De l'Opposition dans le gouvernement et de la liberté de la presse. Par M. le vicomte de Bonald, Pair de France.
P., Ad. Le Clère et Cie, 1827, in-8°, (4)-163 pp, reliure demi-percale acajou à coins, dos lisse, titres, filets et fleuron dorés, couvertures conservées, petite tache d'encre en marge inf. des derniers feuillets sans atteinte au texte, qqs rousseurs éparses, bon état. Édition originale enrichie d'un rare envoi autographe de Louis de Bonald au dos du faux-titre ("De la part de l'auteur à Monsieur ..."), ex-libris Eug. Forgues
L'année 1827, la dernière du long ministère Villèle, fut marquée par l'extraordinaire agitation parlementaire et extra-parlementaire à l'occasion de la nouvelle loi (loi du 29 décembre 1829) sur la presse, la plus répressive que l'on ait vue depuis la promulgation de la Charte, et baptisée "Loi de justice et d'amour" d'après l'expression ridicule que le ministre Peyronnet avait employée pour la défendre dans le Moniteur. Dès lors, le rejet de ces dispositions, finalement votées le 12 mars 1827, unira les libéraux et les ultras dans une même détestation du ministère, qui ne connaîtra plus que des difficultés sans nombre jusqu'au début de 1828. L’auteur donne ici le point de vue des Ultras hostiles à la liberté de la presse. — « Pourquoi une opposition est-elle regardée comme une des nécessités du gouvernement représentatif, et quel en est le caractère ? » Par cette phrase qui ouvre cet ouvrage, Bonald apparait, sous la Monarchie restaurée, comme le premier théoricien de cette opposition qui est l’une des conditions d’exercice revendiquées par les démocraties modernes.