Référence :110399

Journal d'un ouvrier, 1956-1958.

MOTHÉ (Daniel).

Editions de Minuit, 1959, in-12, 176 pp, broché, pt mque au bas du dos, état correct (Coll. Documents)

"Pour avoir travaille et milite pendant vingt-deux ans au sein de la « forteresse Renault », de 1950 à 1972, Daniel Mothé témoigne du quotidien de la vie ouvrière à la Régie, aux beaux temps de la croissance économique. Et de la CGT triomphante qui faisait régner l'ordre. Jacques Gautrat, alias Daniel Mothé, est entré chez Renault comme fraiseur en 1950, après avoir fait mille et un métiers depuis sa sortie de l'école à quatorze ans. Militant trotskiste, il fait ensuite partie de l'équipe de "Socialisme ou barbarie", animée par Cornélius Castoriadis et Claude Lefort, avant de devenir délégué de la CFDT et collaborateur de la revue Esprit. Il a quitté Renault en 1972, pour entrer au CNRS." (revue L'Histoire, 1996) — "Recueil de chroniques parues d'abord dans la revue "Socialisme ou barbarie", sur les conditions du travail à la chaîne chez Renault, le rôle des syndicats et la solidarité prolétarienne. Militant trotskyste, de son vrai nom Jacques Gautrat, l'auteur (né en 1924) s'était fait embaucher à la Régie en 1950 comme fraiseur-outilleur." (Vignes, 324) — "Romanciers, sociologues, économistes, journalistes, hommes politiques sont nombreux à avoir, ces temps-ci, exprimé sur la « classe ouvrière » une opinion qui, même lorsqu'elle est appuyée sur une documentation sérieuse, reste toujours plus ou moins extérieure à son sujet. Mais voici le témoignage direct, pris sur le vif, d'un ouvrier lui-même. « P 2 » aux Usines Renault, Mothé nous dépeint la vie quotidienne de l'atelier et brosse un portrait vécu du « métallo » parisien. A l'occasion d'événements récents: le soulèvement hongrois, la guerre d'Algérie et [le rappel des disponibles, le 13 mai et l'avènement de la Ve République, etc., il expose objectivement les réactions de ses compagnons de travail et analyse leurs divergences d'opinion, suivant leurs tendances politiques et leur affiliation syndicale. Il souligne, avec regret, la primauté donnée aux luttes intersyndicales, dont l'âpreté arrive à faire passer au second plan la solidarité prolétarienne et parfois même à estomper la conscience de classe." (A. Сailar, Population, 1961)

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