Le Reliquaire de la France.
P., Maurice Devriès éditeur, v. 1930-1950, 10 vol. in-4° (34,5 x 25,5 cm), l'ensemble sous emboîtage cartonné toilé grège ; soit 9 volumes reproduisant 100 fac-similés contrecollés sur papier fort de documents autographes authentiques des plus grandes personnalités historiques françaises, du Moyen Age au 19e siècle (avec le texte en regard de chaque document reproduit) ; et un dixième volume paru en 1946 (Du fond de l'abîme vers la résurrection) reproduisant 46 autographes, documents et photos relatifs à la seconde guerre mondiale en France
1. Pièces rarissimes sur la grande et la petite Histoire. – 2. Quelques reliques émouvantes du passé. – 3. Reliques émouvantes ou curieuses de l'Histoire. – 4. Quinze documents historiques curieux et rares. – 5. 150 ans de conquête des cœurs. – 6. Une dernière sélection de 15 émouvantes reliques. – 7. De l'officier corse au martyre de Sainte-Hélène. – 8. Quelques reliques émouvantes de l'Histoire de France. – 9. Une gerbe éblouissante de pièces historiques. – 10. Du fond de l'abîme vers la résurrection. — "La publication toute récente d'« Une gerbe éblouissante de pièces historiques », dernier album d'une collection vraiment unique de fac-similés, ramène l'attention sur le long et méritoire effort d'un chercheur érudit, M. Maurice Devriès, qui depuis vingt ans explore les bibliothèques, les musées, les administrations publiques, les collections particulières de France et de l'étranger pour y découvrir les pièces les plus dignes d'être proposées à notre vénération. En rassemblant ainsi, par une méthode de reproduction dont il a le secret et dont l'exactitude est surprenante, ces documents rarissimes mais épars, c'est un musée innombrable de l'histoire de France que M. Maurice Devriès fait pénétrer chez nous ; ses albums mettent en effet dans nos mains une image si fidèle de ces précieuses reliques qu'on croit voir les originaux avec leurs maculations, leurs ratures, leur encre jaunie, leur papier vieilli, aux angles usés, aux bords amincis, les taches de sang d'un Marat et d'un Robespierre, ou la trace des larmes d'une Marie-Antoinette qu'attend la charrette fatale. Si l'on tentait un essai de classement de toutes les pièces dont se compose cette collection on serait amené à grouper d'une part les documents qui relèvent de la grande histoire ainsi vulgarisée, et d'autre part ceux qui apportent à la petite histoire, par des faits piquants généralement ignorés, une non moins précieuse contribution. Feuilletons ensemble les pages de ce dernier album paru : ce texte en elzévir, c'est le serment que devaient prêter au XV siècle les "apoticaires chrestiens et craignans Dieu". Ils juraient notamment "de ne médire d'aucun de leurs anciens maistres", de n'enseigner point "aux idiots" les secrets de la médecine, de respecter les femmes, de ne leur donner jamais à boire aucune potion abortive, "de ne donner jamais à boire aucune sorte de poison à personne, et ne conseiller à aucun d'en donner, non pas mesmes à ses plus grands ennemis". Sur cette autre page est inséré le gracieux billet de Louis XIII enfant à sa bonne nourrice : la nature sensible et refoulée du fils de Henri IV, sevré de tendresses par son insupportable mère Marie de Médicis, apparaît toute dans cette prière touchante : "Memie Vitry, je désire que vous me véniés bien tost voir et que me reniés tousiours vostre bon amy. Loys." Tournons encore quelques pages. Nous avons sous les yeux une lettre de Latude, dit Danry, l'aventurier aux six noms, lettre adressée à la marquise de Pompadour. Il s'avise après cent quatre-vingt-huit jours de dure captivité à la Bastille, puis au donjon de Vincennes, qu'il est grand temps pour lui d'afficher un vif repentir et d'implorer grâce et pardon. Un stupide stratagème de son invention l'a poussé, dans l'espoir de soutirer quelque argent à la favorite de Louis XV, à lui dénoncer un attentat par colis explosif dirigé contre sa personne, alors qu'il était lui-même l'auteur de cet envoi, d'ailleurs inoffensif. Cette sottise devait lui valoir trente-cinq ans d'internement, entrecoupé d'évasions précaires qui chaque fois aggravèrent son cas. En quels termes essaie-t-il d'apitoyer sa "victime" ? "Si la misère, gémit-il, présé par la faim, ma fait comettre une faute contre votre chère personne, ça na point été dans le dessint de vous faire aucun mal... Si la divine personne du plus grand Roy de la terre me fait la grâce d'obtenir de votre générosité la liberté, je mourray plutôt et mangeray que des racines avant que de l'exposer une seconde fois." La poignante supplique de ce malheureux provient du fonds "Bastille" de la bibliothèque de l'Arsenal. Elle demeura sans réponse. Parvint-elle jamais à destination ? Nous avons gardé pour la fin une lettre du cher grand Lamartine, datée d'octobre 1824. Le poète a trente-quatre ans, ses Premières Méditations (1820) et ses Nouvelles Méditations (1823) lui ont ouvert toutes grandes les voies de la renommée ; un bout de ruban rouge obtenu par faveur n'ajouterait rien à sa gloire naissante, et pourtant il le sollicite. Petite faiblesse d'un grand poète ! Il écrit au bas d'une lettre banale, qui n'a d'autre objet que d'amener ce post-scriptum, sans avoir l'air d y toucher : "Si réellement vous êtes en veine de crédit et de puissance, ne pourriez-vous pas me faire avoir la croix de la Légion d'honneur ? Vous vous étonnez de ma vanité, mais cela aurait pour moi quelques résultats qui ne seraient pas tous vanité." M. Devriès ne nous donne pas le nom de l'homme "puissant" à qui était adressée cette requête. Quoi qu'il en soit, Lamartine fut fait chevalier, mais n'accéda jamais à de plus hauts grades. Sans doute en eut-il moins le goût à mesure que la destinée le comblait d'honneurs plus solennels. Se rappelle-t-on sa boutade à un ami qui postulait la croix ? "Qu'est-ce qu'un honneur qu'on perd en ôtant son habit !" Le temps qui change tout change aussi nos humeurs." (Maurice Duval, Le Monde,1950)
Les Princes de la paix.
Albin Michel, 1980, in-8°, 459 pp, broché, couv. illustrée, bon état, bande éditeur conservée
Ce livre comble une lacune dans notre connaissance de l'histoire contemporaine. Il raconte comment les « princes de la paix » ont commandé le destin des hommes et le déclenchement des guerres - ou le maintien de la paix — au cours de la période 1940-1959. Qui sont-ils, ces princes de la paix ? Des géants : Roosevelt, Churchill, Staline, Mao Tsé-toung, de Gaulle. De grands hommes d'État : Truman, Eisenhower, Eden, MacMillan, Molotov, Vichinsky, Khrouchtchev, Chou En-lai, Nehru, Hô Chi Minh, sans oublier Herriot, Schumann et Mendès France... Et ces hommes, la célèbre journaliste politique et diplomatique Geneviève Tabouis les a rencontrés et vus à l'œuvre durant ces années cruciales. Elle nous en donne de passionnants portraits. Son livre commence en mai 1940, lorsqu'elle s'exile en Angleterre puis aux États-Unis. La Seconde Guerre mondiale va s'achever par la victoire sur les nazis, les fascistes et les « Japs ». Voici l'après-guerre : l'ère des conférences et le cheminement au bord du gouffre, la cassure du monde entre l'Est et l'Ouest, les incidents de parcours : Prague, le blocus de Berlin, les guerres de Corée et d'Indochine, Suez, les problèmes du Proche-Orient... Et à chaque alerte la menace nucléaire apparaît et disparaît... Ainsi est retracée toute l'histoire des tiraillements et des tensions entre les deux blocs, et raconté par le biais diplomatique le déroulement de la guerre froide jusqu'en 1959, année où de Gaulle réapparaît sur la scène mondiale. Grâce à Geneviève Tabouis, nous entrons dans les coulisses des relations internationales, de l'histoire du monde donc, cependant que les récits de ses voyages ajoutent une note de pittoresque et aussi d'humanité à cet ouvrage. L'essentiel demeurant un témoignage qui est assez en recul par rapport à l'événement pour aller toujours à l'essentiel.
L'Expressionnisme et les arts. 1. Portrait d'une génération.
Payot, 1979, in-8°, 358 pp, nombreuses illustrations dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque Historique)
"L'Expressionnisme et les arts" s'efforce de saisir ce que fut sur le plan artistique la révolution formelle qu'apporta l'expressionnisme allemand. L'auteur interroge le théâtre, la peinture, le cinéma, les arts plastiques et la poésie pour tenter de découvrir ce qu'a signifié cette nouvelle sensibilité, comment elle s'est incarnée dans de nouvelles formes, brisant les anciennes, laissant sa marque sur tous les artistes qui l'ont rencontrée. Dans ce premier volume sont regroupés les textes consacrés à la vie artistique berlinoise, aux artistes qui l'ont incarnée, des études sur la poésie expressionniste et des essais sur ses représentants.
Les Panzers de la Hitlerjugend. Normandie 44.
Heimdal, 2011, in-4°, 256 pp, environ 500 photos et documents, qqs-uns en couleurs, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
Grâce au journal de marche du Panzer-Regiment de la « Hitlerjugend » retrouve par l’auteur, ainsi que les éléments de celui de son groupe de chasseurs de chars, nous pouvons suivre, jour par jour, l’engagement des panzers de cette célèbre division dans les très durs combats de la Bataille de Normandie. Nous retrouvons le nombre de chars engages, les pertes et les succès de manière très précise, avec un important appareil de notes et de commentaires. Cette impressionnante approche de l'événement et des décisions de commandement au niveau tactique met en lumières les techniques de combat des blindés qui permirent d'entraver la percée du groupe d'Armée de Montgomery à travers les lignes allemandes près de Caen pendant deux mois. Cette étude comprend en outre une série de cartes détaillées et environ 500 photos dont des photographies rares.
Verdun. (Opfergang). Avec une préface inédite.
P., Editions du Sagittaire, Simon Kra, 1923, in-12, 224 pp, traduction de Benoist-Méchin, une photo de l'auteur en uniforme en frontispice, tiré sur papier vélin, broché, dos recollé, état correct (Coll. de la Revue Européenne)
Ecrit en campagne, devant Verdun, au printemps 1916, "Opfergang" paru en 1919, fut en 1923 le premier livre allemand relatif à la guerre à avoir été traduit en français sous le titre "Verdun". Il est probable qu’en France seuls les lecteurs de Romain Rolland savent encore de nos jours qui est Fritz von Unruh, dont le livre – « une des œuvres capitales de la guerre », disait Alexandre Vialatte – connut à sa sortie dans son pays d’origine un retentissement certain. Le livre raconte la vie d’une compagnie d’infanterie dont l'auteur évoque avec un lyrisme ardent les atroces souffrances. Mais une fois "Verdun" écrit, à savoir en juin 1916, son texte, bien que très patriotique, sera interdit de publication et, quand l’éditeur, immédiatement après la guerre, voudra le publier à la fois dans une version remaniée et dans un tout autre contexte, il n’en reprendra pas le titre, qui rappelait trop la défaite, choisissant Opfergang (holocauste) alors que « Verdun » était bien le titre primitif.
Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien.
Armand Colin, 2019, gr. in-8°, 160 pp, préface de Jacques Le Goff, broché, couv. illustrée, bon état
Cofondateur, en 1929, de la revue Annales, le grand historien Marc Bloch fut une des victimes de Klaus Barbie. Fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), près de Lyon, il laissait inachevé un ouvrage de méthodologie, Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien – sous-titré dans son plan le plus ancien ou Comment et pourquoi travaille un historien –, qui fut publié en 1949 par Lucien Febvre. L’édition ici présentée de l’ouvrage posthume de Marc Bloch est celle que son fils aîné, Étienne Bloch, livrait il y a vingt-cinq ans : le texte y apparaît dans son intégralité et sans modification aucune. On découvre dans ces pages l’œuvre dans sa forme intégrale et cette œuvre prenant forme, le travail d’un homme la construisant et d’un historien affirmant l’intérêt de l’histoire, légitimant une science historique, définissant des pratiques, des objectifs, une éthique, son « métier ». On y redécouvrira aussi la modernité de cette réflexion, du regard porté sur l’histoire, cette « science en marche », cette « science des hommes dans le temps », grâce auquel se fonde l’espoir que « les sociétés consentiront enfin à organiser rationnellement, avec leur mémoire, leur connaissance d’elles-mêmes ». — « Ce livre inachevé est un acte complet d’histoire ». (Jacques Le Goff)
Histoire des polices en France de l'Ancien Régime à nos jours.
Nouveau Monde éditions, 2011, fort in-8°, 768 pp, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Combinant histoire longue et histoire immédiate, ce livre propose la première synthèse globale des polices sur trois siècles, couvrant leurs principales missions : l’ordre public, la police criminelle et la police politique. De la création de la lieutenance de police par Colbert et Louis XIV en 1667 au récent rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l’Intérieur, en passant par la création de la Police Nationale par Vichy au printemps 1941 et le rattachement de la préfecture de police à la Police Nationale par de Gaulle en 1966… tout montre l’attention extrême de tous les régimes pour un instrument qui semble inséparable du politique. Malgré l’image courante d’une institution purement étatique et centralisée, l’ouvrage s’attache à décrire un monde pluriel, traversé de concurrences séculaires entre le privé et le public, le local et le national (voire l’international), le civil et le militaire, les amateurs et les professionnels. C’est l’histoire de toutes ces polices, de leurs rapports délicats avec le pouvoir, de leurs réformes et de leurs missions, des fantasmes et des sentiments contradictoires qu’elles suscitent qui constitue l’objet de cet ouvrage sans précédent. — Jean-Marc Berlière, historien, professeur émérite à l'université de Bourgogne, et René Lévy, sociologue et directeur de recherches au CNRS, tous deux chercheurs au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), étudient l'objet « police » depuis trente ans et lui ont consacré de nombreux ouvrages et articles.
Chronique d'une France occupée. Les rapports confidentiels de la gendarmerie 1940-1945.
Michel Lafon, 2008 gr. in-8°, 733 pp, repères chronologiques, broché, couv. illustrée, bon état
Pendant cinq ans, de la défaite de juin 1940 à la capitulation allemande de mai 1945, les gendarmes ont été les greffiers de ces temps troublés. Déportations, maquis, marché noir, crimes de guerre ou épuration sauvage : ils ont observé des Français embringués dans la pièce tragique qui se jouait des terrils du Nord aux montagnes corses, de la Manche aux Alpes, des forêts du Jura aux pinèdes des Landes. Eux-mêmes ont arrêté. Certains ont résisté. Ces milliers de rapports confidentiels, rédigés au jour le jour, portent la marque du temps. Dactylographiés, couchés sur du mauvais papier, ils ont jauni. Mais les événements qu'ils consignent réveillent une mémoire toujours à vif. Au terme de plus de soixante ans de sommeil, ces archives offrent un témoignage saisissant et inédit de la France sous l'Occupation.
Alexandre.
Fayard, 1994, in-8°, 578 pp, 8 pl. d'illustrations hors texte, 10 cartes et plans, repères chronologiques, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
"Les ouvrages sur Alexandre ne manquent pas. Mais celui de M. Faure mérite, parmi eux, une place à part. Il frappe d'emblée par l'originalité de sa conception. En effet, les sept chapitres qu'il comprend sont, en quelque sorte, des variations sur un seul et même thème : la vie du conquérant. Celle-ci, vue d'abord comme une succession de faits (pp. 25-141), donne ensuite lieu à différentes enquêtes ; sur sa personnalité et son caractère (pp. 143-207) ; sur les modalités et les avatars de son héroïsation (pp. 209-276) ; sur la position des moralistes anciens, qui faisaient plutôt de lui un anti-héros (pp. 277-336) ; sur sa divinisation, son assimilation à Dionysos, son entrée dans le mythe et la religion (pp. 337-395) ; sur la valeur de symbole que peut lui reconnaître le sociologue (pp. 397-466) ; sur les formes prises par son action créatrice (pp. 467-513). De nombreux points reviennent de chapitre en chapitre, mais sans redondance, à chaque fois sous un nouvel éclairage. Ainsi en est-il, entre autres (voir le tableau récapitulatif p. 469), de la mort d'Alexandre, pour laquelle sont proposées sept explications : paludisme, empoisonnement, delirium tremens, apothéose, épuisement, accident. Remarquable par sa structure, l'étude l'est également par la grande richesse de sa documentation. M. Faure joint à une profonde connaissance des témoignages littéraires, même orientaux, une compétence d'épigraphiste et d'archéologue professionnel. Des références précises et des cartes sont fournies partout où il en faut ; des notes, souvent copieuses, viennent s'y ajouter pp. 518-546, après une table chronologique (p. 517), avant une « bibliographie générale » (pp. 547-552) et un index des noms propres (pp. 555-574). C'est dire que l'appareil scientifique ne fait pas défaut dans cet ouvrage, si bien fait cependant pour la lecture. Car il se lit avec autant de plaisir que d'intérêt – vertu d'une langue claire et ferme, mise au service d'une pensée qui ne l'est pas moins." (Jules Labarbe, L'Antiquité Classique, 1987)
En Amérique. [1] De New-York à la Nouvelle-Orléans. [2] De San Francisco au Canada.
P., Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle éditeur, 1904-1905, 2 vol. in-12, 420 et 564 pp, pas de mention sur le volume New York (édition originale 1904 sur papier courant : il y a eu 25 ex. numérotés sur Japon) et mention de 4e mille en page de titre pour le volume San Francisco (mais année de l'originale 1905), index analytique des 2 volumes (24 pp) à la fin du deuxième, reliures demi-percaline verte, dos lisse avec pièce de titre basane havane, fleuron et double filet dorés en queue (rel. de l'époque), bon état
Volume 1. De New-York à la Nouvelle-Orléans : Premières impressions - L'hôtel Waldorf-Astoria - Petites notes et croquis - Le football (américain) - L'éveil belliqueux - Boston - Philadelphie - Les industries françaises menacées - Au théâtre - L'université d'Harvard - Comment les comptes se règlent, comment on se défend - La vie de campagne - Un drame de Mme Clarence Mackay - Il y a aussi des pauvres - La police privée (l'agence Pinkerton) - Un collège de filles (Smith College) - Keeley institute - Pittsburg - Cincinnati - Comment on voyage - La Nouvelle-Orléans (le carnaval, l'élément français) - Mœurs nègres - Position de la question nègre - A Tuskegee (l'école normale des nègres - Encore la question nègre. — Volume 2. De San Francisco au Canada : A travers le Texas et l'Arizona - Los Angeles - Plages de milliardaires - San Francisco - La ville chinoise (China-town) - La Californie - Le Lac Salé (les Mormons) - Histoire et doctrines du Mormonisme - Les Mormons (la polygamie) - Le chef des apôtres mormons - Conversation avec sept femmes mormonnes - Une école de Peaux-Rouges - Les chercheurs d'or - Une mine d'or dans le Colorado - Les Canyons - Denver - Pueblo - Kansas-City - Saint-Louis - Chicago - Les abattoirs de Chicago - Niagara - Les domestiques - La réclame - Les femmes - Choses ouvrières - Montréal et les Iroquois - Québec et les Hurons - Richesse du Canada - Ellis-Island - Dernières notes avant le retour.
L'Anti-France. Textes choisis par R. Treno et les lecteurs du Canard Enchainé.
Jean-Jacques Pauvert, 1962, pt in-8°, 154 pp, page de titre en rouge et noir, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état (Coll. Refus d'obtempérer). Édition originale
"Recueil fameux de textes choisis par les lecteurs du “Canard Enchaîné” et son rédacteur en Chef R. Tréno, "L'Anti-France" est une réponse cinglante au "mot" de Michel Debré qui qualifia ainsi l'opposition. Bien mal lui en a pris. Les 141 pages de citations vont échiner sans faiblir l'idée que seuls les gouvernants ont raison. Sabre et goupillon constituent deux des chapitres les plus fameux. ceux dévolus aux colonies et au régime présidentiel quasi monarchique ne sont pas mal non plus. Une plongée dans les écrits des "pères" de la démocratie mais aussi de ses détracteurs." (Mercure, 2014)
Visa pour l'Iran.
Gallimard, 1962, in-8°, 262 pp, 3 cartes hors texte, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état (Coll. L'Air du temps). Édition originale
Dès les premières lignes, l'auteur vous conseille vivement, si vous tenez à visiter l'Iran en touriste paisible, encombré d'appareils photographiques, de vous en référer au « Guide Bleu », dans lequel « les monuments et les paysages ont des notes comme les élèves d'un cours élémentaire : une, deux ou trois étoiles ». Mais si vous aimez les situations insolites, les personnages burlesques et tragiques, si vous voulez connaître le dessous des cartes, dans un pays où tous les jeux sont truqués par les plus subtils, les plus poétiques, les plus charmants tricheurs qu'ait portés la terre, si vous avez une âme de vagabond curieux, tendre et cynique, jamais pressé, alors Jean Lartéguy vous offre de vous prendre par le bras et de vous entraîner dans ce pays où il vécut deux ans quelque peu en marge des lois et des conventions. Du bazar de Téhéran aux mosquées d'Ispahan, de Tahiz aux frontières de l'URSS, du palais du Chah aux masures des révolutionnaires Tomdohs, il vous fera connaître ce peuple iranien, l'un des plus anciens et des plus attachants qui soient. Et vous aurez cette impression de vivre sans visa, en clandestin, dans ce pays où quelques tracasseries parfois se mêlent à une immense tolérance, comme cela arriva à l'auteur de ce livre, qui, un beau matin, s'aperçut que son visa était périmé de six mois. Mais commençons ce livre comme un de ces contes persans que l'on raconte encore au bazar : « Il était une fois, il était vraiment une fois un pays qui n'était pas comme les autres... mais pour le savoir, il fallait se mettre des lunettes d'une certaine couleur. Or, il n'en existait qu'une paire que le chef de la police tenait enfermée dans un coffre bardé de fer...» — "On reste confondu devant le livre de Jean Lartéguy, qui se dit une clé pour l'Iran. Tout d'abord, la manière dont l'auteur raconte l'histoire de ce pays est stupéfiante, car, tandis que les historiens les plus compétents hésitent même à avancer une hypothèse pour expliquer un certain nombre d'événements, tels le meurtre du général Razmara ou la chute du gouvernement Mossadegh, J. Lartéguy a composé avec assurance un véritable roman policier dont on ne peut jurer qu'il est totalement faux puisqu'on ignore la vérité, mais qui est presque toujours invraisemblable et contraire à toutes les informations sérieuses dont on dispose. Pour exaspérant que soit ce parti pris d'inventer, et de mal inventer l'histoire, il y a plus grave, c'est le « truquage » systématique de la réalité politique iranienne. Si le clergé chiite iranien, et surtout de troubles personnages comme le tumultueux mollah Kachani, portent certes de lourdes responsabilités dans la dégradation des mœurs politiques iraniennes, il n'est guère admissible de transformer le meurtre de Razmara haï de tout le peuple en une défaite du progrès devant la réaction, pas plus qu'il n'est admissible de soutenir la thèse du complot communiste de l'armée dans les années qui suivirent la chute de Mossadegh. Il y a derrière ces déformations systématiques, et qui vont toujours dans le même sens, un parti pris implicite aussi déplaisant que la position condescendante de J. Lartéguy à l'égard des Persans, « ces grands enfants » (p. 150), qui ressuscite tous les mythes les plus éculés de la « psychologie des peuples »..." (Hélène Carrère d'Encausse, Revue française de science politique, 1966)
L'Iran. Perse et Afghanistan.
Payot, 1951, in-8°, 336 pp, nouvelle édition refondue avec 18 cartes et 14 photos, biblio sommaire, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque géographique)
Table : I. Perse : Géographie – Préhistoire et protohistoire (-4000 à -800) – L'Empire Mède (-800 à -558) – L'Empire des Perses achéménides (-558 à -331) – Alexandre le Grand. Les Grecs séleucides. Les Parthes arsacides et la lutte avec Rome (-331 à 225) – L'Empire perse Sassanide (225 à 632) – L'Islam. Les califes. Le schisme Shiite et l'émancipation de la Perse (632 à 1220) – La Perse mongole (1220 à 1500) – La Perse persane. Les Séfévides (1500 à 1787) – La dynastie des Kadjars (1787 à 1925). La Perse et la guerre de 1914 – L'Iran. Reza Shah Pahlavi – La Perse actuelle. — II. Afghanistan : Géographie – Des origines à Alexandre le Grand – Hellénisme et Bouddhisme (de -300 à +500) – Les débuts de l'Islam (de 500 à 1200) – L'Empire mongol (1200-1747) – L'unité Afghane (1747-1901) – L'Indépendance (1901-1933) – L'Afghanistan actuel. — "M. R. Furon, qui a vécu de longues années dans le Moyen-Orient, a beaucoup écrit sur ces régions ; il nous donne aujourd'hui une refonte complète de deux de ses anciens ouvrages, épuisés. Selon la conception des volumes de cette collection, les vues historiques tiennent une large place entre une présentation physique, faite dans les limites administratives, et une mise au point des conditions politiques et économiques actuelles. Le plan est deux fois le même pour les deux États considérés. Les chiffres sont ceux de 1948-1949, parfois 1950. Le livre, dans l'ensemble précis mais un peu sec, prend un intérêt particulier en raison des événements actuels, certes, mais aussi parce qu'il ouvre sur l'Afghanistan, plus inconnu encore que la Perse, quelques aperçus intéressants." (Jacqueline Beaujeu-Garnier, L'information géographique, 1951) — "Le savant sous-directeur du Muséum national d’Histoire naturelle, M. Raymond Furon, avait antérieurement consacré à la Perse et à l’Afghanistan deux ouvrages qui sont épuisés depuis plusieurs années. Il les a fondus et complétés dans le présent volume. Alors que l’attention se porte plus que jamais sur l’Iran, il importe de connaître les populations de cette région dans leur histoire, leur développement, leur position d’aujourd’hui au milieu des activités européennes et asiatiques. C’est ce que l’on trouvera dans cette étude d’une très grande sûreté d’information et d’une parfaite clarté d’exposition. L’auteur présente le passé, mais c’est pour éclairer la situation présente, sur laquelle il s’arrête longuement, donnant des précisions sur les révolutions récentes qui ont, en quelques années, transformé ces États. Des cartes nombreuses accompagnent le texte de cet ouvrage, indispensable aujourd’hui à qui veut s’initier aux questions de l’Orient." (Revue Défense Nationale, 1952)
Les Etrusques commencent à parler.
Arthaud, 1961, in-8°, 466 pp, 20 héliogravures hors texte, 80 dessins de l'auteur dans le texte, biblio, index, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état
"La civilisation étrusque nous a livré un ensemble considérable de 9.000 inscriptions, sur lesquelles une trentaine de mots seulement avaient été déchiffrés ; mais l'on était resté jusqu'à présent dans l'ignorance, et de l'origine de ce peuple (oriental ou italique autochtone ?), et de la signification de sa langue... En associant la méthode comparative et la méthode combinatoire, Mayani a trouvé dans la langue albanaise la clé qui lui a permis d'interpréter de nombreuses inscriptions laissées par un des peuples les plus secrets de l'Antiquité. Ainsi se trouvent élucidés nombre de mots, qui apparaissent en harmonie avec la nature de la fresque ou de l'objet où ces mots sont inscrits; ils nous font pénétrer le milieu étrusque, aussi bien sur le marché que chez le médecin, le prêtre ou l'administrateur, et ils nous font comprendre le sens des paroles prononcées. Certes tout n'est pas devenu facile, mais le silence de la langue étrusque est désormais rompu, ce qui semblait mort est ramené doucement à la vie, tantôt avec une netteté stupéfiante, tantôt sous des aspects encore voilés et imprécis. La valeur d'un tel travail est considérable." (Max Vauthey, Revue archéologique du Centre de la France, 1962)
Itinéraires de la Grèce continentale.
Arthaud, 1961, gr. in-8°, 273 pp, 82 photographies, dont 56 de l'auteur, et 17 dessins originaux au pinceau par Amandine Doré, 2 cartes dépliantes en couleurs in fine, index des noms cités, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état
"Avec quel meilleur guide que M. A. t'Serstevens pourrait-on parcourir les Itinéraires de la Grèce continentale, en un in-octavo enrichi de dix-sept dessins originaux d'Amandine Doré, quatre-vingt-deux photographies et deux cartes de la Grèce continentale et insulaire ! L'Acropole, les musées, les églises byzantines d'Athènes, Corinthe, Mycène, Epidaure, Sparte, Lagadia, Olympie sont les étapes décrites par l'auteur dans sa randonnée à travers le Péloponèse. Chéronée, l'emplacement présumé des Thermophyles, Volos, le mont Pélion, Salonique, le mont Athos, Igouménitza et Delphes celles de son itinéraire de la Sterea Hellas. Quant à la Thrace, elle a droit à un chapitre à part. Evoqués par la plume de cet excellent écrivain, les sites et vestiges de l'art grec dont il parle sont reproduits par des héliogravures qui permettent des confrontations attachantes." (André Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1962)
Naples, Pompei, Herculanum. Promenades en Campanie.
Arthaud, 1962, in-8°, 273 pp, traduit de l'italien, préface de Jacques Heurgon, 38 héliogravures et une carte dépliante hors texte, tiré sur papier bouffant Vercors, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état
"Comme le note M. Jacques Heurgon dans sa préface à cette traduction du livre estimé de M. Maiuri, “Passeggiate Campane”, c'est une chance pour le public français cultivé d'avoir directement accès à ces promenades en Campanie, sous la direction de celui à qui Herculanum doit sa résurrection ; toutes les antiquités campaniennes ont d'ailleurs bénéficié de l'énergie indomptable d'un savant, amoureux de cette région enchanteresse. Mais la surprise de cet ouvrage se découvre au fil d'une prose admirable, dont la traduction n'a pas trahi la luminosité. Le luxe de l'édition, la netteté des héliogravures et de la carte font honneur à une maison d'édition qui a pu mettre cet ouvrage à la portée de toutes les bibliothèques, tant privées que publiques." (Jean-G. Préaux, Latomus, 1962) — "Le Professeur Maiuri est sans contredit la plus haute autorité scientifique en ce qui concerne les antiquités campaniennes" (Jacques Heurgon), région riche entre toutes des apports des quatre civilisations, étrusque, italique, grecque et romaine.
Le grand espoir du XXe siècle. Édition définitive.
Gallimard, 1963, in-12, 372 pp, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état (Coll. Idées)
"Peu de théories ont été aussi rapidement confirmées par les faits que celles du professeur Fourastié. Lorsque sa première édition est parue il y a une dizaine années, il s'agissait une hypothèse. Aujourd'hui, “Le grand espoir du XXe siècle” est déjà un classique, traduit et lu dans le monde entier. L'auteur expose quel avenir il envisage pour l'homme-consommateur- producteur dans une économie où la production se trouve constamment réorientée par le progrès technique. La productivité étant le point de rencontre économique de l'homme avec le progrès économique, elle est la clé de voûte de l'ouvrage. Avec une grande originalité, l'auteur nous familiarise avec les servitudes du progrès sur le capital, la mentalité de l'ouvrier, et l'épargne. Le style fort clair devient souvent attrayant grâce aux nombreux exemples d'histoire économique qui remontent jusqu'au début du XIXe siècle. Les États-Unis, la France, la Suède et la Chine illustrent, le plus souvent, les démonstrations de l'auteur. Partant de la constatation troublante que « si le progrès technique n'était pas intervenu, aucun des phénomènes économiques contemporains ne se serait produit », il devient passionnant de découvrir, grâce à Jean Fourastié, comment le progrès technique conditionne les principaux phénomènes économiques. En premier lieu, il analyse les migrations de la population active et introduit dans la théorie économique la notion de « période transitoire ». Plus facile à définir qu'à déterminer, elle constitue un outil précieux pour l'observateur du long terme. En matière de prix, les lacunes de la théorie des prix sont comblées quand on introduit le progrès technique dans le raisonnement. « Le prix réel de vente varie comme l'inverse du rendement du travail » lorsqu'on élimine le facteur monétaire qui pourtant, lui aussi, varie différemment selon les secteurs économiques et selon l'espace. Avec la même clairvoyance, l'auteur analyse ensuite le chômage, les crises économiques, le commerce extérieur et l'équilibre mondial en se référant au progrès technique comme facteur non pas déterminant mais prépondérant de leur évolution séculaire. Certains théoriciens regretteront sans doute l'absence totale de référence aux phénomènes monétaires dans les chapitres relatifs aux prix, aux crises économiques et au chômage. On peut craindre, en effet, qu'une explication de la vie économique moderne en termes strictement réels ne soit trop schématique. On retrouve dans la troisième partie les préoccupations de l'expert des problèmes de la population, de la famille et de la main-d'œuvre. Jean Fourastié replace en effet l'économie devant sa cause finale : l'homme, en abordant les problèmes de niveau de vie et en dégageant une notion nouvelle, celle de « genre de vie ». Le grand public sera séduit par cette optique humaniste, tandis que l'économiste sera convaincu que cet ouvrage très original apporte une remarquable contribution à la théorie économique contemporaine." (Michèle Saint Marc, Revue économique, 1964)
La Police.
Gallimard, 1973, in-8°, 199 pp, broché, couv. rempliée, bande éditeur conservée, bon état
François Buloz et ses amis. La Revue des Deux-Mondes et la Comédie-Française.
Firmin-Didot, 1930, in-8°, 389 pp, nouvelle édition revue, une gravure hors texte, index, broché, bon état (François Buloz et ses amis, II)
Les Vaincus de la Libération. L'épuration en Europe occidentale à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Laffont, 1964, in-8°, 423 pp, biblio, broché, couv. à rabats, soulignures stylo, état correct (Coll. L'Histoire que nous vivons)
Les lendemains de la victoire alliée ne furent pas pour tous des « lendemains qui chantent » : partout l'épuration a immédiatement suivi la Libération. C'est l'histoire des réprouvés de 1945 – les « vaincus de la Libération » que Paul Sérant a entrepris d'écrire. L'auteur évoque les conditions dans lesquelles fut conduite l'épuration, non seulement en France et dans les autres pays ayant connus l'occupation, mais aussi en Grande-Bretagne et dans les pays de l'Axe. Il examine les origines, les aspects insurrectionnels, les aspects officiels et les conditions d'un apaisement. — "M. Sérant nous montre en quelque sorte l’envers de la libération en présentant l’histoire de la répression qui l’a suivie." (Le Monde diplomatique)
Les Européens et les autres. De Cortés à Washington.
Armand Colin, 1975, gr. in-8°, 367 pp, cartes et tableaux, biblio, glossaire, chronologie, quelques soulignures crayon, broché, état correct (Coll. U)
Le Monde et l'Europe, du XVIe au XVIIIe siècle : ce sont les grandes découvertes, les migrations des aventuriers blancs et des esclaves noirs, la première ruée vers l'or, la lutte pour la domination des mers, l'élan des conquêtes de marchés et des expéditions scientifiques, les mythes du Bon Sauvage et du Sage chinois, l'apogée d'une civilisation transatlantique fondée sur le système de la plantation, des acculturations spirituelles, artistiques et alimentaires qui dessinent le profil du monde moderne. Des Conquistadores aux Insurgents, des cosmographies merveilleuses héritées du Moyen Age à l'investigation méthodique de la sphère terrestre enfin circonscrite au siècle des Lumières, voilà trois siècles où mouvements des capitaux, structures économiques et sociales, mentalités, pouvoirs politiques sont profondément modifiés. Les acteurs de ce "drame qui a pour scène l'univers", ce sont les découvreurs et les colons, les coureurs des bois et les révoltés du Bounty, les jésuites missionnaires et les dissidents des églises protestantes, mais aussi les épices et le sucre, le maïs et le riz, le thé et le café, la soie et le coton, la peste et la syphilis. Grand sujet... mais que de questions ! Pourquoi la Chine se détourne-t-elle au XVIIe siècle de l'aventure maritime ? Pourquoi le Far East de la Russie, la Sibérie, est-il plus lentement occupé que le Far West américain ? Pourquoi la traite des Noirs et l'esclavage prennent-ils fin si lentement ? Quels sont les effets de ces immenses mouvements de population sur les équilibres démographiques des vieux empires et des "nouveaux" pays ? Pourquoi enfin la prédominance – et à quel prix ! – de l'Europe ?
Les Soldats de l'an II.
Club Français du Livre, 1959, in-8°, 298 pp, 9 gravures, biblio, reliure pleine toile brique décorée de l'éditeur, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Edition originale, numérotée
"Il s'agit d'un exposé reposant sur une connaissance solide et critique des principaux ouvrages, une suite en sept étapes qui conduit de l'armée de l'Ancien Régime à l'armée de l'an II, pour retomber ensuite à celle de l'an III. Cette démarche évoque les travaux de Mathiez, Lenoir et A. Soboul lui-même ; avec cette supériorité que l'auteur connaît à fond les sans-culottes et qu'il a utilisé des travaux récents. Il suffit de constater la clarté et la justesse des lignes générales pour en conclure qu'on trouve en ce livre une excellente introduction à l'étude des armées de la Révolution." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française) — "... On voit le grand intérêt de cet ouvrage. Tantôt rassemblant avec bonheur des éléments connus, tantôt apportant sur le comportement du soldat de l'An II des vues neuves, Albert Soboul a fait revivre des types d'hommes dont il ne dissimule ni les faiblesses ni les défauts, mais qui, malgré les profondes différences provenant de leurs origines régionales ou professionnelles, se sont trouvés conscients des mêmes nécessités et ont été animés par le même patriotisme. Compte tenu des lacunes de nos connaissances, que seules des études d'ensemble sur les contrôles de troupes pourraient réduire, Albert Soboul a présenté une synthèse brillante qui invite à la réflexion et suscitera, espérons-le, de nouvelles recherches, car débarrassés de la légende et ramenés à leurs proportions humaines, les soldats de l'An II restent de fort émouvantes figures." (André Corvisier, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1961) — Table : L'armée d'Ancien Régime ; La Garde nationale (1789-1791) ; Les Volontaires (1791-1792) ; La levée en masse (1793) ; La mobilisation matérielle (1793-1794) ; L'armée nationale révolutionnaire (1793-1794) ; L'armée en l'an II.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1972.
PUF, 1973, gr. in-8°, 445 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1972 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1972 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
Les Sentinelles du soir.
Les Arènes, 1999, in-8°, 203 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"J'ai voulu rassembler tout ce qui, en moi, avait résisté au temps. Chacun avance avec quelques idées que le destin transforme et bouscule. Des certitudes nous quittent. D'autres mystères nous habitent. Après avoir vécu tout et le contraire de tout, certaines blessures brûlent encore comme si on les frottait de sel. Mais d'autres ombres, d'autres silhouettes, veillent en silence. Je les appelle les sentinelles du soir. Elles m'aident à vivre. Au Vietnam, à chaque saison, les paysans repiquent le riz. C'est en pensant à eux que nous avons écrit ce livre avec Laurent Beccaria. Ces pages n'ont de sens que si d'autres hommes et d'autres femmes trouvent parmi elles quelques graines pour les replanter ailleurs." — Résistant, déporté, officier de la Légion étrangère, Hélie de Saint Marc est un témoin des déchirures de l'Histoire récente de notre pays, de l'Occupation à la guerre d'Algérie, en passant par la grande passion indochinoise. Depuis la parution de ses mémoires, Les Champs de braises, prix Femina essai, il a donné plusieurs centaines de conférences en France et à l'étranger.
Histoire de Paris.
Payot, 1926, in-8°, 509 pp, un plan dépliant hors texte, biblio, broché, bon état (Bibliothèque historique)
La Mort d'Adolf Hitler. « L'énigme enfin résolue ».
Plon, 1969, in-8°, 238 pp, traduit par R. Jouan, préfaces d'Alain Decaux et Karl Heinz Janssen, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette, bon état
"Le dernier acte de Hitler – son suicide, le 30 avril 1945, alors que, dans Berlin, les troupes soviétiques se rapprochaient de son bunker – a été aussi son ultime acte identitaire, et des batailles féroces ont été livrées autour de son cadavre et de ce qu'il peut nous apprendre sur lui. Les résultats de l'autopsie pratiquée par les Soviétiques ne furent révélés qu'en 1968, dans un livre – La Mort d'Adolf Hitler – d'un journaliste russe, Lev Bezymenski. Les médecins soviétiques rapportèrent avoir trouvé sur les mâchoires brûlées du dictateur les débris de verre provenant d'une capsule de cyanure, ce qui les avait conduits à penser que le décès était dû au poison. Sur la base de ce rapport et d'un récit attribué au valet de Hitler, Heinz Linge, qui se trouvait devant la porte de la chambre, Bezymenski affirme que le dictateur est mort non pas en héros, mais en lâche : il aurait brisé une ampoule de cyanure, puis, la chose faite, Linge serait entré dans la chambre et lui aurait tiré une balle dans la tête afin de donner l'illusion que le Führer avait connu le sort d'un soldat. Mais une bonne partie de ce qu'a livré ce rapport depuis sa publication, en 1968, a contribué à le rendre suspect en lui conférant l'allure d'un document plus politique que médical. C'est le cas de l'autre "révélation" controversée qu'il rapporte : les médecins n'auraient pas retrouvé trace du testicule gauche dans le corps partiellement brûlé de Hitler. Il pourrait s'agir d'une invention grossière visant à le discréditer un peu plus : le testicule serait ainsi la preuve objective du manque de virilité auquel les Soviétiques ont imputé son mode de suicide..." (Ron Rosenbaum, L'Express, 1998)
Nicolas II. La Transition interrompue. Une biographie politique.
Fayard, 1996, in-8°, 552 pp, 4 cartes, sources et biblio, généalogies, index, reliure souple éditeur illustrée lég. abîmée, bon état
Le règne du dernier empereur de Russie a-t-il marqué l'inexorable déclin d'un régime ne pouvant déboucher que sur une rupture violente et radicale – celle d'octobre 1917 – ou bien recelait-il les éléments d'une transition interrompue ? S'attachant au destin du dernier tsar de Russie, l'ouvrage soulève une multitude de questions. Plus que tout autre, Nicolas II, héritier des réformes d'Alexandre II, a œuvré pour la modernisation de son pays, apportant des changements profonds à l'Etat, à la société et à l'économie russes. L'échec et la révolution étaient-ils alors inscrits dès le départ dans le processus de modernisation ? Faut-il accepter l'idée défendue par certains historiens que toute tentative de réforme est en Russie condamnée à ouvrir la voie à la barbarie ? Ou bien peut-on regarder le stalinisme puis la stagnation néostalinienne comme une funeste parenthèse ? Tel sont les thèmes sous-jacents de cette chronique et analyse du règne de Nicolas II.
Venise, une république maritime.
Flammarion, 1985 gr. in-8°, 660 pp, préface de Fernand Braudel, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, 11 cartes, notes bibliographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre retrace l’histoire de la ville de Venise depuis sa lente émancipation de la domination byzantine jusqu’à la chute de la République et la perte de l’indépendance à la fin du XVIII siècle. L’auteur a choisi de donner dans son étude la plus large place aux aspects financiers, économiques, commerciaux, industriels et à tout ce qui touche aux affaires maritimes. Selon lui, Venise, République maritime, a dû sa puissance et sa gloire au fait de s’être tournée vers la mer, et d’avoir avec constance, cherché à y affirmer sa suprématie ce qui lui permit de se livrer avec succès au commerce international. L’auteur n’a pas non plus négligé les autres aspects de la cité des doges que ce soit son cadre géographique et démographique, ses institutions politiques, sa diplomatie ou sa production artistique. — "Une grande synthèse d'histoire vénitienne ... qui présente Venise de ses débuts jusqu'à la chute de la République, en 1797." (F. Braudel) — "Voici enfin la vaste synthèse qui manquait depuis très longtemps sur la vie de l'Etat vénitien. Une excellente bibliographie montre combien l'auteur a su mettre à profit les meilleurs travaux existants, tout en les dominant dans un ouvrage d'ensemble grâce à son expérience de grand historien et de spécialiste inégalé du sujet." (Annales ESC, Le Choix des Annales)
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1964.
PUF, 1965, gr. in-8°, 465 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1964 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1964 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1965.
PUF, 1966, gr. in-8°, 503 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1965 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1965 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1966.
PUF, 1967, gr. in-8°, 445 pp, chronologie, index, reliure éditeur, bon état
Toute l'histoire de la France en 1966 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1966 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1967.
PUF, 1968, gr. in-8°, 452 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1967 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1967 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1969.
PUF, 1970, gr. in-8°, 452 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1969 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1969 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1971.
PUF, 1972, gr. in-8°, 452 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1971 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1971 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
Talleyrand aux États-Unis, 1794-1796.
Perrin, 1976, fort in-8°, 671 pp, 32 pl. de gravures hors texte, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état, envoi a.s.
"Le prince Michel Poniatowski comptait Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au nombre de ses ancêtres, fusse en ligne non officielle : l’arrière-grand-mère paternelle de Michel Poniatowski était elle-même arrière-petite-fille de Talleyrand par le comte de Flahaut et le duc de Morny (voir Gérard de Villeneuve, Les Giscard d’Estaing, 1975)." (André Beau) — "Le seul livre qui traite de la période d'exil de Talleyrand aux États-Unis est celui de Michel Poniatowski,. C'est un livre assez bien écrit mais un peu superficiel et on peut se demander s'il valait la peine de consacrer tout un livre à ce sujet." (Philip G. Dwyer, Revue du Souvenir Napoléonien, 1996)
La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire.
Hachette, 1977, in-8°, 351 pp, préface de Raymond Bloch, biblio, biblio complémentaire établie par Raymond Bloch, broché, couv. illustrée, bon état
Jérôme Carcopino recrée dans ces pages la Rome de la fin du 1er siècle, capitale d'un monde qui semble conquis et pacifié pour toujours. Dans le prestigieux décor de la ville de marbre voulue par Auguste, l'on assiste aux principaux moments de la journée des Romains : lever, toilette, occupations professionnelles, repas, fêtes... Le théâtre, le cirque, les thermes, qui tenaient tant de place dans leur vie, y sont reconstitués dans leur atmosphère de plaisir ou de joie cruelle. Époque charnière où, sous l'influence des mystiques orientales, s'estompent les traditions de la Rome ancienne, tandis que le christianisme s'infiltre dans cette société orgueilleuse que minent déjà les facteurs de décadence...
Journal d'une mère de famille Pied-Noir. Alger 1960-1962.
L'Esprit Nouveau, 1962, gr. in-12, 239 pp, avant-propos de Louis Rougier, broché, bon état. Édition originale, envoi a.s.
Émouvant témoignage sur la vie à Alger dans cette période troublée. Les derniers jours de l'Algérie française vu par le petit peuple d'Alger au travers des manifestations, des combats de l'OAS et de la vie de tous les jours jusqu'à l'exil et l'arrivée en Métropole. — "Un témoignage, une stèle, un message, mais aussi un acte d'accusation, tel est ce livre, le plus humain, le plus poignant, le plus beau que l'on ait écrit sur le drame de l'Algérie perdue." (Louis Rougier) — Francine Dessaigne, née en Dordogne, arrive en Tunisie avec ses parents en 1930. Elle fait ses études au lycée Armand Fallières où elle passe le baccalauréat. Son mariage avec un ingénieur, Jean Dessaigne, la conduit de Tunis en Algérie en janvier 1946. De chantier en chantier, pendant seize ans, ils participent au développement technique et économique du Pays dans le cadre d'Électricité et Gaz d'Algérie. Ils apprendront à connaître ce pays et à l'aimer. Quatre enfants, tous pieds-noirs, l'attachent définitivement à cette terre où elle ne possède rien. C'est douloureusement comme tous les autres qu'elle va vivre l'Exode en 1962. Elle ramène son « Journal » né de son angoisse de chaque instant fixée au jour le jour. Elle témoigne simplement de la vie quotidienne des familles à Alger pendant les deux dernières années de l'Algérie française.
Histoire philosophique de la Révolution de France depuis la première Assemblée des Notables jusqu'à la paix de Presbourg. Cinquième édition, revue et corrigée par l'auteur.
P., Belin, Volland, Bossange, Masson et Besson, Arthus-Bertrand, Belin fils, 1807, 10 vol. in-8°, xlvi-391, 448, 442, 442, 431, 446, 454, 468, 470, 135 et 258 pp, reliures demi-basane brune, dos lisses ornés de fleurons, motifs et filets guillochés dorés, pièces de titre et de tomaison vermillon et noir (rel. de l'époque), reliures lég. frottées, qqs épidermures et coiffes arasées, bon état. Peu courant
Édition la plus complète, revue et remaniée par l'auteur. Exemplaire bien complet du “Supplément à l’Histoire philosophique de la Révolution de France, depuis le traité de paix définitif d’Amiens, jusqu’à la paix de Presbourg avec l’Autriche, et à celle de Paris avec la Russie” par J. F. André. P., Belin, Volland, Bossange..., 1806, 258 pp., qui est relié à la suite du dernier volume. En appendice au tome I, on trouve une liste des notables convoqués en 1787 avec les titres qu'ils portaient alors et une liste alphabétique des députés à l'Assemblée constituante.— "Il est le plus ancien historien de la Révolution, et c'est lui qu'il faut consulter si l'on veut avoir une idée des salons du Directoire et de la politique panachée qu'on y menait. Desodoards avait pu consulter déjà les mémoires de Dumouriez, ceux de Louvet, de Meilhan, de Garat, et l'Appel à l'Impartiale postérité de Mme Roland". (Boursin et Challamel, Dictionnaire de la Révolution française, p. 259).
Histoire de l'éducation des femmes en France.
P., Didier et Cie, s.d. (1883), 2 vol. in-12, 441 et 466 pp, cartonnages bradels toile carmin décorés de l'éditeur, dos lisses avec titres dorés et décor à froid, qqs rousseurs, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française)
"Cette substantielle étude, bien que fondée sur une connaissance très précise des documents et des faits, n’est point exclusivement une œuvre d’érudition, mais plutôt de philosophie. En étudiant époque par époque, non pas seulement ce qu’ont écrit sur l’éducation féminine tous les pédagogues de profession, mais encore ce qu’ont dit et pensé des femmes, de leur nature, de leur destinée, les hommes d’Etat, les théologiens, les philosophes, les historiens, les moralistes, les poètes, y compris les femmes elles-mêmes, « qui ont bien voix au chapitre dans leur propre cause », M. Rousselot nous semble s’être proposé d’apporter ses éléments de solution à l’un de ces redoutables problèmes que notre dix-neuvième siècle a du moins le mérite de poser : celui du vrai rôle de la femme dans les sociétés modernes. Il faut lire les deux volumes de M. Rousselot, le premier commençant avec la civilisation chrétienne, pour s’arrêter à Fénelon et au traité de l'Éducation des filles, le second comprenant le reste du dix-septième siècle, le dix-huitième, où l’auteur distingue comme deux courants contraires dans l’éducation des filles : l’éducation de couvent, l’éducation monastique, et l’esprit séculier de nos sociétés contemporaines, qui se dégage de plus en plus à partir de la Révolution..." (Revue pédagogique, 1883)
L'Essor des marines de guerre européennes (vers 1680-vers 1790).
SEDES, 1997, gr. in-8°, 298 pp, qqs gravures et cartes, tableaux, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
On connaît mieux les batailles navales et les amiraux que les ports, les vaisseaux et leurs équipages. Les deux auteurs proposent d'inverser l'approche traditionnelle de l'histoire de la marine de guerre au moyen d'une nouvelle démarche combinant le quantitatif et le qualitatif. Il s'agit de montrer le cheminement technologique, mais aussi économique et culturel, qui conduisit à l'émergence, au cours des années 1650-1680, puis à l'essor des flottes de combat dans l'Europe des Lumières. Ces flottes sont devenues les instruments très élaborés d'une politique de prestige et de puissance au service des souverains, les vecteurs d'une véritable « force de frappe » déjà capable, vers 1760, d'intervenir partout dans le monde, de la mer de Chine aux Caraïbes, et du Spitzberg aux Malouines... Mais cette modernité se conjuguait avec le respect très conservateur des savoir-faire traditionnels qui remontaient aux premières navigations hauturières et aux chantiers ancestraux des maîtres d'hache. Les problèmes de mise en oeuvre des flottes et de mobilisation navale sont abordés aussi concrètement que possible : comment un vaisseau de ligne est construit et armé ; qu'est-ce que la gestion d'un port-arsenal, la logistique, le recrutement des équipages ; qu'est-ce qu'un matelot trouve dans sa gamelle, comment il travaille et se divertit. Ce livre est conçu dans une perspective largement européenne et comparative, qui propose des synthèses et des séries statistiques souvent inédites. L'étude du développement des marines de guerre montre des convergences certaines, au plan des techniques de la marine en bois et de l'organisation de la vie à bord des grands voiliers. Elle révèle aussi des divergences et des écarts : le long duel franco-anglais, cette seconde « guerre de Cent ans », ne peut se comprendre si l'on ne possède pas les courbes et les statistiques montrant en parallèle l'évolution de la Royale et la Navy, que le lecteur trouvera réunies dans ce livre. C'est pourquoi le mot « marine » s'écrit ici au pluriel : « les marines ».
L'écriture inventive (entre la voix d'Orphée et l'intelligence de Palamède).
dans Critique, 1986, in-8°, 10 pp, broché, bon état (Critique, n° 475, 1986, pp. 1225-1234)
Annuaire de la 1ère D.F.L. : La Première Division Française Libre et ses unités dans la guerre 1939-1945.
P., Publication de l’Amicale de la 1ère D.F.L., s.d. (1972), in-4°, (554) pp, pagination multiple, photos en noir dans le texte, une carte et une double pages d'insignes en couleurs, 20 cartes volantes du périple D.F.L. et des campagnes sous pochette in fine, cartonnage toilé blanc de l'éditeur, bas du dos lég. abîmé, bon état. Bien complet du disque vinyl 45 tours "Les Marches de la 1ère D.F.L."
"Les anciens de la 1ère D.F.L. peuvent être fiers d’avoir réalisé sous la direction de leur président M. Guillaumet. ce magnifique ouvrage de plus de cinq cents pages comportant de nombreuses illustrations, des reproductions de documents, le tableau en couleurs des insignes et un enregistrement des principales marches de cette grande unité qui, comme l’a écrit le général de Gaulle en 1946 « a su faire un des plus beaux morceaux de notre grande histoire ». En effet, on la trouve en totalité ou en partie sur tous les champs de bataille de l’épopée de la France Libre ; l’Erythrée, la Libye, le Moyen-Orient, la Tunisie, l’Italie, la Provence, les Vosges, l’Alsace furent les étapes de son glorieux périple qui se termine en avril 1945 sur l’Authion dans les Alpes-Maritimes. Autre caractéristique de cette division : la diversité de son recrutement et de ses unités avec les légionnaires de la 13e Demi Brigade, les tirailleurs noirs des Bataillons de Marche du Tchad et du Congo, les Nord-Africains du 22e BNA, les « marsouins » du Régiment d’infanterie de marine du Pacifique, les Antillais des Forces Terrestres Anti-Aériennes, les fusiliers marins devenus cavaliers blindés, les résistants du 1 Ie Cuirassiers de la campagne de France. L’historique détaillé de chacune des unités de la division retiendra l’attention de tous ceux qui s’intéressent à la Deuxième Guerre Mondiale car il est complété par des témoignages vécus et par des biographies écrites le plus souvent par le général Koenig, peu de temps avant sa disparition en 1970. Cet ouvrage collectif constitue le plus solennel hommage rendu à la mémoire des 4.000 morts au champ d’honneur de la 1ère D.F.L. et à la valeur de tous ceux qui ont combattu dans son sein, envers et contre tout, pour la victoire finale." (Revue historique des Armées, 1972) — "Sous le titre bien modeste d'annuaire, ce grand ouvrage s'ouvre sur le portrait du général de Gaulle, chef de la France libre, à la mémoire de qui ce travail est dédié par M. Pierre Messmer, ancien de la Division, et se clôt sur la vingtaine de clairs croquis montrant les milliers de kilomètres parcourus, du sable à la neige, de l'Afrique aux Vosges, par cette prestigieuse troupe. Il prend une place, et non des moindres, parmi les livres de base, essentiels, qui retracent la Grande Épopée de 1939-1945, comblant ainsi une lacune regrettable et gênante ; il n'y avait pas en effet jusqu'alors d'étude assez complète sur les hommes et les actions de la première D.F.L. Nous disposons maintenant d'un instrument de travail de premier ordre comprenant aussi bien de courtes monographies des généraux ayant commandé la Division : Legentilhomme, de Larminat, Koenig, Brosset, Garbay, que les listes des cimetières, nécropoles et monuments avec photographies jalonnant l'Afrique et l'Europe, celles des morts – presque 4.000 – par unité avec les numéros des tombes, celles des Anciens avec leurs adresses. Le chapitre intitulé « Les Faits principaux de la dernière guerre dans le monde, en France, hors de France, chez les Français libres et dans les rangs de la première D.F.L. » retient l'attention car il est bourré d'indications, par ordre chronologique, assez rarement mises en lumière. L'histoire de la Division proprement dite dans laquelle chaque unité d'arme ou de service, depuis les Fusiliers Marins jusqu'à l'Aumônerie, est étudiée avec soin en comprenant le plus grand nombre possible de noms et de dates; ainsi tous ceux présents à Bir-Hakeim font, pour chaque unité, l'objet d'une liste spéciale. Elle apparaît clairement malgré la complexité de la formation et de la vie sans cesse renouvelée de cette Division. N'oublions pas que cette dernière s'est formée en courant le monde... « Elle était surtout noire; elle est devenue blanche... », disait le général Brosset le 23 octobre 1944, peu de jours avant sa mort. A cause de ce vagabondage perpétuel et glorieux, retracer l'histoire de cette poignée d'hommes, devenue grande unité d'élite, présentait bien des difficultés tant dans les recherches que dans la présentation. Les premières n'ont pas toujours abouti et le travail demeure incomplet précise R. C. Guillaumet, le Président de l'Amicale pour « nos camarades noirs d'Afrique, en particulier ceux du Congo, du Tchad, de la République Centre-Africaine et du Cameroun qui formaient nos premiers bataillons. Mais il y en eut beaucoup d'autres... ». A signaler cependant que les Britanniques faisant la liaison entre états-majors ont leur place dans cet ouvrage. A la seconde, la présentation, on peut objecter sa fragmentation, mais il convient de souligner qu'il s'agit d'un instrument de travail utile aux historiens et aux chercheurs, d'où le nom d'annuaire, et non d'une large synthèse. Beaucoup de matériaux pour la mise en œuvre d'un grand édifice retraçant l'épopée de ceux qui « n'ont pas eu peur des grandes actions » ainsi que l'écrivait le général de Gaulle, sont maintenant réuni s; il reste à trouver la chantre de l'âme forte, grande, qui animait les visages de ceux que nous rencontrons presque à chaque page – les photographies, de la qualité des reportages de guerre de l'époque, ont le mérite d'être peu connues et parlantes – de ceux qui peinaient sous le soleil ou dans la glace au rythme d'El Alamein Tunis, Toulon ou le Mousquetaire, ces marches encartées au début de l'ouvrage, qui les conduisirent à la Victoire." (Monique Michaux, Bulletin de documentation bibliographique, 1973)
Le Mystère d'Alexandre Ier. Le Tsar a-t-il survécu sous le nom de Fédor Kousmitch ?
Payot, 1929, in-8°, 174 pp, 17 gravures hors texte, 2 fac-similés et 5 annexes, broché, couv. factice, bon état. Ex-libris Labarre de Raillicourt
Alexandre le Grand, ou le rêve dépassé (356-323 avant Jésus-Christ).
Perrin, 1981, in-8°, 351 pp, 19 illustrations à pleine page, une carte, index, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Le rêve le plus long de l'Histoire, I)
Fasciné par l'Orient et par les conquérants, Jacques Benoist-Méchin a consacré son talent d'historien et d'écrivain à la fulgurante existence (356-323) et au génie militaire, politique et organisateur du fils de Philippe de Macédoine. En franchissant l'Hellespont en 334 avec 30.000 fantassins et 5.000 cavaliers, Alexandre se lançait dans une épopée qui, en dix ans, le vit conquérir et pacifier l'Asie centrale, puis poursuivre jusqu'à l'Indus son rêve de fusion des peuples de la Grèce et de l'Orient. A moins de trente-trois ans, il mourut à Babylone, dont il avait voulu faire sa capitale. Il avait révolutionné le monde antique, car ses conquêtes firent naître et se développer cette civilisation "hellénistique" dont l'influence persista bien au-delà de la domination romaine.
L'Armée moderne et les États-majors.
Flammarion, s.d. (1905), in-12, 268 pp, reliure demi-percaline rouge à coins, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, couv. conservée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, manques à la pièce de titre, bon état
Virulentes critiques de l'État-major des armées françaises. — "C'est un civil, M. P. Baudin, qui, appelant des réformes, a parlé de notre corps d'état-major avec la douloureuse sincérité d'un soldat." (Mercure de France, 1905) — "Ce livre nouveau, est, par les brûlantes questions qu'il traite, d'un intérêt immédiat. Il a eu un retentissement considérable, et c'est justice ; il faut lire cet exposé lumineux des questions militaires, de la situation de l'armée dans notre société moderne et de la situation militaire de la France en face de ses alliés et de ses adversaires ; il y a là une véritable mine d'enseignements, de renseignements et de pensées, et les « pacifistes » les plus convaincus ne pourront manquer d'être impressionnés par la belle et trop utile démonstration de ce fait que, pour « déclarer la paix » au monde, selon le mot de Michelet, il faut être plus fort encore et plus sûr de sa force que pour lui déclarer la guerre." (Ph.-Emm. Glaser, Le Mouvement littéraire, 1905) — Table : I. L'Armée nationale ; II. L'État-Major ; III. Application ; La Marine allemande. Lettres de Kiel (juin-juillet 1904) — Par Pierre Baudin (1863-1917), député de 1898 à 1909, sénateur de l'Ain de 1909 à 1917, qui fut ministre des Travaux publics (1899-1902) et ministre de la Marine (1913). Dans la discussion du projet concernant les cadres et effectifs de l'armée (1908), il insiste sur l'urgente nécessité de créer de nouveaux régiments d'artillerie et d'exercer un contrôle efficace sur les dépenses militaires. Devenu sénateur de l'Ain en 1909, il intervient à nouveau en faveur du développement de l'artillerie. Réélu en 1912, il établit de nombreux et importants rapports, notamment sur l'organisation de l'aéronautique militaire, l'organisation des réserves de l'armée active et le projet relatif aux cadres et effectifs de l'infanterie. Ministre de la Marine en 1913, il s'attache à compléter les cadres de la marine et à accélérer les constructions navales, celles de sous-marins notamment. Atteint d'une grave maladie il meurt à Paris en cours de mandat, le 30 juillet 1917, âgé seulement de 54 ans... (Jean Jolly, Dictionnaire des Parlementaires français)
La Tapisserie de Bayeux et la manière de vivre au onzième siècle.
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1966, gr. in-8°, 325 pp, 144 héliogravures et 10 pl. en couleurs hors texte (dont 2 planches double), une carte, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état (Introductions à la Nuit des Temps 2)
Les Filles du Régent.
P., Librairie Firmin-Didot Frères, Fils, 1874, 2 vol. gr. in-8°, xi-416 et 400 pp, reliures demi-percaline turquoise, dos lisses avec fleuron, date et double filet dorés en queue, pièces de titre basane carmin (rel. de l'époque), manque le dernier feuillet de la table des matières du tome II, marques au crayon dans les marges, bon état. Edition originale. Bel exemplaire
La duchesse de Berry, l'abbesse de Chelles, la princesse de Modène, la reine d'Espagne, la princesse de Conti, Mademoiselle de Beaujolais.
Dans l'ombre de la Révolution. Extraits des "Mémoires d'un agent de police". Présentation par Marie Cerati.
Gallimard, 1976, in-8°, 188 pp, chronologie, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Reporters du passé)
présentation et adaptation d'un ouvrage anonyme paru en 1868, intitulé « Mémoires d'un agent de police : drames, mystères, révélations » Par Jules-Hippolyte Beaujoint (1830-1893), d'après le Catalogue de la BNF. Contient en début de livre une présentation de l'époque de juin 1794 à juin 1804 au travers d'articles de presse fictifs (le "Journal du Temps" 22 p., 25 gravures).
Le Monde contemporain. Histoire, civilisations.
Bordas, 1977, fort in-8°, 703 pp, nombreuses photos et illustrations en noir dans le texte et sur 32 planches en couleurs hors texte, 62 cartes et croquis dans le texte, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. d'Histoire Louis Girard)
Excellent manuel de classe de terminale. L'histoire, de 1914 au lendemain de la deuxième guerre mondiale, puis une suite de synthèses sur les grandes civilisations du monde : J. Bouillon a traité la période 1914-1945 et le Monde noir ; P. Sorlin a traité les autres civilisations ainsi que l'histoire de l'URSS de 1917 à 1945 ; J. Rudel s'est chargé de l'histoire de l'art.
Lettres des années de guerre, 1914-1918.
P., André Bonne, 1952 in-12, 254 pp, broché, papier lég. jauni, soulignures crayon rouge et bleu, bon état
Les lettres de guerre d'Alphonse de Châteaubriant révèlent l'évolution de son moral en fonction des batailles auxquelles il prend part – la Marne en septembre 1914, Verdun en février 1916, la Somme peu de temps après, et enfin les grandes offensives du printemps 1918 – et permettent de mesurer les phases de découragement et les phases de remobilisation dans le consentement à la souffrance vécue et infligée.
Les Intellectuels français et le bolchévisme. La Ligue des droits de l'homme, le néo-marxisme universitaire, quelques grands intellectuels : André Gide, Romain Rolland et certains autres.
Les Libertés françaises, 1938, in-12, 219 pp, broché, bon état
"En 1937, Wladimir Drabovitch (1885-1943) publie ce pamphlet. Son but est de montrer comment les représentants les plus typiques des intellectuels français situés à gauche (ce qu’il nomme le néo-marxisme universitaire) ont réagi à l’avènement du bolchevisme en Russie, de dégager « le complexe d’idées et de sentiments qui étaient à la base de ces réactions », de les mettre en rapport avec certaines particularités de la vie intellectuelle française, et surtout d’informer. Il s’estime particulièrement bien placé pour atteindre ces objectifs, même s’ils sont ambitieux, puisque, depuis son arrivée en France, il se tient au courant de ce qui se passe dans son pays natal et lit la presse soviétique. Il connaît aussi très bien l’autre versant ; en effet, depuis un quart de siècle, il baigne dans les milieux universitaires, politiques, journalistiques et littéraires français. Il précise que les guides intellectuels de sa jeunesse ont été Bergson, Durkheim, Levy-Brühl et, surtout, Jaurès, mais aussi que, comme tous ceux de sa génération en Russie, il a étudié à fond « les textes sacrés » des doctrines politiques et sociales qui ont été les « moteurs à explosion » des partis révolutionnaires russes : les textes marxistes et populistes. Drabovitch estime que l’intellectuel, dont la fonction est de penser critiquement, devient aussi naïf et crédule que n’importe quel profane, s’il s’agit d’idées ou de dogmes répandus dans le milieu qu’il fréquente et si ces idées le satisfont affectivement, par exemple en faisant espérer, dans un avenir proche, la possibilité d’un paradis terrestre, qui serait le substitut du paradis céleste. Alors, l’intellectuel devient croyant comme n’importe quel croyant. Il se propose de démontrer cette thèse en analysant les positions des institutions et des personnes qui lui semblent les plus représentatives de cette posture à l’égard de l’expérience soviétique, c’est-à-dire la Ligue des droits de l’homme, Romain Rolland et André Gide, et enfin les auteurs de l’ouvrage collectif À la lumière du marxisme (Wallon, 1935). La thématique générale est une critique acerbe de l’engouement des intellectuels pour l’expérience soviétique, et de leur aveuglement devant la réalité de la dictature stalinienne..." (Annick Ohayon, Bulletin de psychologie, 2012)
Navires et marchandises dans les ports de Rouen et du Havre au XVIIIe siècle.
P., SEVPEN, 1963, gr. in-8°, 787 pp, 2 planches hors texte, biblio, cartes, graphiques, tableaux, index, broché, bon état (Ports - Routes - Trafics, XI)
Edition originale. Table : Les échanges commerciaux: La balance du commerce des ports de la direction de Rouen. Export-Import: Valeur, poids et volume des marchandises importées et exportées; Les relations commerciales des ports de la généralité de Rouen avec l'Europe ; Les relations commerciales des ports de la généralité de Rouen avec les pays non européens et les colonies ; Marchandises et tonnages ; La navigation ; Les transports maritimes : Mouvement maritime des ports de Rouen et du Havre ; Mouvement et trafic à l'éntrée en provenance des ports français ; Mouvement et trafic à l'entrée en provenance des pays européens ; Mouvement et trafic à l'entrée en provenance des pays non européens et coloniaux ; Constructions maritimes. Armement et immatriculations ; Appendice : Mouvement fluvial du port de Rouen ; Conclusion.
William Eggleston 2 1/4.
Santa Fe, Twin Palms Publishers, 2011, in-4° carré (30,5 x 30,5), 100 pp, 5e edition, 45 photos couleurs à pleine page, postface par Bruce Wagner, reliure toile éditeur avec une photo contrecollée au 1er plat, bon état
Né et élevé dans le Mississippi et le Tennessee, William Eggleston a commencé à prendre des photos dans les années 1960 après avoir vu les photos d'Henri Cartier-Bresson. En 1966, il est passé du noir et blanc à la couleur. John Sarkowski, lorsqu'il était conservateur de la section photographie au Musée d'art moderne, a qualifié Eggleston de « premier photographe couleur », et le monde dans lequel nous considérons une photographie couleur comme de l'art a changé grâce à lui. Cette fascinante monographie reproduit, pour la première fois, des photographies que William Eggleston a réalisées avec un appareil 2-1/4 au début de sa carrière, alors que son style était en pleine évolution.
Continental Saigon.
Olivier Orban, 1977, gr. in-8°, 287 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
L'auteur, né en 1928, est le fils de Mathieu Franchini, le propriétaire du mythique hôtel Continental situé rue Catinat à Saïgon et le petit-fils, par sa mère, de mandarins de la province de Mytho. En 1965, il hérite de l'hôtel, point d'encrage de toutes les personnalités militaires et politiques et de tous les journalistes. Son récit couvre toute l'histoire de la ville, de l'arrivée des Français en 1859 à celle des communistes en 1975, mais c'est surtout un livre de souvenirs et un portrait du Saïgon d'avant-guerre. — "Philippe Franchini est né en 1928 à Saigon. Il restera dans sa ville natale jusqu'en 1946. C'est donc tout autant un livre de souvenirs qu'un portrait du Saigon colonial à son apogée, puis au début de la Guerre d'Indochine, qu'il livre ici." (Ruscio, La guerre "francaise" d'Indochine 1945-54)
Kléber (1753-1800).
Berger-Levrault, 1936, pt in-8°, 319 pp, un portrait hors texte, broché, couv. défraîchie et lég. salie, état correct, envoi a.s. à Joseph Van Melle, directeur technique à l'imprimerie Berger-Levrault dès 1917
"On lira avec beaucoup d’agrément ce livre facile et clair qui, remplaçant les anciennes biographies du comte Pajol et de Friedrich Teicher, met au point l’état actuel de nos connaissances sur celui dont Napoléon a dit qu’il « savait la guerre ». Il le montra bien dans Mayence assiégée, en Vendée, en Allemagne, et surtout dans cette expédition d’Égypte qui fut l’épisode essentiel de cette brève et valeureuse carrière. Au surplus, il n’agit pas seulement en soldat, mais en administrateur et en diplomate, entamant avec la Turquie de périlleuses négociations, gouvernant la terre des Pharaons en colonial averti. On connaît le rapport qu’il rédigea le 26 septembre 1799 pour exposer « aux citoyens directeurs » la situation critique dans laquelle Bonaparte lui a laissé « l'énorme fardeau de l’armée d’Orient ». M. Garçot le reproduit en appendice en y ajoutant les observations que Bonaparte formula à Sainte-Hélène pour en réfuter les arguments." (Louis Villat, Revue des questions historiques, 1937)
Les Mots de la tribu.
Grasset, 1966, in-8°, 259 pp, traduit de l'italien par Michèle Causse, préface de Dominique Fernandez, notes, broché, couv. à rabats, bon état. Édition originale en français (il n'est pas mentionné de grands papiers)
Natalia Ginzburg raconte son enfance et son adolescence : un père fantasque et une mère plaintive, des amis promis à la gloire ; Turin, l'antifascisme, les arrestations, la guerre, la déportation, l'assassinat d'un mari aimé. Tandis que les parents parlent et résument le monde en quelques jugements lapidaires, les enfants découvrent la résistance de la vie qui leur oppose les énigmes meurtrissantes de l'amour, de la guerre, de la mort. Le comique des mots contraste avec le tragique des événements. On n'avait jamais raconté avec autant de finesse et de malice le malentendu qui sépare les générations. On n'avait jamais peint avec autant d'humour et de tendresse la difficulté des rapports humains. — "Natalia Ginzburg nous intéresse à bien des égards. De père juif triestain, de mère protestante milanaise, elle a vu son mari, membre important de la Résistance italienne, mourir torturé par les Allemands en 1944. Elle a traduit, en italien, de Marcel Proust, “Du côté de chez Swann” et “Le Silence de la Mer”, de Vercors. “Les Mots de la Tribu” lui ont valu un prix littéraire, le prix Strega (1963). Nous sommes ici devant une autobiographie où l'auteur raconte, avec son talent d'écrivain qui est grand, son enfance et son adolescence dans une famille non-conformiste, antifasciste, résistante, la « tribu », c'est ici le petit milieu piémontais qui a encadré la jeunesse de Natalia. Les « mots de la tribu », ce sont les formules, les jugements de ses parents sur le monde. La vie, qu'elle s'appelle l'amour, la guerre, les menaces de la mort, c'est le monde au delà des formules, là où commence le tragique et l'informulable. Ce récit vivant intéressera tous ceux qui n'ont pas oublié des événements encore récents ou qui chercheront à les connaître tels qu'ils ont été vécus de l'intérieur en quelque sorte, par ceux-là même qui ont été atteints et mutilés par eux." (E. Dardel, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, 1969) — "Natalia Ginzburg (1916-1991) a été vraiment célèbre et énormément lue. Elle a obtenu les plus beaux prix littéraires d’Italie. Et puis on l’a oubliée. On redécouvre depuis quelques années son style impitoyable, sa manière de mettre l’éthique à l’ordre du jour absolument partout. Certains se souvenaient des Mots de la tribu (Grasset, 1966), cette autobiographie subtile et comique qui file à toute vitesse, inventant une langue, et ne parlant que des autres : sa famille juive dans les années 1920, son Turin dans les années 1930, la Résistance au quotidien, les années mussoliniennes. Nous savions qu’elle avait été mariée avec Leone Ginzburg, un intellectuel antifasciste qui créa, avec Giulio Einaudi, la maison d’édition légendaire du même nom. Nous savions le destin tragique de Leone, torturé et assassiné par les nazis, le 5 février 1944..." (Geneviève Brissac, Le Monde, 10 avril 2024)
Des Républiques françaises.
Economica, 1988, gr. in-8°, 742 pp, broché, bon état (Colloque organisé par l'Université de Nice, Centre d'études politiques et constitutionnelles, et l'Institut Charles de Gaulle)
"Que représente aujourd'hui l'idée de la République dans l'opinion plus sensible, semble-t-il, à l'égalitarisme démocratique qu'à la vertu républicaine ? Il a paru au constitutionnaliste que cette « forme de gouvernement », longtemps régime qui divisait le moins les Français, était devenue leur bien commun. À ce titre elle méritait une analyse renouvelée par la recherche historique. Pensant qu'il en va des systèmes politiques comme de la vie humaine, qui ne prend son sens qu'entre ces deux moments clés que sont la naissance et la mort, il a semblé souhaitable de faire ressortir les caractères originaux de la République française par une réflexion pluridisciplinaire sur ces deux temps forts. Là est alors apparue la richesse du concept. L'inconscient collectif des Français a désormais transformé la République elle-même en lieu de mémoire. Le message ne s'est pas affadi. Aujourd'hui « la République relève du mythe. Elle se fonde sur une représentation... Elle participe d'une éthique et, à certains égards d'une poétique. La République est une province de l'âme »." 40 études coordonnées et présentées par Paul Isoart et Christian Bidegaray, par Maurice Agulhon, Philippe Vigier, Jean-Marie Mayeur, Raymond Huard, Odile Rudelle, Serge Berstein, Isabel Boussard, Claude Langlois, Jean Tulard, Jean-Paul Bertaud, Raoul Girardet, René Rémond, Jean-Claude Allain, Charles-Robert Ageron, François Goguel, Jean-Paul Cointet, Jean-Pierre Rioux, etc. — "La multiplicité des conceptions républicaines et anti-républicaines, les métamorphoses des « Républiques françaises » n'ont apporté que tardivement son évidence à la notion de République, peut-être même fallut-il attendre que l'enjeu idéologique en soit épuisé. Les nombreuses communications portant sur l'histoire de ces républiques diverses, éclairent la tendance unitaire de ces constantes métamorphoses. C'est cette tendance unitaire – aussi négative et minimale fût-elle parfois – qui permet à de Gaulle de joindre nation et république dans une même idée en 1940 et 1958. Ainsi, ce colloque donne-t-il la fois une impression de l'unité démocratique des républiques et une idée de leurs considérables différences d'idéologies et de circonstances." (Revue française de science politique, 1989)
Histoire de l'Afrique du Nord des origines à 1830. Tunisie - Algérie - Maroc.
Payot, 1978 2 vol. in-8°, 333 et 367 pp, 42 croquis et cartes, biblio, index, brochés, bon état
Deuxième édition revue et mise à jour par Christian Courtois (pour le tome 1) et Roger Le Tourneau (pour le tome 2) — Paru pour la première fois en 1931, une vingtaine d'années après l'implantation officielle de la tutelle française sur le Maroc et cent après la prise d'Alger, cet ouvrage se voulait à contre-courant du regard que les Européens portaient alors sur les "colonies" d'Afrique du Nord. Appuyé sur des recherches solides, l'historien cherchait à établir une continuité dans le passé maghrébin, depuis ses origines jusqu'à la colonisation, en étudiant de quelle manière Phéniciens, Vandales, Romains et Arabes se sont fondus dans la pérennité berbère. Dès lors, loin d'être le point de départ d'une nouvelle histoire comme elle se voulait, la colonisation n'apparaît plus que comme un simple épisode.
Mémorial de Sainte-Hélène. Préface de Jean Tulard, présentation et notes de Joël Schmidt.
Seuil, 1968, gr. in-8°, 735 pp, texte sur 2 colonnes, 25 gravures et cartes, index, reliure toile rouge de l'éditeur,titres dorés au 1er plat et au dos, bon état (Coll. L'Intégrale)
"Les circonstances les plus extraordinaires m'ont tenu longtemps auprès de l'homme le plus extraordinaire que présentent les siècles." Et un peu plus loin :"J'ai recueilli, consigné jour par jour, tout ce que j'ai vu de Napoléon, tout ce que je lui ai entendu dire durant les dix-huit mois que j'ai été auprès de sa personne." Ainsi commence le Mémorial de Sainte-Hélène, publié pour la première fois en 1823, deux ans après la mort de Napoléon sur l'île lointaine du même nom. Sans ce livre, personne n'aurait jamais entendu parler d'Emmanuel de Las Cases, cet obscur fils de noblesse, un peu polygraphe sur les bords, émigré à Londres sous la Révolution, rallié au régime impérial sur le tard et dont Napoléon fera l'un de ses innombrables chambellans de cour sans y penser. Son destin change lorsque, après Waterloo, l'Empereur, déchu pour la seconde fois, décide de lui faire partager son exil. Ni l'un ni l'autre ne savent encore qu'il les conduira sur un rocher anglais battu par les vents de l'Atlantique entre le 15e et le 16e degré de latitude sud. Le Mémorial de Sainte-Hélène de Las Cases n'est pas seulement une œuvre de propagande. Elle nous a permis de suivre les gestes quotidiens d'un homme mais aussi ses joies et ses peines, de comprendre ses révoltes, de cerner sa pensée politique. Elle a marqué, par le réalisme des détails, un grand nombre de lecteurs. Elle nous a permis de découvrir une période importante de l'épisode napoléonien.
La Genèse de la bataille de la Marne (septembre 1914).
Payot, 1919, in-12, 216 pp, broché, bon état
"Depuis la suppression de la censure, il est devenu possible d'écrire sur la guerre des livres d'histoire et non plus d'hagiographie. Petit à petit, les témoins des divers épisodes de la Grande Guerre vont pouvoir employer leurs souvenirs et leurs documents à l'éclaircissement d'une période déterminée. La monographie du général Le Gros est à lire, car elle contient d'importants documents inédits et d'utiles souvenirs personnels. Ce n'est point une histoire de la bataille de la Marne, mais seulement l'étude critique de sa genèse, des conditions dans lesquelles la bataille s'est engagée. La thèse qu'il s'attache à démontrer, à savoir que le général Joffre et le G.Q.G. n'eussent jamais songé à reprendre l'offensive sur la Marne sans Galliéni, cette thèse avait déjà été soutenue à diverses reprises. Faute de documents certains, elle ne pouvait être établie que par des assertions gratuites ou des arguments de sentiments. Les ordres d'opération secrets et la correspondance échangée entre le général Galliéni et le G.Q.G., cités in extenso par le général Le Gros, permettent d'entrevoir dès maintenant une partie au moins de la vérité. Ces divers documents ont été judicieusement exploités par le général Le Gros..." (Revue Historique, 1920)
Recueil des travaux historiques de Ferdinand Lot. Tome I à III.
Genève, Droz, 1968-1973, 3 vol. gr. in-8°, xix-788, 854 et 842 pp, avec un avant-propos par Ch. Samaran, un avertissement et une biographie par Ch.-E. Perrin, une bibliographie par I. Vildé-Lot et M. Mahn-Lot, un portrait hors texte, brochés, couv. lég. salies, bon état (Centre de recherches d'histoire et de philologie de la IVe section de l'École pratique des hautes études. – V . Hautes études médiévales et modernes, 4)
Complet en 3 volumes. – "La quatrième section de l'École pratique des hautes études, en hommage à Ferdinand Lot, a entrepris de rééditer une partie de ses articles. Le premier tome de la publication contient une imposante biographie de Lot par M. Ch.-Edmond Perrin, une allocution autobiographique inédite de Lot en 1925 et une bibliographie de ses œuvres suivie d'un relevé d'inédits par ses filles, Mmes I. Vildé-Lot et M. Mahn-Lot. Cette bibliographie de 388 titres de livres, d'articles et de comptes rendus donne une idée de l'importante activité de Ferdinand Lot. Ont été exclus de la réédition les articles consacrés à l'organisation de l'enseignement supérieur, à la philologie et à l'histoire littéraire et la plupart des comptes rendus sauf ceux qui présentaient un intérêt particulier. C'est donc un recueil des articles proprement historiques de Ferdinand Lot qui est en cours. Le premier volume couvre les deux premières sections : histoire et méthode historique, grands problèmes historiques d'une part et études critiques des sources de l'historiographie française et « brittonique » du Moyen âge d'autre part. Les tomes à paraître comprendront les sections suivantes : fin du monde antique et début du Moyen âge, époque carolingienne, dissolution de l'empire carolingien et royaume de France et ses institutions jusqu'à la fin du Moyen âge, occupation du sol et établissements humains (géographie historique, peuplement et onomastique, démographie). Le Recueil des travaux historiques de Ferdinand Lot est d'une importance primordiale. Il regroupe une foule d'articles dispersés dans de nombreuses revues et constitue un instrument de travail pratique et indispensable." (Alfred Fierro-Domenech, Bulletin de documentation bibliographique, 1969)
Le maréchal d'Humières et le gouvernement de Compiègne (1648-1694). Documents pour servir à l'histoire d'une ville de l'Ile-de-France sous le règne de Louis XIV.
Plon, 1881, gr. in-8°, xi-250 pp, 5 portraits, gravures et plans hors texte, fac-similés de signatures in fine, broché, dos recollé, traces de mouillure ancienne, état correct
Étude documentée sur le rôle du Gouverneur de Compiègne au XVIIe siècle. — "On trouve dans cet ouvrage d'abord la vie de Louis de Crevant, duc d'Humières, puis une étude sur les attributions des gouverneurs et de l'état-major des places de guerre. L'étude mérite d'attirer l'attention des érudits : après l'avoir lue, on connaîtra mieux les attributions des lieutenants de roi, l'organisation de la défense des places et même la vie municipale." (Revue Historique, 1881)
La Merveilleuse histoire de l'Armée française. Illustrations de Raoul Auger.
P., Editions G. P., 1947, in-4°, 288 pp, nombreuses illustrations en couleurs ou en 2 tons, reliure cartonnée verte de l'éditeur, dos lisse avec titres et filets dorés, un casque ailé gaulois en médaillon doré au 1er plat, encadrements floraux à froid sur les plats, bon état
I : Des Gaulois à la Révolution : Les premières armées de la France ; Les armées féodales ; la Guerre de Cent ans ; les armées royales aux XVe et XVIe siècles ; Les armées royales au XVIIe siècle ; Les armées royales au XVIIe siècle – II : De la Révolution à nos jours : Les armées de la Révolution ; Les armées napoléoniennes ; Les armées de 1815 à 1871 , L' armée coloniale ; Les armées de la IIIe République. — Superbes dessins de l'illustrateur Raoul Auger (1904-1991), qui travailla pour les Presses de la Cité, les éditions Henrys (Les "Pièces Condamnées" de Charles Baudelaire, en édition de luxe), les Editions G.P. avec notamment ce très bel ouvrage : "La Merveilleuse histoire de l'Armée française" et de nombreux livres de la collection Rouge et Or, Fleurus (Coll. Jean-François), Armand Colin, Dargaud, Odège, Fabri, les Editions Internationales, Hachette (Bibliothèque verte), etc.
L'Afrique noire.
Flammarion, 1911, in-12, 335 pp, 24 illustrations, cartes, broché, bon état (Bibliothèque de Philosophie scientifique)
Les trois parties du livre traitent de la géographie sociale, de la civilisation des peuples noirs et de la mise en valeur de l'Afrique par les Européens et, enfin, du relèvement de la race noire. — "Étude générale des sociétés noires avec lesquelles l'Europe et la France ont pris contact en Afrique. Essai de géographie sociale et d'histoire de la civilisation des peuples noirs. Doctrine de politique indigène et coloniale." (Revue militaire française)
La Seconde Guerre mondiale. 1. Les succès de l'Axe (1939-1943) – 2. La victoire des Alliés (1943-1945).
PUF, 1968-1969, 2 vol. in-8°, vii-505 et vii-540 pp, 32 cartes, biblio, index, reliures toile verte de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état (Coll. Peuples et civilisations)
"La Seconde Guerre mondiale fut un cataclysme, et le monde d'après ne ressemblait plus à celui d'avant. Que s'est-il donc produit durant ces six années ? La tâche de la première génération d'historiens qui suivit le conflit fut de rassembler les faits, de rechercher et sauvegarder les témoignages, d'inventorier les sources, de les traquer jusqu'au fond des villes et des villages. Telle fut l'œuvre à laquelle s'attachèrent Henri Michel (1907-1986) et le Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale qu'il anima pendant plus de trente ans. Si les historiens d'aujourd'hui scrutent autrement cet épicentre de l'autre siècle, l'ouvrage d'Henri Michel n'en demeure pas moins un livre fondateur, une synthèse inégalée nous offrant une histoire chronologique, à la portée de tous, drue, humaine, indispensable à l'homme d'aujourd'hui pour cerner ce terrible XXe siècle dont il est issu." (Jean-Pierre Rioux, 2001) — "Cet ouvrage veut être un essai de synthèse et y réussit malgré toutes les difficultés réelles que l'auteur détaille dans sa Préface. Il était bien placé pour l'entreprendre, étant donné son renom comme historien et comme directeur de la précieuse « Revue d'histoire de la Deuxième Guerre Mondiale ». C'est un survol clair et précis des multiples événements des années tragiques de 1939 à 1945. En bref : un livre de chevet à lire par tranches." (Emile Wanty, Revue belge de philologie et d'histoire)
Versailles ou la Paix impossible.
Presses de la Cité, 1970 in-8°, 344 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes sur les gardes (L'Europe en 1914 et en 1919), cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
L'histoire est sévère pour le traité de Versailles dont Jacques Bainville écrivait déjà en 1920 qu'il « prépare la guerre éternelle ». Quelles sont les raisons de cette faillite ? Pour les mieux comprendre, Jacques Mordal rappelle ici le déroulement des opérations de la Grande Guerre, les circonstances qui ont poussé les différents belligérants à prendre les armes, la situation dans laquelle ils se retrouvèrent lorsque le canon se tut. Il nous montre comment le démembrement de l'Autriche-Hongrie créa en Europe centrale un vide où se précipiteront quelques années plus tard le pangermanisme de Hitler puis le panslavisme de Staline, comment la victoire allemande à l'Est a facilité le triomphe de Lénine, comment les Etats-Unis, amenés à intervenir dans cette guerre que personne ne savait plus comment finir, sont devenus les arbitres du monde, comment le partage des dépouilles de l'Empire ottoman au Moyen Orient fit naître la situation explosive qui y règne aujourd'hui. Plus grave que ces découpages favorisés par les théories de Wilson et sa méconnaissance des questions européennes il y a l'esprit revendicatif des Alliés qui, pour justifier les réparations qu'ils ont l'illusion de pouvoir obtenir, vont s'évertuer à imposer le principe de la responsabilité exclusive de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie, créant eux-mêmes cette impression de « diktat » qui sera le cheval de bataille de Hitler. Il faut suivre avec l'auteur les événements qui se déroulaient en Russie, en Hongrie, dans le territoire des Sudètes, en Allemagne enfin, tandis que la Conférence de la Paix poursuivait ses travaux, pour comprendre que cette guerre si malencontreusement engagée et prolongée ne pouvait trouver un règlement satisfaisant dans l'état d'esprit qui régnait en 1919.
Il m'appelait Pikolo. Un compagnon de Primo Levi raconte.
Laffont, 2007, in-8°, 223 pp, 8 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Un Pikolo, dans l'univers concentrationnaire d'Auschwitz, est l'adjoint du kapo, un détenu choisi par celui-ci pour son service personnel ; c'est aussi le surnom que Primo Levi donne à un jeune juif alsacien rencontré peu après son arrivée au camp : "Jean était un Pikolo exceptionnel. Il joignait à la ruse et à la force physique des manières affables et amicales : tout en menant avec courage et ténacité son combat personnel et secret contre le camp et contre la mort." De ce Pikolo, Primo Levi fera le héros du plus beau chapitre de son livre “Si c'est un homme”. Ainsi ce détenu anonyme – numéro 176.397 – trouve-t-il, grâce au futur grand écrivain, une identité et une dignité nouvelles. Quand ils retrouveront, après la libération des camps, ils entretiendront une relation d'une qualité rare, qui résistera à tout : à l'horreur, à la séparation et au désir d'oubli. Pendant un demi-siècle Jean Samuel s'est tu. Il préférait laisser la plume à son ami Primo Levi. Aujourd'hui que celui-ci s'est éteint, que partent un à un les hommes et les femmes qui avaient encore en mémoire les images d'Auschwitz, il accepte enfin de donner le récit de sa jeunesse meurtrie. Entre autobiographie, correspondance et témoignage, un livre atypique qui prend à la gorge.
Le Mythe aryen. Essai sur les sources du racisme et des nationalismes.
Calmann-Lévy, 1971, in-8°, 354 pp, préface de Norman Cohn, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Liberté de l'esprit). Edition originale
Léon Poliakov, qui a consacré avec une exceptionnelle objectivité, son œuvre à l'histoire de l'antisémitisme, aborde dans ce nouveau volume le vaste problème de la formation et de l'évolution du mythe aryen, une des sources les plus fallacieuses du racisme. Au lendemain de l'émancipation des Juifs en Europe occidentale au début du XIXe siècle, divers auteurs introduisirent une distinction entre une race « aryenne » prétendue d'origine indienne, douée de tous les dons, et une race sémite, de moindre valeur et originaire de la Judée. Cette notion, longtemps accueillie dans les milieux intellectuels commença à être révoquée en doute par ceux-ci à la fin du siècle précédent, alors même qu'elle se répandait dans les masses à la faveur de l'agitation antisémite. On sait quel prétexte cette discrimination fournit aux hécatombes pendant la seconde guerre mondiale. Il convient donc de savoir notamment dans quelles conditions exactes s'accréditèrent ces spéculations généalogiques ou anthropologiques, comment elles gagnèrent le monde savant puis les populations de l'Europe, dans le contexte de la montée des nationalismes ; pourquoi la théorie aryenne trouva en Allemagne un terrain d'élection. Telles sont les principales questions traitées dans ce livre d'un historien qui est aussi un philosophe et un moraliste.
La Sentinelle, 1792. Rédacteur : J.-B. Louvet.
P., EDHIS, 1981, in-4°, non paginé, 73 numéros de une page sur 3 colonnes, pleine reliure skivertex fauve de l'éditeur, très bon état. Réimpression de l’édition originale de la collection complète, publiée à Paris, par l’imprimerie du Cercle Social du 24 mai 1792 (n° 1) au 21 novembre 1792 (n° 73)
Réédition en fac-similé des 73 numéros de "La Sentinelle", très rare journal d'inspiration girondine dont le principal rédacteur était Jean-Baptiste Louvet de Couvray. Ce « journal patriotique » se présentait sous la forme d’affiches imprimées en gros caractères, placardées tous les deux jours sur les murs de Paris et des grandes villes françaises à partir de mai 1792. Organe de propagande des Girondins, ce journal-affiche fut placardé à profusion dans les rues, les lieux publics, les salles de réunions et même à la porte des églises. La rédaction en fut confiée à J. B. Louvet, brillant et célèbre polémiste et à Petion, maire de Paris, sous la surveillance de Roland. Il s’agit bien d’un document de toute première importance, tant pour l’histoire des techniques de la presse et des techniques de propagande que pour l’histoire générale de la grande Révolution. Ces affiches nous mettent en contact direct avec la réalité vivante et fluctuante de la pensée politique des Girondins arrivés à leur apogée. En celà, la Sentinelle se classe au tout premier rang des grands journaux révolutionnaires. D'abord dirigée contre les menées royalistes des Feuillants, La Sentinelle dirigea ses attaques contre les Montagnards Marat, Danton et Robespierre accusés d’aspirer à la dictature. La parution s’interrompit en novembre 1792 avant de reprendre l’année suivante. L'ouvrage reproduit les 73 premiers numéros du journal.
Aux origines du catholicisme social : Louis Rousseau, 1787-1856.
Le Mans, Université du Maine, 1998, gr. in-8°, xii-257 pp, 2e édition, préface de Brigitte Waché, 6 pl. hors texte, biblio, index, broché, bon état
"Ayant consacré sa thèse principale à la Gloire de Béranger, J. T. s'est attaché, dans sa thèse complémentaire, à retracer l'itinéraire intellectuel d'un personnage obscur et attachant qui se situe en marge de l'idéologie dominante et qui a participé avec passion aux grands mouvements de réforme sociale dans la première moitié du XIXe siècle. Ancien marin, huit ans prisonnier sur les pontons anglais, voltairien, saint-simonien, fouriériste, catholique social, admirateur de Saint-Martin, Louis Rousseau (qui se trouve être l'arrière-grand-père de J. T.) est mort dans la propriété qu'il avait fondée en 1823 dans une zone désertique du Nord-Finistère. Un destin aussi peu ordinaire ne justifiait pas seul la biographie très fouillée que donne J. T. Il pose en effet un certain nombre de problèmes généraux qui dépassent la destinée individuelle de L. Rousseau « et qui intéressent directement l'histoire des idées ». Militant de base, L. Rousseau rend manifeste la zone d'incertitude où se recouvrent les idéologies. Doctrinaire, il illustre le climat de la pensée dans la première moitié du XIXe siècle : la passion de l'unité, d'une part, sensible dans son effort pour réconcilier le catholicisme et le fouriérisme ; la primauté accordée au social sur le politique, d'autre part ; l'utopie enfin (utopie de la communauté idéale, de l'intervention merveilleuse, de la famille parfaite, de la fuite au désert...)." (Revue française de science politique, 1970)
Pour la gloire... Marsouins au combat. Notes de guerre 1939-1940.
Éditions Baudinière, 1942, in-12, 254 pp, broché, traces de scotch en haut et bas du dos, état correct
Combats de 1940 en Picardie : Thiescourt, Salency, l’Oise.
La vie de Lazare Hoche.
Gallimard, 1926, in-12, 221 pp, un portrait en frontispice, un fac-similé, broché, couv. défraîchie et salie, intérieur propre, état correct (Coll. Vies des hommes illustres). Édition originale, un des 364 ex. numérotés sur vélin pur fil Lafuma (n° 204)
"Rarement livre me procura autant de pleine allégresse que celui-ci. Ce livre rapide, claironnant, fougueux, brûle les étapes, comme Hoche brûla celles de sa carrière sans exemple... Aux nuages de poudre, Georges Girard a mêlé la fumée de l'encens. Son hommage à Lazare Hoche a la netteté d'un ordre du jour, le brillant d'une armure, la pureté d'une stèle commémorative. Un talent d'une pareille sobriété et d'une telle sûreté de grandeur a créé une œuvre de passion, une œuvre d'amour." (Georges Bergner, L'Alsace Française, 21-8-1926) — "M. Georges Girard campe aujourd'hui dans un livre étonnant de vie dont l'allure romancée ne donne pas le change sur la documentation historique la plus précise, la pure et énergique silhouette de Lazare Hoche, général des armées de la République à vingt-quatre ans. Une œuvre d'une écriture nette, étincelante et qu'on dirait découpée pour un film." (Le Matin, 15-8-1926) — "M. Georges Girard illustre l'existence courte et glorieuse de Lazare Hoche d'une suite d'estampes – lignes simples et vigoureusement appuyées, couleurs éclatantes... Avec des couplets de chansons, qu'on ne peut lire sans que l'air vous remonte en tête, c'est gai, remuant, sonore... C'est un livre émouvant." (R. Kemp, La Liberté,13-8-1926) — "Un livre cordial et sympathique. Les livres ont un visage. Celui-ci arbore, sous un visage martial, un bon et fier sourire... Fameux livre, enlevé sans effort visible, à la points de la plume, et comme traversé d'un souffle aisé, d'une respiration forte, qui serait la respiration même de l'héroïsme... Le style, chez Georges Girard, est le mouvement même de la pensée." (André Billy, L'Œuvre, 24-8-1926)
Histoire des differens peuples du monde, contenant leurs cérémonies civiles et religieuses, avec l'origine et l'établissement des religions, leurs sectes et superstitions, les moeurs et usages de chaque nation, &c. &c. &c.
P., J.-P. Costard, 1773, 6 vol. in-8°, xv-535-(4), 528, 516, 527, 552 et 502 pp, nouvelle édition (la première en 1770), 22 vignettes de titre gravées, reliures plein veau naturel moucheté, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés dorés, pièces de titre maroquin rouge, coupes guillochées, tranches rouges (rel. de l'époque), ex-libris gravé Château des Perrays, qqs épidermures sur qqs plats, qqs coiffes lég. usées, bon état
"Ouvrage curieux et recherché pour l'abondance et le pittoresque de sa documentation. C'est un des recueils les plus complets de traditions et superstitions peu connues et bizarres qui intéressent le symbolisme, la magie, la démonologie, le folklore, etc. Les moindres peuplades y sont l'objet de révélations curieuses avec un luxe de détails forts piquants. Un certain nombre de gravures sur cuivre ajoute au texte déjà très suggestif un rehaut attrayant." (Caillet) — "Ouvrage des plus curieux sur les mœurs des sauvages du Canada, de la Floride, de la Virginie, du Brésil, de l'Asie, de l'Afrique, etc." (Chadenat II- 6963) — Le tome V est consacré aux Amériques, notamment des états de l'Amérique du Nord (Nouvelle-Angleterre) et du Canada. L'ouvrage ne se contente pas d'exposer les grands peuples (Japon, Turquie, Inde) mais s'intéresse également à des peuplades peu connus voir oubliés comme les Guèbres.
Histoire parlementaire de France. Recueil complet des discours prononcés dans les Chambres de 1819 à 1848.
P., Michel Lévy, 1863-1864, 5 vol. in-8°, reliures demi-chagrin rouge à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres, tomaisons, fleuron et date en queue dorés, têtes dorées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état. Rare. Edition originale
Recueil complet des discours prononcés dans les Chambres de 1819 à 1848, publié comme Complément des Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps. Il constitue une manière de testament politique. La publication des discours parlementaires est un procédé propre au XIXe siècle, plus particulièrement aux orateurs de la Restauration et de la monarchie de Juillet. Outre Guizot, Chateaubriand, Constant, Broglie ou Pasquier l'ont employé, attestant de l'impact de l'éloquence parlementaire sur l'opinion publique. "L'intérêt se dédouble ici en raison des qualités mêmes de Guizot, "le modèle des orateurs-ministres" selon Emile Ollivier, reconnu comme le plus grand jouteur parlementaire de son temps avec Thiers. Ses discours, tour à tour profonds et spirituels, modérés et incisifs, railleurs et incantatoires, contiennent la meilleur définition de l'orléanisme, tant dans sa philosophie que dans sa pratique politique." (Benoit Yvert)
Le Marais de Paris. Enigmes et mystères.
P., La Connaissance, 1963, pt in-8°, 194 pp, illustré de 4 pl. hors texte par Gaston Dardaillon, broché, bon état. Edition originale, un des 300 ex. numérotés sur pur fil Lana (seuls grands papiers) enrichi d'un envoi a.s.
La Place Royale : Histoire cavalière ; Evocations qui ne le sont pas moins ; Considérations qui le sont davantage ; Vocables successifs de la place ; Notes annexes. – Anecdotes et Curiosités : Rabelais sur notre chemin ; Les bas-fonds ; La herse d'or et le secret de la reine ; Cléopatre à la Visitation ; Une pierre qui pleure ; Mon voisin Beaumarchais ; Un moteur fossile. — "René-Louis Doyon prouve que l'histoire bien comprise est plus vivante qu'un conte ou qu'un roman." (Georges Huisman, Revue des Deux Mondes) — René-Louis Doyon dit "le Mandarin", né à Blida en 1885, commença sa carrière de libraire chez Eugène Figuière avant d'ouvrir sa propre librairie en 1917, à l'enseigne de La Connaissance, titre qu'il reprit pour la maison d'édition qu'il fonda en 1918 et pour la revue qu'il créa en 1920. Après 1923, cette revue prit le nom de Livrets du Mandarin. Il publia la première nouvelle de Jouhandeau (Mademoiselle Zéline, 1924) et les premiers textes d'André Malraux. Robert Denoël racheta son fonds en 1937 et distribua les livres de La Connaissance avant de se séparer de lui en 1938. Il est l'auteur de quatre romans, dont L'Enfant prodigue (1929) et Ombres dans la cathédrale (1935), d'études sur Isabelle Eberhardt (1923), Barbey d'Aurevilly (1934), Jehan Rictus (1943), Joséphin Péladan (1946), d'une édition critique du Port-Royal de Sainte-Beuve (1926-1932). En 1956, André Malraux lui remit le prix des Bouquinistes. Il est mort dans la misère la plus complète, en 1966.
Les Artisans de la paix. Comment Lloyd George, Clemenceau et Wilson ont redessiné la carte du monde.
GLM, JC Lattès, 2006, in-8°, 660 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, 4 cartes, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Paris, 1919 : après la Grande Guerre, des hommes et des femmes de tous les pays convergent vers la capitale pour la conférence de la Paix, où va se redessiner la carte du monde. Outre les représentants des puissances victorieuses – Wilson, Lloyd George et Clemenceau – affluent journalistes, ambassadeurs et porte-parole de cent causes différentes – de T. E. Lawrence à la reine Marie de Roumanie, en passant par J. M. Keynes et Hô Chi Minh. Paris est alors le lieu où se liquident les empires, où naissent de nouveaux pays, et où vont se nouer drames et malentendus. Car les "artisans de la paix" mirent la Russie à l'écart, s'aliénèrent la Chine, congédièrent les Arabes, se débattirent avec les problèmes du Kosovo, des Kurdes, d'un foyer national pour les Juifs. Leurs objectifs étaient inconciliables. Vivant, précis, brillant, cet ouvrage est devenu une référence sur la naissance du monde contemporain. Il a reçu le prix Samuel Johnson de la BBC, le prix Duff Cooper, le prix Hessell-Tiltman d'histoire, et le prix du Gouverneur général pour la non-fiction en 2003.
Le Caf' Conc'.
Flammarion, 1966, in-12, 218 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. 1900 vécu)
A la Belle époque, Paris comptait plus de cent cinquante Cafés Concerts. Ce sont ces petites salles, presque toutes transformées ensuite en cinémas, et les chanteurs qui s'y sont produits que ce livre pittoresque, touchant, plein d'humour, fait revivre ; les "années folles" de la chanson, auxquelles l'auteur, jeune journaliste à l'époque, a lui-même participé. Par une importante figure du music-hall français et international : le metteur en scène et producteur de revues à grand spectacle, auteur de chansons à succès, producteur de plusieurs émissions pour la radio et la télévision, et directeur de l’Olympia de 1911 à 1914, Jacques-Charles (1882-1971).
Louis XV, libertin malgré lui.
Payot, 2001, in-8°, 216 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
"Est-il mémoire plus flétrie que celle de Louis XV ? De ce long règne qui s'encadre entre la scandaleuse Régence et l'avènement d'un roi faible et vertueux, l'Histoire n'aura retenu que la corruption cynique. Pourtant, c'est l'essence même de ce siècle qui se fait jour à travers la figure de ce prince, plus complexe qu'il n'y paraît. La luxure de Louis XV alterne avec sa lassitude, sa passion ne va pas sans scrupules, ni ses désirs sans remords. À défaut d'incarner son siècle dans toute l'étendue de ses Lumières et le rayonnement de sa pensée, Louis XV en assume l'image la plus frivole et la plus dépravée. Harcelé d'une fatale tristesse qui le poursuit jusqu'au sein des voluptés, il en révèle aussi les plus secrètes névroses. Maurice Lever (1935-2006), éminent dix-huitiémiste, est notamment l'auteur d'une monumentale biographie du marquis de Sade (Fayard) et d'un Beaumarchais en trois volumes (Fayard)."
Le Junius français.
P., EDHIS, 1967, in-8°, 104 pp, 13 numéros de 8 pp, broché, bon état. Reprint de l’édition originale publiée à Paris, par P. André, du 2 juin 1790 (N°1) au 24 juin 1790 (N°13). Tirage limité à 500 exemplaires numérotés
Sorte de supplément à l’Ami du Peuple, ce journal, entièrement rédigé par Marat, était particulièrement destiné à dénoncer les manoeuvres et complots des ennemis de la Révolution et à dévoiler leurs relations avec les forces étrangères.
Le Publiciste de la République Française, par l’ombre de Marat, l’ami du peuple.
P., EDHIS, 1981, in-8°, reliure skivertex marron de l'éditeur, bon état. Reprint de l’édition originale de la collection complète publiée du 16 juillet à novembre 1793, numérotée de 243 à 271, comme faisant suite au journal de Marat assassiné la veille de la parution du numéro 242 de l’Ami du Peuple
Cette suite fut rédigée par Jacques Roux, le curé rouge de la section des Gravilliers, coeur du Paris populaire et révolutionnaire de 1793. Ce journal eut une existence éphémère mais ne fut pas interrompu pendant les séjours de Jacques Roux en prison ... jusqu’à la parution de l’ultime numéro (271), au début de novembre 1793.
Le Registre ou Plumitif de la construction du Pont Neuf (Archives Nationales Z1f 1065).
P., Service des Travaux historiques de la Ville de Paris, 1987, in-folio, xxviii-117 pp, préface de Jacques Thirion, 10 fac-similés hors texte, 6 illustrations, glossaire, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Le plumitif du Pont-Neuf est un véritable journal comptable des travaux effectués sous Henri III et Henri IV pour mener à bien la construction du plus vieux pont de Paris.
Les Quatre Armistices de 1918. Salonique, Moudros, Padoue, Rethondes.
France-Empire, 1968, gr. in-12, 385 pp, 16 pl. de photos, cartes et documents hors texte, biblio, broché, 1er plat sali, sans la jaquette, état correct
Dans ce volume, Charles Vilain (lui-même responsable dès les années 1920 de l’Union nationale des combattants en Normandie) s’efforce de suivre, de septembre à novembre 1918, les dernières semaines de guerre sur les différents fronts. Il centre généralement son discours à partir de la position allemande, le IIe Reich étant contraint en quelques semaines à cesser la lutte, victime du blocus étroit de son commerce par les Alliés, mais surtout faisant de plus en plus figure de citadelle assiégée avec les armistices successifs de Salonique (avec la Bulgarie), de Moudros (avec la Turquie) et de Padoue (avec l’Autriche). Pas de véritables révélations dans ce livre, mais une mise en parallèle des différentes sources imprimées. Grâce au recueil de témoignages complémentaires, le récit de Charles Vilain est enrichi d’anecdotes et de descriptions précises. La description de l’arrivée des plénipotentiaires dans les lignes françaises, puis celle du déroulement des « négociations » de l’armistice entre les Alliés conduits par Foch et les Allemands en forêt de Compiègne sont particulièrement détaillées. De même, le lecteur peut suivre presque heure par heure le processus d’abdication de Guillaume II et la proclamation de la république à Berlin. Ce livre constitue, pour les six à huit dernières semaines de guerre, un ouvrage de travail extrêmement utile. (Guerres-et-conflits)
La Seconde Guerre mondiale. 1. Les succès de l'Axe (1939-1943) – 2. La victoire des Alliés (1943-1945).
PUF, 1968-1969, in-8°, vii-505 et vii-540 pp, 32 cartes, biblio, index, reliures toile vertes de l'éditeur, sans les jaquettes, C. de bibl. au tome 1, bon état (Coll. Peuples et civilisations XXI)
"La Seconde Guerre mondiale fut un cataclysme, et le monde d'après ne ressemblait plus à celui d'avant. Que s'est-il donc produit durant ces six années ? La tâche de la première génération d'historiens qui suivit le conflit fut de rassembler les faits, de rechercher et sauvegarder les témoignages, d'inventorier les sources, de les traquer jusqu'au fond des villes et des villages. Telle fut l'œuvre à laquelle s'attachèrent Henri Michel (1907-1986) et le Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale qu'il anima pendant plus de trente ans. Si les historiens d'aujourd'hui scrutent autrement cet épicentre de l'autre siècle, l'ouvrage d'Henri Michel n'en demeure pas moins un livre fondateur, une synthèse inégalée nous offrant une histoire chronologique, à la portée de tous, drue, humaine, indispensable à l'homme d'aujourd'hui pour cerner ce terrible XXe siècle dont il est issu." (Jean-Pierre Rioux, 2001) — "Ce volume veut être un essai de synthèse et y réussit malgré toutes les difficultés réelles que l'auteur détaille dans sa Préface. Il était bien placé pour l'entreprendre, étant donné son renom comme historien et comme directeur de la précieuse « Revue d'histoire de la Deuxième Guerre Mondiale ». L'ouvrage fournit un survol clair et précis des multiples événements des années tragiques de 1939 à fin 1942. En bref : un livre de chevet à lire par tranches." (Emile Wanty, Revue belge de philologie et d'histoire, à propos du tome 1)
Le Sac de Rome (Ve siècle).
Albin Michel, 1964, in-8°, 397 pp, une pl. en couleurs hors texte, 3 plans, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le Mémorial des Siècles)
Un volume qui présente excellemment des textes traduits et met à profit, dans sa lumineuse introduction et ses commentaires, les conférences qu'André Piganiol fit au Collège de France sur les empereurs de Ravenne. — “Le Sac de Rome” : Le terrible, l'affreux cinquième siècle ! Dès sa première décade, le sac de Rome par les Barbares l'avait marqué d'une empreinte indélébile. Bien d'autres calamités viendront l'accabler encore par la suite. Aucune ne sera ressentie si douloureusement par les contemporains et par la postérité. De ce drame, un des plus déchirants, l'éminent historien André Piganiol, grand maître des études romaines, donne dans ce livre une magistrale vue d'ensemble, qui éclaire d'un jour nouveau certains aspects peu ou mal connus de cet événement tragique. Un dossier de textes, d'une richesse exceptionnelle a été constitué pour lui faire suite. Les anciens : saint Léon le Grand, saint Augustin, saint Ambroise, saint Jérôme, Prudence, Claudien, Orose, Lactance, Ammien Marcellin, Zosime, Procope, Sozomène, y voisinent avec les modernes : Bossuet, Gibbon, Voltaire, Chateaubriand, Guizot, tant d'autres encore...
Révolution et mouvements révolutionnaires en Normandie. Actes du XXIVe Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, tenu au Havre du 24 au 29 octobre 1989.
Le Havre, Centre havrais de Recherche historique, 1990, gr. in-8°, 413 pp, 29 illustrations dans le texte, biblio, index, broché, bon état
38 études érudites. — Cet ouvrage, fruit des recherches d'universitaires et d'amateurs, membres de sociétés historiques de Normandie, contribue à une meilleure connaissance de la Révolution dans cette province, en apportant des éclairages neufs sur des questions déjà connues, mais qui avaient trop souvent été traitées dans un esprit polémique ou apologétique, et en abordant des aspects jusqu'alors restés en friches. Table : Jacques Dupont (de l’Eure) 1767-1855. Son rôle et son influence en Normandie (Jean Bariller) ; L’abbé Grégoire et Le Havre sous la Monarchie constitutionnelle : l’histoire d’une brève alliance (Sylvie Barot) ; Un voyageur énigmatique en Normandie : Francisco de Miranda (mai 1789) (Maylis Baylé) ; La vie religieuse à Fécamp sous la Révolution à travers les exemples de l’abbaye des bénédictins et du couvent des annonciades (David Bellamy) ; « L’industrie » papetière sous la Révolution en Haute Normandie (Faruk Billici) ; Les conflits entre la Coutume de Normandie et la loi du 17 nivôse an II à propos de la propriété des biens des époux (Corinne Bléry) ; La noblesse et les biens nationaux dans le département de l’Eure (Bernard Bodinier) ; Les Fécampois et leur abbaye, 1789-1799 (Anne Bourienne-Savoye) ; Des anciennes mesures au système métrique : Le Havre 1740-1840 (Jacqueline Briot) ; La Révolution de 1789 à l’échelle d’une paroisse cauchoise : Sainte Hélène (canton de Valmont) (René Bruneau) ; Le Conventionnel Siméon Bonnesoeur-Bourginière, oncle de Géricault (Gilles Buisson) ; Comment commémorer la Révolution ? Le premier centenaire de 1789 en Seine Inférieure (Jean Pierre Chaline) ; Survivre en Révolution : la noblesse rouennaise entre la prison et l’exil (Olivier Chaline) ; La Révolution Française dans les écrits de la Résistance en Seine-Maritime (Claude-Paul Couture) ; Sommesnil : un village au Pays de Caux pendant la Révolution (Philippe Dahhan) ; La maitrise de la cathédrale de Rouen au moment de la Révolution (Bernard Delaporte) ; L’odyssée de l’Enfant de la Patrie, navire corsaire construit au Havre pendant la Révolution (Jean-François Dupont-Danican) ; Les projets de réunion de paroisses dans le district de Montivilliers de 1790 à 1792 (Daniel Fauvel) ; Un clandestin inattendu, l’abbé Houtou de la Robillardière (Pierre Flament) ; Les inventaires de 1790 dans les abbayes prémontrées de Normandie (Jean Fournée) ; Années noires du grand règne et rebellions rouennaises, 1690-1715 (Jean-Marcel Goger) ; La minoterie Planter, cible des émeutes vernonnaises de 1775 à 1789 (André Goudeau) ; Les émeutes de Quillebeuf et de Thionville : étude comparée (Philippe Goujard) ; Aux origines de la contre-révolution à Rouen : le chanoine Baton (Gérard Hurpin) ; Fêtes rurales d’Ancien régime, fêtes rurales du Directoire : permanences et évolutions (Françoise Lamotte) ; François-Pierre Balleroy, un jacobin elbeuvien (Pierre Largesse) ; Un espace révolutionnaire : le théâtre du Havre, 1789-1850 (Jean Legoy) ; Les cultes révolutionnaires à Doudeville, 1794-1799 (Pierre Lejeune) ; Une préface à la Révolution en Haute-Normandie : les troubles populaires au XVIIIe siècle (Guy Lemarchand) ; Elire une municipalité en 1790 : le cas du Havre (Philippe Manneville) ; La vente des biens nationaux dans le Domfrontais : les paysans contre les bourgeois (Jean Claude Martin) ; Les Jacobins haut-normands face à la crise fédéraliste (Danièle Pingué) ; La question des pouvoirs dans une ville moyenne au début de la Révolution : Louviers, 1789 (Jean-Jacques Pingué) ; Le bocage normand, terre de révolte (Jean Quellien) ; Un voyageur à Rouen en 1789 : Charles-Etienne Coquebert de Montbret (Marie-Françoise Rose) ; La défense des côtes de Seine-Inférieure en 1793 (Bruno Sintic) ; De l’attitude différente de trois prêtres de la Seine-Inférieure lors de la promulgation de la Constitution civile du clergé (Gabrielle Sueur) ; L’Ecole royale de la Marine du Havre au XVIIIe siècle (Michel Vergé-Franceschi).
Eté 44. Cent jours de la libération de l'Europe.
Editions de la Courtille, 1974, in-4°, 271 pp, très nombreuses reproductions en fac-similé de « une » de journaux et de coupures de presse, photos, dessins et caricatures, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, dos lég. abîmé, bon état
Excellent panorama de la presse française de juin à septembre 1944, avec en regard les communiqués de l'Axe et des Alliés. — "Nous avons utilisé délibérément et uniquement les sources imprimées de l'époque : journaux collaborateurs et nazis, journaux alliés et journaux neutres, journaux clandestins de la résistance... Nous avons reproduit côte à côte les communiqués des deux camps et la juxtaposition des informations peut quelquefois faire sourire. Nous avons reproduit avec émotion quelques journaux et tracts clandestins, réalisés et diffusés au péril de la vie. Nous avons reproduit avec dégoût quelques spécimens de la presse collaboratrice (pas les plus ignobles)..." (André Rossel)
Le Harem et les cousins.
Seuil, 1966, in-8°, 218 pp, notes, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état (Coll. L'Histoire immédiate). Edition originale (achevé d'imprimer 6-1966)
Un essai magnifique. Germaine Tillion (1907-2008) nous démontre que l’oppression des femmes sévit aussi bien dans les pays chrétiens que musulmans et qu'aucun n’a su totalement repousser cet héritage de la préhistoire et du paganisme. Le pire est que cet asservissement ne profite à personne : l’aliénation des femmes aliène les hommes et appauvrit dramatiquement les régions où elle pèse le plus. Il aura fallu qu’une ethnologue célèbre remonte jusqu’aux origines de l’humanité, se fonde sur ses travaux scientifiques, interroge sa mémoire pour que nous soyons propulsés, incidemment, à l’avant-garde d’un féminisme jusque-là trop empêtré dans l’inventaire de ses différences pour analyser le mal commun qui frappe à la fois l’oppresseur, sa victime et la civilisation qui les porte. — "Il fallait tout le courage de Germaine Tillion pour aborder en un seul ouvrage tant de sujets controversés et irritants. Il s'agit bien d'un livre sur la condition de la femme méditerranéenne, mais comme résultante d'une série de phénomènes historiques et sociologiques qui ont eu pour théâtre le monde méditerranéen, pour sujets les sociétés qui l'habitaient et où l'implantation de l'Islam joua un rôle important. L'auteur n'a pas voulu présenter une étude ethnographique limitée, n'a pas cherché à s'abriter derrière une présentation scientifique qui eût rebuté les non-initiés, mais parce que le « destin d'une partie de l'espèce humaine » est concerné très directement, elle a choisi de « s'adresser au plus grand nombre et dans le langage le plus courant ». Sans doute aussi faut-il ajouter que nul n'est mieux placé pour connaître le fatras de préjugés et d'idées fausses et le nombre de mal informés et de malveillants qui surgissent dès que l'on associe la femme et l'Islam. Alors, avec l'humanité qui est la sienne, elle livre simplement ses observations d'ethnologue et propose hardiment ses explications. Pourquoi ce titre : Le harem et les cousins ? Le « harem » parce qu'il symbolise la claustration de la femme; les « cousins » parce qu'ils représentent un type de société dont la structure de parenté est l'endogamie, le mariage préférentiel entre cousins de la lignée paternelle..." (Isabelle Deblé, Tiers-Monde, 1967)
Mémorial des fonctionnaires du corps préfectoral et de l'administration centrale morts au cours de la guerre 1939-1945.
P., 1997, gr. in-8°, 101 pp, avant-propos d'Émile Bollaert, broché, bon état. Réimpression de l'édition de 1945 avec un feuillet volant de supplément “Note relative à la réédition”
36 biographies avec portrait photographiques dont Jean Moulin. — "On pourrait l'appeler « la liste de Bollaert ». C'est un petit ouvrage : une centaine de pages à la présentation sobre et, pour tout dire, administrative, genre recueil de lois et règlements. Il est intitulé Mémorial, et son long sous-titre indique qu'il est consacré aux « fonctionnaires du corps préfectoral et de l'administration du ministère de l'intérieur morts au cours de la guerre 1939-1945 ». Le livre avait été publié au lendemain de la guerre par Emile Bollaert... Impressionnante lecture ! Choc bouleversant, même, au moment où l'oublieuse opinion voudrait croire que les préfectures n'étaient hantées que par des lâches, des salauds ou des bourreaux. Il est vrai, et toute l'Histoire l'enseigne, que la trace des justes fait toujours moins de bruit que la trace des malins. Au fil des pages défilent des photographies et de courtes biographies, denses en carrières devenues destins, transfigurées par la rencontre d'un idéal et d'une tragédie. On aimerait, on devrait les citer tous, ces oubliés, au nombre de 36. Car tous périrent pour une idée de la France et de la liberté. Elle n'était pas celle des prudents. On aimerait évoquer chacun de ces préfets, sous-préfets, secrétaires généraux, directeurs de cabinet, chefs de bureau. Ils abusèrent magnifiquement de leurs fonctions. Pour résister. L'ombre de Jean Moulin, le plus glorieux de tous, les domine et les éclipse, depuis un demi-siècle. Normal, fatal, mais injuste si l'on devait à jamais s'autoriser vis-à-vis d'eux une négligence de la mémoire, cette torture du souvenir..." (Bruno Frappat, La Croix, 12 janvier 1998)
Le Moyen Age. 1. Adolescence de la Chrétienté occidentale 980-1140. – 2. L'Europe des Cathédrales 1140-1280. – 3. Fondements d'un nouvel humanisme 1280-1440.
Éditions d'art Albert Skira, Flammarion, 1984, 3 vol. in-4°, 214, 221 et 220 pp, 375 illustrations en noir et en couleurs, index des noms cités, brochés, couv. illustrées, sous emboîtage illustré, bon état
Seconde édition de la trilogie consacrée par Duby à l'art du moyen âge occidental. — " (...) Après avoir qualifié ses trois premiers itinéraires d'« universitaire », d'« aixois » et de « braudélien », G. Duby place le suivant « sous l'invocation d'Albert Skira ». Le hasard se présenta sous la forme d'un coup de téléphone d'Albert Skira, « une belle nuit » en 1958. Skira lui exposa un peu plus tard son projet en détail à Genève. Il s'agissait « de présenter en une suite de très beaux livres les relations de l'œuvre d'art avec la société et la culture qui, d'âge en âge, l'avaient vu éclore, qui l'avaient reçue ou bien rejetée ». Il écrivit trois de ces volumes. Il les écrivit « dans la joie » : libéré « je pouvais écrire sur un autre ton, m'évader du petit monde universitaire où mon travail m'avait jusqu'alors à peu près confiné ». Ce furent “L'Europe des cathédrales (1140-1280)” et “Fondement d'un nouvel humanisme (1280-1440)”, publiés en 1966 et “Adolescence de la chrétienté occidentale (980-1140)”, édité l'année suivante. Il avait tenu à une périodisation brisant le carcan du siècle sans signification le plus souvent pour la culture et pour l'art..." (Jacques Le Goff, “Georges Duby (1919-1996)”, Cahiers de civilisation médiévale, 1997) — 1. Adolescence de la Chrétienté occidentale : Entre 980 et 1140 apparaît le plus grand sacre qu'ait jamais connu l'Occident. Il guide le peuple de Dieu dans sa marche vers un mirage, celui de la Jérusalem céleste, celui du Royaume dont les portes s'ouvriront au terme de l'histoire, et que les première sculptures monumentales voulurent figurer au seuil des abbatiales. – 2. L'Europe des Cathédrales 1140-1280 : L'Europe des cathédrales est celle d'un art que nous nommons gothique. Adossée aux universités naissantes, construite sur le savoir des maîtres en théologie, la cathédrale veut offrir du dogme une représentation totale, aussi bien par sa structure profonde que par l'imagerie qui, dans ses porches et sur ses verrières, se montre à la vue. – 3. Fondements d'un nouvel humanisme 1280-1440 : Dans l'Europe du XIVe siècle, que ravagent la guerre et la peste, les intentions et le langage de l'oeuvre d'art se modifient de manière fondamentale. La promotion des élites laïques enlève au clerc et au moine le monopole de l'acte artistique. Celui-ci va s'efforcer d'exprimer désormais les désirs, les rêves et les inquiétudes d'une noblesse.
Confessions d'un fraudeur flamand.
Steenvoorde, Foyer culturel de l'Houtland, 1996, in-8°, 181 pp, nombreuses photos dans le texte, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant
Naître au Mont des Cats, en Flandre française, à quelques portées de fusil de la frontière franco-belge, et déjà on est fraudeur, de père en fils, taillé pour le « métier », comment échapper à son destin ? Albert Capoen, vif et sympathique flamand de l'Houtland, le Pays au Bois, travailleur acharné et infatigable, est de cette trempe. Durant 25 ans il a « importé », ou « exporté », toute sortes de marchandises, sur son échine, sans jamais se faire prendre par les douaniers...
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1963.
PUF, 1964, gr. in-8°, 447 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1963 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1963 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1970.
PUF, 1971, gr. in-8°, 452 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1970 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1970 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1973.
PUF, 1974, gr. in-8°, 460 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1973 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1973 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1974.
PUF, 1975, gr. in-8°, 454 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état. Année rare
Toute l'histoire de la France en 1974 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1974 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
Les Camarades.
La Table Ronde, 1964, in-8°, 361 pp, broché, couv. à rabats, bon état
À Cannes, en 1925, dans un pensionnat pour fils d'émigrés russes, quatre jeunes garçons, Kolia, Serioja, Sacha et Youra reprennent à leur compte le serment d'amitié éternelle des Trois Mousquetaires. Dispersés par le destin, emportés par la tourmente de 1940, ils se retrouveront à l'âge d'homme dans des camps différents ou opposés, sous les uniformes français, américain, allemand et soviétique. Les lignes de leur vie se croiseront, décrivant des courbes opposées et cependant semblables. Usés, brisés en fin de compte, seule demeurera solide en eux-même la fidélité à leur amitié d'enfance en même temps qu'à leur patrie originelle. Depuis l'aube du nazisme jusqu'à la guerre des rizières en Indochine et les premiers combats d'Algérie, en passant par la vie soviétique au temps des purges, la drôle de guerre, les victoires allemandes sur le front de l'Est, le débarquement à Alger, Buchenwald, Stalingrad, la retraite de Russie, la Résistance, l'Allemagne sous les bombes, les héros de Michel Garder traversent tous les grands bouleversements de l'histoire contemporaine. Les thèmes du grand tragique collectif de notre temps reviennent ainsi en contrepoint avec ceux de la fidélité aux valeurs d'enfance et de l'inaltérable amitié. Fresque épique dans la ligne des grands romans russes du siècle dernier, "Les Camarades" veulent être aussi le poème de la tendresse virile. L'auteur ne prétend pas juger, il entend seulement comprendre, aimer et faire aimer.
Glossaire de termes techniques à l'usage des lecteurs de "la nuit des temps".
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1965, gr. in-8°, 473 pp, 163 héliogravures en noir sur 136 planches hors texte, 2 pl. en couleurs hors texte, nombreux dessins de dom Wenceslas Bugara, index analytique, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état (Introductions à la Nuit des Temps 1)
Les Soldats de l'an II.
Livre Club Diderot, 1975, in-8°, 299 pp, 9 gravures, biblio, reliure simili-cuir bleu-nuit de l'éditeur, bon état (Coll. Précurseurs)
"Il s'agit d'un exposé reposant sur une connaissance solide et critique des principaux ouvrages, une suite en sept étapes qui conduit de l'armée de l'Ancien Régime à l'armée de l'an II, pour retomber ensuite à celle de l'an III. Cette démarche évoque les travaux de Mathiez, Lenoir et A. Soboul lui-même ; avec cette supériorité que l'auteur connaît à fond les sans-culottes et qu'il a utilisé des travaux récents. Il suffit de constater la clarté et la justesse des lignes générales pour en conclure qu'on trouve en ce livre une excellente introduction à l'étude des armées de la Révolution." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française) — "... On voit le grand intérêt de cet ouvrage. Tantôt rassemblant avec bonheur des éléments connus, tantôt apportant sur le comportement du soldat de l'An II des vues neuves, Albert Soboul a fait revivre des types d'hommes dont il ne dissimule ni les faiblesses ni les défauts, mais qui, malgré les profondes différences provenant de leurs origines régionales ou professionnelles, se sont trouvés conscients des mêmes nécessités et ont été animés par le même patriotisme. Compte tenu des lacunes de nos connaissances, que seules des études d'ensemble sur les contrôles de troupes pourraient réduire, Albert Soboul a présenté une synthèse brillante qui invite à la réflexion et suscitera, espérons-le, de nouvelles recherches, car débarrassés de la légende et ramenés à leurs proportions humaines, les soldats de l'An II restent de fort émouvantes figures." (André Corvisier, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1961) — Table : L'armée d'Ancien Régime ; La Garde nationale (1789-1791) ; Les Volontaires (1791-1792) ; La levée en masse (1793) ; La mobilisation matérielle (1793-1794) ; L'armée nationale révolutionnaire (1793-1794) ; L'armée en l'an II.
Un village du Vaucluse.
Gallimard, 1968, in-8°, 403 pp, traduit de l'anglais, 25 photos sur 16 pl. hors texte, un plan, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Témoins). Edition originale
"Cet ouvrage remarquable prend une place originale dans la bibliographie du monde rural français. Il s'agit d'une étudie sociologique faite en 1950-51 par un professeur américain de civilisation française. Profitant de son année sabbatique, l'auteur s'est installé avec sa famille dans un petit village du Vaucluse, Roussillon, appelé pour la circonstance Peyrane. Tout en partageant la vie quotidienne de ses habitants, il a tenté de « décrire aussi honnêtement et aussi complètement que possible leur mode de vie ». Il l'a fait un peu à là manière de l'ethnologue découvrant une civilisation lointaine. L. Wylie voulait ainsi apporter à ses étudiants américains une documentation sur le monde rural français. Cet ouvrage possède en fait une portée bien plus vaste." (Jean David, Revue de Géographie alpine, 1970) — Le bruit courait qu'en 1950, un homme d'une espèce peu connue des villageois avait traversé l'Atlantique pour camper un an dans une chaumière sous le soleil. Il avait trinqué sous les tilleuls, assisté aux enterrements, envoyé son fils à l'école apprendre notre patois. Il avait beau n'avoir pas l'air de comprendre pourquoi les Pian ne votaient pas comme les Fabre, et fouiller les registres de la mairie, on l'avait adopté et en 1960 il revenait encore à Peyrane, à cinquante kilomètres d'Avignon. Les milieux informés – Laboratoire d'anthropologie, Institut d'études politiques – étaient allés jusqu'à prendre connaissance du récit de son aventure. Il y décrivait le jeu de boule et le service militaire, les tétines de biberons et les manuels de classe, la belote et le notaire avec une minutie d'amoureux et la patience d'un ethnographe devant les cérémonies bantoues. “Village in the Vaucluse” avait depuis longtemps sa légende en France quand l'auteur – il s'en explique dans sa préface – se refusait encore obstinément à laisser traduire cet ouvrage que travaillent tous les étudiants américains. Laurence Wylie nous tend le miroir : nous y reconnaissons-nous ?
Papiers intimes du colonel House, publiés par Charles Seymour. Tome III : Dans la guerre mondiale.
Payot, 1930 in-8°, 489 pp, broché, bon état (Coll. de mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la Guerre mondiale)
"Point n'est besoin d'insister sur l'intérêt de premier ordre que présente cette publication. Le colonel House, l'ami, le confident, souvent aussi le conseiller du Président Wilson, a été, pendant la Grande Guerre, en relation avec la plupart des personnages marquants d'Europe et d'Amérique. Du jour où les Etats-Unis ont pris à la lutte contre les Empires Centraux une part active, l'importance de son rôle s'est trouvée encore accrue et précisément ce volume se rapporte à cette période allant du 2 avril 1917 au mois de juin 1918 où, avec l'aide matérielle largement accordée par le gouvernement, les financiers et les industriels américains, et le concours de plus en plus efficace des troupes américaines, la France, l'Angleterre et l'Italie tentent d'abord sans succès de libérer les régions envahies, puis résistent aux grandes offensives austro-allemandes marquées par le désastre italien de Caporetto, la rupture du front anglais dans le nord de la France, le recul des armées françaises depuis le Chemin-des-Dames jusqu'à la Marne. En même temps que se poursuivait la guerre meurtrière, les hommes d'Etat, loin des champs de bataille, livraient aussi des combats qui, pour n'être pas sanglants, n'en devaient pas moins avoir, pour toutes les nations d'Europe, les conséquences les plus graves. Le colonel House était, si l'on peut dire, au centre de ces discussions. Il tenait un journal, rédigeait des notes, écrivait, recevait force lettres et de tous ses papiers conservés à l'Université de Yale, M. Charles Seymour, après s'en être servi pour composer son ouvrage sous forme de récit continu, a publié les plus significatifs. La traduction en français de ce livre capital s'imposait." (Ch. Appuhn, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1930)
Des Tranchées à la chute du Mur. Témoins en Margeride.
Editions DiversGens, 2010 in-8°, 362 pp, 20 photos, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Trois Lozériens, le grand-père, le fils et le petit-fils, ont participé aux quatre grands conflits qui ont marqué la France au XXe siècle en tant qu'acteurs capables de comprendre, juger et décrire. Hippolyte, capitaine, rejoignit le Front en août 1914 et ne le quitta qu'en décembre 1917. Pierre fut membre de l'Etat-major national de la Résistance et Chef d'Etat-major de l'Organisation de Résistance de l'Armée (ORA) ; il commanda la 13e Division à Sidi Bel Abbès au moment des événements d'Algérie du 13 mai 1958. Henri, enfin, connut l'Algérie comme sous-lieutenant et la Guerre Froide comme responsable d'aspects très sensibles de notre politique internationale et stratégique d'alors, notamment au travers des programmes nucléaires. Dans ce livre, l'auteur, Henri Conze, ancien Délégué Général pour l'Armement, rassemble et analyse des écrits laissés par son père et son grand-père. Certains ont été utilisés par des historiens, mais la plupart sont inédits.