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LÉVI-STRAUSS (Claude).

Le Totémisme aujourd'hui.

PUF, 1962, in-12, 154 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Mythes et religions). Édition originale

Premier ouvrage de Claude Lévi-Strauss, Le totémisme aujourd'hui a marqué un tournant, silencieux mais décisif, dans l'ethnologie. Non seulement le concept de totémisme y a été déconstruit, mais l'approche évolutionniste s'est effacée au profit d'un nouveau paradigme structuraliste. Claude Lévi-Strauss évalue la pertinence du concept de totémisme pour désigner des groupes sociaux mettant en place une dynamique précise de continuité entre l'homme et la nature. Son postulat est le suivant : le totémisme est une illusion. Le terme de « totémisme » est une fabrication des ethnologues dans le but de déplacer ces phénomènes – aussi fascinants que dérangeants – hors de leur propre société. L'anthropologue ne s'en tient pas là : il veut comprendre les raisons de cette chimère. Revenant sur l'ensemble des recherches menées sur ce sujet, et étudiant les mêmes tribus aborigènes australiennes qui ont servi à élaborer ces théories, il redéfinit les contours de la notion de totémisme, la confronte aux phénomènes qu'il observe, pour finalement la dissoudre. En signant la fin du totémisme et des théories animalistes, il marque l'avènement du paradigme structuraliste dans l'étude des sociétés humaines et des rapports entre individus. — "Un ouvrage capital en dépit de son faible volume." (Jean Guiart, Revue de l'histoire des religions) — Avec Le totémisme aujourd’hui (1962), Lévi-Strauss pensait refermer la page d’un des plus fameux débats de l’anthropologie et de l’anthropologie des religions, sur une catégorie conceptuelle dont la consistance et la portée transculturelle ont été âprement discutées. Déplaçant la question de l’universalité des attributs empiriques du culte vers l’analyse des propriétés structurelles de classification et d’organisation dualistes, le fondateur du structuralisme devait en même temps disqualifier le débat et dissoudre le concept de totémisme. (Lionel Obadia) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MURPHY (Robert).

Un diplomate parmi les guerriers.

Laffont, 1965, gr. in-8°, 494 pp, traduit de l'américain, 16 pl. de photos hors texte, index, broché, couv. à rabats, bon état

Mémoires du diplomate américain Robert Murphy. Concerne essentiellement la Seconde Guerre mondiale et notamment le débarquement en Afrique du Nord. — Table : Le putsch de Munich. Hitler au pouvoir. La Wehrmacht à Paris. Chargé d'affaires à Vichy. Agent secret en Afrique du Nord. Jour J en Afrique. Le meurtre de Darlan. L'Italie capitule. Occupation alliée en Allemagne. Le pont aérien. La Corée. Suez. — "Robert Murphy a joué un rôle très important dans la diplomatie américaine, notamment pendant la deuxième guerre mondiale, et il était particulièrement chargé des affaires françaises à Vichy d’abord, puis en Afrique du Nord. A cette époque on le considérait volontiers dans certains milieux comme un agent accomplissant des missions ténébreuses ; lui-même est convaincu que ce fut la propagande allemande qui le noircissait ainsi pour gêner son activité Cependant en France son action en Afrique du Nord n’a pas laissé un bon souvenir : il contribua fortement après le débarquement américain à Alger à faire reconnaître l’amiral Darlan, compromis par sa collaboration avec l’Allemagne, comme commandant en chef des forces militaires françaises. Il fut fort étonné de l’indignation que cette décision provoqua dans le camp des alliés et en premier lieu parmi les résistants français. Mais il la justifie en rappelant que ce qui préoccupait alors avant tout les Américains c’était de gagner la guerre, et Darlan lui paraissait à ce moment le plus capable de faciliter la tâche du corps expéditionnaire américain en Algérie et au Maroc. Avec un opportunisme qui ne tenait compte que de l’objectif immédiat, ils se servirent de l’amiral Darlan sans se soucier de heurter le sentiment de bien des patriotes français... On voit par ces quelques lignes l’intérêt que présente ce livre... On ne pourra en tout cas l’ignorer pour écrire l’histoire de cette période." (Le Monde diplomatique, 1965) — "A la fois autobiographie et document d'histoire, cet ouvrage relate les événements diplomatiques et militaires qui se sont succédé de 1917 à 1958 et auxquels R. M. a été mêlé au cours de sa carrière. Faisant appel à la fois à ses souvenirs personnels et au récit de ses missions officielles, R. M. retrace, dans un ensemble précis et cohérent, l'évolution de la politique extérieure américaine et des relations internationales, du putsch de Munich à l'affaire de l'U-2, en passant par la seconde guerre mondiale et les diverses crises et conflits où se sont trouvés impliqués les États-Unis au cours de cette période." (Revue française de science politique, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SOUSTELLE (Jacques).

Envers et contre tout. 1. De Londres à Alger (1940-1942). Souvenirs et documents sur la France Libre.

Laffont, 1947, fort in-8°, 471 pp, broché, couv. à rabats, papier jauni comme toujours, état correct

Tome I seul (sur 2) : de juin 1940 à novembre 1942. – Après l’armistice de juin 1940, Jacques Soustelle rejoignit les Forces françaises libres à Londres et fut chargé par le général de Gaulle d’une mission diplomatique en Amérique latine (1941), puis assuma le commissariat national à l’Information (1942). Il mena ensuite une carrière politique bien remplie : directeur général des Services d’action en France, à Alger (1943-1944). Commissaire de la République à Bordeaux, député à la première Assemblée constituante, ministre de l’Information, puis des Colonies (1945), Secrétaire général du RPF (1947). Député du Rhône (1951), réélu en 1956, 1968 et 1973. Gouverneur général de l’Algérie (1955-1956). Ministre de l’Information dans le gouvernement de Gaulle (1958). Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Sahara, des DOM et TOM et des Affaires atomiques dans le gouvernement Debré (1959-1960). Partisan de la présence française en Algérie, il démissionna du gouvernement en 1961. Il fut poursuivi pour atteinte à la sécurité de l'Etat et passa huit années en exil à l’étranger. Amnistié en 1968, il rentra en France après avoir écrit plusieurs ouvrages scientifiques ou politiques... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

HOBSBAWM (Eric J.).

L'Ère des révolutions, 1789-1848.

Fayard, 1970, gr. in-8°, 432 pp, traduit de l'anglais par Françoise Braudel et Jean-Claude Pineau, 91 gravures sur 64 pl. hors texte, 7 cartes, notes, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état

Cet ouvrage considère deux types de révolutions qui se produisirent à la même époque : celles, d'ordre politique, qui sont issues de la Révolution française, et la révolution industrielle, qui commence en Grande-Bretagne. De cette double révolution est sorti le monde moderne. “L’Ère des révolutions”, demeure, cinquante ans après sa parution, une des meilleures introductions à la période : L'auteur y fait montre d'un exceptionnel sens de la synthèse ; d'un goût prononcé pour l’histoire comparée ; d'un sens aigu du quantitatif ; et en même temps d'un usage pertinent de l’anecdote. Hobsbawm disait que « son » siècle était ce « long XIXe siècle », ainsi qu’il l’appelait avec une expression qui a fait florès. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

GUILLEMIN (Henri).

Charles Péguy.

Seuil, 1981, gr. in-8°, 510 pp, liste des personnalités citées dans l'ouvrage, broché, couv. illustrée, bon état

"Il s’est agi, pour moi, dans toute la mesure du possible, de connaître – ou deviner, ou entrevoir – Péguy tel qu’il était vraiment. D’abord, donc, et avant tout, lire Péguy, mais le lire pour de bon et dans la totalité de son œuvre, y compris ces grands « inédits » qui ne nous ont été révélés qu’entre 1953 et 1955, et d’autres encore, diversement précieux, qui ont vu le jour par la suite. Et la première découverte qu’apporte ce travail d’information est celle de la part énorme, la part géante que tient la polémique dans l’œuvre en question. Investigation ensuite, nécessaire, dans la vie de cet homme et les circonstances de son destin, avec le perpétuel constat d’une dépendance, la plus étroite qui soit, entre ces événements privés et les prises de position successives et contradictoires de l’écrivain. Garder, en même temps, le souci de comprendre, l’attention à la vie intérieure d’un homme et à ses drames. Car ce qui s’atteste partout, dans ce destin, c’est l’infortune et la déception et la souffrance. Un malheureux, Charles Péguy." (H. G.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SCHICK (Léon).

Un grand homme d'affaires au début du XVIe siècle : Jacob Fugger.

P., SEVPEN, 1957, gr. in-8°, xi-323 pp, 16 planches hors texte, 5 cartes et tableaux, biblio, index, jaquette illustrée, bon état

"Ce n'est pas un autre livre sur les Fugger, c'est une étude nouvelle des affaires de Jacob « le Riche ». L'auteur « avoue » avoir conçu et écrit cet ouvrage plus en homme d'affaires qu'en historien. L'histoire en est gagnante grâce à la maîtrise avec laquelle Léon Schick a réussi à « surprendre les gestes d'un technicien de l'argent aux prises avec des problèmes constants de l'argent ». La ville d'Augsbourg est présentée dans tout son éclat. (...) Léon Schick reste tout le long de son livre, attentif à l'œuvre du « meneur d'argent » et, eu égard aux vicissitudes du monde politique, il écrit avec humour que « les folies de celui-ci firent la sagesse de celui-là ». C'est dire que l'histoire des affaires est étudiée dans ce qu'ont voulu pour eux-mêmes les marchands et non dans ce qu'elle a permis aux seigneurs de la politique. Tout ceci : qualités d'érudition peu communes et vision nouvelle des problèmes, rend ce livre des plus suggestifs." (José-Gentil da Silva, Revue du Nord, 1957) — "Ce livre a de grands mérites. Non qu'il soit extraordinairement neuf : son information provient surtout d'ouvrages et d'éditions de sources allemands. Il s'y ajoute cependant quelques sondages dans les archives, surtout dans celles de la famille des Fugger. L'étude de M. Schick, bien faite, fera mieux connaître en France le rayonnement de la grande firme augsbourgeoise. (...) M. Schick est aussi un historien sensible aux facettes les plus diverses du XVIe siècle et à leur interaction..." (Jan Craeybeckx, Revue belge de philologie et d'histoire, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

NAVARRE (Henri).

Agonie de l'Indochine, 1953-1954.

Plon, 1956, in-8°, v-335 pp, 8 cartes, broché, bon état

Relation de son action comme commandant en chef en Indochine par le général Navarre. — "C'est lors de la guerre d'Indochine qu'on voit se définir de nouvelles attitudes et de nouvelles prises de conscience. Conviction simple, mais inébranlable : c'est sur le pouvoir politique, ou plutôt sur la carence du pouvoir qu'après l'armistice de Genève, chacun des combattants d'Indochine fit tomber la responsabilité d'une guerre de huit années, particulièrement meurtrière et que vint terminer une dramatique humiliation. Voir le véritable réquisitoire contre le régime politique qui termine le livre du général Navarre, L'agonie de l'Indochine, pp. 319 et suiv. « La première raison de la défaite d'Indochine, dont presque toutes découlent, est l'absence d'une politique. Du début à la fin, nos dirigeants n'ont jamais su ce qu'ils voulaient ou, s'ils le savaient, n'ont pas pu l'affirmer. Ils n'ont jamais osé dire au pays qu'il y avait la guerre en Indochine ... Bien plus, ils ont permis que l'armée soit frappée dans le dos. Ils ont toléré la trahison permanente du parti communiste et de ses auxiliaires de tout ordre ... Les tergiversations, les fautes, les lâchetés accumulées sont trop nombreuses et trop continues pour n'être imputables qu'aux hommes et même aux gouvernements qui se sont succédé au pouvoir. Elles sont le fruit du régime. Elles procèdent de la nature même du système politique français. »" (Raoul Girardet, Pouvoir civil et pouvoir militaire dans la France contemporaine, Revue française de science politique, 1960) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BURNAND (Robert).

L'Attentat de Fieschi.

Firmin-Didot, 1930, in-8°, 192 pp, 13 gravures dont 8 hors texte, broché, bon état (Coll. Histoires de France)

Le 13 juillet 1835, un attentat, le cinquième, visa Louis-Philippe, alors qu'il passait en revue la garde nationale sur les Grands Boulevards pour l'anniversaire des Trois Glorieuses. Le complot comprenait deux républicains, Morey et Pépin, l'artificier qui assembla vingt-cinq canons de fusils, et le corse Fieschi, sans convictions politiques. L'opération échoua, mais fit dix-neuf morts, dont le maréchal Mortier... — "C'est une dramatique, une tragique histoire que celle de l'attentat auquel le Corse Fieschi attacha son nom. Et, cette histoire, M. Robert Burnand l'a magistralement racontée dans son ouvrage. Il a montré (et c'est un des plus curieux chapitres de son livre) tout ce qu'il y eut, en somme de fortuit dans l'enchaînement de circonstances qui fit de Fieschi un assassin politique. Il ne songeait aucunement à diriger contre Louis-Philippe sa machine infernale, quand il conçut la première idée de celle-ci. Il avait ajusté en s'amusant un « innocent petit châssis de bois » qu'il eut la funeste idée de faire voir à Morey, compagnon de hasard, révolté typique, prêt à toutes les folies. « Pensez donc, Morey, sur ce châssis on peut attacher des fusils, les faire partir tous à la fois. Ce serait un bon engin contre les barricades. – Meilleur contre Louis-Philippe, dit Morey après un silence. » Le mot fatal a été prononcé. Fieschi le tourne et le retourne dans son cerveau. Il lie partie dans un sanglant dessein avec le sombre Morey, le stupide Pépin. Et c'est l'horrible tuerie du boulevard du Temple. Quarante victimes, dont un maréchal de France, tombèrent sous les coups des conjurés. Paris, la France entière furent consternés. L'émotion fut si grande, même à l'étranger, que les cours, qui jusqu'alors faisaient grise mine au roi des Français, se réconcilièrent avec sa personne et avec son règne. Fieschi et ses complices ne tardèrent pas à être découverts. Leur procès fournit encore à M. Burnand le sujet d'un tableau pathétique." (Maurice Muret, Les Débats, 9 juin 1930) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LAGET (Mireille) et Claudine LUU (présenté par).

Médecine et chirurgie des pauvres au XVIIIe siècle d'après le livret de Dom Alexandre.

Toulouse, Privat, 1984, in-8°, 147 pp, répertoire des termes thérapeutiques, liste des substances citées, broché, bon état (Coll. Résurgences)

La pharmacopée du peuple au XVIIIe siècle. — "Anthologie commentée de la "Médecine et chirurgie des pauvres" donnée en 1714 par le bénédictin de Saint- Maur dom Nicolas Alexandre (1654-1723). Les commentaires des extraits reproduits constituent une très remarquable tentative d'interprétation de la pharmacopée du XVIIIe siècle à la lumière à la fois des conceptions du temps et des nôtres. On n'a que trop tendance à se gausser de ces vieilles recettes. M. Laget et C. Luu s'efforcent de les comprendre : c'est plus difficile, mais combien plus sérieux ! Leur travail réhabilite la médecine anté-chimiatrique." (Pierre Julien, Revue d'Histoire de la Pharmacie, 1985) — "Le livret de Dom Alexandre, dont le titre exact est « La médecine et la chirurgie du pauvre », a été publié en 1714 par un bénédictin : il nous traduit la tendance des religieux de cette époque à combattre le mal physique comme le mal moral, le salut des âmes passant par la miséricorde envers le corps. Dom Alexandre, a manifestement une familiarité parfaite avec les ouvrages de médecine de son temps, mais aussi des classiques de l'Antiquité et des travaux français ou étrangers depuis le Renaissance. Il paraît également familier du monde paysan et cite de multiples manières de soigner qu'il n'a pas vraisemblablement pas lues dans les manuels. Son livret n'est pas publié intégralement par les éditeurs, qui ont ajouté à chaque série de soins proposés pour une affection précise des commentaires précieux, qui constituent une tentative d'explication des médications anciennes. Celles-ci reposent pour l'essentiel sur l'utilisation des végétaux, dont les modalités de la collecte sont soigneusement indiquées. D'autres méthodes sont aussi employées : ainsi, pour guérir les abcès, les oignons de lys doivent être mélangés avec des « limaçons et sain de porc » pour en faire un cataplasme... Témoignage de l'abondance des produits introduits depuis plus d'un siècle en France, tabac, café, cacao sont conseillés par Dom Alexandre, dont l'ouvrage s'adresse pourtant aux « pauvres »..." (Jean Imbert, Revue historique de droit français et étranger, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

HANOTAUX (Gabriel).

Histoire de la France contemporaine (1871-1900). II : La Présidence du Maréchal de Mac Mahon. 1. L'échec de la Monarchie.

Ancienne Librairie Furne, Combet et cie, 1906, fort gr. in-8°, viii-707 pp, 4 photos hors texte, broché, qqs rousseurs, dos fendu recollé, sinon bon état

Tome II seul (sur 4). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BOUYALA d'ARNAUD (André).

Évocation du vieux Marseille.

Editions de Minuit, 1985, in-8°, 445 pp, nouvelle édition, 34 gravures sur 20 pl. hors texte, 25 plans, index, broché, couv. illustrée, bon état

L'histoire des quartiers de la cité phocéenne et de leurs monuments, des origines au milieu du XIXe siècle, par le conservateur de la Bibliothèque municipale de Marseille (1894-1967), secrétaire perpétuel de l'Académie de Marseille depuis 1956. Histoire de Marseille ; sur les bords du Lacydon ; les quartiers détruits du vieux Marseille ; du clocher des Accoules à la place de Lenche ; de la place de Lenche à la Major par la ville haute et la Vieille Charité ; le quartier des Grands-Carmes ; la Canebière ; du cours Belsunce au cours du Chapitre et à l'Eglise des Chartreux ; de la place d'Aix au Lazaret et à la place d'Arenc ; le quartier construit à l'emplacement de l'Arsenal des galères ; le Quartier Paradis, Saint-Ferreol ; de la préfecture à la colline Puget ; autour du chemin de Rome ; de la place de Rome au château Borely ; le quartier de la Plaine ; Notre-Dame de la Garde ; le terroir marseillais. — "Une véritable somme, quartier par quartier, rue par rue, sur l'histoire marseillaise, des fondateurs phocéens à la destruction du secteur ancien du Vieux-Port en 1943." (Le Monde) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MARTINEZ (José Agustin).

Les Procès criminels de l'après-guerre. Documents pour l'histoire contemporaine.

Albin Michel, 1958, in-8°, 414 pp, traduit de l'espagnol par Francis de Miomandre, préface de Jacques Isorni, notes bibliographiques, broché, couverture à rabats, bon état

1. Les procès politiques de France : procès du Maréchal Pétain ; procès Laval ; procès contre Brinon ; procès contre Charles Maurras ; la fin tragique du général Dentz ; procès de l'amiral Estéva ; procès contre Pierre-Etienne Flandin, ex-ministre du gouvernement de Vichy ; procès contre Georges Claude ; procès Brasillach. – 2. Quelques procès contre les "criminels de guerre". Le procès de Nuremberg : Tomoyuqui Yamashita, surnommé "le Tigre de Malacca" ; Son Excellence Mamoru Shigemitsu ; Manstein ; infractions à la Convention de Genève (les gardiens de Belsen, les fabricants du Zyklon B) ; infractions à la Convention de La Haye (Dostler, Almeloo, Dreierwalde) ; le procès de Nuremberg ; Tableau des sentences du Tribunal de Nuremberg. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

DEL MEDICO (H. E.).

Le Mythe des Esséniens des origines à la fin du Moyen Age.

Plon, 1958, in-8°, 334 pp, 3 tableaux dépliants hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état. Édition originale

Henri Del Medico (1896-1970) est le premier à avoir fait une critique textuelle sérieuse des notices présumées être de Flavius Josèphe relatives aux « Esséniens ». — "... Le titre seul de cet ouvrage indiquait bien la thèse « révolutionnaire » qu'allait soutenir Del Medico, pour qui les Esséniens loin d'appartenir à l'Histoire n'étaient qu'une création mythique, fruit de textes inexactement compris ou volontairement déformés. La théorie, on s'en doute, ne rencontra pas grand assentiment et l'auteur ne se faisait aucune illusion en déclarant qu'elle se heurterait « à un mur ». Cependant tout n'était pas à rejeter dans cette étude passionnée..." (André Parrot, Syria, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MASSON (Frédéric).

Joséphine de Beauharnais, 1763-1796.

P., Ollendorff, 1899, in-8°, xxxix-300 pp, 5e édition, reliure demi-basane acajou, dos lisse, pièce de titre chagrin acajou (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état

"M. F. Masson vient de consacrer un important volume à Joséphine Tascher de la Pagerie, la future Joséphine impératrice et reine. Telle qu'il a représenté son héroïne, substituant la réalité à la légende, « ce n'est plus, comme il le dit lui-même, une impératrice, ce n'est plus une grande dame : c'est une femme » – et une femme qui, si elle était remplie de charmes, était aussi remplie de défauts. Elle éblouissait par sa grâce ; c'était le masque qui dissimulait son égoïsme, sa rouerie, sa frivolité, sa légèreté. Cependant on n'a pas le cœur de lui en vouloir de ses faiblesses, tant elle apparaît inconsciente, et on l'aime, malgré tout, parce qu'elle était affable et bonne. – Dans ce volume, M. Masson prend Joséphine à son berceau, et il ne la quitte qu'au moment de son mariage avec le général Bonaparte. Il la suit pas à pas pendant toute une période de sa vie qui, jusqu'ici, avait presque complètement échappé aux historiens. Les intrigues qui préparèrent son premier mariage, sa venue de la Martinique, son union avec Alexandre de Beauharnais, ses malheurs conjugaux, la rupture et, finalement, la séparation et les consolations : l'enquête minutieuse de M. Masson ne laisse rien dans l'ombre. Il ne s'est pas contenté d'ailleurs de raconter des événements, de faire un portrait, neuf par bien des côtés ; de tracer une étude de caractère, souvent fine et ingénieuse ; de remettre au point des incidents de la vie de Joséphine, dénaturés plus ou moins, ceux-ci par les admirateurs, ceux-là par les malveillants , il a élargi son sujet par des peintures, à la fois documentées et pittoresques, de la vie coloniale à la fin du XVIIIe siècle, de la Société de l'Ancien Régime, des milieux révolutionnaires, des prisons de la Terreur, etc. Son livre se ferme sur l'apparition du jeune général Bonaparte, qui se laissa prendre, si impétueusement et si naïvement, à des mines de grande coquette où il croyait découvrir des façons de grande dame." (Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1899) — "L'existence de Joséphine depuis sa naissance jusqu'à son union avec le général Bonaparte. C'est ce livre pour lequel l'historien de Napoléon avouait « sa complaisance »." (Revue militaire française) — "Le célèbre historien de Napoléon et des Napoléonides est mort le 20 février dernier à l'âge de 76 ans. Son œuvre restera. On lui reproche parfois son style, peu élégant, lourd, confus, mais on oublie trop que son récit a de la vie, de la couleur, que la psychologie de ses personnages est fine et nuancée, qu'il a de l'imagination et que son sens critique, comme le prouvent ses études hélénoises est souvent très aiguisé. Sans doute, il a ses partis pris, mais du moins il ne cherche pas à s'en défendre. Combien d'autres, en apparence plus impartiaux, plus réservés, plus discrets, sont moins sûrs que lui et, somme toute, moins vrais ! Ce n'est pas assez de dire qu'il a renouvelé l'histoire du premier Empire, il l'a créée par endroits de toutes pièces et ce n'est pas un mince mérite." (Albert Mathiez, Annales révolutionnaires, 1923) — Frédéric Masson (1847-1923), historien et membre de l’Académie française, fut le plus grand spécialiste de Napoléon au début du XXe siècle. Secrétaire et ami du prince Jérôme Napoléon, il régnait sur une armée de documentalistes qui, dans son hôtel particulier de la rue de la Baume, dépouillaient des milliers de documents et lui préparaient les notes nécessaires à l’écriture de ses nombreuses études historiques sur le Premier Empire, en particulier sur l’entourage proche de Napoléon et surtout la famille de celui-ci (Napoléon et sa famille : 13 volumes de 500 pages). Même si les historiens contemporains ont, depuis, beaucoup défriché et fait avancer l’état de nos connaissances sur cette période, Frédéric Masson, auteur de plus de 50 volumes, nous offre une documentation encore aujourd’hui irremplaçable. Dans son œuvre, trois ouvrages sont dédiés à Joséphine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

RENN (Ludwig).

Guerre (Krieg).

Flammarion, 1929, in-12, 332 pp, broché, bon état. Edition originale de la traduction française par C. Burghard

La guerre vue par un soldat allemand : la marche en avant, la guerre de position devant Chailly, la bataille de la Somme, blessé, la bataille de l'Aisne et de la Champagne (1917), l'effondrement. — Engagé volontaire et officier dans l’armée allemande, Arnold Vieth von Golssenau commande un bataillon sur le front occidental durant la première guerre mondiale. Sous le pseudonyme de son personnage principal, Ludwig Renn rédige, à partir de ses notes de terrain, "Krieg", publié d’abord en feuilleton dans la Frankfurter Zeitung en 1928, puis en volume. Le roman rencontre un immense succès : 600.000 exemplaires vendus, 25 traductions, et une réception critique comparable à celle de "À l’Ouest rien de nouveau" d’Erich-Maria Remarque, auquel il est souvent associé. Mais "Krieg" s’en distingue par une tonalité plus sèche, plus impersonnelle : la guerre y est décrite comme un néant absolu, sans discours, sans message, sans transcendance. Le style, délibérément sans ornement, fait de cette sécheresse une force expressive. L’inspiration vient en droite ligne du "Feu" de Barbusse, dont Renn se déclare lecteur admiratif. L’auteur ne poursuit pourtant pas une carrière littéraire classique : arrêté dès 1933 par le régime nazi, condamné pour « haute trahison littéraire », il rejoint les Brigades internationales en Espagne, en lutte contre le franquisme, d’où il s’exilera en Grande-Bretagne puis au Mexique où il présida le comité de l’Allemagne libre pendant la guerre. Oublié aujourd’hui en France, Ludwig Renn demeure un témoin essentiel de la guerre vécue côté allemand, dans un style d’une grande sobriété. (Walden) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ARON (Robert).

Histoire de la libération de la France, juin 1944-mai 1945.

Fayard, 1959, fort in-8°, 779 pp, 6 cartes, biblio, index, broché, bon état, pt décharge de colle sur les pages de faux-titre et de titre, envoi a.s.

"Ce nouveau livre de R. A. fait suite à son Histoire de Vichy. Il faut rendre hommage à l'ampleur de l'enquête réalisée par l'auteur, ainsi qu'à son souci d'objectivité ; les passages dont l'intérêt est le plus général ont trait aux exécutions sommaires (que R. A. évalue à 35.000 environ) et à l'attitude hésitante et divisée des communistes devant la perspective d'une prise du pouvoir (pp. 633-637). On peut regretter que ce livre indispensable aux historiens réserve une place souvent excessive à la petite histoire et qu'il n'indique jamais les sources utilisées." (Revue française de science politique, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BALLANDE (Henri).

Rebelle et conseiller de trois souverains : le Président Jeannin, 1542-1623.

Barré-Dayez, 1981, in-8°, 279 pp, 16 pl. de gravures et portraits hors texte, biblio, broché, bon état, envoi a.s. et carte de visite a.s.

Pierre Jeannin, baron de Montjeu, connu sous le surnom de Président Jeannin, né vers 1540 à Autun, et mort le 22 mars 1623 à Chaillot, est un avocat, président à mortier du Parlement de Bourgogne, ambassadeur de France aux Provinces-Unies, conseiller des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII, surintendant des Finances. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BARBEY (Frédéric).

Une amie de Marie-Antoinette : Madame Atkyns et la prison du Temple (1758-1836), d'après des documents inédits.

Perrin, 1905, in-8°, xvi-454 pp, préface de Victorien Sardou, 4 portraits hors texte, dont le frontispice, index, reliure demi-basane moutarde, dos à 5 nerfs filetés soulignés de filets dorés, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), dos lég. sali, bon état

"Frédéric Barbey, élève de l'École des Chartes, par un travail scrupuleux a réussi à mettre à jour les “Papiers inédits de Mme Atkins”, véritable correspondance qui établit de façon très probante l'évasion du dauphin du Temple, en même temps qu'elle accrédite à postériori les dires d'un certain Naundorff !" (Parois, 57) — "De bonnes parties, ainsi tout ce qui concerne les aventures d'Auerweck, baron hongrois qui pourrait bien avoir trempé dans l'assassinat des plénipotentiaires français de Rastadt. (...) L'ouvrage ébranle singulièrement la thèse de Beauchesne sur la mort de Louis XVII au Temple." (Revue Historique) — "Ce livre abonde en renseignements curieux. Une Anglaise. Charlotte Walpole, avait épousé lord Atkyns. Elle était venue à Versailles, s'était passionnée pour la reine. A prix d'or, elle parvint plus tard à pénétrer près d'elle dans la prison et lui promit de ne rien négliger pour sauver le Dauphin. Elle devait, en effet, dans cette entreprise, dépenser plus de 2 millions, c'est-à-dire à peu près toute sa fortune, ce dont la Restauration lui fut fort peu reconnaissante. Comment mena-t-elle son affaire? A Londres, elle nous apparaît aux mains de trois personnages: le chevalier de Frotté, chef, à un certain moment, de la chouannerie normande; Yves-François Cormier, émigré, ancien procureur du roi au présidial de Rennes; et un petit homme fort remuant, le baron d'Auerweck. C'est Cormier qui mène tout, après avoir mis à l'écart le chevalier de Frotté, pour lequel cependant lady Atkyns semble avoir eu quelques bontés. Rien de plus énigmatique que l'ancien procureur du roi. Il règle la dépense de lady Atkyns dans son entreprise et lui raconte des histoires plus ou moins romanesques. Dans la prison, on aurait, dit-il, substitué d'abord un muet, puis un scrofuleux au fils de Louis XVI, caché dans les combles jusqu'au jour où sa fuite serait possible. Peu à peu s'en vont toutes les ressources de la bonne et naïve Anglaise, qui se contente des imaginations de Cormier. Pas l'ombre d'un Louis XVII, pas une seule apparition bien constatée de l'enfant royal... Une femme enthousiaste et simple et deux hommes douteux, voilà ce que l'on saisit dans toute cette affaire." (L'Illustration, 1905) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BERNHARDI (Général von).

La Guerre d'aujourd'hui.

P., Chapelot, 1913, 2 vol. gr. in-8°, xxiv-401 et 467 pp, traduit de l'allemand par M. Etard, sous la direction du lieutenant-colonel J. Colin, 4 tableaux hors texte, 2 cartes hors texte dont une dépliante, brochés, bon état

Tome I : Principes et éléments de la guerre moderne. Tome II : Attaque et défense. Conduite de la guerre. — Publié en allemand en 1911, cet ouvrage est traduit en français en 1913. Connu pour son exaltation du militarisme prussien dans un autre ouvrage célèbre, "Deutschland und der nächste Krieg" "(L’Allemagne et la prochaine guerre"), l’ultranationaliste général s’attache ici à une réflexion plus proche de la tactique et de l’emploi des armes, non sans rappeler en introduction les principes qui lui sont chers. Sur le recours à la guerre régénératrice : « Notre importance dominatrice en tant que peuple civilisateur éclate à tous les yeux depuis l’unification gouvernementale des États allemands [...]. Si nous voulons obtenir pour notre nation la place qui lui convient dans le monde, il faut nous confier à notre glaive, renoncer à toute utopie pacifiste efféminée, et regarder avec fermeté les dangers qui nous entourent » (p. 22). Sur l’emploi des armes nouvelles, notamment de la mitrailleuse : « En rase campagne, il sera à peine possible d’approcher davantage d’une position occupée [...]. Ces procédés ont complètement transformé le caractère du combat » (p. 97). Bernhardi marque avec force une rupture fondamentale avec la pensée militaire prussienne. C’est bien l’audace qui devra selon lui être l’atout principal de l’armée allemande dans une guerre future. Il croit fermement, en 1911, que la prochaine guerre sera bien plutôt une guerre de mouvement qu'une guerre de position. Dans son esprit, l’audace et les vertus souveraines de l’offensive sont étroitement liées. En cela, Bernhardi reflète la pensée dominante dans la nouvelle génération d'officiers généraux allemands qui exerceront les plus hautes fonctions pendant la Première Guerre mondiale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

PALIKAO (Général Cousin de Montauban, comte de).

Un Ministère de la Guerre de vingt-quatre jours, du 10 août au 4 septembre 1870.

Plon, 1871, gr. in-8°, 196 pp, 2e édition, un tableau dépliant, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et caissons fleuronnés dorés (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire très bien relié et sans rousseurs

"... C'est en présence des dispositions stratégiques d'un ennemi aussi vigilant qu'audacieux et avec des forces à peine rassemblées à Châlons que le général de Palikao parlait de revenir aussitôt à l'action. Il avait deux ou trois plans de campagne en quelques jours. Il voulait ou qu'on allât droit sur Verdun pour culbuter le prince de Saxe et donner la main à l'armée de Metz, – ou qu'on marchât par Stenay sur Montmédy, si Bazaine ne pouvait plus percer que de ce côté, – ou bien enfin qu'on se jetât sur le prince royal de Prusse en marche sur Paris par la ligne de l'Est. Il n'y avait que le choix des combinaisons tour à tour proposées et agitées, malheureusement fondées les unes et les autres sur une appréciation bien peu juste de nos forces, et sur une ignorance des mouvemens de l'ennemi qui ne fut peut-être jamais égalée, qui reste un des phénomènes les plus étranges de cette étrange et triste guerre..." (Charles de Mazade, Revue des Deux Mondes, 1874) — "Celui qui fut le commandant en chef de l'expédition de Chine dénonce la politique d'économie dont l'armée fut l'objet." (Bourachot, 107) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

Collectif.

Écrits apocryphes chrétiens, I. Édition publiée sous la direction de François Bovon et Pierre Geoltrain.

Gallimard, 1997, in-12, 1856 pp, traduits de différentes langues par un collectif de traducteurs, index établis par Sever J. Voicu, reliure plein cuir doré à l'or fin de l'éditeur, rhodoïd, étui carton, bon état (Bibliothèque de la Pléiade)

Premier volume (sur 2). — Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier volume relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). (Les textes réunis dans le second volume sont, dans leur majorité, plus tardifs). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions – dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art – dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les écrits chrétiens que l'on dit « apocryphes » n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens... Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos. — Ce volume contient : Sur Jésus et Marie : Prédication de Pierre - Évangile selon Thomas - Évangile secret de Marc - Protévangile de Jacques - Évangile de l'enfance du Pseudo-Matthieu - Livre de la nativité de Marie - Dormition de Marie du Pseudo-Jean - Histoire de l'enfance de Jésus - Vie de Jésus en arabe - Évangile de Pierre - Questions de Barthélemy - Livre de la Résurrection de Jésus-Christ par l'apôtre Barthélemy - Épîtres des apôtres - Fragments évangéliques. Visions et révélations : Ascension d'Isaïe - Apocalypse d'Esdras - Apocalypse de Sedrach - Visions d'Esdras - Cinquième livre d'Esdras - Sixième livre d'Esdras - Odes de Salomon - Apocalypse de Pierre - Apocalypse de Paul - Livre de la révélation d'Elkasaï. Sur Jean-Baptiste et les apôtres : Actes d'André - Actes de Jean - Actes de Pierre - Actes de Paul - Actes de Philippe - Actes de Thomas - Doctrine de l'apôtre Addaï - Légende de Simon et Théonoé - Éloge de Jean-Baptiste - Correspondance de Paul et de Sénèque. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

GUYOT (Raymond).

Le Directoire et la paix de l'Europe, des traités de Bâle à la deuxième coalition (1795-1799). (Thèse).

Félix Alcan, 1912, fort in-8°, 956 pp, annexes, index, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 5 nefs pointillés soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), mors frottés en partie fendus, coupes frottées, C. de bibl., sinon bon état

Remarquable étude sur la diplomatie européenne sous le Directoire. Précieuse bibliographie. — "Cette thèse, soutenue en Sorbonne est double : 1) L'auteur soutient, contrairement à Albert Sorel, que la guerre du Directoire avec l'Europe n'a pas été la conséquence forcée d'une situation primitive une fois donnée (la conquête des frontières naturelles par la Convention), mais que les puissances avaient accepté ces frontières et que la paix aurait pu être conclue entre 1795 et 1799. – 2) Il ajoute que si elle ne l'a pas été, c'est en raison de la politique de Bonaparte en Italie. « L'origine des luttes continentales, qui se sont succédées jusqu'en 1815, dit l'auteur, doit être cherchée, non dans l'annexion de la rive gauche du Rhin et de la Belgique, mais dans l'établissement d'une république italienne qui devait en susciter d'autres. » (...) On ne peut que rendre hommage aux recherches de l'auteur, qui se sont étendues, sinon à toutes les archives, du moins à tous les recueils de documents diplomatiques publiés durant ces dernières années. Ce livre renouvelle presque à un certain point l'histoire du Directoire et peut rendre de réels services." (Annales révolutionnaires, 1912) — "Le beau travail de M. Raymond Guyot attaque la question, si controversée toujours, de la possibilité d'une pacification européenne durable après les succès des armées de la Convention. Les royalistes français et de nombreux savants étrangers, hostiles pour la plupart à notre pays ou à l'idée républicaine, ont soutenu de bonne heure qu'aucune paix n'était possible entre l'Europe monarchique et la Révolution, cette dernière ayant trop besoin de conquêtes pour assurer sa propre durée. Les historiens allemands surtout, à la suite de Sybel, ont répété les mêmes affirmations, formulant, comme une espèce de dilemme, la nécessité pour la France d'écraser l'Europe ou d'être écrasée par elle. Cette doctrine a été reproduite chez nous et Albert Sorel, en particulier, l'a développée avec un talent supérieur. Mais une réaction sérieuse se fait sentir contre cette façon de voir et M. Guyot, après avoir examiné très à fond la politique européenne et plus particulièrement celle des gouvernants français depuis 1795, arrive à des conclusions assez différentes. Est-il bien vrai que, depuis la paix de Bâle, signée avec la Prusse, il n'y aurait pas eu moyen de s'entendre, et les nations ennemies, l'Angleterre en particulier, n'ont-elles jamais été vraiment disposées à reconnaître les conquêtes françaises et le gouvernement même de la République ? N'est-ce pas plutôt le Directoire qui n'a pas voulu la paix ? C'est là-dessus que porte l'enquête de l'auteur, enquête complexe et délicate, guidée par une critique pénétrante et basée sur un dépouillement minutieux de la littérature imprimée de tous les pays et sur de nombreuses recherches d'archives." (Rod. Reuss, Revue Historique, 1913) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

DUBECH (Lucien).

Histoire générale illustrée du Théâtre.

P., Librairie de France, 1931-1934, 5 vol. in-4°, vi-236, 301, 269, 296 et 438 pp, très nombreuses gravures (plus de 1000), important index des auteurs, des acteurs et des pièces, reliures toile brique, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison basane vert olive (frottées), couv. et dos conservés, bon état. Compte-tenu du poids important de l'ensemble (10 kg), nous serons amenés à demander des frais d'expédition plus importants en cas d'envoi

Ouvrage de référence. Complet. Cette monumentale histoire du théâtre par Lucien Dubech, un des meilleurs critiques de son temps, est illustrée de plus de 1000 reproductions in et hors-texte, en noir et en couleurs avec de belles photographies en héliogravure. Dans le cinquième et dernier volume, un chapitre entier est consacré au Théâtre Libre. Texte établi avec la collaboration de Jacques de Montbrial et de Claire-Eliane Engel. C'est à Madeleine Horn-Monval, bibliothécaire à l'Arsenal, qu'on doit la très riche iconographie. — Tome 1 : Le théâtre grec – Le théâtre latin. Tome 2 : Le théâtre des miracles et des mistères – Le théâtre profane au Moyen Âge – Le théâtre espagnol – Le théâtre italien. Tome 3 : Le théâtre anglais aux XVIe eyt XVIIe siècles – Le théâtre français. Tome 4 : Le théâtre français au XVIIIe siècle – Le théâtre européen au XVIIIe siècle. Tome 5 : Le théâtre français au XIXe et au début du XXe siècle – Le théâtre européen au XIXe siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LAVALLÉE (Théophile).

Histoire de la Turquie. Seconde édition revue, corrigée et continuée jusqu'en 1856.

P., Hachette et Cie, 1859, 2 vol. in-12, 364 et 387 pp, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et tomaisons dorés, filet à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire finement relié et sans rousseurs. Rare

Deuxième édition, en partie originale car revue et corrigée. Table : 1. Description de la Turquie. – 2. Histoire de l’islamisme jusqu’à l'avénement des Turcs Ottomans. – 3. Depuis la prise de Constantinople jusqu’à la paix de Carlowitz (1453-1699). – 4. Depuis la paix de Carlowitz jusqu’à la paix d’Yassi (1699-1792). – 5. Depuis la paix d’Yassi jusqu'au traité de Paris (1792-1856). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ÉLISABETH DE FRANCE.

Mémoires de Madame Élisabeth de France, sœur de Louis XVI ; annotés et mis en ordre par F. de Barghon Fort-Rion.

P., Auguste Vaton, 1858, in-8°, xi-380-(2) pp, broché, couv. imprimée frottée, assez bon état. Édition originale

Édition originale. Il ne s'agit pas à proprement parler des mémoires de Madame Élisabeth, guillotinée en 1794, mais d'une biographie composée à partir des documents disponibles par François-Joseph-Antoine [de] Barghon (1832-1899), suivie d'un ensemble de documents la concernant, dont des lettres, des pièces justificatives relatives au procès et à l'exécution, des Fragments historiques sur la captivité de la famille royale par Louis François de Turgy (important témoignage sur la captivité de la famille royale au Temple, par un officier de bouche du roi), etc. (Fierro, 506) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ELLSBERG (Edward).

S-51 par le fond.

Arthaud, 1952, in-8°, 284 pp, traduit de l'américain, avant-propos de René Jouan,12 pl. de photos hors texte, plans du sous-marin en dépliant hors texte, glossaire, broché, couv. illustrée, jaquette illustrée, bon état

Histoire du renflouement du sous-marin américain S 51 en 1926. — Le 25 septembre 1925, le USS S-51 coula au large de Point Judith après une collision avec le paquebot « City of Rome ». Seuls 3 hommes survécurent sur les 36 à bord. — "Le sous-marin américain S-51 fut abordé au large de Block Island par le vapeur « City of Rome », et coula par quarante mètres de fond. La marine américaine entreprit de le relever. La direction des travaux de renflouage fut confiée au capitaine de frégate Ellsberg qui avait déjà fait preuve de qualités techniques exceptionnelles. L’équipe de sauvetage livra une véritable lutte à la mer pour lui arracher l’épave. Elle se prolongea pendant près d’un an et connut des péripéties souvent dramatiques. Le courage et l’obstination des hommes l’emportèrent à la fin. C’est le récit de cette lutte que nous donne le commandant Ellsberg dans un style si plein de vie qu’il sait intéresser aux détails les plus techniques et que son livre est passionnant d’un bout à l’autre, plus que la plupart des romans d’aventures. L’émotion n’y manque pas, tant les scaphandriers eurent à subir d’épreuves, souvent dramatiques, au fond de l’océan. L’ouvrage possède donc ce caractère extrêmement rare d’intéresser à la fois les spécialistes qui y trouveront les enseignements les plus précieux, et le grand public qui trouvera dans ce récit vécu et où pas un détail n’est inventé plus de satisfactions de tous ordres que ne peuvent lui en offrir les ouvrages d’imagination. Soulignons, d’autre part, que la traduction ne laisse rien à désirer du point de vue de la précision des termes de marine, si souvent négligée." (Revue Défense Nationale, 1953) — "Par une sombre nuit de septembre 1925, le vapeur « City of Rome » abordait le sous-marin américain S-51 qui coula en quelques secondes par quarante mètres de fond. Le 5 juillet 1926, le S-51 était de nouveau à flot. Les travaux de sauvetage avaient duré plus de 9 mois. C'est la relation de cette campagne héroïque que nous présente le capitaine de vaisseau Edward Ellsberg. Nul récit, à notre connaissance, ne montre mieux les multiples et insidieuses embûches que rencontrent les scaphandriers dans les profondeurs et ne conte d'une façon aussi parfaite les innombrables épreuves que connaissent les plongeurs et les équipes engagés clans le relevage des sous-marins. Ces hommes sont des héros à leur manière, accomplissant leur devoir, le plus simplement, le plus noblement, déployant parfois, tout naturellement, le courage le plus admirable. En dehors de la mise en œuvre de cette plus haute qualité humaine, le relevage des sous-marins pose des problèmes techniques d'une extrême complication dont peu de gens se rendent compte à l'exception d'un petit groupe de spécialistes. Le présent livre les expose dans tous leurs détails, avec un tel bonheur dans l'expression que tout demeure passionnément intéressant..." (Revue militaire suisse, 1953) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

HERTRICH (Jean-Michel).

Doc-Lap ! (L'indépendance ou la mort !). Choses vues en Indochine.

Éditions Kergour, 1999, in-8°, 246 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Réédition de l'édition Jean Vigneau de 1946 (et non 1956 comme indiqué fautivement au dos de la page de titre)

En septembre 1941, Jean-Michel Hertrich, après avoir enseigné neuf ans dans les collèges d'Indochine, prend le dernier bateau qui reliera l'Indochine à la France. Il trouvera la France défaite, occupée, il résistera courageusement, mais au cours de son combat toujours il continuera de rêver à cette Indochine où il a laissé une partie de son être. Dès 1944, il veut être de ceux qui vont repartir en Indochine... Il n'a pas de titre qui lui permette d'intégrer des unités combattantes alors il se débrouille, il devient journaliste-correspondant de guerre et en juillet 1945, il rejoint en Inde la Mission Militaire Française. Mais août 45 c'est la bombe, le Japon capitule. La conférence de Potsdam a décidé qu'en Indochine les Japonais seraient désarmés par les Chinois au Nord et par les Anglais au Sud du 17e parallèle. Quant à la France elle est oubliée : rien n'est prévu pour permettre son retour en Indochine. Plus que jamais il faut se débrouiller et Hertrich se débrouille : il part avec le premier contingent anglais qui arrive à Saïgon, le 6 septembre 1945, quelques jours après que l'Administrateur Cedille ait été parachuté avec mission de reprendre en main l'Administration de la Cochinchine. Hertrich va vivre, au jour le jour, Saïgon et la Cochinchine au cours de cette période trouble et angoissante qui précède l'arrivée de Leclerc et des premières troupes françaises en fin septembre 1945. Puis, il suivra la reconquête de la Cochinchine et enfin, toujours accompagnant Leclerc, il débarquera au Tonkin et parviendra à Hanoï. Observateur privilégié, il va "voir et témoigner", avec une honnêteté bouleversante, écartelé entre son amour de la France qui, pour lui, n'est qu'une avec son Empire et son immense affection pour ces "Annamites" qu'il considère comme des frères et qui aujourd'hui le rejettent. Ce témoignage, certes, a vieilli, car alors ni Hertrich ni personne n'avait de vision claire et réaliste de la situation en Indochine. A l'époque, personne ne savait ce qu'était le Viêt-minh et encore moins qui étaient les hommes du Viêt-minh... Alors, on disait, on racontait... La rumeur tenait bien souvent lieu d'information, mais ce témoignage n'en reste pas moins un document inestimable car il est celui d'un homme de bien, d'un être immensément humain. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LAMARRE (Christine) et Claude FARENC (dir.).

Émeutes et journées révolutionnaires en Côte-d’Or, 1775-1800.

Dijon, Archives départementales de la Côte-d’Or, 2009, gr. in-8°, 176 pp, broché, bon état

Actes de la journée d’études du 25novembre 2005, Cahier du Comité départemental pour l’histoire de la Révolution en Côte-d’Or, nouvelle série n° 2. — Ce volume aborde des enjeux sociaux tels que le problème des subsistances ou la question de l’accès à la terre qui met en compétition villageois et propriétaires à Géanges (J.Sirdey) comme à La Bussière-sur-Ouche (J.Bart). Sur le plan politique, sont examinés les réformes de Turgot et les oppositions qu’elles suscitent, la nouvelle compétition électorale, le contrôle de la garde nationale (G.Lévêque) et encore le découpage départemental et les divers enjeux qu’il recèle. Sur le plan culturel, différentes contributions abordent la question religieuse (de l’anticléricalisme des Lumières à l’agitation attisée par les réfractaires), la mutation de l’éducation et les résistances auxquelles elle se heurte (S.Morlot), le répertoire théâtral et sa censure (C.Trehorel). Ces multiples enjeux mobilisent des acteurs très variés. À l’étude des mobilisations du peuple des villes et de celui des champs répond celle des élites, aristocrates ébranlés mais pas résignés à l’instar de ceux de Beaune (S.Dollinger), ou bien bourgeois affirmant leurs prétentions nouvelles tant politiques qu’économiques. L’examen des tensions religieuses passe tant par l’étude de l’avidité des moines de Cîteaux (F.Seichepine) que par celle des résistances des fidèles, en particulier les femmes, paroissiennes attachées aux prêtres réfractaires, ou encore jeunes filles de l’hospice de Dijon récalcitrantes à l’arrivée d’éducatrices acquises aux principes révolutionnaires. Sur le plan militaire, à l’analyse d’une mutinerie menée en 1790 par des soldats probablement mus par une hostilité sociale contre leurs officiers au sang bleu (R.David) fait écho l’intérêt porté aux insoumis sous le Directoire (C.Farenc). Enfin, des pratiques diverses sont mises en œuvre par ces différents acteurs suivant les scènes et les enjeux des affrontements: lutte électorale, cris séditieux, charivari, voire meurtre. Au total, une chronologie des tensions départementales s’esquisse, qui s’inscrit dans la dynamique révolutionnaire générale: Grande peur de 1789, tensions entre patriotes modérés et avancés en 1791 (par exemple à Vitteaux), emprisonnement de nombreux suspects en 1792, affrontement entre républicains et royalistes sous le Directoire. Mais alors réapparaît la question de l’anII dans ce département «bleu» (C.Lamarre). L’action vigoureuse des représentants en mission et des sans-culottes locaux, organisés en sociétés populaires et comités de surveillance, a en fait contenu les tensions, sans les faire disparaître. Cet ouvrage intéressera tous ceux que passionne la Révolution. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LIVRELLI (J. A.).

L'Occupation italienne en Corse.

P., Paul Fieschi, 1949, in-8°, 246 pp, préface de Maître V. de Moro-Giafferri, une carte, un hors-texte dessiné par Gabriel Giner, broché, bon état. Peu courant

"En 1949, l’instituteur et rédacteur ajaccien du radical-socialiste "Le Journal de la Corse", Jean-André Livrelli (1874-1967), ancien déporté en Italie puis en Autriche, publie "L’occupation italienne en Corse". Cette violente charge italophobe consacre néanmoins ses quarante premières pages à expliquer – sous une forme plus « intuitive » que strictement historique mais très éclairante d’un point de vue anthropologique – la naissance du sentiment résistant dans la population insulaire. Viennent ensuite le récit – qui est davantage un témoignage – de la captivité des résistants corses déportés par les Italiens et enfin, une longue chronologie de la Libération de la Corse. Œuvre personnelle à plus d’un titre, son propos extrêmement « revanchard », représente une source incomparable pour ce qui est de la représentation mentale de l’Italien dans l’imaginaire social corse des années 1930-1940 et de son impact dans les processus de gestation du phénomène résistant et d’engagements personnels." (Sylvain Gregori, (Ré)écrire l’histoire de la Résistance corse, 2014) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LOT (Ferdinand).

Les Invasions barbares et le peuplement de l'Europe. Introduction à l'intelligence des derniers traités de paix.

Payot, 1937-1942, 2 vol. in-8°, 349 et 319 pp, 45 cartes, brochés, couv. illustrées, bon état (Bibliothèque Historique)

Tome 1 : Arabes et Maures. Scandinaves. Slaves du Sud et du Centre. – Tome 2 : Slaves de l'Est. Finno-Ougriens. Turcs et Mongols. États issus de la décomposition des Empires du Centre et de l'Est. — "Le sujet que nous traitons dans cet ouvrage est disparate et s'étend sur une aire immense : nous devons entraîner le lecteur éperdu, des extrémités occidentales de l'Europe, de l'Espagne, jusqu'aux abords de la Sibérie ; il devra, à la suite des pirates Scandinaves entrer dans les fleuves et les villes riveraines des Pays-Bas, de la Grande Bretagne, de l'Irlande, de la France, de l'Espagne, visitées par les terribles pirates. Il aura le spectacle de la marée slave inondant l'Europe centrale et la péninsule des Balkans au VIIe siècle. Il se fatiguera à compter les morceaux cassés du mystérieux monde finnois. Du centre de l'Asie, des confins de la grande muraille de Chine, il verra accourir, de siècle en siècle, vague après vague, les hordes invincibles des populations turques et mongoles..." — "Ce volume est la première partie d'un véritable traité de l'histoire du peuplement de l'Europe, dont déjà l'auteur avait analysé quelques problèmes essentiels dans un précédent ouvrage sur Les Invasions germaniques. Dans ces études la plus forte part est accordée à l'époque de la formation des nationalités au moyen âge ; Arabes en Espagne, France et Italie, Scandinaves dans toute l'Europe occidentale, Slaves dans la péninsule balkanique et l'Europe centrale ; « une énigme et un miracle historique : le peuple roumain ». La colonisation des peuples barbares, leurs influences, les réactions suscitées, tout est passé en revue et minutieusement analysé par Mr F. Lot. Enfin le sort de chacune des nationalités qui germèrent au moyen âge est indiqué jusqu'à la Grande guerre et aux traités qui la suivirent." (Annales de Géographie, 1937, à propos du tome I) — "Dans ce second volume l'auteur achève ce véritable traité du peuplement de l'Europe, dont nous avons déjà signalé ici le précédent (voir Annales de Géographie du 15 juillet 1937, p. 412). Dans la première partie de ce volume, M. Lot étudie les invasions barbares en Europe orientale ; dans la seconde, il entre dans le domaine géographique pour nous montrer, en un résumé très clair et concis, comment la carte politique de l'Europe centrale et orientale d'aujourd'hui reflète l'histoire européenne du IVe au Xe siècle." (Annales de Géographie, 1937, à propos du tome II) — "... On sent que l'exposé repose sur la connaissance directe des sources, fécondée par de longues méditations. Le sujet est repris dès les origines : la Germanie d'avant les Invasions. Les invasions mêmes sont largement exposées et non moins la formation des états germaniques. Enfin, ce qui est essentiel, l'auteur a consacré une importante partie de son livre à la fusion des éléments germaniques et romains, à la formation des nationalités..." (F. L. Ganshof, Revue belge de philologie et d'histoire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MAUNY (Raymond).

Les siècles obscurs de l'Afrique noire. Histoire et archéologie.

Fayard, 1971, in-8°, 314 pp, 91 illustrations, cartes et plans, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

"Raymond Mauny, dont on connaît la thèse monumentale, “Tableau géographique de l'Ouest africain au Moyen Age”, occupe depuis 1962 la chaire d'Histoire de l'Afrique jusqu'en 1600. Il nous fait bénéficier de son enseignement et de son expérience étendue d'archéologue et d'historien dans ce volume. Il le fait avec sa clarté ordinaire, sa netteté, son honnêteté. Au passage il pourfend des monstres : le voyage d'Hannon, la découverte de l'Amérique par l'empereur du Mali. Après les hypothèses sur les origines des peuples, il retrace la lente ascension de la préhistoire, avec une précision et une largeur d'information qui éclaire et rénove le sujet ; à signaler notamment les développements sur l'introduction des métaux, le dessèchement du Sahara, les routes des chars avec une bonne carte. Suivent les exposés sur les navigations antiques, les incertitudes et limites des connaissances des Anciens sur l'intérieur de l'Afrique, les découvertes archéologiques du passé le plus lointain. Les étapes du Moyen Age avec la formation et la vie des grands royaumes soudaniens sont ensuite évoquées, à l'aide des traditions historiques et des grandes fouilles, sans oublier l'Afrique non-islamique, chrétienne et animiste. Les révélations récentes de l'archéologie et leur mise au point y jouent un grand rôle. L'Afrique obscure peu à peu se révèle dans ce texte d'un de ses meilleurs chercheurs. Sur l'expansion portugaise, mieux connue, il s'étend beaucoup moins. Par contre, le dernier chapitre, intitulé « L'ère des traites négrières et de la dissémination des pouvoirs », occupe une place importante. Période de confusion politique, où la traite côtière européenne s'ajoute à la traite musulmane bien antérieure..." (Hubert Deschamps, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1972) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MENDÈS-FRANCE (Pierre).

Liberté, Liberté chérie (1940-1942). Suivi de Roissy-en-France : récit d'un vol du "Groupe Lorraine" (3 octobre 1945).

Fayard, 1977, gr. in-8°, 428 pp, 8 pl. de fac-similés et photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

En juin 1940, Pierre Mendès France, lieutenant aviateur, s'embarque à Bordeaux sur le Massilia pour suivre son unité militaire repliée au Maroc et continuer la guerre contre l'envahisseur allemand. Arrêté par les autorités de Vichy, il est incarcéré à la prison militaire de Clermont-Ferrand et condamné à six ans de prison, après une procédure mouvementée. Il s'évade le 21 juin 1941 et, après dix mois de vie clandestine en France, il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres et effectue de nombreuses missions de bombardement avec le Groupe Lorraine . Cet ouvrage est le récit écrit sur le vif, en 1942, de son "voyage affreux à travers la patrie défaite, humiliée et asservie". De ce voyage – écrit l'auteur – j'ai rapporté quelques photographies qui sont un témoignage authentique et émouvant sur le choc du printemps de 1940 – depuis la scène politique jusqu'aux prisons où on entasse les patriotes. C'est aussi le récit d'une évasion pittoresque, de la vie clandestine quotidienne dans “la faim et le froid” – du réveil du pays et des débuts de la Résistance. — "C'est en pleine guerre, en 1943, que M. Pierre Mendès-France publia à New-York son livre “Liberté, Liberté chérie”, où il raconte dans quelles conditions il fut arrêté par le gouvernement de Vichy, jugé, condamné, comment il put s'évader de la prison où il avait été enfermé, et comment il dut vivre clandestinement pendant plusieurs mois avant de rejoindre à Londres le gouvernement de la France Libre. En 1939, M. Mendès-France a trente-deux ans. Il est député. Il a déjà été Sous-Secrétaire d'État dans le ministère Blum. Il a été antimunichois. Il est lieutenant de réserve dans l'armée de l'Air (...) S'il donne des analyses fort pertinentes de l'opinion française en ce début d'occupation, M. Mendès-France ne peut parler qu'avec discrétion et sans précision de son activité propre, puisque son livre fut publié en 1943, et qu'il ne pouvait compromettre les « résistants » qu'il avait vus en France après son évasion de la prison de Clermont-Ferrand. En fait, il entra en rapports avec des patriotes, put (grâce à des contrebandiers « désintéressés ») passer clandestinement de Thonon en Suisse, y prendre contact avec les consuls anglais et américains (les seconds plus favorables que les premiers), ainsi qu'avec quelques Français qui s'y étaient réfugiés (Marius Moutet, par exemple). Il traversa plusieurs fois le lac, effectua plusieurs missions de liaison, monta lui-même un réseau qui se révéla fort utile par la suite, prit des contacts avec des fonctionnaires civils et militaires et quitta, enfin, la France, en février 1942, en se mêlant (muni de vrais visas polonais obtenus en Suisse) à un groupe de Polonais qui traversaient les Pyrénées. De là, il atteignit Lisbonne, puis Londres, où il s'engagea dans les F.F.L. Versé dans le groupe Lorraine, il participa à plusieurs raids de bombardement avant de devenir, à la demande du général de Gaulle, « commissaire aux Finances » du Gouvernement provisoire d'Alger (novembre 1943). (...) Le texte de M. Mendès-France sur “Roissy en France, l'attaque de Chevilly-Larue par le groupe Lorraine, le 3 octobre 1943” est intéressant non seulement pour les précisions qu'il apporte sur le raid de Chevilly-Larue, mais aussi pour l'analyse des sentiments des aviateurs qui y participèrent. Son livre, “Liberté, Liberté chérie...”, est important pour tout ce qu'il nous apprend sur les événements de Bordeaux, sur l'affaire du Massilia, sur les intrigues marocaines au cours de l'été 1940, sur l'acharnement avec lequel Vichy a poursuivi, à cette époque, et Mandel et Mendès-France et tous les hommes qui représentaient les idées démocratiques et, enfin, sur l'état de l'opinion publique entre 1940 et 1942." (Marie Granet, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1958) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MILLER (Gérard).

Les Pousse-au-jouir du maréchal Pétain.

Seuil, 1975, pt in-8°, 238 pp, préface de Roland Barthes, 8 cartes, repères chronologiques, broché, couv. illustrée, bon état. Édition originale

« Écrit par un jeune homme, qui n'a pu connaître le régime du maréchal Pétain, le livre de Gérard Miller possède pourtant un pouvoir intense de résurrection : ridicule et menaçant tout à la fois, le pouvoir pétainiste revient à petits coups de phrases comme un cauchemar sinistre et glacé. » (Roland Barthes). — Un ouvrage de référence pour qui veut comprendre la période trouble des années 40. (L'Éditeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

RITTER (Raymond).

L'Architecture militaire au Moyen Age.

Fayard, 1974, in-8° carré, 204 pp, 76 photos dans le texte et à pleine page, aperçu bibliographique, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Résurrection du passé)

L'ouvrage que voici ne se borne pas à compléter par une quantité d'observations inédites les définitions toujours valables du “Dictionnaire de l'architecture” de Viollet-le-Duc ; il multiplie les perspectives nouvelles, dans un secteur de l'archéologie dont la diversité n'est pas le moindre attrait. En outre, Raymond Ritter étend son étude à l'Occident tout entier, ainsi qu'au Moyen-Orient des croisades... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

TOURNIER (René).

Les Églises comtoises. Leur architecture, des origines au XVIIIe siècle. Préface de Lucien Febvre.

Picard, 1954, fort in-4°, 448 pp, illustré de 10 cartes, de 82 plans d'églises, de 26 figures dans le texte et de 72 planches hors texte, index, broché, qqs rousseurs, bon état. Un des 1200 ex. numérotés sur fleur d'Alpha des papeteries d'Avignon, seul tirage

Les églises comtoises se répartissent dans les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Celles qui sont étudiées ou citées dans ce volume s'élèvent à près d'un millier. C'est donc un ouvrage monumental que vient de leur consacrer M. René Tournier, singulièrement bien placé pour les connaître et les étudier en sa qualité d'architecte des Monuments historiques du Doubs. C'est en même temps le premier ouvrage d'ensemble sur des édifices dont il n'existait guère jusqu'à présent que des études disséminées pour la plupart dans des articles de revues. Pour mesurer l'effort de M. Tournier, il suffit de rappeler que les synthèses de l'abbé Brune, vieilles déjà d'une soixantaine d'années, concernaient seulement le Jura, ne consacraient que vingt-six pages aux églises romanes de ce département et moins encore aux églises gothiques. L'auteur décrit l'architecture religieuse dans la Comté suivant les grandes étapes de son évolution : époque romane précédée des expériences pré-romanes, époque gothique, époque classique. Dans chacune de ces grandes divisions, il étudie dans leur plan et leur ordonnance intérieure les monuments les plus importants sans oublier pour autant la construction, la décoration, les élévations extérieures, les clochers, et rattache les autres édifices à l'analyse des plus caractéristiques. (...) Tel qu'il se présente, ce travail comble une importante lacune. Il est non seulement un bilan des connaissances acquises enrichi de notions inédites et d'aperçus très nouveaux, mais aussi un excellent instrument de travail qui, avec ses cartes, ses plans réduits à la même échelle, sa copieuse illustration et son index, peut servir de point de départ à des recherches nouvelles. (Jean Vallery-Radot, Revue d'histoire de l'Église de France, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

TINAYRE (Marcelle).

Châteaux disparus.

Firmin-Didot et Cie, s.d., in-12, 124 pp, broché, bon état (Coll. Nouveaux tableaux de Paris)

A Paris : l'Hôtel Saint-Pol et les Tournelles, le Temple, les Tuileries. Autour de Paris : Choisy, le Raincy, Saint-Ouen, Issy et Conflans (Charenton), les châteaux du Bois de Boulogne. — "Joyaux de la couronne de Paris, témoins de ses fastes et de ses désastres, tous ces châteaux, des Tuileries royales à la charmante Muette, du Temple à Madrid, de Choisy à Mousseaux, sont à jamais inséparables de son histoire. Détruits par l’incurie ou l’avarice des hommes, par la fureur révolutionnaire ou par l’action fatale des éléments et des années, leur perte est irréparable. On n’a pas revu, dans les édifices nouveaux, tant de grâce unie à tant de noblesse. Puisse la leçon du passé servir aux fervents du vieux Paris. Ne pouvant ressusciter les châteaux disparus, qu’ils défendent et sauvent ceux qui restent." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

TURQUAN (Joseph).

La dernière Dauphine. Madame, duchesse d'Angoulême (1778-1851).

P., Émile-Paul, 1909, in-8°, (8)-436 pp, Ouvrage illustré de 2 portraits en héliogravure sous serpentes légendées, dont un en frontispice, et de 2 planches hors texte, reliure pleine percale verte, dos lisse, titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Édition originale

Biographie de Marie Thérèse Charlotte de France, née le 19 décembre 1778 à Versailles et morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf en Autriche, fille aînée du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche. Elle est le seul membre de la famille royale stricto sensu à avoir survécu à la Révolution de 1789. Le 10 juin 1799, en épousant son cousin, Louis, elle devient duchesse d’Angoulême, puis dauphine de France, puis en exil comtesse de Marnes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

CABIRO (Bernard).

Sous le béret vert.

Plon, 1987, gr. in-8°, 380 pp, broché, couv illustrée, bon état

Après les campagne de Provence et d’Alsace en 1945, Cabiro passe par Cherchell, y conquiert l’épaulette et choisit la Légion Etrangère. Il participe à toute la Guerre d’Indochine, de 1946 à 1954. Il est une des figures les plus marquantes des paras de la Légion, les « bérets verts ». Puis c’est l’Algérie et la fin de sa carrière. — "Aidé par Jeannine Balland, cet officier légionnaire, figure de légende, resté dans les mémoires à travers son surnom « le Cab », raconte ses souvenirs de guerrier. Evadé de France, engagé pour la durée de la guerre, il est affecté en 1943 au 8e régiment de tirailleurs marocains. C'est avec cette troupe de qualité qu'il fait la campagne d'Italie, dans les pires conditions, dues au climat, au relief et à l'acharnement de la résistance allemande. Il combat près de Cassino, participe à la prise de Sienne et, en septembre 1944, se retrouve en Provence. En novembre, il est dans la région de Belfort. Il ne va pas plus loin. Excellent soldat, gradé bien noté, ses supérieurs l'expédient à Cherchell pour suivre les cours d'officiers de réserve. A la sortie de l'école, en août 1945, il choisit la Légion... Commence pour lui une grande aventure : en février 1946, c'est la Cochinchine à peine contrôlée avec des moyens de fortune, puis il suit le 2e régiment étranger d'infanterie dans le Sud-Annam. Il s'initie aux opérations sans résultats, aux embuscades meurtrières, aux renseignements douteux qu'il faut interpréter, aux ruses et aux trahisons des habitants pris entre la double crainte des Français et du Viêt Minh, mais aussi à la contre-guerilla et aux actions de commando. En décembre 1946, il est au Tonkin juste à temps pour répondre au coup de force du 19 et participer à la pacification du delta. Blessé, titulaire de nombreuses citations et chevalier de la Légion d'honneur, il rentre en France en 1948. Volontaire pour devenir parachutiste, il retrouve l'Indochine en janvier 1949 et sert dans le 2e bataillon étranger de parachutistes (B.E.P.) au Cambodge, en Cochinchine et en Annam. En 1950, après le désastre de la R.C.4, simple lieutenant, il est déjà officier de la Légion d'honneur, avec onze citations. Nommé capitaine en 1951, affecté au 3e B.E.P., il séjourne successivement en Tunisie, en Algérie et revient en Indochine. En novembre 1953, il saute avec le 1er B.E.P. sur Diên Bien Phu, mais une blessure le fait évacuer en mars 1954 et lui épargne le cauchemar de cette bataille maudite et peut-être la mort au combat ou en captivité. Par la suite, il opère en Algérie avec le 2e régiment étranger de parachutistes. Compromis dans le putsch des généraux, en avril 1961, il est emprisonné, mais condamné seulement avec sursis..." (Pierre L. Lamant, Revue française d'histoire d'Outre-Mer, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

[Zodiaque] – JUNYENT (Edouard).

Catalogne Romane 1.

La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1960, gr. in-8°, 288 pp, 99 héliogravures et 15 photos en couleurs par Jean Dieuzaide hors texte, cartes et plans, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (un peu défraîchie), bon état (la Nuit des Temps 12)

Tome 1 : Montbui, Cardona, Cassérres, San Llorenç del Munt, Corbera, Frontanyà, Taüll, Ripoll. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MÉNABRÉA (André).

Autour de l'Étoile. De Colbert à Haussmann.

Hachette, 1926, in-12, 70 pp, 15 gravures et un plan hors texte, biblio, cartonnage gris moucheté illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Pour connaître Paris)

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MASSON (Frédéric).

Joséphine répudiée (1809-1814).

Albin Michel, s.d. (v. 1925) in-8°, 428 pp, broché, bon état

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

RAMBAUD (Alfred).

Histoire de la civilisation contemporaine en France (1789-1909).

Armand Colin, 1909, fort in-12, x-840 pp, 8e édition mise à jour jusqu'en 1909, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, plats de percaline verts avec décor à froid (rel. de l'époque), dos lég. frotté et uniformément passé, bon état

"A la fin de sa remarquable Histoire de la civilisation française depuis les origines jusqu'à 1789 (même librairie, 2 vol. in-12), M. Alfred Rambaud donnait, en une trentaine de pages, un tableau très abrégé de notre « civilisation contemporaine », se bornant à en indiquer les grandes lignes, à en mettre en lumière les caractères incontestables, à montrer ce que la France nouvelle tient de l'ancienne France et en quoi elle en diffère. Son nouveau volume, n'étant autre chose que le développement de cet essai rudimentaire, embrasse l'histoire politique et militaire, littéraire et scientifique, économique et morale du siècle dans lequel les progrès de la civilisation ont atteint leur plus large sinon leur complet épanouissement. Dans l'examen des divers régimes que nous avons essayés depuis la Révolution, l'auteur ne méconnaît aucun de leurs bons côtés, « ni les idées généreuses et humaines de la Constituante, ni l'énergie patriotique de la Convention, ni le génie organisateur de Napoléon, ni la probité parlementaire de nos deux monarchies constitutionnelles, ni l'ardent esprit de justice sociale qui animait la Seconde République, ni les grands progrès matériels accomplis sous le Second Empire ». Le plus difficile était, en abordant l'étude de la période tout à fait contemporaine, de présenter sous un jour vrai les événements et les faits du temps actuel, et, sans manquer aux égards nécessaires, de juger les hommes vivants en appréciant leur caractère et leur œuvre. M. Alfred Rambaud, qui ne voulait point laisser son livre inachevé, n'a pas reculé devant cette tâche épineuse ; il s'en est acquitté avec beaucoup de tact et de savoir, avec une préoccupation d'impartialité manifeste, mais mêlée parfois d'un peu d'optimisme." (Journal des débats politiques et littéraires) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

JOB et Charles LESER.

Tous soldats : conscrits, soldats, réservistes, territoriaux. Dessins de Job. Texte de Charles Leser.

P., Charavay, Mantoux, Martin, s.d. (1892), in-4°, 664 pp, 220 illustrations en noir de Job, Michelet et Paul Carrey dans le texte et pleine page dont 72 par Job, index, cartonnage rouge de la Librairie d'éducation de la jeunesse, 1er plat et dos décorés vert et or, dos lég. abîmé, bon état. Edition originale

Table : Le conscrit ; Le soldat ; La cavalerie ; L'artillerie ; L'état-major et les services auxiliaires - La prochaine guerre ; La mobilisation ; Réservistes et matériaux ; Les armées européennes ; La marine française. — Charles Leser (1854-1907) est le type même de l'écrivain militaire et républicain, défenseur dans ses livres et articles de ces options, et en cela très représentatif de la militarisation de la société française après la débâcle de 1870. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BAINVILLE (Jacques).

Napoléon.

Fayard, 1946, fort in-12, 592 pp, biblio, broché, bon état (Les Grandes Études historiques)

"Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

VERGÉ-FRANCESCHI (Michel) et Antoine-Marie GRAZIANI.

Sampiero Corso, 1498-1567. Un mercenaire européen au XVIe siècle.

Ajaccio, Alain Piazzola, 1999, gr. in-8°, 544-(8) pp, 16 pl. de gravures et fac-similés hors texte, 2 cartes, 3 tableaux généalogiques, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Une volonté de s'affranchir du légendaire avec la somme, remarquablement éditée, qu'Antoine-Marie Graziani et Michel Vergé-Franceschi consacrent à Sampiero Corso, figure emblématique surjouée de la Corse. Chef de guerre plus représentatif que le connétable du temps de Charles Quint, l'homme a combattu les lansquenets impériaux de Bourbon pour le compte du Valois et suggéré plus tard à François Ier d'assassiner l'empereur, selon Brantôme. Mercenaire fixé au service du Français, Sampiero a fait souche : modèle possible de l'Othello de Shakespeare, il a plus sûrement enté sa lignée sur celles des grands commis de la monarchie. C'est le versant ascendant d'une fortune militaire dont Bourbon incarne l'opposé." (P.-J. Catinchi, Le Monde) — Sampiero de Bastelica (v. 1498-1567) – dit Sampiero Corso ou Sampieru Corsu – est, avec Paoli et Napoléon, le plus célèbre des Corses. Beaucoup de choses ont été écrites sur lui. Sérieuses ou inventées. Aucune publication cependant n'est allée aussi loin dans la quête et l'exploitation scientifique des documents d'archives. Pour la première fois, une biographie replace Sampiero dans sa famille d'origine jusqu'alors inconnue. Pour la première fois, ce livre répond à des questions jusqu'alors pendantes : en 1536, François Ier voulait-il user de Sampiero pour assassiner Charles Quint ? En 1564, Catherine de Médicis a-t-elle ordonné le meurtre de Vannina d'Ornano par son vieil époux Sampiero ? Mercenaire au service des Médicis, de l'Empereur puis des Valois, capitaine, colonel, colonel-général, Sampiero fut – avant tout – un soldat. Ambassadeur auprès de Soliman le Magnifique, présent au couronnement du pape Léon X, aux noces d'Henri II comme à la cour du sultan, connu de Rabelais, de Du Bellay, de Brantôme ou Montluc, Sampiero est beaucoup plus que le légendaire "roi des Corses" (ainsi l'appelait-on de son vivant à Alger). Il est l'une des figures les plus troublantes du "beau XVIe siècle". Troublante, parce qu'en ces temps où "l'incroyance" semblait ne pouvoir exister, il servit le Très Chrétien, allié à Barberousse, cherchant à mettre au service de son épée le Turc comme le Chrétien, le Corse catholique, comme les Luthériens ou les Vaudois. Neveu de mercenaires, père et grand-père de maréchaux de France – les maréchaux d'Ornano –, Sampiero est un personnage hors du commun. Ce livre a pris le parti, difficile mais réussi, de substituer au "mythe" Sampiero un autre portrait du "héros" : celui d'un homme de chair et de sang, celui d'un "chef" moins insulaire qu'on ne le croit et, finalement, beaucoup plus européen. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SIEGFRIED (André).

Tableau politique de la France de l'Ouest sous la Troisième République.

Armand Colin, 1913 gr. in-8°, xxviii-535 pp, 102 cartes et figures, une carte dépliante hors texte, broché, pt morceau de scotch en tête, dos en partie fendu, sinon bon état. Edition originale, bel envoi a.s. à Ed. Bonnefous

Ce livre paru en 1913 constitue l'un des ouvrages fondateurs de la science politique française, le premier à examiner dans une perspective scientifique le rapport entre le comportement électoral d'une région, les données de la géographie physique et humaine, et le tempérament des hommes qui l'habitent. — "Ce livre est un excellent exemple des services que la méthode géographique peut rendre à l'étude des questions de sociologie et de politique." (P. Vidal de la Blache, Annales de Géographie, 1914) — "De 31 à 38 ans, André Siegfried se consacre à l’élaboration du "Tableau politique de la France de l’Ouest sous la Troisième République" qui devient, par sa publication fin 1913 chez Armand Colin, l’acte de naissance de la science politique et de la sociologie électorale. Cette œuvre, née du positivisme de la Belle Époque, est fille de son temps en faisant fi des « frontières » entre sciences sociales – jeunes disciplines dont les règles scientifiques commencent à s’élaborer. André Siegfried emprunte ses démarches, postulats et méthodes à la géographie, la science politique, l’histoire, la sociologie et l’anthropologie, voire l’ethnologie afin d’analyser le comportement électoral observé durant les trente premières années de la IIIe République pour un Ouest politique composé de la Vendée, de la Bretagne, du Maine, de l’Anjou et de la Normandie." (Alexandre Niess, Parlement[s], Revue d'histoire politique, 2014) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

VASILIEV (A. A.).

Histoire de l'Empire byzantin. Tome II : 1081-1453.

P., Picard, 1932, fort gr. in-8°, 482 pp pp, traduit du russe par P. Brodin et A. Bourguina, 14 pl. de gravures hors texte, 14 tableaux généalogiques, 7 cartes repliées hors texte, biblio, index, broché, bon état

Tome II seul (sur 2). — "Une remarquable histoire générale de l'Empire byzantin. L'auteur décrit successivement (...) le temps des quatre premières croisades (1081-1204), l'empire grec de Nicée et l'empire latin de Constantinople (1204-1261), enfin la chute de Byzance (1261-1453). Tous les chapitres sont suivis d'une bibliographie systématique et critique. M. Ch. Diehl écrit que « cet ouvrage représente, à la date de 1931, l'état exact et la bibliographie complète de nos connaissances sur l'histoire de Byzance ». On s'aperçoit vite, à la lecture, que cette appréciation flatteuse répond à la vérité. M. Vasiliev a fait entrer dans ses volumes les résultats les plus sûrs des recherches les plus récentes ; il a largement utilisé les travaux des byzantinistes russes, qui furent, on le sait, nombreux et importants, depuis la seconde moitié du 19e siècle. Tous les ouvrages essentiels sont utilisés et cités. La traduction est pour ainsi dire parfaite. C'est du français authentique, aux phrases limpides et aux vocables précis. Le deuxième volume se termine par une liste des empereurs byzantins, des tables généalogiques des dynasties et un index." (R. Draguet, Revue belge de philologie et d'histoire, 1933) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MONTEIL (Vincent).

Le Persan contemporain. Textes et vocabulaires.

P., Librairie C. Klincksieck, 1954, gr. in-8°, 163 pp, reliure pleine basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce de titre basane acajou (rel. de l'époque), bon état

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

DELUMEAU (Jean)(dir.).

Histoire vécue du peuple chrétien.

Toulouse, Privat, 1979, 2 forts vol. gr. in-8°, 461 et 481 pp, 8 pl. en couleurs et 32 pl. de gravures et photos en noir hors texte, 11 cartes et tableaux dans le texte, index, reliures pleine toile décorées sous coffret cartonné imprimé en couleurs, bon état

Deux volumes illustrés, superbement présentés en coffret, regroupant sous la direction de J. Delumeau les contributions de trente-trois historiens. Certains textes d'historiens renommés sont des modèles de pertinence. Tous répondent à une même préoccupation historique : « explorer l'espace... où vivaient et vivent les chrétiens de tous les jours qui n'étaient et ne sont ni des saints ni des théologiens », comme le dit si bien Delumeau (I, p. 8), qui remarque encore que « la piété des masses a souvent pris de court les théologiens » et que « les Églises officielles ont subi la pression des fidèles plus qu'elles ne l'ont avoué» (ibid.). C'est dire l'ampleur du champ sur lequel porte l'enquête... — Tome 1 : De la clandestinité à la chrétienté (par Annie Jaubert, André Mandouze, Paul-Albert Février, Charles Piétri, Gilbert Dagron, Jules Leroy, Pierre Riché, Francesco Chiovaro, Jacques Le Goff, Jean-Claude Schmitt, Charles de La Roncière, Aleksander Gieysztor, Francis Rapp, Bernard Vogler, Janine Estebe, Marie-Elisabeth Ducreux, Eugenio Dos Santos) – Tome 2 : Vers quel christianisme ? (par Hervé Martin, François Lebrun, Alain Molinier, Michel Vovelle, Louis Pérouas, Michel Lagrée, Jean-Marie Mayeur, Père Gérard Defois, Willem Frijhoff, Bartolomé Bennassar, Serge Gruzinski, Charles Antoine, Junko Stuveras, Kristina Debowska, Père Bernard Dupire, Edward Tiryakian). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

STIEN (Louis).

Les Soldats oubliés. De Cao Bang aux camps de rééducation du Viêt-minh.

Albin Michel, 2008, gr. in-8°, 332 pp, préface de Hélie de Saint Marc, 16 pl. de photos hors texte, 9 cartes, lexique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Témoignage vivant et nuancé sur le combat et la captivité de l'auteur, mais celui-ci éprouve le besoin d'enfoncer le clou en consacrant un chapitre à Boudarel (qu'il n'a pas connu) et une annexe sur les causes de la mortalité des prisonniers du C.E.F.E.O." (Pierre Brocheux, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1993) — "Au mois de septembre 1950 s'engageait la bataille de Cao Bang, tournant décisif dans la guerre d'Indochine. Depuis le mois précédent, le Viêt-minh disposait sur la célèbre RC 4 d'un corps de bataille de plus de 30.000 hommes puissamment armés par la Chine. Le gouvernement et le commandement français décidaient alors de replier les forces de Cao Bang et maintenaient cette manoeuvre bien que le général Giap, prenant les devants, se fût assuré du poste clé de Dong Khé. Contre-attaquant, les colonnes Charton et Le Page étaient englouties dans Ici jungle et emportées sous les vagues d'assaut de l'adversaire. Le bataillon étranger de parachutistes – ou 1er BEP – tentait de faire sauter le verrou et se sacrifiait au cours de l'un des affrontements les plus féroces et les plus sanglants de la guerre. Le livre de Louis Stien, l'un des officiers « fondateurs » de cette unité d'élite, trois fois blessé avant Cao Bang, est le récit pathétique et précis de ces combats qui s'achevèrent, pour ses camarades et lui, par quatre années d'internement dans les camps du Viêt-minh. Louis Stien, qui tenta par deux fois de s'évader, nous donne sur ces camps où régnaient la faim, la misère et la maladie et sur le système de rééducation et d'endoctrinement politiques auxquels étaient soumis les prisonniers, un témoignage saisissant et définitif." (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

JAUFFRET (Jacques).

Crabes et alligators dans les rizières. Indochine 1953-1954. Avec les Amphibies de la Légion étrangère.

Lavauzelle, 1999, gr. in-8°, 239 pp, préface du général Jean-Claude Fuhr, 43 photos sur 16 pl. hors texte, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

Souvenirs en cent lettres et commentaires du général Jacques Jauffret. — Les deux dernières années de l’Indochine. Cent lettres écrites par un jeune officier, volontaire pour y servir. Affecté à la Légion étrangère, il y entre comme en Chevalerie, animé par la foi ardente du néophyte. Il découvre des chefs et des soldats hors du commun, qui se battent et « dégagent » avec la même ardeur, sans jamais se prendre au sérieux. Il apprend à manœuvrer avec ces formidables engins de guerre : les amphibies, qui sont, sur les côtes de l’Annam et dans les plaines des deltas, plus rapides que les fantassins du Viêt-minh. Il rencontre des hommes et des femmes d’une population sympathique et courageuse. Ces Vietnamiens qui, dans leur majorité, sont encore attachés à l’œuvre de la France... (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

AGNETTI (Eugène).

Le Crépuscule de la vérité d'un A. C. « Rest » 39-45. Indo-Algérie.

Éditions des Écrivains, 2001, in-8°, 223 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"Je m'appelle Monsieur Eugène-Louis Agnetti, (alias Bob dans la résistance), né le 23 mai 1923 (donc Gémeaux) à Saint-Denis (93) et le fils de Joseph Agnetti et de Gabrielle Juliette Lambert, du fait du destin. Je pense qu'ils auraient mieux fait d'employer un préservatif que de me mettre au monde. Mais voyez, le sexe était déjà d’actualité. Orphelin de Maman très tôt, mon père ne m'a jamais pris sous son aile, trop indépendant qu’il devait être ! Très jeune livré à moi-même dans la jungle parisienne, il a fallu la guerre pour que je puisse me jauger et me juger avec impartialité, mais l'existence plutôt que la vie m'a tracée un destin assez rocambolesque. Je n'y suis pour rien. J'ai toujours écris. Journal de marche pendant la guerre ou intime permanent, je n'ai jamais sollicité d’être édité jusqu'à ce jour, comme quoi tout peut arriver !" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LEWIS (Norman).

A Dragon Apparent. Travels in Indo-China.

London., Jonathan Cape, 1951, in-8°, 317 pp, une photo couleurs en frontispice et 24 pl. de photos en noir hors texte, une carte dépliante hors texte, reliure toile rouge de l'éditeur, jaquette illustrée (2e plat de la reliure sali, 2e plat de la jaquette abîmé), bon état. Édition originale. Texte en anglais

En janvier 1950, le journaliste et écrivain Norman Lewis part pour Saigon, à l'époque où les trois pays de l'Indochine française se libèrent de la tutelle coloniale. Il entreprend un périple qui le mène jusqu'au nord du Laos en passant par les hauts plateaux vietnamiens, alors sous le contrôle des maquisards viêt-minh, et par Phnom Penh et le site d'Angkor. Ce voyage, durant lequel l'auteur se retrouve souvent dans des postures peu confortables ou carrément rocambolesques, est relaté ici avec un flegme et un humour tout britanniques. Qu'il réalise une interview du fantasque roi du Cambodge, qu'il s'entretienne avec des officiers français ou avec les nationalistes farouchement anticoloniaux, ou encore qu'il décrive les curieuses pratiques de la secte Cao-Dai, Norman Lewis est le narrateur extraordinaire d'une Indochine en pleine effervescence. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MAUROIS (André).

Lélia ou la vie de George Sand.

Hachette, 1953, in-8°, 563 pp, biblio, index, reliure demi-basane carmin, dos à 2 larges faux-nerfs filetés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

Copieuse biographie consacrée par André Maurois à George Sand (1804-1876). Cette Lélia est avec ses vies de Victor Hugo (Olympio) et de Balzac (Prométhée), l'un des modèles souvent cités du genre biographique. André Maurois a découvert très jeune l'œuvre de George Sand, par Proust qui admirait la prose fluide et lisse de "François le Champi" ou de "La Petite Fadette" et par Alain qui s'inclinait devant l'élévation morale d'une « grande femme » qui épousa les grandes causes du siècle. Au demeurant la vie de George Sand est un sujet éminemment romanesque. Arrière-petite fille du Maréchal de Saxe (le vainqueur de Fontenoy), elle compte quelques têtes couronnées dans sa lignée paternelle, tandis que sa mère, une grisette parisienne à la vie amoureuse bien remplie, semble sortir d'un roman de l'abbé Prévost. Formée à la lecture de Rousseau, mais aussi de Chateaubriand et de Bernardin de Saint-Pierre, elle quitte son Berry familial pour aller en vraie lionne romantique chercher la gloire et l'amour à Paris. Passions et passades (Balzac, Béranger, Chopin, Lamennais, Liszt, Musset...) donnent du lustre à sa carrière. Elle emprunte d'ailleurs son nom de plume à l'un de ses premiers amants (Jules Sandeau). Le féminisme romantique, la dénonciation – en noir et blanc – des injustices sociales, inspirent son oeuvre jusqu'à la Révolution de 1848 dont les excès doucheront son enthousiasme. Ses grands romans paysans, ceux que l'on lit encore aujourd'hui, paraissent à partir de 1846. Après un premier « bilan d'étape », Histoire de ma vie (1854-1856), elle abandonne le roman à thèse, se réconcilie avec l'ordre établi sans renier ses amis dont elle demande la grâce à l'Empereur et tout en restant fidèle à l'anti-catholicisme rousseauiste de sa jeunesse... — "Tous les éléments d'un mauvais roman-feuilleton se trouvent réunis dans la vie de George Sand. Transposée de nos jours, cette existence tumultueuse avec ses amours illustres et son défi aux conventions sociales ferait les délices des échotiers qui nourrissent si complaisamment la curiosité du public populaire pour les destins hors série et les personnages exceptionnels. On peut raconter cette vie en une suite de tableaux animés aux décors pittoresques et colorés : Nohant et ses plaisirs rustiques, Paris bohème et romantique, etc. On peut s'attarder sur ces silhouettes figées dans une attitude pour l'éternité, sur une légende où les redingotes et les cigares de George Sand ont pris plus d'importance que son œuvre, bref passer à côté d'une grande femme et d'un écrivain de bonne race. André Maurois, dans Lélia ou la Vie de George Sand, ne sépare jamais l'une de l'autre, et c'est pourquoi, tout en se lisant comme un roman, son ouvrage est un des plus documentés et des plus complets qui aient été écrits sur George Sand. S'il ne dissimule rien de ce qui fit scandale à son époque – et qu'on lui reproche bien encore un peu de nos jours – il s'efforce de faire comprendre et d'expliquer comment la fière et ardente baronne Dudevant, lasse de subir un mariage qui l'étouffait, partit à la recherche, dans sa vie comme dans son œuvre, de l'homme qu'elle rêvait d'aimer, de la femme qu'elle espérait être. Le biographe, sans abdiquer son esprit critique, sympathise profondément avec celle qu'il raconte et c'est pourquoi il peut tout dire sans la rapetisser." (Janick Arbois, Le Monde, 15 mars 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MAUROIS (André).

Mémoires, I : Années d'apprentissage et années de travail.

Flammarion, 1948, in-12, 339 pp, reliure demi-maroquin citrouille, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée, couvertures et dos conservés, non rogné, ex-libris contrecollé sur le premier feuillet, très bon état. Édition originale. Un des 275 exemplaires de tête numérotés sur pur fil Outhenin-Chalandre, enrichi d'un envoi a.s.

Édition originale française de cette première partie des "Mémoires" d'André Maurois (1885-1967), de son enfance en Normandie à 1939, que l'écrivain écrivit et publia en exil à New York (Éditions de la Maison française, 1942). Le tome II n'est jamais paru. Après la mort de Maurois en 1967, Flammarion éditera en un volume les "Mémoires 1885-1967" (1970), la seconde partie paraissant alors pour la première fois. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

HILLAIRET (Jacques).

Le Palais du Louvre. Sa vie, ses grands souvenirs historiques.

Editions de Minuit, 1961, in-8°, 159 pp, 13 plans, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Annoncée pour paraître dans la collection « Les Grandes Réussites françaises », cette excellente monographie fut en définitive retranchée de la série et précipita son abandon, tant elle était supérieure aux autres volumes parus." (Vignes, 224) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ARGILLET (Pierre).

La Bataille des Droits de l'Homme. Le combat d'Emmanuel Fréteau, député du bailliage de Melun. Tome I.

Ville de Vaux-le-Pénil, 1998, in-4°, vi-350-(5) pp, préface de Vladimir Petrovsky, nombreuses gravures en noir et en couleurs, broché, couv. illustrée, bon état

Un ouvrage consacré au député Emmanuel Fréteau, l'un des rédacteurs de la Déclaration des droits de l'homme en 1789, personnage clé et pourtant occulté de la Révolution française. Pierre Argillet laisse un second tome inachevé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SELDOW (Michel).

Vie et secrets de Robert-Houdin.

Fayard, 1971, pt in-4° carré, 186 pp, 127 gravures, photos et reproductions de documents d'époque, chronologie, annexes, reliure percaline blanche de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état, bande éditeur conservée. Edition originale (Fechner, 511)

"Illusionniste et prestidigitateur lui-même, M. Seldow a voulu dans cet ouvrage rendre hommage au plus célèbre magicien de tous les temps, Robert-Houdin (1805-1871), ce méconnu..." — Formidable ouvrage publié lors du centenaire de la mort du prestidigitateur. Exemplaire complet de sa bande d’annonce orange fluo : "Attention les secrets de Robert-Houdin. Après plus de cent ans de silence, Robert-Houdin lui-même vous révèle le secret de quelques-unes de ses plus étonnantes expériences magiques. Nous demandons à nos amis journalistes d’avoir l’extrême gentillesse de ne pas les dévoiler; tout spécialement celui des fameux anneaux chinois." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ROUBAUD (Félix).

Pougues, ses eaux minérales, ses environs, par le Docteur Félix Roubaud, rédacteur en chef de la France médicale, et médecin-inspecteur des eaux minérales de Pougues.

P., Librairie nouvelle - A. Bourdillat et Cie éditeurs, 1869, in-12, 311 pp, une gravure de Pougues en frontispice, une carte dépliante de Pougues et ses environs, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs pointillés, titres et caissons fleuronnés dorés (rel. de l'époque), bon état

Depuis longtemps fréquentées par les habitants des contrées voisines, c'est au XVIe siècle que les eaux de Pougues étendirent leur renommée, grâce à la consécration apportée par les rois de France et les plus hauts personnages de la cour. Henri III ouvrit la série de ces puissants protecteurs. Lors de son deuxième séjour, il fut accompagné de Catherine de Médicis qui fit construire un couvent confié à des capucins pour procurer asile, soins et nourriture aux malades qui venaient des pays lointains. Henri IV y soigna ses coliques néphrétiques et sa goutte. Louis XIV fut si satisfait qu'il rendit un édit pour le transport des eaux. Jean-Jacques Rousseau, furieux de la fermeture de la grille entourant la fontaine, écrivait « qu'on vend au poids de l'or l'eau qu'ici l'on veut boire ». Au XIXe siècle, « joli petit bourg dans le centre de la France, sans aspect grandiose ni terrible », Pougues se développera du côté de l'ouest, le besoin de loger chaque année des visiteurs riches et nombreux donnant aux habitations « un cachet de coquetterie et de confort » inhabituel en milieu rural. En 1875, les hôtels qui accueillent les buveurs d'eau sont au nombre de quatre : hôtel des Eaux, hôtel des Bains, hôtel des Baigneurs, hôtel du Cheval Blanc ou hôtel Petit. Pour les curistes, « c'est la vie de famille avec toutes les convenances du monde, avec toutes les délicatesses d'une bonne éducation », occupée en priorité par les soins du traitement, mais laissant la place également aux divertissements et à la promenade. Un casino construit face à l'établissement hydrothérapique offre salle de lecture, fumoir, concerts, bals, pièces de théâtre, tables de jeux, billards, etc. Après avoir exposé les vertus et les inconvénients des eaux de Pougues, le Dr Roubaud propose en complément du traitement une série d'excursions, que le curiste pourra faire à pied ou en voiture, pour « prévenir l'ennui mortel et le découragement funeste ». C'est l'occasion de rappeler quelques éléments du passé des environs : le château ducal élevé à Nevers par Jehan de Clamecy ; Prémery, résidence d'été des évêques de Nevers ; les forges réputées de Guérigny ; la chronique du château de Remeron ; La Charité, ville monacale ; l'église de Germigny ; le musée de pipes de Garchizy. Ce guide médical et touristique, très simple et d'un accès facile, donne de nombreux renseignements sur la société au XIXe siècle, ainsi que sur une activité économique alors florissante à Pougues-les-Eaux (Nièvre). (Micberth) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

CLARETIE (Jules).

La Vie à Paris. 1883. Quatrième année.

P., Victor Havard, s.d. (1884), in-12, x-548 pp, index des noms cités, reliure demi-chagrin carmin à bandes soulignées de filets dorés, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée (reliure vers 1930), bon état

Chroniques rédigées par Jules Claretie (1840-1913) pour Le Figaro. 17 volumes furent publiés, qui donnent un compte-rendu de la vie parisienne pour quasiment chaque année de 1880 à 1910. — "... Je voudrais parler du chroniqueur, c'est-à-dire de l'auteur de ces savoureuses “Vie à Paris”.. Je sais si bien la joie que j'éprouve à lire un Brantôme, un Tallemant des Réaux, un Bachaumont, un Mercier..., que je suis assuré d'avance du plaisir raffiné qu'éprouveront les braves gens du XXIe siècle, amoureux de notre époque, à compulser ces livres délicieux où le meilleur d'un écrivain s'est peut-être dépensé... Nous devons beaucoup de remerciements à M. Claretie rien que pour nous avoir présenté les Parisiens de façon aussi avantageuse. Surtout si, comme je le crois très sincèrement, ces “Vie à Paris” doivent traverser les siècles et être lues aussi longtemps qu'on s'occupera des Parisiens. C'est-à-dire toujours..." (Georges Grappe, Jules Claretie, 1906) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

NETTEMENT (Alfred).

Vie de Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI.

P., Jacques Lecoffre et Cie, 1859, in-8°, vii-564 pp, nouvelle édition revue et considérablement augmentée, testament de Louis XVI et lettre écrite de la Conciergerie par la Reine à Madame Elisabeth en annnexes, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état

Biographie de référence écrite par un ardent et talentueux légitimiste. Marie-Thérèse, qui épousa le duc d'Angoulême fils aîné de Charles X, mourut en 1851. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

GRENUT (Isabelle).

"Ces êtres intéressants et infortunés". Les enfants trouvés des Basses-Alpes au XIXe siècle.

Forcalquier, C'est-à-dire Éditions, 2012, gr. in-8°, 224 pp, avant-propos d'Anne Carol, postface de Virginie De Luca Barrusse, nombreuses illustrations et fac-similés, en noir et en couleurs, 4 tableaux et graphiques, sources et biblio, index, broché, bon état

"Ces êtres intéressants et infortunés". Cette formule apparaît très fréquemment sous la plume des administrateurs des Basses-Alpes. Traduisant un certain désarroi, elle illustre bien la difficulté que rencontre l'administration à venir à bout de l'augmentation des abandons d'enfants. Durant le premier tiers du XIXe siècle ce sont près de 30.000 enfants qui sont admis chaque année dans les services d'assistance en France et ils sont 6.947 recueillis dans les hospices des Basses-Alpes entre 1809 et 1834. Le décret napoléonien de 1811 "concernant les enfants trouvés ou abandonnés et les orphelins pauvres" tente d'organiser l'accueil des nourrissons au niveau des départements, et instaure un tour d'abandon dans chaque arrondissement. Ce système garantit l'anonymat des parents "abandonneurs", mais est l'objet de vives controverses jusqu'à l'arrêt de son usage à la fin des années 1860. En 1831 est créée l'Inspection départementale des Enfants trouvés des Basses-Alpes qui a pour fonction de contrôler les placements en nourrice et la bonne utilisation du budget alloué. C'est l'analyse des rapports des inspecteurs conjuguée à la lecture fine d'autres archives, tels les registres d'entrée des différents hospices du département, Manosque surtout, mais aussi Digne, Sisteron... qui permet à Isabelle Grenut de faire renaître ces destins de vie souvent éphémères, et au travers d'une attention toute particulière pour les billets et les marques (tissus, rubans...) laissés par les parents, de montrer que l'abandon ne rime pas de toute évidence avec rupture du lien ou indifférence. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

PAQUIER (J.).

Le Jansénisme. Étude doctrinale d'après les sources. Leçons données à l'Institut catholique de Paris, novembre 1907 - janvier 1908.

P., Bloud et Cie, 1909, in-12, 523 pp, reliure toile jaune canari, dos lisse, pièce de titre basane noire, bon état

Jules Paquier a étudié plus particulièrement le dogme et la morale jansénistes dans cet ouvrage. — "M. J. Paquier, bien connu par ses travaux sur l'humaniste Jérôme Aléandre, a marqué les points principaux de la doctrine Janséniste dans une série de dix conférences données à l'Institut catholique de Paris. Ce travail demeure, et c'est un mérite, un résumé clair et facilement abordable. (...) « Le Jansénisme, c'est une vue à part sur l'opposition entre ce que l'humanité devrait être et ce qu'elle est en réalité, une vue à part sur les conséquences du péché originel. Pour le Jansénisme, cette faute a établi une différence formidable entre deux états de l'humanité : l'état primitif, ou état d'innocence et notre état présent, l'état de déchéance et de corruption où nous sommes misérablement plongés. » La doctrine catholique dit : après le péché originel l'homme est faible : le Jansénisme dit : il est totalement corrompu. D'où de cette dernière hypothèse, on conclut : l'homme corrompu tend nécessairement au mal, et seule une grâce victorieuse l'entraînera vers le bien... En face de cette doctrine, il est d'autres systèmes orthodoxes : le thomisme et le molinisme (chap. V.) Le premier fut d'abord combattu par les Jansénistes ; après leur condamnation, ils essayèrent au contraire de se rapprocher de lui afin de créer des équivoques. Le thomisme considère la question du côté de Dieu ; le molinisme l'examine du côté de l'homme. « Le thomisme a une plus belle tenue scientifique », mais le point difficile à expliquer pour lui, c'est la question du mal, et la réprobation. Le molinisme « de prime abord, semble beaucoup plus humain que l'autre », mais il aboutit à des difficultés considérables : il exalte la puissance de l'homme, au détriment de l'action divine; « il en arrive à nier la liberté, cette liberté qu'il a si bien voulu défendre » ; « il apparaît comme un précurseur de l'agnosticisme kantien » dans l'impossibilité où il est de donner aucune explication de la prescience divine. L'apologétique de Pascal (chap. VI) se rattache à la doctrine Janséniste ; l'auteur en étudie les fondements et la valeur. – La morale Janséniste (chap.VII), malgré son aspect imposant, est ruineuse dans ses conséquences, car elle fausse la nature de nos rapports avec Dieu, elle fausse la nature humaine par la condamnation de toute jouissance, même permise, même utile. – Parmi les grands hommes du XVIIe siècle qui ont eu des rapports avec le Jansénisme, M. Paquier étudie Bossuet (chap. VIII) et Racine (chap. IX). (...) – Une dernière conférence est consacrée aux miracles du Jansénisme." (M. Jacquin, Revue des Sciences philosophiques et théologiques, 1910) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MAURO (Frédéric).

Histoire du café.

Desjonquères, 2002, in-8°, 251 pp, édition mise à jour, notes, biblio, annexes, broché, couv. illustrée, bon état

L'origine du café est légendaire. C'est en Ethiopie que semblent être nés les premiers plants de café, transportés plus tard en Arabie et au Yémen. Au XVIIIe siècle, quelques plants finissent par quitter l'Arabie pour l'Inde, et le Yémen pour la Hollande. Les premières cultures parviennent aux Antilles vers 1723 et quelques années plus tard dans les îles Caraïbes d'où le café se répand au Brésil puis à Saint-Domingue. L'engouement des pays occidentaux pour cette boisson provoque un développement rapide des plantations caféières dans la région de Rio et l'organisation d'une économie originale où des « fazendas » assurent la culture, la cueillette, la torréfaction et l'expédition vers les ports du Havre, de Bordeaux... Simultanément, de l'autre côté du globe, les Indes néerlandaises développent leur production pour satisfaire les consommateurs de l'Europe du Nord. L'abolition de l'esclavage modifie l'exploitation caféière au Brésil et la fin du XIXe siècle voit la Colombie, Haiti et Saint-Domingue fonder leur prospérité sur le café. A la même époque, l'Afrique centrale s'impose comme un producteur important, faisant notamment de la Côte d'Ivoire le troisième exportateur mondial. Cette Histoire du café se devait d'évoquer la guerre féroce livrée pour la conquête du marché du café soluble entre les fabricants nord-américains et leurs concurrents brésiliens. Cette boisson devenue aussi mythique que le thé, son rival, est non seulement une matière première c'est aussi une boisson conviviale dont l'usage et les rites diffèrent suivant les pays et les civilisations. Frédéric Mauro explore l'ensemble des curiosités que cette boisson suscite et les éclaire d'un appareil documentaire riche et récent. — "Ceci est l'ouvrage d'un historien à la fois spécialiste du Brésil et de l'histoire économique. D'où probablement le double plaisir qu'il a eu à l'écrire, et que l'on sent à la diversité des points de vue : depuis l'agronomie moderne de la plante jusqu'aux intérêts en jeu autour du café soluble, en passant par une histoire et une géographie de la graine et de la boisson. On apprend ainsi que la France bat l'Italie pour la consommation par tête (5 kg par adulte, contre 2,3 en 1965), qu'aux États-Unis 23% du café consommé est décaféiné, et qu'il est en perte de vitesse, face aux autres boissons réputées moins dangereuses. Précisément l'auteur accorde une grande importance à une anthropologie du café, boisson sociable entre toutes. Soulignons encore que les chapitres consacrés aux réalités contemporaines sont d'un grand intérêt : l'auteur a ici utilisé avec profit la documentation de la Fédération nationale du commerce des cafés verts. L'ouvrage constitue une indéniable réussite. Il éclaire aussi bien des pans entiers de l'histoire moderne et contemporaine (esclavage et café au Brésil, émergence d'économies caféières en Amérique latine et Afrique) que de l'économie : la lutte pour le soluble entre Nord-Américains et Brésiliens transpose sur ce terrain concret certains aspects des rapports Nord-Sud. Enfin, bien informé, le livre fourmille de détails précis, pittoresques (ainsi la liste des succédanés), sinon corsés (les supposées vertus aphrodisiaques du café)." (Thomas Calvo, Revue française d'histoire d'Outre-mer, 1992) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

RAMBAUD (Alfred).

Histoire de la Civilisation contemporaine en France. [1789-1885].

Armand Colin, s.d. (1896), fort in-12, viii-750 pp, 3e édition, notes, index alphabétique, table analytique, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 4 nerfs pointillés, pièce d'auteur basane acajou, titre, fleurons et filets dorés (rel. de l'époque), bon état

"A la fin de sa remarquable Histoire de la civilisation française depuis les origines jusqu'à 1789 (même librairie, 2 vol. in-12), M. Alfred Rambaud donnait, en une trentaine de pages, un tableau très abrégé de notre « civilisation contemporaine », se bornant à en indiquer les grandes lignes, à en mettre en lumière les caractères incontestables, à montrer ce que la France nouvelle tient de l'ancienne France et en quoi elle en diffère. Son nouveau volume, n'étant autre chose que le développement de cet essai rudimentaire, embrasse l'histoire politique et militaire, littéraire et scientifique, économique et morale du siècle dans lequel les progrès de la civilisation ont atteint leur plus large sinon leur complet épanouissement. Dans l'examen des divers régimes que nous avons essayés depuis la Révolution, l'auteur ne méconnaît aucun de leurs bons côtés, « ni les idées généreuses et humaines de la Constituante, ni l'énergie patriotique de la Convention, ni le génie organisateur de Napoléon, ni la probité parlementaire de nos deux monarchies constitutionnelles, ni l'ardent esprit de justice sociale qui animait la Seconde République, ni les grands progrès matériels accomplis sous le Second Empire ». Le plus difficile était, en abordant l'étude de la période tout à fait contemporaine, de présenter sous un jour vrai les événements et les faits du temps actuel, et, sans manquer aux égards nécessaires, de juger les hommes vivants en appréciant leur caractère et leur œuvre. M. Alfred Rambaud, qui ne voulait point laisser son livre inachevé, n'a pas reculé devant cette tâche épineuse ; il s'en est acquitté avec beaucoup de tact et de savoir, avec une préoccupation d'impartialité manifeste, mais mêlée parfois d'un peu d'optimisme." (Journal des débats politiques et littéraires) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

DUNOYER (Alphonse).

Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, 1746-1795, d'après les documents des Archives Nationales.

Perrin, 1913, in-8°, 470 pp, un portrait en frontispice et 7 pl. de fac-similés hors texte, pièces justificatives, broché, bon état

"M. Dunoyer, qui avait déjà publié un volume sur deux jurés du Tribunal révolutionnaire, Vilate et Trinchard, vient d'en consacrer un autre à l'accusateur public lui-même, Fouquier-Tinville, cet “ancien procureur... solidement ferré sur la procédure”, cet “ancien homme de loi dont le cerveau a été déformé et la raison déviée par l'abus de la chicane” et qui a été pendant seize mois investi d'un pouvoir terrible, à qui a été confié “la machine à juger les autres”..." (P.-R. Mautouchet, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1913) — "Ce qui rebute dans l'accusateur public de la Terreur, ce qui éloigne de lui la sympathie, ce n'est pas tant l'affreuse mission qu'il a acceptée que l'âme de parfait fonctionnaire avec laquelle il l'a remplie. Ce procureur besogneux, chargé de famille, au passé trouble, n'a qu'une passion : conserver sa place, contenter ses maîtres, n'importe lesquels. On lui pardonnerait, ses oublis, ses partis pris, ses crimes, s'il avait été mû par quelque sainte colère, par quelque ivresse civique, s'il rachetait sa répugnante besogne par du dévouement sinon à l'idée, du moins à la cause, au parti. Or, l'horizon de Fouquier ne dépasse pas le prétoire, il met son honneur à n'être qu'un instrument. Et c'est cet instrument sinon sans entrailles, du moins sans idéal qui est chargé de requérir au nom de la République une et indivisible ! Jamais Fouquier n'a senti la grandeur tragique de son rôle. La flamme, la conviction manquent à ses réquisitoires comme le rayon à sa vie. Ce prêtre sans enthousiasme, uniquement à ses rites, a déshonoré la messe rouge. M. Alphonse Dunoyer a retracé, sinon son histoire intime qui n'est guère connue, du moins son histoire officielle, d'après les papiers administratifs. Il la fait sans haine, dans un état d'esprit très serein." (Albert Mathiez, Annales révolutionnaires, 1913) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

COLINON (Maurice).

Guide de la France religieuse et mystique.

Tchou et Éditions du Centurion, 1969, fort in-8° oblong, 769 pp, avant-propos de Charles Ehlinger, nombreuses illustrations, cartes, reliure toile avec une illustration contrecollée au 1er plat de l'éditeur, bon état

L'ouvrage comprend une partie générale et un dictionnaire alphabétique des lieux retenus comme particulièrement intéressants et significatifs. Les pèlerinages reçoivent la part du lion. Leurs légendes sont rapportées abondamment avec une note bibliographique de ci de là. — "La France est célèbre par le nombre de ses sanctuaires dont beaucoup ont été, au cours de l'histoire, des centres de pèlerinage et de prière. Il existe déjà sur ces lieux de culte une bibliographie très abondante, mais souvent aussi très dispersée. Ce guide rédigé par Maurice Colinon a établi environ 470 notices de longueur variable, classées dans l'ordre alphabétique des noms de lieux et contenant des informations sur l'origine, l'histoire et l'état actuel de ces centres, à commencer par les plus fréquentés : Lourdes, Lisieux, la Salette, Rocamadour, etc. Pour la ville de Paris, on s'est borné à mentionner les principaux lieux de culte pour les différentes confessions religieuses et à établir des notices sur quelques-uns d'entre eux (la rue du Bac, Notre-Dame-des-Victoires, Saint-Étienne-du-Mont, etc.), en indiquant qu'un guide spécial paraîtra ultérieurement. Le guide débute par une chronologie et par une série de notices sur les « mots-clefs » du volume : abbayes et monastères, évêchés, conciles, ermites, ermitages, reliques,etc., et quatre cartes régionales, sans compter les croquis dispersés à travers l'ouvrage." (René Rancœur, Bulletin de documentation bibliographique, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

[SARREPONT, Major H. de (pseud du lieutenant-colonel Eugène HENNEBERT)].

Guerre des Communeux de Paris, 18 mars - 28 mai 1871, par un officier supérieur de l'Armée de Versailles.

P., Firmin-Didot Frères, Fils et Cie, 1871, in-12, vi-368 pp, 3e édition, reliure demi-basane rouge, dos lisse orné de filets à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), coiffes arasées, coupes frottées, coins émoussés, qqs rousseurs éparses, bon état général

Journal de notes « prises au jour le jour ». Intéressant témoignage sur la Commune, vue du côté Versaillais. Ouvrage publié anonymement, puis sous le nom du major H. de Sarrepont, pseudonyme du lieutenant-colonel Eugène Hennebert. Aux yeux de l'auteur, les « communeux » sont « des sauvages armés de faulx et de carquois (ils en avaient !!…) », des « voleurs déguenillés », des « femelles sordides qui s’en allaient cheveux au vent, faire main basses sur des valeurs souvent considérables ». — "Et si ce Sarrepont-Hennebert cachait en fait Galliffet ? Classique ouvrage de militaire qui débute par un court chapitre sur la capitale, toujours résistante aux lois. Les « glorieux faits d'armes » de l'armée s'opposent aux « violations des lois de la guerre (!) » par les communeux qui rassemblent « toute l'écume de l'Europe ». Les pétroleurs se joignent aux pétroleuses pour former « une armée de huit mille furies » !!! Enfin, pour couronner le tout, « le talent de nos généraux » est si évident que « les Prussiens... ne nous refusent point des félicitations méritées »." (Le Quillec, 4170) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

COURRIÈRE (Yves).

Les Fils de la Toussaint. La Guerre d'Algérie, I.

Fayard, 1971, in-8°, 467 pp, préface de Joseph Kessel, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Les origines et les débuts de la guerre d'Algérie. — "Le grand reporter qu'a été longtemps Yves Courrière vient épauler l'historien dans son premier essai. Le récit va tout droit. Prompt, net et fort. Les lieux s'animent. Les gens prennent visage, chair et souffle. On les voit, on les sent, on les connaît, on est avec eux depuis le commencement jusqu'à la fin de la secrète et folle entreprise." (Joseph Kessel) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

COURRIÈRE (Yves).

L'Heure des colonels. La Guerre d'Algérie, III.

Fayard, 1971, in-8°, 630 pp, 12 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

Histoire de la prise du pouvoir par le général de Gaulle en 1958. — "On n'en a pas fini avec le livre d'Yves Courrière après l'avoir fermé. Il atteint à l'histoire totale d'une guerre où les ennemis plus qu'en aucun autre combat furent vraiment complémentaires. Le sort de deux peuples s'y noue en se déchirant. Une guerre et un livre qu'on n'oubliera pas." (Max Gallo, L'Express) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LEROUX-CESBRON (C.).

Le château de Neuilly. Chronique d'un château royal.

Perrin, 1923, in-8°, 230 pp, un portrait en frontispice du comte d'Argenson et 5 planches hors texte, broché, état correct

Table : Le comte d'Argenson et sa maison de Neuilly. – Neuilly, maison de campagne de Radix de Sainte-Foy. – Madame de Montesson au château de Neuilly. – Delannnoy et Vanlerberghe propriétaires de Neuilly. – Talleyrand, locataire de Neuuilly. – Neuilly sous les Murat. – Neuilly, apanage de la princesse Pauline Borghèse. – Les d'Orléans à Neuilly. – La Révolution de 1848 à Neuilly. – Ce qui reste du château de Neuilly. — Le château de Neuilly est construit à partir de 1751. En 1808, le propriétaire n'est autre que le prince Murat qui le rétrocède à Pauline Bonaparte, épouse du prince Borghèse... Il devint ensuite la résidence des ducs d'Orléans et du roi Louis-Philippe. — "Plein de récits amusants." (Revue Historique, 1924) — "Excellent ouvrage." (Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SCHIEL (Irmgard).

Marie-Louise. Une Habsbourg pour Napoléon.

Duculot, 1992 in-8°, 263 pp, traduit de l'allemand, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Biographie de l'Impératrice Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche, fille de l'empereur François II, épouse de Napoléon Bonaparte empereur Napoléon 1er en 1810, mère de Napoléon II (duc de Reichstadt, roi de Rome), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla après 1814. De son mariage impérial au lit de Neipperg. — "Napoléon incarna son destin. Enfant, elle le tenait pour un « ogre ». En 1810, âgée de dix-huit ans, archiduchesse d'Autriche, elle fut sacrifiée à l'usurpateur en plein triomphe et en mal d’alliances prestigieuses, pour sauver l'empire des Habsbourg. Moins d’un an après, I’héritier tant attendu, le duc de Reichstadt, venait au monde. Marie-Louise était une épouse choyée et une impératrice adulée. Le « roi de Rome » n'avait pas cing ans quand sa mère trompait l'empereur exilé à Elbe avec le comte Neipperg. Quand en 1821, devenue duchesse de Parme depuis 1816, elle I’épousa secrètement après la mort de Napoléon, elle lui avait tout aussi secrètement déjà donné deux enfants. Mais l'homme qui marqua sans doute le plus toute son existence fut son père adoré, « le bon empereur François » à qui elle voua une vénération sans faille. « Elle n’était pas la femme que mon père méritait » dira d’elle son propre fils, le malheureux duc de Reichstadt mort de phtisie à 22 ans. Les historiens ont généralement repris cette condamnation à leur compte, y ajoutant le blâme d’avoir été une mère trop peu disponible pour son fils. Dans cette biographie, résultat de longues et minutieuses recherches, Inmgard Schiel montre que Marie-Louise mérite un jugement plus objectif. Elle affirma sa vraie personnalité à Parme où elle suscita une vie musicale intense, soigna avec dévouement les malades durant une épidémie de choléra, et fut adoptée comme la « buona duchessa » dont la mémoire est toujours vivante aujourd’hui." (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MARIE JOSÉ de BELGIQUE, reine d'Italie.

La Maison de Savoie. Les Origines. Le comte Vert. Le comte Rouge.

Albin Michel, 1956, in-8°, 425 pp, préface de Benedetto Croce, 36 pl. de gravures hors texte, 6 cartes (dont une dépliante hors texte), 17 tableaux généalogiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Premier volume de la trilogie de la reine d'Italie sur les origines de la maison de Savoie (Saffroy III, 50090). — "Ce volume concerne les origines de la Maison et s'étend du XIe au XIVe siècle. Le premier comte de Savoie fut Humbert aux Blanches Mains dont l'histoire est assez mal connue jusqu'en 1032, date à laquelle la Savoie, ayant passé, par héritage, à l'Empire romain germanique, le comte reconnut la suzeraineté de l'empereur Conrad II. Dans la suite S. M. Marie-José s'attache surtout à deux personnages, les comtes chevaleresques Amédée VI et Amédée VII. Amédée VI, le comte Vert, renonçant à reconstituer l'ancien royaume d'Arles, se tourna vers l'Italie, ouvrant ainsi des perspectives riches d'avenir. Amédée VII, le comte Rouge, qui charme par sa fougue juvénile, ajouta sans bataille, le comté de Nice au domaine ancestral. L'ouvrage est d'une belle et haute qualité d'érudition et mérite les suffrages de tous les historiens." (Revue des Deux Mondes, 1956) — "En ouvrant cette Maison de Savoie (premier volume d'un ensemble qui comprendra deux tomes), force est de reconnaître que, sous la plume de S. M. la reine Marie José, l'érudition est dépassée et fait place à l'histoire. Une histoire consciencieuse, appuyée sur d'abondantes lectures, dont témoigne une bibliographie détaillée, et sur des dépouillements d'archives importants. Une histoire qui n'est jamais pesante, et que l'on parcourt avec agrément si on la lit avec profit. Lecture profitable en effet : les Savoie tenaient les cols alpestres, et cette situation, jointe à un esprit politique avisé, a fait leur fortune. Mais ce fut en se mêlant au faisceau des intrigues italiennes comme à celui des affaires françaises : l'écheveau est difficile à démêler. C'est dire combien l'on apprécie de tenir un livre de lecture aisée, qui permet de se retrouver au milieu de questions embrouillées, à l'aide d'excellents tableaux généalogiques et de cartes claires. « Les origines » : ce titre ne doit pas nous induire en erreur. L'avant- propos nous avertit que l'auteur s'est attaché avant tout aux deux princes qui ont tourné l'activité de leur maison vers l'Italie : Amédée VI et Amédée VII. Leur prédécesseur immédiat, Aymon (1328-1343), fait l'objet d'un chapitre ; tous ceux qui l'ont précédé, d'un autre... Mais, pour nous en tenir aux personnages qui font l'objet du volume, nous les suivons dans toutes les péripéties de leur existence. C'est le Comte Vert, Amédée VI, qui va gouverner la Savoie durant quarante ans, contraignant à l'obéissance une branche cadette de sa famille, les Achaïe, rachetant à d'autres cadets le pays de Vaud, conduisant une croisade au secours de Byzance avant de mourir dans le royaume de Naples où il soutenait les ambitions de Louis d'Anjou et les prétentions de Clément VII. Avec lui, pour la dernière fois, les Savoie peuvent espérer se voir confier le vicariat impérial dans le royaume d'Arles ; mais la concession solennelle consentie par Charles IV, en 1365, est révoquée à la demande des évêques de Genève, et les comtes n'en retirent qu'une autorité accrue à l'intérieur de leurs propres États, surtout sur les terres d'Église. Mais c'est vers le sud et l'est que s'ouvrent désormais les seules perspectives d'agrandissement, depuis que le roi de France a acquis le Dauphiné. Amédée VII, dans son très court gouvernement, se borne à mettre la main sur le comté de Nice en profitant des luttes entre Angevins de France et de Hongrie. Mais la cession d'Asti à Louis d'Orléans vient interdire provisoirement tout pas en avant du côté du Piémont. Reste la période pendant laquelle la mère d'Amédée VII, Bonne de Bourbon, gouverne le comté au nom de son petit-fils (1391-1396). C'est un drame de cour qui retient ici l'attention : le Comte Rouge a-t-il été empoisonné par son médecin, à l'instigation de sa mère ? Les ducs de Bourgogne et de Berry interviennent dans cette affaire, qui se termine par le célèbre duel où Otton de Grandson trouva la mort. Partout où le livre s'attache à narrer les événements qui ont marqué l'histoire de la maison de Savoie durant l'époque considérée, on reste frappé par la minutie des recherches, par la précision de l'exposé, par le souci permanent de contrôler les dires des historiens. La Maison de Savoie vient combler une lacune importante de notre littérature historique en langue française, et cela de la façon la plus heureuse. Puisque ce beau livre attend une suite, nous ne pouvons qu'en souhaiter la prochaine parution." (Jean Richard, Revue belge de philologie et d'histoire, 1957) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

KENDALL (Paul Murray).

Louis XI. "L'universelle araigne".

Marabout, 1986, in-12, 578 pp, biblio, index, broché, bon état

L'histoire de Louis XI est celle d'un homme qui sut imposer ses décisions, qui dut garder sans cesse l'esprit en éveil, plier le temps à ses desseins, être deux fois plus habile et trois plus rapide que ses semblables, et cacher son sens de la comédie derrière les gestes du conformisme. Ce livre nous montre l'image d'un homme aux capacités exceptionnelles, doué d'une personnalité diverse et complexe. Certains le considéraient comme "le plus subtil qui soit" . Pourtant, peu après sa mort, on racontait qu'il s'abreuvait du sang des nouveau-nés au cours de sa dernière maladie, était l'assassin de son frère et se délectait à écouter les cris de ses victimes torturées. En abandonnant la légende pour retrouver la vie, Paul Murray Kendall révèle les vraies dimensions de l'homme, son habileté à charmer, son insatiable curiosité, son goût de la loyauté. Tout cela dans une biographie qui apporte une contribution essentielle à l'histoire du XVe siècle tout en demeurant d'une lecture facile et passionnante. Paul Murray Kendall (1911-1973), spécialiste de la fin du Moyen Âge, a enseigné l'histoire pendant plus de trente ans à l'université de l'Ohio puis à celle du Kansas. Il a consacré plusieurs ouvrages à l'histoire du XVe siècle. — "Publié en anglais en 1971 puis en français en 1974 – un an après la mort de l'auteur –, ce Louis XI est le résultat d'un travail engagé treize ans plus tôt. Le parti pris est évident : réhabiliter une figure devenue une caricature de mauvais homme, de prince tyran, précurseur supposé de l'absolutisme. Par une interprétation extrêmement positiviste, l'auteur brosse un autre portrait du monarque, balayant soixante années d'une époque et d'une vie d'homme, dont plus de vingt ans de règne. Un regard neuf qui donne à propos de cette fin de Moyen Age un autre imaginaire à penser et à Louis XI l'image d'un roi complexe mais brillant. Le tout en près de 600 pages. L'utilisation presque constante des lettres du prince ajoute un aspect intime au récit et gomme ainsi celui, trop « scientifique », qu'aurait pu prendre le livre, tout en apportant des sources encore non exploitées, tant françaises qu'étrangères, qui complètent la charpente d'un propos documenté." (Didier Le Fur, revue L'Histoire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ACEVEDO (C. de).

A notre corps défendant. Impressions et vicissitudes d'un diplomate en France, 1939-1944.

Éditions Paul Dupont, 1945, in-12, 202 pp, préface de M. Souza-Dantas, Ambassadeur du Brésil, un fac-similé hors texte, broché, pt trace de mouillure ancienne en marge des derniers feuillets, bon état. Peu courant

Les souvenirs d’un diplomate équatorien en poste à Vichy, arrêté avec d’autres diplomates sud-américains en 1943 et emprisonné par les Allemands à Bad Godesberg. — "Diplomate équatorien francophile en poste à Paris avant la guerre, Cristobal de Acevedo rédige ce journal durant sa captivité dans la ville allemande de Bad Godesberg, où il fut emprisonné une année. À l'arrivée des troupes allemandes en France, Cristobal de Acevedo parvient à regagner l'Équateur et revient dans la capitale française le 15 mai 1941. il se fait le témoin des conséquences socio-économiques de l'Occupation sur le quotidien des Français. Seuls le "troc" et la débrouillardise permettent de pallier le sévère rationnement alimentaire qui frappe les Parisiens dont l'auteur loue le courage et la dignité. Ses fonctions l’amènent en juin 1941 à rejoindre l'hôtel du Parc à Vichy, résidence du gouvernement et siège du ministère des Affaires étrangères. Il y évolue dans une ambiance sinistre et, totalement désœuvré, ressent au plus profond de lui un ennui que seul "le bridge et les bobards" parviennent à atténuer. Le débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 provoque un séisme dans ce microcosme, l'occupant accentuant en représailles son emprise sur la France sans rencontrer la moindre opposition du gouvernement de Vichy, que l'auteur qualifie de "mystérieuse fiction". Significative à cet égard est la confidence qu'il reçoit un jour de Pierre Laval affirmant ne faire confiance à personne, et surtout pas à ses plus proches collaborateurs... A la suite du débarquement, les pays sud-américains se rangent aux côtés des États-Unis, ce qui provoque une crise diplomatique avec la France. En conséquence, le 23 janvier 1943, Cristobal de Acevedo et tout le personnel diplomatique de ces pays sont emmenés en captivité dans la station thermale du Mont-Dore (Puy-de-Dôme), bénéficiant toutefois d'un régime de faveur. Le 12 février, ils rejoignent "la cage aux barreaux dorés" du Rheinhôtel Dreesen de la ville allemande de Bad Godesberg. Si les conditions de vie y sont supportables du fait de leur statut de personnalités-otages, un "spleen affreux" saisit fréquemment Cristobal de Acevedo au cours de cette année de réclusion. Il est finalement dirigé le 18 février 1944 vers le Portugal, où il recouvre la liberté." (Manuel Valls-Vicente, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

GRAULICH (Michel).

Montezuma ou l'apogée et la chute de l'empire aztèque.

GLM/Fayard, 1994, in-8°, 520 pp, 36 illustrations, 5 cartes, chronologie, notes, biblio, glossaire, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Montezuma, le dernier souverain de l'empire aztèque, est certainement le personnage historique le plus fascinant de l'Amérique précolombienne. Monté sur le trône en 1502, il entreprend une série de réformes audacieuses pour bâtir un État structuré. Mais avant même que ses efforts ne portent tous leurs fruits, il doit affronter des envahisseurs venus d'un autre monde. Il mourra à temps – tué ou suicidé – pour ne pas assister à la destruction de Mexico et à la fin de la civilisation aztèque. Comment son puissant empire a-t-il succombé devant une poignée d'Espagnols ? Les historiens, influencés par la "vision des vaincus", ont souvent incriminé ses terreurs superstitieuses et sa passivité, sans voir que les chroniqueurs indiens avaient systématiquement déformé les faits pour désigner Montezuma comme le grand responsable du cataclysme. Il est certain que l'empereur crut reconnaître en Cortez le dieu Serpent à Plumes, dont les mythes annonçaient le retour pour mettre fin à l'ère aztèque. Il fut frappé aussi par d'inquiétantes similitudes entre les envahisseurs étranges et les Aztèques à leurs débuts. Mais cela ne l'empêcha pas de résister et d'utiliser toutes sortes de pièges suggérés par les mythes pour détruire les intrus et sauver son empire. En vain. Fait prisonnier, il espérait encore sauvegarder l'essentiel en partageant le pouvoir avec Cortez et en collaborant avec les envahisseurs. Une série d'erreurs espagnoles mit très vite un terme à ses illusions. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

BRISSAC (Duc de).

Histoire des ducs de Brissac. Maison de Cossé.

Fasquelle, 1952, pt in-8°, 447 pp, 16 pl. de gravures hors texte, tableau généalogique, biblio, broché, bon état. Édition originale, un des 20 ex. numérotés sur alfa mousse (il n'y a eu que 30 grands papiers)

La famille Cossé-Brissac fut une des grandes familles de l'ancienne France. Histoire de cette noble maison et de ses membres, glorieux ou moins glorieux. Le château est situé en Maine-et-Loire, dans l'arrondissement d'Angers. — Une belle histoire que celle des Brissac. L'auteur, Pierre de Cossé, douzième duc du nom, nous la raconte en faisant revivre ses personnages : quatre maréchaux, des pairs de France, des gouverneurs, des lieutenants généraux, trois évêques, un conspirateur, un libertin, et d'autres. De nombreuses dames passent aussi en sillage parfumé : des favorites, Agnès Sorel, Diane de Poitiers, la duchesse d'Etampes, la marquise de Pompadour, Jeanne du Barry. Auprès de ces reines de la main gauche, il semble que les Brissac aient eu accès et furent parfois « compétitifs ». Nous rencontrons aussi Hélène de Surgères (« Quand vous serez bien vieille, le soir à la chandelle ») ; voici une fondatrice de monastère, prénommée Délie, qui ne fut pas canonisée, et c'est dommage : « Sainte Délie » sonnait bien ; voici les duchesses de Brissac, l'une d'elles, née Diane de Nivernais, voyageuse, écrivassière à la Sévigné, et « curiste » à Vichy et à Contrexéville sous Louis XIV, d'autres, de souche bretonne, et mieux, normandes, car en Normandie les herbages sont plus hauts, et leurs dots étoffées d'autant. Car il faut beaucoup d'argent à ces Brissac : il y a la guerre où l'on doit s'équiper et équiper ses troupes ; un gentilhomme souvent s'y ruine. Il y a la présence à la Cour. Il y a les bâtiments : sous Henri IV et Louis XIII, le premier duc de Brissac reconstruit son château, deux lieues sud des Ponts-de-Cé, en Anjou, et n'y va pas de main morte : sept étages, nous disons bien sept, le château le plus haut de France à l'époque. Dans cette hauteur, un peu d'orgueil... Par ces personnages et leur décor, c'est l'histoire de France que nous parcourons à travers le destin d'une famille, car depuis quelque six siècles, les Cossé-Brissac sont témoins et acteurs des événements qui marquent. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

CHANTELAUZE (R.).

Louis XVII. Son enfance, sa prison et sa mort au Temple, d'après des documents inédits des Archives Nationales.

Firmin-Didot, 1895, in-12, xix-377 pp, un portrait gravé du dauphin en frontispice, avant-propos de Paul Cottin, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, encadrement à froid sur les plats (rel. de l'époque), un mors frotté, bon état

"Le livre de M. Chantelauze se distingue de celui de M. de Beauchesne, non seulement par l'apport de documents inédits, mais encore par le ton de la narration. Les faits y sont plus savamment contrôlés. L'auteur s'appuie notamment sur les procès-verbaux des témoignages fournis par l'enquête, confiée en 1817 au comte Decazes afin de rechercher et de récompenser tous les “hommes de coeur” qui avaient fait preuve de dévouement envers les augustes prisonniers du Temple. Ceci permit de retrouver employés, gardiens et médecins qui avaient donné les derniers soins au dauphin." (Parois, 229) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

DUNOYER (Alphonse).

Deux jurés du Tribunal révolutionnaire : Vilate « le petit maître ». Trinchard « l'homme de la Nature ».

Perrin, 1909, in-8°, xi-332 pp, une planche en frontispice et 4 planches hors texte, dont 3 de fac-similés d'autographes, broché, bon état

"Ce ne sont pas deux bien illustres personnages auxquels M. Dunoyer a consacré tout un volume. L'un, Joachim Vilate, dit Sempronius Gracchus, ex-prêtre et professeur dans la Creuse, petit-maître défroqué, fut le compagnon de débauche de Barère et de Hérault de Séchelles à Clichy, l'espion du Comité de Salut public et périt sur l'échafaud avec Fouquier-Tinville, le 19 mai 1795, à vingt-six ans. L'autre, François Trinchard, de Bordeaux, capucin, puis soldat et menuisier, se qualifiait lui-même « d'homme de la nature » et fut un des plus fidèles soutiens de l'affreux tribunal. Il échappa pourtant au dernier supplice parce qu'il n'avait pas eu de « mauvaises intentions » en votant la mort de tant de malheureux innocents. Aussi put-il, après être sorti de prison en octobre 1795, reparaître l'année d'après comme agent de la police secrète du Directoire." (Revue Historique, 1910) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ZINS (Ronald).

Le Maréchal Lannes, favori de Napoléon.

Le Temps Traversé, 1994, gr. in-8°, 419 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, notes, annexes, sources et biblio, cart. illustré de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Lannes occupe une place a part parmi les maréchaux du Premier Empire. Le jour de sa mort, le 31 mai 1809, Napoléon écrivait à la maréchale : "Ma Cousine, le maréchal est mort ce matin des blessures qu'il a reçues sur le champ d'honneur. Ma peine égale la vôtre. Je perds le général le plus distingué de mes années, mon compagnon d'armes depuis seize ans, celui que je considérais comme mon meilleur ami." Ainsi, Napoléon lui-même avoue sa préférence pour Lannes et une amitié plus forte que toute autre. Il indique aussi que Lannes est devenu son meilleur général. Et si l'on peut estimer que sous le choc émotionnel Napoléon ressent le besoin de glorifier le disparu, ce même besoin témoigne de la profondeur de son chagrin et donc de la puissance de l'affection qu'il éprouvait pour Lannes. Né à Lectoure, officier dans les volontaires du Gers en 1792, Lannes rencontre Bonaparte lors de la première campagne d'Italie et dés lors se noue une amitié profonde mais tumultueuse. Général en septembre 1796, à Arcole Lannes sauve la vie de Bonaparte en faisant rempart de son corps. Héros de Saint-Jean-d'Acre, d'Aboukir et de Marengo, il est fort logiquement nommé maréchal de l'Empire en 1804. Il se couvre de gloire à Austerlitz, Iéna et Friedland avant d'être le vainqueur de Saragosse. Déterminant lors de la campagne de 1809, il est mortellement blessé à Essling le 22 mai. Duc de Montebello en souvenir de sa victoire du 9 juin 1800, Lannes ne fut jamais courtisan, avait son franc parler et conservait une totale indépendance d'esprit vis-à-vis de Napoléon. Ce grand soldat avait fini par détester la guerre et sa mort tragique en a fait un héros romantique. Voici qui concourt donc à faire de ce maréchal celui qui occupe la place la plus originale dans l'Epopée. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

FINLEY (Moses I.).

On a perdu la guerre de Troie. Propos et polémiques sur l'Antiquité.

Les Belles Lettres, 1990, in-8°, 234 pp, traduit de l'anglais, biblio, broché, couv. à rabats, bon état

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

JÉQUIER (Gustave).

Histoire de la civilisation égyptienne, des origines à la conquête d'Alexandre.

Payot et Cie, 1913, pt in-8°, 330 pp, 265 gravures, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Par l'égyptologue suisse Gustave Jéquier (1868-1946). En 1892-1893, il participe aux fouilles menées par Jacques de Morgan à Assouan et Kôm Ombo. L'hiver suivant, en 1893-1894, Jéquier travaille à Assiout, Tell el-Amarna, Dahchour et Saqqarah. La saison 1894-1895 est dédiée aux fouilles de Licht. En 1895, Jéquier dessine les monuments de Karnak, dont Legrain dirige les travaux archéologiques. À l'hiver 1895-1896, il explore également Médinet Habou et des sites du Fayoum. Il est l'un des premiers archéologues à avoir fouillé en Iran les cités de l'antique Perse. Membre de l'expédition dirigée par Jacques de Morgan, il met au jour à Suse en 1901, le fameux Code de Hammurabi conservé au Musée du Louvre. — "Ancien attaché à l'institut français d'archéologie orientale du Caire et à la Délégation scientifique française en Perse, M. Gustave Jéquier, aujourd'hui professeur d'égyptologie à l'Université de Neuchatel, retrace, en un substantiel abrégé, l'Histoire de la Civilisation égyptienne, depuis les origines jusqu'à la conquête d'Alexandre. Il étudie successivement : I. les sources de l'histoire d'Egypte ; II. l'Egypte légendaire ; III. l'Egypte archaïque ; IV. l'Époque thinite (4000 à 3400 avant J.-C) ; V. l'Ancien Empire (3400-2200) ; VI. le Moyen Empire (2200-1500) ; VII. le Nouvel Empire (1500-332). Pour chacune des périodes qui nous sont connues par des textes, il divise son exposé en trois parties : histoire, monuments, civilisation. Événements politiques, mythes, cultes, art, institutions, mœurs, vie économique, tel est le domaine où se meut l'auteur, pendant un laps de temps qui n'embrasse pas moins de cinq ou six millénaires. Nombre de vulgarisateurs encombrent le marché de petits livres d'apparence claire, mais qui trahissent, par leur badigeonnage superficiel, l'embarras de l'étranger condamné à ne jamais voir les choses que du dehors. M. Jéquier nous repose et nous dédommage de cette fâcheuse catégorie d'incompétents. Ses travaux antérieurs, consacrés aux monuments, aux inscriptions et aux papyrus de l'Egypte antique, lui permettaient d'aborder le sujet en pleine connaissance de cause. Il a donc la première des qualités qui recommandent un bon précis : l'expérience approfondie du spécialiste qui a fait personnellement avancer la science. Il n'a pas à un degré moindre la seconde : le don de choisir, dans la masse des matériaux, le détail typique qui résume et caractérise. Aisé de forme et solide de structure, son manuel est pourvu d'une illustration, non seulement abondante mais expressive, qui en double la valeur. Un index commode, une bibliographie méthodique, de bonnes tables facilitent le maniement de l'ouvrage. Aces mérites intrinsèques s'ajoute une parfaite exécution matérielle : joli papier, typographie nette et lisible, habillage élégant des gravures. Tel est ce volume, en tous points excellent." (Georges Radet, Revue des Études Anciennes, 1913) — "Bien que le sujet traité sorte du cadre de notre Revue, je me plais à signaler ce livre à nos lecteurs, d'abord parce qu'il y est un peu question de la préhistoire égyptienne, ensuite parce qu'il se recommande à tous par son excellente facture, la belle qualité de ses nombreuses illustrations, le soin apporté à la confection de l'index et de la bibliographie, enfin par son prix extraordinairement modique. Compliments à l'auteur et à l'éditeur." (Marcellin Boule, L'Anthropologie, 1913) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LERI (Jean-Marc).

Montmartre.

P., Henri Veyrier, 1983, pt in-folio, 307 pp, introduction par Yvan Christ, postface par Clément Lépidis, nombreuses gravures et photos en noir dans le texte et 10 planches en couleurs hors texte, biblio, index, reliure skivertex bordeaux, dos et plats ornés de décors dorés (reliure de l'éditeur), bon état. Edition originale, numérotée

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

PARISSE (Michel)(dir.).

Atlas de la France de l'An Mil.

Picard, 1994 in-4° carré (30 x 30 cm), 129 pp, 37 cartes pleine page, biblio, 2 index, broché, couv. illustrée, bon état

Dernière retombée heureuse du Millénaire capétien, la parution de l'Atlas de l'an Mil offre un outil précieux pour tous ceux qui s'intéressent à cette période. Œuvre collective, une vingtaine d'historiens, chercheurs, conservateurs, y ont contribué, orchestrée par Michel Parisse qui a su présenter avec clarté les objectifs et les options de cette grande entreprise. En premier lieu sont exposées les limites chronologiques et spatiales retenues pour cet Atlas. 987-1031 pour les premières, soit les règnes d'Hugues Capet et de Robert II. Si la carte des diocèses en a été une des données essentielles, le souci de restituer un ensemble correspondant au royaume de France, voire à la France actuelle, a conduit à y inclure des secteurs intégrés à l'époque au Saint-Empire ou, à l'inverse, à conserver le singularisme historique d'un « espace catalan ». Ce parti-pris justifie l'ordonnance générale de l'ouvrage en douze « espaces régionaux ». Chaque zone ainsi constituée est présentée en une série de cartes commentées illustrant trois centres d'intérêt. D'abord un inventaire des communautés religieuses dont on sait qu'elles furent particulièrement florissantes à l'époque. Puis un recensement des sites fortifiés, du moins ceux qui ont pu jusqu'alors être formellement identifiés. Ensuite un recensement de ce que les auteurs appellent les « éléments économiques et pré-urbains » se traduit par une troisième série de cartes. Enfin une rapide et très utile notice fait état du monnayage dans le secteur considéré. Ainsi conçu cet Atlas marque un « état des connaissances », comme l'indique son sous-titre, permettant d'utiles mises au point. Des bibliographies établies par « espaces », deux index généraux concernant les noms de lieux, l'un sous leur forme latine, l'autre sous leur forme actuelle, complètent ce très bel album dont on réalise combien il nous manquait ! (Monique Chauvin, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1994) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

PERRIN (Eric).

Le Maréchal Ney.

Perrin, 1993, in-8°, 378 pp, 3 cartes, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état

Dans le cycle de l'épopée napoléonienne, le maréchal Ney (1769-1815) occupe la place d'un Roland ou d'un Bayard. Duc d'Elchingen et prince de la Moskowa par la grâce de l'Empereur, surnommé le "brave des braves", il s'illustre par sa vaillance et par une audace pas toujours réfléchie. Déifié par la légende, Ney l'a été aussi en raison de sa fin tragique. Il est fusillé au début de la seconde Restauration pour s'être rallié à Napoléon pendant les Cent Jours, au lieu de le ramener dans une "cage de fer", ainsi qu'il l'avait promis à Louis XVIII. Le maréchal Ney rejoint, à la barre des grands procès de l'histoire de France, Louis XVI, Bazaine, Dreyfus, Pétain. Cassure politique, le procès Ney a suscité une vive polémique, habilement exploitée par les bonapartistes, les orléanistes et les républicains. L'exécution du "brave des braves", un matin gris du mois de décembre 1815, au carrefour de l'Observatoire, fait oublier l'irritabilité de ce "mauvais coucheur", sa nature mobile, et cette opinion sévère de Napoléon : "Il était bon sur un champ de bataille, mais je n'aurais pas dû le nommer maréchal." L'exploration du fonds Ney aux Archives nationales met en lumière, à côté de sa vaillance, les contradictions et les faiblesses du plus célèbre maréchal de Napoléon qui, à défaut d'avoir été "un esprit", fut incontestablement un "caractère". Fils d'un modeste artisan de Sarrelouis, il manifeste de l'orgueil pour ce qu'il est et du mépris pour ce qu'il a été. Le "Lion rouge", comme on le baptisa, rugira de colère, une ultime fois, à Waterloo, avant de faire face au peloton d'exécution. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

PIERRE-ALYPE (François).

Sous la couronne de Salomon. L'Empire des Négus. De la Reine de Saba à la Société des Nations.

Plon, 1925, pt in-8°, xiv-312 pp, préface de Henry de Jouvenel, un portrait-photo de l'empereur Ménélik II en frontispice, 6 planches hors texte dont une sur double page et une carte dépliante de l'Empire d'Ethiopie, broché, qqs marques au crayon en marges, dos recollé, bon état

Marie François Julien Alype Pierre, dit Pierre-Alype (1886-1956) a d'abord exercé les fonctions d’adjoint au Haut-Commissariat des Troupes Noires en Afrique occidentale française en 1918. Son premier séjour en Éthiopie date de février 1919. Mis « en disponibilité » il est passé au service du prince régent d'Éthiopie, le rās Tafari, au début de l’année 1923. Il a notamment participé à l’équipe française chargée de soutenir l’adhésion de ce pays à la Société des Nations en 1923. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

POISSON (Georges).

Le Val-de-Marne. Art et histoire.

Editions de Minuit, 1968, in-8°, 570 pp, 20 gravures sur 16 pl. hors texte, 7 plans, biblio, index des communes, reliure toile bordeaux de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

"... Il ne peut être question d'entrer dans le détail de chaque notice. Suffisamment précises, elles permettent de connaître en quelques lignes l'histoire de la commune et les principaux monuments qui en font l'intérêt. On est d'ailleurs impressionné par le nombre encore considérable de châteaux et d'églises ayant échappés à la destruction et qui restent encore peu connus... La bibliographie qui termine l'ouvrage rend compte de l'importance des recherches de M. Poisson. Puisse cet ouvrage passionnant et passionné inciter nos contemporains à aller à la découverte de toutes les richesses d'art que cache le Val-de-Marne ."(Alain Erlande-Brandeburg, Bulletin Monumental, 1968) — "Flâner dans la banlieue, c'est une idée qui ne viendrait pas aux habitants des grands ensembles périphériques de la capitale, où le béton succède aux terrains vagues. Et pourtant, en cinq cent soixante-dix pages, l'ouvrage de Georges Poisson rend son histoire à la banlieue, lui donne une dimension nouvelle et l'élève à la dignité de région. Chaque commune du Val-de-Marne est minutieusement étudiée, et un historique très complet entraîne le lecteur dans une promenade au hasard des rues, lui faisant découvrir un nombre étonnant de monuments auxquels il n'avait jamais prêté attention, pressé d'aller visiter les lieux touristiques consacrés de Paris ou de la province. L'originalité de ce livre d'art et d'histoire est de faire entrer dans la liste des curiosités architecturales les bâtiments modernes, tel groupe scolaire ou tel grand ensemble, ce qui n'empêche pas l'auteur de juger sévèrement certains immeubles qui défigurent la banlieue." (Le Monde, 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

CANNON (W. R.).

Histoire du christianisme au Moyen Age. De la chute de Rome à la chute de Constantinople.

Payot, 1961, in-8°, 340 pp, traduit de l'anglais, biblio, index, broché, qqs soulignures stylo, bon état (Bibliothèque historique)

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LANNELONGUE (Odilon-Marc).

Un Tour du Monde (Octobre 1908 - Juillet 1909).

Librairie Larousse, s.d. (1910), in-8°, 350 pp, 112 reproductions photographiques dans le texte et hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

Édition originale. Odilon Marc Lannelongue (1840-1911) était un médecin de renom qui a soigné de nombreuses personnalités. Lors de la mort de Félix Faure au Palais de l’Elysée en compagnie de sa maitresse Marguerite Steinheil, qui est passée à la postérité, c’est le Dr Lannelongue qui est appelé au chevet du président. Son voyage autour du monde se concentre essentiellement sur l’Asie. Il visitera l'Indochine, Singapour, Pékin, Shangaï, la Corée, Tokyo..., tombera d'un sampan, rencontrera les empereurs d'Annam et du Japon ... puis Vancouver, Montréal, Chicago, Boston, New-York... Il fut accompagné pendant ce voyage par sa jeune nièce de 19 ans Marie de Lannelongue, chose remarquable pour l’époque. — "J'ai l'honneur d'offrir à la Société, de la part de notre collègue M. le Professeur Lannelongue, membre de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences, un ouvrage intitulé : Un tour du monde (octobre 1908-juillet 1909). C'est le récit d'un voyage dans les pays suivants ; le Nord de l'Inde (Bombay, Ahmedabad, Jeypoore, Amber, Delhi, Amritzar, Lahore, Agra, Benarès, Calcutta, Darjeeling,) ; les Indes néerlandaises (Billiton, Batavia, Buitenzorg) ; l'Indo-Chine (Rangoon, Georgetown, Pénang, Singapour, Saigon, Pnom-Penh, les ruines d'Angkor, les villages lacustres du Toulé-Sap toujours habités, Hanoï, Haï-Phong, la baie d' Along, Tourane, Hué) ; la Chine (Hong-Kong. Canton, Macao, Fou-Tchéou, Shang- Haï, Nankin, Han Kéou, Pékin, Tien-Tsin); le Japon (Kobé, Osako, Naraf Kyoto, Tôkyô, Nikkô) ; la Corée (Fusan, Séoul) ; le Nord de l'Amérique (Vancouver, Chicago, Détroit, la chute du Niagara, Montréal, Québec, Boston, Philadelphie, New-York). De ces diverses contrées et de leurs habitants M. Lannelongue nous donne une foule de détails des plus intéressants, auxquels il a joint 112 reproductions photographiques..." (M. Bloch, Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris, 1911) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

ROUSSET (Camille).

Le Comte de Gisors, 1732-1758. Étude historique. Nouvelle édition.

Perrin, 1887, in-8°, iv-522 pp, cartonnage demi-toile rouge à coins, dos lisse avec titres et filets dorés, qqs rousseurs, bon état

Louis-Marie-Fouquet, comte de Gisors était le fils unique du maréchal de Belle-Isle. Colonel à dix-sept ans, il épousa en 1753 Hélène Mancini, fille du duc de Nivernais, et mourut des suites d'une blessure reçue à la bataille de Crefeld (23 juin 1758), perdue par les Français contre Frédéric II. — "Il a été donné à bien peu d'hommes de pouvoir, dans une aussi rapide carrière, montrer plus de talents, inspirer de plus brillantes espérances, mériter plus de regrets que le héros de ce beau livre, Louis-Marie Fouquet, comte de Gisors, fils unique du maréchal de Belle-Isle et le dernier descendant du célèbre sous-intendant. Doué d'un excellent naturel, élevé comme on l'eût été à Sparte, sans que, cependant, l'éducation athénienne lui ait manqué, le comte de Gisors devint « dans un âge qui n'a droit d'aspirer encore qu'à de l'indulgence, également versé dans les affaires et dans l'art militaire » successivement colonel du régiment de Champagne, gouverneur du pays messin, mestre de camp : il sut donner la mesure de son intrépidité et de ses rares vertus jusqu'à la journée de Crefeld où il trouva une mort glorieuse dans la déroute funeste que ses conseils, s'ils eussent été suivis, eussent changée peut-être en victoire. Ce n'est pas uniquement pour nous offrir la courte vie de ce jeune homme que l'éminent auteur de cette œuvre l'a entreprise. Employant comme il sait faire, les matériaux de son travail, il a pu reprendre de fond en comble l'étude de la campagne de Hanovre ; il a pu donner, sur l'état moral de l'armée française, à ce moment critique de notre histoire militaire, de nombreux renseignements..." (Les Livres en 1881 - Études critiques et analytiques) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SEIGNOBOS (Ch.).

Histoire de la civilisation au Moyen-Age et dans les Temps Modernes.

P., Masson et Cie, s.d. (1909), in-12, iii-575 pp, 8e édition, 72 gravures dans le texte, catalogue de l'éditeur in-fine, reliure percaline bleue de l'éditeur, bon état

"En parcourant ces pages où sont décrites les transformations des mœurs et des institutions dans toute l’Europe civilisée depuis Charlemagne jusqu’à nos jours, ou est avant tout frappé de l’art avec lequel l’auteur a mis en œuvre les innombrables documents qui alimentent cette période si complexe de l’histoire, pour faire entrer en un volume, sans tassement et sans mutilation, ce qui eût aisément fourni la matière de deux. Une sobriété qui n’exclut pas le coloris, une précision sans sécheresse et ce point si difficile à atteindre d’être complet sans encombrement..." (Revue internationale de l'enseignement, 1886) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

SOUKHOMLINE (Vassili Karsilievitch).

Les Hitlériens à Paris.

P., Editeurs Français Réunis, 1967, in-12, 248 pp, traduit du russe et avant-propos par Lily Denis, préface de Jean-Maurice Hermann, broché, bon état (Coll. Domaine soviétique)

Fils d'un opposant au tsariste, Vassili Soukhomline participa, très jeune, au combat révolutionnaire. Il fut arrêté à Saint-Pétersbourg, exilé à Odessa en 1907; il s'évada ensuite de Sibérie et ne rentra en Russie qu'en 1917. Il fut envoyé comme Correspondant de Presse à l'étranger où il passa près de 50 ans de sa vie, notamment en France et en Italie. Il a assisté en juin 1940 à l'entrée des Allemands à Paris. Jour après jour il nota ses impressions de la France occupée. Cet exceptionnel document d'un témoin "de l'intérieur" est consacré à ses souvenirs parisiens du 9 juillet 1940 à juillet 1941; les débuts de la Résistance, les réactions des milieux de la presse et de l'émigration russe. — "Publication posthume d'une partie du journal de guerre de V. S., journaliste soviétique qui vécut longtemps en France, notamment au début de la dernière guerre. Les causes de l'effondrement de la France, l'attitude des occupants allemands à Paris, les formes de l'antisémitisme, la vie quotidienne de la capitale au début de l'occupation, tels sont les principaux thèmes de réflexion." (Revue française de science politique, 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

t'SERSTEVENS (A.).

Les Précurseurs de Marco Polo. Textes intégraux établis, traduits et commentés par A. ťSerstevens, avec une introduction sur la géographie de l'Asie avant Marco Polo.

Arthaud, 1959, in-8°, 363 pp, 38 reproductions en noir de documents, cartes, miniatures de l'époque sur 32 pl. hors texte, une grande carte dépliante en 4 couleurs hors texte in fine, biblio, index, broché, sans la jaquette, bon état (Coll. Clefs de l'aventure, Clefs du savoir)

La géographie de l'Asie avant Marco Polo. Quelques mots sur le choix des textes présentés. Le Livre des deux Mahométans. Voyage de Jean du Plan de Carpin. Itinéraire de Guillaume de Rubruk. — "Les géographes occidentaux du Moyen âge ignoraient tout de l'Asie centrale, de la Chine et de l'Inde ; c'était pour eux une Terra incognita qu'ils imaginaient désertique, peuplée de lions et autres bêtes sauvages, d'anthropophages. Quel était le véritable aspect de ces pays, quels peuples y vivaient, quelles civilisations s'y étaient développées ? Ils n'en savaient rien. Pourtant dans l'antiquité le monde gréco-romain avait été en relations avec la Chine et l'Inde par les caravanes de marchands qui partaient des ports de la Méditerranée orientale pour aller échanger leurs marchandises contre la soie de Chine, les épices de l'Inde. Les armées d'Alexandre avaient pénétré au cœur de l'Asie et dans l'Inde. Plus tard, au Moyen âge, les marchands suivaient les mêmes routes que ceux des temps antiques. Mais les géographes continuaient d'ignorer cette source d'informations. Il fallut attendre le voyage de Marco Polo, marchand vénitien, au début du XIVe siècle et le récit qu'il fit de son séjour en Chine pour dissiper cette ignorance. Marco Polo déchirait les voiles qui entouraient le mystère de la Chine : il y montrait un empire à la civilisation avancée, des flottes de navires bariolés, des palais aux toits d'or au milieu de villes ceintes de murailles. D'ailleurs, avant le Vénitien, plusieurs voyageurs avaient pénétré en Asie et en connaissaient tous les secrets. M. A. t' Serstevens a dressé la liste de ces audacieux, à commencer par Cosmas Indicopleustès, marchand d'Alexandrie qui, au VIe siècle, s'était rendu dans l'Inde et à Ceylan. A. ťSerstevens a retenu les relations laissées par le musulman Soleyman qui, au IXe siècle, pénétra en Chine et dans l'Inde, et par un moine, Frère Guillaume de Rubruk, qui au XIIIe siècle visita les pays des Mongols et des Tartares. Il a judicieusement fait précéder le texte de ces deux récits par un tableau de l'Asie avant Marco Polo, tableau d'une remarquable érudition." (Revue des Deux Mondes, 1960) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

THEOBALD (Contre-Amiral Robert A.).

Le Secret de Pearl Harbor (7 décembre 1941).

Payot, 1955, in-8°, 158 pp, traduit par le capitaine de vaisseau R. Jouan, préfaces du contre-amiral Kimmel et de l'amiral de la flotte W. F. Halsey, broché, bon état (Coll. de mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre)

"L'auteur, qui commandait les destroyers américains à Pearl Harbor lors de l'attaque du 7 décembre 1941, a réuni ici une documentation abondante pour prouver la thèse suivante : le gouvernement américain, c'est-à-dire le président Roosevelt, fut bien informé des plans japonais, mais il ne fit rien pour en empêcher la réalisation ; il ne les communiqua même pas au commandement de la flotte, afin que l'émotion provoquée par l' « attaque surprise » des Japonais amène l'opinion américaine à sortir de la neutralité. Cette thèse est loin d'emporter la conviction, mais le livre intéressera sans nul doute tous les historiens de la deuxième guerre mondiale." (Revue française de science politique, 1956) — "Le dossier de l'attaque japonaise contre Pearl-Harbor est déjà volumineux, mais il nous manquait la thèse de ceux qui firent d'abord figure d'accusés. Le contre-amiral Theobald, qui commandait les destroyers à Pearl-Harbor lors de l'agression du 7 décembre 1941, a réuni dans un volume clair et précis les arguments et les documents qui tendent à décharger les chefs militaires de toute responsabilité pour en faire retomber le poids entièrement sur le président Roosevelt. On ne s'étonnera pas que l'amiral Kimmel, qui commandait alors la flotte du Pacifique, et l'amiral de la flotte Halsey, aient donné à cette étude deux préfaces pleines de reconnaissance. Ce dernier présente l'amiral Kimmel et le général Short comme de "grands martyrs militaires". Les voilà maintenant lavés de tout soupçon. Les informations et, en particulier, les "messages Magic" qui auraient pu les éclairer sur la gravité de la situation et sur les intentions japonaises n'avaient pas été portés à leur connaissance. Les documents produits lors de l'enquête de la commission Roberts ont permis de blanchir les secrétaires à la guerre et à la marine, le général Marshall et l'amiral Stark. "Si Pearl-Harbor fut un désastre du point de vue naval, écrit l'auteur, ce fut aussi le prélude à la défaite totale des puissances de l'Axe." La réserve des isolationnistes disparut en effet lorsque l'opinion américaine apprit qu'au matin du 7 décembre 1941 l'agression japonaise avait provoqué la mort de 4.303 marins et soldats, en détruisant six cuirassés et une centaine d'avions. L'Amérique entrait en guerre sans soupçonner que Roosevelt avait sciemment maintenu dans les eaux hawaïennes une flotte affaiblie, comme pour inviter le Japon à l'attaquer, et que le premier souci du président était d'entraîner le pays dans le conflit. L'auteur évite de formuler le moindre jugement. Il se contente d'exposer, d'analyser, de rétablir la chronologie des faits, écartant toute "discussion morale" sur l'habileté avec laquelle Roosevelt sut vaincre l'isolationnisme des États-Unis. Mais le lecteur possédera tous les éléments d'une méditation sur l'art d'engager un peuple dans un conflit en laissant à l'adversaire le rôle d'agresseur." (Claude Julien, Le Monde, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

JOSEPHINE de BEAUHARNAIS.

Historical and Secret Memoirs of the Empress Josephine. Volume One. (Courtiers and Favourites of Royalty – "Versailles Edition").

P., Société des Bibliophiles / New York, Merrill and Baker, s.d. (1903), in-8°, xxiv-387 pp, 5 portraits hors texte sous serpentes, reliure percale bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, tête dorée, bon état. Tiré à 503 ex. numérotés sur vergé (Versailles Edition). Texte en anglais

Tome I seul (sur 2). De cette "Versailles Edition" limitée et numérotée, seuls 503 exemplaires en anglais ont été imprimés (n° 349). Compilée par Léon Vallée, la collection “Courtiers and Favourites of Royalty” comprend vingt volumes de « Mémoires de la Cour de France avec illustrations et fac-similés de documents provenant des Archives nationales françaises ». — Mémoires apocryphes écrits par la célèbre devineresse, Mlle Le Normand (1772-1843), appelée la Sybille, qui lisait l'avenir par les tarots ou le marc de café. Joséphine de Beauharnais la consulta sur son sort et celui de son époux le vicomte de Beauharnais emprisonné ; celle-ci lui prédit la condamnation de ce dernier et le futur mariage de Joséphine avec un jeune officier appelé à de hautes destinées. Grâce à cette prédiction, Mlle Le Normand devint une intime de l'Impératrice. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

GARDNER (Martin).

Les casse-tête mathématiques de Sam Loyd.

Dunod, 1980, in-8°, 342 pp, traduit de l'anglais (“Mathematical Puzzles of Sam Loyd” Volume 1 et volume 2), nombreuses illustrations, cart. illustré de l'éditeur, bon état

"L'heure exacte ? Ajoutez au quart du temps depuis minuit la moitié du temps jusqu'à minuit, et vous l'aurez." Voici, parmi plusieurs dizaines présentés dans cet ouvrage, l'un des casse-tête mathématiques que Martin Gardner a choisis dans l'œuvre prodigieusement féconde de Sam Loyd. Inventeur de problèmes d'échecs comme de jeux publicitaires, prestidigitateur, mime, ventriloque, Sam Loyd (1841-1911) est reconnu comme "le plus grand inventeur américain de divertissements mathématiques". Pleins d'humour, d'une présentation anecdotique ou cocasse, ces casse-tête, du "problème de Mme Pythagore" à "la bataille de Hastings" en passant par le "problème du singe" demandent, pour être résolus, astuce, bon sens et logique. Les gravures qui illustrent l'ouvrage sont celles de l'édition originale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

LOCKHART (John Gibson).

The History of Napoleon Buonaparte.

London, J. M. Dent & Sons / New York, E. P. Dutton & Co, 1947 in-12, xi-512 pp, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état (Coll. Everyman's Library). Texte en anglais

Réédition de l'édition de 1829. "A thorough and definitive biography of Napoleon by John Gibson Lockhart." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

VARENNE (Pierre).

Le bon gros Saint-Amant (1594-1661).

Rouen, Lecerf, 1917, in-8°, 71 pp, biblio, cartonnage éditeur à la bradel recouvert de papier marbré, étiquette de titre contrecollée au 1er plat (cart.défraîchi avec mques au dos), bon état. Édition originale tirée à 350 ex. seulement, celui-ci un des 300 ex. numérotés sur vergé d'Arches

"On l'appelle « le bon gros Saint-Amant. » C'est le nom que lui donne encore son plus fervent admirateur, M. Pierre Varenne, qui vient de lui consacrer une assez charmante notice. Était-il bon ? je n'en sais rien. Gros, ce n'est pas douteux : car il a plaisanté lui-même, et plus d'une fois, de sa « bedaine » et du reste aussi de sa grasse personne. Il s'intitule volontiers « le bon gros Saint-Amant. » Il s'appelait Marc-Antoine Gérard ; et, Saint-Amant, ce dut être un surnom, comme jadis on en donnait à chacun des porteurs d'un même nom : mais volontiers il fut ensuite Marc-Antoine de Gérard, écuyer, sieur de Saint-Amant. Sa noblesse n'était que « bien peu de chose, » dit Tallemant, bourgeois opulent qui avait lui-même choisi ses Réaux. Il naquit à Rouen, l'année que le roi Henri entra dans Paris ; et il eut seize ans à l'avènement de Louis XIII..." (André Beaunier, Revue des Deux Mondes, 1918) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

MIROW (Kurt Rudolf).

La Dictature des cartels. Un siecle de colonisation industrielle.

Presses universitaires de Grenoble, 1982, in-8°, 207 pp, traduit de l'espagnol, broché, couv. illustrée, bon état

Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

THIERRY (Augustin).

Essai sur l'histoire de la formation et des progrès du Tiers Etat, suivi de fragments du Recueil des monuments inédits de cette histoire.

P., Furne et Cie, 1856, 2 vol. in-12, 262 et 275 pp, 3e édition, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos à 4 nerfs pointillés et caissons à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

On trouve en appendice une liste des Députés du Tiers aux Etats Généraux de 1484, 1560, 1576, 1588, 1593 et 1614. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.