Référence :56926

Le Miroir de Talleyrand. Lettres inédites à la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne.

PALEWSKI (Gaston).

Perrin, 1976, in-8°, 238 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Les billets adressés par Talleyrand à Anne-Dorothée de Courlande, sa maîtresse, lors du Congrès de Vienne. Talleyrand a emmené avec lui Dorothée, future duchesse de Dino, qui est sa nièce par alliance et l'une des ravissantes filles d'Anne-Dorothée. À sa maîtresse, qu'il aime tendrement, il parle forcément de son enfant, des succès qu'il remporte, dus à son charme, à son intelligence, à son savoir-faire diplomatique. Il le fait avec tant d'insistante régularité qu'on déchiffre, à son insu, un grand sentiment prenant racine... — "Ce volume, qui est une sélection de la correspondance entre Talleyrand et la duchesse de Courlande, est essentiel pour le Congrès de Vienne. Chacune des soixante et onze lettres est accompagnée par une note explicative qui la resitue dans son contexte historique." (Philip G. Dwyer, « Les publications sur Talleyrand depuis 1928 ») — "Gaston Palewski, qui publiera en 1976, Le Miroir de Talleyrand, Lettres inédites de Talleyrand la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne, avait bénéficié des archives du château du Marais dont avait hérité sa femme Violette de Talleyrand-Périgord. Ces Lettres de Vienne sont contemporaines du meilleur succès de ce clerc qui, formé à l'exégèse saint sulpicienne, était orfèvre pour transférer les techniques du droit canon vers le droit public. Et, cette fois, tout le monde sait qu'à Vienne, ralliant les puissances à l'idée d'une légitimité liée à la durée, il a réussi à convaincre le concert des nations que le rétablissement de la paix en Europe passait par celui de la légitimité en France. Ce succès sera d'autant mieux honoré par la tradition universitaire qu'oubliant sa plaidoirie de 1814, Talleyrand se ralliera la révolution parlementaire de 1830. Louis-Philippe remercia le vieil homme en l'envoyant à Londres comme ambassadeur." (Odile Rudelle, Revue française de science politique, 2002)

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