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AHBAR AS-SIN WA L-HIND.

Relation de la Chine et de l'Inde, rédigée en 851. Texte établi, traduit et commenté par Jean Sauvaget.

Les Belles Lettres, 1948, pt in-4°, xlv-81 pp, texte arabe et traduction française en regard, nombreuses notes et explications, 2 cartes hors texte, index, broché, pt accroc au bas du dos, bon état (Coll. arabe)

Traduction d'un manuscrit acheté en 1673 à Alep pour la bibliothèque Colbert, et appartenant aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. La “Relation de la Chine et de l'Inde” est une compilation de récits de marchands arabes écrite vers 850, dont un certain Soleiman. Route maritime vers l'Extrême-Orient, vision des pays traversés, de leur population, relations que les marchands entretenaient avec eux, et règles à suivre concernant le commerce, mœurs et coutumes des Chinois, divisions politiques de l'Inde, mœurs des Hindous, informations diverses sur la Chine et sur l'Inde... Une source historique essentielle et très intéressante

ALLEG (Henri).

Le Siècle du dragon. Un reportage et quelques réflexions sur la Chine d'aujourd'hui et (peut-être) de demain.

Le Temps des Cerises, 1994, in-8°, 261 pp, 8 pl. de photos hors texte, 6 dessins, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

Amnesty international.

L'Emprisonnement politique en République populaire de Chine.

EFAI, 1981, in-8°, 235 pp, 6 illustrations, plans et tableaux, une carte, index, broché, bon état

[Atlas] – SANJUAN (Thierry).

Atlas de la Chine. Un monde sous tension.

Autrement, 2012, gr. in-8°, 96 pp, nouvelle édition augmentée, nombreuses cartes en couleurs (cartographie : Madeleine Benoît-Guyod), repères, chronologies, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Plus de 120 cartes et infographies pour découvrir le nouveau visage social, économique et politique de la Chine. – Les formidables mutations de la société s'accélèrent : consommation, tourisme, aspirations et revendications nouvelles... – Un géant qui rivalise avec les grandes puissances mondiales. – Les grands enjeux d'avenir en cartes : crises environnementales, transport, santé et vieillissement. – Dans cette nouvelle édition entièrement mise à jour, Thierry Sanjuan souligne à quel point la Chine, à l'écart de la classique suprématie occidentale, invente son propre modèle de puissance développée.

AUBERT (C.), Y. Chevrier, J.-L. Domenach, Hua C.-M., R. Lew, W. Zafanolli.

La Société chinoise après Mao. Entre autorité et modernité.

Fayard, 1986, gr. in-8°, 339 pp, biblio, broché, bon état (Coll. L'espace du politique). 6 études érudites

BALLANDE (Henri).

Midship en Chine (1922-1928).

France-Empire, 1977, pt in-8°, 285 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

L'auteur, futur amiral, fut midship sur le croiseur Jules-Ferry, et fit deux campagnes en Chine de 1922 à 1928. Intéressant témoignage non dénué d'humour sur le climat des légations en Chine et sur le Japon. — "Ma première visite fut pour la Malicieuse, canonnière détachée par l'Indochine sur le Sikiang en attendant l'entrée en service prochaine de l'Argus et de la Vigilante en cours de montage à HongKong, où on les avait amenées de France par tronçons, sur des navires de charge. Ces petits navires avaient mission de faire respecter le pavillon français sur les trois rivières de Canton et de protéger notre concession. (...) Notre concession occupait, avec celle du Royaume Uni, la petite île de Shameen, proche du quartier commerçant, dont elle était séparée par un canal d'une douzaine de mètres, encombré de sampans où vivaient des centaines de familles chinoises. La nuit, aucun chinois n'était admis dans l'île, à l'exception des domestiques, et l'on évacuait les sampans. Mais, la véritable protection reposant sur les canonnières françaises, britanniques et américaines embossées dans le fleuve, tenant Shameen, la ville chinoise et les ponts, sous le feu de leur artillerie."

BARBIZET-LEMONNIER (Laure).

La Collection de gravures sur bois chinoises du Musee des Deux Guerres Mondiales 1937-1948.

Musee des Deux Guerres Mondiales (BDIC), 1981, in-4°, vi-42 pp, édition reprographiée, 43 reproductions de gravures sur bois, une carte de l'itinéraire des graveurs (1930-1946), repères chronologiques, broché, couv. illustrée, surlignures stabilo sur 3 lignes de la page iv, bon état

Catalogue raisonné réalisé à l'occasion de l'exposition “La gravure chinoise, arme politique. 1937-1949”, présentée du 6 mai au 28 juin 1981 au Musee des Deux Guerres Mondiales. Le Musee possède une collection de bois gravés chinois des années 1931 à 1949, objet de l'exposition. Ces estampes en noir et blanc, au graphisme inspiré de l'expressionisme allemand, témoignent de la prise de conscience sociale et nationale des artistes chinois, qui, délaissent la peinture classique, se lancent par le biais de ces images-tracts dans la lutte politique contre le régime du Guomindang et contre l'envahisseur japonais.

BARD (Emile).

Les Chinois chez eux.

Armand Colin, 1904, in-12, 340 pp, 20 photos sur 12 pl. hors texte, broché, bon état

Etude sociologique. Commerçant, ayant exercé son activité de longues années en Chine, l'auteur, qui présidait le conseil d’administration de la concession française de Shanghai, évoque ses souvenirs dans des pages précises et argumentées. La politesse chinoise, le dédain de la sincèrité et de la précision, le mépris du temps, la femme chinoise, le culte des ancêtres, les superstitions, la monnaie en Chine, la justice chinoise, etc. — "Je crois que c'est la première fois qu'un commerçant écrit sur la Chine, au moins dans notre langue. À un moment où ce vaste empire retient l'attention du monde civilisé, qui le considère volontiers comme un pays fabuleux, je crois que l'œuvre de vulgarisation que je présente au lecteur offrira quelque intérêt. J'ai vu la Chine et les Chinois avec les yeux d'un homme d'affaires, et j'ai évité, dans la mesure du possible, de tomber dans l'optimisme exagéré de certains auteurs de livres sur la Chine : globe-trotters ou missionnaires, de même que j'ai essayé de ne pas obéir à l'esprit de dénigrement systématique habituel à la plupart des Européens, lorsqu'on leur parle des Chinois. Certaines de leurs coutumes, en opposition avec les nôtres, nous heurtent et nous froissent, mais combien de défauts que nous leur reprochons amèrement se retrouvent chez les peuples d'Europe les plus orgueilleux de leur civilisation : « Tout le monde est fait comme notre famille »... On reproche beaucoup de choses aux Chinois, entre autres leur ruse et leur duplicité. En sont-ils plus pourvus que le madré paysan d'Europe ? En y regardant de près, on pourrait pousser la comparaison assez loin." (Préface)

BASTID-BRUGUIÈRE (Marianne)(dir.).

Une autre émergence ? Puissance technique et ressorts culturels en Inde et Chine.

P., Hermann, 2014, in-8°, 151 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Débat public )

L'émergence de la Chine et de l'Inde depuis vingt ans n'est-elle qu'une émergence économique ? Derrière l'élan continu de la croissance économique, n'y a-t-il pas des ressorts internes, encore trop méconnus ? Dans quel état d'esprit les populations y vivent-elles le bouleversement des modes de vie ? Quelles expressions les changements en cours trouvent-ils dans les représentations, les sentiments, l'imaginaire des habitants ? Avec quels espoirs et quelles ambitions ? De la créativité technique à la création littéraire, cet ouvrage explore les forces humaines mobilisées par les deux grandes puissances asiatiques du XXIe siècle et recherche la dynamique profonde de leur émergence.

BASTID (Marianne).

Aspects de la réforme de l'enseignement en Chine au début du 20e siècle d'après les écrits de Zhang Jian. (Thèse).

Paris-La Haye, Mouton, 1971, in-8°, ix-321 pp, 2 cartes, biblio, index, broché, bon état, envoi a.s. Rare (Publications de la faculté des lettres et sciences humaines de Paris-Sorbonne)

BEAUVOIR (Comte de).

Voyage autour du monde : Australie - Java, Siam, Canton - Pékin, Yeddo, San Francisco.

Plon, 1871-1872, 3 vol. in-12, iv-363, 451 et 359 pp, 7 cartes en couleurs (dont 3 dépliantes) et 41 gravures-photographies hors texte, reliures demi-basane carmin, dos à 4 faux-nerfs soulignés à froid, caissons à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), fers dorés du Lycée du Havre aux 1er plats, coiffes lég. frottées, une carte en partie détachée, bon état

Trilogie complète, ornée de nombreuses illustrations hors texte et de cartes repliées. Le 9 avril 1866, partis de Londres, le comte Ludovic de Beauvoir (1846-1929) et son ami d’enfance le duc de Penthièvre entreprennent un voyage autour du monde. Ils explorent l’Australie, Java, Siam, Canton, Pékin, Yeddo (Tokyo) et San Francisco. À leur retour en 1867, Ludovic de Beauvoir publie les deux premiers volumes de sa relation de voyage : Australie et Java, Siam, Canton ; elle reçoit un énorme succès. Il y relate leur arrivée à Melbourne, leurs voyages à Victoria, en Tasmanie et en Nouvelle-Galles du Sud. Ludovic de Beauvoir donne des indications sur les mines d’or de Victoria, autour de Ballarat et Bendigo. La partie consacrée à l’Asie du Sud-Est décrit la vie à Java, les grandes chasses au crocodile et au rhinocéros, le luxe inouï de la vie à la cour des princes javanais. Au Siam, le comte de Beauvoir est témoin d’étranges cérémonies, notamment les rites d’incinération du roi. Après un bref séjour à Hong-Kong, il se rend à Macao, véritable port d’expédition d’esclaves vers le nouveau monde qui suscite en lui indignation et compassion. En 1870-71, Beauvoir combat dans la guerre franco-prussienne, avant d’être décoré de la Légion d’honneur. Il entre au ministère des Affaires étrangères. En 1872, il publie le troisième volume du Voyage autour du monde : Pékin, Yeddo, San Francisco. De Pékin à la grande muraille, et au pays du Soleil-Levant, Ludovic de Beauvoir offre une foule de détails insolites sur ces deux pays d’extrême Asie. S’ensuivent la traversée du Pacifique et l’arrivée dans le Nouveau-Monde.

BENOIST (Marc).

Courbet, marin légendaire.

Editions des Loisirs, s.d. (1946), in-12, 189 pp, broché, couv. illustrée d'un portrait de Courbet, bon état (Coll. L'âme de la France)

BERTRAND (Gabrielle).

Seule dans l'Asie troublée, Mandchoukuo-Mongolie, 1936-1937.

Plon, 1952, in-8°, 312 pp, préface de Louis Audouin-Dubreuil, 23 gravures hors texte et une carte dépliante, broché, couv. illustrée, bon état

"Avant-guerre, en Allemagne, Gabrielle Bertand avait eu, très jeune, le privilège de servir de secrétaire à Albert Einstein. Devenue journaliste, elle avait sillonné pendant cinq ans l'Indochine, l'Indonésie, le Japon et la Chine, pour le compte du “Petit Parisien” et de “l'Intransigeant”. Côtoyant officiels civils et militaires, brigands, trafiquants d'armes, et s'aventurant seule jusque dans les lamasseries perdues du désert de Gobi, elle rapporta, outre ses reportages, la matière de plusieurs livres qui en avaient fait une spécialiste de la géopolitique asiatique de l'avant-guerre." (Marcel Cohen)

BIANCO (Lucien).

La récidive. Révolution russe, révolution chinoise.

Gallimard, 2014, in-8°, 517 pp, annexes, sources, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires)

L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à sa révolution qu'à la révolution russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a été une copie conforme de l'autre, jusqu'à ce que Mao prenne conscience moins des vices du modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde. Mais au lieu de corriger le modèle, Mao a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. A la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant de 1958 est une réplique aggravée du Grand Tournant soviétique de 1929, conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. C'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure depuis et grâce à la mort de Mao. L'étude comparative inédite de Lucien Bianco fait ressortir les similitudes : toute-puissance de la bureaucratie, surexploitation de la paysannerie, qui provoque les deux plus grandes famines du XXe siècle, mise au pas des écrivains et des artistes, répression, camps. La comparaison Staline-Mao qui couronne le tableau conduit l'auteur à remonter jusqu'à Lénine et à faire sien le constat d'un historien chinois : «Autant que possible, le mieux est d'éviter de recourir aux révolutions.»

BIANCO (Lucien).

Les Origines de la Révolution chinoise (1915-1949).

Gallimard, 1967, in-12, 384 pp, 3 cartes, tableaux chronologiques, notices biographiques, biblio (Coll. Idées)

BILLETER (Térence).

L'Empereur jaune. Une tradition politique chinoise. (Thèse).

Les Indes savantes, 2007, gr. in-8°, 549 pp, 12 pl. de photos en couleurs hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Cet ouvrage étudie la propagande nationaliste du régime de Pékin depuis le lancement de la politique de réforme en 1979, et plus particulièrement depuis la répression du mouvement étudiant de 1989. A travers l'étude d'un symbole particulier – la figure de l'Empereur jaune – cette recherche montre comment le PCC tente de se légitimer à l'heure où son pouvoir est érodé par l'ouverture du pays, la mondialisation de l'économie et, les bouleversements sociaux. Construisant un contre-modèle de modernité à opposer aux tenants des droits de l'homme et de la démocratie, le PCC élabore un discours de légitimation cohérent quoique flou destiné à rallier la nouvelle base sociale du pouvoir chinois : la bourgeoisie urbaine émergente. Mais au-delà d'une réinvention nationaliste de la tradition somme toute assez classique, cette recherche permet également d'avoir accès à certaines représentations fondamentales du politique en Chine. En remontant aux origines du symbole, elle montre que la figure de l'Empereur jaune n'a pas été choisie par hasard par les idéologues du régime, mais bien au contraire avec la volonté de capitaliser sur une symbolique ancienne qu'il importe de connaître pour comprendre la nature du politique dans la Chine contemporaine.

BOUCHOT (Jean).

L'impérialisme soviet en Chine. Son histoire, son état présent, ses tendances.

dans le Correspondant, 1925, gr. in-8°, 25 pp, broché, dos abîmé, état correct

On trouve dans le même numéro des articles sur l'abbé Rousselot et la phonétique expérimentale (Robert de Souza, 26 pp) ; M. Guignebert en cinquième (féroce article critique de Jean Guitton sur le chapitre consacré aux premiers temps du christianisme par Ch. Guignebert dans un manuel scolaire destiné aux éléves de cinquième, 17 pp) ; etc.

BRIEUX (Jean-Jacques).

La Chine, du nationalisme au communisme.

Seuil, 1951, in-8°, 444 pp, une carte sur double page (avec pt trace de mouillure ancienne), biblio, broché, qqs rares annotations crayon, état correct (Coll. Esprit "Frontière ouverte")

Une histoire de la Chine moderne à la forme brillante, où la réalité s'est imposée à l'auteur : déliquescence du régime nationaliste, dans la concussion et la lâcheté, et naissance d'un grand espoir avec l'arrivée de Mao-Tse-Tung.

BROULLION (R. P.).

Missions de Chine. Mémoire sur l'état actuel de la Mission du Kiang-Nan, 1842-1855. Suivi de Lettres relatives à l'insurrection, 1851-1855.

P., Julien, Lanier et Cie, 1855, in-8°, 488 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs pointillés, caissons ornés et titres dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état (Cordier, Biblio. Sinica 846)

État de la mission de Nankin de 1842 à 1855 par le Père Broullion, Supérieur des missionnaires de la Compagnie de Jésus en Chine, suivi de documents relatifs à la révolte des T'ai-p'ing. L'auteur, venu en France vers la fin de 1853, rédigea de longues notes qui furent recueillies et mises en ordre par le R.P. Daniel. — "Voilà les réflexions que m'a suggérées la lecture d'un ouvrage récemment publié sur l'état actuel de la mission catholique du Kiang-Nan. C'est un livre écrit sans idée préconçue, où on s'est contenté de réunir ensemble un mémoire sur la mission de la province de Nankin et une correspondance inédite relative à la grande insurrection chinoise. Le mémoire a été rédigé sur des notes étendues accordées aux sollicitations de ses amis et de ses frères par le P. Broullion, missionnaire jésuite au Kiang-Nan, lors de son voyage en France en 1853 : il est plein de documents précieux qui pourront servir à l'histoire générale des missions et à celle de l'Église. La correspondance, qui remplit toute la seconde moitié du volume, se compose d'une série de lettres, dont la première porte la date du 23 juillet 1851, et la dernière celle du 4 mars 1855. Nulle part on ne trouvera un ensemble plus complet de détails, la plupart encore inconnus, sur l'origine, le progrès, le caractère des graves événements qui depuis cinq ans tiennent l'Europe en suspens dans l'attente peut-être d'une révolution sociale en Chine. (...) Je recommande donc particulièrement au lecteur curieux, la relation de l'expédition du Cassini, qui remonta jusqu'à Nankin, aux mois de novembre et décembre 1853, et la lettre adressée à Mme de Bourboulon ; il y trouvera des détails d'un extrême intérêt sur l'empereur du midi , Houng-sieou-tsuien , le chef de la grande insurrection, aussi bien que sur ses ministres et l'organisation de son armée." (Cl. André, “Le Correspondant”, 1855)

Bulletin de l'Ecole Française d'Extrême-Orient. Tome 79/2.

Comportement rituel et corps social en Asie. Contributions réunies par John Lagerwey.

P., Maisonneuve & Larose, 1993, pt in-4°, 379 pp, photos, figures et tableaux dans le texte, biblio, broché, bon état

Sommaire : Introduction (J. Lagerwey) ; Sociétés sans état : Intégration au rituel des groupements modang wehèa (Indonésie) (A. Guerreiro) ; Rituel, politique, organisation sociale et ethnogenèse (Bornéo) (B. Sellato) ; La ritualité puyuma (J. Cauquelin) ; Sédentarité et sacralité chez les nomades marins moken (J. Ivanoff) ; Rituels et identité culturelle iatmul (Nouvelle-Guinée) (C. Coiffier) ; Variations miao-yao dans l'intervention chamanique (J. Lemoine) ; Un dimanche à Evry. La dation du nom d'enfant chez les Hmong (J.-P. Hassoun) - Sociétés à Etat : La fête de Taunbyon : le grand rituel du culte des naq de Birmanie (B. Brac de la Perrière) ; Le bun pha Wet des Lao du nord-est de la Thaïlande (B. Formoso) ; Le Nora du sud de la Thaïlande : un culte aux ancêtres (C. Hemmet) ; The ritual space of healing by the kruu in Cambodia (M. Eisenbruch) ; En chamanisme coréen, Kut pour le mort ? pour les vivants ? (A. Guillemoz) ; La ritualité chinoise (J. Lagerwey).

CADART (Claude) et CHENG Yingxiang.

L'Envol du communisme en Chine. Mémoires de Peng Shuzhi.

Gallimard, 1983, in-8°, 488 pp, une carte, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Témoins), envoi a.s.

"Les Mémoires de Peng Shuzhi, qui fut de la fin 1924 au printemps 1927 le numéro deux du Parti communiste chinois, sont bien des mémoires historiques, mais sans les défauts en général inhérents à ce genre littéraire : nulle emphase ici, ni justification a posteriori des actions et de la pensée de l'auteur-acteur, mais l'Histoire, pourtant, telle qu'elle s'est vécue : sans certitudes, souvent dans le brouillard. Il faut lire à cet égard les premiers chapitres du livre, pour comprendre à quel point la génération des « fondateurs » de la Chine nouvelle, encore immergée dans la société chinoise traditionnelle, a dû se débrouiller avec les moyens du bord. La Chine vacillait sur ses bases confucéennes, et chez ce fils de petit propriétaire foncier du Hunan qu'est Peng Shuzhi, l'impact du mouvement iconoclaste du «4 mai » est vivement ressenti. Il en est résulté un « vide » culturel, que le marxisme a fini par combler... En 1920, Peng Shuzhi se joint au groupe de He Minfan, à Changsha (capitale du Hunan), véritable père du mouvement communiste au Hunan. Le groupe compte alors... cinq membres, dont un certain Mao Zedong, que Peng nous décrit aussi brièvement que savoureusement comme un caractériel, responsable de la dissolution ultérieure de l'Université de la Formation autonome que He Minfan avait créée. Peng Shuzhi désirant par-dessus tout partir pour Moscou, est envoyé d'abord à Shanghai, au Cercle de recherches marxistes, dont il est le... septième membre. Il étudie l'œuvre de Marx, contribue, dans l'hebdomadaire Le Monde du Travail – dont la fondation est antérieure de quinze jours à celle de La Nouvelle Jeunesse de Chen Duxiu – à des enquêtes sur la vie des ouvriers de Shanghai. Certes, le marxisme est déjà perçu comme la solution aux problèmes de la Chine, mais de façon confuse et laborieuse. Ce n'est pas le moindre mérite de Peng de le reconnaître avec une modestie extrême. (...), Étranges vicissitudes de l'Histoire : arrivé enfin à Moscou, via la Sibérie orientale, dans « le pays-phare des prolétaires du monde entier », Peng rencontrera, en 1923, Chiang Kai-shek en personne, venu négocier avec les Soviétiques leur soutien au Guomindang. Chiang, qui entretient alors des rapports cordiaux avec les membres de « l'Université des travailleurs d'extrême-orient » (Dongda qu'il rencontre, donne un banquet d'adieu, à l'issue duquel il fait un discours se terminant par ces mots : « Vive la Révolution mondiale ! Vive l'Internationale communiste ! Vivent les Soviets ! » La plupart des jeunes communistes qui auront trinqué avec Chiang dans l'euphorie de ce banquet périront, quelques années plus tard, victimes de leur hôte éphémère, lors des soulèvements, réprimés par le Guomindang, de Canton et de Shanghai. Peng Shuzhi passera lui-même cinq ans dans les geôles du Guomindang... Quand Peng Shuzhi arrive en Russie en 1921, le « pays-phare » de la révolution est en pleine famine – la NEP vient à peine de démarrer. La barrière linguistique constitue un obstacle de plus à la compréhension d'une situation déjà fort compliquée. Peng est certes choqué par les attaques lancées contre Trotsky par la « troïka » Staline-Zinoviev-Kamenev, mais il hésite, sur le moment, à prendre parti. De même il comprend mal la politique soviétique prônant l'adhésion des communistes chinois au Guomindang, mais s'y résout provisoirement. Pouvait-il, à l'époque, en être autrement ? La lucidité de Peng Shuzhi constitue en tout cas le charme principal de l'ouvrage. Il en est d'autres. « L'Envol du communisme chinois » est truffé d'informations inédites, de détails sur les luttes politiques qui ont préludé à la fondation du communisme chinois. Le récit est émaillé de rencontres avec des personnalités généralement peu mentionnées par les spécialistes de cette période. Claude Cadart et Cheng Yingxiang ont accompli là un énorme travail. Non seulement il leur a fallu recueillir les propos de Peng Shuzhi et les traduire, avec un réel talent littéraire, en français ; mais la version française a été retraduite en chinois, pour être soumise à l'approbation finale de Peng. Les notes sont d'une précision et d'une clarté remarquables. Il s'agit bien d'un ouvrage d'érudition, avec quelque chose en plus et qui s'appelle le style." (Henri Leuwen, Études chinoises, 1983)

CALANCA (Paola).

Piraterie et contrebande au Fujian. L'administration chinoise face aux problèmes d'illégalité maritime (XVIIe-début XIXe siècle). (Thèse).

Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 454 pp, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Enserré entre les montagnes d'un côté et la mer de l'autre, doté d'excellent mouillages naturels, le Fujian est situé sur le passage de voies maritimes importantes reliant le nord au sud du pays et la Chine à l'Asie orientale et du Sud-Est. La province est traditionnellement tournée vers la mer. Une ouverture également imputable à sa topographie au relief enclavé, disposant d'un arrière-pays montagneux difficilement exploitable. Les innombrables criques qui percent la ligne côtière, la multitude d'îles et d'îlots avoisinants et les vallées insoupçonnées qui dorment à l'abri des escarpements du bord de mer, ont façonné, aux dires des fonctionnaires qui eurent à gérer ces lieux, un penchant pour les activités illégales : contrebande et piraterie notamment. Cet ouvrage explore les relations entre le pouvoir et la population côtière, ainsi que les politiques menées pendant près de deux siècles et demi pour tenter de contenir l'économie du littoral dans le cadre de la loi. L'étude apporte également une contribution neuve à la politique impériale de défense des côtes et d'organisation de la marine de guerre. C'est une contribution importante à l'histoire maritime de la Chine.

CAPDEVILLE-ZENG (Catherine).

Rites et Rock à Pékin. Tradition et modernité de la musique rock dans la société chinoise.

Les Indes savantes, 2001, in-8°, 350 pp, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Cette monographie du "Cercle du rock", la communauté des musiciens rockers de Pékin, est une contribution à l'étude de l'individualisme en Chine au début des années 1990. C'est à ce moment-là que la musique rock arrive en Chine et que le grand chanteur Cui Jian connaît la gloire. Le combat interne à la société chinoise entre valeurs traditionnelles et valeurs individualistes modernes se lit à travers les oppositions de structure de groupes rock, les textes des chansons, les relations d'amitié des musiciens et la comparaison des spectacles rock. Les parties ou soirées dansantes rassemblent la communauté des rockers et les concerts réunissent une société déchirée après les événements de Tiananmen en 1989 grâce aux émotions exprimées par des cris, chants, slogans et banderoles, danse etc. L'analyse anthropologique est fondée sur la dichotomie entre "rites et musique", les "rites" représentant les règles sociales conventionnelles, la "musique" représentant l'expression des émotions humaines. Cette dichotomie chinoise classique fondée sur le modèle duel du yin et du yang s'exprime pleinement dans la musique rock moderne.

CHARPENTIER de COSSIGNY (Joseph-François).

Voyage à Canton, capitale de la province de ce nom, à la Chine; par Gorée, le Cap de Bonne-Espérance, et les Isles de France et de la Réunion; suivi d'observations sur le voyage à la Chine, de Lord Macartney et du Citoyen Van-Braam, et d'une Esquisse des arts des Indiens et des Chinois.

Amsterdam, Time-Life Books, 1984, in-8°, viii-607 pp, reliure plein cuir havane de l'éditeur, dos à 4 faux-nerfs, pièces de titre cuir carmin avec titres et filets dorés, doubles filets d'encadrement et titre dorés au 1er plat, tranches dorées, bon état (Coll. Classiques de l'exploration). Réimpression de l'édition de Paris, 1799 (Cordier, Bib. Sinica, 2105)

Récit d'un voyage en Chine par Joseph François Charpentier de Cossigny, ancien Ingénieur du Roi, ayant fait sa carrière à l'Ile de France (Ile Maurice). Ce voyage vers la Chine fut entrepris en 1753, sous le règne de Louis XV. L'auteur ne fit paraître ses mémoires que plus de quarante ans après son périple. — "Tout ce qui regarde l'Inde et la Chine paraît avoir droit à la curiosité du public. Il s'est empressé de lire les relations des ambassades anglaise et hollandaise, auprès de l'empereur de la Chine. On y trouve en effet des détails très curieux... (...) Cependant ces deux ouvrages [de Macartney et Van Braam] m'ont paru incomplets dans bien des points, inexacts dans quelques-uns, fautifs dans quelques autres. Leurs auteurs n'ont pas pris, sur les arts et sur la législation des Chinois, les renseignements que les circonstances les mettaient à portée d'obtenir. Ils ne nous ont pas fait connaître l'esprit des lois qui sont le plus opposées à nos usages, à nos mœurs, à nos principes. Ces considérations m'ont déterminé à faire part au public de mes observations sur les deux ouvrages que je viens de citer. Je les ai étendues, lorsque le sujet m'a paru susceptible de développement, ou lorsqu'il m'a conduit à des résultats qui peuvent intéresser le lecteur. (...) Enfin je donne une esquisse incomplète des arts des Chinois, sur lesquels j'ai pris des notions dans le cours de mes voyages à la Chine ; mais dont une partie exige des recherches plus exactes. En attendant, l'esquisse que je donne des arts des Chinois, ne sera peut-être pas sans utilité. Elle détaille quelques procédés nouveaux ; elle en indique d'autres qui sont totalement ou partiellement inconnus en Europe ; elle donne quelques recettes dont l'efficacité est constatée par l'expérience. Elle mettra les artistes ingénieux sur la voie des découvertes."

CHASSIN (Général L.-M.).

La Conquête de la Chine par Mao Tsé-Tung (1945-1949).

Payot, 1952, in-8°, 244 pp, 12 cartes, broché, bon état

CHASSIN (Général L.-M.).

L'Ascension de Mao Tsé-tung (1921-1945).

Payot, 1953, in-8°, 216 pp, 8 cartes, broché, bon état

CHESNEAUX (J.)(dir.).

Histoire de la Chine. 1. Des guerres de l'opium à la guerre franco-chinoise, 1840-1885. Par Jean Chesneaux et Marianne Bastid.

Hatier, 1969, gr. in-8°, 224 pp, 4 cartes, biblio, glossaire des termes et noms chinois, index, broché, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. d'Histoire contemporaine)

"L'histoire de la Chine moderne et contemporaine progresse peu à peu au sein des universités, mais les spécialistes sont rares et les difficultés abondantes. L'on doit donc se réjouir de la sortie des deux premiers volumes de la collection Hatier destinée à présenter l'histoire de Chine de 1840 à nos jours (en quatre volumes). La qualité des collaborateurs de ces ouvrages est à soi seule une garantie de sérieux. Est-il besoin de présenter Marianne Bastid qui joint à une connaissance approfondie de la Chine actuelle une érudition en France sans égale sur les dernières décennies de l'Empire mandchou ? Grâce à ses travaux de recherche sur les idées des grands mandarins de cette époque (tel Zhang Jian, passionné à la fois par les questions de l'éducation et des premières usines de coton chinoises), l'auteur nous permet de comprendre les diverses coteries politiques qui opposent entre eux les responsables de la très haute administration chinoise. C'est particulièrement vrai des deux chapitres qui ouvrent le second tome : « Le déclin du système impérial (1885-1894) » et « La crise de 1895 à 1901 ». Il y a des idées neuves, des faits peu connus. Il en est de même de l'apport de Marie-Claire Bergère dont la compétence sur la bourgeoisie chinoise et l'histoire économique de Chine s'affirme dans les chapitres 3 et 4 du second volume (« La marche à la révolution » et « De la république à la Dictature »). La façon pleine de nuances dont elle juge la révolution de 1911 rend compte à la fois de l'échec d'un mouvement qui ne s'appuyait pas sur une bourgeoisie suffisamment forte et de l'impossibilité d'un retour en arrière à partir de cette crise : les hommes d'affaires, les entrepreneurs et les industriels chinois, bien qu'encore peu nombreux en dehors des « ports ouverts » (Shanghai surtout) jettent les bases d'une nouvelle Chine. Les élites traditionnelles subissent une confuse mutation. Le mouvement du 4 mai 1919 (« le jour où mourut Confucius ») confirme cette évolution : faute d'avoir réussi sa révolution politique, la bourgeoisie chinoise tentait avec plus de succès (mais pour la seule Chine des villes...) sa révolution culturelle. Quant à Jean Chesneaux, on retrouve dans les chapitres dont il est l'auteur à la fois son intérêt pour les mouvements populaires (notamment les Tai-Pings et les Nians qu'il étudie dans le premier volume) et sa connaissance des années 1920 : naissance du mouvement ouvrier chinois, création du Parti communiste, mouvement fédéraliste, signification du développement du phénomène dit « des seigneurs de la guerre »... Doit-on dire que le talent signalé de l'auteur pour les synthèses claires et pertinentes rend agréable et stimulante la lecture de maints chapitres ? L'ensemble constitue donc deux excellents manuels dont la diffusion fera reculer le monde d'ignorance qui entoure la Chine." (Alain Roux, Revue Historique, 1975)

CHESNEAUX (Jean).

Le mouvement ouvrier chinois de 1919 à 1927. (Thèse).

P. et La Haye, Mouton & co, 1962, gr. in-8°, 652 pp, 22 cartes, biblio, index, broché, bon état

Il est sans doute peu de périodes de l'histoire moderne chinoise plus mouvementées et plus fertiles en développements soudains que les huit années qui forment l'objet de ces recherches sur le mouvement ouvrier chinois de 1919 à 1927. En 1919, quand éclatent les grandes grèves du « Mouvement du 4 mai », en écho à l'agitation patriotique des étudiants de Pékin et des marchands de Shangai, le mouvement ouvrier est pratiquement dénué d'organisation véritable. En 1920, les débuts des syndicats sont lents et difficiles. Et pourtant, très vite, vont se succéder des vagues de luttes ouvrières qui mettent en mouvement des dizaines et des centaines de milliers d'hommes ; ces luttes culmineront avec la grève insurrectionnelle de mars 1927 à laquelle participeront 800.000 ouvriers changaiens, soulevés contre les chefs militaires nordistes et qui libéreront cette grande métropole avant l'arrivée des armées nationales de Canton. Ces recherches, qui s'appuient sur un dépouillement méthodique de sources chinoises et occidentales, dont l'appareil de références atteste l'importance, sont organisées en trois grandes sections : l'analyse de la structure sociale du prolétariat et de ses structures d'existence, l'étude des débuts du mouvement ouvrier chinois entre 1919 et 1924, l'évaluation de son rôle dans la révolution de 1924-1927. — "Période de première importance pour la Chine entière, la période 1919-1927 le fut aussi pour le mouvement ouvrier chinois, qui mena tout au long de ces huit années les luttes économiques et politiques les plus intenses de son histoire : participation au Mouvement du 4 mai 1919, vague de grèves de 1922, Mouvement du 30 mai 1925 et grande grève de Canton - Hong-Kong de 1925-1926, insurrections de Shanghai de 1926-1927, etc. Peu de gens doutaient encore que le prolétariat ait joué le rôle le plus important, le rôle central, au cours de cette phase de la révolution chinoise. Ils ne pourront plus en douter après avoir pris connaissance de la remarquable thèse de Jean Chesneaux." (Claude Cadart, Revue française de science politique, 1963) — "La valeur de l'excellente étude du Professeur J. Chesneaux sur le mouvement ouvrier chinois de 1919 à 1927 ne tient pas seulement à l'importance de ses découvertes, mais à l'impulsion qu'elle cherche à donner aux petits groupes de chercheurs français, japonais et américains qui tentent d'encourager des recherches sérieuses sur la Chine dans la première moitié du XXe siècle. Centré sur une période jusqu'à présent négligée, l'ouvrage utilise les méthodes d'histoire comparée et représente des recherches très poussées dans les documents chinois modernes..." (Mary Clabaugh Wright, Annales ESC, 1964)

CHESNEAUX (Jean).

L'Extrême-Orient de 1840 à 1914. (Chine et Japon).

CDU, 1962, in-4°, 83 pp, texte dactylographié, biblio, broché, soulignures stylo, couv. tachée, défraîchi, état médiocre (Coll. Les cours de Sorbonne)

CHESNEAUX (Jean).

L'Extrême-Orient de 1840 à 1914. (Chine et Japon).

CDU, 1964, in-4°, 83 pp, texte dactylographié, biblio, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)

CHESNEAUX (Jean).

Sun Yat-Sen.

Club français du Livre, 1959, in-8°, 261 pp, 9 photos, biblio, index biographique, bien complet de la carte volante dépliante, reliure pleine toile brique de l'éditeur, plats ornés, bon état

"Biographie du père de la révolution chinoise, fondateur du Kuo Min Tang. Ecrite dans un style très vivant à l'usage du grand public, elle n'en repose pas moins sur des recherches solides et intéressera aussi le spécialiste." (Revue française de science politique, 1959)

CHKLOVSKI (Victor).

Le Voyage de Marco Polo.

Payot, 1983, in-8°, 234 pp, traduit du russe, 12 gravures, une carte, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

L'Arménie – La Perse – Au pays des Turquoises – Le Vieux de la montagne et ses Assassins – Le haut-plateau du Pamir – Le pays du Jade et le pays des Sables – La Grande Muraille – Le Khan Koubilaï et sa Cour – La cité de Cambaluc – La vie en Chine – Ceylan et les Indes. — Par Victor Chklovski (1893-1984), personnage important de l'histoire intellectuelle russe, poète, romancier, critique littéraire, théoricien de la langue, notamment à l'origine de l'école formaliste russe et militant du mouvement futuriste. — "Bien qu'il ne soit pas à proprement parler du domaine de l'histoire de l'Art, nous signalerons ici ce volume, d'abord à cause de son puissant intérêt général, puis en raison des renseignements qu'il nous apporte sur les relations intellectuelles aussi bien que commerciales qui unissaient l'Orient à l'Occident au XIIIe siècle. La lecture en est des plus attachantes. La figure du grand Khan Koubilaï demeure inoubliable." (J. B., Gazette des beaux-arts, 1939)

COCHINI (Christian).

Guide des temples bouddhistes de Chine. Histoire et héritage culturel des monastères de la nationalité Han.

Les Indes savantes, 2008, gr. in-8°, 704 pp, nombreuses illustrations en noir dans le texte, 16 pl. de photos en couleurs hors texte, index, broché, couv. illustrée, pt choc au bas du dos, bon état

"Les cent cinquante-sept lieux recensés ne représentent qu’une petite partie des temples et monastères bouddhistes chinois, mais ils sont les plus importants. Christian Cochini s’est rendu dans chacun d’entre eux, a rencontré responsables et membres des communautés monastiques, a dépouillé les sources chinoises qui décrivent l’histoire, les biens culturels et la situation présente de ces temples. Somme sans nul équivalent, cet ouvrage n’est pas un « guide touristique », même s’il prépare aussi parfaitement au voyage, puisqu’il comporte toutes les données permettant d’accéder aux lieux décrits et d’y effectuer une visite bien préparée. ... Un inventaire des richesses culturelles et spirituelles du bouddhisme chinois."

Collectif.

La Puissance militaire chinoise.

Bruxelles, Elsevier Sequoia, 1980, in-4°, 184 pp, 208 photos en couleurs, 63 photos en noir, 93 illustrations techniques, 23 tableaux et schémas, 8 cartes, un dépliant, index, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

Traduit et adapté de “The Chinese War Machine” édité en anglais et publié à Londres en 1979 au lendemain de la guerre sino-vietnamienne, le premier ouvrage qui analysait et visualisait les forces militaires chinoises, alors inconnues. Pour la première fois, un livre mettait en lumière l'Armée Populaire de Libération, dans tous les détails de sa structure, de son armement, de son mode de vie très particulier... L'APL qui était une armée de "masse" a entamé à partir de cette période avec l'appui des Occidentaux jusqu'à la fin du bloc de l'Est une montée en puissance qui fait aujourd'hui de la Chine l'une des trois grandes puissances militaires de la planète détrônant sur plusieurs points l'armée russe traditionnellement la plus imposante d'Eurasie. Cet ouvrage montre comment tout ceci a démarré. — Table : Le phénomène le plus important des deux prochaines décennies (Général Georges Buis) – L'histoire des forces armées chinoises (Nigel de Lee) – La politique étrangère et l'intérêt national (Harold C. Hinton) – L'organisation des forces terrestres (Harvey W. Nelsen) – La défense du territoire (Col. William V. Kennedy) – Les principales armes chinoises (dépliant de 8 pages) – La modernisation de l'armée de l'air (Bill Sweetman) – La Marine et la défense côtière (Hugh Lyon) – Menaces sur l'avenir de la Chine (Col. William V. Kennedy) – Index.

Collectif.

La Question de la frontière sino-indienne. Edition augmentée. (Recueil de documents).

Pékin, Editions en langues étrangères, 1962, pt in-8°, 147 pp, 13 grandes cartes dépliantes hors texte,

"Le litige frontalier sino-indien provient de l'agression des impérialistes britanniques. Après avoir réalisé sa domination totale en Inde, l'impérialisme britannique, profitant de l'état d'impuissance où se trouvait le peuple indien et prenant l'Inde comme base, a dirigé son agression et son expansion vers les régions frontalières du Sud-Ouest et du Nord-Ouest de la Chine..." — Table : Déclaration du gouvernement de la République populaire de Chine, 24 octobre 1962 ; Lettre du premier ministre Chou En-laï aux dirigeants des pays d'Asie et d'Afrique sur la question de la frontière sino-indienne, 15 novembre 1962 (en annexe : cartes et cartes de référence) ; Déclaration du gouvernement de la République populaire de Chine, 21 novembre 1962 ; Lettre du premier ministre Chou En-laï au premier ministre Nehru, 7 novembre 1959 ; Note du Ministère des Affaires étrangères de Chine à l'Ambassade de l'Inde en Chine, 26 décembre 1959 ; Encore une fois sur la philosophie de Nehru sous l'angle de la question de la frontière sino-indienne par la Rédaction du “Renmin Ribao”, 27 octobre 1962.

Collectif – CHEVALIER (Michel), Prosper Duvergier de Hauranne, François Vidal, etc.

Bibliothèque choisie des meilleures productions de la littérature française contemporaine. 3e série, tome I.

Milan, chez Charles Turati, 1844, in-8°, 578 pp, reliure demi-veau glacé prune, dos lisse, titres et roulettes dorées, tranches mouchetées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, plats et coupes frottés, bon état. Rare

L'Isthme de Panama. L'isthme de Suez (Michel Chevalier) ; Du Royaume-Uni et du ministère Peel en 1843 (Duvergier de Hauranne) ; Les économistes de l'Institut : M. Rossi (François Vidal) ; Du projet de loi sur la réforme des prisons (Léon Faucher) ; Naples en 1843 (Paul de Musset) ; Le Japon et les Japonais (A. B. K.) ; L'Inde anglaise en 1843 ; La Chine ancienne et moderne, première partie (A. Jardot) ; Etudes sur les colonisations françaises : Canada, Acadie, Terre-Neuve, Baie d'Hudson, première partie (Emile Souvestre) ; Fra Bartolomeo (Alexandre Dumas) ; Charles Nodier (Sainte-Beuve) ; etc. — François Vidal (1812-1872) devient avocat en 1831. Il se distingue par sa vision critique de l'économie libérale, et collabore à différents périodiques : La démocratie pacifique de Victor Considérant, La Revue indépendante (créée par Pierre Leroux, George Sand et Louis Viardot en 1841), et, en 1849, Le travail affranchi avec Alphonse Toussenel. Secrétaire de la Commission du Luxembourg en 1848, il en rédige le rapport avec Constantin Pecqueur. En contact d'abord avec les saint-simoniens, puis avec les milieux fouriéristes, sa pensée est celle d'un socialiste moderne, curieusement tombé dans l'oubli. — "... La « Bibliothèque choisie des meilleures productions de la littérature française contemporaine », que je te présente au public sera un recueil des meilleurs articles qui paraîtront dans les ouvrages périodiques français les plus estimés tels que les Revues des deux Mondes, de Paris, Britannique, la Bibliothèque Universelle, l'Institut, les Annales des Voyages, etc. Ces journaux, embrassant toute l'échelle des connaissances humaines, rendant compte de tous les travaux, même étrangers, de quelque importance, assurent les moyens de pouvoir faire un choix varié sur toutes sortes de matières et de satisfaire à toutes les exigences, autant sous le rapport de l'instruction que de l'amusement. Je reproduirai même quelques nouveautés littéraires dans leur entier toutes les fois qu'elles se distingueront par un mérite particulier ou par un intérêt d'actualité, et que leur volume permettra de les faire entrer dans le cadre que je me suis proposé..." (L'éditeur)

Collectif - Dunhuang Institute dor Cultural Relics.

Le Trésor de Dunhuang. Dix siècles d'art de la Chine.

Fribourg, Office du Livre, 1983, in-4°, 262 pp, 200 reproductions en couleurs à pleine page, et autant de petites illustrations en noir commentées, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée en couleurs, bon état

Collectif – Groupe d'étude sur la stratégie chinoise.

La Chine face au monde. Le stratégie chinoise : constantes et évolutions.

Laffont, sous l'égide de la Fondation pour les études de Défense nationale, 1983, in-8°, 255 pp, préface de Jacques Guillermaz, une carte, chronologie, biblio, broché, bon état

Une enquête sur le rôle international de la République populaire par le Groupe d'étude sur la stratégie chinoise de la Fondation des études de défense nationale. Un travail d'équipe par Philippe de Beauregard, Jean- Luc Domenach, François Godement, Michel Jan et François Joyaux.

CREEL (H. G.).

La Naissance de la Chine. La période formative de la civilisation chinoise, environ 1400-600 avant J.-C.

Payot, 1937, in-8°, 368 pp, traduit de l'anglais, préface de C.-W. Bishop, une carte sur double page et 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Etude et commentaire de toutes les découvertes faites par l'Academie Sinica au cours des fouilles que depuis 1928 elle a pratiquées à Ngan-yang (Honan), site de la capitale des Chang à la fin du IIe millénaire avant notre ère. La deuxième partie du livre est consacrée à la dynastie des Tcheou et aux ouvrages littéraires de cette époque.

DAI (Hsiao-ai).

Mémoires du garde rouge Dai Hsiao-ai. Autobiographie politique présentée par Gordon A. Bennett et Ronald M. Montaperto.

Albin Michel, 1971, in-8°, 266 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Voici, relaté pour la première fois par un témoin oculaire, l'un des événements politiques les plus mystérieux de notre époque : la révolution culturelle chinoise. Ce livre est en effet l'autobiographie de Dai Hsiao-Ai, garde rouge et étudiant activiste de Canton. Le jeune homme écrit son enthousiasme initial pour la révolution de Mao, ses voyages à travers la Chine à destination de Pékin, où il participe à des manifestations de masse, son rôle de plus en plus important à la tête d'une faction, lorsque des querelles intestines commencèrent à diviser les gardes rouges, jusqu'à la désillusion finale qui le fit quitter famille et camarades pour passer clandestinement à Hong-Kong. Il n'en conserve pas moins intact, comme on le verra, l'essentiel de ses convictions communistes. Les « Mémoires » sont donc à la fois un récit passionnant et un document prodigieusement révélateur sur la Chine de Mao, vue de l'intérieur. Dai Hsiao-Ai fêta ses dix-sept ans en mai 1966, juste au moment où la grande révolution culturelle chinoise se déclenchait. Durant un an et demi, ses activités de garde rouge bouleversèrent sa vie d'étudiant. Ces « Mémoires » nous renseignent avec la netteté d'une radiographie sur les réactions d'un jeune homme passionnément convaincu amené, après dix-huit mois de lutte intense, à remettre en question son rôle dans la société chinoise. Lorsque finalement, il passa en secret à Hong-Kong, il y fit la connaissance de deux étudiants américains spécialistes de la Chine contemporaine, Gordon Bennett, et Ronald Montaperto. Devenus tous trois de véritables amis, Bennett et Montaperto comprirent l'intérêt exceptionnel, unique même, que présenterait le témoignage de Dai. En conséquence, ils l'encouragèrent à écrire son histoire et l'aidèrent dans ses recherches chaque fois qu'il eut besoin de vérifier l'exactitude de ses souvenirs. Ils ont également établi un commentaire qui permet au lecteur de replacer le récit de Dai dans sa véritable perspective historique et chronologique. — "Un témoignage poignant et humain relatant au jour le jour la vie et l'activité des Gardes Rouges pendant la Révolution culturelle." (Lucien Bianco) — "Publiées dès 1971 chez Albin Michel, les “Mémoires du Garde rouge Dai Hsiao-ai” n'ont guère eu d'écho en France. Il s'agissait pourtant d'un récit très honnête qui aurait dû empêcher certains emballements..." (Gilbert Padoul, Politique étrangère, 1981)

DANIEL (Yvan).

Paul Claudel et l'Empire du Milieu.

Les Indes savantes, 2003, in-8°, 433 pp, biblio, broché, couv. illustrée, 2e plat lég. abîmé, bon état

Ce cliché représente le monastère suspendu de Yong-Fu, dans le Fou-kien (Fujian), photographié par le britannique John Thomson quelques années avant le séjour de Paul Claudel en Chine. Ce monastère deviendra le lieu d'un poème de Connaissance de l'Est intitulé La Maison suspendue. Il montre comment le diplomate s'intègre poétiquement à cette Chine qu'il parcourt avec enthousiasme de 1895 à 1909. Car, comme il ne cesse de le redire, Paul Claudel a véritablement souhaité habiter la Chine, jusqu'à ce qu'elle devienne ce "pays habituel" qui clôt le recueil de Connaissance de l'Est. Engagée sous deux ciels, le ciel chinois et le ciel chrétien, l'œuvre de Paul Claudel est soumise à une série de tensions contradictoires qui traduisent les hésitations d'un homme placé au cœur d'un monde qui le fascine, l'empire du Milieu de la dynastie mandchoue finissante. L'intérêt porté à l'univers chinois conduit l'auteur, à la fois diplomate et poète, à produire une œuvre d'étude aussi bien qu'une œuvre poétique, toutes deux fondées sur la Chine, sa réalité historique, économique et diplomatique, aussi bien que ses paysages ou ses "philosophies". L'esprit taoïste et la lecture de Lao zi marquent Vers d'exil et Connaissance de l'Est, les interprétations des anciens figuristes jésuites structurent Le Repos du septième jour, les rapports consulaires donnent la base du Livre sur la Chine et de Sous le signe du dragon...

DAUBIER (Jean).

Histoire de la révolution culturelle prolétarienne en Chine, 1965-1969.

Maspero, 1974, 2 vol. in-12, 223 et 159 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Petite collection Maspero)

DAVID-NÉEL (Alexandra).

A l'ouest barbare de la vaste Chine.

Plon, 1981, in-8°, 284 pp, une carte, broché, couv. conservée, bon état

Le retour d'Alexandra David-Neel aux pays des Khams, après les orages de la guerre. — "A vrai dire, j'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien. Les steppes, les solitudes, les neiges éternelles et le grand ciel clair de "là-haut" me hantent ! Les heures difficiles, la faim, le froid, le vent qui me tailladait la figure (...) les camps dans la neige, dormant dans la boue glacée, et les haltes parmi la population crasseuse jusqu'à l'invraisemblance, la cupidité des villageois, tout cela m'importait peu, ces misères passaient vite et l'on restait perpétuellement immergé dans le silence où seul le vent chantait, dans les solitudes presque vides même de vie végétale, les chaos de roches fantastiques, les pics vertigineux et les horizons de lumière aveuglante. Pays qui semble appartenir à un autre monde, pays de titans ou de dieux. Je reste ensorcelée."

DAVID-NÉEL (Alexandra).

Journal de voyage. I. Journal de voyage. II. Journal d'une Parisienne à Lhassa.

Plon, 1991, fort in-8°, 800 pp, notes rédigées par le professeur Gabriel Monod-Herzen, broché, couv. illustrée, bon état

Une femme écrit à son mari... Pas n'importe quelle femme ! Depuis plus de quinze ans, elle parcourt des milliers de kilomètres à la découverte des régions inexplorées du Tibet. Pour aller la première là où aucun Occidental n'est jamais parvenu. Parce que c'est là, au cœur de l'Himalaya, qu'aboutit sa quête de la sagesse. Cette femme, c'est Alexandra David-Néel. Ses voyages en Asie appartiennent déjà à la légende. Mais ses lettres, écrites de 1918 à 1940, comme le récit d'une Parisienne à Lhassa, nous restituent vivante celle qui a osé renoncer à tout pour un rêve insensé ! — Correspondance de Louise Eugénie Alexandrine Marie David, dite Alexandra David-Néel (1868-1969) avec son mari Philippe Néel, qu'elle épousa en 1904, cette correspondance cessant seulement à la mort de Philippe bien que leur séparation remonte à 1911 lors de son départ pour son troisième voyage en Asie.

DEACON (Richard).

Les Services secrets chinois.

Plon, 1976, in-8°, 314 pp, traduit de l'anglais (“A History of the Chinese Secret Service”), cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

"Contrairement à leurs homologues américains et soviétiques, les services secrets chinois font relativement peu parler d'eux. Il est vrai que leurs agents sont assez discrets et que les déserteurs sont rares. Aussi, pour retracer l'histoire de l'espionnage en Chine, et surtout ses développements récents (jusqu'en 1974), Richard Deacon affirme-t-il qu'il a dû procéder à une longue enquête... Auteur d'ouvrages sur les services secrets britanniques et soviétiques, il a cherché encore une fois à écrire un livre d'histoire comme un roman d'espionnage. Le récit y gagne certes en couleur, mais l'ouvrage y perd peut-être en rigueur. Deacon met d'abord en scène des personnages. Comme Agnès Smedley, communiste américaine, mêlée à l'enlèvement de Tchiang Kaï-Chek en 1937, agent du réseau Sorge mais travaillant en même temps pour les communistes chinois et en contact direct avec Chu Teh (l'actuel président de l'Assemblée nationale chinoise). Comme Tai Li, le chef des services secrets du Kuomintang ; ou encore Kang Shen, l'énigmatique maître d'œuvre du réseau communiste. Enfin, comme le Japonais Kinkazu Salonji, prince et communiste, probablement mêlé au réseau Sorge, puis représentant officieux de Tokyo auprès des Chinois jusqu'en 1970... L'époque la plus fascinante décrite par Deacon est sans doute celle qui précède la seconde guerre mondiale : ballet de réseaux, les services des grandes puissances s'entrecroisent et se recoupent avec ceux de Tchiang Kaï-Chek et de Mao. Des réseaux mis en place par Tchiang Kaï-Chek, aux Etats-Unis par exemple, vont servir de base dans certains cas à ceux de Mao lorsque le Kuomintang s'effondrera. C'est aussi par un agent infiltré dans le réseau de Tai Li que Kang Chen apprendra que les Etats-Unis fabriquent une bombe atomique. L'exploit le plus remarquable des services de renseignements communistes sera de mettre tout en œuvre non seulement pour faire revenir des savants chinois des Etats-Unis mais aussi pour obtenir les informations qui permettront à la Chine de fabriquer sa propre bombe. Deacon note que les Chinois ont de l'espionnage une conception différente de celle des Soviétiques, dont ils trouvent les méthodes chères, maladroites et dépassées. Ils commencent par chercher, souvent par le biais de l'Agence Chine nouvelle, avance Deacon, l'information que chacun peut se procurer. Par une série de recoupements, ils arrivent à des conclusions. Laborieux, ce travail permit cependant en 1973 de révéler le nom de deux chefs des services de renseignements britanniques..." (Le Monde, 21 février 1976)

DEBRÉ (François).

Les Chinois de la Diaspora.

Olivier Orban, 1976, in-8°, 261 pp, 2 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, état correct

Ils sont des millions. Les pogroms, les massacres, les guerres ne peuvent rien contre eux. Telle une plante indestructible, les Chinois de la diaspora renaissent des cendres, toujours plus vigoureux, plus prospères. Le secret d'une telle vitalité ? Leur prudence, leur refus d'assimilation, leur ingéniosité et leur sens du labeur, mais aussi la puissante organisation de leurs sociétés secrètes. Un Chinois d'outre-mer n'est jamais seul. Qu'il soit banquier à Singapour, petit commerçant à San Francisco, maquisard communiste en Malaisie, trafiquant d'héroïne à Amsterdam, ou restaurateur à Paris, il se sait partie intégrante de cette grande communauté qui, bien qu'exilée, perpétue hors de Chine les traditions de la terre ancestrale...

DEVILLERS (Philippe).

Ce que Mao a vraiment dit.

Stock, 1968, in-8°, 292 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, bon état. Edition originale, ex. du SP

"Ph. D. s'est proposé de présenter au grand public les extraits les plus significatifs de l'œuvre de Mao Tsé-toung, grande période par grande période, en les assortissant de courtes introductions sur l'évolution personnelle de l'homme et sur celle de la révolution chinoise. Spécialiste des problèmes de l'Asie du Sud, il ne prétend pas faire comprendre la personnalité ou la pensée du « guide génial » de Pékin, mais refléter l'image qu'il montre à l'homme de la rue étranger. Il y a, on le sait, deux œuvres de Mao : l'œuvre réelle (textes originaux) et l'œuvre officielle (textes « choisis », retouchés). L'auteur n'a retenu que des extraits de la seconde, en expliquant que ce à quoi il s'intéresse est exclusivement « la pensée de Mao telle qu'elle est actuellement diffusée dans le monde » : « Nous avons estimé que [ces textes] sont ceux que la Chine et ses dirigeants tiennent pour "valables", à l'exclusion des "versions originales" qui ont désormais une valeur plus historique qu'idéologique ». L'historien peut chercher à savoir ce que Mao a « vraiment » dit ; politiquement, ce qui compte, selon P. D., c'est ce que, actuellement, il prétend avoir dit jadis." (Revue française de science politique, 1969)

DOMENACH (Jean-Luc).

Les fils de princes. Une génération au pouvoir en Chine.

Fayard, 2016, gr. in-8°, 267 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, prière d'insérer, envoi a.s.

À partir de 1927, les leaders communistes ne sont plus en sécurité : les troupes de Tchang Kaï-chek se sont retournées contre eux et ils sont contraints de s'exiler, lors de la Longue marche, vers les régions les plus désolées de la Chine. Pour protéger leurs enfants, les Mao ou Zhou Enlai s'en séparent. Certains sont abandonnés à des parents éloignés ou à de simples paysans dans les rudes campagnes du nord, souffrant de famine et de froid. D'autres, plus chanceux, sont envoyés en URSS où ils seront formés. Ce fut le cas de Mao Anqing, et de Mao Anying, dit Sergueï, les deux enfants du Grand Timonier. Après 1949, une fois leurs parents au pouvoir, tous ces fils de prince sont rappelés à Pékin, rejoignant une famille dont ils ont été longtemps séparés. Souvent, leur mère a été remplacée par une seconde épouse qui a engendré d'autres enfants. Tous vivent dans un même cercle fermé, derrière les Murs rouges, avant d'intégrer les meilleures universités du pays. Les familles s'entremêlent, et une véritable caste se constitue. Revenus au pays quelques années après la Révolution culturelle, ces héritiers incarnent l'unique espoir d'avenir de leurs parents, des vieillards affaiblis et moribonds. Forts de leurs épreuves, ils vont reprendre les rênes de l'Empire du milieu. Ce livre raconte pour la première fois les enfances tragiques et les adolescences douloureuses de ces fils de dirigeants. Il explique leur ascension entre élites mondiales, combines commerciales et règles rituelles d'une bureaucratie post-totalitaire.

DOMENACH (Jean-Luc) et François Godement (dir.).

Communismes d'Asie : mort ou métamorphose ?

Complexe, 1993, in-12, 158 pp, broché, bon état

Grâce à quelles métamorphoses le communisme parvient-il à durer en Asie ? Selon les spécialistes de la Chine, du Vietnam, du Cambodge et de la Corée du Nord à qui la question a été posée, la mutation du communisme de ces pays est moins une conversion au libéralisme qu'un ralliement à l'Asie.

DUBURQUOIS (Maurice).

A l'Est du cap des Tempêtes. La Royale dans l'Océan Indien et la Mer de Chine.

Châteaugiron, Yves Salmon, 1982, gr. in-8°, 245 pp, 10 cartes, 11 planches hors texte, 16 fac-similés, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

César Bourayne, puis baron de Bourayne (1768-1817), officier de marine français, célèbre pour ses combats contre les navires anglais dans l'océan Indien et en mer de Chine, a été nommé major général en 1814, après avoir été fait baron en 1811. Il a sous ses ordres le lieutenant de vaisseau Joseph Duburquois, son futur gendre. Ils rentreront en France tous les deux en fin 1809. Mais au large de Belle-Ile en février 1810, la Confiance est attaquée par un vaisseau anglais de 74 canons, le HMS Valiant. César Bourayne et Joseph Duburquois sont capturés et emmenés en Angleterre, sur les sinistres « pontons » de Portsmouth, véritables prisons flottantes, puis dans la région de Birmingham...

DURANT (Will).

Histoire de la civilisation. III. La Chine. – Le Japon.

Payot, 1947, in-8°, 382 pp, traduction de Charles Mourey, biblio, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

DUTEIL (Jean-Pierre).

Les Littératures de voyage. La découverte du monde, XIVe, XVe, XVIe siècles.

Argument /Quae, 2007, gr. in-8°, 379 pp, sources et biblio, tableau chronologique, broché, bon état

Il s’agit d’une analyse des littératures de voyage : relations, chroniques, lettres, journaux de bord, traités de cosmographie, depuis les XIIIe-XIVe siècles jusqu’au début du XVIIe. A travers leurs écrits apparaissent les premiers ambassadeurs vers la Mongolie, Marco Polo, les grands thèmes médiévaux. Les conceptions et les courants d’échanges évoluant, les Portugais s’aventurent sur l’Atlantique et découvrent l’Afrique avant que Colomb parte par l’ouest en direction de l’Inde. La conquête de l’Amérique et la découverte du Brésil vont de pair avec les grandes relations sur l’Inde puis l’océan Indien, le Japon et la Chine à la fin du siècle.

ELISSEEFF (Danielle).

La Femme au temps des empereurs de Chine.

Stock/Laurence Pernoud, 1988, gr. in-8°, 314 pp, 32 pl. de gravures hors texte, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. La Femme au temps de...)

"Vive la vulgarisation lorsqu'elle allie, comme ici, à des connaissances sérieuses un style endiablé et le don de l'exposition théâtrale ! L'anecdote, la légende et l'histoire vécue y fleurissent : c'est la loi du genre. Mais comme l'auteur est archéologue et sinologue, elle sait exploiter aussi les innombrables trouvailles des tombes de toute époque qui nourrissent les revues archéologiques chinoises, pour évoquer les liens de la femme avec l'au-delà. Rituels de naissances et de funérailles, chamanisme féminin, phalanstères taoïstes, communautés de nonnes bouddhiques : l'histoire des religions y trouve son compte." (Françoise Aubin, Archives de sciences sociales des religions, 1989) — La Chine impériale, terre du « Juste Milieu » mais aussi de terribles excès, fit toujours rêver l'Occident : pays de la soie, de la porcelaine, des filles-fleurs au sourire en bouton de rose, avançant à pas gracieux sur des pieds minuscules. Vision superficielle et mièvre de voyageur barbare, mais image douce, rassurante et que les Chinois eux-mêmes aimaient à évoquer. Car nulle autre civilisation, peut-être, n'a autant redouté la femme, la voyant comme un être étrange, dérangeant, capable du meilleur et du pire. Danielle Elisseeff, archiviste-paléographe, docteur en études extrême-orientales, et l'une des meilleures spécialistes actuelles de la Chine, raconte le difficile parcours des femmes chinoises sous l'Empire, pour se situer dans un monde qui se méfiait d'elles, parcours difficile et long puisqu'il s'étend sur deux millénaires et qu'il plonge ses racines jusque dans la Préhistoire. Les destins s'y enchaînent en un déroulement implacable – séduction, amour, cruauté, terreur...

ELISSEEFF (Danielle et Vadime).

Du Signe au symbole. Introduction à la peinture de l'Extrême-Orient. (Chine, Corée, Japon).

Genève, Editions Famot, 1979, in-4°, 364 pp, 67 pl. hors texte en couleurs, 49 gravures dans le texte, biblio, index, reliure plein skivertex havane de l'éditeur, une illustration en médaillon au 1er plat, imprimé sur papier bouffant de luxe, bon état (Coll. Histoire universelle de la peinture)

ELISSEEFF (Danielle et Vadime).

La Civilisation de la Chine classique.

Arthaud, 1979, fort gr. in-8° carré, 629 pp, 218 héliogravures et 15 pl. en couleurs hors texte, 42 cartes et plans, biblio, chronologie, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (pt mque au dos de la jaquette), bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)

Le cadre géographique et chronologique de la Chine est immense. Cet ouvrage centre l’étude de la civilisation sur trois périodes clés qui, avant la grande invasion mongole, ont dominé cette longue histoire : les périodes dynastiques des Han, des T’ang et des Song, « classicisme en trois volets ». Les Han consacrent la fondation de l’empire unitaire ; sous les Souei et les T’ang, l’urbanisation s’accélère, les liens s’affermissent entre la Chine du Nord et la Chine du Sud et le grand courant de la pensée bouddhique se répand comme un fleuve. Puis apparaît, avec les Song du Nord et ceux du Sud, l’aurore de l’époque moderne et l’imprimerie commence à diffuser le savoir. Bien des thèmes traités ici sont riches de substance. L’attention se porte particulièrement sur les phénomènes d’acculturation entre nomades des steppes et Chinois, sur le maintien d’un système d’écriture fort harmonieux mais d’une rare complexité, et, plus généralement sur la force extrême d’une tradition qui résiste à toutes les vicissitudes.

ELISSEEFF (Danielle et Vadime).

Nouvelles découvertes en Chine. L'histoire revue par l'archéologie.

Fribourg, Office du Livre et P., Vilo, 1983, gr. in-4° (28 x 32,5 cm), 250 pp, 180 illustrations dont 60 en couleurs, 23 dessins au trait et une carte, principaux sites archéologiques chinois, chronologie des principales découvertes archéologiques faites en Chine depuis 1950, biblio, index, reliure toile marron de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

ESCARRA (Jean).

La Chine, passé et présent.

Armand Colin, 1937, in-12, 213 pp, une carte, biblio, broché, état correct (Coll. Armand Colin)

ESCARRA (Jean).

L'honorable paix japonaise.

Grasset, 1938, in-12, 238 pp, biblio, broché, bon état

"... Quant au livre de M. J. Escarra, chacun en appréciera la composition, l'aisance, la lucidité. Son auteur ne nous cachera pas « que le pays chinois, jusqu'au jour où le gouvernement national fut consolidé, vécut pendant seize ans (1912-1928) dans la plus complète anarchie ». Il ne craindra pas d'évoquer une expérience parlementaire qui a sombré dans le ridicule ; un monde officiel lancé à corps perdu dans les intrigues et les combinaisons ; une immoralité qui a sévi à tous les degrés de la hiérarchie administrative ; des équipes qui ont vécu au jour le jour sous la dépendance des tou-kiun, des « Seigneurs de la guerre ». « Concussions, trahisons fiscales, dévastation des campagnes, il n'est pas de vices et de crimes qu'on n'ait pu reprocher à la plupart de ces militaires qui, bons pour la guerre civile, eussent été incapables de protéger leur pays contre une agression étrangère. » Seulement, M. Escarra ne se borne pas à ces constatations péjoratives : il fallait dire ces choses, ne fût-ce que pour mieux faire ressortir combien la Chine actuelle, en plein effort de reconstruction, mérite l'admiration. (...) Un excellent ouvrage." (Roger Lévy, Politique étrangère, 1938)

ETIEMBLE.

Confucius.

Club Français du Livre, 1956, in-8°, 312 pp, 23 estampes gravées par Helman reproduites à pleine page, chronologie sommaire, bibliographie critique, tiré sur papier offset sirène, reliure pleine toile brique décorée de l'éditeur, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Edition originale, numérotée. Bien complet du dépliant volant de cartes de la Chine

Terminé en 1955, publié en 1956 au Club français du livre (quatre tirages entre cette date et 1980), repris en 1966 en poche dans la collection "Idées", ce Confucius se veut un bilan complet, que jalonnent les titres des trois parties : "L'héritage", "La gestion", "Le legs" (en Chine bien sûr, mais en Europe aussi, au Japon, en Corée). — "L'auteur, professeur à l'Université de Montpellier, se propose de nous donner une vue nouvelle et personnelle sur la vie et l'oeuvre de Confucius. L’essentiel de son travail consiste à « démystifier » Confucius et à détruire les légendes qui s’incrustent à la longue sur la vie de ce personnage illustre. L’ouvrage se compose de trois parties principales : « l’héritage, la gestion, et le legs », sans compter les appendices dont une bibliographie assez détaillée mais exclusivement occidentale. L'auteur s'est efforcé de remettre Confucius dans son temps et à sa vraie place. D'après lui, Confucius est avant tout un moraliste, un homme plein de bon sens. Ce moraliste est par surcroît doublé d’un sociologue averti qui ne croit d’ailleurs ni à Dieu ni aux démons... Pour ceux qui s’intéressent à la prétendue religion de Confucius, la lecture des chapitres « Conclusions sur Confucius » (pp. 122 et ss.) et « Conclusions sur le legs confucéen » est trés instructive, et les pages précitées sont souvent pleines de remarques pertinentes." (Nguyen Tran Huan, Archives de Sciences Sociales des Religions, 1956)

FALIGOT (Roger).

Les services secrets chinois. De Mao aux J.O.

GLM, 2008, gr. in-8°, 606 pp, chronologie, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Les services secrets chinois sont-ils les plus puissants au monde ? Roger Faligot dévoile ici les résultats d'une longue investigation sur les services de renseignement et les dessous de la politique internationale de Pékin. Spécialiste de l'Asie, l'auteur a enquêté en Chine, à Hong Kong, au Japon et en Australie, récoltant des documents inédits, exploitant des archives originales et interviewant de nombreux spécialistes : experts du renseignement, responsables politiques, diplomates, analystes de défense, transfuges et dissidents. Riche, en révélations, ce livre permet de comprendre comment l'empire du Milieu compte accéder à l'état de superpuissance : s'appuyant sur des services secrets actifs dans tous les domaines, il conjugue l'art ancestral de l'espionnage, le tout répressif de la sécurité d'État et les nouvelles technologies – infoguerre, intelligence économique et guerre-éclair sur internet. L'auteur révèle aussi comment la Chine forme les hackers qui attaquent les sites gouvernementaux étrangers. Enfin, après avoir décrit le dispositif mondial qui fiche les anti-JO, il révèle comment les athlètes et les journalistes sportifs seront espionnés grâce à un centre de renseignement spécifique doté d'un budget de 1,3 milliard de dollars.

FITZGERALD (Charles Patrick).

Des Mandchous à Mao Tse-Tong. Les Révolutions chinoises du XXe siècle.

Calmann-Lévy, 1968, in-8°, 320 pp, une carte, biblio, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les grandes vagues révolutionnaires)

"Reprenant la thèse exposée par André Siegfried, selon laquelle aucune transformation profonde ne se produit en Chine qui n’ait obtenu la double caution des lettrés et des paysans, les « deux roues essentielles de la carriole chinoise », le professeur Charles Patrick FitzGerald se livre à une analyse pénétrante des fluctuations de cette alliance fondamentale et de leurs conséquences, depuis la chute de la dynastie mandchoue (1911) jusqu’à l’époque actuelle. Les espoirs qu’avaient fait naître chez les intellectuels comme chez les manuels, la première République puis le Kouomintang, ayant été déçus, le communisme s’est trouvé favorisé. Un communisme chinois, distinct du modèle russe, tirant les leçons des erreurs soviétiques ; plus occupé du ralliement des non-sympathisants que d’épuration, plus soucieux de nationalisme que d’Internationale et de récupération du sol ancestral que de conquête de terres étrangères, plaçant la sécurité avant l’aventure. Il ne s’agit pas là que de mots. Le professeur FitzGerald étaye son propos de raisonnements et d’exemples qui donnent à réfléchir. Tout bien considéré, ces divers éléments devraient permettre à l’Occident de repenser objectivement sa position vis-à-vis du phénomène chinois."

FLEMING (Peter).

Au coeur de la Tartarie.

Gallimard, 1938, in-8°, 294 pp, traduit de l'anglais, une carte hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Géographie humaine)

"Au coeur de la Tartarie : un voyage de Pékin au Cachemire" (1936) est un livre où Peter Fleming décrit son périple et la situation politique au Turkestan. Le livre détaille son voyage de Pékin, en Chine, jusqu'au Cachemire, en Inde, de février à août 1935. Fleming était accompagné dans ce voyage par Ella Maillart (Kini). L'objectif du voyage était de savoir ce qui se passait au Sinkiang (aussi connu comme le Turkestan chinois), suite à la guerre civile.

FRECHES (José).

Il était une fois la Chine. 4500 ans d'histoire.

Editions de Noyelles, 2006, pt in-4°, 390 pp, nombreuses illustrations et cartes en couleurs, biblio, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

Qui mieux que José Frèches, à la fois historien et conteur passionné, pouvait nous dévoiler les beautés et les mystères de la Chine, acteur majeur de notre monde, omniprésente dans notre vie quotidienne et dans nos médias ? On ne peut comprendre ce qui se passe aujourd'hui avec la Chine sans prendre en compte son passé immémorial. C'est la seule civilisation vieille de plus de 4500 ans qui n'a jamais disparu. Les traditions, les coutumes, l'héritage culturel d'un Chinois d'aujourd'hui viennent en droite ligne de ces millénaires d'histoire. Récits de la vie quotidienne, biographies, légendes et anecdotes insolites... Avec ce livre, José Frèches établit un pont entre nos deux mondes, nous transmettant avec enthousiasme et simplicité son savoir sur l'Histoire et les histoires de la Chine. Parce que nous avons tous envie de connaître la place qu'occupera ce pays immense et fascinant dans notre vie, demain.

FRÉDÉRIC (Louis).

Kangxi. Grand Khân de Chine et Fils du Ciel.

Arthaud, 1985, in-8°, 245 pp, bilio, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état

Kangxi (1654-1722), fin stratège en temps de guerre, urbaniste, architecte et amateur de sciences, modernisa la Chine avec une vitesse encore inédite, stabilisa la frontière Sino-Russe, donna son aspect définitif a la cité interdite et fut l'artisan des premiers échanges entre l'Asie et l'Occident

GABET (R. P.).

Les Missions catholiques en Chine en 1846. Coup d'œil sur l'état des Missions de Chine présenté au Saint-Père le Pape Pie IX.

Valmonde, 1999, in-8°, 78 pp, avant-propos de Simon Leys, cart. éditeur illustré, bon état

GANNERON (Emile).

L'Amiral Courbet, d'après les papiers de la Marine et de la famille.

Librairie Léopold Cerf, 1887, in-12, vi-372 pp, un portrait gravé de l'Amiral Courbet en frontispice, un fac-similé dépliant de lettre autographe, modeste reliure de bibliothèque pleine toile écrue, inscription "Ministère de l'Instruction publique" au 1er plat, dos muet (rel. de l'époque), qqs rousseurs, état correct

Biographie du commandant en chef de l'escadre française pendant la guerre avec la Chine par Emile Ganneron, secrétaire-rédacteur au Sénat. Ouvrage couronné par l'Académie française. "Ce qui donne du prix à la biographie de l'amiral Courbet, ce sont les nombreux extraits de sa correspondance privée." (Revue Historique)

GERNET (Jacques).

Chine et christianisme. Action et réaction.

Gallimard, 1982, in-8°, 342 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires). Edition originale

A l'aide d'abondantes traductions de textes chinois et de témoignages de missionnaires chrétiens venus en Chine au XVIIe siècle, Jacques Gernet, professeur au Collège de France, met ici en lumière les contradictions et antinomies des traditions chinoises et occidentales. Porteur de tout un héritage antique et médiéval qui nous est propre, le christianisme a suscité dès l'abord en Chine des réactions diverses de curiosité, de sympathie, d'approbation mêlée de réserves, mais surtout et de façon plus durable, d'hostilité radicale. Il est apparu bientôt aux milieux instruits comme une menace multiforme contre toutes les traditions politiques, sociales, morales et philosophiques de l'Empire du Milieu. (...) A l'encontre des thèses chrétiennes, la Chine affirmait l'unité de l'homme et de l'univers, l'idée d'un principe d'organisation inhérent à la "matière" et une sorte de métabolisme universel ; elle supposait aux origines de la morale une spontanéité analogue à celle des phénomènes naturels. "Le Ciel ne parle pas", disait Confucius. L'auteur est amené enfin à s'interroger sur les rapports de la langue et de la pensée. La différence des traditions sociales et intellectuelles ne serait pas seule en cause : les structures linguistiques auraient eu des effets déterminants sur les orientations fondamentales de la pensée en Chine et en Occident.

GERNET (Jacques).

L'Intelligence de la Chine. Le social et le mental.

Gallimard, 1994, in-8°, 395 pp, broché, état correct (Coll. Bibliothèque des Histoires)

Dans aucun domaine du savoir, de l'art, de la pensée, les choses ne se présentent en Chine de la même façon qu'en Europe. Les concours, le suicide, la religion, la philosophie, l'histoire, l'écriture et bien d'autres sujets sont les thèmes choisis par l'auteur pour une analyse comparative.

GERVAIS (Albert).

Aesculape dans la Chine en révolte.

Gallimard, 1953, in-12, 317 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Passionnant témoignage sur l'invasion japonaise de la Chine pendant la Seconde Guerre mondiale, du débarquement japonais à l'embouchure du Wang-poo au bombardement de Nagasaki. L'auteur, médecin français, professeur à l'école de médecine d'une ville chinoise de l'intérieur, se trouve à son poste quand le Japon déclare la guerre aux Etats-Unis. Peu à peu, il est entraîné par ses amis chinois à la résistance contre l'envahisseur nippon...

GERVAIS (Albert).

Aesculape dans la Chine en révolte.

Gallimard, 1953, in-12, 317 pp, édition originale, un des 75 ex. numérotés sur vélin pur fil Navarre (seul grand papier), broché, couv. illustrée, très bon état

Intéressant témoignage sur l'invasion japonaise de la la Chine pendant la Seconde Guerre mondiale, du débarquement japonais à l'embouchure du Wang-poo au bombardement de Nagasaki. L'auteur, médecin français, professeur à l'école de médecine d'une ville chinoise de l'intérieur, se trouve à son poste quand le Japon déclare la guerre aux Etats-Unis. Peu à peu, il est entraîné par ses amis chinois à la résistance contre l'envahisseur nippon...

GIGON (Fernand).

Vie et mort de la révolution culturelle.

Flammarion, 1969, in-8°, 290 pp, broché, bon état

"Il s'agit ici d'une histoire de la révolution culturelle chinoise, dont on sait que, née le 10 novembre 1965 dans un journal de Shangaï, elle est morte le jour où Liou Chao-Chi a été jeté dans la poubelle de l'histoire, c'est-à-dire le 30 octobre 1968. L'auteur, journaliste suisse, est connu pour un certain nombre d'études sur l'Asie et, surtout, la Chine. Il précise ici les cinq sources auxquelles il a puisé et qui sauf, dans une certaine mesure, la première sont accessibles au public européen. Nous avons déjà dit la nécessité et la difficulté d'une compréhension de l'événement chinois. Parmi tant d'autres de valeurs et de types si divers cet essai y aidera. Essai provisoire, probablement discutable (il n'y a pas d'histoire sans interprétation), mais précieuse par son ton d'actualité journalistique, au bon sens de l'expression." (G. Morel, Etudes, 1969)

GIPOULON (Catherine) – QIU JIN.

Qiu Jin : Pierres de l'Oiseau Jingwei. Femme et révolutionnaire en Chine au XIXe siècle.

Editions des Femmes, 1976, pt in-8°, 298 pp, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état

Cette traduction de "Pierres de l'Oiseau Jingwei" et les commentaires qui l'accompagnent ont fait l'objet d'une thèse de 3e cycle en chinois en juin 1975 à l'Université de Bordeaux. Qiu Jin a écrit ce document dans un but de propagande politique. C'est un appel angoissé aux femmes chinoises qui vivaient en état d'esclavage dans un pays décadent et ruiné. Qiú Jin est une jeune poétesse chinoise venant d'une famille de petits fonctionnaires, elle se marie en 1896. Née au Fujian et de parents originaires de la ville de Shaoxing, elle arrive à Pékin pour suivre son mari dans son travail. C'est en 1903 qu'elle commence peu à peu à penser et à agir autrement après le mouvement des Boxers réprimé en 1900. A cette époque, pour montrer son sentiment envers la dynastie Qing et son gouvernement, elle s'habille en homme et manie le sabre. En 1904, pendant ses études, elle se révolte contre les autorités japonaises qui interdisent à tout étudiant des actions allant à l'encontre de la politique du gouvernement. En 1906, elle dirige la revue Femmes de Chine (Zhongguo nubao) à Shangai. De retour à Shaoxing, elle occupe le poste d'enseignante dans une des premières écoles destinées aux filles. Depuis la ville de Shaoxing, elle tente de provoquer un coup d'Etat qui renverserait la dynastie des Qing mais cette action se traduit par un échec. Par ordre impérial, elle est condamnée à mort et est exécutée le 15 juillet 1907.

GOLDFIEM (Jacques de).

Sous l'oeil du dragon. Les relations de la Chine avec les pays de l'ASEAN.

Fondation pour les études de défense nationale, 1988, gr. in-8°, 316 pp, annexes, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Les 7 épées)

"Ce titre un peu énigmatique désigne le premier ouvrage paru en français sur les relations entre la Chine et les pays de l'ASEAN (Association des Nations du Sud-Est asiatique). Dans une première partie, l'auteur rappelle les problèmes essentiels qui ont séparé les protagonistes jusqu'à la fondation de l'ASEAN : notamment les contentieux territoriaux, les Chinois d'outre-mer et les partis communistes d'Asie du Sud-Est. La deuxième partie analyse l'historique des relations entre la Chine et les pays de l'ASEAN depuis 1967 : « l'hostilité initiale » (1967-1970), « l'expectative » (1970-1973), « la main tendue » (1973-1978) et enfin l'« alliance objective ». Dans l'ensemble, l'ouvrage confirme très utilement les conclusions généralement retenues par ses sources anglo-saxonnes (citées dans une utile bibliographie) : à savoir que l'évolution de la politique de Pékin en Asie du Sud- Est a très étroitement suivi celle de ses grands choix stratégiques, mais en rencontrant dans cette région des obstacles particuliers qui tiennent à des facteurs de plus longue durée : les uns liés à des données humaines et des objectifs politiques très anciens, les autres à l'héritage des méthodes d'influence communistes. (...) Cet ouvrage présente deux grands avantages. D'une part, il offre un utile cadre chronologique en même temps que des analyses très claires sur des problèmes mal connus en Occident : notamment, ceux des Chinois d'outre-mer et des partis communistes d'Asie du Sud-Est. En second lieu, il montre bien à quels obstacles psychologiques et à quelles méfiances politiques solidement enracinées se heurtent, en Asie du Sud-Est, les marches et les contre-marches de la politique chinoise. Pour ces raisons, ce livre doit entrer dans la bibliothèque de ceux qui s'intéressent à la Chine et à l'Asie du Sud-Est." (Jean-Luc Domenach, Politique étrangère, 1989)

GORAL (André).

Ou va la Chine ? Un travail de Sisyphe.

P., Editions Renée Lacoste & Cie, 1956, in-12, 204 pp, broché, bon état, envoi a.s. (“... Péril jaune ? Non ! Mais un épouvantable bilan blanc qui a engendré un terrible danger rouge.”)

"Le sort de la Chine est un des problèmes les plus passionnants de notre époque ; ne représente-t-elle pas le quart environ de la population de notre globe ? Devenu, par suite de la victoire de Mao Tse-Toung, une République populaire alliée à l’Union soviétique, ce pays est-il réellement communiste dans le sens soviétique et subordonné à l’autorité du Kremlin ? L’auteur ne le pense pas ; malgré les apparences et certaines déclarations officielles, la Chine de Mao Tse-Toung, contrairement à la plupart des Républiques populaires européennes, ne prend pas l’URSS pour modèle dans tous les domaines ; le régime chinois, dit communiste, est un mélange habile de marxisme, de vieil esprit communautaire chinois, de Taoïsme, de confucianisme..." (Le Monde diplomatique, 1956)

GRANET (Marcel).

Etudes sociologiques sur la Chine.

PUF, 1953, in-8°, xx-301 pp, préface de Louis Gernet, introduction de R.-A. Stein, broché, bon état (Bibliothèque de sociologie contemporaine)

Le présent recueil groupe très utilement les principales études de Granet (1884-1940) publiées hors de ses livres, dans des revues spécialisées, souvent difficiles d'accès et épuisées. Il comprend neuf études : 1. Coutumes matrimoniales de la Chine antique (1912) ; 2. La polygynie sororale et le sororat dans la Chine féodale (1920) ; 3. Quelques particularités de la langue et de la pensée chinoises (1920) ; 4. La vie et la mort. Croyances et doctrines de l'antiquité chinoise (1920) ; 5. Le dépôt de l'enfant sur le sol. Rites anciens et ordalies mythiques (1922) ; 6. Le langage de la douleur d'aprés le rituel funéraire de la Chine classique (1922) ; 7. Remarques sur le Taoïsme ancien (1925) ; 8. L'esprit de la religion chinoise (1929), et 9. La droite et la gauche en Chine (1933).

GRANET (Marcel).

La Civilisation chinoise. La vie publique et la vie privée.

P., Renaissance du Livre, 1929, fort in-8°, xxi-523 pp, 5 cartes et 2 figures dans le texte et 10 planches hors texte, biblio, index, reliure demi-chagrin brun-vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid (rel. de l'époque), dos uniformément passé, un mors faible, bon état (Coll. l'Evolution de l'Humanité). Edition originale (pas de grand papier)

La Civilisation chinoise, paru en 1929, est l'un des ouvrages sinologiques français les plus célèbres du XXe siècle. Marcel Granet (1884-1940) avait su s'imprégner si intimement de l'esprit des institutions et des mœurs privées de la Chine ancienne qu'il la rendit accessible à plusieurs générations.

GRANET (Marcel).

La Féodalité chinoise.

Oslo, Aschehoug & Co, 1952, pt in-8°, (8)-227 pp, table des caractères chinois in fine, broché, bon état. Edition originale

10 conférences prononcées à Oslo par l'historien sinologue, dont il ne put en rédiger que cinq dans leur forme définitive pour la publication en ouvrage (avant son décès en 1940) : La féodalité dans l'ancienne Chine, La Confédération chinoise, Le suzerain, Le seigneur et son domaine, Organisation sociale des seigneuries ; précédées d'un avant-propos par Alf Sommerfelt. — "La Féodalité chinoise n'est donc qu'un torse, mais même sous cette forme le livre est d'un puissant intérêt général. Le résumé détaillé qu'avait donné Granet lui-même de ses cinq dernières conférences (Groupements féodaux et groupements familiaux I et II, Rôle et éléments du prestige, La morale de l'honneur et l'étiquette, La conception du monde) donneront une idée de ce qu'aurait pu être la dernière moitié du livre..." (Alf Sommerfelt)

GRANET (Marcel).

La Féodalité chinoise. Précédée de Marcel Granet, sociologue, par Maurice Freedman.

Imago, 1981, gr. in-8°, 219 pp, table des caractères chinois in-fine, broché, couv. illustrée, bon état

10 conférences prononcées à Oslo par l'historien sinologue, dont il ne put en rédiger que cinq dans leur forme définitive pour la publication en ouvrage (avant son décès en 1940) : La féodalité dans l'ancienne Chine, La Confédération chinoise, Le suzerain, Le seigneur et son domaine, Organisation sociale des seigneuries ; précédées de l'avant-propos à la 1ère édition (Oslo, 1952) par Alf Sommerfelt, et d'une étude de Maurice Freedman : Marcel Granet (1884-1940), sociologue. Bibliographie de oeuvres de Marcel Granet in fine. — "La féodalité chinoise" n'est donc qu'un torse, mais même sous cette forme le livre est d'un puissant intérêt général. Le résumé détaillé qu'avait donné Granet lui-même de ses cinq dernières conférences (Groupements féodaux et groupements familiaux I et II, Rôle et éléments du prestige, La morale de l'honneur et l'étiquette, La conception du monde) donneront une idée de ce qu'aurait pu être la dernière moitié du livre. (Alf Sommerfelt)

GRANET (Marcel).

La Religion des Chinois. Préface de Georges Dumézil.

Imago, 1989, in-8°, xiii-175 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Marcel Granet, le grand sinologue, nous offre dans ce livre une vision d'ensemble de la religion des Chinois depuis ses origines jusqu'à la période républicaine. Avec rigueur et pénétration, il analyse la religion paysanne et son folklore. La religion féodale et ses cultes, puis la religion officielle où les lettres jouent un rôle prépondérant. L'auteur considère ensuite bouddhisme et taoïsme et, pour conclure, médite sur l'avenir du sentiment religieux dans la Chine moderne. Nourri d'érudition mais d'une parfaite clarté, cet ouvrage demeure un classique s'adressant aussi bien au profane qu'au spécialiste de cette discipline.

GRAVEREAU (Jacques).

La Chine après l'utopie.

Berger-Levrault, 1983, in-8°, 255 pp, une carte, notes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Stratégies)(Prix de l'Académie des sciences d'outre-mer 1984)

Sur la Chine post-maoïste. L'auteur explique comment ce pays a manqué pendant trente ans les rendez-vous du développement, analysant les comportements politiques, les choix économiques et les blocages sociaux grâce à une documentation exceptionnelle et inédite.

GRENOT-WANG (Françoise).

Chine du sud. La mosaïque des minorités.

Les Indes savantes, 2005, gr. in-8°, 342 pp, 2e édition, revue et complétée, préface de Pierre Trolliet, 12 pl. de photos en couleurs hors texte, 2 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"Les régions montagneuses et rurales du Sud de la Chine ont la particularité d'être peuplées d'une trentaine de minorités ethniques, très différentes des Han, c'est-à-dire de l'immense majorité des Chinois. Cet univers coloré et multiforme est fascinant par la multiplicité des coutumes, la diversité de l'habitat, la richesse des légendes, le foisonnement des langues, la beauté des costumes ou la variété culinaire. Souvent géographiquement mêlées, leurs zones d'habitat s'imbriquent les unes dans les autres, formant une véritable « mosaïque » à bien des titres : Mosaïque de peuples qui tiennent à préserver leur identité culturelle et leur mode de vie ; Mosaïque de langues, qui s'influencent mutuellement ; Mosaïque de costumes d'aspect parfois spectaculaire ; Mosaïque de traditions parfois très archaïques, conservées oralement par ces peuples montagnards, qui pour la plupart ne possèdent pas d'écriture. L'étude des minorités ethniques, appelées couramment « fossiles vivants de la civilisation chinoise », apporte un éclairage nouveau sur la culture chinoise, mais aussi celle des pays voisins (Thaïlande, Birmanie, Tibet, Laos, Vietnam ont des ethnies apparentées). Le régime particulier « d'autonomie » des régions de minorités, le système scolaire, médical, les aspects sociaux, les problèmes de contrôle des naissances, etc. sont étudiés. Enfin, légendes et recettes de cuisine viennent agrémenter cette petite « encyclopédie » des minorités du Sud de la Chine, première du genre disponible en français."

GROUSSET (René).

Histoire de la Chine.

Fayard, 1942, in-12, 428 pp, 2 cartes, broché, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"La Chine n'a pas fini de faire parler d'elle. Qui veut connaître, dans ses grandes lignes, son passé – un des plus riches et des plus troubles passés qui soient – n'a qu'à recourir à l'Histoire de la Chine que René Grousset, spécialiste de l'Histoire Asiatique, a publiée en 1942 aux Editions A. Fayard. Ce volume maniable de 428 pp, qui présentera les conclusions les plus autorisées des historiens sur l'évolution d'un pays plus de trois fois millénaire." (Lucien Febvre, Annales d'Histoire Sociale, 1944)

GROUSSET (René).

Histoire de la Chine. Edition mise à jour par Vadime Elisseeff.

Fayard, 1962, in-12, 462 pp, 8 pl. de photos hors texte, tableau des dynasties chinoises, 2 cartes, reliure pleine toile parme de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"La Chine n'a pas fini de faire parler d'elle. Qui veut connaître, dans ses grandes lignes, son passé – un des plus riches et des plus troubles passés qui soient – n'a qu'à recourir à l'Histoire de la Chine que René Grousset, spécialiste de l'Histoire Asiatique, a publiée en 1942 aux Editions A. Fayard. Ce volume maniable présentera les conclusions les plus autorisées des historiens sur l'évolution d'un pays plus de trois fois millénaire." (Lucien Febvre, Annales d'Histoire Sociale, 1944) — "Bien qu'elle ne fût pas parfaite, cette histoire avait le mérite d'exister. Elle est heureusement mise à jour par l'addition d'un chapitre relatif au premier plan quinquennal (1952-1957) et d'un appendice relatif à la résistance spirituelle des catholiques chinois." (Revue française de science politique, 1957)

GROUSSET (René).

Histoire de l'Asie. III : Le monde mongol, le Japon.

P., Crès & Cie, 1922, gr. in-8°, v-486 pp, 5 cartes dépliantes hors texte, reliure demi-basane verte, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés couv. conservées (rel. de l'époque), dos lég. passé, bon état

Les empires mongols ; La Perse, l'Inde et la Chine modernes , Histoire du Japon. — "Voici, écrit de main de bon ouvrier, un ouvrage qui nous manquait. M. Grousset a, le premier, réussi à tirer de tous les travaux de détail accumulés par les orientalistes une vue d'ensemble vraiment suggestive de l'histoire de l'Asie depuis la plus haute antiquité jusqu'aux débuts de la colonisation moderne. Son livre se divise en trois grandes parties correspondant chacune à un volume. (...) Le tome III retrace l'histoire des empires mongols, de la Perse moderne, de l'Inde au temps de la domination musulmane et des Grands Mogols, de la Chine moderne et du Japon. Ce qui constitue l'originalité principale et le très grand mérite de ce vaste ouvrage, c'est le souci constant qui s'y affirme de réserver aux particularités de chacune des histoires envisagées une place infiniment moindre qu'aux faits d'ordre général qui permettent le mieux de rendre compte de l'évolution des empires asiatiques et des similitudes qu'on relève souvent entre les civilisations les plus éloignées dans l'espace..." (Louis Halphen, Bibliothèque de l'école des chartes, 1923)

GROUSSET (René).

Histoire de l'Extrême-Orient. Tome premier.

P., Geuthner, 1929, gr. in-8°, xvii-402 pp, un frontispice en couleurs, 26 planches hors texte, 4 grandes cartes dépliantes, index, broché, bon état

Tome I seul (sur 2) : L'Inde et la Chine. Le tome II traite de l'Empire Mongol, de la Chine des Ming et des Mandchous et de l'Indochine.

GROUSSET (René).

Sur les traces du Bouddha.

Perrin, 1977, in-8°, 315 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes sur les gardes, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état

René Grousset nous fait revivre les voyages de ces deux pélerins bouddhistes chinois au VIIe siècle, Hiuan-Tsang et Yi-Tsing, l'un par terre et l'autre par mer, vers l'Inde, berceau du bouddhisme. — "Voici encore un bon travail de M. Grousset. Couvrant une période plus courte que les précédents, il s'attache à un grand siècle du bouddhisme, le VIIe de notre ère, mais l'ample information de l'auteur s'y retrouve. Il suit les pèlerins chinois, et surtout le plus illustre, celui dont on a pu écrire : « It is impossible to overestimate the debt which the history of India owes to Hiuen Tsang » (V. Smith). L'essentiel des récits de Hiuan-tsang et des biographies de Yi-tsing ; un tableau de la Chine des T'ang, de l'Asie Centrale avant « l'ébranlement des hordes », de l'Inde à la veille de la tourmente islamique; un sommaire du bouddhisme à l'un de ses apogées, voilà ce qu'enferme le volume, dans une présentation succincte et facile. L'illustration, sobre, bien distribuée, répond aux citations et suffit à faire sentir la justesse de cette méthode..." (Paul Mus, Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, 1929)

GROUSSET (René).

Sur les traces du Bouddha.

Plon, 1957, pt in-8°, iv-328 pp, 10 photos hors texte et une carte dépliante in fine, broché, papier lég. jauni, bon état

René Grousset nous fait revivre les voyages de ces deux pélerins bouddhistes chinois au VIIe siècle, Hiuan-Tsang et Yi-Tsing, l'un par terre et l'autre par mer, vers l'Inde, berceau du bouddhisme. — "Voici encore un bon travail de M. Grousset. Couvrant une période plus courte que les précédents, il s'attache à un grand siècle du bouddhisme, le VIIe de notre ère, mais l'ample information de l'auteur s'y retrouve. Il suit les pèlerins chinois, et surtout le plus illustre, celui dont on a pu écrire : « It is impossible to overestimate the debt which the history of India owes to Hiuen Tsang » (V. Smith). L'essentiel des récits de Hiuan-tsang et des biographies de Yi-tsing ; un tableau de la Chine des T'ang, de l'Asie Centrale avant « l'ébranlement des hordes », de l'Inde à la veille de la tourmente islamique; un sommaire du bouddhisme à l'un de ses apogées, voilà ce qu'enferme le volume, dans une présentation succincte et facile. L'illustration, sobre, bien distribuée, répond aux citations et suffit à faire sentir la justesse de cette méthode..." (Paul Mus, Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, 1929)

GUIKOVATY (Emile).

Mao, réalités d'une légende.

P., Laffont/L'Express, 1976, in-4°, 339 pp, préface de Simon Leys, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page (iconographie choisie par René Viénet et Francis Deron), reliure simili-cuir carmin de l'éditeur, titre doré au dos, idéogramme doré au 1er plat, jaquette illustrée en couleurs, bon état

Né en 1920, E. Guikovaty avait été le correspondant à Pékin de l'Agence France-Presse de 1964 à 1966. Son très beau livre, “Mao, réalités d'une légende”, propose une riche iconographie réunie par R. Viénet et F. Deron.

GUILLAIN (Robert).

600 millions de chinois sous le drapeau rouge.

Julliard, 1956, in-8°, 290 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Robert Guillain est – on le sait par les grandes enquêtes qu'il a publiées dans Le Monde – non seulement un des journalistes d'aujourd'hui qui connaissent le mieux la Chine, mais aussi l'un des meilleurs experts internationaux des questions d'Extrême-Orient... Son dernier voyage en Chine (près de 20.000 kilomètres) l'a mené jusqu'au nord de la Mandchourie, région pilote de la Chine nouvelle, et même jusqu'aux confins du Gobi où se prépare, dans le mystère, la Chine de demain. Il nous rapporte de ce périple des observations neuves et des images saisissantes sur la naissance de la grande industrie chinoise, le rôle des techniciens russes, la collectivisation des campagnes, etc... Sur les plans intellectuel et spirituel, il nous montre la Chine entière plongée dans « l'uniformité » et il se demande si le génie chinois saura résister à la pression du « système » : question d'intérêt universel quand on sait que, dans un quart de siècle, il y aura un milliard de Chinois ! Un livre-clef que nul, s'il est soucieux des destinées du monde, ne peut ignorer. (4e de couverture)

HAMBIS (Louis).

Documents sur l'histoire des Mongols à l'époque des Ming.

PUF, 1969, gr. in-8°, xcii-270 pp, index, broché, non coupé, bon état (Bibliothèque de l'institut des hautes études chinoises)

HERTSENS (Marcel).

Sagesse éternelle de la Chine. Pensées et préceptes.

Editions du Centurion, 1970, gr. in-8°, 287 pp, avec la collaboration de Marie Ina Bergeron, 40 illustrations, biblio, glossaire, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Chemins de Lumière), envoi a.s.

La sagesse Primitive de la Chine, d'après le Yi-king, le Che-king et le Chouking – Le confucianisme : Confucius, d'après le Louen-yu, le Ta-hiue, le Tchong-yong, le Li-ki et le Hiao-king ; Mencius, d'après le Mong-tseu ; Mo-tseu, d'après le Mo-tseu – Le Taoïsme, d'après le Lao-tseu, le Tchouang-tseu, et le Lie-tseu.

HINTON (William H.).

Fanshen.

Plon, 1971, in-8°, 759 pp, traduit de l'anglais, reliure toile éditeur, sans la jaquette, état correct (Coll. Terre humaine)

"Ce témoignage de première main sur le déroulement de la révolution agraire dans un village de Chine du Nord est appelé à dévenir un classique : non seulement sur la révolution chinoise elle-même, mais pour l'étude des sociétés paysannes du Tiers-Monde aussi bien. Historiens et anthropologues s'emploieront longtemps à recenser, analyser et si possible systématiser les richesses prodigieuses d'un livre que l'honnête homme, pour sa part, lira avec passion, en raison de l'extrême sensibilité, du don d'observation et de l'amour de la vie constamment manifestés par l'auteur." (Annales ESC, 1972)

HOWLETT (Bob)(dir.).

Hong Kong 1997: A review of 1996.

Hong Kong, Information Services Department, 1997, gr. in-8°, (20)-501 pp, 84 pl. de photos en couleurs hors texte, tableaux, annexes, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, cartes en couleurs sur les gardes, bon état. Texte en anglais

HSUEH (Chün-tu).

Les dirigeants de la Chine révolutionnaire, 1850-1972.

Calmann-Lévy, 1973, gr. in-8°, 458 pp, index, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Archives des sciences sociales)

Longtemps réduite au cercle des spécialistes, l'histoire de la Chine contemporaine commence enfin à entrer dans la culture générale. Mais qui, dans le public, se flatte de connaître le nom, les actes, la vie, des homme qui ont bâti la Chine d'aujourd'hui. Le recueil biographique réuni par l'auteur n'est cependant pas une simple galerie de portraits. Il rassemble une masse énorme de faits, généralement méconnus, et brosse un tableau détaillé des forces et des courants qui travaillent et déchirent la Chine depuis plus d'un siècle...

HUANG San et al.

Un bol de nids d'hirondelles ne fait pas le Printemps de Pékin. Documents réunis et traduits du chinois par Huang San, Angel Pino, Lionel Epstein.

Christian Bourgois, 1980, in-8°, 438 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque asiatique)

"... Avec le retour au pouvoir de Deng Xiaoping en 1977-1978, l'étau idéologique se desserre quelque peu, et c'est la floraison du Premier « Printemps de Pékin ». Wei Jingsheng, ex-garde rouge et rédacteur de la revue “Exploration” ose évoquer « la cinquième modernisation de la démocratie » : « Qu'est-ce que la démocratie ? La véritable démocratie, c'est la remise de tous les pouvoirs à la collectivité des travailleurs... Nous n'avons pas besoin de dieux ni d'empereurs, nous n'avons foi en nul sauveur, nous voulons avoir barre sur notre propre destinée. » Pour ces propos jugés iconoclastes, il sera arrêté en mars 1979 et condamné en octobre de la même année à quinze ans de prison." (Jean-Jacques Gandini)

HUBNER (Baron Joseph Alexandre de).

Promenade autour du monde, 1871.

Hachette, 1881, 2 vol. in-12, (4)-478 et (4)-501 pp, mention de septième édition, portrait de l'auteur et nombreuses gravures hors texte d'après les croquis et photographies de l'auteur, par Boulanger, Crépon, Férat, François, Marie, de Neuville, Sorrieux, reliure demi-basane rouge, dos lisses, titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Intéressant voyage aux Etats-Unis, au Japon et en Chine. Parti d’Irlande au printemps 1871, Hübner traversa l’Amérique de New York à San Francisco, puis rejoignit Yokohama, Yoshida, Hakoné, Yedo, Osaka, Kyoto (il fut l'un des premiers Occidentaux à pénétrer dans le palais impérial de Kyôto), Nagasaki, Shanghai, Pékin, Hongkong, Canton et Macao, pour terminer son voyage à Marseille en janvier 1872. Diplomate autrichien, Hübner représenta son pays en France à partir de 1849, puis en Italie de 1865 à 1868.

HUBNER (Baron Joseph Alexandre de).

Promenade autour du monde, 1871.

Hachette, 1873, 2 vol. in-12, (4)-478 et (4)-501 pp, mention de deuxième édition, reliures demi-percaline verte, dos lisses orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, date en queue, pièce de titre basane havane, couv. conservées, (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état

Intéressant voyage aux Etats-Unis, au Japon et en Chine. Parti d’Irlande au printemps 1871, Hübner traversa l’Amérique de New York à San Francisco, puis rejoignit Yokohama, Yoshida, Hakoné, Yedo, Osaka, Kyoto (il fut l'un des premiers Occidentaux à pénétrer dans le palais impérial de Kyôto), Nagasaki, Shanghai, Pékin, Hongkong, Canton et Macao, pour terminer son voyage à Marseille en janvier 1872. Diplomate autrichien, Hübner représenta son pays en France à partir de 1849, puis en Italie de 1865 à 1868.

HUC (Evariste-Régis).

Le Christianisme en Chine, en Tartarie et au Thibet. Tome second : Depuis le passage du Cap de Bonne-Espérance jusqu'à l'établissement de la dynastie Tartare-Mandchoue en Chine.

P., Gaume Frères, 1858, in-8°, 455 pp, reliure demi-toile violine, dos lisse avec titre doré (rel. de l'époque), dos défraîchi, qqs rousseurs, bon état

Tome II seul (sur 4). —Originaire de Caylus, près de Montauban, Evariste Huc (1813-1860) fit ses études à Toulouse avant d'entrer, en 1836, au séminaire de la Congrégation de Saint-Lazare. Devenu prêtre en 1839, il partit pour la Chine en tant que missionnaire. Après cinq ans de séjour, il fut chargé d'une grande tournée de reconnaissance et d'évangélisation à travers le pays : il effectua ainsi, de 1844 à 1846, un important voyage qui devait le conduire à Lhassa, où il réussit à pénétrer déguisé en lama. Il y séjourna six semaines avant d'être reconnu puis expulsé vers la Chine. La relation de son voyage, publiée à Paris en 1850, connut un grand succès. Le présent ouvrage, consacré à l'histoire du christianisme en Chine, est divisé en quatre parties : I. Depuis l'apostolat de Saint Thomas jusqu'à la découverte du Cap de Bonne-Espérance. – II. Depuis cette découverte jusqu'à l'établissement de la dynastie Tartare-Mandchoue en Chine. – III. Depuis l'établissement de cette dynastie jusqu'à la mort de l'empereur Khang-Hi. – IV. Depuis la mort de cet empereur jusqu'au traité de Tien-Tsing en 1858. Il renferme aussi de nombreux documents sur les anciennes religions et sur l'occultisme en général (cf. Caillet).

HU CHI-HSI.

L'Armée rouge et l'ascension de Mao. Essai d'interprétation sur la montée au pouvoir de Mao Zedong au sein du Parti communiste chinois.

P., Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 1982, in-8°, 272 pp, biblio, index, broché, bon état, envoi a.s.

"... Dans la noble lignée ouverte par 'Chinese Communism and the Rise of Mao', 'L'Armée rouge et l'ascension de Mao' est l'un des ouvrages fondamentaux dont la lecture et la méditation s'imposeront durablement à ceux qui souhaitent comprendre la victoire du communisme en Chine et celle, ambivalente, de Mao dans cet inconnu : le communisme chinois." (Yves Chevrier, Annales ESC, 1985)

HUDELOT (Claude).

La Longue Marche. (Chine, 1934-1935).

Julliard, 1971, in-12, 271 pp, une carte, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, bon état (Coll. Archives)

D'une défaite une victoire : l'Armée rouge en débacle s'engage dans la Longue Marche de douze mille kilomètres. Plus loin encore, il y a la conquête de la Chine ; la prise du pouvoir, la Révolution culturelle. Histoire ou légende ? A travers les différentes leçons de l'interprétation chinoise, les textes du Komintern, les témoignages des compagnons de l'aventure, Claude Hudelot nous apprend à critiquer l'évidence et nous enseigne à lire le sens de cette rupture fondamentale de l'histoire d'aujourd'hui. Leçon d'histoire, leçon politique aussi : l'épopée est d'abord le triomphe du bon sens.