Joséphine, impératrice des Français, reine d'Italie.
Martinique, Éditions Idem, 2015, fort in-12, 715 pp, préface de Suzanne Dracius, broché, couv. illustrée, bon état
Monographie historique sur l'Impératrice Joséphine et sur la Martinique. Réédition relue et corrigée de la première publication en 1934, augmentée d'une préface de Suzanne Dracius, romancière poète et dramaturge martiniquaise. — "Incontestablement Joséphine continue, de nos jours, à fasciner des millions de gens un peu partout dans le monde, non seulement parce qu’elle a été l’épouse du Français le plus connu à l’étranger, mais aussi parce que sa vie est pleine de drames et de grandeur, à la manière de la tragédie grecque : à l’instar d’une héroïne tragique selon l’idéal que préconise Aristote dans sa Poétique, Joséphine inspire à la fois « admiration et pitié. D’elle, Aimé Césaire me disait : « C’est une femme qui a eu des problèmes et qui s’est débrouillée ». Et Dieu sait qu’en créole on dit : « Débouya pa péché, la débrouillardise n’est pas un péché." (Suzanne Dracius, préface) — "Au-delà de la biographie, ce livre est une véritable invitation au voyage en Martinique. D'un point de vue historique, l'ouvrage est aussi très intéressant puisqu'il évoque largement la Martinique au moment de la Révolution française, puisque Joséphine était revenue en Martinique où elle a vécu cette période et la terreur... Ce texte met en lumière une description qu'elle donne de l'esclavage. Cette description montre, si ce n'est de l'empathie avec les esclaves, du moins une énorme compassion. Elle s'exprime à près dans les mêmes termes que l'abolitionniste Victor Schoelcher avec beaucoup de descriptions des mauvais traitements que subissent les esclaves. Ces écrits sont une forme de condamnation de l'esclavage. La façon qu'a Joséphine de s'exprimer ressemble vraiment à la compassion et aux sentiments d'injustice éprouvés par Schoelcher. Ceci est quand même très troublant. La question n'est pas de réhabiliter Joséphine, de lui remettre la tête qu'on lui a coupée, mais de ne pas l'accuser totalement d'avoir inspiré cette abolition de l'abolition à Bonaparte... Sainte-Croix de la Roncière n'hésite pas à écrire que Joséphine aimait ses esclaves. Il évoque même Josèphe, une fille que Joséphine aurait eue avec un esclave noir et à qui on a donné une dot très importante. Des textes en attestent et cela signifie qu'au moins sexuellement Joséphine n'était pas négrophobe. Si la fille a été affranchie, Sainte-Croix de la Roncière ne dit pas ce qu'il est advenu du père..." (Suzanne Dracius, interview sur le blog fxgpariscaraibe, 14 nov. 2015) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.