est orné de nombreuses illustrations pratiquement inconnues de nos manuels d'art et d'histoire malgré leur intérêt. La bibliographie est copieuse et méthodique. Quelques cartes localisent les faits. Des notations directes, vivantes et pittoresques sont le souvenir des années de recherches faites sur place par l'auteur. On sent sa profonde sympathie pour le pays et ses habitants. Un caractère marquant de l'Ethiopie est la facilité d'assimilation avec laquelle ce pays emprunte aux civilisations étrangères et transforme leurs apports pour les faire siens, malgré la variété des climats et des races (dont les cartes des langues et religions donnent une idée). L'auteur montre que le pays doit fort peu à l'Egypte pharaonique à qui elle a donné plus qu'il n'a reçu. C'est de l'Arabie du Sud, la mer étant un lien et non une barrière entre les deux pays, que viennent ses premiers éléments de culture, notamment son alphabet encore utilisé aujourd'hui ; aussi M. Doresse insiste de façon intéressante sur les royaumes de l'Arabie heureuse, d'un si haut niveau de civilisation, complètement anéantis depuis l'an 575 et qui furent liés étroitement avec l'Ethiopie pendant un millénaire. Il souligne l'importance économique du trafic de l'encens depuis vingt siècles. L'Ethiopie offre ce caractère unique d'une terre africaine qui, devenue chrétienne dès le IVe siècle, a maintenu sa foi, dans le donjon de ses hauts plateaux, entourée de peuples animistes ou musulmans. D'où l'importance du grand roi Ezana, converti par un Alexandrin. « Tous les palais orientaux de ces temps-là furent peuplés de ces conseillers bénévoles, éloquents pique-assiettes pour la plupart ». Celui-ci devint le premier évêque d'Axoum et le père de l'église d'Ethiopie. L'histoire de celle-ci qui passa au schisme monophysite en 451 nous est contée, et un intéressant chapitre nous promène à travers les temples et églises axoumites si originaux au point de vue artistique et qui témoignent d'origines syro-mésopotamiennes. Le tome I se termine par un chapitre sur les légendes dont la plus célèbre est celle de la Reine de Saba, origine de la dynastie impériale. Le tome II est consacré à l'époque médiévale. Ici encore les détails pittoresques ne manquent pas. On note l'importance des églises rupestres primitives. Des pages intéressantes nous retracent l'apogée de l'Ethiopie médiévale et notamment de sa littérature. Nous arrivons ensuite à la fameuse légende du Prêtre-Jean, soi-disant descendant des Rois Mages, inspirée par un prince mongol puis curieusement adaptée à l'Ethiopie. Le fastueux empereur Lebna-Denguel est l'objet de pages brillantes, mais son règne se termine par une catastrophe. Après l'invasion de l'Islam rejetée avec l'aide des Portugais, le Moyen Age s'achève. Un nouvel âge va naître dont la figure la plus illustre sera celle de Ménélik II, le fondateur de l'Ethiopie moderne. Dans ces deux volumes, l'auteur nous donne le premier tableau en français tenant compte des toutes dernières découvertes, auxquelles dans certains cas il a participé lui-même. Au total un ouvrage neuf qui se lit avec un vif intérêt." (Henry de Morant, Annales ESC, 1961) — L'auteur de ce livre a participé, avec d'autres archéologues français, à la formation et aux premières activités (1953-1955) de la Section d'Archéologie nouvellement fondée à Addis-Ababa sous les auspices du gouvernement éthiopien. On ne saurait assez le féliciter d'avoir mis à profit ce séjour de deux années et les investigations archéologiques qu'il a pu y faire pour rassembler les matériaux d'une nouvelle histoire de l'Ethiopie. Il faut dire que les données que nous avons concernant l'histoire ancienne de l'Ethiopie restent encore assez minces. M. Doresse a su en tirer le meilleur parti possible, avec un don d'évocation remarquable. Et ce n'est pas seulement l'Ethiopie antique qu'il évoque de façon pittoresque, mais tous les pays riverains de la mer Rouge avec lesquels elle fut en relation, surtout l'Arabie du sud. Les rapports avec l'Egypte sont aussi bien étudiés, et l'auteur montre que l'Ethiopie eut avec ce pays des rapports moins continus qu'avec le monde grec ou le monde syrien. On croit communément que le christianisme éthiopien est un christianisme copte en. raison de la dépendance de l'Eglise d'Ethiopie à l'égard du siège patriarcal d'Alexandrie (jusqu'à ces toutes dernières années, le métropolite d'Ethiopie était envoyé par le patriarche copte). En réalité, comme M. Doresse le souligne avec raison, le christianisme qui s'est introduit en Ethiopie venait de Syrie et l'influence du christianisme syriaque se fit sentir à maintes reprises et s'est manifesté en des domaines divers... (A. Guillaumont, Revue de l'histoire des religions, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Grande Nubiade ou le parcours d'une égyptologue.
Stock/Pernoud, 1992, gr. in-8°, 539 pp, nombreuses photos, 2 cartes, 4 index, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis 1938, Christiane Desroches Noblecourt passe plusieurs mois par an en Egypte sur les chantiers de fouilles. Dans ce livre, elle raconte son parcours, son métier, ses passions. La vie d'une jeune égyptologue avant-guerre, c'est la traversée de la Méditerranée sur le Champollion, les archéologues en jodhpurs et en casque colonial, qui vivent sous la tente, des histoires de cobras et de brigands, l'ivresse des premières découvertes. Puis la guerre arrive, et l'auteur entre, dès 1940, dans le fameux réseau « Résistance ». Après-guerre, l'inlassable travail d'analyse et de déchiffrage continue au Louvre, et Christiane Desroches Noblecourt s'affirme bientôt comme l'une des meilleures égyptologues au monde. 1954 est le tournant de sa vie. Nasser a décidé la construction du barrage d'Assouan, qui va engloutir à jamais les grands temples de Nubie. L'auteur, seule pendant plusieurs années, prêche l'impossible : le déplacement des temples hors de portée des eaux. Grâce à René Maheu, directeur général de l'Unesco, grâce à l'extraordinaire coopération du ministre égyptien de la Culture, Saroïte Okacha, grâce aussi à l'appui en France du général de Gaulle et d'André Malraux, l'entreprise va enfin réussir. Pour la première fois, Christiane Desroches Noblecourt raconte ici dans le détail ces travaux titanesques, qui se sont déroulés sur plus de vingt ans, sur fond d'intrigues et de complots à la suite de l'affaire de Suez. Troisième volet de ce livre si riche, Christiane Desroches Noblecourt parle de son expérience au Louvre : la vie d'un grand musée, les acquisitions, les expositions qu'elle a organisées, dont celles fameuses de Toutankhamon, en 1967, et de Ramsès II, en 1976. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Duc de Lauzun, 1747-1793. Un célèbre méconnu.
Plon, 1937, in-8°, iii-375 pp, préface du général Weygand, biblio, broché, couv. illustrée, papier lég. jauni, bon état
"Le Lauzun dont le comte de Gontaut-Biron retrace la vie mouvementée n'est pas – qu'on prenne garde aux dates – le mari de la Grande Mademoiselle, le légendaire prisonnier de Pignerol. Il est mort, maréchal de Biron, sur l'échafaud, en 93, après avoir été député à la Constituante, général aux armées du Nord et de Vendée, franc-maçon. Vie remarquable de soldat épicurien : il est de l'expédition de Corse, de la guerre d'indépendance d'Amérique, compagnon de Rochambeau – et enfin les malheurs, les désordres des guerres de la Révolution. Ouvrage qui est une découverte : on y trouve le meilleur panorama, fort instructif, de la fin de l'ancien Régime, ainsi que de la tourmente révolutionnaire qui entraîna ce fleuron de la noblesse libérale dans les prisons de la Terreur près d'Aimée de Coigny, et le 31 décembre de l'an 1793 sur l'échafaud." (Le Figaro, 13 avril 1937) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Culture des fleurs.
Seuil, 1994, in-8°, 635 pp, 44 illustrations sur 32 pl. hors texte, notes, biblio, index des végétaux cités, broché, bon état
Du rejet puritain des fleurs dans le christianisme ancien, dans l’islam ou dans la Chine de Mao à leur symbolisme érotique qui traverse l’histoire des sociétés humaines, Jack Goody invite le lecteur à le suivre dans ses promenades, de la plus haute Antiquité à nos jours. S’interrogeant sur le rôle effacé des fleurs en Afrique, décrivant l’invention des « paradis » et des jardins antiques, Goody observe le déclin de la culture des fleurs aux premiers siècles de l’ère chrétienne, puis le retour de la rose dans l’Europe médiévale et l’expansion des marchés après la Renaissance. Né de la curiosité encyclopédique de l’auteur, ce livre, qui s’attache à déceler les innombrables significations attribuées aux fleurs, s’intéresse aux usages théologiques et profanes des fleurs autant qu’à leur valeur marchande. Jack Goody insiste aussi sur les relations qui existent partout entre l’écologie, l’idéologie, les usages esthétiques et symboliques des fleurs : rituels ou domestiques, funéraires ou amoureux, les bouquets s’inscrivent à la fois dans une archéologie de l’horticulture et dans une histoire de la consommation des biens de luxe. Pratique liée à une esthétique de la vie quotidienne qui a suscité différents types de « langage des fleurs » à travers les siècles en Orient et en Occident, La Culture des fleurs appartient également à l’histoire économique, politique et religieuse de l’humanité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les rois de la République [1900-1914].
Perrin, 1925, 2 vol. in-12, 410 et 374 pp, brochés, bon état
La Troisième République de 1900 à 1914 : "Jamais régime ne donna l'exemple d'une plus grande immoralité", mais le véritable sujet du livre est le parcours politique de Joseph Caillaux, depuis l'affaire Rochette (en 1911, une commission d'enquête parlementaire présidée par Jaurès met en cause Caillaux, accusé de collusion avec Henri Rochette, coupable d’opérations financières frauduleuses) jusqu'à la Guerre, en passant évidemment par l'invraisemblable "Affaire Madame Caillaux" (l’assassinat de Gaston Calmette, directeur du Figaro, par Henriette Caillaux, l’épouse de Joseph Caillaux, à qui elle reproche d’avoir publié des articles sur des pressions exercées par Caillaux pour réduire la peine de Rochette)... — "L'ouvrage intitulé “Les rois de la République” et paru sous le nom de Mme B.-E. Gueydan est presque en entier une philippique contre M. Joseph Caillaux. Les matériaux en sont empruntés à peu près exclusivement aux journaux et aux publications politiques." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1926) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Exécuteurs, victimes, témoins. La catastrophe juive 1933-1945.
Gallimard, 1994, in-8°, 363 pp, index, broché, bon état (Coll. NRF Essais)
Les exécuteurs : officiers, médecins, anthropologues, juristes, fonctionnaires allemands, nouveaux Allemands mais aussi volontaires non allemands, Ukrainiens, Baltes ou autres, enthousiastes à la tâche. Tous participèrent au génocide dans la pleine conscience de la fonction qu'ils exerçaient et en sachant que, pris dans l'engrenage, jamais leur action ne pourrait être annulée, effacée. Les victimes, identifiables et recensables à tout instant, et que la mort collective agrégea en une masse sans forme, inscrite dans la mémoire sous l'évocation froide des millions qu'elles furent. Or, toutes ne vécurent pas semblablement dans le temps ni dans l'espace l'impact du génocide : élites communautaires, hommes, femmes, enfants, couples mixtes, juifs christianisés, célibataires, pauvres et marginaux subirent, selon les stratifications et les inégalités sociales, démographiques, voire politiques et religieuses, la Catastrophe qui finit par les engloutir. Les témoins : les sauveurs, individuels ou collectifs, les Alliés, les puissances neutres, les organisations sionistes, les Eglises, dont nombre se crurent – ou se voulurent – impuissants, si bien qu'ils le devinrent. Les vingt-quatre chapitres de ce livre sont autant de vignettes qui, inscrivant chacun à sa place dans le processus génocidaire, nous donnent non plus l'anatomie de la Catastrophe mais sa physiologie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Juridiction de la municipalité parisienne de Saint Louis à Charles VII. (Thèse).
P., Ernest Leroux, 1912, gr. in-8°, xiii-261 pp, importante bibliographie, index, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Bibliothèque d'histoire de Paris). Édition originale
"L'ouvrage de M. Huisman, thèse brillante de l'École des chartes en 1910, débute par une Introduction dans laquelle il a excellemment résumé ce que l'on sait des origines de la juridiction municipale et retracé l'évolution de la municipalité parisienne de saint Louis à Charles VII. L'auteur étudie ensuite dans les différents chapitres l'organisation générale du parloir aux bourgeois (chap. I, dans lequel est reconstituée fort heureusement la physionomie des audiences du parloir, d'après les registres d'audience conservés aux Archives nationales) ; le parloir aux bourgeois, tribunal de la Hanse (chap. II) ; la juridiction de la municipalité sur la Seine et ses affluents (chap. III) et sur le commerce du vin, du bois, du sel, des grains et des denrées diverses (chap. IV) ; la façon dont le parloir aux bourgeois s'est érigé, dès le XIVe siècle, en tribunal de commerce, où se jugeaient tous les procès relatifs au commerce par eau (chap. V) ; la juridiction de la municipalité en matière financière sur la taille et les aides (chap. VI) ; la juridiction du domaine de la ville et la juridiction gracieuse du parloir aux bourgeois (chap. VII) ; l'influence du parloir aux bourgeois sur la Coutume de Paris qu'il contribua à fixer, en tranchant, à la prière des plaideurs, les problèmes compliqués qui lui étaient soumis (chap. VIII) ; enfin ses démêlés avec les juridictions rivales, principalement le Parlement et le Châtelet (chap. IX). Cette juridiction étroite, et avant tout économique, ne peut se comparer aux juridictions municipales du Nord ou du Midi de la France ; le prévôt des marchands et les échevins ne pouvaient songer, dans la capitale du royaume et avec les attributions restreintes de la municipalité, à usurper des pouvoirs nouveaux. Aussi le développement des attributions du parloir aux bourgeois, logique et régulier, est-il conforme à son origine corporative ; c'est parce qu'ils ont été, dès les débuts, chargés de faire respecter les privilèges de la Hanse que les marchands de l'eau ont acquis les pouvoirs nécessaires pour surveiller la navigation de la Seine et de ses affluents, le commerce fluvial et juger les conflits commerciaux. L'étroitesse même de ses attributions a permis au parloir aux bourgeois de se développer sans se heurter directement aux juridictions royales, au moins pendant l'époque étudiée par M. Huisman, car on sait que, par la suite, la lutte s'engagea entre le Châtelet et le tribunal municipal au grand dommage de celui-ci... Un intéressant Appendice, dans lequel l'auteur a tenté la reconstitution d'un répertoire de jurisprudence municipale (XIVe et XVe siècles), et un index alphabétique terminent cet excellent ouvrage." (Gabriel Henriot, Bibliothèque de l'École des chartes, 1913) — "« La municipalité parisienne n’apparaît normalement constituée que dans la seconde moitié du XIIIe siècle... Pour étudier la juridiction municipale, il importe d’analyser la juridiction des marchands de l’eau au XIIe et au XIIIe siècles. Depuis les temps barbares jusqu’à l’apparition, dans l’histoire, de la Hanse des marchands de l’eau, la Seine n’a jamais cessé d’être navigable. On peut donc légitimement se demander si la création de l’association des marchands de l’eau ne remonte pas à une époque fort ancienne et si cette corporation ne peut se rattacher à des corporations antérieures, en particulier aux Nautae Parisiaci. » M. Huisman, après examen, repousse cette hypothèse : « La théorie des origines gallo-romaines de la municipalité parisienne doit être définitivement abandonnée. Il faut voir dans les corporations des nautes et des marchands de l’eau deux associations qui, dans des conditions économiques différentes, ont contribué, d’une manière distincte, au développement du commerce fluvial. » Ces maigres extraits d’une savante Introduction donneront une idée de l’intérêt d’un volume qui sort trop du cadre de cette Revue pour que je m’y arrête davantage." (S[alomon] R[einach], Revue Archéologique, 1912) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aux origines de la bourgeoisie : Les villes de Flandre et d’Italie sous le gouvernement des patriciens (XIe-XVe siècles).
PUF, 1952, in-8°, 248 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"En 1952, l’abbé Lestocquoy publiait “Aux origines de la bourgeoisie : Les villes de Flandre et d’Italie sous le gouvernement des patriciens (XIe-XVe siècles)”. Le propos du livre était clair. Henri Pirenne avait soutenu la thèse que le commerce engendrait par ses nécessités quotidiennes le désir des institutions urbaines ; les marchands, hommes nouveaux, auraient mené seuls cette révolution municipale. Lestocquoy entendait, pour lui, analyser comment, dans ces villes touchées par le renouveau économique, le patriciat se forma en tant que classe sociale au début du XIIe siècle, réunissant des familles d’origine variée avant, durant ce même siècle, de conquérir le pouvoir urbain. Pour cet auteur, à l’origine de ce « patriciat », pas d’aventuriers donc, de pieds poudreux enrichis par le commerce, mais au contraire des nobles, des propriétaires terriens, des immigrants des campagnes… Les différents chapitres, « la naissance du patriciat », « les villes et les débuts du patriciat », « l’apogée du patriciat », « dynasties patriciennes », sont en conséquence tous centrés sur cette thématique d’histoire sociale comparée." (Elodie Lecuppre-Desjardin, Villes de Flandre et d’Italie (XIIIe-XVIe siècle). Les enseignements d’une comparaison, 2008) — "Il est difficile de donner en quelques lignes une idée de la richesse du livre de M. l'abbé Lestocquoy sur les villes de Flandre et d'Italie. L'auteur y fait une brillante synthèse de tous les récents travaux parus sur le patriciat de ces deux régions, qui ont connu au Moyen Age une si grande prospérité." (Pierre Vaillant, Bibliothèque de l'École des chartes, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
D'un Empire à l'autre : Les Pellion, cavalier et marins au service de la France, 1809-1868.
Editions du Gerfaut, 2003, in-8°, 464 pp, 21 cartes et 11 gravures, tableau généalogique, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Le destin extraordinaire de Léon et Alphonse Pellion. 1. L'Empire et les Cent-Jours. 2. La Restauration. 3. La monarchie de Juillet. 4. La République et le Second Empire. — "A travers la vie de trois officiers de la famille Pellion, depuis l'École de Saint-Germain jusqu'à la colonisation, Jean Leduc nous retrace d'une manière documentée et vivante les différentes facettes de la vie militaire en les replaçant dans le cadre de l'histoire de la Marine et de l'Armée. De sous-lieutenant de cavalerie à général de brigade, entre les campagnes napoléoniennes et l'Alqérie où il effectue plusieurs séjours, l'aîné, Léon, participe à l'intervention française en Morée, épisode méconnu que l'auteur nous permet de redécouvrir. Il prend part au maintien de l'ordre, en particulier après le coup d'État du 2 décembre 1851. Alphonse, le cadet, entame sa carrière par un voyage de circumnavigation en 1817 et la termine comme vice-amiral et préfet maritime de Brest. Ses états de service nous rappellent le rôle fondamental de la marine, non seulement instrument diplomatique au moment de l'indépendance de l'Amérique espagnole, mais aussi moyen de pression comme lors de l'expédition du Tage. Alphonse sert également en mer Méditerranée, au cours du blocus d'Alger, mais aussi à des postes d'administrateur. Sa dernière campagne le conduit en Crimée où son fils Fortuné est présent. Ce dernier meurt en Cochinchine en 1863. De Napoléon Ier à Napoléon III, les biographies parallèles des frères Pellion nous révèlent divers aspects de l'armée française au XIXe siècle. La plume alerte de Jean Leduc nous restitue la carrière professionnelle et la vie privée de ces témoins de l'histoire de notre pays, d'un siècle à l'autre." (Revue historique des Armées, 2003) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Armée depuis le Moyen Age jusqu'à la Révolution. Etude illustrée d'après les ouvrages de Paul Lacroix sur le Moyen Age, la Renaissance, le XVIIe et le XVIIe siècles. Ouvrage orné de 165 gravures et une chromolithographie.
P., Firmin-Didot, 1887, pt in-4°, viii-288 pp, une chromolithographie en frontispice et 165 figures dans le texte, reliure demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs soulignés à froid orné de fleurons dorés, titres dorés, plats de percaline rouge,encadrements à froid sur les plats, fer doré du Collège Chaptal au 1er plat (rel. de l'époque), 2e plat taché, coiffes et nerfs lég. frottés, coins émoussés, qqs rousseurs, bon état
Les grandes heures de la France en armes, des Gaulois aux Guerres en dentelles. Anecdotique et documenté à la fois. Paul Lacroix (1806-1884) est un polygraphe et érudit français. Menant de front la littérature facile et la littérature difficile, comme on disait alors, il composa d’un côté des romans et de l’autre des livres d’histoire, puis il mêla les deux genres dans plusieurs publications. Ses premiers romans eurent du succès et firent école, malgré les difficultés de lecture qu’offrait l’imitation du vieux langage. La parution de l’Histoire du XVIe siècle, remplie de recherches inédites, fut bien accueillie des esprits sérieux. Cette publication valut à l’auteur, à peine âgé de vingt-huit ans, la croix de la Légion d'honneur. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mademoiselle de Charolais. La scandaleuse petite-fille de Louis XIV.
Perrin, 1991, in-8°, 214 pp, 8 pl. de gravures hors texte, appendices, pièces justificatives, sources et biblio, index, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
Louise-Anne de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Charolais (1695-1758), petite-fille de Louis XIV et de Madame de Montespan, garda jusqu'à sa mort son titre envié de “Mademoiselle”, puisque, très libre et très indépendante, elle collectionna les amants qu'elle choisissait et abandonnait à sa guise, mais ne se maria pas. Elle fait scandale à la cour, on chansonne ses amours et le ministre d'Argenson l'appelle « la maquerelle royale ». Elle s'en moque et s'en amuse. Si elle s'efforce de choisir les maîtresses de son cousin Louis XV, c'est qu'elle est est soucieuse de jouer un rôle politique. Elle cherchait par ce moyen à faire prévaloir des vues qui n'étaient pas sans originalité. Mademoiselle de Charolais, amie de Voltaire, occupe une place singulière dans cette première moitié du XVIIIe siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nuestra guerra. Aportaciones para una Historia de la Guerra Nacional Revolucionaria del Pueblo Español 1936-1939.
P., Éditions de la Librairie du Globe, 1966, gr. in-8°, 300 pp, 180 photos sur 44 pl. hors texte, 10 cartes repliées in fine retraçant les opérations militaires, broché, bon état (Colección Ebro). Édition originale. Texte en espagnol
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Augustin Cochin et la genèse de la Révolution. Introduction à son œuvre, suivie d'un choix de lettres.
Plon, 1928, pt in-8°, ix-368 pp, une photo d'Augustin Cochin en frontispice et un fac-similé hors texte, biblio, broché, dos recollé, bon état (Coll. Le Roseau d'or), exemplaire numéroté sur alfa, prière d'insérer joint
"En cet intéressant volume, très agréablement écrit, M. de Meaux montre d'abord comment a été élaborée l'œuvre historique d'Augustin Cochin, dont il expose avec une grande clarté les résultats essentiels. On sait que, dans deux importants ouvrages (Les Sociétés de pensée et la démocratie, et surtout les Sociétés de pensée et la Révolution en Bretagne, 1788-1789), A. Cochin s'est efforcé de mettre en relief le rôle des Sociétés de pensée et notamment de la franc-maçonnerie, à la veille de la Révolution, de décrire leur organisation et leur propagande, l'action prépondérante qu'elles ont, d'après lui, exercée sur le déchaînement de cette Révolution. Il avait accompli des recherches longues et minutieuses, en plusieurs régions de la France surtout en Bretagne, recherches qui ont le grand mérite d'ajouter beaucoup à nos connaissances sur les antécédents directs de la Révolution. Mais on a pu lui reprocher, justement à notre avis, de n'avoir vu qu'une des faces du problème et d'avoir laissé dans l'ombre l'évolution antérieure. M. de Meaux s'efforce de répondre à ces critiques. Puis, il expose l'œuvre doctrinale d'Augustin Cochin sur la démocratie et les Sociétés de pensée, en montrant le parti qu'il avait tiré d'historiens comme Ostrogorsky et de sociologues comme Emile Durkheim. Enfin, i| écrit quelques pages émues sur la vie et sur la mort héroïque d'A. Cochin. La seconde partie du volume contient de nombreuses lettres écrites par Cochin et relatives surtout à ses recherches à travers la France. Ces lettres, spirituelles et alertes, le montrent sous un jour très sympathique ; elles donnent des détails intéressants sur ses pérégrinations de chercheur. Elles montrent aussi que personnellement il avait peu de sympathie pour la démocratie et les partis qui se réclament de la Révolution. On peut se demander s'il n'a pas quelque peu transposé dans le passé les idées qu'il se faisait de la franc-maçonnerie contemporaine, sans qu'on puisse, d'ailleurs, en aucune façon, suspecter sa probité scientifique, qui était grande." (Henri Sée, Revue Historique, 1929) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Légionnaire. 22 février 1960 - 12 février 1965.
Pygmalion, 1984, gr. in-8°, 322 pp, traduit de l'anglais, préface d'Erwan Bergot, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Un « livre-choc », une histoire vécue, pleine d'événements et de péripéties ayant essentiellement pour théâtre la guerre d'Algérie, en l'occurence la durée de l'engagement d'un jeune anglais qui a tenu au jour le jour, non sans humour, son journal de bord à l'instruction, puis dans les rangs du fameux 2e REP (Régiment Etranger de Parachutistes). Le récit de Murray n'est ni un plaidoyer, ni un réquisitoire. C'est un témoignage objectif avec des scènes extrêmement brutales voire cruelles. L'auteur n'a pourtant pas cherché à en rajouter, se contentant simplement de relater ce qu'il avait vécu ou ce dont il avait été lui-même témoin. D'où l'intérêt documentaire du livre car Murray ne nous cache rien de la Légion... Un document brut. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aristote. La vie et les œuvres, logique, philosophie de la nature, biologie, psychologie, métaphysique, éthique, politique, rhétorique et poétique.
Payot, 1930, in-8°, 420 pp, préface de D. Parodi, chronologie des successeurs et commentateurs d'Aristote, biblio, index, broché, bon état (Coll. Bibliothèque scientifique)
Clair et simple. Un excellent ouvrage. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Chemins de fer d'hier et d'aujourd'hui.
Albin Michel, 1976, in-4°, 215 pp, 202 illustrations, 8 cartes, reliure éditeur, jaquette illustrée, nom d'un précédent propriétaire sur la page de faux-titre, bon état
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En Campagne. Tableaux et dessins de A. de Neuville. Reproduits et publiés par Boussod, Valadon et Cie. Texte de Jules Richard.
P., Boussod, Valadon et Cie, L'Univers Illustré, s.d. (1885), in folio (42 x 32 cm), 80 pp, 60 dessins et gravures d'Alphonse de Neuville, dans le texte et à pleine page, reliure percaline gris-souris décorée de l'éditeur, coupes bisautées, reliure défraîchie, bon état intérieur
"Alphonse de Neuville (1836-1885) est, avec Edouard Detaille, un des principaux artistes ayant évoqué la guerre de 1870 à de multiples reprises dans son abondante production. Dès le Salon de 1873, où il présente Les Dernières cartouches, un épisode des batailles de septembre aux environs de Sedan, il remporte un vif succès et est admis au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Dès lors, il décline dans un format monumental les différents épisodes où se sont illustrées les troupes françaises, participant tout à la fois à l'idée de revanche et au mouvement de défense et d'affermissement du patriotisme républicain." (Musée d'Orsay). Le présent album présente 60 dessins et tableaux illustrant magnifiquement les combats et les combattants de la guerre de 1870-1871. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Adalhard, abbé de Corbie.
Amiens, Société des Antiquaires de Picardie, 1969, in-8°, 138 pp, biblio, index, broché, bon état
Adalhard (v. 752-826), cousin germain de Charlemagne, élevé avec lui, en devint le conseiller ; régent d'Italie, puis disgrâcié et exilé, il finit paisiblement sa vie à Corbie (Somme), qu'il organisa à la façon d'un petit royaume. — "L'abbé de Corbie Adalard appartient plus à l'histoire de la politique temporelle et spirituelle qu'à celle des doctrines, puisque ses seuls ouvrages ont été des statuts pour son abbaye et un “De ordine palatii” qui ne nous est parvenu que dans une refonte d'Hincmar, mais, outre l'intérêt de ce dernier texte, il semble bien qu'Adalard ait joué un rôle réel dans l'essor intellectuel de la communauté qu'il dirigeait. Henri Peltier nous offre une solide étude du personnage et de son milieu ; d'ailleurs si le rôle politique d'Adalard peut laisser place à des divergences d'appréciation, il n'y a aucun doute qu'il n'ait été un grand abbé et un grand religieux." (Revue des Sciences philosophiques et théologiques, 1977) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Comte de Creutz. Lettres inédites de Paris, 1766-1770. Édition par Marianne Molander.
Göteborg, Acta Universitatis Gothoburgensis ; P., Jean Touzot, 1987, in-8°, 195 pp, un portrait en couleurs du comte de Creutz par Alexander Roslin en frontispice, 2 portraits, sources, biblio, index, broché, bon état (Coll. Romanica Gothoburgensia), envoi a.s. de M. Molander
"Le comte de Creutz (1731-1785) quitta Madrid en 1766 pour occuper le poste d'ambassadeur de Suède en France jusqu'en 1783. Francophile, féru de culture française et de philosophie des Lumières, ce partisan des Chapeaux gagna la confiance de Choiseul, d'abord réticent à soutenir le parti royal contre les Bonnets au pouvoir à Stockholm. Surtout, Creutz, grand ami de Marmontel et des encyclopédistes, admirateur de Grétry, assidu chez Mmes Du Deffand et Geoffrin, fut l'introducteur à la Cour de Suède des débats littéraires, musicaux et philosophiques contemporains et de la culture d'une France dont il avait fait sa seconde patrie. M. Molander publie les lettres adressées à son bienfaiteur, le comte d'Ekeblad, ancien ambassadeur à Paris de 1742 à 1744, au comte de Scheffer, précepteur du Prince Royal, et à ce dernier, avant son voyage à Paris et son avènement au trône ; il entretient ses correspondants tout autant des négociations qu'il mène avec les ministres, Choiseul principalement, que de l'actualité littéraire, scientifique, académique et musicale de la capitale." (C. Michaud, Dix-Huitième Siècle, 1990) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Éducation et culture dans l'Occident barbare, VIe-VIIIe siècle. (Thèse).
Seuil, 1962, fort in-8°, 572 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Patristica Sorbonensia, dirigée par H.-I. Marrou). Édition originale
Ce livre présente les transformations de la culture éducative pendant les siècles qui séparent la fin de l'Empire d'Occident et les débuts de la puissance carolingienne (fin du Ve siècle - milieu du VIIIe siècle). Cette période, qui commence à être mieux connue des historiens, a vu s'effondrer les cadres culturels et le système d'éducation de l'Antiquité et se constituer peu à peu les bases de la culture médiévale. En parlant de l' "Occident barbare", il ne faut pas donner à ces mots un sens péjoratif mais considérer l'Europe occidentale dominée par des rois étrangers à la culture romaine. Comment ces Germains et ces Celtes vont-ils accepter l'héritage antique ? Comment a disparu la culture littéraire des laïcs ? L'école des clercs et des moines a-t-elle reçu ou non les programmes de l'école romaine ? Quelles sont les méthodes de la pédagogie ecclésiastique ? Autant de questions qu'il fallait poser et auxquelles l'auteur apporte une réponse, en surmontant les obstacles d'une documentation rare et dispersée. — "Prolongement du grand et beau livre consacré par H.-I. Marrou à l'histoire de l'éducation dans l'Antiquité, la thèse de P. Ríché l'est, dans son intention profonde. Il était en effet très tentant, il paraissait à juste titre fort nécessaire de poursuivre dans la voie ouverte et de chercher à mieux saisir comment, sur les fondements ruinés abandonnés par Rome, se sont constitués lentement dans l'Occident barbare, entre la fin du Ve et le milieu du VIIIe siècle, les éléments d'une culture et d'une éducation nouvelles, celles de la chrétienté médiévale. Le grand mérite de P. Riché est d'avoir critiqué, rectifié, mis en ordre, et placé en claire évidence les directions majeures de l'évolution. Cette étude propose ainsi une explication remarquable et très précieuse de la renaissance carolingienne. (...) Il fallait cette thèse, claire et robuste, pour souligner vigoureusement la fécondité décisive, aux origines de la culture européenne, du demi siècle qui a précédé le sacre de Pépin le Bref." (Georges Duby, Annales ESC, 1964) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Œuvres du Cardinal de Richelieu. Introduction et notes de Roger Gaucheron. Notice de Jacques Bainville.
Plon, 1929, in-8° carré, xx-247 pp, imprimé sur papier vergé, broché, bon état (Coll. des Meilleurs Ecrivains politiques)
Extraits du Testament, recueil de maximes politiques et correspondance. Les "lois de la politique française" définies par l'un des plus glorieux artisans de la grandeur de la France. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le cœur d'une reine. Anne d'Autriche, Louis XIII et Mazarin.
Félix Alcan, 1912, in-8°, xiv-307 pp, un fac-similé dépliant, broché, bon état
À la mort de Louis XIII, Mazarin, qui avait succédé à Richelieu comme principal ministre, poursuit ses fonctions auprès d’Anne, régente de France pendant la minorité de son fils Louis XIV. Jusqu'où est allée la liaison de la Reine Anne d’Autriche et du cardinal Mazarin ? En analysant, avec Paul Robiquet, la correspondance secrète entre ces deux grands personnages, nous voyons que la Reine a eu pour son ministre un sentiment de la nature la plus tendre. Mais fût-il son grand ami, son amant, le père de son fils ? Ont-ils été mariés secrètement ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Atlas des peuples d'Europe centrale.
La Découverte, 1991, in-8° à l'italienne, 192 pp, 140 cartes en couleurs, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
L’Europe « de L'Est » a vécu : l'Occident redécouvre l'Europe « centrale », cette mosaïque de peuples à mi-chemin entre l'Atlantique et l'Oural : leur destin reste enraciné dans un passé complexe et chahuté. Une mise en perspective historique claire s'impose. C'est ce que propose cet Atlas, qui associe au récit de l'histoire millénaire de chaque peuple les cartes indispensables à la visualisation et à la lecture des événements. De l'État polono-lituanien en passant par la Bohème au temps des Habsbourgs, de la montée des nationalismes balkaniques face aux impérialismes ottomans, russes et austro-hongrois... rien n'est laissé dans l'ombre. — "Les auteurs présentent une région dont l'histoire est marquée par d'innombrables bouleversements ; le caractère tragique y est une constante. Des cartes d'un intérêt certain sont accompagnées par des textes concis, sobres qui, tout en rendant compte des aspects les plus durs de la vie sociale, n'exagèrent jamais. Il est certain que pour les spécialistes de la région et encore plus pour celui qui ne connaît pas, ou qui connaît peu l'histoire locale, l'ouvrage constitue un instrument de travail précieux." (Paul H. Stahl, Cahiers Internationaux de Sociologie) — "Un travail admirable, un modèle d'élégance, de clarté et de rigueur intellectuelle qui devrait devenir notre livre de chevet..." (Le Nouvel Observateur) — "Un outil exceptionnel arrive à point : (...) des cartes d'une lecture et d'une richesse exemplaires. Indispensable pour comprendre cette résurrection des nations européennes, de la Finlande à l'Albanie. " (Sud-Ouest) — "On le feuillette, on y plonge, on y passe des heures. L'impression de tout comprendre provoque une sorte d'ivresse." (Télérama) — "Un ouvrage utile où l'histoire et l'actualité font bon ménage." (Le Figaro) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Invention de la liberté, 1700-1789.
Genève, Skira, 1964, gr. in-4°, 222 pp, 63 reproductions et photographies en couleurs contrecollées sur 60 planches hors texte, 60 illustrations en noir, index des noms cités, reliure d'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, sous emboîtage, bon état (Coll. Art, Idées, Histoire). Edition originale
L'espace humain du XVIIIe siècle ; Philosophie et mythologie du plaisir ; L'inquiétude de la fête ; L'imitation de la nature ; Nostalgies et utopies. — "Le texte de M. Starobinski frappe par la qualité de l'écriture, sa cohérence, sa vivacité constante et l'ampleur de cette découverte panoramique. On sent tout le plaisir qu'il a eu à l'écrire. Il s'agit en effet d'un moment décisif, sinon à la vérité dans la vie des formes, du moins dans le progrès de la conscience moderne. L'art en ce siècle se détache de la délectation. « L'on ne se contente plus de débattre sur les moyens choisis par l'artiste, l'on s'interroge sur la fin même de son activité... » L'art tend à se désaliéner, et on peut entrevoir le moment où il ces sera de servir « l'idéologie du pouvoir » au profit « d'un complet épanouissement de l'humanité de l'homme ». Le « baroque jubilant » trahit-il au vrai ce partage ? Les rites royaux tournent au simulacre. La frivolité de la cour ruine le prestige mystique de la monarchie. L'ostentation devient spectacle. La pompe, divertissement. Le monde des princes s'est séparé, coupé de la réalité, et le faste – au lieu d'être l'image visible de la puissance – n'est plus qu'un défi à la misère du peuple. Le style rocaille a renoncé à la « rhétorique de la persuasion » qui justifiait au siècle précédent Le Bernin ou Guarini, pour s'établir dans la fantaisie. Dans une telle évolution, note M. Jean Starobinski, le luxe n'est plus que « la notification décorative du superflu ». La mode commence à envahir les mœurs. Si la femme est au centre de ce théâtre d'illusions, les masques, les parcs, les ruines, la nature du bon sauvage en sont le trompe-l'œil. La mythologie, vidée de toute transcendance, n'est plus qu'un répertoire assez banal de formes, de chairs lumineuses, de mouvements. Où trouver le lien entre la passion des idées et cette constante recherche du plaisir qui tournent d'une part à la prolixité et à l'utopie, de l'autre à la dissipation ? Ce qu'inaugure le XVIIIe siècle, c'est une « réflexion sérieuse sur le plaisir ». Libertaires et libertins y forment une alliance indissoluble. « Libre jouissance, mais aussi libre examen ». La vertu y devient une mode, comme la campagne ou les laiteries. La mort n'est d'ailleurs pas absente du divertissement, et le siècle passera de l'escarpolette à l'échafaud sans s'écarter de ce que l'auteur appelle ici les « juridictions du sentiment ». En réalité la fête galante reste une des pudeurs de ce siècle qui refuse d'avouer ce qui le ronge. Elle transpose moins d'illusions que l'exotisme naissant ou le mesmérisme. L'ennui, l'inquiétude accompagnent les couples dans le demi-jour des allées. Entre un monde qui s'achève et un monde qui n'est pas encore né, Watteau confirme sa mélancolie..." (Camille Bourniquel, Esprit, 1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire d'Angleterre, depuis son origine jusqu'en 1845. Suivie de notices biographiques sur ses grands hommes.
P., Pagnerre, 1845-1846, 2 vol. in-12, 252 et 250 pp, reliure demi-veau glacé vert époque, dos lisses ornés de caissons dorés (lég. frottés), bon état
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L'Assassinat de Darlan.
Perrin, 1995, in-8°, 307 pp, documents, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Disposant d'archives inédites et de témoignages encore inconnus, Arnaud de Chantérac reprend toute l'affaire Darlan. D'abord, il replace le meurtre dans son contexte historique. Pour cela, il raconte l'histoire secrète de l'Afrique du Nord de 1941 à 1942 : l'action souterraine du général Weygand ; le parcours sinueux du comte de Paris, avec la relation du premier complot monarchiste en 1941, inconnu à ce jour ; le rôle du général Giraud ; la conjuration qui aboutit au débarquement allié du 8 novembre 1942 ; les négociations de l'amiral Darlan avec les Américains, qui débouchèrent sur sa prise de pouvoir à Alger. Il se livre ensuite à une étude exhaustive de l'assassinat de l'amiral à Alger le 24 décembre 1942. Grâce à des témoignages inédits, il retrace la genèse et le déroulement des complots monarchistes et gaullistes, étroitement imbriqués. Il cerne les responsabilités de chacun des protagonistes : le général de Gaulle, le comte de Paris, les frères François et Henri d'Astier de la Vigerie, Alfred Pose, l'abbé Cordier et Marc Jacquet. Il décrit le rôle du SOE (Special Operations Executive) britannique, jusqu'ici ignoré en France. Il suit pas à pas son ancien condisciple et ami Bonnier de la Chapelle, manipulé par des hommes qu'on dirait sortis tout droit du siècle des Borgia. Il va jusqu'à l'exécution de ce garçon de vingt ans qui crut jusqu'à la dernière seconde, même face au peloton d'exécution, qu'il aurait la vie sauve comme le lui avaient promis des commanditaires. — Arnaud de Chantérac est originaire du Tarn. Ancien condisciple et ami de Fernand Bonnier de la Chapelle, l'assassin de Darlan, il s'évade de France en 1943 et s'engage dans l'armée d 'Afrique. Il a publié plusieurs articles dans des revues d'histoire, presque tous consacrés à l'affaire Darlan, sur laquelle il a travaillé pendant neuf ans. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Un gendarme aux colonies. Madagascar, Indochine, 1895-1907. Mémoires commentés par Patrice Vermeren.
Albin Michel, 2003, pt in-8°, 260 pp, broché, couv. illustrée, bon état
I. Mes souvenirs de Madagascar : Expédition de 1895-1896. II. Gendarmerie coloniale : Hanoi, Saïgon, Huê, 1901-1907. — Élevé dans l'esprit de revanche contre les Allemands, instruit par l'instituteur du village selon les valeurs de la France républicaine, habité par la soif de lecture, le désir de connaissance et le rêve du voyage, le jeune Henri Vermeren (1873-1952) choisit la carrière de gendarme. Elle le conduit d'abord à Madagascar, où il est témoin de l'expédition coloniale la plus meurtrière du XIXe siècle, puis en Indochine avant de faire de lui un des chefs de réseau de la Résistance. De ses « aventures », Vermeren fait un récit à la fois critique et méticuleux, notant tout ce qui s'offre à son regard – exécutions de rebelles et actions répressives, exactions de la part des fonctionnaires coloniaux ou des princes locaux, mais aussi moeurs et coutumes des indigènes – et témoignant de la totale absurdité de la politique coloniale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Trois ans sous les tropiques africains.
Rodez, Impr. P. Carrère, 1970, in-8°, 141 pp, broché, bon état
Souvenirs du chirurgien ophtalmologiste Charles Déjean (1888-1975). Reçu à l'École de la Santé de la Marine de Bordeaux, il devient médecin militaire et choisit la Coloniale. En poste pendant trois ans en Afrique Occidentale Française de 1913 à 1916, il est témoin en particulier de la révolte de 1915-1916 dans la boucle de la Volta. Très intéressant sur les bouleversements apportés par le premier conflit mondial. — Table : L'arrivée, Le Haut-Sénégal – Niger, Consultation à Sokolo, Le voyage à Oualata, Le peloton méhariste, Une tournée de vaccination variée et pittoresque, Conséquences en Afrique de la guerre 1914-1918. Les tournées de police, Tinnalabak, opération de police, Pacification du Gourma, Le Mali et ses habitants, Le rôle du médecin sous les tropiques et les maladies qu'il doit combattre, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Monde des symboles.
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1966, gr. in-8°, 467 pp, 172 héliogravures et 6 pl. en couleurs hors texte, 209 figures dans le texte, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Introductions à la nuit des temps, 3)
L'une des dimensions mystérieuses de l'art roman, le monde des symboles est cohérent, il relève d'une façon de voir et de sentir les choses, d'un esprit. Le témoignage qu'apporte ici l'art roman ne peut manquer de frapper. Touriste ou pèlerin, intellectuel ou manuel, inquiet ou heureux, l'homme contemporain qui pénètre dans une église romane s'y sent immédiatement accordé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Géopsyché. L'âme humaine sous l'influence du temps, du climat, du sol et du paysage.
Payot, 1944, in-8°, 347 pp, traduit de l'allemand, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque scientifique)
"Le destin laborieux de plus en plus lourdement dénaturé d'une humanité de plus en plus esclave de ses machines fait naître en elle une aspiration croissante vers une nature toujours plus pure. Même le plus beau parc, la campagne cultivée la plus attrayante, rappellent trop encore l'envahissement, par l'artificiel, de l'ensemble de la vie. Moins la nature est contaminée par l'artificiel, plus grand est le réconfort qu'elle procure. C'est le cas de la haute montagne, de la mer, du désert, de la forêt primitive." – "L'attrait extraordinaire qu'exercèrent les montagnes sur les touristes du XIXe siècle et le pouvoir curatif très élevé du climat des zones d'altitude à l'égard d'une multitude de maux ont donné aux travaux scientifiques concernant ce climat un caractère méthodique dont n'a bénéficié l'étude d'aucun autre climat." – Dans cet ouvrage, Hellpach cherche à saisir l'influence des facteurs naturels sur le corps au travers de réactions tout aussi bien psychiques que somatiques. C'est dans ce dessein qu'il définit les quatre manifestations suivant lesquelles la nature agit sur l'homme : le temps qu'il fait, le climat, le sol et le paysage. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Guignol Lyonnais.
P., Bloud & Cie, 1910, in-12, xii-103 pp, préface de Jules Claretie, 4 pl. hors texte, biblio, broché, couv. lég. salie, bon état
Origine et histoire du théâtre de Guignol. – Le théâtre de société et l'Académie du Gourguillon. – Les Caractères. Guignol incarnation du canut. – Les Caractères (suite). Madelon, Gnafron, etc. – Système dramatique, les traditions, le langage. – Index bibliographique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Des Anglais dans la Résistance. Le service secret britannique d'action (SOE) en France, 1940-1944.
Tallandier, 2008, in-8°, 799 pp, traduit de l'anglais, avant-propos et notes de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, 16 pl. de photos hors texte, 4 cartes, annexes, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Ce livre fut pendant des années interdit de diffusion en langue française. Pourquoi ? Parce qu’il écornait l’image selon laquelle la Résistance aurait été une affaire purement franco-française. En 1940, Churchill créa le SOE, Special Operations Executive, avec mission de « mettre le feu à l’Europe ». Opérant d’abord en France à l’insu de la France Libre, le service britannique s’entendit ensuite avec elle pour des actions communes. Tous les agents de la France Libre chargés d’actions subversives ou d’organisations militaires dans l’Hexagone furent ainsi formés par le SOE, qui assura la plus grande partie des livraisons d’armes et de matériels radio à la France métropolitaine. Le service britannique n’en multiplia pas moins ses « organisateurs » et ses propres réseaux, d’où de nombreuses frictions entre Churchill et de Gaulle. Ayant accédé aux archives les plus secrètes, Michael Foot révèle des statistiques impressionnantes, 1800 agents et passagers, parachutés, déposés ou débarqués en France, et livre les clés d’épisodes qui ont défrayé la chronique comme l’affaire du réseau CARTE, le drame Grandclément ou la chute du réseau PROSPER. C’est dire que cet ouvrage fait la part belle aux exploits, drames, trahisons, parties mortelles de poker menteur entre SOE et services de sécurité allemands. Surtout, comme le montre Jean-Louis Crémieux-Brilhac dans un substantiel avant-propos, la surprise est extrême de découvrir l’ampleur de l’action directement menée en France par les Britanniques et le nombre de Français qui y furent engagés. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire romaine. Tome I : Des origines à Auguste.
Fayard, 2000, fort gr. in-8°, 1075 pp, qqs illustrations dans le texte, 32 cartes hors texte, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Tome 1 (seul paru) — Par Dominique Briquel, Giovanni Brizzi, François Hinard et Jean-Michel Roddaz. — "Se pourrait-il qu'on soit assez borné, assez indifférent pour refuser de s'intéresser à la question de savoir comment et grâce à quel gouvernement l'Etat romain a pu ; chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée et cela en moins de cinquante-trois ans ? On peut sans doute éprouver une curiosité pour d'autres spectacles et d'autres genres d'études, mais trouvera-t-on rien qui soit plus profitable que la connaissance de cette période ?" Il n'est pas certain que, plus de deux millénaires après lui, on puisse, comme Polybe, traiter sans ménagements ceux qui négligent l'histoire de Rome ; il est pourtant assuré que les causes que l'historien assigne à sa grandeur - l'excellence de ses institutions - ne peuvent pas laisser indifférent le lecteur moderne, non plus d'ailleurs que le spectacle de la dégénérescence puis de la mort d'un régime "républicain" dont tous savaient bien alors que, comme tout corps vivant, il finirait par dépérir et se dénaturer. Depuis le sillon tracé dans la terre par Romulus jusqu'à l'assassinat de César et l'instauration du principat par son petit-neveu Auguste, quatre éminents spécialistes dressent la grande fresque de la fulgurante hégémonie établie par la civilisation romaine sur la Méditerranée ; ils tissent la grande trame d'événements dont la connaissance s'est considérablement affinée depuis quelques décennies, l'éclairant de problématiques nouvelles, sans que jamais le récit perde de sa saveur. Au-delà du fonds commun de "culture classique" qu'il y retrouvera, le lecteur découvrira un monde différent de celui qu'on lui a longtemps présenté. En un mot, voici une nouvelle Histoire romaine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, son Église et ses églises. Histoire, art, foi.
Editions du Cerf, 1982, 2 vol. pt in-4°, xi-427 et x-462 pp, 444 gravures et photos dans le texte et hors texte, nombreux plans, 15 cartes, biblio, index, reliures toile bleue de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état
"Le premier tome se présente comme une histoire de l'Église de Paris, le second comme un guide des églises de Paris. L'auteur, l'adressant aux visiteurs de la capitale (et ce peut être, bien entendu, les Parisiens eux-mêmes), veut leur faire découvrir, à l'aide de l'histoire et de l'art, la « personnalité religieuse » de Paris (ou plutôt de l'Église de Paris, car on reste dans le cadre du catholicisme). Il s'agit donc d'une sorte de catéchèse de l'Église locale, appuyée sur tout le patrimoine historique et artistique du diocèse. Il faut louer l'effort pédagogique que traduisent une riche illustration, et aussi un large emploi des renvois et des « encadrés ». On ne peut que se réjouir de voir aboutir auprès d'un large public une tentative aussi courageuse." (Claude Savart, Revue d'histoire de l'Église de France, 1984) — Table : Tome I : Naissance de l'Eglise à Paris (IIIe-VIe s.). Vers la chrétienté médiévale : l'Eglise de Paris et le monde des Francs (VIe-VIIIe s.). Rois et chrétiens font de Paris la "seconde capitale de la chrétienté" (IXe, XIIe, XIIIe s.). Trois siècles d'inquiétudes, de contrastes, de transformations (XIVe, XVe, XIVe s.). Le temps de l'Eglise parisienne et de l'Eglise de France (XVIIe-XVIIIe s.). Au coeur de la bourrasque révolutionnaire et de l'organisation de l'Empire (1789-1815). A la recherche d'une Eglise et d'une spiritualité pour l'avenir d'une civilisation libérale, scientifique et industrielle ? (XIXe s.). De la réconciliation avec la République à une Eglise pour un monde en crise (XXe s.). – Tome II : Les trois patrons fondateurs. Le diocèse de Paris. Paris et ses paroisses. Paris, ses monastères, ses couvents. Paris et ses laïcs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mœurs et coutumes des Esquimaux.
Payot, 1937, in-8°, 283 pp, préface de Diamond Jenness, traduction et avant-propos de George Montandon, professeur d’ethnologie à l’École d’anthropologie, 16 photos sur 8 pl. hors texte, une carte à double page, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque scientifique)
"Les Esquimaux comprennent aujourd’hui une quinzaine de tribus avec un total d'environ quarante mille sujets : leurs origines, leurs mœurs et leurs coutumes semblent avoir passionné les savants en ethnologie, surtout depuis cinquante ans ; dix pages de bibliographie dans ce livre nous en donnent la preuve. Il résulte de leurs recherches que les régions polaires furent peuplées par des indigènes venus de Mongolie : les premiers habitants s’appelaient les Skraelings. Au cours du onzième siècle eut lieu, au sud-est du Labrador, leur rencontre avec les Nordmans, successeurs des Vikings, venus des pays scandinaves en passant par le Groenland. Le nom d’Esquimau, qui signifie «mangeur de viande crue », leur fut donné en 1611 par le P. Biard, S J., missionnaire de la Nouvelle-France. Nul ne paraissait plus désigné que le directeur du Musée national de Copenhague pour parler des Esquimaux, car il vécut deux ans au Groenland et parmi les Indiens de la baie d'Hudson. La lutte pour la nourriture comme la lutte contre le froid, voilà les grandes préoccupations des Esquimaux. Aussi l’auteur ne craint-il pas d’y consacrer près du tiers de son livre." (Léon de Germiny, Études, juillet 1938) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Réflexions d'un cinéaste.
Moscou, Editions en langues étrangères, 1958, gr. in-8°, 224 pp, traduit du russe, un portrait photo en frontispice, 26 pl. de photos hors texte + 28 pl. hors texte de dessins et croquis de travail in fine, reliure toile éditeur avec titres imprimés en bleu et noir au 1et plat, comme toujours sans la fragile jaquette, bon état
Mes films et moi : Comment je suis devenu metteur en scène, les cheminements de l'invention ; Comment on fait un film ; Silhouettes. — Serguéï Eisenstein (1898-1948), décorateur puis metteur en scène de théâtre (1920-1924) et d’opéra (en 1939), cinéaste (depuis 1924 : cinq films achevés, trois inachevés ou interrompus, une dizaine à l’état de projets parfois commencés puis abandonnés), dessinateur prolifique, enseignant, auteur de nombreux manifestes, articles et conférences, laissait, à sa mort – certes prématurée – une dizaine d’ouvrages en chantier. De son vivant, il n’aura vu qu’un seul livre paraître sous sa signature, grâce à Jay Leyda, étudiant américain venu travailler en URSS dans les années 1930. C’est “The Film Sense”, publié à New York en 1942, alors que les États-Unis et l’Union soviétique étaient alliées dans la guerre. En 1958, un recueil de textes, Réflexions d’un cinéaste, préparé par Rostislav Iourenev dans l’enthousiasme du « dégel », fut édité en URSS en plusieurs langues et connut une large diffusion, livrant un aperçu inégal mais précieux. (François Albéra) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Manuel d'archéologie grecque. La Sculpture. IV : Période classique – IVe siècle, deuxième partie, volumes 1 et 2.
Picard, 1954-1963, 2 vol. in-8°, 1509 pp, pagination continue, 32 planches hors texte (dont 2 en couleurs), 559 illustrations dans le texte, chronologie, brochés, très bon état
Vol. 1 : Scopas et Praxitèle ; Vol. 2 : Lysippe, Léocharès, Bryaxis, maîtres divers et œuvres anonymes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Manuel d'archéologie grecque. La Sculpture. III : Période classique : IVe siècle, première partie, volumes 1 et 2.
Picard, 1948, 2 vol. in-8°, 898 pp, pagination continue, 12 planches hors texte, 395 illustrations dans le texte, chronologie, brochés, très bon état
La formation d'un nouveau classicisme ; Premiers maîtres d'Attique et de Grèce centrale ; L'art ionien ; Oeuvres et artistes du Péloponnèse ; La jeunesse de Praxitèle ; Scopas statuaire ; Silanion et Euphranôr. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marseille. Les Patrons du Second Empire.
Picard, Éditions Cénomane, 1999, gr. in-8°, 332 pp, 16 pl. de gravures, photos et cartes hors texte, sources et biblio, broché, bon état (Institut d'histoire moderne et contemporaine - CNRS)
Cent figures de patrons pour une ville. Mais une ville-port, seule place économique de première importance sur la façade méditéranéenne française, ouverte sur l’Orient, l'Afrique et les Amériques. Le milieu du XIXe siècle est à Marseille le temps des grands équipements ferroviaires, portuaires, urbains, technologiques et bancaires. Autant d'infrastructures qui favorisent l'épanouissement d'activités multiples, l'attraction d'hommes d’affaires d'envergures nationale et internationale, la montée en puissance du patronat local. Celui-ci se caractérise par la diversité des activités, la grande adaptabilité et la forte mobilité des hommes venus de tous les horizons tenter leur chance à Marseille : le brassage est important, les dynasties sont rares, l'éphémère l’emporte. La richesse du groupe soutient la comparaison avec celle d'autres régions qui ont une réputation établie de dynamisme et de modernité : le corpus est constitué pour moitié de millionnaires et à 60 % de fondateurs. L'engagement civique, social et même culturel de ces notables ne diffère pas sensiblement de celui des autres patronats. Contrairement à une idée reçue, les élites économiques marseillaises n'hésitent pas à s'investir dans la pratique des arts du mécénat. Enfin, marque du milieu méditéranéen, la mise en scène spectaculaire de la mort vient couronner la vie et la carrière de ces patrons marseillais. — Région par région, cette collection apporte un éclairage original sur une époque clé du développement économique français à travers ses agents essentiels : les entrepreneurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marie-Antoinette et Axel Fersen.
Grasset, 1931, pt in-8°, 269 pp, imprimé sur papier Alfax Navarre, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et doubles filets dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état
"Il convient à un livre comme celui-ci d'avoir des parties romanesques, mais je n'ai pas voulu qu'il fût un roman. Aucun épisode n'est fictif ; de rares détails sont supposés vrais, d'après des inductions vraisemblables ; je prends soin, là où elle se dérobe, de ne jamais violenter l'histoire. La discrétion des deux personnages, les ratures ou les lacunes dans le Journal de Fersen, dans ses lettres et celles de Marie-Antoinette rendent délicates à suivre les phases des sentiments. On serait aujourd'hui ridicule de qualifier « d'innocente idylle » une liaison si forte et tragique. Sur l'intimité de la Reine et de son ami je me garde pourtant d'une conclusion décisive. Ni l'un ni l'autre n'a fait d'aveux à personne – à personne du moins qui les ait trahis, – nul témoignage contemporain n'impose une présomption, encore moins une certitude. Quant aux rumeurs publiques, on sait le peu qu'elles valent à l'égard d'une femme assassinée chaque jour par les plus atroces calomnies et trop souvent insouciante de mettre contre elle les apparences..." (Avant-propos) — "C'est aussi dans un passé tragique que nous conduit M. Emile Baumann, à Versailles aux dernières années du dix-huitième siècle. Le roi Louis XVI gouverne son royaume avec une honnête bonne volonté et la reine Marie-Antoinette illumine la Cour de sa blonde, majestueuse et élégante beauté. Versailles est le lieu du monde où le luxe s'allie le mieux au bon goût. Son éclat attire les regards de l'étranger. On y vient de tous les points de l'Europe prendre des leçons et choisir des exemples de politesse raffinée. C'est dans ce but qu'y paraissent un prince de Ligne ou un Fersen, et c'est d'Axel Fersen, gentilhomme suédois, que M. Emile Baumann nous conte la merveilleuse et mystérieuse aventure. Axel Fersen a dix-huit ans, il est d'une beauté singulière, de haute naissance il vient de loin et il a, comme on dit, tout pour plaire. Il plaît. S'il séduit, il l'est aussi. A peine a-t-il entrevu la Reine qu'il éprouve pour elle une ardente et muette admiration. Marie-Antoinette n'est pas insensible au charme du jeune Suédois. Elle le distingue et bientôt l'admet en sa société la plus particulière. Il ressemble si peu aux favoris auxquels elle s'est intéressée jusqu'alors : n'a-t-elle pas eu à se défendre des hardiesses de quelques-uns d'entre eux ? Oh Fersen ne leur ressemble pas. Il est discret, respectueux. La Reine le sent dévoué. Elle comprend qu'il pourra être pour elle un ami sur la fidélité de qui elle peut compter. Elle devine qu'il l'aime, d'un amour passionné, et elle-même n'éprouve-t-elle pas pour lui un sentiment plus tendre que l'amitié ? Lui a-t-elle donné plus que ses pensées et que son cœur ? Il serait ridicule, comme le dit M. Emile Baumann, de qualifier d'« innocente idylle » une liaison si forte et tragique, mais sur l'intimité de la Reine et de Fersen aucune conclusion décisive n'est possible. Ni l'un ni l'autre n'a fait d'aveux à personne. Nul témoignage contemporain n'impose une présomption, encore moins une certitude. Marie-Antoinette et Axel Fersen ont emporté leur secret avec eux. Ce qui subsiste de ce que fut leur amitié ou leur amour, c'est ce que, cet amour ou cette amitié eut de sévère, de poignant, d'héroïque. Ils s'unirent moins dans l'illusion des joies que dans l'attente d'un destin sinistre, mêlés tous deux au plus formidable des cataclysmes. En ces jours de malheur, si Marie-Antoinette ne cessa de montrer sa grandeur d'âme, Axel Fersen y donna les marques de son absolu dévouement. Il y fut présent par ses conseils et par ses actes. Il fit tout pour sauver la Reine, mais il y a des destinées qui n'échappent pas leur sanglante fatalité. Il en fut ainsi pour Marie-Antoinette et pour Axel Fersen. La sienne attendit plus de six années après la mort de la Reine pour se réaliser. Les dernières pages de l'émouvant et beau livre de M. Emile Baumann nous montrent Fersen déchiré par les mains brutales d'une populace imbécile et pardonnant à ses assassins, de même que MarieAntoinette, avant de partir pour l'échafaud, avait pardonné à ses bourreaux." (Le Figaro, 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La France sous le régime du Suffrage universel.
P., Ancienne Maison Quantin, Librairies-Imprimeries réunies, s.d. (1894), gr. in-8°, 263 pp, 118 portraits et gravures dans le texte et à pleine page, reliure percaline carmin de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés et fleuron en noir, 1er plat illustré d'une vignette et de deux branches dorées, trace de mouillure ancienne au bas des plats, sinon bon état (Bibliothèque d'Histoire illustrée)
Histoire sociale et politique du suffrage universel, de son instauration en 1848 jusqu'en 1894, par Edgar Zévort (1842-1908), normalien et professeur d’histoire. — "La proclamation du suffrage universel en France date de 1848 ; à partir de cette époque, le peuple prit ou crut prendre une part prépondérante au gouvernement du pays. M. Zévort passe successivement en revue les événements politiques de la seconde moitié de notre siècle et cherche à en dégager les progrès de « l'éducation » du suffrage universel. (...) Le résumé de l'histoire de ces cinquante dernières années est exposé avec clarté et méthode, et les questions de politique étrangère sont abordées avec tact et clairvoyance." (Revue des Questions historiques, 1895) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Curiosités judiciaires, historiques, anecdotiques, recueillies et mises en ordre par...
P., Adolphe Delahays, 1859, in-12, 504-(2) pp, postface de l'auteur et errata in fine, reliure demi-toile rouge, dos lisse, pièce de titre basane noire et date dorée en queue, couv. conservées, bon état
La vie judiciaire sous l'Ancien Régime. — Justice et vérité. Législateurs et lois. Empereurs, rois et papes. Magistrats. Jurisconsultes, publicistes et économistes. Orateurs grecs et romains. Avocats. Bibliothèque des avocats (1708, 1811, 1858). Procédure, procureurs et huissiers. Notaires. Procès – Plaideurs – Législation criminelle, sortilèges etc. Jugements, arrêts singuliers, causes civiles et criminelles, usages, coutumes, bons mots, naïvetés. Parlements, variétés, mélanges, allusions, proverbes, etc. — L'auteur était éditeur des Annales du Barreau français. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Royan. La Belle Époque et l'avant-guerre.
La Caillerie - Gémozac, 2010, in-4°, 220 pp, 287 photos et documents, cart. illustré de l'éditeur, bon état
"Christian Genet se souvient de l'époque où il a commencé à collectionner les premiers documents sur Royan. C'était dans les années 1970. Quelle joie pour lui de pouvoir trouver une vue de l'ancien casino municipal ou une autre, plus rare, d'un magasin de la rue Gambetta ! Cet aspect oublié de la ville d'avant-guerre avait à ses yeux quelque chose de fascinant. Avec ces documents iconographiques, il devenait possible de faire revivre le temps d'une société élégante et mondaine en villégiature sur la côte saintongeaise. Ensuite sont venus s'entasser dans les archives des gravures anciennes, différents plans topographiques, des affiches touristiques de la Belle Époque, des photos de famille réalisées au cours de jeux de plage ou de manifestations sportives. La collecte de journaux a complété une somme d'informations permettant de préciser une date, un lieu, un personnage..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Œuvre scientifique de Auguste Lumière dans le domaine de la biologie et de la médecine.
Lyon, Imprimerie Léon Sézanne, 1938, in-8°, 115 pp, 3e édition, un portrait photo en frontispice, 3 pl. de photos et 3 pl. de plans hors texte, biblio, broché, bon état
L'association du nom des frères Lumière au développement du cinématographe ne doit pas faire oublier qu'Auguste Lumière (1862-1954) fut avant tout un biologiste de renom. Abandonnant dès 1895 à son frère Louis la nouvelle invention, il créa un laboratoire de physiologie expérimentale et de pharmacodynamique pour orienter ses découvertes vers la médecine expérimentale. Ce seront les Laboratoires Lumière, à Lyon, dirigés par lui-même jusqu'au 25 octobre 1940, date à laquelle il passa la présidence de son entreprise à son fils, tout en continuant ses recherches jusqu'à sa mort. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Drame de l'armée française. Du Front populaire à Vichy.
Pygmalion, 2009, gr. in-8°, 696 pp, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état.
Le 14 juillet 1939, le spectacle offert par les troupes françaises sur les Champs-Élysées galvanise les ardeurs. Pourtant, dix mois seulement après cette glorieuse revue, le 16 mai 1940, soit six jours après le déclenchement de l'offensive allemande sur le front de l'Ouest, le général Gamelin ne comprend pas pourquoi l'armée s'effondre et s'apprête à subir l'un de ses plus grands désastres. Où et comment les militaires ont-ils failli, eux dont la plupart, confinés dans des certitudes héritées de 14-18, étaient persuadés, à l'image du maréchal Pétain ou du général Weygand, que le salut de la France passait par un changement de régime ? Quels rôles ont joué les forces politiques - des communistes à l'extrême-droite - dans l'évolution humaine et matérielle des forces armées ? Peut-on parler de complot(s) ? De trahison(s) ? C'est à toutes ces questions que répond avec précision ce livre qui analyse, archives à l'appui, l'attitude des chefs militaires et des responsables de la IIIe République, ainsi que le fonctionnement de nos armées. Il reconstitue le long et tragique chemin, amorcé dès le lendemain de la guerre de 1914, qui a conduit à ce drame... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
« Par principe d'humanité... » La Terreur et la Vendée.
Fayard, 1999 gr. in-8°, 589 pp, avant-propos de Pierre Chaunu, préface d'Alain Besançon, notes, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Pas plus que les autres Français, les Vendéens ne regrettent l'Ancien Régime qui s'effondre en 1789. Surtout que, dès le 26 août, la Déclaration des droits de l'homme fonde la modernité politique en proclamant la liberté individuelle et l'égalité en droits. Bientôt, cependant, une dérive s'empare de la Révolution : enfreignant ses propres principes, elle s'enfonce dans une dictature sanglante, d'autant plus incompréhensible que Robespierre attend d'être vainqueur aux frontières et sur les autres factions pour lancer la Grande Terreur. L'intention de ce livre consiste à observer la Terreur depuis la Vendée. Certes, elle y a fait, et de beaucoup, le plus grand nombre de victimes. Mais on y découvre comment, en mars 1793, les plus extrémistes transforment une révolte populaire en une guerre inexpiable, à seule fin d'éliminer les Girondins. Comment, le 1er août, une habile falsification permet de décréter que ce pays sera détruit. Comment enfin, dans le contexte de la lutte contre les Indulgents, Turreau entreprend d'exterminer la population, avec l'aval du pouvoir et sous l'œil de ses représentants. C'est pourtant Carrier qui incarne le mieux la nature profonde de la Terreur. Après s'être débarrassé des élites nantaises, il entreprend de subvertir le droit lui-même en faisant guillotiner sans jugement. Bientôt, il annonce à la Convention des noyades collectives de prêtres, de délinquants et de Vendéens. Ni fou ni sadique, ce pur transforme Nantes en laboratoire de la régénération de l'humanité : il se fait l'instrument d'un massacre perpétré "par principe d'humanité", tant il est vrai que "le point essentiel, comme l'écrit Alain Besançon dans sa préface en comparant terreur jacobine et terreur bolchevique, est que le mal y est commis au nom du bien". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire socialiste de la Révolution française. Edition revue par A. Mathiez. Tome I : La Constituante.
P., Librairie de l'Humanité, 1922, gr. in-8°, 426 pp, un portrait de Jaurès en frontispice, préface d'A. Mathiez, 69 gravures dans le texte et à pleine page, broché, dos fendu recollé, sinon bon état
"... C'est Jaurès cependant qui le premier a voulu voir dans la Révolution française un phénomène social et donc d'origine économique. (...) Jaurès a publié de 1901 à 1903 les quatre volumes sous couverture rouge de son “Histoire socialiste de la Révolution française” : pour la première fois dans l'historiographie révolutionnaire, il exposait l'histoire de la Révolution en lui donnant franchement comme fondement les faits économiques et sociaux. Non que Jaurès ait méconnu l'importance du mouvement philosophique. Il n'en reste pas moins, et Jaurès le marque avec vigueur, que la Révolution fut l'aboutissement d'une longue évolution économique et sociale qui fit de la bourgeoisie la maîtresse du pouvoir et de l'économie. (...) Sûreté de la méthode, richesse de la documentation, impartialité merveilleuse, comme l'avait déjà souligné Aulard, belle ordonnance du récit : tels sont les traits que souligne également Mathiez. « C'était la première fois qu'une tentative aussi vaste, aussi hardie et aussi heureusement conduite dans l'ensemble était faite pour joindre au tableau des événements politiques le tableau des événements économiques qui les conditionnent et les expliquent »." (Albert Soboul, Annales historiques de la Révolution française, 1979) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Renaissance du bolchévisme en URSS. Mémoires d'un bolchévik-léniniste.
Maspero, 1970, in-8°, 188 pp, traduit du russe, introduction de Pierre Frank, précédé de la "Déclaration du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale", une photo en frontispice, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Livres « Rouge »)
Les « Mémoires d'un bolchevik-léniniste », texte anonyme publié par l'ex-Ligue Communiste, sont intitulées « Renaissance du bolchevisme en URSS », et sont précédées d'une déclaration non moins claire du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale commençant ainsi : « La naissance d'une nouvelle opposition communiste en URSS constitue un des événements les plus importants des dernières années. Toute proportion gardée, elle représente un véritable tournant de la situation mondiale... ». — Ce livre n'est pas un témoignage supplémentaire sur les crimes de la réaction stalinienne. A travers lui, le passé révolutionnaire d'Octobre secoue les décombres accumulés de l'Histoire. C'est l'un des tous premiers textes qui ne se contente pas de décrire et de narrer, mais qui repose sur une interprétation politique du stalinisme et se revendique ouvertement – par les geôles ou les camps de Vorkouta ou Verkhné-Ourask – de la tradition trotskyste. Ce livre donne le ton à la collection qu'il inaugure. A une époque de renaissance de la Révolution. Il s'agit d'affirmer que les littérateurs, les compilateurs et les autorités académiques ont fait leur temps. Il s'agit de rendre la plume comme la parole aux militants qui se sont réellement donnés à la tache révolutionnaire. Le bolchévik-léniniste dont nous publions ici les mémoires est digne de les représenter. Ce qu'il a vécu – l'Épopée révolutionnaire du premier État ouvrier puis la contre-révolution la plus sanglante de l'Histoire – a été enfoui sous l'imposture et la simplification grotesque des textes staliniens. Mais nul ne peut empêcher que ce qui a été ait été. Peu à peu, après quarante ans, la vérité se fait jour. Des archives s'ouvrent, des témoins parlent. En racontant ce qu'il a vu, l'auteur de ce livre entend participer, dans la mesure de ses moyens, à la redécouverte de la vérité, premier pas vers la révolution politique qui mettra fin à la dictature de la bureaucratie. Il symbolise le renouveau de la littérature militante à laquelle sera consacrée notre collection: elle présentera les écrits de révolutionnaires aujourd'hui engagés dans la lutte, à côté de certains "classiques" délibérément "oubliés" lors d'une sombre période où les directions traditionnelles du mouvement ouvrier ont d'avantage œuvré à la préservation de l'ordre établi qu'à son renversement révolutionnaire à l'échelle internationale. (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Memoirs of the Life of Colonel Hutchinson, Governor of Nottingham Castle and Town, Representative of the County of Nottingham in the Long Parliament, and of the Town of Nottingham in the First Parliament of Charles II, etc. With original anecdotes of many of the Most Distinguished of his contemporaries, and a Summary Review of Public affairs: Written by his Widow Lucy... Now first published from the original manuscript by the Rev. Julius Hutchinson. To which is prefixed The Life of Mrs. Hutchinson, Written by Herself, a Fragment. Third Edition.
London: printed for Longman, Hurst, Rees, and Orme, by T. Bensley, 1810, 2 vol. in-8°, xxviii-348 et 384 pp, 3e édition, portraits gravés du colonel Hutchinson et de Mrs Lucy Hutchinson en frontispices, un tableau généalogique dépliant, un fac-similé et un plan repliés, une gravure hors texte, reliures plein veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons dorés et à froid, roulettes dorées, pièces de titre et de tomaison basane noire, triples filets dorés et large filet à froid encadrant les plats (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire bien relié. Texte en anglais
"The Life of John Hutchinson of Owthorpe in the Country of Nottinghamshire", composée par Lucy Hutchinson entre 1664 et 1667, rapporte le destin tragique du Colonel Hutchinson qui mourut en captivité le 11 septembre 1664. Signataire de l’arrêt de mort du roi Charles Ier et soupçonné d’avoir participé à un complot contre Charles II, celui-ci fut arrêté en octobre 1663 sans avoir jamais été jugé. S’il s’écoula presque cent quarante ans entre l’écriture et la publication de « The Life », c’est qu’il était impensable pour la famille Hutchinson d’autoriser la publication de la Vie d’un régicide au temps de la monarchie restaurée. À la fin du XVIIIe siècle, alors que des récits du même genre avaient été publiés, la famille Hutchinson refusa à l’antiquaire Mark Noble, qui écrivait The Lives of the English Regicides (1798), le droit de consulter le manuscrit. Une demande similaire de l’historienne Catharine Macaulay (1731-1791) fut rejetée. Ainsi, même si l’existence de cette Vie de John Hutchinson était connue, il semble qu’elle ait peu circulé avant sa publication en 1806 par Julius Hutchinson, qui avait hérité des écrits de son aïeule. Ce volume, publié sous le titre “Memoirs of the Life of Colonel Hutchinson”, rassemble en fait plusieurs pièces : un fragment autobiographique (« The Life of Mrs. Hutchinson Written by Herself. A Fragment »), la dédicace aux enfants (« To My Children »), la Vie du Colonel (« The Life of John Hutchinson »), l’inscription qui figure sur le Monument du Colonel Hutchinson à Owthorpe, et quelques vers tirés du volume aujourd’hui perdu où Lucy Hutchinson avait consigné sa Vie. Dans sa préface, Julius Hutchinson présente les “Memoirs” comme « l’histoire de l’une des époques les plus remarquables des annales britanniques. » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Dieppe, publiés pour la première fois avec une introduction, des suppléments jusqu'à 1790 et des notes historiques, par Michel Hardy.
Hérissey, Éditions Page de Garde, s.d. (v. 1999), 2 vol. in-8°, xxxv-414 et 460 pp, index des matières, brochés, bon état. Réimpression tirée à petit nombre de l'édition de Dieppe, 1878.
"(...) Dans sa chronique rédigée en 1761, l'abbé Guibert (1697-1784) n'a rien oublié de ce qui peut intéresser sa ville natale. On est effrayé du terrain qu'il a à parcourir. Tout à l'heure c'étaient les églises, les monastères, les confréries, les hôpitaux, toutes choses qui paraissent tomber nécessairement dans son domaine : maintenant, ce sont les pêches, les expéditions maritimes, les franchises municipales, les siéges et les batailles. La plume du prêtre devient tour à tour guerroyante ou pacifique, aventurière ou domestique, commerciale ou controversiste. Il n'a pas, comme Anseline, Bichot, Croisé, et plusieurs autres, suivi l'ordre des temps, mais, classé par ordre de matières, son travail évite au lecteur de pénibles recherches..." (Abbé Cochet, Revue de Rouen et de Normandie, 1842) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Eugène Baune (1799-1880). Un républicain dans les combats du XIXe siècle.
Montbrison, 1995, gr. in-8°, 198 pp, préface d'Alain Corbin, 8 pl. de gravures et portraits, 2 tableaux généalogiques, sources et biblio, broché, couv. illustrée, C. de bibl. annulé, bon état
Eugène Baune (1799-1880) est l’une des figures du mouvement républicain au XIXe siècle : ce fils d’instituteur, après de brillantes études au collège de Montbrison (Loire), s’engage en 1815 et se bat à Ligny. Puis il part plusieurs années en Italie où il adhère à la Charbonnerie. Rentré en France, il est professeur à l’école de commerce de Lyon, défend les canuts et devient le chef des républicains lyonnais. Arrêté au début de l’insurrection lyonnaise de 1834, Eugène Baune est condamné à la déportation à vie par la Cour des Pairs. Amnistié en 1837, il fait une carrière de journaliste, au National puis à la Réforme. Après s’être battu sur les barricades de 1848, Eugène Baune devint commissaire du gouvernement provisoire à Montbrison (alors préfecture de la Loire) puis député de ce département (1848-1851) et président du groupe parlementaire de la Nouvelle Montagne. Arrêté lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851, il est expulsé de France et vit un long et difficile exil en Belgique de 1851 à 1871. Retiré auprès de se fille, il meurt en 1880 à Bâle (Suisse). La vie mouvementée d’Eugène Baune traverse toute l’histoire du XIXe siècle et en illustre toutes les tempêtes. Une belle figure de femme l’accompagne : celle de Julie Baune, républicaine indomptable dont la correspondance avec Mme Edgar Quinet a permis de retracer les années d’exil. La bibliographie d’Eugène Baune tente de répondre à une question essentielle : qu’est-ce qu’un républicain au XIXe siècle ? Elle est destinée à tous ceux que passionne cette époque. Mais l’histoire d’Eugène Baune appartient aussi à celle du Forez et de Montbrison et à celle de Lyon et ses canuts. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Traversées de Paris. L'esprit de la ville dans tous ses quartiers.
Parigramme, 2006, in-8° carré, 647 pp, très nombreuses illustrations, photos, gravures, plans, en noir et en couleurs (photographies de Gilles Targat), chronologie, index, broché, bon état, ex-dono manuscrit sur la page de faux-titre
Rendez-vous dans un Paris vif, bruissant du vacarme de la rue et des conversations du salon. Quand l'histoire prête l'oreille, curieuse, gourmande, elle soutire aux vieux murs les bruits du quotidien des générations successives, fait monter du pavé les grincements de tous les âges de la roue. Paris parle ; on surprend, par la fenêtre ouverte, le dialogue de George Sand et de Musset, sur le boulevard, le slogan scandé par la foule, aux tables de la terrasse, le flonflon de l'accordéon. Traversées de l'espace et du temps. D'un quartier l'autre, un esprit se dégage. La ville-roman est repeuplée de ses personnages, reconnus ici et retrouvés plus loin ; jamais d'anodins figurants : les artisans de l'âme parisienne. Il n'y a rien de tout à fait neuf à Paris, "pas même la statue posée d'hier sur laquelle un gamin a déjà mis son nom", relevait Balzac en 1834. Serait-ce là le miracle ? A Paris, passé et présent s'entremêlent de façon si impalpable que les souvenirs légués ne sont jamais lettres mortes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pour en finir avec le maccarthysme. Lumières sur la Liste Noire à Hollywood.
L'Harmattan, 1999 in-8°, 582 pp, annexes, biblio, index des noms, des œuvres, des sigles, broché, couv. illustrée, bon état
Les mythes ont la vie dure. Forgé par la propagande, puis passé dans la mentalité collective, celui du maccartysme répond, comme bien d'autres mythes modernes, à un besoin d'explication simplifiée de phénomènes politiques et sociaux complexes. Il permet d'éluder les motifs et les causes réels de l'épuration des communistes aux États-Unis et surtout d'occulter le fait que, pour une très large part, la responsabilité de leur perte incomba aux communistes américains eux-mêmes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'étrange voyage de Rudolf Hess, mai 1941. Le secret le mieux gardé des services de renseignements britanniques.
GLM/Plon, 2005, in-8°, 353 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Dans la nuit du 10 mai 1941, se produisit l'un des événements les plus incroyables et les plus méconnus de la Seconde Guerre mondiale : Rudolf Hess, le bras droit de Hitler, se rendit en Ecosse, seul aux commandes de son avion Messerschmitt, et atterrit près de Glasgow. Jusqu'ici, personne n'avait réellement mis en lumière les véritables raisons de cet acte, qui fut aussitôt considéré, en Allemagne et en Angleterre, comme l'exploit d'un homme atteint par la folie. Rudolf Hess fut désavoué par Hitler, et il garda le silence pendant les cinquante ans d'emprisonnement qui suivirent, jusqu'à sa mort en 1987. Quelle était la vraie raison de cet étrange voyage ? Aujourd'hui, Martin Allen en dévoile les motifs cachés. Il révèle le rôle crucial qu'a joué le SO1, un groupe d'agents secrets chargés par Churchill de mener une guerre psychologique et politique contre Hitler ; leur machination eut un impact décisif sur le bras de fer entre les deux hommes. Un ouvrage passionnant sur le secret le mieux gardé des services de renseignements britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.