Guerre (Krieg).
Flammarion, 1929, in-12, 332 pp, broché, bon état. Edition originale de la traduction française par C. Burghard
La guerre vue par un soldat allemand : la marche en avant, la guerre de position devant Chailly, la bataille de la Somme, blessé, la bataille de l'Aisne et de la Champagne (1917), l'effondrement. — Engagé volontaire et officier dans l’armée allemande, Arnold Vieth von Golssenau commande un bataillon sur le front occidental durant la première guerre mondiale. Sous le pseudonyme de son personnage principal, Ludwig Renn rédige, à partir de ses notes de terrain, "Krieg", publié d’abord en feuilleton dans la Frankfurter Zeitung en 1928, puis en volume. Le roman rencontre un immense succès : 600.000 exemplaires vendus, 25 traductions, et une réception critique comparable à celle de "À l’Ouest rien de nouveau" d’Erich-Maria Remarque, auquel il est souvent associé. Mais "Krieg" s’en distingue par une tonalité plus sèche, plus impersonnelle : la guerre y est décrite comme un néant absolu, sans discours, sans message, sans transcendance. Le style, délibérément sans ornement, fait de cette sécheresse une force expressive. L’inspiration vient en droite ligne du "Feu" de Barbusse, dont Renn se déclare lecteur admiratif. L’auteur ne poursuit pourtant pas une carrière littéraire classique : arrêté dès 1933 par le régime nazi, condamné pour « haute trahison littéraire », il rejoint les Brigades internationales en Espagne, en lutte contre le franquisme, d’où il s’exilera en Grande-Bretagne puis au Mexique où il présida le comité de l’Allemagne libre pendant la guerre. Oublié aujourd’hui en France, Ludwig Renn demeure un témoin essentiel de la guerre vécue côté allemand, dans un style d’une grande sobriété. (Walden) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.