Avec les « Rouges » aux Iles du Vent. Souvenirs du Chevalier de Valous (1790-1793).
Calmann-Lévy, 1930, pt in-8°, iv-217 pp, un portrait de Camille de Valous (1764-1840) en frontispice, index, broché, bon état (Nouvelle Collection Historique)
Entré dans la marine en 1778, le chevalier de Valous se trouve à la station navale des îles sous le Vent lorsque éclate la Révolution en France. Il raconte de façon détaillée dans ses souvenirs l'agitation grandissante à la Guadeloupe, à la Martinique, à Saint-Domingue. En 1793, excédée par l'anarchie, la flotte entière refuse de continuer à servir la Révolution et passe sous le pavillon du Bourbon d'Espagne. Ces souvenirs sont du plus haut intérêt pour l'histoire des Antilles françaises entre 1789 et 1793. Peu de témoignages nous sont parvenus sur l'action de la marine française aux Antilles au début de la Révolution et sur le passage de certains de ses régiments à la contre-révolution. (Fierro, 1434) — "M. de Valous nous donne le texte complet des Souvenirs de son aïeul, accompagné de notes qui en font une manière d'histoire de la Révolution dans ces parages, envisagée d'un point de vue un peu particulier. C'est celui d'un officier de la marine royale, que frappe surtout le caractère désordonné de ces mouvements, et qui réagit contre eux en militaire et en royaliste. Toute sa sympathie va naturellement aux représentants de l'autorité régulière et à leurs soutiens, parmi lesquels il signale, au premier rang, – il y a peut-être quelque exagération, – les propriétaires de la classe des mulâtres et des gens de couleur libres, à rencontre des petits blancs et des marins du commerce, toujours prêts à se mettre du côté de l'émeute. Mais le principal intérêt de ce document est de nous montrer, en quelque sorte par le dedans, l'évolution de l'état des esprits dans les états majors, et comment ceux de la division Rivière finirent par se trouver conduits, en quelque sorte malgré eux, à se réfugier à l'étranger et à livrer leurs bâtiments, pour échapper aux mauvais traitements des Anglais, à qui tous les Français restaient encore des ennemis, aux autorités espagnoles, qui du moins les accueillirent avec un peu d'humanité." (Revue de l'histoire des colonies françaises, 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de Madame Campan. Première femme de chambre de Marie-Antoinette, 1774-1792.
Mercure de France, 1989, in-8°, 490 pp, présenté par Jean Chalon, notes établies par Carlos de Angulo, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
Née à Paris en 1752 d'un père roturier, Madame Campan entre à la Cour à quinze ans et devient lectrice des filles cadettes de Louis XV. Dotée d'un tempérament vif et déterminé, elle est nommée en 1774 première femme de chambre de Marie-Antoinette qu'elle servira jusqu'en 1792. Attentive, observatrice, intelligente, Madame Campan partage non seulement l'intimité de la reine, mais aussi de nombreux secrets d'Etat. Des fastes de Versailles à la fuite à Varennes, elle se trouve aux premières loges d'événements qui s'apprêtent à bouleverser la France et l'Histoire. Sur un ton inimitable, bienveillant ou virulent, Madame Campan raconte ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, ce qu'elle sait : un trésor inépuisable de vérités et de détails, grâce auquel ses Mémoires demeurent un témoignage unique sur l'Ancien Régime, la Révolution, la vie quotidienne et la personnalité de Marie-Antoinette. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Inventaire sommaire des archives du secrétariat d'Etat à l'aviation et du secrétariat général à la défense aérienne (1940-1944).
Vincennes, Service Historique de l'Armée de l'Air, 1980, gr. in-8°, 213 pp, index, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Grande Révolution 1715-1815.
Le Livre Contemporain, 1959, in-8°, 476 pp, sources et preuves, reliure cartonnée de l'éditeur, jaquette illustrée (manque au 1er plat de la jaquette), bon état
"M. Bernard Fay qui, voici plus de trente ans, publiait un ouvrage remarqué sur "L'Esprit révolutionnaire en France et aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle", qui, dix ans plus tard, étudiait "La Franc-Maçonnerie et la Révolution intellectuelle" à la même époque, et qui faisait paraître, il y a deux ans, "Louis XVI et la fin d'un monde", brosse aujourd'hui une vaste fresque destinée à placer la révolution de 1789 dans un paysage séculaire. Il la peint depuis ses origines qu'il situe au début de la Régence et la suit dans ses prolongements qu'il peint jusqu'au retour sur le trône de Louis XVIII. Ayant étudié des archives étrangères aussi variées que celles de Pologne ou d'Espagne, de Scandinavie ou des États-Unis sans oublier les sources françaises, britanniques ou germaniques, il possède une documentation qui le prédisposait à composer cette synthèse. Limitant l'évocation des faits connus, il s'attache à montrer les activités insoupçonnées de Choiseul, le visage ignoré d'Adrien Duport – en qui il voit le grand « meneur de jeu » – la responsabilité de Philippe, duc d'Orléans – qui deviendra le citoyen Égalité comme sa sœur Bathilde deviendra la citoyenne Vérité, bien qu'elle fût la mère du duc d'Enghien – les intrigues de cet ingénieux agent de Louis XVI que fut Arnaud de la Porte et les courants d'opinion, qui transformèrent la révolution aristocratique en une révolution des révolutionnaires. Livre neuf, pénétrant, qui se lit avec un constant intérêt, tant en sont nombreux les rebondissements inattendus, parfois inconnus même des spécialistes." (Revue des Deux Mondes, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La bataille d'Eylau.
Editions de la Revue Napoléon, 2007 in-4°, 80 pp, 60 illustrations en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page, 2 plans de la bataille en couleurs, un tableau généalogique des Walewski avec blason sur 2 pages, broché, couv. illustrée, bon état
Numéro 29 de La Revue Napoléon, revue encyclopédique sur le Consulat et l'Empire. Articles de Bernard Quintin, Jacques-Olivier Boudon, Thierry Lentz, Jean Tulard, Dominique de la Barre de Raillicourt, André Palluel-Guillard... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les États-Unis et le monde au XXe siècle.
Armand Colin, 1997, gr. in-8°, 352 pp, 10 cartes, biblio, index, broché, état correct
Cet ouvrage présente les principaux aspects de l'action des Etats-Unis dans le monde, depuis leurs débuts sur la scène internationale en 1898, jusqu'à leur victoire dans la guerre froide à la fin de 1991. Il fait le point sur les différents courants d'idées qui animent les acteurs de la politique extérieure américaine - hommes d'Etat et opinion publique - du moralisme d'un Wilson au réalisme d'un Nixon ou d'un Kissinger. En quoi consiste au juste l'impérialisme américain, si souvent dénoncé ? Quel a été le rôle du dollar dans l'économie mondiale ? Comment une sorte de domination culturelle des Etats-Unis a-t-elle pu s'imposer au monde ? Peut-on parler de pax américana ? Les Etats-Unis sont-ils déjà parvenus au sommet de leur puissance et sont-ils désormais confrontés à un inexorable déclin ? En s'appuyant sur les publications récentes de l'historiographie américaine, l'auteur tente de répondre à ces questions par l'examen des impératifs stratégiques et des motivations économiques qui ont conduit la grande démocratie américaine à s'intéresser au monde. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Talleyrand ou le sphinx incompris.
Flammarion, 1970, fort in-8°, 858 pp, 8 pl. de gravures hors texte, chronologie, généalogie, biblio, index, reliure toile bordeaux de l'éditeur, titres blancs et dorés au 1er plat et au dos, rhodoïd, bon état
Qui était Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1734-1838), celui qui fut évêque d'Autun à trente-quatre ans, qui devint chef du clergé constitutionnel sous la Révolution, que l'on retrouve en 1793 sur la liste des émigrés ? Qui était cet homme qui fut ensuite ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, qui devint Président du Gouvernement provisoire puis ministre des Affaires étrangères sous la Restauration, pour finir ambassadeur à Londres sous le règne de Louis-Philippe ? Talleyrand est à coup sûr le fils de plusieurs époques et même de plusieurs mondes. A travers les cataclysmes de l'histoire, il a été l'irremplaçable véhicule des grandeurs, des vies, des élégances et du charme du passé. Il a été infidèle à ce qui paraissait éphémère dans le monde issu de la Révolution, les hommes politiques, les régimes bâclés, leur éloquence et leurs sentiments. En revanche, il a été fidèle à ce qui transcende les individus : la Civilisation et la France en étaient pour lui l'incarnation. On lui a reproché sa démarche, celle de son pied bot et celle de sa conduite, on a dénoncé son cynisme, son opportunisme... Mais peu importe les qualificatifs et les jugements, la curiosité passionnée dont s'inspire cet homme est inextinguible : il appartient à une race dont la carrière n'a pas de fin et dont la sagesse, fardée de vices, vieille comme le monde, durera autant que lui. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République française ou Annales des départements de l'Ouest pendant ces guerres, d'après les actes et la correspondance du Comité de salut public, des ministres, des Représentans du peuple en mission, des agens du gouvernement, des autorités constituées ; des généraux Berruyer, Biron, Canclaux, Rossignol, Santerre, L'Echelle, Kleber, Marceau, Turreau, Moulin, Hoche, etc., et d'après les règlements, proclamations et bulletins du conseil supérieur et des chefs Vendéens et des Chouans par un officier siupérieur des armées de la République habitant dans la Vendée avant les troubles.
P., Baudouin Frères, 1824-1825, 4 vol. in-8°, 466-(4), 515, 588 et 508 pp, reliures demi-basane havane, dos lisse avec filets dorés, pièces de titre et d'auteur basane noire, tranches mouchetées (rel. de l'époque), qqs rousseurs, dos lég. frottés, bon état (Coll. des Mémoires relatifs à la Révolution française). Manquent les tomes 5 et 6 qui sont très rares
Tomes 1 à 4 (sur 6). Ouvrage majeur sur les guerres de Vendée. — "Juge et président du tribunal de Cholet, commissaire civil à l'état-major de Kléber pendant la Guerre de Vendée, Savary finit chef de brigade. Il raconte les atrocités de cette guerre civile en les réprouvant généralement." (Fierro 1324) — "Les Guerres des Vendéens, etc, ont paru sans nom d'auteur mais elles ont été généralement attribuées à M. Savary. Il y a dans cet ouvrage un nombre de lettres de lui et des pièces officielles qu'il n'a pu se procurer que comme chef d'état major dans cette guerre. L'auteur dit dans la préface : « J'ai lu tous les écrits qui ont paru sur la Vendée et la Chouanerie ; je les ai analysés, comparés entre eux, dans l'espoir d'y trouver la vérité des faits. J'avais, pour en juger, le triste avantage d'avoir été moi-même témoin et victime des déplorables événements qui ont si longtemps désolé les départements de l'Ouest. J'ai été trompé dans mon attente... » Or, l'on sait que M. Savary, et le titre même de l'ouvrage l'annonce, habitait dans la Vendée avant les troubles, puisqu'il était président du tribunal de Chollet. De plus, on reconnaît partout, dans cet ouvrage sa modestie, quand il parle de lui : « Je ne me présente point ici comme historien dit-il encore dans sa préface... ; je laisserai parler, agir les acteurs de cet épouvantable drame, chacun selon ses formes et son langage. La vérité s'y fera mieux sentir à travers les différentes phases de la Révolution : je me permettrai seulement quelques réflexions, quelques observations relatives aux événements, et le lecteur jugera »." (Quérard, 5, 493) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Études sur le Paris d'autrefois. Les Juges. Le Clergé.
P., Roustan et Champion, 1904, pt in-8°, 223 pp, broché, couv. abîmée avec pt manques en coin, dos abîmé, état correct
Les Juges, les Avocats, les Tribunaux. – Le Clergé, les Ordres religieux. — "Il n’est peut-être pas de spectacle plus déconcertant que l'histoire de notre ancienne organisation judiciaire jusqu’à la Révolution : une gravité d’allures et une solennité de formes dans les rangs de la magistrature, une hautaine prétention enfin, dans le premier Parlement du royaume, à l'exercice d’un rôle politique allant, par les remontrances et le refus d’enregistrement, jusqu’à tenir résolument tête au pouvoir suprême, en contraste singulier avec la corruption professionnelle, une avidité oppressive à l'égard des justiciables, et une dureté impitoyable, non seulement à l'égard des condamnés, mais même des simples prévenus. Nous retrouvons là l'influence séculaire de la barbarie germanique, legs sinistre du passé qui a pesé sur tout le Moyen Âge et dont notre ancienne magistrature n’a jamais su se dégager..." (p. 1-2) — "Un beau livre d'une très forte et très aimable érudition." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le Mouvement littéraire, 1906) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Rendez-vous européens.
Éditions de France, 1928, in-12, 232 pp, broché, état correct
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Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.
P., Editions Ouvrières, 1964-1997, 44 vol. gr. in-8°, plus de 400 pp chacun, reliures pleine toile brune de l'éditeur, jaquettes illustrées conservées (déchirure réparée à une jaquette), très bon état. Rare complet des 44 volumes (Le Quillec, 2965). Compte-tenu du poids important de l'ensemble, nous serons amenés à demander des frais d'expédition plus importants en cas d'envoi
Le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, plus communément appelé "Le Maitron", du nom de son fondateur, et parfois désigné par le sigle DBMOF, est une œuvre monumentale se composant de 44 volumes publiés entre 1964 et 1997 sous la direction de Jean Maitron (décédé en 1987) puis de Claude Pennetier. Les 43 premiers volumes comportent 103 000 notices biographiques réunies par 455 auteurs. Il se divisent en quatre périodes historiques : I. 1789-1864 : De la Révolution française à la fondation de la première Internationale ; II. 1864-1871 : De la fondation de la première Internationale à la Commune ; III. 1871-1914 : De la Commune à la Grande Guerre ; IV. 1914-1939 : De la Première à la Seconde Guerre mondiale. En 1997, la collection s'enrichit d'un volume complémentaire regroupant 226 notices (tome 44) : Compléments aux tomes 1 à 43 (Editions de l'Atelier, 1997, 437 pp). — "Par un appel lancé en juillet 1958 dans une revue qu'il avait fondée – L'Actualité de l'Histoire – Jean Maitron proposait aux historiens de collaborer, sous sa direction, à la réalisation d'un Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français qui, de la Révolution française à 1939, devait "comprendre" ceux qui avaient "milité", à un moment ou à un autre de leur trajectoire personnelle, dans "le" mouvement ouvrier. Quatre périodes ont été définies : de la Révolution française à la fondation de la 1ère Internationale (3 vol.) ; la 1ère Internationale et la Commune (6 vol.) ; de la Commune à la Grande Guerre (6 vol.) ; de la première à la seconde guerre mondiale (28 volumes). Claude Pennetier – co-directeur de la dernière série – évalue à 260 les auteurs des notices, parmi lesquels on compte certains des meilleurs spécialistes de l'histoire sociale et politique, de Maurice Agulhon à Michèle Perrot, de Madeleine Rébérioux à Pierre Broué, d'Yves Lequin à Nicole Racine, de Maurice Moissonnier à Jacques Girault, pour n'en citer que quelques uns. Le premier volume publié le fût en 1964 et, à ses débuts, beaucoup de collaborateurs du Dictionnaire, en particulier les correspondants locaux, sont des érudits passionnés d'histoire sociale, instituteurs souvent. (...) . Que le Dictionnaire ait pu associer tant d'historiens aux options idéologiques différentes et/ou opposées, aux statuts multiples, qu'il ait acueilli, en les biographiant, communistes et socialistes, anarchistes et trotskistes, syndicalistes chrétiens et coopérateurs "renégats" et "apostats", résulte d'un accord intéressé entre les auteurs et d'une garantie "morale" et scientifique, qu'offrait précisément Jean Maitron. Accord tout d'abord sur l'éloge à rendre aux militants, mais accord aussi et surtout sur la nécessité de faire droit à cette histoire au sein de l'Université, et par conséquent de visibiliser ce champ historique. Colette Chambelland souligne l'isolement intellectuel de ceux qui souhaitent s'adonner à ce projet : dans la Sorbonne de 1948, rappelle-t-elle, "il fallait fréquenter de relatifs marginaux comme Edouard Dolléans, Georges Duveau, Georges Bourgin, Jean Stoezel et curieusement le médiéviste Charles- Edmond Perrin pour rencontrer des professeurs à qui les noms de Pelloutier, de Pouget ou de Sorel, évoquent quelque chose"." (Bernard Pudal, Politix, 1989) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mille ans sont comme un jour. Chronique d'une liberté de conscience : Sébastien Lebrun, curé jureur, 1789-1830.
P., Editions Universitaires, 1982 gr. in-8°, 274 pp, sources et éléments de bibliographie, broché, bon état
Sous forme de récit écrit à la première personne, l'histoire du curé Sébastien Lebrun. "Etonnant destin que celui de Sébastien Lebrun, curé de Denneville (Manche) en 1789. Jusqu'en 1830, la France connaît une succession de régimes et de gouvernements. Suffit-il de suivre le mouvement, comme tant d'autres l'ont fait, pour survivre ? Sébastien Lebrun, lui, choisit d'être fidèle à ses choix. Il prête serment à la Constitution Civile du Clergé, rompant ainsi avec le clergé..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Amérique anglo-saxonne de 1815 à nos jours.
PUF, 1969, pt in-8°, 384 pp, 2e édition revue et mise à jour, 4 cartes, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Nouvelle Clio)
Excellent manuel (niveau universitaire). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Français et l'Empire (1799-1815).
P., La Boutique de l'Histoire, 2008 in-8°, 278 pp, biblio, broché, bon état
L'histoire du Premier Empire a jusqu'ici été l'objet d'approches événementielles et militaires, de biographies fleuves ou de récits anecdotiques. Le nouvel ouvrage que propose Natalie Petiteau, reconnue en France et à l'étranger comme l'une des meilleures spécialistes de la période, propose une lecture inédite des années 1800-1815 en portant son regard non pas sur Napoléon, mais sur les millions de Français qui ont vécu sous son règne afin de savoir comment ils ont reçu et perçu ce régime. Alors qu'ils sortaient de dix ans d'une Révolution qui avait commencé à les initier aux pratiques de la démocratie, les Français ont renoué sans révolte retentissante avec un régime monarchique qui a du reste légué au XIXe siècle une légende aux répercussions politiques importantes : il n'est pas innocent que le premier président de la République, élu au suffrage universel, ait été un Bonaparte. C'est dire que la compréhension du XIXe siècle passe par une lecture attentive de la façon dont l'Empire a été vécu dans les villages et les cités, parmi les humbles comme au sein des salons de la bonne société parisienne ou provinciale. Il s'agit donc d'observer ici non plus les célèbres attentats ou complots, non plus les réactions des grands personnages du régime. Le travail ici présenté, fondé sur la lecture minutieuse de nombreuses sources d'archives, à Paris comme en province, vise à saisir ce qu'était "l'état des esprits", pour reprendre la terminologie d'alors, qui s'exprime dans un espace public moins atone qu'on ne l'a longtemps dit. Cet ouvrage s'inscrit donc de surcroît dans une histoire de l'opinion publique jusqu'alors totalement négligée pour cette période, tant on considérait que le régime impérial l'avait totalement étouffée. Il éclaire, ce faisant, la façon dont s'est imposée, dans la vie politique française contemporaine, la référence à l'homme charismatique et omnipotent. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nous partons pour Venise.
PUF, 1986, gr. in-12, 272 pp, 4e édition mise à jour, 16 pl. de photos hors texte, 40 figures, cartes et plans, index, broché, trace de pliure au 1er plat, bon état (Coll. Nous partons pour...)
Excellent guide culturel. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Jeunesse de Paul-Louis Courier. Etude anecdotique et critique sur sa vie et ses œuvres de 1772 à 1812, d'après des documents inédits. (Thèse).
Garnier Frères, s.d. (1911), gr. in-8°, viii-518 pp, un portrait de Paul-Louis Courier en frontispice, biblio, pièces justificatives, broché, dos lég. abîmé, bon état
"M. G. a écrit sur Paul-Louis Courier un livre vivant et agréable. Il y étudie l'helléniste et l'érudit ; il y retrace tout au long les péripéties de l'édition de Daphnis et Cbîoé, depuis la tache d'encre sur le manuscrit florentin jusqu'à la lettre à Renouard ; il y analyse la valeur littéraire des premiers essais... M. G. suit Courier dans toute la période de sa jeunesse jusqu'en 1812, à la veille de son mariage. C'est toute sa vie militaire, cette existence mouvementée, de la Calabre au Danube, aventureuse, au jour le jour. Pour cette biographie minutieuse, M. G. s'appuie surtout sur la correspondance. Mais Courier en use librement avec les faits. Pour dissimuler ses torts ou masquer ses désertions, il lui suffit de retoucher légèrement la chronologie réelle ; d'où la nécessité, avant d'accepter ses récits, d'un effort de comparaison critique. Pour ce contrôle, M. G. a mis habilement à profit le dossier de Courier aux Archives de la Guerre et les Mémoires du général Griois. M. G. donne quelques bons tableaux d'ensemble de cette Italie napoléonienne si complexe et si vivante : la Société romaine en 1798 (p. 97 et suiv.), la société napolitaine (p. 202-203), la guerre de Naples (p. 240 et suiv.). Si l'on cherche à dégager la nouveauté historique d'un tel récit, il semble que l'intérêt essentiel consiste à nous faire voir, du dedans pour ainsi dire, une armée napoléonienne, à nous montrer, par un exemple des plus frappants, ces mœurs étranges des conquérants, ces habitudes de rapine et de pillage qui faisaient souvent des généraux de véritables condottieri, dont le type le plus achevé fut peut-être Masséna (cf. sur son compte un curieux rapport inédit des Archives de la Guerre, que M. G. cite en note à la page 259). La correspondance de Courier, quand il met à jour cet aspect de la conquête, prend une valeur particulière : c'est le témoignage d'un homme que l'enthousiasme militaire et la grandeur impériale n'ont pas ébloui sur « la plus vilaine de toutes les guerres ». De ce livre précis, Courier ne sort pas grandi. On ne peut reprocher à M. G. d'embellir et d'orner son héros ; il évite ce travers si commun aux biographes. Sans s'efforcer d'en atténuer les nuances, il note ce qu'il y a de raide et d'excessif dans le caractère de Courier : un individualisme exclusif qui lui rend toute autorité odieuse, une sensualité froide, un sens positif très souvent voisin de l'avarice, une absence de scrupules qui le conduit aux défaillances les plus graves ; il marque ce qui se cache d'aigreur dans cet esprit d'indépendance et comment, de déception en déception, se forme lentement le pamphlétaire et le révolté de la Restauration." (Albert Crémieux, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1912) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Une femme à Dien Bien Phu.
Les Arènes, 2003, in-8°, 289 pp, 24 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
Geneviève de Galard a vingt ans quand la guerre d'Indochine commence. Descendante d'une des plus prestigieuses familles françaises (un de ses ancêtres se battait déjà aux côtés de Jeanne d'Arc), elle rêve d'aventure et veut servir. Elle choisit le métier de convoyeuse de l'armée de l'Air. Sa mission : soigner les blessés lors des évacuations aériennes. Un jour de mars 1954, son destin bascule. Accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. Dès lors, elle partage le sort des quinze mille soldats enterrés dans la nasse du camp retranché. Pendant deux mois, jusqu'au dernier baroud d'honneur, elle incarne pour eux, l'infirmière, la confidente et l'image de la douceur dans l'enfer des combats. Après la chute du camp, Geneviève de Galard est célébrée dans le monde entier. New York lui réserve même un accueil triomphal. Aujourd'hui, pour la première fois, elle raconte son destin extraordinaire. Ces Mémoires, empreintes de noblesse et de souci du détail vrai, toucheront toutes les générations. Elles permettent à chacun d'entre nous de revivre, avec les yeux d'une femme, cette page tragique de notre Histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouvelle collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, précédés de notices biographiques et littéraires sur chaque auteur des mémoires et accompagnés d'éclaircissements historiques par MM. Michaud et Poujoulat avec la collaboration de MM. Bazin, Champollion, etc. Nouvelle édition, illustrée de plus de 100 portraits gravés sur acier, d'après les dessins les plus authentiques.
P., Didier et Cie, 1866, 34 vol. pt in-4°, texte sur 2 colonnes, 90 planches gravées sur acier, reliures demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs, titres et tomaison dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), discrets C. de bibl., qqs rares et pâles rousseurs, bon état
Cette collection est tomée de I à XXXIV. En réalité, il n'y a pas plus de volumes que dans l'édition de 1836-1839 ; seulement, les deux parties de Victor Palma Cayet et les deux parties de Pierre de l'Estoile forment chacun un volume et ont une tomaison séparée. (Vicaire, II, 816) — "Cette collection donnera tous les Mémoires renfermés dans les cent trente trois volumes de M. Petitot ; de plus, on y trouvera plusieurs auteurs qui ne sont point dans la précédente collection. Une notice placée en tête de chacun des Mémoires caractérisera l'auteur et l'époque ; des notes distribuées au bas du texte éclairciront les points obscurs, les choses douteuses. A la suite du texte de chacun des Mémoires, les nouveaux éditeurs donneront une analyse critique et philosophique des principaux documents qui correspondent aux époques dont il est question dans les Mémoires... La collection nouvelle sera donc une véritable bibliothèque d'histoire de France pour une période de six siècles." (Liminaire) — Principaux auteurs : Ville-Hardouin, Henri de Valenciennes, Joinville, Pierre Sarrasin, Mémoires sur Duguesclin, Christine de Pisan, Boucicaut, Olivier de La Marche, Du Clercq, Comines, Fleurange, Louise de Savoie, Du Bellay, Montluc, Gaspard de Tavannes, Vieilleville, Du Villars, François de Rabutin, de Solignac, de Coligny, La Chastre, Rochechouart, Michel de Castelnau, Jean de Mergey, François de La Noue, Achille Gamon, Jean Philippi, Henri de La Tour d'Auvergne, Guillaume de Tavannes, Cheverny, Philippe Hurault, Marguerite de Valois, Jacques-Auguste de Thou, Jean Choisnin, Mathieu Merle, Palma Cayet, Villeroy, Charles de Valois (duc d'Angoulème), Pierre de L'Estoile, Fontenay-Mareuil, Sully, Jeannin, d'Estrées, Pontchartrain, Rohan, Bassompierre, Richelieu, Gaston d'Orléans, Pontis, Arnauld d'Andilly, l'abbé Arnauld, la duchesse de Nemours, le comte de Brienne, Madame de Motteville, Mademoiselle de Montpensier, le cardinal de Retz, Guy Joly, Claude Joly, Montglat, La Chatre, La Rochefoucault, Gourville, Pierre Lenet, Montrésor, Fontrailles, Duc de Guise, Maréchal de Grammont, Maréchal Du Plessis, de La Porte, Omer Talon, l'abbé de Choisy, Chevalier Temple, Madame de Lafayette, le marquis de La Fare, Maréchal de Berwick, Madame de Caylus, le marquis de Torcy, le maréchal de Villars, le duc de Noailles, Duclos, etc. — Compte-tenu du poids important de l'ensemble, nous serons amenés à demander les frais d'expédition rééls en cas d'envoi. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Une jeunesse polonaise, 1923-1946. Damnée chance ou doigt de Dieu ?
L'Harmattan, 2013, in-8°, 254 pp, préface de Claude Roy, 3 plans, 10 fac-similés, broché, bon état, envoi a.s.
"... Stanislas Likiernik a 16 ans quand Hitler attaque son pays, la Pologne. A 18 ans, son parabellum fait une bosse dans sa ceinture. Il a tué pas mal d'Allemands, frôlé 100 fois la mort, failli être fusillé, écrasé sous les bombes, tué par balles. Il a été blessé 3 fois (...) criblé d'éclats, soigné par de charmantes jeunes filles dont il tombe amoureux... Quand éclate, le 1er août 1944, l'insurrection de Varsvie, il monte avec son groupe de résistants à l'assaut des positions ennemies..." (préface de Claude Roy) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Joséphine de Beauharnais – Joséphine, impératrice et reine – Joséphine répudiée.
Editions Douin, 2014 3 vol. in-8°, 242, 422 et 374 pp, brochés, couv. illustrées, bon état
Frédéric Masson (1847-1923), historien et membre de l’Académie française, fut le plus grand spécialiste de Napoléon au début du XXe siècle. Secrétaire et ami du prince Jérôme Napoléon, il régnait sur une armée de documentalistes qui, dans son hôtel particulier de la rue de la Baume, dépouillaient des milliers de documents et lui préparaient les notes nécessaires à l’écriture de ses nombreuses études historiques sur le Premier Empire, en particulier sur l’entourage proche de Napoléon et surtout la famille de celui-ci (Napoléon et sa famille : 13 volumes de 500 pages). Même si les historiens contemporains ont, depuis, beaucoup défriché et fait avancer l’état de nos connaissances sur cette période, Frédéric Masson, auteur de plus de 50 volumes, nous offre une documentation encore aujourd’hui irremplaçable. Dans son œuvre, trois ouvrages sont dédiés à Joséphine : 1. Joséphine de Beauharnais, 1763-1796 ; 2. Joséphine, impératrice et reine ; 3. Joséphine répudiée, 1809-1814. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Guerre et Paix.
P., Club du livre du mois, 1957 3 vol. in-8°, xix-358, 399 et 564-xi pp, préface par Alexandra Tolstoï, 24 pl. de gravures hors texte, tiré sur Bouffant de luxe, reliures pleine toile de l'éditeur avec vignettes contrecollées aux 1ers plats, rhodoïds, bon état (Coll. Le rayon des connaisseurs)
Publié entre 1865 et 1869 en feuilleton, ce roman retrace la guerre patriotique de 1812 contre l'invasion napoléonienne, telle que l'a vécue la génération des parents du romancier. Dans une Russie agitée par l’approche des troupes napoléoniennes, la noblesse tsariste se passionne pour les bals, les mariages et les successions. La guerre emporte dans sa tourmente les amours tumultueuses de Nikolaï et Natacha Rostov, les errances mystiques de Pierre Bézoukhov et les idéaux du prince Andréï Bolkonski. Un tableau féroce et grandiose d’une société bouleversée par l’implacable marche de l’Histoire. Un chef-d'œuvre de la littérature russe. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Souvenirs d’un aérostier de la Grande guerre.
La Pensée universelle, 1975, in-12, 186 pp, broché, bon état. Rare
"Ces extraits extrêmement vivants du carnet de route de l’auteur nous permettent de le suivre dans ses tâches d'observateur en ballon sur le front de la Somme en 1916, puis en Roumanie où il organise le Corps des Aérostiers de l’Armée Roumaine et enfin en Russie jusqu’au Caucase où il assiste à l’effondrement du régime tsariste avant de retrouver la France en 1919 après une odyssée mouvementée de Bakou à Mourmansk." (Jean de Cagny, Revue historique des Armées, 1976) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Leclerc de Hauteclocque.
P., Éditions Littéraires de France, 1948, in-4°, 184 pp, 160 photos, cartes et documents dans le texte et à pleine page, reliure éditeur, bon état-
Le général Ingold (1894-1980), rallié au général de Gaulle dès les origines de la France libre, servit au Cameroun et au Tchad avant de participer à toutes les campagnes de la libération. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Robespierre vu par ses contemporains. Témoignages recueillis et présentés par Louis Jacob.
Armand Colin, 1938, in-8°, 225 pp, index, broché, un portrait en médaillon au 1er plat, bon état (Coll. Les Classiques de la Révolution française)
"Cet ouvrage est un volume de documents. M. Jacob a demandé aux contemporains de Robespierre ce qu'ils pensaient de lui, de ses actes, de ses interventions à la Constituante et à la Convention, de sa vie privée, de son caractère. C'est une série d'interviews rétrospectives d'après les écrits, les discours et les lettres de personnes ayant vécu plus ou moins étroitement avec Robespierre, collaboré avec lui ou appartenu aux mêmes assemblées que lui. Un pareil recueil ne prétend pas épuiser la matière, car.il faudrait de nombreux volumes pour rapporter tout ce qu'on a pu dire et écrire sur celui qui fut le personnage le plus important de la Révolution. Comme M. Jacob dédie son ouvrage « à la mémoire d'Albert Mathiez » et qu'il le présente comme la réalisation par un disciple fidèle d'un volume qu'une mort prématurée ne permit pas au maître de composer lui-même, on aurait pu croire que l'auteur ne citerait que des témoins favorables à Robespierre. Rendons cette justice à M. Jacob qu'il a fait un choix objectif, reproduisant côte à côte les éloges et les réquisitoires dont il a été l'objet..." (La Croix, 4 sept 1938) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Château d'Amboise.
Calmann-Lévy, 1935, pt in-8°, ix-193 pp, une pl. hors texte, une gravure et un plan, broché, bon état (Coll. Châteaux, décors de l'histoire)
"Parmi les châteaux historiques de France, la destinée d'Amboise fut exceptionnelle. Trois périodes se succèdent, l'une obscure, l'autre singulièrement éclatante, la troisième de pure décadence. C'est Charles VIII qui inaugura les grandes constructions et fit une de ses demeures favorites du château où il devait trouver une mort accidentelle. Sous Louis XII, Louise de Savoie habita Amboise avec ses deux enfants, dont l'un devait être François Ier. Celui-ci resta quelque temps fidèle au château qui lui rappelait tant de souvenirs, mais pour préférer ensuite Chambord, puis Fontainebleau et la région parisienne. Amboise reçut une dernière et sinistre notoriété de la fameuse conjuration durement châtiée par les Guise sous le règne de François II. Sous les Bourbons, ce ne fut plus guère qu'une prison d'Etat, rétablie sous la Révolution. L'Empire venu, le sénateur Roger-Ducos, à qui Amboise avait été assigné comme résidence de sa sénatorerie, se laissa persuader de faire démolir la plus grande partie des bâtiments pour éviter de coûteuses réparations et surtout pour ménager des points de vue sur la vallée de la Loire. Encore une fois prison pour Abd El Kader, Amboise fut enfin restitué à la famille d'Orléans qui en fit un asile de vieillards, en confiant aux deux architectes Ruprich-Robert le soin de restaurer ce qui n'était point irrémédiablement détruit. Il est inutile de souligner la compétence et la verve que M. de Vaissière a apportées au récit de cette tragique et lamentable histoire." (De Lanzac de Laborie, Journal des débats politiques et littéraires, 2 juillet 1935) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Agonie de Vichy.
La Couronne Littéraire, 1949, pt in-8°, 262 pp, broché, couv. lég. salie, état correct, envoi a.s. Peu courant
Mémoires de Jean Renaud, dit Jean-Renaud (1880-1952), commandant des troupes coloniales, ancien prix Fémina, ancien aide de camp d'Albert Sarraut en Indochine, devenu un des principaux collaborateurs de François Coty au journal L'Ami du Peuple. En 1933, il fonde avec François Coty la ligue fasciste « Solidarité française », dont il prit la tête, et, après la dissolution de cette dernière par le Gouvernement du Front Populaire, anima le Front National, le Parti du Faisceau Français et, sous Vichy, la Jeunesse de France et d'Outre-Mer. Nommé, en juillet 1944, directeur de l'émission de "la France fidèle" a la radiodiffusion nationale, il s'y livrait à une propagande active en faveur du gouvernement de Vichy et des Allemands. Inculpé d'Intelligence avec l'ennemi en 1945, il fut finalement acquitté. Table : 1. Le chemin de la vérité ; 2. L'hôtel du Parc ; 3. Un homme derrière les barreaux (de la IVe République) ; 4. Le cas Laval. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Ère classique.
Fayard, 1949, fort in-8°, 798 pp, index, reliure demi-percaline havane, dos lisse, titres dorés et filets à froid, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état (Trilogie de l'Histoire de France, 2)
"Ce volume embrasse les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Il est fait à la fois d'exposés narratifs et de condensations synthétiques. Parmi ses pages les plus brillantes, on remarquera celles qui sont consacrées à l'élargissement des horizons français à l'époque des guerres d'Italie, aux traits spécifiques de la Renaissance française, aux idées de Richelieu, à l'éclat versaillais conjoint avec le réalisme colbertien, à la contexture idéologique et institutionnelle de l'Ancien Régime (un grand chapitre très nourri), à la séparation de la royauté et du peuple au temps de Louis XV, aux idées économiques et politiques sous Louis XVI. On remarquera que le XVIIIe siècle – originalité au regard des usages – occupe plus de la moitié du volume. Aussi bien les personnages de ce siècle sont-ils présentés à loisir, avec leur signalement humain, leurs caractéristiques d'esprit, leurs desseins et leur destin : le cardinal de Fleury, entre autres, est attentivement campé, et de façon assez neuve. Les écrivains et les philosophes sont généreusement lotis et jugés sans souci exagéré de docilité à l'égard des manuels littéraire en usage. De centre d'intérêt en centre d'intérêt, ce livre, écrit avec une élégante netteté, entraîne son lecteur à travers près de 800 pages sans jamais le lasser..." (H. Drouot, Revue Historique, 1953) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fouché 1759-1820.
Plon, 1947 2 vol. in-8°, xxxiii-517 et 568 pp, un portrait en frontispice, index, brochés, bon état
"Fouché a fait en 1901 l'objet de la thèse quasi exhaustive, de Louis Madelin, en deux volumes. Cet ouvrage a été condensé par l'auteur en 1958 en un volume d'accès plus facile. L'étude de Madelin n'a pas été dépassée et n'a guère été complétée, toutes les biographies de Fouché, publiées depuis 1901 ne sont que des démarquages du livre de Madelin..." (Jacques Godechot, Revue belge de philologie et d'histoire, 1976) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dictionnaire des trucs. (Les faux, les fraudes, les truquages).
Jean-Jacques Pauvert, 1961, in-4°, 489 pp, illustré de plusieurs centaines d'illustrations dans le texte, texte sur 2 colonnes, avec 18 feuillets blancs en fin de volume pour les lecteurs qui aimeraient compléter leur exemplaire en l'augmentant de leur collection de trucs personnels, reliure toile rouge éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Que dirais-je des trucs... ? Le monde est plein de truqueurs en activité, de fraudeurs au travail, des faussaires à l'ouvrage. Sans eux, a écrit Paul Valéry, le monde serait bien triste." (J.-L. Chardans) — "Indispensable." (Michel Braudeau, Le Monde) — "Ce livre nous offre tous les « trucs » dévoilés à l'usage d'un public épris de tours de prestidigitation aussi bien que de fraude sur les objets d'art et les meubles. Mais l'auteur omet de définir ce qu'il entend par « trucs » et nous trouvons avec surprise le Parthénon (dont la ruine due à une explosion ne serait pas une ruine « authentique ») et Libri, vieille connaissance des bibliothèques françaises, mais une ruine peut-elle être considérée comme un truc, un voleur habile comme un truqueur ? Ce livre amusera le lecteur, et peut-être le préservera-t-il d'acheter un meuble ou une reliure qui n'ont d'ancien que l'aspect, ou même, il lui évitera d'être victime d'une escroquerie. Faut-il emprisonner l'auteur de cet étrange ouvrage pour avoir encouragé le vol et la fraude, ou le remercier de nous donner un livre inégal, mais bien présenté et divertissant ?" (Olivier Michel, Bulletin de documentation bibliographique, 1961) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pierre Laval. De l'armistice au poteau.
Éditions de la Couronne, 1947, in-12, 167 pp, broché, bon état. Édition originale
"Pierre Laval est inconnu de la presque unanimité des Français et des autres. Pour eux, il est l'homme à la cravate blanche, l'homme des mine de Bohr, ou de bore, on n'est pas fixé ; l'homme qui a marié sa fille à un vicomte au nom connu et à la double nationalité, en lui donnant une dot "volée au peuple"; c'est l'homme de Chateldon, celui des eaux gazeuse ; le maquignon des polémistes de droite, le sale parlementaire pour les fascistes, le fasciste pour les hommes de gauche ; c'est aussi l'homme des 10 % pour les fonctionnaires qui ne lui ont jamais pardonné. C'est plus encore, c'est l'homme de Montoire, l'homme de Vichy, celui de la relève et du S.T.O. ; celui de la collaboration pour tout dire. (...) Cet ouvrage n'est pas une vie de Pierre Laval ; c'est la déposition d'un témoin. La plupart des faits rapportés datent de l'arrivée au pouvoir de Laval, en 1940, jusqu'à son départ en Espagne en avril 1945..." (Préface) — Michel Letan est le pseudonyme du journaliste Guy Servan. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
De Brumaire à Marengo.
Hachette, 1949, in-8°, 350 pp, 2 cartes, notes et références, broché, couv. illustrée, bon état (Histoire du Consulat et de l'Empire, III).
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Carnets de Voyage. Notes sur la province, 1863-1865.
P., Hachette et Cie, 1897, in-12, vi-351 pp, reliure demi-percaline bordeaux, pièce de titre basane havane, dos lisse orné d'un fleuron et d'un filet doré en queue, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état. Édition originale
"Les 'Carnets de Voyage' ont été écrits pendant les tournées que M. Taine fit de 1863 à 1866 comme examinateur d’admission à l’École militaire de Saint-Cyr. Ce sont des notes prises au jour le jour, sur de tout petits cahiers, la plupart du temps au crayon, presque toujours sans corrections ni ratures. Dans sa correspondance, il manifeste à plusieurs reprises l’intention de les publier. Il aurait sans doute, en ce cas, refondu le texte, complété son enquête et rédigé à nouveau certaines parties, comme il le fit pour les 'Notes sur Paris' et, plus tard, pour les 'Notes sur l’Angleterre', tirées de carnets analogues... Mais il commençait à écrire en 1867 son traité de l’Intelligence, énorme travail auquel il avait pensé depuis sa sortie de l’École normale. Puis vinrent la guerre et la chute de l’Empire : du bouleversement politique et social qui suivit, sortait une France différente de celle que décrivent les Carnets. – M. Taine se consacra dès lors tout entier aux 'Origines de la France Contemporaine', et y travailla sans trêve jusqu’à la fin de sa vie. Les petits cahiers sur la France restèrent enfouis dans ses cartons..." (Avant-propos, novembre 1896) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Victoire des convois.
Amiot-Dumont, 1954, in-8°, 290 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"En temps de guerre, la Royale, comme disent les marins du commerce, c'est à-dire la marine militaire, accapare les communiqués. Sa sœur, Cendrillonne des mers, accomplit en silence sa grande œuvre, et le public n'entend parler d'elle que par des chiffres de destruction ou par quelque épouvantable histoire de naufragés. Et pourtant, la première n'existe que pour la seconde. La mer n'est qu'une route que parcourent les « marchands » pour transporter le personnel et le matériel sans lesquels s'arrêteraient les opérations militaires ou se paralyserait l'effort de guerre même d'un pays. C'est à ces combattants obscurs que le commandant Guierre, lui-même ancien officier de la Royale, rend un hommage mérité, à ces navires qui cinglaient dans les convois par les beaux jours de calme ensoleillés comme par les nuits de tempête, guettés par les « meutes de loups » ou par les mines insidieuses. Le livre commence par un bref exposé de la guerre sous-marine 1914-1918 qui vit la naissance des convois. Cette guerre, pour les marins amoureux de leur métier, marque une date douloureusement mémorable : la fin des grands voiliers qui doublaient le « Cap » pour aller charger les cargaisons de nitrate au Chili. Ils constituaient une proie bien facile pour les sous-marins et les corsaires, et ceux qui survécurent a l'hécatombe ne reprirent plus jamais le large. Le commandant Guierre étudie ensuite la deuxième guerre mondiale. C'est un véritable Mémorial qu'il dresse en l'honneur de nos navires marchands, reconstituant tous les épisodes, souvent profondément émouvants. C'est d'abord la « drôle de guerre », puis la campagne de Norvège, où se distinguèrent, en particulier, les anciens paquebots des lignes d'Algérie, transformés en croiseurs auxiliaires, puis l'enfer de Dunkerque et les tristes événements de l'armistice. Mais, la France retirée de la guerre, son pavillon n'en continua pas moins à flotter sur les « sept mers ». Beaucoup de nos navires de commerce, arrêtés à l'étranger par le développement des opérations, prirent leur place, modeste, dans les grands convois qui ne cessèrent de sillonner les océans, d'abord pour permettre à l'Angleterre de tenir, puis pour gagner la guerre. Dès lors, le récit s'élargit, il devient un exposé général de l'immense effort accompli par les Allemands pour couper le flux vital qui partait des États-Unis vers tous les pays alliés : eaux américaines qui furent, au début de 1942, le « paradis » des sous-marins, Atlantique où, aux « meutes de loups », s'ajoutaient par fois des corsaires camouflés en honnêtes marchands, ou les grands avions Focke-Wulf allant chercher leurs victimes très au large, océan glacial Arctique, enfin, qui vit les batailles les plus rudes, contre le vent, contre la mer, contre la glace, contre l'ennemi, et de grands massacres comme celui du convoi PQ 17. Le commandant Guierre complète cet exposé par une véritable synthèse de la guerre navale et de tout ce qui se rapporte à l'organisation, aux formations, à la navigation des convois. Livre intéressant, véritable épopée de la marine marchande, bourré d'histoires pathétiques racontées avec art." (Rene Jouan, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1956) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Louis XI. «... L'universelle araigne...».
Fayard, 1980, fort in-8°, 584 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'histoire de Louis XI est celle d'un homme qui sut imposer ses décisions, qui dut garder sans cesse l'esprit en éveil, plier le temps à ses desseins, être deux fois plus habile et trois plus rapide que ses semblables, et cacher son sens de la comédie derrière les gestes du conformisme. Ce livre nous montre l'image d'un homme aux capacités exceptionnelles, doué d'une personnalité diverse et complexe. Certains le considéraient comme "le plus subtil qui soit" . Pourtant, peu après sa mort, on racontait qu'il s'abreuvait du sang des nouveau-nés au cours de sa dernière maladie, était l'assassin de son frère et se délectait à écouter les cris de ses victimes torturées. En abandonnant la légende pour retrouver la vie, Paul Murray Kendall révèle les vraies dimensions de l'homme, son habileté à charmer, son insatiable curiosité, son goût de la loyauté. Tout cela dans une biographie qui apporte une contribution essentielle à l'histoire du XVe siècle tout en demeurant d'une lecture facile et passionnante. Paul Murray Kendall (1911-1973), spécialiste de la fin du Moyen Âge, a enseigné l'histoire pendant plus de trente ans à l'université de l'Ohio puis à celle du Kansas. Il a consacré plusieurs ouvrages à l'histoire du XVe siècle. — "Publié en anglais en 1971 puis en français en 1974 – un an après la mort de l'auteur –, ce Louis XI est le résultat d'un travail engagé treize ans plus tôt. Le parti pris est évident : réhabiliter une figure devenue une caricature de mauvais homme, de prince tyran, précurseur supposé de l'absolutisme. Par une interprétation extrêmement positiviste, l'auteur brosse un autre portrait du monarque, balayant soixante années d'une époque et d'une vie d'homme, dont plus de vingt ans de règne. Un regard neuf qui donne à propos de cette fin de Moyen Age un autre imaginaire à penser et à Louis XI l'image d'un roi complexe mais brillant. Le tout en près de 600 pages. L'utilisation presque constante des lettres du prince ajoute un aspect intime au récit et gomme ainsi celui, trop « scientifique », qu'aurait pu prendre le livre, tout en apportant des sources encore non exploitées, tant françaises qu'étrangères, qui complètent la charpente d'un propos documenté." (Didier Le Fur, revue L'Histoire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Château de Rambouillet. Six siècles d'histoire.
Calmann-Lévy, 1930, pt in-8°, 256 pp, 5 plans, biblio, broché, bon état (Coll. Châteaux, décors de l'histoire)
"Livre vivant, agréable à lire, et donnant au lecteur tout l'essentiel du sujet, du primitif manoir de Jean Bernier à ... Mme la duchesse d'Uzès, en passant par les souvenirs des personnages historiques qui semblent l'avoir particulièrement affectionné. Les principales sources de références sont indiquées à la fin de l'ouvrage." (Revue d’Histoire moderne, 1933) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Château de Saint-Germain-en-Laye.
Calmann-Lévy, 1935, pt in-8°, 214 pp, 2 gravures hors texte et un plan, broché, bon état (Nouvelle collection historique – série Châteaux, décors de l'Histoire)
Les origines • Louis IX à Saint-Germain • Le Château de Charles V • Le Château de François Ier et de Henri II • La Muette de François Ier • Le Château Neuf de Henri II • Henri II à Saint-Germain • Le duel de Jarnac et de La Châtaigneraie • François II, Charles IX, Henri III à Saint-Germain • Les Châteaux de Saint-Germain pendant le règne de Henri IV • Louis XIII à Saint-Germain • Les Châteaux de Saint-Germain pendant la Fronde • Les Châteaux de Saint-Germain à l'époque de Louis XIV • Les appartements du Château Vieux à l'époque de Louis XIV • Louis XIV et la Cour à Saint-Germain • Les Stuarts à Saint-Germain • Le Pavillon Henri IV • Napoléon III et le Musée des Antiquités nationales. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Institutions de la France sous la Révolution et l'Empire.
PUF, 1951, gr. in-8°, viii-687 pp, avant-propos de Louis Halphen, 3 cartes dépliantes hors texte, tableau de concordance des calendriers républicain et grégorien, biblio, index, broché, bon état
"Jacques Godechot nous présente des institutions françaises sous la Révolution et l’Empire non pas un tableau statique, mais une description qui rend compte, en même temps que de leur structure, de tous les courants intellectuels sociaux et économiques qui alimentent leur vie. Ainsi considérées, les institutions cessent d’apparaître comme une superstructure plus ou moins artificielle, pour devenir ce qu’elles sont vraiment, un cadre de vie, tributaire de l’ambiance historique et puisant en elles la sève qui les fait, selon le cas, robustes ou languissantes. Ce propos explique qu’à côté des institutions constitutionnelles et administratives, Jacques Godechot fasse une large place aux institutions économiques et sociales : la terre, la production, les échanges, l’individu et la famille. Un plan très précis qui s’articule autour des quatre grandes phases de la période révolutionnaire et impériale (monarchie constitutionnelle, gouvernement révolutionnaire, république bourgeoise de l’an III, dictature militaire) rend très aisée la consultation d’un livre qui s’avère indispensable à l’historien aussi bien qu’au juriste et au sociologue. Une abondante bibliographie adjointe à chaque chapitre complète l’équipement scientifique de ce travail probe, précis et attrayant." (Georges Burdeau, Revue française de science politique, 1952) — "Le livre de M. Godechot est un bon livre. Il constitue une lecture indispensable pour tout historien et pour tout homme qui désire savoir, sinon comprendre, ce qui s'est passé entre 1789 et 1814. Une masse énorme de renseignements ont été amassés. Des bibliographies, réduites mais bien faites, rendront service. Le style est facile, même dans l'exposé de certaines matières rebutantes comme l'organisation financière ou judiciaire..." (Pierre Lebrun, Revue belge de philologie et d'histoire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aux carrefours de la guerre.
Albin Michel, 1983, gr. in-8°, 462 pp, 30 pp de documents fac-similés en annexe, broché, couv. illustrée, bon état
Paul-Alain Léger, est un officier parachutiste de l'armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, des guerres d'Indochine et d'Algérie, né en 1921 à Azemmour (Maroc) et mort le 31 décembre 1999 à Paris. Ancien des SAS (Special Air Service) et du GCMA en Indochine, spécialiste dans le retournement, les coups tordus et de la guerre contre-insurrectionnelle, il sera mêlé, « comme par hasard » , aux évènements les plus mystérieux ou les plus explosifs de la guerre d'Algérie : la « bataille d'Alger », la crise de mai 1958, la bleuite, l'affaire Si Salah, la lutte contre les trafiquants d'armes, le Putsch des généraux. — "Un livre de souvenirs du capitaine Paul-Alain Léger, ancien d'Indochine,qui, après un passage par le SDECE rejoint Alger en 1955. Il dirige une unité, très spéciale, composée d'anciens membres du FLN "retournés" qui, revêtus de bleus de chauffe, vont acquérir une terrifiante réputation auprès des Algériens. Le capitaine Léger va concevoir une opération d'intoxication, la "bleuite", entraînant des purges sanglantes dans les maquis de l'ALN. Arrêté après le putsch d'avril 1961, Paul-Alain Léger quittera l'armée." (Benjamin Stora, Limag) — Table : I. Novembre 1940... Novembre 1942 ; II. BCRA et SAS ; III. L'Indochine ; IV. L'Algérie française ; V. L'abandon. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Ère des camps.
P., Union Générale d'Éditions, 1973, in-12, 312 pp, broché, bon état (Coll. 10/18)
Le système concentrationnaire s'enracine à la structure du XXe siècle. Dénoncé par ses victimes quand elles lui échappent, il l'est aussi par ceux qui brandissent cette dénonciation somme une arme politique contre des régimes réprouvés – mais pas comme le mal absolu. Implacablement le camp s'inscrit dans une sorte de logique de la démence humaine. C'est au nazisme qu'appartient le triste privilège d'avoir créé le système concentrationnaire et le système d'extermination les plus monstrueusement déments. Mais, en regard de cette terrifiante spécificité "hors concours" du camp nazi, ne peut-on redouter que la conscience universelle ne s'émousse ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Origines du capitalisme moderne. Esquisse historique.
Armand Colin, 1940, in-12, 210 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Armand Colin)
"Ce petit livre est particulièrement propre à faire comprendre la fécondité des études d'histoire économique, leur importance capitale pour l'intelligence de l'histoire sociale et de l'histoire politique, et la nécessité, aussi, des études historiques pour l'intelligence des phénomènes économiques. C'est une remarquable synthèse des résultats acquis par les historiens dans l'étude de ceux-ci. Le capitalisme moderne, sa puissance, sa situation prépondérante dans notre organisation sociale actuelle sont l'aboutissement d'une longue évolution dont M. Henri Sée détermine les principales étapes avec beaucoup de netteté et une réelle originalité. Ses méthodes d'historien, servies par une rare érudition, lui ont permis de bien dégager le rôle primordial de l'activité commerciale, puis de la spéculation financière dans la genèse du capitalisme ; d'expliquer les effets de l'expansion coloniale à partir du XVIe siècle, d'expliquer comment, en particulier, « l'affaiblissement du pacte colonial » fut, à la fois, « indice et conséquence des progrès du capitalisme »; de montrer la variété des conditions qui présidèrent au développement du capitalisme industriel; de faire saisir, enfin, la nature complexe du capitalisme actuel. (...) Des indications bibliographiques abondantes, en note, à la fin des chapitres et dans une bibliographie générale, à la fin de l'ouvrage, achèvent de faire de celui-ci un précieux instrument de travail." (A. Rébillon, Annales de Bretagne) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Civilisation grecque à l'époque archaïque et classique.
Arthaud, 1965, fort in-8° carré, 477 pp, 229 héliogravures en noir et 8 planches en couleurs hors texte, 34 cartes et plans, tableaux chronologiques, biblio, reliure skivertex noir éditeur (édition "Club" ne comprenant pas de jaquette), bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Très joyeuse, plaisante et récréative histoire du gentil Seigneur de Bayart, composée par le Loyal serviteur. Publiée pour la Société de l'Histoire de France par J. Roman.
P., Librairie Renouard, 1878, gr. in-8°, xvi-512 pp, imprimé sur papier vergé, glossaire, index, reliure demi-chagrin fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre basane havane (rel. de l'époque), dos lég. épidermé, qqs rousseurs éparses, bon état
En 1527, paraît La très joyeuse, plaisante et récréative histoire du gentil seigneur de Bayard, dont l'auteur, nommé le Loyal serviteur, a été identifié comme étant Jacques de Mailles par G. Letonnelier, archiviste de l'Isère, au début du 20e siècle. — "L'auteur, compatriote et compagnon d'armes de Pierre du Terrail, est vraisemblablement son secrétaire, le notaire Jacques de Mailles. C'est un témoin oculaire qui a utilisé les souvenirs de son héros et ses aventures personnelles. L'ouvrage est un panégyrique, mais écrit avec sincérité et bonhomie, et non sans finesse." (Hauser, Sources I, 376) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Parallèle 38.
Gallimard, 1951, in-8°, 294 pp, broché, couv. illustrée, papier lég. jauni, bon état. Édition originale, ex. du SP, envoi a.s. (nom du destinataire découpé)
Édition originale de cette relation vécue des divers épisodes de la guerre en Corée, rapportée par Paul Mousset qui avait une grande expérience de l'Extrême-Orient et a accompagné comme correspondant de guerre le bataillon français, de Marseille jusqu'à la sanglante affaire de la cote 1037 en Corée. Dans cette narration pleine de mouvement, d'objectivité et de pénétration, où l'humour et le tragique, le comique et l'horrible alternent constamment, Paul Mousset se révèle observateur perspicace et brillant écrivain. Exemplaire du Service de Presse, enrichi d'un envoi a.s. (nom du destinataire découpé) — "Paul Mousset a accompagné le bataillon français en Corée comme envoyé spécial de France-Illustration. Il en a rapporté un récit, extrêmement vivant, grouillant d'anecdotes pittoresques et de traits émouvants contés avec un talent incontestable. Tel qu'il est, ce livre, en dépit d'un ton parfois un peu grincheux, se lit avec plaisir ; Il rend aux hommes du bataillon de l'O.N.U. un hommage d'autant plus mérité que l'opinion française paraît s'être jusqu'ici assez peu souciée de ses représentants sur ce lointain champ de bataille." (Le Monde, 1951) — "Excellent observateur et bon spécialiste de l'Extrême-Orient, Paul Mousset a accompagné, comme correspondant de guerre, le bataillon français qui se bat en Corée. Le reportage qu'il nous offre aujourd'hui n'est pas seulement une narration pleine de mouvement, d'objectivité et de pénétration : modèle d'un genre qui, grâce à des ouvrages comme celui-là, dépasse singulièrement le journalisme. C'est aussi le livre d'un témoin singulièrement perspicace et franc, qui nous aide à mieux comprendre ce qui s'est passé jusqu'à présent sur le Parallèle 38." (Bernard Simiot, Hommes et mondes, 1951) — "Parallèle 38 permet à Paul Mousset, correspondant de guerre en Corée, de dire avec une franchise explosive, tout ce qu'il a vu et observé... et aussi tout ce qu'il n'a pas pu voir. Spécialiste de l'Extrême-Orient, Paul Mousset ne nous a pas donné seulement un reportage attachant. Parallèle 38 sera consulté par tous peux qui désirent comprendre l'histoire de notre temps." (Georges Huisman, Revue des Deux Mondes, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Structures politiques de l'Occident médiéval.
Armand Colin, 1969, gr. in-8°, 410 pp, 24 cartes, tableaux généalogiques, cart. éditeur, bon état (Coll. U, série Histoire médiévale, dirigée par Georges Duby)
Excellent manuel. Une utile présentation de « tous les éléments qui conditionnent le comportement politique des hommes » au moyen âge. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Unité italienne.
PUF, 1972, in-12, 96 pp, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Dossiers Clio)
"Un jeune chercheur, assistant à l'Université de Paris, Philippe Gut, a tenté la gageure d'ébaucher en quelque vingt-cinq pages un aperçu général sur le Risorgimento. On peut dire qu'il a réussi à donner une vue d'ensemble sur le mouvement d'unification italienne : si l'espace qui lui était accordé ne permettait pas un relevé complet des faits qui marquèrent le siècle qui vit le Royaume d'Italie se former lentement et conquérir sa capitale, l'auteur a rejoint, à notre estime, le but qu'il s'était assigné : « dans l'impossibilité où nous nous trouvons d'étudier tous les problèmes que pose à l'histoire le Risorgimento dans ses aspects les plus divers, nous avons voulu cerner la question essentielle de l'Unité » (p. 6). La synthèse qui nous est présentée est accompagnée de deux anthologies : l'une recueille une série de documents historiques (p. ex. : la proclamation de Moncaliers, la convention de septembre 1864, la loi des garanties, etc.) ; l'autre offre un florilège de textes ; on y trouve les signatures de Croce, Omodeo, Gramschi, Volpe, Valsecchi, Romeo, d'autres encore. Ajoutons qu'une chronologie sommaire et une orientation bibliographique complètent opportunément cette introduction à l'histoire de l'unité italienne." (R. O. J. van Nuffel, Revue belge de philologie et d'histoire, 1975) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Emile Victor Duval (1840-1871). Un héros du XIIIe arrondissement, Ouvrier fondeur, Général de la Commune de Paris.
P., Editions Dittmar, 2006, in-8°, 377 pp, préface de Marcel Cerf, avant-propos d'Alain Dalotel, 17 pages de photos et fac-similés, documents en annexe, broché, bon état. Ouvrage tiré à 200 exemplaires seulement. Epuisé
La première biographie de cet acteur important des débuts de la Commune. — "Je note l’importance du travail exemplaire de P.-H. Zaidman sur Emile Duval. Ce n’est pas, en dépit d’un titre accrocheur, une biographie héroïque, mais une mise au point très neuve sur la situation dans le XIIIe arrondissement, de février à la mort de Duval, le 4 avril." (Jacques Rougerie) — Emile Victor Duval, né à Paris en 1840, mort fusillé au Petit-Clamart le 4 avril 1871 est un acteur important des débuts de la Commune de Paris. Ouvrier fondeur en fer, il était doué d’une nature ardente et plein d’un dévouement absolu, aveugle, à la cause révolutionnaire, à laquelle il consacra son existence et jusqu’à sa vie. Ce fut lui qui organisa la célèbre grève des ouvriers fondeurs. Il fut délégué par les grévistes à Londres, auprès du conseil de l’Internationale, dont il obtint d’importants subsides, qui permirent aux ouvriers de tenir longtemps tête à leurs patrons. Duval fut aussi envoyé par les ouvriers fondeurs à la chambre fédérale, qu’il dut d’être impliqué dans le procès de 1870, dirigé contre l’Association. Il est condamné à deux mois de prison au 3e procès de l'Internationale. Il est libéré par la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Il est délégué au Comité central républicain des Vingt arrondissements et participe aux mouvements insurrectionnels du 31 octobre 1870 et du 22 janvier 1871, contre le Gouvernement de la Défense nationale. Sans succès il est candidat socialiste révolutionnaire aux élections du 8 février 1871 à l'Assemblée Nationale. Pendant le soulèvement du 18 mars il se rend maître d'une grande partie de la rive gauche de Paris et de la Préfecture de police. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune par le XIIIe arrondissement, il siège à la commission militaire et à la commission exécutive. Le 3 avril 1871, il est nommé général de la Commune. Contre son gré, sous la pression des gardes nationaux il lance avec Théophile Ferré et Émile Eudes, l'offensive désastreuse en direction de Versailles. Arrêté sur le plateau de Châtillon, il est fusillé au Petit-Clamart, le 4 avril 1871, sur ordre du général Vinoy. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Aquitaine carolingienne (778-987).
Toulouse, Privat ; P., Didier, 1937, gr. in-8°, xlviii-587 pp, un portrait de l'auteur en frontispice, appendices, biblio., index, broché, bon état (Bibliothèque méridionale)
Léonce Auzias (1895-1934) avait entrepris de travailler sur cette période si mal connue de l'Aquitaine dite « carolingienne », entre le VIIIe et le Xe siècle : elle va de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, en passant par les fameux rois d'Aquitaine, Pépin Ier et Pépin II, et leurs homériques et sanglantes démêlées avec les Francs, – en particulier avec Charles le Chauve (IXe siècle) –, jusqu'aux origines du duché d'Aquitaine. Celui-ci se constituera en véritable état féodal sur les ruines des royaumes carolingiens, avec la dynastie des comtes de Poitou qui s'impose au milieu du Xe siècle. La mort prématurée de L. Auzias ne lui permit pas de parfaire et d'approfondir ses recherches. Ce volume contient les papiers préparatoires à la thèse que Léonce Auzias ne put soutenir, les parties déjà rédigées, et les articles sur le sujet parus dans diverses revues historiques au cours des années 1930. — "Léonce Auzias est mort avant d'avoir pu achever les deux thèses qu'il préparait, l'une sur « le royaume carolingien d'Aquitaine », l'autre sur « les origines du duché féodal d'Aquitaine ». Du moins le débroussaillement a-t-il été accompli avec une patience et une exactitude admirables. Et, si les conclusions malheureusement font défaut, qui sans doute auraient su dégager, de tant de minutieuses recherches, leur vraie substance historique, il serait souhaitable de voir maintenant un autre travailleur s'efforcer, en les élaborant, de rendre un dernier hommage à la mémoire de l'érudit trop tôt disparu. Le problème est beau, que pose le destin de cette unité régionale, longtemps, en apparence si forte et pourtant vouée à un si brusque et si total effritement." (Marc Bloch, Annales, 1939) — "La science historique a fait en France peu de pertes aussi sensibles que celle de Léonce Auzias. Très gravement blessé pendant la guerre de 1914-1918, il s'était consacré à l'étude de l'Aquitaine carolingienne et une série de travaux préparatoires avaient attiré sur lui l'attention, intéressée d'abord, puis admirative des spécialistes du haut moyen âge. Le 28 février 1934, ce jeune maître s'est éteint. Les soins pieux de sa veuve, de M. J. Calmette, qui avait présidé à sa formation et de quelques amis ont permis de faire paraître son livre. C'est une œuvre inachevée ; certaines parties ne sont qu'ébauchées, ailleurs manquent les notes. L'histoire de l'Aquitaine carolingienne, c'est essentiellement – tout au moins jusque sous Charles le Chauve – une succession d'efforts de la part de la monarchie franque pour maintenir sous sa puissance un pays que ses traditions propres rendaient réfractaire à cette autorité. En lisant le récit du regretté L. Auzias, on suit ces efforts, on suit les luttes engagées, comme on aperçoit les tentatives de conciliation (celles qu'a tentées Charlemagne nous ont paru les mieux étudiées). On distingue les formes nouvelles que prennent ces relations sous les différents règnes ou même à des moments divers pendant le même règne : notamment sous Charles le Chauve. L'action des facteurs généraux, des événements extérieurs – entre autres, des invasions normandes – est très bien mise en lumière. (..) Il 'agit d'une une oeuvre solide et forte dont on achève la lecture avec un sentiment d'admiration, de gratitude et d'infinie tristesse. Nous n'en connaissons pas une seule qui au cours des dernières années ait fait aussi sérieusement progresser les études carolingiennes." (F. L. Ganshof, Revue belge de philologie et d'histoire, 1940) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Napoléon.
Plon, 1941, 2 vol. in-8°, 316 et 299 pp, 42 gravures en phototypie hors texte, brochés, couv. lég. salies, bon état (Coll. Les Maîtres de l'Histoire)
Aux yeux de Jacques Bainville, l'empereur est un héros marqué par la fatalité, victime d'une logique implacable qui le condamne par avance. Son portrait saisissant, écrit dans un style inimitable, fluide et élégant, est aussi l'œuvre d'un moraliste. Jacques Bainville admirait sincèrement Napoléon, héros au sens moderne et artiste incomparable, mais il était aussi convaincu que "sauf pour la gloire, sauf pour l'art", il eût probablement mieux valu "qu'il n'eût pas existé". Car l'histoire de Napoléon est aussi une tragédie, individuelle et collective. Il ne peut que condamner la démesure impériale et le chaos engendré par les guerres napoléoniennes. Publiée en 1931, cette biographie est toujours reconnue par les historiens pour le sérieux de ses sources et la qualité de son écriture. Elle est devenue un classique. — "Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
De Mers el-Kébir à Londres, 1940-1944.
Plon, 1980, gr. in-8°, 356 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Le 3 juillet 1940, Jean Boutron est lieutenant de vaisseau à bord du cuirassé Bretagne, en rade de Mers el-Kébir. Après le coup de grâce des canons anglais, on le repêchera à demi noyé dans une mer de mazout et de flammes. Cette journée, qu'il a vécue avec le sentiment de l'inévitable, il la regarde comme l'aboutissement logique de la politique française de l'époque. Rapatrié en France, il rejoint le réseau de résistance Alliance, directement relié à l'Intelligence Service, les services secrets britanniques. "Héros" de Mers el-Kébir aux yeux de Vichy, et donc jugé incorruptible par l'ennemi, il se voit confier une mission auprès de l'ambassade de France à Madrid, qui va lui faciliter ses activités clandestines. Jeu dangereux, parfois rocambolesque, qui se termine par son arrestation. Dans la nuit du 8 novembre 1942, il s'évade de France à bord d'un sous-marin britannique. Il atteint Alger le 11 novembre, au milieu de l'effervescence du débarquement allié et dans un imbroglio politique indescriptible. Fin décembre 1942, il rejoint le général de Gaulle à Londres et les Forces navales françaises libres : la boucle est bouclée. Ainsi, Jean Boutron est le seul officier de marine français qui, ayant vécu la tragédie de Mers el-Kébir, se soit rallié sans hésitation à la cause britannique. Absurdité de la guerre ? Peut-être. Logique d'une conscience ? Sûrement. Jean Boutron est un marin, Mers el-Kébir restera toute sa vie une cicatrice ouverte, mais l'armistice d'abord et la collaboration franco-allemande ensuite seront des blessures beaucoup plus profondes. Jean Boutron aura vécu de l'intérieur les trois grands aspects de la guerre : la défaite, le combat clandestin et les Forces françaises libres. C'est cette trajectoire unique, fruit d'un choix délibéré contre le cours des événements, qui l'a conduit de Mers el-Kébir à Londres. Son témoignage est d'autant plus intéressant, au sujet de la tragique journée du 3 juillet 1940, qu'il se trouve à bord du cuirassé Bretagne, navire qui va subir les pertes humaines les plus importantes... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Armoiries de la Ville de Paris. Sceaux, emblèmes, couleurs, devises, livrées et cérémonies publiques.
P., Imprimerie Nationale, 1874-1875, 2 forts vol. gr. in-4° (35 x 25), xxv-348-(3) et xvii-404 pp, 164 gravures sur bois et héliogravures sur cuivre dans le texte, 14 planches de gravures sur bois tirées en or et couleurs, 23 planches d'héliogravures et photo-lithographies dans le tome I ; 11 planches en or et couleurs et 14 planches en noir dans le tome II, table alphabétique des matières, cartonnages vert menthe à la bradel de l'éditeur, dos et plats imprimés en noir, bon état (Histoire générale de Paris)
Unique édition de cette somme documentaire sur les emblèmes et armes de Paris, illustrée de 62 planches hors texte dont 25 en couleurs et de 164 figures ou vignettes gravées sur bois dans le texte. Son intérêt déborde largement les murs de la capitale. La table alphabétique des matières renseigne abondamment sur le Corps de Ville, les cortèges, la description des vêtements de cérémonies, les livrées, les confréries... Anatole de Coëtlogon (1820-1869) étant mort avant d'avoir pu achever son texte ; ce fut Lazare-Maurice Tisserand (1822-1893), chef du bureau des travaux historiques de la Ville de Paris (1874), puis inspecteur principal honoraire du service des publications historiques de la ville de Paris (1891) qui le compléta (le second volume, formé d'annexes, est entièrement de sa main). — "Ouvrage d'une prodigieuse documentation." (Saffroy, 24.600) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
1917, la révolte des soldats russes en France.
Les Bons Caractères, 2007, in-8°, 283 pp, chronologie, biblio, broché, bon état
Durant la Première Guerre mondiale, dans le cadre de l'alliance militaire entre le gouvernement français et le régime tsariste de Russie, deux brigades, soit vingt mille soldats russes, vinrent combattre l'Allemagne sur le front français. Lorsque survinrent, en Russie, la Révolution de février 1917 et l'abdication du tsar, ces soldats, encore soumis à la discipline de l'ancien régime, exigèrent d'être traités dignement. Suivant l'exemple de leurs camarades restés en Russie, ils formèrent des conseils de soldats, au sein même des unités françaises dans lesquelles ils avaient été intégrés. Au lendemain de l'offensive du 16 avril 1917 ordonnée par le général Nivelle, qui fit des dizaines de milliers de morts, ils protestèrent contre le commandement et exigèrent d'être rapatriés en Russie, ce qui leur fut refusé. Mais l'état-major s'affola à l'idée que leur révolte puisse donner l'exemple aux soldats français. Il décida de les éloigner, en les internant au camp de la Courtine, dans la Creuse, à plusieurs centaines de kilomètres du front. Là, peu de temps après leur arrivée, dix mille d'entre eux se mutinèrent, refusant pendant trois mois de rendre leurs armes et d'obéir à leurs officiers comme les y invitaient Kerenski et les autorités françaises. Au cours du mois de septembre 1917, l'armée française, à l'aide d'unités restées fidèles au commandement russe, imposèrent la reddition des mutins après trois jours de bombardements. Mais la révolution continuait son œuvre en Russie et, malgré la répression qui les frappait, les insoumis russes accueillirent avec enthousiasme la Révolution bolchevique d'octobre 1917. Cet ouvrage est un récit précis et détaillé de ces événements et propose, en annexe, un ensemble de documents d'archives. — "C'est dans la Creuse, au camp de la Courtine, qu'eut lieu en 1917 une des plus importantes révoltes militaires de la guerre, celle de soldats du corps expéditionnaire russe, dont Rémi Adam s'était déjà fait l'historien. Il reprend ici l'étude de cette révolte à propos de laquelle le général Comby écrivit qu'à la Courtine, "on se serait cru dans un secteur actif du front". Un livre engagé et documenté." (Nicolas Offenstadt, Le Monde, 2008) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Claude Monet. Sa vie, son œuvre. Texte présenté et annoté par Claudie Judrin.
Editions Macula, 2011, gr. in-8°, 528 pp, suivi de : Souvenirs sur Claude Monet, 1889-1909 par Lilla Cabot Perry, broché, bon état
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. Cette édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et – avec Clemenceau – le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un « ciré » à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son œuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ondine.
Éditions de la Sixaine, 1946, pt in-8°, 125 pp, broché, couv. rempliée illustrée, bon état (Coll. A l'Estoile qui bruit), un des 2.000 ex. numérotés sur papier chiffon filigrané vélin La Hupe 1748 (n° 303)
Ondine est un conte du baron Friedrich de La Motte-Fouqué (1777-1843), paru en 1811, dans lequel le génie féminin des eaux éponyme, cherche, en épousant le chevalier Huldebrand, à acquérir l'âme dont elle est dépourvue. L'œuvre reflète le climat intellectuel particulier à la Restauration allemande qui portait à se réfugier dans un monde enchanté, peuplé de divinités de la nature et de héros chevaleresques, monde que la musique de Hoffmann a su fidèlement reproduire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de l'église Saint-Sulpice. Deuxième édition, revue et augmentée.
P., Victor Lecoffre, 1909, in-8°, ix-596 pp, 19 pl. de gravures hors texte, cartonnage toile havane, couv. conservées, bon état
Une bonne monographie à la fois hagiographique et érudite de la paroisse Saint-Sulpice où sont utilisés de nombreux documents. La première édition (1900) ne contenait que iii-506 pages. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Franche-Comté.
Fernand Lanore, 1939, gr. in-8°, 214 pp, une carte, ill. dans et hors texte, broché, bon état
La terre et l'histoire - Arts et paysages - Mœurs et légendes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Waterloo 1815.
Stock, 1972, in-4° carré, 206 pp, conception et présentation Juan Carlos Carmigniani, préface de Jean-François Chiappe, illustrations par le baron Louis de Beaufort, cartes de Jean-Claude Quennevat, plus de 300 illustrations en noir, 45 planches en couleurs sur pleine ou demi-page, 8 doubles pages, cartes et planches d'uniformes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
L'une des plus grandes batailles de l'Histoire. – La fin d'un monde (l'Europe de 1815 et du Congrès de Vienne) se décide en dix heures, fait 50.000 morts ou blessés sur un espace de moins de deux cents hectares. – Ce livre montre la beauté, la grandeur et le courage des héros. – Grâce aux dessins couleurs de L. de Beaufort on retrouve exactement l'incroyable diversité des uniformes, drapeaux, symboles des Armées en présence. – Les musées de cinq pays apportent les portraits de tous les participants et une série de tableaux d'époque pour la plupart inconnus qui commentent heure par heure le déroulement de la tragédie. – Pour la première fois c'est l'illustration qui commente l'Histoire en apportant sa vérité iconographique. – L'auteur, le Commandant Lachouque, traduit dans plusieurs langues, est le plus grand historien de l'histoire militaire (il possède sa rue à Waterloo). Il garantit l'impartialité de cet ouvrage dont l'illustration est internationale. – Le préfacier, J.F. Chiappe, a été couronné par l'Académie pour son livre sur Cadoudal. Il est également l'un des meilleurs historiens actuels de cette époque. – La richesse des doubles pages en couleur représentant le Panorama et pour la première fois publié, montre de façon pathétique les dernières charges de Cavalerie qui terminent le drame. – La nouveauté des cartes présentées par M. Quennevat permet autant à l'historien qu'au grand public de comprendre le déroulement des opérations ainsi que les raisons tactiques des belligérants. – Plus de 300 illustrations en noir enrichies de 45 planches couleur pleines et demi-pages, de nombreux ornements graphiques et huit doubles pages. (rabat de la couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Inde aux temps des Mauryas et des Barbares, Grecs, Scythes, Parthes et Yue-Tchi.
De Boccard, 1930, in-8°, 376 pp, une carte dépliante hors texte, broché, qqs rares rousseurs in fine, bon état (Coll. Histoire du Monde, sous la direction de E. Cavaignac)
"Ce travail mérite beaucoup d'éloges, car il contient un exposé détaillé clair et complet d'une tranche de l'histoire de l'Inde qui va d'Alexandre aux Kouchans (circa : IVe s. av. J.-C. - Ier s. ap. J.-C.)" (Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1931) — "Pour une histoire où les documents sont rares, sporadiques, obscurs, de date incertaine, on ne peut guère réclamer un récit suivi. L'auteur nous apporte autre chose : des notations rapides, limitées aux problèmes qui offrent le plus d'intérêt, soutenues par une bibliographie abondante et accompagnées de citations bien choisies. Ainsi conçu, l'ouvrage forme un excellent répertoire, dont le prix, comme instrument de travail, est rehaussé par la qualité de la science, qui joint au mérite de la précision sagace l'attrait d'une bonhomie pleine d'humour. Signalons, parmi les chapitres dont le dépouillement est le plus instructif : 1. L'Inde du Nord-Ouest : les Achéménides et Alexandre ; 2. Les Mauryas, avec Candragupta et Açoka. Dans te fameux Sandracottos, M. de la Vallée-Poussin voit,, non un aventurier de basse caste, mais un chef de clan féodal, appartenant à une branche cadette de la dynastie Nanda. Les relations de ce riverain du Gange avec Alexandre lui semblent insuffisamment établies. Le chapitre 4 retrace les conquêtes des princes hellénistiques dans l'Inde, le contact entre Grecs et Hindous, les caractères distinctifs de l'art gréco-bouddhique (p. 227-259). Dans le chapitre 7 et dernier, M. de la Vallée-Poussin expose en détail, mais avec le sourire, une grande mêlée confuse : l'inextricable polémique sur le règne de Kanishka, ce « Shah des Shah » dont l'ère flotte à la dérive depuis l'an 58 avant Jésus-Christ jusqu'en l'an 278 après..." (Georges Radet, Revue des Études Anciennes, 1930) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Garibaldi.
Stock, 1964, in-8°, 365 pp, traduit de l'italien, 4 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Cette biographie non romancée, publiée pour la première fois en 1964 en France (1962 en Italie) et écrite avec humour et mordant, retrace la vie et les exploits du "Condottiero dei Mille" d'une façon nouvelle. Un héros, Garibaldi ? Bien sûr, mais avec toutes les nuances particulières qui appartiennent à chaque homme. Armés d'une plume fine et habile, Montanelli et Nozza campent le tableau d'une vie, qui trouve sa correspondance davantage dans les documents que dans la tradition populaire. Il en ressort la figure d'un héros 'molto' italiano, crédule, généreux, aventurier, avec ses passions, sa force, ses défauts, mais surtout sa capacité à fasciner les lecteurs et les révolutionnaires de tous les temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Madagascar et les croyances et coutumes malgaches.
Caen, Imp. Caron, Association nationale des Écrivains de la mer et de l'outre-mer, 1959, in-8°, 112 pp, préface de Jean d'Esme, broché, jaquette illustrée, bon état
Un livre « où, de la naissance à la mort, nous sont révélées les croyances et coutumes qui régissent la vie des habitants de l'Ile Rouge. L'ouvrage est plein d'enseignements. » (Jean d'Esme) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Cadets de Saumur.
Lyon-Paris, Emmanuel Vitte, 1940, in-12, 219 pp, un portrait du lieutenant Jacques Desplats en frontispice, une carte repliée hors texte, broché, couv. lég. défraîchie, bon état. Édition originale sur papier courant, envoi a.s. daté du 17 mai 1941
Par Antoine Redier, ancien combattant des tranchées avant de passer dans les états-majors, reconnu comme un assez bon témoin sur la guerre 14-18, catholique intransigeant, un temps dirigeant de la première ligue d'extrême droite, la Légion, au demeurant plus réactionnaire et maurrassienne qu'intrinsèquement fasciste. Admirateur éperdu du maréchal Pétain et du général Weygand, il met sa plume au service de Vichy, ardeur un peu tempérée par une violente germanophobie. Il vient recueillir les récits des rescapés de l'École de cavalerie réfugiée à Nohic, près de Montauban. En un temps record, de juillet à octobre 1940, il rédige à Castres, la ville du lieutenant Jacques Desplats, "Les Cadets de Saumur". L'ouvrage souffre de la hâte de sa rédaction, malgré une plume aisée ; même si la trame générale des faits est respectée, les approximations pullulent. Le ton est d'un patriotisme exalté et répétitif. Les attaques contre les « mauvais bergers » de la IIIe République sont récurrentes, car « le Front Populaire avait placé les communistes et leurs amis aux postes de commande » [sic] ; « la postérité, plus féroce que n'importe quelle cour de justice, les couvrira d'opprobre » ; les gens de coeur devront « les fouetter au sang sur la place publique ». A l'inverse, « nos garçons » préparent la révolution nationale. « Pour la France qui veut se relever, les cadets de Saumur, les morts et les survivants, demeureront avec leurs pairs des autres armes, les anciens et les jeunes, des animateurs, des guides spirituels, des chefs de file » (p. 211). Le ton de Redier est une caricature du nouveau style vichyste, passéiste, revanchard, inégalitaire, expiatoire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs.
P., EDHIS, 1968, in-8°, 280 pp, broché, bon état (Coll. La Révolution française et l'émancipation des Juifs, III). Ouvrage couronné par la Société Royale des Sciences et des Arts de Metz, le 23 août 1788
Réimpression tirée seulement à 750 ex. numérotés sur papier vergé à la main (+ 30 hors commerce) de l'édition de Metz, 1789 (n° 612). — "L'année suivant l'abolition du péage corporel, le concours de la Société royale des Sciences et des Arts de Metz pour 1787 est annoncé. Le thème proposé est le suivant : Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux en France ? Neuf dissertations sont soumises au jury. L'Académie distingue deux textes, celui de l'abbé Grégoire et celui de l'avocat Thiéry, mais elle ne décerne pas de prix. Le concours est reconduit l'année suivante. Cinq concurrents se présentent au deuxième concours de Metz, en 1788. Ce sont Grégoire, Thiéry et le "Juif polonais" Zalkind Hourwirtz qui vont se partager le prix de l'Académie." (La Révolution française et l'émancipation des Juifs) — "L'Essai de l'Abbé Henri Grégoire est une œuvre qui demeure comme un symbole pour une partie de l'humanité. C'est un lieu de rencontre spirituelle où se rejoignent la situation misérable des Juifs de France à la fin de l'Ancien Régime, l'interrogation des hommes des Lumières face à cette condition bafouant l'idéologie naissante des droits de l'homme et la force de conviction de l'Abbé Grégoire, assurément l'un des hommes que le refus de l'injustice et la générosité du cœur ont conduit à soutenir le plus fermement la cause des opprimés." (Robert Badinter) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Italie au jour le jour.
P., Editions Paul Morihien, 1949, in-8°, 310 pp, broché, bon état
"Ce livre remarquable, l'Italie au jour le jour, mérite d'être mis hors de pair. Je ne pense pas accabler M. Roger Lannes en disant qu'il m'a fait penser à Stendhal – non par esprit d'imitation et besoin de s'aligner sur un modèle, mais par le même genre de curiosité vivante, alerte, intelligente, des hommes, des faits et des choses, par le même goût du bonheur qu'on trouve à ce nouveau touriste. M. Lannes avait déjà visité l'Italie avant la guerre. Il y revient pour voir ce qu'elle est devenue, et comment après la sévère épreuve elle repart. Son enquête l'a promené et retenu quatre mois dans ses excursions le long de la botte : tantôt à Gênes ou à Venise, tantôt à Rome, à Florence, à Naples, à Pompéi, en Sicile. Dans sa fervente et compétente affection il ne dissocie pas l'Italie d'hier et celle d'aujourd'hui : il n'en connaît qu'une, dont la passion de vivre fait l'unité. Ravi des musées, d'un beau site, d'une œuvre rare, curieux de l'homme dans la rue et du spectacle de ses mœurs, il est aussi préoccupé de joindre, pour l'interroger, tel savant illustre, tel businessman de la verrerie ou des pâtes, tel homme politique au pouvoir, tel leader de l'opposition, Roger Lannes n'est pas allé en Italie pour son plaisir uniquement, mais pour y travailler de son état, l'esprit vif, agile, présent ; ce qui n'empêche pas de rêver et même de poétiser. Son livre a été écrit de jour en jour, et en effet c'est une chronique, un journal, où sont pêle-mêle consignés les choses vues ou entendues, les réflexions, les déconvenues et les petits ennuis personnels, et toute cette rumeur que la vie, en les sollicitant, suscite dans un cœur et un esprit d'homme s'il aime véritablement la vie... Quel bon livre, nourri et rapide, à ce train, cette Italie au jour le jour, pleine de faits, de vues, de pensées !" (Émile Henriot, Le Monde, 1950) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ou est la Maison de France ? Lettre aux légitimistes par un ancien partisan du Comte de Chambord.
P., Librairie Internationale, 1884, gr. in-8°, 112 pp, deuxième édition, broché, manque le 1er plat, dos scotché, ex. de travail
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Charte de Beaumont et les franchises municipales entre Loire et Rhin. Actes du colloque de Nancy, 22-25 septembre 1982.
Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1988, gr. in-8°, 384 pp, broché, bon état
Colloque organisé à l'occasion du 800e anniversaire de la charte octroyée en 1182 au village de peuplement rural de Beaumont-en-Argonne par Guillaume-aux-Blanches-mains, archevêque de Reims, l'une des plus célèbres chartes de franchises du Moyen Age. En effet, la loi de Beaumont fut adoptée par plus de 500 villes et villages. Le présent volume renferme les actes de ce colloque. L'ouvrage est divisé en trois parties. La première est intitulée : « La diversité des franchises ». C'est la partie essentielle (p. 7-217). Elle regroupe surtout les contributions qui correspondent vraiment au sujet du colloque et qui demeurent dans le cadre du Moyen Age. La deuxième partie est intitulée : « A la lisière des chartes de franchises » (p. 221-282), la troisième : « La disparition des franchises » (p. 185-384) ; soit 19 études érudites par Lucien Musset, Albert Rigaudière, Jean Richard, Jacques Foviaux, Alain Girardot, Robert Fossier, Pierre Charbonnier, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dictionnaire politique et critique, établi par les soins de Pierre Chardon.
P., A la Cité des Livres, 1932-1934, 5 vol. pt. in-4°, xii-468, 480, 480, 480 et 471 pp, reliures demi-basane bleu-nuit, dos à 4 nerfs soulignés à froid, auteur, titre, tomaison et un fleuron (fleur de lys) doré, couv. de relais de l'éditeur Arthème Fayard conservées, têtes dorées (rel. de l'époque), bon état. Édition originale sur papier courant, enrichie d'un envoi a.s. à pleine page de Charles Maurras ("... très cordial hommage de l'auteur")
Maurras avait développé et souvent plusieurs fois repris, dans des centaines d’articles, tous les éléments nécessaires à ce qui pourrait constituer une volumineuse « Synthèse politique » personnelle, sur le modèle de ce que fit Auguste Comte, ou de ce que faisait son contemporain Henri Bergson. Il sentait certainement que la réalisation d’une telle Synthèse était aussi nécessaire qu’elle était réclamée par ses amis, et il se résolut, après avoir passé la soixantaine, à en confier la réalisation à l’une de ses collaboratrices : madame Jules Stefani, née Rachel Legras, alias Pierre Chardon. Mme Stéfani se mit à l’ouvrage, rassemblant et classant tout ce que Maurras avait composé jusqu’en 1930. Cela donna naissance au monumental “Dictionnaire politique et critique”, organisé selon l’ordre alphabétique. Dans son dictionnaire, Maurras décline les facettes du nationalisme et de l'antilibéralisme sous le double aspect économique et politique. Quatre des volumes portent une étiquette Fayard masquant l'inscription “A la Cité des Livres” sur la page de titre, car cet éditeur racheta une partie du tirage en 1936. — "Charles Maurras est une des plus grandes forces intellectuelles d'aujourd'hui." (André Malraux, préface à Mademoiselle Monk, 1922) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Chronique de Morigny (1095-1152). Publiée par Léon Mirot, ancien membre de l'École française de Rome, archiviste aux Archives nationales.
P., Alphonse Picard, 1912, in-8°, xix-103 pp, 2e édition, introduction, texte latin avec notes, index, broché, bon état
Seconde édition revue et corrigée de ce texte publié pour la première fois par Léon Mirot en 1909. Texte en latin. Des moines de l'abbaye de Morigny, près d'Étampes, ont composé les trois parties du Chronicon Mauriniacense ; les deux premières sont des annales du monastère, la troisième est une véritable histoire du temps. C'est un des documents les plus intéressants que nous ayons pour l'histoire de la France et de l'Église au temps de Louis VI et de Louis VII. Telle qu'elle nous est parvenue, elle couvre la période qui va de la fondation de l'abbaye vers 1095 à la mort de l'abbé Thévin en 1152. C'est une source de premier ordre pour le règne de Louis VI et celui de Louis VII jusqu'en 1148. L'auteur de la première partie, Théulphe ou Thiou (10..-1138), a été prieur puis abbé de l'Abbaye de Morigny, puis abbé de Saint-Crépin de Soissons. — "Une des sources les plus véridiques et par suite des plus importantes pour l'histoire de la première moitié du XIIe siècle." (Molinier, Sources II, 1857) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires. Introduction et notes par Nicole Gotteri.
La Vouivre, 2004, 2 vol. in-8° carré, xxii-533-4 pp, pagination continue, texte sur 2 colonnes, 16 cartes dans le texte et hors texte, biblio, index, brochés, bon état (Coll. Du Directoire à l'Empire)
Les mémoires du maréchal Soult concernant les guerres de la Révolution (1792-1802) n'appartiennent pas au genre de l'autobiographie. Ils ont, au contraire, été conçus comme l'intégration d'une expérience individuelle dans le déroulement global d'une guerre décennale ininterrompue. Le souci d'une vision d'ensemble de la lutte menée par la République contre l'Europe et d'une pédagogie étayée par l'examen minutieux des combats engagées ont conduit Soult à dépasser le cadre de la stricte histoire-bataille et à privilégier une réflexion sur les différentes composantes de l'action guerrière. Le récit, enrichi de nombreuses pièces justificatives, est servi par un style d'une constante sobriété. Aucune notation pittoresque, aucune figure de rhétorique ne viennent rompre l'austérité du commentaire, fruit d'une démarche strictement militaire. Le texte y gagne une exemplaire clarté et une convaincante expressivité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de la Révolution russe, préparée sous la direction de Maxime Gorki, V. Molotov, K. Vorochilov, Serge Kirov, A. Jdanov et J. Staline. Tome 1 : Du début de la guerre mondiale aux journées de juillet 1917.
P., Editions Sociales Internationales, 1937, in-8°, 256 pp, qqs illustrations et portraits dans le texte et hors texte, 2 cartes, chronologie, index, cart. havane clair de l'éditeur, titres en blanc au 1er plat et au dos, bon état
Tome 1 seul (sur 4, publiés entre 1937 et 1950). – "C'est une histoire au jour le jour, éditée par les soins des autorités soviétiques, des événements qui se sont produits en Russie d'août 1914 à l'instauration du Gouvernement communiste de Lénine en 1917. Tout y est interprété du point de vue communiste. Tout y est propagande. Et pourtant l'historien et l'économiste ont l'un et l'autre à glaner en cette oeuvre partiale : l'historien, un récit alerte et vif de faits et de prises d'attitude imparfaitement connus ; l'économiste, un exposé du programme que Lénine voulait appliquer en prenant le pouvoir..." (Emile James, Revue économique, 1952) — "Edition officielle du parti communiste, ce premier volume va du début de la guerre mondiale aux journées de juillet 1917, c'est-à-dire à l'ouverture de la IIe conférence bolchevik de Pétrograd. Bien que constituant une très minutieuse relation des événements, ce volume n'est pas un simple exposé chronologique. L'attitude des acteurs est jugée, les fautes relevées, les responsabilités dénoncées selon l'optique politique soviétique. De larges emprunts sont faits aux commentaires de Lénine et de Staline. Ne se réclamant pas d'une objectivité scientifique, parfaitement illusoire en ce domaine, l'ouvrage est empreint d'un ton passionné qui en facilite la lecture. Dans cette histoire, ce n'est pas seulement le passé qui est enregistré, c'est le présent qui s'annonce et s'explique : c'est dire qu'elle vaut d'être lue avec attention." (Georges Burdeau, Revue française de science politique, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Chevalerie. Édition préparée et adaptée par Jacques Levron.
P., Arthaud, 1960, in-8°, 368 pp, 180 illustrations tirées en héliogravure, imprimé sur papier hélio, index bibliographique, broché, jaquette illustrée, un coin de la page de titre découpé, bon état
"Les Éditions Arthaud viennent de rééditer l'ouvrage sur “La Chevalerie” de Léon Gautier, qui eut un grand retentissement à la fin du XIXe siècle. M. Jacques Levron, directeur du Service des Archives de Seine-et-Oise, a été chargé d'en rajeunir la présentation. Dans un avant-propos émouvant, il a fait revivre la belle figure de Léon Gautier, qui a passé toute sa vie de savant à étudier les textes poétiques du Moyen Age et qui, à la lumière de ces textes, a dressé un véritable code de la chevalerie aux XIIe et XIIIe siècles, époque à laquelle elle atteignit son apogée. On suit le seigneur depuis sa naissance jusqu'à sa mort à travers ses occupations, ses distractions, ses aspirations et ses vicissitudes : la chasse, la danse, les tournois, la guerre sont tout naturellement évoqués. M. Levron a eu l'heureuse idée de rejeter à la fin du volume, dans un substantiel appendice, certaines notes de Léon Gautier, qui, malgré leur grand intérêt, alourdissaient le texte et qui traitent des vêtements, des armes, des chevaux et de la fauconnerie. La présentation est impeccable. L'illustration, excellemment choisie, fait revivre le texte par l'image à travers les manuscrits ou toute autre œuvre d'art contemporaine." (Marc Thibout, Bulletin Monumental, 1960) — "Cet ouvrage, quoique déjà ancien, reste encore la meilleure étude que l'on ait faite sur la chevalerie." (Saffroy, I, 3577) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Livre du courage et de la peur. Juin 1942 - novembre 1943.
Monte-Carlo, Raoul Solar, 1946, 2 vol. gr. in-8°, 221 et 203 pp, préface de Joseph Kessel, 55 pl. de photos et documents hors texte, répertoire des noms et pseudonymes, broché, couv. illustrées d'une vignette, un dos scotché, bon état. Édition originale sur papier courant
Deuxième livre de Souvenirs du colonel Rémy, après “Mémoires d'un agent secret de la France libre”. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Maréchal Bugeaud, d'après sa correspondance intime et des documents inédits. Tome III.
P., Firmin-Didot, 1882, gr. in-8°, 459 pp, 2 fac-similés hors texte, reliure demi-basane aubergine, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleuron dorés (rel. de l'époque), dos frotté avec qqs épidermures, coiffes arasées, qqs rousseurs, C. de bibl., bon état
Tome III seul (sur 3) – "Ce sont surtout les documents qui font la valeur de l'ouvrage entrepris par le comte d'Ideville sur le Maréchal Bugeaud. Le 3e et dernier volume vient de paraître ; il embrasse les six dernières années de la vie de ce célèbre homme de guerre (1845-49). Les lettres du maréchal ont gardé le mouvement de cette vie d'activité extraordinaire ; la lecture en est attachante. A un autre point de vue, on ne lira pas sans émotion une longue lettre où le maréchal raconte le rôle qu'il a joué le 24 février 1848 : elle confirme ce qu'on savait déjà de l'incurie du ministère et de la faiblesse du roi ; mais le biographe oublie de nous dire pourquoi le maréchal, qui manifesta d'abord une médiocre estime pour le prince Napoléon, n'a pas hésité un seul moment à se rallier à l'élu du 10 décembre." (Revue Historique, 1883) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Francs-tireurs et gardes nationaux au combat. Septembre-octobre 1870 dans l'Ouest.
P., Editions Saint Honoré, 2016, in-8°, 544 pp, annexes, biographies, broché, couv. illustrée, bon état
Septembre 1870, alors que l'armée française est en déroute et que les troupes régulières se réorganisent, les gardes nationaux et francs-tireurs surgissent un peu partout infligeant des pertes à l'ennemi, certes peu importantes, mais suffisantes pour que l'état-major allemand décide de les éradiquer en intimidant, si nécessaire, les populations civiles qui les soutiennent. C'est ainsi que le 18 octobre 1870, dans une petite ville tranquille d'Eure-et-Loir, Châteaudun, 1.200 francs-tireurs, gardes nationaux et sapeurs-pompiers, dépourvus de cavalerie et d'artillerie, affrontent une demi-journée durant, 6.500 hommes de la 22e division d'infanterie allemande dans un combat inégal et symbolique, infligeant des pertes infimes à l'ennemi, mais dont la mémoire et le souvenir sont restés vivants partout dans le pays. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Kemal Atatürk. Les chemins de l'Occident.
Tallandier, 2004, in-8°, 494 pp, nouvelle édition revue et corrigée, 5 cartes, sources et biblio, glossaire, index, broché, couv. illustrée, bon état
Travailleur acharné, charmeur et bluffeur, Kemal Atatürk (1881-1938) réalise en 1923 une étonnante marche au pouvoir : il met fin au sultanat ottoman, proclame la République de Turquie et en devient le premier président. Ayant vaincu l'occupant allié après la Première Guerre mondiale, Atatürk impose à son pays des réformes radicales - occidentalisation, laïcité, droit de vote des femmes. Fondateur de la Turquie et véritable mythe, il reste au cœur des aspirations, des contradictions et des déchirements du pays : problème kurde, entrée dans l'Europe, question de la laïcité du monde musulman... À partir de sources inédites et des témoignages directs, Alexandre Jevakhoff dresse le portrait de ce chef d'État moderne, au carrefour de l'Occident et de l'Orient, du XIXe siècle et du monde contemporain. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Front national de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées.
Seuil, 2014, gr. in-8°, 495 pp, 8 pl. de photos en couleurs hors texte, chronologie, notices biographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Au début des années 1970, Jean-Marie Le Pen s'impose peu à peu à l'extrême droite et mène sur le devant de la scène un agrégat de groupuscules, le Front national. Valérie Igounet retrace la longue et chaotique gestation du parti, décrypte le travail des idéologues, ceux qui lui ont donné son identité et une certaine unité. Mais l'histoire du Front national, c'est d'abord celle d'un homme qui reste à la tête de sa formation pendant près de quarante ans, d'un provocateur bruyant qui ne supporte pas ses numéros deux, rivaux potentiels, jusqu'à l'arrivée de sa fille Marine. Dans les années 2000, il lègue à cette dernière un parti toujours aussi extrémiste sur le fond, mais plus présentable, qui recueille près de 18 % de voix à l'élection présidentielle de 2012 et gagne onze mairies aux municipales de 2014. Avec patience et détermination, l'historienne a réussi à pénétrer l'organisation jusqu'à obtenir de longs entretiens avec nombre de militants, de dirigeants anciens et nouveaux, dont Jean-Marie Le Pen lui-même. Plusieurs d'entre eux lui ont confié archives et papiers personnels. S'appuyant sur cette masse de documents inédits, elle raconte, pour la première fois, l'histoire vivante et complète des quarante années qui ont fait du Front national un acteur majeur de la vie politique française. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nos Grandes Écoles militaires et civiles.
Panazol, Editions Lavauzelle, 2002, 2 vol. in-8°, vii-525 pp, pagination continue, illustrés de 169 gravures sur bois, dessinées par A. Ferdinandus, Jeanniot, Lemaistre, Fr. Régamey et P. Renouard, reliures demi-basane acajou mouchetée de l'éditeur, dos à 4 faux-nerfs, bon état. Réimpression de l'édition de 1888
Neuf grandes écoles : l'Ecole Navale, l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, l'Ecole Polytechnique, l'Ecole Centrale des arts et manufactures ; l'Ecole des Beaux-Arts, l'Ecole de Médecine, l'Ecole de Droit, l'Ecole Normale supérieure, l'Ecole Forestière. L'ouvrage se présente sous forme de lettres qu'auraient pu s'écrire des élèves issus de ces écoles ; Navale, Saint-Cyr et Polytechnique tenant le haut du pavé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
J.-B. Drouët d'Erlon, Maréchal de France, Général comte d'Empire, Premier Gouverneur de l'Algérie.
Editions Fernand Lanore, François Sorlot, éditeur, 1985 in-8°, 338 pp, 2 gravures, 8 cartes, 2 tableaux généalogiques, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Engagé en 1792, Drouet d'Erlon fit une brillante carrière militaire à travers les combats de la Révolution et de l'Empire. Général de division en 1803, à 38 ans, il participa aux malheureuses opérations du « guêpier espagnol ». Après la première abdication de l'Empereur, il obtint un commandement de Louis XVIII, mais le débarquement de Golfe Juan entraîna son ralliement. A Waterloo, il racheta par une charge ultime et inutile sur la Haie-Sainte ses atermoiements aux instants décisifs des batailles de Ligny et des Quatre-Bras. Condamné à mort par un Conseil de Guerre, il n'échappa au peloton d'exécution que par une fuite en Bavière. Après quinze années d'exil, sous la protection du roi Maximilien, l'amnistie de Charles X et la confiance de Louis-Philippe lui firent reprendre du service. A Nantes, il réprima le soulèvement vendéen et l'équipée de la duchesse de Berry. Il fut alors désigné comme le premier gouverneur de l'Algérie... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal du Capitaine Dubocage, Voyage à la Chine par le Cap-Horn, découverte de Clipperton, 1707-1716. Présenté, transcrit, annoté par Claude et Jacqueline Briot, membres du Centre Havrais de Recherche Historique.
Books on Demand, 2010, in-8°, 419 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
Grâce à lui, Clipperton ou l'île de La Passion a été attribuée à la France par arbitrage international en 1931. Voici enfin transcrit le journal de navigation du grand navigateur havrais Michel Dubocage futur Dubocage de Bléville père dont l'enrichissement provient d'un long voyage de spéculation commerciale dans l'Océan Pacifique sur la frégate corsaire « La Découverte » en compagnie de « La Princesse » commandée par le Rochelais Martin de Chassiron. Parmi les premiers marins cap-horniers français à avoir traversé la Mer du Sud d'est en ouest et retour, le capitaine Dubocage s'est illustré en découvrant l'île de La Passion le 3 avril 1711 et en négociant à Amoy, aujourd'hui Xiamen, où il avait été reçu par des insultes et des jets de pierres, un accord de commerce maritime qui ouvrit les portes de la Chine à la nouvelle Compagnie française des Indes. Sa fortune venue de la mer, Michel Dubocage père, devenu négociant-armateur, sut en faire profiter ses concitoyens lors des disettes de 1720-1725 en recevant au Havre, à son compte et à perte, un grand nombre de navires chargés de blé. Son fils et associé Michel Joseph Dubocage de Bléville, maire-échevin du Havre fut anobli par Louis XV. — Selon l’histoire officielle de la Marine Nationale, l’île de Clipperton fut découverte le Vendredi Saint 3 avril 1711 par les navigateurs français Martin de Chassairon et Michel Dubocage de Bléville, commandants des frégates « La Princesse » et « La Découverte ». Ils en dressèrent la première carte. C’est en souvenir de cette journée pascale qu’ils la baptisèrent Île de La Passion. Michel Dubocage de Bléville (1676-1728), serait le véritable découvreur de Clipperton, l’analyse du journal de bord des deux navires par Claude Briot (historien de marine) semble accréditer cette thèse. En effet le bâtiment de Martin de Chassairon était en retrait par rapport à celui de Dubocage à cette date et le livre de bord de « la Découverte » relatant les faits est bien plus précis que celui de « la Princesse » beaucoup plus succinct sur le sujet. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Voie de la Liberté. Guide historique et touristique. [Réalisé avec le concours du lieutenant colonel E. C. Deane. Texte sur Paris par René Héron de Villefosse. Déclaration du commandant G. de La Vasselais].
P., Les Grandes Éditions françaises, 1947, in-8°, 189 pp, nombreuses photos, une carte dépliante en couleurs in fine, broché, couv. illustrée, bon état. Édition originale
La voie de la Liberté est une voie commémorant la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Le commandant Guy de la Vasselais, ancien chef de la Mission militaire française de la liaison tactique près le XXe Corps de la IIIe Armée U.S, conçoit, dès juin 1944, de réaliser un souvenir grandiose de la Libération, une « Voie de la Liberté », sorte de voie sacrée reliant Sainte-Mère-Église à Bastogne. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier entre Sainte-Mère-Église (borne 0) et Utah Beach (borne 00), en Normandie, et Bastogne, dans la province belge du Luxembourg, marquant l'itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton. Ces bornes de 1m20, initialement en béton, fabriquées par la maison Ferret, sont toutes identiques. On peut y voir une torche jaillissant de l'océan, symbole emprunté à la statue de la Liberté, ainsi que 48 étoiles du drapeau américain de l'époque, rappelant que les combattants sont venus de chacun de ses états. L'itinéraire choisi est certainement un des plus glorieux puisqu'il épouse la percée du général Patton et célèbre sa chevauchée historique qui l'amène en cinquante-quatre jours de la Normandie à Metz. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Envers et contre tout. Souvenirs et documents sur la France Libre, 1940-1944.
Laffont, 1947-1950, 2 vol. in-8°, 470 et (vii)-453 pp, annexes, brochés, dos du tome 1 lég. abîmé, petites taches au 1er plat du tome 2, bon état. Édition originale, un des 100 ex. numérotés sur Alfa Mousse Navarre (n° 5) (seul grand papier), les 2 tomes enrichis d'un envoi signé : « à André Dewavrin (Passy), j'offre en toute amitié ces souvenirs d'une lutte à laquelle il a pris une si grande part pour le bien de la France, Jacques Soustelle » et « à André Dewavrin, en souvenir du Colonel Passy, de nos luttes communes et du temps où prit naissance une fidèle amitié, Jacques Soustelle ».
Édition originale. Tome I : De Londres à Alger, 1940-1942. – Tome II : D'Alger à Paris, 1942-1944. — Mémoires de guerre de Jacques Soustelle (1912-1990). Pendant la guerre, membre du cabinet de Charles de Gaulle, il est nommé à Alger le 27 novembre 1943, à la tête de la Direction générale des services spéciaux (DGSS). Il s'efforce de réaliser la fusion de l'ancien BCRA de la France libre avec le Service de renseignements d'Alger afin d'intervenir aux côtés de la Résistance intérieure. — Jacques Soustelle est resté surtout connu comme spécialiste des civilisations précolombiennes et comme partisan déclaré de l'Algérie française. Or cet ethnologue américaniste fut aussi Commissaire national à l'Information (1942-1943), responsable des Services spéciaux de la France combattante (novembre 1943-avril 1945) et secrétaire général du Rassemblement du peuple français (1947-1951). Quatre fois élu député, il occupa divers postes ministériels dont celui de l'Information et fut nommé gouverneur général de l'Algérie (1955-1956) : de l'entourage le plus immédiat de De Gaulle à l'affrontement et à la proscription durant la Présidence du général... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vers l'Invasion. La Maffia judéo-maçonnique.
Éditions Baudinière, s.d. [1934], in-12, 249 pp, annexes, broché, dos abîmé, couv. lég. salie consolidée par un film transparent autocollant, intérieur propre et frais, état correct. Rare
D'abord socialiste puis anarchiste, "rescapé des temps ravacholiens" selon Galtier-Boissière, Lucien Pemjean (1861-1945) se joint ensuite au boulangisme et aux campagnes antisémites d'Édouard Drumont durant l'affaire Dreyfus. À partir des années 1920, il est directeur littéraire des éditions Baudinière. Entre 1934 et 1939, Pemjean édite un petit mensuel conspirationniste intitulé “Grand Occident”, consacré à la dénonciation des juifs et des francs-maçons. Il publie également plusieurs pamphlets tels “Vers l'invasion” (1933), réédité sous le titre “La Maffia judéo-maçonnique” avec une nouvelle préface en 1934. Sous l'occupation allemande, il signe des articles dans le Paris-Soir sous contrôle allemand, ainsi que dans des journaux collaborationnistes comme La France socialiste, Le Pays libre ou Au Pilori. Pemjean est arrêté en septembre 1944 pour faits de collaboration ; son état de santé s'étant dégradé, il meurt à l'hôpital le 6 janvier 1945 sans même avoir pu être entendu par un juge d'instruction. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire des Doctrines économiques, publiée par Karl Kautsky.
P., Alfred Costes, 1924-1925, 8 vol. in-12, traduit par J. Molitor, reliures demi-chagrin maroquiné brun, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et tomaisons dorés, les 2 premiers volumes d'un brun un peu plus clair que les 6 suivants (rel. de l'époque), bon état. Édition originale en français, bien reliée
Complet. — "Marx s'est intéressé très tôt à l'économie politique : les “Théories sur la plus-value” composent la majeure partie d'un manuscrit économique rédigé en 1861-1863. L'élaboration du “Capital” a connu plusieurs phases. Au cours du travail, l'analyse du capital ne cessa de s'enfler et Marx fut amené à y incorporer des questions qu'il voulait d'abord envisager séparément (la concurrence, le crédit, la propriété foncière). Lorsqu'il s'attaqua à l'élaboration définitive de sa propre théorie, Marx se trouva devant la nécessité de réétudier l'économie classique et il interrompit la rédaction du Capital proprement dit pour entreprendre une digression historico-critique dont l'importance ne cessera de croître. Constatant que les économistes antérieurs n'avaient jamais étudié la plus-value en soi, mais seulement dans ses formes dérivées – la rente et le profit – , il fut amené à étudier la théorie de la rente, du profit, de l'intérêt. Il ne se contenta pas d'exposer et de critiquer les points de vue des économistes bourgeois ; il leur opposa ses propres conceptions. Telle est l'origine des “Théories sur la plus-value”. En 1883, à la mort de Marx, le manuscrit se trouvait dans le même état qu'en 1863, Marx n'ayant pas eu le temps de le reprendre. On sait qu'Engels consacra une grande partie des douze dernières années de sa vie à mettre à la disposition du public les œuvres que Marx avait laissées inachevées. Dès 1883, il fait mention des Théories dans sa correspondance et dit qu'il espère les publier avec le livre III du Capital. En 1885, il en publie le livre II ; dans la préface, il écrit qu'il compte publier les Théories séparément, après le livre III, « comme livre IV du Capital », projet qu'il n'a jamais désespéré de mener à bout lui-même. Mais, Engels disparu, c'est Karl Kautsky, qui lui s'était refusé à considérer les Théories comme le livre IV du Capital, qui se chargea de l'édition et les Théories furent publiées entre 1905 et 1910..." (Josette Liégeois, Revue Philosophique de Louvain, 1976) — Alfred Costes correspondit avec Karl et Luise Kautsky au début des années 1920, notamment à propos de cette première traduction française des “Théories sur la plus-value” de Marx (“Theorien über den Mehrwert”), parue en 1924-25 en 8 tomes sous le titre “Histoire des Doctrines économiques”. (Maitron) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Alphonse XIII démasqué : la terreur militariste en Espagne.
Flammarion, 1925, in-12, 104 pp, traduit de l'espagnol par M. Jean Louvre, broché, mention de 70e mille, bon état
Dans “Alphonse XIII démasqué”, publié en novembre 1924, l'écrivain républicain et franc-maçon Vicente Blasco Ibañez (1967-1928) met en doute la neutralité du roi d’Espagne pendant la guerre de 1914 et lui attribue des sympathies pro-germaniques. Imitateur supposé de Guillaume II, Alphonse XIII reçoit de Blasco Ibañez le surnom de Kaiser Codorniu, du nom d’un champagne espagnol. En 1925, Blasco Ibanez publie “Pour l’Espagne et contre le roi” : "Le fait de détrôner un roi nuisible comme Alphonse XIII est loin de signifier que l’on doive pour cela tomber dans l’anarchie ou le communisme." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Souvenirs, publiés par le comte de Tocqueville.
Calmann-Lévy, 1893, in-8°, v-431 pp, un portrait de l'auteur en frontispice, reliure demi-chagrin acajou, dos à 5 nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), un mors fendu et recollé, bon état
Édition originale posthume ornée en frontispice d'un portrait de l'auteur héliogravé par Dujardin. Œuvre maîtresse, ces Souvenirs rédigés entre 1851 et 1852 examinent la révolution de 1848 et ses suites imminentes, période qui marque l'apparition du clivage socialisme – libéralisme conservateur. Anticipant la publication posthume de l'ouvrage, Tocqueville rédige un véritable brûlot d'une liberté de ton incomparable. Les portraits qu'il brosse de ses contemporains brillent par leur lucidité et justesse. — "Peu de livres sont aussi vivants que les précieux Souvenirs d'Alexis de Tocqueville, et aussi propres à faire réfléchir le lecteur sur des événements qui ne sont pas médiocres." (Lucien Febvre). — "Personne n'a décrit d'une manière plus saisissante la Révolution de 1848 en France, n'a porté sur cet événement un jugement plus clairvoyant." (Luc Monnier) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Agonie de Vichy.
La Couronne Littéraire, 1949, pt in-8°, 262 pp, reliure cartonnée vélin à la bradel, dos lisse à filets dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
Mémoires de Jean Renaud, dit Jean-Renaud (1880-1952), commandant des troupes coloniales, ancien prix Fémina, ancien aide de camp d'Albert Sarraut en Indochine, devenu un des principaux collaborateurs de François Coty au journal L'Ami du Peuple. En 1933, il fonde avec François Coty la ligue fasciste « Solidarité française », dont il prit la tête, et, après la dissolution de cette dernière par le Gouvernement du Front Populaire, anima le Front National, le Parti du Faisceau Français et, sous Vichy, la Jeunesse de France et d'Outre-Mer. Nommé, en juillet 1944, directeur de l'émission de "la France fidèle" a la radiodiffusion nationale, il s'y livrait à une propagande active en faveur du gouvernement de Vichy et des Allemands. Inculpé d'Intelligence avec l'ennemi en 1945, il fut finalement acquitté. Table : 1. Le chemin de la vérité ; 2. L'hôtel du Parc ; 3. Un homme derrière les barreaux (de la IVe République) ; 4. Le cas Laval. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Colle. Récit du temps de Montmartre.
P., Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle, 1926, in-12, (vi)-254 pp, broché, papier lég. jauni, bon état. Édition originale sur papier courant
Ce roman naturaliste à clef sur la période héroïque de Montmartre narre les amours (tarifées ou non) du sculpteur Favoras. Il se déroule entre le Chat Noir (Le Cloporte dans le roman), le Rat Mort, le Divan Japonais, etc. Les personnages y apparaissent pour beaucoup d’entre-eux sous leurs véritables noms : Emile Goudeau, Jules Jouy, Léon Bloy, Alphonse Allais, Paul Delmet, Aristide Bruant, Charles de Sivry, d'autre comme Rodolphe Salis (détesté par Riotor) ou Jehan Sarrazin, sont cachés sous des patronymes transparents. Un témoignage vivant, comme la description de La Vachalcade, inséré dans un récit assez classique sur l'union libre (la "Colle") d'un sculpteur plein d'avenir avec une fille légère. Un témoignage sur les mœurs de la Butte et de la vie de bohème... Il faut signaler qu’en plus d’une carrière bien remplie dans les lettres, Léon Riotor (1865-1946) mena une carrière politique : il fut vice-président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Affaire Dreyfus.
Gallimard, 1946, in-8°, 309 pp, chronologie, note bibliographique, broché, bon état (Coll. La Suite des temps)
"L’affaire, en effet, a suscité de si nombreuses polémiques, provoqué tant de procédures judiciaires et de débats politiques, jeté dans l’arène tant d’hommes publics et d’écrivains, qu’une multitude de livres, de brochures, d’opuscules de toute nature, ont paru pendant que se déroulaient ses différentes phases et que, même après la réhabilitation, elle continue à alimenter la science des historiens et l’imagination des hommes de lettres." (Note bibliographique) — "A la libération, les historiens et les essayistes qui ont vécu l’Affaire ont presque tous disparu. Commence une nouvelle histoire de l’affaire Dreyfus. Jacques Kayser, journaliste radical et futur spécialiste du radicalisme, est le premier à renouer le fil de l’histoire de l’Affaire. Sa synthèse de 1946 est un ouvrage de vulgarisation et un livre d’auteur qui rapproche le présent tragique d’un passé désormais différent pour bon nombre de contemporains." (Vincent Duclert) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La fortune des Wagram, de Napoléon à Proust.
GLM/Perrin, 2002, gr. in-8°, 491 pp, 4 figures et 30 tableaux, notes, sources, biblio, index, broché, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Ouvrage issu de thèse. — A partir de l'extraordinaire destin du maréchal Berthier, devenu prince de Wagram par son talent militaire et la grâce de Napoléon, ce livre raconte de façon claire et vivante l'ascension d'une famille, depuis l'arrière-grand-père du maréchal, simple laboureur, jusqu'à ses arrière-petits-enfants, aristocrates parisiens de haut rang. Car la rencontre avec Napoléon puis l'aventure impériale changèrent le destin des Berthier, puisque l'Empereur couvrit d'une pluie d'or son chef d'état-major tout en l'élevant au titre de prince de Wagram. On découvrira ainsi l'extraordinaire luxe de sa vie quotidienne à Paris comme dans son château de Grosbois. La dynastie Wagram, dans la première moitié du XIXe siècle, c'est la transformation d'un nom héroïque en notable, politique et surtout social. À travers l'histoire des fêtes, des chasses, des démêlés d'un immense propriétaire avec ses fermiers, toute la société aristocratique du temps se déploie, celle qui nourrit Balzac, Maupassant ou Barbey d'Aurevilly. La 3e et la 4e génération des Wagram semblent sorties d'un roman : le fils désargenté et noceur fait la plus brillante des fins en épousant une Rothschild. Les Wagram deviennent les piliers du tout-Paris et les modèles de la Recherche de Proust. Enfin, le XXe siècle voit la ruine grandiose et tragique de la dynastie. Le dernier prince de Wagram, collectionneur de peintures, brocanteur d'occasion, amateur de voitures rapides et capitaine d'industrie maladroit, saisit toutes les occasions de dilapider sa fortune dans la France de la Belle Epoque. Mais la guerre le fauche à 35 ans sans héritier, laissant Grosbois à sa soeur qui, après avoir mené un train ébouriffant dans les années folles, continua jusqu'en 1960 à maintenir au château une tradition de fêtes multiséculaires. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Divine Comédie de Dante Alighieri, traduite par André Pératé.
P., Librairie de l'Art Catholique, 1923, fort pt in-4°, xiii-748 pp, illustré de trois vignettes, trois hors-texte, trois bandeaux et trois culs-de-lampe gravés sur bois par Jacques Beltrand d'après Sandro Botticelli, notes, reliure demi-chagrin brun foncé, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée et dos conservés, qqs rare annotations crayon, bon état
Traduction française en tercets de La Divine Comédie par André Pératé, avec des notes à la fin du volume. Pératé (1862-1947) était un historien de l’art, également spécialiste de littérature italienne, et conservateur du Musée de Versailles. — "Cette nouvelle traduction tient le milieu entre celle de Littré (en français du XIVe siècle) et celle de Ratisbonne (en vers réguliers). L'auteur s'est servi du vers de six syllabes et ne s'est astreint que de loin en loin à la rime ; il a fait usage de quelques mots commodes que notre langue actuelle a laissé tomber en désuétude. La traduction est très littérale et reste suffisamment littéraire pour que le lecteur y trouve son plaisir. Le volume se termine par des notes sobres, mais qui témoignent de la compétence du commentateur (p. 631-747) ; aucune vraie difficulté n'est laissée sans réponse. Dans les cas désespérés, qui ne sont pas rares, M. Pératé renvoie aux exégètes les plus autorisés, en particulier à M. Alexandre Masseron (Les énigmes de la Divine Comédie)." (S. Reinach, Revue Archéologique, 1923) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
The Middle East : a brief history of the last 2,000 years.
New York, Simon & Schuster, Touchstone, 1997, in-8°, xii-433 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, 7 cartes, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
Le Moyen-Orient, où naquirent les trois grandes religions monothéistes, fut pendant des siècles un haut lieu de l'histoire des sciences et des idées, des inventions techniques et du commerce, mais aussi une terre soumise à des luttes de pouvoir incessantes. Au fil de cette somme aussi captivante que foisonnante d'érudition, Bernard Lewis, l'un des plus grands historiens contemporains, spécialiste de l'Orient, retrace les événements politiques, militaires et religieux qui modelèrent la région depuis l'ère chrétienne jusqu'à nos jours : la grandeur et le déclin des deux Empires romain et perse qui se disputèrent la région il y a deux mille ans ; le développement des monothéismes ; l'incroyable et fulgurante expansion de l'islam ; les vagues successives d'envahisseurs venus de l'est ou de l'ouest (hordes mongoles de Gengis Khan ou chrétiens des croisades) ; la puissance et la chute de l'immense Empire ottoman. Mais, plus encore que les faits, l'auteur nous propose l'analyse brillante et limpide des différentes forces en présence dans ce monde en constante mutation : la religion islamique, le système politique, l'extraordinaire réseau d'échanges commerciaux et culturels, l'organisation sociale au sein de laquelle il examine, entre autres, le statut des femmes, des infidèles et des esclaves. Une fois de plus à la croisée des chemins – ceux de l'affrontement violent et du partage de l'ancien héritage avec le reste du monde –, le Moyen-Orient reste un mystère que Bernard Lewis, avec cette synthèse unique et très personnelle, tente d'élucider dans ses moindres secrets. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Massacres de Septembre.
Perrin, 1907, in-8°, 341 pp, 7 gravures hors texte, un plan, reliure demi-basane havane à fumerolles fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane noire, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Mémoires et souvenirs sur la Révolution et l'Empire)
Après la chute de la monarchie en août 1792, l'Assemblée législative s'incline devant la Commune insurrectionnelle de Paris largement influencée par Robespierre. Le 17 août voit la création d'un tribunal extraordinaire qui accélère le bannissement des prêtres réfractaires et la suppression des ordres enseignants et hospitaliers. A Paris, environ 3.000 suspects sont emprisonnés, principalement à la prison de la Force. La peur, savamment entretenue, du "complot aristocratique", l'inquiétude grandissante devant l'avancée des troupes prussiennes déchaînent les passions populaires et provoquent les massacres de Septembre de triste mémoire. G. Lenotre nous fait revivre ces terribles instants en nous faisant pénétrer dans les trois principaux lieux des massacres : la Force, l'Abbaye et le couvent des Carmes. Il ouvre également le dossier des septembriseurs en chef : 24 individus de sinistre mémoire dont il retrace le parcours sanglant. — "Ces mots réveillèrent la populace qui se remit à hurler ; il y eut autour du fiacre une bousculade ; dix sabres s'abattirent sur le jeune prêtre : une longue tache rouge se dessina sur son vêtement blanc, et, mollement, il retomba dans le fiacre, où l'on apercevait d'autres prêtres entassés, pâles et muets de terreur. Les voitures poussées par la foule passèrent devant la prison, s'enfoncèrent dans l'étroite rue Sainte-Marguerite, franchirent, en tournant à droite, l'arc de triomphe chargé de sculptures, qui se trouvait à l'entrée de la petite rue Sainte-Marguerite, suivirent la rue Childebert et débouchèrent enfin dans la cour abbatiale. Là, devant le portail même de l'église, elles s'arrêtèrent ; la foule se rua et, des vingt-quatre prêtres qu'elles contenaient, vingt-deux furent égorgés sur-le-champ. Ainsi commencèrent les massacres de Septembre..." — Table des matières : La Force : Récit de Weber, frère de lait de Marie-Antoinette ; Récits de Pauline de Tourzel et de la marquise de Tourzel, sa mère ; Souvenirs d'un vieillard ; Relation de Maton de La Varenne. – L'Abbaye : Souvenirs de Méhée, secrétaire de la Commune ; Mon agonie de trente-huit heures de Jourgniac de Saint-Méard. – Le Couvent des Carmes : Relation de l'abbé Berthelet ; L'abbé Jérôme-Noël Vialar ; Evasion de l'abbé Saurin ; Exhumation des restes des victimes, en mai 1867. – Le dossier des massacreurs (documents inédits) : Mayeur, Deprée, Dubois, Lachèvre, Lion, Ledoux, Maillet, Bourre, Damiens, Godin, Marcuna, Debesche, Joly, Debrienne, Hacville, Pernod, Cortet, Bugleau, Richard, Bonau, Careté, Leroi, Vezieu, Stanislas Maillard. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Récits des temps mérovingiens, précédés de Considérations sur l'Histoire de France.
P., Garnier frères, s.d. (v. 1880), in-8°, 560 pp, nouvelle édition revue avec le plus grand soin, pièces justificatives (p. 487-556), reliure demi-chagrin cerise, dos à nerfs pointillés soulignés à froid, auteur, titre et caissons fleuronnés dorés, encadrement à froid sur les plat, fer doré de prix au 1er plat, tranches dorées (rel de l'époque), bon état
Les Récits des temps mérovingiens (1840) comptent parmi les grandes œuvres historiques du XIXe siècle. Augustin Thierry (1795-1856) étudia le règne des Mérovingiens au VIe siècle à la lumière du récit de Grégoire de Tours qu'il compléta par les chroniques du temps, les légendes, les poèmes, toutes sortes de documents alors inédits. Il fit revivre en une suite de scènes colorées ce passé barbare, puissant et méconnu. Grand livre des sources mérovingiennes de notre civilisation, ce ouvrage illustre les événements qui agitèrent les règnes des quatre fils de Clotaire Ier, Chilpéric, Sigebert, Gontran, Caribert qui se partagèrent la Gaule, et des reines fières ou infortunées : Frédegonde, Brunehaut et Galswinthe. Augustin Thierry fut considéré comme un novateur dans le mode de narration historique. Il faut rendre justice à son style, à l'extraordinaire adresse avec laquelle il sut tirer parti des chroniques anciennes, tout en conservant leur fraîcheur et en leur donnant la pureté d'accent d'une vieille légende. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Rouget de Lisle.
Gallimard, 1937, in-12, 230 pp, broché, un portrait de Rouget en médaillon au 1er plat, bon état
"L'auteur de la Marseillaise a suscité maintes études. Mme Marguerite Henry-Rosier a pour ainsi dire renouvelé le sujet, le complétant, en tout cas, et fixant de façon définitive la figure de Rouget de Lisle. En plus des pièces citées depuis les travaux de Leroy de Saint-Croix, Mme Henry-Rosier a fouillé les archives publiques, à Lons-le-Saulnier, Besançon, et des collections particulières et familiales : elle on a sorti de nombreux et piquants renseignements jusqu'ici inconnus ou négligés. Après ce travail si consciencieux et qui se lit comme un roman, les diverses légendes que l'on a bâties sur notre chant national sont définitivement écartées, et l'immortel hymne de Rouget de Lisle ne peut plus être dénié à son auteur. Il me semble toutefois que Mme Henry-Rosier a traité trop succinctement la question du 'Sargines' de Dalayrac, l'une des visibles sources d'inspiration de Rouget de Lisle ; l'on pourrait aussi tirer au clair les allégations singulières du violoniste Alexandre Boucher, qui s'est cru le premier inspirateur do la mélodie. Ces réflexions ne m'empêchent pas de louer hautement ce petit volume et son excellente présentation." (A. Gastoué, Revue de Musicologie, 1938) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les derniers progrès de l'Allemagne.
Pierre Roger et Cie, s.d. (1917), pt in-8°, xii-276 pp, 21 photos hors texte, graphique, plan et carte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les pays modernes)
Les ressources, l'outillage, la production, l'expansion. — "M. Cambon, ingénieur des Arts et Manufactures, nous avait montré "L'Allemagne au travail". Une nouvelle enquête lui a permis de décrire et de dénoncer les efforts continus de l'Allemagne vers un parfait équipement matériel, surtout les installations des mines, usines et ports. Avec une carte du bassin industriel de la Ruhr." (B. Auerbach, Annales de géographie, 1914) — "Dans cet ouvrage écrit juste avant la guerre, l'éminent ingénieur fait preuve d'une extrême clairvoyance ; il formule d'étonnantes précisions et étudie notre ennemi aux points de vue national et industriel. La France a tout ce qu'il faut pour lutter victorieusement contre l'énorme développement de l'industrie et du commerce allemands. Il y a d'utiles enseignements à recueillir dans la lecture de ces pages très documentées." (Revue savoisienne, 1916) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
The Turkish Jews: 700 Years of Togetherness.
Istanbul, Gozlem, 2009, pt in-8°, 64 pp, 45 illustrations et une carte en couleurs, broché, couv. illustrée, bon état
Un résumé des sept siècles d'histoire des Juifs turcs. L'histoire des Juifs en Anatolie a commencé plusieurs siècles avant la migration des Juifs séfarades vers l'Empire ottoman. Comme le souligne l'auteur, des ruines d'anciennes synagogues ont été découvertes à Sardes et à Milet, tandis que des traces de colonies juives ont été découvertes près de Bursa. Avec des informations complémentaires sur les synagogues, les communautés ashkénazes et karaïtes, le Musée juif de Turquie et des conseils pour un circuit sur le patrimoine juif à Istanbul. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
The Turkish Jews: 700 Years of Togetherness.
Istanbul, Gozlem, 2009, pt in-8°, 203 pp, 130 illustrations et cartes en couleurs, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de Louvois et de son administration politique et militaire.
P., Didier, 1862-1864, 4 vol. in-12, xi-546, 579, 553 et 576 pp, mention de deuxième édition aux tomes I et II, mention de nouvelle édition aux tome III et IV, reliures demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs fileté, titres, tomaison et fleurons dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état
Tomes I-II : Jusqu'à la paix de Nimègue. Tomes III-IV : Depuis la paix de Nimègue. L'ouvrage, Grand Prix Gobert de l'Académie française en 1862, est fondé sur les documents exhumés du dépôt de la Guerre. Il renferme la correspondance de Louvois avec Louis XIV, Turenne, Condé, Vauban. — "Dans la mémoire collective des Français et même de leurs voisins, le nom de Louvois est resté lié aux guerres de Louis XIV. Il apparaissait déjà tel aux courtisans ses contemporains, qui, dans l’Esther de Racine, crurent le reconnaître sous les traits d’Aman, le mauvais ministre d’Assuérus. L’historiographie ne l’a pas ménagé. Évoquant les dragonnades et l’incendie du Palatinat, Ernest Lavisse, dans son manuel d’enseignement primaire qui a formé le jugement de tant de générations, n’hésite pas à écrire que c’était « un méchant homme ». Cependant, si les historiens les plus objectifs ne peuvent dissimuler son caractère brutal, depuis les travaux de Camille Rousset, ils rendent hommage au grand travailleur qu’il fut, passionné par la grandeur du roi et de la France..." (André Corvisier) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Considérations sur les mœurs de ce siècle.
Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1752, in-12, [4]-366 pp, titre imprimé en rouge et noir, reliure plein veau naturel marbré, dos lisse orné de caissons fleuronnés dorés, pièce de titre chagrin carmin, coupes filetées, tranches pennées (rel. de l'époque), bon état
Deuxième édition dont l'originale a paru l'année précédente. Considérées comme le chef-d'œuvre de Duclos par les lecteurs du XVIIIe siècle, les Considérations sur les mœurs de ce siècle ont été éclipsées, de nos jours, par l'intérêt pour les romans de leur auteur. Dans cet essai aujourd'hui largement réévalué, Duclos livre une pénétrante analyse de la société de son temps en faisant, dans la tradition de La Bruyère, œuvre de moraliste, une morale utilitaire et sociale fondée sur l'interdépendance entre les besoins égoïstes des individus et l'intérêt général de la société. C'est la mondanité la cible de ses critiques, comme culture et fonctionnement social marqués par les intérêts particuliers, la futilité, la tyrannie des modes et de la crainte du ridicule... Un important chapitre expose un point de vue original et novateur sur l'éducation et l'instruction. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ce que je sais de Soljénitsyne.
Seuil, 1973, in-8°, 231 pp, broché, bon état, envoi a.s. à Pierre Nora
Depuis plus de dix ans – depuis la publication en français d’ « Une journée d’Ivan Denissovitch » à laquelle il fut étroitement mêlé –, Pierre Daix n’a cessé d’étudier et de se montrer l’indéfectible défenseur de l’œuvre de Soljénitsyne. La bataille de ce dernier pour « les droits de l’écrivain » ne pouvait pas ne pas toucher directement les Lettres françaises dont Pierre Daix était, avant leur disparition, rédacteur en chef. Ce journal, né de la résistance à l’obscurantisme hitlérien, entra en lutte contre le retour aux errements staliniens dont témoignaient, en URSS, l’assassinat littéraire ou artistique, la coercition ininterrompue, la menace psychiatrique, l’organisation étatique de la misère matérielle à l’encontre des éléments jugés « pernicieux ». Au centre de ce conflit : le « cas Soljénitsyne ». Ce livre réunit le récit de sa lutte et de sa persécution, l’analyse de son œuvre et de son rôle, là-bas comme ici, par un communiste français de la génération de l’ombre, lui-même ancien déporté : les Lettres françaises disparues, ce témoignage entend les continuer quelque peu, sur l’essentiel. (4e de couverture) — "Pierre Daix a mis des années – vingt-cinq ans exactement – à se débarrasser de la tunique de Nessus du stalinisme. Son livre n'est – pas encore – l'étude littéraire d'ensemble que mériterait l'immense écrivain qu'est Soljénitsyne. C'est, plus modestement, le récit de sa découverte en France, ainsi qu'une analyse des obstacles qu'il a rencontrés et des difficultés qu'il éprouve encore à se faire entendre. En fait, cette analyse débouche sur un réquisitoire..." (Pierre de Boisdeffre, Revue des Deux Mondes, 1973) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements. Origines des rues. Maisons historiques ou curieuses. Anciens et nouveaux hôtels. Enseignes. VIIIe arrondissement.
Hachette, 1910, in-12, 113 pp, répertoire alphabétique des rues, cartonnage demi-percaline vert pomme, titres dorés au dos, plats recouverts de papier à la cuve, étiquette de titre contrecollée au 1er plat (reliure éditeur), bon état. Édition originale
Ce guide classique du marquis de Rochegude se décline soit en fascicules séparés (un par arrondissement), soit en série complète. Il reste précieux par le détail donné sur la plupart des numéros intéressants des artères parisiennes, et pour la localisation de maisons ou monuments disparus depuis sa première rédaction (1910). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Interprétations du fascisme.
Éditions des Syrtes, 2000, in-8°, 298 pp, traduit de l'italien, introduction de Emilio Gentile, broché, couv. illustrée, bon état
Mort prématurément il y a quelques années, Renzo De Felice (1929-1996) "a été, et restera probablement à l'avenir, l'un des historiens les plus controversés de la seconde moitié du XXe siècle, mais aussi un des plus actifs et des plus productifs", et de toute façon "l'un des plus importants rénovateurs du débat international sur le phénomène fasciste", comme écrit Emilio Gentile dans sa préface, qui retrace la formation et l'itinéraire intellectuels de l'historien. Auteur d'une monumentale biographie de Mussolini en huit volumes ainsi que de nombreuses études sur l'antisémitisme, le syndicalisme révolutionnaire, le futurisme, la République de Salo, etc., De Felice fonde en 1970 la revue Storia contemporanea, qui devient l'organe d'une véritable école historiographique. Dans Les interprétations du fascisme De Felice offre une remarquable synthèse de sa méthode et passe en revue les principales interprétations fournies du début des années 20 à la fin des années 60. Aussi éloigné de ceux qui prononcent des jugements de valeur avant même de reconstituer une histoire, que d'une historiographie "platement descriptive", De Felice illustre ici le propos d'Angelo Tasca : "Pour nous, définir le fascisme c'est avant tout en écrire l'histoire", c'est-à-dire "en reconstruire la réalité et la dialectique dans le temps et dans l'espace". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.