Les Commandos de l'Affiche rouge. La vérité historique sur la première section de l'Armée secrète.
Éditions du Rocher, 2012, gr. in-8°, 298, pp, 8 pl. de photos hors texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Fin 1942. Dans Paris occupé par les Allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de jeunes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, tous déterminés à combattre pour libérer la France. Dans la clandestinité et au péril de leur vie, les membres de ce groupe vont devenir des héros. Leurs actions : harceler l'occupant, dérailler les chemins de fer, arrêter les dénonciateurs. Les services spéciaux de la police anticommuniste de l'État vichyste, le B1 et le B2 installés à la préfecture de police de Paris depuis aout 1942, sous les ordres du chef de la police de la sécurité, et de deux agents, Roger et Albert, infiltrés dans les organisations immigrées, permettent les arrestations des 23 combattants de la première section parisienne de l'Armée secrète, fin novembre 1943. Le 21 février suivant, les membres du groupe de Manouchian sont condamnés à mort. Les nazis vont faire de cette arrestation une propagande outrageuse et placarder des affiches de ces hommes, transformés en criminels, sur les murs du Tout-Paris et dans la France entière : "l'armée du crime". Le jour même, à 15 heures, au mont Valérien, des salves de balles vont cribler les corps de ces résistants. Arsène Tchakarian, dernier survivant de ces clandestins, continue à faire vivre la mémoire de la Résistance et pose la question sans détours. Il donne le nom du coupable, celui qui a sonné la mort de ces compagnons de l'ombre. — "Le 21 février 1944, vingt-trois membres des FTP-MOI de la région parisienne sont fusillés au mont Valérien. D'eux, il reste cette fameuse Affiche rouge, un « ramassis », selon la terminologie en vogue à l'époque, d'étrangers, de juifs, d'Arméniens, d'Espagnols rescapés du franquisme ou d'Italiens du fascisme, de Polonais ; tous communistes. D'eux, il reste ces visages en noir et blanc, ces noms imprononçables : Joseph Boczov, Maurice Fingercwajg, Szlama Grzywacz, Wolf Wajsbrot ou Missak Manouchian, le chef du groupe, poète, journaliste, orphelin survivant du génocide arménien. D'eux, il ne reste qu'un survivant, Arsène Tchakarian, nom de code Charles, qui vient d'écrire – après les Francs-Tireurs de l'Affiche rouge, en 1986, et les Fusillés du mont Valérien, en 1991 – les Commandos de l'Affiche rouge. Un livre souvenir, qui narre heure par heure les actions du commando et les derniers moments du mouvement des vingt-trois résistants étrangers. Avec Henry Karayan, décédé en novembre 2011, il était le seul à avoir échappé au piège tendu par les services spéciaux de la police de Vichy avec deux agents français infiltrés, dit-il, qui ont permis les arrestations. Et conteste avec virulence la version selon laquelle le groupe aurait été « lâché, voire sacrifié par la direction clandestine du Parti communiste ». Des policiers français les ont piégés, trahis, arrêtés. C'est chose dite." (Emmanuèle Peyret, Libération, 2012) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.