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ARMAGNAC (Lieutenant d').

Le Mzab et les pays Chaamba. Bois et dessins de Mlle F. de Rode. Couverture de Mme Y. Kleiss-Herzig. Ouvrage orné de 24 hors texte en héliogravure.

Alger, Baconnier, 1934, gr. in-8° carré, 205 pp, 24 héliogravures hors texte tirées en sépia hors texte, bois, dessins et photos dans le texte, reliure demi-chagrin fauve à coins, dos à 5 larges nerfs, pièce de titre basane verte, fleuron doré, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état. Rare

Première partie. Le Mzab : Vers le Sud - la Chebka, terre d'exil - Ghardaïa - En remontant l'Oued Mzab – 2ème partie. Les pays Chaamba : Metlili, berceau des Chaamba - Le riant visage d'El-Goléa - histoire et légende d'El-Goléa - El-Goléa depuis l'occupation française - Ouargla - Le chameau - Renseignements touristiques.

BARTH (Heinrich), Henri DUVEYRIER, Camille DOULS.

Fous du désert (1849-1887).

Phébus, 1991, in-8°, 270 pp, préfaces de Théodore Monod et de Chantal Édel et Robert Sctrick, notices sur les auteurs par Chantal Édel, 21 gravures sur 24 pl. hors texte, 2 cartes sur double page, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Extraits choisis des récits de troix explorateurs gouvernés par le rêve, la ferveur et parfois la folie : Heinrich Barth dont le périple durera six ans (1849-1855), Henri Duveyrier (1840-1892) qui parcourera le Sahara à peine sorti de l'adolescence et Camille Douls qui nous laisse un récit hallucinant de sa captivité chez des pillards maures.

BERNUS (Suzanne), Pierre Bonte, Lina Brock et Hélène Claudot (dir.).

Le fils et le neveu. Jeux et enjeux de la parenté touarègue.

Cambridge University Press, Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1986, gr. in-8°, xi-343 pp, 9 photos et 18 dessins dans le texte, biblio, lexique, 4 index (personnes, lieux, noms de groupe, mots-clefs), broché, couv. illustrée, bon état

10 études érudites (dont 2 en anglais) — Réunis périodiquement à l'initiative du Laboratoire d'anthropologie et de préhistoire des pays de la Méditerranée occidentale et du Laboratoire d'anthropologie sociale, les anthropologues spécialistes du monde touareg ont été confrontés à la question incontournable et pleine d'écueils de la nature et du fonctionnement des systèmes de parenté et d'alliance. Depuis la table ronde organisée en 1980 à Gif-sur-Yvette sous l'égide du Centre national de la recherche scientifique, des données nouvelles ont été recueillies sur le terrain. Les hypothèses présentées ici pour en rendre compte ont permis de renouveler le débat et de présenter un premier bilan. Il s'agit donc d'un véritable état de la question qui expose les points acquis et souligne les enjeux des discussions engagées. Pourquoi recueille-t-on des terminologies de parenté différentes d'une société à l'autre ? Comment expliquer les particularités – petit nombre d'interdits, mariages pratiqués entre tous les consanguins collatéraux, préférence exprimée pour le mariage avec la cousine croisée matrilatérale – des choix matrimoniaux ? Peut-on parler de lignages ? L'approfondissement des études révèle le caractère complexe des structures de parenté et d'alliance. Dépassant les limites du monde touareg, ces recherches amènent à un réexamen critique des théories actuelles de la parenté.

BERQUE (Jacques).

Structures sociales du Haut-Atlas.

PUF, 1955, in-8°, viii-470 pp, 10 figures dans le texte, 16 pl. de photos hors texte, biblio, glossaire, index, broché, ex-dono manuscrit sur la page de faux-titre, bon état

Les Seksaoua, tribu chleuh du Haut Atlas occidental. — "Cette copieuse monographie n'est pas seulement une description minutieuse. Elle suggère des explications très intéressantes à partir des rapports entre le milieu naturel, la technologie, l'histoire, la morphologie sociale, etc. C'est dans ce cadre que prend place une analyse de la vie religieuse des Seksawa (pp. 237-322) ; de nombreuses remarques viennent d'ailleurs, dans le reste de l'ouvrage, compléter cette analyse par des indications concernant la part du magique dans la vie agricole, l'évolution comparée de la religion et du droit, et les liens des Seksawa avec l'Islam. Jacques Berque cherche surtout, dans ce domaine, à expliciter les interférences complexes entre le religieux et le juridique, grâce à une dialectique qui va de la communauté vers l'individuel. La consultation de l'ouvrage est facilitée par un glossaire, un index des groupes cités et une quinzaine de planches. Enfin, une bibliographie commentée complète ce travail qui apporte de précieux éléments à la sociologie de la religion islamique." (Jacques Maître, Archives de sociologie des religions, 1956) — "Beau livre, étrangement écrit parfois, mais où la sociologie – rare prodige – maniée par un homme d'imagination et de sensibilité, atteint à une espèce de grandeur poétique, à la fois épique et dramatique. Ce qui ne l'empêche pas d'être solide, raisonnable, méthodique, étranger au désir irritant d'étonner le lecteur qui nuit si souvent aux historiens et aux sociologues lorsqu'ils veulent « faire vivant »." (Robert Ricard, Bulletin Hispanique, 1955)

BOURBON (Prince Sixte de) et Comte Hector de BÉARN.

Au coeur du Grand Désert. Explorations sahariennes. Journal de la mission Alger-Tchad.

P., Editions des Portiques, 1931, in-12, 286 pp, 4 pl. de photos et une carte hors texte, reliure demi-basane fauve mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état

CARL (Louis) et Joseph PETIT.

Tefedest. Méharée au Sahara central.

Arthaud, 1953, in-8°, 266 pp, une carte en frontispice, 32 photographies de Georges Bourdelon reproduites en héliogravure, préface de Raymond Coche, broché, bon état (Coll. Les Clefs de l'aventure)

Les péripéties de la mission archéologique française qui parcourut la vaste chaîne granitique de la Tedefest d'octobre 1949 à mars 1950 à la recherche de gravures et peintures rupestres (Mission Hoggar 1950). Cette mission comprenait Louis Carl et Joseph Petit, ainsi que Georges Bourdelon et Robert Guérard. Les deux premiers étaient chargés d’une importante exploration longeant en partie la Téfedest blanche à l’ouest, puis l’intégralité de la Téfedest noire, à l’est. La méharée de Carl et Petit a été racontée dans Tefedest, un ouvrage remarquable de véracité, écrit avec beaucoup d’humour.

CHAPELLE (Jean).

Nomades noirs du Sahara.

Plon, 1958, in-8°, 446 pp, 12 pl. de photos en noir et 2 pl. de photos en couleurs hors texte, 11 figures, 9 cartes et croquis, une grande carte dépliante in-fine, biblio, index, broché, bon état (Coll. Recherches en sciences humaines)

Sur les Toubous, les nomades sahariens noirs. — "Un « grand classique saharien » selon les termes de Théodore Monod, qui reste encore de nos jours le principal ouvrage de référence sur les Toubou. Ce livre n'a guère vieilli. Ses précieuses notations sur la mentalité et le mode de vie des Toubou restent très actuelles, tant il est vrai que dans ce milieu ingrat – sans doute plus qu'ailleurs – de telles choses sont longues à changer." (Catherine Baroin, L'Homme, 1983) — "On ne saurait trop recommander la lecture de cet ouvrage qui apporte de précieuses informations sur des nomades sahariens noirs peu connus, les Toubous. La richesse du texte n'a d'égale que la qualité de l'expression, toujours heureuse, alerte, élégante. La précision dans la description ethnologique n'exclut ni humour ni sourire... Un livre riche, passionnant à lire, accompagné de cartes, de croquis et de photographies éclairant les divers chapitres (Regards sur le passé ; le peuplement toubou ; l'exploitation du milieu saharien ; la vie domestique ; de la naissance à la mort ; la vie en société ; la religion des Toubous)..." (Guy Lasserre, Cahiers d'outre-mer, 1960) — "Vue ethno-sociologique d'un peuple noir au faciès europoïde, encore peu connu, vivant aux confins de la Libye, du Tchad et du Soudan, peuplant l'aride Tibesti et nomadisant, dans les régions les plus déshéritées du Sahara. Autochtones, semble- t-il, depuis les temps préhistoriques, 195.000 Toubous environ (évaluation de 1957), répartis en de nombreux clans très épars, ont su conserver leur indépendance, leurs mœurs, et bien qu'islamisés, échapper à « l'arabisation » оu à la « targuisation ». Cet éparpillement dans cet immense espace, se traduit par la diversité des dialectes tedas, de l'habitat, de l'activité, de la couleur de peau, etc. Leur régime clanique, de type patriarcal, revêt un caractère assez particulier, car tous les membres en sont égaux. Cependant les clans composés de Tedas et de Dazas constituent la classe sociale la plus élevée hiérarchiquement ; ceux des Azzas figurent au bas de l'échelle et se voient, de ce fait, contraints à l'endogamie..." (Population, 1959)

COPPENS (Yves) et Pascal PICQ.

Aux origines de l'humanité. Volume 1 : De l'apparition de la vie à l'homme moderne.

Fayard, 2006, gr. in-8°, 650 pp, très nombreuses illustrations, la plupart en couleurs, glossaire, biblio, index, reliure toile rouge de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

Et s'il avait été plusieurs fois l'homme ? L'homme moderne - Homo sapiens - apparaît comme le dernier représentant d'une lignée de grands singes africains, ceux que l'on appelle les hominidés. Mais il y a seulement 400 siècles - un simple instant dans l'histoire de la vie -, nos ancêtres Cro-Magnon et les hommes de Neandertal cohabitaient sur les terres d'Europe après s'être côtoyés pendant plus de 50 000 ans au Proche-Orient. Bien plus tôt, vers 2 millions d'années, en Afrique, d'autres hommes d'espèces différentes et leurs cousins paranthropes ou " presque hommes " évoluaient dans les mêmes communautés écologiques. Tous marchaient debout, possédaient de gros cerveaux, taillaient la pierre et consommaient de la viande. Plus tôt encore, le petit monde de Lucy ne cessait de se peupler d'autres espèces d'australopithèques, réparties sur tout le continent africain. Puis nos origines se dispersent dans la profondeur des temps géologiques, éclairées par quelques fossiles. Cet ouvrage, à la lumière des découvertes les plus récentes, recompose l'improbable fresque de notre histoire depuis plus de 50 millions d'années. Se dessine alors non pas un arbre de l'évolution tendu vers l'avènement d'Homo sapiens, mais un buisson, élagué par les changements d'environnement, qui n'a pu préserver qu'un seul rameau de notre famille évolutive. L'homme moderne commence seulement à prendre conscience de sa place dans l'histoire de la vie.

DECRAENE (Philippe) et François ZUCCARELLI.

Grands Sahariens à la découverte du « désert des déserts ».

Denoël, 1994, gr. in-8°, 270 pp, 16 pl. de photos hors texte, 4 cartes, notes, glossaire, notices biographiques, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. (Coll. L'aventure coloniale de la France - Destins croisés)

Spécialistes de l'Afrique, les deux auteurs retracent l'histoire de la pénétration française au Sahara dans une série de portraits très colorés : de René Caillié, découvreur de Tombouctou, à Saint-Exupéry et aux pionniers de l'aéropostale ; de Moussa ag Amastane, aménokal des Touareg, au père de Foucauld assassiné à Tamanrasset ; de Kaossen, chef sénoussiste, à Conrad Killian tombé, près du but, sur la route de l'or noir ; de Jacques Ier Lebaudy, éphémère "empereur du Sahara", à Alexine Tinne, "la sultane blonde" ; de Coppolani, "l'ami des musulmans", à Leclerc, le vainqueur de Koufra, la présence française dans "le désert des déserts", c'est aussi un siècle de mirages politiques et d'occasions manquées dont la plus marquante fut la tentative d'organisation commune des régions sahariennes, pendant la guerre d'Algérie.

DU PUIGAUDEAU (Odette).

La Piste. Maroc-Sénégal.

Plon, 1954, in-8°, 314 pp, 31 dessins dans le texte de Marion Sénones, 22 photos sur 12 pl. hors texte, 7 cartes, reliure demi-toile caramel à coins, dos lisse, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

En 1934, l'aventurière Odette du Puigaudeau (1894-1991) s'embarque pour la Mauritanie qu'elle découvre à dos de chameau avec son amie Marion Sémones. Jusqu'en 1960, toutes deux parcourent la Mauritanie à la rencontre des Maures, de leur vie et de leur histoire. Elles sont chargées de différentes mission ethnographiques ou archéologiques dans cette partie occidentale du Sahara. Elles suivent notamment les caravanes ralliant Tombouctou. Il leur faut attendre décembre 1949 pour réaliser leur troisième grande méharée, subventionnée par l’Institut français d’Afrique noire. Leur itinéraire depuis la vallée du Draa jusqu’au fleuve Sénégal les familiarise avec la vie des pistards, bâtisseurs de la route reliant le Maroc au Sénégal ; Odette leur rendra hommage dans son dernier récit, “La Piste”. Elle termine sa vie au Maroc où elle décède presque centenaire, presque oubliée de tous.

ESQUER (Gabriel).

Un Saharien : le colonel Ludovic de Polignac, 1827-1904.

Emile-Paul, 1930, pt in-8°, 117 pp, un portrait en frontispice, broché, couv. rempliée, bon état

"La figure si curieuse du colonel Ludovic de Polignac mérite de retenir notre attention. M. Esquer a su, dans les pages rapides et serrées de son livre, présenter l'essentiel d'une vie fort longue dont l'activité s'est surtout dépensée, en terre d'Islam, au service de la grandeur française. Anglophobe, catholique, arabophile, Polignac est avant tout un patriote passionné. N'ayant pas les préjugés monarchiques de son père, le prince Jules de Polignac, il servira l'Empire et la Troisième République. L'Ecole Polytechnique le conduit à l'armée et, en 1859, il est attaché, avec le grade de capitaine, au bureau politique d'Alger. Sa carrière algérienne, ou mieux saharienne, commence. Elle occupera toute son existence, ou peu s'en faut..." (F. Braudel, Revue Africaine, 1930)

FRISON-ROCHE (Roger).

L'Appel du Hoggar.

Flammarion, 1950, in-8°, 140 pp, nouvelle édition, 16 pl. de photos hors texte (photos Chasseloup-Laubat, Pierre Ichac, Frison-Roche, Emmanuel Grévin), 2 cartes et croquis, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleuron dorés, couv et dos, jaquette illustrée et rabats de la jaquette conservés (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état (Coll. La vie en montagne)

L'expédition alpine française au Hoggar, dirigée par le capitaine Coche en 1935, est racontée par l'un de ses membres, spécialiste des ascensions alpestres. L'escalade par une cordée française de quelques-uns des plus hauts sommets de la Tefedest et du Hoggar, l'étude de la faune cynégétique du Sahara central, des recherches géologiques, enfin l'établissement d'une documentation photographique et cinématographique de tous les résultats acquis par les explorateurs : tels furent les buts principaux de la mission Raymond Coche.

FROMENTIN (Eugène).

Un été dans le Sahara.

Plon, 1899, in-12, xxiii-286 pp, broché, bon état

Récit du voyage d'Eugène Fromentin à travers le sud algérien, de Medeah à Tadjemout-Aïn-Mahdy, et de son séjour à Laghouat pendant l'été 1853. C'est le début de la colonisation française en Algérie. Contrairement à ce qu'aurait décrit un "touriste ordinaire", Eugène Fromentin ne se satisfait pas de simples descriptions, de trajets, de portraits et de paysages. Il y ajoute de l'émotion, de la sensualité, des couleurs et de l'odeur. La justesse de l'écriture ajoute un supplément de sensation et fait surgir, chez le lecteur, une folle envie de découverte et de besoin d'exotisme.

FROMENTIN (Eugène).

Un été dans le Sahara. – Une année dans le Sahel.

Plon, 1879 et 1881, 2 vol. in-12, xxiii-286 et 302 pp, 6e et 5e édition, reliures bradel demi-percaline gris-bleu, dos lisses, pièces de titre basane fauve, doubles filets et date dorée en queue (rel. de l'époque), bon état

Entre 1846 et 1853, Eugène Fromentin effectua trois voyages en Algérie qui seront la matière de ses premiers livres. Ne pouvant vivre de sa peinture, il confiera ses souvenirs de voyage à la “Revue de Paris” de juin à décembre 1854. Deux ans plus tard, il regroupera ses feuilletons en publiant son premier livre sous le titre “Un été dans le Sahara”. Son second livre fut d'abord édité en feuilletons, intitulé “Alger, fragment d'un journal de voyage” dans “L'Artiste” (de juillet à septembre 1857) et “Journal d'un absent” dans la “Revue des Deux Mondes” (de novembre à décembre 1858), avant de paraître en librairie en 1859, sous le titre “Une année dans le Sahel”. Pour la publication en volumes, ces textes ont été profondément remaniés. “Un été dans le Sahara” est le récit de son voyage à travers le sud algérien, de Medeah à Tadjemout-Aïn-Mahdy, et de son séjour à Laghouat pendant l'été 1853. C'est un document précieux sur les difficultés des Français à terminer la conquête de l’Algérie, les gens de l’intérieur étant encore plus farouches, plus décidés, que ceux des côtes, plus faciles à maintenir en paix... “Une année dans le Sahel” fait la part belle aux traditions, moeurs et paysages du pays visité, décrit respectueusement par l'auteur qui se lie avec ses habitants : "Pour nous, vivre, c'est nous modifier ; pour les Arabes, exister, c'est durer. N'y eût-il entre les deux peuples que cette différence, c'en serait assez pour les empêcher de se comprendre". Contrairement à ce qu'aurait décrit un voyageur ordinaire, Eugène Fromentin ne se satisfait pas de simples descriptions, de trajets, de portraits et de paysages. Il y ajoute de l'émotion, de la sensualité, des couleurs et de l'odeur. La justesse de l'écriture ajoute un supplément de sensation et fait surgir, chez le lecteur, une folle envie de découverte et de besoin d'exotisme.

GORRÉE (Georges).

Au service du Maroc, Charles de Foucauld.

Grasset, 1939, in-12, 223 pp, préface du général Huré, 8 pl. hors texte (une carte du Maroc en frontispice, 3 photos et une lettre de 4 pp. du P. de Foucauld en fac-similé), broché, bon état

"Depuis quelque quinze ans, le Père Gorrée dirige – qu'il le veuille ou non – cette armée de jour en jour plus innombrable des amis du Père de Foucauld. Ayant voué sa vie entière au rayonnement mondial de l'Apôtre du désert, il n'a eu cesse d'augmenter cette phalange des admirateurs de son « maître ». (...) Le Père Gorrée, après trois ans de vie érémitique au cours desquelles il approfondit la pensée du Père de Foucauld, comprend que sa vocation est de contribuer de toutes ses forces, de tout son pouvoir au rayonnement du Marabout blanc. Le Maroc l'attire, comme il a attiré Charles de Foucauld ; il s'établit en région berbère, à Khemisset, où il travaille à un important ouvrage dont le succès n'ira que croissant : “Sur les traces de Charles de Foucauld” – travail remarquable par la précision des détails et la chronologie minutieusement établie et que nul historiographe du Père de Foucauld n'a le droit d'ignorer maintenant. Mais Khemisset est encore trop « civilisé » et, en 1938, le Père Gorrée s'établit en un lieu plus solitaire : El Harcha. Solitaire, au point de vue des relations européennes, mais non des indigènes et principalement des malades, des blessés, des pauvres. Matin et soir, il faut soigner, panser, distribuer des soupes, ou du pain, ou du blé, selon la richesse du jour... “L'Ermitage Charles de Foucauld”, d'El Harcha, est très vite connu des Berbères avoisinants, et la bonté du « Marabout », comme son sourire accueillant, lui font de nombreux amis... A côté de ces soins, le Père Gorrée continue à écrire. Devant le succès de son premier livre, il entrevoit avec netteté tout l'ascendant qu'il peut exercer sur l'opinion en faveur du Père de Foucauld. En 1939, paraît “Au Service du Maroc : Charles de Foucauld” ; en 1941 : “Les Amitiés Sahariennes du Père de Foucauld”, ouvrage capital pour une connaissance exacte de l'œuvre française de l'Ermite du Hoggar..." (Michel Thiout, La Liberté, 30 octobre 1948)

LA ROCHE (Jean de).

Quatre officiers, une famille, 1879-1975 : Sahara, France, Europe, Syrie, Algérie, Arabie.

Editions Cheminements, 2004, gr. in-8°, 217 pp, 64 pl. de photos hors texte, biblio, petit lexique arabe, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Une mémoire), envoi a.s.

Cet ouvrage retrace le parcours militaire de quatre officiers. A l'aide du journal de son père tenu de 1913 à 1917 au Sahara, l'auteur montre l'action militaire menée du Hoggar au Soudan. Puis il relate les souvenirs de son beau-père durant la Grande Guerre et ceux du cousin de son père lors d'un combat en juin 1940. Il aborde enfin ses propres souvenirs d'Algérie en 1942 et en 1958.

LEDÉ (Marie-Louise).

Seule avec les Touareg du Hoggar.

André Bonne, 1954, pt in-8°, 206 pp, préface d'André Siegfried, 23 photos sur 12 pl. hors texte, une carte, reliure demi-toile caramel à coins, dos lisse, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

L'auteure, journaliste au "Figaro" pendant quinze ans, fit des tournées de conférences dans toute l'Europe, en Afrique et en Asie en tant que chargée de mission de propagande française. Elle traversa le Sinaï avec une caravane de Bédouins. Dans cet ouvrage, elle témoigne de son expérience du Sahara, où, sous l'égide des Méharistes, elle fut une des toutes premières Européennes à camper et à vivre avec les Touareg, voyageant jusqu'à Zinder (Sud-Niger). Elle étudie particulièrement les moeurs des femmes, qui jouissent d'une réelle influence. — "... Mais bientôt il faudra quitter l'auto du poste, monter un « mehara », s'équiper en costume saharien et cette randonnée, – fatigue, sable, soleil, monture inhabituelle – ne sera pas toujours facile, ni confortable. Mais, vaillante, bien portante, la voyageuse arrive sans encombre au campement ; elle y est reçue avec affabilité et curiosité et séjourne sous la tente, visitée, accueillie par les plus belles et originales princesses touaregs. Le Hoggar est le royaume des femmes ; leur influence, leur prestige, leur esprit, ont sur les hommes de la tribu un pouvoir sans mesure. Elles commandent et vivent à leur gré. Poètes, musiciennes, elles président des sortes de « cours d'amour » où l'on chante, où l'on joue de l'amzad, où l'on danse, où on récite des poèmes. Nous voilà loin, dans le passé, chez ces « princes du Désert » ainsi qu'ils se désignent eux-mêmes. Légendes, rites, costumes, poèmes – dont nous pouvons ici connaître des traductions – tout est ancestral et pourtant nouveau pour la voyageuse. Son amie, Takarit, l'invite à l'ahal, fête musicale et littéraire. Nous assistons à un mariage, et M.-L. Lédé nous donne quelques recettes de beauté. On ne se lave jamais car le sable du désert et le soleil brûlent la peau qui ne supporterait pas l'eau. On couche tout habillée, enroulée dans un burnous sur un matelas de sable et on se maquille : ocre pour les joues, khol pour les yeux. Le vieux chef lui-même se bleuit abondamment les paupières. On boit du lait aigre, on mange des dattes et du sorgho, le bechna ; et, de temps en temps, on dévore un mouton : il en faut un tout entier pour quatre personnes. Parfois, la nuit, non loin des tentes, des guépards viennent à leur tour manger les chèvres et les grands sloughis réveillent tout le campement de leurs bonds et de leurs abois... Mais le séjour s'achève. (...) Ce livre, écrit avec beaucoup de talent et souvent d'émotion, devrait plaire à tous ceux qui regardent en ce moment les mouvements de l'Afrique française. Il est aussi amusant qu'intéressant et une belle préface d'André Siegfried lui sert de prologue." (Gérard d'Houville, Revue des Deux Mondes, 1955)

LELONG (M.-H., O. P.).

Le Sahara aux cent visages.

P., Alsatia, 1945, gr. in-8°, 306 pp, nouvelle édition, environ 200 photos sur 46 planches hors texte, notice bibliographique, broché, jaquette illustrée, bon état

Le M'Zab et les Mzabites, Pays Chaamba, la traversée du Tidikelt, le Mouydir : escalier du Hoggar, les Touareg dans la littérature, sable et vent de feu, la vérité sur le chameau, la France au Sahara, etc. — "Un livre fort intéressant sur le Sahara, où l'auteur tâche de définir la diversité des aspects et l'originalité profonde du grand désert ; il y réussit assez bien grâce à sa grande expérience personnelle du pays et une illustration fort abondante et suggestive." (Annales de Géographie)

LHOTE (Henri).

Vers d'autres Tassilis. Nouvelles découvertes au Sahara.

Arthaud, 1976, gr. in-8°, 259 pp, 75 photos en noir et en couleurs hors texte, 15 illustrations dans le texte, 5 cartes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Clefs du savoir)

Henri Lhote est probablement l'un des hommes qui connaissent le mieux le Sahara. Il l'a parcouru pendant des années avant d'en ramener les fameuses fresques dont l'exposition, en 1958, a fait sa célébrité. Il poursuit dans ce livre le récit de ses découvertes : au Sahara pendant quinze ans, de 1959 à 1974, ses nouvelles expéditions se succèdent au coeur du désert, explorent les grottes, les falaises, les dalles où campèrent hommes et troupeaux voilà des millénaires. Des centaines de trouvailles nouvelles récompensent ses efforts : aucune contrée au monde ne recèle une telle abondance d'oeuvres d'art préhistoriques...

MONTEIL (Lieut.-Colonel P.-L.).

De Saint-Louis à Tripoli par le lac Tchad. Voyage au travers du Soudan et du Sahara accompli pendant les années 1890-91-92.

P., Félix Alcan, s.d. (1895), gr. in-4°, 2 ff.n.ch., x-462, 1 f.n.ch. pp, un portrait gravé de l'auteur en frontispice, 64 gravures dans le texte par Riou, certaines à pleine page, 15 cartes dans le texte et une carte repliée hors texte en couleurs, reliure demi-maroquin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, filet à froid sur les plats, tête dorée, couvertures conservées (rel. de l'époque), dos lég. passé, coiffes et nerfs frottés, bon état. Edition originale

Edition originale, ornée d'un portrait de l'auteur en frontispice, 64 gravures dans le texte par Riou, certaines à pleine page, 15 cartes dans le texte et une carte repliée hors texte en couleurs. Préfacé par le vicomte Melchior de Vogüé, l'ouvrage relate le voyage du lieutenant-colonel Monteil à travers le Sénégal, le Mali, le Niger, le Nigéria et la Libye. L'objectif de cette mission était de reconnaître les pays situés entre le Niger et le Tchad, en particulier la ligne Say-Barroua, qui délimitait arbitrairement les zones d'influence française et anglaise. À partir de Saint-Louis du Sénégal, l'expédition Monteil passa par Kayes, Kita, Bamako et Ségou Sikoro, traversa la boucle du Niger jusqu'à Say, puis gagna le Lac Tchad par Sokoto et Kano, avant de se diriger vers Tripoli. Monteil est ainsi le premier Français à se rendre au lac Tchad, et le premier Européen à y parvenir par l'Atlantique. Les illustrations ont été réalisées d'après les documents de l'auteur et les photographies du commandant Quiquandon. Bon exemplaire de cette importante relation (Numa Broc, Afrique, pp. 235-236).

POPP (Daniel), Jean-Luc MANAUD.

Le Désert nu, un marcheur au Sahara.

Editions du Chêne, 2000, in-4°, 192 pp, près nombreuses photos en couleurs, 2 cartes en couleurs, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

“Le Désert nu, un marcheur au Sahara” vous invite à voyager dans l'intimité du désert, loin des Sahara de cartes postales. Dans les incroyables décors du Tassili du Hoggar et du Niger, superbement photographiés par Jean-Luc Manaud, Daniel Popp vous fait partager, au rythme lent de la marche, son expérience, sa passion et sa quête du désert qu'il ne cesse d'explorer dans ses recoins les plus secrets, les plus inaccessibles depuis 30 ans. Cofondateur de l'agence de voyage Terres d'Aventure, il a fait connaître à bien des amoureux du désert un Sahara d'impressions, d'émotions, d'étonnement, d'émerveillement et de plénitude dont ce livre témoigne. — Daniel Popp découvre le désert en 1971. Il devient l'un des pionniers du tourisme d'aventure en créant en 1976 avec Hervé Derain l'agence Terres d'aventure, spécialiste incontournable du voyage à pied dans les déserts et les montagnes du monde, et dont il assure la codirection jusqu'en janvier 1999. Pendant toutes ces années, le Sahara reste son "jardin secret" qu'il ne cesse d'explorer et de faire connaître d'une façon sensuelle et ludique aux amoureux du désert. Depuis 2 ans, entre deux voyages, il se consacre à la peinture et régulièrement, à la musique – sa formation initiale – et à l'écriture. C'est la première fois qu'il témoigne dans un ouvrage de son expérience de marcheur au Sahara et de sa quête intime du désert. Jean-Luc Manaud est enfant du désert. Né en 1948 dans le Sud tunisien où il a vécu jusqu'à l'âge de quatorze ans, le Sahara est pour lui une sorte de langue maternelle. Après avoir commencé des études d'architecture, il opte définitivement en 1977 pour le photo-journalisme. De 1980 à 1986, il est reporter et couvre plusieurs conflits à travers le monde (Ogaden, Cambodge, Angola, Nicaragua, Liban). Progressivement, il renoue avec le Sahara. Il parcourt depuis vingt ans tous les paysages du Ténéré à la Mauritanie, accompagne les caravanes de sel ou Théodore Monod dans ses traversées, s'intéressent à la guérilla touareg autant qu'aux traditions des Peuls Bororo et s'engage de plain-pied dans les bouleversements d'un monde nomade en pleine mutation. Ses photos sont régulièrement exposées et publiées dans les plus grands magazines en France et à l'étranger. Il a obtenu le prix Saint-Exupéry en 1996 pour son livre sur les enfants touaregs publié aux éditions Hatier.

RENOUX (Jean-André).

Lieutenant méhariste.

France-Empire, 1961, pt in-8°, 303 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état (Prix Raymond Poincaré 1961 ; ouvrage couronné par l'Institut, 1962)

Après l’École militaire de Saint-Maixent (1932), Jean-André Renoux (1905-1999) part pour Saint-Louis du Sénégal avant de rejoindre les unités méharistes du Sahara occidental. Il participe avec le groupe nomade méhariste de Chinguetti, à la première liaison Mauritanie-Maroc (1934). Spécialiste de l'Islam et du monde musulman, mêlé aux gens du désert, il raconte les chasses aux rebelles nomades, l'action clandestine et sournoise que les tribus guerrières savent mener avec habileté... Il décrit fort bien les caractères et les sentiments. Un document pris sur le vif.— "Un livre passionnant !" (André Ravier, Revue Etudes, 1961)

WEISS (Colonel Pierre).

Le Secret du Sud.

P., Berger-Levrault, 1942, pt in-8°, 221 pp, une carte des pistes du bled en frontispice et 24 pl. hors texte de photographies de Saïd Mahfouf reproduites en héliogravure et tirées en bistre, dessins dans le texte de Louis Aznard, reliure demi-chagrin chocolat, dos à nerfs, titres dorés, couv. illustrée et dos conservés, bon état

Par Pierre Théodore Weiss (1889-1970), aviateur militaire et écrivain. Commandant en janvier 1929, il réussit un des premiers ravitaillements en vol. Il expérimente des vols à haute altitude, avec des appareils équipés de turbo-compresseurs, bat un record de vitesse en circuit fermé sur 5000 km, remporte la coupe Bibesco (liaison Paris-Bucarest). Il réalisera les premières liaisons aériennes entre Paris et Pondichéry, Paris et Addis-Abeba, Paris et Brazzaville. Une grande partie de sa carrière se passera en Algérie et en Afrique. Le premier, il survolera le Sahara et effectuera la liaison Alger-le Tchad, en groupe. En 1945, il est général de division aérienne. Ouvrage dédié aux équipages de l'aviation d'Algérie. — Table : Les prisonniers du Gassi Touil, Campagne au Tassili, Drames du bled, La guelta, Ouargla divine et mystérieuse, Un archéologue en avion, Les cendres du Maréchal Lyautey, les Sahariens que j'ai connu, etc.