Référence :126958

Cent onze dessins faits à Buchenwald.

TASLITZKY (Boris).

Versailles, Éditions Hautefeuille pour L'Association française Buchenwald-Dora, 1978, gr. in-4°, (4)-3-9-111-(4) pp, avant-propos de Marcel Paul, préface de Julien Cain, 111 dessins légendés dont 98 au crayon noir de scènes au camps de concentration, 8 portraits d'amis de camps en noir et 5 dessins de scènes au camps en couleurs, liste des dessins in fine, en feuilles, sous coffret pleine toile écrue de l'éditeur titré en noir avec un dessin de l'auteur contrecollé au 1er plat, fermé par trois rubans, très bon état. Tirage à 1000 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon des Papeteries Arjomari, tous signés par l'artiste, celui-ci le n° 0724

En juillet 1944, Boris Taslitzky (1911-2005) est déporté à Buchenwald (matricule 69022). Il y réalise plus de deux cent dessins grâce à Pierre Mania, un artiste détenu, qui lui fournit le matériel nécessaire. Ces activités, évidemment interdites, sont couvertes par les organisations clandestines et la solidarité des détenus. L'ensemble rassemble des scènes du quotidien à Buchenwald, de temps de travail, de repos, ainsi que de nombreux portraits, certains esquissés, d'autres particulièrement achevés et d'une présence saisissante. Julien Caïn, directeur de la Bibliothèque nationale, qui fut son camarade de Block à Buchenwald, les considéraient comme dignes de Daumier et de Goya. L'artiste participe à l'insurrection qui mène à la libération du camp en avril 1945. Les dessins que l'artiste réalise alors s'attachent à représenter les corps de ses codétenus épuisés, ne parvenant plus à se maintenir debout, ou en proie à un profond désespoir... — "Artiste engagé, résistant et communiste, Boris Taslitzky (1911-2005) est déporté à Buchenwald le 31 juillet 1944. Il rapporte de sa déportation une série de dessins croqués sur le vif, dans la clandestinité. Jules Cain, lui-même déporté, a préfacé l'ouvrage et souligne la difficulté de s'exprimer au camp : "Se procurer du papier, des crayons, de mauvaises couleurs, autant de problèmes pour lesquels il faut chaque fois inventer des solutions". Au total, cent onze dessins, comme autant d'évocations de la vie des déportés concentrationnaires, témoignent de ce que l'artiste a vu. Il ne met cependant pas en image les gardiens du camp et la violence qu'ils génèrent, préférant montrer d'un coup de crayon précis l'état de fatigue, de délabrement et de désespoir de ses camarades de déportation. Les commentaires de Jules Cain sur les œuvres de l'artiste apportent un supplément d'information quant aux conditions de la création." (Françoise Passera, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

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