La République libérale. Causeries sur quelques sujets actuels suivies d'un appendice contenant le texte de la loi de séparation, celui des encycliques pontificales, etc.
Plon, 1905, in-12, 425 pp, reliure demi-toile verte, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), bon état
Par Georges Noblemaire (1867-1923), polytechnicien, catholique sincère, mais d'un libéralisme avancé. Il sera député des Hautes-Alpes de 1919 à 1923. Dans cet ouvrage, il écrit dans la préface, à propos de la séparation : « Certes, je ne veux pas dire que dans les origines de cette guerre, tous les torts soient du même côté ; il est sage et libéral de reconnaître que certaines concessions, faites en temps utile, auraient pu retarder ou empêcher l'ouverture des hostilités. C'est ainsi que la doctrine républicaine implique et exige l'indépendance et la suprématie du pouvoir civil. A ce principe raisonnable et nécessaire, il aurait sans doute fallu adhérer sans restrictions ; pour notre part, nous le faisons, nous, sans la moindre réserve ». Et ailleurs : « Je persiste à redouter, comme un péril mortel, l'intransigeance aveugle de ces politiciens pseudo-catholiques qui n'ont jamais fait que du mal au catholicisme, sous prétexte d'en faire a la République et qui, en définitive, ne servent pas mieux leur religion que leur pays. Énergumènes de gauche et de droite, ils sont bien quelques milliers qui tiennent de la place et font du bruit comme myriades... ». — Table : La République Libérale. – Sur l'Armée. – Le Père, ou l'État ? – Le Devoir Social. – Sur la Presse. – Trois discours sur la Séparation des Églises et de l'État. – Appendices.
Napoléon journaliste.
Plon, 1918, in-8°, iii-434 pp, 2 fac-similés dépliants hors texte, broché, couv. salie, état correct
"On sait, par de nombreux témoignages, que Napoléon a constamment dirigé et inspiré les rédacteurs du Moniteur, qu'il a même dicté, sinon écrit, un grand nombre d'articles. La commission chargée par Napoléon III de publier la correspondance et les œuvres diverses de son oncle avait fait rechercher et mettre à part les articles qui pouvaient avec certitude être attribués à l'Empereur. Mais cette collection a péri dans l'incendie de l'imprimerie du Moniteur, et on est réduit aujourd'hui à juger d'après les apparences et notamment le style. Cette circonstance ôte du prix aux observations de M. Périvier sur les qualités de journaliste de Napoléon. Si caractéristique que soit la « griffe » de l'Empereur, il est bien aventureux de se fier, pour la reconnaître dans une collection d'articles anonymes, à son seul jugement. (...) L'auteur traite également des rapports de Napoléon avec la presse..." (Revue Historique, 1919)
Abraham Lincoln.
Club français du livre, 1956, in-8°, 304 pp, 20 illustrations, un dépliant volant contenant 4 cartes, biblio, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Bien complet du dépliant volant
"Les « clubs de livres » ont introduit en France un nouveau type de livres qui se distinguent des autres par leur présentation soignée ; ils ont l’avantage d’être reliés, agréablement illustrés et soigneusement imprimés sur du bon papier. Le Lincoln de M. Louis de Villefosse, publié par le Club français du livre se recommande lui aussi, dès l’abord, par son aspect plaisant ; ce n’est pas le volume de grand luxe que l’on craint de toucher, mais le livre bien présenté qu’on a plaisir à lire. Lincoln est avec Washington la plus haute figure de l’histoire américaine, et sa vie dramatique constitue une lecture passionnante. Son rôle dans la guerre de Sécession fut pour lui une épreuve douloureuse ; pour maintenir l’unité des États-Unis et faire valoir le principe de l’égalité des hommes, il dut mener une lutte impitoyable contre une partie de ses compatriotes ; cette attitude lui a valu des haines implacables dont il a fini par être victime. Lincoln reste pour la postérité le grand Américain qui à un moment de l’histoire a personnifié les aspirations les plus nobles de l’humanité. M. de Villefosse traite son sujet en historien scrupuleux ; il est en même temps un écrivain au style limpide et sobre." (Le Monde diplomatique, novembre 1956)
Victoria Cross. Trois héros de la marine anglaise.
P., André Bonne, 1949, in-12, 221 pp, une photo en frontispice (Narvik le 10 avril 1940), qqs cartes et croquis, broché, couv. illustrée, bon état
"On sait la valeur qu’a, en Angleterre, la Victoria Cross, créée par la Reine en 1854. À l’heure actuelle, neuf officiers, un quartier-maître, un matelot de la marine britannique ont seuls le droit de porter cette modeste croix de bronze. Le commandant Vulliez a donc été particulièrement bien inspiré en nous retraçant, avec autant de précision que de talent, les hauts faits de trois héros anglais titulaires de cette rare distinction : Roope « l’abordeur », qui attaqua le Hipper, Warburton Lee, qui mourut glorieusement dans les combats pour la possession de Narvik, le commandant Sherbrooke, blessé dans la lutte du Onslow contre le Hipper, le 31 décembre 1942, après avoir attaqué l’ennemi le plus tôt et « le plus en avant possible ». Le livre est, d’ailleurs, riche en aperçus tactiques et ne pouvait être écrit que par un marin expérimenté." (Edmond Delage, Revue Défense Nationale, 1951)
Les Discours de M. Hugh C. Wallace, ambassadeur des États-Unis d'Amérique en France, 1919-1921, réunis avec un avant-propos par Warrington Dawson / The Speeches of the Hon. Hugh C. Wallace, ... collected with a foreword by Warrington Dawson.
P., Plon-Nourrit et Cie, s.d. (1921), in-12, xix-195 pp, reliure demi-chagrin brun havane, dos à 5 nerfs soulignés à froid (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, bilingue, avec texte en français et en regard en anglais
"Comme le disait M. Hugh C. Wallace dans son émouvant discours du 4 juillet, la France a été attaquée par un ennemi sans scrupules, décidé « à l'anéantir en tant que Grande Puissance, – première étape de la conquête de l'Europe, – et elle a tout donné pour la défense de la civilisation. Avant de pouvoir faire davantage pour un monde qu'elle a tant contribué à sauver, la France doit recevoir son dû. » Et, développant cette idée, M. Wallace ajoutait : « C'est une anomalie dans l'histoire, de voir le vainqueur en plus mauvais état que le vaincu. Mais qui pourrait nier que la France est sortie de la guerre mondiale dans une moins bonne condition que sa grande ennemie ? Elle a ses plus belles provinces dévastées, ses énergies paralysées, et, s'étendant tout le long de sa frontière du Nord et de l'Est, un vaste cimetière peuplé des morts de ses armées. Il faut que l'Allemagne paie ; et elle doit payer en totalité. Le traité de Versailles a été forgé, non pas pour être violé ou tourné, mais pour être appliqué »..." (Raymond Poincaré, Revue des Deux Mondes, 15 Juillet 1921)
Catherine II.
Club français du livre, 1957, in-8°, 346 pp, 16 illustrations, biblio, tableau chronologique, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Edition originale tirée sur papier offset et numérotée
"La Catherine II d'Olga Wormser (Paris, 1957), inspirée à son auteur, semble-t-il, par la préface de Herzen aux Mémoires de l'impératrice, apportera à ses lecteurs le tableau vigoureux d'une époque et d'une Cour en même temps que le portrait à la fois impitoyable et admiratif de la Despote au pouvoir, oublieuse des philosophes et du libéralisme de sa jeunesse." Revue des Études Slaves, 1957)
Le Coup de dés de Tannenberg (août 1914). La tragique campagne de Prusse orientale.
P., Editions de la Nouvelle Revue Critique, s.d. (1937), in-8°, 224 pp, préface du général Weygand, 12 croquis dans le texte, exemplaire sur vélin supérieur, broché, bon état (prix Thérouanne de l'Académie française 1938)
"Comment fut porté le coup d'arrêt qui immobilisa au seuil de l'Empire germanique l'adversaire moscovite ? Comment une armée de 170.000 combattants réussit-elle à défaire aussi complètement un groupement de près d'un demi-million ? Comment l'un des chefs les plus valeureux de l'armée russe fut-il précipité dans ce cataclysme qui l'accula au suicide ? Fatalité ? Faute ou trahison ? Telles sont les questions que le colonel Argueyrolles se pose dans son avant-propos et auxquelles il répond de façon magistrale dans son livre : “Le coup de dés de Tannenberg”. Il est certain que le hasard a bien servi les Allemands dans cette mémorable campagne et cela justifie amplement le titre de l'ouvrage. Les fautes des Russes ont servi les Allemands en Prusse orientale au moins autant que les fautes des Autrichiens ont servi Bonaparte en Italie. Et ce ne sont pas seulement les généraux d'armée russes qui ont fauté, mais tous ceux qui ont eu une responsabilité dans la préparation à la guerre de l'armée et du peuple russes. Il y a eu des fautes si graves qu'elles autorisent clans bien des cas le soupçon de trahison. “Le coup de dés de Tannenberg” est des plus instructifs à étudier..." (Revue Militaire Suisse, 1937)
Les Monnaies racontent l'histoire.
Fayard, 1963, in-8° carré, 211 pp, 97 illustrations, aperçu bibliographique, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Résurrection du passé)
"Dans cet attachant petit livre, l'auteur utilise la science des monnaies comme source de connaissance de l'histoire et met en valeur la puissance de son témoignage historique. Mais cette science, soi-disant « auxiliaire », peut et doit revendiquer son autonomie, car le fait monétaire constitue un phénomène social, économique et politique. Eclairé par une riche illustration, ce livre nous convie à une promenade historique dans l'espace et dans le temps, depuis les origines de la monnaie jusqu'à l'époque contemporaine. Des pièces de métal, nous voyons surgir tout un cortège de dieux et d'hommes, une vaste fresque chevauchant les pays, les civilisations et les millénaires." (Revue archéologique du Centre de la France, 1964)
Pauvreté, charité et morale à Londres au XIXe siècle. Une sainte violence.
PUF, 1991, in-8°, 245 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Recherches politiques)
"Pour les Victoriens, assister les pauvres c'est les rendre plus moraux : le concubinage, l'inceste, les mariages précoces, la prostitution, voila les responsables de la grande misère du peuple. A partir de sources inédites – les rapports des sociétés charitables – l'auteur s'interroge sur ce diagnostic et sur les fonctions de l'action philanthropique."
De Monroe à Roosevelt, 1823-1905.
Plon, 1905, in-12, xv-356 pp, préface du comte d'Haussonville, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Prix Montyon de l’Académie française 1906)
Les évolutions successives de la politique étrangère des États-Unis de 1823 à 1905. — "Dans son ouvrage, M. le marquis de Barral-Montferrat vient d'esquisser l'évolution de la politique étrangère des États-Unis depuis le jour où elle s'affirma dans la célèbre formule de Monroe jusqu'aux derniers événements contemporains. Il a montré comment, de défensive qu'elle était à l'origine, cette politique est devenue de plus en plus envahissante et agressive, intervenant par la diplomatie ou par les armes, d'abord dans les affaires de l'Amérique centrale (annexion du Texas, du Nouveau-Mexique, question des canaux interocéaniques, conquête de Cuba, etc.), puis étendant dans l'Océan Pacifique et jusqu'en Extrême-Orient son expansion grandissante. Les discours et messages du dernier Président de l'Union dont l'auteur reproduit d'abondants extraits, ont précisé les ambitions de cet impérialisme qui a fait de l'Amérique moderne un des facteurs les plus puissants et les plus inquiétants de la politique mondiale." (L. R., Revue critique d'histoire et de littérature, 1906) — "On peut suivre les progrès de l'appétit américain dans le livre éloquent du marquis de Barral-Montferrat, “De Monroe à Roosevelt”." (Charles Maurras, Kiel et Tanger, 1913)
Servir l'État français. L'administration en France de 1940 à 1944. (Thèse).
Fayard, 1997 gr. in-8°, 737 pp, préface de Jean-Pierre Azéma, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Prix Augustin Thierry)
"Le maintien de l'ordre public, indispensable à la vie de la nation, doit être assuré par des mains françaises, des bras français, des têtes françaises", déclarait en janvier 1942, devant la police parisienne réunie pour prêter serment de fidélité au maréchal Pétain, le ministre de l'Intérieur Pucheu. Mais revendiquer ainsi une pleine souveraineté – grâce à laquelle Vichy entendait construire, sur les ruines de la République, la France autoritaire, corporatiste et xénophobe de la Révolution nationale – était illusoire, dans un pays occupé aux trois cinquièmes et dont tous les actes étaient contrôlés étroitement par les Allemands. A partir d'une analyse minutieuse des rouages de l'État français, Marc Olivier Baruch démontre à quel point la revendication de servir face à l'ennemi dont se firent gloire les hauts fonctionnaires de Vichy revint trop souvent à servir l'ennemi. Pour n'avoir pas su, ou pas voulu, dépasser l'obligation d'obéissance formelle et réfléchir à la portée de ses actes, la plus grande part de la fonction publique française se trouva engagée, parfois à son corps défendant, dans la collaboration avec l'occupant nazi – jusque dans ses aspects les plus sombres, quand vint le temps de la répression et des rafles. Quelques rares fonctionnaires cependant sauvèrent l'honneur en s'engageant dans une action résistante, parfois au prix de leur vie; on ne saurait pour autant voir dans la masse, pour l'essentiel attentiste et au mieux résistante de la onzième heure, des serviteurs fidèles de Vichy autre chose qu'une bureaucratie d'abord soucieuse de préserver sa place dans l'État.
Histoire de l'Armée allemande. I : L'effondrement, 1918-1919.
Albin Michel, 1964, in-8°, 379 pp, 6 cartes (dont 2 dépliantes hors texte), broché, jaquette, bon état
Premier volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. Ce volume évoque la défaite de Ludendorff battu par Foch, le retour des armées de l'Ouest et les conseils des soldats maîtres de Berlin, la dissolution de l'armée impériale, les corps francs reprenant Berlin et rétablissant l'ordre en Prusse, la défense des frontières de l'Est, la révolution bavaroise, la signature du traité de Versailles et l'effondrement de l'Empire allemand. — "Le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée." (J. Benoist-Méchin, dans sa préface à l'édition de 1941)
Ibn-Séoud ou la naissance d'un Royaume.
Albin Michel, 1959, in-8°, 446 pp, 6 cartes et croquis, généalogie des Séoudites, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 2 larges nerfs, titres dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Le Loup et le Léopard, 2)
"Épopée de ce fils des grands chefs du désert, qui, au lieu de tailler son empire dans les ruines d'un empire écroulé, ne part que de lui-même ; il conquiert le Nedjd jusqu'en 1905, s'étend jusqu'à la mer à l'Est et à l'Ouest ; possesseur d'un immense royaume, il sait en faire une puissance moderne, développant l'agriculture, aidé par la découverte du pétrole. Ouvrage bien documenté, écrit d'une façon très vivante." (Revue française de science politique, 1955) — Table : Mobilité et immobilité des Arabes (5000 av. J.-C. - 1880) ; La conquête du Nedjd (1880-1905) ; La conquête de l'Arabie (1905-1928) ; L'Arabie Séoudite (1928-1945) ; L'Arabie Séoudite, bastion avancé de l'hémisphère occidental (1945-1953) ; La mort du roi.
La Trahison des clercs.
Club français du livre, 1958, in-8°, 353 pp, avant-propos de René Etiemble, reliure toile carmin décorée de l'éditeur., bon état
Pour avoir dans "la Trahison des clercs", l'un de ses plus beaux livres, férocement mis au pilori tous les savants, philosophes, écrivains, qui, de droite ou de gauche, se soucient moins de la justice-en-soi, de la vérité-en-soi, que des ou de leurs intérêts temporels, Julien Benda fut longtemps en butte à la haine de ses chatouilleuses victimes : après l'avoir étrillé, vilipendé, elles jugèrent plus sage de faire silence sur celui qu'elles ne pouvaient réfuter... — "Rationaliste prêchant une rigueur à la limite du scientisme, Benda ne perdait cependant pas de vue que tout excès en la matière risque de devenir stérilisant. Aujourd'hui comme hier, des écrivains et des philosophes se détournent des rigueurs de la raison et aussi de leur vocation propre, sous prétexte de faire œuvre positive. Ce sont là ceux que visait déjà Julien Benda sous l'appellation de "clercs". Il s'agit d'une espèce d'intellectuels "dont l'activité ne poursuit pas des fins pratiques, mais qui demande sa joie à l'exercice de l'art, de la science ou de la spéculation métaphysique, c'est-à-dire à la possession d'un bien intemporel". Le monde moderne, estimait déjà Julien Benda, a grand besoin de clercs, c'est-à-dire de penseurs "qui maintiennent l'idéal dans son absolu" À une époque où de nombreux intellectuels et artistes se tournaient vers la politique au nom du réalisme, Julien Benda leur reproche de se détourner des valeurs cléricales, c'est-à-dire la recherche du beau, du vrai, du juste, valeurs qui sont pour lui statiques, désintéressées et rationnelles. Cet ouvrage vise plus particulièrement les intellectuels qui prônent l'ordre, un état fort, le nationalisme, les traditions, la méditation, la connaissance désintéressée, l'amour du beau, toutes choses en somme qui le distinguent de l'homme de parti. A cette figure de l'intellectuel, J. Benda oppose ce qui, au moment où il écrit, est en passe de devenir l'une des figures les plus courantes de l'intelligentsia : l'intellectuel engagé dans un parti ou proche d'un parti. J. Benda a alors surtout à l'esprit les intellectuels de l'Action française." — "The publication of [La Trahison des clercs] was undoubtedly one of the major events in political thought between the two wars." (Printing and the Mind of Man, 419)
Le réseau du Musée de l'Homme. Les débuts de la Résistance en France.
Seuil, 1979, in-8°, 285 pp, traduit de l'anglais, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Fondé par Boris Vildé, le groupe du Musée de l'Homme est le premier à s'être réuni pour fonder un journal au titre prophétique de Résistance, dont le premier numéro parut en décembre 1940. Deux ans plus tard, en février 1942, sept exécutions faisaient de ces pionniers des martyrs. Après un procès où le président allemand avait au départ voulu montrer de la correction, le verdict finalement dut se plier aux terribles conséquences de la rivalité entre l'armée et la police SS. Pudique et mesuré, ce récit atteint à l'émotion vraie par la publication de nombreuses lettres ou journaux des condamnés." (Revue française de science politique, 1980)
Dictionnaire du Grand Siècle.
Fayard, 1990, fort gr. in-8°, 1640 pp, 2413 articles par 249 auteurs, 227 illustrations en noir, 41 illustrations en couleurs hors texte, 66 cartes, plans et tableaux, texte sur deux colonnes, reliure toile décorée de l'éditeur, jaquette illustrée (un peu abîmée), emboîtage cartonné illustré, bon état
De A, comme "Abbadie, Jacques", à Z, comme "Zèle et faux zèle", 2 413 articles dus à la plume des meilleurs spécialistes couvrent avec ce dictionnaire un immense champ de connaissances sur le Grand Siècle entendu au sens large : de 1589 (avènement d'Henri IV) à 1715 (mort de Louis XIV). Certes, les questions politiques et les biographies y occupent une part, mais ce sont aussi tous les domaines de l'activité humaine qui sont traités, des sciences aux affaires religieuses, des lettres aux beaux-arts, de l'économie aux conflits guerriers, des institutions à la vie quotidienne... François Bluche, l'un de nos plus grands historiens de la France de l'Ancien Régime est le maître d'œuvre de cette somme inégalée.
Histoire de l'Allemagne, de la Germanie à nos jours.
GLM/Perrin, 1999, gr. in-8°, 473 pp, 12 cartes, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Nombreux sont les ouvrages qui font commencer l'histoire de l'Allemagne en 1871, date de l'unité. Élargissant cette vision, Henry Bogdan propose une synthèse qui embrasse le passé allemand depuis l'entrée des Germains dans le monde occidental jusqu'à la réunification de 1990. Il analyse le Moyen Age riche en événements et contradictions (notamment la fondation au Xe siècle du Saint Empire romain germanique), le règne des Habsbourg, l'apparition de la Prusse de Frédéric II, l'essor économique au XIXe siècle, l'émergence de Bismarck et l'unification d'un pays longtemps éclaté. Cette histoire générale du monde germanique est indispensable pour comprendre celle des peuples européens et bien des aspects de l'Allemagne contemporaine.
Malte. Histoire de l'Ordre souverain, militaire et hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Rhodes et de Malte.
Aix-en-Provence, Editions Borricand, 1981, pt in-4°, 211 pp, gravures, illustrations et fac-similés, plans, biblio, broché, couv. à rabats, bon état
Contient la chronologie des grands maîtres de l'Ordre souverain de Saint-Jean-de-Jérusalem des origines à nos jours, avec leurs Armes, la date de leur élection et de leur mort, le lieu de résidence.
Histoire de Belgique, des origines à nos jours – Histoire de la Belgique contemporaine, 1914-1970 (par J. Bartier e.a.).
Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1972-1975, 6 vol. in-4°, 426, 392, 400, 426, 348 et 440 pp, très nombreuses illustrations (gravures, portraits, photos, cartes et fac-similés) en noir dans le texte et en couleurs sur des planches hors texte, reliures toile carmin de l'éditeur, dos lisses avec titres dorés, illustrations dorées aux 1er plats, rhodoïds, bon état. Tirage à 2500 exemplaires numérotés (n° 1751)
Réédition illustrée de l'ouvrage monumental d'Henri Pirenne. — L'édition la plus complète. Cette édition illustrée comprend la dernière édition des 7 tomes de l'édition Lamertin (Bruxelles, 1929-1932), à laquelle a été ajouté le livre de Pirenne “La Belgique et la guerre mondiale” (Paris, 1928), le tout repris en 5 volumes, soit de l'époque romaine à 1918. Elle est également enrichie d'un volume complémentaire (Histoire de la Belgique contemporaine, 1914-1970, par John Bartier, Fernand Baudhuin, Henri Haag, Jacques-Henri Pirenne, Jean Stengers, Emile Wanty, et Jacques Willequet). — Détail : 1. Des origines à l'État bourguignon : Les origines ; Les Pays-Bas au XIIe et XIIIe siecle ; La lutte entre la Flandre et la France ; Princes et villes au XIVe siècle ; L'unification des Pays-Bas). – 2. L'État bourguignon. De la mort de Charles le Téméraire à la paix de Munster : La crise - la restauration et l'achèvement de l'État bourguignon ; La civilisation des Pays-Bas au XVIe siècle ; Les commencements de l'insurrection contre Philippe II ; Le régime espagnol. – 3. La guerre de religion ; La restauration catholique - De l'arrivée de l'archiduc Albert à la paix de Munster ; La civilisation des Pays-Bas catholiques. De la fin du régime espagnol à la révolution belge : La fin du régime espagnol ; La guerre de la succession d'Espagne ; Le régime autrichien. – 4. La révolution brabançonne et la révolution liégeoise ; La conquête française ; Le Consulat et l'Empire ; Le royaume des Pays-Bas ; La Révolution. De la révolution de 1830 à la fin de la Première Guerre mondiale : Jusqu'à la crise de 1848. – 5. De 1848 à la mort de Léopold Ier ; Le règne de Léopold II jusqu'en 1884 ; De 1884 à 1914 ; La Belgique et la Guerre mondiale. – 6. Histoire de la Belgique contemporaine, 1914-1970 : La politique intérieure de 1914 à 1926 ; La politique intérieure de 1926 à 1965 ; Les relations internationales ; L'économie ; La vie sociale ; La vie militaire ; La Belgique et le Congo.
La vie musulmane en Algérie d'après la jurisprudence de la première moitié du XXe siècle.
PUF, 1965, gr. in-8°, xvi-393 pp, préface de Jacques Berque, glossaire, broché, bon état (Bibliothèque de Sociologie contemporaine)
"A partir du dépouillement de la jurisprudence des tribunaux algériens en matière dite « musulmane » et des arrêts de la Chambre de révision de la Cour d'appel d'Alger qui assumait depuis 1892 une tâche de normalisation, J.-P. C. tente de déceler, à travers les litiges, les tensions qui se manifestaient dans la vie quotidienne en Algérie jusqu'aux lendemains de la Seconde guerre mondiale : tensions familiales, lutte pour la terre (la moitié des crimes ruraux étaient commis à propos de litiges fonciers), rôle du musulman algérien dans la vie publique, apparition du « militant ». Également riche en enseignements sur les mécanismes et la pratique de la justice en Algérie – où s'enchevêtraient un droit musulman déformé par les mœurs locales et une législation française aux buts parfois divergents, ce tableau vivant de la société algérienne doit son intérêt à la connaissance directe que possède J.-P. C. de la psychologie musulmane. D'autre part, les faits ici relatés le sont moins pour éclairer la règle juridique que pour témoigner de la réalité sociale. J.-P. C. multiplie volontairement la description des situations et des personnages pour donner au récit un caractère concret et vivant." (Revue française de science politique, 1966)
L'Esprit du jacobinisme. Une interprétation sociologique de la Révolution française.
PUF, 1979, in-8°, 198 pp, préface de Jean Baechler, broché, couv. à rabats, bon état
"L'auteur, brillant chartiste mort au combat en 1916, s'était fait connaître en reprenant avec éclat la vieille thèse du complot pour expliquer les origines de la Révolution. Tombée dans l'oubli, son œuvre revient aujourd'hui à la mode dans la mesure où A. Cochin a su « être penseur de l'événement, un auteur qui mêle la pensée conceptuelle et les faits les plus menus pour parvenir à une théorie raisonnée du devenir historique », comme l'écrit J. Baechler. Il propose, c'est ce qui enchante ses lecteurs, à partir d'une lecture des événements révolutionnaires, une critique de tout régime fondé sur une idéologie, de sorte que l'on est presque surpris de ne pas trouver sous sa plume le terme de goulag ! « Cochin, écrit plus loin J. Baechler, offre peut-être une vision déformée de la Révolution française, mais une analyse saisissante de vérité du léninisme et du stalinisme » (qu'il n'a pas connu, bien évidemment). C'est dire l'intérêt et la limite de textes qui, s'ils se lisent fort bien, car l'auteur ne manque pas d'esprit, n'évitent pas toujours les partis-pris ou la polémique. Ainsi en est-il de son hostilité systématique vis-à-vis des philosophes..." (Jean Boissière, Dix-Huitième Siècle, 1981)
Les Rebelles du “Saint-Pierre”.
Genève, Editions du Milieu du Monde, 1945, in-12, 251 pp, broché, bon état (Documents d'aujourd'hui). Ouvrage couronné par l'Académie française en 1947 (prix Paul-Louis Miller)
"Empreint d'une veine romanesque, le témoignage d'Albert de Pouzols est celui d’un jeune pilote qui réussit à rejoindre Alger en septembre 1940. Avec plusieurs camarades déterminés comme lui à gagner l'Angleterre, il embarque sur un navire, le Saint-Pierre, qui est contraint d’accoster sur l'île de Formentera, aux Baléares. Arrêtés par des soldats espagnols, les hommes sont conduits dans une prison de fortune sur l'île d'Ibiza puis sont remis aux autorités françaises. Albert de Pouzols et ses compagnons sont successivement placés en résidence surveillée à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), puis internés dans les prisons de Toulon et de Marseille. C'est seul qu'il est conduit à Tunis puis Bizerte dans l'attente d'un jugement, au mois de juillet 1941 : un conseil de guerre le condamne à un an de prison. Il est placé en détention au sein de la prison de Tunis et affronte un quotidien d'une « monotonie sordide » (168) atténuée par la rencontre de plusieurs camarades dont Henry Blackwell, un marin britannique. Déplacé au camp de Téboursouk où sont emprisonnés une centaine de gaullistes, il connait des heures chargées « de violence et de haine » (201), encadré par des officiers pétainistes. C'est dans un état de santé des plus préoccupants que l’auteur est finalement transporté vers un hôpital où il recouvre ses forces, avant de rejoindre le « Borj Nord » (242), une citadelle marocaine à Fès. C'est là, qu'avant la fin de sa sentence, la liberté lui est rendue. De retour en France, il tente de passer en Suisse. Arrêté, il est conduit au camp de Saint-Paul-d'Eyjeaux (Haute-Vienne) d'où il ne sort qu’en avril 1943. Malade, il part en convalescence auprès des siens. Il rejoint ensuite la résistance parisienne et participe à la libération de la capitale, avant de s'engager dans l'armée régulière et de se retrouver sur le front de l'Atlantique. Ce récit s'achève par un vibrant hommage à tous ses compagnons, morts ou vivants, qui résistèrent au Troisième Reich." (Manuel Valls-Vicente, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)
Montmartre vivant.
Hachette, 1964, gr. in-8°, 268 pp, environ 250 illustrations (photographies, reproductions, fac-similés), biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée avec pt manques), bon état. Édition originale
Importante étude sur le Montmartre artistique, littéraire et historique. J.-P. Crespelle donne dans ce livre une véritable chronique établie d'après les souvenirs des grands artistes qui, dans leur jeunesse, créérent la légende montmartroise. Il a recueilli les souvenirs de Villon (le paradis à l'ombre du Sacré-Coeur), Galanis (de l'Acropole à la Butte), Van Dongen (dans le souvenir du Bateau-Lavoir), Camoin (fauve de l'avenue Junot), Picasso (et la bande de la place Ravignan), Heuzé (du quadrille réaliste à l'Institut), Severini (dans le passé des futuristes), Jean-Gabriel Domergue (feu d'artifice dans un sépulcre), Gen Paul (de la rue Lepic), Lorjou (dernier grand de la Butte)... Une enquête étayée par 250 documents, pour la plupart inédits. — "M. Jean-Paul Crespelle vient de donner un « pendant » à son précédent et pittoresque ouvrage sur “Montparnasse vivant” . Nous avons dit ici tout l'intérêt que ce volume présentait pour fixer le souvenir d'un quartier de Paris où des artistes du monde entier vinrent chercher, moins des sujets à peindre, qu'un climat propre à provoquer leur émulation, à orienter leur inspiration et à favoriser leur production. Son “Montmartre vivant” est aussi riche en témoignages recueillis directement ou empruntés à de récents mémoires, aussi fécond en anecdotes illustrées de toiles, croquis et photographies d'amateurs introuvables ailleurs ! Texte et images sont groupés autour de Villon, de Galanis, Van Dongen, Camoin, Picasso, Heuzé, Severini, Jean-Gabriel Domergue, Gen Paul ou Lorjou. Au cours de ces chapitres apparaissent accessoirement Van Gogh, Signac, Matisse, Modigliani, Utrillo, Utter, Suzanne Valadon, Lucie Valore, Boldini, Poulbot, Marie Laurencin, Pascin, ainsi que Jean Lorrain, Apollinaire ou Francis Carco. On y trouve auprès de croquis tracés par Toulouse-Lautrec des photos de la Goulue, qui fut un de ses modèles. Elles la montrent dans sa folle jeunesse, sa plantureuse maturité et dans la déchéance de ses dernières années. Bon nombre des peintres évoqués connurent le succès, la célébrité, les prix astronomiques et certains même la consécration de l'Institut, mais M. Jean-Paul Crespelle esquisse aussi la silhouette de quelques-uns de ceux qui ne « percèrent » point et dont l'existence, pour n'avoir pas été brillante, n'en fut pas moins singulière, pitoyable ou émouvante. Ces deux ouvrages, où texte et images se complètent si judicieusement, captivent l'attention du lecteur et devront être conservés avec soin car leur richesse iconographique est incomparable." (A. Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1964)
Histoire militaire de la France.
PUF, 1997, 4 vol. pt in-8°, 2520 pp, 115 cartes, croquis et plans, 47 tableaux et graphiques, chronologie, biblio et index dans chaque volume, brochés, couv. illustrées, sous coffret (coffret lég. abîmé, volumes en très bon état), bon état (Coll. Quadrige)
1. Des origines à 1715 (dir. Philippe Contamine). 2. De 1715 à 1871 (dir. Jean Delmas). 3. De 1871 à 1940 (dir. Guy Pedroncini). 4. De 1940 à nos jours (dir. André Martel).
Les Templiers et les règles de l'ordre du Temple.
Belfond, 1972, in-8° carré, 267 pp, texte sur 2 colonnes, chronologie, 17 pl. de gravures et photos, reliure simili-cuir noir avec titres dorés de l'éditeur, bon état (Coll. Sciences secrètes)
La Règle du Temple - La hiérarchie du Temple - L'Ordre du Temple et sa Règle - Règle primitive - Statuts hiérarchiques - Election du Grand Maître - Pénalités - Vie conventuelle des frères - Les chapitres - Pénitences - Détails et exemples de pénalités - Réception dans l'Ordre.
L'Ouest dans la tourmente. La guerre civile française, 1793-1815.
Copernic, 1979, in-8°, 248 pp, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Réédition de l'édition de 1826.
Histoire artistique de l'Occident médiéval.
Armand Colin, 1983, gr. in-8°, 334 pp, 126 illustrations, 8 cartes, chronologie, glossaire, index, broché, couv. illustrée à rabats (pelliculage en partie décollé), bon état
Un précis où sont mis en lumière les moments essentiels d'une histoire de dix siècles. De l'affirmation d'un premier art chrétien né de l'Antiquité tardive aux apports du très haut Moyen Age puis à la Renaissance carolingienne, de l'épanouissement de la Chrétienté dans l'âge roman à la maturité classique de l'humanisme gothique, l'étude se poursuit jusqu'à l'apparition des prémices d'un art nouveau au XVe siècle. Ainsi s'affirme la continuité de l'art occidental, dont cette synthèse veut rendre compte. Qu'il s'agisse de l'architecture où l'apport de l'archéologie est particulièrement grand, des arts du relief, des arts du trésor (enluminure et orfèvrerie), des arts de la couleur (vitrail et peinture), les œuvres les plus significatives sont évoquées et les diversités régionales soulignées dans leurs articulations essentielles. Les annexes constituent des instruments de travail complémentaires. Des bibliographies signalent, période par période, les études les plus importantes. Une chronologie détaillée met en parallèle l'évolution historique et l'évolution artistique. Un glossaire définit les termes techniques. Un index enfin regroupe les noms de personnes, de lieux et de monuments, de catégories d'œuvres d'art.
Les origines de la Commune de 1871.
Plon, 1944, in-12, 178 pp, broché, couv. un peu abîmée, état correct (Coll. L'Abeille)
"M. Adrien Dansette analyse, dans un petit volume de la collection « L'Abeille », Les origines de la Commune de 1871. Rien de nouveau dans la documentation ; mais un agencement ingénieux des textes et des faits, une présentation intelligente des causes profondes et des motifs immédiats. M. Dansette est dur, pour la Commune, à cause de son œuvre positive médiocre, pour Thiers, plus à cause de ses passions que de ses violences – les unes et les autres sont liées, d'ailleurs – pour la bourgeoisie française, dont l'égoïsme et l'incompréhension sont à la base du mouvement beaucoup plus que l'Internationale." (Georges Bourgin, Revue Historique, 1947)
J'étais médecin à Stalingrad.
France-Empire, 1955, pt in-8°, 302 pp, traduit de l'allemand, 4 photos hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état. Edition originale française
"Ce sont les souvenirs d’un médecin militaire allemand, fait prisonnier dans son poste de secours, à Stalingrad. Il ne raconte à peu prés rien de la bataille elle-même ; mais il s’étend beaucoup plus sur l'année de captivité passée ensuite dans ce secteur reconquis par les Russes. Affecté à plusieurs hôpitaux successifs, où il est chargé de soigner les prisonniers, il insiste sur les conditions précaires d’existence : manque d’air et de lumière (les malades sont entassés souvent dans des caves ou des abris), de chauffage, de nourriture, de médicaments ; il décrit les maladies auxquelles il a fallu faire face, surtout le typhus, la dysenterie, les maladies de carence et, finalement, la tuberculose. Le ton s’efforce d’étre objectif ; les médecins russes avec lesquels il a été en contact lui ont paru parfois méfiants (certains reprochaient aux médecins allemands de laisser mourir leurs malades pour ne pas fournir de main-d’oeuvre à l’URSS), mais compétents et humains ; assaillis eux-mémes de difficultés matérielles, soumis à une bureaucratie tatillonne, ils ne pouvaient souvent rien pour les malades, réduits à un sort misérable. Il réserve ses jugements les plus sévères pour certains de ses compagnons de captivité. Ce récit, qui manque malheureusement d’indications précises de lieux et de dates et qui a été reconstitué aprés coup, reste, cependant, un témoignage vivant et intéressant." (J.-M. d'Hoop, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1956) — "Le témoignage de l'un des survivants allemands de cette bataille titanesque qui joua un rôle décisif dans l'issue de la guerre mondiale. Le médecin-commandant Dibold était en effet affecté à l'une des unités qui combattit longtemps encore après l'encerclement de la 6e armée. Il nous fait revivre les dernières heures de cette lutte et la tragique condition de ses camarades enfermés dans un vaste abri souterrain, éclairé uniquement par des lampes à pétrole faites avec des boîtes de conserves, sans autre défense contre le froid que des vêtements en loques et la chaleur qui montait des corps entassés, sans la moindre installation hygiénique, presque sans médicaments. Le docteur Dibold nous conte le long et douloureux calvaire des survivants faits prisonniers et décimés par le typhus, le scorbut, le paludisme, enfin la tuberculose, cette maladie de la misère et des ténèbres. Les circonstances, à elles seules, confèrent à son récit un caractère pathétique, infiniment émouvant."
Olivares (1587-1645). L'Espagne de Philippe IV.
Laffont, 1992, fort in-8°, xxx-902 pp, introduction, orientation bibliographique et glossaire par Bartolomé Bennassar, chronologie par Pascal Arnoux, une carte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
"Ce livre de J. H. Elliott, l'un des grands historiens britanniques contemporains, est un modèle de biographie historique : l'aventure de don Gaspar de Guzmán, comte-duc d'Olivares, est l'occasion d'une réflexion profonde à propos de la décadence d'une grande puissance politique, l'Espagne du XVIIe siècle. Tandis que ses contemporains – Charles 1er d'Angleterre, assisté de Laud et de Strafford, et Richelieu, avec le soutien de Louis XIII ou malgré lui – travaillent au renforcement du pouvoir royal, l'Anglais au prix de sa vie, le Français en brûlant la sienne, Olivares, de 1621 à 1643, cherche de toutes ses forces à faire de Philippe IV un véritable roi d'Espagne : non pas le souverain de royaumes juxtaposés – la Castille, l'Aragon, le Portugal –, étrangers, voire hostiles les uns aux autres, mais le roi d'un seul royaume, frontières abolies, lois harmonisées. Tel fut le sens du vaste plan de réformes qu'Olivares avait conçu lors des premières années de son gouvernement et qu'il tenta de réaliser à la faveur des victoires de 1625, lorsque Philippe IV pouvait se croire le "Roi Planète". Ce livre réhabilite avec discrétion le rôle de l'événement en histoire. John Elliott ne méprise ni la "longue durée" ni le poids des "structures". Mais l'événement, parfois imprévisible, détermine la chronologie, chahute le calendrier, bouleverse les projets. Bien plus encore que l'histoire d'Olivares, un grand chapitre de l'histoire de l'Europe, lu du côté espagnol." (Bartolomé Bennassar)
Charles Quint.
Perrin, 1980, in-8°, 399 pp, 16 pl. de gravures hors texte, une carte, un tableau généalogique, biblio, reliure skivertex carmin de l'éditeur, bon état
Souverain des Pays-Bas, roi des Espagnes et des Deux-Siciles, empereur germanique, Charles Quint était le maître d'un des plus grands empires que l'histoire ait connus. Or il se trouve investi de cette prodigieuse puissance au moment où l'Occident change de cap. Se considérant comme le restaurateur sous son sceptre impérial de l'universalité chrétienne, comme le garant suprême de la paix du monde dans l'unité de la foi catholique, il se heurte à la montée des particularismes nationaux et religieux et au dépérissement des valeurs médiévales. La puissance ottomane, l'explosion de la Réforme et enfin le comportement réaliste de la France qui, n'obéissant qu'à l'intérêt national, s'alliait aussi bien aux Turcs qu'aux princes protestants, contribuèrent à l'échec de ce que Philippe Erlanger fait apparaître comme la lutte héroïque et désespérée du dernier César, "gérant de la chrétienté", pour sauver l'Ancien Monde.
Charlemagne.
JC Lattès, 1976, in-8°, 338 pp, 2 cartes, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Qui ignore le nom de Charlemagne ? L'école communale l'a à jamais figé en images d'Epinal : barbe fleurie, couronnement à Rome en l'an 800, création de l'école publique, Roncevaux. Cet homme a pourtant dominé l'histoire. Il a tenté d'unifier l'Europe, de l'arracher à l'anarchie. Dans ce Moyen Age, il est le premier ferment de la renaissance. Mélange de puissance, de ruse, fort du pressentiment de la nouvelle civilisation qui nait, Charlemagne règne. Responsable de massacres inouïs, il impose dans le même temps une nouvelle culture à l'Occident. Règne marqué par le sang et le fracas des armes. Règne prodigieux, plus grand encore qu'on ne l'imagine. Mais au-delà de la figure de Charlemagne, ce que Jacques Delperrié de Bayac, en historien moderne, a réussi, c'est à nous montrer, non seulement la vie de l'Empereur à la Cour, mais aussi la vie du peuple : serfs, paysans, artisans, et aussi la géographie, le climat, la faune d'une époque. L'Europe du 8e et 9e siècle renaît devant nous...
Le Péché et la peur. La culpabilisation en Occident (XIIIe-XVIIIe siècle).
Fayard, 1984, fort in-8°, 741 pp, broché, couv. illustrée, état correct
"Jamais une civilisation n'avait accordé autant de poids - et de prix - à la culpabilité et à la honte que ne l'a fait l'Occident des XIIIe-XVIIIe siècles. Nous sommes là devant un fait majeur que l'on ne saurait trop éclairer. Tenter, dans un espace et une tranche chronologique donnés, l'histoire du péché, c'est se placer au coeur d'un univers humain. C'est dégager du même coup un ensemble de relations et d'attitudes constitutives d'une mentalité collective..."
Le Miroir de Talleyrand. Lettres inédites à la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne.
Perrin, 1976, in-8°, 238 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce volume, qui est une sélection de la correspondance entre Talleyrand et la duchesse de Courlande, est essentiel pour le Congrès de Vienne. Chacune des soixante et onze lettres est accompagnée par une note explicative qui la resitue dans son contexte historique." (Philip G. Dwyer, « Les publications sur Talleyrand depuis 1928 »)
Combat. Histoire d'un mouvement de Résistance, de juillet 1940 à juillet 1943.
PUF, 1957, in-8°, 330 pp, notes, broché, discrète trace d'humidité ancienne au coin des premiers et derniers feuillets, bon état (Coll. Esprit de la Résistance). Édition originale, un des 150 ex. numérotés sur vélin pur fil Lafuma Navarre (seuls grands papiers). Très rare en grand papier
"... Combat devait mener une vie autonome. parallèle à d'autres mouvements comme Libération ou Franc-Tireur, jusqu'à l'intégration, en juillet 1943, des trois grands mouvements de la Résistance intérieure dans les Mouvements unis de la Résistance. Sans qu'il soit possible de donner des chiffres d'adhérents ou de sympathisants, on peut affirmer que l'apport de Combat aux M.U.R. fut le plus important. Il avait en effet réussi à créer de nombreux. services : un journal (qui porte le nom du mouvement), un service des faux papiers, un service de renseignements, des groupes francs. une armée secrète (prise en charge, à l'instigation de Frenay et de d'Astier, responsable de Libération. par un comité de coordination, présidé par Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée, qui sera le général Delestraint jusqu'à son arrestation en juin 1943), un service social, un service de noyautage des administrations publiques (qui fut l'œuvre principalement de Claude Bourdet) , une action ouvrière, et même un embryon de représentation diplomatique par l'intermédiaire d'une délégation près de l'ambassade américaine en Suisse. Il s'était aussi organisé, d'une manière très stricte, en régions, sur le modèle de la structure administrative adoptée par le gouvernement de Vichy : Combat s'était également implanté en Afrique du Nord. Une des réussites les plus frappantes de Marie Granet et Henri Michel est d'avoir pu reconstituer l'organigramme de Combat pour chacune de ces régions ; les auteurs nous donnent ainsi un tableau d'ensemble des responsabilités à l'intérieur du mouvement : on mesurera le prix de ces renseignements à la difficulté qu'il y avait à les réunir, ainsi qu'aux indications qu'ils peuvent fournir sur l'orientation de Combat. Les chapitres consacrés à la vie et aux prises de position politiques du mouvement sont aussi parmi les meilleurs. On y voit combien Combat fut prudent, au départ, à l'égard de Vichy pour ne pas effaroucher les hésitants : comment il manifesta un attachement de plus en plus profond au général de Gaulle, tout en refusant de n'apparaître que comme une section continentale de la France libre ; avec quelle méfiance il accueillit Jean Moulin, dont la mission était d'unifier la résistance en y intégrant les partis politiques renaissants ; en un mot quelles divisions idéologiques et tactiques partageaient la résistance, dont la seule opposition à l'ennemi allemand cimentait l'unité." (Louis Bodin, Revue française de science politique, 1958)
Le miroir d'Hérodote. Essai sur la représentation de l'autre.
Gallimard, 1980, in-8°, 386 pp, 4 pl. hors texte, index, broché, pelliculage de la couv. en partie décollé, comme toujours, bon état (Bibliothèque des Histoires)
Régulièrement la postérité instruit le cas Hérodote : est-il ethnographe ou historien ? Est-il l'historiographe d'un prince ou d'une cité ? S'il est le père de l'histoire, pourquoi ment-il alors comme ne saurait le faire un historien ? Les Histoires – couramment appelées L'Enquête – et la longue suite de leurs interprétations sont un miroir où l'historien n'a jamais cessé de regarder, en fait de s'interroger sur sa propre identité et sur sa propre activité. Qui est-il, lui aussi ? Mais miroir s'entend aussi en d'autres sens. Parlant des Barbares, les Histoires sont ce miroir en négatif tendu aux Grecs. Ainsi les Scythes, nomades étonnants pour des Grecs, hommes de la cité. Manière de revenir, grâce à eux, sur la question de l'ethnographe et de l'historien. Le miroir, c'est encore la représentation du monde et du passé proche qu'Hérodote construit : parcourant et racontant le monde, à la fois rhapsode et arpenteur, il le met en ordre dans un espace grec du savoir. Manière donc, à partir du texte même de l'oeuvre, de reprendre la question de la place de l'historien et de son pouvoir. — "On aimerait pouvoir s'étendre sur un livre aussi riche et qui, par-delà l'historien de l'Antiquité, questionne le genre historique tout entier... Le dernier mot revient au plaisir que j'ai pris, que tout historien prendra à refléter ses interrogations dans ce Miroir qui est aussi un fort beau texte." (Nicole Loraux, Annales ESC, 1982)
Autour d'une Révolution (1788-1799).
P., Ollendorff, 1888, in-12, x-338 pp, 9 gravures hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Parois, 518)
"On sait quel chercheur infatigable est le Comte d'Hérisson. Après avoir successivement étudié la chute du second empire dans le « Journal d'un officier d'ordonnance », la campagne de Chine dans le « Journal d'un interprète », la police de la Restauration dans le « Cabinet noir » et le procès de Trianon dans la « Légende de Metz », l'éminent historien aborde aujourd'hui cette période de notre histoire qui est toujours d’une si poignante actualité : La Révolution Française. Dans « Autour d'une Révolution », le comte d'Hérisson publie, avec cette impartialité qui donne à ses œuvres une valeur toute exceptionnelle, une série de documents sur les grands hommes de 89. Les révélations les plus inattendues sont données tant sur les gros bonnets du parti républicain que sur les têtes couronnées : Danton, Robespierre et Mirabeau, le due d’Orléans, Louis XVIII (alors comte de Provence) et Louis XVI lui même, sont tour à tour mis en scène et jugés avec une sûreté de touche dont on peut d'autant mieux faire l'éloge que c'est aux prédictions presque divinatoires de Mallet du Pan que le Comte d’Hérisson a emprunté les plus terribles de ses documents. « Il n’y aurait qu'à recueillir ses articles et ses brochures pour avoir une histoire complète de la Révolution » a dit M. Taine en parlant de Mallet du Pan. Le tour attrayant que le comte d'Hérisson a donné à ces documents, en les réunissant dans son livre, est un charme de plus pour le lecteur, car on trouve dans « Autour d'une Révolution » des renseignements qui, pour être présentés sous une forme séduisante, n'en sont pas moins d’une importance considérable pour l'établissement défìnitif de la vérité historique." (La Cultura, 1889)
Le Cœur battant de Paris.
Pont Royal (Del Duca - Laffont), 1968, pt in-4°, 282 pp, très nombreuses gravures et photos, cart. illustré de l'éditeur, bon état
L'histoire du 8e Arrondissement : limites et évolution générale, la médiévale Ville-l'Evêque, le vieux village du Roule, la colline de Chaillot, l'aristocratique Cours la Reine, l'enchanteur Faubourg Saint-Honoré, les glorieux Champs-Elysées, la royale Concorde et la rue Royale, le merveilleux parc Monceau, etc.
Cérémonie tenue à la Bibliothèque nationale de France le 8 juin 1994, en la salle Labrouste (salle de lecture) en l’honneur de l’élection d’Emmanuel Le Roy Ladurie à l’Académie des sciences morales et politiques.
Fayard, 1995, in-8° étroit, 92 pp, broché, couv. rempliée, bon état, exemplaire de la bibliothèque d'Emmanuel Le Roy Ladurie, avec son cachet
Allocutions de Jean Favier, Georges Duby, Georges Le Rider, Jean-Sébastien Dupuit, Patrice Higonnet, Jacqueline Sanson, Alain Peyrefitte, Pierre Chaunu, et remerciements d’Emmanuel Le Roy Ladurie.
Mémoires. Préface et notes par Louis Guimbaud.
Editions Excelsior, 1934, pt in-8°, 313 pp, 8 gravures hors texte, reliure demi-basane carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. et dos conservés, signet (rel. moderne), bel exemplaire (Coll. Jadis et naguère)
"Mémoires du père de Victor Hugo, dont l'intérêt en dehors de la personnalité du général, s'étend à tout ce qui concerne l'Italie napoléonienne (la lutte contre Fra Diavolo) et la guerre d'Espagne." (Tulard, 712)
Vie de Saint-Louis. Texte établi, traduit, présenté et annoté avec variantes par Jacques Monfrin.
Dunod, Classiques Garnier, 1995, in-8°, 640 pp, copieuse introduction (140 pp), 4 fac-similés, 2 cartes, biblio, texte et traduction, variantes, notes, index commenté des noms, broché, couv. illustrée, un peu gondolé, bon état
L'édition de référence de Jacques Monfrin accompagnée d'un riche appareil critique. La Vie de saint Louis répondait à une pieuse commande de Jeanne de Navarre, qui mourut (1305) avant son achèvement. De ce fait elle ne rencontra guère d'audience parmi les contemporains, bien qu'il s'agisse d'une oeuvre personnelle animée par l'amour que Joinville portait à son roi. Jacques Monfrin donne ici la première édition critique de l'œuvre de Joinville qui faisait encore défaut en raison d'une tradition manuscrite déficiente, les premiers éditeurs ignorant deux des manuscrits aujourd'hui connus. Cette édition bilingue est accompagnée d'une introduction, d'une bibliographie, de notes, de variantes et d'un index commenté des noms de personnes et de lieux.
Oscar Wilde.
Perrin, 1967, in-8°, 408 pp, un portrait de Wilde par Lautrec en frontispice (et sur la jaquette) et 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état. Édition originale sur papier courant
Le 3 décembre 1900, dans un hôtel de la rue des Beaux-Arts mourait Oscar Wilde. Irlandais comme Bernard Shaw et James Joyce, le grand écrivain était venu finir ses jours à Paris après un retentissant procès de moeurs. Selon son propre mot, il avait mis "son talent dans son oeuvre et son génie dans sa vie". C'est cette vie que Philippe Jullian nous raconte. Servi par sa parfaite connaissance de la société et des coutumes anglaises, il fait revivre l'extraordinaire milieu, à la fois raffiné et frelaté, où le personnage de Wilde put s'enraciner, son génie du paradoxe s'affirmer, sa légende prendre forme.
Histoire universelle depuis les premiers âges du monde. Tomes 1 et 2.
P., L. Sébille et Cie, 1845-1846, 2 vol. in-8°, 478 et 470 pp, environ 40 planches gravées hors texte (portraits et paysages dessinés par Jules David et gravés sur acier par Nargeot), les 2 volumes brochés ensemble, couv. factice défraîchie, état correct
Les 2 premiers volumes seuls (sur 10) de cette “Histoire universelle” assez rare, ouvrage inachevé de Laponneraye qui couvre en 10 volumes l'Antiquité et le Moyen Age jusqu'à la prise de Constantinople. L'ouvrage devait avoir vingt volumes mais l'auteur est mort avant de les achever, le titre complet en est “Histoire universelle depuis les premiers âges du monde jusqu'à l'époque actuelle” ou “Histoire universelle depuis les premiers âges du monde jusqu'à l'invasion des barbares”. Albert Laponneraye (1808-1849) est un homme de lettres, militant républicain et socialiste. Historien, essayiste politique, journaliste, militant révolutionnaire, admirateur de Robespierre, Laponneraye a passé plusieurs années en prison. Ces 2 volumes traitent de l'Antiquité : temps antéhistoriques, Égyptiens, Phéniciens, Babyloniens, Juifs, Perses, Rome, la Grèce, Alexandre le Grand ... jusqu'à 140 avant J.-C.
L'invasion du IIIe Reich. Mémoires de guerre 1945.
Plon, 1968, in-8°, 314 pp, traduit du russe, cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Les mémoires de Koniev, l'autre grand acteur de la chevauchée finale soviétique avec Joukov. — Né en 1897 près d'Arkhangelsk, Koniev intégra l'armée tsariste à 15 ans. Ayant rejoint l'Armée rouge en 1918, il obtint un avancement régulier mais nullement spectaculaire. Ayant survécu aux purges des années trente, Koniev ne reçut un commandement important qu'en 1942. Il intégra le groupe d'armées Sud, dans le secteur de Stalingrad. En 1943, Koniev fut promu au grade de général d'armée mais resta, dans l'ensemble, un inconnu. En 1944, il obtint le commandement du deuxième front ukrainien. Collaborant avec le premier front de Joukov, il s'illustra lors de l'encerclement de Korsun. Lorsque les Soviétiques déferlèrent sur la Pologne, Koniev prit Lvov, le 27 juillet 1944, et franchit la Vistule au sud de Varsovie. En janvier 1945, les forces de Koniev furent en tête de la progression en Allemagne. Koniev atteignit la ligne Oder-Neisse à la mi-février. A la mi-avril, reprenant l'offensive, il fit sa jonction avec les Américains, sur l'Elbe. Vainqueur associé à Joukov pour la prise de Berlin, Koniev connut la célébrité internationale. De 1946 à 1955, il occupa le poste de commandant en chef des forces terrestres soviétiques. Par la suite, il devint commandant suprême des forces du pacte de Varsovie. Koniev mourut en 1973.
L'Humanité clandestine, 1939-1944. Publié sur l'initiative de Victor Joannes, avec la participation d'historiens et de militants ouvriers.
Editions Sociales, Institut Maurice Thorez, 1975, 2 vol. in-folio (37 x 28 cm), 567 et 582 pp, 2 photos à pleine page, très nombreux fac-similés et 5 planches dépliantes, index des personnes citées, reliures cartonnées pleine toile écrue décorées en noir et sépia de l'éditeur, sous étui pleine toile écrue, bon état
Reproduction intégrale des numéros de “L'Humanité” (Éd. clandestine, zone Nord) du n° 1 (26 octobre 1939) au n° 317 (18 août 1944) (moins une vingtaine de numéros "introuvables"). Après l'interdiction du Parti communiste le 26 septembre 1939, du 26 octobre 1939 au 18 août 1944, le PCF a fait paraître clandestinement plus de 300 numéros de l’Humanité. Conçu, selon les canons léninistes, comme un agitateur, propagandiste et organisateur collectif, le journal constitue pour l’historien une source de première grandeur. Elle demeure en particulier toujours utile si l’on souhaite apprécier le lien entre ligne du Parti français et évolution de la politique soviétique. Cette réimpression en fac-similé comprend aussi le n° 14858 (26 août 1939) et les n° 1-5 de la nouvelle série (21-25 août 1944), ainsi que quelques numéros hors-série ou éditions locales, et des faux d'origine allemande ou française. — "Un événement ; l'édition en reproduction intégrale des numéros clandestins de “l'Humanité” pendant la dernière guerre mondiale ne saurait laisser indifférent ni l'historien ni aucun de ceux pour qui le parti communiste français fait problème. Une vingtaine de numéros seulement manque, quelques-uns en 1942 et 1943, la plupart entre mars et juin 1940, les mois les plus difficiles et les plus troubles. Le premier est du 28 août 1939, lendemain de l'interdiction de l'Humanité par le gouvernement Daladier. Le dernier, n° 317, est du 18 août 1944, veille de l'insurrection parisienne. Bilan unique par son importance dans l'histoire de la Résistance, témoignage de ténacité, de puissance, d'une efficace organisation et de dévouements sans borne... Cette édition se présente comme une édition critique, assortie de commentaires et complétée par la publication "hors série" de quelques exemplaires de l'Humanité tirés dans les départements et de plusieurs faux à titre d'exemple. (...) Sur l'évolution des relations avec de Gaulle et le gaullisme, sur les conceptions communistes de la résistance armée, sur la place accordée aux luttes de masses, jamais démentie depuis les manifestations de l'été 1941 jusqu'aux grèves de 1944, sur leurs limites et leurs résultats, sur l'attitude du parti communiste vis-à-vis de l'appareil de production aussi bien en 1940 qu'en 1944, sur ses intentions à l'égard du pouvoir à la libération, sur les relations du parti avec les F.T.P. et leur rôle respectif dans le déclenchement de l'insurrection parisienne, c'est-à-dire sur une expérience exceptionnellement riche, sa lecture – une même lecture critique – s'impose." (Paul Gillet, Le Monde, 6 oct. 1975)
Les Origines, la Gaule indépendante et la Gaule romaine.
Hachette et Cie, 1911, gr. in-8° carré, 456 pp, un frontispice sous serpente et 23 pl. de gravures hors texte, biblio, reliure demi-basane blonde, dos lisse orné de fers originaux et filets dorés, tête dorée (rel. de l'éditeur), dos lég. frotté, cuir du 2e plat lég. épidermé, bon état (Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu'à la Révolution. Tome I - Deuxième partie, sous la direction d'Ernest Lavisse)
Par Gustave Bloch, le père de Marc Bloch, l'édition "illustrée" du volume sur la Gaule de l'Histoire de France depuis les origines jusqu'à la Révolution dirigée par Lavisse. — "... Les modestes proportions de ce livre ne l’empêchent pas d’être sur cette matière, à l’heure présente, le guide le plus complet, le mieux informé, le plus sûr. Ces pages si nourries, où chaque mot porte, où chaque phrase apparaît pleine de sens et grosse de faits comme l’esquisse et le résumé de tout un paragraphe, se lisent avec le plus vif intérêt et plaisent par leur forme même. Le style, nerveux et sobre, soutient sans cesse l’attention. Un heureux concours de rares qualités, plus rarement encore associées, méritera à ce volume un durable succès. L’ouvrage se divise tout naturellement en deux parties, d’inégale étendue. La première est consacrée aux Origines (p. 3-118) ; l’auteur y étudie d’abord les sociétés primitives et les peuples historiques de la Gaule (Livre premier), puis la civilisation de l’époque de l’indépendance et la conquête romaine (Livre II). A mesure qu’on s’éloigne de l’obscurité des premiers temps les documents se multiplient, le terrain est plus solide et mieux connu. Dans le chapitre II du livre premier, on appréciera particulièrement les pages où M. Bloch résume les traits principaux de la constitution et de la civilisation massaliotes ; au chapitre I du livre II, l’exposé des croyances religieuses des Gaulois et les doctrines druidiques ; au chapitre II, un récit vivant et dramatique des campagnes de César. La seconde partie, beaucoup plus considérable, est intitulée : la Gaule romaine (p. 121-451). Elle comprend trois livres. Dans l’histoire politique de la Gaule romaine jusqu’à Théodose, M. Bloch distingue deux grandes périodes, dont l’édit de Caracalla marque à peu près la séparation. Le troisième livre est une étude de la société gallo-romaine. (...) L’ouvrage est d’un maniement commode ; les sous-titres écrits en marge, par un heureux retour à une vieille coutume trop longtemps négligée, en facilitent la lecture et l’usage. En tête de chaque chapitre et subdivision de chapitre, on trouve une double bibliographie (sources, ouvrages à consulter) exacte et suffisamment complète, copieuse sans être inutilement surchargée. Le livre de M. Bloch n’est pas appelé seulement à instruire et intéresser le public lettré auquel il s’adresse ; il rendra de grands services à tous ceux qui voudront recourir aux documents eux-mêmes et leur en facilitera singulièrement l’accès et l’intelligence." (Maurice Besnier, Revue internationale de l'enseignement, 1901)
Alésia : archéologie et histoire.
Editions Errance, 1990, in-8°, 235 pp, troisième édition, 2 cartes, 5 plans et 94 illustrations dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Mis à part le livre de J. Carcopino, “Alésia et les ruses de César” (Paris, 1958), consacré essentiellement à l'épisode de 52 av. J.-C. et à l'identification du lieu de la bataille, on ne disposait pas jusqu'ici d'une étude d'ensemble sur le site gaulois et gallo-romain du mont Auxois à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or). Cette lacune est maintenant comblée grâce à un ouvrage vraiment exhaustif, agréable à lire, agrémenté de nombreuses photographies et cartes. L'auteur, M. Joël Le Gall, professeur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Paris, est le guide le plus compétent pour nous présenter ce haut lieu de notre histoire nationale, puisqu'il y assume depuis 1958 la direction des fouilles. (...) Il nous reste donc à espérer que les fouilles actuelles et futures apportent de quoi confirmer et compléter le tableau que fournit cet excellent ouvrage d'un site aussi célèbre et combien attachant." (André Chastagnol, Annales ESC, 1969) — "On se réjouira de la réédition de cet ouvrage paru pour la première fois en 1963. C'est un classique sur la question : il renseignera ceux qu'intéresse le passé gaulois, et en particulier les touristes qui s'arrêtent au Mont-Auxois. Joël Le Gall, professeur à la Sorbonne et directeur des fouilles, y raconte l'histoire d'Alésia et les péripéties des travaux archéologiques qui y ont été menés depuis Napoléon III. D'importants vestiges ont été dégagés, qui authentifient le site comme celui où César fit le siège de l'armée gauloise : ils aident à comprendre la stratégie employée. De nombreux objets ont été exhumés; ils témoignent de la vie et de l'art dans la cité devenue gallo-romaine, puis chrétienne. Certaines pièces sont reproduites par les illustrations du livre et donnent envie de visiter le musée d'Alésia où elles sont conservées." (Pierre Frison, revue Etudes, 1980)
Raz de Marée. Visions de guerre.
Éditions Baudinière, s.d. (1942), in-12, 252 pp, broché, traces de scotch en haut et bas du dos, bon état
Souvenirs écrits au lendemain de l'Armistice par Roger Lefèvre (1907-1981), l'ouvrage retrace les dernières heures de la défense de Dunkerque, bataille à laquelle il avait participé. — Roger Lefèvre fut élu député socialiste en 1936. Au congrès de Vichy, le 10 juillet 1940, il vota les pouvoirs constituants au maréchal Pétain. Déchu de ses mandats par le gouvernement de Vichy, Roger Lefevre sollicita un poste à l'Université, qui lui fut refusé, et travailla à une thèse de doctorat sur Descartes, ainsi qu'à des ouvrages sur Condillac, avant de participer à la Résistance... "Ce livre n'est pas un roman. Lieux, dates, personnages, anecdotes, tout est strictement authentique." (Note de l'éditeur) — "Roger Lefèvre raconte l'invasion allemande de mai 1940 alors qu'il stationne avec son régiment d'artillerie à la frontière franco-belge. Il s'attache à décrire sa guerre face à une Armée allemande qui lui semble invincible et à expliquer les raisons de la défaite due, à ses yeux, essentiellement au retard de l'Armée française (en matériel, en stratégie, en tactique). La division dont il fait partie est refoulée vers Dunkerque et se retrouve à défendre la ville sous les bombes. L'auteur réussit à s'embarquer vers l'Angleterre où la population réserve aux soldats un accueil bienveillant. Le temps de quelques jours de repos, il rembarque pour la France où, depuis la Somme, il se replie vers la Normandie. Sa mission consiste à défendre les ponts sur l'Orne. A la suite du message radiophonique du maréchal Pétain du 17 juin 1940, appelant à cesser les combats, les soldats se rendent et sont capturés à Vassy (Calvados). Alors que l'armistice n'est pas encore signé, des milliers de soldats prisonniers sont dirigés vers l'est. Certains tentent de s'évader et y parviennent, tel l'auteur." (Françoise Passera, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)
Histoire des Régiments de Gardes d'Honneur, 1813-1814.
Amiens, Edgar Malfère, et P., Edouard Champion, 1924 in-8°, xvi-544 pp, préface par Edouard Driault, 13 gravures et cartes hors texte, broché, dos passé, bon état
"Jusqu'ici on ne possédait que quelques monographies sur les contingents fournis par différents départements pour former les régiments de gardes d'honneur, dont l'existence éphémème dura une année seulement, en 1813 et 1814. Le docteur Lomier, auteur déjà d'un beau volume consacré aux Marins de la Garde (1803-1815), nous donne aujourd'hui un remarquable travail d'ensemble sur cette question si peu et si mal connue. Grâce à lui, nous savons maintenant dans quelles conditions ont été formés ces quatre régiments, quelle était leur composition, comment ils s'organisèrent, quelle fut enfin leur histoire, histoire administrative et histoire militaire, courte mais glorieuse. S'il est permis de formuler une critique, il est regrettable pour les travailleurs à qui ce livre est appelé à rendre grand service, que leurs recherches dans cet ouvrage si fortement documenté ne soient pas facilitées par une table onomastique, qui serait d'autant plus précieuse, étant donné le grand nombre de personnages dont on retrouve les noms." (Ernest d'Hauterive, Revue des études historiques, 1925)
Ornes. La vie et la mort d'un village meusien.
Bar-le-Duc, 1938, gr. in-8°, xii-466 pp, qqs pl. de photos et plans et un plan replié hors texte, broché, bon état
Copieux et très complet ouvrage entièrement consacré à l'histoire d'Ornes, village martyr de la grande guerre. Bien qu'elle comporte encore quelques maisons et garde une poignée d'habitants permanents, cette commune est classée comme « morte pour la France ». Elle fait partie des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale non reconstruits car classés en zone rouge du département de la Meuse. — "Intéressante monographie d'un village entièrement détruit par la dernière guerre. Les chapitres V, XII, XV et XVI donnent de nombreux détails sur cette paroisse meusienne, avant, pendant et après la Révolution." (Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — Table : La terre et les habitants - Ornes, des origines au XIe siècle - La seigneurie d'Ornes - La commune d'Ornes et sa charte - La paroisse et les curés d'Ornes avant la Révolution - Les barons d'Ornes de la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution - Le château d'Ornes et ses dépendances - La commune d'Ornes jusqu'à la Révolution - La Révolution à Ornes - Ornes sous l'Assemblée Législative - Ornes sous la Convention - La Terreur - La fin de la Terreur - Ornes sous le Directoire et le Consulat - La paroisse d'Ornes après le Concordat - Les églises d'Ornes - Ornes sous le Premier Empire - Ornes sous la première Restauration et les Cent-Jours - Ornes sous la deuxième Restauration - Ornes sous la Monarchie de Juillet - Ornes de 1848 à 1870 - La guerre de 1870 et la Troisième République à Ornes - L'enseignement et les écoles - Les us et coutumes d'Ornes : l'élevage - Les us et coutumes d'Ornes : l'organisation de la police municipale. - Les us et coutumes d'Ornes : de la naissance à la mort - Les notabilités d'Ornes - La guerre de 1914. Les derniers jours d'Ornes - Ornes depuis la guerre - Appendice : les professions à Ornes.
Commando dans la mer du Japon.
France-Empire, 1958, pt in-8°, 301 pp, traduit de l'américain par R. Jouan, 10 photos sur 8 pl. hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état
"Jusqu'au 9 juin 1945, la mer du Japon, qui ne communique avec les mers voisines que par cinq détroits au franchissement difficile, resta impénétrable aux forces navales américaines. Le 9 juin, un commando de neuf sous-marins américains la dévastait,coulant des douzaines de cargos et un sous-marin japonais... Le récit de la découverte et de la mise au point du sonar FMS et du raid le plus secret des hommes du Service silencieux dans une mer interdite." Très intéressant, l'ouvrage traite un sujet assez méconnu et absent des autres livres : le développement de l'arme sous-marine et de ses tactiques de combat, avec l'expérimentation du radar et la création des fameuses meutes de loups, les Wolfpacks.
La Duchesse d'Orléans. Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre (1753-1821).
Emile-Paul, 1913-1914, 2 vol. in-8°, xiv-329 et xiii-333 pp, 2 portraits en frontispice protégés par des serpentes légendées, brochés, couv. lég. salies, bon état
Excellente et copieuse biographie, riche en renseignements inédits, de Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, dite Mademoiselle d'Ivry puis Mademoiselle de Penthièvre (1753-1821). Fille de Louis-Jean-Marie de Bourbon et de Marie-Thérèse-Félicité d'Este, elle fut duchesse de Chartres puis duchesse d'Orléans par son mariage avec Louis-Philippe d'Orléans, futur « Philippe-Égalité ». Elle est également la mère du futur roi des Français, Louis-Philippe Ier. — Premier volume : La Jeunesse : le duc de Penthièvre ; le Palais-Royal ; la séparation (1753-1791) – Second volume : La mère du roi Louis-Philippe : la Révolution ; l'exil ; les dernières années. (1791-1821).
Les Courants de pensée de la Résistance. (Thèse).
PUF, 1962, fort in-8°, 842 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Esprit de la Résistance)
"... On conçoit que 'Les courants de pensée de la Résistance' brassent une matière tellement riche que pour tout étudiant, pour tout chercheur désireux d'entreprendre un travail sur la résistance en France ou les divers pays occupés, sur Vichy et ses rapports avec la population française, avec les occupants, avec les alliés, sur le comportement des alliés vis-à-vis de de Gaulle, de la France libre ou de la résistance intérieure l'ouvrage d'Henri Michel et sa bibliographie critique sont désormais indispensables." (Olga Wormser, Annales ESC)
La Journée de Reichshoffen, avec carte et pièces officielles.
P., Victor Palmé, 1876, in-12, lxxxiii-303 pp, une carte dépliante du champ de bataille de Reichshoffen in fine, notice bibliographique, reliure pleine toile carmin, dos lisse avec titre doré et décor en noir, encadrements et décor en noir sur les plats, tranches dorées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état
Description très détaillée de tout ce qui touche à la bataille de Frœschwiller-Wœrth (6 août 1870).
Ludovic le More, 1451-1508.
Payot, 1932, in-8°, 226 pp, traduit de l'italien, 7 gravures hors texte, broché, bon état (Bibliothèque Historique)
Ludovic Marie Sforza dit le More (1452-1508) est un noble italien qui fut duc de Milan en Lombardie. Deuxième fils du duc Francesco Sforza qui a régné sur Milan de 1450 à 1466 et à qui son frère aîné Galéas Marie a succédé jusqu'en 1476, Ludovic le More, qui a été dans un premier temps mi-condottiere mi-pillard, met tout en oeuvre, à partir de l'été 1479 pour confisquer le pouvoir au fils de ce dernier, son neveu Jean Galéas. Il y parvient en septembre de la même année et, dès lors, régit le duché sous le couvert du tutorat du jeune duc. Pendant les quinze années qui suivent, au plan de ses relations avec les pays voisins, le duché connaît une période de tranquillité, sans aucun conflit, et Ludovic s'investit dans un mécénat actif en invitant à la cour ducale nombre d'artistes de renom.
Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours.
Roanne, Editions Horvath, 1969-1972, 2 forts vol. gr. in-8°, xlvi-704 et 504-xlv pp, traduit de l'allemand, 72 pl. de gravures et photos et 17 pl. de cartes hors texte, biblio et index dans chaque volume, reliures toile éditeur, jaquettes illustrées, très bon état (Histoire des Nations Européennes)
"Le premier volume de cette histoire de l’Allemagne, qui va des origines à 1871, présente, encadré par des textes dus à des historiens français, une quinzaine de chapitres écrits par différents spécialistes allemands qui situent les événements propres à l’Allemagne dans le large contexte de l’histoire européenne. Il s’agit essentiellement d’une histoire politique et diplomatique. La période s’étendant de 1792 à 1871 occupe près de la moitié du volume. Il est normal qu’une part plus grande ait été faite aux événements les plus récents et le lecteur ne saurait s’en plaindre. Le contraste est d’ailleurs frappant entre les deux grandes périodes séparées par la date de 1792. Avant elle, l’histoire de l’Allemagne semble se confondre avec celle de l’Europe occidentale ; après elle, au contraire, elle prend un caractère plus spécifiquement national, dès qu’apparaissent, tirées à la fois des traditions allemandes et des idées révolutionnaires françaises qui les ont activées, les tendances à l’individualité nationale, si difficiles à affirmer dans un ensemble géographique aux frontières lâches et à l’histoire mouvante. Un ouvrage sérieux, à la traduction élégante." (Jean Némo, Revue de Défense nationale, 1970, à propos du tome I)
Le Commandant Lamy. D'après sa correspondance et ses souvenirs de campagne, 1858-1900. Algérie, Tunisie, Tonkin, Sahara, Congo, Madagascar, Soudan.
Hachette, 1903, pt in-4°, xvii-576 pp, 2e édition, un portrait en frontispice, 11 cartes hors texte, reliure demi-chagrin rouge à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, tête dorée (rel. de l’époque), bon état
Excellente biographie de Lamy construite à partir de sa correspondance réunie par le commandant Reibell, son fidèle compagnon et son second à El Goléa, à Madagascar et pendant la mission saharienne Foureau-Lamy. Relation des campagnes du commandant en Algérie, Tunisie, Tonkin, Sahara, Congo, Madagascar et Soudan. La capitale du Tchad, N'Djaména, fut nommée à sa création Fort-Lamy en son honneur. — "Dans ces lettres recueillies par le second du commandant Amédée Lamy à la Mission Saharienne, on peut signaler au point de vue géographique les pages relatives à El Goléa, la route de Hassi Inifel, la navigation du Kouilou et le portage de Loango à Brazzaville, l'Ankaratra, Lourenço Marquez, enfin les lettres écrites pendant la Mission Saharienne entre Timassinine et le Tchad." (Annales de Géographie, 1904)
Les Relations polono-allemandes et polono-soviétiques au cours de la période 1933-1939. Recueil de documents officiels.
Flammarion, 1940, gr. in-8°, 252 pp, index des personnalités citée dans le recueil, broché, couverture salie, état correct
Publié en mars 1940 par le Gouvernement polonais réfugié en France.
Divertissements, sports et jeux des Rois de France.
Gallimard, 1937, pt in-4°, 282 pp, avec 48 planches hors texte d'après les gravures du Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, reliure éditeur, 1er plat illustré et dos toilé bleu titré, bon état
La Chasse ; Les tournois, les joutes, les armes ; Equitation et jeux équestres ; La paume, le mail ; Les rois sportifs de Charles VI à Louis XIV ; Animaux favoris ; Les dés, les cartes, les jeux de hazard ; Mascarades et ballets à la Cour ; Le théatre à la Cour ; Les délassements de Louis XIV ; Les divertissements de Louis XV ; Les passe-temps de Louis XVI et les plaisirs de Marie-Antoinette ; Les amusements des petits Princes. Les pères et les enfants.
Souvenirs du quatre septembre. Le Gouvernement de la Défense nationale.
P., Michel Lévy frères, 1874, in-8°, 392 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs filetés, titres dorés (rel. de l'époque), un mors lég. frotté, bon état
Mémoires d'un contemporain des débuts de la IIIe République. Jules Simon (1814-1896) faisait partie des députés républicains de Paris choisis, selon l'idée de Jules Ferry, pour former un gouvernement lors de la chute du Second Empire, et qui sont acclamés par la foule le 4 septembre 1870, à l'Hôtel de Ville de Paris. Il sera ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement de défense nationale, après la chute du second Empire
La Grèce de Mycènes à Homère. Archéologie, Art, Littérature.
Payot, 1962, in-8°, 316 pp, traduit de l'anglais, un tableau chronologique, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque Historique)
"Le titre du nouveau livre de M. Webster (From Mycenae to Homer, 1958) rappelle celui de M. Nilsson, 'Homer and Mycenae' (1933) ; en effet, après le déchiffrement des tablettes mycéniennes, une mise au point de l'ensemble de ces questions était nécessaire. Dans ce livre suggestif, l'auteur développe la théorie suivante : Comme des réfugiés pyliens sont allés, après les invasions doriennes, à Athènes sous la direction des Néléides, pour participer plus tard à la colonisation ionienne en Asie Mineure, de la même façon la poésie épique mycénienne se serait transportée graduellement de Pylos à Athènes, d'Athènes en Ionie ; il n'y aurait pas lieu de supposer une phase éolienne dans l'épopée grecque..." (C. J. Ruijgh, Mnemosyne, 1959)
Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle.
PUF, 1995, fort gr. in-8°, xx-1067 pp, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
De "Charles Maurras" à "Arlette Laguiller", de "Cohabitation" à "Sécurité sociale", de "procès Kravchenko", de "Pierre Laval" à "Maréchal Leclerc", de "Congés payés" à "ENA", en passant par "François Mitterrand", "Eugen Fried", "Sartre et Aron". Faits, acteurs, débats : toutes les clés pour comprendre plus d'un siècle de vie politique en France. Ce dictionnaire est le fruit de la collaboration d'une centaine d'auteurs sous la direction de Jean-François Sirinelli. — "Tout dictionnaire suppose une série de conventions, et celui-ci n'échappe pas à la règle. Le maître d'oeuvre, Jean-François Sirinelli, s'est ainsi franchement expliqué sur le fait, par exemple, que le XXe siècle commence ici en 1918 (le début se manifestant à travers les notices biographiques), sur l'absence d'entrées conceptuelles du genre « culture politique » ou encore sur les personnalités politiques d'aujourd'hui retenues ou pas dans ce panthéon. (...) Une place importante est accordée à la dimension « relations internationales », et sous deux angles. D'abord, bien sûr, par le biais des « acteurs » de la politique étrangère, soit à titre civil (à noter un remarquable Briand par J. Bariéty) soit à titre militaire. Ensuite, et surtout, à travers ce que l'on pourrait appeler les grands dossiers du genre accords de Munich ou d'Evian, Alliance atlantique, CED, Conférence de la paix (1920), dissuasion nucléaire, pacifisme, sans oublier les diverses occurrences du mot « guerre » (d'Algérie, d'Espagne, d'Ethiopie, d'Indochine, du Golfe, du Rif (et naturellement la guerre froide)." (Bernard Cazes, Politique étrangère, 1995)
L'irréductible Wings.
France-Empire, 1970, pt in-8°, 400 pp, traduction de l'anglais et notes de Jean-Claude Renault, préface de Rémy, 12 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
Le récit des exploits du pilote de la Royal Air Force Harry « Wings » Day (1898-1977). Prison-nier de guerre en Allemagne dès 1939, il est resté célèbre pour ses nombreuse tentatives d’éva-sion... L’auteur, Sydney Smith, était également prisonnier de guerre et a été détenu avec Day pendant plusieurs années.
Agonie de la paix, 1935-1939.
Plon, 1942, in-12, 266 pp, broché, bon état
Par Georges Suarez (1890-1944), écrivain, essayiste et journaliste, biographe d'Aristide Briand et de Pétain, pacifiste puis partisan de la collaboration. Auteur de "Pétain ou la démocratie ? Il faut choisir" en 1941, il fut le premier journaliste condamné à mort lors de l'épuration. — "Le 15 septembre 1947, la Librairie Plon est citée en Cour de Justice. D’août 1940 à juillet 1944, elle a publié 250 ouvrages dont 16 sont considérés comme tendancieux. Notamment le livre de Georges Suarez, “L’Agonie de la paix”, qui est un livre de propagande, mais a été tiré à « seulement » 12.000 exemplaires..." (Henri Thyssens)
Le Monde en mars 1939.
Gallimard, 1958, in-8°, 652 pp, traduit de l'anglais, broché, papier lég. jauni, bon état
Première partie : Tour d'horizon politique des puissances mondiales ; Deuxième partie : Force comparée des grandes puissances. — "L'équipe dont Arnold Toynbee a dirigé les travaux nous donne, comme une « coupe » dans l'histoire, l'image du monde en 1939. L'histoire diplomatique y tient une place importante, bien qu'on y trouve aussi d'excellentes analyses de la situation politique (cf. notamment la contribution de Martin Wight sur l'Allemagne) et une utile comparaison du potentiel économique des grandes puissances à la veille de la seconde guerre mondiale. Darsie Gillie présente en raccourci un tableau intelligent de la situation française au cours des années 30. A. Toynbee traite lui-même du Commonwealth britannique. L'ouvrage se termine par une analyse substantielle par H. C. Hillmann de la « Force comparée des grandes puissances » en 1939, du point de vue de leur situation géopolitique, de leur force industrielle, et de leur préparation économique à la guerre." (Jacques Vernant, Annales ESC, 1959)
La Belle Paméla (Lady Edward Fitz Gerald), 1773-1831. D'après des correspondances et mémoires inédits, des traditions et documents de famille. Premier volume (1773-1792).
P., Emile-Paul, 1923, pt in-8°, xv-358 pp, 11 portraits inédits hors texte, reliure demi-toile cerise, pièce de titre basane carmin, dos lisse, couv. conservées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, état correct
La Belle Paméla était l'une des deux filles adultérines de Madame de Genlis et de Philippe d'Orléans, duc de Chartres, futur Philippe-Egalité, qui finira sur l'échafaud. — "Ce livre est l'œuvre conjointe de l'arrière-petite-fille de Paméla, Miss Lucy Ellis, et de l'historien français Joseph Turquan, et traite de cette vie intéressante avec beaucoup d'exhaustivité et d'autorité. Sur la question de la filiation, il ne laisse aucun doute – les responsables sont Philippe Egalité et Madame de Genlis." (The American Historical Review, 1924)
La seconde fin du monde. Mycènes et la mort d'une civilisation.
Toulouse, Editions des Hespérides, 1978, in-8°, 239 pp, 32 pl. d'illustrations hors texte, 45 figures dans le texte, 8 cartes, biblio, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Archéologie, horizons neufs)
"Ce beau volume, remarquablement présenté et illustré, retrace dans une langue simple et toujours accessible aux non-spécialistes l'histoire de la civilisation mycénienne depuis ses débuts, au XIVe siècle avant notre ère, jusqu'à sa disparition, vers 1200. L'auteur est historien et archéologue renommé, la documentation est donc de grande valeur, marquée de tout le sérieux, la prudence et la sérénité souhaitables. On se passionne pour cette brève mais brillante époque qui permit l'épanouissement en terre grecque d'un type assez remarquable de civilisation où la douceur et la liberté crétoises ont fait si bon ménage avec l'efficacité et l'allant des nouveaux venus. Vers 1200 on constate presque partout l'abandon des lieux de peuplement après incendie et destruction. Ne peut-on supposer que l'explosion volcanique de Santorin, déclenchant des cataclysmes variés (par mer et air) a brutalement compromis les conditions de vie sur un vaste territoire et a exercé un encore plus vaste effet dévastateur en lançant des masses terrifiées et pillardes à l'assaut de bien des zones préservées ?" (P. Prigent, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses) — "Le choix quelque peu apocalyptique du titre de cet excellent ouvrage fera peut-être sourire les préhistoriens habitués au cycle incessant de la naissance et de la mort des civilisations depuis la première apparition de l'Homme. Mais il faut entrer dans le jeu : le monde mycénien, si proche de nos premières civilisations protohistoriques, si proche de nous-mêmes, par le truchement de la geste homérique, ne peut laisser indifférent et sa fin brutale peut, somme toute, être comparée au mythe cosmogonique du Déluge. L'ouvrage bien illustré, écrit dans une langue attrayante, se lit comme un roman." (T. Briard, Bulletin de la Société préhistorique française, 1975)
Souvenirs du général baron Paulin, 1782-1876, publiés par le capitaine du génie Paulin-Ruelle, son petit-neveu.
Plon, 1895, in-12, viii-335 pp, broché, bon état
Enfance à Sorèze, polytechnicien, entré dans le corps du génie, Paulin participa à toutes les campagnes sauf celle de 1812. — "Le général Paulin appartenait à une famille qui, depuis Louis XIII, donna des officiers distingués au corps du génie. Après avoir fait ses études à Sorrèze, où il fut le condisciple de Marbot, il entra à l'École polytechnique en 1798; il fît ses débuts au siège de Gaète (1806). Officier d'ordonnance d'Augereau, il était à ses côtés à Eylau, et il nous a laissé un beau récit de l'effroyable débandade qui dispersa le corps du maréchal, surpris par les Russes au milieu d'une tourmente de neige ; puis il fut employé au siège de Dantzig. Chargé d'une mission en Turquie, il visita le camp du grand vizir près de Silistrie et en a tracé un pittoresque tableau. En Espagne, il tomba, par la faute de Kellermann, aux mains des Espagnols et subit à Badajoz une cruelle détention de plusieurs mois. Pendant la campagne de 1809, il prit une part très active à la construction des ponts sur le Danube, puis accompagna le général Bertrand en Illyrie, en 1811 et 1812, comme directeur du génie à Trieste... Son récit, sobre et précis, est semé de réflexions intéressantes... A la fin de l'Empire, il était colonel et décoré ; il n'avait encore que trente-deux ans. La Restauration le maintint dans son grade, tout en lui conférant le titre de baron (1829), et il ne fut nommé général qu'en 1839." (Ch. Bémont, Revue Historique, 1895) — "Entrée à l'École polytechnique ; l'Italie ; Eylau (ch. VI) ; Dantzig, Friedland, une mission à Ismahil (ch. X, XI, XII) ; l'Espagne ; la campagne de 1809 ; Trieste (ch. XXII-XXIII) ; la campagne d'Allemagne ; la campagne de France et le retour de l'île d'Elbe." (Tulard, 1123)
Célébration de l'Œuf.
Le Jas, Robert Morel, 1968, in-12 carré, (48) pp, un dessin d'Odette Ducarre en frontispice, non paginé, reliure pleine toile vert pomme éditeur, large signet en tissu, édition originale, après 1000 exemplaires marqués H.C., couv. lég salie, bon état
Précis historique du voyage et de la captivité de Pie VII, depuis son départ de Rome jusqu'à son retour dans cette ville ; suivi du Précis historique du voyage et de la captivité de Pie VI, depuis son départ de Rome jusqu'à sa mort. Par M. L***. Orné du Portrait de Sa Sainteté.
P., L. Saintmichel, 1814, pt in-8°, (2)-iv-88 pp, un portrait de Pie VII en frontispice, reliure demi-basane rouge, dos lisse avec titre doré en long, bon état
Même si toutes les routes mènent à Rome, l’itinéraire de ce périple n’est reste pas moins inattendu puisqu’il passe par Limoges et Toulouse, en France, et par Lorette et Ancône, en Italie. Ce parcours tortueux ne s’entend du reste qu’en gardant à l’esprit les conditions dans lesquelles se trouve alors l’Europe et l’incidence du déroulement de la guerre où s’affrontent la France et les puissances coalisées. Le 1er janvier 1814, les alliés ont franchi le Rhin tandis que Joachim Murat, le roi de Naples, envahissait la plus grande partie des États pontificaux, à commencer par Rome...
Souvenirs de guerre et de captivité d'un page de Napoléon, 1812-1815, publiés par son petit-fils le comte E. de Barral.
Emile-Paul, s.d. (1925), pt in-8°, 267 pp, un portrait en frontispice, index, broché, couv. piquée, bon état
"Curieux détails sur l'organisation des pages de la Cour impériale. L'auteur a participé à la bataille de Torrequemada et a été capturé par les Anglais. Il décrit les souffrances des prisonniers français avec objectivité." (Tulard, 81)
Portrait d'un roi , Pierre II de Yougoslavie.
Serg, 1973, pt in-4°, 220 pp, 2 portraits en couleurs, 150 photos (couvrant surtout les 11 années du règne du roi Pierre II, c'est-à-dire de 1934 à 1945), généalogies, biblio, reliure simili-cuir bleu éditeur avec blason doré au 1er plat, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s. à Dominique Labarre de Raillicourt + 2 cartes de visite héraldiques a.s. du duc de Saint-Bar (Ordre de Karageorge)
L'auteur est un ami intime et aide de camp du roi Pierre II de Yougoslavie.
Chemin privé. Œuvres poétiques (1930-1970) recueillies par Henri Parisot.
P., Flammarion, 1970, in-8°, 155 pp, broché, édition originale, un des 30 exemplaires sur vélin pur chiffon des papeteries d'Arches (seul grand papier), non rogné, très bon état
Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. 2e édition revue et complétée par Ch. Rostaing.
P., Librairie Guénégaud, 1978, fort in-8°, xii-(4)-742-xxiv pp, broché, bon état
"M. Charles Rostaing nous a donné le Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France qu’il préparait depuis 1945 en collaboration avec Albert Dauzat. Lorsque celui-ci nous a quittés en 1954, le Dictionnaire en était à la lettre L, mais Charles Rostaing a profité du travail préparatoire de recherches fait par Albert Dauzat et respecté l’esprit dans lequel l’ouvrage avait été conçu. Ainsi, ce Dictionnaire s’inscrit après le Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms français, mais avec l’avantage de paraître dix ans plus tard et d’avoir ainsi pu profiter de tout l’immense progrès que la toponymie française a pu faire depuis la guerre. (..) Le difficile était donc d’être aussi complet que possible et en même temps de conserver à un ouvrage de format réduit un caractère scientifique. M. Rostaing et M. Dauzat avaient décidé de se limiter aux noms de communes ; leur dictionnaire contient environ quarante-cinq mille noms, c’est dire qu’ils ne se sont pas strictement limités à leur projet. (...) Que ne trouve-t-on pas dans ce dictionnaire !... C’est un ouvrage qui doit entrer dans toutes les bibliothèques." (Revue internationale d'onomastique, 1964, à propos de la première édition de 1963) — "Le regretté Albert Dauzat avait entrepris un dictionnaire étymologique des noms de communes de France, que la mort a interrompu. C'est le collaborateur qu'il avait choisi, Ch. Rostaing, qui a achevé cette œuvre, lui a donné son titre actuel et en a fixé les limites. Le nouveau dictionnaire contient un très grand nombre de noms de communes, mais pas tous. Ceux qui manquent ont été omis soit parce qu'ils n'ont pas de forme ancienne, soit parce qu'on a renoncé à les expliquer. Par contre il contient un certain nombre de noms de hameaux, « les plus caractéristiques ou les plus attestés ». Pour chaque nom de lieu, le dictionnaire donne les formes anciennes les plus utiles, puis l'origine et le sens en quelques mots. Les variantes d'un même toponyme et leurs dérivés sont groupés en un même article. Nous devons une grande reconnaissance aux auteurs d'avoir rassemblé une masse énorme de matériaux et de les avoir présentés d'une manière très commode : c'est une documentation large et profonde, qui donne une idée exacte de la toponymie de la France." (Ernest Nègre, Annales du Midi, 1964, à propos de la première édition de 1963)
La Crise sociale.
P., Bloud & Cie, 1910, in-12, 373 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés, pièces d'auteur et de titre chagrin vert (rel. de l'époque), bon état
"Ce livre est celui d'un mécontent. L'auteur s'attache à montrer combien notre société est inorganique et comme l'anarchie règne dans tous ses domaines. Crise économique, crise politique, crise morale, tels sont pour M. Deherme les trois aspects de la crise sociale. On est en présence d'un ouvrage où sont discutées et appréciées des théories et des opinions d'aujourd'hui. Les réflexions de l'auteur sont liées par un ciment homogène : on trouve au cours de son étude les mêmes critiques fondamentales adressées au suffrage universel, à l'exaltation de l'idée de « droits », à l'oubli de l'idée de « devoirs ». Signalons aussi les opinions de M. Deherme sur le rôle de la femme dans la société : il y a là de quoi faire réfléchir sur le mouvement féministe..." (Revue d'histoire des doctrines économiques et sociales, 1910) — "On trouve dans ce livre l'énergique pessimisme et la haute conscience que l'on connaît. L'auteur étudie successivement la crise économique, la crise politique et la crise morale. La critique, vigoureuse, et pour certains sans doute excessive, suscite toujours la réflexion... L'insécurité prolétarienne et le travail « sans fierté », un socialisme qui « n'est plus qu'une chose vague, équivoque, confuse et incohérente », et rongé par la politique ; un syndicalisme généreux et éducateur, mais qui ne sait ni ne veut éliminer l'antimilitarisme, le sabotage et la lutte des classes, et qui d'ailleurs envisage trop exclusivement le producteur dans l'homme ; un réformisme qui n'est trop souvent qu'expédients ou trucs électoraux, ou qui, lorsqu'il est bien intentionné n'aboutit qu'à faire des ouvriers des bourgeois ; le déclin de l'apprentissage ; l'abus de la grève, sont les principaux éléments ou les signes les plus nets de la crise économique. Le pillage du budget, le gaspillage des forces, la clientèle électorale, le parasitisme, le favoritisme, la révolte des fonctionnaires, l'enseignement par l'État, l'anarchie dissolvante que manifestent la baisse du sentiment du devoir militaire et les scandales judiciaires, politiques et financiers ; par-dessus tout la corruption parlementaire, qui met les supérieurs à la merci des inférieurs et du nombre, posent les termes essentiels de la crise politique. Quant à la décomposition morale, c'est dans l'individualisme effréné, l'anarchie des intelligences, la dissolution de la famille, l'immoralité sexuelle, l'accroissement de la criminalité, des divorces et des suicides, que M. Deherme en voit les marques les plus incontestables. – Les remèdes proposés ? Ici vraiment il faut une foi robuste pour qu'un homme, qui n'aime pas être dupe des mots et des apparences, voie dans une dictature positiviste, « contrôlée, soutenue, sanctionnée par les philosophes, disciplinée par le sentiment féminin, agissante par l'énergie prolétarienne », et s'aidant de la collaboration du catholicisme, le seul moyen de réaliser cette collaboration des classes, ce syndicalisme d'ordre, cette organisation des libertés qui nous sont présentés comme l'idéal nécessaire." (Revue de Métaphysique et de Morale, 1910)
Les Chinois. Esprit et comportement des Chinois comme ils se révèlent par leurs livres et dans la vie, des origines à la fin de la dynastie Ming, 1644.
P., Editions Lidis, 1982, fort pt in-4°, 671 pp, avant-propos de Jacques Guillermaz, préface de Léon Vandermeersch, nombreuses illustrations en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, tables chronologiques, tableaux de concordances des transcriptions Pinyin, Wade EFEO, tableau des Radicaux, tableau des hexagrammes, biblio, index, reliure pleine toile beige décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Histoire ancienne des peuples)
L'auteur, jésuite et directeur de l'Institut Ricci, trace un panorama, érudit mais accessible à tout un chacun, des racines et culturelles du peuple chinois – langue, philosophie, anthropologie –, caractérise les arts dans lesquels il a excellé, dont celui de vivre, ainsi que ceux qui fondent son rayonnement et sa puissance, de l'administration à l'astronomie, à la médecine et à la stratégie. On citera, parmi les plus fines de ces analyses, les chapitres sur la conception de l'homme et sur la peinture. Nourri bien entendu des oeuvres des grands, l'auteur est attentif à éviter toute paraphrase. Il y parvient grâce à sa connaissance intime de l'univers mental qu'il nous présente, à un bonheur d'expression presque constant – à base de phrases courtes et denses – et à la formule imposée par l'éditeur, comportant l'insertion de très nombreuses citations de textes originaux. La dernière partie de l'ouvrage est une longue « chronique » de l'histoire chinoise des origines à 1644. A signaler encore une iconographie soignée accompagnée de légendes concises autant qu'éclairantes, une impression parfaite, deux index fort complets. Parmi les annexes, un tableau des 64 hexagrammes et des tables chronologiques. Bref, une réussite. (Denis Nardin, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1986)
Charles-Quint et son temps.
P., Editions du CNRS, 1959, gr. in-8° carré, xvii-228 pp, cart. couleur vélin illustré de l'éditeur, titre en vert au dos et au 1er plat, bon état. Edition originale
"Tous les aspects du règne de Charles Quint : politique, religieux, littéraire, administratif, économique, social, ont été abordés à ce colloque qui intéressera sans nul doute tous les historiens du XVIe siècle." (Bibliothèque de l'École des chartes) — "Ce volume élégamment édité contient le texte des dix-sept communications qui ont été présentées au colloque de Paris, à l'occasion du 400e anniversaire de la mort de Charles-Quint. La participation française et espagnole a été prépondérante, mais d'autres pays d'Europe ont été représentés, notamment l'Allemagne et la Belgique. De ce colloque se dégagent quelques aperçus généraux sur la politique de Charles-Quint : l'idéal religieux de l'empereur dans son gouvernement (M. Menendez Pidal) ; la structure de l'administration impériale (M. Vicens Vives) ; le problème de la lutte contre l'invasion turque (M. Hantsch) ; la question de savoir si Charles-Quint a songé un moment, sous l'influence de Las Casas, à abandonner la souveraineté sur le Nouveau Monde (M. Bataillon) ; l'activité législative de l'empereur dans le gouvernement des Indes (M. Perez Bustamente). L'idée d'Empire en France au XVIe siècle, qu'expose brillamment M. Michel François, fait surgir, avec d'autres communications, la question, toujours discutée entre historiens, des aspirations de Charles-Quint à la monarchie universelle. Les autres communications éclairent divers aspects du règne la rivalité des Français et des Espagnols dans l'Atlantique (M. Rumeu de Armas) ; les espoirs vrais ou supposés que les réformateurs italiens favorables au protestantisme ont mis en Charles-Quint (M. Cantimori) ; les questions financières et économiques des Pays-Bas (M. Verlinden, M. Braudel). Divers points de l'histoire du règne de Charles-Quint se trouvent ainsi révisés par ces savants travaux." (Joseph Lecler, Etudes, 1960)
Un Atlas parisien. Le dessus des cartes.
Edition du Pavillon de l'Arsenal et Picard, 1999, in-4°, 288 pp, nombreuses illustrations et plans en couleurs, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition au Pavillon de l'Arsenal, juin-septembre 1999
Que montrent les plans de Paris ? Différents états de la ville, aux moments où ils sont élaborés ; leur rassemblement permet, par le défilement d'arrêts sur images, de reconstituer le film du développement de la capitale. Comment les montrent-ils ? Ces images ont été élaborées par art ou par science : elles exposent une construction mentale. Dans quelles conditions furent-ils donnés ? Ils n'étaient jamais dépourvus d'enjeux, tant il est vrai qu'ils étaient le plus souvent commandités. Comment furent-ils regardés et comment les regardons-nous ? Telles sont les questions que posent, sitôt qu'ils sont exposés, ces miroirs qui sont à la fois images et œuvres, outils et concepts. Les interroger, c'est s'y réfléchir pour y réfléchir. Ces plans, qui sont des projections d'un territoire, relèvent d'une histoire riche et ne furent longtemps qu'instrument de contrôle et de domination. Au travers de cette histoire de la représentation, qui se découvrira comme une succession d'arrêts sur image, apparaîtra l'histoire de l'urbanisme parisien. — "Les reproductions de plans parisiens sont d’excellente qualité, la mise en page joue sur les tailles, de la vignette au dépliant qui permet une vision à la fois générale et précise de l’agglomération. Chaque image est accompagnée d’une notice, et chaque partie est introduite par une présentation. La place principale, comme il se doit, est faite aux images, mais il convient de souligner le soin avec lequel les références bibliographiques et archivistiques ont été présentées. En conséquence, cet ouvrage constitue un outil documentaire précieux. Bien entendu, il n’en reste pas à ce premier niveau. Les auteurs se sont également attachés à proposer une lecture globale de cet « Atlas parisien ». L’ambition de ce livre, est de rendre compte, sur un temps long des constructions mentales à l’œuvre dans la représentation cartographiée de Paris. Deux idées dominantes peuvent se lire. Le plan est, d’abord, un organe et un signe du pouvoir. Les auteurs ont beau jeu de rappeler que le prince est bien souvent à l’origine du projet cartographique, à l’instar de François 1er faisant réaliser le premier (et l’un des plus grands) plan de Paris entre 1525 et 1530. Il s’agit à la fois de représenter l’espace pour mieux le contrôler et de diffuser, via le plan ou la carte, un discours idéologique de puissance et de paix. Conjointement, cet ouvrage peut être lu sous l’angle de l’histoire des techniques et des sciences. L’image de Paris est ainsi tributaire des modifications de la manière de percevoir et de représenter l’espace, le bâti, les réseaux. L’un des intérêts des notices est de faire apparaître d’ailleurs l’imbrication des modèles de pouvoir et des représentations graphiques menées au nom des pouvoirs. En bref, une réflexion stimulante." (Frédéric Moret, Histoire urbaine, 2001)
Ratapoil & Cie. Nouvelles.
P., pour Les Amis de La Varende, 1975, pt in-8° étroit, 55 pp, en feuilles, broché, couverture rempliée, bon état. Edition originale hors commerce réservée aux Amis de La Varende, un des 625 ex. sur vergé Romana (d'un tirage total de de 693 ex.)
Robespierre.
Club français du livre, 1956, in-8°, 318 pp, 19 gravures, un dépliant volant contenant un plan des sections de Paris et 2 cartes, biblio, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Édition originale, numérotée. Bien complet du dépliant volant
"Jean Massin fait une part importante à l'activité de l'homme politique. Son récit est bien documenté et au courant des nombreuses études qui ont été publiées sur Robespierre (...) Ses conclusions nous semblent fort pertinentes. Quel est le bilan de Robespierre ? demande Jean Massin. « Contre la plus grande partie de la bourgeoisie elle-même, répond-il, Robespierre a conduit à la victoire la Révolution bourgeoise. » « II a sauvé la France de l'invasion étrangère. Il a maté suffisamment la contre-révolution monarchique et aristocratique pour qu'elle devienne impuissante à effectuer aucune restauration durable. Il a poussé la démocratie encore bourgeoise des droits de l'homme jusqu'aux extrêmes limites de l'égalité dont elle est susceptible. Il a amorcé une trajectoire d'égalité sociale et de limitation du droit de propriété qui rendra possible à ses successeurs d'aller jusqu'au socialisme... » II a pour la première fois expérimenté la dictature révolutionnaire." (Jacques Godechot, Annales ESC, 1957)
Initiation à l'histoire de la France.
Fayard/Tallandier, 1985, in-8°, 490 pp, chronologie politique 987-1914, 7 généalogies, 14 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis bien longtemps, l'Histoire de France est devenue une espèce de genre littéraire avec tout ce que cela comporte de conventions. Comment faire du neuf en accumulant toujours les mêmes événements censés avoir infléchi le destin du peuple français ? Sur une trame légère – mais bien présente – de faits, Pierre Goubert a préféré donner de notre passé une vue cavalière qui lui permet de faire apparaître les lignes principales, les temps forts et les temps morts, donc de donner à un passé souvent trop figé du relief et de l'animation. Nourri d'histoire nouvelle (économie, démographie, mentalités), ce livre renouvelle en profondeur notre vision: il s'agit bien de la même histoire et du même peuple mais comme ils parlent mieux ici à l'intelligence et à l'imagination ! Pour donner un manuel complet, l'auteur a également joint en annexe une chronologie précise, des tableaux généalogiques, une bibliographie, des cartes. — Professeur d'université à Rennes puis à Paris, Pierre Goubert est l'un des pionniers de la démographie historique et l'un des meilleurs spécialistes du XVIIe siècle et de l'Ancien Régime. Sa thèse sur Beauvais et le Beauvaisis a fait date, tout comme ses ouvrages sur l'Ancien Régime, sur Louis XIV et vingt millions de Français et la Vie quotidienne des paysans au XVIIe siècle.
Balzac mis à nu et les dessous de la Société romantique, d'après les Mémoires inédits d'un contemporain. Préface et notes de Charles Léger.
P., C. Gaillandre, 1928, in-8°, xlvii-261 pp, 8 pl. de gravures hors texte, index, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, ex. numéroté sur papier de Sorel-Moussel
D'après les mémoires du magistrat versaillais Victor Lambinet (1813-1894).
Les Paysans de la Bourgogne du Nord au dernier siècle de l'Ancien Régime. (Thèse).
Rennes et Dijon, Association d'Histoire des Sociétés Rurales, Editions Universitaires de Dijon, 1995, gr. in-8°, lxviii-643 pp, préface de Jean-Marc Moriceau, une carte, biblio, pièces justificatives, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état (Bibliothèque d'histoire rurale). Bien complet de la carte volante
"Les Paysans de la Bourgogne du nord au dernier siècle de l'Ancien Régime, de Pierre Saint Jacob (1906-1960), constituent un ouvrage classique, dont le sujet avait été accepté par Marc Bloch et dont certaines orientations sont toujours actuelles. Au-delà du tableau d'une singularité régionale, il démontre la dynamique de la société rurale bourguignonne et ses résistances aux changements impulsés de l'extérieur. Les liens entre les sources, l'espace et les problèmes historiques généraux sont constamment affirmés dans cette thèse longuement mûrie. La profonde connaissance documentaire, la qualité de l'écriture et la variété des perspectives ouvertes par Pierre Saint Jacob confèrent à son œuvre un fort pouvoir de suggestion. La préface qui introduit cette réédition la replace dans son contexte scientifique et en dégage les prolongements. Une bibliographie récapitulative des travaux de l'auteur trace la route exemplaire d'une vie consacrée à l'histoire."
Encyclopédie des femmes politiques sous la Ve République.
Editions Patrick Banon, 1996, gr. in-8°, 373 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
176 femmes en près de quarante ans de vie politique : l'ouvrage retrace le parcours de celles qui malgré les difficultés ont choisi de s'engager pour faire évoluer notre société. Une fiche sur chacune des 176 femmes ministres, secrétaires d'Etat, sénatrices et députées.
L'Evasion du général Ducrot, 11 septembre 1870.
Fécamp, Imp. réunies M.-L. Durand, 1913, pt in-4°, 25 pp, un portrait photographique du général en frontispice et 8 planches de photos hors texte, soit 9 planches sous serpentes reproduites en héliogravure, broché, bon état. Edition originale tirée à petit nombre
"Le capitaine J. Ducrot a retracé, dans tous ses incidents, l'évasion de son père des mains de l'ennemi, le 11 septembre 1870, à Pont-à-Mousson..."
Histoire de l'Armée allemande. V : Les épreuves de force, 1938.
Albin Michel, 1965, in-8°, 531 pp, 8 cartes et un graphique, broché, jaquette, bon état
Cinquième volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. — "Continuant sa monumentale histoire de l’armée allemande, l’auteur enrichit considérablement ce qu’il en avait écrit dans les premières éditions de cet ouvrage, et, exploitant des sources maintenant ouvertes, rédige un travail entièrement nouveau. La période dont il est traité dans ce volume est particulièrement fertile en coups de théâtre, jusqu’à Munich. L’armée allemande sent venir la guerre et s’y entraîne, ne manquant pas d’occasions pour cela ; mais dans les cadres du haut commandement commence à percer une inquiétude, et ce malaise contient en germe les crises de 1944, au moment de l’effondrement. On connaît le talent de l’auteur, à la fois comme historien et comme écrivain. Il trouve largement matière à s’exercer dans le récit des événements haletants de 1938." (Jean Némo, Revue Défense Nationale, 1966) — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."
Dictionnaire des Francs. Les Carolingiens.
Bartillat, 1997, pt in-8°, 245 pp, 2 tableaux généalogiques, 2 cartes et 2 plans, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre fait suite au Dictionnaire des Francs : Les temps mérovingiens. Comme lui il présente des articles concernant les événements, les personnalités laïques et religieuses, les institutions, la vie économique, les monuments, mais aussi quelques notices sur les historiens qui nous ont précédés et qui ont fait connaître le monde carolingien. En utilisant ce dictionnaire on découvrira que la période qui va du milieu du VIIIe siècle au Xe siècle est capitale pour l'histoire de l'Occident. Face au monde de l'Islam et à Byzance, les Carolingiens ont regroupé sous leur autorité différentes régions de l'Occident, ont favorisé renaissance intellectuelle et artistique, ont créé des institutions qui leur survécurent très longtemps au Moyen Age et même à l'époque moderne, et ont réalisé pour la première fois l'unité de l'Europe. Tableaux généalogiques, cartes, chronologie, plans, ainsi qu'une courte présentation de la période et des indications bibliographiques, font de cet ouvrage un excellent instrument de travail pour tous.
La Mer douce et cruelle.
France-Empire, 1973, pt in-8°, 347 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état
L'un des derniers capitaines au long cours cap-horniers, le commandant Aubin a embarqué pour la première fois en 1904 comme mousse à bord d'un grand voilier et a franchi un à un tous les échelons de la hiérarchie qui le mènent en 1914 au commandement d'un cargo ravitailleur d'escadre, la « Marguerite ». Trois récits tragiques de grands voiliers cap-horniers : le naufrage du trois-mâts carré « Comte de Smet de Naeyer », navire-école de la Marine belge, une traversée mémorable du trois-mâts nantais « Maréchal de Turenne », la perte de I'« Anjou », également nantais, sur les îles Auckland, où les naufragés restèrent trois mois avant d'être secourus, sont écrits avec la vigueur d'un homme qui a acquis sur ces magnifiques navires les rudiments d'un métier, en ce temps-là, le plus rude mais aussi le plus beau du monde. Avec ces récits alternent quelques aventures de la guerre sur mer 1914-1918 : le torpillage du croiseur-cuirassé « Léon-Gambetta », celui du grand cargo « Yunnen », le combat de la « Marguerite » contre un sous-marin, l'arrivée des troupes françaises à Conslantinople...
Souvenirs d'un homme de lettres (1795-1873).
Genève, Slatkine, 1973 in-8°, 570 pp, reliure simili-cuir brique de l'éditeur, un mors fendu recollé, pt accroc à la coiffe inf., bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1877)
Très vivants mémoires. — "Auguste Jal raconte les plaisirs de la table sous l'Empire, ses liens avec Fouché, les douze derniers jours de Napoléon en France. Des fragments sur les Cent Jours avaient paru dans la Revue des Deux Mondes du 1er octobre 1832." (Tulard, 730) — "Fervent bonapartiste, l'aspirant de marine Jal constitue en 1815 à Lyon une compagnie d'aspirants qui se porte au secours de Paris. Exclu de la marine, il commence une carrière de journaliste et d'hommes de lettres, donnant dans ses mémoires une vivante description des milieux politiques, littéraires et artistiques du temps. La mort l'a surpris avant que ses souvenirs ne dépassent le règne de Louis XVIII." (Bertier de Sauvigny, 540)
Surcouf. Titan des mers.
Perrin, 1989 in-8°, 291 pp, 8 pl. de gravures hors texte, annexes, chronologie, glossaire, sources, biblio, reliure skivertex éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état
Robert Surcouf, le plus célèbre des Malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796, quand, avec un équipage de dix-neuf hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et trois fois plus armé que le sien. Né à Saint-Malo le 12 décembre 1776, il avait embarqué pour la première fois à treize ans. Trois ans plus tard, le 24 juin 1789, il arrive en vue de Port-Louis de l'île de France (Maurice). Sa fabuleuse histoire commence. Capitaine à vingt ans, il est d'abord négrier pour les planteurs de l'île Bourbon (la Réunion) et de l'île de France. Puis il se lance dans la guerre de course. En prenant à l'abordage les navires de commerce ennemis chargés de riz, de thé, mais aussi de soie et d'or, il réussit à rompre le blocus dont sont victimes les îles françaises. Ainsi, alors que la Révolution a laissé dépérir la belle marine construite par Louis XVI, Surcouf émerge comme une exception qui parvient à perturber la sérénité britannique sur la grande route des Indes. Surcouf aura navigué sous l'Ancien Régime, la Révolution, le Directoire et l'Empire. Napoléon en fera l'un des premiers chevaliers de la Légion d'honneur. A partir de 1809, il abandonne la course sur les océans et devient l'un des plus riches armateurs de France. Il meurt dans sa ville natale, en 1827, à cinquante-quatre ans. Son corps, déposé dans une barque voilée de noir, traverse la rade de Saint-Malo avant d'être inhumé.
Georges Boris. Trente ans d'influence : Blum, De Gaulle, Mendès France.
Gallimard, 2010, gr. in-8°, 460 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. La Suite des temps)
Georges Boris, conseiller de grands aussi dissemblables que furent Léon Blum, de Gaulle puis Mendès France, a eu un rôle déterminant pendant trente ans, de 1930 à 1960, presque exclusivement dans les coulisses de la République. Si l'historien l'y rencontre à chaque pas, bien peu sont ceux qui s'en souviennent. C'est à faire sortir de l'ombre où s'est volontairement tenue cette figure éminente que s'emploie Jean-Louis Crémieux-Brilhac, avec la précision et le talent qu'on lui connaît depuis Les Français de l'an 40. Observateur de son temps, économiste prémonitoire découvreur de Keynes et contempteur des apôtres du laisser-faire, socialiste devenu le directeur du cabinet de Léon Blum où il eut à subir, comme bien d'autres "juifs d'État", des campagnes infâmes, investi ensuite de la confiance de De Gaulle dans les jours les plus sombres, militant pur et dur de la France Libre et copilote de "l'insurrection nationale" dans une Angleterre base d'appui des résistances européennes, Georges Boris allait être enfin et jusqu'à sa mort l'alter ego de Pierre Mendès France dans sa tentative pour infuser un sang neuf à la IVe République. À travers le récit de ce parcours politique dont il a été témoin dans la France Libre, Jean-Louis Crémieux-Brilhac raconte ici autrement, de l'intérieur, ces années tumultueuses de l'histoire nationale, jetant une lumière neuve sur nombre de ses aspects connus ou obscurs et qui mériteraient de nourrir la réflexion de nos contemporains. (4e de couverture)
Bruat, amiral de France.
Editions André Bonne, 1960, pt in-8°, 286 pp, préface de l'amiral Lacaze, 12 pl. de gravures et portraits hors texte, 2 pp de fac-similés, une carte, biblio, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
Biographie d'Armand Joseph Bruat (1796-1855), officier de marine qui servit dans la Marine française pendant la première moitié du XIXe siècle et parvint à la dignité d'Amiral de France. Il est appelé, en 1843, à remplacer Jacques-Antoine Moerenhout au poste de consul à Tahiti, puis au gouvernement des îles Marquises et au commandement de la subdivision navale. Il est nommé ensuite gouverneur des établissements de l'Océanie. Il réussit, sur les conseils de Moerenhout et malgré les intrigues anglaises, à faire accepter par la reine de Tahiti Pomare IV le protectorat de la France, est nommé en 1849, gouverneur des Antilles, maintint l'ordre et le travail dans les colonies, malgré la récente émancipation des esclaves, fut appelé en 1854, pendant la campagne de Crimée, à prendre le commandement en chef de la flotte française, et se distingua par une expédition hardie dans la mer d'Azov, ainsi que par la prise de Kinburn (15 octobre 1855). Il meurt du choléra le 19 novembre 1855 à Messine, en Italie. — "Des recherches d'archives, consciencieusement poursuivies dans les séries de la Marine, aux Nouvelles Acquisitions de la B. N. et chez M. le Président F. Schaedelin, de Colmar, ont permis à M. Benoît-Guyod de faire revivre la figure exemplaire d'un de ces grands marins du XIXe siècle auxquels nous portons également un intérêt très vif, et nous avons déjà eu l'occasion de croiser le sillage de Bruat en Amérique du Sud et en Océanie. Peu d'événements où il n'ait participé : Indépendance des colonies espagnoles, campagne de Navarin, blocus d'Alger (Bruat et son équipage, naufragés, furent les « derniers captifs » délivrés par les troupes françaises), affaires d'Orient sous Louis-Philippe, affaires de Tahiti, pacification des Antilles après la crise de la libération des esclaves, guerre de Crimée, où le choléra devait l'abattre, au retour, à bord du vaisseau-amiral, le Montebello. Ce qui, chez lui, nous intéresse particulièrement, c'est le rôle délicat que, premier gouverneur des Établissements Français d'Océanie, il sut jouer à Tahiti pendant une période trouble, sans s'aliéner, au contraire, l'estime et l'amitié de la reine Pomaré, dont un certain nombre de lettres à Bruat apparaissent ici." (J. P. Faivre, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1962)
Histoire de l'Armée allemande. II : La discorde, 1919-1925.
Albin Michel, 1964, in-8°, 406 pp, 6 cartes (dont une en dépliant hors texte), reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, premier plat avec titre doré et reproduction à froid de la croix de guerre allemande, rhodoïd, bon état. Avec une carte de visite tapuscrite des éditions Albin Michel
Deuxième volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. Ce volume met en scène le général von Seekt et les débuts du national-socialisme sous l'impulsion d'un inconnu nommé Hitler, la conférence du désarmement à Genève ; il montre la Reichswehr s'apprêtant à conquérir le pouvoir. — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."
Histoire de l'Armée allemande. III : L'essor, 1925-1937.
Albin Michel, 1964, in-8°, 333 pp, 2 cartes et 2 graphiques (dont une carte en dépliant hors texte), reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, premier plat avec titre doré et reproduction à froid de la croix de guerre allemande, rhodoïd, bon état
Troisième volume (sur 6 parus) de l'édition définitive. Benoist-Méchin avait entrepris, en 1935, une 'Histoire de l'Armée allemande', publiée en deux volumes en 1936-1938. Il a refondu ceux-ci pour qu'ils constituent les premiers tomes d'une 'Histoire de l'Armée allemande' en dix volumes embrassant la période 1918-1946. Il n'en écrira finalement que six, couvrant les années 1918-1939. Ce volume montre la République allemande aux abois, Hitler au pouvoir, l'incendie du Reichstag, la création de la Wehrmacht, le retour de la Sarre et l'abolition du traité de Versailles. — "On trouve dans ce volume des chapitres dramatiques et passionnants, tel le récit de la nuit où fut exécuté Röhm et un millier d'adversaires, cette nuit « des longs couteaux » qui évoque par sa sauvagerie les plus sombres conjurations des Borgia à l'époque de la Renaissance. Ayant à traiter une matière complexe et abondante et la traitant de la manière la plus documentée, l'auteur a le mérite d'avoir su réserver la place nécessaire à certains détails pittoresques et précis qui rendent plus vivant, plus saisissant, le récit d'un événement politique ou militaire." (A. Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1964) — L'auteur expliquait dans sa préface de 1941 que : "le titre qui s'inscrit sur la couverture de cet ouvrage – Histoire de l'Armée allemande – n'est qu'à moitié satisfaisant. Il s'agit en réalité de plus que cela, puisqu'on trouvera ici, outre l'histoire militaire, celle de la révolution nationale-socialiste et l'ébauche d'une biographie d'Hitler (...) Ce que j'ai fait, en réalité, c'est une histoire de l'Allemagne contemporaine, vue à travers l'histoire de son armée."
Nicolas II, le dernier des tsars.
Le Cherche Midi, 2002, gr. in-8°, 502 pp, traduit du russe, 16 pl. de photos hors texte, notices biographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
Nicolas Romanov devient prince héritier en 1881, après l'assassinat de son grand-père, le tsar réformateur Alexandre II. Lui-même sera exécuté dans une cave d'Ekaterinbourg en Russie, en 1918, avec sa famille. Entre-temps, son règne, son existence auront été marqués au sceau de la guerre et de la révolution. Edvard Radzinsky commence par « feuilleter » le journal intime du tsar. Au fil des pages se reconstitue l'image d'un jeune homme qui, n'était sa condition de futur souverain, eût pu être tout simplement « comme les autres » : parties de chasse et de pêche, goût du sport et de la vie militaire, bals et premières amours, puis rencontre avec celle qu'il épousera en 1894 : « Alix », la future tsarine Alexandra Fiodorovna. Dès lors, le bonheur de Nicolas serait à peu près sans nuage, sans la mort subite de son père, Alexandre III en 1894. Bon gré mal gré, Nicolas ceint la couronne. C'en est fini de sa quiétude. Terrorisme, manifestations de rues, problèmes diplomatiques, tout semble s'enchaîner pour conduire à l'année 1914, le « début de la fin ». Survient la révolution. Nicolas et sa famille se retrouvent bientôt prisonniers du nouveau pouvoir, qui se sait bien peu solide mais ne reculera devant rien pour rester aux commandes. Le tsar déchu est-il une menace potentielle ? Qu'à cela ne tienne ! On l'éliminera. Et le massacre commence. Témoignages de contemporains et acteurs des événements, archives, enquêtes, Edvard Radzinsky multiplie les approches et fouille le passé pour tenter de reconstituer les faits et d'éclaircir les nombreux points demeurés obscurs de la tragédie russe. Une tragédie qu'il fait revivre au lecteur, à sa manière impressionniste, dont l'émotion n'est pas la moindre des composantes.
L'Hôtel de Ville de Paris.
P., H. Laurens, 1908, pt in-4°, 224 pp, 64 planches de gravures et photos hors texte, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les richesses d'art de la ville de Paris)
"Ce volume est le premier d’une collection entreprise sous la direction de F. Bournon, le regretté historiographe de Paris. Consacré à l’Hôtel de Ville, il débute par un premier chapitre, où est résumée l’histoire de l’édifice élevé par le Boccador, que M. Lambeau se refuse à déposséder au profit de Pierre Chambiges. L’auteur regrette qu’après l’incendie de 1871 on ait procédé à une reconstruction et non à une restauration, et il publie les principaux documents officiels relatifs à ce travail. Le reste de l’ouvrage est purement descriptif : les principales œuvres d’art et les diverses parties du mouvement sont passées en revue. Les derniers chapitres sont une étude de l’installation des divers services. Une bibliographie utile leur est jointe. Ce livre se consultera avec plaisir, et il constitue un inventaire utile des richesses d’art de l’Hôtel de Ville." (C. G. Picavet, Revue internationale de l'enseignement, 1910) — Lucien Lambeau (1854-1927), était chef de bureau à la préfecture de la Seine et archiviste du Conseil municipal de Paris.
L'Europe et ses populations : vues d'ensemble et dictionnaire descriptif.
La Haye, Martinus Nijhoff, 1978, pt in-4°, 828 pp, texte sur 2 colonnes, reliure toile bleue avec titre doré au 1er plat et au dos de l'éditeur, bon état. Peu courant
Le dictionnaire « L'Europe et ses populations » est une œuvre collective d'une grande ampleur à laquelle ont participé de très nombreux chercheurs de toute l'Europe sous la conduite du directeur de l'Institut havrais de sociologie économique et de psychologie des peuples, Abel Miroglio. Un ouvrage très intéressant pour la connaissance des peuples et des cultures qui composent l'ancien continent.
L'Espace de la ville. Théorie et pratique.
Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1980, in-8° carré, 181 pp, 447 illustrations en noir et en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
En filigrane de cet ouvrage se profile la certitude que dans nos villes modernes, la notion traditionnelle d'espace urbain a disparu. Ce que signifie cette disparition peut être compris par tous les citadins un tant soit peu avertis, dotés d'une sensibilité suffisante pour comparer les réalisations urbanistiques actuelles a celles du passé, et determinés à se faire une opinion sur la façon dont les choses ont evolué. Mais ce simple constat ne peut à lui seul faire progresser la recherche urbanistique. Il faut définir clairement ce qu'est l'espace urbain, montrer l'importance qu'il peut avoir dans un contexte urbain, et ensuite analyser si la référence à cette notion se justifie dans l'urbanisme contemporain. Le concept d'espace fait aujourd'hui l'objet d'âpres polémiques ; mon propos n'est pas ici de lui trouver une nouvelle définition mais, au contraire, de réactualiser sa signification originelle. (Robert Krier)
Le Patrimoine des Communes de la Vienne.
P., Flohic Editions, 2002, 2 vol. gr. in-8°, 1136 pp, pagination continue, 3800 notices et 3800 photographies en couleurs dans le texte, cartes, index des communes, cartonnages illustrés éditeur, bon état
Chaque ville, chaque village, a une grande et une petite histoire, une richesse et une originalité souvent insoupçonnées ou méconnues. Un foisonnement d'indices témoigne de la vie et du passé parfois oubliés de notre commune. Eglises, châteaux, maisons, tableaux, objets d'art, patrimoine agricole ou maritime, constituent un cadre quotidien qui trop souvent échappe à l'attention. En 1136 pages, 3800 notices et 3800 photographies en couleurs, ce livre porte un regard nouveau sur l'identité et le patrimoine de chacune des 281 communes du département. Recueil encyclopédique, ouvrage de référence, beau livre à feuilleter pour le plaisir, guide de promenades érudites ou d'agrément, ce livre apporte la connaissance et le plaisir de la découverte.
Les Princes des Années folles.
Plon, 1970, in-8°, 452 pp, 67 photos dans le texte et à pleine page, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Chapitres sur Jean Cocteau, Maxime Gorki, Gurdjieff, Alain Gerbault, Ettore Bugatti, Coco Chanel, Fritz Lang, Scott Fitzgerald.