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ALBERT (Maurice).

Les Médecins Grecs à Rome.

Hachette, 1894, in-12, x-320 pp, quelques figures dans le texte, broché, bon état. Edition originale. Rare

Maurice Albert (1854-1907) fut l'un des premiers membres de l'Ecole Française de Rome. Ses travaux érudits comprennent sa thèse sur le Culte de Castor et de Pollux en Italie (1883), une édition d'Horace (1886), et cette étude sur les Médecins Grecs à Rome (1894). Il mourut prématurément en 1907.

[Alexandre le Grand].

Engravings [of] Alexander the Great from Pella to Asia.

Athènes, Eurodimension, 1998, gr. in-4°, 45 planches imprimées sur vélin crème sous chemise papier bordeaux imprimée or au 1er plat, l'ensemble sous étui carton, bon état

Superbe ouvrage. Les gravures des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles sont particulièrement bien reproduites. – Détail : Une planche de titre, 2 planches de présentation (en grec) et 4 planches avec les légendes des gravures (titres des gravures en anglais et légendes en grec), suivi de 46 gravures reproduites sur 37 planches (dont 3 cartes de 1595, 1811 et 1680-1700 reproduites en couleurs sur doubles planches).

AMOURETTI (M.-C.) et Françoise RUZÉ.

Le monde grec antique. Des palais crétois à la conquête romaine.

Hachette, 1983, gr. in-8°, 272 pp, 33 cartes et plans sur 16 pl. hors texte in fine, index, broché, bon état

Cet ouvrage situe dans leur contexte historique les multiples facettes du monde grec de 2700 à 31 av. J.-C. Il expose la politique, les guerres, la vie religieuse, l'économie, les évolutions sociales et la diversité des cités grecques. Il évoque les travaux et les jours de l'homme grec à partir des textes historiques, des pièces de théâtre, de la représentation des travaux agricoles et artisanaux. De nombreux croquis illustrent l'architecture monumentale. L'ouvrage tient compte de l'interprétation de l'histoire grecque qui a beaucoup varié au cours du XXe siècle. Il fait une large place à l'apport de l'archéologie et de l'anthropologie historique.

ARISTOPHANE.

Comédies. T. I : Les Acharniens - Les Cavaliers - Les Nuées. Texte établi par Victor Coulon et traduit par Hilaire van Daele.

Les Belles Lettres, 1934, in-8°, xxxii-403 pp, 2e édition revue et corrigée, broché, état correct. Texte et traduction (Coll. Budé)

Si Aristophane est de loin le premier des auteurs de comédies grecs, il est encore fort mal connu : les informations relatives à sa biographie sont rares et souvent douteuses. Ni la date de sa naissance ni celle de sa mort ne sont établies avec certitude : tout au plus peut-on affirmer qu'Aristophane était athénien et qu’il vécut entre 450 et 375 avant J.C. Ses œuvres cependant révèlent, à défaut de sa vie, ses opinions et surtout son audace : Les Acharniens osent, en pleine guerre du Péloponnèse, un plaidoyer pour la paix, Les Cavaliers s’insurgent contre la politique de Cléon, et Les Nuées sont un réquisitoire contre l’enseignement sophistique. Le dramaturge use de son puissant talent comique pour défendre ses idées : outre un auteur exceptionnellement drôle, Aristophane est aussi un ancêtre de l’écrivain engagé. Des 44 pièces composées, selon la tradition, par Aristophane, seules onze nous sont parvenues...

ARISTOTE.

Politique d'Aristote. Traduite du grec, avec des notes et des éclaircissements, par Charles Millon. On a joint à cet ouvrage une notice sur Aristote et sur ses Ecrits ; une liste chronologique des éditions de ses Oeuvres ; plusieurs Extraits de Platon, et les deux Traités des Xénophon sur les républiques de Sparte et d'Athènes.

Artaud, 1803, 3 vol. gr. in-12, cxxvj-287-384-403 pp, un portrait en frontispice, reliure modeste dos et coins demi-toile bleue, bon état

ARISTOTE.

Politique. Tome I : Introduction - Livres I et II. Texte établi et traduit par Jean Aubonnet.

Les Belles Lettres, 1960, in-8°, ccvi-261 pp, reliure demi-basane fauve mordorée à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, filets à froid sur les plats (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Coll. Budé). Texte grec et traduction française en regard

"Début d'une édition critique (texte et traduction) de “La politique” d'Aristote, dont le besoin se faisait cruellement sentir. L'introduction de deux cents pages, due au traducteur, constitue un véritable ouvrage qui examine successivement la place de “La politique” dans la vie et l'oeuvre d'Aristote, la composition et la date de “La politique” (il soutient avec raison, semble t-il, l'unité de sa composition et la valeur de l'ordre traditionnel des livres), enfin le destin de l'oeuvre : la place de “La politique” dans l'histoire des idées, ce qui lui permet d'esquisser un véritable tableau de l'histoire de la pensée politique." (Revue française de science politique, 1961) — Aristote traite de la science politique à partir du point de vue de la cité-Etat, point de vue dont il soutient qu'il est le plus favorable à l'épanouissement total du citoyen.

[Atlas] – HAYWOOD (John).

Les sources de la civilisation occidentale : Proche-Orient, Égypte, Grèce et Rome antiques.

France Loisirs, 1999, in-4°, 304 pp, très nombreuses illustrations et plus de 150 cartes et plans en couleurs, tableaux chronologiques, lexique, biblio, index, reliure simili-cuir bordeaux de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

En un seul volume abondamment illustré, cet ouvrage présente l'histoire du Proche-Orient, de l'Egypte ancienne, de la Grèce et de la Rome antiques. Un foisonement d'événements replacés dans leur contexte sont expliqués de façon simple, précise et attrayante, largement soutenus par de magnifique images, des photos de sites archéologiques et plus de 150 cartes et plans détaillés. Une somme remarquable de connaissances à recommander au lecteur néophyte comme à l'étudiant en quête d'information.

AUSTIN (M.) et P. VIDAL-NAQUET.

Economies et sociétés en Grèce ancienne. (Périodes archaïque et classique). Textes choisis et présentés par Michel Austin et Pierre Vidal-Naquet.

Armand Colin, 1981, in-12, 416 pp, biblio (Coll. U2). Plus de cent textes littéraires et épigraphiques, traduits, présentés et annotés.

"L'U2 de Austin et Vidal-Naquet transcende les limites habituelles de la collection. Dans un domaine où presque rien n'existait, un livre charnu donnant l'état des connaissances récemment renouvelées sur l'Économie de la Grèce ancienne. Un choix de textes souvent peu connus et remarquablement traduits." (Le Choix des Annales, Annales ESC, 1972)

AYMARD (André).

Le monde grec au temps de Philippe II de Macédoine et d'Alexandre le Grand (359-323 avant J.-C.).

CDU, 1976, in-4°, 203 pp, dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)

AYMARD (André).

Les grandes monarchies de l'Asie hellénistique à partir de la mort de Séleucos Ier (281-280).

CDU, 1949, in-4°, 104 pp, texte dactylographié, qqs soulignures crayon, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)

Tome I seul (sur 2).

AYMARD (André) et Jeannine AUBOYER.

L'Orient et la Grèce antique.

PUF, 1955, fort in-8° carré, 701 pp, 48 pl. en héliogravure hors texte, 34 cartes et plans, tableau synchronique, biblio, index, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état (Coll. Histoire générale des civilisations)

BAUDRILLART (Henri).

Histoire du luxe privé et public depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Tomes 1 et 2.

Hachette, 1880-1881, 2 vol. in-8°, ix-552 et 518 pp, deuxième édition, index, broché, dos factices, bon état

Complet pour l'Antiquité. – Les tomes 3 et 4 parus en 1880 traitent du Moyen Age et des temps modernes. Sommaire : Tome 1. Théorie du luxe. Le luxe primitif. Le luxe dans l'Orient antique et moderne. Le luxe en Grèce. - Tome 2. Le luxe romain : Le luxe à Rome sous la République et l'Empire. Le luxe byzantin. La censure du luxe par les écrivains romains et les Pères de l'Eglise. Le luxe funéraire dans l'antiquité.

BAYET (Jean).

Bibliographie des travaux de M. Jean Bayet, 1914-1964.

Bruxelles, 1964, gr. in-8°, 29 pp, broché, bon état

Extrait de la Collection Latomus, vol. LXX (1964) : Hommages à Jean Bayet.

BAYET (Jean).

Idéologie et plastique.

Rome, Ecole Française de Rome, 1974, fort gr. in-8°, 792 pp, figures et planches, index analytique, broché, jaquette illustrée, bon état

Recueil posthume de 17 articles érudits de Jean Bayet (1892-1969) sur divers aspects de l'antiquité étrusque, grecque et romaine. "Après le volume paru en 1971 et intitulé Croyances et rites dans la Rome antique, les disciples et amis de J. Bayet ont voulu lui rendre un nouvel hommage en publiant un second recueil de ses travaux qui ont trait aux rapports entre l'archéologie et l'histoire des religions : Position historique et technique de l'art étrusque ; Etrusques et italiques : position de quelques problèmes ; Les origines de l'arcadisme romain ; La religion romaine. De l'introduction de l'hellénisme à la fin du paganisme ; L'étrange «omen» de Sentinum et le celtisme en Italie ; Remarques sur quelques types italiotes du monnayage julio-claudien ; Hercule funéraire ; Un nouvel Hercule funéraire et l'héroïsation gréco-romaine en Thrace ; Les statues d'Hercule des grands thermes de Lambèse ; Un bas-relief de Sour-Djouab et l'iconographie des provinces romaines sous l'Empire ; Le symbolisme du cerf et du centaure à la Porte Rouge de Notre-Dame de Paris ; Idéologie et plastique. I. L'expression des énergies divines dans le monnayage des Grecs ; II. La sculpture funéraire de Chiusi ; III. Les sarcophages chrétiens à «Grandes pastorales» ; IV. Les statères des Parisii et les chevaux-dieux chez les Gaulois ; Vie de l'architecture. J. Bayet poursuivait au moment de sa mort ses réflexions sur l'idéologie et la plastique. Grâce à ses proches, son épouse notamment, les pages qu'il rédigeait, ont pu être recueillies et publiées dans ce recueil sous le titre Propos sur les monstres. Dans cet article, l'auteur s'interroge sur l'origine du monstrum. Il n'existe pas dans les «civilisations de la chasse» ; en tuant les animaux, les hommes de cette période imaginaient, en conservant un élément de l'animal (crâne, os longs, peau) pourvoir à leur «résurrection», indispensable à leur survie. De telles croyances qui se sont maintenues en Grèce et en Italie - on en retrouve les traces dans les récits mythiques - impliquent une représentation réaliste de l'animal «chargé d'une puissance personnelle et spécifique». Il faut rechercher l'origine du «monstre classique» dans la volonté d'augmenter, d'enrichir la puissance de l'animal. Pour ce faire, les hommes ont imaginé des êtres hybrides dont les divers éléments revêtus de leur puissance propre s'additionnaient (par ex. Pégase = cheval ailé). On saura gré aux éditeurs de ce recueil d'avoir fourni cette dernière étude de J. Bayet." (P. Defosse, Revue belge de philologie et d'histoire, 1976)

BAYET (Jean).

La Sicile grecque.

Les Belles Lettres, 1930, in-8°, 55 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, bon état

BEAUJEU (Jean), Jean DEFRADAS, Henri LE BONNIEC.

Les Grecs et les Romains. Textes réunis et présentés.

P., Editions Planète, 1967, fort pt in-4°, 527 pp, 20 planches hors texte, dont 2 en couleurs, 2 cartes, tableau généalogique des divinités grecques, index, reliure pleine toile ivoire de l'éditeur, jaquette illustrée, signet, qqs rares soulignures crayon, bon état (Le Trésor spirituel de l'Humanité. Textes sacrés, traditions et oeuvres d'art de toutes les religions. Collection dirigée par Jean Chevalier)

"Dans cette magnifique collection, qui veut rassembler les traditions religieuses du monde entier et qui comprenait déjà la Bible et le Véda, voici un volume dont la présentation luxueuse n'est que le premier attrait. L'ouvrage a pour but d'expliquer et d'illustrer l'évolution de la conscience religieuse dans l'antiquité classique. MM. Defradas et Beaujeu, pour la Grèce et pour Rome respectivement, en ont marqué les principales étapes dans leurs introductions, suivies chacune de beaux textes traduits et annotés, avec une illustration également belle. Le choix des textes, en effet, obéit à un goût très sûr et à une connaissance approfondie des sources." (Raymond Weil, Revue des Etudes Grecques, 1969) — "Le but de cette collection est clairement défini par son directeur, J. Chevalier : mettre à la disposition du grand public cultivé un recueil des textes les plus significatifs des grandes religions. Le présent volume groupe des témoignages intéressant la religion grecque d'une part (J. Defradas), la religion romaine d'autre part (J. Beaujeu et H. Le Bonniec). Chaque ensemble est précédé d'une introduction consistante qui fait le point des recherches actuelles sur l'histoire des croyances et des cultes, sur l'interprétation des mythes et de la tradition littéraire. Avant de passer à l'étude des textes traduits et annotés, le lecteur est invité à regarder une galerie d'illustrations photographiques de grande qualité qu'accompagnent de brefs commentaires ou des citations de passages célèbres. Le choix même des extraits est bon et tous offrent un réel intérêt. Plusieurs sont peu ou mal connus..." (Robert Turcan, Revue de l'histoire des religions, 1970)

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Alexandre le Grand, ou le rêve dépassé (356-323 avant Jésus-Christ).

Perrin, 1985, in-8°, 351 pp, 19 illustrations à pleine page, une carte, index, reliure skivertex éditeur, rhodoïd, bon état (Le rêve le plus long de l'Histoire, I)

Fasciné par l'Orient et par les conquérants, Jacques Benoist-Méchin a consacré son talent d'historien et d'écrivain à la fulgurante existence (356-323) et au génie militaire, politique et organisateur du fils de Philippe de Macédoine. En franchissant l'Hellespont en 334 avec 30.000 fantassins et 5.000 cavaliers, Alexandre se lançait dans une épopée qui, en dix ans, le vit conquérir et pacifier l'Asie centrale, puis poursuivre jusqu'à l'Indus son rêve de fusion des peuples de la Grèce et de l'Orient. A moins de trente-trois ans, il mourut à Babylone, dont il avait voulu faire sa capitale. Il avait révolutionné le monde antique, car ses conquêtes firent naître et se développer cette civilisation "hellénistique" dont l'influence persista bien au-delà de la domination romaine.

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Alexandre le Grand, ou le rêve dépassé (356-323 avant Jésus-Christ).

Perrin, 1978, in-8°, 351 pp, 19 illustrations à pleine page, une carte, index, reliure skivertex éditeur, une garde recollée, bon état (Le rêve le plus long de l'Histoire, I)

Fasciné par l'Orient et par les conquérants, Jacques Benoist-Méchin a consacré son talent d'historien et d'écrivain à la fulgurante existence (356-323) et au génie militaire, politique et organisateur du fils de Philippe de Macédoine. En franchissant l'Hellespont en 334 avec 30.000 fantassins et 5.000 cavaliers, Alexandre se lançait dans une épopée qui, en dix ans, le vit conquérir et pacifier l'Asie centrale, puis poursuivre jusqu'à l'Indus son rêve de fusion des peuples de la Grèce et de l'Orient. A moins de trente-trois ans, il mourut à Babylone, dont il avait voulu faire sa capitale. Il avait révolutionné le monde antique, car ses conquêtes firent naître et se développer cette civilisation "hellénistique" dont l'influence persista bien au-delà de la domination romaine.

BERTRAND (Jean-Marie).

Cités et royaumes du monde grec. Espace et politique.

Hachette, 1992, in-8°, 206 pp, 12 cartes et planches, glossaire, biblio, broché, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Carré Histoire)

Le monde grec est celui de la cité. Même si bon nombre de Grecs ont vécu dans le cadre d'organisations tribales, c'est toujours par rapport à elle et à ses valeurs qu'il faut traiter des problèmes de l'hellénisme. Les citoyens devaient trouver, dans son cadre, le "bien-vivre" et pouvoir y développer librement toutes les qualités intellectuelles et morales de l'honnête homme. Réalité humaine, la cité est aussi un territoire. Dans sa forme achevée, la cité est constituée d'un centre, la ville, et de la campagne qui l'entoure. L'auteur expose ainsi les rapports forts complexes que l'homme entretient avec ce territoire, en étudiant le regard qu'il porte sur son propre sol, les pratiques symboliques par lesquelles il se l'approprie, et comment il voit, au-delà, ses voisins et justifie la légitimité de sa possession. La logique même de cette étude conduit à une réflexion d'ensemble sur la nature et la signification des guerres dans le monde grec classique, la formation des empires et l'évolution du monde hellénistique. Des cartes, de nombreux documents, un glossaire servent d'appui à la réflexion et font de l'ouvrage un instrument de travail indispensable pour les étudiants en histoire ancienne.

BOGDANOVITCH (Général Eugène).

La Bataille de Navarin (1827), d'après des documents inédits des Archives impériales russes. Traduit du russe sous la direction de Napoléon Ney.

P., Charpentier, 1887, in-12, viii-374 pp, un plan replié hors texte en fin d'ouvrage, reliure demi-basane lie-de-vin, dos lisse avec titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé et lég. frotté, bon état. Première édition française (Atabey, 122), l'édition originale en russe date de 1877

La bataille de Navarin est une bataille navale qui s'est déroulée le 20 octobre 1827, dans la baie de Navarin (ouest du Péloponnèse) entre la flotte ottomane et une flotte franco-russo-britannique dans le cadre de l'intervention de ces trois puissances lors de la guerre d'indépendance grecque. À l'issue des combats, la défaite ottomane est totale. La bataille de Navarin est considérée comme la dernière grande bataille navale de la marine à voile, avant l'avènement des navires à vapeur, des cuirassés et des obus, mais aussi comme une étape décisive vers l'indépendance de la Grèce et comme l'une des premières « interventions sous un prétexte humanitaire » de l'histoire. Par le traité de Londres du 6 juillet 1827, la France, le Royaume-Uni et la Russie étaient convenus d'intervenir entre les belligérants de la guerre d'indépendance grecque pour faire cesser les « effusions de sang ». Une flotte tripartite, commandée par Edward Codrington, Henri de Rigny et Login Van Geiden fut envoyée dans ce but. Après avoir réussi à empêcher divers affrontements, les amiraux décidèrent de faire une démonstration de force dans la baie de Navarin où se trouvait la flotte ottomane, composée de navires égyptiens, turcs, tunisiens et algériens. Celle-ci était ancrée dans une disposition destinée à impressionner la flotte des puissances qu'elle attendait. Des coups de feu tirés d'un navire ottoman, avant que tout ordre ait été donné en ce sens, entraînèrent une bataille qui n'était projetée par aucun des deux adversaires. Malgré leur infériorité numérique, les navires des puissances étaient largement supérieurs à leurs adversaires. Dans un combat qui se déroula pratiquement à l'ancre et à bout portant, leurs artilleurs firent des ravages dans la flotte ottomane. Les plus petits navires de la flotte des puissances, qui ne s'ancrèrent pas, remplirent avec succès leur mission de neutraliser les brûlots, l'arme ottomane la plus redoutable, ce qui aida à la victoire finale. Sans perdre un seul navire, mais après avoir subi d'importants dégâts, la flotte franco-russo-britannique détruisit une soixantaine de navires ottomano-égyptiens, provoquant un véritable carnage...

BOMMELAER (Jean-François) et Jacques DES COURTILS.

La salle hypostyle d’Argos. Relevés et dessins de K. Kolokotsas, Ph. Martin et R. van der Pluygt.

Athènes, Ecole française d'Athènes ; P., De Boccard, 1994, in-4°, 72 pp, 26 illustrations au trait, 42 photos sur 9 pl. hors texte, un plan dépliant hors texte in fine, broché, bon état (Études péloponnésiennes, 10)

Historique des fouilles ; Etudes des vestiges ; Restitutions et commentaires ; Annexes. — "Tous ceux qui ont fouillé à Argos savent combien l'exploration y est malaisée, en raison de la nature même du sous-sol, profondément perturbé par les occupations successives, au point que, parfois, ce sont des niveaux entiers qui ont disparu, structures comprises. Le secteur de l'agora est sans conteste l'un de ceux qui posent le plus de problèmes, en dépit des recherches soutenues qui y ont été effectuées depuis une trentaine d'années. Toute publication relative à ce site est donc la bienvenue, notamment dans le cas de la salle hypostyle, connue, au moins dès les fouilles de W. Vollgraff en 1904, puis dégagée plus largement par G. Roux en 1952. (...) D'un cas apparemment désespéré, vu l'état de la ruine, les auteurs ont réussi, avec beaucoup de patience et de subtilité, à tirer le maximum d'informations et à faire revivre, autant qu'il était possible, un bâtiment effectivement « assez isolé dans toute l'architecture grecque » (p. 45)." (Yves Grandjean, L'Antiquité Classique, 2000)

BOTTERO (Jean), Clarisse Herrenschmidt, Jean-Pierre Vernant.

L'Orient ancien et nous. L'écriture, la raison, les dieux.

Albin Michel, 1996, in-8°, 227 pp, une carte, biblio, broché, bon état (Coll. Chaire de l'IMA )

I. Religiosité et raison en Mésopotamie (Jean Bottéro) ; II. L'écriture entre mondes visible et invisible en Iran, en Israël et en Grèce (Clarisse Herrenschmidt) ; III. Ecriture et religion civique en Grèce (Jean-Pierre Vernant) — L’invention de l’écriture et de la raison. De Sumer et d’Akkad vient l’écriture qui, au IVe millénaire avant notre ère, sur le sol de l’Irak actuel, donne naissance à la raison déductive, ouvre de nouveaux horizons économiques et rend possible une religion universelle. Elamites, Achéménides, Juifs et Grecs tissent des liens inédits entre l’ici-bas et le monde invisible à travers l’alphabet et le langage. Les Grecs, inspirés en partie par Babylone, inventent l’univers du politique et de la religion civique. Ainsi, les cultures araméenne, juive, persane et grecque n’ont cessé de se croiser au fil des siècles, y compris en Islam. L’enquête que mènent dans ce livre les trois auteurs fait apparaître l’héritage commun des multiples courants issus des civilisations du Tigre et de l’Euphrate. — Le mythe des deux origines ultimes de l'Occident, la Bible et la Grèce, à été définitivement ébranlé par l'assyriologie. L'enquête que mènent dans ce livre, Jean Bottéro (EPHE), grand spécialiste de la Mésopotamie, Clarisse Herrenschmidt (CNRS) dont les travaux portent sur l'histoire de l'écriture, et Jean-Pierre Vernant (Collège de France), historien de la Grèce ancienne, fait apparaître les multiples courants issus des civilisations du Tigre et de l'Euphrate. De Sumer et d'Akkad vient l'écriture qui donne naissance à la raison déductive, ouvre de nouveaux horizons économiques et rend possible une religion universelle. Elamites, Achéménides, Juifs et Grecs tissent des liens inédits entre l'ici-bas et le monde invisible à travers l'alphabet et le langage. Les Grecs, inspirés en partie par Babylone, inventent l'univers du politique et de la religion civique. Ainsi, les cultures araméenne, juive, persane et grecque n'ont cessé de se croiser au fil des siècles jusques et y compris en Islam. De ces nombreux échanges et rencontres se dégage un héritage d'avant la rupture entre Orient et Occident. Sans enjamber de manière désinvolte cette séparation, fruit d'une histoire plus récente, la prise de conscience de plus en plus vive de cet espace commun de civilisation devrait être promesse d'un autre avenir.

BOUSQUET (Jean).

Etudes sur les comptes de Delphes.

Athènes, Ecole Française d'Arthènes & P., de Boccard, 1988, in-4°, 232 pp, figures dans le texte, index, broché (état neuf, non coupé)

BOUTMY (Emile).

Le Parthénon et le génie grec.

Armand Colin, 1897, in-12, xxxv-302 pp, 3 planches hors texte, dont le frontispice, figures dans le texte, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), rousseurs, bon état

Le premier livre d'Emile Boutmy (1835-1906), fondateur de l'Ecole libre des Sciences politiques de Paris en 1872, qu'il dirigea jusqu'à sa mort. Boutmy a peu écrit. Tour à tour critique d’art, philosophe politique, biographe, son œuvre savante se limite à son cours à l’Ecole d’architecture (“Philosophie de l’architecture en Grèce”. Paris, Germer-Baillière, 1870, réédité en 1897 sous le titre, “Le Parthénon et le génie grec”), à deux volumes sur l’histoire constitutionnelle, à deux essais de psychologie historique et à quelques notices nécrologiques sur Taine, Scherer, Laboulaye, Bardoux. Liant intimement milieu physique, état moral, état social et histoire politique, Boutmy procède en sociologue et en psychologue, en disciple assidu de Taine, libéral quant à ses idéaux politiques, déterministe quant à ses conceptions scientifiques.

BOYANCÉ (Pierre).

Le Culte des Muses chez les philosophes grecs. Etudes d'histoire et de psychologie religieuses. (Thèse).

P., de Boccard, 1972, gr. in-8°, 397 pp, biblio, index, reliure pleine toile écrue de l'éditeur, bon état (Coll. Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome). Réimpression de l'édition de Paris, 1936

I. Incantations orphiques et pythagoriciennes ; II. Mythes et fêtes chez Platon et Aristote ; III. Le culte des Muses et l'héroïsation chez les philosophes.

BREASTED (James Henry).

La Conquête de la civilisation.

Payot, 1945, fort in-8°, 564 pp, traduit de l'anglais, 180 figures et cartes, broché, couv. illustrée, dos réparé avec manques, état moyen (Coll. Bibliothèque historique)

Le progrès humain à ses débuts ; Origine et histoire des anciennes civilisations du Proche-Orient ; Les Grecs ; Le monde méditerranéen à l'âge hellénistique et la République romaine ; L'Empire romain.

BRINCOURT (J.) / THOYER (G.).

Le Monde grec. L'âme de ses chefs-d'oeuvre.

P., Albert Guillot, 1965, *, 230 pp, 79 illustrations hors texte, reliure d'éditeur, bon état

BRUNET de PRESLE et Alexandre BLANCHET.

Grèce, depuis la conquête romaine jusqu'à nos jours.

P., Firmin-Didot, 1869, in-8°, 589 pp, texte sur 2 colonnes, 40 pl. de gravures hors texte, broché, dos abîmé, manques à la couv., intérieur propre et sans rousseurs (Coll. L'Univers Pittoresque)

I. De la destruction de Corinthe par les Romains à la prise de Constantinople par les Turcs. II. Histoire de la Grèce depuis la prise de Constantinople par Mahomet II jusqu'à nos jours.

BRÉHIER (Emile).

Chrysippe et l'ancien stoïcisme.

PUF, 1951, in-8°, 295 pp, nouvelle édition revue, biblio, index, broché, couv. illustrée, papier jauni comme toujours, bon état

"Cet ouvrage de M. Bréhier est une réédition de l'étude sur Chrysippe publiée en 1910 dans la collection « Les Grands Philosophes », quelques années après que H. von Arnim eût mis à la disposition des historiens de la philosophie grecque son recueil des Fragmenta Veterum Stoicorum. Tous ceux qui s'intéressent à la pensée stoïcienne salueront avec joie la deuxième édition de cet ouvrage, demeuré fondamental, sur le système de Chrysippe." (Revue Philosophique de Louvain, 1951)

BURY (J. B.), S. A. COOK, F. E. ADCOCK (Edited by).

The Cambridge Ancient History. Volume VI : Macedon, 401-301 B.C.

Cambridge University Press, 1953, gr. in-8°, xxiii-648 pp, 8 cartes, une planche de plans de temples et un tableau chronologique dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique de l'éditeur, jaquette, bon état (The Cambridge Ancient History)

BURY (J. B.), S. A. Cook, F. E. Adcock (Editors).

The Cambridge Ancient History : Volume IV. The Persian Empire and the West.

Cambridge, Cambridge University Press, 1969, fort in-8°, xxiii-698 pp, 11 cartes et 6 tableaux dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique éditeur, jaquette (The Cambridge Ancient History)

BÉRARD (Jean).

L'expansion et la colonisation grecques jusqu'aux Guerres médiques.

Aubier, 1960, pt in-8°, 178 pp, documents, index, broché, qqs marques au stylo en marges, bon état (Coll. Historique)

La colonisation dans le monde moderne et dans le monde antique ; Les premiers mouvements d'émigration de l'âge des héros à la fin du IXe siècle ; La colonisation grecque dans le bassin égéen au début de l'âge du fer ; La première vague de colonisation de l'époque archaïque (ca. 775-675) ; La seconde vague de colonisation de l'époque archaïque (675-500) ; Documents ; Index des noms propres.

CABANES (Pierre).

L'Epire, de la mort de Pyrrhos à la conquête romaine (272-167 av. J.C.) (Thèse).

Besançon, Annales littéraires de l'Université de Besançon / Paris, Les Belles Lettres, 1976, fort in-8°, 644 pp, 14 planches et 11 cartes dont une dépliante hors texte, broché, bon état

"En retraçant la vie de l'Epire après la mort de Pyrrhos et jusqu'à la conquête romaine (272-167) j'ai tenté de mieux faire connaître l'histoire d'une région bien souvent négligée en raison de sa situation marginale, mis à part le règne de ce grand prince du début du IIIe siècle. Sa position même rend, pourtant, cette étude pleine d'intérêt, car l'Epire est la mieux placée pour refléter les influences différentes venues de Grèce et d'Illyrie, tout comme elle occupe une place de choix pour témoigner des contacts difficiles au IIIe et au début du Ile siècle entre le monde romain et l'Orient qui commence aux rives de la mer Adriatique et de la mer Ionienne. Cette étude a paru possible en raison des progrès accomplis dans les recherches archéologiques, tant en Albanie qu'en Grèce..." (Avant-propos)

CALAME (Claude).

L'Eros dans la Grèce antique.

Belin, 2002, in-8°, 252 pp, 2e édition revue et corrigée, 7 planches hors texte, biblio, index, broché, bon état

Ce livre a choisi d'esquisser, en suivant ses cheminements multiples, le profil de cette force que les Hellènes ont divinisée sous le nom d'Eros, faisant du jeune enfant espiègle le parèdre d'Aphrodite. A partir d'une physiologie de l'amour, l'étude des effets d'Eros conduit à interroger la fonction des poèmes et des images qui le représentent, puis à examiner les institutions qu'il contribue à soutenir et les espaces où il exerce sa puissance, productrice de relations sociales. Récupéré par philosophes et sectaires orphiques, Eros se révélera finalement le médiateur de véritables parcours initiatiques.

CANAT (René).

L'Hellénisme des Romantiques. 2. Le Romantisme des Grecs, 1826-1840.

P., Marcel Didier, 1953, in-12, 367 pp, notes, broché, couv. lég. salie, qqs rares marques au stylo en marge, état correct

Le mouvement philhellène. – C'est de 1836 à 1840 que Canat situe la renaissance de la Grèce classique. La France à cette période connaît un processus régulier d'éveil à l'hellénisme où les journaux, les revues, les cours publics, les publications et les découvertes archéologiques puisent à la source même, ce qui passait autrefois par le filtre romain. Le chapitre IX du “Romantisme des Grecs”, donne les raisons et les modèles de ce retour à l'hellénisme.

CAPODISTRIA (Jean).

Aperçu de ma carrière publique depuis 1798 jusqu'à 1822. Précédé de Arthur de Gobineau : Capodistria.

La Vouivre, 1999, in-8° carré, iv-111 pp, édition de Thierry Rouillard, texte sur 2 colonnes, une carte hors texte, index, broché, bon état

Il est rare et extrêmement précieux de pouvoir lire les souvenirs d’un diplomate ayant eu une carrière aussi brillante et tragique que celle de Capodistria. Celui-ci resta au service de la Russie de 1798 à 1820, il devint le premier président de la Grèce en 1827, et mourut assassiné en 1831. En France il reste à peu près méconnu. L’Aperçu qu’il nous donne des rouages de la diplomatie russe à la fin de l’ère napoléonienne rend bien compte de la situation critique des alliés de 1813. De 1814 à 1820, les Puissances trafiquent des peuples et des frontières, créant des alliances éphémères pour s’assurer l’hégémonie en Europe. Depuis 1839, Gobineau préparait une longue étude sur le premier président de la Grèce qui parut dans la Revue des Deux Mondes en 1841. Son analyse biographique permet d’apprécier les silences et les détours du récit de Capodistria.

CATRICE (Loïsa).

La Vie politique grecque et l'intervention britannique, décembre 1944-mars 1946.

S.l., s.n. (chez l'auteur), 1999, in-4°, 119-(30) pp, 30 pp de documents en annexes, broché, qqs rares annotations stylo, bon état

Mémoire de Maîtrise d'Histoire sous la direction de Philippe Levillain (Université Paris X - Nanterre).

CHAMBRUN (Charles de).

Traditions et souvenirs.

Flammarion, 1952, in-12, 231 pp, broché, bon état

Souvenirs d’ambassade du comte de Chambrun, de l'Académie française (1875-1952), consacrés pour une bonne part à sa mission à Rome, ses rapports étroits avec Mussolini, le Pacte à Quatre, les sanctions... qu'il est fort opportun de lire ou de relire. — "Volume de souvenirs d'un ambassadeur humaniste, appartenant à la grande tradition d'une époque où des gentilshommes, nourris de belles lettres, représentaient la France à l'extérieur et pouvaient joindre à leurs talents diplomatiques les grâces d'une éducation raffinée... Nous suivons Charles de Chambrun aux Etats-Unis, en Grèce, en Turquie, en Autriche, en Italie, nous entrons avec lui dans l'intimité de Mustapha Kémal et de Mussolini. Il s'agit là d'un tableau qui, sur la trame historique, ressuscite une Europe de transition à la veille d'être balayée par la guerre. Mais point d'exposé technique. C'est un récit vivant, émaillé d'anecdotes et de traits à la fois profonds et plaisants." (Hommes et mondes, 1952)

CHAMOUX (François).

La Civilisation grecque à l'époque archaïque et classique.

Arthaud, 1965, fort in-8° carré, 477 pp, 229 illustrations reproduites en héliogravure et 8 pl. en couleurs hors texte, 34 cartes et plans, chronologie, biblio, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)

"Ce n'est pas tâche aisée que de brosser pour un public très vaste et de connaissances inégales une image de la civilisation grecque depuis l'époque mycénienne jusqu'à la veille des conquêtes d'Alexandre. Il y faut une science étendue, en des matières que la spécialisation nécessaire à notre époque tend de plus en plus à isoler les unes des autres, il y faut surtout une maturité d'esprit qui permette à l'auteur de discerner les traits essentiels, les faits caractéristiques, ceux qui recréent pour le lecteur le climat même dans lequel aux différentes époques ont vécu et pensé les Anciens. (...) La seconde partie de l'ouvrage est d'une conception particulièrement intéressante. L'auteur envisage en cinq chapitres les aspects de cette civilisation qui lui paraissent le plus caractéristiques, et de fait, il brosse ainsi une tableau qui semble correspondre à ce qui constituait la vie même des Grecs. Dans des Etats jaloux de leur autonomie et perpétuellement en contestation les uns avec les autres, la guerre occupait l'activité et la pensée de façon plus intense encore que de nos jours : il n'était pas rare que chaque année une bonne partie de la population fût mobilisée : nous pouvons suivre grâce aux citations littéraires et aux documents figures comment se déroulaient ces guerres, quelles incidences elles avaient sur la vie de chacun." (Pierre Devambez, Journal des savants, 1965)

CHAMOUX (François).

La Civilisation grecque à l'époque archaïque et classique.

Arthaud, 1965, fort in-8° carré, 477 pp, 229 héliogravures en noir et 8 planches en couleurs hors texte, 34 cartes et plans, tableaux chronologiques, biblio, reliure skivertex noir éditeur (édition "Club" ne comprenant pas de jaquette), bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)

CHAMOUX (François).

La Civilisation grecque à l'époque archaïque et classique.

Arthaud, 1994, pt in-8°, 367 pp, 30 cartes, dessins et plans, biblio, index, broché, couv. illustrée, une charnière scotchée, bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)

Edition brochée "semi-poche" reprenant le texte intégral du livre de François Chamoux (1963), mais sans les 229 illustrations en noir, les 8 planches couleurs et les tableaux chronologiques. — "Dans le cadre étroit de la cité, l'homme grec a trouvé pendant des siècles le milieu propice à l'épanouissement de sa vie et de ses rêves. D'un bout à l'autre du monde antique ont vu le jour les petits Etats où le même peuple, dispersé mais conscient de son unité au-delà des jalousies et des querelles, a vécu une aventure riche d'imprévu, d'audace et d'énergie créatrice. Il a défriché des terres vierges, établi des courants commerciaux, défini des formes politiques et sociales nouvelles, donné des modèles à la pensée, aux lettres et à l'art de l'Occident. Pour évoquer une civilisation dont le legs reste essentiel pour notre époque, François Chamoux, archéologue, historien, helléniste, a choisi plusieurs thèmes dont l'importance lui a paru primordiale : la guerre, les dieux, la cité, la naissance des genres littéraires, le rôle et la condition de l'artiste."

CHAMOUX (François).

La Civilisation hellénistique.

Arthaud, 1992, pt in-8°, 439 pp, 30 cartes, dessins et plans, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Civilisations)

Edition brochée "semi-poche" reprenant le texte intégral du livre de François Chamoux (1981), mais sans les 243 illustrations en noir, les 15 planches couleurs et l'index. — "Entre l'épopée d'Alexandre et l'établissement par Auguste de l'ordre impérial romain s'étend une période de trois siècles, dont l'histoire complexe et tourmentée est moins familière à l'homme d'aujourd'hui que la brillante époque de la Grèce classique, qui la précède. Pourtant peu de périodes de l'histoire se sont montrées aussi riches d'expériences et d'innovations. Dépositaire des traditions classiques, qu'elle révérait, la civilisation hellénistique fit aussi preuve, en maints domaines, d'une étonnante audace et d'une fécondité dont nous sommes toujours les bénéficiaires, souvent sans le savoir. Il était nécessaire d'en esquisser un bilan, pour compléter le tableau de la civilisation grecque archaïque et classique proposé dans un autre ouvrage de cette collection. L'auteur a conçu ce livre comme une suite du précédent, dont il suppose que les thèmes essentiels sont connus du lecteur. Il a tenté de définir, en multipliant les exemples, ce que les Grecs hellénistiques ont conservé de l'âge antérieur et maintenu en vie, à côté des solutions nouvelles auxquelles ils ont été conduits, à l'occasion, par le jeu du hasard ou sous la contrainte des faits, par les contacts avec les autres peuples ou par la hardiesse de leur propre esprit. On voudrait que cette peinture nuancée, tout incomplète qu'elle demeure par la force des choses, aidât à mieux apprécier, dans une juste perspective historique, une époque chatoyante et pleine d'attraits qui reste encore, sous bien des aspects, mal connue."

CHATELET (François).

Périclès.

Bruxelles, Complexe, 1982, in-8°, 303 pp, 5 cartes, biblio

"Cet ouvrage mérite de grands éloges. D'abord, l'auteur a eu la très heureuse idée de ne pas borner sa tâche à décrire la personnalité et l'activité de Périclès : il s'applique longuement à bien définir le milieu politique, social, économique et intellectuel dans lequel s'est formé l'illustre dirigeant de la démocratie athénienne ; en outre, les trois parties du livre – dont les deux dernières seules étudient la carrière du fils de Xanthippos – témoignent de nombreuses et sérieuses lectures et renferment maintes indications et remarques exactes et judicieuses, qui s'accordent généralement aux données des sources les moins suspectes et aux conclusions des travaux modernes les plus solides et les plus justement estimés. A la fois substantiel et clair, souvent pittoresque, l'ouvrage se lit fort aisément et avec un plaisir qui ne subit nulle éclipse." (Paul Cloché, Revue Historique)

CLEMENCEAU (Georges).

Démosthène.

Plon, 1926, pt in-8°, 125 pp, 3 gravures et une carte dépliante hors texte, cart. éditeur, une coiffe lég. abîmée, bon état

"... Parmi les quatre mille deux cents volumes de sa bibliothèque, un grand nombre concernent l'hellénisme, la philosophie grecque, l'hellénisation du monde antique. Rare parmi sa génération politique, il pratique le grec ancien, qu'il lit dans le texte. Son érudition éblouit jusqu'à son ennemi intime Raymond Poincaré qui en fait l'aveu le jour où ils vont remettre ensemble son bâton de maréchal à Joffre : « On dirait qu'il a vécu à l'époque de Démosthène...». (...) L'idée que Clemenceau se fait de Démosthène s'organise ainsi autour d'une tension, qui lui est familière, entre, d'une part, l'individualisme farouche où le héros fonde sa liberté et son pouvoir d'entraînement des citoyens et, d'autre part, le service de la patrie, ce vouloir-vivre ensemble indispensable à l'épanouissement des hommes." (Jean-Noël Jeanneney, “Clemenceau et la Grèce”, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1998)

CLERC (Michel).

Les Métèques athéniens. Etude sur la condition légale, la situation morale et le rôle social et économique des étrangers domiciliés à Athènes. (Thèse).

P., Thorin & Fils, 1893, gr. in-8°, 476 pp, biblio, broché, qqs rares rousseurs, couv. lég. abîmée, bon état (Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome)

Les métèques étaient des étrangers, les uns d'origine servile, les autres d'origine libre, fixés à Athènes, que la cité faisait participer à ses charges, leur octroyant en retour des droits positifs, et à qui elle ouvrait même, dans une certaine mesure, ses cadres : de sorte que, sans être citoyens, ils faisaient partie intégrante de la cité. Reprenant une question incomplètement étudiée jusqu'ici, M. Clerc entreprend de déterminer, d'une part la condition juridique des métèques athéniens, et d'autre part leur situation morale vis à vis de la cité et des citoyens, à partir du Ve siècle.

CLOCHÉ (Paul).

La Civilisation athénienne.

Armand Colin, 1927, in-12, 203-8 pp, une carte, 15 figures, biblio, broché, état correct (Coll. Armand Colin)

CLOCHÉ (Paul).

La Civilisation athénienne. 2e édition mise à jour.

Armand Colin, 1935, in-12, 203-8 pp, une carte, 15 figures, biblio, cart. papier crème à la bradel, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre chagrin brun, coiffe sup. lég. abîmée, couv. conservées, bon état (Coll. Armand Colin)

CLOCHÉ (Paul).

La dislocation d'un Empire. Les premiers successeurs d'Alexandre le Grand (323-281/280 avant J.-C.).

Payot, 1959, in-8°, 302 pp, 2 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Un remarquable ouvrage où l'auteur retrace l'histoire mouvementée des quarante-deux années qui suivirent la mort d'Alexandre le Grand. — "Dans la première partie (pp. 9-77), Paul Cloché examine le problème de la succession d'Alexandre, la première répartition des satrapies (323), l'échec de l'insurrection hellénique (323-322), les conflits entre Perdiccas et la plupart des anciens généraux d'Alexandre, la chute de Perdiccas et la nouvelle répartition des satrapies (322-321). Dans la deuxième partie (pp. 79-137), l'auteur décrit les conflits de la période 321-316 : Antigone commence par remporter plusieurs victoires sur Eumène et ses alliés, tandis que Ptolémée accroît ses possessions (fin 321 -été 319) ; par ses intrigues, Cassandre provoque en Grèce de nouvelles luttes, mais finit par conquérir l'hégémonie de la Macédoine et de la Grèce (319-316) ; Antigone renforce ses positions en Asie Mineure, écrase Eumène et procède à l'occupation d'une partie de l'Asie centrale (319-316). La troisième partie (pp. 139-220) est consacrée aux conflits entre diadoques de 316-315 à 301 ; une partie des successeurs d'Alexandre se coalise dans le but d'abattre Antigone, satrape de Grande Phrygie et de Lycie, qui était devenu le maître de la plus grande partie de l'Asie. En 301, l'armée de Lysimaque et de Séleucos écrase à Ipsos, en Phrygie, l'ambitieux Antigone, qui meurt dans la bataille. La quatrième et dernière partie (pp. 221-287) décrit les conflits de la période 301-281/280. Le fils d'Antigone, Demetrios Poliorcète, rétablit d'abord sa situation, qui décline ensuite au bénéfice de Pyrrhus, roi d'Épire, de Ptolémée et de Séleucos. Lysimaque, maître de l'Asie Mineure, étend largement son hégémonie en Grèce, en Macédoine et en Thrace aux dépens de Pyrrhus et d'Antigone Gonatas, fils et successeur de Demetrios (285-282). Après une période de tension fort confuse, Lysimaque et Séleucos s'affrontent en une lutte qui est fatale au roi de Thrace. Quelques mois plus tard, Séleucos, dernier des diadoques, est assassiné par un obscur aventurier (281-280). L'empire d'Alexandre reste divisé en trois royaumes : l'Egypte des Lagides (descendants de Ptolémée), la «Syrie» (composée de l'Asie Mineure, de la Thrace et d'une partie de l'Asie Centrale) des Séleucides et la Macédoine des Antigonides. (...) Un remarquable ouvrage, dont il nous reste à souligner les qualités maîtresses : étonnante pondération des jugements, esprit critique et objectivité pénétrante fondée sur une connaissance précise des textes anciens et de la critique moderne, clarté magistrale qui permet à l'auteur de dégager avec une aisance inégalée les lignes de faîte de cette période confuse." (Pierre Salmon, L'antiquité classique, 1960)

CLOCHÉ (Paul).

La Démocratie athénienne.

PUF, 1951, in-8°, 432 pp, biblio, index, broché, bon état

"M. Cloché qui, depuis plus de quarante ans, a consacré tout son temps à des recherches sur l'histoire d'Athènes, était bien l'un des plus qualifiés pour écrire un volume de synthèse sur la démocratie athénienne. Les vingt-sept chapitres de son ouvrage se divisent aisément en trois parties : d'abord la période de formation de cette démocratie, avec Solon et Clisthène, puis le temps de Périclès qui marque l'apogée et la gloire du régime, ensuite le IVe siècle où Athènes se rapproche de l'idéal démocratique, et qui aboutit à sa chute. (...) L'un des traits les plus originaux de son livre, pensons-nous, est d'avoir cherché comment, dans une cité où tous les citoyens prennent part aux affaires de l'Etat, les institutions se sont ressenties des événements intérieurs ou extérieurs. Il a tracé aussi, et fort bien, le caractère de la démocratie péricléenne, sans dissimuler les attaques des ennemis du régime. De même, pour le IVe siècle, il a écrit sur les « adversaires intellectuels de la démocratie » un chapitre aussi utile qu'intéressant. La conclusion de cette étude est indiquée dès la première page : « la démocratie (n'a) jamais été pleinement réalisée ; tout au plus Athènes s'est-elle sensiblement rapprochée de l'idéal démocratique. » (...) Le lecteur le plus difficile ... appréciera cet ouvrage, tout au long duquel circule je ne sais quelle sympathie qui n'exclut ni la clairvoyance ni l'impartialité attendue d'un historien." (Yves Béquignon, Revue belge de philologie et d'histoire, 1952)

CLOCHÉ (Paul).

La vie publique et privée des anciens Grecs. V. Les classes, les métiers, le trafic.

Les Belles Lettres, 1931, in-4°, vii-127 pp, 40 planches hors texte, broché, numéroté, bon état

Seuls les volumes V et VII de cette série ont été publiés.

CLOCHÉ (Paul).

Le Monde grec aux temps classiques (500-336 avant J.-C.).

Payot, 1958, in-8°, 335 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Par Paul Cloché (1881-1961). — "Il est bon que de temps à autre quelqu'un écrive une nouvelle histoire de Grèce. La masse des travaux partiels s'amplifie tant, les chercheurs sont tellement retranchés dans leur parcelle que l'on salue avec respect l'audacieux qui entreprend de refaire une synthèse en tenant compte des nouvelles acquisitions. Paul Cloché, lui, intitule son nouveau travail : “Le monde grec aux temps classiques”. Par là il entend nous conter la Grèce continentale, maritime et sicilienne de 500 – ce qui est parfait – jusqu'à la mort de Philippe (336), non jusqu'à la mort de Démosthène – ce qui peut surprendre. Disons le tout de suite : cet historien connaît rudement bien tout ce qui se rapporte à l'Hellade classique ; non seulement il manie les annales en se jouant, mais il explique la pensée des philosophes et laisse parfois percer son enthousiasme pour telle œuvre d'art..." (Martin Van den Bruwaene, Revue belge de philologie et d'histoire, 1960) — "Dans ses derniers ouvrages, outre une sage synthèse, genre dans lequel il excelle, Le monde grec aux temps classiques de 500 à 336, il s'est surtout attaché à l'étude de la dynastie macédonienne... Nous n'avons indiqué qu'un choix parmi tous les ouvrages que signa Paul Cloché. Ce fut un savant infatigable et il sut toujours travailler honnêtement, s'informant avec soin, rédigeant avec clarté." (Pierre Chantraine, Eloge funèbre de M. Paul Cloché)

COHEN (Robert).

Athènes, une démocratie. De sa naissance à sa mort.

Fayard, 1936, in-12, 320 pp, (Coll. Les grandes études historiques)

COHEN (Robert).

Nouvelle histoire grecque.

Hachette, 1945, in-8°, 397 pp, 6 cartes, biblio, reliure demi-toile tabac clair, dos lisse avec titres dorés, bon état (Coll. L'Histoire racontée à tous)

"Les recherches entreprises depuis un demi-siècle dans le domaine de l'hellénisme ont renouvelé en grande partie l'Histoire de la Grèce antique. Aussi n'avions-nous plus une Histoire Grecque, documentée aux sources les plus sûres et les plus récentes, écrite pour le plaisir et le profit du grand public. M. Robert Cohen, agrégé d'histoire et de géographie, helléniste remarquable, connu déjà par ses travaux d'érudition, a bien voulu se charger d'exposer a tous le résultat de ces recherches. L'ouvrage qu'il nous donne, d'un style vivant et alerte, se lit sans effort. Point de nomenclature indigeste. Les événements, les faits sont rapportés dans la Nouvelle Histoire Grecque de M. Robert Cohen en raccourcis saisissants, mettant en pleine valeur les "moments décisifs" de l'admirable civilisation hellénique. Et c'est avec un intérêt croissant que le lecteur suit le destin de cette civilisation dont le monde est encore imprégné. Objectif et vivant, extrêmement agréable a lire, ce livre va faire autorité." (L'Editeur)

Collectif – Michel ZINK, Jacques JOUANNA et Henri LAVAGNE (éd.).

La Grèce antique dans la littérature et les arts, de la Belle Epoque aux années trente. Actes du 23e colloque de la Villa Kerylos à Beaulieu-sur-Mer, les 5 et 6 octobre 2012.

P., Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2013, gr. in-8°, 311 pp, nombreuses illustrations et photos en noir et en couleurs, broché, pt trace de mouillure au coin des premiers feuillets, bon état

La Grèce ancienne, ses mythes et ses figures légendaires ont constitué une source d’inspiration pour de nombreux intellectuels et artistes français à partir de la Belle Epoque. De Proust à Debussy en passant par Matisse, la puissance et le lyrisme de cet univers fascinant ont trouvé, en cette période de brillante création, une forme d’expression artistique nouvelle, servant aussi de décor exotique à l’évocation de l’actualité française ; que l’on songe au Démosthène de Clemenceau qui laisse percevoir tant d’analogies entre l’auteur et la figure du célèbre orateur d’Athènes. Considérée à la fois comme modèle par excellence de la Modernité et berceau de la civilisation européenne triomphante, la Grèce antique, dont l’étude avait bénéficié depuis la seconde moitié du XIXe siècle de progrès considérables, suscita alors un intérêt passionné qui contribua à insuffler un air neuf dans les esprits les plus féconds. Les innovations et les métamorphoses des divers genres artistiques du premier XXe siècle, les subtilités révolutionnaires dont les nouvelles oeuvres classiques étaient empreintes devaient beaucoup à son influence. La symphonie chorégraphique Daphnis et Chloé de Ravel et Michel Fokine, composée pour les célèbres Ballets russes, compte au nombre des illustrations les plus irradiantes de ce courant novateur. S’interroger sur la place tenue par la Grèce antique dans la littérature et les arts de la Belle Époque aux années trente est sans doute également une autre façon d’éclairer les échelles de valeur d’une société en mutation, dont les arts offrent un miroir continuant à en refléter, à un siècle de distance, les aspirations, les pensées et les rêves.

CONNOP THIRLWALL (M.).

Histoire des origines de la Grèce ancienne.

P., Paulin et Le Chevalier, 1852, in-8°, xvi-588 pp, traduite de l'anglais et préfacée par Adolphe Joanne, reliure demi-maroquin vert bouteille, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, filets dorés sur les plats, tête pennée (rel. de l'époque), mors sup. frotté, qqs rousseurs, bon état

L'Histoire de la Grèce ancienne, de M. Connop Thirlwall, devait être traduite entièrement par M. Joanne. Des circonstances indépendantes de la volonté et du traducteur et des éditeurs ont dû les décider à s'arrêter, quant à présent, au tome premier, qu'ils offrent au public. Ils espèrent que le public adoptera ce volume comme l'a dit le Conseil de l'Instruction publique qui, chargé de l'examen de la traduction, décidait ainsi à son égard : « Il y a lieu, par exception, d'autoriser le dépôt du premier volume de l'Histoire de la Grèce ancienne, de M. Connop Thirlwall, traduite de l'anglais par M. Joanne, ce volume formant un tout en soi d'une haute importance, pour les études d'histoire ancienne. » (Note des Editeurs)

COOK (R. M.).

Greek painted pottery.

London, Methuen, 1972, gr. in-8°, xxiv-390 pp, second edition, 56 pl. de photos hors texte, 44 figures, biblio, glossaire, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

COOK (S. A.), F. E. Adcock, M. P. Charlesworth (Editors).

The Cambridge Ancient History : Volume VIII. Rome and the Mediterranean, 218-133 B.C.

Cambridge, Cambridge University Press, 1965, fort in-8°, xxv-840 pp, 13 cartes et 7 plans et tableaux dépliants hors texte, biblio, index, reliure toile brique éditeur, jaquette (The Cambridge Ancient History)

CROISET (Alfred).

La poésie de Pindare et les lois du lyrisme grec. (Thèse).

Hachette, 1880, in-8°, xvi-458 pp, reliure demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de caissons dorés (reliure de l'époque)

CROISET (Alfred et Maurice).

Manuel d'histoire de la Littérature grecque.

Fontemoing et Cie, s.d. (1901), in-12, iv-844 pp, 7e édition revue et corrigée, reliure pleine percaline verte de l'éditeur, dos lisse, titres blancs au 1er plat et au dos, très bon état

"Le plus grand mérite de cet abrégé c'est de ne pas sentir l'abrégé. Il n'a ni la sécheresse, ni la hâte, ni l'abondance stérile de noms propres et de dates qui caractérise d'ordinaire ce genre d'ouvrages ; tout y est à sa place, et en proportion ; les chefs du chœur présentés en pied, avec tous les développements nécessaires ; les 'di minores' esquissés d'un trait rapide, mais juste et précis ; les acteurs insignifiants résolument sacrifiés. De cette heureuse ordonnance est né un livre plein de savoir, de goût, de distinction littéraire et morale, un livre qui peut non seulement s'étudier avec fruit, mais se lire et même se relire avec plaisir ; éloge rare... Ce livre est excellent." (Théodore Reinach, Revue des Études Grecques, 1901)

CROISET (Maurice).

La civilisation de la Grèce antique.

Payot, 1943, in-8°, 351 pp, 2 cartes et 25 photos hors texte, reliure pleine toile, dos orné de filets et d'un fleuron doré, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Membre de l'Institut, administrateur honoraire du Collège de France, Maurice Croiset fut l'un de nos meilleurs spécialistes des études grecques. Dans cet ouvrage, il a su nous donner une brillante synthèse de la vie religieuse, intellectuelle et artistique de la Grèce, restituée dans le cadre de son histoire politique et sociale. Il faut lire ce livre pour apprécier à sa juste valeur cette civilisation toute en nuances, toute en mesure, qui a fait de l'antique Hellade "la principale éducatrice du monde moderne". — "Maurice Croiset a tenu à condenser dans un tableau d'ensemble, comme il pouvait le faire après lui avoir consacré toute sa vie, le développement de l'hellénisme depuis les origines jusqu'au milieu du IVe siècle de notre ère, et à en marquer l'influence durable à travers les âges." (Revue historique)

CROISET (Maurice).

La civilisation de la Grèce antique.

Payot, 1956, in-8°, 349 pp, 16 pl. de photos et 2 cartes hors texte, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

Membre de l'Institut, administrateur honoraire du Collège de France, Maurice Croiset fut l'un de nos meilleurs spécialistes des études grecques. Dans cet ouvrage, il a su nous donner une brillante synthèse de la vie religieuse, intellectuelle et artistique de la Grèce, restituée dans le cadre de son histoire politique et sociale. Il faut lire ce livre pour apprécier à sa juste valeur cette civilisation toute en nuances, toute en mesure, qui a fait de l'antique Hellade "la principale éducatrice du monde moderne". — "Maurice Croiset a tenu à condenser dans un tableau d'ensemble, comme il pouvait le faire après lui avoir consacré toute sa vie, le développement de l'hellénisme depuis les origines jusqu'au milieu du IVe siècle de notre ère, et à en marquer l'influence durable à travers les âges." (Revue historique)

DARCQUE (Pascal) et Jean-Claude POURSAT.

L'Iconographie minoenne. Actes de la Table ronde d'Athènes, 21-22 avril 1983.

Athènes, Ecole française d'Athènes, 1985, pt in-4°, 312 pp, nombreuses figures dans le texte (photos et croquis), broché, trace de mouillure ancienne au 1er plat et sur les premiers feuillets, sinon bon état (Coll. Bulletin de correspondance hellénique, supplément XI)

23 études érudites (dont 10 en anglais et 2 en allemand) — L'École française d'Athènes a accueilli les 21 et 22 avril 1983 un colloque sur l'iconographie minoenne dont ce Supplément au BCH publie les Actes. Quelque deux ans auparavant, la découverte, à la limite Nord du palais de Malia, du triton aux génies léonins procurait aux archéologues une scène bien énigmatique, sculptée avec une maîtrise technique sans précédent dans l'art des tailleurs de pierre minoens. De toutes les questions que posait cette pièce exceptionnelle – sur la fonction du coquillage, l'origine de l'artiste, l'histoire de l'objet au palais de Malia – la moins riche en perspectives n'était pas celle de la signification de cette libation faite par des génies, qui étaient connus par ailleurs, mais jamais avec tant de détails, ni en telle situation. Il était d'emblée évident que la composition apportait un jour nouveau dans les domaines fort débattus de l'origine de la mythologie minoenne, de ses rapports avec l'Egypte, de sa survie dans le monde mycénien puis archaïque... (Avant-propos) — "Colloque aux résultats fructueux." (Charles Delvoye, L'Antiquité classique, 1986)

DELCOURT (Marie).

La vie d'Euripide.

Gallimard, 1930, in-12, 221 pp, avant-propos de Jean Schlumberger, un buste d'Euripide en frontispice, reliure demi-toile écrue à la bradel, dos lisse, pièce de titre demi-chagrin vert, bon état (Coll. Vies des hommes illustres)

"... S'il est le premier écrivain dont on puisse retracer une biographie circonstanciée, Euripide doit ce privilège à l'éclat du Ve siècle athénien où il vécut, certes, mais aussi, mais surtout à la personnalité qui éclate dans celles de ses oeuvres que le temps a sauvées..., dix-neuf drames sur quatre-vingt-douze... En reconstituant, par une méthode vivante et très originale, le milieu où s'est formée cette conscience de poète, Mme Marie Delcourt montre comment Euripide ne s'est tenu à l'écart d'aucune des préoccupations scientifiques de son temps, contrairement à l'attitude habituelle du poète grec, pour qui l'état de grâce était une sorte de naïveté intellectuelle. Sa vie intérieure, illuminée par l'esprit, toute chargée d'expérience humaine, est tendue vers la vision d'un monde moins injuste. Il valait la peine de conter cette vie, non comme un tissu d'anecdotes et de conjectures, mais comme l'histoire d'un être humain..." (Edouard Maynial, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1930)

DELORME (Jean).

La Grèce primitive et archaïque. Textes choisis et présentés.

Armand Colin, 1969, in-12, 373 pp, 2 cartes, chronologie, glossaire, biblio, broché, bon état (Coll. U2)

"L'auteur consacre un peu plus de cent pages à l'introduction historique. Celle-ci s'organise en cinq chapitres de longueur inégale : le monde grec de Mycènes à Homère ; les crises de la Grèce archaïque ; deux cités illustres, Sparte et Athènes ; naissance d'une civilisation ; les guerres médiques. Il s'agit d'un bon résumé de l'état actuel des connaissances, souvent confuses et lacunaires, sur une période de l'histoire grecque où les incertitudes et les hypothèses tiennent encore une place importante. Cette présentation historique est suivie de quatre-vingt-seize textes particulièrement bien choisis, d'une chronologie, d'un glossaire et d'une bibliographie. Il s'agit donc là d'une publication très précieuse pour pouvoir étudier les textes d'histoire grecque dans leur « version originale »." (Sylvain Payrau, Revue des Études anciennes, 1970)

DELORME (Jean).

Le Monde hellénistique (323-133 avant J.-C.). Evènements et institutions.

SEDES, 1975, in-12, 455 pp, broché, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)

L'époque hellénistique entre la mort d'Alexandre le Grand (323) et celle d'Attale III de Pergame (133). — "M. Delorme publie un choix de 81 textes relatifs à l'histoire et aux institutions hellénistiques. Les textes rassemblés – présentés en traduction – sont tirés en grande partie des historiens anciens. Non pas que l'auteur ignore ou mésestime les richesses de l'épigraphie et de la papyrologie, mais il s'est gardé à juste titre d'accorder à ces disciplines une importance excessive : même pour l'époque hellénistique, nos connaissances reposent d'abord sur les données que l'on peut puiser dans l'historiographie. On nous présente donc des textes relatifs au Temps des Diadoques (323-281), puis aux Grandes monarchies hellénistiques (281-200) et enfin à la Pénétration romaine en Orient (200-133). Dans la quatrième partie, intitulée Les institutions, les textes sont en majorité de nature documentaire (inscriptions et papyrus) et sont évidemment rangés de façon systématique ; ils évoquent les problèmes de la monarchie hellénistique et de l'administration royale, puis la question des rapports entre ligue et cité et entre cité et monarque. Le livre de M. Delorme peut rendre de grands services aux professeurs et aux étudiants en histoire ancienne. Les textes sont en général bien choisis et les commentaires abondants..." (Jean-Marie Hannick, L'Antiquité classique, 1976)

DEMARGNE (Pierre).

La Crète dédalique. Etudes sur les origines d'une renaissance. (Thèse).

De Boccard, 1947, gr. in-8°, 375 pp, 16 pl. hors-texte, biblio, 59 figures dans le texte, 3 cartes (dont une dépliante hors texte), index, broché, dos bruni, bon état (Coll. Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome), envoi a.s.

"Comme M. Demargne le dit lui-même dans l'Avant-Propos, ce livre est une thèse dans le sens propre du mot. L'auteur y défend, en effet, avec une fermeté qui s'allie à un sens très aigu des nuances, des opinions personnelles sur la renaissance artistique qui se produisit en Crète, après l'invasion dorienne, du IXe au VIIe siècle. L'impulsion qui donna le branle à ce mouvement serait venue de la Syrie hittite et araméenne ainsi que de Chypre, qui dut à son insularité d'être, par excellence, le conservatoire des traditions préhelléniques. (...) Ce livre donne à penser. Sur une période mal connue, il apporte des vues nouvelles et suggestives. Presque à chaque page, il indique les voies dans lesquelles s'orienteront utilement les recherches de l'avenir..." (Charles Delvoye, l'Antiquité classique, 1947)

DEMARGNE (Pierre).

Naissance de l'art grec.

Gallimard, 1964, in-4°, 449 pp, 534 photographies, illustrations, cartes et plans en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, tableau chronologique, dictionnaire-index, bibliographie, documentation iconographique, reliure toile éditeur, signet, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers des formes). Première édition. Edition originale. Riche iconographie

Naissance de l'Art grec inaugure la série des quatre volumes de la collection «L'Univers des Formes» portant sur la Grèce antique. Il constitue la première synthèse sur les débuts de l'art hellénique, s'inscrivant dans une double perspective, celle d'une histoire de l'art, qui voit dans la Grèce des origines l'annonce de la modernité, et celle, plus actuelle, d'une archéologie qui révèle aux regards contemporains des formes inattendues et simples d'un art oublié. Cnossos, le sanctuaire d'Archanès, la Dame de Mélos, les ateliers de Malia, les fresques de Théra, les trésors du palais de Zakro, les maisons et sanctuaires de Mycènes, les tombes royales de Salamine de Chypre, et les pithos à relief des îles, mais aussi le Kouros de Palaikastro, la nécropole d'Éleutherne, les arsenaux de Kommos, la ville de Zagora et la nécropole d'Armeni : découverte après découverte, l'art grec offre ainsi dès sa naissance des œuvres et des monuments aussi riches qu'à l'âge classique, mais plus inattendus.

DEMARGNE (Pierre).

Naissance de l'art grec.

Gallimard, 1964, in-4°, 449 pp, 534 photographies, illustrations, cartes et plans en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, tableau chronologique, dictionnaire-index, bibliographie, documentation iconographique, reliure toile rouge éditeur, signet, sans la jaquette, bon état (Coll. L'Univers des formes). Edition originale. Riche iconographie

“Naissance de l'art grec” inaugure la série des quatre volumes de la collection «L'Univers des Formes» portant sur la Grèce antique. Il constitue la première synthèse sur les débuts de l'art hellénique, s'inscrivant dans une double perspective, celle d'une histoire de l'art, qui voit dans la Grèce des origines l'annonce de la modernité, et celle, plus actuelle, d'une archéologie qui révèle aux regards contemporains des formes inattendues et simples d'un art oublié. Cnossos, le sanctuaire d'Archanès, la Dame de Mélos, les ateliers de Malia, les fresques de Théra, les trésors du palais de Zakro, les maisons et sanctuaires de Mycènes, les tombes royales de Salamine de Chypre, et les pithos à relief des îles, mais aussi le Kouros de Palaikastro, la nécropole d'Éleutherne, les arsenaux de Kommos, la ville de Zagora et la nécropole d'Armeni : découverte après découverte, l'art grec offre ainsi dès sa naissance des œuvres et des monuments aussi riches qu'à l'âge classique, mais plus inattendus.

DEMOSTHÈNE.

Bucoliques Grecs. Tome II : Pseudo-Théocrite, Moschos, Bion, divers. Texte établi et traduit par Ph.-E. Legrand.

Les Belles Lettres, 1967, in-8°, xiii-403 pp, index, broché, bon état (Coll. Budé). Texte grec et traduction française en regard

Les canons antiques, et notamment le recueil constitué par Artémidore le grammairien, associaient à Théocrite deux auteurs, Bion de Phlossa et Moschos de Syracuse, philologue en même temps que poète, disciple d'Aristarque, qui vécut au IIe siècle. Europé, Le Chant funèbre en l’honneur d’Adonis, Mégare, sont autant de titres qui, pour leur tradition comme pour leur inspiration, font partie du même corpus. A ces textes il convient d’ajouter les Technopaignia, ou poèmes figurés, qui appartiennent à la même veine que la Syrinx : comme dans la Syrinx, la longueur variable des vers est calculée pour remplir la surface d’un objet ou en représenter la forme. Le présent volume regroupe les œuvres contestées de Théocrite, les œuvres attribuées à Moschos et à Bion, les poèmes figurés et vient ainsi compléter le tome I des Bucoliques Grecs, réservé au seul Théocrite. L’introduction présente ces poèmes aux auteurs et aux formes variées, et fait le point sur l’origine, antique, de cette collection. Chaque texte est précédé d’une notice explicative, tandis que des notes accompagnent la lecture. L’ouvrage est en outre enrichi par un index des noms propres, un index du vocabulaire de la campagne et de la vie champêtre et un index du vocabulaire concernant la beauté, la laideur, la sensualité, l’amour et la galanterie.

DEMOSTHÈNE.

Harangues. Tome II : Sur la paix. - Seconde Philippique. - Sur l'Halonnèse. - Sur les affaires de Chersonèse. - Troisième et quatrième Philippique. - Lettre de Philippe. - Réponse à Philippe. - Sur le traité avec Alexandre. Texte établi et traduit par Maurice Croiset.

Les Belles Lettres, 1959, in-8°, 288 pp, index, broché, bon état (Coll. Budé). Texte grec et traduction française en regard

DEMOSTHÈNE.

Plaidoyers civils. Tome II : Discours XXXIX - XLVIII. Texte établi et traduit par Louis Gernet.

Les Belles Lettres, 1957, in-8°, 425 pp, broché, C. de bibl., bon état (Coll. Budé). Texte grec et traduction française en regard

DEMOSTHÈNE - CICÉRON.

Philippiques de Démosthène et Catilinaires de Cicéron. Traduites par M. l'Abbé d'Olivet, de l'Académie Françoise. Nouvelle édition, revue avec soin.

Nîmes, J. Gaude, An XI (1803), in-12, 323 pp, reliure pleine basane havane, dos lisse avec caissons ornés et fleurons dorés, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), infime manque de cuir au 2e plat, bon état

Les Philippiques sont une série de quatre discours prononcés par l'orateur athénien Démosthène entre 351 et 341 av. J.-C. dans lesquels il dresse une harangue contre Philippe II de Macédoine. Démosthène dénonce les ambitions de Philippe II et critique avec véhémence l'oisiveté des Athéniens, tout en éveillant chez eux des sentiments patriotiques. Ces discours marquent l'apogée de la rhétorique athénienne. Le terme de « philippique » est resté pour désigner une exhortation belliqueuse. — Les Catilinaires (en latin In Catilinam I-IV) sont une série de quatre célèbres discours de Cicéron prononcées en 63 av. J.-C., alors qu’il était consul, pour attaquer Catilina, qui conspirait contre la République romaine lors de la conjuration de Catilina. La première fut prononcée le 8 novembre au temple de Jupiter Stator (et non au Sénat romain, pour raisons de sécurité) et la dernière au Sénat romain (in Senatu Habita), le 7 novembre et pour les nones de décembre (le 5 décembre). La deuxième et la troisième furent prononcées entretemps le 9 novembre et 3 décembre devant le peuple romain (ad Populum) pour l’informer des événements. Ils devinrent un exemple d’éloquence et de rhétorique.

DESIRÉ-VUILLEMIN (G.).

L'occupation de la Thrace occidentale par l'armée française d'Orient (octobre 1919-mai 1920). (34 pp).

P., Ministère de la Défense, 1976, gr. in-8°, 176 pp, avec 3 cartes et 6 photos, sources et biblio, broché, bon état (Revue historique des Armées, 3e année, n° 1, 1976)

On trouve dans ce même volume les études suivantes : La campagne de 1674-1675 du Maréchal de Turenne (par A. Cousine, pp. 8-22, 4 ill. et 6 croquis)) ; Ce "bon Rosen" reître de la guerre de Trente ans (par le général P. Bertin, pp. 23-48, 12 ill. et 3 croquis) ; La diplomatie secrète de Louis XIV au moment du second siège de Vienne, 1680-1684 (par P. Roy, pp. 49-68, 5 ill. et une carte) ; Suchet précurseur de Lyautey (par le général G. Spillmann, pp. 69-94, 10 ill.) ; L'image de l'aviateur français en 1914-1918 (2ème partie) (par J.-P. Dournel, pp. 95-123, 5 ill.) ; etc.

DES PLACES (Edouard).

La Religion grecque. Dieux, cultes, rites et sentiment religieux dans la Grèce antique.

Picard, 1969, gr. in-8°, 396 pp, biblio, index, broché, couv. lég. salie, bon état

"Le R. P. Edouard Des Places est bien connu comme l'un des meilleurs spécialistes de Platon et de la pensée religieuse hellénique. On lui devait déjà une excellente synthèse sur les Religions de la Grèce antique (dans Histoire des Religions, III, Paris, Bloud & Gay, 1955). (...) A première lecture, on reconnaît dans cette nouvelle somme de recherches et de réflexions que représente La religion grecque tout ce qui fait le prix et l'intérêt des ouvrages antérieurs. On s'en félicitera d'autant plus que l'auteur y intègre le fruit de maintes études dont la publication est dispersée dans plusieurs revues inégalement accessibles. Ce n'est pas un traité, ni une histoire totale, comme la Geschichte de M. P. Nilsson, mais bien plutôt une série de coupes transversales et le plus souvent diachroniques, qui permettent au lecteur d'avoir sur les principaux aspects de la religion grecque des éclairages différents, aussi vrais les uns que les autres et qui se complètent avec bonheur. Le sous-titre Dieux, cultes, rites et sentiment religieux dans la Grèce antique délimite très exactement la substance du livre et la perspective de l'auteur. (...) Cette Religion grecque se lit et se relit avec profit. On y apprécie la sobre et limpide élégance du style, mais surtout cette perspicacité, cette sympathie pénétrante et intelligente que donnent une grande culture et le sens délicat de l'humanité, si nécessaires à l'historien des religions." (Robert Turcan, Revue de l'histoire des religions, 1971)

DETIENNE (Marcel).

Les Jardins d'Adonis. La mythologie des aromates en Grèce.

Gallimard, 1972, in-8°, 249 pp, introduction de J.-P. Vernant, 2 pl. d'illustrations hors texte, index, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires). Edition originale

Quelle histoire ! Séducteur, né d'un arbre à myrrhe, jeune homme à semence foisonnante, Adonis, par excès de puissance sexuelle, est condamné à l'impuissance : il est voué aux laitues, plantes froides et humides, qui passent pour être une nourriture de morts et un antiaphrodisiaque. Ses fameux « jardins » ne sont pas davantage des charmes destinés à réveiller la fertilité de la terre ; ce sont des cultures sans fruits, des jardins stériles, transportés sur les toits, où l'éclat du soleil caniculaire les fait pousser jusqu'au vert en quelques jours et, sans transition, les dessèche sur pied. Ce jardin frivole qui consiste à faire rôtir par Sirius certaines espèces horticoles et céréalières (fenouil, blé, orge, laitue) va de pair avec une fête où le dévergondage des femmes s'autorise des relations d'amant à maîtresse qui s'établissent entre Adonis et Aphrodite. Les aromates provoquent une véritable perversion de la « vie cultivée », aussi bien de la culture des plantes que des relations conjugales.

DEVAMBEZ (Pierre).

L'art au siècle de Périclès.

Lausanne, Ed. Clairefontaine, 1955, in-8°, 112 pp, 96 héliogravures hors texte, cart. éditeur illustré

DIEHL (Charles).

Excursions archéologiques en Grèce. Mycènes, Délos, Athènes, Olympie, Eleusis, Epidaure, Dodone, Tirynthe, Tanagra.

Armand Colin, 1927, in-12, x-386 pp, 11e édition, 8 plans hors texte, certains dépliants, broché, qqs soulignures crayon, bon état

"... En 1890, il mettait à la portée du grand public les dernières découvertes archéologiques en Grèce, dans un fort beau livre, "Excursions archéologiques en Grèce", qui promenait le lecteur successivement à Mycène, à Délos, à Athènes, à Olympie, à Eleusis, à Epidaure, à Dodone, à Tirynthe et à Tanagra, et lui faisait connaître, en un style élégant et clair, les résultats des fouilles des dernières années qui, d'ordinaire, sont réservés aux seuls savants. L'ouvrage eut un tel succès qu'une traduction en anglais paraissait dès 1893 et une autre en grec en 1896. Ce livre eut une influence immense et contribua à éveiller de très nombreuses vocations..." (R. Guilland, Hommage à Charles Diehl, Etudes byzantines, 1945)

DROYSEN (J.-G.).

Histoire d'Alexandre le Grand. Traduit de l'allemand et préfacé par Jacques Benoist-Méchin.

Grasset, 1935, fort in-8°, 572 pp, une carte dépliante de l'empire d'Alexandre, broché, couv. illustrée, dos lég. sali, bon état. Première traduction française. Edition originale sur Vélin pur fil Lafuma (il n'y a eu que 15 ex. sur Vélin pur fil Lafuma, numérotés Vélin pur fil 1 à 10 et I à V, seuls grands papiers. Celui-ci n'est pas numéroté). Très rare en grand papier

"Imaginez le monde en sa prime jeunesse... Imaginez, dans ce décor, le plus jeune conquérant que le monde ait connu, entraînant tous les peuples de la Grèce vers les sources du soleil, vers cet Orient fabuleux où n'avait pénétré avant lui que le cortège des Bacchantes. Telle est la vie d'Alexandre le Grand... Imaginez enfin un jeune homme enflammé par l'étude de l'Antiquité classique, chez qui une érudition très sûre coordonnerait et vérifierait sans cesse les données de l'imagination ; qui tenterait à vingt-cinq ans une des tâches intellectuelles les plus périlleuses qui soient ; qui nous donnerait d'emblée une vie d'Alexandre, qui serait un chef-d'oeuvre de compréhension, de lucidité et de ferveur ; - ne diriez-vous pas qu'un tel livre, s'il existait, serait un des plus beaux du monde ? Eh bien, il existe : c'est l'histoire d'Alexandre le Grand par Droysen. Il est paru en 1833 et en dépit des progrès de la science moderne, les plus grands savants s'inclinent devant lui. Ce livre, on peut le lire comme une épopée antique, comme le récit d'une existence fabuleuse... On peut aussi le lire comme une des plus puissantes synthèses historiques que nous ait léguée le XIXe siècle, comme un ouvrage à placer sur le même rayon que Mommsen ou Burckhardt, Carlyle ou Michelet." (Jacques Benoist-Méchin, préface)

DRUON (Maurice).

Alexandre le Grand ou le roman d'un dieu.

Del Duca, 1958, in-8°, 487 pp, 2 cartes volantes, broché, jaquette illustrée, bon état

Dégager la véritable signification du plus stupéfiant destin de tous les temps – celui d'Alexandre de Macédoine, dit le Grand – tel a été le propos de Maurice Druon en écrivant cette biographie de l'un des divins bâtards de l'Antiquité. Alexandre le Grand dont le passage météorique sur la planète – il mourut à l'âge de trente-trois ans après avoir parcouru quarante mille kilomètres et fondé vingt-quatre villes portant son nom – détermina toute l'hellénisation du monde antique, de l'Indus jusqu'à l'Atlantique, était de filiation sacrée : les prêtres lui donnaient pour père le dieu Zeus-Amon ; sa mère, Olympias, était fille du roi et prêtresse. Conquérant fabuleux, Alexandre de Macédoine fut aussi initié et initiateur. S'appuyant non seulement sur les travaux des historiens anciens tels que Quinte-Curce, Plutarque, ou Arrien de Nicomédie, mais aussi sur les textes philosophiques et les écrits sacrés, Maurice Druon s'est efforcé de se replacer dans les conditions de la pensée antique. Il a choisi de mettre le récit dans la bouche d'Aristandre de Telmessos, devin officiel de Macédoine, qui suivit pas à pas Alexandre le grand dans sa courte et prestigieuse existence. En Alexandre le Grand, Maurice Druon a vu un destin de messie autant qu'une carrière de héros. Au-delà de la réalité épique, il a recherché les aspects occultes et mystiques, projetant un éclairage nouveau sur la représentation que nous nous faisons de l'Antiquité. De cette vie, qui fut comme une tornade déchaînée sur la terre, surgissent les secrets d'un monde disparu. Un grand livre sur l'homme-dieu dont le souvenir s'est maintenu, prodigieusement présent dans l'univers, depuis vingt-trois siècles.

DURANT (Will).

Histoire de la civilisation. IV. La Grèce : Le monde égéen – La Grèce archaïque.

Payot, 1949, in-8°, 335 pp, traduction de Charles Mourey et Jacques Marty, 2 cartes, biblio, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

DURANT (Will).

Histoire de la civilisation. V. La Grèce : L’âge d’or (480-399 av. J.-C.).

Payot, 1949, in-8°, 285 pp, traduction de Jacques Marty, biblio, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

DURUY (Victor).

Histoire grecque.

Hachette, 1866, in-12, 504 pp, cinquième édition, 7 gravures dans le texte, 7 cartes gravées sur acier en couleurs, 7 plans, index, reliure demi-basane vert bouteille, dos à 4 nerfs pointillés, titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), dos passé et lég. frotté, bon état

EHRENBERG (Victor).

L'État grec. La cité, l'État fédéral, la monarchie hellénistique.

Maspero, 1976, in-8°, 413 pp, traduit de l'allemand, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Textes à l'appui)

"Sous le titre “L'État grec” est enfin parue, grâce à M. Edouard Will, la traduction française d'un ouvrage désormais classique et déjà traduit en anglais et en italien, “Der Staat der Griechen”. (...) Une traduction d'autant plus utile qu'elle est dotée d'un index détaillé, comme l'édition originale, et que M. Will a complété la bibliographie par l'indication des titres les plus récemment parus." (Jean Hasenohr, Bulletin de l'Association Guillaume Budé, 1980)

ESCHYLE.

Les Tragédies. Traduites en français par Ad. Bouillet avec les fragments, une introduction, des notices et les principales imitations françaises.

Hachette, 1865, in-12, xxxii-444 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, dos très lég. frotté, bon état

Eschyle est l’ «inventeur» de la tragédie attique telle que nous la connaissons : en introduisant un deuxième acteur sur scène, Eschyle bouleverse la scène tragique jusqu’ici réservée à un dialogue entre l’acteur et le chœur. Cependant la vie du « père de la tragédie » ne nous est guère connue. Il serait né aux alentours de 525 à Athènes, dans une famille d’Eupatrides. Eschyle a donc vécu successivement la domination des Pisistratides et les réformes de Clisthène, d’où sans doute son goût pour la question de la justice. Citoyen exemplaire, il a participé aux batailles de Marathon et de Salamine, dont il fait le récit dans Les Perses. Pour des raisons qui nous sont restées ignorées, il quitte Athènes et s’exile à la cour de Hiéron, tyran de Sicile. Ses succès furent nombreux, autant que ses pièces (la tradition lui prête plus de 73 œuvres), dont malheureusement seules 7 nous sont parvenues.

ESCHYLE.

Théâtre. Traduction d'Alexis Pierron.

Charpentier, s.d. (1884), in-12, xc-387 pp, jolie reliure demi-basane époque, tranches jaspées

ESCHYLE - SOPHOCLE - EURIPIDE.

Théâtre antique. Tragédies d'Eschyle adaptées par André Obey. Tragédies de Sophocle et d'Euripide adaptées par André Bonnard.

Club des Libraires de France, 1956, in-8°, 406 pp, reliure toile gris clair éditeur, une gravure contrecollée au 1er plat, rhodoïd, bon état

ETIENNE (Roland).

Ténos. Volume 2. Ténos et les Cyclades, du milieu du IVe siècle av. J.-C. au milieu du IIIe siècle ap. J.-C.

Athènes, Ecole française d'Athènes, 1990, in-4°, 292 pp, + 24 pl. de photos. (Coll. Bibliothèque des écoles françaises d'Athènes et de Rome, n° 263 bis). Très bon état

EURIPIDE.

Tragédies. T. I : Le Cyclope. - Alceste. - Médée. - Les Héraclides. Texte établi et traduit par Louis Méridier.

Les Belles Lettres, 1925, in-8°, xxxix-409 pp, broché, C. de bibl., état correct (Coll. Budé). Texte grec et traduction française en regard

L’Antiquité grecque était prolixe en légende, même à propos de ses poètes. Ainsi on racontait qu’Euripide était né le jour même où Eschyle combattait à Salamine et que Sophocle triomphait au péan. Pourtant, à la différence de ces deux illustres prédécesseurs, l’auteur d’Hippolyte ne connut guère la faveur populaire. Il n’obtint à Athènes que quelques fois le premier prix et s’exila, à la fin de sa vie, à Pella, auprès du roi Archélaos, en partie pour fuir les quolibets de ses concitoyens, notamment d’Aristophane. Sa gloire fut en grande partie posthume, grâce à son fils Euripide le jeune, qui consacra la majorité de son talent à faire jouer les pièces de son père. Si Euripide a écrit plus de 90 pièces ainsi que des poèmes lyriques et des élégies, seules 19 de ses pièces nous sont parvenues, en comptant l’énigmatique Rhésos. L’édition de Louis Méridier rassemble en deux volumes Le Cyclope, Alceste, Médée, Les Héraclides, Hippolyte, Andromaque et Hécube. La riche introduction du tome I fournit une biographie commentée et mise en question, de l’auteur, ainsi qu’une présentation minutieuse de l’histoire, complexe, des manuscrits. Chaque œuvre est en outre précédée d’une notice proposant de judicieuses pistes de lecture, notamment quant au genre de la pièce ainsi que de son argument.

FESTUGIÈRE (André-Jean).

La Révélation d'Hermès Trismégiste.

P., Librairie Lecoffre, J. Gabalda et Cie, éditeurs, 1949-1954, 4 vol. gr. in-8°, xiv-441,xvii-610 et xiv-314-xi-315 pp, deuxième édition avec additions et corrections pour les tomes I (1950), et IV (1954), 4 planches en frontispices, biblio, index, reliures pleine toile bleue, dos lisses avec titres dorés (dos lég. passés), couv. conservées, bon état (Coll. Etudes Bibliques)

Complet – Tome I : L'Astrologie et les Sciences Occultes, avec un appendice sur l'hermétisme arabe par Louis Massignon ; Tome II : Le Dieu Cosmique ; Tome III : Les Doctrines de l'Âme, suivi de Jamblique : Traité de l'âme, traduction et commentaire. Porphyre : De l'animation de l'embryon ; Tome IV : Le Dieu inconnu et la Gnose. — Vers la fin de la période hellénistique et sous l'Empire, il se répandit dans le monde gréco-romain un certain nombre de sagesses révélées que l'on attribuait soit à des mages perses (Zoroastre, Ostanès, Hystaspe), soit à un dieu d'Egypte (Thoth-Hermès), soit à des oracles venus de la Chaldée (Oracles Chaldaïques), soit même à des prophètes ou philosophes de la Grèce qui avaient approché de plus près le divin, car c'est au même temps que refleurissent le pythagorisme et l'orphisme. Parmi ces sagesses révélées, celle qui porte le nom d'Hermès Trismégiste est l'une des plus importantes, et par le grand nombre d'écrits qu'elle a laissés, et par le champ que couvre cette littérature. On n'en connaît et l'on en étudie le plus souvent que ce qui touche à la philosophie ou à la théologie. Cependant l'Hermès égyptien s'est intéressé à bien d'autres domaines : il s'est occupé d'astrologie, d'alchimie, de magie, et loin que cet hermétisme qu'on pourrait dire populaire ne représente qu'une branche secondaire et tardive de la révélation hermétique, c'en est au contraire la production la plus ancienne, celle qui a donné sa forme et servi de modèle, du moins pour une grande part, à l'hermétisme savant. — "Un ouvrage fondamental. Trois grandes sections scandent ces volumes : dans l’axe de l’orphisme et du pythagorisme, un bilan des écrits proprement « hermétiques » touchant surtout l’astrologie, l’alchimie et la magie dans l’Antiquité ; une cosmologie analytique soutenant l’ensemble des textes retrouvés ; et enfin, une psychologie (au sens primordial : le problème de l’âme) qui se dégage de ces écrits souvent parallèles ou occultés volontairement par leurs auteurs. En somme, une exploration savante des « révélations » traditionnelles sur lesquelles, en plus et en deçà de la Révélation biblique, s’est constituée la culture occidentale." — André-Jean Festugière (1898-1982) était un dominicain et historien français. Après des études classiques, qui le pousseront à étudier les langues anciennes du Moyen-Orient, il entre dans l'ordre des Dominicains en 1924, après avoir appartenu à l'Ecole française de Rome (1921) puis à celle d'Athènes (1922), et se consacre à l'analyse de la pensée grecque (L’Idéal religieux des Grecs et l’Évangile, 1932; le Monde gréco-romain au temps de Notre-Seigneur, 1935). Il traduit ensuite et commente avec une remarquable précision le Corpus hermeticum (La Révélation d’Hermès Trismégiste, 4 vol.). Dans Hermétisme et mystique païenne (1967), il passe en revue les différents aspects que revêt la « mystique du salut » dans le gnosticisme et dans les philosophies qui se réclament de Pythagore et de Platon: pessimisme profond, aspiration à la grâce divine par l’initiation donnée aux seuls élus, appel à la théurgie (magie admise par Dieu), conception de l’homme en tant que corps, âme et esprit. Il fut directeur d’études à l’École pratique des hautes études de 1942 à 1968.

FILON (A.).

Histoire de la démocratie athénienne.

P., Auguste Durand, 1854, in-8°, ii-464 pp, reliure plein chagrin vert, dos lisse avec titres, caissons et filets dorés, plats ornés de motifs à froid et encadrement doré, fer doré du lycée impérial de Reims au 1er plat, qqs rares rousseurs, bon état

Par l'historien Charles Auguste Désiré Filon (1800-1875), professeur d'histoire au lycée Napoléon et ancien maître de conférences à l'Ecole normale.

FINLEY (Moses I.).

On a perdu la guerre de Troie. Propos et polémiques sur l'Antiquité. Traduit de l'anglais.

Les Belles Lettres, 1990, in-8°, 234 pp, biblio, broché, couv. à rabats, bon état

FINLEY (Moses I.) et Cyril BAILEY.

L'héritage de la Grèce et de Rome.

Laffont, 1992, fort in-8°, 905 pp, préface de Pierre Grimal, 25 cartes et figures, chronologies, biblio, index, broché, bon état (Coll. Bouquins)

" "Qui nous délivrera des Grecs et des Romains ?" Question provocante lancée contre les classiques par un petit romantique. Or, ni les parodies de Daumier et d'Offenbach ni les réformes successives de l'enseignement n'ont eu raison de l'héritage de la Grèce et de Rome. La philosophie occidentale est-elle autre chose qu'un commentaire sans fin de Platon et d'Aristote ? Horace, Cicéron et Quintilien ont fixé, pour des siècles, l'art d'écrire en vers et en prose. Et que serait le théâtre, de Racine à Sartre, sans le recours aux mythes antiques ? Sans parler du cinéma ou de la psychanalyse qui ne peuvent se passer de Médée, d'Orphée ou d'Oedipe. Toute société est héritage : celui qu'elle a reçu de son passé, celui qu'elle laissera à ses descendants. L'héritage de la Grèce et de Rome a fondé vingt siècles de civilisation européenne, et ceci dans les domaines les plus variés qu'explore ici un ensemble d'études consacrées à la philosophie, à la religion, à la littérature, à la politique, aux sciences, à l'architecture, aux arts plastiques, à l'éducation. Les plus grandes oeuvres, de Michel-Ange à Picasso, de Dante à Shakespeare et à Goethe, de Montaigne à Céline et à Cioran sont nées d'un dialogue ininterrompu entre les Modernes et les Anciens. Il est urgent de s'en souvenir." (Guy Schoeller)

FLACELIÈRE (Robert).

L'Amour en Grèce.

Hachette, 1960, in-8°, 224 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"Les Grecs ont inventé un riche vocabulaire de l'amour, qui en décrit toutes les nuances depuis l'amitié familiale jusqu'à la passion déchaînée ; ils ont connu, pratiqué et célébré toutes les formes de l'amour, et en particulier ce qu'aujourd'hui on appelle « l'amour grec ». Mais ces tendances variées se sont exprimées plus ou moins vigoureusement selon les époques : c'est cette évolution des sentiments et des idées que M. Flacelière a eu le mérite de mettre en lumière, dans un livre bien documenté, riche en aperçus de toute sorte et d'une lecture très agréable. (...) Un beau livre où les sentiments les plus profonds comme les histoires les plus scabreuses sont évoqués avec autant de finesse que de tact." (Georges Vallet, Annales ESC, 1963) — "Il n'était pas facile d'écrire ce livre. Consacrer un livre entier à cette question conduisait souvent à aborder des problèmes délicats, parfois scabreux. R. Flacelière l'a fait sans hésiter, avec la plus remarquable aisance. Les conclusions qu'il présente à la fin de son étude témoignent d'autant de justesse que de pénétration : elles offrent au grand public auquel le livre est d'abord destiné une exacte appréciation des conceptions antiques ; elles proposent de surcroit aux connaisseurs de la civilisation classique une définition sur laquelle ils auront avantage à réfléchir, présentant « l'idéal grec de l'amour, à la fois élan de tout l'être et connaissance intellectuelle, achèvement de l'homme et initiation à la vie divine »..." (Jean Pouilloux, Revue des Études Grecques, 1960)

FLACELIÈRE (Robert).

L'Amour en Grèce.

P., Club du meilleur livre, 1961, in-8° carré, 260 pp, 50 illustrations dans le texte et à pleine page (iconographie réunie par Patrick Vloebergh), notes, reliure pleine toile de l'éditeur avec décor continu sur les plats reproduisant une peinture grecque antique, rhodoïd, ex. numéroté, bon état

"Les Grecs ont inventé un riche vocabulaire de l'amour, qui en décrit toutes les nuances depuis l'amitié familiale jusqu'à la passion déchaînée ; ils ont connu, pratiqué et célébré toutes les formes de l'amour, et en particulier ce qu'aujourd'hui on appelle « l'amour grec ». Mais ces tendances variées se sont exprimées plus ou moins vigoureusement selon les époques : c'est cette évolution des sentiments et des idées que M. Flacelière a eu le mérite de mettre en lumière, dans un livre bien documenté, riche en aperçus de toute sorte et d'une lecture très agréable. (...) Un beau livre où les sentiments les plus profonds comme les histoires les plus scabreuses sont évoqués avec autant de finesse que de tact." (Georges Vallet, Annales ESC, 1963) — "Il n'était pas facile d'écrire ce livre. Consacrer un livre entier à cette question conduisait souvent à aborder des problèmes délicats, parfois scabreux. R. Flacelière l'a fait sans hésiter, avec la plus remarquable aisance. Les conclusions qu'il présente à la fin de son étude témoignent d'autant de justesse que de pénétration : elles offrent au grand public auquel le livre est d'abord destiné une exacte appréciation des conceptions antiques ; elles proposent de surcroit aux connaisseurs de la civilisation classique une définition sur laquelle ils auront avantage à réfléchir, présentant « l'idéal grec de l'amour, à la fois élan de tout l'être et connaissance intellectuelle, achèvement de l'homme et initiation à la vie divine »..." (Jean Pouilloux, Revue des Études Grecques, 1960)

FLACELIÈRE (Robert).

La Vie quotidienne en Grèce au siècle de Périclès. Nouvelle édition revue et corrigée.

Hachette, 1971, in-8°, 375 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, index des mots grecs, cart. illustré de l'éditeur, bon état

La Grèce au siècle de Périclès (Ve siècle avant J.-C.), celle d'Eschyle, de Phidias, de Sophocle, d'Euripide, de Socrate et de Thucydide, c'est avant tout Athènes, dont on a pu dire qu'elle fut "la Grèce de la Grèce". Mais c'est aussi Sparte. où la vie quotidienne était rythmée par les impératifs d'une société à vocation militaire. Faisant appel à tous les acquis de la littérature, de l'histoire et de l'archéologie, Robert Flacelière brosse une fresque extrêmement vibrante de la Grèce à cette époque : la ville et la campagne, le mariage et la famille, la vie des femmes et des enfants dans le gynécée, l'éducation et les sports, les travaux et les métiers, la toilette et les plaisirs, la vie religieuse et le théâtre. Ne voilant rien des ombres et des misères, il nous donne un tableau sincère et complet de la plus brillante civilisation que le monde ait jamais connue.

FLACELIÈRE (Robert).

La Vie quotidienne en Grèce au siècle de Périclès. Nouvelle édition revue et corrigée.

Hachette, 1978, in-8°, 375 pp, 16 pl. de photos hors texte, index des mots grecs, broché, couv. illustrée, bon état

La Grèce au siècle de Périclès (Ve siècle avant J.-C.), celle d'Eschyle, de Phidias, de Sophocle, d'Euripide, de Socrate et de Thucydide, c'est avant tout Athènes, dont on a pu dire qu'elle fut "la Grèce de la Grèce". Mais c'est aussi Sparte. où la vie quotidienne était rythmée par les impératifs d'une société à vocation militaire. Faisant appel à tous les acquis de la littérature, de l'histoire et de l'archéologie, Robert Flacelière brosse une fresque extrêmement vibrante de la Grèce à cette époque : la ville et la campagne, le mariage et la famille, la vie des femmes et des enfants dans le gynécée, l'éducation et les sports, les travaux et les métiers, la toilette et les plaisirs, la vie religieuse et le théâtre. Ne voilant rien des ombres et des misères, il nous donne un tableau sincère et complet de la plus brillante civilisation que le monde ait jamais connue.

FLACELIÈRE (Robert).

Sagesse de Plutarque.

PUF, 1964, pt in-8°, 245 pp, une carte de la Béotie, une peinture de vase représentant Apollon et Dyonisos et un plan du sanctuaire d'Apollon à Delphes, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état

FREYBURGER-GALLAND (Marie-Laure), Gérard FREYBURGER, Jean-Christian TAUTIL.

Sectes religieuses en Grèce et à Rome dans l'Antiquité païenne.

Les Belles Lettres, 1986, in-8°, 338 pp, 12 pl. hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, avec un livret annexe de 21 pp in-fine contenant lexique, biblio, index et une carte hors texte, bon état

GARDIKAS-KATSIADAKIS (Helen) et Catherine BREGIANNI (eds.).

Agricultural co-operatives in South and Central Europe, 19th-20th century : a comparative approach.

Athènes, Academy of Athens, 2013, gr. in-8°, 303 pp, Introduction de Catherine Brégianni, 16 photos et fac-similés, tableaux et graphiques, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. 14 études. Texte en anglais

"L’histoire rurale européenne est en pleine mutation depuis une vingtaine d’année. L’ouvrage dirigé par Helen Gardikas-Katsiadakis et Catherine Bregianni constitue une excellente illustration de ce phénomène. Il est d’autant plus intéressant qu’il porte plus particulièrement sur des espaces (l’Europe centrale et orientale, en particulier la Grèce contemporaine) et une thématique (les coopératives agricoles) qui sont en définitive assez mal connus. Il s’agit, au-delà des aspects institutionnels, qui ont fait l’objet de travaux déjà anciens et parfois datés, de s’intéresser aux conditions de l’émergence des coopératives agricoles, sur le plan institutionnel, économique (comme moyen d’accès au marché et comme moyens de diffusion des innovations techniques par exemple), politique (comme mécanismes de contrôle social). La première partie (six contributions), intitulée « Agricultural cooperatives as factors of national economies : systemic and institutional approches » vise à rendre compte des liens complexes entre la sphère politique et les coopératives dans divers espaces nationaux (Grèce, Estonie, Espagne, Portugal). (...) La seconde partie (quatre contributions), est consacrée à l’examen de l’activité des coopératives dans différents contextes régionaux et dans des conjonctures de moyen et court terme. (...) La troisième partie de l’ouvrage intitulé « Idelogical patterns and Ehtnographical parameters » porte exclusivement sur la Grèce." (Laurent Herment, Histoire et sociétés rurales, 2014)

GARLAN (Yvon).

La guerre dans l'Antiquité.

Fernand Nathan, 1972, in-8°, 224 pp, 31 illustrations, biblio, lexique, broché, couv. illustrée, bon état

Depuis la Renaissance, nombreux ont été les traités sur l'art militaire des Grecs et des Romains mais peu d'historiens se sont véritablement intéressés à la guerre elle-même en tant que mode d'expression, de structuration et de développement des sociétés antiques. Telle est la voie, nouvelle et par là même périlleuse, sur laquelle s'est engagé l'auteur de ce livre. Son propos vise à une meilleure compréhension de l'évolution historique, et non à un renouveau de l'histoire-batailles. Dans un style précis et clair, ce manuel fait le point sur les savoirs concernant les lois de la guerre, la structure et la composition des sociétés militaires, l'organisation des armées et les techniques de combat dans le monde gréco-romain. — "Le volume que Y.G. vient de publier ne se veut pas une synthèse de nos connaissances sous la forme d'une monographie classique, mais une suite de courtes mises au point sur l'ensemble des problèmes que pose la guerre. Il s'agit donc plus d'un état des questions, assorti d'une excellente bibliographie, que d'un exposé discursif et suivi. Le sujet est abordé de façon franche, directe et loyale, dans une langue délibérément simple, dépourvue des ambiguïtés ou des floraisons de rhétorique qui, souvent, dissimulent les difficultés, ou au contraire, font croire qu'elles sont résolues. Ainsi, par exemple, après avoir exposé de manière détaillée la genèse et l'évolution de la phalange d'hoplites, Y.G. ne cherche pas à cacher notre ignorance sur l'un des points les plus intriguants, celui de la relation entre l'évolution de la société et l'apparition des hoplites : cause ou conséquence d'une révolution sociale ? Cet ouvrage est donc très concret, très précis. Il embrasse l'ensemble des problèmes de la guerre..." (Pierre Ducrey, Revue Archéologique, 1974)