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AIMÉ-AZAM (Denise).

Le Quatrième voeu. Notre-Dame de la Merci et les captifs.

P.-Genève, La Palatine, 1958, in-12, 204 pp, postface de l'Abbé Desgranges, biblio, broché, bon état

"En un temps où les prisonniers politiques se comptent par millions dans le monde, où l'on discute passionnément en France de la question de la résidence forcée ou de la « torture », Denise Aimé-Azam, auteur d'un livre sur Drancy sous l'occupation, fait connaître ici l'oeuvre admirable d'hommes qui ont prononcé le voeu de « donner leur vie pour les captifs comme Jésus-Christ la donna pour nous » : le quatrième voeu, tel que le formula au XIIe siècle un fils du Lauragais, saint Pierre Nolasque." (L'éditeur)

ALÈS (Adhémar d').

Eucharistie.

Bloud et Gay, 1930, in-12, 174 pp, biblio, discret C. de bibl., pt manque au dos, envoi a.s. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

BARDY (G.).

Littérature latine chrétienne.

Bloud et Gay, 1929, in-12, 231 pp, biblio, discret C. de bibl., envoi a.s. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

BARUZI (Jean).

Saint Jean de la Croix et le problème de l'expérience mystique. (Thèse).

Félix Alcan, 1931, in-4°, xxix-740 pp, 2e édition revue et augmentée, biblio, index, broché, dos recollé avec manque, état correct (Coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine)

Les textes ; La vie ; La relation de l'expérience à la doctrine ; La synthèse doctrinale. — 2e édition revue et augmentée, notamment d'une préface de 21 pp où l'auteur s'explique sur son projet et répond aux critiques qui lui ont été adressées (la première édition est de 1924). Jean Baruzi (1881-1953) est un historien des religions et un philosophe français. Spécialiste de Leibniz, Paul de Tarse, Angelus Silesius et Jean de la Croix, il fut nommé professeur au Collège de France en 1933-1934, reprenant la chaire d’« Histoire des religions » à la suite d’Alfred Loisy, dont il était le suppléant depuis 1925. — "Grâce au beau livre de M. Jean Baruzi, les études espagnoles contractent vis-à-vis de la philosophie une dette d'importance exceptionnelle : car c'est une thèse de philosophie que ce gros in-octavo... Dès les premières lignes de la préface, dès le litre même, l'Espagne est dépassée : un problème général est posé. Mais l'auteur s'est établi si solidement en Espagne, il est parti d'une si scrupuleuse étude des textes, d'une enquête si exigeante sur le milieu historique, que sa synthèse, touchant une des plus hautes manifestations du génie espagnol, offre aux hispanistes des richesses qu'il faut ici inventorier. (...) Jean de la Croix est pris dans ce livre comme un cas extrême, un cas limite ; comme un point de vue dominant sur le mysticisme chrétien. (...) Ce livre de philosophe et d'artiste pourrait donner une précieuse leçon à bien des érudits. L'ouvrage, après avoir été lu, pourra être consulté, et quiconque voudra aborder à son tour un des problèmes qu'il touche, sera guidé vers les sources. Avons-nous assez fait deviner, par une analyse sommaire de son contenu, l'héroïque effort qui fait la beauté du livre ?" (Marcel Bataillon, Bulletin Hispanique, 1925)

BAUDRILLART (Alfred), A. VOGT, U. ROUZIES (dir.).

Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastique. Publié sous la direction de Mgr Alfred Baudrillart, Albert Vogt et Urbain Rouziès.

Letouzey et Ané, 1912-1924, 3 vol. in-4°, vii-872, 916 et 835 pp, texte sur deux colonnes, reliure demi-toile, pièce de titres de maroquin noir, couv. conservées. Tome I. Aachs-Albus. - II. Alcaini-Aneurin. - III. Anforaria-Arfons. Tête de série bien reliée de cette importante publication.

BAUTAIN (Abbé).

La Religion et la Liberté.

P., Librairie Hachette, 1865, in-12, iii-394 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid orné de fleurons dorés, pièces d'auteur et de titre basane carmin et noire (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état

"Louis Bautain, né à Paris en 1796, mort en 1867, ne se destinait pas d'abord à la carrière ecclésiastique. Après sa sortie de l'Ecole normale, il professa la philosophie au collège de Strasbourg. Passionné pour l'étude et voulant tout connaître, il fit dans la faculté de cette ville des études de médecine, obtint le titre de docteur, qui vint ainsi s'ajouter à celui de docteur es lettres qu'il avait déjà. Disciple et ami de Victor Cousin, il vit son cours suspendu en 1823, à cause des vues trop libres qu'il y professait. En 1828 une conviction intérieure des plus sincères le poussa dans l'Eglise : il devint prêtre. Nommé professeur au grand-séminaire, il s'attira les censures de son évêque pour avoir dénoncé la méthode scolastique qui résidait à l'instruction du clergé et le manque de culture scientifique qui en était le résultat. L'abbé Bautain eut d'autres démêlés encore avec l'autorité supérieure à cause des articles « à tendance hégélienne » qu'il avait insérés dans “L'Ami de la religion”. Peu soucieux de compromettre son avenir, Bautain rétracta ses hérésies (1837), et fut nommé l'année suivante professeur de philosophie et doyen de la faculté des Lettres de Strasbourg. Les vues exposées dans ses cours et dans ses livres sont un mélange des idées de Kant, de Jacobi et de saint Augustin." (Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, 1877)

BEAUJEU (Jean), Jean DEFRADAS, Henri LE BONNIEC.

Les Grecs et les Romains. Textes réunis et présentés.

P., Editions Planète, 1967, fort pt in-4°, 527 pp, 20 planches hors texte, dont 2 en couleurs, 2 cartes, tableau généalogique des divinités grecques, index, reliure pleine toile ivoire de l'éditeur, jaquette illustrée, signet, qqs rares soulignures crayon, bon état (Le Trésor spirituel de l'Humanité. Textes sacrés, traditions et oeuvres d'art de toutes les religions. Collection dirigée par Jean Chevalier)

"Dans cette magnifique collection, qui veut rassembler les traditions religieuses du monde entier et qui comprenait déjà la Bible et le Véda, voici un volume dont la présentation luxueuse n'est que le premier attrait. L'ouvrage a pour but d'expliquer et d'illustrer l'évolution de la conscience religieuse dans l'antiquité classique. MM. Defradas et Beaujeu, pour la Grèce et pour Rome respectivement, en ont marqué les principales étapes dans leurs introductions, suivies chacune de beaux textes traduits et annotés, avec une illustration également belle. Le choix des textes, en effet, obéit à un goût très sûr et à une connaissance approfondie des sources." (Raymond Weil, Revue des Etudes Grecques, 1969) — "Le but de cette collection est clairement défini par son directeur, J. Chevalier : mettre à la disposition du grand public cultivé un recueil des textes les plus significatifs des grandes religions. Le présent volume groupe des témoignages intéressant la religion grecque d'une part (J. Defradas), la religion romaine d'autre part (J. Beaujeu et H. Le Bonniec). Chaque ensemble est précédé d'une introduction consistante qui fait le point des recherches actuelles sur l'histoire des croyances et des cultes, sur l'interprétation des mythes et de la tradition littéraire. Avant de passer à l'étude des textes traduits et annotés, le lecteur est invité à regarder une galerie d'illustrations photographiques de grande qualité qu'accompagnent de brefs commentaires ou des citations de passages célèbres. Le choix même des extraits est bon et tous offrent un réel intérêt. Plusieurs sont peu ou mal connus..." (Robert Turcan, Revue de l'histoire des religions, 1970)

BERNET (Anne).

Bernadette Soubirous. La guerrière désarmée.

Perrin, 2001, in-8°, 380 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Née il y a cent cinquante ans, presque en même temps que le dogme de l'Immaculée Conception établi par Pie IX, Bernadette Soubirous a connu une enfance misérable dans les quartiers pauvres de Lourdes... Jusqu'à ce 11 février 1858, où, près de la rive du gave de Pau, dans une grotte de Massabielle, une étrange lueur blanche lui apparaît et la plonge dans un état d'extase. Interrogée sans ménagement par les autorités, menacée de prison, Bernadette se contente de répéter : "J'ai vu quelque chose de blanc ayant la forme d'une dame." La rumeur s'empare de l'affaire, et bientôt des foules entières accourent à Lourdes voir cette jeune fille qui prétend converser avec la Vierge Marie et opéré des miracles. Sainte pour certains, hystérique pour d'autres, Bernadette se réfugie dans un couvent de Nevers où elle finira sa vie, alors qu'à Lourdes les miracles se multiplient. Bernadette Soubirous sera canonisée en 1933.

Bible.

La Bible, livre d'histoire. Traduction et notes par R. Tamisier.

Fayard, 1950, fort in-12, 612 pp, tableau chronologique (Coll. Textes pour l'histoire sacrée)

BOEHME (Jacob).

Confessions. Précédé de Le « Philosophe teutonique » ou l'esprit d'aventure, par Alexis Klimov.

Fayard, 1973, in-8°, xxvi-304 pp, sources, biblio, index, broché, couv. à rabats, trace de pliure au 1er plat, bon état

Anthologie d'oeuvres traduites avec préface, notes et commentaires par Alexis Klimov. Jacob Boehme (1575-1624) est le fondateur d'une théologie mystique connue sous le nom de théosophie. Le discours théosophique, ce n'est pas seulement le discours de l'homme sur la manifestation divine, c'est aussi et d'abord le discours de Dieu qui s'exprime dans ses œuvres. Le discours de Dieu est réexprimé par le discours de l'homme en qui Dieu s'est engendré. Ainsi se forme le corps spirituel qui est le terme de la révélation.

BONET-MAURY (G.).

L'Islamisme et le Christianisme en Afrique.

Hachette, 1906, in-12, vi-299 pp, une carte en 2 couleurs en dépliant in fine, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec fleuron et doubles filets dorés, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état

"Ce petit livre aborde un des plus grands problèmes de l'histoire future. Il y a encore cent millions de fétichistes en Afrique, et les deux principales religions monothéistes, l'islamisme et le christianisme, se disputent avec acharnement la gloire de les civiliser. Qui l'emportera ? M. Bonet-Maury n'a pas voulu se livrer à des conjectures plus ou moins hasardeuses. Il a préféré chercher dans le passé le secret de l'avenir, et il nous a exposé avec la plus grande exactitude, et la plus grande impartialité, l'histoire très mouvementée et peu connue des succès alternatifs des deux grandes religions rivales. Une autre question se posait. Laquelle des deux solutions, la musulmane ou la chrétienne, serait la plus favorable au développement de la civilisation parmi les nègres, à leur bonheur et au progrès de leur moralité ? C'est ici que l'impartialité et la hauteur de vue de M. Bonet-Maury éclatent avec le plus d'évidence. Toutes ses sympathies sont évidemment pour les missions protestantes, et il ne s'en cache pas. Mais, toutes les fois qu'il a, sur certains points, à signaler la supériorité des missions catholiques, il ne s'en tait pas davantage. Il va même jusqu'à reconnaître que dans certaines questions, celle de l'alcoolisme, par exemple, qui est capitale en Afrique, l'avantage est à l'islamisme. Aussi ne souhaite-t-il pas la défaite complète de la religion de Mahomet, car, dit-il, si elle disparaissait brusquement de certains centres, la barbarie et l'alcoolisme reprendraient le dessus. Naturellement, il souhaite encore moins son triomphe, car la victoire exalterait son fanatisme et serait suivie de guerres sanglantes et peut-être de massacres d'Européens." (Journal des débats politiques et littéraires, 1906)

BOYANCÉ (Pierre).

Etudes sur la religion romaine.

Rome, Ecole Française de Rome, 1972, gr. in-8°, xii-440 pp, 5 planches de gravures hors texte, index, broché, jaquette illustrée, bon état

"... Voici un recueil modèle de 29 articles, qui ont tous fait l'objet d'une nouvelle méditation et que P. Boyancé a pris le temps d'ordonner en un tout construit. Le lecteur, heureux de trouver réunis des textes importants d'accès souvent difficile, sera frappé par l'ampleur du domaine embrassé, des origines au christianisme, par la variété des méthodes d'approche, qui font appel à toutes les sciences auxiliaires de l'histoire : archéologie, linguistique, épigraphie, ethnographie. Mais la philologie, école de rigueur, règne ici sans contexte. L'esprit critique est toujours en éveil, à l'affût de l'esprit de système. On connaît les thèmes sur lesquels le Maître est revenu avec prédilection (comme la Fides), parce qu'ils offrent des points de vue caractéristiques sur l'Homme et la société de Rome. Le souci toujours présent du spirituel (plusieurs articles portent sur la vision de l'au-delà) vivifie une prodigieuse érudition, attentive à suivre la confrontation de Rome et de la Grèce, à montrer en particulier l'influence de la philosophie grecque (sous la forme de l'exégèse symbolique par le biais des commentaires des antiquaires) sur l'évolution religieuse romaine, dont on peut suivre ici la progressive intériorisation. L'extrême minutie du détail ne fait jamais perdre de vue les grandes continuités. Et quelles leçons de méthode prudente et perspicace dans l'interprétation des symboles monétaires, des monuments figurés, toujours inspirée par le respect des textes situés dans leur juste perspective historique. Que de suggestions de recherche généreusement semées : l'index thématique sera d'une utilité majeure. Merci à l'Ecole Française de Rome d'avoir permis que soit nouée cette gerbe d'humanisme." (R. Chevallier, Revue belge de philologie et d'histoire, 1974)

BRADEN (Charles Samuel).

Panorama des religions.

Buchet/Chastel, 1960, pt in-8°, 317 pp, Par un professeur de religions comparées.

CADIER (Jean).

Le Catéchisme de Heidelberg. Traduction nouvelle précédée d'une introduction historique et dogmatique.

Nouvelle Société d'édition de Toulouse, Dieulefit, 1942, in-8°, 178 pp, biblio, broché, qqs rares rousseurs, dos bruni avec pt mque, état correct. Edition peu courante

Composé en 1563, le Catéchisme de Heidelberg est sans conteste l'un des plus grands documents de la Réforme protestante. Des générations de réformés ne s'y sont pas trompées : traduit et diffusé à travers l'Europe entière, y compris au sein du monde protestant francophone, il sera souvent employé jusqu'au beau milieu du XXe siècle dans l'enseignement catéchétique, allant même jusqu'à y supplanter le catéchisme de Calvin. Associé à une véritable confession de foi par de nombreuses Eglises à travers le continent, il sera également une source d'inspiration pour la résistance protestante au nazisme durant les années sombres du XXe siècle, en Allemagne mais aussi en France.

CAVIN (Albert).

Le Confucianisme.

Genève, le Cercle du Bibliophile, 1970, in-8°, 295 pp, 24 planches d'illustrations hors texte, dont 8 en couleurs (iconographie réunie par Nicolas Bouvier), 2 cartes, biblio, reliure skivertex havane décorée de l'éditeur, signet, bon état (Coll. Les Grandes Religions du monde)

"Après avoir, dans la première partie, présenté au lecteur le pays de Confucius, sa civilisation, son histoire, ses religions, la biographie du Sage, son caractère, les livres canoniques adoptés par son école, ses premiers disciples, A. C. nous trace à grands traits la permanence de son école à travers les siècles, la confrontation du confucianisme avec les autres écoles (taoisme, bouddhisme), ainsi que les notions fondamentales dont la compréhension permet au lecteur de se familiariser avec le système des pensées du Sage (2e partie). La troisième partie rassemble les extraits des livres classiques, et des commentaires de l'école des lettrés (jou) relatifs à la nature humaine, sa grandeur et ses limites, au sage, à I'homme accompli, aux principes de gouvernement selon l'idéal confucéen. En somme, un bon ouvrage de vulgarisation qui peut servir à introduire le lecteur à la comprehension du confucianisme." (Joseph Nguyen van Phong, Archives de sociologie des religions, 1971)

CLERCQ (Abbé C. de).

Ordre, mariage, extrême-onction.

Bloud et Gay, 1939, in-12, 184 pp, biblio, index, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

Collectif.

Découverte de l'oecuménisme. (Le Mystère d'unité, 1).

Desclée De Brouwer, 1961, in-8°, 411 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Cahiers de la-Pierre-qui-vire, 17)

Par Olivier Rousseau, Yves Congar, H. S. Alivisatos, C. Konstantinidis, P. Conord, R. Mehl, M. J. Le Guillou, S. B. Maximos IV, E. Mélia, B. Morel, E. Chavaz, G. Colas, H. St. John, J. Sheerin, T. Sartory, P. Y. Emery, M. Morcos, J. L. Napier, P. L'Huillier, André Mandouze (L'Afrique chrétienne, le Donatisme et saint Augustin), C. Bonis (Perspectives sur l'attitude de Photius), J. Meyendorff (Byzance et Rome, les tentatives d'union), J. Lortz (Martin Luther), F. Biot, S. Cwiertniak.

Collectif.

Guide religieux de la France.

Hachette, 1967, fort in-8° étroit, xiv-1235 pp, 6 cartes en couleurs dépliantes hors texte, cartes dans le texte, biblio, glossaire, index des lieux et des personnages, reliure pleine toile bleu pâle de l'éditeur, titre doré au 1er plat et au dos, pages de garde ornées d'une carte-index des principaux itinéraires et d'un schéma des distances, rhodoïd, étui, bon état (Coll. Bibliothèque des Guides Bleus).

Le catholicisme français (Louis Chaigne) ; Les Eglises orientales (Louis Chaigne) ; Le protestantisme français (Jean Balédent) ; Le judaïsme français (Josy Eisenberg) ; L'islam (Noureddine Ben Mahmoud). Divisé par sections : Paris et la Région parisienne (par noms de rues), régions du Nord et de l'Est, région du Sud-Est, Centre et Midi, région Ouest, Pyrénées, Gascogne, Béarn, Pays Basque, Haut-Languedoc, Comté de Foix, Roussillon (par noms de villes).

Collectif.

La France chrétienne dans l'histoire. Ouvrage publié à l'occasion du 14e centenaire du baptême de Clovis, sous le haut patronnage de S. Em. le Cardinal Langénieux et sous la direction du R.P. Baudrillart.

P., Firmin-Didot, 1896, in-4°, xxiii-684 pp, 27 gravures hors texte (dont le frontispice), 67 gravures dans le texte, reliure demi-chagrin chocolat à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (repris en écoinçons au 1er plat), tranches dorées (rel. de l'époque), tête et coupes lég. frottés, bon état

Par l'abbé Duchesne, Godefroy Kurth, Imbart de La Tour, Ulysse Chevalier, Lecoy de La Marche, Léon Gautier, Marquis de Vogüé, Petit de Juleville, François Delaborde, Edouard Jordan, Noël Valois, l'abbé Pisani, le P. Baudrillart, Alfred Rébelliau, Emmanuel de Broglie, l'abbé Sicard, Georges Goyau, Etienne Lamy, etc. — "... C'est d'abord, pour s'en tenir aux livres les plus goûtés du public, la France chrétienne dans l'histoire (1896), ouvrage publié sous sa direction et qui reproduit, en un chapitre, la thèse de doctorat qu'il avait présentée l'année s précédente à la Faculté de théologie. Le P. Baudrillart y recherche « Comment et pourquoi la France est restée catholique au XVIe siècle ». Soutenance qui fut un « triomphe », disait le recteur de l'époque, Mgr d'Hulst..." (Le cardinal Baudrillart, 1859-1942, par Victor Carrière, Revue d'histoire de l'Église de France, 1942)

Collectif.

Sociologie et religion.

Fayard, 1958, pt in-8°, 204 pp, broché, bon état (Cahier n° 25, décembre 1958 de Recherches et Débats du Centre catholique des Intellectuels français)

"Un essai d'inventaire de la sociologie contemporaine du catholicisme : son esprit, ses méthodes, ses résultats, les services qu'on en peut attendre. On y trouve les noms de G. Le Bras (La sociologie religieuse parmi les sciences humaines), J.-M. Jammes (La sociologie et le phénomène religieux), J. Labbens et J. Chelini, F. Boulard et M.-D. Chenu. L'article du chanoine Boulard doit être signalé ici pour la simplicité avec laquelle il situe un certain nombre de questions disputées..." (E. Poulat, L'Année sociologique, 1960)

Collectif – Département d'ethnologie, Université de la Réunion.

Religions populaires et nouveaux syncrétismes. Actes du colloque international de Saint-Denis, 14-15 mai 2009.

Sainte-Clotilde (La Réunion), Surya Editions, 2011, gr. in-8°, 286 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Villes et entreprises)

Depuis l’origine (1663), l’île de La Réunion, à la croisée de l’Orient et de l’Occident, est une terre de rencontre entre les cultures et les religions. Liée à l’émigration ou à la violence de la déportation, cette rencontre a été l’occasion de ruptures, d’adaptations et d’une invention religieuse qui est toujours visible aujourd’hui, dans le développement de nouvelles formes de croyance. Ces recompositions, conversions, synthèses, cultes ou pratiques doubles sont l’occasion d’observer comment les croyances s’adaptent, se reconstituent, se construisent en fonction d’un environnement changeant. Elles illustrent une dynamique qui met en relief les invariants de cette « religion populaire » largement indifférente aux dogmes et aux sermons. Comment la créolisation permet-elle, par exemple, d’adapter le culte des ancêtres à la rupture de la chaîne généalogique, voire de s’en affranchir ? Pourquoi la fidélité à l’origine, la « foi du souvenir » est-elle si prégnante dans la vie des descendants ? A quelles conditions la conversion – le deuil de l’origine – est-elle possible ? Ces expressions de la dévotion sont l’occasion de se demander ce que signifie « croire », « honorer les dieux », « se sacrifier »… La philosophie depuis Platon, s’interroge sur cette relation singulière que les humains entretiennent avec des êtres anthropomorphes dont ils attendent tous les bienfaits et qu’ils honorent selon des protocoles si particuliers, sur cette « espèce de trafic entre les dieux et les hommes » (Eutyphron). En s’appuyant sur des ethnographies aussi fines que possible – l’anthropologie sans ethnologie est vide, l’ethnologie sans l’anthropologie est aveugle – et avec le souci de comparer les formes locales de la dévotion aux matrices originelles, ou les formes nouvelles aux formes transmises, ces Actes tentent de suivre les acteurs dans leur pratique religieuse, de décrire ce qu’ils vivent, de comprendre « comment ils croient ». — Ces Actes rassemblent les contributions de : Jacqueline Andoche, Valérie Aubourg, Bernard Champion, Yannick Fer, Jean Fidanza, Xavier Gravend Tirole, Benjamin Lagarde, Yu-Sion Live, André Mary, Olivier M.Mbodo, Lionel Obadia, Frédérique Pagani, Danielle Palmyre, Phanélie Penelle, Claude Prudhomme et Nicolas Walzer.

COLONNA-CESARI (Constance).

Dans les secrets de la diplomatie vaticane.

Seuil, 2016, gr. in-8°, 392 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Premier pape latino-américain de l'histoire, François donne à l'Église catholique un nouveau souffle. Porté par une popularité exceptionnelle, il multiplie les discours et les gestes très médiatiques, mais il travaille aussi dans l'ombre à des actions souterraines et méconnues, celles qui occupent la diplomatie vaticane. Servie par des hommes d'excellence, cette dernière opère actuellement un remarquable retour en force. Le présent ouvrage lève le voile sur les objectifs et la stratégie d'une puissance spirituelle dotée de moyens temporels sans équivalent dans le monde. Il révèle les dessous, dignes d'un thriller, du spectaculaire succès de la médiation secrète sur le rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis annoncé en décembre 2014, et le nouveau pacte scellé avec l'Amérique démocrate de Barack Obama. Il éclaire les enjeux d'une position tranchée sur le conflit israélo-palestinien, les raisons d'une opposition à une intervention militaire dans la guerre civile en Syrie et, au contraire, l'évolution vers un recours aux armes pour la défense des minorités victimes de l'État islamique comme des autres cibles de cette "troisième guerre mondiale en morceaux" qui frappe partout dans le monde, selon le pape. Mais de la crise russo-ukrainienne aux défis posés à l'Union européenne, du Venezuela post-Chavez, jusqu'à l'Afrique et plus encore la Chine, l'auteure démontre que la diplomatie vaticane sait aussi se faire Realpolitik...

COULET (R. P.).

L'Eglise et le problème social.

P. et Bordeaux, Action populaire, s.d. (1921), gr. in-12, 160 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièce de titre chagrin carmin (rel. de l'époque), annotations stylo sur qqs pages, bon état

CUISINIER (Jeanne).

Sumangat. L'âme et son culte en Indochine et en Indonésie.

Gallimard, 1951, in-8°, 268 pp, préface de Louis Massignon, 16 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Espèce humaine)

Voici un ouvrage qui traite des croyances relatives au Sumangat, c'est-à-dire à l'« ensemble des esprits vitaux, au principe qui anime toutes les créatures vivantes ». L'auteur a donné le mot malais comme titre à son livre, bien que Sumangat rassemble, comme l'annonce dans la préface le professeur Massignon, les éléments d'une «enquête à la fois ethnologique, sociologique et psychologique» menée chez les Muong, les Thai et les Malais. Les Muong, qu'on pourrait nommer des Proto-Vietnamiens, sont répartis, en groupes plus ou moins densés, du Fleuve Rouge au Centre Annam ; les Thai se sont répandus de la frontière méridionale de Chine jusque dans l'Inde en d'innombrables groupes, dont deux, plus importants, ont formé les royaumes du Laos et de Thailande. On voit par là qu'il s'agit de l'Indochine géographique comprenant la péninsule malaise. Dans la première partie du livre, une brève analyse du brahmanisme, du bouddhisme et de l'islamisme qui ont influencé Thai et Malais prépare l'exposé de leurs conceptions de l'âme (c'est-à-dire des éléments de la vie – le Sumangat, en malais) et des soins qui lui sont nécessaires. Les pratiques de rappel et de réfection de l'âme qui en dérivent sont décrites dans la deuxième partie. En révélant la sympathie avec laquelle l'auteur les a étudiées, leur connaissance conduit à une compréhension plus large du domaine humain. — Par l'ethnologue Jeanne Cuisinier (1890-1964). Ses recherches sont encadrées et dirigées par Marcel Mauss et Paul Rivet, en particulier pour sa thèse, rédigée en 1943 et publiée en 1946. Dans "Sumangat, L'âme et son culte en Indochine et en Indonésie", un de ses ouvrages les plus ambitieux, elle cherche à travers l'étude des représentations et cultes des esprits en Asie du Sud-Est à explorer les contextes indiens et musulman et à élargir le cadre explicatif. L'ensemble de son œuvre associe analyses des rituels et des représentations religieuses. — "Dans un domaine où les chercheurs sont trop rares eu égard à son étendue vaste et diverse, l'Asie sud-orientale, Jeanne Cuisinier a été elle-même un chercheur exceptionnel. Elle a cherché à concilier les recherches locales sur petits groupes se prêtant aux monographies, avec la compréhension générale des cultures de la péninsule indochinoise et de l'archipel indonésien. En consacrant ses principales enquêtes tantôt au monde malais, à Kelantan dans la Péninsule malaise non loin de territoires de peuplement thaïlandais, tantôt à l'Indochine, avec son travail sur les Muang du Nord-Vietnam, elle n'a jamais perdu de vue l'histoire ni les problèmes de contacts. C'est pourquoi, dans d'autres ouvrages, comme “Sumangat, l'âme et son culte en Indochine et en Indonésie”, elle a consacré une première partie, près de la moitié du livre, à l'examen des notions d'origine étrangère, hindoues, bouddhiques, chinoises et islamiques, qui non seulement ont pu influer sur les formes observées, mais encore doivent entrer en ligne de compte pour juger des caractères soit purement locaux soit universellement humains des traits constatés. Sa sociologie, fondée d'une part sur l'enquête directe et d'autre part sur les rapprochements des résultats de cette enquête avec les données des civilisations historiques largement documentées par la philologie et l'histoire, a été plus descriptive et comparative que théoricienne..." (Jean Filliozat, Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, 1966)

DABIN (Paul).

L'apostolat laïque.

Bloud et Gay, 1931, in-12, 229 pp, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

DANIEL-ROPS.

Histoire sainte. I. Le peuple de la Bible.

Fayard, 1959, in-12, 466 pp, 8 pl. h.t., 9 cartes, chronologie, biblio, reliure toile éditeur

DANIEL-ROPS.

Histoire sainte. I. Le peuple de la Bible.

Fayard, 1946, in-12, 468 pp, 9 cartes, chronologie, biblio, broché, bon état

Un ouvrage paru en 1943 que Les autorités allemandes d'occupation firent mettre au pilon...

DANIEL-ROPS.

L'Eglise de la Renaissance et de la Réforme. II. Une ère de renouveau : La Réforme catholique.

Fayard, 1955, fort in-12, 569 pp, biblio, chronologie, index, broché, bon état

DANIEL-ROPS.

L'Eglise des temps barbares.

Fayard, 1950, fort in-12, 774 pp, 13 cartes, chronologie, biblio, index, reliure demi-toile bordeaux, dos lisse, pièce de titre basane bordeaux, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"On peut louer et recommander cette belle oeuvre de vulgarisation, écrite d'un ton toujours un peu solennel et qui apprendra beaucoup de choses au large public que cet historien rassemble autour de lui. Je serais même tenté de penser qu'elle lui en apprendra trop : je veux dire que, pour mieux replacer sans doute l'histoire de l'Eglise dans son contexte, on développe à l'excès l'histoire générale. Il est vrai que, pour cette époque ingrate qui va du Ve au Xe siècle, il valait sans doute mieux ne pas supposer connus d'avance les principaux évenements, si complexes et tumultueux. Il s'agit des « temps barbares » où s'effondre l'Empire romain ; du moins en Occident, car l'Orient survit aux coups des Perses, des Arabes, des Slaves ; et le nouvel Empire carolingien s'écroule à son tour, entraînant dans sa chute les restes de la civilisation antique..." (Jean-Remy Palanque, Revue d'histoire de l'Église de France, 1951)

DARRICAU (Raymond).

Alain de Solminihac, évêque de Cahors (1593-1659). Au coeur de l'histoire du Quercy.

Chambray-lès-Tours, C.L.D., 1980, in-8°, 63 pp, 4 planches hors texte, broché, couv. illustrée d'un portrait en médaillon, bon état

Le réformateur de l'abbaye des chanoines réguliers de Chancelade en Périgord (1614-1636) ; L'évêque de Cahors (1636-1659) ; La mort d'un saint et la foi populaire.

DELBREL (Madeleine).

Nous autres, gens des rues. Textes missionnaires présentés par Jacques Loew.

Seuil, 1966, in-8°, 336 pp, un portrait en frontispice, index, broché, couv. illustrée, bon état

Arrivée à Ivry, "ville marxiste", en 1933, Madeleine Delbrêl, convertie de l'athéisme, y restera jusqu'à sa mort, en 1964. L'expérience exceptionnelle de Dieu et du prochain qu'elle vit là durant trente ans est exprimée avec force, et des mots très modernes, dans “Nous autres, gens des rues”.

DELEURY (Guy).

Les Fêtes de Dieu. Les mythes, l'histoire, la foi.

France Loisirs, 1996, gr. in-8°, 317 pp, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

D'où viennent les Rois mages ? Quelle est la signification de l'or, de la myrrhe, de l'encens ? Que symbolisent la galette des Rois, les œufs de Pâques ? Pourquoi fête-t-on les morts au mois de novembre et qui est le Père Noël ? Guy Deleury répond à ces questions en parcourant l'Ancien et le Nouveau Testament, mais aussi la légende arthurienne, le Gargantua de Rabelais, jusqu'aux profondeurs des mythologies indienne et celtique. Avec une érudition qui prend le ton familier d'une conversation, il retrace l'histoire de ces fêtes chrétiennes qui jalonnent notre calendrier républicain : la Chandeleur, la Pentecôte, la Toussaint, Pâques et, bien sûr, Noël... Il montre qu'à partir d'un acte de foi, qui prend le plus souvent sa source dans un événement historique, les hommes ont progressivement élaboré sa célébration en l'enrichissant des mythes qui leur étaient familiers. Nourri de la pensée de Claude Lévi-Strauss, de Mircea Eliade et de Georges Dumézil, ce livre nous permet de découvrir les sens multiples d'une tradition : la part de la foi, la part de rêve, la part de joie.

DELUMEAU (Jean).

Le Catholicisme entre Luther et Voltaire.

PUF, 1979, pt in-8°, 368 pp, 2e édition mise à jour, 3 cartes et une figure, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Nouvelle Clio)

La Renaissance catholique qui suivit le concile de Trente est justiciable de deux lectures historiques concomitantes. Elle fut durcissement des structures, enrégimentement des masses par un clergé mieux tenu en main, puissante entreprise de catéchèse, et cela grâce à l'appui de l'Etat. Mais elle fut aussi sainteté et piété. Ces deux aspects, qui peuvent paraître contradictoires l'un avec l'autre, cohabitèrent en réalité dans le vécu quotidien. Et si une christianisation quantitativement importante résulta de l'action méthodique de l'Eglise romaine, c'est parce que cette action fut qualitativement doublée, appuyée, vivifiée de l'intérieur par des trésors de dévouement, d'héroïsme, de charité, de spiritualité, d'imagination créatrice. Se pose toutefois la question des limites de la christianisation ainsi réalisée entre l'arrivée de Luther sur la scène historique et l'époque de la mort de Voltaire. À peine remis de la secousse protestante, le catholicisme dut affronter le choc des « Lumières ». — "« L'Histoire et ses problèmes », tel est, on le sait, le sous-titre de la collection « Nouvelle Clio » dans laquelle paraît le dernier livre de Jean Delumeau, Le catholicisme entre Luther et Voltaire. Les problèmes, Jean Delumeau ne les esquive pas, loin de là. Non content d'évoquer ceux déjà connus, comme la querelle des rites ou le jansénisme, en donnant à leur propos le dernier état des recherches, il en pose lui-même un de taille, véritable « thèse », selon sa propre expression, qui n'aboutit à rien moins qu'à remettre en question un double schéma classique et encore communément admis : celui de la restauration catholique réparant au XVIIe siècle, sous la pression indirecte de la réforme protestante, les faiblesse les plus criantes de l'Église romaine, et celui qui place au XVIIIe siècle le début de la déchristianisation contemporaine sous le double effet d'une nouvelle crise dans l'Église et des attaques des philosophes contre la religion. Rechristianisation au XVIIe siècle ? Déchristianisation au XVIIIe ? Jean Delumeau attaque de front ce double mythe. (...) On saura gré à l'auteur de nous avoir proposé ce qu'il appelle lui-même, sans aucune exagération, « une lecture neuve de toute l'histoire moderne de l'Occident ». Il est rare qu'un livre qui rendra excellemment tous les services que l'on est en droit d'attendre d'un manuel, ouvre également des perspectives aussi neuves, aussi larges et aussi excitantes. Tous les travaux de sociologie religieuse qu'il ne va pas manquer de susciter, se référeront désormais à ce livre, qui fera date." (François Lebrun, Annales ESC, 1972)

DHORME (Edouard).

Saint Paul.

Albin Michel, 1965, in-8°, 397 pp, avant-propos de Gérard Walter, une pl. en couleurs hors texte, une carte de Grèce et d'Asie Mineure et un plan de Jérusalem, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. le Mémorial des siècles)

"G. Walter présente un ouvrage original sur Saint-Paul qui, dans une perspective laïque, se propose de situer l'activité du saint sur un plan strictement humain, en cherchant le reflet de sa personnalité dans les écrits apocryphes : sortis des couches populaires, ils traduisent bien les impressions de la grande masse des chrétiens moyens, demeurés étrangers aux hautes spéculations d'une savante exégèse et montrent Saint Paul aux prises avec les hommes de son temps. E. Dhorme a su, en peu de pages (67-129) et de façon accessible à tous (tous les termes techniques sont clairement commentés), retracer l'expansion rapide du christianisme inspirée par Paul, formé à Antioche, capitale de l'hellénisme juif, où il se sentira toujours chez lui, loin des querelles théologiques : c'est l'hellénisme qui, pénétrant dans le judaïsme, l'a rendu assimilable aux non-juifs. L'auteur évoque la conversion du pharisien Saul de Tarse qui sera tout au long de sa carrière soutenu par cette confiance, ses premières prédications à Chypre. Paul prêchera dans les synagogues des Juifs jusqu'au jour où leur mauvaise volonté le fera se retourner vers les Gentils. Paul, accompagné de Luc, gagne l'Asie Mineure, qui deviendra la terre privilégiée de la nouvelle religion, où nous assistons à des scènes pittoresques, comme à Lystres (p. 79) où une guérison miraculeuse fait prendre les deux hommes pour Zeus et Hermès, et à la naissance des églises locales sous la conduite des anciens. Le résultat de la première campagne (entre 44 et 49) est que la religion nouvelle est ouverte à tous. La deuxième mission apostolique fait apparaître les mêmes difficultés avec Jérusalem, les mêmes explosions de fanatisme de la part des Juifs conservateurs. Paul se tourne résolument vers les Gentils : c'est Athènes, puis Corinthe. A Ephèse il doit cesser l'apostolat dans les synagogues. L'auteur situe alors les épîtres les plus anciennes : aux Corinthiens, aux Galates, aux Romains, qui livrent l'essentiel de la doctrine et de la prédication de Paul : avant tout, c'est à sa révélation personnelle que l'Apôtre a recours lorsqu'il s'agit de défendre son système théologique. La prépondérance de la foi sur la loi, du baptême sur la circoncision, de l'Amour sur les autres vertus, tels sont les thèmes que confirment des citations de l'Ancien Testament interprétées allégoriquement à la façon de l'exégèse rabbinique. Après un nouveau voyage en Asie Mineure, Paul est persécuté à Jérusalem. Captif à Césarée, il en appelle à César et est conduit à Rome au terme d'une navigation mouvementée. Sa fin est mal connue, mais les plus anciens Pères de l'Eglise sont unanimes à allier dans un souvenir commun les Apôtres Pierre et Paul, victimes de la persécution de Néron. E. Dhorme a réussi à rendre vivante la personnalité de l'homme qui a transformé radicalement le destin de l'Eglise naissante : guérisseur, orateur prolixe, caractère entier obstiné à prêcher dans les synagogues pour faire admettre aux Juifs que le Christ est Jésus ; il n'oublie pas que la collecte de fonds est un des buts essentiels de sa mission et sait, quand il le faut, éviter le scandale, mais il a jeté les bases de la doctrine chrétienne (prédestination, justification par la foi...). La deuxième partie comporte une sélection de textes d'époque, dont certains sont pour la première fois révélés à un large public. Après la description de Tarse vue par Strabon, ce sont de nombreuses pages de Paul lui-même, en particulier les discours résumés par Luc. D'autres textes présentent Saint Paul dans ses rapports avec les communautés chrétiennes. Ces aventures ont donné lieu à une véritable littérature de romans, certains dus à des faussaires, mais très révélateurs, comme la correspondance avec Sénèque. Les traditions sur le voyage en Espagne et le martyre sont incertaines. Le plus ancien témoignage chrétien postérieur aux Actes est une épître de saint Clément Romain ; saint Jérôme est le premier biographe. Le Panégyrique de saint Jean Chrysostome annonce celui de Bossuet." (R. Chevallier, Revue belge de philologie et d'histoire, 1966)

DROSNIN (Michael).

La Bible : le code secret.

Laffont, 1997, in-8°, 280 pp,

DUBREUIL (Lucien).

L'islam est-il une religion vraie ?

Godefroy de Bouillon, 1998, in-8°, 348 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, envoi a.s.

L'Islam est-t-il une religion vraie ? Question souvent posée mais souvent restée sans réponse. L'auteur interroge donc dans ce livre le Coran, et son corollaire par extension : l'Islamisme. Il analyse les versets du Coran, les compare les uns par rapport aux autres. Il trace un historique général et passionnant de l'Islam et de son concepteur, le prophète Mahomet, dont la nouvelle religion et son expansion seront foudroyantes en cinquante ans et ce après le premier siècle de l'Egire, l'Islam, telle une marée, atteindra la Chine et l'Atlantique. De cette étude, l'auteur sort une analyse de l'ensemble coranique très imprévue et jamais présentée par aucun islamologue occidental. Mahomet a-t-il vu l'Archange Gabriel ? oui ! sans aucun doute, le Prophète de l'Islam a bien vu un ange, mais... La démonstration de l'auteur rompt avec la monotonie et le roman habituel. (4e de couverture)

DÉCARREAUX (Jean).

Les Moines et la civilisation en Occident. Des invasions à Charlemagne.

Arthaud, 1962, in-8°, 396 pp, 20 pl. d'héliogravures hors texte, 5 cartes, un tableau chronologique, biblio, index, broché, jaquette illustrée (recouverte d'un film transparent autocollant), décharges de scotch sur les gardes, bon état (Coll. Signes des Temps)

La naissance de la civilisation chrétienne sur les ruines de la culture antique. — "Une excellente initiation au monachisme occidental." (Jacques le Goff, Annales ESC, 1966) — "L'auteur présente l'histoire du monachisme d'une manière très vivante en s'étendant sur quelques personnalités particulièrement représentatives : les saints Basile, Jérôme, Paulin de Noie, Augustin, Martin, Grégoire de Tours, Patrick, Colomban, Benoît, Grégoire le Grand, Wilfrid, Boniface, ainsi que sainte Radegonde et le lettré Cassiodore. L'exposé s'appuie sur les sources utilisées avec beaucoup de doigté, mais les citations ne sont ni trop longues, ni pesantes ; l'auteur ne craint pas de s'amuser aux dépens du « jargon chantourné » de Cassiodore (p. 227) et de bien d'autres, ou de nous montrer le grand pape Grégoire comme un administrateur avisé donnant de judicieux conseils à l'administrateur chargé du bétail des domaines de l'Église (p. 239). Un tel livre révèle au grand public l'intérêt et la valeur de l'histoire monastique, et peut être utile aux spécialistes." (Jacques Dubois, Revue d'histoire de l'Église de France, 1963)

ETTEN (Henry van).

Chronique de la vie quaker française, 1745-1945. Deux siècles de vie religieuse.

P., Société religieuse des Amis (Quakers), 1947, in-8°, 342 pp, deuxième édition revue et augmentée de documents inédits, 43 illustrations, biblio, broché, bon état

L'histoire du Mouvement Quaker français depuis son origine, au XVIIIe siècle, jusqu'en 1945. La Société religieuse des Amis est un mouvement religieux fondé en Angleterre au XVIIe siècle par des dissidents de l'Église anglicane. Les membres de ce mouvement sont communément connus sous le nom de quakers.

ETTEN (Henry van).

Le Quakerisme : Apercus sur l'histoire, les principes et les pratiques de la Societé Religieuse des Amis.

P., Société religieuse des Amis (Quakers), 1953, in-12, 98 pp, biblio, broché, bon état

FOLLIET (Joseph).

Morale sociale.

Bloud et Gay, 1937, 2 vol. in-12, 156 et 164 pp, biblio, édition originale, ex. numérotés sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

I. Préliminaires. Les faits : nature et travail, propriété et capital, échange. Doctrines : le libéralisme, le capitalisme, le socialisme. II. Les principes catholiques : histoire et principes, problème du travail, problèmes de la propriété, problèmes de l'échange, la corporation et l'Etat.

FOURNIER (Edouard).

Nouvelles recherches sur les Curies, Chapitres et Universités de l’ancienne Eglise de France.

Arras et P., Chez l'auteur, 1942, in-8°, 262 pp, broché, bon état

FOURREY (Abbé René).

La Cathédrale d'Auxerre. Essai iconographique.

Auxerre, Librairie Maurice Staub, 1931, gr. in-8°, 82 pp, illustrations de G. Boizot, broché, discret C. de bibl., bon état. Edition originale tirée à 500 ex. seulement, un des 350 ex. numérotés sur Bouffant, envoi a.s.

La cathédrale d'Auxerre et son enseignement ; La cathédrale, miroir de la science ; La cathédrale et la nature ; La cathédrale et la vertu ; La cathédrale et l'Ancien Testament ; La cathédrale et l'Evangile ; La cathédrale et la “Légende dorée” ; La cathédrale et le Culte de la Vierge ; La cathédrale, l'Apocalypse et les fins dernières.

FRAZER (James George).

Le Rameau d'Or. Edition abrégée. Nouvelle traduction de Lady Frazer.

P., Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1924, gr. in-8°, 722 pp, une reproduction du Rameau d'Or de Turner en frontispice, broché, couv. lég. salie, bon état

Anthropologue, ethnologue et historien des religions, Frazer est l'auteur du célèbre "Rameau d'or" (1899), un vaste ouvrage dans lequel il passe en revue le patrimoine mythologique de l'humanité. Son oeuvre reste une référence incontournable dans le domaine de l'ethnologie, de l'histoire des religions et de la mythologie comparée.

FRAZER (Sir James George).

Mythes sur l'origine du feu.

Payot, 1931, in-8°, 294 pp, traduit de l'anglais par G. M. Michel Drucker, index, broché, très bon état (Coll. Bibliothèque scientifique). Edition originale de la traduction française

Les “Mythes sur l'origine du feu” expliquent les diverses façons dont les hommes apprirent, dans les temps primitifs, l'usage de cet élément et le moyen de l'obtenir. James Frazer explore ici ceux de Tasmanie, d'Australie, d'Océanie, d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, ainsi que ceux des civilisations indo-européennes. Selon lui, des mythes montrent que les hommes restèrent très longtemps ignorants de l'usage du feu et des façons de l'allumer... Sir James G. Frazer (1854-1941), ethnologue et historien des religions, est le premier à avoir inventorié et interprété les mythes et les rites du monde entier. Ce faisant, il a fondé l'anthropologie religieuse et la mythologie comparée. Son grand-oeuvre, qui l'a rendu célèbre, est “Le Rameau d'or”.

FREYBURGER-GALLAND (Marie-Laure), Gérard FREYBURGER, Jean-Christian TAUTIL.

Sectes religieuses en Grèce et à Rome dans l'Antiquité païenne.

Les Belles Lettres, 1986, in-8°, 338 pp, 12 pl. hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, avec un livret annexe de 21 pp in-fine contenant lexique, biblio, index et une carte hors texte, bon état

GERNET (Louis) et André BOULANGER.

Le Génie grec dans la religion.

La Renaissance du Livre, 1932, in-8°, xlii-538 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Evolution de l'humanité)

Louis Gernet ne considère pas seulement la religion dans le cadre de l'histoire générale de la Grèce, mais dans son rapport avec la société dont le rôle dans la formation de la mentalité humaine est ici serré de près ; et c'est l'une des originalités de ce livre, qui a marqué un tournant important dans l'histoire des religions. Mélange, par son origine, d'éléments égéens et d'éléments indo-européens qui ont commencé leur fusion dès l'époque mycénienne – un millénaire avant l'époque classique – la religion grecque, qui reçut encore bien d'autres influences, a eu une évolution complexe. L. Gernet en retrace des épisodes essentiels au cours de la première partie de son ouvrage. Il montre que bien des points restent obscurs, mais il semble certain qu'« une bonne part de la religion officielle de la cité est héritée de cultes agraires, c'est un fonds primitif qui se reconnaît là ». C'est aussi de ces époques lointaines que datent le culte de Dionysos et la célébrité de lieux sacrés qui deviendront d'« intérêt national », comme Delphes. Le génie grec a créé une religion dont le cadre est, par excellence, la cité ; elle est civique, humaine et mesurée, à la fois conservatrice et, dans une certaine mesure, tolérante. Cette religion a été traversée par un courant mystique, mais elle a su longtemps le contenir grâce à la majesté de l'Olympe. Elle a libéré la pensée spéculative et l'imagination artistique. Mais, au demeurant, elle n'a guère su émouvoir le coeur. La période hellénistique, traitée dans cet ouvrage par André Boulanger, va rompre cet équilibre harmonieux qui, d'ailleurs, on vient de le rappeler, n'avait jamais cessé d'être menacé par un « travail souterrain ». Et ce sera, à partir de la conquête d'Alexandre, le grand succès des sectes à mystères, des cultes de provenance étrangère, où l'émotion personnelle reprend ses droits. Toute l'Asie Mineure, l'Égypte, la Mésopotamie et l'Iran apporteront les rites et les dieux officiels défaillants : ce sera le déclin des Olympiens et, du même coup, celui de la cité. Mais, pendant ce temps, le besoin d'expliquer historiquement et rationnellement les mythes apparaîtra ; la spéculation philosophique s'épanouira en tous sens : la pensée atteindra à l'universalisme.

GIANSOLDATI (Franca).

L'affaire Maciel. Le Diable au Vatican.

Albin Michel, 2015, gr. in-8°, 172 pp, traduit de l'italien, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Pédophile en série, morphinomane, coupable d'avoir détourné des sommes faramineuses à des fins illicites... comment Marcial Maciel, qui fonda les Légionnaires du Christ en 1941, a-t-il pu échapper toute sa vie à la justice ? Prêtre marié clandestinement et simultanément à deux femmes, ayant abusé de ses propres enfants comme il l'avait fait avec des dizaines de séminaristes pendant des décennies, comment ce démon a-t-il pu entrer dans l'intimité de Jean-Paul II, et surtout rester son protégé alors que ses crimes étaient devenus patents ? C'est à cette énigme que tente de répondre l'enquête de Franca Giansoldati, qui mène le lecteur à travers les machinations incroyables qu'avait montées Maciel pour asseoir son pouvoir. Elle analyse aussi les raisons politiques et ecclésiales de son irrésistible ascension, et l'aveuglement des prélats du Vatican. Elle s'interroge enfin sur la personnalité diabolique de cet homme qui passait presque pour un saint aux yeux des fidèles fanatisés de sa congrégation. Voici l'histoire sidérante du plus grand scandale que l'Eglise ait connu depuis des siècles.

GIOIA (Francesco).

François d'Assise. Les lieux & les textes.

Editions du Cerf, Editions Racine, 2001, pt in-4°, 180 pp, nombreuses illustrations et photos en couleurs, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

"Le secret d'un François d'Assise, sa spiritualité et son comportement novateur ne peuvent bien se comprendre si on ne connaît pas l'homme, son époque et même son terroir. C'est bien l'approche que propose ici Francesco Gioia, avec une originalité certaine. Il ne s'agit pas d'une nouvelle vie du Poverello, mais de l'alliance harmonieuse entre une sélection d'éléments biographiques, la réanimation des lieux franciscains originels et l'accompagnement d'une abondante illustration de grande qualité. Avec l'omniprésence de Giotto dont une splendide "biographie peinte" raconte depuis des siècles aux pèlerins d'Assise la vie de Jean-Baptiste Bernardone, dit François. Avec la liberté et l'émerveillement d'un disciple qui renouvelle profondément la démarche spirituelle, l'auteur se joue en quelque sorte de la chronologie, pour regrouper dans ces premiers "lieux franciscains" les principaux événements dont ils furent les témoins. C'est avec la même liberté enrichissante que Francesco Gioia a mêlé des éléments puisés aux sources historiques, avec d'autres, recueillis dans des légendes empreintes de merveilleux. Un ensemble inhabituel qui donne au récit un relief inédit." (Fabien Deleclos)

GIRAULT (René).

Introduction aux religions orientales. Hindouisme, bouddhisme, taoïsme.

Droguet et Ardant, 1991, pt in-8°, 346 pp, broché, bon état (Coll. Références)

Excellent et surtout clair résumé de la doctrine et des ramifications de ces mouvements religieux. — "... Trois grandes sections sont consacrées aux traditions que R.C. Zaehner donnait comme exemples de « religions mystiques » et qu'il distinguait de « religions révélées » telles que le judaïsme, l'islam ou le zoroastrisme. À chaque fois sont proposés une esquisse de l'histoire et des doctrines, des informations sur les situations contemporaines, des repères pour une approche chrétienne. Une quatrième section rappelle les positions de l'Église catholique sur le dialogue interreligieux et les grands axes de la recherche théologique depuis Vatican II. Une annexe signale les implantations, en France, de l'hindouisme et du bouddhisme. L'ouvrage est clair et vivant." (Jacques Scheuer, Revue théologique de Louvain, 1994)

GONDA (Jan).

Les religions de l'Inde, II : L'Hindouisme récent.

Payot, 1965, in-8°, 422 pp, traduit de l'allemand par L. Jospin, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque scientifique - Les religions de l'humanité)

"C'est la traduction française de “Der jüngere Hinduismus”, paru à Stuttgart en 1963, et la suite du volume consacré au Védisme et à l'Hindouisme ancien. Celui-ci traite de l'évolution de l'Hindouisme depuis les premiers siècles de notre ère jusqu'à nos jours et il est divisé en quatre parties. La première définit les grandes phases de l'Hindouisme après la période épique, c'est-à-dire les religions des non-aryens, le tantrisme et le çaktisme, les grands traits de l'Hindouisme postépique et l'influence de l'Islam sur ce dernier. Les deuxième et troisième parties décrivent longuement l'histoire du Vichnouïsme et du Civaïsme sous leurs diverses formes. La dernière partie est consacrée à l'Hindouisme des XIXe et XXe siècles, sa pratique, ses différents courants, l'influence de l'Occident, le nationalisme religieux et la renaissance de l'Hindouisme. Un tableau chronologique et un index détaillés terminent l'ouvrage. Comme le volume précédent, celui-ci représente certainement la plus récente et la meilleure synthèse de la grande religion de l'Inde. Aucun autre ouvrage de ce type adressé au public cultivé ne présente de celle-ci un tableau aussi complet, aussi exact, aussi riche de données précises, appuyées sur une vaste documentation, et d'interprétations judicieuses reposant sur une profonde connaissance de cette religion si complexe dont l'influence est encore nettement prédominante sur la pensée et la vie de tous les Indiens d'aujourd'hui." (A. Bareau, Revue de l'histoire des religions, 1966)

GORCE (Maxime) et Raoul MORTIER (dir.).

Histoire générale des Religions, III : Indo-iraniens. Judaïsme. Origines chrétiennes. Christianismes orientaux.

P., Aristide Quillet, 1945, in-4°, 484 pp, 8 planches hors texte dont 4 en couleurs (une sur double page), très nombreuses illustrations reproduites en héliogravure, notes, biblio, broché, bon état

Volume III seul (sur 5) : Les religions de l'Inde (F. Masson-Oursel). – Les religions de l'Iran (F. Masson-Oursel). – Judaisme (M. Liber). – Hermétisme et glose païenne (A.-J. Festugière). – Le mandéisme (Henri-Charles Puech). – Le manichéisme (Henri-Charles Puech). – Jésus (F.-M. Braun). – Christianisme primitif (M. Goguel). – Les premières réalisations du christianisme (M. Goguel). – Le christianisme dans le monde romain (M.-M. Gorce). – Le christianisme dans le monde barbare (M.-M. Gorce). – Le christianisme en Egypte (E. Tisserant). – L'Eglise chrétienne en Ethiopie (E. Tisserant). – L'Eglise d'Orient (J. Danzas). – L'Eglise russe (J. Danzas).

[GOUJET, Abbé Claude-Pierre].

Histoire des Inquisitions ; Où l'on rapporte l'origine & le progrès de ces Tribunaux, leurs variations, & la forme de leur Jurisdiction.

A Cologne, Chez Pierre Marteau, 1759, 2 vol. in-12, ii-488 et viii-411 pp, 9 forts intéressantes figures (2 frontispices et 7 planches gravées repliées) représentant différentes scènes de l’inquisition, des supplices, des costumes, etc., culs-de-lampe, reliures plein veau marbré, dos à 5 nerfs guillochés et caissons ornés, titres dorés, coupes filetées, tranches rouges (rel. de l'époque), bon état, ex-libris Camille Pauffin. Edition originale (Caillet 5161)

Cet ouvrage rassemble : 1) l'Histoire de l'inquisition et de son origine, de l'abbé Marsollier, historique sévère des méthodes et des buts de l'Inquisition contre les hérésies, la magie, etc., et, en particulier, la répression exercée contre les libraires et les imprimeurs suspects. L'ouvrage fut interdit ; 2) les Mémoires historiques pour servir à l'histoire de l'Inquisition, de du Pin, proche des jansénistes ; 3) des extraits de la Relation d'un voyage des Indes orientales, avec la Relation de l'inquisition de Goa, de Dellon, qui séjourna lui-même dans les prisons de l'inquisition portugaise dont il fut libéré sur intervention de Bossuet ; 4) le Discours sur quelques auteurs qui ont traité du Tribunal de l'inquisition, de Claude-Pierre Goujet continuateur de la Bibliothèque ecclésiastique de du Pin.

GRANET (Marcel).

La Civilisation chinoise. La vie publique et la vie privée.

P., Renaissance du Livre, 1929, fort in-8°, xxi-523 pp, 5 cartes et 2 figures dans le texte et 10 planches hors texte, biblio, index, reliure demi-chagrin brun-vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid (rel. de l'époque), dos uniformément passé, un mors faible, bon état (Coll. l'Evolution de l'Humanité). Edition originale (pas de grand papier)

La Civilisation chinoise, paru en 1929, est l'un des ouvrages sinologiques français les plus célèbres du XXe siècle. Marcel Granet (1884-1940) avait su s'imprégner si intimement de l'esprit des institutions et des mœurs privées de la Chine ancienne qu'il la rendit accessible à plusieurs générations.

GRANET (Marcel).

La Féodalité chinoise.

Oslo, Aschehoug & Co, 1952, pt in-8°, (8)-227 pp, table des caractères chinois in fine, broché, bon état. Edition originale

10 conférences prononcées à Oslo par l'historien sinologue, dont il ne put en rédiger que cinq dans leur forme définitive pour la publication en ouvrage (avant son décès en 1940) : La féodalité dans l'ancienne Chine, La Confédération chinoise, Le suzerain, Le seigneur et son domaine, Organisation sociale des seigneuries ; précédées d'un avant-propos par Alf Sommerfelt. — "La Féodalité chinoise n'est donc qu'un torse, mais même sous cette forme le livre est d'un puissant intérêt général. Le résumé détaillé qu'avait donné Granet lui-même de ses cinq dernières conférences (Groupements féodaux et groupements familiaux I et II, Rôle et éléments du prestige, La morale de l'honneur et l'étiquette, La conception du monde) donneront une idée de ce qu'aurait pu être la dernière moitié du livre..." (Alf Sommerfelt)

GRANET (Marcel).

La Féodalité chinoise. Précédée de Marcel Granet, sociologue, par Maurice Freedman.

Imago, 1981, gr. in-8°, 219 pp, table des caractères chinois in-fine, broché, couv. illustrée, bon état

10 conférences prononcées à Oslo par l'historien sinologue, dont il ne put en rédiger que cinq dans leur forme définitive pour la publication en ouvrage (avant son décès en 1940) : La féodalité dans l'ancienne Chine, La Confédération chinoise, Le suzerain, Le seigneur et son domaine, Organisation sociale des seigneuries ; précédées de l'avant-propos à la 1ère édition (Oslo, 1952) par Alf Sommerfelt, et d'une étude de Maurice Freedman : Marcel Granet (1884-1940), sociologue. Bibliographie de oeuvres de Marcel Granet in fine. — "La féodalité chinoise" n'est donc qu'un torse, mais même sous cette forme le livre est d'un puissant intérêt général. Le résumé détaillé qu'avait donné Granet lui-même de ses cinq dernières conférences (Groupements féodaux et groupements familiaux I et II, Rôle et éléments du prestige, La morale de l'honneur et l'étiquette, La conception du monde) donneront une idée de ce qu'aurait pu être la dernière moitié du livre. (Alf Sommerfelt)

GRANET (Marcel).

La Religion des Chinois.

Imago, 1989, in-8°, xiii-175 pp, préface de Georges Dumézil, broché, couv. illustrée, bon état

Marcel Granet, le grand sinologue, nous offre dans ce livre une vision d'ensemble de la religion des Chinois depuis ses origines jusqu'à la période républicaine. Avec rigueur et pénétration, il analyse la religion paysanne et son folklore. La religion féodale et ses cultes, puis la religion officielle où les lettres jouent un rôle prépondérant. L'auteur considère ensuite bouddhisme et taoïsme et, pour conclure, médite sur l'avenir du sentiment religieux dans la Chine moderne. Nourri d'érudition mais d'une parfaite clarté, cet ouvrage demeure un classique s'adressant aussi bien au profane qu'au spécialiste de cette discipline.

GRANT (Robert M.).

Introduction historique au Nouveau Testament.

Payot, 1969, in-8°, 357 pp, traduit de l'américain par L. Jospin, broché, bon état.

"Le but de ce livre est de rechercher dans le Nouveau Testament (et aussi, d'ailleurs, dans le reste de la littérature chrétienne primitive) le reflet de l'histoire de la première Eglise." (Introduction)

GRENIER (Albert), Joseph Vendryès, Ernest Tonnelat et B.-O. Unbegaun.

Les Religions de l'Europe ancienne. III. Les religions étrusque et romaine. Par Albert Grenier. Les religions des Celtes, des Germains et des anciens Slaves. Par Joseph Vendryès, Ernest Tonnelat et B.-O. Unbegaun.

PUF, 1948, pt in-8°, 467 pp, biblio, index, broché, dos passé, bon état (Coll. Mana - Introduction à l'histoire des religions)

"Ce volume de Mana, dû à la collaboration de quatre savants spécialistes, présente un tableau des religions de l'Europe ancienne à l'exception de celles du monde « égéen » et du monde grec qui font l'objet des volumes I et II de la même série. La plus grosse partie du travail est revenue à M. Grenier pour l'exposé des religions étrusque (pp. 3-79) et romaine (pp. 81-233). 230 pages pour une matière aussi riche, c'est peu de chose sans doute mais si M. Grenier a dû faire un choix, il n'a cependant rien omis d'essentiel ; quant à ses notes qui présentent l'état actuel des questions, elles sont d'une richesse remarquable : on y trouvera une documentation bien à jour, une bibliographie intelligemment discutée, et ce non seulement pour la religion mais encore pour les domaines connexes comme l'histoire, l'archéologie, la linguistique,... (...) M. Vendryes a divisé son étude sur la religion des Celtes (pp. 239-320) en trois chapitres dont le premier, intitulé Introduction et sources, apparaîtra comme particulièrement important : on y trouvera de judicieuses considérations sur la valeur de nos sources (auteurs grecs et latins, inscriptions gauloises, littérature irlandaise) et sur le crédit à accorder aux études de mythologie comparée. Un deuxième chapitre est consacré aux dieux (ici aussi le syncrétisme artificiel avec les dieux gréco-romains a souvent voilé la véritable nature des dieux indigènes) ; vient enfin un dernier chapitre, Le clergé et le culte, dont une bonne partie est un exposé lumineux sur les fonctions, le prestige, le rang social et la doctrine des druides – et des druidesses. A l'époque historique, les peuplades germaniques, réparties sur de vastes territoires, apparaissent déjà nettement différenciées tant par la culture que par la langue ; c'est ce qui fait que, dans son étude sur la religion des Germains (pp. 323-385), Ernest Tonnelat a été amené à scinder sa matière en deux parties bien distinctes : l'une, consacrée aux Croyances et cultes dans la Germanie ancienne, est relativement maigre car, sur les Germains du sud de la Baltique, nous n'avons guère que les données des historiens latins (surtout César et Tacite), c.-à-d. d'hommes naturellement et inconsciemment enclins à ramener à leurs propres croyances celles des peuples étrangers qu'ils s'efforcent de décrire ; mais l'autre partie où sont examinées les Croyances et cultes dans la Scandinavie ancienne se fonde sur des sources beaucoup plus riches et plus sûres, à savoir les œuvres des vieux poètes Scandinaves écrites à un moment (VIIIe-IXe s.) où les traditions du paganisme étaient encore vivaces. A M. Unbegaun revenait sans doute, dans l'économie de cette oeuvre collective, la tâche la moins aisée car les Slaves (pp. 389- 445) n'ont connu l'écriture qu'après leur conversion au christianisme ; dès lors, sur leurs antiques croyances, nous n'avons que des données fragmentaires et inégales qu'il convient de scruter avec soin mais non sans méfiance. (...) Ainsi qu'il est de règle dans la collection, un index alphabétique (pp. 447-462), commun aux cinq sections traitées, termine ce volume particulièrement nourri." (Maurice Leroy, Revue belge de philologie et d'histoire, 1950)

GROLLENBERG (Luc H.).

Atlas biblique pour tous.

P.-Bruxelles, Séquoia-Elsevier, 1968, in-8°, 200 pp, 200 photos en héliogravure sur 110 planches, 10 cartes en couleurs hors texte, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Excellent ouvrage, très maniable, sur la géographie et l'archéologie de la Terre Sainte.

GROSSER (Alfred).

Les fruits de leur arbre. Regard athée sur les chrétiens.

Presses de la Renaissance, 2001, in-8°, 284 pp, broché, bon état

GRUNEBAUM (G. E. von).

L'Identité culturelle de l'Islam.

Gallimard, 1973, in-8°, 294 pp, traduit de l'anglais, préface de Jacques Berque, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires)

Aujourd'hui l'Islam s'interroge. La conscience nostalgique de la communauté traditionnelle, l'Umma, les idéaux de l'unité arabe escortent l'occidentalisation de leurs manifestations compensatoires. L'Islam tente de cantonner ses emprunts au plan matériel, mais ceux-ci débordent inévitablement sur les institutions et les attitudes. Cela même qu'il adopte ou qu'il doit subir, l'Islam en vient tôt ou tard à l'infléchir dans le sens de sa lutte millénaire contre l'Occident. C'est le problème de l'acculturation qui est ainsi posé et que von Grunebaum analyse en se fondant principalement sur les expressions littéraires de l'Orient contemporain. Il en arrive à la conclusion que l'identité ancienne subit une restructuration dont les contours restent encore indéfinis et les tendances contradictoires. Mais, par-delà ce cas particulier, se trouve posée la question : qu'est-ce qu'une identité collective ?

GRUNEBAUM (G. von).

L'Islam médiéval. Histoire et civilisation.

Payot, 1962, in-8°, 381 pp, traduit de l'anglais, broché, couv. illustrée, pt manque angulaire aux 2 derniers feuillets et au 2e plat de couv. sans atteinte au texte, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

"L'auteur s'est efforcé de tirer au clair dans cet ouvrage les tendances générales de l'Islam au Moyen-Âge. Intéressé surtout par la dimension culturelle du problème, il s'est attaché à préciser la place et la signification de l'Islam et l'influence de la civilisation musulmane dans le monde médiéval. Après avoir caractérisé l'époque médiévale, défini les rapports de l'Islam et de la chrétienté, l'auteur étudie successivement les fondements religieux de l'Islam (la révélation et la piété), le corps politique (la loi, l'Etat, l'ordre social), enfin les grandes orientations de la pensée musulmane médiévale (l'idéal humain, la littérature et l'histoire, les emprunts à la Grèce). Ce travail, fondé sur une connaissance remarquable du monde musulman, éclaire de manière nouvelle et extrêmement stimulante la structure de la pensée et les attitudes intellectuelles et affectives du musulman du Moyen Age." (Revue française de science politique, 1965)

GUIGNEBERT (Charles).

Le Christ.

Albin Michel, 1943, in-8°, xxix-408 pp, une carte dépliante hors texte, index, broché, bon état (coll. L'Evolution de l'Humanité)

GUIGNEBERT (Charles).

Le Christ.

Albin Michel, 1943, in-8°, xxix-408 pp, une carte dépliante hors texte, index, reliure pleine toile carmin, pièce de titre basane vermillon, 1er plat conservé, bon état (Coll. L'Evolution de l'Humanité)

« Si l'on cherchait quel est le principe d'unité qui domine et coordonne les trois temps de l'évolution chrétienne primitive, on le trouverait dans la constante préoccupation de grandir et d'enrichir la personne de Jésus, devenu successivement Messie, puis Vice-Dieu, Souverain du Cosmos et, disons provisoirement, pour ne pas préjuger les résolutions de la théologie, au moins un des aspects du Dieu unique. Le christianisme autonome, c'est la religion du Christ Jésus et, sous ce nom de Christ, ce n'est plus seulement la notion étroite de Messie juif qui s'enferme, c'est toute la représentation grandiose, qui ne trouvera son expression adéquate que dans les symboles de foi du IVe siècle. Et c'est pourquoi le présent livre s'intitule : Le Christ. » (Charles Guignebert)

GUILLET (Jacques).

Entre Jésus et l'Eglise.

Seuil, 1985, in-8°, 313 pp, index (Coll. Parole de Dieu)

HAMMAN (A.).

Je crois en un seul baptême. Essai sur Baptême et Confirmation.

Beauchesne, 1970, in-12, 184 pp, courte biblio, broché, bon état, envoi a.s.

Le rituel du Baptême, initiation à la foi chrétienne. Tout au long de ces pages, le lecteur découvre toutes les dimensions du baptême et les implications de la foi pour le chrétien. Ecrit dans la langue d'aujourd'hui, intelligible à tous, sans concession sur le fond doctrinal, Le baptême du P. Hamman se présente comme un catéchisme d'adulte, où l'homme ou le chrétien qui s'interroge trouve une réponse franche, lucide, exigeante...

HERTSENS (Marcel).

Sagesse éternelle de la Chine. Pensées et préceptes.

Editions du Centurion, 1970, gr. in-8°, 287 pp, avec la collaboration de Marie Ina Bergeron, 40 illustrations, biblio, glossaire, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Chemins de Lumière), envoi a.s.

La sagesse Primitive de la Chine, d'après le Yi-king, le Che-king et le Chouking – Le confucianisme : Confucius, d'après le Louen-yu, le Ta-hiue, le Tchong-yong, le Li-ki et le Hiao-king ; Mencius, d'après le Mong-tseu ; Mo-tseu, d'après le Mo-tseu – Le Taoïsme, d'après le Lao-tseu, le Tchouang-tseu, et le Lie-tseu.

HILAIRE (Yves-Marie).

La vie religieuse des populations du diocèse d'Arras, 1840-1914. (Thèse).

Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1976, 3 forts vol. gr. in-8°, xiv-1542-(44)-6 pp, pagination continue, texte dactylographié, 41 cartes et tableaux (dont 3 cartes dépliantes hors texte), copieuse bibliographie, index, brochés, qqs rares soulignures crayon, bon état

Thèse universitaire fondamentale et de première importance pour l'histoire sociale et religieuse de la région. A ne pas confondre avec la version abrégée en 2 volumes destinée au commerce publiée par l'Université de Lille en 1977. — I. Le diocèse d'Arras au milieu du XIXe siècle ; II. Le diocèse d'Arras de 1851 à 1891 ; III. Le diocèse d'Arras de 1892 à 1914. — "Ce travail monumental a été salué par les examinateurs, lors de sa présentation à titre de thèse de doctorat en Sorbonne, comme « une monographie diocésaine exemplaire » et « un modèle d'histoire sociologique ». L'auteur y prend en effet en considération, dans la perspective d'une « histoire totale » véritable, tous les facteurs qui influent en quelque manière sur la vie religieuse des populations : milieu géographique et vicissitudes politiques, évolution économique et développement culturel, encadrement d'institutions ecclésiastiques et personnalités épiscopales ou de leur entourage, physionomie du clergé et ses méthodes pastorales, aux diverses époques comme selon la diversité des régions, et enfin la multiplicité des manifestations ou des indices qui permettent d'approcher, autant que faire se peut, la vie religieuse intime des masses et des élites de toutes catégories, en situant celle-ci dans la globalité de la vie matérielle et morale..." (P. Droulers, Archivum Historiae Pontificiae, Vol. 16, 1978) — "Une thèse de doctorat d'État soutenue devant l'université de Lille où, de 1840 à 1914, c'est en fait toute la vie des habitants qui passe sous nos yeux : cadre économique, historique, démographique, politique, idéologique ; vie quotidienne, mœurs, mentalités sont décrits et analysés avec grand soin, et c'est au travers de toutes ces données que l'auteur se pose la question : pourquoi ce peuple resta-t-il chrétien ? Pour aborder cette longue tranche d'histoire, comprise entre le milieu du XIXe siècle et la Grande Guerre, l'auteur adopte un plan chronologique : 1840-1851, 1851-1891, 1891-1914..." (Bibliothèque de l'Ecole des chartes)

HUBY (Joseph).

Christus. Manuel d'Histoire des Religions. Edition considérablement augmentée.

P., Gabriel Beauchesne, 1916, in-12, xx-1318 pp, reproduction d'un tableau du Titien en frontispice (le Sauveur), biblio, index, reliure demi-chagrin noir, dos lisse orné en long, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), pt trace de mouillure ancienne en tête de la reliure, bon état

"Le temps est passé où l'histoire des religions était le trésor caché au fond d'une mystérieuse caverne, connue de quelques initiés..." (Avant-propos) — Table : L'étude des religions (Léonce de Grandmaison) ; La religion des temps préhistoriques (Amédée Bouyssonie) ; Les populations de culture inférieure (Mgr Alexandre Le Roy) ; La religion des anciens Mexicains (Camille Crivelli) ; La religion des Chinois (Léon Wieger) ; Les religions du Japon (Joseph Dahlmann) ; La religion des Perses avec une introduction sur la religion des Indo Européens (Albert Carnoy) ; Bouddhisme et religions de l'Inde (Louis de la Vallée Poussin) ; La religion des Grecs (Joseph Huby) ; La religion des Romains (Cyril Martindale) ; La religion des Celtes (John Mac Neill) ; La religion des anciens Germains (Ernest Böminghaus) ; La religion des Égyptiens (Alexis Mallon) ; La religion des Babyloniens et des Assyriens (Albert Condamin) ; L'Islam (Edmond Power) ; La religion d'Israël (Johannes Nikel) ; La religion chrétienne. 1. Le Nouveau Testament (Pierre Rousselot et Joseph Huby) ; 2. Le christianisme et l'âme antique (Pierre Rousselot et Joseph Huby) ; 3. Le christianisme du moyen âge (Pierre Rousselot et Joseph Huby) ; 4. Le christianisme de la Renaissance à la Révolution (Alexandre Brou et Pierre Rousselot) ; 5. La religion catholique au XIXe siècle, et au début du XXe (Léonce de Grandmaison et Pierre Rousselot) ; Index alphabétique.

IUNG (Nicolas).

Le magistère de l'Eglise.

Bloud et Gay, 1935, in-12, 191 pp, biblio, index, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

JAVARY (Cyrille J.-D.).

Les trois sagesses chinoises. Taoïsme, confucianisme, bouddhisme.

Albin Michel, 2010, in-8°, 248 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, marques au crayon en marges, bon état

Quelles sont les valeurs éthiques et spirituelles des Chinois, et en quoi peuvent-elles nous parler ? Les mots "dieu", "esprit", "immortalité" ont-ils pour eux le même sens qu'en Occident ? Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies, des sagesses ? A partir de sa connaissance intime de la Chine, Cyrille Javary, auteur d'une monumentale traduction du Yi Jing, nous introduit à la perception qu'ont les Chinois de leur univers spirituel et nous donne les clés pour l'appréhender. Du chamanisme archaïque mais toujours vivace aux cultes contemporains, tel celui de Mao, en passant par les enseignements de Laozi et de Confucius, il retrace avec clarté une histoire plurimillénaire de rivalités autant que de dialogues et d'influences. Surtout, il nous montre ce que ces sagesses ont d'universel.

KRICKEBERG (Walter), Hermann TRIMBORN, Werner MULLER, Otto ZERRIES.

Les Religions amérindiennes. Aztèques, Mayas, Incas, Indiens d'Amérique du Nord, Peuples archaïques d'Amérique du Sud et des Antilles.

Payot, 1962, in-8°, 474 pp, traduit de l'allemand, biblio, index, reliure pleine toile bleue, dos lisse, pièce de titre chagrin noir, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque historique, Coll. Les Religions de l'Humanité)

"Quatre savants allemands tiennent la gageure de nous présenter en un seul volume l'ensemble des religions de l'Amérique indienne. Chacun d'eux est l'auteur d'une des parties de l'ouvrage, ce qui signifie que nous avons en réalité quatre livres en un, de styles et de tons différents. M. Krickeberg s'attache à montrer les relations et le devenir des diverses civilisations et des diverses religions qui se sont succédé en Méso-Amérique avant la Conquête. On regrette tout spécialement que cette partie du livre, avec celle sur les grandes religions des Andes, présentée par M. Trimborn, ne soient pas illustrées, ce qui permettrait au lecteur de se représenter plus concrètement le monde de ces religions à la fois étonnamment raffinées et si extraordinairement cruelles. – Nous avons particulièrement goûté la troisième partie du livre, où M. Müller nous introduit dans la vie religieuse des Indiens d'Amérique du Nord. Parvenu à la conviction que son immense champ d'investigation comporte essentiellement quatre grands styles religieux, l'auteur, renonçant à être encyclopédique, choisit quelques exemples typiques et, à travers eux, nous permet d'imaginer et de vivre quelque chose de l'expérience religieuse considérée. – La quatrième partie, où M. Zerries nous présente les religions des peuples archaïques de l'Amérique du Sud et des Antilles, était peut-être la plus difficile à écrire, tant ce monde est divers et fragmenté. Le plan adopté, systématique, abordant un aspect de la religion par chapitre, ne manque pas de clarté. – Chaque partie du livre est suivie d'une abondante bibliographie et un index général permet d'utiliser comme ouvrage de travail cette œuvre dont l'énorme richesse de renseignements qu'elle contient laisse, à première lecture, presque aussi déconcerté qu'on le serait peut-être au contact matériel de la réalité décrite." (Pierre Gander, Revue de Théologie et de Philosophie, 1963)

LAMENNAIS (Abbé de).

L'imitation de Jésus-Christ. Traduction et réflexions à la fin de chaque chapitre par l'abbé F. de Lamennais. Nouvelle édition, ornée de dix gravures sur acier.

P., Garnier frères, 1875, in-4°, 660 pp, chaque page est encadrée d'un décor en sépia illustrant le texte, 10 gravures sur acier hors texte, reliure demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de caissons à froid et de fleurons dorés, tranches dorées. Belle édition et bel exemplaire à toutes marges en reliure d'époque

LANGER (Georg).

L'érotique de la Kabbale. Traduit de l'allemand et annoté par Maurice-Ruben Hayoun.

Solin, 1990, pt in-8°, 199 pp, introduction de Jacquy Chemouni, broché, bon état

Georg Mordekhaï Langer (1894-1943) est initié très jeune à la pensée hassidique, au mysticisme juif. A Prague, il connaît assez intimement Kafka à qui il enseigne l'hébreu. En 1923, il publie cette interprétation psychanalytique du hassidisme. La position de Langer est originale : il refuse le réductionnisme psychanalytique, sans rejeter les découvertes de Freud. Si la psychanalyse lui paraît un outil capital pour comprendre le judaïsme, il ne la considère pas comme une façon de traduire « l’unité du réel ». Reconnaître les pulsions sexuelles, le complexe d’Œdipe, la pulsion de mort, etc., au cœur du judaïsme et de l’histoire juive, n’implique pas un rejet de la croyance religieuse. Selon Langer, l’inconscient est la source de la révélation et les lois juives trouvent leur origine dans l’Éros, mais il n’en conclut pas, à l’instar de Freud et de la majorité de ses disciples, que la croyance est un leurre, un complexe infantile persistant, à la coloration névrotique. Le judaïsme n’a rien à « craindre » de la psychanalyse. Celle-ci ne peut qu’enrichir la compréhension de la « vérité » de la pensée juive. Pour Langer, les systèmes explicatifs juif et psychanalytique se complètent : chacun aborde la réalité sur des plans différents. C'est ainsi qu'adepte du hassidisme, Langer n'en continuera pas moins à publier régulièrement des écrits psychanalytiques dans la célèbre revue Imago que dirigeait Freud.

LAROCHE (Michel).

La papauté orthodoxe. Les origines historiques du papisme du Patriarcat de Constantinople et sa guerre ecclésiologique avec le Patriarcat de Moscou.

P., Editions Présence, 2004, in-8°, 290 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Dans cet ouvrage le Métropolite Michel Laroche aborde, avec une très grande liberté de parole, l'une des questions qui divisent aujourd'hui l'Eglise Orthodoxe : le papisme du Patriarcat de Constantinople. Il retrace pour nous les principales étapes de ce papisme au cours de la période turque de l'histoire de la Seconde Rome, avec la disparition, durant la même période, de nombreuses Eglises autocéphales, ainsi que de la soumission des patriarcats apostoliques historiques au siège de la Grande Eglise. Il nous explique comment ces Eglises ont toutes, avec l'effondrement de l'Empire Turc, autoproclamé leur autocéphalie au XIXe siècle et au début du XXe siècle, subissant en représailles, de la part du Patriarcat Œcuménique, l'excommunication. Très documenté, cet ouvrage d'érudition nous permet de mieux comprendre les racines historiques de la guerre ecclésiologique qui existe aujourd'hui entre le Patriarcat de Constantinople et le Patriarcat de Moscou à propos de deux visions antagonistes de l'Eglise Orthodoxe, et de l'avenir d'une Orthodoxie Occidentale organisée en une Eglise véritablement locale. — "Un ouvrage atypique bouleverse complètement, aujourd’hui, notre vison de l’Eglise Orthodoxe. Il s’agit de 'La papauté orthodoxe' du Métropolite Michel Laroche, théologien et auteur d’une dizaine d’ouvrages sur l’Eglise orthodoxe, qui nous révèle sans la langue feutrée habituelle des princes de l’Eglise, et preuves historiques à l’appui, qu’une véritable guerre ecclésiologique oppose le Patriarcat de Moscou au Patriarcat de Constantinople sur fond de controverse dogmatique concernant deux visions de l’Eglise, l’une qui selon l’Auteur serait « papiste » soutenue par le Patriarche œcuménique Bartholomée, et l’autre orthodoxe traditionnelle, et donc décentralisée, soutenue par le Patriarche Alexis II de Russie. Cette véritable guerre aurait pour objet le contrôle « ecclésiologique » de l’Union européenne. C’est, à notre connaissance, la première fois qu’un prélat de l’Eglise orthodoxe s’attaque aussi ouvertement au Patriarcat œcuménique qui a la primauté d’honneur dans l’Eglise orthodoxe. Derrière cette question religieuse à fond doctrinal, il semble également se dessiner deux conceptions géopolitiques de la vision du futur de l’Union européenne."

LAURENT (François).

La Philosophie du XVIIIe siècle et le Christianisme. Etudes sur l'histoire de l'humanité.

Genève, Slatkine Reprints, 1972, in-8°, 599 pp, reliure toile bleue éditeur, titre et filets dorés au dos, soulignures au crayon rouge, bon état (Réimpression de l'édition de Paris, 1866)

LAVEDAN (Henri).

Saint Vincent de Paul.

Tallandier, 1980, in-8°, 285 pp, 8 pl. de documents hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Figures de proue)

Par sa charité agissante, son amour des pauvres, son intransigeance doctrinale tempérée de bon sens et de respect de l'autre, par sa sainteté personnelle et la fécondité et la pérennité des oeuvres qu'il fonda, saint Vincent de Paul (1581-1660) demeure le symbole du clergé de la Contre-Réforme et reste de loin l'une des figures religieuses les plus populaires de tous les temps.

LE BRAS (Gabriel).

Etudes de sociologie religieuse. Tome I. Sociologie de la pratique religieuse dans les campagnes françaises. Tome II. De la morphologie à la typologie.

PUF, 1955-1956, 2 vol. in-8°, xix-819 pp, pagination continue, 2 cartes dépliantes hors texte, biblio, brochés, bon état, envoi a.s. (Bibliothèque de sociologie contemporaine)

"Ces deux livres sont la somme de vingt-cinq ans de travaux. Echelonnée sur un quart de siècle, l'oeuvre de M. Le Bras était éparse en plus de soixante articles, en plusieurs revues, de consultation difficile. Aussi quelques disciples ont pris l'heureuse initiative de les réunir en une synthèse harmonieuse. Dans le premier volume ont été rassemblées les études relatives à la pratique religieuse dans la France rurale, avec reproduction de la carte des diocèses de M. le chanoine Boulard et d'une carte analogue du protestantisme français. Le second vise à classifier les formes de la société catholique en France et dans le monde et nous fait accéder, comme son titre l'indique, de la morphologie à la typologie. (...) Une telle synthèse se prête mal à une recension détaillée, en raison de sa richesse même. Mentionnons du moins quelques titres suggestifs, parmi ceux du tome I : L'obligation juridique de pratiquer la religion chrétienne au dernier siècle de l'Ancien Régime ; Le contrôle canonique de la vie chrétienne dans le diocèse d'Auxerre sous Louis XIV ; Le diocèse d'Orléans sous le Second Empire ; La vitalité religieuse de la Bretagne depuis les origines jusqu'à nos jours ; L'histoire des croix rurales ; Les transformations religieuses des campagnes françaises depuis la fin du XVIIe siècle. (...) On trouve aussi dans ces deux livres un certain nombre d'annexes également précieuses..." (Louis Guizard, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1956)

[LE BRAS, Gabriel] - Collectif.

Études d'histoire du droit canonique dédiées à Gabriel Le Bras.

Sirey, 1965, 2 vol. gr. in-8°, xxxix-1491 pp, pagination continue, un portrait en frontispice, bibliographie des travaux de G. Le Bras, brochés, bon état

102 contributions — "Par leur ampleur, par l'intérêt des contributions et la qualité des auteurs qui les ont signées, ces deux forts volumes sont dignes du doyen Le Bras, dont il n'y a pas à rappeler la place hors pair dans les études d'histoire du droit et des institutions ecclésiastiques et le rôle d'initiateur dans le domaine de la démographie religieuse. On trouve rarement des Mélanges aussi riches de contenu. Il ne faudrait pas se laisser abuser par un titre qui semble ne recouvrir que des questions particulières de droit canonique, alors que beaucoup d'articles intéressent en fait l'histoire générale de l'Église. Nous nous bornons à donner quelques exemples dans l'impossibilité où nous sommes de résumer cent deux contributions et même simplement d'en énumérer les titres. Plusieurs documents sont édités ici pour la première fois. Signalons parmi eux une liste latine des désaccords entre canonistes et théologiens, accompagnée d'un commentaire érudit du P. Y. Cougar qui en fait ressortir l'intérêt pour l'histoire de la théologie sacramentaire. En ce qui concerne l'Église ancienne, J. Dauvillier souligne les différences entre les institutions de la communauté de Oumran et celles du christianisme primitif ; R. Metz précise les limites de l'intervention de l'empereur Théodose au Concile de Constantinople de 381 ; B. Blumenkranz recherche les sources du canon 12 du Concile de Vannes de 465 interdisant les repas avec les Juifs ; et nous n'aurons garde d'omettre, bien qu'il traite d'un sujet profane, l'article de M. Edgar Faure commentant saint Ambroise à propos de l'expulsion des pérégrins de Rome. – Pour l'époque carolingienne, L. R. Ménager examine la démographie des grands domaines ecclésiastiques et prouve que l'esclavage y persistait à grande échelle (20 000 esclaves sur les terres des abbayes d'Alcuin). – Pour comprendre la conception classique du pouvoir pontifical, on aura profit à lire les remarques pertinentes de P. Legendre sur l'Utrumque Jus et ce que disent de la notion de princeps Mme Boulet- Sautel d'une part, R. Feenstra de l'autre. – Répression des hérétiques et Inquisition : articles excellents de Ph., Delhaye sur le principe d'origine augustinienne qu'« en fait d'hérésie l'excuse de la bonne foi ne joue pas » ; et de H. Maisonneuve sur l'interprétation abusive qu'Innocent III a faite du droit romain dans sa fameuse décrétale Vergentis instituant l'Inquisition, et sur les efforts inutiles tentés par quelques canonistes, en particulier par l'Hostiensis, pour tempérer ces excès. (...) Il faudrait continuer dans l'époque moderne, mais la place nous manque. Nous voulions seulement inciter les historiens à ouvrir ce recueil, qui saura les retenir par lui-même." (P. Nautin, Revue de l'histoire des religions, 1968) — "Un monument" (Jacques Le Goff, Annales, 1966)

LECOMTE (Bernard).

Jean-Paul II.

Gallimard, 2003, fort in-8°, 637 pp, 59 photos sur 32 pl. hors texte, chronologie, biblio, glossaire, index, broché, couv. illustrée, bon état

Jean-Paul II restera le dernier "géant" de notre époque. Au cours d'un pontificat exceptionnellement long, le premier pape polonais de l'Histoire aura joué un rôle à la fois majeur et contradictoire. D'une part, contre toutes les modes, il a obstinément défendu la tradition, la liturgie, le dogme de l'Église catholique, ce qui lui vaut parfois une image conservatrice, voire réactionnaire, notamment sur le plan moral. Mais à l'aube du IIIe millénaire de l'ère chrétienne, il a surtout modernisé et "mondialisé" cette Église d'un milliard de fidèles ; il a replacé l'Homme, sa dignité et sa responsabilité, au centre du message évangélique contemporain ; sur le plan politique, il fut un des principaux acteurs de la chute du communisme en Europe et n'a cessé de se battre pour la paix et les droits de l'homme ; il a effectué quelque cent voyages apostoliques, souvent spectaculaires, y compris dans le monde musulman ; il a multiplié les rassemblements de jeunes, même dans les sociétés les plus déchristianisées comme la France ; il a spectaculairement dénoncé les fautes passées de l'Église, et a contribué à la réconcilier avec le monde juif. Qui est donc le vrai Jean-Paul II ? Élu pape le 16 octobre 1978 à l'âge de cinquante-huit ans, Karol Wojtyla avait été tour à tour comédien, poète, journaliste, aumônier, philosophe, professeur et archevêque dans une Pologne victime successivement du nazisme et du communisme. Ce passé riche et contrasté, qui a demandé à l'auteur plusieurs années d'enquête, éclaire la personnalité et l'oeuvre d'un pape hors du commun.

LEMAN (A.).

L'Eglise dans les temps modernes.

Bloud et Gay, 1928, in-12, 199 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses). Edition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael

La Renaissance (1447-1517) ; La révolution protestante (1517-1563) ; La restauration catholique (1563-1648) ; Les origines et les progrès de l'incrédulité moderne (1648-1789).

LEMAN (Auguste).

L'Eglise dans les temps modernes.

Bloud et Gay, 1928, in-12, 199 pp, biblio, reliure demi-basane vert foncé, dos lisse avec fleuron et filet doré en queue, pièce de titre chagrin carmin, couv. conservée (rel. de l'époque), dos uniformément passé, C. de bibl., bon état (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

La Renaissance (1447-1517) ; La révolution protestante (1517-1563) ; La restauration catholique (1563-1648) ; Les origines et les progrès de l'incrédulité moderne (1648-1789).

LENOIR (Frédéric) et Ysé T. MASQUELIER (dir.).

Encyclopédie des Religions.

P., Bayard, 1997, 2 forts vol. in-4°, xxi-2469 pp, pagination continue, très nombreuses cartes et illustrations, texte sur deux colonnes, 4 index (noms, grands textes, mythes, thématique), reliures toile gris clair de l'éditeur sous jaquettes illustrées, bon état. A l'état de neuf (prix neuf en 1997 : 151 euros)

LEVILLAIN (Ph.) et François-Charles UGINET.

Le Vatican ou les frontières de la grâce.

Calmann-Lévy, 1984, in-8°, 266 pp, un plan de la Cité du Vatican, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

"Les auteurs sont deux universitaires, historiens, qui, à l'occasion de leurs fonctions à l'Ecole Française de Rome en particulier et, pour l'un d'eux, du Concile, y ont pris le sens et le goût de la romanité, si loin de notre mentalité gallicane. C'est à communiquer ce goût, tout au moins ce sens, qu'ils s'efforcent en deux cents pages dont il est plus facile de reconnaître les ingrédients que de donner la recette. Si donc vous voulez suivre le guide sans vous perdre, déposez votre esprit cartésien et votre goût classique, familiarisez-vous avec le style baroque. (...) Le visiteur curieux que vous étiez se sent insensiblement devenir un intime, un habitué, toujours là au bon moment, commensal du pape, financier du Vatican, prélat de Curie, conservateur de musée, maître des cérémonies, etc..." (Emile Poulat, Archives des sciences sociales des religions, 1984)

LHOMOND (Abbé Charles-Francois).

Histoire abrégée de la religion avant la venue de Jésus-Christ, ou l'on expose les Promesses que Dieu a faites d'un Rédempteur, les Figures qui l'ont représenté, les Prophéties qui l'ont annoncé et la suite des Evénemens temporels qui lui ont préparé les voies ; et où l'on démontre l'antiquité et la divinité de la Religion chrétienne.

Lyon, Vve Buynand, 1815, in-12, xii-468 pp, reliure plein veau naturel, dos lisse orné, pièce de titre basane carmin, encadrement à froid sur les plats (rel. de l'époque), coiffes refaites, bon état

LINSSEN (Robert).

Essais sur le Bouddhisme en général et sur le Zen en particulier. Préface du docteur Roger Godel. Notes du Professeur Masson-Oursel et de Mme A. David-Neel.

P., La Colombe, 1960, gr. in-8°, 398 pp, 4 pl. de photos hors texte, figures, carte, broché, bon état

Nouvelle édition d'un ouvrage paru en 1954. L'auteur se base sur le fameux Zen, en lequel il voit l'essence même et le couronnement du Bouddhisme, pour fonder son système philosophique personnel, qu'il baptise « matérialisme spirituel » et qui s'apparente au panthéisme. L'ouvrage étudie en particulier les relations du Bouddhisme avec les sciences modernes.

LIN YU TANG.

Du paganisme au christianisme.

Denoël, 1961, in-8°, 303 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Traduction française du livre “From Pagan to Christian” de l'écrivain chinois Lin Yutang. Dans cet ouvrage, Lin Yutang, fils de pasteur presbytérien, élevé dans la foi chrétienne et dans un milieu pro-occidental, raconte son itinéraire spirituel. Il rejettera tout d'abord le christianisme à la faveur de ses études à Pékin pendant lesquelles il découvrira une culture chinoise qu'il avait relativement méconnue jusque là, à l'exception des écrits de Confucius enseignés par son père. Ce livre est également l'occasion pour Lin Yutang de présenter les trois grands systèmes de pensée de la Chine : le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Ces chapitres sont agrémentés de nombreux extraits des textes classiques. Dans les derniers chapitres il raconte son retour à la foi chrétienne.

[Livre de prières].

Nouveau Paroissien Complet divisé en quatre parties et en cinq volumes.

P., H. Perret, éditeur, 1889, 5 forts vol. in-12, 1343, 1381, 1336, 1526 et 1522 pp, 15 gravures hors texte sous serpentes (dont les 5 frontispices), table méthodique dans chaque volume, reliures souples plein chagrin marron, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tranches rouges (rel. de l'époque), 3 feuillets de table réparés au dernier volume (pp. 1513-1518), bon état

Jolie édition imprimée en grands caractères. Première partie : Du Ier Dimanche de l'Avent jusqu'à la Septuagésime ; Deuxième partie, 1er volume : De la Septuagésime jusqu'au Dimanche des Rameaux ; Deuxième partie, IIe volume : Quinzaine de Pâques ; Troisième partie : Du IIe Dimanche après Pâques jusqu'au Xe Dimanche après la Pentecôte ; Quatrième partie : Du Xe Dimanche après la Pentecôte jusqu'au Ier Dimanche de l'Avent.

LOEW (Jacques) et Michel MESLIN (dir.).

Histoire de l'Eglise par elle-même.

Fayard, 1978, fort gr. in-8°, 679 pp, 15 cartes, biblio, glossaire; notices biographiques des auteurs cités, repères chronologiques, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Prix Halphen de l'Académie française 1979)

"Incroyant, converti, dominicain, le P. Loew s'est trouvé, en 1941, à la fondation d'Economie et Humanisme, et l'un des premiers prêtres-ouvriers. Ce livre est une anthologie de textes introduits par des spécialistes. Les vingt siècles chrétiens sont découpés classiquement en quatre périodes : ancienne (Michel Meslin), médiévale (Nicole Bériou), moderne (Guy Bédouelle), contemporaine (Pierre Pierrard), chacune ordonnée selon sept thèmes : l'Eglise-communauté, connaissance de Dieu, expérience chrétienne, culte et dévotions, Eglise et charité, missions chrétiennes, Eglise et Etat. Une cinquième période évoque l'Eglise de Vatican II et s'achève sur le Testament de Paul VI (Jacques Loew)..." (Emile Poulat, Archives des sciences sociales des religions, 1979)

LOEW (Jacques) et Michel MESLIN (dir.).

Histoire de l'Eglise par elle-même.

Fayard, 1978, fort gr. in-8°, 679 pp, 15 cartes, biblio, glossaire; notices biographiques des auteurs cités, repères chronologiques, index, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état (Prix Halphen de l'Académie française 1979)

"Incroyant, converti, dominicain, le P. Loew s'est trouvé, en 1941, à la fondation d'Economie et Humanisme, et l'un des premiers prêtres-ouvriers. Ce livre est une anthologie de textes introduits par des spécialistes. Les vingt siècles chrétiens sont découpés classiquement en quatre périodes : ancienne (Michel Meslin), médiévale (Nicole Bériou), moderne (Guy Bédouelle), contemporaine (Pierre Pierrard), chacune ordonnée selon sept thèmes : l'Eglise-communauté, connaissance de Dieu, expérience chrétienne, culte et dévotions, Eglise et charité, missions chrétiennes, Eglise et Etat. Une cinquième période évoque l'Eglise de Vatican II et s'achève sur le Testament de Paul VI (Jacques Loew)..." (Emile Poulat, Archives des sciences sociales des religions, 1979)

MAGNIN (E.).

L'Eglise enseignée. La discipline du clergé et des fidèles.

Bloud et Gay, 1928, in-12, 192 pp, biblio, C. de bibl. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

MAGNIN (E.).

L'Eglise enseignée. La discipline du clergé et des fidèles.

Bloud et Gay, 1928, in-12, 192 pp, biblio, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

MAGNIN (E.).

L'Etat. Conception païenne, conception chrétienne.

Bloud et Gay, 1931, in-12, 163 pp, biblio, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)

MALHERBE (Michel).

Les Religions de l'humanité.

P., Critérion, 1992, gr. in-8°, 655 pp, biblio, couv. illustrée, bon état

Cette véritable "encyclopédie des religions", fait aujourd'hui référence. Dans un style alerte et clair, Michel Malherbe aborde les problématiques fondamentales : la place de l'Homme dans le monde, l'essence et l'avenir des grandes religions, leurs points d'accord et de divergence, la place des religions dans la société...

MARC LE DIACRE.

Vie de Porphyre, évêque de Gaza. Texte établi, traduit et commenté par Henri Grégoire et M.-A. Kugener.

Les Belles Lettres, 1930, in-8°, cxi-154 pp, texte grec et traduction française en regard, index, broché, bon état (Coll. Byzantine)

Henri Grégoire démontre que la "Vie de Porphyre", considéré pendant longtemps comme authentique, est un texte remanié et un plagiat (pour le prologue) emprunté à Théodoret, évêque de Cyr. Toutefois, l'auteur n'a pas tout inventé. On ne peut contester l'existence d'un évêque de Gaza du nom de Porphyre et le Marnéion (Temple de Marnas) est bien attesté par ailleurs. Tout ce qui est dit des temples païens et des débuts du christianisme à Gaza est certainement authentique et du plus haut intérêt. — "Voici une édition qui fera date. Elle offre, établi d'une façon définitive, un des textes les plus intéressants et les plus importants sur la cour byzantine à l'époque d'Arcadius, d'Eudoxie et de saint Jean Chrysostome et sur les suprêmes épisodes de la lutte entre le paganisme mourant et le christianisme triomphant. Une très longue Introduction (elle comprend 112 pages, y compris l'indication des Sigles) ouvre le volume. (...) La traduction fourmille de trouvailles heureuses ; elle est aisée, très élégante et très vivante." (R. Guilland, Revue des Études Grecques, 1931)

MARSTON (Charles).

La Bible a dit vrai.

Plon, 1958, pt in-8°, 335 pp, 59 illustrations hors texte, 62 ill. et 6 cartes dans le texte, biblio, index, reliure souple éditeur, bon état

MASSILLON (Jean-Baptiste).

Petit Carême, sermons et morceaux choisis de Massillon, précédés de son éloge.

P., Firmin Didot, 1858, in-12, 653 pp, un portrait gravé en frontispice, pleine reliure chagrin carmin, dos lisse avec titres et caissons dorés très ornés, décor à froid et encadrement doré sur les plats, fer du lycée impérial Napoléon au 1er plat, tranches dorées (rel. de l'époque), coins émoussés, exemplaire très bien relié, bon état

Par Jean-Baptiste Massillon (1663-1742), oratorien, professeur, prédicateur célèbre, il fut évêque de Clermont et prononça des sermons qu’il réunit sous le titre de Petit Carême, des panégyriques et des oraisons funèbres, dont la plus connue est celle de Louis XIV. Il remplaça, le 29 décembre 1718, à l’Académie française l’abbé de Louvois et fut reçu le 23 février 1719 par l’abbé de Fleury. Ses discours ne furent publiés qu’après sa mort.

MEHL (Roger).

Traité de sociologie du protestantisme.

Delachaux et Niestlé, 1966, in-8°, 283 pp,

MERVIN (Sabrina)(dir.).

Les mondes chiites et l'Iran.

P., Karthala et Beyrouth, IFPO, 2007, gr. in-8°, 484 pp, 8 pl. de photos en couleurs hors texte, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, bon état (Coll. Hommes et sociétés)

Depuis l'invasion de l'Irak, l'actualité proche-orientale a propulsé sur la scène médiatique un chiisme dont la "montée", signalée comme une donnée géopolitique majeure au Moyen-Orient, est parfois appréhendée comme un nouveau "péril", en Occident et par certains régimes arabes. C'est ce contexte qui a popularisé l'expression de "croissant chiite" pour désigner et souvent stigmatiser, de l'Afghanistan au Liban, une série de zones chiites, articulées autour de l'Iran et susceptibles de former un bloc servant les intérêts de la République islamique d'Iran. A l'encontre de ce "croissant chiite", ce livre présente les "mondes chiites", au pluriel, dans toute leur complexité. De l'Afrique à la Chine, sans compter les diasporas, on trouve des groupes chiites duodécimains souvent minoritaires, parfois majoritaires. Par sa position géographique et son rôle dans l'histoire, l'Iran est au centre de ces mondes chiites, mais que signifie et que recouvre vraiment cette centralité ? Ce livre réunit des spécialistes des aires géographiques concernées. Il offre un parcours au cœur de ces contextes multiples, où être chiite ne correspond jamais exactement à une même réalité sociale et culturelle, malgré des références communes, doctrinales et politiques. L'exportation de la révolution, qui fut longtemps le paradigme de l'influence iranienne sur les mondes chiites, a fait son temps, même si dans certains cas, tel celui du Hezbollah libanais, son héritage est évident. Quel rôle joue réellement l'Iran dans les chiismes en construction, à Istanbul, Bakou, Boukhara et Tachkent, ou encore chez les chiites de Dakar ?. Le "modèle iranien" n'est plus seulement, et, parfois plus du tout, celui d'un islam politique révolutionnaire. Du clerc rebelle Muqtadâ al-Sadr en Irak aux écoles religieuses où étudient de jeunes Pakistanaises, l'influence iranienne se décline sous de multiples formes. Pour les mondes chiites, l'Iran reste un formidable laboratoire d'idées.

MIGOT (André).

Le Bouddha.

Club Français du Livre, 1959, in-8°, 302 pp, 4 illustrations à pleine page, biblio, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Bien complet des deux dépliants volants (l'un comprenant 3 cartes, l'autre un Tableau chronologique comparatif)

Destinée captivante que celle du Bouddhisme, né sous la forme d'un schisme de l'Hindouisme, et devenu – avec le Christianisme et l'Islam – l'une des trois grandes religions du monde ; Enrichi par des affrontements idéologiques dus à son expansion rapide hors des frontières de l'Inde, le Bouddhisme a fermenté et bouleversé toute la pensée orientale. A la source de ce foisonnement d'idées : un homme – en qui certains on vu un Dieu –, le Bouddha. Posant un regard clairvoyant et révélateur sur la souffrance universelle, le Bouddha a vécu et prêché le détachement, la tolérance et l'indifférence aux contingences matérielles, dans le but de délivrer l'homme du cycle infernal de la transmigration et de le guider vers l'harmonie parfait du Nirvana. André Migot fait bien plus ici que nous raconter la vie du Bouddha et nous décrire sa pensée. Il révèle à notre rationalisme occidental le rayonnement d'un prophète immortel et amène le lecteur, même le plus critique, à s'intéresser aux différents aspects de la sagesse bouddhique.