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BACQUET (Gérard).

Val de Canche.

Auxi-le-Château, Gérard Bacquet, 1982, pt in-4° (21 x 27 cm), 222 pp, importante iconographie dans le texte (dessins et plans) et très nombreuses planches contrecollées en couleurs dans le texte et hors texte, reliure simili-cuir havane de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, jaquette illustrée en couleurs, bon état. Edition originale, un des 350 ex. numérotés sous emboîtage simili-cuir havane

BAUCHOND (Maurice).

La justice criminelle du Magistrat de Valenciennes au Moyen Age.

Picard, 1904, gr. in-8°, 314 pp, biblio, index, reliure neuve demi-chagrin bleu-nuit, dos à 5 nerfs, couv, conservée (bel exemplaire)

BECQUET (Dom Jean).

L'Abbaye d'Henin-Lietard. Introduction historique. Chartes et documents (XIIe-XVIe s.).

P., Lethielleux, 1965, gr. in-8°, 144 pp, 2 cartes, index, broché, bon état (Bibliothèque d'histoire et d'archéologie chrétiennes)

"Il faut souligner le mérite de Dom Becquet qui, sans être rebuté par l'indigence des documents, a établi un recueil de chartes et une esquisse historique de cette abbaye. C'est vers 1040 qu'un chapitre de douze chanoines fut établi, avec l'accord de l'évêque de Cambrai, par Robert II de Béthune dans l'église Saint-Martin d'Hénin. Hénin, dépendance de l'ancien fisc royal d'Harnes, située à égale distance de Douai et de Lens, relevait alors des comtes de Boulogne mais passa bientôt sous le contrôle plus direct de la branche aînée de la dynastie, les comtes de Flandre. En 1123, le comte Charles le Bon confirma la libération de tout pouvoir séculier de l'église d'Hénin... Des aumônes enrichirent le temporel de l'abbaye, qui, dès la fin du XIIe siècle, avait acquis l'essentiel de ses droits. Elle ne manqua pas de les faire confirmer par l'archevêque de Reims, le Saint-Siège et le roi de France, lorsque l'Artois fut réuni à la couronne. La vente au comte d'Artois, en 1244, de la seigneurie d'Hénin, n'eut guère d'importance pour l'abbaye qui désormais aura surtout des rapports avec la ville d'Hénin. (...) Après son introduction historique, Dom Becquet examine les sources, insistant tout particulièrement sur Baudouin de Glen, à qui il consacre une longue notice. L'Historia de Baudouin, récit chronologique en latin des origines de l'abbaye et des faits et gestes des abbés, est basée non seulement sur la tradition orale mais sur des documents écrits : chroniques, obituaires, compilations locales antérieures, aujourd'hui disparues, et surtout chartes de l'abbaye. Il utilise ces divers documents avec un réel esprit critique et recopie souvent les actes cités. (...) L'ouvrage est complété par une carte des possessions de l'abbaye et un plan de la ville et de l'abbaye, avec commentaires et par deux index, noms de lieux et noms de personnes." (Fr. Muret, Revue belge de philologie et d'histoire, 1968)

BOREL d'HAUTERIVE (A.).

Armorial d'Artois et de Picardie. Généralités d'Amiens. Recueil officiel dressé par les ordres de Louis XIV, 1696-1710.

Marseille, Laffitte Reprints, 1981, gr. in-8°, viii-470 pp, armoiries en frontispice, reliure simili-cuir havane de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Réimpression tirée à 300 ex. de l'édition de Paris, 1866

1ère Partie : Armorial d'Artois et de Picardie. 2ème Partie : Nobiliaire de Flandre et d'Artois

BRASSART (Félix).

Le Lieu de naissance du premier président La Vacquerie et son rôle politique à Arras, avec une note sur la famille Tauvé, dit de La Vacquerie.

Douai, Lucien Crépin, 1885, gr. in-8°, 36 pp, une pl. de fac-similé hors texte, broché, bon état. Tiré à 35 ex. numérotés sur papier vergé seulement, envoi a.s.

CATTIAUX (Guy).

Denain : des hommes d'acier, une région à sauver.

Denain, Chez l'Auteur, 1980, gr. in-8°, 394 pp, très nombreuses photos et reproductions de cartes postales anciennes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale, tirage à 1900 exemplaires, envoi a.s.

HARDY-HÉMERY (Odette).

De la croissance à la désindustrialisation. Un siècle dans le Valenciennois. (Thèse).

Presses de la FNSP, 1984, in-8°, 401 pp, une carte, biblio, index, broché, qqs rares soulignures (au crayon bleu) et annotations (stylo), bon état

Dans le dernier tiers du XIXe siècle, le Valenciennois a connu un second souffle de croissance, venant relayer le premier développement, commencé avec la découverte de la houille. A l'inverse, cette région industrielle, une des premières de France, a connu des transferts d'investissements douloureux à la fois pour les entreprises et pour les hommes. Ce livre est l'histoire d'un déclin industriel complexe ; les transformations de la région s'expliquent par les évolutions des politiques nationales, des technologies mondiales, de l'économie internationale, mais aussi à la lumière des conditions de travail, des modes de vie, des comportements démographiques, des tensions sociales où interfèrent encore des mécanismes internationaux. Comment s'articulent les réalités économiques et les forces sociales ? Comment sont ressenties les époques de prospérité ? Comment et pourquoi les crises ? Les réponses données pour le Valenciennois depuis un siècle devraient pouvoir servir de leçons pour l'avenir. — "Cet ouvrage est la réécriture allégée, ramassée, dense, d'une fort longue thèse d'Etat (Université de Paris-I) de quelque cinq mille pages dactylographiées (texte et annexes statistiques en parts égales) intitulée : “Industries, patronat et ouvriers du Valenciennois pendant le premier XXe siècle ; développements et restructurations capitalistes à l'âge du charbon et de l'acier”. (...) La recherche d'Odette Hardy a abouti à une œuvre fort solide. Elle fait honneur à l'historiographie française. Ajoutera-t-on qu'avec une grande pudeur Odette Hardy s'est cachée derrière son œuvre ? Mais elle en dit assez pour faire entendre qu'elle parle d'un pays, d'un milieu, qu'elle connaît intimement et auxquels elle est profondément attachée. La sympathie pour l'objet de l'étude est aussi un sûr moyen de connaissance." (Jean Bouvier, Annales ESC, 1986)

HILAIRE (Yves-Marie).

La vie religieuse des populations du diocèse d'Arras, 1840-1914. (Thèse).

Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1976, 3 forts vol. gr. in-8°, xiv-1542-(44)-6 pp, pagination continue, texte dactylographié, 41 cartes et tableaux (dont 3 cartes dépliantes hors texte), copieuse bibliographie, index, brochés, qqs rares soulignures crayon, bon état

Thèse universitaire fondamentale et de première importance pour l'histoire sociale et religieuse de la région. A ne pas confondre avec la version abrégée en 2 volumes destinée au commerce publiée par l'Université de Lille en 1977. — I. Le diocèse d'Arras au milieu du XIXe siècle ; II. Le diocèse d'Arras de 1851 à 1891 ; III. Le diocèse d'Arras de 1892 à 1914. — "Ce travail monumental a été salué par les examinateurs, lors de sa présentation à titre de thèse de doctorat en Sorbonne, comme « une monographie diocésaine exemplaire » et « un modèle d'histoire sociologique ». L'auteur y prend en effet en considération, dans la perspective d'une « histoire totale » véritable, tous les facteurs qui influent en quelque manière sur la vie religieuse des populations : milieu géographique et vicissitudes politiques, évolution économique et développement culturel, encadrement d'institutions ecclésiastiques et personnalités épiscopales ou de leur entourage, physionomie du clergé et ses méthodes pastorales, aux diverses époques comme selon la diversité des régions, et enfin la multiplicité des manifestations ou des indices qui permettent d'approcher, autant que faire se peut, la vie religieuse intime des masses et des élites de toutes catégories, en situant celle-ci dans la globalité de la vie matérielle et morale..." (P. Droulers, Archivum Historiae Pontificiae, Vol. 16, 1978) — "Une thèse de doctorat d'État soutenue devant l'université de Lille où, de 1840 à 1914, c'est en fait toute la vie des habitants qui passe sous nos yeux : cadre économique, historique, démographique, politique, idéologique ; vie quotidienne, mœurs, mentalités sont décrits et analysés avec grand soin, et c'est au travers de toutes ces données que l'auteur se pose la question : pourquoi ce peuple resta-t-il chrétien ? Pour aborder cette longue tranche d'histoire, comprise entre le milieu du XIXe siècle et la Grande Guerre, l'auteur adopte un plan chronologique : 1840-1851, 1851-1891, 1891-1914..." (Bibliothèque de l'Ecole des chartes)

JURENIL (André).

Denain et l'Ostrevant depuis 1712.

Denain, Edité par l'Amicale Villars, 1929, gr. in-4°, 227 pp, 120 gravures, plans et documents, broché, bon état

Le 24 juillet 1712, le maréchal de Villars gagna la bataille de Denain qui fut décisive dans le règlement de la guerre de succession d'Espagne.

LANCELIN (Chanoine H.).

Histoire de Valenciennes depuis ses origines. Suivi de : Essai sur l'histoire municipale de la ville de Valenciennes par Auguste Dubois.

Valenciennes, Giard, 1933, 2 vol. in-8°, 309 et 94 pp, 2 vol. reliés ensemble, un plan dépliant hors texte, reliure dos et coins demi-chagrin havane, dos à 5 nerfs filetés orné de fleurons, filets sur les plats, tête dorée, couv. et dos conservés, bel exemplaire

Un des 100 exemplaires numérotés sur Japon pour l'ouvrage de Lancelin.

LESUEUR (Emile).

Mon Pays d'Artois. (2e série).

P., Eugène Figuière, 1934, in-12, 254 pp, 4 pl. de gravures et portraits hors texte, carte, fac-similés et tableau généalogique dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état

Fresque artésienne – Eustache de Saint-Pierre – Jacqueline Robins – Jean Bodel et les joyeux écoliers de Saint-Omer – Thérouanne, ville martyre – Les tapisseries d'Arras – Les Francs maçons d'Hesdin – Robespierre avocat au Conseil d'Artois – La petite Vendée de Pernes – Nos douaniers en guerre contre les Anglais – Guislain Decrombecque, le défricheur de la plaine de Lens – Les mobiles du Pas-de-Calais à l'affaire de Longpré – L'Artois vu par Paul Adam.

PARIS (Georges).

Un demi-siècle de vie arrageoise, 1900-1950. Souvenirs d'un témoin.

Arras, Imprimerie A.C.K., 1971, gr. in-8°, 197 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant

Edition originale posthume. Georges Paris (1895-1970), né à Arras y exerça la médecine de 1923 à 1968.

PIERRARD (Pierre).

La Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle. Artois, Flandre, Hainaut, Picardie.

Hachette, 1976, in-8°, 250 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"La région du Nord qui recouvre approximativement la Picardie, l’Artois, le Hainaut et la Flandre a connu, au XIXe siècle, une mutation économique sans précédent, avec ce qu’il est convenu d’appeler la première révolution industrielle : celle du charbon, de la machine à vapeur, du chemin de fer. Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne, pour la majorité des gens du Nord, soit alors fondamentalement bouleversée. Sans doute, la manufacture et la mine rompent avec les rythmes ancestraux, mais le travail à domicile reste largement pratiqué et dans les deux mille villages du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, la vie rurale se modifie peu. De plus, si l’économie s’emballe, elle n’entraîne pas la masse hors des limites de la pauvreté et si elle sécrète, tardivement, le « problème social », elle n’entame guère les mentalités. Riche ou misérable, la maison du Nord est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes. La rue conserve son pittoresque. La civilisation, même marquée par un travail assujettissant, reste éminemment festive. Quant à la vie spirituelle, elle est comme autrefois le produit de l’indissociable alliance de la foi chrétienne et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur de la mort." (4e de couverture) — "L'excellente collection consacrée par Hachette à la vie quotidienne vient de s'enrichir d'un volume traitant du Nord de la France pendant le XIXe siècle. Son auteur, Pierre Pierrard, avait déjà brossé, et fort bien, un tableau de la vie ouvrière à Lille sous le Second Empire dans une thèse publiée voici plus de dix ans. Dans le présent ouvrage, il évoque avec une chaleur communicative les "riches heures" de l'existence populaire dans les campagnes et les villes de la région du Nord comprenant en la circonstance les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme alors qu'intervient et se développe la première révolution industrielle. Rien n'échappe à l'érudition et à la perspicacité de P. Pierrard : les liens de la famille et la place de l'enfant, l'attrait de la maison, l'animation de la rue en temps ordinaire et lors des liesses collectives, les servitudes du travail à tous les niveaux sociaux, les loisirs au cabaret, les croyances associant la foi chrétienne et la superstition. Cet examen approfondi des mentalités d'hier par un historien particulièrement informé n'a pas seule valeur rétrospective ; il éclaire le présent dans une région marquée, plus que d'autres, par les pesanteurs sociologiques." (Firmin Lentacker, Hommes et Terres du Nord, 1977) — "Ce volume est probablement un de ceux qui apportent dans cette collection les renseignements les plus précis et les plus abondants sur l'histoire sociale d'une région qui, pendant longtemps, demeura la plus peuplée de France, le seul département du Nord dépassant encore celui de la Seine sous la Monarchie de Juillet. L'auteur a su aussi bien suivre les diverses étapes de la vie des hommes marquée, trop souvent dès l'origine, dans toutes les classes sociales, par une mortalité infantile aux chiffres hallucinants, que par un labeur acharné dans une am biance souvent pénible. Les nuances régionales ou locales sont soulignées avec soin, mettant fin aux généralisations abusives qui trop souvent d'hypothèses en généralisations hâtives, ont donné une fausse idée de l'infinie diversité de ces pays du Nord au sens large du terme. Et il y a plus que des nuances entre la Picardie et l'Artois, ou même dans la seule Flandre entre la plaine intérieure et le littoral. Même sur la côte, les différences sont sensibles entre les gens de Dunkerque et ceux de Boulogne. Le XIXe siècle est aussi celui où les progrès de l'industrie trans forment de façon spectaculaire une région longtemps demeurée vouée à l'agriculture et aux seules industries domestiques ou artisanales d'un textile traditionnel. L'essor des manufactures de coton, la crois sance vertigineuse du monde de la mine, gagnant des zones de plus en plus étendues des départements du Nord et du Pas-de-Calais firent de la région en quelques décennies, un des ensembles d'avant-garde de l'industrie française, avec tout ce que cela suppose de phénomènes d'adaptation des hommes aux nouvelles conditions de travail, et fait comprendre la place tenue dans la chronologie qui figure en fin de volume, par les étapes de cette évolution, de la création de la première filature moderne de coton à Esquermes, près de Lille en 1803 à l'introduction en 1878 de la moissonneuse-lieuse en Picardie, ou au sanglant premier mai de Fourmies en 1891. Une bibliographie complète ce volume qui rendra de réels services à tous ceux qu'intéressent les aspects sociaux de l'histoire de la France du XIXe siècle." (Jean Vidalenc, Revue d'histoire économique et sociale)

PIERRARD (Pierre).

La Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle. Artois, Flandre, Hainaut, Picardie.

Hachette, 1987, in-8°, 250 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

"La région du Nord qui recouvre approximativement la Picardie, l’Artois, le Hainaut et la Flandre a connu, au XIXe siècle, une mutation économique sans précédent, avec ce qu’il est convenu d’appeler la première révolution industrielle : celle du charbon, de la machine à vapeur, du chemin de fer. Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne, pour la majorité des gens du Nord, soit alors fondamentalement bouleversée. Sans doute, la manufacture et la mine rompent avec les rythmes ancestraux, mais le travail à domicile reste largement pratiqué et dans les deux mille villages du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, la vie rurale se modifie peu. De plus, si l’économie s’emballe, elle n’entraîne pas la masse hors des limites de la pauvreté et si elle sécrète, tardivement, le « problème social », elle n’entame guère les mentalités. Riche ou misérable, la maison du Nord est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes. La rue conserve son pittoresque. La civilisation, même marquée par un travail assujettissant, reste éminemment festive. Quant à la vie spirituelle, elle est comme autrefois le produit de l’indissociable alliance de la foi chrétienne et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur de la mort." (4e de couverture) — "L'excellente collection consacrée par Hachette à la vie quotidienne vient de s'enrichir d'un volume traitant du Nord de la France pendant le XIXe siècle. Son auteur, Pierre Pierrard, avait déjà brossé, et fort bien, un tableau de la vie ouvrière à Lille sous le Second Empire dans une thèse publiée voici plus de dix ans. Dans le présent ouvrage, il évoque avec une chaleur communicative les "riches heures" de l'existence populaire dans les campagnes et les villes de la région du Nord comprenant en la circonstance les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme alors qu'intervient et se développe la première révolution industrielle. Rien n'échappe à l'érudition et à la perspicacité de P. Pierrard : les liens de la famille et la place de l'enfant, l'attrait de la maison, l'animation de la rue en temps ordinaire et lors des liesses collectives, les servitudes du travail à tous les niveaux sociaux, les loisirs au cabaret, les croyances associant la foi chrétienne et la superstition. Cet examen approfondi des mentalités d'hier par un historien particulièrement informé n'a pas seule valeur rétrospective ; il éclaire le présent dans une région marquée, plus que d'autres, par les pesanteurs sociologiques." (Firmin Lentacker, Hommes et Terres du Nord, 1977) — "Ce volume est probablement un de ceux qui apportent dans cette collection les renseignements les plus précis et les plus abondants sur l'histoire sociale d'une région qui, pendant longtemps, demeura la plus peuplée de France, le seul département du Nord dépassant encore celui de la Seine sous la Monarchie de Juillet. L'auteur a su aussi bien suivre les diverses étapes de la vie des hommes marquée, trop souvent dès l'origine, dans toutes les classes sociales, par une mortalité infantile aux chiffres hallucinants, que par un labeur acharné dans une am biance souvent pénible. Les nuances régionales ou locales sont soulignées avec soin, mettant fin aux généralisations abusives qui trop souvent d'hypothèses en généralisations hâtives, ont donné une fausse idée de l'infinie diversité de ces pays du Nord au sens large du terme. Et il y a plus que des nuances entre la Picardie et l'Artois, ou même dans la seule Flandre entre la plaine intérieure et le littoral. Même sur la côte, les différences sont sensibles entre les gens de Dunkerque et ceux de Boulogne. Le XIXe siècle est aussi celui où les progrès de l'industrie trans forment de façon spectaculaire une région longtemps demeurée vouée à l'agriculture et aux seules industries domestiques ou artisanales d'un textile traditionnel. L'essor des manufactures de coton, la croissance vertigineuse du monde de la mine, gagnant des zones de plus en plus étendues des départements du Nord et du Pas-de-Calais firent de la région en quelques décennies, un des ensembles d'avant-garde de l'industrie française, avec tout ce que cela suppose de phénomènes d'adaptation des hommes aux nouvelles conditions de travail, et fait comprendre la place tenue dans la chronologie qui figure en fin de volume, par les étapes de cette évolution, de la création de la première filature moderne de coton à Esquermes, près de Lille en 1803 à l'introduction en 1878 de la moissonneuse-lieuse en Picardie, ou au sanglant premier mai de Fourmies en 1891. Une bibliographie complète ce volume qui rendra de réels services à tous ceux qu'intéressent les aspects sociaux de l'histoire de la France du XIXe siècle." (Jean Vidalenc, Revue d'histoire économique et sociale)

RÉMY (Gilbert Renault, dit le Colonel).

Histoires de Picardie, d'Artois, de Hainaut et de Flandre (Somme, Pas-de-Calais, Nord, Belgique).

Perrin, 1970, in-8°, 338 pp, 24 photos sur 16 pl. hors texte, 10 cartes, un fac-similé, reliure skivertex havane de l'éditeur, titres en blanc au 1er plat et au dos, bon état (« La Ligne de démarcation »)

Agé de trente-six ans, Gilbert Renault s’embarque le 18 juin 1940 à bord d’un chalutier qui, échappant de justesse à l’emprise de la Wehrmacht, le transporte de Lorient au Verdon, d’où un cargo suédois le conduit en Angleterre. Volontaire pour une mission secrète en France occupée, il quitte la Grande-Bretagne dès le 10 août, avec mission de surveiller les mouvements de l’ennemi tout le long de la côte atlantique. Le réseau qu’il crée sous le nom de Confrérie Notre-Dame couvre, dix-huit mois plus tard, l’ensemble de la France occupée et la Belgique. Sans cesse pourchassé par l’Abwehr et la Gestapo, celui qui est devenu « Rémy » devra à l’héroïsme de ses camarades qui, sous la torture, dans les camps de déportation ou au poteau d’exécution, refuseront de le livrer, de n’être jamais pris. Et c’est sous l’uniforme qu’après le débarquement il reviendra participer à la libération de sa Bretagne natale. De lui, le général de Gaulle a écrit : « Notre Rémy fut des premiers, parce qu’il est des meilleurs. Et c’est pourquoi, après tout ce qu’il a fait – qui est si grand ! – il sait qu’il reste tant à faire. » Il restait entre autres choses, à écrire l’histoire de ceux qui souffrirent et moururent au service de la France.

STIEVENART (Abel).

Topographie historique et médicale de Valenciennes.

Valenciennes, Imprimerie A. Prignet, 1846, in-8°, iv-355 pp, 4 pl. et un tableau dépliant hors texte, vignettes sur bois dans le texte, in-8, reliure demi-basane fauve à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, tête dorée, couv. conservée (dos lég. passé, rousseurs, bon état

TOURSEL (Charles).

Bruay-en-Artois et sa région de 1945 à 1983.

Association des Anciens Elèves du Lycée de Bruay-en-Artois, 1983, in-8°, 512 pp, nombreuses photos dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, annotations au stylo en marge, bon état, envoi a.s.

Le troisième et dernier volet de l'histoire de cette ancienne ville minière du Pas-de-Calais, proche de Béthune. Charles Toursel, ancien professeur du lycée Carnot, a publié trois ouvrages chronologiques sur cette petite ville, admirablement documentés d'après les archives. Ce troisième volet comprend quelques pages sur la fin de l'extraction charbonnière et ses conséquences économiques et démographiques, les grandes heures et les belles figures de l'époque, l'urbanisation et le changement du cadre de vie, les transformations sociales et les nourritures intellectuelles du moment...