Mémoires de l'abbé Terrai, controlleur-général, contenant sa vie, son administration, ses intrigues & sa chute ; avec une relation de l'émeute arrivée à Paris en 1775.
À Londres, 1776, in-12, (4)-398 pp, reliure plein veau naturel moucheté, dos lisse à doubles filets dorés, pièce de titre basane fauve, filet à froid encadrant les plats (rel. de l'époque), un mors fendu sur 2 cm, bon état
Une des trois éditions à la date de l'originale de cette sévère attaque contre les aptitudes financières de l'abbé Terray, contrôleur général des Finances de 1769 à 1774, qui révoqua l'arrêt sur la liberté du commerce des grains, qui fut réimprimée plusieurs fois sous le titre un peu trompeur de : Mémoires de l'abbé Terrai, contrôleur général des finances (1776, 1777). Ces mémoires apocryphes, dont la rédaction est attribuée à Coquereau, donnent le détail de toutes les opérations et réformes financières qu'il a effectuées. C'est, selon Stourm, l'ouvrage le plus consulté dans ce domaine, et la source de toutes les biographies de Terray. Le but de l'ouvrage est de montrer sa mauvaise gestion. La préface donne le ton : "Le ministre dont on dévoile ici l'ineptie, les turpitudes et les atrocités, ne manquera pas d'appeler ces Mémoires un libelle." A la suite des mauvaises récoltes de 1770 Terray réglementa la libre circulation des grains ce qui lui valu l'accusation d'avoir contribué à l'établissement d'un « pacte de famine ». Les mesures financières prises par Terray permirent un rétablissement spectaculaire des finances de la monarchie, mais elles lui valurent une très grande impopularité et d'ignominieuses accusations de prévarication. On le surnomma « vide-gousset », on l'accusa de banqueroute... La seconde partie du volume renferme quatorze Lettres d'un actionnaire de la Compagnie des Indes, qui donnent des détails intéressants sur le fonctionnement de cette compagnie de commerce dont Terray avait été syndic. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.