Bonaparte, gouverneur d'Égypte.
Plon, 1936, in-8°, 383 pp, 25 gravures et une grande carte dépliante hors texte, broché, pt morceau de scotch en haut du dos, bon état
L'ouvrage n'est pas seulement un ouvrage de référence sur la campagne d'Égypte. En effet l'auteur s'intéresse à l'administration du futur empereur. Pour lui cette période d'apprentissage permit à Bonaparte de développer des idées qu'il devait employer plus tard. — "Excellent sur l'œuvre intérieure." (Jean Tulard, Napoléon) — "Un très remarquable ouvrage." (Georges Spillmann, Revue du Souvenir Napoléonien, 1979) — "M. François Charles-Roux, ancien ministre de France à Prague, nous propose un nouvel ouvrage extrêmement précieux pour les historiens de la colonisation française et aussi pour le grand public qui sera heureux d'y trouver exposé avec une objectivité remarquable, un sens historique aïgu et, ce qui ne nuit point, beaucoup d'agrément, un chapitre peu connu de l'histoire de Napoléon et une étude des principes d'une méthode de colonisation. L'auteur définit tout de suite les caractères de l'expédition d'Égypte, qui ne fut pas seulement décidée pour des motifs politiques d'intérêt immédiat temporaire, mais en considération d'un établissement définitif. A cet égard l'organisation de cette grande mission de 165 savants et spécialistes que le général Bonaparte s'adjoignit (astronomes, géomètres, chimistes, physiciens, ingénieurs, géographes, architectes, zoologistes, botanistes, minéralogistes, artistes, compositeurs, littérateurs, économistes, antiquaires, orientalistes, imprimeurs, chirurgiens, médecins, pharmaciens) est tout à fait probante. Avec adresse, l'auteur évite d'encombrer son récit des péripéties multiples de l'expédition d'Égypte, et ne met en lumière les grandes lignes de l'histoire militaire que dans la mesure où elles ont influé sur la politique colonisatrice de Bonaparte. C'était la première fois que la France colonisatrice prenait contact avec l'Islam africain. Ce fut le mérite de Bonaparte de comprendre tout de suite la puissance de l'Islam et de ménager cette puissance. Ayant dû recourir à la force pour s'emparer d'Alexandrie, puis du Caire, Bonaparte se trouvait devant un problème délicat : ne pas brusquer une population indigène à laquelle il voulut apparaître sous les espèces d'un libérateur. D'où une sorte de politique de protectorat : postes de responsabilité confiés à des indigènes, intérêts matériels de la population ménagés, stricte discipline maintenue dans l'armée d'occupation, etc. L'habileté avec laquelle Bonaparte gouverneur de l'Égypte pratique cette politique fait pressentir Napoléon et, comme le remarque fort justement M. F. Charles-Roux, c'est dès cette époque et non plus tard que « Napoléon perçait sous Bonaparte ». Au risque de ne pas être compris des Français qui l'accompagnaient. Bonaparte témoigna non seulement de la déférence, mais de la sympathie pour l'Islam. Il le fit pour ne pas rendre plus difficile encore sa tâche; d'organisation singulièrement compliquée par les difficultés financières et les hostilités engagées avec l'Angleterre et la Porte Ottomane. Très vite, il apparut que la cohorte de savants qu'il avait amenés avec lui et qui constituèrent l'Institut d'Égypte, fondé le 2 août 1798, pouvait être son plus utile auxiliaire. Les difficultés matérielles du début ne furent point médiocres pour ces intellectuels français peu habitués aux fatigues des camps, mais elles s'atténuèrent ou disparurent quand l'Institut fut royalement installé au Caire dans la palais de Quassim-Bey. L'insurrection du Caire (octobre 1798) due à la duplicité orientale – avec laquelle Bonaparte n'avait pas assez compté –, à la propagande anglaise, à celle des Mameluks, anciens maîtres du pays, aux vicissitudes de l'expédition de Syrie, à la guerre avec la Turquie, au « cafard » qui travailla à un moment donné les troupes françaises, tout cela retarda l'organisation méthodique du pays, compromit son succès. Toutefois il est équitable de reconnaître, qu'à aucune époque de l'histoire militaire de la France la guerre n'avait été accompagnée d'un tel effort d'investigation dans le passé du pays, d'un tel effort d'organisation et d'amélioration matérielle du pays occupé. Bonaparte, pour cette œuvre grandiose ne disposa que de 13 mois et 20 jours. Son départ secret et précipité qui toutefois n'amena point l'évacuation immédiate, laissa inachevée l'œuvre qu'il n'avait pu qu'ébaucher, mais dont il est resté quelque chose. Une étude historique à la fois instructive, solide et brillante." (Alfred Fichelle, Revue Française de Prague) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armorial général de l'Anjou, d'après les titres et les manuscrits de la Bibliothèque Nationale, des bibliothèques d'Angers, d'Orléans, de la Flèche, etc., les monuments anciens, les tableaux, les tombeaux, les vitraux, les sceaux, les médailles, les archives, etc.
Angers, Germain et Grassin, 1885, 3 vol. gr. in-8°, xxxvi-494, 436 et 451 pp, 56 planches de blasons en noir (la planche 44 n'existe pas), table des devises, sources, reliures demi-percaline bleue, couv. conservées, rousseurs, bon exemplaire. Édition originale, peu commune
"Ouvrage peu commun." (Saffroy II, 16625) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire du socialisme en France, 1871-1961.
PUF, 1962, fort in-8°, viii-672 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"M. Daniel Ligou, maître de conférences à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Dijon, a publié une Histoire du socialisme en France de 1871 à 1961 qui constitue une mise au point neuve et solidement documentée d'une évolution singulièrement complexe. (...) Cet ouvrage retrace une tranche importante de l'histoire sociale de la France sous la IIIe et la IVe Républiques. Commencé comme une mise au point des ouvrages antérieurs, appuyé sur une large bibliographie qui, avec l'index des noms, termine le volume, le travail de M. Ligou fait une place de plus en plus grande aux témoignages d'acteurs directs de la période qu'il étudie et s'achève ainsi sur un témoignage personnel particulièrement utile et documenté. Il rendra les plus grands services à tous ceux qui s'occupent de l'évolution des doctrines et des modalités de l'action sociale sous son aspect politique dans la France de la fin du XIXe siècle et des soixante premières années du XXe siècle." (Jean Vidalenc, Revue d'histoire économique et sociale, 1963) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire du Portugal.
Fayard, 2000, gr. in-8°, 703 pp, 14 cartes et généalogies, biblio, glossaire, chronologie, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
"Toutes les nations sont des mystères", écrivait Pessoa. Cette affirmation s'applique au Portugal plus qu'à toute autre. Comment, en effet, ce territoire sans unité naturelle et dont la population était si diverse est-il devenu l'un des premiers États-nations de l'Occident ? Comment expliquer que ce petit royaume se soit lancé dans les grandes découvertes qui allaient bouleverser l'Europe de la Renaissance ? L'épopée singulière des Portugais se dessine au XIIe siècle, pendant la Reconquête, quand leur premier roi répand l'idée que Dieu l'a élu pour combattre les païens et les Infidèles. La vocation impériale, qui traverse toute l'histoire du Portugal, s'est nourrie de cet esprit de croisade, inséparable d'une forme particulière de messianisme, le sébastianisme. Dès le XIVe siècle, les Portugais commencent à se lancer sur les mers. Sous le règne de Manuel le Fortuné, ils sont à la tête du plus grand empire maritime et commercial du monde, mais celui-ci sombre avec l'Union ibérique, imposée par Philippe II. Une autre chance s'offre au pays, qui retrouve son indépendance en 1640, grâce au sucre et à l'or du Brésil, mais ce deuxième empire s'effondre avec les invasions napoléoniennes. Pendant près de deux siècles, le Portugal cherche à fonder un empire en Afrique. Mais ni la monarchie, ni la courte expérience républicaine, ni la dictature militaire de Salazar ne peuvent ressusciter le rêve impérial. Jusqu'à la révolution des Œillets, en 1974, le pays s'enfonce dans une irrémédiable décadence et s'accroche obstinément à ses derniers domaines d'outre-mer. Une nouvelle époque allait bientôt s'ouvrir : celle du Portugal européen. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Du Roy perdu à Louis XVII. Psychanalyse historique d'un mythe national.
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1967, in-8°, 243 pp, 16 pl. de gravures hors texte, un tableau généalogique dépliant, reliure toile éditeur avec une vignette de titre illustrée au 1er plat, bon état
Si le mythe du Grand Monarque a inspiré de nombreux auteurs, des théologiens aux romanciers, on ne dispose encore d’aucune synthèse satisfaisante. Une première ébauche est fournie par Eric Muraise : Du Roy perdu à Louis XVII (1967). Cet ouvrage est construit autour de trois thèmes qui s’entrecroisent : celui de la geste prophétique du Grand Monarque depuis le Ve siècle, celui du mystère du Temple et de ses incidences historiques, (méta)politiques et dynastiques, et enfin celui d’un essai interprétatif recourant à la psychologie jungienne des archétypes. Muraise enrôle volontiers des sciences annexes telles que la prospective et la stratégie afin de décrypter le mythe. — "Psychanalyse historique d'un mythe national, tel est le sous-titre d'un curieux essai de Eric Muraise, Du Roy perdu à Louis XVII. C'est très objectivement, en fait, qu'il présente – sans préjuger de leur réalisme ou de leur pertinence, – toutes les données d'un problème à la fois ancien et resté actuel. Selon la tradition ésotérique et mystique, dans laquelle les centuries de Nostradamus et la prophétie d'Orval occupent une place de choix, un Grand Monarque doit régner sur l'Europe aux environs de 1975, après de terrifiants bouleversements. C'est la tradition du « Roy Perdu» ! Empereur ou roi, ce monarque serait issu du sang de France, celui des Capet. Dans cette perspective, l'auteur aborde le « mystère de Louis XVII ». Avec l'affaire de la prison du Temple, où est peut-être mort, mais probablement d'où s'est évadé le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, s'est ouverte une discussion qui n'est pas près de s'éteindre. Plus de trois mille ouvrages historiques ou pseudo-historiques lui ont été consacrés, ainsi que des centaines de romans avoués. Tour à tour, des points ont été marqués par les tenants du décès au Temple, puis par les partisans de l'évasion. Mais, qu'il ait eu évasion ou substitution (simple, double, voire triple), est une question accessoire. La complication réside dans l'extraordinaire prolifération des prétendants à la survivance. Parmi eux, il est admis, non sans raisons, que Naundorff (décédé et inhumé en 1845 à Delft) pourrait être le plus vraisemblable des dauphins évadés. Mais si évasion il y eut, à partir de quel moment et qui donc est mort au Temple ? De toute manière, le mystère reste entier. Bien présenté et illustré, ce livre attachant se révèle le meilleur conducteur parmi les cheminements d'une tradition élaborée à travers quinze siècles d'histoire européenne." (Albert Duchesne, Revue belge de philologie et d'histoire, 1970) — "Délaissant les études de stratégie, Éric Muraise s’est penché cette fois sur l’énigme du Temple, après tant d’historiens. Il l’a placée dans le cadre du mythe traditionnel du « Roi perdu », qui remonte au Ve siècle et se manifesta par des prédictions selon lesquelles un descendant des Rois de France régnerait « vers la fin des temps » sur l’Empire romain reconstitué. Mais des légendes analogues ont couru dans d’autres pays d’Europe, où la réapparition de rois ou de princes célèbres a été annoncée pour les temps futurs. Nostradamus s’en mêlant, l’affaire prit, sinon une certaine consistance, du moins davantage de renom et d’autorité. La disparition de Louis XVII vint apporter à toutes ces traditions une sorte de rebondissement, voire pour certains de confirmation sur des données historiques ; la Restauration de 1815 avait été de trop courte durée pour que les Légitimistes s’en puissent contenter. Tel est le point de départ de l’étude consacrée par l’auteur aux nombreux descendants des Bourbons, qu’ils soient indiscutablement authentiques, qu’ils proviennent des prétendants s’étant fait passer pour Louis XVII ou soient même « apocryphes » ou « légendaires »." (Jean Nemo, Revue Défense Nationale, 1967) — Eric Muraise est le pseudonyme du colonel Maurice Suire (1908-1980), spécialiste du renseignement, de la stratégie et de la prospective. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Médecine hospitalière à Paris, 1794-1848.
Payot, 1986, in-8°, 296 pp, traduit de l'anglais, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"... L'érudition du professeur Ackerknecht et des auteurs des thèses soutenues à Zurich sous sa direction fournit une masse impressionnante de renseignements, presque toujours exacts, sur une histoire événementielle qu'on aurait tort de négliger : des doctrines exposées avec clarté, de grands ouvrages analysés méthodiquement, des notices biographiques émaillées d'allusions aux relations de parenté, d'amitié ou de filiation intellectuelle, de précieuses indications relatives aux cours privés, aux sociétés médicales et aux périodiques scientifiques, etc. On retiendra des pages solides sur Cabanis, Pinel, Bichat ou Louis, un tableau équitable et nuancé de Broussais et de son influence, et, tout à fait réussie, une galerie de portraits des éclectiques (chapitre VIII)..." (Jacques Léonard, Annales ESC, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. 2. Le citoyen d'Amérique (1775-1784).
Fayard, 2008, gr. in-8°, 515 pp, 12 pl. d'illustrations hors texte en noir et en couleurs, notes et références, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état (Prix de la biographie de l'Académie française)
Le premier volume de cette monumentale biographie évoquait "l'irrésistible ascension" de Beaumarchais, tour à tour horloger, maître de musique, homme d'affaires, journaliste, auteur à succès... et agent secret. Ce tome II nous entraîne dès les premières pages dans un tourbillon digne du meilleur roman d'aventures. Pour sauver l'honneur de Marie-Antoinette, menacé d'un virulent pamphlet, voici notre héros lancé à travers la Hollande, la Prusse et l'Autriche, affrontant tous les dangers, échappant de justesse à une tentative d'assassinat (c'est du moins ce qu'il raconte...) avant d'achever son équipée dans les geôles de l'impératrice Marie-Thérèse. Envoyé spécial de Louis XVI à Londres, il est alors chargé de négocier avec le célèbre chevalier d'Eon, dont le sexe incertain fait l'objet de paris dans la capitale anglaise. Rien de plus singulier, de plus cocasse, de plus riche en rebondissements que ses relations avec l'intraitable travesti. Mais bientôt, la grande Histoire lui ouvre enfin ses portes. Enflammé pour la cause des Insurgés d'Amérique, et la naissance de cette jeune République, Beaumarchais persuade le ministre Vergennes et le roi de France d'intervenir en leur faveur. Lui-même organise un trafic d'armes à grande échelle – sa société affrète quarante navires ! Son emploi du temps donne le vertige. Il est partout, pense à tout, s'occupe de mille choses à la fois. Outre les rendez-vous d'affaires, les visites aux arsenaux, les achats, les ventes et les expéditions de matériel, les rapports (parfois tendus) avec le Congrès des Etats-Unis, il trouve encore le loisir d'entretenir avec Mme de Godeville une correspondance érotique, de subir les scènes de sa "ménagère", d'entreprendre au fort de Kehl une colossale édition des Œuvres complètes de Voltaire. Sans oublier l'âpre combat qu'il mène contre la toute-puissante Comédie-Française, en vue d'obtenir la reconnaissance du droit d'auteur, et d'instituer la toujours vivante SACD... Rien ne semble devoir résister à ce diable d'homme ! Après des années de lutte, il triomphe de la censure et de l'opposition du roi lui-même, et finit par imposer sur scène les audaces de son Mariage de Figaro qui connaît un triomphe mémorable en 1784. "Figaro a tué la noblesse !" dira Danton. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marins de Provence et de Languedoc. Vingt-cinq siècles d'histoire du littoral français méditerranéen.
Avignon, Aubanel, 1977, gr. in-8°, 255 pp, 40 gravures sur 24 pl. hors texte, 7 cartes, qqs illustrations et figures dans le texte, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
C'est parce qu'il n'existait aucune histoire du littoral français de Menton à Port-Vendres, que Jean-Jacques Antier, après de nombreuses recherches aux archives tant nationales que régionales, a réalisé cet ouvrage de synthèse, qui est en même temps un passionnant document humain. Jean-Jacques Antier fait revivre ici – des Phocéens fondateurs de Marseille aux marins du roi, de l'Empire et de la République – vingt-cinq siècles qui ont fait le littoral français méditerranéen. Il évoque longuement la tragédie des villes mortes antiques du Languedoc-Roussillon et ressuscite l'existence laborieuse et oubliée du peuple marin, pêcheurs de mer, de lagune et de rivière, sauniers des marais qui, à chaque guerre, furent les matelots de la Royale – et aussi ces hommes du Rhône qui, bien avant l'endiguement du grand fleuve, surent utiliser son cours généreux, sans toujours éviter ses colères. De Nice à Perpignan et de la Côte d'Azur à la Côte Vermeille, voici une fresque originale sur une terre chargée de passions et d'histoire. — "Le moderniste retiendra les pages sur Toulon, son arsenal, les équipages, le bagne, les événements révolutionnaires, de la prise par les alliés à la reconquête par Dugommier. Marseille est évoquée par son commerce, la guerre de course, la peste de 1720-1721. Quelques portraits de marins, Forbin-Gardanne, Barras de Saint-Laurent, l'amiral de Grasse, Suffren, Entrecasteaux, Gaspard Vence." (Revue Dix-Huitième Siècle) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme. Revus et corrigés par l'auteur en 1818. Introduction par Christian Lagrave.
Chiré-en-Montreuil, Diffusion de la Pensée Française, 1974, 2 vol. in-8°, 529 et 574 pp, index des noms cités, brochés, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Maîtres de la Contre-révolution). Bien complet du tableau volant des Loges allemandes illuminées
Un des livres majeurs de la doctrine contre-révolutionnaire. "L'ouvrage est divisé en trois parties. La première traite de la conspiration antichrétienne, la deuxième de la conspiration contre les rois et la troisième de la conspiration des sophistes, de l'impiété et de l'anarchie, c'est à dire de la combinaison des deux premières conspirations." (Godechot, La Contre-Révolution, p. 52). Barruel y reprend les thèmes déjà développés dans ses ouvrages précédents mais leur donne plus de fermeté pour former une doctrine aboutie : la Révolution est le résultat d'une conspiration raisonnée depuis 1787 et organisée par les philosophes – Voltaire, d'Alembert et Frédéric II – et relayée par les francs-maçons. Il se prononce contre toute réforme et apparaît ainsi comme le maître de l'absolutisme intégral. À noter que son idée du complot maçonnique a fait école et demeure encore vivante aujourd'hui. — "Qui lit encore les fameux Mémoires du jésuite Barruel, publiés en émigration à Londres en 1797-1798, revus et corrigés par l’auteur en 1818, dont Christian Lagrave donne ici une édition fort soignée, accompagnée d’une riche introduction et d’utiles annexes (liste des œuvres de Barruel, sources et bibliographie, index des noms et des ouvrages cités) ? Disons-le d’emblée, contre la thèse développée par l’éditeur, ce « véritable évangile de la contre-maçonnerie jusqu’à nos jours », selon l’heureuse formule de Bernard Plongeron, intéresse moins l’historien pour sa démonstration du complot qui serait à l’origine de la Révolution que comme témoignage d’une pensée contre-révolutionnaire née de l’effort pour comprendre l’impensable. Barruel y a sa place aux côtés des plus connus Burke ou Maistre, ou encore de son exact contemporain, le jésuite Picot de Clorivière (17351820), auteur d’Études sur la Révolution. (...) Rappelons la thèse de l’abbé Barruel. L’œuvre de destruction révolutionnaire est trop systématique, trop brutale pour ne pas être le fruit d’une pensée et d’une volonté cohérentes : « Tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué [...] par des hommes qui avaient seuls le fil des conspirations longtemps ourdies dans des sociétés secrètes » (t. I, p. 5). A l’origine de cette « conspiration », une « triple secte » (p. 9) : les « sophistes de l’impiété », autrement dit les philosophes des Lumières (le carré Voltaire, d’Alem bert, Frédéric II, Diderot), qui entreprennent de démolir les « autels de Jésus-Christ » (1ère partie) ; les « sophistes de la rébellion », qui s’attaquent aux trônes (principalement Montesquieu et Rousseau), relayés par les loges maçonniques partout en Europe (2e partie) ; les « sophistes de l’anarchie », disciples d’Adam Weishpaut, professeur à l’université d’Ingolstadt, où il fonde les Illuminés en 1776, maçons ésotériques adeptes de la suppression « de toute religion, de tout gouvernement, de toute propriété » (3e et 4e parties). Ces trois courants convergent au début de la Révolution dans le club des Jacobins, expression politique des francs-maçons..." (Matthieu Brejon de Lavergnée, Revue d'histoire de l'Église de France) — "Il est inutile de souligner l'importance de cette réédition des Mémoires de l'abbé Barruel, publiés pour la première fois depuis plus de cent ans : voici mis à la disposition des dix-huitiémistes (et des dix-neuviémistes) un ouvrage qui était devenu une rareté coûteuse chez les libraires spécialisés. Car depuis trop longtemps ceux qui défendent la thèse du complot philosophique et maçonnique pour expliquer la Révolution française ont prétendu que leurs critiques, se refusant à lire ce que Barruel avait écrit, s'étaient contentés de le calomnier, et que par conséquent ils n'en avaient jamais fourni une réfutation sérieuse. L'édition choisie pour la collection des « Maîtres de la Contre-révolution » est la dernière publiée du vivant de Barruel. L'édition est pourvue d'une riche documentation biographique et bibliographique et un index fort commode des noms et des ouvrages cités. Elle est agréablement mise en pages et constitue un instrument de travail précieux." (James Jackson, Dix-Huitième Siècle 1976) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal 1867-1871.
Ramsay, 1985, gr. in-8°, 268 pp, préface de Flora Groult, un portrait, broché, couv. illustrée, bon état
Le témoignage d'une jeune bourgeoise éclairée et cultivée sur l'agonie du Second Empire et le soulèvement de la Commune, mais aussi ses sentiments à l'occasion d'une idylle très romantique avec le peintre Henri Regnault. — Le père de Geneviève Bréton (1849-1918), Louis Bréton, est le bras droit de Louis Hachette et sa mère, Zéline Auzat, n'est autre que la belle-fille du grand éditeur. En 1867, Geneviève a 18 ans et commence un journal intime qu'elle tiendra toute sa vie. Ce document, riche en anecdotes, nous fait entrer dans l'intimité d'une famille de la bourgeoisie intellectuelle de l'époque. Mais il retrace surtout l'histoire d'amour tragique de Geneviève avec un peintre de grand talent, disparu trop tôt, Henri Regnault. Ils se rencontrent en 1867 en Italie où Henri séjourne après avoir remporté le prix de Rome. Débute alors une relation romantique entre les deux jeunes gens qui finira brutalement pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871 au cours de laquelle Henri Regnault, engagé dans l'armée, trouvera la mort à l'âge de 28 ans... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Axe Rome-Berlin. Histoire des relations entre Hitler et Mussolini (1934-1945).
Payot, 1950, in-8°, 408 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque historique)
"Ce livre rendra les plus grands services aux historiens de la Seconde Guerre mondiale, car il s’appuie sur tous les documents qui ont été publiés au sujet des relations entre Hitler et Mussolini de 1934 à 1945. Il complète sur bien des points les ouvrages déjà parus sur cette question. Et quel intérêt n’éprouve-t-on pas à pénétrer profondément dans ce drame qui a lié les destinées de l’Italie à celles de l’Allemagne ! Les manifestations spectaculaires du Pacte d’Acier ne servaient qu’à cacher dans l’Axe une tension qui ne pouvait aboutir qu’à une rupture. Le livre d'Elizabeth Wiskemann nous permet de suivre en détail les rapports de Hitler et de Mussolini en présence des événements. On voit dès octobre 1940 les désappointements, les perplexités de Hitler en face de la France, de l’Angleterre, de l’Espagne et ses défiances à l’égard de l’Italie. S’il faut en croire ce qu’aurait écrit Hitler (voir page 362), c’est l’invasion de la Grèce par l’Italie qui aurait arrêté Franco dans son intervention contre les Alliés. « Si l’Italie n’avait pas attaqué la Grèce, l’Espagne se serait jointe à l’Axe, Gibraltar aurait été pris et la guerre gagnée ». Les rapports personnels de Hitler et de Mussolini n’ont jamais été présentés avec plus de précision, particulièrement ceux qui auront lieu après l’arrestation et la délivrance de Mussolini. Des deux aventuriers l’un est un malade, l’autre est un fou, et leurs actes remuent le monde. « Chacun de ces deux dictateurs était une caricature de son propre peuple. Mussolini était théâtral, vain et vaniteux, hypersensible et sceptique. Hitler était hystérique, fanatique, romantique et cruel »..." (Revue Défense Nationale, 1951) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le haut commandement des armées allemandes en 1870. (D'après des documents allemands).
P., Plon-Nourrit, 1908, in-12, x-336 pp, appendices, 2 cartes dépliantes en fin de volume, broché, couv. lég. salie, bon état
"Le lieutenant-colonel Rousset s'efforce de démontrer, à partir de sources allemandes, que le succès qui a accompagné les opérations de Moltke contre Bazaine était principalement le fruit d'une chance phénoménale, sur laquelle on ne peut guère compter pour qu'elle se reproduise lors de la prochaine guerre entre les deux nations. Les auteurs sur lesquels il s'appuie sont le colonel Verdy du Vernois, le colonel Cardinal de Widdern et le capitaine Hoenig. À partir de leurs récits, il démontre que le déroulement réel des événements, du 6 au 18 août, était très loin de correspondre aux prévisions de Moltke. Il se concentre exclusivement sur les opérations menées près de Metz et soutient que les batailles de Spicheren, Borny, Rezonville et Gravelotte ne se sont pas déroulées comme l'avait prévu l'état-major allemand, mais en contradiction directe avec les ordres donnés. Toutes ces batailles ont été déclenchées à l'initiative de commandants subalternes, et dans chacune d'entre elles, les Français ont eu une excellente occasion de porter un coup qui aurait bouleversé les combinaisons stratégiques de leur adversaire et qui, dans les deux dernières, aurait pu changer le cours même de la guerre. Le jour même de la bataille de Spicheren, l'état-major allemand n'avait même pas encore quitté Mayence. À Rezonville, Bazaine eut l'occasion de remporter une victoire décisive, comme il en est rarement offert à un commandant, et à Gravelotte, s'il avait « engagé » la Garde sur l'un ou l'autre des flancs, les Allemands auraient été vaincus ; mais il était obnubilé par l'idée de se réfugier derrière les remparts de Metz et, dans cette position de sécurité illusoire, d'attendre que le sort de la guerre se décide sur un autre théâtre d'opérations. Sous la critique incisive du colonel Rousset, les erreurs de l'état-major allemand sont clairement mises en évidence..." (The English Historical Review, 1910) — Table : Méthodes de commandement • Les difficultés du débuts. Steinmetz • La bataille de Borny • Bataille de Rezonville • De Rezonville à Saint-Privat • Bataille de Saint-Privat • Action personnelle du Roi Guillaume. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Campagne du Mexique. Récits de soldats, 1862-1867.
Bernard Giovanangeli, 2006, in-8°, 227 pp, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Récits de soldats du corps expéditionnaire faisant revivre la campagne du Mexique, depuis leur débarquement à Vera Cruz en 1862 jusqu'à l'exécution de Maximilien à Querétaro (1867). Après une présentation des causes de l'expédition et des forces en présence, l'ouvrage présente les différentes batailles. — Le 8 janvier 1862, un corps expéditionnaire français débarque dans le port de Vera Cruz. La campagne du Mexique commence. Elle va durer cinq ans. 30.000 soldats, parmi les meilleures troupes de l'armée du Second Empire, vont y prendre part. L'ambition de Napoléon III est de bâtir un Empire latin dressé face aux États-Unis d'Amérique. La couronne de cet État rêvé plus que réel sera offerte à Maximilien de Habsbourg. Les témoignages des combattants permettent de saisir au plus réel ce qu'est cette guerre d'illusions, d'embuscades et de représailles sur cette terre brûlante du Mexique. Le sacrifice d'une poignée dé légionnaires, à Camerone, immortalise les combats contre les guérilleros de Juarez. Du siège de Puebla à l'entrée des Français dans Mexico, les récits présentés ici font revivre les exploits militaires, les misères, les déceptions et les mille périls de cette expédition lointaine, qui prélude au drame de 1870. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Historien et le mouvement social.
Maspero, 1980, in-8°, 343 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Bibliothèque Socialiste)
Le dernier recueil d’un grand spécialiste du mouvement ouvrier, mort en 1978. Recueil de neuf études sur l'histoire du mouvement ouvrier et le socialisme : Pourquoi l'histoire du mouvement ouvrier ? ; La Commune comme symbole et comme exemple ; De Marx au marxisme ; Lénine, les bolcheviks et la IIe Internationale ; Guerre ou révolution ? ; L'Internationale et l'Union sacrée en août 1914 ; Guerre et révolution chez Lénine ; etc. — "Georges Haupt est mort en 1978. Il avait été, un peu à l'écart du public, parmi les plus grands des historiens français de ces dernières années, contribuant à renouveler en profondeur les orientations et les méthodes de l'histoire du mouvement ouvrier. Le présent volume, qu'il a encore pu préparer lui-même, réunit des études déjà publiées, mais relativement peu accessibles. Elles concernent principalement l'histoire internationale des organisations socialistes avant la Grande Guerre et la Révolution d'Octobre. On trouvera aussi bien des exemples d'analyse sociale des mentalités militantes et des processus de direction, que des interprétations approfondies du travail idéologique de théoriciens comme Kautsky, Lénine, Rosa Luxembourg. Une phrase me permettra de signaler brièvement l'ampleur des problèmes soulevés : « Avec l'apparition des groupes dirigeants sur le plan national (...) le modèle bourgeois exerce une forte influence (...) le mouvement ouvrier, qui n'est pas parvenu à opposer un contre-modèle, succombe ainsi à un processus social dont le profil acquis par les groupes dirigeants n'est que l'expression » (p. 275)." (Pierre Vallin, revue Etudes, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mazarin, un homme de paix à l'âge baroque, 1602-1661.
Imprimerie Nationale, 1981, gr. in-8°, 413 pp, un portrait en couleurs hors texte, 66 illustrations et documents, biblio, index, reliure plein cuir brun de l'éditeur, bon état
"Pour nous faire connaître le vrai visage de Mazarin, G. Dethan s'appuie sur la documentation que le cardinal lui-même nous a laissée, principalement sa correspondance active et passive aujourd'hui conservée pour l'essentiel dans les archives du Quai d'Orsay et restée en grande partie inédite. A l'aide de ces sources, il trace de son héros un portrait bien différent de celui auquel nous sommes habitués : il fait justice de la traditionnelle duplicité sournoise du personnage ; il montre au contraire sa franchise, sa générosité, son humanité, son idéal élevé, son attachement sincère à la France et à la paix de la chrétienté. La méthode d'exposition mise en œuvre par G. Dethan est originale. Son livre n'est pas une biographie à proprement parler ; il ne cherche point à suivre pas à pas l'existence de Mazarin depuis sa naissance à Rome en 1602 jusqu'à sa mort à Vincennes en 1661, ni à récrire l'histoire de la période. Alliant le talent de l'avocat à la probité de l'historien, il nous présente une série de dossiers, nourris d'abondantes et riches citations, de notes critiques et de références, dans lesquels il fait revivre le personnage dans son milieu familial, dans son réseau de relations, de clientèles, aux différentes époques de sa vie. (...) Il serait trop long de détailler tous les éléments nouveaux d'appréciation que le livre de G. Dethan apporte à notre connaissance de Mazarin. Sans cesse, le lecteur est invité à réviser son jugement, des faits ou des attitudes jusqu'alors systématiquement décriés sont éclairés d'un jour nouveau." (Bernard Barbiche, Bibliothèque de l'école des chartes, 1982) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Francs-Tireurs de l'Affiche rouge.
Messidor/Editions Sociales, 1986, gr. in-8°, 250 pp, préface de Roger Bourderon, 16 pl. de photos hors texte, annexes, broché, bon état
Une enquête... des révélations... des vérités inédites sur l'affaire Manouchian. Au cours de l'année 1943, les résistants immigrés de ce qui sera connu plus tard sous le nom de « groupe Manouchian » organisent des dizaines d'attentats contre l'occupant nazi, hâtant ainsi l'heure de la Libération. Après une série d'arrestations, vingt-trois d'entre eux seront fusillés : ceux de l'Affiche rouge. Arsène Tchakarian est l'un des rares survivants du groupe. Il nous livre ici ses souvenirs, mais aussi le résultat d'une enquête longue et minutieuse. D'où un récit vivant, mais aussi un document précis qui contredit avec force les accusations portées contre le Parti communiste français d'avoir « lâché » le groupe. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Vingt jours (1er-20 mars 1815) : Napoléon ou Louis XVIII ?
Fayard, 2001, in-8°, 284 pp, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Face au retour de Napoléon échappé de l'île d'Elbe et débarqué à Golfe-Juan le 1er mars 1815, quels furent les états d'âme d'un préfet ou d'un général, d'un maire ou d'un officier de gendarmerie placés devant leurs responsabilités et ne disposant que d'informations fragmentaires et tardives, souvent déformées par la rumeur et la propagande ? Pour eux, où est le droit ? Où est l'honneur à défaut du droit ? Plus prosaïquement, en cas de mauvais choix, ne faut-il pas prévoir la mort, la prison ou l'exil ? Rester neutre ? Difficile. Gagner du temps pour se rallier ensuite au vainqueur ? Solution sage sinon honorable, mais dans de nombreux cas impossible. Il faut se décider dans la minute. Ce livre évoque ceux qui furent placés par leur conscience devant le devoir d'obéissance, le respect d'un serment, l'intérêt du pays... ou leur propre intérêt. La crise dura vingt jours. Vingt jours dont les conséquences pèsent encore sur nous. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire du Protestantisme français.
Fayard, 1961, in-8°, 396 pp, préface du Pasteur Boegner, une carte de la France au XVIe siècle, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le temps et les destins). Ouvrage couronné par l'Académie française (Prix Broquette-Gonin 1962)
"Le livre de M. Stephan envisage toute l'histoire du Protestantisme français et il a su en dégager les lignes principales. Reprenant les travaux de L. Febvre et E. G Léonard, il souligne « le profond besoin de renouvellement moral et religieux » qui marque la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. S'élevant avec force contre l'attribution d'origines étrangères la Réforme française, il donne un utile tableau du mouvement évangélique en France. D'autre part, on sera intéressé par son étude de la diffusion du protestantisme en France. On lira aussi avec intérêt ce que M. Stephan nous dit des guerres de religion dont il a su nous donner un tableau suffisamment clair, de l'évolution du protestantisme français après l'Edit de Nantes dont il indique avec justesse et sobriété les ombres et les lumières... Mais surtout l'on saura gré à M. Stephan d'avoir prolongé jusqu'à nos jours son histoire du protestantisme, et d'avoir consacré à cette période contemporaine si peu connue, une si large part. (...) On trouve ici des renseignements fort utiles sur le « Réveil », sur la montée des sectes, sur les aspects théologiques du protestantisme contemporain, et surtout des pages tout à fait remarquables sur le style protestant, qui compte parmi les plus neuves et les plus suggestives que nous ayons lues depuis longtemps sur la pensée protestante..." (François-Georges Dreyfus, Archives de Sciences Sociales des Religions, 1961) — "L'Histoire du Protestantisme de M. R. Stéphan peut être considérée comme un ouvrage de fond de toute première importance. Empruntée aux meilleures sources, sa documentation considérable n'a pu être réunie qu'au prix d'un labeur de plusieurs années, de fructueuses recherches menées avec minutie et méthode. Comme son domaine s'étend jusqu'à nos jours (1960), comme elle utilise les travaux les plus récents, elle complète les histoires antérieures, aborde des problèmes jusqu'alors négligés et donne une plus grande consistance à l'étude de périodes trop souvent méconnues (Règne de Louis XIII, Consulat, Empire...). Sur un certain nombre de points, elle rectifie les jugements traditionnels, qu'il s'agisse par exemple, de l'existence d'un mysticisme réformé, des responsabilités de Madame de Maintenon et du Père Lachaise dans la Révocation de l'Edit de Nantes, des caractères du Second Désert, nettement distinct du premier, ou des origines de l'Edit de 1787. M. Stéphan possède toutes les qualités d'un excellent historien professionnel : le sens critique, la méfiance à l'égard des hypothèses aventureuses, le souci de « dater finement », la volonté de ne rien avancer qu'un document ne confirme. Dense et fortement nourri, son exposé n'est jamais alourdi par l'érudition. Un plan rigoureux donne à l'ouvrage une harmonieuse et puissante structure. (...) Nettement supérieur aux ouvrages de simple vulgarisation, le livre de M. R. Stéphan ne manquera pas de recevoir du grand public un accueil particulièrement favorable. Appelé à devenir classique, il constitue un monument harmonieux et solide, qui fait le plus grand honneur au protestantisme français." (Louis Mazoyer, Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme français, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Soldat de l'ordre. Mémoires recueillies par Brieux.
Éditions Rupture, 1979, in-8°, 352 pp, broché, couv. à rabats, bon état
Un homme d'action parle, se raconte, s'analyse. Maurras le séduit et il sera Camelot du Roi. Doriot le séduit et il sera Parti Populaire Français (PPF). Pétain le séduit et il sera "Jeune du Maréchal". Darnand le séduit et il sera dans la Milice. Darnand encore et ce sera la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme (LVF). Tout s'écroule – nazisme et pétainisme – à Sigmaringen. Il retrouvera vite de l'emploi. En Indochine, il défendra la civilisation occidentale. En France, il fera de la répression syndicale dans ce qui ne s'appelait pas encore une multinationale. Il aurait pu continuer, l'Algérie, le Katanga, les groupes d'action... Dans son récit, il suit pas à pas ce chemin – logique et implacable – qui au nom de l'Ordre, de sa Morale, de son Idéal, le mènera au crime individuel et collectif. Dévoiement. Autobiographie glacée et chaleureuse qui condamne et pardonne à la fois. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Affaire Rudolf Hess.
Stock, 1971, in-8°, 346 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Le 10 mai 1941, à 5h45 de l'après-midi, Rudolf Hess, l'un des adjoints d'Hitler, atterrissait, seul à bord d'un avion, dans la campagne anglaise pour faire des proposition de paix au gouvernement Churchill. A l'époque et par la suite, l'événement fit couler beaucoup d'encre. Rudolf Hess avait-il agi de sa propre initiative ou sur un ordre de son Führer ? Etait-il devenu fou, comme les nazis le prétendirent ? Y avait-il sous ce coup de théâtre une manœuvre des Anglais comme le craignirent les Russes ? Hitler lâchait-il son alliée italienne comme le crut un instant Mussolini ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
C'était de Gaulle, I : « La France redevient la France ».
Editions de Fallois, Fayard, 1994, gr. in-8°, 599 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
Député gaulliste à trente-trois ans, Alain Peyrefitte a eu, au gré de ses fonctions officielles, plus de trois cents entretiens en tête à tête avec le général de Gaulle. Il a estimé de son devoir de prendre note au jour le jour des propos tenus par le fondateur de la Ve République, en respectant leur teneur, mais aussi leur style et le ton des dialogues. Il s'était interdit jusqu'à présent de les publier. La transcription fidèle de ces notes produit un effet saisissant. Nous entrons dans l'intimité du général. Nous l'écoutons penser tout haut. C'est un de Gaulle en liberté, qui va beaucoup plus loin que dans ses textes officiels et qui s'exprime avec une familiarité, une franchise surprenantes. Par la richesse et la diversité des révélations qu'il apporte, par le portrait intellectuel et moral qui s'en dégage, ce livre constitue un témoignage capital. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Joséphine répudiée, 1809-1814.
P., Ollendorff, 1907 in-8°, iii-408 pp, reliure demi-chagrin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons napoléoniens dorés (rel. de l'époque), bon état
Le dernier volume des Études napoléoniennes que M. F. Masson vient de publier (Joséphine répudiée, 1809-1914) clôt la série de ses recherches sur Joséphine et nous fait assister à la fin de vie que l'ancienne impératrice traîne misérablement et mélancoliquement de la Malmaison au château de Navarre et d'Aix-les-Bains à Genève. Dans son précédent volume, Joséphine, impératrice et reine, nous avions vu Mme Bonaparte devenue la femme de l'empereur encore plus que l'impératrice. Mais la position même qu'elle occupait dans l'État, ou plutôt dans le palais impérial, nous faisait, bien avant 1809, pressentir le divorce, car Napoléon n'était pas homme à subordonner la politique à l'amour. Certes, il aimait Joséphine. M. Masson nous le montre époux amoureux de la Parisienne, de la grande dame qui lui ouvrait les portes d'une société où il n'avait pas encore pénétré ; d'Italie, il l'appelle, il la supplie de venir, et lorsqu'elle cède et consent à abandonner cette grande vie de luxe et d'honneur qu'elle menait loin de lui, c'est moins ses enfants et ses amants qu'elle regrette que Paris. Une fois auprès de Napoléon, elle continue sa vie de femme galante, trompant son mari qui la croit fidèle. Même pendant la campagne d'Egypte, elle pense au divorce, à un moment où elle craignait que la fortune de son mari ne fût éphémère, tout entière à l'amour de son ancien amant d'Italie, Charles. – Napoléon une fois établi sur le trône, elle voulut s'assurer une situation plus stable, et se montra plus qu'habile pour obtenir, avec l'aide du pape, que son union avec le premier consul fût bénie par l'Église, avant le sacre. Mais cette suprême manœuvre ne devait pas la sauver. La question de l'hérédité, qui pendant cinq ans, de 1804 à 1809, avait troublé la famille de Bonaparte et l'Europe entière ne devait se résoudre que par un nouveau mariage qui donnerait à l'empereur un successeur plus digne de lui que ses frères incapables ou indociles. Le seul chapitre important pour l'histoire et la politique est celui où M. Masson nous fait assister à la procédure du divorce, à l'accomplissement parfaitement illégal, au point de vue du code civil et de la religion, de cette séparation à laquelle Joséphine était loin d'être résignée. L'empereur avait beau prendre la nation et sa famille à témoins, rechercher par quels détours il pourrait violer la loi, il dut inventer une procédure nouvelle, en appeler au Sénat, et, en maître absolu, faire finalement décréter un sénatus-consulte pour arriver à dissoudre le mariage civil. Mais, avec le mariage religieux, de nouvelles difficultés s'élèvent. Le pape se refuse à servir les plans de Napoléon. Il fallut, pour trouver un tribunal compétent, que Cambacérès remuât l'officialité de Paris, et, après l'intervention de l'officialité diocésaine, que l'officialité métropolitaine rendit la sentence exigée. Enfin, le jugement rendu, le divorce accompli, M. Masson nous énumère les avantages faits à Joséphine, sa pension, le paiement de ses dettes, les domaines concédés, la Malmaison, l'Elysée. Nous lisons, à ce propos, de curieuses pages qui nous éclairent sur l'état d'esprit de Napoléon au moment du divorce. Les témoignages d'affection qu'il donne à Joséphine, la tendresse qu'il lui garde toujours et qu'il lui promet inaltérable, toute l'ancienne vie commune qu'il ne peut se résoudre à abandonner, l'amènent à concevoir la possibilité de garder auprès de lui ces deux femmes, « celle qui a été la compagne de sa carrière et celle qui sera la mère de ses enfants. » Il règle le rang que Joséphine aura à sa cour, il lui donne un palais à Paris ; il y aura deux impératrices, l'une douairière, l'autre régnante, et, comme il le dit brutalement : « II épousera un ventre, mais sa femme sera toujours Joséphine. » Nous voyons, en effet, pendant toute l'année 1810, des rapports assez tendres s'établir entre l'empereur et l' ex-impératrice. Mais petit à petit, Napoléon oublie, et. tout entier à ses projets d'avenir, il ne cherche qu'à éloigner Joséphine, et finit par la reléguer près de Dreux, au château de Navarre, au lieu de la laisser à la Malmaison ou à l'Elysée qu'occupent Caroline et Murat. Nous assistons, dès lors, à cette vie décevante et lamentable de la femme jadis fêtée et adulée, qui, après s'être élevée aux suprêmes honneurs, se voit non seulement déchue de son rang, mais vieillie et incapable de recommencer une vie si habilement échafaudée. Abandonnée de ses anciens amis et adorateurs, elle ne peut s'habituer à son existence de reine détrônée, et M. Masson nous promène religieusement de la Malmaison, où elle s'ennuie, à l'Elysée, où on la met en quarantaine, de l'Elysée à Navarre, où elle souffre un pénible exil, puis de nouveau à la Malmaison, et de là aux eaux, à Aix, à Genève. En 1811, elle reprend un moment son rôle de mondaine; la petite cour qui l'entoure à Navarre la distrait un instant, et ce sont des fêtes, des bals, des baptêmes, toute une vie de château, au milieu de laquelle la vieille coquette se plaît à protéger autour d'elle les amours dont elle n'est plus l'objet. Mais les dettes s'accumulent, elle a cédé l'Elysée, elle sent douloureusement tout ce qui la sépare de son ancienne existence, elle ne parvient pas à se distraire par ses déplacements incessants, elle rassemble un moment autour d'elle les mécontents, les intrigants, mais sans conspirer réellement contre l'empereur, et finit par mourir, le 29 mai 1814, d'un rhume mal soigné. Avec exactitude, avec minutie même, M. Masson a reconstitué, presque jour par jour, cette vie errante et triste de l'impératrice répudiée, recherchant, dans ses livres de comptes, dans ses lettres, dans ses papiers intimes, tout ce qui lui permettait de faire revivre devant nous ces cinq années. Notons, au début, deux passages intéressants et vivants : l'attitude d'Eugène envers sa mère au moment où Napoléon apprend que Joséphine le trompe (M. Masson nous la révèle d'après de curieuses lettres) ; et la grande scène du 30 décembre 1809 entre l'empereur et l'impératrice, lorsque Napoléon signifie à Joséphine sa décision de divorcer. M. Masson termine son livre en faisant un dernier portrait de cette femme qu'il nous montre non pas amoureuse, mais coquette, excellant à plaire et à mentir, charmante mondaine à qui le divorce a conféré une auréole de vertus, et dont le souvenir poursuivait encore Napoléon quand, après la défaite, chassé de l'Elysée, chassé de Paris, il allait se réfugier à la Malmaison, « comme cherchant l'ombre bienaimée qui, en disparaissant de sa vie, semblait en avoir emporté la fortune et le bonheur. » (Bernard Monod, Revue Historique, 1901) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le « Fichier juif ». Rapport de la commission présidée par René Rémond au Premier ministre.
Plon, 1996, in-8°, 233 pp, documents en annexe, broché, bon état
En novembre 1991 éclatait l'« affaire du fichier juif » : Serge Klarsfeld affirmait avoir retrouvé, dans les archives du secrétariat d'État aux Anciens Combattants, le recensement de la population juive effectué par le gouvernement de Vichy, à la demande des Allemands. En mars 1992, Jack Lang, en qualité de ministre de la Culture, demandait à René Rémond de réunir une commission d'historiens afin d'étudier le fichier découvert par Serge Klarsfeld. Cette commission, présidée par René Rémond lui même, comprenait Chantal de Tourtier-Bonazzi, conservateur général honoraire des Archives nationales, Jean Kahn, alors président du Comité représentatif des institutions juives de France (CRIF). André Kaspi, directeur du Département des sciences de l'homme et de la société du CNRS, et Jean-Pierre Azéma, spécialiste de Vichy. Quatre ans après, la commission d'historiens rendait officiellement son verdict : Serge Klarsfeld a conclu trop vite avoir découvert les fiches du recensement d'octobre 1940, le fichier juif a très vraisemblablement été détruit en 1948. Mais les documents mis au jour apportent un précieux éclairage sur le fonctionnement de la collaboration d'État. Ainsi, la commission a pu établir l'historique de la persécution des juifs entre 1940 et 1944, celui des avatars administratifs des fichiers et des enjeux de mémoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Ordre du discours. Leçon inaugurale au Collège de France prononcée le 2 décembre 1970.
Gallimard, 1986, in-12, 82 pp, broché, couv. lég. salie sinon bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Diables de Loudun. Sorcellerie et politique sous Richelieu.
Fayard, 1988, in-8°, 391 pp, chronologie, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Le dossier de cette affaire de possession, partie du couvent des Ursulines de Loudun en 1632, et qui divisa les Français au XVIIe siècle. — 7 octobre 1632 : Le Diable est entré chez les Ursulines de Loudun. Dans le couvent, ce ne sont plus que cris, convulsions et obscénités. Les exorcistes se mettent à l'oeuvre. Pressé de questions et d'eau bénite, le démon dénonce le responsable de la possession : Urbain Grandier, curé de l'église de Saint-Pierre-du-Marché à Loudun, un homme à femmes et à histoires. Depuis des années, Grandier se heurte à Richelieu, qui voudrait raser la forteresse de Loudun, ville à majorité protestante. Le curé contrecarre les efforts du cardinal, tout comme il entrave le transfert des services administratifs de Loudun vers la ville nouvelle (et 100% catholique) que Richelieu a construite à 15 kilomètres de là. Alors que les exorcismes attirent des milliers de curieux, le pouvoir institue un tribunal d'exception. L'astuce, l'habileté, la virtuosité intellectuelle de Grandier n'empêcheront pas le tribunal, sous l'impulsion de son président, Laubardemont, d'envoyer le curé sur le bûcher le 18 août 1634. Quant à la prieure des Ursulines, Jeanne des Anges, délivrée de ses diables au fil des ans, elle entame une belle carrière de mystique et presque de sainte : elle reçoit des stigmates, saint Joseph donne des pouvoirs miraculeux à sa chemise et Anne d'Autriche l'appelle à ses côtés au moment de mettre au monde le futur Louis XIV. Grandier était-il coupable ? A-t-il été victime d'une machination politique, d'un règlement de compte, de la vengeance de Richelieu ? La plus célèbre affaire de possession de tous les temps a divisé les Français de ce XVIIe siècle imprégné de surnaturel, qui voyait à chaque instant s'affronter Dieu et le Diable. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Assassinat d'Henri IV. 14 mai 1610.
Gallimard, 1979, in-8°, 410 pp, 32 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)
On ne saura jamais si le coup de couteau de Ravaillac fut le geste d'un esprit déséquilibré ou l'œuvre d'une machination occulte dont il n'aura été que le bras armé. Roland Mousnier ne se contente pas de restituer le portrait moral de cet étrange meurtrier, sa foi ardente, sa piété, sa fragilité, ses hallucinations morbides. Pour éclairer le sens et la portée de cet événement inouï, il interroge aussi les passions politiques et religieuses qui travaillaient à l'époque tous les «Ravaillac de cœur» dont le moine régicide se serait fait sans le savoir l'instrument involontaire. Balayant l'image du «bon roi Henri» aimé de ses sujets, ce livre décrit les tensions, les frustrations, les ressentiments suscités par la personne et la politique du monarque : sa légitimité contestée, l'incertitude sur la sincérité de sa conversion, les doutes sur sa volonté d'éradiquer la «souillure» hérétique ; ou encore la pression fiscale qui lésait beaucoup de monde, l'empiètement royal sur les prérogatives de la noblesse, l'exercice de plus en plus absolu du pouvoir... Autant de traits qui faisaient passer le roi pour un tyran et rendaient légitime, aux yeux de certains, l'impératif de le mettre à mort. Ces pulsions régicides conduisent l'auteur à proposer une analyse lumineuse, et jamais dépassée, des théories du tyrannicide depuis l'Antiquité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Campagne de France. Du Rhin à Fontainebleau (1814). Mémoires.
Genève, Editions de Crémille, 1969 in-12, 252 pp, 10 gravures hors texte, tiré sur papier bouffant, reliure simili-cuir éditeur, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aventures d'une famille française.
La Palatine, 1955, in-8°, 311 pp, broché, couv. illustrée, bon état
L'auteur retrace l'histoire de la famille des Lévis-Mirepoix. — "Depuis qu'au XIIIe siècle, Guy de Lévis a passé de l'Ile de France en Languedoc, ses descendants ont peuplé les provinces pyrénéennes. Ils y ont occupé des postes de premier rang, sans préjudice des expéditions guerrières où ils ont marqué leurs exploits. Ils ont aussi connu nombre d'aventures qui, débordant le cadre déjà large de leurs domaines, se sont inscrites dans l'histoire générale de la France. En écrivant cette monographie de ses ancêtres, le duc de Lévis-Mirepoix ne voulait pas seulement acquitter un devoir de piété filiale, il désirait, nous dit-il, présenter un tableau qui, sous ses couleurs spéciales, s'inscrirait dans la galerie des familles françaises. Mais les archives, d'où se tire cet extrait, sont si riches que même le résumé comporte une nécessaire ampleur. « Les arbres empêchent de voir la forêt », dit le proverbe connu. Ici l'arbre généalogique, à lui seul, sans obstruer l'horizon, est pourtant d'une telle puissance qu'il faut un regard attentif pour suivre la complexité de sa ramure." (Henri du Passage, Etudes, 1956) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Vendanges de Miranda. Témoignage 1940-1944.
Les Sables-d'Olonne, Éditions Le Cercle d'Or, 1983, gr. in-8°, 249 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état
"Miranda de Ebro, le camp de concentration par où transitèrent la plupart des milliers de français évadés, est en Espagne la gare de triage des célèbres vins de Logroño. Mais les vendanges qu'évoque André Pechereau étaient d'une autre sorte. Le raisin pressé par les épreuves, l'angoisse et la faim, nourrissait un autre vin. Celui-là s'appelait Liberté." — André Péchereau est un soldat de l'ombre. Il a combattu au sein des réseaux de Résistance à La Roche-sur-Yon, à Poitiers, à Paris, avant d'autres combats en Espagne, en Afrique du Nord, et dans le Bataillon de Choc de la 1ère Armée française, de la Provence à l'Allemagne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Louis XIV, roi de gloire, 1638-1715.
Imprimerie Nationale, 1984, gr. in-8°, 393 pp, un frontispice en couleurs, 75 illustrations et documents, 6 cartes et tableaux, biblio, index, reliure plein cuir brun de l'éditeur, bon état
"J.-P. Labatut a réussi un très bon portrait, finement ciselé, grâce auquel Louis XIV est mieux connu." (André Corvisier, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1985) — "La communauté des historiens de l'Ancien Régime continue d'être durement frappée : après les disparitions d'Albert Soboul et de Robert Mandrou, nous avons appris la mort prématurée, en 1985, de Jean-Pierre Labatut, au moment même où, grâce à son beau Louis XIV, roi de gloire, son nom sortait du cercle des spécialistes pour atteindre enfin le grand public. La discrétion était le maître-mot de ce chercheur insoucieux des modes et des prestations à grand spectacle. Consacrer sa thèse, dans la décennie 1960, aux Ducs et Pairs de France au XVIIe siècle (PUF, 1972), c'était délibérément se priver des effets faciles et s'écarter des courants dominants. Il allait pourtant se révéler l'un des grands artisans de cette renaissance des études sur les noblesses, si profondément renouvelées par rapport aux naïvetés d'antan, qui a donné de si heureux fruits. Aussi, à petit bruit toujours, risqua-t-il, six ans après, une première synthèse sur ces questions si complexes : de façon caractéristique, il le fit, modestement, sur la base d'un cours qu'il avait professé, et dans une collection en principe destinée aux étudiants. Mais le lecteur le plus averti gagnera à lire ses Noblesses européennes (PUF, 1978, « L'Historien ») ; nul doute que s'il eût vécu, il n'eût plus tard fourni un second bilan, sur la base de travaux désormais en mouvement continu dans le monde entier. En attendant, et après le Louis XIV en son temps de Mandrou, que nous pleurions l'an dernier, il donnait à son tour un portrait du Roi et un tableau de son règne à la lumière des débats historiographiques actuels (Imprimerie nationale, 1984)..." (Hélène Himelfarb, Cahiers Saint-Simon, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Déportée en Sibérie.
Seuil, 1986, in-8°, 254 pp, traduit de l'allemand par Anise Postel-Vinay, postface par Albert Béguin, une carte de l'itinéraire de la déportation, broché, couv. illustrée, bon état
En 1926, à 25 ans, Margarete Buber-Neumann entre au parti communiste allemand. Après avoir fui le nazisme avec son compagnon Heinz Neumann, l'un des leaders du Parti, le couple se retrouve à Moscou. Mais, en 1937, Heinz est arrêté et Margarete, jugée à son tour "déviationniste", est condamnée à cinq ans de travail forcé dans un "camp d'amélioration" en Sibérie. Un "geste d'amitié" de Staline à Hitler, en 1940, lui vaut d'être livrée à la Gestapo, et internée au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Après la guerre, le témoignage de Margarete Buber-Neumann au procès Kravchenko devait faire sensation. C'était la première fois qu'un témoin digne de foi venait attester l'existence des camps de déportés politiques en Sibérie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lady Hamilton (1763-1815), d'après de nouveaux documents.
Perrin, 1910, in-8°, xiv-381 pp, 9 portraits gravés hors texte, reliure percale bleue à la bradel, dos lisse, pièce de titre basane carmin, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), dos passé, bon état
Emma Lyon, Lady Hamilton, défendait les intérêts britanniques à Naples. Elle devint la maîtresse de Nelson qui lui voua une passion dévorante. Elle mourut en France en 1815, pauvre et oubliée de tous. — "La voluptueusement véridique Lady Hamilton dans un livre aussi amusant qu'intéressant de Fauchier-Magnan, qui excelle à ressusciter l'histoire." (Gérard d'Houville, Revue des Deux Mondes) — "C'est un livre des plus attachants que publie M. A. Fauchier-Magnan sur Lady Hamilton, 1763-1815. Voici enfin l'étrange biographie de l'amie de Nelson racontée d’une manière précise, exacte et vivante, grâce aux documents de tout premier ordre que l'auteur a su retrouver et mettre en valeur. Son héroïne, nous dit-il, n'a pas rédigé de mémoires, mais ce qu'elle a laissé vaut mieux que cinq ou dix indigestes volumes de souvenirs : « des lettres si nombreuses que, sauf de rares lacunes, on peut reconstituer, avec les renseignements qu'elles nous fournissent, les différentes étapes d'une carrière si mouvementée », Ces épîtres à Greville, son premier bienfaiteur, à sir Hamilton, à Nelson, conversations décousues, à bâtons rompus, sont d'un style heurté, incorrect, incohérent même, mais pittoresque et empreint d'un accent de naïveté sincère qui lui donne une réelle saveur. L'iconographie de lady Hamilton est peut-être plus abondante encore que la documentation écrite, tant d'artistes ayant tenu à reproduire les traits de cette femme célèbre surtout par sa beauté. Aussi les lecteurs du charmant ouvrage que nous signalons ici seront-ils heureux, en tournant ses pages, d'arrêter un instant leur regard sur les chefs-d'œuvre de Romney, de Reynolds, de Lawrence." (Revue des études historiques, 1911) — "Une figure séduisante et curieuse dont le plus grand mérite fut d'être belle. Ce n'est pas un mérite négligeable, surtout lorsqu'on a inspiré Romney, et que, grâce à ce peintre exquis, on continue à travers les siècles d'enchanter les yeux. Mais cette histoire a d'autre attrait que celui d'une professional beauty : c'est un véritable roman d'aventures traversé par des figures telles que Granville, Hamilton et Nelson." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le Mouvement Littéraire, 1910) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
De l'esprit de conquête et de l'usurpation dans leurs rapports avec la civilisation européenne.
Imprimerie Nationale, 1992, in-8°, 208 pp, présentation et notes de René-Jean Dupuy, biblio, broché, qqs marques au crayon en marge sur 10 pp de la présentation, bon état
14-20 septembre 1812 : le feu ravage Moscou. 17-19 octobre 1813 : la bataille fait rage à Leipzig. Le 3 novembre, secouant la poussière des bibliothèques, délaissant manuscrits et femme, Benjamin Constant part de Brunswick pour Hanovre, où il dîne le 6 avec le «Béarnais» ; Bernadotte. Dès lors, il se voue au «service» du prince royal de Suède, composant fébrilement, en un temps record, son Esprit de la conquête, destiné à hâter le renversement de Napoléon et installer en France une monarchie constitutionnelle, sous le sceptre de Bernadotte. Une œuvre de circonstance, conçue dans le vif de l’action, devient vite un classique de tous les âges contre les régimes totalitaires. La tyrannie est définie comme anachronique : elle caractérise l’Antiquité conquérante et esclavagiste. Appliquée à la société des temps nouveaux, elle asphyxie et tue ce qui en fait l’être même. En rupture avec l’ordre figé de la cité des Anciens, où tous ont un droit de regard sur chacun, la modernité est caractérise, grâce à l’industrie, par les occupations et les jouissances personnelles. La liberté devient ainsi partie intégrante de l’homme, et les attributs du pouvoir sont déterminés en vue des droits individuels. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nous l'avons échappé... ! Journal 1940-1945 de l'ex-correspondant de guerre allemand Karl Münch et de la citoyenne américaine Janina D. Matteson.
Les Œuvres Françaises, 1947, fort in-12, 538 pp, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lettres, 1868-1882. Recueillies et annotées par Daniel Halévy et Émile Pillias.
Grasset, 1938, fort in-8°, 776 pp, non paginé, 595 lettres, 3 gravures et un fac-similé hors texte, table des destinataires, broché, couv. illustrée, état correct
Cet ouvrage majeur rassemble la correspondance politique et intime du leader républicain. Il rassemble plus de 500 lettres intimes et politiques de la fin du Second Empire et du début de la Troisième République. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Armée et ses drames.
La Table Ronde, 1967, gr. in-8°, 428 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. L'Histoire contemporaine revue et corrigée)
1939 : une armée sclérosée • La responsabilité des civils • Dunkerque, Mers-El-Kébir et Dakar • Charles de Gaulle • Huntziger prudent et habile • Un chef nous a manqué à Londres • Une épuration partisane de l'Armée • L'agression japonaise en Indochine • D'Argenlieu s'oppose à Leclerc • Giap • De Lattre fait appel à l'Amérique • Salan, fils de Rome • La guerre révolutionnaire • L'adjudant Ben Bella • Soustelle, gouverneur général • L'erreur du Glaoui • Victoire et défaite de Suez • Le "quadrillage" du général Lorillot • S.A.S. et Harkis • Le Congrès de la Soummam structure la rébellion • Le piège de Sakiet. — "Il serait étonnant qu'un essai de cette importance ne prête pas à la critique. On peut ne pas être tout-à-fait d'accord avec le colonel Groussard sur le comportement de l'armée après l'armistice de 1940. Par contre, on ne peut qu'approuver la netteté avec laquelle l'auteur met en relief les responsabilités des gouvernements et du Haut État-Major dans nos désastres de 1940, d'Indochine et d'Afrique du Nord, dans la rébellion de nos meilleurs soldats après le 13 mai. Le colonel Groussard n'hésite pas à mettre en cause, avec documents à l'appui, dZe Gaulle, Thierry d'Argenlieu et avec un luxe de précisions qui emportent la conviction." (Lectures françaises, 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de la duchesse d'Abrantès. Souvenirs historiques sur la Révolution et le Directoire.
La Cité des Livres, 1928, 2 vol. in-8°, xvii-308 et 337 pp, avec une introduction de Georges Girard, broché, numéroté sur vélin du marais, bon état. Exemplaire du SP
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Spectateur engagé. Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton.
Julliard, 1981, in-8°, 339 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Raymond Aron est inclassable. Intellectuel anticonformiste, il est allé à contre-courant des idées dominantes de l'intelligentsia de gauche. Il a eu raison avant les autres sur la nature du régime soviétique, du stalinisme. Et dans les années 1950, il a eu le courage de tenir sa position, tout en accomplissant une œuvre scientifique indiscutée. A la fois journaliste, sociologue, historien, philosophe, Raymond Aron retrace, dans ces entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, son itinéraire politique et intellectuel. Dans ce dialogue vif, stimulant, il analyse les grands événements qu'il a vécus en un demi-siècle. La montée de Hitler au pouvoir, le Front populaire, Munich, la débâcle, Vichy et la Résistance, le génocide, la guerre froide, ses polémiques avec Jean-Paul Sartre et Maurice Merleau-Ponty, la construction européenne, la stratégie nucléaire, l'Algérie et la décolonisation, le gaullisme, Mai 68, l'Union de la gauche... On découvre dans cette réédition du Spectateur engagé une conception de l'Histoire qui laisse sa part à la liberté des hommes, un plaidoyer pour la démocratie occidentale, mais aussi une personnalité complexe, lucide et passionnée. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Souvenirs de Napoléon Ier, extraits du Mémorial de Sainte-Hélène de M. le comte de Las Cases.
P., Hachette et Cie, 1918 in-12, 353 pp, broché, bon état
Tiré du célèbre journal d'Emmanuel de Las Cases, ce livre présente les conversations, la vie quotidienne et les pensées de l'empereur déchu pendant son exil sur l'île de Sainte-Hélène. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'État baroque. Regards sur la pensée politique de la France du premier XVIIe siècle (1610-1652).
Vrin, 1985, gr. in-8°, 504 pp, Textes réunis sous la direction de Henry Méchoulan, Étude liminaire de Emmanuel Le Roy Ladurie, préface de André Robinet, chronologie, index, broché, bon état
Des philosophes et des historiens ont cherchés à rendre compte dans cet ouvrage des discours et des formes de l’État baroque en France, un État qui se constitue dans son cheminement centralisateur, dans sa soif d’absolutisme. Il échappe, dès les moments de son instauration, aux règles jusqu’alors admises. État encore instable, roi cavalier en errance, combinaison de forces contradictoires, nulle apparence ne peut masquer une réalité : le triomphe de la monarchie absolue. Ce livre nous fait assister à la naissance du Léviathan. – Ont collaboré à ce volume : Brigitte Bedos-Rezak, Françoise Charles-Daubert, Pierre Clair, Joël Cornette, Bernard Cottret, Monique Cottret, Jean-François Courtine, Hélène Duccini, Michèle Fogel, Emmanuel Leroy-Ladurie, Henry Méchoulan, Jacques Prévot. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Talleyrand aux États-Unis, 1794-1796.
Presses de la Cité, 1967, in-8°, 379 pp, 16 pl. de gravures hors texte, documents en annexes, reliure skivertex éditeur, rhodoïd, bon état
"Le prince Michel Poniatowski comptait Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au nombre de ses ancêtres, fusse en ligne non officielle : l’arrière-grand-mère paternelle de Michel Poniatowski était elle-même arrière-petite-fille de Talleyrand par le comte de Flahaut et le duc de Morny (voir Gérard de Villeneuve, Les Giscard d’Estaing, 1975)." (André Beau) — "Le seul livre qui traite de la période d'exil de Talleyrand aux Etats-Unis est celui de Michel Poniatowski, Talleyrand aux Etats-Unis, 1794-1796. C'est un livre assez bien écrit mais un peu superficiel et on peut se demander s'il valait la peine de consacrer tout un livre à ce sujet." (Philip G. Dwyer, Revue du Souvenir Napoléonien, 1996) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dumouriez.
Hachette, 1914, in-8°, 287 pp, 8 gravures et portraits sous serpentes hors texte, imprimé sur beau papier, broché, couv. rempliée, bon état (Coll. Figures du passé)
La biographie de référence sur Charles-François Dumouriez (1739-1823), général et ministre, abordant notamment ses campagnes, son rôle en Belgique et sa trahison. Dans cette « remarquable » biographie, pour reprendre le mot de Jean Tulard, Arthur Chuquet n’a qu’une exigence : réhabiliter l’un des principaux acteurs de la Révolution française, mort dans l’oubli, à Londres, en 1823. Oublié de qui ? Pourquoi ? Ce texte délicat, basé sur l’analyse de documents inédits, nous révèle tout : Dumouriez, militaire impétueux aimé de ses soldats, a été victime d’engagements paradoxaux pris à une époque où, luttant à mort, royalistes et républicains redoutaient la moindre défection. Ainsi, les premiers ne pardonneront jamais à l’aristocrate Du Périer du Mourier d’avoir mené les armées révolutionnaires aux victoires fondatrices de Valmy et Jemappes (1792). De même que les seconds n’oublieront pas que leur héros des premiers combats a émigré après avoir tenté de sauver Louis XVI... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Révolution française. Texte revu, suivi de l'indication des sources, de la bibliographie, et de l'état de la recherche établis avec la collaboration de Jean Tulard.
Fayard, 1975, fort in-8°, xii-474 pp, index, broché, couv. à rabats, bon état
Edition universitaire avec bibliographie critique, notes et index. La Révolution française est le premier ouvrage de Pierre Gaxotte. Sa publication en 1928 fut accompagnée d'un grand tumulte de presse. On l'appela "un livre-bombe", un "livre-événement". C'est que Gaxotte n'avait négligé aucune source, ni ignoré aucun historien. Albert Mathiez qui le tenait en estime lui envoyait ses propres ouvrages "en hommage franc" en regrettant qu'il "mette tant de talent au service d'une cause" qui n'était pas la sienne. Gaxotte montre combien peu nombreux, à partir de 1790, furent les révolutionnaires actifs et comment la Terreur, devenue l'instrument d'une révolution économique et sociale, frappe surtout les paysans et les commerçants... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Alexandrine Lucien-Bonaparte, princesse de Canino (1778-1855).
Plon, 1939, in-8°, iii-429 pp, préface de Louis Madelin, 10 gravures hors texte, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état. Ouvrage couronné par l'Académie française
"Quand Lucien entre au Sénat, il n’a encore que vingt-sept ans. C’est alors qu’il va rencontrer Mme Alexandrine Jouberthon. Tous deux ressentent le coup de foudre. M. Fleuriot de Langle raconte les débuts de cette fille d’un contrôleur de la marine, élevée au couvent de la Reine, mariée très jeune à un homme d’affaires qui en 1789 avait logé sur le même palier qu’un petit lieutenant d’artillerie nommé Bonaparte. Jouberthon partit bientôt pour Saint-Domingue d’où il ne revint jamais. Lucien, qui avait fait un premier mariage d’amour, était veuf depuis deux ans. Il n’avait point aimé sa première femme de cette passion romanesque et si romantique qu’il faisait creuser un souterrain entre l’hôtel de Brienne qu’il occupait et la maison d’Alexandrine. Puis il épousa. Lorsque Napoléon apprit que Lucien avait introduit dans la famille la confidente d’un ancien témoin de sa vie, sa colère perdit toute mesure. Le senatus-consulte de 1804, qui fixait la dévolution héréditaire de l’Empire, exclut Lucien. L’empereur exigeait que celui-ci renonçât « à une union dont la nullité était évidente ». Et toute la famille lui donna l’assaut. Lucien fut inébranlable. On lui dit : « Divorce et tu seras roi. » Il préféra l’exil, les embarras financiers, le séjour en Angleterre. L’omnipotence du Maître du monde échoua aux pieds d’Alexandrine. En 1814 le Pape avait érigé sa terre italienne de Canino à l’honneur et au titre de principauté : ce fut tout son royaume. Alexandrine, bien qu’elle rimât des poèmes épiques comme son mari, n’avait ni génie ni talent ; mais elle était une très belle femme et la femme que Napoléon, oui, Napoléon, parlant à Mme de Staël, mettait au-dessus des autres : en 1818 elle accouchait à Pérouse d’un neuvième enfant." (André Bellessort, Rapport de l'Académie française sur les concours de l’année 1940) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
A bras le cœur.
Laffont, 1972, gr. in-8°, 467 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Vécu)
Mémoires d'un célèbre gaulliste de 1939 à 1970. Les 270 premières pages sont un récit de ses combats dans les Forces Françaises Libres pendant la Seconde Guerre mondiale. — "Midi, le 10 juillet 1940, un jeune officier de marine plonge de son bateau dans la rade d'Alexandrie : Roger Barberot vient de choisir la France Libre, l'aventure. Il vient d'orienter sa vie par ce refus de la défaite. Par la décision de combattre aux côtés du général de Gaulle. Nous le suivons dans le désert de Libye devant Tobrouk et Benghazi, en Erythrée, devant Damas, à El Alamein, en Tunisie, à Rome, à Toulon, dans les Vosges et en Alsace. Il passe à travers toutes les bagarres sans une égratignure. Cela fait partie de son personnage que de croire qu'il est invulnérable et que la santé et la jeunesse sont éternelles. Sa grande aventure, vivante, colorée, joyeuse, n'est autre que la grande aventure de la France pendant ces trente dernières années. La guerre finie, il est l'officier le plus décoré de la Marine. Il est Compagnon de la Libération depuis mars 1941, Commandeur de la Légion d'honneur à trente ans (ils sont trois à l'avoir à cet âge en France). Les Américains lui ont donné leur plus haute décoration militaire pour "extrême héroïsme en action". Il est capitaine de frégate. Une carrière militaire brillante s'ouvre devant lui qui doit l'amener tout naturellement à la première place. Pour peu qu'il le veuille. Mais il remet sa mise sur le tapis et quitte, en 1947, la Marine pour servir comme militant au R.P.F. C'est une autre aventure qui commence. Tour à tour officier en Algérie, ambassadeur de France, l'actualité le prend parfois dans son objectif. Parce qu'il n'est pas homme à se taire et à dissimuler. Dans la guerre et dans la paix, il se bat partout pour ses idées. Et pour ses amis. "Spécialité : l'amitié", note Vianson-Ponté dans sa revue des Gaullistes de "A à Z" . Il n'est pas tendre pour les autres. Il est de ceux qui prennent la vie « à bras le cœur »." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Problème étrusque.
P., Ernest Leroux, 1938, in-8°, 207 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, bon état
"Céramographe, historien de l'art antique, M. P. Ducati est aussi, on le sait, l'un des spécialistes de l'archéologie étrusque. Outre une volumineuse Storia dell'Arte etrusco, il a publié jadis un petit ouvrage historique et archéologique sur l'Étrurie et les Étrusques, en italien, naturellement. Cette fois, il s'adresse spécialement au public français ; c'est un ouvrage original que publie de lui la librairie Leroux. Il faut en prendre le titre au pied de la lettre : c'est spécialement le « problème étrusque », c'est-à-dire celui de l'origine de ce peuple mystérieux, qu'expose M. Ducati. Le livre comporte tout d'abord un historique du problème (p. 1-57), puis un exposé des données du problème (p. 58-166), enfin un dernier chapitre intitulé « Solution ». Le tout est suivi d'une excellente bibliographie et d'un index. Il rendra service à ceux qui voudront se mettre rapidement au courant de la question ; il intéressera les spécialistes par tout ce qu'il contient de personnel et d'original. Vers le début de ce siècle, au moment où M. Ducati commençait ses études d'archéologie, le problème étrusque était l'objet d'ardentes batailles ; il n'y a pas proprement pris part, mais il y a assisté à côté de son maître de Bologne, E. Brizio. Il y a dans ces pages une partie de souvenirs de jeunesse qui en tempère l'austérité savante. La question étrusque est traitée à fond : données philologiques, données archéologiques, données linguistiques, rien n'est laissé de côté et, dans toutes ces matières diverses, M. Ducati domine avec aisance sa matière. Telle est sa maîtrise que tout paraît clair et facile. Il fait admirablement comprendre. Que n'avons-nous eu autrefois des livres d'initiation semblables ! L'auteur tient à éviter tout reproche de partialité. Il examine successivement avec la même attention et en toute sérénité les diverses solutions possibles ; il indique les difficultés que comporte chacune d'elles. Et il n'hésite pas à conclure. L'hypothèse de beaucoup la plus plausible, en l'état actuel de nos connaissances, est celle qui voit dans les Étrusques des colonisateurs venus de la Méditerranée orientale un peu avant les colons grecs de l'Italie méridionale. Ils ont donné à la côte sur laquelle ils se sont établis leur nom de Tyrrhéniens ; de là, ils sont partis pour assimiler peu à peu la Toscane, le Latium, la Campanie et, enfin, la plaine du Pô. Ils ont finalement échoué dans leur entreprise d'unification de la péninsule. Mais ils furent un grand peuple et ils sont à l'origine de la civilisation antique de l'Italie." (Albert Grenier, Revue des Études Anciennes, 1938) — "Le problème étrusque ici envisagé n'est autre que l'irritante question des origines, discutée déjà par les érudits de l'Antiquité, puisqu'aussi bien la thèse de l'origine orientale, développée par Hérodote et adoptée par la plupart des auteurs anciens et les Étrusques eux-mêmes, fut cependant contestée par Denys d'Halicarnasse, qui croyait ce peuple autochtone. L'ouvrage de M. Ducati, publié directement en France, présente un exposé exhaustif de tous les aspects de ce problème historique, dont la complexité ne pouvait être traitée avec plus de maîtrise et de délicatesse qu'il ne l'est ici par le savant étruscologue de Bologne. L'auteur domine manifestement son vaste sujet. Et malgré cette érudition abondante et précise, tout demeure parfaitement clair, ordonné en une forte et brillante synthèse, aussi agréable qu'intéressante à lire." (Franz De Ruyt, Revue belge de philologie et d'histoire, 1938) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ai-je trahi Sarrail ?
Les Etincelles, 1930, in-8°, 349 pp, une carte dépliante hors texte, broché, qqs soulignures au stylo rouge sur 7 pages, sinon bon état, bon exemplaire sans les habituelles rousseurs
Souvenirs justificatifs de l'ancien commandant de l'armée française d'Orient sur les opérations de l'armée française et sur le conflit qui l'a opposé au général Sarrail, commandant en chef des armées alliées en Orient. Après la guerre, les deux généraux s'opposeront violemment par articles de presse et livres interposés. Détails importants sur les opérations francaises vers Monastir. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Espagne du Moyen Age, civilisations et arts.
Fayard, 1966, in-8° carré, 205 pp, 83 photos, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Résurrection du passé)
Nul n'était mieux qualifié qu'Henri Terrasse, éminent spécialiste tout à la fois de l'Islam et de l'Espagne, pour brosser un tableau de ce Moyen Age espagnol au cours duquel deux religions et deux mondes coexistèrent, s'affrontèrent et, parfois aussi, se mêlèrent. L'absence d'un tel livre était gravement ressentie tant par les spécialistes que par le grand public, qui aura désormais à sa disposition le plus sûr et le plus agréable des guides pour visiter l'Espagne médiévale, toute remplie d'admirables monuments. M. Henri Terrasse replace forteresses et palais, cathédrales et églises dans leur cadre historique et géographique. Sous sa plume, les architectures deviennent support de l'histoire et retrouvent leur âme. C'est une vaste fresque qui nous est présentée : commençant à l'époque wisigothique, elle traite des arts préromans, notamment de l'art asturien, du roman et du gothique, de tous les arts musulmans, si variés et si attachants, sans oublier les arts composites, tel celui des Mudéjars. Sujet immense, certes, qu'Henri Terrasse, qui en est le maître incontesté, présente avec une grande richesse de documentation mais aussi avec cette clarté et cette puissance d'évocation qui sont dans sa sa manière. Son texte, constamment éclairé par une abondante illustration, est la meilleure des invitations au voyage à travers plusieurs siècles de l'histoire espagnole. — "Le format réduit, qui ne va d'ailleurs pas sans nuire quelque peu à l'illustration, au demeurant fort abondante et fort bien choisie, du livre d'H. Terrasse contraste singulièrement de prime abord avec l'ambitieux programme annoncé par le titre. N'est-ce pas, en effet, assez téméraire de prétendre traiter même sommairement, de l'histoire des civilisations et des arts de l'Espagne médiévale en deux cents pages de texte qu'une abondante illustration réduit encore considérablement ?... Et pourtant, qu'on ne s'y trompe pas, ce petit livre dense, concis, où rien ne paraît inutile, où l'auteur sacrifie délibérément toute recherche littéraire au profit de l'idée, condense admirablement tout ce que l'on peut savoir sur une des périodes les plus riches de la civilisation, et ce n'est pas là son moindre mérite..." (L. Golvin, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 1967) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Mort du duc d'Enghien.
P., Éditions des Portiques, s.d. (1931), in-12, 251 pp, biblio, broché, bon état. Ouvrage couronné par l'Académie des sciences morales et politiques. On joint une coupure de presse du Figaro, un long article sur l'exécution du duc d'Enghien, avec un récit tiré des Mémoires inédits de Méneval (16 mars 1929)
"Racontant à son tour La mort du duc d'Enghien, le baron André de Maricourt semble s'être efforcé avant tout de relever les erreurs de M. Welschinger, qui, dans sa piété monarchique, se montra animé contre Napoléon d'une haine véritable. Il n'a pas eu de peine à établir contre M. Welschinger que les amours du prince avec Charlotte de Rohan ne furent pas platoniques et que ces amours ne furent aucunement sanctionnées par un mariage même clandestin. Les vrais responsables du meurtre furent, d'après lui, les mauvais conseillers de Napoléon : Talleyrand, sur lequel il répète les arguments de M. Lacour-Gayet, et le conseiller d'État Réal. Réal avait reçu l'ordre de Bonaparte, à 8 heures du soir, de se rendre à Vincennes pour interroger le prince et assister à son jugement. Il n'arriva à Vincennes qu'après minuit, quand tout était fini. M. de Maricourt estime que son absence fut volontaire et concertée avec Talleyrand. Il ajoute que si Réal aurait fait son devoir s'il avait procédé à l'interrogatoire dont il était chargé, le drame eût été évité..." (J. Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albert et Élisabeth de Belgique, mes parents.
Plon, 1971, in-8°, 429 pp, 44 photos et documents, une carte, généalogies, index, cart. éditeur, jaquette illustrée (pt déchirure sans mque au 1er plat de la jaquette), bon état. Édition originale
La reine Marie José (1906-2001), épouse du roi Humbert II (il ne régna qu'un mois en 1946), relate les souvenirs qu'elle a de sa famille en s'appuyant sur une correspondance et les notes de l'agenda de la reine Élisabeth. Elle explique l'amour que se portaient ses parents, raconte les années tragiques de la Première Guerre mondiale et la période de l'entre-deux-guerres. — "Un ouvrage essentiel pour la connaissance de la personnalité des souverains, de leurs faits et gestes et de l'époque qui s'étend de l'avant-guerre à 1934. Pour l'écrire, l'auteur a bien sûr puisé dans ses souvenirs personnels mais aussi dans une abondante correspondance inédite et, surtout, dans les notes de l'agenda de la reine Élisabeth qu'elle garde jalousement dans ses archives. Le style de l'ouvrage est simple, clair, concis et sobre. Qualités qui n'entravent pas le sens aigu de l'observation et la subtile ironie hérités des Saxe-Cobourg. Les portraits d'Aristide Briand, Poincaré, Sixte de Bourbon-Parme, Lord Curzon, la reine Hélène d'Italie, Gabriele d'Annunzio, Théo Ysaye, Woodrow Wilson etc., sont d'une veine débordante d'alacrité." (Georges-Henri Dumont) — "Il arrive aux reines d'avoir du talent. Ce fut le cas, on le sait, de la reine Élisabeth de Belgique dont il est ici question, mais sa fille n'est pas en reste. Marie José, reine d'Italie, se révèle dans ses souvenirs une "plume" doublée d'une fine observatrice de la vie d'une cour (celle de Belgique) peu banale en des années moins banales encore. Elle sait transmettre ce qu'elle a vu en phrases précises, simples, justes et nous la suivons dans les heures heureuses ou malheureuses, souvent contraintes, de l'existence d'une petite fille dont, plus que d'une autre, on attendait qu'elle soit modèle. Jamais elle ne juge ses parents ; ni la réserve maladive d'Albert ni le gracile enjouement d'Élisabeth qui fait fi parfois des timidités, ne sont rendus avec le ton dur du reproche. Au contraire, on voit s'élever la stature du roi (qui détestait tant qu'on l'appelât chevalier) et rayonner la reine musicienne, fine, élégante, farceuse, aussi décidée à vivre que son époux paraissait se destiner au sacrifice. De l'enfance de Marie José on fait un roman : un peu de Thomas l'Imposteur à la Panne (Léopold futur Léopold III, avec son visage de "jeune fille sage" lui ressemble comme un frère), beaucoup de Proust à Paris où la comtesse Greffulhe semble donner de la voix dans des bagarres idéologiques, telle une soprane dans un opéra. Albert et Elisabeth de Belgique c'est aussi – peut-être surtout – un grand livre d'Histoire où l'on voit que les têtes couronnées comme les enfants aux cheveux d'un blond filasse sont emportés par une muse cruelle, folle, qui jette les destinées dans le monde tels des dés. Ce n'était que le début d'un rêve confus et de l'âge dit adulte." (Yves-William Delzenne) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le duc de Richelieu, 1766-1822. Un sentimental en politique.
Perrin, 1990, in-8°, 498 pp, 8 pl. de gravures hors texte, 2 cartes, généalogie, sources et biblio, index, broché, bon état, envoi a.s.
Une biographie très complète du duc de Richelieu, le « libérateur du territoire » dont Wellington disait : « La parole du duc de Richelieu vaut un traité», pour laquelle l'auteur a dépouillé près de 2.000 lettres et documents inédits. Après avoir guerroyé contre les Turcs et les Suédois dans les années 1780, après avoir été le chevalier d'aventures dont il rêvait enfant, après avoir gouverné de 1803 à 1814 les immensités du sud de la Russie pour le compte du tsar Alexandre Ier, après avoir fondé des villes – comme Odessa – et civilisé les âmes, cet aristocrate fut, à l'égal de son arrière-grand-oncle le cardinal, mais à sa manière, l'un des grands hommes d'État de la France du XIXe siècle. Napoléon aurait voulu l'avoir à son service. Il fut finalement, et à deux reprises, le Premier ministre de Louis XVIII, libérant le pays d'une occupation militaire décidée aux lendemains de Waterloo, gouvernant avec courage sur des ruines, cherchant obstinément à terminer la Révolution dans le dédale des passions françaises. Par son action et son caractère, il s'affirmera peu à peu comme l'une des figures les plus originales et les plus étonnantes de son temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Souvenirs d'un Académicien sur la Révolution, le Premier Empire et la Restauration. Avec introduction et notes du Docteur Cabanès, et suivis de la correspondance de l'auteur.
Albin Michel, 1921 2 vol. in-8°, xlviii-366 et 302 pp, portraits et gravures, index, brochés, couv. lég. salie et dos abîmé proprement recollé au tome I, état correct
Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mitterrand. Une histoire de Français.
Seuil, 1998, 2 forts vol. gr. in-8°, 435 et 626 pp, chronologie, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état
1. Les risques de l'escalade ; 2. Les vertiges du sommet. — Après tant de livres, pamphlets, récits subjectifs, plaidoyers ou réquisitoires consacrés à François Mitterrand, on attendait une ample biographie qui tenterait de remettre calmement en perspective cet exceptionnel destin. Au-delà des polémiques immédiates, des procès et des plaidoyers abusifs, le temps n'est-il pas venu d'un portrait minutieux qui ne cède ni à la complaisance ni à la vindicte mais s'attache à scruter la riche complexité d'un homme ? En indiquant qu'il raconte "une histoire de Français", Jean Lacouture entend souligner à quel point la personnalité de François Mitterrand, jusque dans ses ambiguïtés les plus contestables, incarne les Français eux-mêmes, cet inépuisable enchevêtrement des époques, des cantons, des terroirs et des âmes. Peut-être par opposition à de Gaulle qui voulait, lui, incarner la France en son unité idéale. Entre le catholicisme des origines et le socialisme d'adoption, entre Vichy et Londres, entre vertu et cynisme, entre ruses et conviction, François Mitterrand réunit et exalte en lui les humaines contradictions françaises. Attentive aux nuances, sourcilleuse sur l'information et prenant, sans cesse, tout le recul possible, cette monumentale biographie s'organise en deux volumes. Le premier, de la jeunesse charentaise à l'accession à l'Elysée (en 1981), recompose le roman de la conquête. Le second retrace ces deux septennats assaillis par les vertiges que l'on sait... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Grooms de Lucifer.
Julliard, 1972, gr. in-8°, 284 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s.
Par Maurice Bakcha, ex-ferrailleur, bistrotier à Montparnasse, qui, entre deux plats, a pu mener à terme le roman de sa vie, « les Grooms de Lucifer », paru en 1972, chez Julliard, les mémoires d'un adolescent, né en 1924, fils d'émigrés russes : père juif et mère aryenne, déporté à Auschwitz en 1942, libéré par les Russes en 1945. Il échappa à la fois aux SS et aux libérateurs, entreprit de se rapatrier tout seul et y parvint au bout d'un long périple. — Sur le pavé de Paris pousse une race d’adolescents que Victor Hugo a immortalisée dans son personnage de Gavroche. Peu importe l’origine raciale, religieuse, nationale de ceux que Paris choisit pour être ses enfants d’élection : il suffit d’être né dans un des quartiers populaires où se perpétue une tradition. Fils d’émigrés russes : père juif et mère aryenne, Bakcha Maurice, ainsi qu’il se désigne encore comme à l’école, enfant du quartier du Marais, celui des petits artisans, réunissait à dix-sept ans la gouaille, la chaleur de cœur, l’impertinence, le sens de la justice, le culot et le courage, et l’amour passionné d’une vie qu’il était pourtant prêt à sacrifier pour ne point trahir ce ou ceux en qui il croyait. Vint la guerre. Bakcha Maurice se cacha en zone libre, fut pris, bêtement, déporté. En 1942, il était à Auschwitz. Libéré par les Russes en 1945, il échappa à la fois aux S.S. et aux libérateurs, entreprit de se rapatrier tout seul et y parvint au bout d’un long périple. Voilà. Voilà en quoi se résument cent épisodes plus étonnants et inimaginables les uns que les autres, voilà ce que fut la vie d’un garçon qui ne voulait pas mourir et qui y parvint sans se déshonorer, dans ce qu’il appelle « l’Hôtellerie de la Grande-Allemagne », puis sur « sa route enchantée » du retour. Mais cette route, n’avait-il pas déjà entrepris de la parcourir, dès le premier jour, celui où se dressa devant lui le portail d’Auschwitz, la première de ces portes qui s’ouvrirent sur une nouvelle naissance jusqu’à ce que l’adolescent fût devenu un homme. Cette histoire, Bakcha la raconte comme n’ont encore jamais été racontées des histoires de déportation : il la raconte dans le langage d’un gamin de Paris habitué des cinémas, fou de chansons, qui trouve dans son irrévérence la force de lutter. De cette langue familière que nourrissent la blague, l’auto-ironie, mais aussi la poésie pure, Bakcha a fait une langue littéraire à son usage et à sa manière. Certains, parmi ses premiers lecteurs, ont été profondément choqués par ce ton ; ils n’ont pas compris ce qu’il cache de pudeur et de courage ; que manifester sa sympathie en termes d’argot n’est pas la déprécier ; que « mon vieux pote » signifie bien plus que « mon cher ami ». Ceux qui savent lire la face cachée des mots respecteront d’autant plus Bakcha d’avoir su parler de l’horreur avec autant de modestie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal. Études et Rencontres,1952-1955. – Journal II, 1955-1964.
Plon, 1959 et 1968, 2 vol. in-8°, 293 et 301 pp, le 1er volume est broché, lég. défraîchi, bon état, avec qqs rares annotations crayon en marge, mais enrichi d'un envoi a.s. (“à Madame ..., avec laquelle je me sens en mystérieuse affinité. Jean Guitton”) ; le second est en cartonnage éditeur, titres dorés au dos, sans la jaquette, bon état. Éditions originales sur papier courant
"Dans un livre, dans la copie d'un élève, dans une conversation, dans un voyage, je supporte de moins en moins les parties mornes qui sont pourtant nécessaires. (...) J'aimerais dormir, dormir et ne me réveiller que pour certains moments de la vie qui sont intéressants en eux-mêmes et rapides." Ces moments "intéressants" et "rapides", Jean Guitton les compare à des "étincelles", qui font l'essentiel de ce journal délibérément discontinu. — "II faut lire ce journal pour en goûter la délicate richesse qui ne se laisse point résumer. C'est une mélodie qui gravite autour de l'idée de temps : l'auteur possède à merveille l'art des nuances, des comparaisons, des infinitésimales différences... Voilà bien, en effet, la forme de ce journal : il n'est pas un flot de confidences qui submergent, lassent, ni une minutieuse introspection dont la monotonie fatigue, mais la transparence d'un esprit qui, à travers études et rencontres, dévoile sa permanence. Quand l'auteur retrace ses rencontres avec Claudel, Couchoud, M. Pouget, Teilhard de Chardin, le P. Valensin, Charles du Bos et d'autres – car cette vie est tissée de contacts humains – c'est, à travers le visage, le regard, l'attitude, « le portrait d'une idée » qu'il présente. Du temps qu'il a vécu, la mémoire de l'auteur récapitule ce qui demeure comme nourriture spirituelle." (Madeleine Varin d'Ainvelle, Les Études philosophiques, 1960) — "L'auteur ne révèle que ce qu'il veut bien, face à l'autre, lui communiquer. Cela ne veut pas dire que Guitton ne soit pas sincère ou qu'il exclue tout jugement sur lui-même. "Je me sens faible et sans talent, dit-il. J'aime admirer, avoir des modèles, me trouvée des maîtres. J'étais fait pour habiter auprès d'un génie..." Mais dans l'ensemble, ce livre est avant tout un paysage peuplé d'idées, le paysage d'un intellectuel et particulièrement d'un philosophe-moraliste. (...) Les hommes que Guitton nous présente sont surtout des philosophes. Tour à tour Alain, Bergson, Blondel, Bréhier, Brunschvicg apparaissent. Du côté littéraire, même s'il fait allusion à Montherlant, il nous entretient généralement de Joubert, des Tharaud, de Victor Hugo, de Valéry, de Maurois et de Claudel." (F. Ouellette, Liberté, 1960) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Napoléon. Le conquérant prophétique.
Ed. Molière, 1995, in-4°, 133 pp, préface de Jean Tulard, 67 peintures, gravures et fac-similés en noir et en couleurs, biblio, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Encore un livre sur Napoléon, direz-vous. Mais un livre que vous aimerez lire et relire, ouvrir au hasard pour parcourir un chapitre ou contempler une image, un livre qui fait rêver mais que l'on consulte aussi pour y trouver un nom ou une date. Eric Ledru a donné à son ouvrage un sous-titre original : "Le conquérant prophétique". Napoléon fut en effet l'un des plus grands conquérants de l'Histoire, dans la lignée d'Alexandre et de Gengis Khan. ... Eric Ledru a raison de parler de conquérant "prophétique". Si la domination napoléonienne sur l'Europe fut éphémère, elle a laissé une empreinte profonde. L'Empereur se plaisait à le rappeler à Sainte-Hélène devant Las Cases. ... Jamais les événements futurs n'ont autant donné raison à un vaincu. C'est tout le XIXe siècle et beaucoup de notre XXe qui sont contenus dans cette épopée napoléonienne que nous conte avec talent et sérieux Eric Ledru." (Jean Tulard) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
César. Une biographie.
Fayard, 1984, in-8°, 468 pp, traduit de l'allemand, 5 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabat, bon état
La carrière et le destin de César – dont le nom devait plus tard rayonner au-delà des frontières de l'Empire romain pour désigner, dans les langues des peuples barbares, le roi ou l'empereur – ont trop souvent été présentés par les historiens et les biographes comme une nécessité historique. En s'appuyant sur toutes les sources dignes de foi accessibles au chercheur, Eberhard Horst s'est employé à démontrer la fausseté de cette idée reçue. Il décrit et analyse les points de rupture dans la carrière du général et de l'homme d'Etat, les contre-courants qui faillirent l'emporter, les défaites auxquelles il ne survécut que par miracle, les victoires qu'il ne dut qu'à sa chance. Au cours de ses campagnes, César ne représentait pas seulement pour les peuples soumis un général vainqueur, mais le symbole de Rome: César était Rome. Ce regard des vaincus s'avéra déterminant pour la suite de sa carrière: César s'identifia lui-même à Rome, et lorsqu'il sauvait Rome, César sauvait aussi César. Cette imbrication est une autre "découverte" de la biographie d'Eberhard Horst, tout comme l'extraordinaire impatience de César – qui se jetait avec une audace frisant l'inconscience dans les actions et les situations les plus périlleuses. Seule une chance incroyable empêcha les campagnes d'Egypte et d'Afrique, par exemple, de tourner à la catastrophe. Sur les champs de bataille comme dans la vie politique, César s'efforça toujours de conserver l'initiative : c'est là que réside le secret de son succès. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Louis Rochet, sculpteur et sinologue, 1813-1878. Le dernier grand sculpteur romantique français.
André Bonne, 1978, gr. in-8°, 377 pp, 2 portraits en couleurs hors texte, nombreuses illustrations dans le texte et à pleine page, reliure éditeur pleine toile bleue, jaquette illustrée (le livre est en bon état, mais la jaquette est défraîchie), bon état. Édition originale, celui-ci un des 200 exemplaires hors commerce numérotés de 1 à 200 (n° 19), enrichi d'un envoi a.s.
Cette monographie – première et unique – du sculpteur Louis Rochet (1813-1878) a le mérite de mettre en exergue un courant oublié de la sculpture académique du XIXe siècle : la sculpture dite "anthropologique", courant pseudo-scientifique dont l'initiateur avait été le cambrésien Charles Cordier (1827-1905). Louis Rochet réalisa notamment des études d'Indiens lors de son premier séjour au Brésil, en 1856. Ces dernières servirent de modèles aux figures qui ornent le socle du monument à Dom Pedro Ier, empereur du Brésil, élevé par Rochet à Rio de Janeiro. Bien que Charles Rochet (1815-1900), « frère de Louis et son collaborateur dans son atelier, professa jusqu'en 1879 près de la Sorbonne un "cours libre d'anthropologie appliquée aux Beaux-Arts", la sculpture anthropologique ne fait que peu d'adeptes [...]. Elle se fond rapidement dans l'ensemble plus vaste de l'orientalisme », écrit Philippe Durey. Les Rochet abordèrent l'histoire selon le même mode "scientifique." Comme en témoignent les moindres détails vestimentaires de la statue équestre de Charlemagne, représenté lors de son entrée à Saragosse aux côtés de Roland et Olivier, le réalisme se met ici au service de la vérité archéologique, fût-elle fantasmée. Chez ce type d'artiste-érudit, emblématique d'un siècle épris de scientisme, la reconstitution artistique du passé se confond avec la recherche documentaire. Louis Rochet est aussi l'auteur d'un Manuel de la langue chinoise vulgaire (1846). Durant les quatre dernières années de sa vie, il enseigna les “langues tartares” (mongol et mandchou) à l'Institut national des langues et civilisations orientales. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La guerre de Cent Ans vue à travers les Registres du Parlement (1337-1369).
P., Éditions du CNRS, 1961, gr. in-8°, ii-560 pp, avec la collaboration de Monique Gilles, Henri Martin, Josette Metman, Jacques Payen et Brigitte Poussin ; préface d'André Chamson, 14 cartes, index, cart. couleur vélin de l'éditeur, titres bordeaux au 1er plat et au dos, trace de mouillure ancienne au bas des 7 premiers feuillets, état correct. Édition originale
"M. P. Timbal et l'équipe de collaborateurs qu'il dirige nous apportent une importante contribution à l'histoire du XIVe siècle. C'est un recueil de textes choisis parmi les plus intéressants de ceux qui sont contenus dans les Registres du Parlement. On sait quelle énorme masse de documents (registres et liasses de toute sorte) représentent les archives de cette juridiction, conservées aux Archives nationales ; le classement n'en est pas achevé et rares sont les chercheurs oui peuvent les exploiter méthodiquement. Leur richesse n'est pas seulement le fait de leur ampleur, mais aussi de l'extrême précision des renseignements qu'elles contiennent, sur les sujets les plus divers, puisque l'on peut trouver là l'exposé complet de procès relatifs à toutes sortes de matières et que les pièces de procédures, les plaidoiries, les arrêts, apportent les détails les plus savoureux sur la vie de tous les jours. Des recherches comme celles de l'équipe de M. Timbal mettent à la disposition des historiens des pièces riches d'enseignements et, par dessus tout, étonnamment vivantes. Ces textes sont groupés de façon à éclairer quelques points précis des institutions de cette période : le service militaire, envisagé du point de vue du recrutement des gens de guerre, chez les nobles et les roturiers, des soldes et des rachats ; le rôle des châteaux royaux et seigneuriaux et des villes fortifiées ; les opérations de guerre et les litiges relatifs aux prisonniers et à leurs rançons ; enfin les problèmes posés par la liquidation de la première phase de la guerre, après le Traité de Brétigny, et par l'existence des Grandes Compagnies. Tous ces événements sont vus à travers les procès qu'engendrait le choc des intérêts particuliers, avec les obligations de chacun et la participation à la vie d'un pays engagé dans une lutte vitale : cette lutte apparaît ici dans ses incidences quotidiennes. M. Timbal ne s'est pas contenté de publier ces textes. Il les a éclairés par de copieuses introductions qui font ressortir leur intérêt juridique, qui mettent en lumière des points de l'histoire des institutions qui étaient jusqu'ici obscurs, qui les replacent dans le contexte historique sans lequel la richesse des enseignements que l'on en peut tirer ne pourrait être appréciée." (Jacques Boussard, Annales de Normandie, 1963) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Œuvres, traduites par C. L. F. Panckoucke. Edition bilingue : texte latin avec la traduction française en regard.
P., Panckoucke, 1831-1839, 7 vol. in-8°, 102-396,(15)-439,(21)-389-xcix,xlviii-458,(20)-455,xv-405 et viii-370-xxii-95 pp, frontispice et tableau dépliant hors texte (tableau synchronique des auteurs latins) au tome 1, un Examen littéraire et grammatical des deux dernières traductions de Tacite (par Panckoucke et Burnouf) au tome 3, deux fac-similés dépliants hors texte au tome 7, commentaires, notes et variantes, tableaux chronologiques, rousseurs éparses. parfois soutenues, qqs marques au crayon en marge, cartonnage rouge illustré de l'éditeur, titres dorés, coiffes lég. abîmées, bon état (Collection Bibliothèque latine-française, traduction nouvelle des auteurs latins)
Complet en 7 volumes. Le dernier volume est constitué de l'Index général des oeuvres de Tacite et d'une bibliographie critique exhaustive. Tomes 1-3 : Annales ; Tomes 4-5 : Histoires ; Tome 6 : Germanie. Agricola. Des Orateurs ; Tome 7 : Nouvel index. Manuscrits de Tacite. Editions princeps. Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires du général baron de Marbot.
Plon, s.d. (1893), 3 vol. in-8°, xiv-390, 495 et 446 pp, 2 portraits, une planche sous serpente légendée et 2 fac-similés hors texte, index, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres, tomaisons et fleurons dorés, filet doré sur les plats, têtes dorées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Bel exemplaire
I. Gênes, Austerlitz, Eylau ; II. Madrid, Essling, Torrès-Védras ; III. Polotsk, La Bérésina, Leipzig, Waterloo. — « Je l'engage à continuer à écrire pour la défense et la gloire des Armées françaises et en confondre les calomniateurs », écrivait Napoléon dans son testament. Ainsi les Mémoires de Marbot sont l'épopée des guerres napoléoniennes, de la campagne d'Italie à Waterloo en passant par la Bérésina, vécue par un homme d'action, né soldat, porté aux actes de bravoure, assez réaliste pour conserver en toute circonstance sa simplicité, sa verve et sa franchise. À l'égard de Napoléon, il est d'une fidélité critique et lucide. Il n'admet aucune faiblesse ordinaire ou politique. Il dénonce vivement ses erreurs et son népotisme. Marbot est surtout un remarquable chroniqueur. Ses récits des batailles (Austerlitz, Iéna, Wagram...), par une suite d'images fortes, rapides et colorées, cumulent la clarté de la vision d'ensemble et l'intensité du fait vécu. — "Les plus populaires des mémoires d'Empire." (Tulard, 952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Grands faits de l'histoire.
P., Éditions Techniques, 1951-1964, pt in-4°, pagination diverse (environ 800 pages), planches hors texte, atlas historique de 26 cartes en 3 couleurs, feuillets montés sur reliure mobile, dos métal rouge avec "Clartés" et "Histoire" en lettres dorées, plats de percaline sable, un écusson "Clartés" et le titre "Histoire" au 1er plat, mque une des deux vis, bon état
Le volume de l'encyclopédie «Clartés » consacré à l'Histoire, mis à jour jusqu'en 1964. Chapitres par Edmond Pognon, H. Van Effenterre, Jean-Rémy Palanque, Rodolphe Guilland, Paul Ourliac, Frédéric Mauro, P. Leuilliot, Pierre Rain, G. Welter, etc. — "70 fascicules reliés en un in-4° de petit format. – Alors que la précédente édition s'arrêtait en 1951 l'actuel volume va jusqu'en 1963 et comporte, en plus, un « répertoire des hommes célèbres » en une vingtaine de pages, et deux fascicules chronologiques qui complètent pour la période 1951-1955 le volume spécial de la collection dit « Chronologie ». L'ouvrage, qui survole l'histoire du monde depuis le paléolithique jusqu'à nos jours, groupe une trentaine de collaborateurs – en majorité universitaires – dont des spécialistes réputés comme M. Palanque pour l'histoire romaine et M. Welter pour la Russie soviétique. Il est clair, bien documenté, agrémenté d'une quarantaine de pages d'illustrations et complété par un atlas historique de 26 cartes. La délicate question du dosage des pays et des époques nous paraît avoir été bien résolue, sauf pour l'entre-deux guerres (1919-1939) qui est sacrifié. Par contre, un quart environ du volume est consacré à l'évolution de la planète depuis 1945, avec des pages vigoureuses, en particulier sur la Russie, la Chine, les États-Unis, l'Allemagne d'Adenauer. Le lecteur attentif y retrouve le film de ces dernières années et conclut que ces pages l'aident à comprendre ce qui se passe sous ses yeux." (A. Meyer, Revue Historique) — "L'encyclopédie Clartés vient de publier un volume consacré à l'histoire. On connaît le principe de cet ouvrage : montés sur reliure mobile, les feuillets pourront en être changés à mesure du temps, les points de vue ne sont donc pas définitifs, ce qui est préférable en histoire. Cet ouvrage reste un livre utile, qui sert son but : donner des renseignements, une vue des choses, comme son titre le promet." (Le Monde, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
The Times Concise Atlas of World History.
Times Books, 1982, in-4°, viii-184 pp, un peu plus de 300 cartes en couleurs, index, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
Cet Atlas consacré à l’histoire du monde est le compagnon idéal de tous ceux qui aspirent à comprendre le passé de l’humanité. Illustré de plus de 300 cartes dynamiques, il s’inspire de The Times Atlas of World History, un best-seller mondial qui s’est vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires en neuf langues. Cet "Atlas concis de l'histoire du monde" s'adresse à un public encore plus large ; bon nombre de ses cartes et l'ensemble des textes qui les accompagnent sont inédits. Il a été publié avec la conviction que l'étude de l'histoire du monde – ces grands mouvements et conflits qui constituent la mémoire collective de l'humanité – est essentielle pour appréhender le monde d'aujourd'hui. L'ouvrage comprend 75 doubles pages retraçant l'histoire de l'humanité, depuis les origines jusqu'aux années 1980. Chaque double page comporte entre deux et sept cartes, ainsi qu'un texte explicatif (en anglais). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Atlas Classique de géographie ancienne et moderne.
Hachette, s.d. (1963), in-4°, (4)-96-(18) pp, 267 cartes et cartons en couleurs, index, cart. éditeur, dos toilé, coupes frottées, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
The World Atlas of Warfare. Military Innovations that Changed the Course of History.
London, Mitchell Beazley, 1988, in-4°, 304 pp, 200 cartes et diagrammes, 200 photos et illustrations originales, la plupart en couleurs, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état. Texte en anglais
Le premier album complet sur l'histoire de la guerre. Depuis l'âge du bronze jusqu'à la guerre des étoiles, toutes les armes et tactiques nouvelles qui ont modifié l'art de la guerre. Plus de 200 cartes et illustrations en couleurs des batailles et des empires qui ont changé le cours de l'Histoire. En un seul volume, l'histoire des plus grands conquérants et des plus grands chefs militaires depuis Sargon jusqu'à Moshe Dayan, en passant par César, Gengis Khan, Napoléon et MacArthur. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
The People's Chronology: A Year-By-Year Record of Human Events from Prehistory to the Present.
New York, Henry Holt & Co, 1994, fort pt in-4°, revised and updated edition, 35.000 entrées et environ 200 illustrations, broché, couv. illustrée, bon état (A Henry Holt Reference Book)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Allegro appassionato.
Belfond, 1978, gr. in-8°, 222 pp, 16 pl. de photos hors texte, qqs illustrations et fac-similés dans le texte, discographie, broché, couv. illustrée, bon état. Édition originale
Jean Wiéner est une légende. La légende, c'est celle du Boeuf sur le Toit. C'est celle de Wiéner et Doucet. C'est celle du petit air d'harmonica dans « Touchez pas au grisbi . Mais, derrière cette légende, il y a un gamin de quatre ans qui déjà improvise au piano avec un toucher que plus tard lui enviera Vladimir Horowitz ; un élève du Conservatoire qui a pour condisciple Darius Milhaud ; un organisateur de concerts qui donne la première exécution publique à Paris du « Pierrot lunaire, d'Arnold Schönberg ; un fanatique de jazz qui intro- duit en France la musique négro-américaine ; un compositeur qui refuse les catégories et juxtapose, dans son catalogues concertos, sonates et illustrations musicales pour la scène et le cinéma – plus de 350 partitions de films ! Enfin, derrière cette légende, il y a un homme, un ami, un militant, qui, depuis plus de quatre-vingts ans – exactement depuis le 19 mars 1896 – a mené sa vie allegro appassionato, inspiré par trois dieux : Jésus, Bach et Lénine. — "Né en 1896, à Paris, dans une famille bourgeoise où l'on joue souvent du piano à quatre mains, Jean Wiéner se met à la musique, tout seul, vers l'âge de six ans. On le présente alors à Gabriel Fauré, ils font du piano, après des tours de manège au Luxembourg. Plus tard, c'est la rencontre avec Darius Milhaud, qui sera l'ami de toujours, et, ensemble, ils entrent au Conservatoire, dans la classe de Gédalge, où il y a également Honegger. Après la guerre (il est quatre ans soldat), Jean Wiéner retrouve Jean Cocteau, qu'il connaît bien, et ils fondent le Gaya, rue Duphot, qui devient ensuite le Bœuf sur le toit, où le Tout-Paris artistique va passer ses folles soirées de l'entre-deux-guerres. Défilent Diaghilev, Picasso, Fernand Léger, René Clair, Tristan Tzara, Georges Auric, Éric Satie. Wiener et Doucet y mettent au point leur numéro à deux pianos qui va durer seize ans. A partir de là, Jean Wiéner est lié, dans la plus gaie des générosités, à toutes les formes de la vie musicale : aussi bien la chanson (Mireille débute avec le duo Doucet-Wiéner) que le jazz ou la musique contemporaine. Le cinéma, Jean Wiéner le découvre lorsqu'il passe du muet au parlant, lorsqu'on n'a plus besoin de pianiste. Il compose plus de trois cents musiques de film : Touchez pas au grisbi – dont le petit air à l'harmonica est une des rares "affaires" financières de son existence – Becker, Grimault, Duvivier, Renoir, des Bas-Fonds à French Cancan en passant par le Crime de M. Lange. A la télévision, outre les fameuses Histoires sans paroles, la musique des Gens de Mogador, c'est lui." (Le Monde, 1982) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vatican. Musée Grégorien Etrusque.
Milan, FMR (Franco Maria Ricci), Musei Vaticani, 2004, in-4°, 214 pp, avant-propos par Mgr Gianni Danzi, textes par Francesco Buranelli et Maurizio Sannibale, photographies par Rita Paesani, archives photographiques du Musei Vaticani, conception et direction artistique Franco Maria Ricci, très nombreuses illustrations, la plupart hors texte et en couleurs, biblio; reliure percale noire de l'éditeur titrée en blanc au 1er plat et au dos, jaquette illustrée, bon état
Dans la série luxueuse destinée à révéler les trésors artistiques du Vatican, après les volumes portant sur les mosaïques antiques et la chapelle Sixtine, ce volume consacré au musée fondé par Grégoire XVI se distingue par les mêmes qualités de texte et d’images. Une belle introduction due à Francesco Buranelli explique d’abord la constitution des collections et la création du musée ; elle présente le lieu choisi, les anciens appartements privés de Pie IV avec une magnifique série de fresques représentant Moïse et Aaron en Égypte, et quelques salles du palais du Belvédère d’Innocent VIII. Le Musée grégorien étrusque a été fondé en 1837 par le pape Grégoire XVI pour accueillir les trouvailles des fouilles archéologiques commencées au début du XIXe siècle dans le sud de l’Étrurie. Cette région était à l’époque incluse dans l’État Pontifical. Plus tard, la collection a été enrichie avec des achats et des dons. Situé dans le Palais d’Innocent VIII (fin XVe), le musée étrusque est divisé en 22 salles qui exposent des œuvres remontant au IXe jusqu’au Ier siècle avant notre ère, comme des vases, bronzes, des bijoux en or et d’autres objets de l’Étrurie méridionale. On y découvre notamment le célèbre Mars de Todi, retrouvé intact en 1835 près de la ville de Todi (Velzna étrusque), datant du Ve siècle avant notre ère et qui était probablement au sein d’un sanctuaire religieux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Kellermann, duc de Valmy. Le Nestor des armées françaises.
P., La Nouvelle Edition, 1949, in-8°, 226 pp, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce livre est l’œuvre d’un Strasbourgeois, fils de Strasbourgeois ; il est consacré à l’enfant d’une race puissante doté des vertus propres aux grands soldats à la tête desquels brilla un Kléber. M. Heim ne dissimule pas les faiblesses du duc de Valmy, mais il montre bien que ce Kellermann qui vainquit à cinquante-sept ans était un véritable homme de guerre et un entraîneur d’hommes. Si Valmy ne fut pas une bataille sanglante, elle fut, toutefois, remportée grâce au grand talent tactique et à l’audace de Kellermann et son importance dans l’histoire moderne fut décisive." (Edmond Delage, Revue Défense Nationale, 1950) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Avènement de M. Thiers et Réflexions sur la Commune.
Gallimard, 1971, in-8°, 311 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. La Suite des temps), ex. du SP
Pamphlet est le nom que porte l’histoire dès qu’elle s’écarte des bienséances et des mensonges reçus. On occulte volontiers, aujourd’hui, dans l’histoire de France, la période communarde (1871) qui fut pourtant pendant plus d’un siècle la référence mythique d’une gauche qui avait encore des illusions et qui faisait encore illusion. Cependant, que ce soit l’accession de Thiers au pouvoir (et avec lui cette droite cynique et sans scrupule), utilisant les cadavres des insurgés de la Commune comme marche-pieds, ou la terrible et sanguinaire répression des Versaillais, les possédants, pour se débarrasser de ces pauvres qui venaient de leur causer la frayeur de leur vie : tout est dans le droit fil du coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, en 1851, pour asseoir son régime totalitaire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Français d'outre-mer au Moyen Age. Essai sur l'expansion française dans le bassin de la Méditerranée.
Perrin, 1929, in-12, iv-339 pp, une carte dépliante hors texte, broché, bon état
Les causes de l'expansion ; Le Royaume normand de Sicile ; Le Français en Espagne et au Portugal ; Les états francs de Syrie ; Le royaume de Chypre ; L'empire latin de Constantinople et la principauté de Morée ; Le royaume angevin de Naples. — "Les manuels scolaires n'accordent tout au plus que quelques phrases à la mémoire des chevaliers normands, champenois, angevins, languedociens, qui établirent, des années 1100 à 1500, plusieurs royaumes et principautés autour de la Méditerranée, en Sicile et dans l'Italie méridionale, en Grèce, en Syrie, en Palestine, à Chypre : notre langage, notre littérature, nos arts, nos mœurs dominaient sur les bords de l'ancienne mer latine, devenue presque une mer française ; et il y eut même, au cours d'un demi-siècle, cet empire franc de Constantinople, dont Villehardouin fut l'annaliste et le poète. L'ouvrage de Jean Longnon mériterait de devenir classique. Il est en effet seul de son espèce, à rassembler dans une synthèse puissante tous les chapitres de cette épopée que fut l'expansion médiévale de la nation française. Et il ne s'agit pas, comme on l'imagine communément, d'expéditions tumultueuses et de conquêtes sans lendemain. Nos chevaliers fondèrent des gouvernements stables dont quelques-uns durèrent plusieurs siècles. Le royaume normand de Sicile donna naissance à une civilisation éclatante et prospère. Le royaume franc de Chypre, formé à la fin du douzième siècle ne disparut qu'en 1489. Et sur la Grèce, pendant près de deux siècles et demi, régnèrent des hommes de notre race, ducs d'Athènes, princes d'Achaïe, princes de Morée, seigneurs de Thèbes... Jean Longnon ne nous offre pas seulement de captivants récits, mais encore une étude politique et sociale. analyse la constitution des divers États francs, leur organisation financière et militaire, leur vie économique, les causes de la décadence..." (René de Planhol, La Nouvelle Lanterne, mai 1929) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Dernier Quart du siècle.
Fayard, 1976, in-8°, 268 pp, broché, couv. à rabats, bon état
S'inspirant de l'exemple d'un petit tailleur roumain qui avait réussi à prendre les "vraies mesures" de Krouchtchev, André Fontaine a cherché à prendre celles des géants passablement essoufflés, certes, mais encore pleins de vigueur, qui dominent la scène mondiale et vont continuer de le faire pendant le dernier quart de ce siècle. L'Europe ayant perdu la voix – pourquoi ? –, la Chine, nouvelle Sparte, n'ayant pas fini de bâtir sa puissance, l'étrange ménage soviéto-américain, tout en se chamaillant à qui mieux mieux, fait toujours plus ou moins la loi. Mais les conflits du tiers monde, comme l'instabilité en Méditerranée mettent à chaque instant la détente à l'épreuve, tandis que la course aux armements, le désordre monétaire, les pénuries énergétiques et alimentaires, l'explosion démographique, le déchaînement de la violence, la destruction de l'environnement, l'immoralité shakespearienne de la politique font planer à l'horizon de l'an 2000 des nuages encore plus sombres. L'humanité, si elle veut se tirer d'affaire, doit tourner le dos à la loi de la jungle et au gaspillage, et trouver à des problèmes qui sont de plus en plus planétaires des solutions également planétaires. La France et l'Europe ont leur rôle à jouer dans cette grande remise en cause. En 270 pages, un inventaire sans complaisance, qui ne laisse pas grand-chose dans l'ombre. (4e de couverture) — Né en 1921, l'auteur a fait des études de droit, d'économie et d'histoire. Entré au journal Le Monde en 1947, il y est devenu chef du service étranger en 1951 et rédacteur en chef en 1969. — "On ne résume pas un pareil ouvrage dont il est peu de pages qui n'apportent un éclairage nouveau et de précieux éléments de jugement sur le comportement des acteurs." (Roger Massip, Le Figaro) — "Si près encore de l'événement, l'auteur excelle à le comprendre, non seulement tout entier, mais replacé dans un panorama beaucoup plus vaste; et il trouve le moyen d'être à la fois lucide, serein et pourtant engagé. Engagé non pas dans un camp, une idéologie, mais au coeur de son temps." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique) — "De la droite, à l'extrême gauche, nul ne critique l'analyse ni la qualité de l'information: tout concourt à les rendre inattaquables." (Michel-Antoine Burnier, Le Magazine littéraire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Grandes batailles de Metz, 19 juillet-18 août. Guerre de 1870-1871.
Charpentier, 1891, in-12, 341 pp, avec 5 cartes des opérations militaires dépliantes hors texte, pièces justificatives, biblio, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
"M. Duquet, qui a déjà raconté la douloureuse campagne du maréchal de Mac Mahon de Frœschwiller à Sedan, on sait avec quelle implacable sévérité, vient de consacrer un volume au grand drame militaire qui s'est déroulé autour de Metz à partir du 19 juillet. Cette consciencieuse étude d'histoire militaire, où tous les documents français et allemands ont été comparés et mis en œuvre, est à la fois décourageante et consolante ; décourageante, parce qu'elle nous fait toucher du doigt la cause essentielle de nos défaites de 1870, qui a été le manque d'unité dans le commandement et la jalousie des généraux entre eux ; consolante, parce qu'elle met en lumière les belles qualités militaires de notre nation et aussi la part considérable que laisse toujours à l'imprévu le jeu terrible des batailles..." (Revue Historique, 1888) — "M. Alfred Duquet continue dans le même esprit d'impartialité son œuvre sur la guerre de 1870, après Frœschwiller, Châlons, Sedan, par Les Grandes batailles de Metz. Comme dans ses précédents ouvrages, il juge d'après les faits, les dépositions et les documents dont il ne manque jamais d'indiquer la source. Cette œuvre est l'un des monuments les plus considérables de l'histoire de la guerre franco-allemande." (Henri Litou, Les Livres en 1888) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le comportement politique de l'armée à Lyon sous la Monarche de Juillet et la Seconde République. (Thèse).
LGDJ, 1966, gr. in-8°, viii-342 pp, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, pt trace d'humidité ancienne au coin de qqs feuillets, bon état. On joint la copie carbone d'une lettre dactylographiée de l'auteur à Pierre Messmer (avec signature manuscrite)
"Il est bon quelquefois de réexaminer à la lumière d'expériences toutes récentes des événements passés : ainsi Pierre Montagne, officier de carrière qui reste marqué par les « événements d'Algérie », a-t-il étudié attentivement, dans cette remarquable thèse de droit, l'attitude politique de l'Armée (et sa fidélité au régime de juillet) lors des révoltes de canuts de 1831, 1834, 1849 : les rapports cités tout au long par P. Montagne sont éloquents, et les relations aigres-douces du lieutenant-général Roguet et du préfet Bouvier du Molart (p. 113 et suîv.), ne facilitaient pas le maintien de l'ordre : « Des troubles ont eu lieu, écrit Roguet au Ministre en 1831, les autorités n'ont pas rempli leur devoir ; le préfet surtout, au lieu de prendre des mesures pour les refréner, semble avoir pris à tâche de faire le contraire ; sa conduite envers l'autorité militaire est on ne peut plus déplacée, il s'était mis dans l'idée de disposer des troupes sans ma participation, et il paraît y tenir... » (p. 130). On saisit sur le vif l'art de faire naître les émeutes – et l'art de les réprimer." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Relations franco-allemandes, 1815-1975.
Armand Colin, 1979, gr. in-8°, 377 pp, 2e édition revue et augmentée, qqs cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. U)
De Mme de Staël au général de Gaulle, de Metternich à Briand, de Bismarck à Poincaré, de Marx à Renan, de Foch à Hitler, l'histoire des relations entre la France et l'Allemagne ne manque pas de figures de premier plan. En 160 ans, quatre guerres et trois occupations de la France, deux occupations de l'Allemagne ont mis aux prises les deux nations : les Allemands d'avant 1870 à la recherche d'une unité politique que la France monarchique et le Second Empire tantôt favorisent et tantôt combattent, l'Allemagne unifiée de 1871 à 1945 face à la France de la IIIe République, les Allemagnes d'aujourd'hui devant les IVe et Ve Républiques françaises. Histoire d'affrontements et d'agressions, de peurs, voire de hantises, mais aussi de mirages, d'espoirs et de nostalgies, les relations franco-allemandes de 1815 à 1975 concernent les vécus conscients et inconscients de deux peuples ; elles constituent aussi l'un des axes, et parfois le principal, des relations internationales. — "Un ouvrage important vient d'être consacré aux relations franco-allemandes. Dans la classique collection "U", deux spécialistes éprouvés, Raymond Poidevin et Jacques Bariéty, retracent les relations entre les deux peuples, du Congrès de Vienne à notre temps. Ils ont su avec bonheur dominer une histoire longue et complexe, faire le point de multiples travaux, s'appuyer à l'occasion sur des recherches personnelles inédites. Ils ont su aussi faire une part équilibrée aux divers aspects de l'histoire des relations internationales : événements diplomatiques, décisions des hommes d'État, action des forces profondes, intérêts économiques et financiers, attitudes de l'opinion publique, tendances de la mentalité collective. Voilà un livre qui n'a son équivalent ni en français ni en allemand et qui constituera pour longtemps un ouvrage de référence." (Jean-Marie Mayeur, Le Monde, 1977) — "Il était difficile de résumer en un seul volume un siècle et demi de relations franco-allemandes, relations bien tumultueuses parfois ! Cette difficile synthèse, réalisée par deux spécialistes, est bien plus qu'un manuel car, comme l'affirment les auteurs, dans de nombreux domaines (les relations franco-allemandes dans la première moitié du XIXe siècle ou pendant la période hitlérienne) bien des recherches restent à faire. Cet ouvrage en trace déjà les grandes lignes. Ce livre devrait donc intéresser un très large public : étudiants bien sûr, mais aussi chercheurs et en général toute personne intéressée par les problèmes contemporains. Une abondante bibliographie accompagne chacune des six parties qui composent ce volume." (Bulletin des bibliothèques de France, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Isabelle de Clermont-Tonnerre, comtesse Henri d'Ursel, fondatrice des Orantes de l'Assomption, 1849-1921.
P., Lethielleux, 1939, in-8°, vii-397 pp, préface du T. R. P. Gervais Quénard, un portrait en couleurs en frontispice, 16 pl. de photos hors texte, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires interrompus. Entretiens avec Georges-Marc Benamou.
Odile Jacob, 1996, in-8°, 246 pp, broché, bon état
"L'histoire de la France me possédait, j'aimais ses héros, ses fastes et les grandes idées venues d'elle qui avaient soulevé le monde. J'avais la conviction, depuis l'enfance, que j'aurais à la continuer." (F. M.) — Il y a un demi-siècle, l'histoire personnelle de François Mitterrand a rencontré celle de la France. Jusqu'à la fin, il aura poursuivi son dialogue avec elle. C'est à un demi-siècle de luttes et de rêves que ce livre est consacré, œuvre que la mort a interrompue. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Réflexions sur la politique extérieure de la France. Introduction à vingt-cinq discours (1951-1985).
Fayard, 1986, in-8°, 441 pp, repères chronologiques, index, broché, bon état. Édition originale sur papier courant (il n'y a eu que 50 ex. en grand papier)
"La politique extérieure de la France s'ordonne autour de quelques idées simples : l'indépendance nationale, l'équilibre des blocs militaires dans le monde, la construction de l'Europe, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le développement des pays pauvres. Les textes réunis dans ce livre en feront apparaître la trame et la raison des choix qu'elles ont inspirés. On y relèvera à la fois la trace continue du sillon, creusé par le destin bientôt millénaire de la plus ancienne nation d'Europe, et la marque particulière qu'imprime à la vie d'un peuple celui qui le conduit. J'ai rencontré sur ce terrain, depuis le premier jour, l'adhésion du plus grand nombre des Français. On sait pourtant que la place que notre pays occupe dans le monde est mieux reconnue à l'extérieur de nos frontières qu'au dedans. C'est une constante de notre Histoire. Certains de nos compatriotes qu'habite une passion singulière, se sentent Espagnols ou brûlent pour l'Angleterre en oubliant d'être Français. D'autres plantent leurs oriflammes et campent à jamais sur des lignes Maginot où se terre, pour survivre, une patrie imaginaire. Dédaignons les collaborateurs. Négligeons les moines ligueurs. J'attache, en revanche, de l'importance aux observations de mes censeurs quand je sens qu'ils cherchent, comme moi, en passant par d'autres chemins, comment le mieux servir l'intérêt national. Bref, mes contradicteurs, lorsqu'ils sont sérieux, m'intéressent. Ils me permettront cependant de leur dire que je les vois trop souvent chausser des verres grossissants pour isoler un fait de ceux qui le précèdent et de ceux qui le suivent, au point de se priver de toute vue d'ensemble. Je souhaite, par ces textes, les convaincre de l'unité d'une démarche qui exprime de bout en bout l'ambition que, d'instinct, de passion, de raison je nourris pour la France." (F.M.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Essais. Le temps, les idées et les hommes. Textes recueillis et choisis par Bernard Morlino et Bernard de Fallois.
Julliard, 1985, fort in-8°, 773 pp, biographie de Berl par Bernard Morlino in-fine (57 pp), broché, couv. illustrée, bon état
Auteur d'une vingtaine de livres et de plusieurs centaines d'articles, parent de Bergson et de Proust, ami de Drieu La Rochelle et de Malraux, Emmanuel Berl a occupé une place importante dans la littérature de l'entre-deux-guerres. Il est aujourd'hui très injustement oublié. Voici l'occasion de découvrir un des "grands méconnus" de ce siècle. Modèle d'esprit critique, sans conformisme, sans sectarisme, sans dogmatisme, il est un représentant très original de la pensée libérale. Il est aussi, par l'acuité de son jugement et la limpidité du style, un grand moraliste français. Essayiste, historien, pamphlétaire, journaliste politique, écrivain d'art, mémorialiste, Berl a touché à beaucoup de genres. Il passe de Tamerlan à l'affaire Dreyfus, d'un cours de Bergson à une lecture de Simone Weil, de la sagesse de Goethe à l'amour chez Proust, de la Kabbale à la psychanalyse. Il lit, il regarde, il écoute, il réfléchit, il commente. A travers mille anecdotes, portraits, souvenirs ou citations, il s'interroge aussi sur l'oubli, le progrès, le langage, la culture, la réflexion, la mort. Il avait un goût extrême de l'amitié. Dans les hommages qu'il a rendus à tel ou tel de ses amis – Daniel Halévy, Martin du Gard, Camus et bien d'autres –, c'est lui que nous voyons comme dans un miroir. Dans ces textes, classés par thèmes mais si divers, on trouvera le meilleur de Berl. Car il n'est jamais plus frappant que quand il réagit à une lecture ou à un événement, passant de la réaction à la réflexion et s'élevant avec facilité à l'essentiel. Il faut lire les écrivains morts non pour les juger mais pour la nourriture qu'ils nous apportent. La lecture de Berl est l'une des plus enrichissantes qui soient. Elle nous permet de rencontrer l'un des esprits les plus complets, les plus intelligents, les plus justes de notre temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Dernier secret. Comment la Grande-Bretagne et les États-Unis livrèrent à Staline plus de deux millions de Russes.
Seuil, 1975, in-8°, 282 pp, traduit de l'anglais, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état
1945 : Comment les alliés livrèrent deux millions de Russes à Staline Décidée par une clause secrète de I'accord de Yalta, la livraison à I'URSS de ses ressortissants ou assimilés est un des épisodes les plus dramatiques des lendemains de la victoire sur le nazisme : on comprend que la diplomatie alliée n'ait point voulu la voir ébruiter de sitôt. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Espoir des désespérés. (Carnets de route, III).
Seuil, 1953, in-12, 235 pp, broché, bon état (Coll. Esprit "La condition humaine"). Edition originale, ex. du SP (il n'est pas mentionné de grand papier)
"Après Feu la Chrétienté et Les Certitudes difficiles, le troisième tome des “Carnets de route” d'Emmanuel Mounier. Celui-ci se compose de quatre essais sur : André Malraux, le conquérant aveugle ; Albert Camus ou l'appel des humiliés ; Perspectives existentialistes et perspectives chrétiennes, où il est principalement question de Jean-Paul Sartre ; enfin un surnaturalisme historique : Georges Bernanos. Quatre essais où le fondateur d'Esprit affronte sa doctrine à la pensée de quelques grands maîtres contemporains. Si tout est intéressant, le meilleur se trouve dans l'étude sur Sartre..." (Jean Boulouis, Revue française de science politique, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Prince dans la France des XVIe et XVIIe siècles.
PUF, 1965, gr. in-8°, 286 pp, préface de François Dumont, biblio, broché, bon état
Trois études relatives à la monarchie française, au début et à la fin du XVIe siècle et sous le règne de Louis XIV : L'Institution du Prince de Guillaume Budé (Claude Bontemps) – La Royauté d'après les œuvres de Matteo Zampini (Léon-Pierre Raybaud) – Le Prince d'après Saint-Simon (Jean-Pierre Brancourt). — "On connaît encore mal les doctrines politiques françaises au XVIe siècle : à preuve deux études fort neuves, l'une sur l'« Institution du Prince » de Guillaume Budé (1519 ?), dont Claude Bontems reproduit le manuscrit de la Bibliothèque de l'Arsenal (page 77-139), l'autre sur un juriste italien installé en France de 1555 à 1592, Zampini, qui défend des théories absolutistes d'abord pour Henri III. puis pour les ligueurs. L'étude suivante sur le Prince d'après Saint-Simon (p. 205-279) est loin d'épuiser le sujet et apporte peu de documents nouveaux." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La civilisation des Germains et des Vikings.
Genève, Éditions Famot, 1976, in-8°, 284 pp, 12 pl. de photos hors texte, reliure décorée de l'éditeur, tête dorée, bon état
Vouloir résumer en quelques 280 pages la longue histoire des tribus germaniques ou celle des expéditions vikings paraît relever d'une entreprise audacieuse et quelque peu irréalisable. Pourtant, ce livre n'est pas une simple compilation de dates, de noms de lieux ou de hordes "barbares" ; avec chaleur, l'auteur retrace le déplacement des peuples germaniques à l'assaut de l'Empire romain, l'épopée des Burgondes, la marche de Genséric et de ses Vandales en Afrique... Pareillement, Patrick Louth nous conte la longue aventure des Vikings, qui, ayant accompli une véritable révolution dans l'art de la construction nautique, vont se lancer à l'aventure sur les fleuves et sur les mers, prédateurs, sans doute, mais découvreurs de terres nouvelles, avec lngolfr, Eric le Rouge et son fils Leif, tant d'autres encore, parmi lesquels des femmes, telles Gudrid ou Freydis, fille d'Eric, ou commerçants avisés, comme le furent les Varégues suédois. Le dernier chapitre est consacré à la littérature et à la mythologie germaniques. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Politique et politiciens d'avant-guerre.
La Renaissance du Livre, s.d. (1923), in-12, 312 pp, broché, couv. lég. salie, sinon bon état (Coll. Documents et témoignages contemporains)
Dans cet ouvrage sur les politiciens des débuts de la Troisième République, L. Marcellin a synthétisé certains des sentiments antiparlementaires qui s’étaient développés en France au cours des décennies précédant la Première Guerre mondiale. Waldeck-Rousseau et le waldeckisme • Combes et le combisme • L'Affaire Dreyfus • Du pacifisme à l'antipatriotisme • La guerre à l'idée religieuse • Cuisine politique 1900-1910 • etc. — "Dans son nouveau volume, Politique et politiciens d'avant guerre, parmi cent portraits et mille anecdotes, notre confrère L. Marcellin conte celle-ci : après le 18 mars, Raoul Rigaud fut nommé préfet de police... Voici le décret qui fut pris : « Article Premier. – La préfecture de police est supprimée. Art..2. – Le citoyen Raoul Rigaud est chargé des fonctions que remplissait le préfet de police »." (Le Figaro, 23 mars 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La prise du pouvoir par Hitler, 1928-1933.
Plon, 1982, in-8°, 392 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, une carte, index, broché, couv. illustrée, bon état
Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier du Reich. Ainsi commençait la tragédie qui ne s'acheva que douze ans plus tard. Tragédie pour l'Europe et pour le monde mais, d'abord pour l'Allemagne elle-même. Après tant d'interprétations inspirées par les préjugés nationaux ou les schémas des idéologies, le moment est venu de répondre aux questions que l'on se pose sur la prise du pouvoir par Hitler : comment le peuple allemand, l'un des plus civilisés du monde, a-t-il pu laisser s'accomplir l'évènement le plus désastreux de son Histoire ? Comment la République de Weimar, qui connut l'une des phases les plus brillantes de la culture allemande et européenne, a-t-elle pu céder la place au régime nazi, totalitaire et raciste ? Comment les hommes, les partis, les syndicats, les Églises, qui n'étaient pas favorables au national-socialisme – ou même le haïssaient – lui ont-ils permis de gagner ? Ce livre reconstitue minutieusement les faits et décrit, à chaque étape, le comportement des acteurs de cette histoire : les politiques, les dirigeants et les militants des partis, les journalistes, les écrivains, les banquiers et les industriels, le Parlement, l'armée, les communautés protestantes, catholiques et israélites, enfin les hommes et les femmes d'Allemagne qui votèrent pour ou contre Hitler. Cette enquête historique renverse bien des clichés sur l'Allemagne des années 1928-1933. Elle montre ce que fut l'engrenage qui conduisit un pays libre, démocratique et moderne à la plus sombre des dictatures. Elle suggère aussi comment une crise économique exceptionnelle peut déboucher sur une catastrophe politique... — "Comment la prise du pouvoir par Hitler fut -elle possible ? L'auteur en reconstitue les étapes. Il analyse les circonstances, les attitudes. Hitler n'eut jamais la majorité des suffrages du peuple allemand. Son arrivée au pouvoir fut facilitée par la crise économique et par l'instabilité politique. Les attitudes bienveillantes des classes dirigeantes, de la grande bourgeoisie, des milieux financiers, de l'Eglise, de l'armée devaient permettre aux nazis d'éliminer le régime démocratique de la République de Weimar." (Lectures n° 14, juillet-août 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lénine à Zurich. Chapitres.
Seuil, 1975, in-8°, 222 pp, traduit du russe, broché, couv. illustrée, bon état. Édition originale de la première traduction française (il n'est pas mentionné de grand papier)
Le personnage central de ce livre n'est autre que Lénine, à Zurich au moment de la Grande Guerre et des préparatifs de la Révolution russe – à Zurich où l'exil a conduit Soljénitsyne lui-même... — "Peu de lecteurs d’Août quatorze se sont aperçus qu’il manquait au livre, vers le milieu, un chapitre – celui qui aurait dû être numéroté 22. Cette lacune ne compromettait pas la continuité du récit. Aujourd’hui, nous apprenons que les pages manquantes introduisaient dans le roman un nouveau personnage – Vladimir Illitch Lénine. Celui-ci vivait, à l’époque du roman, en Suisse, assez loin par conséquent des réalités russes, et n’avait rien à voir avec les combats en Prusse orientale. Cette première apparition du principal acteur de la Révolution de 1917 n’était donc ici à sa place que compte tenu de l’ordonnance générale, encore inconnue des lecteurs, de la monumentale trilogie Août quatorze – Octobre seize – Mars dix-sept, que Soljenitsyne a toujours considérée comme « l’œuvre de sa vie », mais dont seul a paru le premier « nœud ». Dans les « nœuds » suivants, nous le savons maintenant, Lénine occupera une place de plus en plus importante. Son action, menée à partir de Zurich, avec d’autres réfugiés politiques russes et des socialistes occidentaux, était en étroite résonance avec certains courants pacifistes en Russie même, et la grande fresque de Soljenitsyne devait obligatoirement en tenir compte. Il semble que l’écrivain se soit mis de bonne heure à l’étude de l’activité zurichoise de Lénine, et sa propre installation à Zurich, depuis l’exil, a dû lui faciliter ses recherches. Le fait est que les chapitres qu’il voulait y consacrer ont été prêts bien avant le tissu complexe et encore inachevé où ils étaient destinés à s’insérer, et il a décidé de les regrouper pour être édités à part, en un volume qui se révèle parfaitement cohérent et se suffit à lui-même. Nous ne pensons pas que sur le plan de la vérité historique, si l’on identifie celle-ci à la matérialité des faits et à leur succession correcte, les spécialistes les plus sérieux réussissent à prendre l’érudition de Soljenitsyne en défaut. Par contre, Soljenitsyne revendique pour le romancier une liberté totale d’interprétation des sentiments, des motivations et des attitudes des personnages historiques. Aussi est-il probable que certains chapitres de Lénine à Zurich, en particulier les derniers, relatifs au retour des révolutionnaires russes dans leur patrie avec l’aide de l’Allemagne, en mars 1917, feront sursauter de nombreux lecteurs... Mais ceci dit, l’immense, l’incommensurable talent d’écrivain de Soljenitsyne se manifeste ici, une fois de plus. Avec l’ensemble de son œuvre, et à l’instar de quelques très rares et très grands esprits, Soljenitsyne apparaît de plus en plus comme une figure de proue de notre temps." (André Nolde, Revue Défense Nationale, 1976) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Préliminaires de la Révolution.
P., Retaux-Bray, 1890, in-12, x-358 pp, broché, couv. imprimée, bon état
La société française à la veille de la Révolution. Les dernières années de l'Ancien Régime. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Guerre politique.
Plon, 1985, in-8°, 250 pp, broché, bon état
La guerre politique bat son plein. Cette guerre est celle que mènent les États pour éviter le recours au choc des armées. C'est une guerre des mots, des slogans, du chantage diplomatique ; c'est aussi la guerre souterraine des services spéciaux dont l'action ne se borne pas à l'espionnage, mais s'étend à l'intoxication planifiée des opinions publiques, à la pénétration insidieuse des milieux influents, à la manipulation des réseaux révolutionnaires, autonomistes et terroristes. Cette guerre politique permanente, l'URSS en est le champion et les démocraties occidentales la subissent, mais sans toujours s'en rendre compte. D'où leur impuissance à organiser la riposte dissuasive. Nul n'était plus qualifié que Raymond Marcellin pour décrire, à l'usage de l'opinion publique, les menées souvent mystérieuses de la guerre politique. Nommé ministre de l'Intérieur par le général de Gaulle, le 30 mai 1968, c'est lui qui rétablit l'ordre républicain, détruisit la French Connection, empêcha, pendant six années, le terrorisme de s'implanter en France et expliqua, le premier, les causes réelles de la mondialisation de la violence politique. Des responsables, enfoncés dans leur confort intellectuel, refusèrent d'y croire. Cultivant les querelles subalternes de l'Hexagone, ils se trompèrent d'époque, et la France paie aujourd'hui les conséquences de leurs erreurs. Dans la période inquiétante et dangereuse que nous vivons, cet ouvrage intéressera tous ceux qui, étant résolus à ne pas subir, veulent comprendre et réagir. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bilan de l'Histoire.
Plon, 1947, pt in-8°, 320 pp, broché, papier lég. jauni, bon état
"Ce livre, peut-être un des chefs-d'œuvre de la pensée historique en France, permet de résoudre ou plutôt dispense de poser bien des problèmes d'école qui agitent aujourd'hui les adeptes de Clio. L'histoire doit-elle être événementielle ou doit-elle ne l'être pas ? Il y a ainsi des historiens, aujourd'hui, pour raconter la croisade sans parler de saint Bernard ou pour narrer la bataille de Waterloo en mettant un "sens interdit" sur le chemin creux d'Ohain... René Grousset, lui, n'était pas de cette encre-là. C'est un merveilleux historien, d'un immense talent, je dirais presque de génie : événementiel qui sait dominer l'événement et le situer dans son cadre d'ordre historique et cosmique. Son livre se lit avec passion. Moraliste de l'histoire en même temps que merveilleux narrateur des événements, René Grousset rédige ici une sorte de "Discours sur l'histoire universelle" pour notre temps." (Robert Aron) — "Une information étendue et substantielle, une pensée aussi riche que nuancée, un jugement sûr, une grande délicatesse de sentiment, un style coloré et vivant qui excelle à mettre en lumière les éléments essentiels d'une large fresque et à faire surgir des détails toutes sortes de vues d'ensemble puissantes et animées, tels sont les incontestables mérites de ce beau livre qui atteste chez son auteur des dons de synthèse vraiment hors pair. On ne saurait analyser un pareil travail qui, en trois cents pages, englobe en quelque sorte l'histoire universelle, ni même noter tous les « faits culminants » discernés par M. René Grousset dans son « survol de l'histoire en hauteur » suivant la pittoresque expression dont il se sert pour caractériser son livre..." (Augustin Fliche) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hitler. Les carnets intimes du Docteur Morell.
Acropole, 1984, in-8°, 343 pp, documents en annexe, broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. lég. décollé, bon état
Le médecin personnel d'Adolf Hitler a tenu son « journal » au jour le jour de 1936 à 1945. — Connus des services secrets U.S. dès 1945 et aussitôt confisqués par eux, les Carnets intimes de celui qu'Hitler appelait « le bon docteur », et qui fut seul comptable de sa santé pendant les cinq années cruciales de la guerre, seraient restés « perdus » dans les archives du Pentagone, si l'historien David Irving, lancé sur leur piste par la veuve du docteur Morell, ne les avait redécouverts. Dans leur précision clinique, ils sont un document capital, presque au jour le jour, sur la santé mentale autant que physique d'Hitler. Ils éclairent non seulement ses lubies diététiques, mais aussi les manies et les phobies étranges de son comportement psychique, ainsi que la dégradation accélérée qui fit suite à l'attentat du 20 juillet 1944. On prend conscience, une fois de plus, des fragilités de l'Histoire, lorsque la santé d'un des acteurs principaux dégénère jusqu'à la folie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de Linguet sur la Bastille, et de Dusaulx sur le 14 juillet, avec des notices, des notes et des éclaircissemens historiques, par MM. Berville et Barrière.
P., Baudouin Frères, 1822, in-8°, xl-470 pp, reliure demi-veau blond glacé époque, dos lisse orné de fleurons et de filets dorés, tranches jaunes (Collection des Mémoires relatifs à la Révolution française). Bel exemplaire
Ardent, impétueux, injuste, excessif, cynique, rebelle, talentueux en diable, Linguet (1736-1794) consacra sa vie tout entière à la lutte : lutte contre les Lumières et les coteries littéraires, luttes contre les Parlements et l'injustice, lutte contre la puissance naissante de l'argent, lutte contre les dérives de l'administration royale et l'arrogance de la noblesse de cour... Tant d'ardeur et de hargne finirent par l'envoyer à la Bastille, où il resta deux ans. À sa libération, en 1782, il passa en Angleterre. Il y rédigea ces Mémoires, dont le succès fut immense et qui demeurent à ce jour le plus saisissant tableau de la vie quotidienne dans la célèbre prison. Pamphlétaire, philosophe, historien, économiste, journaliste, Linguet fut l'homme de toutes les audaces, de tous les paradoxes, de toutes les intuitions... — "Secrétaire du duc d'Orléans, Dusaulx fut vraisemblablement dans le secret de la préparation de l'insurrection parisienne du 12 juillet 1792 et se trouva à l'Hôtel-de-Ville lorsque la municipalité insurrectionnelle y supplanta les autorités légales. Il fut vraisemblablement aussi de la prise de la Bastille. Ses “Mémoires sur la Bastille” sont un historique, non des souvenirs. Ses vrais souvenirs se trouvent p. 267-324 de l'édition Berville et Barrière de 1821, sous le titre « L'oeuvre des sept jours, ou Notice tirée de mon journal, depuis le 12 juillet 1789 jusqu'au 18 du même mois inclusivement »." (Fierro, 496) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de guerre.
Plon, 1959, 3 vol. in-8°, 680, 712 et 653 pp, 13 cartes en couleurs sur 3 dépliants hors texte, tiré sur spécial mat des papeteries Teka, brochés, jaquettes (pt mque au bas du dos de la jaquette du tome II), décharges de scotch sur les pages de garde, bon état
Tome I : L'Appel, 1940-1942. Tome II : L'Unité, 1942-1944. Tome III : Le Salut, 1944-1946. — "Lorsqu'on a refermé ce volume, deux impressions se détachent d'abord et dominent toutes les autres : l'extrême beauté du style, et la science extraordinaire du récit qui de toute une série d'événements dans l'ensemble connus réussit à faire une palpitante aventure. Ces deux éléments sont d'ailleurs intimement mêlés, et le général de Gaulle, comme tout grand écrivain classique, n'utilise ni procédés ni artifices. Une étonnante sobriété, une précision absolue et exigeante dans le choix des termes, un sens de l'harmonie qui se retrouve dans la composition des phrases comme dans celle des chapitres, une majesté naturelle sans la moindre emphase, tout cela place d'emblée ce premier volume fort au-dessus, sur le plan littéraire, des autres mémoires d'hommes politiques ou de militaires français de la première ou de la seconde guerre mondiale. (...) Mais on ne saurait se borner à tirer de ce livre des émotions de caractère esthétique, ou à le lire comme un récit constamment poignant. Il nous apporte d'abord des renseignements historiques, et une interprétation des événements. Il nous donne ensuite sur la personnalité du général des renseignements extrêmement précieux, d'autant plus qu'ils proviennent d'un homme dont le moins qu'on puisse dire est qu'il se livre habituellement peu. (...) Dans ce livre, il y a plus de modestie qu'on ne l'eût cru à priori : « Je m'apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage [p. 67] ... Devant le vide effrayant du renoncement général, ma mission m'apparut, d'un seul coup, claire et terrible. En ce moment, le pire de son histoire, c'était à moi d'assumer la France ». Cette idée de mission, ce mélange de grandeur et de consciente humilité, donnent une allure déconcertante au personnage dans le jeu des événements ordinaires. Il était fait pour le drame..." (Jean-Baptiste Duroselle, Revue française de science politique, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sartre dans sa vie.
Seuil, 1974, in-8°, 299 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
« Ce qui me frappe peut-être le plus chez cet homme, c'est la coexistence en lui d'une farouche exigence de liberté et d'un profond souci de servir : car il n'a renoncé à sa « cléricature » littéraire, qui était service divin, que pour se vouer à une sorte de service public. » En effet, si Sartre n'a pas toujours été présent au moment où il le fallait, son renoncement aux honneurs, à la carrière et au statut littéraires est exemplaire. Ascèse, vertu ? Non, mais conséquence de cette attitude fondamentale dont le crédite Jeanson : « Sartre n'a pas cessé d'assumer la responsabilité de ce qu'on avait fait de lui. » Cette sincérité à la fois privée et publique, qui réconcilie substantiellement l'homme et nous empêche à notre tour d'en donner une « image », nous ramène fraternellement vers celui qui, à 68 ans, descend encore dans la rue pour vendre les journaux interdits et se réjouir d'être vivant dans « la camaraderie des mao ». (Jean-Marie Domenach, Esprit, 1974) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Almanach Royal et National pour l'An M DCCC XLIII, présenté à leurs Majestés et aux Princes et Princesses de la Famille Royale.
P., A. Guyot et Scribe, 1843, in-8°, 4ff.n.ch.-1111 pp, reliure plein veau raciné, dos lisse à triples filets et orné de fleurons, pièce de titre maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure de l'époque), petit manque à la coiffe supérieure, coins émoussés, bon exemplaire.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de la noblesse française. De 1789 à nos jours. 1. Les aristocrates, de la Révolution au Second Empire – 2. Les nobles, du Second Empire à la fin du XXe siècle.
Albin Michel, 1988-1991, 2 vol. gr. in-8°, 455 et 582 pp, bibliographie sélective, brochés, bon état
Tome 1 : Ce livre est une grande première... Jamais, en effet, l'histoire de l'aristocratie française n'avait été racontée par elle-même, avec l'aide de ses propres témoignages. Histoire contemporaine des relations de la France et la noblesse, cet ouvrage apporte également une contribution importante à la connaissance d'un monde souvent méconnu dont certains, enclins à ne retenir que les caricatures, se font une idée fausse. Raconter l'histoire de France d'une autre manière et restituer le vrai visage de la "noble France" n'est qu'un des aspects de cette saga qui, partant du spectre sanglant de la guillotine, s'achève avec la débâcle de 1870. Sans rien négliger du contexte politique et analysant les grands courants de pensée de ces années tumultueuses, rehaussant son récit d'anecdotes, de traits et de mots dans une sorte d'anthologie de l'esprit français, Christian de Bartillat entretient avec talent la nostalgie de temps révolus. — Tome 2 : Après le premier volume de cette Histoire de la noblesse française qui a été couronné par le Prix Alfred de Vigny, le présent ouvrage traite de la période comprise entre le désastre de 1870 et nos jours. Aussi revêt-il un intérêt tout particulier. Christian de Bartillat y traite successivement du “drapeau déchiré”, du “triomphe des duchesses” dans les salons de la Belle Epoque, des “combats et des jeux” de la noblesse sous la IIIe République. Il nous fait traverser dans “du terroir à la terre” cette belle littérature qui va de Jean d’Ormesson à Pesquidoux et de La Varende à Saint-Exupéry. Son ouvrage prend des accents dramatiques lorsque, abordant les deux grands conflits mondiaux, il nous montre la noblesse de France aux premiers rangs de ceux qui furent sacrifiés pendant l'holocauste de 14-18, la guerre perdue de 39-40 et les années noires de l'Occupation où se déchaîne une terrible guerre civile. Engagée dans “le grand jeu de la mort”, la noblesse de France entend perpétuer des valeurs qui sont devenues le patrimoine commun de tout un peuple en dépit des aléas de l’actualité. C’est une des conclusions de ce livre qui constitue une approche originale, neuve et passionnante de l’histoire de la France. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Compagnie de Mozambique. Sa concession, son administration, ses résultats (1898). (Avec deux cartes). Par P. de Bonnefont de Varinay, Ancien Directeur des Chemins de Fer et du Port de la Réunion, Chavalier de la legion d'Honneur, ex-Inspecteur général de la Compagnie de Mozambique.
Lisbonne, 1899, in-12, 201 pp, 2 cartes repliées hors texte, broché, bon état
Au début du XXe siècle, le gouvernement portugais décida de confier l'exploitation de la majeure partie du Mozambique, pour une durée de cinquante ans, à trois entreprises privées auxquelles furent accordés les pouvoirs de l'État sur un territoire donné ainsi que le monopole de son exploitation, en échange d'une redevance versée au Portugal. Ces trois sociétés étaient : la Compagnie du Mozambique, la Compagnie de Zambezia et la Compagnie de Niassa, contrôlées et financées principalement par les Britanniques, qui mirent en place des lignes de chemin de fer vers leurs colonies voisines (l’Afrique du Sud et la Rhodésie). Bien que l'esclavage ait été légalement aboli au Mozambique, à la fin du XIXe siècle, les compagnies à charte ont mis en place une politique de travail forcé et ont fourni une main-d'œuvre africaine bon marché – souvent contrainte – aux mines et aux plantations des colonies britanniques voisines et de l'Afrique du Sud. Les sociétés concessionnaires ont construit des routes et des ports pour acheminer leurs marchandises vers les marchés, notamment une ligne de chemin de fer reliant l'actuel Zimbabwe au port mozambicain de Beira. Le bilan de ces sociétés s'est toutefois révélé décevant. Les politiques mises en place, qui visaient l'enrichissement des colons portugais et européens de la métropole, ont eu tendance à négliger le développement des infrastructures sociales (cliniques, écoles) et des équipements du pays. — La Compagnie du Mozambique (en portugais : Companhia de Moçambique) était une compagnie royale opérant au Mozambique portugais qui détenait la concession des terres de la colonie portugaise correspondant aux provinces actuelles de Manica et de Sofala, dans le centre du Mozambique (135.000 km²). Son capital était principalement français, mais comprenait également des capitaux portugais, britanniques et sud-africains. La société a été fondée le 11 février 1891 avec un capital social d'environ 5 millions de dollars. La concession fut accordée pour une durée de 50 ans, période durant laquelle la société pouvait non seulement exploiter les ressources et la main-d’œuvre disponible (en partie grâce au système de travail forcé dit « chibalo »), mais aussi octroyer des sous-concessions. La société se vit accorder le droit exclusif de percevoir des impôts, tout en bénéficiant elle-même d’une exonération fiscale de 25 ans. En contrepartie, l’État portugais percevrait 7,5 % des bénéfices de la société et 10 % des actions vendues. La société était également tenue d’accueillir 1.000 familles portugaises et d’assurer l’éducation et l’administration publique sur son territoire. Dans la pratique, la société n’a fait qu’un usage partiel des prérogatives qui lui avaient été accordées ; mais cela était contrebalancé par le fait qu’elle ne remplissait elle-même que très peu de ses obligations. Ne disposant que de capitaux limités, la société n'a guère contribué au développement de la région, tirant l'essentiel de ses revenus de ses droits de perception d'impôts et de son pouvoir de recourir à une main-d'œuvre réquisitionnée sur ses plantations et de la louer à des domaines voisins. La résistance au régime de travail forcé fut l'une des principales causes des rébellions contre la compagnie qui eurent lieu en 1902 et 1917. Bien que la compagnie fût tenue, en vertu de sa charte, de fournir des forces pour maintenir l'ordre public, elle se révéla incapable de faire face à ces crises, et à ces deux occasions, le Portugal dut mener des interventions coûteuses. La Compagnie du Mozambique avait son siège à Beira, où elle contrôlait l'administration publique et les bureaux de poste. La société a également fondé une banque privée, la Banco da Beira, qui émettait des billets libellés en livres. En raison de ses mauvais résultats et de la réorientation, sous le régime de Salazar, vers un contrôle portugais de l’économie au détriment du contrôle international, la concession de la société n’a pas été renouvelée à son expiration en 1942. Le gouverneur de Manica et de Sofala a déclaré : « Ils n’ont rien fait pour développer les richesses potentielles de toute cette région, préférant la piller et s'aliéner les autochtones. » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de M. le Baron de Besenval, Lieutenant-Général des Armées du roi, sous Louis XV et Louis XVI, Grand'Croix de l'ordre de Saint-Louis, Gouverneur de Haguenau, Commandant des Provinces de l'Intérieur, Lieutenant-Colonel du Régiment des Gardes-Suisses, etc. Imprimés sur son Manuscrit Original, Et publiés par son Exécuteur Testamentaire. Contenant beaucoup de Particularités et d'Anecdotes sur la Cour, sur les Ministres et les Règnes de Louis XV et Louis XVI, et sur les Événemens du temps. Précédés d'une Notice sur la vie de l'auteur.
A Paris, Chez F. Buisson, 1805 - An treizième-1806, 4 vol. in-8°, iv-xvi-374, 376, 439 et xvi-414 pp, Illustré d’un portrait gravé de l’auteur en frontispice du tome I, reliures demi-veau naturel, dos lisses ornés de fleurons et filets dorés, pièces de titre et de tomaison basane carmin, tranches citron (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire élégamment relié à l'époque, l'intérieur est d'une grande fraîcheur et exempt de rousseurs
Le tome 4, paru en 1806, manque souvent. Il est constitué de Mélanges littéraires, historiques et politiques, suivis de quelques poésies. Publiés par le vicomte de Ségur, les Mémoires furent désavoués par la famille de Besenval. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
État de la France en 1789.
P., Perrotin, 1861, in-4°, ii-535 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs, titres dorés, 1er plat de couv. conservé, bon état. Édition originale. Intérieur d'une grande fraîcheur et exempt de rousseurs (Einaudi, 592 pour la 2e édition).
Précieux ouvrage qui est un véritable inventaire statistique de la France en 1789. — "Le but de l'auteur, dans ce consciencieux travail, a été de dresser l'inventaire exact de l'ancien régime et de l'ancienne monarchie en faisant connaître quel était, à la veille de 1789, l'état général des terres et des personnes, la situation de l'agriculture et du commerce, des armées, de la marine et des colonies, l'organisation de la justice, de la police, de l'instruction publique, des finances, etc., etc., et tout le détail de la machine administrative et politique: gouvernement, généralités et intendances, assemblées provinciales, conseil du roi, ministères, maison du roi, cour et noblesse, ordre du clergé, tiers état, villes et villages, etc., etc. Grâce à de sagaces et patientes recherches, Paul Boiteau a composé ce livre qui a été cité partout comme une autorité." (La Cultura, rivista di scienze, lettere ed arti, 1889) — "Le livre de M. P. Boiteau, État de la France en 1789, paru en 1861 est vite devenu un livre classique et faisant autorité. On a pu y corriger quelques erreurs de détail ; les travaux qui l'ont suivi l'ont confirmé sur presque tous les points." (Revue Historique, 1889) — Table : Territoire, population, vie moyenne • État général des terres et des personnes • Division administrative, Gouvernements, Généralités et Intendances • Pays d'États et Assemblées provinciales • Gouvernement central, Conseils du roi et Ministères • Maison du roi, Cour et Noblesse • L'ordre du clergé • Les non-catholiques • Tiers État, villes et villages • L'armée de Terre • Milices provinciales et Gardes bourgeoises • Armée de Mer • Colonies et navigation • Administration de la Justice • Administration des Finances • Institutions diverses de Finances et de Police • Instruction publique, lettres, sciences et arts • Agriculture et récoltes • Travail industriel et transactions commerciales • La France future. (Einaudi, 592 pour la 2e édition). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vies interdites.
Casterman, 1968, in-8°, 266 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant
"Cet ouvrage entièrement basé sur des faits authentiques dresse un panorama multiforme de destinées tragiques, parfois cocasses, toujours émouvantes, sous l’occupation allemande. Identités d'emprunt, cachettes de toutes sortes, déguisements, asiles, cavernes, égouts, vagabondages à travers toute l'Europe, substitutions de nationalité. Michel Borwicz retrace l'histoire mouvementée d’hommes, de femmes, d'enfants qui réussirent à échapper aux polices hitlériennes. Chacun de ces récits dépasse l'imagination la plus débridée..." (L'Editeur) — "Les phénomènes qui s'offrent à une analyse fouillée et dont une synthèse permet de brosser les lois et tendances tentent au premier chef les historiens. Cependant, toutes les réalités ne se laissent pas enfermer dans ces schémas classiques. Ainsi en va-t-il de ces Vies Interdites, aspect caractéristique de la condition juive pendant la seconde guerre mondiale dont ne peut rendre compte que l'accumulation d'exemples, tant les circonstances, les solutions intervenues, sont spécifiques de chaque cas. Dans une Europe occupée, dont le maître avait décidé la disparition totale de tout un peuple, des Juifs, à titre individuel, ont décidé de vivre malgré tout cette vie qui leur était refusée. La condition en était de s'effacer soi-même, de disparaître physiquement ou comme Juif, de vivre caché ou sous une autre identité. On comprendra dès lors que chaque cas fut particulier et que retracer ces épopées constitue une gageure à la limite fort fragile de l'anecdote insignifiante et de la chronique historique. Évadé d'un camp de concentration, commandant de partisans en Pologne, membre après guerre de plusieurs organismes chargés d'étudier la guerre dans ce pays, puis, fixé à Paris, et poursuivant ses recherches dans plusieurs pays d'Europe, aux États-Unis et en Israël, Michel Borwicz était bien armé pour tenter l'expérience. Résultat du dépouillement de multiples documents (procès-verbaux de dépositions, mémoires, carnets personnels), de confrontations de témoins, son ouvrage, volontairement sobre et dépouillé, a pu éviter les pièges du genre : grandiloquence mélodramatique, psychologisme, détails insignifiants... Le livre se révèle un véritable manuel du déguisement, de la cache, du faux papier, du culot mais avant tout de la solidarité. Car au départ de toute fausse situation, il y a la complicité d'une ou plusieurs personnes à l'abri du danger et qui s'y exposent volontairement. Le nombre de cas évoqués souligne l'ampleur du phénomène. Il témoigne également de ce qui ne sera jamais connu car bien des tentatives ont dû échouer, acteurs et témoins emportés par la répression. Si l'on s'interroge sur le bien fondé d'une recherche qui par essence vise à l'accidentel, au fortuit, il reste qu'il faut bien rendre compte d'une manière ou d'une autre, de pareils événements. L'ouvrage de Borwicz, ni trop long ni trop court, apporte, solidement étayés, les témoignages nécessaires et suffisants pour la connaissance du phénomène." (José Gotovitch, Revue belge de philologie et d'histoire, 1971) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Degas et son monde.
Presses de la Cité, 1972, in-8°, 236 pp, 16 pl. de photos hors texte (cahier broché à l'envers), biblio, index des noms cités, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Une biographie du moins connu des impressionnistes, très différent des autres tant par sa culture que par son appartenance à la haute bourgeoisie, d'avant-garde et révolutionnaire en art, conservateur en politique, replacé dans l'atmosphère de son époque et dans son milieu social. Edmond de Goncourt, Heredia, Maupassant, Valéry, Daniel Halévy furent ses amis et l'admirèrent. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.