Référence :120657

Les Pléiades.

GOBINEAU (Joseph-Arthur, comte de).

Monaco, Editions du Rocher, 1946, in-8°, xxxii-384 pp, établissement du texte, introduction et notes par Jean Mistler, notes, biblio, reliure pleine toile bleue, dos lisse, pièce de titre chagrin bleu-nuit, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état

Ce chef-d’œuvre n'a eu aucun succès lors de sa parution en 1874 : il n’y eut que 508 exemplaires vendus entre 1874 et la fin du siècle, pour un tirage limité à 1750 exemplaires. Le roman est porteur d’une thèse : il développe l’idée « qu’il n’y a plus de classe, qu’il n’y a plus de peuples, mais seulement dans toute l’Europe, quelques individualités surnageant comme des débris sur un déluge » avait écrit Gobineau dès 1872. Dans Les Pléiades, s'exprime l'obsession de la décadence où s'enfonce l'humanité. Au sein de la médiocrité, quelques êtres hors normes, les « fils de roi », sont les champions d'une cause qu'eux-mêmes savent perdue. Modèles inaccessibles, ils ne peuvent faire échapper l'univers à la déchéance promise. Les Pléiades est aussi un roman d'amour fou. "L'édition originale est parue en 1874. Jean Mistler, le spécialiste de Gobineau, note : « Le début des “Pléiades”, écrit au milieu de l'effondrement de la France impériale, dans la fumée des incendies de la Commune, est un pamphlet profondément pessimiste. » De fait, la peur de la révolution se lit en filigrane dans la première partie de l'ouvrage : telle conversation, par exemple, sur la nécessité d'une répression préventive et impitoyable (Livre II, chapitre II)..." (A. Roche, G. Delfau, “La Commune et le roman français”, in “La Commune de 1871”, colloque tenu à Paris les 21-23 mai 1971) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.

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