Le Manichéisme médiéval. L'hérésie dualiste dans le christianisme.
Payot, 1949, in-8°, 206 pp, traduction de Simone Pétrement et Jacques Marty, biblio, broché, bon état (Bibliothèque historique)
"L'auteur nous a donné là, sur l'un des sujets les plus passionnants de l'histoire religieuse, un excellent exposé d'ensemble, nourri de faits précis et appuyé sur une information étendue ; rédigé d'une main sûre dans un ton parfaitement objectif et rationnel. L'éloge a son prix, car le mythe cathare a souvent suscité un engouement de mauvais aloi et donné naissance à des publications fâcheusement dénuées de méthode et de critique. Signalons, toutefois, aux amateurs de tradition « occulte » que M. Runciman n'a pas laissé la question hors de son champ de curiosité et qu'il signale au moins une piste à explorer en ce sens : le symbolisme des figures du Tarot peut refléter un héritage ésotérique du dualisme manichéen. Ici, sous le nom de Manichéisme, c'est tout l'ensemble des hérésies dualistes du monde chrétien qui est étudié. Un chapitre remonte aux origines : le Gnosticisme des premiers siècles, le Manichéisme authentique de Mani, puis le Messalianisme (mouvement plein d'intérêt, mais encore mal connu) ; défilent ensuite successivement les Pauliciens de l'Arménie du VIIIe siècle, les Bogomiles de la Bulgarie du Xe, les « Patarins », c'est-à-dire les formes plus récentes du Bogomilisme tel qu'il s'est répandu dans les pays yougoslaves (où il a survécu, solidement enraciné, jusqu'à la conquête turque), et, enfin, les Cathares de la France méridionale et de l'Italie du Nord. L'auteur a mis soigneusement en évidence les liens de filiation, ou les points de contact, qui unissent successivement l'un à l'autre ces chaînons de la tradition dualiste. (...) On ne peut que recommander le présent ouvrage comme la meilleure initiation possible à ces problèmes." (H.-I. Marrou, Revue des Études Anciennes, 1951)
Le Manichéisme médiéval. L'hérésie dualiste dans le christianisme.
Payot, 1972, in-8°, 206 pp, traduction de Simone Pétrement et Jacques Marty, biblio, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Le Regard de l'Histoire)
"L'auteur nous a donné là, sur l'un des sujets les plus passionnants de l'histoire religieuse, un excellent exposé d'ensemble, nourri de faits précis et appuyé sur une information étendue ; rédigé d'une main sûre dans un ton parfaitement objectif et rationnel. L'éloge a son prix, car le mythe cathare a souvent suscité un engouement de mauvais aloi et donné naissance à des publications fâcheusement dénuées de méthode et de critique. Signalons, toutefois, aux amateurs de tradition « occulte » que M. Runciman n'a pas laissé la question hors de son champ de curiosité et qu'il signale au moins une piste à explorer en ce sens : le symbolisme des figures du Tarot peut refléter un héritage ésotérique du dualisme manichéen. Ici, sous le nom de Manichéisme, c'est tout l'ensemble des hérésies dualistes du monde chrétien qui est étudié. Un chapitre remonte aux origines : le Gnosticisme des premiers siècles, le Manichéisme authentique de Mani, puis le Messalianisme (mouvement plein d'intérêt, mais encore mal connu) ; défilent ensuite successivement les Pauliciens de l'Arménie du VIIIe siècle, les Bogomiles de la Bulgarie du Xe, les « Patarins », c'est-à-dire les formes plus récentes du Bogomilisme tel qu'il s'est répandu dans les pays yougoslaves (où il a survécu, solidement enraciné, jusqu'à la conquête turque), et, enfin, les Cathares de la France méridionale et de l'Italie du Nord. L'auteur a mis soigneusement en évidence les liens de filiation, ou les points de contact, qui unissent successivement l'un à l'autre ces chaînons de la tradition dualiste. (...) On ne peut que recommander le présent ouvrage comme la meilleure initiation possible à ces problèmes." (H.-I. Marrou, Revue des Études Anciennes)
Le 2e Bataillon du Mont-Blanc, la 19e demi-brigade de bataille à l'armée d'Italie. Le brigadier-général Dichat.
Chambéry, 1897, in-8°, 43 pp, broché, dos et bords proprement consolidés, bon état. Édition originale. Rare
Avec en Appendice l'Historique de la 69e demi-brigade d'infanterie de ligne, ancienne 19e de bataille, rédigé par le chef de brigade Barthémy, sur les ordres du général en chef Bonaparte, après les campagnes de 1796-1797.
Les Cinq cercueils de l'Empereur. Souvenirs inédits de Philippe de Rohan-Chabot, commissaire du roi Louis-Philippe.
France-Empire, 1985, gr. in-8°, 201 pp, avant-propos de René de Chambrun, 16 pl. de gravures hors texte, une carte, nombreux documents en annexe, broché, couv. illustrée, bon état
Récit du retour des cendres de Napoléon de Sainte-Hélène, en 1840, à bord de la « Belle Poule », par Rohan-Chabot qui fut envoyé par Louis-Philippe comme commissaire du roi. — Sur base de documents retrouvés dans les archives du château de Lagrange, lettres, rapports, comptes-rendus, de la main de Philippe de Rohan-Chabot, commissaire du roi Louis-Philippe pour la translation du corps de Napoléon de Sainte-Hélène à Paris, René de Chambrun, en reliant les documents entre eux par des textes écrits à la première personne, a composé ce qu'on pourrait appelé "Les Mémoires apocryphes de Rohan-Chabot pour l'année 1840". Nous sommes en 1840. La France vit en paix depuis un quart de siècle. Elle s’ennuie. Elle rêve aux gloires impériales... Sous la pression de l’opinion, Louis-Philippe obtient de l’Angleterre le retour des cendres de Napoléon. Une mission ira à Sainte Hélène sur la « Belle Poule » commandée par le fils du Roi, le Prince de Joinville. Tout un passé ressurgit... Philippe de Chabot, dont la mère était irlandaise et dont le père a combattu Napoléon jusqu’à sa chute, va recevoir de Louis-Philippe l’ordre le plus inattendu : le représenter comme chef de la mission, « Commissaire du Roi ». Avec lui, pendant cinq mois, nous allons parcourir les mers, et faire des escales fabuleuses aux Açores et en Amérique du Sud... Entouré des survivants de l’épopée, Bertrand, Gourgaud, Marchand, le fils Las Cases et les serviteurs, Philippe de Rohan Chabot fera ouvrir les cinq cercueils et découvrira le visage quasi intact de Napoléon, plus « jeune » de 25 ans que tous ses anciens compagnons et serviteurs présents... Moment extraordinairement émouvant ou le passé rejoint le présent. Les Français rassemblés pleurent. Il faut maintenant ramener le corps de l’Empereur en France. On apprend que la guerre menace contre l’Angleterre. Chacun sera prêt à mourir aux côtés de la dépouille de l’Empereur. Des dispositions sont même prises par le Prince de Joinville pour faire sauter la « Belle Poule » afin que l’Empereur mort ne retombe pas aux mains « impies » des Britanniques... Rohan Chabot ne perdra pas son flegme britannique. Il en aura besoin jusqu’au bout du voyage et l’apothéose inouïe à Paris...
Histoire de la Russie des origines à 1984.
Laffont, 1990, in-8°, 843 pp, 30 cartes, chronologie et bibliographie française établies par André Berelowitch, index, broché, bon état (Coll. Bouquins)
L'Histoire de la Russie, de Nicholas V. Riasanovsky, est considérée comme l'un des principaux livres de référence sur le sujet. Cet ouvrage a connu un grand succès depuis sa parution dans la collection "Bouquins" en 1987 et plusieurs rééditions. Une synthèse utile et éclairante pour mieux comprendre la véritable histoire de ce peuple.
Les Reines de l'émigration. Anne de Caumont-La Force, comtesse de Balbi.
P., Emile-Paul, 1908, pt in-8°, xxxviii-542 pp, un portrait héliogravé en frontispice, sous serpente légendée, sources, broché, bon état
La vie extravagante d'Anne-Jacobée Nompar de Caumont-La Force (1753-1832), qui fut l'« amie » toute platonique du comte de Provence avant la Révolution, puis dans l'exil. — "Nous ne nous arrêterons pas longtemps à la biographie de la comtesse de Balbi, écrite par M. le vicomte de Reiset, non pas qu'elle ne soit amusante et que l'auteur ne se soit appliqué très consciencieusement à nous retracer dans toutes ses péripéties l'existence de cette Anne-Jacobée de Caumont La Force, dame d'atours de Madame, en attendant qu'elle accompagnât Monsieur. Mais, vraiment, les amours de cette femme insolente, spirituelle et dévergondée, épouse et mère détestable, avec le gros comte de Provence, n'ont pas droit à occuper tant de place dans la littérature sérieuse, encore qu'elle eût « une taille de nymphe marchant sur les nuées » (p. 115) ; et quoi qu'en dise l'auteur, les « négociations délicates » dont la favorite « avait été chargée maintes fois auprès des puissances étrangères » ne nous paraissent pas nécessiter une étude plus approfondie. D'ailleurs, son rôle « politique » fut terminé dès 1794, quand d'Aravay lui fit interdire de venir à Vérone..." (Rod. Reuss, Revue Historique, 1909)
Babur. Histoire des Grands Moghols.
Fayard, 1986, in-8°, 422 pp, 5 cartes, annexes, chronologie, glossaire, tableaux généalogiques, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. On joint 2 coupures de presse
Babur est un des grands personnages de l'Histoire. Et pourtant, l'Occident ne connaît guère ce descendant de Gengis Khan et de Tamerlan, qui a jeté les fondements de l'empire des grands Moghols. Un homme extraordinaire s'il en fut, conquérant, mais aussi mystique, juriste et théologien, dont les talents d'écrivain sont encore universellement estimés : ses mémoires constituent la meilleure source d'information et sur son époque et sur les événements qui s'y déroulent. Sa vie fut une succession ininterrompue d'aventures. Pendant des décennies, il subit toutes les vicissitudes de la fortune, celle-ci lui donnant trois fois le trône de Samarkand, puis le contraignant à devenir chevalier errant, proscrit traqué, chef de bande, avant de le conduire, en humble courtisan, à la cour d'un roitelet mongol de Tachkent. Et s'il devint roi du pays de Kabul, ce fut pour se lancer dans des entreprises encore plus risquées – une traversée épique de l'Hindu Kuch en plein hiver, des razzias en Inde – et manquer de se faire égorger par des soudards révoltés. Dans sa vie privée, jusqu'au jour de sa mort, il connut toutes les passions : un malheureux mariage précoce, un amour éperdu pour un jeune garçon, un attachement indéfectible à la femme qu'il aimait, une romanesque rencontre avec la fille d'un chef de tribu afghane ; une dilection presque maladive pour sa famille, pour les femmes de son sang surtout... Il vécut tous les rêves et tous les excès, dans les tourments et les repentirs, se montrant clément au point d'en paraître faible, pour passer dans de brusques rigueurs qui l'amenaient à construire, aux marches de son empire, une enceinte de tours avec les crânes de ses ennemis décapités.
La Civilisation et la Révolution française. III : La France napoléonienne.
Arthaud, 1983 fort in-8° carré, 480 pp, 188 héliogravures en noir, 16 pl. en couleurs hors texte, 17 cartes et plans, chronologie, biblio, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)
"Cet ouvrage reste fondamental pour l'étude de la société civile de 1800 à 1815." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1985)
Le Cabinet de Toilette.
P., Victor Havard, 1891, in-12, 351 pp, mention de 17e édition, cartonnage percaline bleu guède de l'éditeur, titres en noir au 1er plat et au dos, bon état
"Il y a toujours une ou plusieurs pièces de la maison où la femme imprime sa marque particulière, qui sont faites à sa ressemblance morale et physique." Au XIXe siècle, le cabinet de toilette était considéré comme le sanctuaire de la femme. C'est là qu'elle passait une bonne partie de son temps afin d'être la plus agréable et la plus belle possible aux yeux de son mari (ou autre). Ce livre traite à la fois de l'ameublement du cabinet, des soins corporels généraux de la femme (le visage, la chevelure, la bouche, les dents, la voix, les yeux, le nez, l'oreille, la main, les ongles, le pied, les dessous de la toilette : corset, jarretelles), de l'alimentation, de l'habillement, du maquillage, des parfums, des bijoux et des tissus et de leur entretien.
Le Parti libéral sous la Restauration.
Plon, 1876, in-8°, xvi-522 pp, reliure demi-maroquin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée, couv. conservées, bon état. Édition originale, bel exemplaire sans rousseurs, enrichi d'un envoi a.s. de l'auteur
Sur les débuts de l'histoire des institutions et des idées libérales. — "Excellente synthèse." (Benoît Yvert, Politique libérale, 244) — "Le Parti libéral sous la Restauration", paru en articles en 1875 et en volume en 1876, n'en demeure pas moins un maître livre, plus homogène que "Royalistes et Républicains", et en même temps plus varié de ton, plus abondant en pages brillantes, en considérations ingénieuses ou profondes : il atteste la pleine maturité du talent de l'auteur, qui plus tard, quand il s'agira de rappeler les antécédents politiques des principaux personnages du régime de Juillet, se référera simplement au "Parti libéral sous la Restauration". Les chapitres sur Casimir Perier, sur Montlosier, sur la campagne antireligieuse des libéraux, sont particulièrement remarquables... (De Lanzac de Laborie, Revue des Deux Mondes, 1913) — Table : L'opposition libérale avant 1820 ; Les conspirations (1820-1824) ; Une génération nouvelle : la jeunesse de M. Thiers, le Globe, les normaliens du Globe ; L'opposition constitutionnelle sous M. de Villèle (1824-1827) ; La question « cléricale » sous M. de Villèle ; Les libéraux et M. de Martignac (1828-1829) ; Le dernier conflit (1829-1830).
Napoléon et la Russie. Les années victorieuses (1805-1807).
P., Copernic, 1980 in-4° carré, 245 pp, texte sur 2 colonnes, 40 pages d'illustrations en couleurs, dont 17 planches d'illustrations d'uniformes et de drapeaux par Louis de Beaufort, cartes, 337 illustrations en noir dans le texte, biblio, reliure toile verte de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Aux origines de Paris. La genèse de la Rive droite jusqu'en 1223.
Editions du CNRS, 1985, in-4°, 224 pp, 7 plans et 24 planches de gravures et photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"A. Lombard-Jourdan donne aujourd'hui la version définitive de ses travaux sur les origines de la Rive droite à Paris : véritable leçon de méthode qui sait mêler aux sources traditionnelles de l'histoire urbaine — documents diplomatiques et sources narratives — l'apport de l'archéologie et de la toponymie, l'utilisation très heureuse d'une sorte de cartographie régressive et une connaissance approfondie de la littérature parisienne et des monuments de la capitale." (Élisabeth Carpentier, Cahiers de Civilisation Médiévale, 1987)
Le Protestantisme en France de 1598 à 1715.
SEDES, 1968, in-12, 277 pp, biblio, broché, qqs rares soulignures stylo, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
"Un bon manuel, à la fois précis et bien informé, qui a servi à des générations d’étudiants." (Claude Mazauric)
Joseph de Maistre.
Perrin, 1990 in-8°, 298 pp, préface de Gabriel Matzneff, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Longtemps enfermé par ses admirateurs et ses détracteurs dans son rôle de doctrinaire monarchiste et de représentant majeur de la réaction traditionaliste contre la Révolution, Joseph de Maistre, né à Chambéry en 1753, mort à Turin en 1821, est encore trop souvent considéré comme ce penseur austère et de mauvaise foi que dénonçait Sartre. A la lumière des inédits et des travaux universitaires menés ces quinze dernières années, la personnalité de Joseph de Maistre, dont les Considérations sur la France (1797) révélèrent le génie, apparaît enfin avec plus de vérité. Ni ange ni démon, noble d'origine bourgeoise, Savoyard de souche niçarde, Français de cœur mais rattaché au Piémont, catholique maçon, monarchiste réformateur, rationaliste mystique, Maistre multiplie les paradoxes qui l'éprouvent jusque dans sa chair. Ainsi voit-on ce Janus, qui porte haut ses contradictions, osciller entre la passion et l'abattement, le doute et l'engagement, le goût du dogme et l'attrait de la fronde, la foi et le désespoir, l'ironie et le sérieux, tandis qu'il lance d'insolents défis au rationaliste qu'il ne cessera d'être malgré lui, et que rien n'apaisera. Réfugié à Lausanne après l'invasion de la Savoie par la France (1792), appelé à Cagliari par Charles-Emmanuel IV qui le place au sommet de la magistrature sarde, il est ensuite, de 1803 à 1817, envoyé extraordinaire de Sardaigne à Saint-Pétersbourg. Là, son esprit et son analyse des événements séduisent le tsar et la société russe et il compose ses autres grands ouvrages, dont les débuts des Soirées de Saint-Pétersbourg. On n'a pas hésité à qualifier de "Voltaire chrétien" ce grand penseur et ce grand écrivain dont Henri de Maistre, son descendant direct, qui a disposé d'une très importante documentation inédite, renouvelle la connaissance.
La Révolution française. I. La chute de la Royauté. II. La Gironde et la Montagne. III. La Terreur.
P., Club du meilleur livre, 1959, fort in-8° carré (20 x 17), (12)-578 pp, préface de Henri Calvet, illustré de 225 gravures et portraits de l'époque, dans le texte et hors texte, reliure toile écrue décorée de l'éditeur, rhodoïd, signet, bon état
"Cette édition monumentale est comparable en ses intentions à ce qui a été fait pour “La Civilisation de la Renaissance en Italie”. Notre souci principal a été de substituer à l'iconographie traditionnelle une illustration vivante tirée des sources les moins connues des bibliothèques, des archives et des musées. Circulant avec le texte, elle permet de suivre de la façon la plus "contemporaine" les personnages et les événements. C'est dire qu'on y trouvera avec des gravures populaires, des caricatures du temps, les portraits les moins connus des grands hommes de la Révolution ainsi que des objets et de nombreuses reproductions de la presse du temps." (Club n° 73)
L'Alliance atlantique.
Gallimard/Julliard, 1979, in-12, 281 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Archives)
L'Alliance atlantique a trente ans. Aujourd'hui comme hier, sa vraie nature reste incertaine : est-elle le grand rassemblement des nations occidentales ou l'instrument d'une domination américaine ? Le rempart des démocratie ou une Sainte-Alliance idéologique ? Un bloc militaire militaire ou l'espace privilégié d'un système économique et monétaire ? A-t-elle tenter d'instituer un nouvel ordre, est-elle au centre des déséquilibres qui, depuis la guerre, menacent l'Occident ? Il faut interroger ici les textes et les hommes. C'est dans l'histoire, tumultueuse et souvent contradictoire, d'un projet qui sépare autant qu'il unit que Pierre Mélandri cherche une réponse à ces questions qui traversent notre présent.
Histoire intérieure des États-Unis au XXe siècle.
Masson, 1991, gr. in-8°, 364 pp, tableaux et graphiques, cartes électorales de 1896 à 1988, biblio, index, broché, bon état (Coll. Un Siècle d'histoire), envoi a.s. des 2 auteurs
L'histoire intérieure des Etats-Unis, de 1900 à nos jours, n'a jamais été abordée en tant que telle, pas plus en France qu'aux États-Unis. Le présent ouvrage constitue donc une véritable première. Les immigrants qui déferlent à Ellis Island, l'éclat de la richesse des années 1920, les premiers succès d'Hollywood, les taudis de la crise de 1929, le dynamisme de Franklin D. Roosevelt, l'ampleur de l'effort de guerre, le McCarthysme et la vie confortable des banlieues, les manifestations noires et étudiantes des années 1960, la crise du Watergate, l'inflation des années 1970, le mirage reaganien... autant d'images, au milieu de bien d'autres, que vous retrouverez dans ce livre, explicitées, mises en perspective historique, intelligibles. Une lecture pour comprendre toute la richesse et la diversité de l'histoire intérieure des États-Unis durant le XXe siècle.
La Politique extérieure des États-Unis de 1945 à nos jours.
PUF, 1982, in-8°, 256 pp, biblio, index, broché, soulignures crayon, bon état (Coll. L'historien)
La Première et la Seconde Guerres mondiales ont catapulté les États-Unis au faîte des responsabilités mondiales. Entre 1941 et 1947, non sans hésiter, ils acceptent le leadership occidental que depuis longtemps le déclin des Anglais a laissé vacant. Au milieu des années 1960, l'on parle couramment d'Amérique impériale. Au début des années 1980, pourtant, certains se demandent déjà si la Pax Americana n'a pas fait son temps. En tout cas, le paradoxe est là : alors que tout le monde, ou presque, leur envie, ou leur reproche, leur hégémonie, les Américains la considèrent, eux, comme un fardeau bien lourd pour leur pays. Pour maîtriser ces données toujours mouvantes, souvent contradictoires, cet ouvrage fait appel à l'histoire : à l'histoire d'une expérience nationale dont l'influence sur l'approche de la scène internationale a été cruciale ; à l'histoire d'une action impériale dont les ambitions se sont heurtées aux contraintes d'un monde extérieur réfractaire comme aux réticences d'une opinion publique versatile ; à l'histoire enfin d'un ordre occidental dont la dynamique a longtemps rapproché les États-Unis de leurs alliés, mais dont les déficiences et contradictions tendent, aujourd'hui, à les en éloigner. Ainsi, c'est à la lueur des faits, et non en fonction de préjugés ou de clichés, que les principales tensions inhérentes au sujet sont examinées : tension entre intérêt national et responsabilités internationales, entre motivations économiques et impératifs stratégiques, entre présidence impériale et tradition démocratique. Ainsi, c'est dans la perspective d'une plus longue durée que le lecteur pourra interpréter l'actualité.
Versailles et la cour de France. Louis XV et Madame de Pompadour.
P., Louis Conard, 1928, in-8°, (8)-333 pp, un portrait en frontispice et 3 planches, sources, appendice, imprimé sur papier vergé, broché, bon état
Un livre couvrant la période où la marquise fut effectivement la maîtresse du roi, avant de ne devenir qu'une amie dévouée. Les ouvrages de Pierre de Nolhac, Louis XV et Marie Leczinska ; Louis XV et Madame de Pompadour ; Marie-Antoinette Dauphine ; La Reine Marie-Antoinette ; Autour de la Reine ; Versailles au XVIIIe siècle, sont indispensables pour bien connaître la famille royale et la Cour sous Louis XV et sous Louis XVI.
1936 : la Maldonne espagnole. Ou la guerre d'Espagne comme répétition générale du deuxième conflit mondial.
Toulouse, Privat, 1986, in-8°, 490 pp, préface d'André Fontaine, biblio, index des noms de lieux, de personnes, des sigles, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Bibl. historique Privat)
"Ouvrage d'histoire fort soigneux dont l'intention générale – montrer que la guerre d'Espagne est déjà la seconde guerre mondiale – justifie un plan tel que les étapes et les événements du conflit sont vus successivement sous l'angle de chacun des intervenants, républicains espagnols et franquistes n'apparaissant qu'en second plan. Bonne illustration aussi d'une méthode géographique, – moins par l'utilisation de cartes des combats que par celle d'un jeu d'échelles qui les replace dans le contexte espagnol et européen. L'auteur, ancien témoin de cette guerre, ne cache pas ses sympathies mais s'élève bien au-dessus du niveau des souvenirs." (Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, 1987) — "Dans “1936 : la maldonne espagnole”, Léo Palacio, le futur correspondant régional du Monde alors tout jeune journaliste en Algérie puis envoyé spécial à Madrid, donne plus que des souvenirs : un examen, minutieux parfois jusqu'à l'excès mais fort utile, des questions d'armement et des tractations internationales pour l'approvisionnement en matériel des deux camps, avec portraits des combattants. Etait-ce en Espagne, comme il s'efforce de la démontrer par l'analyse des phases tactiques nouvelles des combats, la « répétition générale » ? On peut en discuter au plan militaire. Mais son livre contient aussi des pages très crues sur les communistes, sur la « tchéka » de Marty à Albacete en particulier." (J.-P. Rioux, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1987)
L'Ordre de la Noblesse. Volume premier : Familles d'Europe enregistrées in Ordine Nobilitatis du 1er janvier 1977 au 30 juin 1978.
Jean de Bonnot, 1978, fort in-4°, cdxlii-(4)-412 pp, biblio, reliure basane noire de l'éditeur, dos lisse orné de blasons dorés, plats ornés de blasons à froid, tête dorée, signet, imprimé sur papier vergé filigrané, bon état. Tirage spécial, exemplaire de tête avec la signature de Jean de Bonnot
Panorama de la noblesse européenne avec notices historiques, importantes bibliographies et répertoire alphabétique des familles d'Europe. Allemagne (Hohenzollern, Wittelsbach, Maison de Brunswick, Royaume de Hanovre), Belgique, les Etats des Croisés, Espagne, France, Georgie, Angleterre, Hongrie, Irlande, Italie, Grand Duché de Luxembourg, Pays-Bas, Suisse
Cinquante ans de Paris. Mémoires d'un témoin, 1889-1938. 1 : Souvenirs de jeunesse.
Plon, 1939, in-8°, ii-505 pp, index des noms (8 p.), broché, couv. lég. abimée recollée, état correct
Premier volume des mémoires de Pierre-Barthélemy Gheusi (1865-1943), journaliste, écrivain et ancien directeur de l'Opéra Comique (il n'y a pas de mention de tomaison mais 3 autres volumes suivront, publiés en 1941-1942). Un document très précieux sur la vie politique et mondaine sous la IIIe République. — Cousin éloigné de Gambetta et fils d’un banquier, il grandit à Castres où il croise Jean Jaurès répétiteur dans le collège où il étudie. Vers 1887-1888, pendant ses études de droit à Paris, il rencontre Laurent Tailhade qui le fait débuter au Décadent d’Anatole Béju sous le pseudonyme de Norbert Lorédan. Devenu avocat et aussi un des piliers du Chat Noir, il tente de se lancer dans la carrière littéraire par le biais de la presse parisienne, en vain. Il fait la campagne de Jaurès aux élections législatives de 1889 à Castres. Il devient chef de cabinet du sous-préfet de Reims, avant de quitter définitivement l’administration en 1894. En 1897, Arthur Meyer lui confie la direction du supplément littéraire illustré du Gaulois. A cette même époque, il part aussi en tournée d’inspection des écoles chrétiennes en Palestine. En 1899, il rachète la Nouvelle Revue et en devient le directeur. En 1906, après un bref passage au Ministères des Colonies, il est chargé par le ministre des affaires étrangères en 1911 de travailler au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Venezuela. Il rejoint Pedro Gailhard à la direction de l’Opéra en 1906. En 1914, il prend la direction de l’Opéra-Comique. En août 1914, il est nommé officier d’ordonnance de Galliéni. En 1919, il est limogé par Clemenceau de son poste à l’Opéra-Comique. Après un court passage à la direction du Théâtre Lyrique du Vaudeville (1919-1920), il entre comme rédacteur au Figaro et en devient directeur-administrateur, il le quittera en 1932... Il rédige ses souvenirs, “Cinquante ans de Paris. Mémoires d’un témoin”, qui font de lui un mémorialiste précieux de la vie politique et mondaine de la IIIe République. Dans le “préambule”, il expose la philosophie de l’ouvrage : « Mieux vaut dire, tout simplement, la vérité, sans méchanceté, – Sans haine surtout... » — "Dans ses “Cinquante ans de Paris”, M. P. B. Gheusi, homme de théâtre et journaliste, après avoir évoqué ses souvenirs de jeunesse, nous parle de ce Paris qui lui est familier et où ses fonctions lui ont permis d'approcher l'élite intellectuelle et artistique de son temps. Riche d'anecdotes, de révélations piquantes, de jugements parfois sévères, de commentaires très personnels, ce volume constitue une contribution précieuse à l'histoire du demi-siècle qui vient de finir. Il y a notamment sur la guerre et le rôle de Galliéni des pages pleines d'intérêt, que l'on ne lira pas sans profit." (B. Combes de Patris, Revue des études historiques, 1939) — "Rares sont les narrateurs qui parviennent à intéresser le lecteur, à le mettre dans le jeu, à le captiver pour des gens qu'il n'a pas connus et des aventures qu'il n'a pas partagées. Pour y réussir, il faut que l'homme qui parle, qui se raconte. éveille la sympathie, ait un accent humain qui touche le coeur. M. P.-B. Gheusi possède ces dons..." (Jean Vignaud, Le Petit Parisien, 1939)
Les coups tordus de Churchill.
Calmann-Lévy, 2009, in-8°, 267 pp, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Tout le monde a en tête l'image de Winston Churchill, le « vieux lion » ministre dès 1905, qui fait le V de la victoire en... juin 1940. Mais qui connaît l'autre facette du personnage, le Mister Hyde et sa politique de coups tordus ? Chez Churchill, les coups fourrés, c'est pourtant une vieille habitude. Où qu'il se trouve, il s'inspire de ce qu'il voit pour l'adapter à ses besoins et à ceux de l'Histoire. De Cuba, il rapporte les méthodes de la guérilla. De la défaite des Dardanelles, il apprend, bien plus tard, comment faire de l'intox une arme de prédilection. Pour tromper les nazis, il a ainsi l'idée de larguer au sud de l'Espagne le corps d'un soldat anglais, afin de convaincre l'ennemi d'une présence britannique dans le secteur, alors qu'un débarquement est planifié en Sicile. Autant de ruses mises en oeuvre avec plus ou moins de bonheur par son bras armé, l'Intelligence Service, puis par le SOE (Special Operation Executive), officine de services secrets à sa dévotion. Ancien membre actif du SOE, Bob Maloubier a eu accès aux archives des services secrets britanniques pour nous raconter les coulisses de ces coups spectaculaires, orchestrés pour certains avec tant de discrétion qu'ils sont jusqu'ici restés méconnus.
L'Armée de la Loire. Relation anecdotique de la campagne de 1870-71 d'après de nombreux témoignages oculaires et de nouveaux documents.
P., Garnier Frères, 1893, 2 vol. in-8°, 614 et 456 pp, dessins de L. Bombled, index, reliures demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passés, bon état
Tome I : Toury, Orléans, Coulmiers, Beaune-la-Rolande, Villepion, Loigny ; Tome II : Beaugency, Vendôme, Le Mans, Sillé-le-Guillaume, Alençon.
Chemins secrets.
Mulhouse, Bader-Dufour, 1948, in-8°, 324 pp, broché, bon état, morceau de la bande éditeur conservé (“Comment fut organisée la Résistance dans la clandestinité par le chef suprême de la Résistance en zone sud”)
Mémoires. Seul volume paru. La défaite. – Les premières organisations à Vichy. – Visites et contacts à Londres. — "Le 5 juin 1940, le colonel Georges Groussard quitte son commandement en Alsace. Il est désigné pour remplir les fonctions de chef d’état-major de la région de Paris. A ce stade de la guerre, il ne se fait plus aucune illusion sur le sort des armes. Il va très vite constater à quel point la désorganisation et l’incompétence règnent au sein des plus hautes instances militaires de la capitale. Puis ce sont les jours sombres de l’arrivée des troupes allemandes à Paris. Son attitude, alors jugée rebelle par certains de ses pairs, relève simplement de l’honneur pour ce vétéran de la Grande Guerre. Après la défaite, il est nommé inspecteur général des services de la Sûreté nationale. Avec le soutien du général Huntzinger, alors ministre de la Guerre, il entreprend la création d'une vaste organisation secrète aux desseins ambitieux. A Vichy, ses fonctions au sein de l’Armée d’armistice lui servent de couverture pour recruter des cadres et réunir des moyens matériels. Il y dirige le Centre d’informations et d’études, un service de renseignements renforcé par des unités d’action, les Groupes de protection. L’auteur se trouve alors plongé au centre des intrigues de palais qui prospèrent dans l’entourage du maréchal Pétain. A cet égard, l’ouvrage offre un descriptif assez saisissant des luttes intestines opposant les diverses personnalités politiques et militaires de Vichy. Dans cette atmosphère de complot permanent, il ressort que le colonel Groussard est lui-même englué dans ce système de gouvernement fantoche, et cela dès le début. Ses prises de position franchement antiallemandes n'en font pas moins un fidèle du maréchal Pétain. Sans totalement justifier la gouvernance de ce dernier, il lui reconnaît d'ailleurs de nombreuses circonstances atténuantes. Sur ce chapitre, l’indulgence dont il fait preuve à l’égard du vainqueur de Verdun est sans doute liée à un esprit de caste, très perceptible dans le récit. La relation qu’il fait de son entrevue avec le "vieux chef", en décembre 1940, a quelque chose de surréaliste (173). Il nourrit beaucoup moins de mansuétude pour le personnel politique, en particulier pour Pierre Laval. Après avoir fomenté sa chute, il est chargé le 13 décembre 1940 de procéder à son arrestation. Mais les Allemands n’acceptent pas cette destitution. Laval est libéré et les Groupes de protection sont dissous. Conscient d’avoir perdu la partie, Groussard offre sa démission le 18 décembre. En dépit de cet échec, l'auteur n’entend pas abandonner pour autant la lutte clandestine. Le 14 juin 1941, il s’envole pour l’Angleterre. A Londres, il rencontre Winston Churchill en personne. Sa mission consiste à poser les bases d’un accord secret entre les "Vichyssois antinazis" et les Britanniques tout en trouvant un terrain d’entente avec de Gaulle. Aucune alliance ne ressort de cette entrevue, rien qui fasse bouger les lignes sinon l’impression très forte que laisse le Premier ministre sur son hôte. Il est mis ensuite en présence d’Antony Eden, le chef du Foreign Office, avec lequel il évoque le sort de l’Empire colonial français. S’il rencontre à de nombreuses reprises le colonel Passy pendant son séjour en Grande-Bretagne, il n'est pas reçu par le général de Gaulle, sans que les raisons de ce rendez-vous raté ne soient évoquées. Hors ses souvenirs d’avant-guerre, il appert que rien dans son ouvrage ne nous renseigne vraiment sur ses sentiments à l’égard du chef de la France libre (294). En connaisseur, il perçoit les tensions vives qui s’exercent au sein des diverses composantes des Forces françaises libres ainsi que les différends qui les opposent aux autorités britanniques. De retour en France à la mi-juillet 1941, il est arrêté sur ordres de Darlan et de Pucheu. Là prend fin son récit." (Stéphane Lamache, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)
Évolution d'un groupement berbère, les Zemmour. (Thèse).
Rabat, École du Livre, 1959, gr. in-8°, 472 pp, 44 figures, 36 planches photos et 8 cartes en couleurs en pochette in fine (manque la carte n° 2, la carte n° 1 est en double), 100 tableaux, glossaire, biblio, cartonnage illustré de l'éditeur, bon état. Rare
Au début du XXe siècle, un groupe puissant de tribus berbérophones illustre, par des actes d'hostilité ou de brigandage, sa présence turbulente aux portes de Rabat et de Meknès. D'humeur guerrière, tout imprégnés des souvenirs de la rude vie en montagne menée par leurs pères, encore exaltés par une récente victoire sur la puissante tribu des Bni-Ahsene qu'ils repoussent pas à pas depuis des générations, les Zemmour font du bled Siba une réalité vivante jusque sous les murs de Salé. Aucun étranger ne traverse leur territoire sans s'assurer, contre paiement, la protection coutumière ou mezrag ; le Sultan lui-même contourne la forêt de la Mâmora, ravie par les Zemmour aux Bni-Ahsene, et longe la côte pour se diriger vers Meknès. Hostiles aux étrangers certes, mais aussi profondément divisées et en proie à des luttes intestines sans cesse renaissantes, les tribus Zemmour apportent ainsi, dans les plaines arabisées, l'ardeur guerrière et la rudesse des mœurs de la montagne berbère, jusqu'à l'intervention française et le rétablissement de l'autorité centrale. Les tribus Zemmour comptent à l'époque plus de 12.000 tentes groupant environ 60.000 personnes... — "Dans sa thèse principale, après un rapide rappel du passé et une esquisse des conditions naturelles, l'auteur étudie d'abord « l'ancien état de fait » : la vie d'autrefois beaucoup plus pastorale qu'agricole, liée à l'insécurité et au régime foncier ; il décrit et cartographie les déplacements des fractions et des sous-fractions et montre leurs liaisons non seulement avec les conditions géographiques et historiques, mais aussi avec certains faits en apparence purement sociologiques comme ces pactes de tata, pactes d'entente et d'amitié plus que de véritable alliance, que l'on scellait au cours d'une cérémonie de colactation. Mais c'est à l'étude des facteurs de transformation et à l'évolution de l'économie et de l'habitat qu'est consacré l'essentiel du livre. Les progrès de l'agriculture, d'une agriculture qui s'est bien plus étendue qu'améliorée, ont eu pour conséquence une regrettable diminution de l'élevage, maintenant activité « absolument latérale » où la transhumance se substitue de plus en plus au semi-nomadisme. L'économie, autrefois presque autarcique et familiale, s'est ouverte et muée en une économie d'échange qui a accru les inégalités sociales et donné naissance au salariat. Négligeant les paysages agraires, M. Lesne montre aussi l'évolution de l'habitat, la multiplication des demeures fixes en même temps que leur dispersion, et il enregistre les transformations de la vie familiale, sociale et culturelle de ce groupe zemmour. La thèse principale de M. Lesne témoigne d'une si profonde connaissance des Zemmour et d'un sens de l'humain si pénétrant qu'elle est une précieuse et très intéressante contribution à la connaissance des populations marocaines. Les géographes en apprécieront l'importance et seront sensibles à son illustration et aux huit cartes en couleur très utiles qui l'accompagnent." (J. Despois, Annales de géographie 1960)
Souvenirs de 1760 à 1791. Edités pour la Société de l'Histoire de France par Philippe Bonnichon.
Librairie Honoré Champion, 1998, gr. in-8°, 505 pp, -
Souvenirs d'un officier de marine de Louis XVI qui donnent un témoignage sur la réalité vécue dans les dernières années de l'Ancien Régime. — "Il valait certes la peine de publier les souvenirs de ce cadet de Bretagne (1760-1832), issu d'un milieu parlementaire et fortuné et éduqué, fort bien, chez les oratoriens de Juilly. Il entra dans la marine royale au moment même où la France commençait la guerre d'Amérique. D'où sa participation à une série de campagnes, aux Antilles, en Nouvelle-Angleterre, dans la baie d'Hudson, sous les ordres de La Motte-Picquet et de La Pérouse. La paix revenue, La Monneraye naviga encore beaucoup, dans l'Atlantique, en Baltique et en Méditerranée. Mais la Révolution entraîna la désorganisation de ce superbe instrument qu'était la marine de Louis XVI, La Monneraye émigra et gagna Bruxelles, « le plus heureusement du monde », au printemps 1791. Aussitôt la frontière franchie, lui et ses compagnons s'étaient débarrassés de leurs cocardes tricolores. Une autre vie commençait alors pour lui. Un florilège de textes vient compléter cette publication que j'ose qualifier d'exemplaire, parmi lesquels je relève les conseils à son fils Emile sur ses études. Le texte a été rédigé dans les premières années du XIXe siècle." (Philippe Contamine, Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France, 1999)
Officier des Panzers de la Russie à la Normandie. Du Panzer III au Königstiger.
Heimdal, 2019, in-4°, 303 pp, 450 photos et documents, en grande partie inédits, en noir et en couleurs, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
Né en juin 1922, le Badois Richard Freiherr von Rosen va devenir un véritable "homme des Panzers". Issu d'une famille noble, s'il n'est pas attiré par la guerre, du moins choisit-il d'entamer une carrière d'officier. A 18 ans, il est d'abord incorporé dans la Panzer-Ersatz-Abteilung 35. Un dressage rigoureux, à l'issue duquel il passe quelques mois d'occupation dans le Sud-ouest de la France, avant de connaître son baptême du feu dans un Panzer III lors de l'attaque de l'URSS, fin juin 1941. Blessé quelques semaines plus tard, guéri, début 1942 il rejoint la célèbre école des troupes blindées de Wünsdorf, d'où il sort Leutnant... En janvier 1943, von Rosen intègre la schwere Panzer-Abteilung 502, équipée des flambant neufs chars "Tiger", avec lesquels il sert âprement à l'Est, dans la plaine des Kalmouks, avant d'être versé dans la puissante s.Pz-Abt. 503, comme Zugführer. Là, le baron von Rosen connaît d'âpres affrontements blindés au sud de Koursk, et de longs mois de combats de retraite à travers l'Ukraine, jusqu'en Galicie au printemps 1944, sans cesse confronté à des masses de T-34 de l'Armée Rouge. Quelques semaines après le Jour-J, le "503" est envoyé en Normandie, où von Rosen et ses "Tiger" sont frappés de plein fouet par l'opération Goodwood, à l'est de Caen : de furieux affrontements contre les blindés britanniques sur Emiéville, Manneville ! Les pertes sont lourdes, la supériorité anglo-américaine écrasante... Von Rosen et son bataillon sont retirés du front de Normandie et remis en condition, recevant alors les nouveaux monstres "Königstiger". Puis, l'auteur retrouve l'adversaire soviétique, mais en Hongrie, où il est grièvement blessé. Il termine la guerre à l'hôpital, ayant notamment reçu l'insigne des blessés en or, les EK. 2 et 1, et la croix allemande en or. Un ouvrage qui plonge en détails le lecteur dans l'univers des Panzers, à travers le récit personnel d'un tankiste, accompagné de nombreuses photos personnelles, certaines inédites. Une autobiographie lucide sur la guerre, où l'adversaire – russe ou britannique – est sans cesse considéré avec respect. Ayant poursuivi sa carrière dans la Bundeswehr, von Rosen est décédé en octobre 2015. — Vendredi 1er septembre 1939, le jeune Richard von Rosen, âgé de dix-sept ans, apprend l’entrée en guerre de l’Allemagne. Il se porte volontaire en octobre 1940 et rejoint la Panzer-Ersatz-Abteilung 35 où il doit se plier à une dure instruction en France, dans la région de Bordeaux, le préparant à devenir officier. Fin avril 1941, encore très juvénile, il est Fahnenjunker (aspirant) puis c’est l’opération Barbarossa, le 22 juin. Il est alors pointeur, dans un Panzer III et combat en URSS avec la 4.Panzer-Division, au sein du Groupe d’Armées Centre. C’est le dur combat pour le pont de Stary Bychow et il est gravement blessé peu après. Après cette première partie de son expérience militaire à l’Est, et sa convalescence, il est muté à la schwere Panzer-Abteilung 503. A partir du mois de janvier 1943, il sera engagé comme chef de char sur un Panzer VI « Tiger », avec lequel il combat tout d’abord dans la steppe des Kalmouks puis, en tant que Leutnant et chef de section dans la 3e compagnie, il participe à l’opération Zitadelle, la plus grande bataille de chars de l’Histoire. Son bataillon est envoyé en Normandie, après le débarquement, où il subit la puissance du bombardement allié lors de Goodwood. Il est en partie rééquipé, à Sennelager, de puissants Tiger II ; le baron von Rosen commande alors une compagnie de ces redoutables Königstiger, un célèbre reportage immortalise cette prise de commandement. En 1945, il subit sa cinquième blessure, terminant ainsi la guerre. Il s’agit là d’une très intéressante autobiographie, écrite en 2012 et illustrée de 450 photos et documents, en grande partie inédits, d’un officier qui fit son devoir sans avoir rien à se reprocher mais qui fut éprouvé par les conséquences de la guerre. Il nous communique son exceptionnelle expérience de commandant des panzers et d’une compagnie de Tiger II. Les documents photographiques nous permettent de le suivre pas à pas, pendant quatre ans et demi de combats.
La Question d'Orient, depuis ses origines jusqu'à la paix de Sèvres (1920).
Félix Alcan, 1921, in-8°, xv-479 pp, 8e édition entièrement refondue, préface de Gabriel Monod, broché, bon état
"Du point de vue géopolitique, l’espace balkanique fut cette région du monde qui servit de champ de matérialisation de ce processus historique complexe que le chancelier de l’Empire austro-hongrois, le prince Metternich, appela, dès l’émancipation nationale des Grecs contre l’Empire ottoman (1821-1829), « Question d’Orient ». Depuis l’ouvrage d’Édouard Driault, l’histoire diplomatique considère que la Question d’Orient est le conflit entre les grandes puissances et les nations du Sud-Est européen pour le partage territorial de l’Empire ottoman..." (Ioannis Loucas, La Question d’Orient et la géopolitique de l’espace européen du sud-est, 2005) — "A la prendre dans ses origines lointaines, la question d'Orient prend naissance avec la retraite de l'Islam en Europe et en Asie de part et d'autre du Bosphore et des Dardanelles. Son histoire est proprement l'histoire des progrès des nations voisines au détriment des peuples musulmans. Longtemps on a restreint le nom de question d'Orient aux relations du seul empire ottoman avec les États chrétiens d'Europe. Il ne saurait en être de même aujourd'hui que les problèmes se sont compliqués... C'est ainsi que M. Driault a senti le besoin d'étendre considérablement la portée de cette expression et de comprendre dans la question d'Orient l'ensemble des relations de l'Islam avec le monde chrétien à travers les siècles. Et, le premier, il nous a donné un exposé clair et précis de la fameuse question ainsi entendue. (...) Nous n'avons rien de comparable à cet ouvrage d'ensemble sur la fameuse question, travail supérieurement conçu et non moins bien exécuté." (Ch. Rommelaere, Échos d'Orient, 1906)
Magistrats et policiers.
Grasset, 1935, in-12, 240 pp, broché, bon état. Edition originale, ex. du SP
L'affaire Plateau, l'affaire Philippe Daudet, l'affaire Hanau, l'affaire Oustric, l'affaire Stavisky, l'affaire Prince, etc. Dans cet ouvrage, Léon Daudet exprime le fantasme cher à l’extrême droite comme à l’extrême gauche des pouvoirs occultes de la Sûreté – cette « effroyable caverne » –, de ses Renseignements généraux – « dernière armature [de boue et de sang] du régime républicain »– et la véritable fascination qu’exerçait l’« aile marchante et tueuse de la maçonnerie », soupçonnée des crimes les plus audacieux. Après la mort de Syveton, le trésorier de la Ligue de la patrie française, Maurras, dénonça un « crime policier et maçonnique déguisé en suicide ». – "Magistrats et Policiers" démontre "la terrible décomposition d'une grande partie de la magistrature debout et assise sous l'impulsion de la démocratie parlementaire." (Léon Daudet)
Les deux méthodes : l'évolution du socialisme français de l'Affaire Dreyfus à la Grande Guerre. (Thèse).
Genève, Droz, 1965, gr. in-8°, 290 pp, 4 tableaux dépliants, biblio, chronologie, index, broché, bon état, envoi a.s. Peu courant
Thèse de Doctorat présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Lausanne. La première partie analyse la double crise de conscience déclenchée par "l'affaire Dreyfus" et le "cas Millerand", non seulement en France, mais dans tout le socialisme de l'époque ; la seconde partie analyse les luttes internes au sein du parti socialiste unifié, ainsi que son activité parlementaire, afin de mettre au jour les ressorts de son évolution dans les années 1905-1914 ; enfin la troisième partie est consacrée au bilan de cette époque et à l'évaluation du rôle considérable joué par Jaurès dans la transformation d'une multitude de "sectes" rivales en un grand parti unifié.
L'Occident médiéval, Ve-XIIIe siècle.
Hachette, 1995, pt in-8°, 160 pp, 8 cartes, glossaire, biblio, broché, bon état (Coll. Les Fondamentaux)
L'Europe actuelle repose largement sur l'héritage du millénaire médiéval. La prise de possession du sol par l'homme, les premières manifestations de son contrôle sur les forces naturelles, le triomphe définitif du couple, la mise en place des strucures mentales, artistiques et intellectuelles que nous connaissons toujours, sont de ces temps. Cette naissance de l'Europe ne s'est pas accomplie sans compromis. Durant cinq siècles, de 400 à 900, la fusion entre la civilisation gréco-romaine et le monde des peuples du Nord fut lente et difficile ; et il ne s'agit en rien d'une période de "décadence" ou de "recul", mais d'une enfance du monde "chrétien" dont la belle tentative de synthèse carolingienne habite encore nos esprits. Après cette période, il faut encore quatre autres siècles pour que s'édifie le monde occidental médiéval, celui des seigneurs et des rois, des gras labours et des riches marchands,des églises romanes, puis gothiques. Non sans qu'apparaissent les premiers signes de tensions, au moins sociales et économiques, dont l'accèIération marquera la période suivante, toujours "médiévale" mais qui est la base d'une nouvelle époque "moderne" de la conquête du monde par les Européens.
Notes inédites sur M. Thiers. L'homme privé, l'homme politique.
P., Ollendorff, 1888, in-12, xxxi-272 pp, préface de Francis Magnard, un fac-similé dépliant hors texte d'une lettre de Thiers, reliure demi-percaline brique, dos lisse,pièce de titre basane havane, fleuron doré et date en queue, plats de couv. conservés (rel. de l'époque), ex-libris Jean de Kergorlay, bon état. Edition originale
La généalogie et la famille. La carrière de journaliste. Son rôle avant, pendant et après les journées de Juillet. M. Thiers au pouvoir. Le mariage. Rentrée de M. Thiers dans la politique active. Les amis et collaborateurs...
L'Art gaulois.
La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1956, gr. in-8°, 328 pp, 179 héliogravures sur 112 planches, 16 planches de monnaies gauloises et 4 pl. en couleurs hors texte (photographies de Jean Dieuzaide et Pierre Belzeaux), reliure pleine toile beige de l'éditeur, sans la jaquette, bon état (la Nuit des Temps, 4)
Prodromes du Celtisme (A. Varagnac) ; La sculpture (A. Varagnac) ; Les monnaies (Gabrielle Fabre et Monique Mainjonet) ; Métal et céramique (A. Varagnac) ; Capacités chrétiennes du celtisme (A. Varagnac). — "L'une des expressions les plus achevées des conceptions de l'art gàulois est à rechercher d'après la monnaie ; les pages qui en traitent ici sont parmi les plus neuves de l'ouvrage. Plus que la sculpture ou les arts du métal, ce numéraire – si divers selon les pays, Gaule méditerranéenne et garonnaise, Gaule centrale et orientale, Armorique – est l'expression d'un grand fait de civilisation, le dualisme qui, aux temps protohistoriques, oppose les contrées du Nord et celles du Midi, les unes éprises d'un certain réalisme, les autres de « signes » : à l'intérieur d'une société qui fut incapable d'assurer son unité..." (R. Lantier, Revue Archéologique)
La Genèse du romantisme allemand. 1 et 2 : Situation spirituelle de l'Allemagne dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. – 3 et 4 : 1797-1804 [Baader, Brentano, Hülsen, Novalis, Ritter, Schelling, Steffens, les Schlegel : August Wilhelm, Caroline, Dorothéa, Friedrich, Schleiermacher, Tieck, Wackenroder].
P., Aubier, 1961-1976, 4 vol. in-8°, 782, 572 et 573 pp, pagination continue pour les 2 premiers volumes (1961), table des œuvres citées, notes, index, brochés, couv. illustrées, bon état
Complet. — "Une admirable synthèse dont le propos n'est pas tant de définir ce qu'est le romantisme allemand que de décrire, en s'appuyant sur une analyse rigoureuse des événements et des œuvres, le long processus qui l'a enfanté. L'originalité de l'ouvrage est d'abord dans la démarche choisie par R. A. Les deux premiers volumes présentaient la quadruple crise, politique, philosophique, religieuse et esthétique, qui caractérise la situation spirituelle de l'Allemagne dans la deuxième moitié du 18e siècle et en révèle les multiples contradictions, auxquelles seul le romantisme, parce qu'il est « disponibilité et accueil indéfinis » (alors que le classicisme est « surtout repliement », t. I, p. 49), saura s'ouvrir, après s'être affranchi de la présence de l'antiquité qui obsédait le classicisme. Cette disponibilité est à l'origine de ce que R. A. appelle « l'esprit d'Iéna » qui domine, entre 1797 et 1804, le premier romantisme allemand et dont les tomes III et IV reconstruisent les symboles et les productions. Autour des frères Schlegel, qui publient de 1798 à 1800 les six numéros de la revue Athenaeum, et de leurs épouses, une dizaine de jeunes hommes – Novalis, Tieck, Wackexiroder, Scheliing, Brentano, Baader, Schleiermacher, Hiilsen, Ritter, Steffens – vont vivre, dans une intime communion d'émotions et de pensées non exempte d'orages, cette « sympathie » qui se sublime dans la « symphilosophie et son double, la sympoésie » – concepts qui ont pour origine la « fraternisation » au sens strict du terme, dont l'Athenaeum est le premier produit..." (Pierre-André Bois, Dix-Huitième Siècle, 1979)
Une autre émergence ? Puissance technique et ressorts culturels en Inde et Chine.
P., Hermann, 2014, in-8°, 151 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
L'émergence de la Chine et de l'Inde depuis vingt ans n'est-elle qu'une émergence économique ? Derrière l'élan continu de la croissance économique, n'y a-t-il pas des ressorts internes, encore trop méconnus ? Dans quel état d'esprit les populations y vivent-elles le bouleversement des modes de vie ? Quelles expressions les changements en cours trouvent-ils dans les représentations, les sentiments, l'imaginaire des habitants ? Avec quels espoirs et quelles ambitions ? De la créativité technique à la création littéraire, cet ouvrage explore les forces humaines mobilisées par les deux grandes puissances asiatiques du XXIe siècle et recherche la dynamique profonde de leur émergence.
Histoire de la Grande Guerre.
Gallimard, 1939, fort gr. in-8° (16,2 x 25), 696 pp, 50 cartes en couleurs sur 26 planches repliées (33 cartes en deux couleurs et 17 cartes en 3 couleurs), broché, bon état
"L'œuvre monumentale française à consulter pour l'histoire de la guerre." (Le Figaro, 08-08-1936) — "C'est une œuvre capitale et magistrale que l'Histoire de la Grande Guerre, que vient de publier M. Henry Bidou. Il appartenait à cet esprit distingué, intelligent, fin et perspicace, de nous donner une synthèse des événements de 1914-1918. On n'a pas perdu le souvenir, d'ailleurs, des ouvrages et des articles qu'au cours de la guerre M. Bidou donnait sur les opérations. Témoin de bien des faits, au courant de bien des choses, il était mieux placé que quiconque pour enregistrer et commenter cette tranche de notre histoire. Ayant eu la patience de dépouiller d'innombrables documents allemands, anglais, russes, italiens, sa documentation est de premier ordre et fort abondante. Cependant, tout est clair, net et compréhensible. Ce volume de 700 pages se lit avec un plaisir extrême. Les 50 cartes permettent de suivre facilement le récit des opérations. Le dernier paragraphe du dernier chapitre est consacré aux traités de Locarno, et les dernières lignes de M. Bidou sont « Quoi qu'il doive en être de l'avenir, les traités de 1925 sont l'épilogue du grand drame que nous avons essayé de raconter. Puissent les historiens futurs n'avoir à écrire que l'histoire de la paix »." (Le Figaro, 30-08-1936) — "On peut étudier aujourd'hui l'histoire de la Grande Guerre dans des ouvrages scientifiques. On peut confronter les documents, les témoignages, les interprétations, les commentaires, recueillis et passés au crible par des érudits de toutes les nations. Chez nous, M. Henry Bidou vient de publier une « somme » monumentale, complète et rigoureusement objective de l'ensemble de cette histoire. Ramenée ainsi aux faits, l'épopée montre toujours la même part d'héroïsmes, de sacrifices, de noblesses et d'énergies. Mais elle laisse mieux transparaître le rôle souvent décisif de l'intelligence, du bon sens et de l'information scrupuleuse, commé elle révèle la portée fatale de simples erreurs de jugement ou de vues de l'esprit non contrôlées. Que de combats ont été perdus ou gagnés qui auraient abouti tout autrement si la direction et l'effort avaient dévié de quelques kilomètres. Si l'un des adversaires avait mieux ou moins bien fait le compte des possibilités et des renseignements, mieux ou moins bien raisonné..." (Lucien Romier, Le Figaro, 10-09-1936)
Lettres politiques confidentielles de M. de Bismarck 1851-1858. Publiées par M. Henri de Poschinger.
P., Ollendorff, 1885, in-12, x-338 pp, mention de 2e édition, traduction française par E.-B. Lang, reliure demi-basane fauve mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid, auteur et titre dorés (rel. de l'époque), qqs marques au crayon en marges, bon état
1812 : le duel des deux empereurs.
Laffont, 1987 gr. in-8°, 485 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de gravures hors texte, 4 cartes et plans, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, tranche lég. salie, bon état
"C'est le commencement de la fin" aurait dit Talleyrand en apprenant le désastre de Russie. 24 au 24 juin 1812... Napoléon et sa Grande Armée franchissent le Niémen. Objectif Moscou. On connaît la suite de cette histoire – mais on ne se lassera jamais d'en entendre le récit : les corps à corps sanglants de Borodino, la capitale russe livrée aux flammes, la retraite piteuse et catastrophique dans les neiges de l'hiver russe, la bravoure des pontonniers lors du passage de la Bérézina, l'abandon des restes de l'armée par Napoléon qui craint un coup d'Etat en France. La campagne de Russie... une épopée tragique. Une hécatombe. Mais on connaît moins – ou à peine – les ressorts secrets de cette gigantesque entreprise militaire. Curtis Cate, historien américain familier de l'Europe, met ici en œuvre des sources russes, polonaises, allemandes, autant que françaises, pour éclairer les raisons, à la fois politiques et personnelles, qui jetèrent Napoléon alors au sommet de sa gloire à la folle conquête de l'immense empire de son "frère" Alexandre Ier de Russie. Un récit palpitant pour comprendre ce défi passionnel, ce duel homérique...
Hannibal.
Hachette, 1967, in-8°, 270 pp, 2 cartes, appendice bibliographique, broché, couv. à rabats, bon état
"« L'effort d'Hannibal n'a pas été stérile, bien qu'il soit mort désespéré, en exil, loin de sa patrie ruinée et poursuivi jusqu'au bout du monde par ses ennemis triomphants ». C'est du moins ce que tente de prouver Gilbert Charles-Picard dans un ouvrage où, récusant l'histoire patriotique et partiale, si belle d'ailleurs, de Tite-Live, pour s'appuyer sur un buste d'Hannibal trouvé à Volubilis et sur des monnaies à son effigie, il trace un portrait neuf du génial chef de guerre barcide. Portrait non seulement physique du futur vainqueur de la Trébie, du lac Trasimène et de Cannes, tel qu'il était à vingt-six ans, lorsqu'en 218 avant Jésus-Christ, il quitta Carthagène, grand, fort et beau, avec des yeux de flamme, et qui ne devint le « chef borgne » le « cyclope » dont parle Juvénal qu'après qu'une ophtalmie contractée en Etrurie lui eut fait perdre un œil ; mais aussi portrait de sa famille, de ses grands desseins, de ses victoires et de l'échec final, et tableau des deux premières guerres puniques. Gilbert Charles-Picard s'est plu à retrouver dans Hannibal le politique plus que le militaire, l'héritier d'Alexandre le Grand et l'unificateur du monde méditerranéen plus que l'ennemi acharné de Rome.Une admirable synthèse de tout ce qui a été écrit sur Hannibal, merveilleusement documentée et écrite avec élégance." (Revue des Deux Mondes, 1967)
Soliman le Magnifique.
Fayard, 1993, in-8°, 469 pp, 3 cartes, généalogie, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Soliman le Magnifique, le plus glorieux des sultans ottomans, fit trembler l'Europe pendant près d'un demi-siècle. En quelques années, il conduit son armée – la première du monde – jusqu'aux portes de Vienne, devient le maître de la Méditerranée et s'installe à Bagdad. Face à ce redoutable conquérant dont le devoir est d'étendre toujours plus les terres de l'Islam, la Chrétienté est incapable de s'unir : Charles Quint doit signer l'humiliant traité de Constantinople tandis que François Ier, le Roi Très Chrétien, se fait le complice du Grand Turc. "Ombre de Dieu sur la terre", mais aussi habile politique et despote tout-puissant, Soliman dirige fermement l'Etat avec l'aide de ses grands vizirs. Si Dieu lui a donné le pouvoir, c'est pour qu'il assure la justice et le bien-être de ses sujets. Il recula les limites de l'Empire plus qu'aucun des sultans ottomans, mais c'est sous le nom de Législateur qu'il est passé dans l'histoire de la Turquie. Dans cet empire qui règne sur trois continents, qui compte plus de 30 millions d'habitants et brasse presque toutes les races et les religions connues, la noblesse héréditaire n'existe pas : l'administration – remarquablement organisée – est tout entière aux mains de Chrétiens islamisés dont l'élite, parvenue aux honneurs et à la fortune, formera des esclaves dévoués au sultan jusqu'à la mort. Des finances prospères, une économie dirigée et autoritaire : c'est bien sous le règne de Soliman que l'Empire ottoman atteint son apogée. Les villes et les campagnes connaissent une croissance économique et démographique sans précédent. Istanbul d'abord, la plus grande ville du monde, où l'on assiste à un formidable renouveau des arts et des lettres, capitale prestigieuse, siège du Sérail et des plus sombres intrigues...
Phalange. Histoire du fascisme espagnol.
Ruedo Iberico, 1965, gr. in-8°, 256 pp, traduit de l'anglais, notes, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Espagne contemporaine)
"Les ouvrages qui ont tenté d'aborder autrement que de façon polémique ou passionnée le phénomène fasciste en Espagne n'abondent pas. Le livre de Stanley Payne est un travail d'historien ; il a le mérite de traiter une question limitée et précise de l'histoire espagnole contemporaine, tout en dépassant dans le temps le cadre étroit de la guerre civile. Il nous mène en effet de la dictature de Primo de Rivera aux changements ministériels de 1957. C'est dire qu'il essaie de saisir le mouvement fasciste espagnol dans son originalité historique autant que dans sa genèse. Son information est abondante, ses sources aussi diverses que bien choisies : ouvrages historiques, justifications autobiographiques, périodiques espagnols et étrangers, enfin entrevues avec les témoins et acteurs du grand drame qui marque vingt-cinq ans de vie espagnole. (...) La partie la plus intéressante du livre est sans doute le chapitre central où l'on voit Franco en pleine guerre civile, une fois José Antonio disparu, évincer par divers moyens les dirigeants du parti, pour le faire sien..." (Alain Rouquié, Revue française de science politique)
Souvenirs de guerre d'un sous-officier allemand (1914-1915-1916). Publiés avec une préface par Louis-Paul Alaux.
Payot & Cie, 1918, in-12, 256 pp, reliure demi-toile acajou, dos lisse avec titre doré et filets à froid, couv. conservées (rel. de l'époque), un mors fendu sur 5 cm, papier lég. jauni comme toujours, bon état
Le Luxembourg. La Meuse. La Marne. Reims; L'Artois. La Picardie. La Champagne. En Galicie. La Kommandantur de Valenciennes. Verdun. — "Ce livre sévère, mais qui n'a rien d'un pamphlet, constitue, croyons-nous, un document unique : la guerre racontée par un témoin allemand courageux et bon soldat, mais entièrement libre d’esprit et surtout parfaitement simple et sincère." (Louis-Paul Alaux) — "Livre étrange, dont on ne sait trop que penser. Le ton en est simple et sans aucune prétention ; bien des faits qui y sont relatés ne sauraient s'inventer; partout des noms propres semblent une garantie certaine d'authenticité. Malgré tout, après lecture, il reste un doute. Pourquoi ne pas préciser l'origine de ce document de tout premier ordre, s'il est vrai ? « Parvenu par la voie du Danemark », tel est le seul renseignement que se permet la préface. C'est plutôt maigre. En tout cas, si pastiche il y a, il est d'une habileté consommée et très avertie, car aucune des indications géographiques ou autres, aucun des nombreux détails précis qui y abondent n'éveille le soupçon. Celui-ci ne naît que de l'impitoyable condamnation de tout ce qui est allemand et de l'éloge non moins systématique de tout ce qui est français. Dans la bouche d'un Allemand, ce parti pris semble au moins étrange. Quoi qu'il en soit, le récit est partout captivant, et cela uniquement par le fond même, qu'aucun artifice de forme ne cherche à pimenter. Surpris par la guerre à Hanau comme volontaire d'un an au 88e d'infanterie, l'auteur fait la campagne comme « vize-feldwebel », attaché en qualité d'interprète au petit état-major du 2e bataillon, jusqu'à sa blessure devant Verdun le 23 février 1916. Renvoyé au front mal guéri (1er août), il est versé dans le service auxiliaire et affecté (28 octobre) à un bataillon d'estropiés chargé de travaux de défense à la frontière danoise en prévision d'une attaque anglaise. Ici s'arrête subitement cette extraordinaire histoire, et c'est la préface seule qui nous apprend la désertion sans « caractère déshonorant ». Bref, vrai ou faux ou retouché simplement et discrètement adapté, ce récit mérite d'être connu et personne ne regrettera de l'avoir lu. La traduction est conforme à l'esprit du livre, c'est-à-dire sobre et précise, sans élégance inutile, assez fidèle pour laisser deviner les termes de l'original. L'auteur n'est ni poète ni philosophe, mais il sait voir et se souvenir et évoque l'idée du « vu »." (Th. Sch., Revue Historique, 1918) — Un chapitre sur Valenciennes, intitulé "La kommandatur de Valenciennes", qui décrit un peu de la vie de la cité durant l'occupation allemande.
Méhariste 1917-1918.
Bordeaux, Delmas, 1945, pt in-8°, 365 pp, une carte repliée in fine, broché, bon état
Souvenirs des campagnes militaires menées contre les Touaregs et leur chef Kaocen. Carnets de route tenus du 1er février 1917 au 10 mai 1918 par Louis Alibert, chef d'une section nomade dans l'est du Niger. A la poursuite des rezzous il décrit très exactement le pays, les conditions de vie des méharistes, leurs déplacements, leurs combats et donne à son récit une vie qui en rend la lecture passionnante.
Contre Staline et Hitler. Le général Vlassov et le Mouvement de libération russe.
Presses de la Cité, 1971, in-8°, 253 pp, ,traduit de l'allemand, 19 photos sur 8 pl. hors texte, cart. éditeur, jaquette lég. abîmée, bon état. Peu courant
"Le général Vlassov, héros de l'armée rouge, défenseur de Moscou en 1941, a animé à partir de 1942 un mouvement de libération russe et une armée de libération (R.O.A.) organisés par les Allemands. Rassemblant autour de lui des prisonniers de guerre que la famine et les mauvais traitements plus que les convictions avaient conduits dans les rangs de la R.O.A., le général Vlassov est finalement tombé à Prague en 1945 aux mains de ses compatriotes qui l'exécutèrent en 1946. Pour l'histoire soviétique stalinienne et post-stalinienne, il est un traître à sa patrie, coupable d'un crime que rien ne peut justifier ni racheter. W. Strik-Strikfeldt, un ancien officier allemand, appartenant au groupe de militaires, d'origine balte généralement, qui mirent sur pied dans le cadre de la Ostpolitik nazie le programme d'un soulèvement interne de la Russie dont Vlassov devait être l'agent, raconte ici cette épopée. Il analyse dans son ouvrage deux histoires, en fait distinctes, celle de son groupe, du programme allemand d'une collaboration avec les Russes anti-staliniens ; celle aussi des officiers et soldats soviétiques qui ont choisi de passer dans le camp allemand. (...) Malgré ses lacunes, ce livre mérite d'être lu avec attention, car il retrace scrupuleusement une histoire mal connue, souvent défigurée et pourtant importante ; surtout il contraint le lecteur réfléchir sur des problèmes qui ne sont pas seulement ceux du passé, mais qui se posent constamment aux hommes déchirés entre un pouvoir qu'ils condamnent et la fidélité à leur patrie." (Hélène Carrère d'Encausse, Revue française de science politique, 1972)
Les Vikings... Les Scandinaves et l'Europe, 800-1200.
P., Association Française d'Action Artistique, 1992, in-4°, 429 pp, 39 chapitres érudits sur tous les aspects du monde viking, avec de nombreuses illustrations et cartes en couleurs (pp. 14-221), suivis d'un catalogue de 617 objets décrits et commentés, la plupart reproduits en noir (pp. 223-428), biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Devenu un ouvrage de référence, ce catalogue monumental a été édité à l'occasion de l'exposition présentée au Grand Palais, à Paris, à l'Altes Museum de Berlin, et au Nationalmuseet de Copenhague, en 1992 et 1993. — La présentation de la réunion la plus saisissante jusqu'à ce jour de témoignages directs provenenant du monde « viking » doit être considérée non seulement comme un événement scientifique, mais aussi comme une volonté de renouveler le mythe populaire et si profondément ancré dans notre culture, spécialement dans les régions nordiques ou en Normandie. (...) L'élargissement voulu du sujet est d'étudier les Vikings et leurs successeurs dans un laps de temps plus grand qu'à l'ordinaire, c'est à dire jusqu'à la fin du XIIe siècle, moment de l'intégration des régions nordiques à l'Europe chrétienne, conséquence importante des relations provoquées au départ par les raids guerriers...
La Guerre politique.
Plon, 1985, in-8°, 250 pp,
Du 2 Décembre au 4 Septembre. Le Second Empire.
Hachette, 1972, gr. in-8°, 509 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état (Grand prix du Nouveau Cercle). Edition originale
"Ce volume retrace l'évolution intérieure de la France, de la république décennale à la chute de l'Empire. L'auteur étudie les mesures prises pour affermir le régime après le coup d'Etat et assurer, par la constitution de 1852, l'établissement de l'empire autoritaire ; il démonte le mécanisme du fonctionnement des nouvelles institutions mises en place par la volonté de Napoléon III. Les tentatives de l'empereur pour libéraliser le régime en dépit des difficultés intérieures et extérieures vont aboutir au déclin de son autorité, antérieur à la défaite qui amena sa fin. L'auteur s'est attaché à démontrer que cette chute était inéluctable dans la mesure où lui firent défaut les trois piliers du régime, l'empereur, l'armée, la paysannerie, au moment où le sort des armes lui devint contraire. Plus rien ne pouvait assurer la survie de l'Empire. Adrien Dansette utilise avec soin, compétence et autorité toutes les nouvelles sources et les publications récentes sur le Second Empire. Il met l'accent sur les tentatives faites par l'empereur pour assurer au pays une législation sociale cohérente et efficace, bien que paternaliste. Le volume s'achève par la publication d'une chronologie et de documents annexes suggestifs." (Geneviève Massa-Gille, Bibliothèque de l'école des chartes, 1976)
Saint Louis. Roi d'une France féodale, soutien de la Terre sainte.
Fayard, 1993, in-8°, 638 pp, sources et biblio, chronologie, 4 cartes, 6 généalogies, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Comment un souverain autoritaire et dont les agents avaient la poigne rude est-il devenu la figure la plus vénérée de l'histoire de France, le roi dont Voltaire disait qu'il n'était pas possible de pousser la vertu plus loin que lui ? La sincérité d'une vie assujettie aux impératifs de la morale chrétienne, l'esprit d'équité de celui qui proclamait la supériorité du prud'homme sur le béguin et savait concilier le respect de l'éclat de la monarchie avec l'austérité personnelle et, par-dessus tout, la recherche passionnée de la paix ont donné à Saint Louis un prestige déjà fort peu contesté de son vivant. Il n'en reste pas moins celui qui organisa le Parlement, qui introduisit une nouvelle conception de la monnaie, qui fit entrer les grands barons dans l'exercice du pouvoir royal. Cette royauté féodale, mais où le recours aux notions du droit romain donne une physionomie nouvelle aux rapports féodaux, Saint Louis l'a mise en service d'une cause qui était celle de toute l'Europe chrétienne : la croisade. Le souci de la Terre sainte l'a amené non seulement à passer six années de son règne outre-mer, mais à prendre conscience de l'importance des problèmes méditerranéens. Et, dans son désir de donner aux établissements latins d'outre-mer des appuis nouveaux, il a ouvert la voie aux relations avec les Mongols, introduisant ainsi une perspective planétaire dans les conceptions politiques du temps.
La Jouissance-cinéma.
UGE, 1975, in-12, 312 pp, index, lexique, broché, couv. illustrée, discret C. de bibl., bon état
Le cinéma ne peut plus être seulement pensé comme étant émis par le social, mais comme produisant simultanément du social. Cette fonction d’initiateur (sexuel, politique) se relève dans sa forme dominante : le cinéma NRI (narratif - représentatif - industriel) et ses métamorphoses modernes (fonctionnement). Mais la prise en considération des recherches (cinéma indépendant), qui pour être minoritaires n’en sont pas moins actives par leur radicalité perceptive, permet, après une analyse précise des mécanismes, d’exhiber les configurations opératoires : les graphes de la jouissance-cinéma. Les processus de cette triple circulation sociale, libidinale, filmique, qui ont résisté et résistent à toutes les tentatives d’écrasements sémantiques, sont ici saisis dans leur modalité et leur temporalité propres. Dès lors, le cinéma n’est plus le récif où les sciences humaines viennent échouer, mais le modèle actif qui permet la constitution d’une énergétique généralisée.
Un bipède galonné. Mémoires.
La Table Ronde, 1971, in-8°, 338 pp, préface de Nicole de Buron, broché, couv. illustrée, bon état
« Un bipède galonné » ce sont les souvenirs d'un cavalier qui, pendant quarante ans, fut de toutes les campagnes et sut garder l'œeil ouvert pour se moquer de tout. André de Buron fait ses premières armes en 1919, en Turquie, guerre complètement oubliée d'une France qui jouit de la paix – une paix bien gagnée, il est vrai. Quand il terminera sa carrière, en Algérie, ce sera encore la guerre, une triste guerre. Entre-temps, la Tunisie (Biribi), le Maroc, le front des Ardennes, et l'Afrique noire, l'Indochine : un parcours complet d'équitation. Dans ces décors divers, ce diable d'homme promène, au milieu des dangers et des accidents les plus fous, une malice inépuisable. Ce livre si vif, plein de courage, d'éclats et de moquerie semble fait pour prouver que les Français sont encore une insolente nation. Pourquoi André de Buron a-t-il découvert si tard le plaisir de raconter, plaisir qu'il fait partager comme personne ? Pourquoi Nicole de Buron a-t-elle donné une préface à ce livre ? C'est ce que vous saurez précisément en lisant la préface. — France, régions sahariennes, Levant (1918-1921). Saumur, Tunisie (1922-1930). Maroc (1930-1934). Saumur, Saint-Avold (1934-1937), Algérie (1937-1939), Front de France, Sud tunisien, Algérie (1939-1942). Afrique noire (1942-1943). Italie (1944). France (1945-1946). Indochine (1946-1948). Tunisie (1948-1951). Algérie (1951-1956).
Politique et Politiciens d'avant guerre.
La Renaissance du Livre, s.d. (1923), in-12, 312 pp, broché, couv. lég. salie, sinon bon état (Documents et témoignages contemporains)
Dans cet ouvrage sur la politique des débuts de la Troisième République (Waldeck-Rousseau et le waldeckisme, Combes et le combisme, l'Affaire Dreyfus, du pacifisme à l'antipatriotisme, la guerre à l'idée religieuse, cuisine politique 1900-1910, etc.), Louis Marcellin a synthétisé certains des sentiments anti-parlementaires qui s’étaient développés en France au cours des décennies précédant la Première Guerre mondiale. Sinon, l'auteur s'excuse de n'avoir pas observé l'ordre chronologique pour ce quatrième volume, paru après “Politique et Politiciens pendant la guerre” (2 vol.) et “Politique et Politiciens d'après guerre”. — "Dans son nouveau volume, “Politique et Politiciens d'avant guerre”, parmi cent portraits et mille anecdotes, notre confrère L. Marcellin conte celle-ci : après le 18 mars, Raoul Rigaud fut nommé préfet de police... Voici le décret qui fut pris : « Article Premier. – La préfecture de police est supprimée. Art..2. – Le citoyen .Raoul Rigaud est chargé des fonctions que remplissait le préfet de police »." (Le Figaro, 23 mars 1924)
L'impérialisme économique et les relations internationales pendant le dernier demi-siècle, 1870-1920.
Armand Colin, 1923, in-12, x-316 pp, notes, biblio, index, reliure bradel papier sépia marbré, couv. conservées (rel. de l'époque), coiffes frottées, bon état. Édition originale
"Comment est né et a évolué l'Impérialisme économique qui caractérise le dernier quart du XIXe siècle, c'est ce que l'auteur expose en ce livre où il rappelle les conflits qui en ont été la conséquence. Il montre comment la diplomatie et l'organisation économique internationale ont longtemps conjuré la gravité de ces conflits, acheminant le monde vers l'internationalisme économique. Aujourd'hui, l'universalité de la crise, qui est la conséquence de la guerre, lie tous les peuples en une solidarité économique étroite. Mais comment se résoudra cette crise ? par l'Impérialisme économique ? par l'Internationalisme économique ? L'auteur indique ses préférences pour la seconde solution, tout en laissant paraître un certain scepticisme sur son adoption : « Ne soyons pas trop optimistes, dit-il n'oublions pas que ce n'est pas la raison, mais le plus souvent les passions qui décident de la politique des peuples »." (Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger, 1923)
La Grande Histoire des Français sous l'Occupation. 2. Quarante millions de pétainistes (Juin 1940-Juin 1941).
GLM/Laffont, 1978, gr. in-8°, 550 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, chronologie, cart. éditeur; jaquette illustrée, bon état
Avec Quarante millions de pétainistes, Henri Amouroux aborde la période qui va de juin 1940 à juin 1941, période pendant laquelle, unis par la défaite, beaucoup de Français se rangent derrière le maréchal Pétain à qui, le 10 juillet, consentante plus encore que résignée, l'Assemblée nationale a donné tous les pouvoirs. La France de la défaite, une défaite si totale qu'elle paraît, à presque tous, envoyée par le Ciel, entrera donc en pétainisme comme l'on entre en religion. Henri Amouroux donne mille exemples de la ferveur des foules et des individus, ferveur qui, pour les lecteurs de 1977, s'exprime en mots ridicules ou naïfs, mots qui, en 1940, traduisent simplement le désarroi des âmes et sont l'écho de tous les malheurs du temps. A côté de la foule des fidèles, Henri Amouroux a su voir et décrire les adversaires du régime dont l'évolution est intéressante, puisque, pendant de nombreux mois, ils épargnent le Maréchal, se contentant d'attaquer son entourage...
Histoire véridique et merveilleuse de la Pucelle d'Orléans.
Club du Livre Sélectionné, 1966, in-8°, 277 pp, 34 gravures et autographes sur 20 pl. hors texte, un tableau généalogique in fine, reliure skivertex bordeaux décorée de l'éditeur, rhodoïd, un des 3.000 ex. numérotés, bon état
Édition "Club" publiée un an après l'édition originale (La Table Ronde, 1965), mais reliée et augmentée de 20 pl. de gravures. — "Maurice David-Darnac ne croit pas que Jeanne d'Arc naquit à Domrémy et mourut à Rouen. Fille adultérine d'Isabeau de Bavière et bâtarde d'un duc d'Orléans – vieille histoire – elle serait née à Paris en 1407, se serait évadée de la prison de Rouen en 1431 et aurait été inhumée à Pulligny en 1449. De ces choses le Saint-Siège est « parfaitement informé » et refuse de communiquer « les documents indiscutables » emprisonnés dans les Archives du Vatican..." (Robert Boutruche, Revue historique, 1971)
La Reine Marie-Christine, régente d'Espagne.
Plon, 1934, in-12, xxxi-209 pp, traduction et préface d'André Mévil, broché, une photo en couverture, bon état
Marie-Christine d'Autriche, née le 21 juillet 1858 et morte le 6 février 1929 à Madrid, est une archiduchesse d'Autriche de la branche de Teschen, devenue reine d'Espagne par son mariage avec Alphonse XII puis régente pour son fils Alphonse XIII. Après avoir épousé le 29 novembre 1879 Alphonse XII d'Espagne – qui la trompera copieusement –, la reine Marie-Christine donne d'abord deux filles à son époux. Elle est enceinte pour la troisième fois quand elle devient veuve à l'âge de 27 ans. Régente de 1886 à 1902 d'un royaume en proie à l'anarchie – assassinat du Premier ministre Manuel Cánovas del Castillo en 1897 – elle se fait apprécier de ses sujets par sa grande dignité, sa hauteur morale et sa conduite irréprochable qui la distinguent des reines d'Espagne de la maison de Bourbon qui l'ont précédées. En 1902, le roi ayant atteint ses seize ans, la régente cède à son fils les rênes du pouvoir...
Les Oreilles du Président. Suivi de la liste des 2000 personnes "écoutées" par François Mitterrand.
Fayard, 1996, in-8°, 276 pp, broché, bon état
De 1983 à 1986, les écoutes téléphoniques installées par la cellule élyséenne ont conduit à la mise en mémoire informatique de près de 1.500 personnes. A travers l'étude de ces écoutes, Jean-Marie Pontaut, rédacteur en chef du Point, montre les inquiétudes les plus secrètes et les plus sensibles de François Mitterrand.
Tamerlan (1336-1405).
Fayard/GLM, 1991, in-8°, 380 pp, 3 cartes, glossaire, généalogies, chronologie, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état.
Tamerlan (1336-1405) a laissé dans l'histoire un souvenir qui rivalise presque avec celui de Gengis Khan. Ce Mongol turquisé régna trente-cinq ans, de 1370 à 1404, à Samarkande, et mena inlassablement des campagnes militaires, toutes victorieuses, qui le conduisirent de Delhi à la mer Egée, de Damas au Turkestan chinois. Entreprises au nom de la guerre sainte musulmane, par un étrange paradoxe, elles eurent pour résultat essentiel la ruine ou l'affaiblissement des plus grandes puissances de l'Islam. Il y a un mystère Tamerlan et même un véritable mythe, né sans doute de ses retentissants succès et aussi de la complexité du personnage. Imprégné des traditions païennes de l'Asie centrale, il se posait en musulman fervent. Boiteux, infirme du bras et de la main, il avait une énergie et une résistance physiques sans égales. Ne pouvant supporter qu'on évoquât devant lui les horreurs de la guerre, il laissait publier, souvent avec une exagération manifeste, le récit de ses innombrables meurtres, et faisait édifier, partout où il allait, des minarets de crânes. Destructeur de villes millénaires, il construisait en même temps dans sa capitale les plus somptueux édifices et jetait les fondements de la Renaissance timouride, l'un des plus beaux fleurons de la religion musulmane. Son époque fut, comme lui-même, au confluent de deux cultures – celle de l'Asie centrale, chamaniste et nomade, et celle de l'Iran, musulmane et sédentaire. Avec ses incroyables raids équestres s'achève le temps où les cavaliers armés d'arcs et de flèches imposaient leur loi dans toute l'Eurasie. — "L'historien Jean-Paul Roux retrace l'itinéraire de ce génie militaire qui bouleversa pour plusieurs siècles l'échiquier du monde." (Pierre Chaunu)
Le Chevalier Charette, Roi de la Vendée.
Châteaugiron, Yves Salmon, 1983, pt in-8°, 287 pp, préface d'Emile Gabory, 2 cartes, documents, chronologie, sources et biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Réimpression de l'édition de 1951
Chef héroïque et populaire de l'épopée vendéenne, la vie du chevalier Charette gardait des zones d'ombre que cette biographie, vivante et impartiale, éclaire à partir de documents inédits. Charette apparaît au lecteur tel qu'il fut avec ses défauts et ses immenses qualités : un héros de légende mais bien réel. — "Voici donc, enfin, une biographie vivante et impartiale de Charette, d'une lecture facile et d'une parfaite clarté, l'auteur ayant évité de noyer l'étonnante figure du général dans les multiples événements de la guerre de Vendée. La vie de Charette présentait, jusqu'ici, plusieurs faits inexplicables que les historiens de la Vendée militaire ne s'étaient pas donné la peine d'élucider. L'auteur l'a fait pour la première fois et vous saurez pourquoi notre héros quitta la marine à vingt-sept ans, se maria avec une femme de quatorze ans plus âgée que lui et alla s'enterrer avec elle dans la campagne vendéenne ; comment des témoins oculaires, également dignes de foi, ont pu prêter à la comtesse de La Rochefoucauld deux attitudes opposées devant la mort. Vous y trouverez aussi l'explication de faits encore plus singuliers, par exemple comment le tailleur qui habilla les officiers de l'armée vendéenne put pénétrer dans la prison du Bouffay et se faire payer par Charette, sans être lui-même arrêté, etc. L'auteur a longuement conté la fin de son héros et il a eu raison, car ce n'est pas quand tout leur réussit que l'on peut juger les hommes, mais quand tout leur manque et devant l'épreuve suprême de la mort. Le chevalier Charette y fut incomparable. Le plus illustre, sans doute, mais certainement le plus populaire des chefs de la guerre de Vendée, il dut sa gloire en partie au fait qu'il resta le dernier, mais aussi à ses extraordinaires talents militaires, à la guérilla désespérée qu'il mena avec tant de courage, d'adresse et de ténacité, contre les meilleures armées et les plus habiles généraux de la République." (Emile Gabory)
Le Second Empire. Naissance de la France moderne.
Hachette, 1976, in-8°, 397 pp, 3 cartes, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Dans ce volume comme dans les précédents Adrien Dansette se livre à une étude minutieuse et systématique de toutes les sources et de la littérature récente. Ce troisième tome est tout entier consacré au développement économique du Second Empire. Et l'auteur a bien raison de montrer combien cette étude avait été alors négligée par les historiens. (...) A. Dansette brosse à grands traits un tableau de la vie française et des transformations déjà amorcées sous la monarchie de Juillet tant à Paris où les conditions de vie étaient déplorables pour qui n'appartenait pas aux classes aisées, qu'en province. Les obstacles opposés au développement économique par les difficultés des moyens de communication et la faiblesse du crédit allaient être levés peu à peu par l'apparition des chemins de fer, la création des grandes banques, les modifications technologiques, enfin les débuts de la concentration industrielle. A. Dansette met bien en relief la part qui revient dans le développement du Second Empire à la pensée saint-simonienne et surtout aux hommes qui en furent imprégnés dans leur jeunesse. Il étudie successivement la révolution du crédit, la révolution des transports, la révolution de l'urbanisme, la libération des échanges. Le tournant de 1860 avec la "relance de l'économie saint-simonienne", les problèmes posés alors par la croissance des industries lourdes et légères, les industries chimiques, l'amène au bilan qui conclut son travail. (...) L'ouvrage a le mérite d'exposer clairement les développements, qui ne furent pas toujours limpides, de certaines entreprises (entre autres le Crédit Mobilier), l'imbroglio des affaires Mirès, les affaires rivales des Rothschild et des Pereire." (G. Massa-Gille, Bibliothèque de l'école des chartes 1978)
Confession d'un vieux diplomate.
Flammarion, 1954, fort in-8°, 794 pp, broché, bon état, bande éditeur conservée (“Quelques dessous de cartes du bonneteau diplomatique”)
La « Carrière » vue par le diplomate français Charles, comte de Saint-Aulaire (1866-1954). Après des débuts en Tunisie (premier secrétaire de la Légation française à Tanger en 1902, il est chargé d'une mission à Fès, et est reçu par le Sultan Moulay Abd el-Aziz en avril 1904), il fut un des collaborateur de Lyautey au Maroc (1912-1916), puis devint ambassadeur en Roumanie (1916-1920), en Espagne (1920) et en Grande-Bretagne (1921-1924). Successeur de Paul Cambon à l'ambassade de Londres en décembre 1920, il sera révoqué par Herriot en juin 1924. Il abandonne alors la carrière diplomatique pour se consacrer à l'écriture de biographies (Talleyrand, 1936 ; François-Joseph, 1945) et à celle de ses Mémoires. — "Dans cet ouvrage, l'auteur retrace ses souvenirs qu'il émaille de nombreuses anecdotes sur les personnalités rencontrées au cours de sa carrière avant la grande guerre, puis, entre 1916 et 1920 en Roumanie, enfin en Angleterre de 1920 à 1924." (Revue française de science politique, 1953) — "Doyen de nos ambassadeurs, grand lettré, historien de haute qualité, le Comte de Saint-Aulaire publie enfin les Mémoires de sa longue carrière diplomatique. Une lecture passionnante, nécessaire à la compréhension du monde présent." (L'Editeur) — Table : Avant la Grande Guerre (au Maroc avant et avec Lyautey) ; En Roumanie (1916-1920) ; En Angleterre (1920-1924).
L'Histoire par les textes. De la Renaissance à la Révolution.
Delagrave, 1939, in-12, vii-642 pp, cart. éditeur
Époques médiévales (Ve-XVe siècle). L'occident médiéval à son apogée (XIIIe siècle). L'évolution particulière des mondes orientaux à la fin de Moyen Age. L'Europe au seuil de l'époque moderne : difficultés et promesses d'un renouveau.
Bordas/Laffont, 1971, gr. in-8°, 608 pp, 528 illustrations en noir dans le texte et sur 48 pl. hors texte en couleurs, cartes, tableaux généalogiques, biblio, index, reliure toile décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
Volume IV de la série “Le Monde et son Histoire”, sous la direction de Maurice Meuleau. Ce volume concerne le monde médiéval à partir du XIIIe siècle. L'accent est d'abord mis sur « l'élargissement des horizons économiques et les transformations de la société médiévale » : la révolution commerciale, le travail urbain, les mutations de l'économie, les villes, les rustres et l'aristocratie terrienne. Deux chapitres étudient l'affermissement des monarchies en France, en Angleterre, en Allemagne, en Italie. La septième partie reprend les mondes orientaux, l'Islam d'Asie et d'Afrique, l'Islam turc et les chrétientés d'Europe orientale. — Histoire générale des civilisations, “Le Monde et son Histoire” est une vaste fresque où figurent les traits marquants et les faits essentiels de l'histoire du monde. Ouvrage de référence, les lecteurs avertis comme les historiens amateurs peuvent y trouver aussi bien la réponse à une interrogation ponctuelle que l'exposé synthétique d'une question ou d'une période, et cela au cours d'une lecture facile et agréable.
Arago.
Gallimard, 1943, in-8°, 273 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"L'Arago de M. Maurice Daumas est une monographie fort amusante de savant et, accessoirement, d'homme politique de la première moitié du XIXe siècle. Cette monographie est faite avec soin, appuyée sur des recherches sérieuses et étendues. M. Daumas a le sens de la vie et ses remarques, souvent, ne sont pas négligeables, il fait fort bien revivre, en particulier, dans les cinquante premières pages de son livre, les temps héroïques, du XIXe siècle à ses débuts, lorsque, les grandes écoles et les grands établissements scientifiques recevant leur forme définitive, la Science devenait pour la nremière fois une carrière – une carrière qui attirait de loin les jeunes gens. – C'était le temps où l'Institut offrait, à Arago âgé de 32 ans et encore élève à l'Ecole Polytechnique, le siège de Lalande..." (Lucien Febvre, Annales ESC, 1944) — "François Arago n'est pas un grand homme de science. Papillonnant, un peu superficiel, tour à tour astronome, physicien, géomètre, il laisse derrière lui une oeuvre abondante mais mineure, dont tout, ou à peu près, est oublié aujourd'hui. Pourtant, par son verbe et son action, il marque profondément de son empreinte la science française du premier XIXe siècle. Son rôle est considérable à l'École polytechnique où il est professeur vingt années durant et qu'il commande après juillet 1830 pendant quelques semaines cruciales. Elu secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences en 1830, c'est lui qui lance, en 1835, la publication de ses fameux Comptes rendus hebdomadaires. À l'Observatoire, enfin, son influence est déterminante pendant près de quarante ans. C'est avec un véritable talent de conteur que Maurice Daumas brosse le portrait de ce grand mandarin de la science. Par delà le récit biographique, il nous fait découvrir la vie scientifique du temps. On fait la connaissance des grands savants et des principales institutions scientifiques de Paris, l'École polytechnique, l'Observatoire, l'Académie des sciences et l'on suit quelques grandes aventures scientifiques, l'oeuvre de Fresnel en optique, les travaux d'Ampère sur l'électrodynamique, la découverte de Neptune par Leverrier, etc. M. Daumas retrace également en détail la carrière politique d'Arago, étroitement mêlée à sa carrière scientifique. Finalement, voilà un ouvrage alerte pour ceux qui veulent connaître le monde de la science entre 1800 et 1850, tout en passant un agréable moment." (Bruno Belhoste, Histoire de l'éducation, 1989) — Biographie de François Arago (1786-1853), astronome, physicien et homme politique français. Après avoir fait ses études secondaires à Perpignan, il poursuit ses études supérieures à l'Ecole polytechnique (promotion 1803), à Paris. Remarqué par Laplace, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l'Observatoire de Paris. En 1806, il est envoyé en Espagne avec Biot pour poursuivre le relevé du méridien de Paris. Pris dans la guerre d'Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre en héros à Paris en 1809. Cette gloire lui permet d'être élu membre de l'Académie des sciences le 18 septembre 1809, à seulement vingt-trois ans. La même année, il est choisi par Monge pour le suppléer comme professeur de géométrie analytique à l'École polytechnique. Il restera vingt ans professeur dans cette école, démissionnant en 1830 lorsqu'il est nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Il crée en 1816 à Polytechnique un cours original d' "arithmétique sociale", donnant aux élèves des notions de calcul des probabilités, d'économie mathématique et de démographie. Ceci ne l'empêche pas de poursuivre sa carrière à l'Observatoire de Paris. Secrétaire-bibliothécaire en 1805, il est nommé membre-adjoint du Bureau des Longitudes en 1807, puis membre titulaire en 1822, à la mort de Delambre. En 1834, il prend le titre de « Directeur des observations à l'Observatoire de Paris ». A partir de 1843, il assurera la direction de l'Observatoire jusqu'à sa mort. Il est élu Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences le 7 juin 1830, puis remporte ses premiers mandats électoraux (conseiller général de la Seine en septembre 1830, député des Pyrénées-Orientales en juillet 1831).
Au Tonkin, 1883-1885. Récits anecdotiques illustrés de 300 dessins par l'auteur.
P., Garnier Frères, 1886, gr. in-8°, viii-597-(1) pp, page de titre gravée et 300 gravures en noir dans texte d’après les dessins de l'auteur, reliure percaline rouge de l'éditeur, 1er plat illustré noir et or, plats biseautés, dos orné (uniformément passé), tranches dorées (Ch. Magnier rel. , plaque de Paul Souze), 2e plat lég. sali, qqs rares rousseurs, bon état (Cordier (Henri), Bibliotheca indosinica, IV, 2547)
Première édition. Récit détaillé des opérations accomplies au Tonkin, depuis la mort du commandant Rivière en 1883 jusqu'à la prise des îles Pescadores en mars 1885. Dick de Lonlay, aussi habile narrateur que dessinateur, conte les épisodes glorieux et dramatiques de la conquête du Tonkin : Les Pavillons Noirs - Les Pirates de la Baie d’Along - Sontay - Bac-Lé - Fou-Tchéou - Tuyen-Quan - Langson - Formose - Les Pescadores... Autant d’épisodes militaires héroïques de la colonisation Indochinoise.
La Vie quotidienne dans l'Europe médiévale sous domination arabe.
Hachette, 1978, in-8°, 282 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, soulignures stylo sur 7 pp en début d'ouvrage, bon état
"L'auteur, par sa double expérience espagnole et maghrébine, était particulièrement bien placé pour traiter ce sujet. Pour une époque aussi ancienne il a su réunir beaucoup de détails sur ce qu'il est convenu d'appeler « la vie quotidienne » et qui ressort souvent d'une véritable histoire anthropologique, une histoire de l'homme aux prises avec ses nécessités vitales de chaque jour et qu'il satisfait dans le cadre d'une culture déterminée. Mais sur un monde si lointain pour nous, le spécialiste devait donner quelques explications historiques générales et c'est ce qu'il a fait. On est frappé en le lisant de l'importance de la pénétration musulmane en Europe. On parle toujours de la bataille de Poitiers mais Dufourcq nous rappelle que Sens a été le point le plus septentrional atteint par des raids arabes, Tours, Langres et Saint-Gall suivant de peu. Naturellement l'Espagne est le seul pays actuel d'Europe Occidentale qui ait été entièrement occupé pendant près d'un siècle par les Arabes, et pour sa plus grande part entre deux et cinq siècles. Le contact culturel qui en a résulté a préparé et facilité les Croisades, qui ont suivi. Nous sommes payés pour savoir que cette histoire euro-arabe ne s'en est pas tenue là." (Frédéric Mauro, Caravelle. Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien, 1979)
Verdun, opération jugement.
France-Empire, 1964, in-8°, 255 pp, traduit de l'allemand par R. Jouan, broché, jaquette illustrée, bon état
"L’auteur, ancien soldat allemand, a combattu à Verdun et, cinquante ans après la rude épreuve, il a jugé nécessaire de relater ses souvenirs. Du côté ennemi, comme du nôtre, les souffrances endurées, déclare-t-il, défièrent toute imagination, « le froid, la boue, la soif, la faim, l’horrible pullulement des rats, la mort omnipotente... » Il évoque avec précision toutes les phases de la gigantesque bataille. « L’opération jugement », ainsi baptisée par l’État-Major du Kaiser, devait commencer le 12 février 1916. En raison du mauvais temps elle fut reportée de jour en jour. Mais dans la nuit du 19 au 20 février, le vent sauta brusquement à l’est, la nuit fut pleine d’étoiles et le 21 à l’aube l’artillerie se mit à tonner dans un effroyable concert orchestré par les pièces de tous calibres. Après des succès initiaux, devant la belle résistance française et l’organisation admirable des renforts par la fameuse voie sacrée, peu à peu la bataille s’effrita pour finir par s’enliser dans le sang. La reprise de Douaumont le 24 octobre et la victoire du groupement Mangin, le 15 décembre, marquèrent les derniers épisodes de cette lutte de géants. De part et d’autre, déclare-t-il, les combattants de Verdun furent des héros. Une sorte de camaraderie se créa par la suite, entre les hommes des deux nations qui eurent à subir un destin aussi effroyable. Aussi souhaite-t-il ardemment que « l’atroce saignée commune puisse constituer entre les deux pays le gage d’une réconciliation définitive »." (Revue historique des Armées, 1967) — "De toutes les batailles de la Grande Guerre, aucune ne fut aussi acharnée, aussi sanglante que celle de Verdun. Sur un espace de 260 kilomètres carrés, 700.000 hommes des deux armées tombèrent. Aucune autre bataille de l'Histoire ne lui est comparable, pas même Stalingrad qui se livra dans une ville et dont la durée fut beaucoup moins considérable. Le commandement allemand, qui voulait pratiquer à Verdun une saignée de l'armée française, la prépara sous le nom d'Opération Jugement. Il ne réussit que trop bien sa saignée, mais il n'avait pas prévu que l'hémorragie serait aussi grave pour sa propre armée. Nulle part, dans le temps et dans l'espace, combattants ne subirent pareilles épreuves... (...) ce témoignage d'un feldgrau pour qui tous les soldats, amis et ennemis, étaient des camarades de souffrance, a une belle place à prendre. Ce livre est profondément émouvant. Nul doute que la dernière page tournée, le lecteur ne pense avec son auteur, P.C. Ettighoffer, que le nom de Verdun ne doive être un symbole, non seulement de résistance, mais aussi de réconciliation." (2e plat de la jaquette)
L'Accord FLN-OAS. Des négociations secrètes au cessez-le-feu.
Laffont, 1967, in-8°, 250 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. L'histoire que nous vivons)
"Récit des étonnantes négociations qui se déroulent du 20 avril 1962, date de l'arrestation du général Salan, au 25 juin, où le colonel Dufour ordonne de cesser les attentats à Oran. A aucun moment, ces négociations ne prennent la forme d'un dialogue FLN-OAS : pour l'essentiel, elles mettent en scène des « marginaux » (Jacques Chevallier, Abderrahmane Farès, Jean-Jacques Susini lui-même) animés de grandes illusions sur les possibilités d'une réconciliation des deux communautés d'Algérie." (Revue française de science politique, 1968)
Les Français à Obock.
P., librairie Picard et Kaan, s.d. (v. 1900), gr. in-8°, 240 pp, 6e édition, 2 cartes et 23 gravures hors texte, dont le frontispice (illustrations par F. Massé et P. Hercouët), cart. rouge décoré noir et or de l'éditeur, bon état (Bibliothèque coloniale et de voyages, Collection Picard)
Denis de Rivoyre (1836-1907) fut l'un des promoteur et pionnier de la présence française en Abyssinie et en Mer Rouge. Dès la création d'un premier établissement à Obock en 1881 par Pierre Arnoux, il y installa la Société française des steamers de l'Ouest. — "Denis de Rivoyre nous raconte les origines et la fondation de notre établissement d’Obock. Confident des premiers explorateurs, il a été aussi un des premiers à comprendre toute l’importance d’une pareille station en face d’Aden et à la tête de la ligne des caravanes de l’Abyssinie méridionale. Avec une ardeur que donne la conviction il a, pendant plusieurs années, plaidé la cause d’Obock auprès du gouvernement trop lent à en tirer parti, et travaillé de sa personne à lui ouvrir des débouchés commerciaux. Comme il a vu par lui-même, son récit fait de verve prend la couleur et l’animation, naturelles à un acteur qui retrouve vivants dans sa mémoire les souvenirs qu’il retrace. Avec cela, une étude d’ensemble de ce que devrait être l’action politique de la France dans la mer Rouge, des preuves de la jalousie toujours éveillée et toujours active de l’Angleterre à notre égard, la rivalité agressive de l’Italie brièvement indiquée ; c’est un livre qui touche à toutes les questions auxquelles notre position dans la mer Rouge devrait nous rendre attentifs. Toutefois M. de Rivoyre a vu quelques-uns de ses souhaits accomplis : Obock est devenu l’escale de nos vaisseaux en route pour l’Indo-Chine et groupe une population qui s’augmente assez rapidement. Puissions-nous recueillir tous les avantages que nous donne la possession de ce coin de terre." (Revue pédagogique, 1887)
Carnets d'un fantassin. Massiges, 1916 Verdun. Présentation et édition nouvelle par Gérard Canini.
P., Editions du Mémorial, Centre National du Souvenir de Verdun, 1981, in-8°, 244 pp, 3 cartes, 7 documents, broché, couv. illustrée, bon état
Un témoignage des plus sérieux, selon Norton Cru. — "Le capitaine Charles Delvert est un véritable héros ; le combat auquel il a participé avec ses hommes aux alentours du fort de Vaux, en pleine bataille de Verdun est l'un de ceux qui ont forgé l'Histoire. Il raconte dans ses "Carnets d'un Fantassin" (1916) cet épisode, ainsi que la vie des tranchées sur la Main de Massiges. Mais Charles Delvert est un héros modeste et un officier très humain, ainsi qu'un observateur précis et objectif. Un très bon livre, donc." (Passion & Compassion 1914-1918)
La Civilisation mérovingienne, d'après les sépultures, les textes et le laboratoire.
Picard et Cie, 1950-1959, 4 vol. gr. in-8°, 531, 417, 311 et 579 pp, 57 planches de photos hors texte, 897 figures, 3 cartes, 16 tableaux, biblio, index, brochés, bon état. Edition originale (1950, 1952, 1957 et 1959), envoi a.s. au tome 3
"Le grand ouvrage de synthèse qu'Édouard Salin a consacré à la civilisation mérovingienne, où il a renouvelé notre connaissance de la période par l'application de méthodes empruntées à l'archéologie préhistorique pour la fouille des nécropoles, et aux sciences physico-chimiques pour l'étude des objets en laboratoire." (Revue de l'histoire des religions, 1962) — Première partie : Les idées et les faits (une introduction sur les grandes invasions, les Francs au pouvoir ; les échanges et les grands courants de circulation, voies maritimes et continentales ; le peuplement d'après les sépultures, l'anthropologie, la toponymie ; l'habitat ; etc., 13 planches, 3 cartes, 436 figures) – 2e partie : Les sépultures (10 planches, 160 figures) – 3e partie : Les techniques (fers et aciers ; umbo de bouclier ; framées et lances ; francisques et haches ; le scramasax ; l'épée longue chez les Celtes, les Romains, les Sarmates, les Huns, les Rus (Russie méridionale), les Orientaux et les Germains, 21 planches, 103 figures) – 4e partie : Les croyances. Conclusions. Index général (13 planches,198 figures).
La Police.
Gallimard, 1973, in-8°, 199 pp, broché, couv. rempliée, bande éditeur conservée, bon état
François Buloz et ses amis. La Revue des Deux-Mondes et la Comédie-Française.
Firmin-Didot, 1930, in-8°, 389 pp, nouvelle édition revue, une gravure hors texte, index, broché, bon état (François Buloz et ses amis, II)
Les Vaincus de la Libération. L'épuration en Europe occidentale à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Laffont, 1964, in-8°, 423 pp, biblio, broché, couv. à rabats, soulignures stylo, état correct (Coll. L'Histoire que nous vivons)
Les lendemains de la victoire alliée ne furent pas pour tous des « lendemains qui chantent » : partout l'épuration a immédiatement suivi la Libération. C'est l'histoire des réprouvés de 1945 – les « vaincus de la Libération » que Paul Sérant a entrepris d'écrire. L'auteur évoque les conditions dans lesquelles fut conduite l'épuration, non seulement en France et dans les autres pays ayant connus l'occupation, mais aussi en Grande-Bretagne et dans les pays de l'Axe. Il examine les origines, les aspects insurrectionnels, les aspects officiels et les conditions d'un apaisement. — "M. Sérant nous montre en quelque sorte l’envers de la libération en présentant l’histoire de la répression qui l’a suivie." (Le Monde diplomatique)
Les Européens et les autres. De Cortés à Washington.
Armand Colin, 1975, gr. in-8°, 367 pp, cartes et tableaux, biblio, glossaire, chronologie, quelques soulignures crayon, broché, état correct (Coll. U)
Le Monde et l'Europe, du XVIe au XVIIIe siècle : ce sont les grandes découvertes, les migrations des aventuriers blancs et des esclaves noirs, la première ruée vers l'or, la lutte pour la domination des mers, l'élan des conquêtes de marchés et des expéditions scientifiques, les mythes du Bon Sauvage et du Sage chinois, l'apogée d'une civilisation transatlantique fondée sur le système de la plantation, des acculturations spirituelles, artistiques et alimentaires qui dessinent le profil du monde moderne. Des Conquistadores aux Insurgents, des cosmographies merveilleuses héritées du Moyen Age à l'investigation méthodique de la sphère terrestre enfin circonscrite au siècle des Lumières, voilà trois siècles où mouvements des capitaux, structures économiques et sociales, mentalités, pouvoirs politiques sont profondément modifiés. Les acteurs de ce "drame qui a pour scène l'univers", ce sont les découvreurs et les colons, les coureurs des bois et les révoltés du Bounty, les jésuites missionnaires et les dissidents des églises protestantes, mais aussi les épices et le sucre, le maïs et le riz, le thé et le café, la soie et le coton, la peste et la syphilis. Grand sujet... mais que de questions ! Pourquoi la Chine se détourne-t-elle au XVIIe siècle de l'aventure maritime ? Pourquoi le Far East de la Russie, la Sibérie, est-il plus lentement occupé que le Far West américain ? Pourquoi la traite des Noirs et l'esclavage prennent-ils fin si lentement ? Quels sont les effets de ces immenses mouvements de population sur les équilibres démographiques des vieux empires et des "nouveaux" pays ? Pourquoi enfin la prédominance – et à quel prix ! – de l'Europe ?
Les Soldats de l'an II.
Club Français du Livre, 1959, in-8°, 298 pp, 9 gravures, biblio, reliure pleine toile brique décorée de l'éditeur, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Edition originale, numérotée
"Il s'agit d'un exposé reposant sur une connaissance solide et critique des principaux ouvrages, une suite en sept étapes qui conduit de l'armée de l'Ancien Régime à l'armée de l'an II, pour retomber ensuite à celle de l'an III. Cette démarche évoque les travaux de Mathiez, Lenoir et A. Soboul lui-même ; avec cette supériorité que l'auteur connaît à fond les sans-culottes et qu'il a utilisé des travaux récents. Il suffit de constater la clarté et la justesse des lignes générales pour en conclure qu'on trouve en ce livre une excellente introduction à l'étude des armées de la Révolution." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française) — "... On voit le grand intérêt de cet ouvrage. Tantôt rassemblant avec bonheur des éléments connus, tantôt apportant sur le comportement du soldat de l'An II des vues neuves, Albert Soboul a fait revivre des types d'hommes dont il ne dissimule ni les faiblesses ni les défauts, mais qui, malgré les profondes différences provenant de leurs origines régionales ou professionnelles, se sont trouvés conscients des mêmes nécessités et ont été animés par le même patriotisme. Compte tenu des lacunes de nos connaissances, que seules des études d'ensemble sur les contrôles de troupes pourraient réduire, Albert Soboul a présenté une synthèse brillante qui invite à la réflexion et suscitera, espérons-le, de nouvelles recherches, car débarrassés de la légende et ramenés à leurs proportions humaines, les soldats de l'An II restent de fort émouvantes figures." (André Corvisier, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1961) — Table : L'armée d'Ancien Régime ; La Garde nationale (1789-1791) ; Les Volontaires (1791-1792) ; La levée en masse (1793) ; La mobilisation matérielle (1793-1794) ; L'armée nationale révolutionnaire (1793-1794) ; L'armée en l'an II.
La Guerre de Trente ans. Destin d'un âge 1909-1939.
Plon, 1940, in-8°, xi-290 pp, broché, couv. très lég. salie, bon état
Par Henri Massis (1886-1970). Rédacteur en chef (1920-1936), puis directeur (1936-1944) de “La Revue universelle”, qu’il avait fondée avec Jacques Bainville, il s’éloigna de Bergson, dont il se considérait disciple, pour se rapprocher de Maurras, dont il devint dans l’entre-deux-guerres un compagnon de route, adhérant au « nationalisme intégral », sans toutefois jamais écrire dans “L’Action française”. Engagé aux côtés des intellectuels de droite, Henri Massis fut l’un des principaux rédacteurs du « Manifeste des intellectuels français pour la défense de l’Occident et la paix en Europe », publié en octobre 1935 en soutien à la politique d’expansion mussolinienne. Il se rallia, après la défaite de 40, au maréchal Pétain, et occupa un temps un poste de chargé de mission au secrétariat général de la Jeunesse. Son anticollaborationnisme certain lui valut cependant, après un mois d’internement administratif à la Libération, de ne pas être autrement inquiété... Penseur rigoureux, et même quelque peu rigide, Massis écrivain s'illustra surtout dans le genre de l'essai littéraire et politique ("Défense de l'Occident", 1927 ; "D'André Gide à Marcel Proust", 1948 ; "Maurras et notre temps", 1951). L'Académie française l'accueillit en son sein en 1960. Il publia encore "Barrès et nous" (1962) et des Mémoires : "Au long d'une vie" (1967). — "Un recueil d'articles dont certains datent de plusieurs années. Massis appartient à ce que l'on pourrait appeler l'extrême droite, si cette expression avait encore un sens. Il juge d'ailleurs que le traité de Versailles fut un crime : on aurait dû couper l'Allemagne en petits morceaux. Et que les jeunes Allemands d'aujourd'hui sont les mêmes que ceux du temps de Guillaume." (Albert Gaudin, The French Review, Jan. 1943)
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1972.
PUF, 1973, gr. in-8°, 445 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1972 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1972 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
Les Sentinelles du soir.
Les Arènes, 1999, in-8°, 203 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"J'ai voulu rassembler tout ce qui, en moi, avait résisté au temps. Chacun avance avec quelques idées que le destin transforme et bouscule. Des certitudes nous quittent. D'autres mystères nous habitent. Après avoir vécu tout et le contraire de tout, certaines blessures brûlent encore comme si on les frottait de sel. Mais d'autres ombres, d'autres silhouettes, veillent en silence. Je les appelle les sentinelles du soir. Elles m'aident à vivre. Au Vietnam, à chaque saison, les paysans repiquent le riz. C'est en pensant à eux que nous avons écrit ce livre avec Laurent Beccaria. Ces pages n'ont de sens que si d'autres hommes et d'autres femmes trouvent parmi elles quelques graines pour les replanter ailleurs." — Résistant, déporté, officier de la Légion étrangère, Hélie de Saint Marc est un témoin des déchirures de l'Histoire récente de notre pays, de l'Occupation à la guerre d'Algérie, en passant par la grande passion indochinoise. Depuis la parution de ses mémoires, Les Champs de braises, prix Femina essai, il a donné plusieurs centaines de conférences en France et à l'étranger.
Histoire de Paris.
Payot, 1926, in-8°, 509 pp, un plan dépliant hors texte, biblio, broché, bon état (Bibliothèque historique)
La Mort d'Adolf Hitler. « L'énigme enfin résolue ».
Plon, 1969, in-8°, 238 pp, traduit par R. Jouan, préfaces d'Alain Decaux et Karl Heinz Janssen, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette, bon état
"Le dernier acte de Hitler – son suicide, le 30 avril 1945, alors que, dans Berlin, les troupes soviétiques se rapprochaient de son bunker – a été aussi son ultime acte identitaire, et des batailles féroces ont été livrées autour de son cadavre et de ce qu'il peut nous apprendre sur lui. Les résultats de l'autopsie pratiquée par les Soviétiques ne furent révélés qu'en 1968, dans un livre – La Mort d'Adolf Hitler – d'un journaliste russe, Lev Bezymenski. Les médecins soviétiques rapportèrent avoir trouvé sur les mâchoires brûlées du dictateur les débris de verre provenant d'une capsule de cyanure, ce qui les avait conduits à penser que le décès était dû au poison. Sur la base de ce rapport et d'un récit attribué au valet de Hitler, Heinz Linge, qui se trouvait devant la porte de la chambre, Bezymenski affirme que le dictateur est mort non pas en héros, mais en lâche : il aurait brisé une ampoule de cyanure, puis, la chose faite, Linge serait entré dans la chambre et lui aurait tiré une balle dans la tête afin de donner l'illusion que le Führer avait connu le sort d'un soldat. Mais une bonne partie de ce qu'a livré ce rapport depuis sa publication, en 1968, a contribué à le rendre suspect en lui conférant l'allure d'un document plus politique que médical. C'est le cas de l'autre "révélation" controversée qu'il rapporte : les médecins n'auraient pas retrouvé trace du testicule gauche dans le corps partiellement brûlé de Hitler. Il pourrait s'agir d'une invention grossière visant à le discréditer un peu plus : le testicule serait ainsi la preuve objective du manque de virilité auquel les Soviétiques ont imputé son mode de suicide..." (Ron Rosenbaum, L'Express, 1998)
Les Aveux des archives. Prague-Paris-Prague, 1948-1968.
Seuil, 1996, gr. in-8°, 459 pp, documents en annexes, biblio, index, broché, bon état (Coll. Archives du communisme), envoi a.s.
Les liaisons clandestines des Partis communistes français et italien, et les réseaux de financement passant par Prague. — "Prague connaît sa révolution de velours. Le dissident Vaclav Havel devient président de la République. Les archives du Comité central du parti communiste sortent du secret absolu où elles étaient classées. Karel Bartosek, contestataire du printemps de Prague, exilé en France, démis de sa nationalité tchèque par le régime communiste, historien, est un grand ami des nouveaux hommes au pouvoir. Il obtient l'autorisation de plonger dans ces archives. Là, stupeur ! Il découvre, dossier après dossier, que Prague a été pendant des décennies la base arrière des partis communistes français et italien, le carrefour en Europe des organisations communistes internationales, le lieu de rencontre secret des grands chefs communistes. On y croise les noms de Français – Maurice Thorez, Jacques Duclos, André Marty, Waldeck Rochet –, de l'Italien Togliatti. On y découvre les hommes de l'ombre, de l'appareil clandestin du communisme, des apparatchiks internationaux chargés du financement des partis communistes par Moscou, des liaisons secrètes, des coups tordus : on y rencontre le fameux Jean Jérôme, responsable financier du PCF, le Tchèque Artur London et bien d'autres. Dans un incessant va-et-vient entre Prague, Paris et Prague, sur un ton très personnel, où l'historien et le témoin croisent sans cesse leur regard et leur réflexion, Karel Bartosek porte à notre connaissance d'impressionnantes archives inédites dont chaque page est une révélation." (4e de couverture)
Nicolas II. La Transition interrompue. Une biographie politique.
Fayard, 1996, in-8°, 552 pp, 4 cartes, sources et biblio, généalogies, index, reliure souple éditeur illustrée lég. abîmée, bon état
Le règne du dernier empereur de Russie a-t-il marqué l'inexorable déclin d'un régime ne pouvant déboucher que sur une rupture violente et radicale – celle d'octobre 1917 – ou bien recelait-il les éléments d'une transition interrompue ? S'attachant au destin du dernier tsar de Russie, l'ouvrage soulève une multitude de questions. Plus que tout autre, Nicolas II, héritier des réformes d'Alexandre II, a œuvré pour la modernisation de son pays, apportant des changements profonds à l'Etat, à la société et à l'économie russes. L'échec et la révolution étaient-ils alors inscrits dès le départ dans le processus de modernisation ? Faut-il accepter l'idée défendue par certains historiens que toute tentative de réforme est en Russie condamnée à ouvrir la voie à la barbarie ? Ou bien peut-on regarder le stalinisme puis la stagnation néostalinienne comme une funeste parenthèse ? Tel sont les thèmes sous-jacents de cette chronique et analyse du règne de Nicolas II.
Venise, une république maritime.
Flammarion, 1985 gr. in-8°, 660 pp, préface de Fernand Braudel, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, 11 cartes, notes bibliographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre retrace l’histoire de la ville de Venise depuis sa lente émancipation de la domination byzantine jusqu’à la chute de la République et la perte de l’indépendance à la fin du XVIII siècle. L’auteur a choisi de donner dans son étude la plus large place aux aspects financiers, économiques, commerciaux, industriels et à tout ce qui touche aux affaires maritimes. Selon lui, Venise, République maritime, a dû sa puissance et sa gloire au fait de s’être tournée vers la mer, et d’avoir avec constance, cherché à y affirmer sa suprématie ce qui lui permit de se livrer avec succès au commerce international. L’auteur n’a pas non plus négligé les autres aspects de la cité des doges que ce soit son cadre géographique et démographique, ses institutions politiques, sa diplomatie ou sa production artistique. — "Une grande synthèse d'histoire vénitienne ... qui présente Venise de ses débuts jusqu'à la chute de la République, en 1797." (F. Braudel) — "Voici enfin la vaste synthèse qui manquait depuis très longtemps sur la vie de l'Etat vénitien. Une excellente bibliographie montre combien l'auteur a su mettre à profit les meilleurs travaux existants, tout en les dominant dans un ouvrage d'ensemble grâce à son expérience de grand historien et de spécialiste inégalé du sujet." (Annales ESC, Le Choix des Annales)
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1964.
PUF, 1965, gr. in-8°, 465 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1964 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1964 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1965.
PUF, 1966, gr. in-8°, 503 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1965 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1965 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1966.
PUF, 1967, gr. in-8°, 445 pp, chronologie, index, reliure éditeur, bon état
Toute l'histoire de la France en 1966 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition... On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1966 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1967.
PUF, 1968, gr. in-8°, 452 pp, chronologie, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1967 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1967 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1969.
PUF, 1970, gr. in-8°, 452 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1969 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1969 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
L'Année politique, économique, sociale et diplomatique en France 1971.
PUF, 1972, gr. in-8°, 452 pp, index, reliure éditeur, jaquette, bon état
Toute l'histoire de la France en 1971 est retracée dans ce volume de L'Année politique. On y trouvera le récit vivant, objectif, clair et précis de l'évolution politique, économique et sociale et de la politique extérieure pendant l'année écoulée. La partie documentaire, très développée, permet de faire rapidement le point dans tous les secteurs de l'activité nationale : production industrielle et agricole, échanges, prix, monnaie, budget, transports, construction et urbanisme, aménagement du territoire, santé publique, population, enseignement, presse, édition, radio-télévision. On dispose ainsi en un seul volume d'une masse d'informations qu’il fallait auparavant rechercher dans de nombreuses publications dispersées. Les textes les plus importants sont reproduits en annexe : conférences de presse, déclarations politiques, documents diplomatiques. L'Année politique 1971 constitue ainsi un instrument d'information, de documentation et de référence indispensable.
Talleyrand aux États-Unis, 1794-1796.
Perrin, 1976, fort in-8°, 671 pp, 32 pl. de gravures hors texte, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état, envoi a.s.
"Le prince Michel Poniatowski comptait Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au nombre de ses ancêtres, fusse en ligne non officielle : l’arrière-grand-mère paternelle de Michel Poniatowski était elle-même arrière-petite-fille de Talleyrand par le comte de Flahaut et le duc de Morny (voir Gérard de Villeneuve, Les Giscard d’Estaing, 1975)." (André Beau) — "Le seul livre qui traite de la période d'exil de Talleyrand aux États-Unis est celui de Michel Poniatowski,. C'est un livre assez bien écrit mais un peu superficiel et on peut se demander s'il valait la peine de consacrer tout un livre à ce sujet." (Philip G. Dwyer, Revue du Souvenir Napoléonien, 1996)
La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire.
Hachette, 1977, in-8°, 351 pp, préface de Raymond Bloch, biblio, biblio complémentaire établie par Raymond Bloch, broché, couv. illustrée, bon état
Jérôme Carcopino recrée dans ces pages la Rome de la fin du 1er siècle, capitale d'un monde qui semble conquis et pacifié pour toujours. Dans le prestigieux décor de la ville de marbre voulue par Auguste, l'on assiste aux principaux moments de la journée des Romains : lever, toilette, occupations professionnelles, repas, fêtes... Le théâtre, le cirque, les thermes, qui tenaient tant de place dans leur vie, y sont reconstitués dans leur atmosphère de plaisir ou de joie cruelle. Époque charnière où, sous l'influence des mystiques orientales, s'estompent les traditions de la Rome ancienne, tandis que le christianisme s'infiltre dans cette société orgueilleuse que minent déjà les facteurs de décadence...
Journal d'une mère de famille Pied-Noir. Alger 1960-1962.
L'Esprit Nouveau, 1962, gr. in-12, 239 pp, avant-propos de Louis Rougier, broché, bon état. Édition originale, envoi a.s.
Émouvant témoignage sur la vie à Alger dans cette période troublée. Les derniers jours de l'Algérie française vu par le petit peuple d'Alger au travers des manifestations, des combats de l'OAS et de la vie de tous les jours jusqu'à l'exil et l'arrivée en Métropole. — "Un témoignage, une stèle, un message, mais aussi un acte d'accusation, tel est ce livre, le plus humain, le plus poignant, le plus beau que l'on ait écrit sur le drame de l'Algérie perdue." (Louis Rougier) — Francine Dessaigne, née en Dordogne, arrive en Tunisie avec ses parents en 1930. Elle fait ses études au lycée Armand Fallières où elle passe le baccalauréat. Son mariage avec un ingénieur, Jean Dessaigne, la conduit de Tunis en Algérie en janvier 1946. De chantier en chantier, pendant seize ans, ils participent au développement technique et économique du Pays dans le cadre d'Électricité et Gaz d'Algérie. Ils apprendront à connaître ce pays et à l'aimer. Quatre enfants, tous pieds-noirs, l'attachent définitivement à cette terre où elle ne possède rien. C'est douloureusement comme tous les autres qu'elle va vivre l'Exode en 1962. Elle ramène son « Journal » né de son angoisse de chaque instant fixée au jour le jour. Elle témoigne simplement de la vie quotidienne des familles à Alger pendant les deux dernières années de l'Algérie française.
Histoire philosophique de la Révolution de France depuis la première Assemblée des Notables jusqu'à la paix de Presbourg. Cinquième édition, revue et corrigée par l'auteur.
P., Belin, Volland, Bossange, Masson et Besson, Arthus-Bertrand, Belin fils, 1807, 10 vol. in-8°, xlvi-391, 448, 442, 442, 431, 446, 454, 468, 470, 135 et 258 pp, reliures demi-basane brune, dos lisses ornés de fleurons, motifs et filets guillochés dorés, pièces de titre et de tomaison vermillon et noir (rel. de l'époque), reliures lég. frottées, qqs épidermures et coiffes arasées, bon état. Peu courant
Édition la plus complète, revue et remaniée par l'auteur. Exemplaire bien complet du “Supplément à l’Histoire philosophique de la Révolution de France, depuis le traité de paix définitif d’Amiens, jusqu’à la paix de Presbourg avec l’Autriche, et à celle de Paris avec la Russie” par J. F. André. P., Belin, Volland, Bossange..., 1806, 258 pp., qui est relié à la suite du dernier volume. En appendice au tome I, on trouve une liste des notables convoqués en 1787 avec les titres qu'ils portaient alors et une liste alphabétique des députés à l'Assemblée constituante.— "Il est le plus ancien historien de la Révolution, et c'est lui qu'il faut consulter si l'on veut avoir une idée des salons du Directoire et de la politique panachée qu'on y menait. Desodoards avait pu consulter déjà les mémoires de Dumouriez, ceux de Louvet, de Meilhan, de Garat, et l'Appel à l'Impartiale postérité de Mme Roland". (Boursin et Challamel, Dictionnaire de la Révolution française, p. 259).
Histoire de l'éducation des femmes en France.
P., Didier et Cie, s.d. (1883), 2 vol. in-12, 441 et 466 pp, cartonnages bradels toile carmin décorés de l'éditeur, dos lisses avec titres dorés et décor à froid, qqs rousseurs, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française)
"Cette substantielle étude, bien que fondée sur une connaissance très précise des documents et des faits, n’est point exclusivement une œuvre d’érudition, mais plutôt de philosophie. En étudiant époque par époque, non pas seulement ce qu’ont écrit sur l’éducation féminine tous les pédagogues de profession, mais encore ce qu’ont dit et pensé des femmes, de leur nature, de leur destinée, les hommes d’Etat, les théologiens, les philosophes, les historiens, les moralistes, les poètes, y compris les femmes elles-mêmes, « qui ont bien voix au chapitre dans leur propre cause », M. Rousselot nous semble s’être proposé d’apporter ses éléments de solution à l’un de ces redoutables problèmes que notre dix-neuvième siècle a du moins le mérite de poser : celui du vrai rôle de la femme dans les sociétés modernes. Il faut lire les deux volumes de M. Rousselot, le premier commençant avec la civilisation chrétienne, pour s’arrêter à Fénelon et au traité de l'Éducation des filles, le second comprenant le reste du dix-septième siècle, le dix-huitième, où l’auteur distingue comme deux courants contraires dans l’éducation des filles : l’éducation de couvent, l’éducation monastique, et l’esprit séculier de nos sociétés contemporaines, qui se dégage de plus en plus à partir de la Révolution..." (Revue pédagogique, 1883)
L'Essor des marines de guerre européennes (vers 1680-vers 1790).
SEDES, 1997, gr. in-8°, 298 pp, qqs gravures et cartes, tableaux, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
On connaît mieux les batailles navales et les amiraux que les ports, les vaisseaux et leurs équipages. Les deux auteurs proposent d'inverser l'approche traditionnelle de l'histoire de la marine de guerre au moyen d'une nouvelle démarche combinant le quantitatif et le qualitatif. Il s'agit de montrer le cheminement technologique, mais aussi économique et culturel, qui conduisit à l'émergence, au cours des années 1650-1680, puis à l'essor des flottes de combat dans l'Europe des Lumières. Ces flottes sont devenues les instruments très élaborés d'une politique de prestige et de puissance au service des souverains, les vecteurs d'une véritable « force de frappe » déjà capable, vers 1760, d'intervenir partout dans le monde, de la mer de Chine aux Caraïbes, et du Spitzberg aux Malouines... Mais cette modernité se conjuguait avec le respect très conservateur des savoir-faire traditionnels qui remontaient aux premières navigations hauturières et aux chantiers ancestraux des maîtres d'hache. Les problèmes de mise en oeuvre des flottes et de mobilisation navale sont abordés aussi concrètement que possible : comment un vaisseau de ligne est construit et armé ; qu'est-ce que la gestion d'un port-arsenal, la logistique, le recrutement des équipages ; qu'est-ce qu'un matelot trouve dans sa gamelle, comment il travaille et se divertit. Ce livre est conçu dans une perspective largement européenne et comparative, qui propose des synthèses et des séries statistiques souvent inédites. L'étude du développement des marines de guerre montre des convergences certaines, au plan des techniques de la marine en bois et de l'organisation de la vie à bord des grands voiliers. Elle révèle aussi des divergences et des écarts : le long duel franco-anglais, cette seconde « guerre de Cent ans », ne peut se comprendre si l'on ne possède pas les courbes et les statistiques montrant en parallèle l'évolution de la Royale et la Navy, que le lecteur trouvera réunies dans ce livre. C'est pourquoi le mot « marine » s'écrit ici au pluriel : « les marines ».
L'écriture inventive (entre la voix d'Orphée et l'intelligence de Palamède).
dans Critique, 1986, in-8°, 10 pp, broché, bon état (Critique, n° 475, 1986, pp. 1225-1234)
Almanach Royal pour l'An M DCCC XXIX, présenté à sa Majestée épid. sur la partie sup. du dos avec manque à la p. de t., In-8, (83 S) 50€.
P., Guyot et Scribe, 1829, fort in-8°, 949 pp, reliure plein veau fauve raciné, frise dorée en encadrement des plats, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre maroquin rouge, tranches marbrées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état
Almanach pour la dernière année du règne de Charles X.
Annuaire de la 1ère D.F.L. : La Première Division Française Libre et ses unités dans la guerre 1939-1945.
P., Publication de l’Amicale de la 1ère D.F.L., s.d. (1972), in-4°, (554) pp, pagination multiple, photos en noir dans le texte, une carte et une double pages d'insignes en couleurs, 20 cartes volantes du périple D.F.L. et des campagnes sous pochette in fine, cartonnage toilé blanc de l'éditeur, bas du dos lég. abîmé, bon état. Bien complet du disque vinyl 45 tours "Les Marches de la 1ère D.F.L."
"Les anciens de la 1ère D.F.L. peuvent être fiers d’avoir réalisé sous la direction de leur président M. Guillaumet. ce magnifique ouvrage de plus de cinq cents pages comportant de nombreuses illustrations, des reproductions de documents, le tableau en couleurs des insignes et un enregistrement des principales marches de cette grande unité qui, comme l’a écrit le général de Gaulle en 1946 « a su faire un des plus beaux morceaux de notre grande histoire ». En effet, on la trouve en totalité ou en partie sur tous les champs de bataille de l’épopée de la France Libre ; l’Erythrée, la Libye, le Moyen-Orient, la Tunisie, l’Italie, la Provence, les Vosges, l’Alsace furent les étapes de son glorieux périple qui se termine en avril 1945 sur l’Authion dans les Alpes-Maritimes. Autre caractéristique de cette division : la diversité de son recrutement et de ses unités avec les légionnaires de la 13e Demi Brigade, les tirailleurs noirs des Bataillons de Marche du Tchad et du Congo, les Nord-Africains du 22e BNA, les « marsouins » du Régiment d’infanterie de marine du Pacifique, les Antillais des Forces Terrestres Anti-Aériennes, les fusiliers marins devenus cavaliers blindés, les résistants du 1 Ie Cuirassiers de la campagne de France. L’historique détaillé de chacune des unités de la division retiendra l’attention de tous ceux qui s’intéressent à la Deuxième Guerre Mondiale car il est complété par des témoignages vécus et par des biographies écrites le plus souvent par le général Koenig, peu de temps avant sa disparition en 1970. Cet ouvrage collectif constitue le plus solennel hommage rendu à la mémoire des 4.000 morts au champ d’honneur de la 1ère D.F.L. et à la valeur de tous ceux qui ont combattu dans son sein, envers et contre tout, pour la victoire finale." (Revue historique des Armées, 1972) — "Sous le titre bien modeste d'annuaire, ce grand ouvrage s'ouvre sur le portrait du général de Gaulle, chef de la France libre, à la mémoire de qui ce travail est dédié par M. Pierre Messmer, ancien de la Division, et se clôt sur la vingtaine de clairs croquis montrant les milliers de kilomètres parcourus, du sable à la neige, de l'Afrique aux Vosges, par cette prestigieuse troupe. Il prend une place, et non des moindres, parmi les livres de base, essentiels, qui retracent la Grande Épopée de 1939-1945, comblant ainsi une lacune regrettable et gênante ; il n'y avait pas en effet jusqu'alors d'étude assez complète sur les hommes et les actions de la première D.F.L. Nous disposons maintenant d'un instrument de travail de premier ordre comprenant aussi bien de courtes monographies des généraux ayant commandé la Division : Legentilhomme, de Larminat, Koenig, Brosset, Garbay, que les listes des cimetières, nécropoles et monuments avec photographies jalonnant l'Afrique et l'Europe, celles des morts – presque 4.000 – par unité avec les numéros des tombes, celles des Anciens avec leurs adresses. Le chapitre intitulé « Les Faits principaux de la dernière guerre dans le monde, en France, hors de France, chez les Français libres et dans les rangs de la première D.F.L. » retient l'attention car il est bourré d'indications, par ordre chronologique, assez rarement mises en lumière. L'histoire de la Division proprement dite dans laquelle chaque unité d'arme ou de service, depuis les Fusiliers Marins jusqu'à l'Aumônerie, est étudiée avec soin en comprenant le plus grand nombre possible de noms et de dates; ainsi tous ceux présents à Bir-Hakeim font, pour chaque unité, l'objet d'une liste spéciale. Elle apparaît clairement malgré la complexité de la formation et de la vie sans cesse renouvelée de cette Division. N'oublions pas que cette dernière s'est formée en courant le monde... « Elle était surtout noire; elle est devenue blanche... », disait le général Brosset le 23 octobre 1944, peu de jours avant sa mort. A cause de ce vagabondage perpétuel et glorieux, retracer l'histoire de cette poignée d'hommes, devenue grande unité d'élite, présentait bien des difficultés tant dans les recherches que dans la présentation. Les premières n'ont pas toujours abouti et le travail demeure incomplet précise R. C. Guillaumet, le Président de l'Amicale pour « nos camarades noirs d'Afrique, en particulier ceux du Congo, du Tchad, de la République Centre-Africaine et du Cameroun qui formaient nos premiers bataillons. Mais il y en eut beaucoup d'autres... ». A signaler cependant que les Britanniques faisant la liaison entre états-majors ont leur place dans cet ouvrage. A la seconde, la présentation, on peut objecter sa fragmentation, mais il convient de souligner qu'il s'agit d'un instrument de travail utile aux historiens et aux chercheurs, d'où le nom d'annuaire, et non d'une large synthèse. Beaucoup de matériaux pour la mise en œuvre d'un grand édifice retraçant l'épopée de ceux qui « n'ont pas eu peur des grandes actions » ainsi que l'écrivait le général de Gaulle, sont maintenant réuni s; il reste à trouver la chantre de l'âme forte, grande, qui animait les visages de ceux que nous rencontrons presque à chaque page – les photographies, de la qualité des reportages de guerre de l'époque, ont le mérite d'être peu connues et parlantes – de ceux qui peinaient sous le soleil ou dans la glace au rythme d'El Alamein Tunis, Toulon ou le Mousquetaire, ces marches encartées au début de l'ouvrage, qui les conduisirent à la Victoire." (Monique Michaux, Bulletin de documentation bibliographique, 1973)
Le Mystère d'Alexandre Ier. Le Tsar a-t-il survécu sous le nom de Fédor Kousmitch ?
Payot, 1929, in-8°, 174 pp, 17 gravures hors texte, 2 fac-similés et 5 annexes, broché, couv. factice, bon état. Ex-libris Labarre de Raillicourt