De la place de la Concorde au cours de l'Intendance : Février 1934-juin 1940.
Editions de France, 1942, in-12, iv-247 pp, broché, bon état. Edition originale
"M. Jean Fabry, ancien officier et grand mutilé de guerre, a été député, ministre, journaliste, sénateur pendant de nombreuses années de la Troisième République. Rue Saint-Dominique, dans les Commissions techniques du Palais-Bourbon et du Sénat, il a joué un rôle actif. C'est ce qui fait l'intérêt de son livre. Je laisserai de côté les considérations générales de l'auteur sur la politique républicaine, sur les causes de la journée du 6 février : il tend à tout ramener à une sorte d'infiltration des institutions par le virus communiste. Mais sur le fonctionnement de la machine militaire, sur les effectifs et sur les fabrications de guerre, voire sur certaines grandes personnalités militaires, il fournit des chiffres, des faits, des vues qui pourront être versés au dossier qui commence d'être constitué sur les responsabilités de la catastrophe française. Dossier, c'est bien l'expression qui convient en l'espèce, car c'est pour la Cour de Riom que M. Jean Fabry avait rassemblé une partie des données qui sont ici réunies. Anti-cartelliste, « homme du 6 février », critique ardent de la politique « russophile » et « anglophile », le témoignage de M. Jean Fabry est passionné, mais parfaitement sincère..." (Georges Bourgin, Revue Historique, 1944) — "Situé au coeur du pouvoir de la IIIe République, Jean Fabry donne à lire sa vision de la politique française et plus particulièrement de la politique de défense de la France à la veille de guerre. Tenant d'une position pacifiste, l'auteur privilégie, par crainte du bolchevisme, un rapprochement avec l'Allemagne. Il raconte la politique internationale de la France par le détail, dresse le portrait de nombreux ministres du gouvernement et parlementaires des assemblées. Il concentre notamment sa réflexion sur la politique militaire de la France, marquant sa volonté personnelle de poursuivre l'investissement militaire et la construction de la ligne Maginot afin d'assurer la défense du pays. Impuissant sous le gouvernement Laval, Fabry le quitte pour laisser le Front populaire mener une politique, à ses yeux, inconséquente. Président de la Commission de l'Armée au Sénat pendant la période 1939-1940, il explique la défaite de la France en 1940 par le sabotage des communistes pendant la Drôle de guerre et la politique militaire depuis 1935." (Françoise Passera, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.