Référence :29222

A notre corps défendant. Impressions et vicissitudes d'un diplomate en France, 1939-1944.

ACEVEDO (C. de).

Éditions Paul Dupont, 1945, in-12, 202 pp, préface de M. Souza-Dantas, Ambassadeur du Brésil, un fac-similé hors texte, broché, pt trace de mouillure ancienne en marge des derniers feuillets, bon état. Peu courant

Les souvenirs d’un diplomate équatorien en poste à Vichy, arrêté avec d’autres diplomates sud-américains en 1943 et emprisonné par les Allemands à Bad Godesberg. — "Diplomate équatorien francophile en poste à Paris avant la guerre, Cristobal de Acevedo rédige ce journal durant sa captivité dans la ville allemande de Bad Godesberg, où il fut emprisonné une année. À l'arrivée des troupes allemandes en France, Cristobal de Acevedo parvient à regagner l'Équateur et revient dans la capitale française le 15 mai 1941. il se fait le témoin des conséquences socio-économiques de l'Occupation sur le quotidien des Français. Seuls le "troc" et la débrouillardise permettent de pallier le sévère rationnement alimentaire qui frappe les Parisiens dont l'auteur loue le courage et la dignité. Ses fonctions l’amènent en juin 1941 à rejoindre l'hôtel du Parc à Vichy, résidence du gouvernement et siège du ministère des Affaires étrangères. Il y évolue dans une ambiance sinistre et, totalement désœuvré, ressent au plus profond de lui un ennui que seul "le bridge et les bobards" parviennent à atténuer. Le débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 provoque un séisme dans ce microcosme, l'occupant accentuant en représailles son emprise sur la France sans rencontrer la moindre opposition du gouvernement de Vichy, que l'auteur qualifie de "mystérieuse fiction". Significative à cet égard est la confidence qu'il reçoit un jour de Pierre Laval affirmant ne faire confiance à personne, et surtout pas à ses plus proches collaborateurs... A la suite du débarquement, les pays sud-américains se rangent aux côtés des États-Unis, ce qui provoque une crise diplomatique avec la France. En conséquence, le 23 janvier 1943, Cristobal de Acevedo et tout le personnel diplomatique de ces pays sont emmenés en captivité dans la station thermale du Mont-Dore (Puy-de-Dôme), bénéficiant toutefois d'un régime de faveur. Le 12 février, ils rejoignent "la cage aux barreaux dorés" du Rheinhôtel Dreesen de la ville allemande de Bad Godesberg. Si les conditions de vie y sont supportables du fait de leur statut de personnalités-otages, un "spleen affreux" saisit fréquemment Cristobal de Acevedo au cours de cette année de réclusion. Il est finalement dirigé le 18 février 1944 vers le Portugal, où il recouvre la liberté." (Manuel Valls-Vicente, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

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