Les Soldats oubliés. De Cao Bang aux camps de rééducation du Viêt-minh.
Albin Michel, 2008, gr. in-8°, 332 pp, préface de Hélie de Saint Marc, 16 pl. de photos hors texte, 9 cartes, lexique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Témoignage vivant et nuancé sur le combat et la captivité de l'auteur, mais celui-ci éprouve le besoin d'enfoncer le clou en consacrant un chapitre à Boudarel (qu'il n'a pas connu) et une annexe sur les causes de la mortalité des prisonniers du C.E.F.E.O." (Pierre Brocheux, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1993) — "Au mois de septembre 1950 s'engageait la bataille de Cao Bang, tournant décisif dans la guerre d'Indochine. Depuis le mois précédent, le Viêt-minh disposait sur la célèbre RC 4 d'un corps de bataille de plus de 30.000 hommes puissamment armés par la Chine. Le gouvernement et le commandement français décidaient alors de replier les forces de Cao Bang et maintenaient cette manoeuvre bien que le général Giap, prenant les devants, se fût assuré du poste clé de Dong Khé. Contre-attaquant, les colonnes Charton et Le Page étaient englouties dans Ici jungle et emportées sous les vagues d'assaut de l'adversaire. Le bataillon étranger de parachutistes – ou 1er BEP – tentait de faire sauter le verrou et se sacrifiait au cours de l'un des affrontements les plus féroces et les plus sanglants de la guerre. Le livre de Louis Stien, l'un des officiers « fondateurs » de cette unité d'élite, trois fois blessé avant Cao Bang, est le récit pathétique et précis de ces combats qui s'achevèrent, pour ses camarades et lui, par quatre années d'internement dans les camps du Viêt-minh. Louis Stien, qui tenta par deux fois de s'évader, nous donne sur ces camps où régnaient la faim, la misère et la maladie et sur le système de rééducation et d'endoctrinement politiques auxquels étaient soumis les prisonniers, un témoignage saisissant et définitif." (4e de couverture)