Les Chemins de fer de l'Est et la guerre de 1914-1918.
Berger-Levrault, 1924, gr. in-8°, viii-612 pp, 12 photos, 37 cartes, croquis et graphiques (la plupart repliés) hors texte, broché, bon état. Rare
"L'auteur, qui est inspecteur à la Compagnie des Chemins de fer de l'Est, entreprend de montrer dans tous ses détails la vie d'un réseau au cours de la dernière guerre. Des études ont déjà paru sur le rôle des chemins de fer français de 1914 à 1918, mais comme l'écrit l'auteur, « il est opportun de dire en particulier l'histoire du réseau de l'Est qui, directement ou indirectement, s'est trouvé engagé dans toutes les opérations. et cette histoire commence bien avant la guerre pour finir bien après la paix ». Avant la guerre, nous voyons comment les chemins de fer de l'Est se sont pliés aux exigences des divers plans de concentration, comment les ingénieurs de la Compagnie ont poursuivi leurs études en liaison avec l'état-major de l'armée. L'auteur envisage successivement la mise à exécution du plan XVII : transports de couverture, de mobilisation, de concentration, la protection des voies ferrées, les évacuations de la zone frontière. On connaît l'importance acquise par les gares régulatrices. Or, rien ne nous révèle mieux cette importance que de voir fonctionner dans ses détails la régulatrice de Troyes pendant l'offensive de Champagne en 1915, celle de Troyes et de Saint-Dizier lors des affaires de Verdun, celle de Connantre pendant l'offensive de l'Aisne en 1917 et pendant toutes les opérations de 1918. L'auteur étudie successivement les opérations de guerre et leur répercussion sur les mouvements du réseau, les transports américains, l'organisation des trains de permissionnaires, l'exploitation simultanée du trafic militaire et du service commercial. D'autres questions complètent cet ouvrage : les travaux militaires entrepris sur le réseau, soit pour réparer les destructions, soit pour améliorer les lignes au cours des hostilités ; l'entretien du matériel soumis à une usure considérable, l'approvisionnement en combustible. Il serait désirable qu'un travail de même nature nous soit donné sur le réseau du Nord. En attendant, l'histoire du réseau de l'Est nous fournit maints enseignements que l'auteur a fort bien mis en évidence et dont il importe de tirer profit." (Revue militaire française, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Œuvres complètes. Texte établi et annoté par Y.-G. Le Dantec. Edition révisée, complétée et présentée par Claude Pichois.
Gallimard 1961, fort in-12 xxx-1877 pp, chronologie, biblio, index, tables des titres et des incipit, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Bibliothèque de la Pléiade)
Les Fleurs du Mal - Le Spleen de Paris - Les Paradis artificiels - Essais et nouvelles - Théâtre - Critique littéraire - Critique artistique - Richard Wagner - Journaux intimes - Pauvre Belgique - Amoenitates Belgicae - Traductions de l'anglais. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Œuvres en prose, traduites par Charles Baudelaire. Texte établi et annoté par Y.-G. Le Dantec.
Gallimard, 1979, fort in-12, xiii-1165 pp, notices de Baudelaire, biblio, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, rhodoïd, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade)
Ce volume contient : Dédicace à Maria Clemm par Charles Baudelaire ; Histoires extraordinaires ; Nouvelles Histoires extraordinaires ; Aventures d'Arthur Gordon Pym ; Euréka ; Histoires grotesques et sérieuses. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Œuvres intimes. Texte, notes, index des noms cités, biographie de Stendhal et bibliographie établis par Henri Martineau.
Gallimard, 1955, fort in-12, 1775 pp, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, jaquette illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Volume épuisé
Contient : Vie de Henry Brulard ; Journal ; Souvenirs d'égotisme ; Essais d'autobiographie ; Earline ; Les Privilèges. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Œuvres romanesques et théâtrales complètes. Tome I. Edition établie, présentée et annotée par Jacques Petit.
Gallimard, 1978, fort in-12, cxiii-1415 pp, chronologie, notices, notes et variantes, 4 cartes, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Tome 1 seul (sur 4)
Ce volume contient : L'Enfant chargé de chaînes ; La Robe prétexte ; La Chair et le sang ; Préséances ; Le Visiteur nocturne ; Le Baiser au lépreux ; Le Fleuve de feu ; Génitrix ; Le Mal ; Le Désert de l'amour ; Un Homme de lettres ; Coups de couteau. Appendices : Va-t'en ; Les Nuits de Paris ; Les Beaux esprits de ce temps ; Le Retour en Gascogne ; La Paroisse morte ; Dialogue d'un soir d'hiver ; Préfaces des Oeuvres complètes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal, 1889-1939.
Gallimard, 1949, fort in-12, 1371 pp, index, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, un mors fendu, petit manque au dos, état moyen (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Volume épuisé
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Historiettes. Texte intégral établi et annoté par Antoine Adam.
Gallimard, 1960-1961, 2 forts vol. in-12, xxix-1374 et 1725 pp, index des noms, reliures plein cuir souple de l'éditeur, dos lisses ornés de filets dorés, jaquettes illustrées, rhodoïds, étuis carton, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade)
Les Historiettes de Tallemant des Réaux ne sont pas simplement un recueil d'anecdotes curieuses. Elles sont le plus extraordinaire témoignage, le plus vivant et le plus vrai, sur toute une époque de notre histoire. Pour la première fois, elles sont publiées intégralement, sur le manuscrit autographe conservé à Chantilly. Un index de plusieurs milliers de noms permet de trouver sans peine l'information précise que le lecteur souhaite se procurer. Lire Tallemant des Réaux (1619-1692), c’est s’offrir du plaisir. Les Historiettes, recueil d’anecdotes et portraits, présentent avec une méchanceté délicieuse l’envers du décor du grand siècle. Nul n’y est épargné ; mais ce n’est pas à dire que Tallemant se contente de caricaturer : son propos a toujours un fonds de vérité et d’exactitude. Ses Historiettes constituent un remède salutaire contre la mythologisation du règne de Louis XIV. Descendus de leur Olympe, les dieux après tout ne diffèrent point du commun des mortels. — "Mon dessein est d'écrire tout ce que j'ai appris et ce que j'apprendrai d'agréable et digne d'être remarqué, et je prétends dire le bien et le mal sans dissimuler la vérité" écrit Tallemant des Réaux (1619-1692) au début des Historiettes, qu'il appelle de petits Mémoires. Il a rempli son programme. — "Si l'on met à part les exagérations provoquées par la malignité et l'amour de la médisance, cette œuvre, tout impersonnelle, que l'auteur n'a rédigée ni dans un but de justification ni pour se faire valoir, dans laquelle il ne parle pas de lui même, est unique au XVIIe siècle : ces "mémoires des autres" ont pour l'étude des mœurs et des idées une importance capitale " (Bourgeois et André II, 793). — Le tome I contient : Henry Quatriesme • Malherbe • Le Cardinal de Richelieu • Louis Treiziesme • Boisrobert • La Marquise de Rambouillet • Mesdames de Rohan. — Le tome II contient : Le Président Le Cogneux et son filz • Balzac • Madame de Maintenon et sa belle-fille • Ménage • Madame de Gondran • L'Abbé Tallemant. • Contes, naifvetez, bons mots • Les Amours de l'autheur • Mademoiselle des Jardins, l'Abbé d'Aubignac et Pierre Corneille. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Quand Paris était à la campagne. Origines rurales et urbaines des vingt arrondissements.
Picard, 1985, in-8° carré (21 x 21), 255 pp, 40 gravures, 16 plans, biblio, index topographique, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Michel Roblin a consacré d'innombrables travaux à l'histoire du paysage et de l'environnement, principalement dans la région parisienne et dans le « terroir » de l'Oise. Avec originalité et maîtrise, il cultive la pluridisciplinarité et aime à mettre concurremment en œuvre l'archéologie et l'histoire stricto sensu, la toponymie et la géographie, procédant ainsi à de réelles études d'écologie historique. Il publie aujourd'hui une étude de l'environnement rural et urbain des vingt arrondissements de Paris et examine, en particulier, l'intégration progressive des structures rurales à la ville en expansion. Il a retenu un plan similaire pour chacun des arrondissements et, dans chaque chapitre, il précise les origines, les lieux-dits, les bâtiments les plus remarquables, les activités majeures, les traits les plus intéressants de leur histoire, etc. Cette option lui permet de ne pas trop s'attarder sur les six premiers arrondissements, dont l'histoire est relativement bien connue (notamment grâce à ses propres travaux) et d'accorder aux huit derniers arrondissements, peu étudiés voire souvent totalement négligés, une attention supplémentaire. L'exposé est clair. Le texte principal est accompagné de notes plus descriptives et analytiques. Les illustrations, relativement peu nombreuses, sont très judicieusement sélectionnées." (Alain Dierkens, Revue belge de philologie et d'histoire, 1989) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bonaparte, président de la République italienne. La domination française dans l'Italie du Nord (1796-1805). Tome II.
Perrin, 1914, in-8°, 529 pp, index, reliure demi-basane fauve à coins, dos à 5 nerfs pointillés soulignés de doubles filets dorés, pièces de titres et de tomaison basane rouge, couv. conservées, signet, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française)
Tome II seul (sur 2). — "Cette œuvre importante est une histoire de la République italienne depuis la consulte de Lyon, qui lui a donné son nom et sa constitution (janvier 1802), jusqu'à sa transformation en royaume d'Italie (mai 1805). (...) Dans son second volume, M. Pingaud nous montre le fonctionnement du régime de 1802 à 1804. Le corps législatif, médiocrement composé, arrive malgré tout à certains résultats utiles. Pour maintenir l'ordre public, compromis par une recrudescence du brigandage, il faut instituer des tribunaux militaires spéciaux, puis organiser une gendarmerie nationale. Les troubles de Bologne, aggravés par les passions locales, violemment particularistes, sont d'ailleurs les seuls qui puissent inquiéter le pouvoir. Le rétablissement de l'ordre matériel ne calme point l'agitation morale, qui se prolonge longtemps encore. Les rapports avec l'armée d'occupation sont pour le vice-président une cause incessante d'embarras et de difficultés ; les chefs de cette armée sont d'autant plus disposés à traiter avec dédain le gouvernement de Milan que le ministre de la Guerre envoie directement des ordres aux préfets italiens. Mais c'est surtout l'ambition de Murat, son appétit de popularité qui font du général français le rival et bientôt l'ennemi du vice-président ; il faut l'intervention personnelle de Bonaparte pour obliger les deux rivaux à une réconciliation au moins apparente. Les difficultés de toutes sortes auxquelles se heurte la bonne volonté de Melzi font mieux ressortir l'importance des résultats obtenus et des réformes durables qu'il avait à réaliser. L'une des tâches les plus ardues du régime nouveau c'est la formation d'une armée italienne : une école militaire est créée, une loi établit le système de la conscription. Mais il ne suffit pas de légiférer pour obtenir du jour au lendemain l'enrôlement des conscrits. Il faut de lents et patients efforts... Les longues recherches entreprises par l'auteur dans les archives d'Italie, de Paris et de Vienne, les documents inédits qu'il a recueillis, le talent d'exposition qui le distingue donnent à son livre une rare valeur et un intérêt de premier ordre. Entre autres faits nouveaux, le lecteur pourra y recueillir un détail piquant sur les rapports de Chateaubriand et de Bonaparte, une déconvenue de l'illustre écrivain, qui, sans doute, ne fut pas étrangère à l'évolution de ses sentiments..." (Jules Gay, Revue Historique, 1918) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Ogre. Quand Napoléon faisait trembler l'Europe.
Olivier Orban, 1986, in-8°, 403 pp, édition revue et corrigée, une carte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, pt accroc au 1er plat, tranche lég. salie, bon état
Le personnage de Napoléon fascine toujours. Les carillons d'Austerlitz ont réussi à faire oublier le tocsin de Waterloo et les millions de morts sacrifiés à une volonté de puissance hallucinante ! Mais Napoléon a trop souvent été vu par le petit bout de la lorgnette française. Michel de Grèce tente le pari inverse : Napoléon vu par l'Europe. Pour 57 millions d'Européens, le petit caporal corse n'était qu'un ogre. Insatiable, cruel, infernal, un empêcheur de vivre heureux. Ce livre est l'histoire de la révolte des peuples contre le "grand crocodile". Napoléon n'a pas été écrasé à Waterloo, il a été vaincu par le sursaut nationaliste des Espagnols, des Russes, des Allemands, des Tyroliens qui ne voulaient plus vivre sous sa botte. Devant la faillite des gouvernements installés, les montagnards du Tyrol, les moujiks des immenses plaines russes, les "garrochistas" d'Andalousie ont pris la relève... Les documents existaient, accablants pour l'Empereur et pour ses rivaux couronnés, que l'Histoire officielle a trop souvent escamotés. L'auteur les a réunis en une synthèse magistrale qui peut irriter mais qui étonnera et séduira. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Politique et politiciens d'après-guerre.
La Renaissance du Livre, 1923, in-12, 410 pp, broché, papier jauni, état correct (Documents et témoignages contemporains)
La vie politique en France de l'armistice de 1918 à 1923. — "On a tu avec passion les deux volumes de notre confrère L. Marcellin, publiés sous le titre Politiques et politiciens pendant la guerre. A cette chronique vivante et cinglante d'événements qu'il était aux premières loges pour observer, M. Marcellin donne une suite intitulée Politique et politiciens d'après-guerre. Si l'on veut voir clair dans ce qui s'est passé dans le domaine de la politique intérieure, depuis le lendemain de l'armistice jusques et y compris les premiers mois de l'année 1923, rien n'est plus utile que de lire cet ouvrage. Vis-à-vis de la Chambre du Bloc national, l'auteur traduit le sentiment que nous croyons être le plus répandu : un hommage pour le bien qu'elle a pu faire, un regret de ses erreurs, dont la principale a été que, élue pour faire une politique libérale, elle a toléré des ministres qui combattent cette politique..." (La Croix, 28 oct. 1923) — "Ce livre doit retenir d’autant plus l’attention, qu’il est composé de pages écrites au jour par un journaliste au style incisif, qui sait observer et noter. L'auteur est un témoin qui a son franc parler et juge avec une juste sévérité ce qu’à l’éloignement, on est trop tenté de prendre pour des peccadilles, Ces pages sont d’un bon patriote, et qui ne mâche pas ses mots ; tant pis pour ceux qu’il crosse, ils ne l’ont pas tous volé !" (La Chronique médicale, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Art mosan. Recueil de travaux publié par Pierre Francastel.
Armand Colin, 1953, in-8°, 220 pp, préface de Lucien Febvre, 94 illustrations sur 32 planches hors texte, une carte des relations lointaines des pays mosans entre le VIIIe et le XIe siècle dépliante hors texte, broché, bon état (Bibliothèque générale de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, VIe Section)
23 études érudites. - "... A la fin de son avertissement au lecteur, notre collaborateur et ami Pierre Francastel, qui a joué un rôle décisif dans ces journées d'études, nous dit qu'elles ont traité d'un problème entre tous passionnant : celui des centres de culture, de leur formation et de leurs voies de liaison. C'est pour cela que le volume s'ouvre par un mémoire de toute première importance, intitulé : La Route de la Meuse et les relations lointaines des pays mosans entre le VIIIe et le XIe siècle. Maurice Lombard a écrit là une page magnifique sur le rôle de la route créatrice de vie économique, commerciale, guerrière, religieuse, et par quoi circulent, – en même temps que les hommes, les marchandises et les monnaies – des idées, des techniques, des formations architectoniques et des répertoires décoratifs. Ici, fait frappant : l'art mosan révèle une autonomie et marque une avance nette et incontestable sur les œuvres que nous montrent les régions de la Moselle et du Rhône, limitrophes du pays mosan et qui, d'une manière générale, forment cependant avec lui ce qu'on pourrait appeler le complexe historique, économique et artistique lotharingien. (...) La période qui correspond à la formation, aux premières réussites de l'art mosan et aux débuts de son expansion – disons, la période qui s'étend du VIIe au XIe siècle – représente pour l'Occident un moment capital. C'est l'éveil, ou le réveil, des activités économiques et urbaines, signe d'un renouveau de la civilisation matérielle et de la civilisation tout court. Il s'accompagne d'une profonde transformation dans la structure des échanges. (...) On n'attend pas de moi que j'analyse toutes les communications faites par des érudits de divers pays – en tête naturellement par nos amis belges, associant leur effort à celui de Français comme Ëlie Lambert, André Grabar, Louis Réau, Mme Gauthier de Limoges, etc. Il faut remercier le Centre National de la Recherche Scientifique d'avoir facilité la publication de ces travaux solides, sérieux et vivants." (Lucien Febvre, Annales, 1954) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Renaissance et Réforme. Histoire de France au XVIe siècle.
Laffont, 1982, fort in-8°, 816 pp, préface de Claude Mettra, chronologie de Véronique Bedin, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
Cette histoire du XVIe siècle tient une place capitale dans l'œuvre de Michelet. Pendant dix ans, il s'est enseveli dans l'histoire de la Révolution, il en a, en son cœur et en sa chair, partagé intimement les fièvres, les angoisses, et les illusions. Il en est sorti dans un état de grand épuisement intérieur. C'est à travers la Renaissance qu'il va s'efforcer de renaître à lui-même, d'opérer sa propre résurrection. "Un homme est son propre Prométhée", dira-t-il en 1867 en dressant l'inventaire de toute son œuvre, et nulle époque ne répond mieux pour lui à cette vocation prométhéenne de l'humanité. Car, au cœur du XVIe siècle, il retrouve cette passion d'être, cette ardeur de vivre que la civilisation moderne lui semblait avoir profondément érodées. La figure centrale de cette fresque, c'est Rabelais, celui qui s'aventure dans les chemins de la connaissance comme le fit aux temps mythiques l'enchanteur Merlin : en riant. Et ce qu'il nous murmure ici, à travers Michel-Ange, Dürer ou Luther, c'est que la seule voie ouverte à notre désir est celle de la joie. Le XVIe siècle est une expérience du bonheur : somptueuse et dérisoire, tragique et absurde comme toutes les entreprises humaines, elle est cependant la seule expérience que les dieux nous jalousent, la seule qui nous ouvre à notre condition vraiment divine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris ingénu.
P., Charpentier, 1882, in-12, 318 pp, mention de 2ème mille sur la page de titre (mais pas sur la couverture), broché, qqs rares rousseurs, bon état
"Tout est vrai dans ces croquis ..." — On joint un article de Ginette Guitard-Auviste sur l'auteur (1843-1896) : "Qui connait encore Paul Arène, "petit-neveu de Virgile" selon Barrès, admiré par Mistral, Anatole France et Maurras ?" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Grandeurs de l'an mille.
Bartillat, 1999, in-8°, 367 pp, 16 pl. d'illustrations en noir et en couleurs hors texte, 4 cartes, 8 tableaux généalogiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis l'époque romantique, on évoque les terreurs de l'an mille. Ce livre cherche au contraire à montrer que la fin du Xe siècle et le début du suivant correspondent à une période de stabilité et de prospérité. En relisant les textes de l'époque, on se rend compte que l'activité économique est florissante, les routes terrestres et maritimes fréquentées par les marchands, les pèlerins et les lettrés. L'essor artisitique est également admirable. En l'an mille, deux hommes éminents dirigent l'Europe : un jeune empereur Otton III et un pape, le plus grand savant de son temps, Gerbert-Sylvestre II. Empereur et pape s'entendent, fait exceptionnel au Moyen Age, pour faire de Rome leur capitale. Il faut définitivement écarter les "terreurs de l'an mille" pour laisser place à ses grandeurs. Cet essai tord le cou à pas mal de préjugés. — On joint 3 coupures de presse de l'époque élogieuses sur le livre (Le Monde, Le Figaro (par Pierre Chaunu) et Libération) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le servage au Pays de Vaud (XIIIe-XVIe siècle). (Thèse).
Lausanne, 1973, in-8°, 409 pp, pièces annexes, index, broché, bon état (Bibliothèque historique vaudoise, 47)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
1939, année cruciale.
Éditions de La Concorde, 1939, in-12, 220 pp, broché, couv. lég. salie, bon état
Par Ludovic-Oscar Frossard (1889-1946). « Socialiste indépendant » en 1936, plusieurs fois ministre, dont en 1938 ministre d'État, chargé des services de la Présidence du Conseil, du 4e cabinet Chautemps, puis ministre de l’Information du 2e cabinet Blum (mars-avril 1938) et enfin ministre des Travaux publics du 3e cabinet Daladier (avril-août 1938). Il démissionne alors pour protester contre le « virage à droite » du gouvernement sur les quarante heures ; il était l'un des critiques les plus acerbes du gouvernement de Daladier. Guy Rossi-Landi (La drôle de guerre, la vie politique en France, 2 septembre 1939-10 mai 1940, 1971), indique que Frossard avait de fortes ambitions ministérielles et était en partie responsable des rumeurs de remaniements contre le gouvernement de Daladier. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Général Philippe de Ségur, sa vie et son temps.
P., Didier et Cie, 1875, in-12, viii-366 pp, reliure demi-basane verte, dos à 5 nerfs, titre doré, couv. conservées, bon état
Biographie du comte Philippe Paul de Ségur (1780-1873), général de la Révolution et de l’Empire, Aide de Camp de Napoléon, pair de France et académicien. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L. H. Nicolay (1737-1820) and his contemporaries : Diderot, Rousseau, Voltaire, Gluck, Metastasio, Galiani, d'Escherny, Gessner, Bodmer, Lavater, Wieland, Frederick II, Falconet, W. Robertson, Paul I, Cagliostro, Gellert, Winckelmann, Poinsinet, Llyod, Sanchez, Masson, and others.
The Hague, Martinus Nijhoff, 1965, in-8°, viii-207 pp, biblio, index, reliure toile verte éditeur, jaquette, bon état (Coll. Archives internationales d'Histoire des Idées / International Archives of the History of Ideas 9)
La première partie du volume est une biographie de Nicolay (en anglais), suivie de la première édition de ses Mémoires (en allemand). Ludwig Henrich Nicolay (1737-1820) sera engagé en 1766 par le comte K. Razumovskij comme tuteur et compagnon de voyage de son fils aîné Aleksej ; en 1769, il sera appelé à Pétersbourg pour être un des tuteurs du grand-duc Paul, dont il deviendra en 1773 le secrétaire privé ; en 1798 enfin, il devait être nommé président de l’Académie impériale des sciences. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La mort dans l'antiquité romaine.
Ouest-France, 1986, in-8°, 222 pp, nombreuses illustrations, une carte, glossaire, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La mort a toujours préoccupé l'homme. Dans la Rome antique, les religions n'imposent pas de dogme concernant l'au-delà. Les croyances relatives au sort de l'homme après la mort sont incertaines : anéantissement total, engourdissement dans l'inconscience, accès à une vie nouvelle. Mais le grand départ est toujours célébré par des rites et des cérémonies qui rassurent ceux qui restent. Le souvenir du défunt se perpétue grâce aux monuments qui bordent les routes ; même dans les classes les plus modestes, on cherche à préserver les morts de l'anonymat. Ce sont principalement les textes littéraires et les documents de l'art funéraire qui nous renseignent sur ce que l'antiquité romaine pensait de la mort. Des fouilles récentes, qui ont mis au jour, dans les diverses régions occupées par les Romains, de nombreuses tombes et parfois des nécropoles entières, ont renouvelé nos connaissances ; des monographies ont fait le point de ces découvertes. Le présent ouvrage veut mettre à la portée d'un large public les résultats de ces recherches en quatre chapitres abondamment illustrés, qui traitent des rites, des monuments, de l'au-delà et du symbolisme funéraire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les trois derniers chagrins du général de Gaulle.
Grasset, 1980, gr. in-8°, 487 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Ceci est un récit d'aventures : jusqu'en son grand âge le Général n'a pas reculé devant le qu'en-dira-t-on du rocambolesque, disparaissant dans un sous-marin pour saluer au fond des mers les disparus du Minerve, passant huit jours de tempête sur l'Atlantique pour contourner des arguties protocolaires ou infligeant à sa digne épouse un rodéo d'hélicoptère en rase-mottes pour échapper à son propre gouvernement. Aventures ? Elles ont été aussi celles des Français. L'Histoire avait créé entre eux et de Gaulle des liens affectifs d'une nature différente ; la façon de voter pour ou contre lui n'a rien eu à voir avec ce fait humain. De Gaulle s'était vu "vieil homme jamais las de guetter la lueur de l'espérance". Il la guette au Québec où elle se fait éblouissante, il la guette en Mai 68 où un vent de frayeur la souffle, il essaie trop tard de la ranimer en un ultime référendum qui enveloppait (c'est un des étonnements du livre) un projet révolutionnaire global. Fatal avec un personnage aussi dru : les passions avaient étouffé sa réalité sous leurs préjugés. Décapée par Anne et Pierre Rouanet revoici la réalité et elle redevient passionnante, passionnée. Les auteurs ont remis leurs pas dans chaque pas du vieux général. A leur suite, à sa suite, le lecteur fait à chaque pas une redécouverte, tantôt grandiose, ou attendrissante, ou déconcertante. Un exemple, élémentaire : la présence muette de Mme de Gaulle dans les épisodes les plus mouvementés. "On l'oubliait toujours", avouent les témoins. On va redécouvrir ici l'impossibilité de restituer la vie et la vérité du général de Gaulle sans replacer sa femme à ses côtés. — "Ces trois derniers chagrins sont les événements qui ont marqué la fin de la présidence du général de Gaulle, de 1967 à 1969. Il s'agit de sa prise de position en faveur du Québec libre, de mai 1968 et des péripéties liées au référendum d'avril 1969, dont l'échec devait entraîner le départ du Général. C'était une bonne idée d'essayer de reconstituer l'enchaînement des événements qui ont marqué cette période cruciale de l'histoire de la Cinquième République. Se plaçant exclusivement du point de vue du général de Gaulle, et c'est sans doute ce qu'on peut leur reprocher, les auteurs n'en jettent pas moins un éclairage intéressant sur des épisodes inconnus ou déjà oubliés. Ils montrent l'ampleur du désaccord qui se manifeste dès 1967 entre de Gaulle et Pompidou et qui s'accentuera au moment des événements de Mai. Ils décrivent aussi avec de nombreux détails inédits la genèse de la spectaculaire décision du Général de refuser de dévaluer le franc en novembre 68, après une intervention de Raymond Barre en faveur de ce refus. Il faut bien convenir, cependant, que ce livre ne justifie pas l'étonnante polémique qui a éclaté au moment de sa parution. Les faits qu'il rapporte étaient déjà connus dans leurs grandes lignes depuis longtemps. De nombreux journalistes et mémorialistes ont déjà glosé sur la tension qui a marqué les rapports entre de Gaulle et Pompidou et qui a eu des conséquences politiques non négligeables. Il est vrai que cet ouvrage, écrit pour le grand public, a plus d'impact que les études passionnantes mais austères de l'Institut Charles de Gaulle." (Antoine de Tarlé, revue Études, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
A la conquête des mers. La navigation des Anciens et les connaissances géographiques depuis la plus haute Antiquité jusqu'à Christophe Colomb.
P., Nouvelles Editions Excelsior, 1938, gr. in-8°, 328 pp, 11 illustrations dans le texte et hors texte, 6 cartes, 2 plans, chronologie des voyages de Christophe Colomb in fine, biblio, broché, couv. lég. salie, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Chute de l'ancienne France. Les débuts de la Révolution.
Victor Retaux et fils, 1893, in-12, ix-528 pp, broché, bon état
"M. Sepet continue ses études sur la Chute de l 'ancienne France. Le second volume : les Débuts de la Révolution, bien qu'il parle d'événements déjà souvent racontés, sera lu avec intérêt, non seulement parce que l'auteur a un réel talent de narrateur, mais aussi parce qu'il a traité certains points d'une manière neuve et personnelle. C'est ainsi qu'il fait très bien ressortir la modération et la sagesse foncières des vues de Mirabeau sous ses attitudes de violence et de révolte ; il marque avec sagacité par quelle série de circonstances la réunion des ordres s'accomplit pour ainsi dire d'elle-même. Le chapitre le plus neuf est celui qui est intitulé : le 4 août. M. Sepet a très bien vu les relations étroites qui rattachent les résolutions votées dans cette nuit fameuse à la discussion sur la déclaration des droits de l'homme et aux mouvements populaires du mois de juillet. Il a également beaucoup mieux montré qu'on n'avait fait avant lui l'importance de la question des dîmes. La noblesse fut toute prête à abandonner les droits féodaux en supprimant les dîmes. Elle y gagnait en plus d'un cas. Le rôle de Sieyès dans cette grave question n'avait jamais été mis aussi bien en lumière, et M. Sepet lui a, avec raison, accordé d'autant plus d'importance que son rôle dans l'Assemblée ne faisait pas prévoir l'attitude conservatrice qu'il prit dans les discussions qui suivirent les décrets du 4 août. Les récits qu'a faits M. Sepet de la prise de la Bastille et des journées des 5 et 6 octobre méritent aussi d'être lus. Pour ces dernières journées, M. Sepet croit, non à un mouvement populaire spontané, mais à une conspiration savamment préparée et menée par des volontés consciemment criminelles. Il ne nous a pas tout à fait convaincus sur ce point." (G. Monod, Revue Historique, 1893) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Moyen Age.
Laffont, 1981, fort in-8°, 1098 pp, présentation de Claude Mettra, chronologie de Alain Ferrari, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
Ce volume contient les livres 1 à 18 de l'Histoire de France de Michelet. – Le Moyen Age s'inscrit entre deux espaces symboliques: celui de la forêt primitive et celui de la cathédrale. Dans le parcours qui va de l'une à l'autre, Michelet reconnaît le chemin qui mène de la naissance à l'accomplissement, de la vie de nature à la cité engendrant la culture. Au-delà de la cité médiévale commence l'agonie d'une civilisation ; dans ses ruines s'édifieront l'Etat moderne et la nouvelle structure du corps social. Devançant les perspectives de Freud sur les maladies de la civilisation, Michelet décrit la longue aventure médiévale comme la suite des périls auxquels l'âme est exposée, cette âme collective dont on mesure mieux la véritable dimension depuis que l'on a reconnu combien de peuples ont perdu la leur au hasard des conquêtes, des colonisations ou des assimilations abusives... En assumant cette histoire, Michelet la fonde à nouveau et c'est de l'histoire ainsi fondée que naîtra l'écrivain. La plongée dans les débuts de la France est pour Michelet un moyen de se délivrer de tout ce qui pèse sur lui, l'empêche d'accéder à sa source authentique : son éducation, les préjugés de son temps et ceux de sa classe, et surtout l'immense confusion des idées et des espérances qui se mêlent dans la France d'après la Révolution. Dès l'origine du projet, le mot qui sous-tend toute l'entreprise de Michelet est là: celui de résurrection. Car l'histoire est sans cesse à réinventer, dont le but est de faire des hommes "des maîtres des pierres vives". (Claude Mettra) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Verrières-le-Buisson. Son histoire, son église.
L'historique de Verrières, 1988, in-4°, 219 pp, 180 illustrations, photos et fac-similés, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état. Tiré à 1000 ex.
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Montfermeil. Le Vieux Pays.
Fêtes, Loisirs et Arts de Montfermeil, 1994, in-4°, 124 pp, 216 illustrations (cartes postales anciennes, photos, portraits...), reliure toilé verte de l'éditeur, une illustration du château contrecollée au 1er plat, bon état
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Œuvres. Fédéralisme, socialisme et antithéologisme. Lettres sur le patriotisme. Dieu et l'État.
P.-V. Stock, 1895, in-12, xl-326 pp, reliure demi-toile bleue, titres dorés au dos, qqs rares cachets de bibl. (“Cercle des étudiants protestants”). Sans les pages de titre et faux titre, papier jauni, état correct (Bibliothèque sociologique)
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Villemomble, la mémoire du passé.
Ville de Villemomble, 1988, in-4°, 167 pp, 84 illustrations, photos et fac-similés, 16 blasons, broché, couv. illustrée, bon état
Histoire d’un petit village, de châteaux admirables, de parcs magnifiques. Mille anecdotes qui mettent en scène des rois, des princes et tous les habitants illustres de ces demeures chargées d’histoire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Possédés. La possession démoniaque chez les Primitifs dans l'Antiquité, au Moyen Age et dans la civilisation moderne.
Payot, 1927, in-8°, 478 pp, traduit de l'allemand par René Sudre, broché, bon état (Bibliothèque Scientifique)
"Le Prof. Oesterreich a rassemblé dans cet ouvrage un nombre considérable de récits de possession. Récits recueillis à travers toutes les littératures, sous tous les climats, à toutes les époques, chez les médecins comme chez les historiens, dans les légendes comme dans les écrits des mystiques, chez les hystériques comme chez les saints. Ainsi montre-t-il pêle-mêle les esprits impurs dans l'Ancien et le Nouveau Testament, la Pythie de Delphes, les Sibylles, le culte de Dionysos, les Bacchantes d'Euripide, les cultes phrygiens, la doctrine de la possession de Platon, la possession dans les religions de l'Inde en Chine, chez les peuples primitifs de l'Asie, de l'Afrique et de l'Océanie et dans les demi-civilisations de l'Amérique ancienne, etc..., puis le diable du moyen âge, les exorcismes, les sorcières, les convulsionnaires, enfin le mouvement spirite, les prétendus phénomènes d'incarnation et de possession dans les hautes civilisations modernes. C'est un répertoire de récits recueillis à travers une littérature très dispersée et en partie difficilement accessible. Là est son utilité." (Revue des Sciences philosophiques et théologiques, 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Au Quai d'Orsay à la veille de la tourmente. Journal 1913-1914 (1er janvier 1913 - 28 juin 1914).
Plon, 1947, in-8°, 328 pp, index, broché, bon état
Descendant de la lignée d’empereurs de Byzance et Constantinople, Maurice Paléologue (1859-1944) entra au ministère des Affaires étrangères en 1880. Après avoir été secrétaire d’ambassade successivement à Tanger, à Pékin et à Rome, il fit un passage par le cabinet du ministre avant d’être nommé ministre plénipotentiaire en 1901 puis se vit confier entre 1907 et 1912 la légation de Sofia. En janvier 1914, il fut nommé ambassadeur à Saint-Pétersbourg. À ce poste, il devait jouer un rôle de premier plan dans les négociations liées au premier conflit mondial. Remplacé après la chute du régime tsariste, il occupa encore, avant de se retirer des affaires publiques, les fonctions de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères dans le cabinet Millerand. Ce diplomate de haut rang, aux talents de négociateur reconnus, possédait un réel don d’écrivain. — "Nommé en 1912 Directeur des affaires politiques du Quai d'Orsay, l'éminent académicien relate au jour le jour toute l'histoire des rapports internationaux et des réactions de l'opinion publique aux heures tendues de juin 1914. Collaborateur de Raymond Poincaré, Maurice Paléologue excelle à rendre vivant ce jeu dangereux d'antagonismes, d'orgueils et d'exaspération des puissances européennes." (L'éditeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plateau continental et droit international.
P., Éditions A. Pédone, 1955, gr. in-8°, 62 pp, broché, bon état
Le plateau continental est le lit de la mer et le sous-sol des régions sous-marines contiguës aux côtes, mais situées en dehors de la mer territoriale, jusqu'à une profondeur de 200 mètres. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Santa Barbara and around there. With illustrations by H. C. Ford.
Boston, Roberts Brothers, 1886, in-16, 191-(4) pp, 191 pages suivies de 3 pages non paginées “To the Pacific Coast.”, 26 illustrations de Henry Chapman Ford, la plupart à pleine page, reliure percaline moutarde à motifs floraux de l'éditeur (un peu défraîchie), coiffe sup. arasée, bon état. Édition originale
Très joli petit livre : un des tout premiers publiés sur cette ville balnéaire californienne. Roberts livre de charmantes descriptions de la ville et de ses environs, notamment Montecito, Goleta, Ojai, le col de Gaviota et bien d'autres encore. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gustave Courbet et la colonne Vendome. Plaidoyer pour un ami mort.
Paris, E. Dentu libraire-éditeur, 1883, in-12, (4)-87 pp, imprimé sur vergé, broché, mque le 2e plat de couverture, sinon bon état. Édition originale
Édition originale de cet ouvrage, ou l’auteur prend la défense de son ami Gustave Courbet, accusé d’avoir provoqué le décret de démolition de la colonne de la Place Vendôme, alors qu’il ne faisait pas encore partie de la Commune. Castagnary collabora au Monde illustré, au Siècle et au Nain jaune. Il organisa la presse républicaine en province lors du siège de Paris en 1870. Il fut directeur des Beaux-Arts (1887), membre du Conseil d’État (1879) et membre du Comité des monuments historiques. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aristide Briand.
Flammarion, 1932, in-12, 355 pp, broché, papier jauni, état correct
"Briand-la-paix" vu par un pacifiste militant. — Margueritte (1866-1942), fils de général et lui-même officier d’état-major, avait déjà assuré sa réputation comme écrivain avant 1914. Il n’appartenait à aucun parti, mais était de gauche et professait un pacifisme radical : après 1918, il a critiqué énergiquement et publiquement le traité de Versailles et en particulier l’article 231 qui imputait aux puissances centrales la responsabilité exclusive du déclenchement de la guerre en 1914. — "Dans son style exaltant qui a déjà souvent fait ses preuves, Victor Margueritte, l’infatigable et courageux pionnier de la pacification de l’Europe et de la réconciliation franco-allemande a écrit un livre sur Aristide Briand (Flammarion) qui est paru simultanément en allemand chez S. Fischer." (Revue franco-allemande / Deutsch-Französische Rundschau, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Un soldat allemand dans le ghetto de Varsovie, 1941.
Denoël, 1986, gr. in-8°, 139 pp, traduit de l'allemand, préface de Heinrich Böll, postface de Alain Finkielkraut, 102 photographies dans le texte et à pleine page, une carte, cart. illustré de l'éditeur, bon état
C'est en février 1941 que Joe J. Heydecker, alors soldat dans l'armée allemande, a pris les documents photographiques reproduits dans cet ouvrage. Personne mieux que lui ne saurait exprimer ce qui le poussait à aller au-devant d'un tel risque : "Je photographiais pour fixer par l'image l'infamie – en quelque sorte, pour conserver le cri que j'aurais voulu lancer au monde. Aujourd'hui encore et aujourd'hui à nouveau, ces documents expriment la même chose qu'au jour lointain où ils sont nés : ma crainte qu'un jour personne ne veuille plus admettre que tout cela est arrivé." — "Le ghetto de Varsovie vu par un Allemand. Ce témoignage n'est pas banal, puisque c'est celui d'un soldat de la Wehrmacht qui n'était, dit Heinrich Böll dans la préface qu'il lui a accordée, « ni complice ni victime ». Heydecker avait vécu avant la guerre hors d'Allemagne et il était antinazi. Les hasards de la mobilisation et de la guerre l'amenèrent à Varsovie ou il s'était fait des amis en 1937 ; poussé par l'envie de les retrouver et aussi par la peur, « la peur de la vérité », il pénètre alors dans le ghetto qui vient d'être ouvert : la où il y avait 160.000 habitants avant la guerre, on y entasse plus de 400.000 Juifs dont beaucoup viennent de la campagne, dépourvus de tout. Dans l'année 1941, 10 % d'entre eux meurent de faim et de maladie ; la plupart des autres seront « transférés » à Treblinka : on connaît leur sort... II restait dans le « petit ghetto » 65.000 à 70.000 Juifs, qui, de désespoir, se soulevèrent en avril-mai 1943. Ils furent exterminés, au nombre de 56.065 (sic), dit un rapport allemand. Son témoignage consiste essentiellement en une série de photos, car il était alors photographe, prises dans l'hiver de 1941, alors qu'il parcourt le ghetto, salué respectueusement par une population résignée à l'obéissance et à l'humilité. La plupart de ces photos n'ont pas de légende, et l'auteur ne peut les dater avec certitude, certaines ayant été prises après la destruction de la ville, en 1944. Mais qu'en ont-elles besoin ? Ces rues vides, enneigées, sous un ciel gris et bas, cette police polonaise qui aide l'occupant à contrôler les passants, ces regards de vieillards, de femmes et d'enfants apeurés et affamés, en haillons, ou on lit déjà la mort, sa sérénité ou sa hantise, et en contraste dérisoire ce dernier signe de civilisation, le tramway qui traverse le ghetto sans avoir le droit de s'y arrêter, ce sont des témoignages suffisants, qui n'ont pas besoin de commentaires. L'auteur les publie quarante ans après, mais ne peut s'empêcher de jeter en même temps ce cri : « Cela se savait ! » Les soldats le savaient, les permissionnaires le racontaient et l'Allemagne ne pouvait invoquer « l'alibi de l'ignorance ». II ne s'agit pas pour lui de réveiller une vengeance dérisoire, mais d'empêcher l'oubli. Dans leur sécheresse et leur anonymat, ces photos n'en sont pas moins un témoignage irrécusable, devant lequel il est difficile de demeurer insensible." (Jean-Marie d'Hoop, Guerres mondiales et conflits contemporains, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Cavour.
Lausanne, Editions de l'Echiquier, 1946, in-8°, 320 pp, préface de Gonzague de Reynold, biblio, broché, bon état
"Dans la nuit du 4 au 5 février 1945, alors que Jean Humbert, encore prisonnier à l'oflag X B de Nienburg-sur-Weser, pouvait espérer une libération prochaine après plus de quatre ans de captivité, une bombe alliée, jetée par erreur sur le camp, l'abattait avec cent de ses camarades. Il aurait eu, le lendemain, trente-sept ans. (...) Il venait de terminer une grande étude sur Cavour, entreprise dès 1936, mais qu'il ne verra pas terminée, l'ouvrage ayant paru cette année seulement, grâce aux soins pieux des siens. L'homme était bien fait pour attirer Jean Humbert, qui n'avait pas reculé devant l'énormité de la bibliographie pour camper à nouveau l'ouvrier de l'unité italienne en un volume alerte, encore que parfaitement documenté, et qui peut être regardé comme un modèle de style historique." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes, 1946) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sept décennies de relations franco-allemandes 1918-1988: Hommage à Joseph Rovan.
Publications de l'Institut d'allemand d'Asnières, Université de la Sorbonne Nouvelle, 1989, in-8°, 362 pp, 15 photos sur 8 pl. hors texte, broché, bon état
Les deux premiers chapitres de ce volume analysent plusieurs cas exemplaires des efforts déployés en France et en Allemagne pendant les années 1920 et 1930 pour parvenir à une meilleure connaissance réciproque et écarter le spectre d'un nouvel affrontement sanglant : les récits de voyageurs français visitant Berlin, l'action de médiation d'Otto Grautoff, les réactions de la presse française à l'occasion de l'Anschluss, les relations entre syndicats français et allemands, le combat inlassable de Hermann Hesse en faveur de la paix et les mouvements pacifistes en Allemagne et en France. Au lendemain de la guerre de 1939-1945 avec son cortège d'horreurs, le dialogue franco-allemand a repris très tôt. Ces années difficiles sont évoquées à propos du problème des prisonniers de guerre allemands en France et de la politique d'occupation française en Allemagne. "Vers quel avenir commun ?" est le titre du chapitre suivant, qui expose le rôle moteur de la France et de l'Allemagne dans la construction de l'Europe, les perspectives de la coopération en matière de sécurité et analyse certains aspects du discours politique français sur l'Allemagne. Les deux dernières études sont consacrées à Joseph Rovan, à sa vie et à son œuvre, indissociablement liées à l'histoire des relations franco-allemandes au XXe siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Locarno sans rêves.
Grasset, 1927, in-12, 238 pp, broché, bon état
"Ce livre est un épilogue à la Victoire , M. F.-L. avec une rare ingéniosité dialectique discute la valeur des mécanismes de paix : S.D.N., accords de Locarno, et les questions du jour : dettes, Autriche, problèmes d'expansion. La majeure partie du livre n'est pas d'histoire, elle est politique. Sur les vues d'histoire du récent passé, il y a beaucoup à dire. M. F.-L. revient sur les origines de la guerre ; il croit que la France pouvait obtenir en 1914 « grâce à une attitude nettement conciliatrice et occidentale, une promesse publique de concours anglais » (p. 33)..." (A. Lajusan, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1928) — "Mentionnons le Locarno sans rêves de M. Alfred Fabre-Luce qui n'est pas une histoire de la Convention du 16 octobre 1925, mais un vaste programme de politique étrangère, comportant une alliance franco-allemande pour article principal." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Degas et son monde.
Presses de la Cité, 1972, in-8°, 236 pp, 16 pl. de photos hors texte (cahier broché à l'envers), biblio, index des noms cités, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Une biographie du moins connu des impressionnistes, très différent des autres tant par sa culture que par son appartenance à la haute bourgeoisie, d'avant-garde et révolutionnaire en art, conservateur en politique, replacé dans l'atmosphère de son époque et dans son milieu social. Edmond de Goncourt, Heredia, Maupassant, Valéry, Daniel Halévy furent ses amis et l'admirèrent. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La récusation des juges. Étude médiévale, moderne et contemporaine. (Thèse).
LGDJ, 2009, gr. in-8°, 440 pp, préface de Jacques Krynen, sources et biblio, index, broché, C. de bibl., bon état (Bibliothèque de droit privé, 514) (Prix Alfred Duméril de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse 2006 ; Prix de L'Association nationale des docteurs en droit, 2006)
La récusation est le moyen de procédure par lequel le juge peut être remplacé pour certains motifs qui peuvent faire douter de son impartialité. Il s'agit là d'un principe aussi universel qu'ancien fondé sur l'impossibilité pour le justiciable de se conformer à une décision de justice s'il est prouvé que le juge a agi non selon la justice et le droit, mais par intérêt, faveur ou haine. Naturellement, ce moyen de procédure n'a pu véritablement se développer que lorsque les juges furent imposés aux justiciables. Aujourd'hui, la physionomie de la récusation en droit français a été modifiée par l'application de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'exigence d'impartialité du tribunal inscrite en son article 61. Jusque-là, le Code de procédure civile proposait une liste limitative de causes de récusation. Désormais, tout motif faisant douter de l'impartialité du tribunal peut donner lieu à récusation. La permanence de la notion et de son vocabulaire marque le premier intérêt d'une étude historique de la récusation, malgré les différents régimes de justices. L'évolution des causes de récusation ensuite - d'une multitude de causes à une limitation stricte, puis de nouveau à une infinité - est révélatrice de la place du juge au coeur de l'État. La doctrine a, depuis le Moyen Âge, façonné la place du juge et les causes de récusation par le jeu d'incertitudes et d'hésitations qui ont entouré la nature juridique de la récusation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires inédits du général marquis de Balivière (1738-1821) suivis de Les cinq noms d'Élisa dernière marquise de Balivière (1793-1867).
Éditions Christian, 2000, in-8°, 161 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, chronologie, broché, couv. illustrée du blason Le Cornu de Balivière, bon état, envoi a.s. à une historienne
Auteur de nombreux articles d'histoire, Michel de Gouberville présente ici un texte inédit, rédigé par un de ses ancêtres. Descendant d'une famille connue en Normandie dès le XIe siècle, né en 1738, Nicolas-Pierre Le Cornu de Balivière entre dans l'armée à 13 ans. Sa carrière se déroule au régiment du Roi-Infanterie, l'un des plus prestigieux, où il gravit tous les échelons de la hiérarchie sans acheter un seul office. Lorsque son régiment est dissous en mars 1791, il est maréchal de camp. Il s'engage alors dans les Chasseurs nobles de Condé et se bat avec l'armée des princes en Allemagne, en Autriche et en Pologne, jusqu'aux frontières de la Russie. Sa famille le suit dans des conditions de plus en plus difficiles. Rentré en France en 1801, il trouve tous ses biens vendus et survit grâce à l'aide de ses amis. Le mariage de son fils Théodore en 1806, avec Élisa Bouvard de Fourqueux, âgée de 13 ans et adoptée par sa riche tante Maynon d'Invau, assuré enfin aux Balivière une retraite dorée. Mais qui est vraiment Élisa, personnage romanesque et énigmatique, née de père inconnu en 1793, déclarée sous le nom d'Oberton, avant de devenir la dernière marquise de Balivière, puis enfin en religion mère Marie-Sainte-Chantal ? Les "Mémoires", dont l'écriture est étonnamment moderne, couvrent une période de l'histoire de France particulièrement riche en évènements majeurs : Guerre de sept ans, conflit colonial avec l'Angleterre, Révolution, Émigration, Empire et Restauration. Elles apportent un éclairage original sur le milieu social dans lequel l'auteur a évolué. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Troisième République. Soixante ans de politique et d'histoire. De 1871 à nos jours.
Plon, 1934, in-8°, vii-600 pp, broché, bon état
Les 500 premières pages (sur 600) traitent des années 1871 à 1914. — "C'est un ouvrage très distingué. L'auteur, qui fut député de la Dordogne et sous-secrétaire d'État à l'Intérieur, nous révèle qu'il est le petit-fils de Dupont-White, membre de l'Assemblée nationale, le gendre de M. Escande, qui fut député vers les années 1880, et le neveu du président Sadi Carnot. Ce sont là titres de noblesse républicaine. Quant à ses amitiés, elles sont innombrables et vont d'Étienne Lamy à Briand, en passant par Poincaré, Barthou, Georges Leygues, Jonnart, etc. Cette familiarité avec des gens en place n'est pas sans donner à l'ouvrage un ton particulier. M. Robert David a beau honnir les excès du parlementarisme, on sent qu'il est de la maison : il glisse pudiquement sur certains faits fâcheux comme la mort de Félix Faure ou le scandale de Panama... Son livre est plutôt un Discours sur l'histoire parlementaire de la Troisième République, avec de nombreuses allusions aux faits contemporains. Au point de vue politique, il est éperdument centre gauche. Ses héros, ce sont Gambetta, Ferry, Méline, Waldeck-Rousseau, Poincaré, le Briand seconde manière, celui de 1910-1914, et jusqu'à ce « grand honnête homme » de Léon Bourgeois. L'anticléricalisme grossier d'un Combes répugne à ses goûts d'homme bien élevé autant qu'à son sens national ; il s'efforce de parler équitablement des questions religieuses... L'ouvrage se termine par une liste, fort utile, des quatre-vingt-seize ministères de la Troisième République, du 17 février 1871 au 9 février 1934. Qui se souvient du cabinet Duclerc (7 août 1882-29 janvier 1883) ?" (Ed. Bruley, Revue d'histoire de l'Église de France, 1935) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Papous. Peintures corporelles, parures et masques.
Chêne, Hachette, 1981, gr. in-4° (31,5 x 36,3 cm), 143 pp, introduction de Andrew Strathern, une carte, 93 superbes photographies de Malcolm Kirk (62 en couleurs et 31 de masques en noir et blanc), reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Un anthropologue, Andrew Strathern, spécialiste de la peinture corporelle de la Papouasie-Nouvelle-Guinée nous introduit à cet art des Papous et aux photos de Malcolm Kirk : parures, visages, masques, peintures corporelles nous apparaissent comme au commencement du monde, aux origines de l’habillement de l'homme. Nous rejoignons un paradis terrestre sans péché, un paradis de l'homme dans ses rituels divins, colorés des pigments les plus purs. Une vraie parade des symboles dont s'affuble l’humain. Un livre étonnant." (Montréal, Le Devoir, 10 décembre 1981) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
État de la France en 1789.
P., Perrotin, 1861, in-4°, ii-535 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs, titres dorés, 1er plat de couv. conservé, bon état. Édition originale. Intérieur d'une grande fraîcheur et exempt de rousseurs (Einaudi, 592 pour la 2e édition).
Précieux ouvrage qui est un véritable inventaire statistique de la France en 1789. — "Le but de l'auteur, dans ce consciencieux travail, a été de dresser l'inventaire exact de l'ancien régime et de l'ancienne monarchie en faisant connaître quel était, à la veille de 1789, l'état général des terres et des personnes, la situation de l'agriculture et du commerce, des armées, de la marine et des colonies, l'organisation de la justice, de la police, de l'instruction publique, des finances, etc., etc., et tout le détail de la machine administrative et politique: gouvernement, généralités et intendances, assemblées provinciales, conseil du roi, ministères, maison du roi, cour et noblesse, ordre du clergé, tiers état, villes et villages, etc., etc. Grâce à de sagaces et patientes recherches, Paul Boiteau a composé ce livre qui a été cité partout comme une autorité." (La Cultura, rivista di scienze, lettere ed arti, 1889) — "Le livre de M. P. Boiteau, État de la France en 1789, paru en 1861 est vite devenu un livre classique et faisant autorité. On a pu y corriger quelques erreurs de détail ; les travaux qui l'ont suivi l'ont confirmé sur presque tous les points." (Revue Historique, 1889) — Table : Territoire, population, vie moyenne • État général des terres et des personnes • Division administrative, Gouvernements, Généralités et Intendances • Pays d'États et Assemblées provinciales • Gouvernement central, Conseils du roi et Ministères • Maison du roi, Cour et Noblesse • L'ordre du clergé • Les non-catholiques • Tiers État, villes et villages • L'armée de Terre • Milices provinciales et Gardes bourgeoises • Armée de Mer • Colonies et navigation • Administration de la Justice • Administration des Finances • Institutions diverses de Finances et de Police • Instruction publique, lettres, sciences et arts • Agriculture et récoltes • Travail industriel et transactions commerciales • La France future. (Einaudi, 592 pour la 2e édition). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vies interdites.
Casterman, 1968, in-8°, 266 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant
"Cet ouvrage entièrement basé sur des faits authentiques dresse un panorama multiforme de destinées tragiques, parfois cocasses, toujours émouvantes, sous l’occupation allemande. Identités d'emprunt, cachettes de toutes sortes, déguisements, asiles, cavernes, égouts, vagabondages à travers toute l'Europe, substitutions de nationalité. Michel Borwicz retrace l'histoire mouvementée d’hommes, de femmes, d'enfants qui réussirent à échapper aux polices hitlériennes. Chacun de ces récits dépasse l'imagination la plus débridée..." (L'Editeur) — "Les phénomènes qui s'offrent à une analyse fouillée et dont une synthèse permet de brosser les lois et tendances tentent au premier chef les historiens. Cependant, toutes les réalités ne se laissent pas enfermer dans ces schémas classiques. Ainsi en va-t-il de ces Vies Interdites, aspect caractéristique de la condition juive pendant la seconde guerre mondiale dont ne peut rendre compte que l'accumulation d'exemples, tant les circonstances, les solutions intervenues, sont spécifiques de chaque cas. Dans une Europe occupée, dont le maître avait décidé la disparition totale de tout un peuple, des Juifs, à titre individuel, ont décidé de vivre malgré tout cette vie qui leur était refusée. La condition en était de s'effacer soi-même, de disparaître physiquement ou comme Juif, de vivre caché ou sous une autre identité. On comprendra dès lors que chaque cas fut particulier et que retracer ces épopées constitue une gageure à la limite fort fragile de l'anecdote insignifiante et de la chronique historique. Évadé d'un camp de concentration, commandant de partisans en Pologne, membre après guerre de plusieurs organismes chargés d'étudier la guerre dans ce pays, puis, fixé à Paris, et poursuivant ses recherches dans plusieurs pays d'Europe, aux États-Unis et en Israël, Michel Borwicz était bien armé pour tenter l'expérience. Résultat du dépouillement de multiples documents (procès-verbaux de dépositions, mémoires, carnets personnels), de confrontations de témoins, son ouvrage, volontairement sobre et dépouillé, a pu éviter les pièges du genre : grandiloquence mélodramatique, psychologisme, détails insignifiants... Le livre se révèle un véritable manuel du déguisement, de la cache, du faux papier, du culot mais avant tout de la solidarité. Car au départ de toute fausse situation, il y a la complicité d'une ou plusieurs personnes à l'abri du danger et qui s'y exposent volontairement. Le nombre de cas évoqués souligne l'ampleur du phénomène. Il témoigne également de ce qui ne sera jamais connu car bien des tentatives ont dû échouer, acteurs et témoins emportés par la répression. Si l'on s'interroge sur le bien fondé d'une recherche qui par essence vise à l'accidentel, au fortuit, il reste qu'il faut bien rendre compte d'une manière ou d'une autre, de pareils événements. L'ouvrage de Borwicz, ni trop long ni trop court, apporte, solidement étayés, les témoignages nécessaires et suffisants pour la connaissance du phénomène." (José Gotovitch, Revue belge de philologie et d'histoire, 1971) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
A l'aube du féminisme : Les Premières journalistes (1830-1850).
Payot, 1979, in-8°, 231 pp, 9 illustrations, liste des journaux étudiés, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque historique)
Elles étaient couturières ou lingères. Elles étaient descendues dans la rue en 1830 puis, déçues, amères après la révolution trahie, elles entrèrent dans une secte socialiste communautaire : le Saint-simonisme. Là, entre femmes, entre prolétaires, elles se réunirent, mirent leurs économies en commun et fondèrent le premier journal féministe français. Il était écrit, dirigé, géré, distribué par des femmes. L'expérience dura deux ans. Cela ne s'arrêta pas là. Des bourgeoises, plus cultivées, moins libertaires peut-être, mais avec obstination et talent, lancèrent toute une série de journaux féminins, spécialement écrits pour les femmes. La bourgeoise cultivée devenait émancipée. Si, auparavant, leurs maris ne leur reconnaissaient que des devoirs, elles acquerront désormais des droits : droit de penser, droit de s'exprimer, droit de régner dans leur foyer. Bref, on arrivait au règne de la liberté. Dès les débuts de la révolution de 48, les prolétaires et les bourgeoises se réunirent et firent ensemble, quotidiennement, le journal, qu'à bon droit, elles pouvaient appeler le journal de toutes les femmes. Ce fut, avec la répression de juin, puis avec la trahison de nos chers socialistes, que la presse féministe s'éteignit. Il faudra attendre l'après 68 pour la voir renaître, aussi diverse, vive, provocante qu'en 1832. (4e de couverture) — "On connaît mieux les saint-simoniennes de 1830 à 1850 grâce à ce livre attachant. Laure Adler fait revivre avec beaucoup de finesse féminisme de ces ouvrières instruites, lingères, brodeuses qu'étaient Reine Guindorf, Désirée Véret, Jeanne Deroin, Suzanne Voilquin. Étudiant notamment des revues comme La Femme libre (1832), créée et animée par des femmes, qui deviendra La Tribune des femmes, L. Adler montre bien le caractère de classe de ce féminisme, son caractère révolutionnaire aussi, puisqu'il s'agit de rien moins que de changer les rapports traditionnels entre les sexes, mais par les armes propres de la persuasion et de la parole. Après cet âge d'or du discours féministe que furent les lendemains de la Révolution de Juillet, le féminisme resurgira dans les années qui précèdent 1848 (à l'exception de Flora Tristan, la plupart des femmes qu'on retrouve à la veille de la révolution de Février, Pauline Roland, Jeanne Deroin, sont passées par le saint-simonisme). Ce féminisme, devenu socialiste et révolutionnaire, échouera à obtenir du gouvernement républicain le droit de suffrage et à rallier la plus célèbre des femmes écrivains, George Sand, qui écrivait pourtant dans le journal de Ledru-Rollin..." (Nicole Racine-Furlaud, Revue française de science politique, 1981) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de la noblesse française. De 1789 à nos jours. 1. Les aristocrates, de la Révolution au Second Empire – 2. Les nobles, du Second Empire à la fin du XXe siècle.
Albin Michel, 1988-1991, 2 vol. gr. in-8°, 455 et 582 pp, bibliographie sélective, brochés, bon état
Tome 1 : Ce livre est une grande première... Jamais, en effet, l'histoire de l'aristocratie française n'avait été racontée par elle-même, avec l'aide de ses propres témoignages. Histoire contemporaine des relations de la France et la noblesse, cet ouvrage apporte également une contribution importante à la connaissance d'un monde souvent méconnu dont certains, enclins à ne retenir que les caricatures, se font une idée fausse. Raconter l'histoire de France d'une autre manière et restituer le vrai visage de la "noble France" n'est qu'un des aspects de cette saga qui, partant du spectre sanglant de la guillotine, s'achève avec la débâcle de 1870. Sans rien négliger du contexte politique et analysant les grands courants de pensée de ces années tumultueuses, rehaussant son récit d'anecdotes, de traits et de mots dans une sorte d'anthologie de l'esprit français, Christian de Bartillat entretient avec talent la nostalgie de temps révolus. — Tome 2 : Après le premier volume de cette Histoire de la noblesse française qui a été couronné par le Prix Alfred de Vigny, le présent ouvrage traite de la période comprise entre le désastre de 1870 et nos jours. Aussi revêt-il un intérêt tout particulier. Christian de Bartillat y traite successivement du “drapeau déchiré”, du “triomphe des duchesses” dans les salons de la Belle Epoque, des “combats et des jeux” de la noblesse sous la IIIe République. Il nous fait traverser dans “du terroir à la terre” cette belle littérature qui va de Jean d’Ormesson à Pesquidoux et de La Varende à Saint-Exupéry. Son ouvrage prend des accents dramatiques lorsque, abordant les deux grands conflits mondiaux, il nous montre la noblesse de France aux premiers rangs de ceux qui furent sacrifiés pendant l'holocauste de 14-18, la guerre perdue de 39-40 et les années noires de l'Occupation où se déchaîne une terrible guerre civile. Engagée dans “le grand jeu de la mort”, la noblesse de France entend perpétuer des valeurs qui sont devenues le patrimoine commun de tout un peuple en dépit des aléas de l’actualité. C’est une des conclusions de ce livre qui constitue une approche originale, neuve et passionnante de l’histoire de la France. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Compagnie de Mozambique. Sa concession, son administration, ses résultats (1898). (Avec deux cartes). Par P. de Bonnefont de Varinay, Ancien Directeur des Chemins de Fer et du Port de la Réunion, Chavalier de la legion d'Honneur, ex-Inspecteur général de la Compagnie de Mozambique.
Lisbonne, 1899, in-12, 201 pp, 2 cartes repliées hors texte, broché, bon état
Au début du XXe siècle, le gouvernement portugais décida de confier l'exploitation de la majeure partie du Mozambique, pour une durée de cinquante ans, à trois entreprises privées auxquelles furent accordés les pouvoirs de l'État sur un territoire donné ainsi que le monopole de son exploitation, en échange d'une redevance versée au Portugal. Ces trois sociétés étaient : la Compagnie du Mozambique, la Compagnie de Zambezia et la Compagnie de Niassa, contrôlées et financées principalement par les Britanniques, qui mirent en place des lignes de chemin de fer vers leurs colonies voisines (l’Afrique du Sud et la Rhodésie). Bien que l'esclavage ait été légalement aboli au Mozambique, à la fin du XIXe siècle, les compagnies à charte ont mis en place une politique de travail forcé et ont fourni une main-d'œuvre africaine bon marché – souvent contrainte – aux mines et aux plantations des colonies britanniques voisines et de l'Afrique du Sud. Les sociétés concessionnaires ont construit des routes et des ports pour acheminer leurs marchandises vers les marchés, notamment une ligne de chemin de fer reliant l'actuel Zimbabwe au port mozambicain de Beira. Le bilan de ces sociétés s'est toutefois révélé décevant. Les politiques mises en place, qui visaient l'enrichissement des colons portugais et européens de la métropole, ont eu tendance à négliger le développement des infrastructures sociales (cliniques, écoles) et des équipements du pays. — La Compagnie du Mozambique (en portugais : Companhia de Moçambique) était une compagnie royale opérant au Mozambique portugais qui détenait la concession des terres de la colonie portugaise correspondant aux provinces actuelles de Manica et de Sofala, dans le centre du Mozambique (135.000 km²). Son capital était principalement français, mais comprenait également des capitaux portugais, britanniques et sud-africains. La société a été fondée le 11 février 1891 avec un capital social d'environ 5 millions de dollars. La concession fut accordée pour une durée de 50 ans, période durant laquelle la société pouvait non seulement exploiter les ressources et la main-d’œuvre disponible (en partie grâce au système de travail forcé dit « chibalo »), mais aussi octroyer des sous-concessions. La société se vit accorder le droit exclusif de percevoir des impôts, tout en bénéficiant elle-même d’une exonération fiscale de 25 ans. En contrepartie, l’État portugais percevrait 7,5 % des bénéfices de la société et 10 % des actions vendues. La société était également tenue d’accueillir 1.000 familles portugaises et d’assurer l’éducation et l’administration publique sur son territoire. Dans la pratique, la société n’a fait qu’un usage partiel des prérogatives qui lui avaient été accordées ; mais cela était contrebalancé par le fait qu’elle ne remplissait elle-même que très peu de ses obligations. Ne disposant que de capitaux limités, la société n'a guère contribué au développement de la région, tirant l'essentiel de ses revenus de ses droits de perception d'impôts et de son pouvoir de recourir à une main-d'œuvre réquisitionnée sur ses plantations et de la louer à des domaines voisins. La résistance au régime de travail forcé fut l'une des principales causes des rébellions contre la compagnie qui eurent lieu en 1902 et 1917. Bien que la compagnie fût tenue, en vertu de sa charte, de fournir des forces pour maintenir l'ordre public, elle se révéla incapable de faire face à ces crises, et à ces deux occasions, le Portugal dut mener des interventions coûteuses. La Compagnie du Mozambique avait son siège à Beira, où elle contrôlait l'administration publique et les bureaux de poste. La société a également fondé une banque privée, la Banco da Beira, qui émettait des billets libellés en livres. En raison de ses mauvais résultats et de la réorientation, sous le régime de Salazar, vers un contrôle portugais de l’économie au détriment du contrôle international, la concession de la société n’a pas été renouvelée à son expiration en 1942. Le gouverneur de Manica et de Sofala a déclaré : « Ils n’ont rien fait pour développer les richesses potentielles de toute cette région, préférant la piller et s'aliéner les autochtones. » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de M. le Baron de Besenval, Lieutenant-Général des Armées du roi, sous Louis XV et Louis XVI, Grand'Croix de l'ordre de Saint-Louis, Gouverneur de Haguenau, Commandant des Provinces de l'Intérieur, Lieutenant-Colonel du Régiment des Gardes-Suisses, etc. Imprimés sur son Manuscrit Original, Et publiés par son Exécuteur Testamentaire. Contenant beaucoup de Particularités et d'Anecdotes sur la Cour, sur les Ministres et les Règnes de Louis XV et Louis XVI, et sur les Événemens du temps. Précédés d'une Notice sur la vie de l'auteur.
A Paris, Chez F. Buisson, 1805 - An treizième-1806, 4 vol. in-8°, iv-xvi-374, 376, 439 et xvi-414 pp, Illustré d’un portrait gravé de l’auteur en frontispice du tome I, reliures demi-veau naturel, dos lisses ornés de fleurons et filets dorés, pièces de titre et de tomaison basane carmin, tranches citron (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire élégamment relié à l'époque, l'intérieur est d'une grande fraîcheur et exempt de rousseurs
Le tome 4, paru en 1806, manque souvent. Il est constitué de Mélanges littéraires, historiques et politiques, suivis de quelques poésies. Publiés par le vicomte de Ségur, les Mémoires furent désavoués par la famille de Besenval. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de guerre.
Plon, 1959, 3 vol. in-8°, 680, 712 et 653 pp, 13 cartes en couleurs sur 3 dépliants hors texte, tiré sur spécial mat des papeteries Teka, brochés, jaquettes (pt mque au bas du dos de la jaquette du tome II), décharges de scotch sur les pages de garde, bon état
Tome I : L'Appel, 1940-1942. Tome II : L'Unité, 1942-1944. Tome III : Le Salut, 1944-1946. — "Lorsqu'on a refermé ce volume, deux impressions se détachent d'abord et dominent toutes les autres : l'extrême beauté du style, et la science extraordinaire du récit qui de toute une série d'événements dans l'ensemble connus réussit à faire une palpitante aventure. Ces deux éléments sont d'ailleurs intimement mêlés, et le général de Gaulle, comme tout grand écrivain classique, n'utilise ni procédés ni artifices. Une étonnante sobriété, une précision absolue et exigeante dans le choix des termes, un sens de l'harmonie qui se retrouve dans la composition des phrases comme dans celle des chapitres, une majesté naturelle sans la moindre emphase, tout cela place d'emblée ce premier volume fort au-dessus, sur le plan littéraire, des autres mémoires d'hommes politiques ou de militaires français de la première ou de la seconde guerre mondiale. (...) Mais on ne saurait se borner à tirer de ce livre des émotions de caractère esthétique, ou à le lire comme un récit constamment poignant. Il nous apporte d'abord des renseignements historiques, et une interprétation des événements. Il nous donne ensuite sur la personnalité du général des renseignements extrêmement précieux, d'autant plus qu'ils proviennent d'un homme dont le moins qu'on puisse dire est qu'il se livre habituellement peu. (...) Dans ce livre, il y a plus de modestie qu'on ne l'eût cru à priori : « Je m'apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage [p. 67] ... Devant le vide effrayant du renoncement général, ma mission m'apparut, d'un seul coup, claire et terrible. En ce moment, le pire de son histoire, c'était à moi d'assumer la France ». Cette idée de mission, ce mélange de grandeur et de consciente humilité, donnent une allure déconcertante au personnage dans le jeu des événements ordinaires. Il était fait pour le drame..." (Jean-Baptiste Duroselle, Revue française de science politique, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sartre dans sa vie.
Seuil, 1974, in-8°, 299 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
« Ce qui me frappe peut-être le plus chez cet homme, c'est la coexistence en lui d'une farouche exigence de liberté et d'un profond souci de servir : car il n'a renoncé à sa « cléricature » littéraire, qui était service divin, que pour se vouer à une sorte de service public. » En effet, si Sartre n'a pas toujours été présent au moment où il le fallait, son renoncement aux honneurs, à la carrière et au statut littéraires est exemplaire. Ascèse, vertu ? Non, mais conséquence de cette attitude fondamentale dont le crédite Jeanson : « Sartre n'a pas cessé d'assumer la responsabilité de ce qu'on avait fait de lui. » Cette sincérité à la fois privée et publique, qui réconcilie substantiellement l'homme et nous empêche à notre tour d'en donner une « image », nous ramène fraternellement vers celui qui, à 68 ans, descend encore dans la rue pour vendre les journaux interdits et se réjouir d'être vivant dans « la camaraderie des mao ». (Jean-Marie Domenach, Esprit, 1974) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Almanach Royal et National pour l'An M DCCC XLIII, présenté à leurs Majestés et aux Princes et Princesses de la Famille Royale.
P., A. Guyot et Scribe, 1843, in-8°, 4ff.n.ch.-1111 pp, reliure plein veau raciné, dos lisse à triples filets et orné de fleurons, pièce de titre maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure de l'époque), petit manque à la coiffe supérieure, coins émoussés, bon exemplaire.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bilan de l'Histoire.
Plon, 1947, pt in-8°, 320 pp, broché, papier lég. jauni, bon état
"Ce livre, peut-être un des chefs-d'œuvre de la pensée historique en France, permet de résoudre ou plutôt dispense de poser bien des problèmes d'école qui agitent aujourd'hui les adeptes de Clio. L'histoire doit-elle être événementielle ou doit-elle ne l'être pas ? Il y a ainsi des historiens, aujourd'hui, pour raconter la croisade sans parler de saint Bernard ou pour narrer la bataille de Waterloo en mettant un "sens interdit" sur le chemin creux d'Ohain... René Grousset, lui, n'était pas de cette encre-là. C'est un merveilleux historien, d'un immense talent, je dirais presque de génie : événementiel qui sait dominer l'événement et le situer dans son cadre d'ordre historique et cosmique. Son livre se lit avec passion. Moraliste de l'histoire en même temps que merveilleux narrateur des événements, René Grousset rédige ici une sorte de "Discours sur l'histoire universelle" pour notre temps." (Robert Aron) — "Une information étendue et substantielle, une pensée aussi riche que nuancée, un jugement sûr, une grande délicatesse de sentiment, un style coloré et vivant qui excelle à mettre en lumière les éléments essentiels d'une large fresque et à faire surgir des détails toutes sortes de vues d'ensemble puissantes et animées, tels sont les incontestables mérites de ce beau livre qui atteste chez son auteur des dons de synthèse vraiment hors pair. On ne saurait analyser un pareil travail qui, en trois cents pages, englobe en quelque sorte l'histoire universelle, ni même noter tous les « faits culminants » discernés par M. René Grousset dans son « survol de l'histoire en hauteur » suivant la pittoresque expression dont il se sert pour caractériser son livre..." (Augustin Fliche) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hitler. Les carnets intimes du Docteur Morell.
Acropole, 1984, in-8°, 343 pp, documents en annexe, broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. lég. décollé, bon état
Le médecin personnel d'Adolf Hitler a tenu son « journal » au jour le jour de 1936 à 1945. — Connus des services secrets U.S. dès 1945 et aussitôt confisqués par eux, les Carnets intimes de celui qu'Hitler appelait « le bon docteur », et qui fut seul comptable de sa santé pendant les cinq années cruciales de la guerre, seraient restés « perdus » dans les archives du Pentagone, si l'historien David Irving, lancé sur leur piste par la veuve du docteur Morell, ne les avait redécouverts. Dans leur précision clinique, ils sont un document capital, presque au jour le jour, sur la santé mentale autant que physique d'Hitler. Ils éclairent non seulement ses lubies diététiques, mais aussi les manies et les phobies étranges de son comportement psychique, ainsi que la dégradation accélérée qui fit suite à l'attentat du 20 juillet 1944. On prend conscience, une fois de plus, des fragilités de l'Histoire, lorsque la santé d'un des acteurs principaux dégénère jusqu'à la folie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires de Linguet sur la Bastille, et de Dusaulx sur le 14 juillet, avec des notices, des notes et des éclaircissemens historiques, par MM. Berville et Barrière.
P., Baudouin Frères, 1822, in-8°, xl-470 pp, reliure demi-veau blond glacé époque, dos lisse orné de fleurons et de filets dorés, tranches jaunes (Collection des Mémoires relatifs à la Révolution française). Bel exemplaire
Ardent, impétueux, injuste, excessif, cynique, rebelle, talentueux en diable, Linguet (1736-1794) consacra sa vie tout entière à la lutte : lutte contre les Lumières et les coteries littéraires, luttes contre les Parlements et l'injustice, lutte contre la puissance naissante de l'argent, lutte contre les dérives de l'administration royale et l'arrogance de la noblesse de cour... Tant d'ardeur et de hargne finirent par l'envoyer à la Bastille, où il resta deux ans. À sa libération, en 1782, il passa en Angleterre. Il y rédigea ces Mémoires, dont le succès fut immense et qui demeurent à ce jour le plus saisissant tableau de la vie quotidienne dans la célèbre prison. Pamphlétaire, philosophe, historien, économiste, journaliste, Linguet fut l'homme de toutes les audaces, de tous les paradoxes, de toutes les intuitions... — "Secrétaire du duc d'Orléans, Dusaulx fut vraisemblablement dans le secret de la préparation de l'insurrection parisienne du 12 juillet 1792 et se trouva à l'Hôtel-de-Ville lorsque la municipalité insurrectionnelle y supplanta les autorités légales. Il fut vraisemblablement aussi de la prise de la Bastille. Ses “Mémoires sur la Bastille” sont un historique, non des souvenirs. Ses vrais souvenirs se trouvent p. 267-324 de l'édition Berville et Barrière de 1821, sous le titre « L'oeuvre des sept jours, ou Notice tirée de mon journal, depuis le 12 juillet 1789 jusqu'au 18 du même mois inclusivement »." (Fierro, 496) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lénine à Zurich. Chapitres.
Seuil, 1975, in-8°, 222 pp, traduit du russe, broché, couv. illustrée, bon état. Édition originale de la première traduction française (il n'est pas mentionné de grand papier)
Le personnage central de ce livre n'est autre que Lénine, à Zurich au moment de la Grande Guerre et des préparatifs de la Révolution russe – à Zurich où l'exil a conduit Soljénitsyne lui-même... — "Peu de lecteurs d’Août quatorze se sont aperçus qu’il manquait au livre, vers le milieu, un chapitre – celui qui aurait dû être numéroté 22. Cette lacune ne compromettait pas la continuité du récit. Aujourd’hui, nous apprenons que les pages manquantes introduisaient dans le roman un nouveau personnage – Vladimir Illitch Lénine. Celui-ci vivait, à l’époque du roman, en Suisse, assez loin par conséquent des réalités russes, et n’avait rien à voir avec les combats en Prusse orientale. Cette première apparition du principal acteur de la Révolution de 1917 n’était donc ici à sa place que compte tenu de l’ordonnance générale, encore inconnue des lecteurs, de la monumentale trilogie Août quatorze – Octobre seize – Mars dix-sept, que Soljenitsyne a toujours considérée comme « l’œuvre de sa vie », mais dont seul a paru le premier « nœud ». Dans les « nœuds » suivants, nous le savons maintenant, Lénine occupera une place de plus en plus importante. Son action, menée à partir de Zurich, avec d’autres réfugiés politiques russes et des socialistes occidentaux, était en étroite résonance avec certains courants pacifistes en Russie même, et la grande fresque de Soljenitsyne devait obligatoirement en tenir compte. Il semble que l’écrivain se soit mis de bonne heure à l’étude de l’activité zurichoise de Lénine, et sa propre installation à Zurich, depuis l’exil, a dû lui faciliter ses recherches. Le fait est que les chapitres qu’il voulait y consacrer ont été prêts bien avant le tissu complexe et encore inachevé où ils étaient destinés à s’insérer, et il a décidé de les regrouper pour être édités à part, en un volume qui se révèle parfaitement cohérent et se suffit à lui-même. Nous ne pensons pas que sur le plan de la vérité historique, si l’on identifie celle-ci à la matérialité des faits et à leur succession correcte, les spécialistes les plus sérieux réussissent à prendre l’érudition de Soljenitsyne en défaut. Par contre, Soljenitsyne revendique pour le romancier une liberté totale d’interprétation des sentiments, des motivations et des attitudes des personnages historiques. Aussi est-il probable que certains chapitres de Lénine à Zurich, en particulier les derniers, relatifs au retour des révolutionnaires russes dans leur patrie avec l’aide de l’Allemagne, en mars 1917, feront sursauter de nombreux lecteurs... Mais ceci dit, l’immense, l’incommensurable talent d’écrivain de Soljenitsyne se manifeste ici, une fois de plus. Avec l’ensemble de son œuvre, et à l’instar de quelques très rares et très grands esprits, Soljenitsyne apparaît de plus en plus comme une figure de proue de notre temps." (André Nolde, Revue Défense Nationale, 1976) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Préliminaires de la Révolution.
P., Retaux-Bray, 1890, in-12, x-358 pp, broché, couv. imprimée, bon état
La société française à la veille de la Révolution. Les dernières années de l'Ancien Régime. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Guerre politique.
Plon, 1985, in-8°, 250 pp, broché, bon état
La guerre politique bat son plein. Cette guerre est celle que mènent les États pour éviter le recours au choc des armées. C'est une guerre des mots, des slogans, du chantage diplomatique ; c'est aussi la guerre souterraine des services spéciaux dont l'action ne se borne pas à l'espionnage, mais s'étend à l'intoxication planifiée des opinions publiques, à la pénétration insidieuse des milieux influents, à la manipulation des réseaux révolutionnaires, autonomistes et terroristes. Cette guerre politique permanente, l'URSS en est le champion et les démocraties occidentales la subissent, mais sans toujours s'en rendre compte. D'où leur impuissance à organiser la riposte dissuasive. Nul n'était plus qualifié que Raymond Marcellin pour décrire, à l'usage de l'opinion publique, les menées souvent mystérieuses de la guerre politique. Nommé ministre de l'Intérieur par le général de Gaulle, le 30 mai 1968, c'est lui qui rétablit l'ordre républicain, détruisit la French Connection, empêcha, pendant six années, le terrorisme de s'implanter en France et expliqua, le premier, les causes réelles de la mondialisation de la violence politique. Des responsables, enfoncés dans leur confort intellectuel, refusèrent d'y croire. Cultivant les querelles subalternes de l'Hexagone, ils se trompèrent d'époque, et la France paie aujourd'hui les conséquences de leurs erreurs. Dans la période inquiétante et dangereuse que nous vivons, cet ouvrage intéressera tous ceux qui, étant résolus à ne pas subir, veulent comprendre et réagir. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Politique et politiciens d'avant-guerre.
La Renaissance du Livre, s.d. (1923), in-12, 312 pp, broché, couv. lég. salie, sinon bon état (Coll. Documents et témoignages contemporains)
Dans cet ouvrage sur les politiciens des débuts de la Troisième République, L. Marcellin a synthétisé certains des sentiments antiparlementaires qui s’étaient développés en France au cours des décennies précédant la Première Guerre mondiale. Waldeck-Rousseau et le waldeckisme • Combes et le combisme • L'Affaire Dreyfus • Du pacifisme à l'antipatriotisme • La guerre à l'idée religieuse • Cuisine politique 1900-1910 • etc. — "Dans son nouveau volume, Politique et politiciens d'avant guerre, parmi cent portraits et mille anecdotes, notre confrère L. Marcellin conte celle-ci : après le 18 mars, Raoul Rigaud fut nommé préfet de police... Voici le décret qui fut pris : « Article Premier. – La préfecture de police est supprimée. Art..2. – Le citoyen Raoul Rigaud est chargé des fonctions que remplissait le préfet de police »." (Le Figaro, 23 mars 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La prise du pouvoir par Hitler, 1928-1933.
Plon, 1982, in-8°, 392 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, une carte, index, broché, couv. illustrée, bon état
Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier du Reich. Ainsi commençait la tragédie qui ne s'acheva que douze ans plus tard. Tragédie pour l'Europe et pour le monde mais, d'abord pour l'Allemagne elle-même. Après tant d'interprétations inspirées par les préjugés nationaux ou les schémas des idéologies, le moment est venu de répondre aux questions que l'on se pose sur la prise du pouvoir par Hitler : comment le peuple allemand, l'un des plus civilisés du monde, a-t-il pu laisser s'accomplir l'évènement le plus désastreux de son Histoire ? Comment la République de Weimar, qui connut l'une des phases les plus brillantes de la culture allemande et européenne, a-t-elle pu céder la place au régime nazi, totalitaire et raciste ? Comment les hommes, les partis, les syndicats, les Églises, qui n'étaient pas favorables au national-socialisme – ou même le haïssaient – lui ont-ils permis de gagner ? Ce livre reconstitue minutieusement les faits et décrit, à chaque étape, le comportement des acteurs de cette histoire : les politiques, les dirigeants et les militants des partis, les journalistes, les écrivains, les banquiers et les industriels, le Parlement, l'armée, les communautés protestantes, catholiques et israélites, enfin les hommes et les femmes d'Allemagne qui votèrent pour ou contre Hitler. Cette enquête historique renverse bien des clichés sur l'Allemagne des années 1928-1933. Elle montre ce que fut l'engrenage qui conduisit un pays libre, démocratique et moderne à la plus sombre des dictatures. Elle suggère aussi comment une crise économique exceptionnelle peut déboucher sur une catastrophe politique... — "Comment la prise du pouvoir par Hitler fut -elle possible ? L'auteur en reconstitue les étapes. Il analyse les circonstances, les attitudes. Hitler n'eut jamais la majorité des suffrages du peuple allemand. Son arrivée au pouvoir fut facilitée par la crise économique et par l'instabilité politique. Les attitudes bienveillantes des classes dirigeantes, de la grande bourgeoisie, des milieux financiers, de l'Eglise, de l'armée devaient permettre aux nazis d'éliminer le régime démocratique de la République de Weimar." (Lectures n° 14, juillet-août 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Prince dans la France des XVIe et XVIIe siècles.
PUF, 1965, gr. in-8°, 286 pp, préface de François Dumont, biblio, broché, bon état
Trois études relatives à la monarchie française, au début et à la fin du XVIe siècle et sous le règne de Louis XIV : L'Institution du Prince de Guillaume Budé (Claude Bontemps) – La Royauté d'après les œuvres de Matteo Zampini (Léon-Pierre Raybaud) – Le Prince d'après Saint-Simon (Jean-Pierre Brancourt). — "On connaît encore mal les doctrines politiques françaises au XVIe siècle : à preuve deux études fort neuves, l'une sur l'« Institution du Prince » de Guillaume Budé (1519 ?), dont Claude Bontems reproduit le manuscrit de la Bibliothèque de l'Arsenal (page 77-139), l'autre sur un juriste italien installé en France de 1555 à 1592, Zampini, qui défend des théories absolutistes d'abord pour Henri III. puis pour les ligueurs. L'étude suivante sur le Prince d'après Saint-Simon (p. 205-279) est loin d'épuiser le sujet et apporte peu de documents nouveaux." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La civilisation des Germains et des Vikings.
Genève, Éditions Famot, 1976, in-8°, 284 pp, 12 pl. de photos hors texte, reliure décorée de l'éditeur, tête dorée, bon état
Vouloir résumer en quelques 280 pages la longue histoire des tribus germaniques ou celle des expéditions vikings paraît relever d'une entreprise audacieuse et quelque peu irréalisable. Pourtant, ce livre n'est pas une simple compilation de dates, de noms de lieux ou de hordes "barbares" ; avec chaleur, l'auteur retrace le déplacement des peuples germaniques à l'assaut de l'Empire romain, l'épopée des Burgondes, la marche de Genséric et de ses Vandales en Afrique... Pareillement, Patrick Louth nous conte la longue aventure des Vikings, qui, ayant accompli une véritable révolution dans l'art de la construction nautique, vont se lancer à l'aventure sur les fleuves et sur les mers, prédateurs, sans doute, mais découvreurs de terres nouvelles, avec lngolfr, Eric le Rouge et son fils Leif, tant d'autres encore, parmi lesquels des femmes, telles Gudrid ou Freydis, fille d'Eric, ou commerçants avisés, comme le furent les Varégues suédois. Le dernier chapitre est consacré à la littérature et à la mythologie germaniques. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Général Klein et l'Allemagne.
Promotion et Edition, 1967 pt in-8°, 221 pp, biblio, broché, bon état
Le général Dominique-Louis Klein, plus volontiers nommé comte Louis vers la fin de sa vie, a sa place marquée dans les fastes de la Révolution et de l'Empire. Né à Blâmont, en 1761, il entra dans les armées de la République en 1791, fut adjudant général après Fleurus, se couvrit de gloire dans l’Armée de Sambre-et-Meuse, et fut promu général de division, en 1808, en récompense de ses brillants états de services Nous le retrouverons, plus tard, aux côtés des grands généraux de l'Empire. Napoléon Ier, qui se connaissait en hommes, rendit hommage à sa valeur militaire en lui conférant ses plus hautes décorations et, après l'avoir fait comte, en voulant que son nom figurât, parmi ceux de ses braves, sur l'Arc de triomphe de l'Etoile. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Dernier secret. Comment la Grande-Bretagne et les États-Unis livrèrent à Staline plus de deux millions de Russes.
Seuil, 1975, in-8°, 282 pp, traduit de l'anglais, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état
1945 : Comment les alliés livrèrent deux millions de Russes à Staline Décidée par une clause secrète de I'accord de Yalta, la livraison à I'URSS de ses ressortissants ou assimilés est un des épisodes les plus dramatiques des lendemains de la victoire sur le nazisme : on comprend que la diplomatie alliée n'ait point voulu la voir ébruiter de sitôt. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Espoir des désespérés. (Carnets de route, III).
Seuil, 1953, in-12, 235 pp, broché, bon état (Coll. Esprit "La condition humaine"). Edition originale, ex. du SP (il n'est pas mentionné de grand papier)
"Après Feu la Chrétienté et Les Certitudes difficiles, le troisième tome des “Carnets de route” d'Emmanuel Mounier. Celui-ci se compose de quatre essais sur : André Malraux, le conquérant aveugle ; Albert Camus ou l'appel des humiliés ; Perspectives existentialistes et perspectives chrétiennes, où il est principalement question de Jean-Paul Sartre ; enfin un surnaturalisme historique : Georges Bernanos. Quatre essais où le fondateur d'Esprit affronte sa doctrine à la pensée de quelques grands maîtres contemporains. Si tout est intéressant, le meilleur se trouve dans l'étude sur Sartre..." (Jean Boulouis, Revue française de science politique, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Journal. Études et rencontres (1952-1955).
Plon, 1959, in-8°, 293 pp, broché, couv. lég. salie, qqs rares annotations crayon en marge, bon état, envoi a.s.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Essais. Le temps, les idées et les hommes. Textes recueillis et choisis par Bernard Morlino et Bernard de Fallois.
Julliard, 1985, fort in-8°, 773 pp, biographie de Berl par Bernard Morlino in-fine (57 pp), broché, couv. illustrée, bon état
Auteur d'une vingtaine de livres et de plusieurs centaines d'articles, parent de Bergson et de Proust, ami de Drieu La Rochelle et de Malraux, Emmanuel Berl a occupé une place importante dans la littérature de l'entre-deux-guerres. Il est aujourd'hui très injustement oublié. Voici l'occasion de découvrir un des "grands méconnus" de ce siècle. Modèle d'esprit critique, sans conformisme, sans sectarisme, sans dogmatisme, il est un représentant très original de la pensée libérale. Il est aussi, par l'acuité de son jugement et la limpidité du style, un grand moraliste français. Essayiste, historien, pamphlétaire, journaliste politique, écrivain d'art, mémorialiste, Berl a touché à beaucoup de genres. Il passe de Tamerlan à l'affaire Dreyfus, d'un cours de Bergson à une lecture de Simone Weil, de la sagesse de Goethe à l'amour chez Proust, de la Kabbale à la psychanalyse. Il lit, il regarde, il écoute, il réfléchit, il commente. A travers mille anecdotes, portraits, souvenirs ou citations, il s'interroge aussi sur l'oubli, le progrès, le langage, la culture, la réflexion, la mort. Il avait un goût extrême de l'amitié. Dans les hommages qu'il a rendus à tel ou tel de ses amis – Daniel Halévy, Martin du Gard, Camus et bien d'autres –, c'est lui que nous voyons comme dans un miroir. Dans ces textes, classés par thèmes mais si divers, on trouvera le meilleur de Berl. Car il n'est jamais plus frappant que quand il réagit à une lecture ou à un événement, passant de la réaction à la réflexion et s'élevant avec facilité à l'essentiel. Il faut lire les écrivains morts non pour les juger mais pour la nourriture qu'ils nous apportent. La lecture de Berl est l'une des plus enrichissantes qui soient. Elle nous permet de rencontrer l'un des esprits les plus complets, les plus intelligents, les plus justes de notre temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires interrompus. Entretiens avec Georges-Marc Benamou.
Odile Jacob, 1996, in-8°, 246 pp, broché, bon état
"L'histoire de la France me possédait, j'aimais ses héros, ses fastes et les grandes idées venues d'elle qui avaient soulevé le monde. J'avais la conviction, depuis l'enfance, que j'aurais à la continuer." (F. M.) — Il y a un demi-siècle, l'histoire personnelle de François Mitterrand a rencontré celle de la France. Jusqu'à la fin, il aura poursuivi son dialogue avec elle. C'est à un demi-siècle de luttes et de rêves que ce livre est consacré, œuvre que la mort a interrompue. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Réflexions sur la politique extérieure de la France. Introduction à vingt-cinq discours (1951-1985).
Fayard, 1986, in-8°, 441 pp, repères chronologiques, index, broché, bon état. Édition originale sur papier courant (il n'y a eu que 50 ex. en grand papier)
"La politique extérieure de la France s'ordonne autour de quelques idées simples : l'indépendance nationale, l'équilibre des blocs militaires dans le monde, la construction de l'Europe, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le développement des pays pauvres. Les textes réunis dans ce livre en feront apparaître la trame et la raison des choix qu'elles ont inspirés. On y relèvera à la fois la trace continue du sillon, creusé par le destin bientôt millénaire de la plus ancienne nation d'Europe, et la marque particulière qu'imprime à la vie d'un peuple celui qui le conduit. J'ai rencontré sur ce terrain, depuis le premier jour, l'adhésion du plus grand nombre des Français. On sait pourtant que la place que notre pays occupe dans le monde est mieux reconnue à l'extérieur de nos frontières qu'au dedans. C'est une constante de notre Histoire. Certains de nos compatriotes qu'habite une passion singulière, se sentent Espagnols ou brûlent pour l'Angleterre en oubliant d'être Français. D'autres plantent leurs oriflammes et campent à jamais sur des lignes Maginot où se terre, pour survivre, une patrie imaginaire. Dédaignons les collaborateurs. Négligeons les moines ligueurs. J'attache, en revanche, de l'importance aux observations de mes censeurs quand je sens qu'ils cherchent, comme moi, en passant par d'autres chemins, comment le mieux servir l'intérêt national. Bref, mes contradicteurs, lorsqu'ils sont sérieux, m'intéressent. Ils me permettront cependant de leur dire que je les vois trop souvent chausser des verres grossissants pour isoler un fait de ceux qui le précèdent et de ceux qui le suivent, au point de se priver de toute vue d'ensemble. Je souhaite, par ces textes, les convaincre de l'unité d'une démarche qui exprime de bout en bout l'ambition que, d'instinct, de passion, de raison je nourris pour la France." (F.M.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Étienne-Alexandre Bernier, évêque d'Orléans (1762-1806). (Thèse).
Plon, 1938, 2 vol. in-8°, ii-320 et 410 pp, un portrait en frontispice hors texte, biblio, index, brochés, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française). Peu courant.
Livre premier : Les Guerres et les pacifications de la Vendée. Le Concordat • Livre II : l'Application du Concordat. —"Une grande monographie sur Etienne-Alexandre Bernier, évêque d’Orléans et cheville ouvrière du Concordat. Le 29 juillet 1938, le chanoine Leflon soutenait, en Sorbonne, sa thèse principale sur Etienne-Alexandre Bernier, évêque d’Orléans, et l’application du Concordat (Plon, 1938, 2 vol.), et sa thèse complémentaire, Etienne Bernier, évêque d’Orléans. Lettres, notes diplomatiques, mémoires, rapports inédits (Reims, Imprimerie du Nord-Est, 1938, 139 pp), pour lesquelles il se voyait décerner la mention très honorable. L’auteur expliquait qu’il devait à Georges Lefebvre d’avoir approfondi la psychologie de son héros à travers l’étude de la pacification de la Vendée où Bernier joua un rôle assez considérable pour attirer l’attention du Premier Consul. Mais l’apport original de la thèse résidait dans l’étude des négociations concordataires dont J. Leflon établissait le récit définitif grâce aux Archives vaticanes et aux papiers Caprara. Il apportait à l’histoire générale des éclaircissements substantiels sur trois points : la réconciliation des évêques constitutionnels, le sacre de Napoléon et le concordat germanique. Tout en défendant l’honnêteté de l’évêque d’Orléans, J. Leflon reconnaissait que, par les zones d’ombre soigneusement dispensées par le prélat, « Bernier restera toujours... énigmatique ». Ce monument d’érudition écrit dans une langue fluide qui ne dédaignait ni la formule-choc ni l’anecdote, fut couronné en 1939 par le grand prix Gobert de l’Académie française." (Bernard Plongeron, Annales historiques de la Révolution française, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Relations franco-allemandes, 1815-1975.
Armand Colin, 1979, gr. in-8°, 377 pp, 2e édition revue et augmentée, qqs cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. U)
De Mme de Staël au général de Gaulle, de Metternich à Briand, de Bismarck à Poincaré, de Marx à Renan, de Foch à Hitler, l'histoire des relations entre la France et l'Allemagne ne manque pas de figures de premier plan. En 160 ans, quatre guerres et trois occupations de la France, deux occupations de l'Allemagne ont mis aux prises les deux nations : les Allemands d'avant 1870 à la recherche d'une unité politique que la France monarchique et le Second Empire tantôt favorisent et tantôt combattent, l'Allemagne unifiée de 1871 à 1945 face à la France de la IIIe République, les Allemagnes d'aujourd'hui devant les IVe et Ve Républiques françaises. Histoire d'affrontements et d'agressions, de peurs, voire de hantises, mais aussi de mirages, d'espoirs et de nostalgies, les relations franco-allemandes de 1815 à 1975 concernent les vécus conscients et inconscients de deux peuples ; elles constituent aussi l'un des axes, et parfois le principal, des relations internationales. — "Un ouvrage important vient d'être consacré aux relations franco-allemandes. Dans la classique collection "U", deux spécialistes éprouvés, Raymond Poidevin et Jacques Bariéty, retracent les relations entre les deux peuples, du Congrès de Vienne à notre temps. Ils ont su avec bonheur dominer une histoire longue et complexe, faire le point de multiples travaux, s'appuyer à l'occasion sur des recherches personnelles inédites. Ils ont su aussi faire une part équilibrée aux divers aspects de l'histoire des relations internationales : événements diplomatiques, décisions des hommes d'État, action des forces profondes, intérêts économiques et financiers, attitudes de l'opinion publique, tendances de la mentalité collective. Voilà un livre qui n'a son équivalent ni en français ni en allemand et qui constituera pour longtemps un ouvrage de référence." (Jean-Marie Mayeur, Le Monde, 1977) — "Il était difficile de résumer en un seul volume un siècle et demi de relations franco-allemandes, relations bien tumultueuses parfois ! Cette difficile synthèse, réalisée par deux spécialistes, est bien plus qu'un manuel car, comme l'affirment les auteurs, dans de nombreux domaines (les relations franco-allemandes dans la première moitié du XIXe siècle ou pendant la période hitlérienne) bien des recherches restent à faire. Cet ouvrage en trace déjà les grandes lignes. Ce livre devrait donc intéresser un très large public : étudiants bien sûr, mais aussi chercheurs et en général toute personne intéressée par les problèmes contemporains. Une abondante bibliographie accompagne chacune des six parties qui composent ce volume." (Bulletin des bibliothèques de France, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Isabelle de Clermont-Tonnerre, comtesse Henri d'Ursel, fondatrice des Orantes de l'Assomption, 1849-1921.
P., Lethielleux, 1939, in-8°, vii-397 pp, préface du T. R. P. Gervais Quénard, un portrait en couleurs en frontispice, 16 pl. de photos hors texte, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Français d'outre-mer au Moyen Age. Essai sur l'expansion française dans le bassin de la Méditerranée.
Perrin, 1929, in-12, iv-339 pp, une carte dépliante hors texte, broché, bon état
Les causes de l'expansion ; Le Royaume normand de Sicile ; Le Français en Espagne et au Portugal ; Les états francs de Syrie ; Le royaume de Chypre ; L'empire latin de Constantinople et la principauté de Morée ; Le royaume angevin de Naples. — "Les manuels scolaires n'accordent tout au plus que quelques phrases à la mémoire des chevaliers normands, champenois, angevins, languedociens, qui établirent, des années 1100 à 1500, plusieurs royaumes et principautés autour de la Méditerranée, en Sicile et dans l'Italie méridionale, en Grèce, en Syrie, en Palestine, à Chypre : notre langage, notre littérature, nos arts, nos mœurs dominaient sur les bords de l'ancienne mer latine, devenue presque une mer française ; et il y eut même, au cours d'un demi-siècle, cet empire franc de Constantinople, dont Villehardouin fut l'annaliste et le poète. L'ouvrage de Jean Longnon mériterait de devenir classique. Il est en effet seul de son espèce, à rassembler dans une synthèse puissante tous les chapitres de cette épopée que fut l'expansion médiévale de la nation française. Et il ne s'agit pas, comme on l'imagine communément, d'expéditions tumultueuses et de conquêtes sans lendemain. Nos chevaliers fondèrent des gouvernements stables dont quelques-uns durèrent plusieurs siècles. Le royaume normand de Sicile donna naissance à une civilisation éclatante et prospère. Le royaume franc de Chypre, formé à la fin du douzième siècle ne disparut qu'en 1489. Et sur la Grèce, pendant près de deux siècles et demi, régnèrent des hommes de notre race, ducs d'Athènes, princes d'Achaïe, princes de Morée, seigneurs de Thèbes... Jean Longnon ne nous offre pas seulement de captivants récits, mais encore une étude politique et sociale. analyse la constitution des divers États francs, leur organisation financière et militaire, leur vie économique, les causes de la décadence..." (René de Planhol, La Nouvelle Lanterne, mai 1929) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Dernier Quart du siècle.
Fayard, 1976, in-8°, 268 pp, broché, couv. à rabats, bon état
S'inspirant de l'exemple d'un petit tailleur roumain qui avait réussi à prendre les "vraies mesures" de Krouchtchev, André Fontaine a cherché à prendre celles des géants passablement essoufflés, certes, mais encore pleins de vigueur, qui dominent la scène mondiale et vont continuer de le faire pendant le dernier quart de ce siècle. L'Europe ayant perdu la voix – pourquoi ? –, la Chine, nouvelle Sparte, n'ayant pas fini de bâtir sa puissance, l'étrange ménage soviéto-américain, tout en se chamaillant à qui mieux mieux, fait toujours plus ou moins la loi. Mais les conflits du tiers monde, comme l'instabilité en Méditerranée mettent à chaque instant la détente à l'épreuve, tandis que la course aux armements, le désordre monétaire, les pénuries énergétiques et alimentaires, l'explosion démographique, le déchaînement de la violence, la destruction de l'environnement, l'immoralité shakespearienne de la politique font planer à l'horizon de l'an 2000 des nuages encore plus sombres. L'humanité, si elle veut se tirer d'affaire, doit tourner le dos à la loi de la jungle et au gaspillage, et trouver à des problèmes qui sont de plus en plus planétaires des solutions également planétaires. La France et l'Europe ont leur rôle à jouer dans cette grande remise en cause. En 270 pages, un inventaire sans complaisance, qui ne laisse pas grand-chose dans l'ombre. (4e de couverture) — Né en 1921, l'auteur a fait des études de droit, d'économie et d'histoire. Entré au journal Le Monde en 1947, il y est devenu chef du service étranger en 1951 et rédacteur en chef en 1969. — "On ne résume pas un pareil ouvrage dont il est peu de pages qui n'apportent un éclairage nouveau et de précieux éléments de jugement sur le comportement des acteurs." (Roger Massip, Le Figaro) — "Si près encore de l'événement, l'auteur excelle à le comprendre, non seulement tout entier, mais replacé dans un panorama beaucoup plus vaste; et il trouve le moyen d'être à la fois lucide, serein et pourtant engagé. Engagé non pas dans un camp, une idéologie, mais au coeur de son temps." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique) — "De la droite, à l'extrême gauche, nul ne critique l'analyse ni la qualité de l'information: tout concourt à les rendre inattaquables." (Michel-Antoine Burnier, Le Magazine littéraire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Grandes batailles de Metz, 19 juillet-18 août. Guerre de 1870-1871.
Charpentier, 1891, in-12, 341 pp, avec 5 cartes des opérations militaires dépliantes hors texte, pièces justificatives, biblio, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
"M. Duquet, qui a déjà raconté la douloureuse campagne du maréchal de Mac Mahon de Frœschwiller à Sedan, on sait avec quelle implacable sévérité, vient de consacrer un volume au grand drame militaire qui s'est déroulé autour de Metz à partir du 19 juillet. Cette consciencieuse étude d'histoire militaire, où tous les documents français et allemands ont été comparés et mis en œuvre, est à la fois décourageante et consolante ; décourageante, parce qu'elle nous fait toucher du doigt la cause essentielle de nos défaites de 1870, qui a été le manque d'unité dans le commandement et la jalousie des généraux entre eux ; consolante, parce qu'elle met en lumière les belles qualités militaires de notre nation et aussi la part considérable que laisse toujours à l'imprévu le jeu terrible des batailles..." (Revue Historique, 1888) — "M. Alfred Duquet continue dans le même esprit d'impartialité son œuvre sur la guerre de 1870, après Frœschwiller, Châlons, Sedan, par Les Grandes batailles de Metz. Comme dans ses précédents ouvrages, il juge d'après les faits, les dépositions et les documents dont il ne manque jamais d'indiquer la source. Cette œuvre est l'un des monuments les plus considérables de l'histoire de la guerre franco-allemande." (Henri Litou, Les Livres en 1888) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le comportement politique de l'armée à Lyon sous la Monarche de Juillet et la Seconde République. (Thèse).
LGDJ, 1966, gr. in-8°, viii-342 pp, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, pt trace d'humidité ancienne au coin de qqs feuillets, bon état. On joint la copie carbone d'une lettre dactylographiée de l'auteur à Pierre Messmer (avec signature manuscrite)
"Il est bon quelquefois de réexaminer à la lumière d'expériences toutes récentes des événements passés : ainsi Pierre Montagne, officier de carrière qui reste marqué par les « événements d'Algérie », a-t-il étudié attentivement, dans cette remarquable thèse de droit, l'attitude politique de l'Armée (et sa fidélité au régime de juillet) lors des révoltes de canuts de 1831, 1834, 1849 : les rapports cités tout au long par P. Montagne sont éloquents, et les relations aigres-douces du lieutenant-général Roguet et du préfet Bouvier du Molart (p. 113 et suîv.), ne facilitaient pas le maintien de l'ordre : « Des troubles ont eu lieu, écrit Roguet au Ministre en 1831, les autorités n'ont pas rempli leur devoir ; le préfet surtout, au lieu de prendre des mesures pour les refréner, semble avoir pris à tâche de faire le contraire ; sa conduite envers l'autorité militaire est on ne peut plus déplacée, il s'était mis dans l'idée de disposer des troupes sans ma participation, et il paraît y tenir... » (p. 130). On saisit sur le vif l'art de faire naître les émeutes – et l'art de les réprimer." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Avènement de M. Thiers et Réflexions sur la Commune.
Gallimard, 1971, in-8°, 311 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. La Suite des temps), ex. du SP
Pamphlet est le nom que porte l’histoire dès qu’elle s’écarte des bienséances et des mensonges reçus. On occulte volontiers, aujourd’hui, dans l’histoire de France, la période communarde (1871) qui fut pourtant pendant plus d’un siècle la référence mythique d’une gauche qui avait encore des illusions et qui faisait encore illusion. Cependant, que ce soit l’accession de Thiers au pouvoir (et avec lui cette droite cynique et sans scrupule), utilisant les cadavres des insurgés de la Commune comme marche-pieds, ou la terrible et sanguinaire répression des Versaillais, les possédants, pour se débarrasser de ces pauvres qui venaient de leur causer la frayeur de leur vie : tout est dans le droit fil du coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, en 1851, pour asseoir son régime totalitaire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Kellermann, duc de Valmy. Le Nestor des armées françaises.
P., La Nouvelle Edition, 1949, in-8°, 226 pp, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce livre est l’œuvre d’un Strasbourgeois, fils de Strasbourgeois ; il est consacré à l’enfant d’une race puissante doté des vertus propres aux grands soldats à la tête desquels brilla un Kléber. M. Heim ne dissimule pas les faiblesses du duc de Valmy, mais il montre bien que ce Kellermann qui vainquit à cinquante-sept ans était un véritable homme de guerre et un entraîneur d’hommes. Si Valmy ne fut pas une bataille sanglante, elle fut, toutefois, remportée grâce au grand talent tactique et à l’audace de Kellermann et son importance dans l’histoire moderne fut décisive." (Edmond Delage, Revue Défense Nationale, 1950) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Guerre à cheval. Textes choisis et présentés par Dominique Venner.
Jacques Grancher, 1978, gr. in-8°, 301 pp, 20 pl. hors texte de portraits, gravures et documents, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. C'étaient des hommes)
Le général baron de Marbot (1782-1854), cadet de Gascogne, houzard de la République et colonel de l'Empire, fit toutes les campagnes de Napoléon et fut blessé treize fois. Aide de camp des plus célèbres maréchaux, puis commandant un régiment de cavalerie durant la campagne de Russie, à Leipzig et à Waterloo, il eut l'honneur de figurer dans le testament de l'Empereur. Ses Mémoires publiées en 1891 sont parmi les documents les plus étonnants de cette époque exceptionnelle. Écrits avec une verve étincelante, ils fourmillent d'anecdotes, de portraits, de souvenirs drôles ou poignants sur Napoléon et ses cavaliers. Nous avons réuni ici la "substantifique moëlle" de ces souvenirs, en ne retenant que les passages consacrés à la guerre à cheval, c'est-à-dire aux épisodes vécus par Marbot de 1799 à 1815. (Dominique Venner) — Eylau, 8 février 1807, le capitaine Marbot se remémore : "... La baïonnette du Russe s'enfonça dans la cuisse de ma jument, qui, rendue par la douleur à ses instincts féroces, se précipita sur le Russe et d'une seule bouchée lui arracha avec ses dents le nez, les lèvres, les paupières, ainsi que toute la peau du visage, et en fit une tête de mort vivante et toute rouge !.. C’était horrible a voir. Puis se jetant avec furie au milieu des combattants, Lisette, ruant et mordant, renverse tout ce qu’elle rencontre sur son passage. L'officier ennemi qui avait essayé de me frapper, ayant voulu l'arrêter par la bride, elle le saisit par le ventre, et l'enlevant avec facilité, elle l'emporta hors de la mêlée, au bas du monticule, où, après lui avoir arraché les entrailles à coups de dents et broyé le corps sous ses pieds, elle le laissa mourant sur la neige. Reprenant ensuite le chemin par lequel elle était venue, elle se dirigea au triple galop vers le cimetière d'Eylau. Grâce à la selle à la houzarde dans laquelle j'étais assis, je me maintins à cheval, mais un nouveau danger m'attendait..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Histoire de l'Allemagne. 1. La formation de l'unité allemande, 1789-1871.
Hatier, 1970, in-8°, 224 pp, 6 cartes, biblio, broché, qqs marques au stylo sur une page (de la table des matières), bon état (Coll. d'Histoire contemporaine)
"Dans la nouvelle collection d’histoire contemporaine des éditions Hatier les germanistes apprécieront les manuels consacrés à l’histoire de l’Allemagne. M. Droz, à qui l’on doit tant d’ouvrages sur l’Allemagne, a accepté de patronner cette histoire de l’Allemagne moderne, c’est dire que l’enseignant ou l’étudiant germaniste auront à faire à des travaux de qualité et de haute tenue scientifique. M. Droz s’est expliqué sur les buts de cette histoire : « C’est bien une « histoire » de l'Allemagne, dans le sens traditionnel du terme, que nous avons voulu présenter ici à un public d’étudiants qui jusqu’à présent a manqué de moyens de travail sur les pays étrangers ». Des indications bibliographiques tenant compte des travaux les plus récents sur les questions controversées et des documents originaux complètent chaque chapitre." (Allemagne d'aujourd'hui, 1971) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Louis XV.
Perrin, 2000, in-8°, 298 pp, 15 illustrations en couleurs sur 8 pl. hors texte, chronologie, glossaire, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"À l'écart de la louange comme de l'opprobre, le portrait d'un Louis XV méconnu et la philosophie d'un règne multiforme dans une France modèle de l'Europe des Lumières. François Bluche éclaire l'évolution d'une monarchie qui, à travers l'Europe, servit de modèle au despotisme éclairé." — Après un Louis XIV (Fayard, 1986), qui fait autorité, François Bluche s'attaque à un autre "monstre sacré" de notre histoire nationale. De fait, Louis XV ne laissa jamais indifférent. Au cours de son long règne (1715-1774), on le surnomma le Bien-Aimé, avant de le mépriser. Les historiens l'ont beaucoup chargé et il fallut le Siècle de Louis XV de Pierre Gaxotte pour le réhabiliter. Etrange figure que celle du successeur de Louis XIV ! Louis XV était beau, séduisant, ouvert et cultivé. Son royaume était fertile, riche, paisible, instruit. On admirait ses institutions, ses savants, ses artistes, ses écrivains, ses salons, ses ponts et ses routes... Mais ce bonheur et ce rayonnement étaient-ils le fait du Prince ? Monarque lucide, il répugnait à gouverner. Non dépourvu de finesse, il ne possédait ni l'intelligence de son temps, ni la volonté de lui imposer sa marque. Manquant de fermeté et de continuité, il laissa, comme malgré lui, se déliter un magnifique régime hérité du Grand Siècle. Fort de sa familiarité avec une époque dont il est sans doute le meilleur spécialiste, François Bluche a choisi d'en dresser un tableau équilibré. Il a privilégié l'étude du caractère du Roi, monarque trop loué après avoir été vilipendé. Ainsi, à son habitude, François Bluche éclaire-t-il le sens d'un règne et, au-delà, l'évolution d'une monarchie qui, à travers l'Europe, servit de modèle au "despotisme éclairé". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
De l'Atlantide à l'Eldorado.
Plon, 1957, in-8°, vii-314 pp, 28 illustrations hors texte, 12 illustrations, reliure souple éditeur, jaquette illustrée, bon état
L'Antiquité, le Moyen Age se sont bercés des merveilles et des périls qui se cachaient de l'autre côté de l'horizon : pays brûlants ou glacés infestés de monstres, bourrés de trésors, illuminés d'étranges soleils ; - Atlantide, Eldorado, empires du Prêtre Jean et des dix tribus perdues d'Israël, royaume des Amazones, itinéraires d'Ulysse ou de Sindbad le marin, terres australes, mont Shasta, cimetières de vaisseaux fantômes ! Cet ouvrage reconstitue les terres et les mers légendaires sur lesquelles tant de beaux et pieux mensonges sont venus, au cours des siècles, enchanter le rêve de nos ancêtres. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hitler et l'Ordre Noir. Histoire secrète du national-socialisme.
Perrin, 1973, in-8°, 473 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, chronologie, reliure skivertex éditeur, bon état
"Le sous-titre nous révèle le véritable objet du livre « Histoire secrète du national-socialisme » En effet, on ne voit souvent dans Hitler que le tribun ambitieux qui a su s'emparer du pouvoir en Allemagne, et dans la S.S. qu'une simple garde prétorienne. Pour l'auteur ces aspects ne sont pas les plus profonds ni les plus décisifs. Hitler avait une mystique. Il avait été fortement influencé par des idées nébuleuses sur l'origine du peuple allemand et par le mythe du sang. Peut-être même avait-il été reçu comme initié par l'un ou l'autre de ces groupes semi-secrets qui essayaient de répandre ces conceptions plus ou moins consistantes. C'est pourquoi il a voulu que Himmler fonde un véritable Ordre noir de chevaliers, la S.S. Bien des pages de ce livre sont trop touffues et tous n'admettront pas les explications de l'auteur. Mais celui-ci a au moins le mérite de nous apporter du nouveau sur l'idéologie et la psychologie des maîtres du IIIe Reich." (E. Tesson, revue Études, 1969) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Dictateurs.
Denoël et Steele, 1935, in-12, 300 pp, broché, état correct
Dernier ouvrage de l'académicien Jacques Bainville publié de son vivant, ce texte paru en 1935 dresse l'histoire des dictateurs à travers les âges. — "L'idée maîtresse du livre est que les dictatures tirent leur origine de nécessités d'ordre politique, économique ou social plus qu'elles ne résultent de l'action d'un individu à la tête d'une milice ou d'une armée. Dans la partie contemporaine du livre, Jacques Bainville n'a traité que d'Ataturk : pour les autres dictateurs contemporains, il a utilisé deux « nègres » : d'abord, Lucien Rebatet, très médiocre sur l'URSS et Salazar (qui l'enthousiasme, on le devine), puis Brasillach, assez sarcastique à l'égard du peu intellectuel Primo de Rivera, séduit mais perplexe face à Mussolini – « le coq gaulois n'a pas ce qu'il faut pour téter la louve romaine » (sic) – , et finalement assez inquiet devant le tout nouveau maître de l'Allemagne, qui l'impressionne déjà beaucoup par son art de la mobilisation médiatique des passions collectives." (Bernard Cazes, Politique étrangère) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Belle Histoire des Voyages.
Perrin, 1966, in-8°, 427 pp, nombreuses gravures et photos, reliure skivertex fauve de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état
"Maître de la petite histoire, M. André Castelot, a réuni, dans la Belle Histoire des Voyages , de charmants chapitres dont les vacances des écoliers, des étrangers débarqués en France, des tsars de Russie, de Pierre Ier à Nicolas II ou des baigneurs de 1900, ainsi que les premiers postes à chevaux et aux lettres, les premières montgolfières, les premiers bateaux à vapeur, chemins de fer ou autos forment les sujets. Ils sont rassemblées en un in-octavo illustré et relié avec élégance." (André Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Saint-Exupéry. Biographie.
JC Lattès, 1980, in-8°, 396 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
De tous les auteurs français contemporains, Saint Exupéry est sans doute le plus lu aujourd'hui dans le monde. Mais sait-on qu'il fut le plus extraordinairement vivant des écrivains de ce pays ? Homme de nuit, de femmes, de bars, de Bugatti, trompe-la-mort couvert de dettes ; ramassé quatre fois en miettes d'avions en miettes ; fiancé officiellement à Louise de Vilmorin, ce que Malraux ne fut jamais. Lucide sur Staline dès 1935 après un voyage à Moscou. Lucide sur Franco qui lui interdira l'Espagne après sa victoire. Lucide sur Vichy qui interdira “Pilote de Guerre”... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
De Gaulle et le 13 mai.
Plon, 1965, gr. in-8°, 492 pp, biblio, broché, bon état
Le 13 mai 1958 à Alger, vers 6 h et demie de l'après-midi, un gaillard barbu d'une trentaine d'années en uniforme de parachutiste force les grilles du bâtiment du Gouvernement Général. Derrière ce léopard bondissant s'engouffre la foule. Vingt jours plus tard, le 2 juin à Paris, l'Assemblée Nationale remet ses pouvoirs entre les mains du général de Gaulle. La IVe République est morte. Coup d'état pour les uns, révolution pour les autres, c'est en tout cas la première fois dans l'histoire de France qu'un séisme politique éclate ailleurs qu'à Paris. Jean Ferniot, dont les écrits font autorité en matière de politique intérieure, s'est attaché à analyser les origines et le déroulement de ce bouleversement. Deux forces totalement hétérogènes se conjuguèrent un temps pour abattre la « IVe », minée par le drame algérien : les gaullistes et les activistes.Les activistes, aveuglés par la passion partisane, seront finalement débordés et neutralisés par l'équipe gaulliste disposant d'un chef prestigieux, d'un personnel nombreux et possédant un programme qui dépassait la « péripétie » maghrébine. Le livre de Jean Ferniot, débordant de documents authentiques et mené de bout en bout avec une rigueur sans défaillance, éclaire de façon décisive le bouleversement qui est à l'origine de la France actuelle. (4e de couverture) — "Un Français qui veut comprendre la France issue du 13 mai doit lire ce livre ; il y trouvera l'essentiel des conditions dans lesquelles a été provoquée, menée, exploitée, cette insurrection qui a commencé à Alger, qui s'est poursuivie en Corse et qui serait remontée en métropole si, devant la menace de guerre civile, les autorités de l'État n'avaient pas fait appel, dans une légalité au moins apparente, au Général de Gaulle ; celui-ci fit aussitôt arrêter les opérations et prit le pouvoir qu'on le suppliait de prendre pour éviter le pire. Jean Ferniot, journaliste, glisse sur quelques points délicats ; les historiens en font souvent autant. Du reste, il suffit généralement de lire avec attention pour comprendre. Nul lecteur attentif ne pensera, par exemple, que le bombardement de représailles de Salchiet-Sidi-Youssef (qui a mis le feu aux poudres) ne pouvait pas attendre qu'on ait pu atteindre le Ministre responsable et son Directeur de Cabinet partis tous deux en hélicoptère ; de là à se demander si ce déplacement... De même, on comprend facilement que si, le 9 mai au soir, le Général Salan a envoyé le fameux télégramme qui, en annonçant une « réaction de désespoir » de l'Armée, allait affoler Paris, c'est que le projet lui en avait été envoyé par son supérieur, le Général Ely, Chef d'état-major général des armées." (La Revue administrative, 1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
600 jours avec Salan et l'OAS.
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1969, in-8°, 328 pp, 54 photos sur 42 pl. hors texte, reliure toile noire de l'éditeur avec une vignette au premier plat, rhodoïd, bon état
C'est en compagnie de Jean Ferrandi, son ancien officier d'État-Major, que Salan s'était enfui en Espagne en décembre 1960. C'est en sa compagnie qu'il s'était envolé de Madrid pour Alger, en avril 1961, pour y prendre la tête du putsch qui venait d'éclater. Jean Ferrandi fut arrêté en même temps que le général Salan à Alger, en avril 1962, dans leur commun refuge clandestin. Voici le “Journal de marche” que l'auteur a tenu au cours des dix-huit mois tragiques passés auprès de Salan... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Chasse aux bobards. Les bobards historiques et quelques autres. Le sabotage de la France.
Editions Bossard, 1931, in-12, 253 pp, broché, bon état
Ouvrage antimaçonnique et antisémite. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Mouvements fascistes. L'Europe de 1919 à 1945.
Calmann-Lévy, 1969, in-8°, 363 pp, biblio, broché, couv. à rabats, bon état. Édition originale en français, ex. du SP
Grand classique de l'histoire contemporaine, l'ouvrage d'Ernst Nolte dresse le portrait des nombreux mouvements fascistes européens de 1919 à 1945. Comment le fascisme s'est-il développé ? Par quelles figures a-t-il été porté au pouvoir ? Tout en cherchant à définir les traits essentiels de l'idéologie fasciste, Ernst Nolte examine les singularités de chacun des mouvements qui s'en revendiquent, livrant une analyse comparative de la montée du fascisme en Europe. Salazarisme portugais, métaxisme grec, oustachis croates, Croix fléchées hongroises : tous sont ici présentés et étudiés à l'aune d'un contexte historique européen aux enjeux complexes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Correspondance. Editée par Brian N. Morton et Donald C. Spinelli.
Paris, A. G. Nizet, 1969-1978, 4 vol. in-8°, xxxviii-249, 280, 251 et 332 pp, index des noms cités dans chaque volume, brochés, couvertures des tomes I et II salies, bon état
Complet : la publication intégrale de la correspondance de Beaumarchais (1732-1799), entreprise à la fin des années 1960 par deux chercheurs américains, Brian Morton et Donald Spinelli, s’est arrêtée après le quatrième volume publié chez l’éditeur parisien Nizet. — Tome I (1745-1772) • tome II (1773-1776) • tome III (1777) • tome IV (1778). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Verrières vers hier. Rétrospective par la carte postale.
[Verrières], L'Historique de Verrières, 1991, in-4°, 126 pp, 188 reproductions de cartes postales anciennes, sources, cart. illustré de l'éditeur, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Papiers et correspondance de la Famille impériale. Édition collationnée sur le texte de l'Imprimerie nationale.
P., Garnier Frères, 1871, 2 vol. in-12, iv-486 et 288 pp, 9 fac-similés hors texte, index, reliures demi-basane bleu-nuit, dos lisses avec titre, tomaisons et triples filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état
"Les papiers retrouvés aux Tuileries après le 4 septembre 1870 nous ont fait découvrir l’autre face du pouvoir. Même si une partie des archives de Napoléon III passa en Angleterre à la chute du régime et si, selon le comte d’Hérisson, Conti, chef de cabinet du souverain, fit déchirer et noyer dans une baignoire un certain nombre de dossiers compromettants avant de quitter les Tuileries, des papiers restèrent néanmoins sur place. Le gouvernement de la Défense nationale institua sans tarder une commission chargée de les recueillir, de les classer et de les publier (Journal Officiel de la République française du 7 septembre 1870). Cependant, la publication ne fut jamais que partielle et partiale : Papiers et correspondance de la famille impériale, Imp. Nationale, 1870, rééd. Garnier, 1871, 2 vol.,... La totalité de ces papiers restés aux Tuileries sont aujourd’hui aux Archives Nationales en AB XIX 159 à 178." (Eric Anceau, Nouvelles voies de l'historiographie politique du Second Empire, 2008) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Treblinka. La révolte d'un camp d'extermination.
Fayard, 1966, in-8°, 396 pp, préface de Simone de Beauvoir, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Le livre controversé de Jean-François Steiner sur le camp de Treblinka et sur la révolte qui y a eu lieu en août 1943. — Près d'un million de Juifs ont été brûlés dans les fours de Treblinka, avant le 2 août 1943. Ce jour-là, 600 prisonniers armés de grenades et d'armes volées ont attaqué les gardes nazis, incendié le camp et se sont enfuis dans les forêts polonaises à proximité. Parmi ceux-ci, quarante survécurent pour témoigner du courage des hommes face au plus grand mal que l'histoire humaine ait produit. — "Aucun livre, depuis bientôt trente ans, n'a créé une commotion comparable à celle que suscita, en 1966, le coup de tonnerre de Treblinka." (Gilles Perrault) — "Le livre le plus atroce, le plus fascinant et, si l'on ose dire étant donné le sujet, le plus passionnant et le plus beau qu'on ait jamais écrit sur les camps." (Jacques-Laurent Bost, Le Nouvel Observateur) — "Il s'agit d'un des livres les plus importants jamais écrits sur l'univers concentrationnaire et sur les hommes en général, juifs ou non-juifs." (Philippe Labro, Le Journal du Dimanche) — "On ne se demande pas s'il est bon. Il est inoubliable." (Françoise Giroud, L'Express) — "Seul un très grand talent pouvait être capable de recréer avec tant d'exactitude le climat qu'ont subi, à un degré ou à un autre, les échappés de l'univers concentrationnaire." (Edmond Michelet, Le Monde) — "Jamais description aussi systématique de l'horreur, aussi minutieuse, aussi évocatrice, n'aura autant bouleversé l'ancien déporté que je suis." (Pierre Durand, L'Humanité) — "Je rouvre Treblinka et je suis sûr maintenant que j'aurai la force et le courage d'en voir la fin avant que la journée soit achevée, puisque la fin c'est la sortie de l'enfer pour le peuple de Dieu." (François Mauriac, Le Figaro littéraire, Bloc-Notes, 5 avril 1966) — "Si je ne craignais pas les grands mots, je dirais que ce livre ne devrait pas faire l'objet de contestations de littérateurs ou d'historiens ou d'hommes politiques, mais qu'il justifie une querelle de prophètes." (Joseph Rovan, Esprit, juin 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Viêt-Nam. Nouveau dragon ou vieux tigre de papier ? Essai sur le Viêt-Nam contemporain.
Genève, Olizane, 1995, in-8°, 253 pp, une carte, broché, bon état
Une vision de la société et de la mentalité vietnamiennes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur rassemble des éléments d'analyse et de réflexion de fond sur les orientations, les contraintes, les partenaires de la politique d'ouverture... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires particuliers pour servir à l'histoire de la fin du règne de Louis XVI.
Genève, Mégariotis, 1976, fort in-8°, 436 et 438 pp, 2 tomes reliés en un fort volume in-8°, reliure simili-cuir éditeur, bon état (réimpression de l'édition de 1816)
Intendant de Bretagne de 1784 à 1788, d'abord favorable à la réunion des États généraux, puis partisan de dissoudre l'Assemblée nationale, Bertrand de Molleville fut ministre de la Marine d'octobre 1791 à mars 1792 et émigra en octobre de cette année. Ses mémoires constituent une source particulièremernt précise pour la vie politique de 1789 à 1792. (Fierro, 136) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mémoires d'un officier d'état-major. Expédition d'Afrique.
Genève, Slatkine, Mégariotis Reprints, 1977, in-8°, viii-437 pp, imprimé sur papier ivoire, reliure simili-cuir vert empire de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1835
Importants mémoires sur la conquête de l'Algérie. — "Un de nos collaborateurs, M. Barchou de Penhoën, va publier, chez le libraire Charpentier, sous le titre de Mémoires d'un officier ďétat-major de l'expédition d'Afrique, des souvenirs personnels relatifs à la campagne de 1830, où il accompagnait en qualité d'aide-de-camp le général Berthezène. Ce livre, que nous avons lu, se distingue par deux qualités rarement réunies, l'animation et la sagacité." (Revue des Deux Mondes, 1835) — "Journal de voyage et recueil d'impressions écrits au lazaret de Marseille quand l'auteur revint d'Algérie, où il était aide-de-camp de Berthezène. Formation du corps expéditionnaire, traversée, débarquement, premiers engagements, combat de Staouëli ; prise du Fort-l'Empereur, prise d'Alger ; nombreux détails ; retour en France en août 1830." (L'Afrique française du Nord, bibliographie militaire, I, 464) — "Nommé aide de camp du général Berthézène en avril 1830, l'auteur est un des principaux acteurs de la prise d'Alger et relate l'expédition avec un grand luxe de détails. Il a refusé de servir Louis-Philippe." (Bertier de Sauvigny, 66) — "Important journal de la conquête de l'Algérie." (Taillart, 1812) — Le baron Barchou de Penhöen (1801-1855) se consacra ensuite à des travaux historiques. Il représenta le Finistère à l'Assemblée Législative. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Récit d'une tante. Mémoires de la comtesse de Boigne, née d'Osmond.
P., Émile-Paul Frères, 1931, in-8°, ix-243 pp, nouvelle édition abrégée, avec une introduction par Osmonde d'Osmond datée de mars 1931 et 16 planches hors texte de portraits imprimés en sépia dont celui de l'auteur en frontispice, broché, couv. lég. défraîchie, état correct
Document irremplaçable sur toute la période qui va des dernières années de l'Ancien Régime à la révolution de 1848, ces Mémoires ont fait de la comtesse de Boigne, depuis leur première publication en 1907, un personnage quasi mythique. Elle passe pour le caustique avocat du diable de tous les procès en canonisation de ses contemporains, la plus célèbre de ses victimes étant Chateaubriand. Ces Mémoires sont également l'œuvre d'une extraordinaire psychologue, impitoyablement lucide, qui démonte les rouages d'une société qu'elle a si bien observée et dénonce sans relâche la bêtise de sa classe sociale. Proust, qui en fut l'un des premiers lecteurs, s'enthousiasma pour ces Mémoires. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Révolution de Saint-Domingue.
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1966, gr. in-8°, 230 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes et un plan, reliure pleine toile de l'éditeur, une vignette illustrée au premier plat, rhodoïd, bon état
"Ce livre est l’œuvre d’un reporter qui sait intéresser le lecteur à ce qu’il a vu et appris, en même temps que le témoignage d’un homme sensible à l’injustice, à l’abus de la force et à la souffrance. A la fois récit impartial et sévère réquisitoire, il a la valeur d’un document : il éclaire d’une lumière crue un événement que le rôle joué aujourd’hui encore par la force dans le domaine international a rendu possible, mais qu’une grande partie de l’opinion publique dans le monde a condamné. On y voit une grande puissance – la plus forte de toutes – intervenir brusquement dans les affaires intérieures d’un petit pays, simplement parce que ses services de renseignements prétendent avoir décelé dans le camp révolutionnaire qui réclame le rétablissement de la Constitution une cinquantaine de communistes prêts à se saisir du pouvoir. Mais ce n’est là qu’un prétexte, tout comme l’intention affirmée de sauvegarder la sécurité des résidents américains ; en réalité l’intervention avait été décidée parce que les États-Unis considéraient que leurs intérêts étaient liés à la droite et à l’extrême-droite en République Dominicaine, et en premier lieu à ceux des militaires qui étaient pour le maintien des traditions dictatoriales et policières du régime de Trujillo..." (François Honti, Le Monde diplomatique, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Civilisations. L'Occident et le reste du monde.
Editions Saint-Simon, 2014, in-8°, 314 pp, broché, bon état
Grandeurs et décadence de la civilisation occidentale... Comment l'Europe de l'Ouest est-elle parvenue à partir du XVe siècle à prendre le dessus sur la Chine, l'Inde et l'Empire ottoman, alors au faîte de leur puissance, et à imposer au monde ses normes et son mode de vie ? Au coeur de son analyse, Niall Ferguson nous livre les six clés de cette réussite : la concurrence, source d'innovation ; la science, garante de la supériorité militaire ; le droit de propriété, pilier de la démocratie représentative ; la médecine, source de mieux-être collectif ; la société de consommation, moteur de l'industrialisation ; enfin, l'éthique du travail, ciment des institutions. En les parcourant une à une, il témoigne tout autant de son érudition que de ses talents de pédagogue. Mais demain ? Comment maintenir cette supériorité, quand le reste du monde a peu ou prou fait siennes les recettes du miracle occidental ? Comment empêcher que le déclin relatif de l'Occident ne devienne absolu et irréversible ? A ces questions, dont dépend notre devenir, l'auteur apporte sa réponse, qui ne manquera pas de faire débat : le principal ennemi de l'Occident n'est autre que lui-même. Il ne tient qu'à lui de retrouver son rang, en reprenant confiance dans la solidité et la supériorité de ses institutions. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.