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AYMÉ (Marcel).

Les Contes rouges du chat perché. Images de Palayer.

Gallimard, 1974, in-4° carré, 151 pp, cartonnage illustré en couleurs de l'éditeur, 21 illustrations de Palayer en couleurs et à pleine page

AYNARD (Joseph).

La Bourgeoisie française. Essai de psychologie.

Perrin, 1934, in-8°, 517 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Bibl. du Musée social). Edition originale

Des origines gallo-romaines aux physiocrates et à Turgot.

AYNARD (Joseph).

Oxford et Cambridge.

P., Laurens, 1909, pt in-4°, 132 pp, 92 gravures, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. des Villes d'art célèbres)

"La collection des « Villes d'art célèbres » a pénétré cette fois en Angleterre. Oxford et Cambridge, tel est le titre du dernier volume paru. Les deux célèbres Universités, si intactes à une époque où toutes celles des autres pays ont été remplacées par des bâtisses neuves, étaient en effet, de droit, des villes d'art, et qu'il fallait étudier ensemble. Édifices collégiaux, églises, vues de jardins et aperçus de la ville même, ces ensembles si rares, si caractéristiques, si éloquents de souvenirs, ont été décrits et contés en connaisseur longuement nourri de leur pratique. L'histoire qu'ils rappellent a été aussi évoquée, l'organisation des études et surtout la fondation des bibliothèques, et « cette œuvre d' art encore, l'harmonieux développement de la jeunesse d' Oxford et de Cambridge dans les meilleurs sujets. » C'est d'un intérêt très neuf pour nous et les reproductions photographiques sont d'une perfection qui achève d'attacher le lecteur au sujet." (Revue critique d'histoire et de littérature) — "M. J. Aynard nous montre l'existence de vivantes universités modernes dans un cadre pittoresque d'architecture médiévale." (Louis Hourticq, Revue Historique, 1910)

AYNAUD (Dr Albert).

Aix-en-Provence : Histoire de ses fontaines et de leurs secrets.

Aix-en-Provence, Chez l'auteur, 1968, in-8°, 220 pp, présenté par Armand Lunel, illustrations de Jean-Marie Loustaunau dans le texte et à pleine page, 14 photos sur 12 planches et un plan dépliant in fine, broché, bon état

AYOUN (R.) et H. VIDAL SEPHIHA.

Séfarades d'hier et d'aujourd'hui. 70 portraits.

Liana Levi, 1992, in-8°, 367 pp, carte

AYRAULT (Roger).

Heinrich von Kleist. Edition définitive.

Aubier, 1966, in-8°, 544 pp, biblio, index, broché, bon état

AYÇOBERRY (Pierre), Jean-Paul Bled et Istvan Hunyadi (dir.).

Les Conséquences des traités de paix de 1919-1920 en Europe centrale et sud-orientale. Colloque de Strasbourg, 24-26 mai 1984.

Strasbourg, Association des Publications près les Université de Strasbourg, 1987, gr. in-8°, 400 pp, broché, couv. illustrée, bon état

La paix instaurée par les traités de 1919-1920, est loin de faire l'unanimité, du côté des vainqueurs comme de celui des vaincus. Le traité de Versailles (28 juin 1919) fait endosser la responsabilité du conflit à l'Allemagne. Astreinte à verser des réparations, elle doit en outre restituer à la France l'Alsace-Lorraine, accepter la reconstitution d'une grande Pologne et renoncer à ses colonies. Les traités de Saint-Germain-en-Laye (10 septembre 1919) et de Sèvres (11 août 1920) procèdent respectivement à la dislocation de l'empire d'Autriche-Hongrie et de l'Empire ottoman, au nom du principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le libéralisme et la démocratie, chers au président américain W. Wilson, s'imposent dans cette Europe nouvelle : la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie s'inspirent à cet égard du modèle français. Mais le principe de la sécurité collective, fondée sur l'autorité morale de la Société des Nations (SDN), apparaît bien fragile après la défection des États-Unis, qui annoncent, dès 1919, leur retrait du projet. Parmi les puissances victorieuses, l'Italie s'estime lésée par une paix qui ne prend pas en compte les promesses faites au moment de son engagement dans le conflit. La volonté de réviser les traités anime dès le début les vaincus (en Allemagne, on dénonce le "diktat" de Versailles), lesquels ne tardent pas à s'appuyer sur les minorités nationales intégrées dans les nouveaux États (Sudètes en Tchécoslovaquie, par exemple). Loin d'apporter un nouvel équilibre, la réorganisation de l'Europe ouvre la voie à de nouveaux conflits.

AZAN (Général Paul).

L'Empire français.

Flammarion, 1943, in-12, 236 pp, 4 cartes, broché, bon état

"... La radio diffuse la parole jusque dans les plus lointains recoins de l'Empire ; sa puissance est considérable, en raison de l'intérêt qu'elle suscite et de la facilité avec laquelle elle peut être entendue, à toute heure du jour et de la nuit. Le discours d'un mauvais instituteur ne porte pas toujours ses fruits, parce que l'indigène l'écoute parfois d'une oreille distraite, comme toute chose imposée ; celui d'une radio pernicieuse a toutes chances d'atteindre son but, parce qu'il est considéré par l'indigène comme une distraction, et écouté d'une oreille attentive. Les ennemis de la France et les fauteurs de désordre le savent bien, et apportent tous leurs soins à ce mode de désorganisation. Aussi la radio doit-elle être attentivement surveillée. Si la parole est dangereuse, le livre l'est davantage encore, car tandis que la parole s'envole, le livre reste ; il peut être revu et consulté, il passe de son possesseur à ses voisins et à ses amis. On est parfois stupéfait de trouver, entre les mains d'un indigène élevé dans les écoles françaises, un livre contenant les principes les plus subversifs..." (page 210-211) — "Auteur de travaux remarqués sur nos colonies, le général Azan a voulu dresser un inventaire à la fois matériel et moral des immenses territoires auxquels la France a apporté les bienfaits d'une civilisation humaine. Cet ouvrage établit succinctement le bilan exact de l'oeuvre française et précise les tâches à accomplir demain. Le général Azan étudie essentiellement l'oeuvre des pouvoirs publics ; il parle avec sympathie des missionnaires, mais sans mettre pleinement en lumière leur action incomparable et ses résultats merveilleux." (La Croix, 29 avril 1944)

AZEAU (Henri).

Le Pacte franco-soviétique (2 mai 1935).

Presses de la Cité, 1968, in-8°, 251 pp, 16 photos hors texte, reliure skivertex éditeur, jaquette illustrée, bon état

AZEAU (Henri).

Révolte militaire. Alger, 22 avril 1961.

Plon, 1961, in-8°, 277 pp, broché, bon état

Un des premiers ouvrages écrits immédiatement après le putsch des généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller du 22 au 25 avril 1961. — Ce livre consacré à la « révolte des généraux » a paru quelques semaines après celui de Jacques Fauvet et Jacques Planchais. H. Azeau s'attache moins à raconter les événements qu'à en présenter un essai d'interprétation. On lira avec intérêt les développements consacrés à la conjoncture internationale et à l'illusion, chez certains auteurs du putsch, qu'il serait possible d' « otaniser » le conflit algérien et de forcer la main aux Occidentaux. Voir aussi le chapitre sur la révolte du contingent et le texte intitulé « Confession d'un meneur ». Malgré certaines inadvertances (une allusion p. 117 à la démission du « contrôleur Jacomet ») et beaucoup d'affirmations incontrôlables, le livre mérite d'être lu. (Revue française de science politique, 1962) — "En avril 1961, des officiers français s'insurgaient contre le pouvoir, et tentaient d'arracher la politique algérienne de la France des mains du gouvernement. Cette dramatique affaire n'a pas encore livré tous ses secrets. Il est trop tôt, cependant, pour vouloir écrire l'Histoire. Aussi bien Henri Azeau n'a pas la prétention de chercher à tout dire. Du moins s'attache-t-il, en s'appuyant sur des faits reconnus et contrôlés, à approfondir le sujet, rechercher les mobiles, examiner les conséquences. Bref, raisonner sans passion et sans préjugés. Pour cela il possédait une information hors de pair que son activité de journaliste lui a permis d'amasser patiemment. Cette information puise à des sources diverses et vérifiables que l'auteur a d'ailleurs eu à souci de citer. Mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il a disposé également, des deux côtés de la barricade, de renseignements inédits qu'il a su recouper avec toute la prudence voulue et qui ne manqueront pas de renouveler notre connaissance de ce putsch manqué. Voici donc, à ce jour, le point fait d'une entreprise dont nous n'avons pas fini d'éprouver les conséquences..." (4e de couverture)

AZEAU (Henri)(dir.).

Histoire vivante du XXe siècle. 1. L'annonce du siècle (avant 1900). 2. L'enfance du siècle (1900-1912).

Laffont, 1965-1966, 2 vol. in-8°, 294 et 306 pp, 32 pl. de gravures hors texte, brochés, couv. illustrées à rabats, dos lég. passés, bon état

Tomes 1 et 2, seuls parus. Un aperçu des grands événements politiques et de la civilisation de ce qu’on a abusivement appelé la « belle époque ». — Par Henri Azeau, Gilbert Caseneuve, Marguerite Puget, Louis Saurel et Manuel Tuñon de Lara.

AZIZ (Philippe).

Au service de l'ennemi. La Gestapo française en province, 1940-1944.

Fayard, 1972, in-8°, 186 pp, broché, bon état

AZIZ (Philippe).

L'Europe sous la botte française.

Genève, Editions Crémille et Famot, 1983, in-8°, 264 pp, 12 pl. de gravures hors texte, 3 cartes, cart. éditeur, bon état (Coll. Les Grandes erreurs historiques)

Les guerres de la Révolution et de l'Empire. "Hier et aujourd'hui, j'ai été témoin de cruautés, de meurtres, de pillages et de dévastations qui m'ont blessé du fond du coeur." (Maréchal Lefebvre)

AZOUVI (François).

Le Mythe du grand silence. Auschwitz, les Français, la mémoire.

Fayard, 2012, gr. in-8°, 475 pp, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Prix François-Joseph Audiffred de l'Académie des sciences morales et politiques)

Deux mythes ont longtemps structuré la vision que les historiens de l'ère contemporaine ont nourrie de la France : que les Français auraient prétendu avoir résisté dans leur immense majorité, alors que la Résistance n'a eu de cesse, De Gaulle le premier, de rappeler qu'elle fut une minorité ; que les Français n'auraient découvert le génocide des Juifs par les nazis qu'à partir des années 1980. Le premier mythe, Pierre Laborie l'a démonté dans “Le chagrin et le venin. Occupation. Résistance. Idées reçues”. Quant au deuxième, François Azouvi démontre magistralement que dès le lendemain de la guerre, une véritable pensée du génocide s'est élaborée où les catholiques et les protestants prirent une part immense, que nul n'avait mesurée jusqu'ici. Les intellectuels de tout bord ont été pris à la gorge par la spécificité de ce phénomène. La culpabilité, contrairement à une idée reçue, a été assumée, proférée, au point d'animer la progressive réception de l'événement par tout le corps social. Lorsque, en 1967, la guerre des Six-Jours éclate, elle rencontre une opinion publique déjà très bien instruite et sensibilisée au drame des Juifs par vingt années de romans, de films, de récits, de témoignages. Si les Français ont occulté Vichy, ils n'ont jamais occulté l'extermination des Juifs. Pour le prouver, François Azouvi livre ici la première étude systématique de tout ce qui a été écrit, publié ou produit en France sur le génocide depuis 1945.

AZÉMA (Jean-Pierre).

1940. L'année terrible.

Seuil, 1990, in-8°, 381 pp, index, broché, bon état (Coll. XXe siècle)

AZÉMA (Jean-Pierre).

La Collaboration (1940-1944).

PUF, 1975, pt in-12, 152 pp, chronologie sommaire, biblio, broché, couv. illustrée, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Documents Histoire), envoi a.s.

"Les deux visages de la collaboration : c'est, en effet, le titre qui conviendrait davantage au petit ouvrage que M. J.-P. Azéma a consacré à “La collaboration”. Il a considéré successivement ses deux aspects, « La collaboration avec l'Allemagne pour raisons d'Etat » et « Le collaborationnisme avec les nazis, c'est-à-dire la volonté avouée de coopérer avec le régime allemand et de l'imiter ». De l'une et de l'autre il a présenté les principaux acteurs et, pour le collaborationnisme, il a bien pris soin d'en montrer les principales facettes, soulignant au passage ses points communs et ses dissemblances (pp. 9-52). L'auteur s'est bien gardé – et il a eu raison – de considérer la collaboration – celle d'Etat surtout – comme un phénomène statique : elle a evolué entre juin 1940 et août 1944, ce qui a inévitablement entraîné un « reclassement des attitudes » (p. 52). M. J.-P. Azéma a donc esquissé un aperçu chronologique (pp. 52-74), qui lui permet de conclure sur le caractère « à tous les sens du terme pitoyable » de l'entreprise. « L'aventure » de la collaboration se solda par un échec qui ne se retourna pas seulement contre ses acteurs vichystes et parisiens, mais qui coûta matériellement cher aux Français. Si la collaboration visa jamais à les protéger contre l'occupant, le bouclier qu'elle leur offrit etait singulièrement « percé » (p. 78). Loin de maintenir l'unité nationale, celle-ci contribua encore à accentuer les dissensions à l'intérieur du pays, la Libération venue. Selon la formule de la collection, l'exposé présenté en introduction renvoie à des textes, documents et points de vue sur la question. Les uns et les autres ont été judicieusement choisis dans les mémoires, discours politiques, et jusque dans la presse clandestine de l'époque ; l'auteur a fait également appel aux travaux scientifiques publiés sur Vichy et l'occupation. On ne saurait donc assez vanter les qualités de ce volume." (Claude Lévy, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1977)

AZÉMA (Jean-Pierre) et François BÉDARIDA (dir.).

1938-1948. Les années de tourmente, de Munich à Prague. Dictionnaire critique.

Flammarion, 1995, fort pt in-4°, 1137 pp, 40 planches hors texte d'illustrations en noir et en couleurs, 9 cartes, chronologie, liste alphabétique des articles, des auteurs, des illustrations, des cartes, index, reliure toile bleue de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état

1938-1948. Les années de tourmente cumulent sur le mode paroxystique les conflits d'un siècle pourtant riche en violences. De la "drôle de paix" à la guerre froide, à travers le choc des Etats et des économies, l'affrontement des idéologies s'expose dans toute sa nudité et sa brutalité : Fascisme, communisme et démocratie se livrent une lutte à mort. 1938 voit s'effondrer, au milieu des prodromes d'une nouvelle guerre, dans une atmosphère de veillée d'armes, l'ordre établi par les vainqueurs de 1914-1918. Sous les coups de la crise générale des années 30 – marquées par la débâcle économique, le fracas des idéologies totalitaires et l'exaltation de la force – de grandes turbulences, parties d'Europe, secouent bientôt la planète entière. Dorénavant, les armes sont appelées à trancher le destin du monde. Au seuil des années 40, il s'en faut de peu que disparaissent la liberté et les droits de l'homme. Ce n'est qu'après des années d'épreuves sanglantes et incertaines que les fascismes seront emportés dans la tourmente de la défaite et la honte des crimes découverts. L'année 1948 symbolise la glaciation de l'univers né de la Seconde Guerre mondiale, tout en consacrant la rivalité des deux Grands et l'installation dans la guerre froide. Tandis que la décolonisation progresse spectaculairement en Asie, avec les balbutiements de ce qui va devenir le tiers-monde, ce nouvel ordre va durer près d'un demi-siècle, jusqu'à la chute du système communiste. Ce dictionnaire critique a pour ambition d'embrasser la période charnière et fondatrice qui clôt le premier XXe siècle et ouvre le second. De Munich à Yalta, de l'ère des Empires à la décolonisation, du temps des crises à l'aube des Trente Glorieuses, de l'horreur d'Auschwitz à la bombe d'Hiroshima. Cet ouvrage regroupe 105 essais dus à des historiens de renom et ordonnés en six chapitres : La Violence et la guerre, Economies et idéologies, Géopolitiques, Acteurs, Lieux, événements et enfin Controverses et enjeux de mémoire. Bénéficiant de l'historiographie et de la recherche les plus récentes, remettant en perspective les interprétations, il propose au lecteur un regard novateur et réfléchi sur cette décennie et offre une vision originale et globale d'une époque dramatique dont notre présent est issu.

[Aérostation] – JOBÉ (Joseph).

Au Gré des Vents. Histoire illustrée des ballons libres.

Lausanne, Edita, 1971, in-4° (25,5 x 30), 203 pp, 29 documents en couleurs, 177 illustrations en noir, biblio, reliure pleine toile éditeur, titre doré au dos et motif de ballon doré au 1er plat, jaquette illustrée, sous étui carton, très bon état

Superbe ouvrage. Ce livre décrit la réalisation du rêve le plus ancien de l'humanité : la conquête du ciel. La sensationnelle découverte des frères Montgolfier en 1783 ouvre la voie à l'aventure des ballons libres... L'histoire passionnante des « plus légers que l'air » ... racontée par ceux qui l'ont faite.

BABA KAKE (Ibrahima).

Mémoire de l'Afrique. Les batailles célèbres.

Paris, ABC, 1976, in-4°, 45 pp, nombreuses gravures, cartonnage illustré de l'éditeur

BABEAU (Albert).

La Ville sous l'Ancien Régime.

P., Didier et Cie, 1880, in-8°, viii-564 pp, pièces justificatives, reliure demi-chagrin noir, dos lisse, titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état

BABELON (Jean).

Charles-Quint, 1500-1558.

P., Editions SEFI, 1947, in-8°, 364 pp, 16 gravures hors texte, 2 tableaux généalogiques, biblio, broché, bon état (Coll. Epoques et visages)

"Un ouvrage sur Charles-Quint par un Français, M. Jean Babelon, conservateur au Cabinet des Médailles. Livre alerte, clair, rempli de détails anecdotiques. L'auteur ne s'est pas astreint à un ordre strictement chronologique. Il dépeint l'activité dé l'empereur en une série de tableaux : « Gestes et attitudes », « le Roi d'Espagne », « la France incommode », « l'Or et les Epices »... Bien qu'il n'ait mis aucune référence, on sent chez l'historien un contact familier avec les sources." (Joseph Lecler, Etudes, 1948)

BABELON (Jean).

La civilisation espagnole du Moyen Age à nos jours.

Casterman, 1963, pt in-8°, 253 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, une carte, tableau chronologique, biblio, broché, bon état, envoi a.s.

BABELON (Jean).

L'art espagnol.

PUF, 1963, in-8°, 185 pp, 7 pl. d'illustrations en couleurs et 32 pl. d'illustrations en noir hors texte, 9 figures, biblio, reliure illustrée de l'éditeur, bon état (Coll. Les Neuf Muses, Histoire générale des arts)

Préhistoire et Antiquité. Espagne barbare et chrétienne. Espagne arabe. Espagne romane. Espagne gothique. Châteaux et palais. Renaissance et Plateresque. L'essor de la peinture. La sculpture jusqu'au XVIe siècle. Du sévère au baroque. Siècle d'or. Les lumières. Extension de l'art hispanique. Du XIXe siècle à nos jours.

BABELON (Jean).

Le Connétable de Lune, favori maléfique d'un roi de Castille.

Sorlot, 1938, in-12, 126 pp,

BABELON (Jean).

Titien.

Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1950, in-8°, 246 pp, 17 gravures hors texte, biblio, broché, bon état (Coll. Les Maîtres de l'Histoire)

[BABEUF Emile].

Procès des ex-ministres relation exacte et détaillée, contenant tous les débats et plaidoyer recueillis par les meilleurs sténographes, les interrogatoires des accusés, les dépositions des témoins, etc.

P., Librairie encyclopédique de Roret, s.d. (1830), 3 vol. in-12, (4)-344,(6)-xvi-309 et (4)-290 pp, mention de seconde édition, portraits gravés en frontispices des tomes 1 et 2 (Polignac et Peyronnet), 2 portraits gravés au tome 3 (Chantelauze et Guernon-Ranville), planches qui n'ont été livrées aux souscripteurs que le 10 janvier 1831 comme annoncé en fin du tome 3, ce qui explique qu'elle manquent souvent, reliures demi veau glacé rouge, dos à quatre nerfs pointillés et caissons dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bel état

Le procès de quatre anciens ministres de Charles X, accusés d'avoir participé au coup de force constitutionnel du 25 juillet 1830 qui a déclenché la révolution de Juillet, se tient devant la Chambre des pairs du 15 au 21 décembre 1830. Il constitue la première grande épreuve politique que doit affronter la monarchie de Juillet, qui en sort victorieuse et affermie. En août 1830, quatre ministres du dernier ministère du règne de Charles X, sont arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir à l'étranger. Il s'agit du président du conseil, le prince de Polignac, du garde des sceaux, Jean de Chantelauze, du ministre de l'Intérieur, le comte de Peyronnet, et du ministre de l'Instruction publique, le comte de Guernon-Ranville. Dans la nuit du 26 au 27 août, ils sont internés au fort de Vincennes. Ouvrage écrit par Emile Babeuf, fils du révolutionnaire Gracchus Babeuf.

BABEUF (François-Noël, dit Gracchus).

Correspondance de Babeuf avec l'Académie d'Arras, 1785-1788, publiée par l'Institut d'histoire de la Révolution française, sous la direction de Marcel Reinhard.

PUF, 1961, gr. in-8°, x-165 pp, index, broché, bon état

"... La série de textes publiée par l'Institut d'histoire de la Révolution française ne pouvait pas mieux débuter que par cette mise au point d'un fragment de correspondance qui éclaire tout à la fois Babeuf, l'Académie d'Arras et le mouvement culturel des années précédant la Révolution." (Maurice Dommanget, Annales historiques de la Révolution française, 1962)

BABEUF (François-Noël, dit Gracchus).

Ecrits. Introduction et annotations par Claude Mazauric.

Messidor/Editions Sociales, 1988, in-8°, 327 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Textes choisis de Gracchus Babeuf. Introduction nouvelle, annotations, sources et travaux, nouvelle édition revue, augmentée et corrigée. — "Claude Mazauric présente ici en introduction Babeuf et ses idées en tenant compte des recherches les plus récentes (p. 9-86). Une chronologie succincte et un bon choix de textes font de ce livre un excellent instrument de référence." (Revue française de science politique)

BABIN (Edmond).

Vendée Mystérieuse. En suivant le Lay "doux-coulant".

Benet, Editions du Marais, 1966, in-8°, 186 pp, 10 croquis de Jean Bouron et une carte dépliante hors texte, reliure pleine toile éditeur, rhodoïd, bon état

BABONAUX (Yves).

Villes et régions de la Loire moyenne. Touraine, Blésois, Orléanais. Fondements et perspectives géographiques. (Thèse).

P., SABRI, 1966, fort gr. in-8°, 742 pp, 120 figures, 40 planches et une grande carte dépliante hors texte, tableaux statistiques, biblio, broché, bon état

Ouvrage de référence par Yves Babonaux (1926-2007), spécialiste de la Loire et de la Touraine.

BACELON (Jacques).

L'Affaire de Broglie.

Jean Picollec, 1981, in-12, 267 pp, documents annexes, index, broché, bon état (Coll. Dossiers)

BACH (André).

L'Armée de Dreyfus. Une histoire politique de l'armée française de Charles X à l'« Affaire ».

GLM, Tallandier, 2004, fort in-8°, 622 pp, sources, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

L'Histoire a surtout retenu un sabre brisé, un exil sur les terres du diable, un écrivain épris de justice qui fit couler l'encre à l'époque où beaucoup auraient préféré le sang. L'affaire Dreyfus, un imbroglio militaro-judiciaire qui a déchaîné les passions et provoqué une profonde scission dans la société française. Dreyfus coupable, Dreyfus innocent, tout a été dit et son contraire, analysé, discuté, décortiqué. Une piste, pourtant, n'avait pas encore été véritablement explorée dans ce dossier : l'armée. Cette armée de la République qui a accueilli Dreyfus, qui l'a formé, qui l'a accusé, qui l'a condamné, qui l'a enfin réhabilité. Une histoire politique de l'armée française pour expliquer l'Affaire, voilà le caractère novateur de cet ouvrage qui opère un véritable renversement de perspective par rapport à ce drame national. Le général André Bach s'emploie à rechercher dans l'évolution socioculturelle de l'armée française, durant la seconde moitié du XIXe siècle, les éléments qui ont favorisé la réticence de ses membres à admettre l'innocence de Dreyfus en son temps, et peut être encore pour certains d'entre eux, aujourd'hui. Il dresse un vaste bilan des pratiques et structures de l'armée française, brosse le portrait des officiers généraux qui ont fait le choix de sacrifier le capitaine Dreyfus. Il se penche également sur les conflits politiques et idéologiques qui ébranlaient alors la société, le profond traumatisme de la défaite de 1870, les luttes de pouvoirs aux plus hauts niveaux de l'état-major, les liens trop étroits entre politiques et militaires et brosse ainsi une histoire de la IIIe République, assez différente de celle communément présentée jusqu'à aujourd'hui. Ouvrage appelé à marquer l'historiographie de cette époque, L'Armée de Dreyfus s'appuie sur une multitude de sources – circulaires, Mémoires, correspondances, documents privés –, et sur le fameux « dossier secret » dont bon nombre de pièces n'avaient jusqu'ici jamais été portées à la connaissance du public.

BACHELARD (Gaston).

La formation de l'esprit scientifique. Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective.

Vrin, 1980, in-8°, 256 pp, index (Bibliothèque des textes philosophiques)

BACHELARD (Gaston).

Le nouvel esprit scientifique.

PUF, 1968, in-12, 181 pp, manque la page de faux-titre

BACHELARD (Gaston).

Le nouvel esprit scientifique.

PUF, 1971, in-12, 183 pp, broché, bon état

BACHELET (Th.) et Ch. DEZOBRY.

Dictionnaire général des lettres, des beaux-arts et des sciences morales et politiques. Septième édition avec supplément revu et augmenté.

Delagrave, 1886, 2 vol. pt in-4°, vi-1865 pp, pagination continue, texte sur deux colonnes, reliure demi-chagrin rouge époque

BACHELIER (A.).

Essai sur l'Oratoire à Nantes au XVIIe et au XVIIIe siècles.

P., Nizet et Bastard, 1934, gr. in-8°, 150 pp, 2 planches hors texte, un plan, index, broché, bon état

"Le travail de M. l'abbé Bachelier comble une lacune de la littérature historique puisque, de 1613 à 1792, il donne une histoire d'ensemble d'un des plus importants collèges de l'Oratoire sous l'Ancien Régime. L'exposé, fort clair, qui se déroule sur un plan chronologique, apporte du nouveau ; particulièrement sur la construction des bâtiments, la nature et la valeur des rentes et fondations, les règlements (p. 69-70), les origines de la bibliothèque municipale, les rapports entre les Oratoriens et la municipalité. M. Bachelier a eu l'excellente idée de donner deux bonnes photographies : de la façade et de l'escalier du collège, de reproduire le plan Crucy de 1792, de publier, en appendice, un éloge en vers latins d'Innocent XI, des positions de thèses en 1682 et 1752, une liste de quatre-vingt-huit Nantais élèves du collège au XVIIIe siècle..." (E. Préclin, Revue Historique, 1935) — "Le collège de l'Oratoire, installé à Nantes en 1617, y fut jusqu'à la Révolution le principal établissement d'enseignement secondaire. M. A. Bachelier nous renseigne abondamment sur les circonstances de la fondation du collège, les conflits entre Oratoriens et Jésuites, les prétentions de l'Oratoire, devenu maître de la faculté des Arts à l'Université de Nantes, à s'attribuer dans la ville le monopole de l'enseignement secondaire ; il nous apprend comment la bibliothèque du collège devint, en 1753, bibliothèque publique municipale. Tout cet exposé est clair et précis. Un ouvrage solide et consciencieusement préparé et qui complète utilement la thèse principale de son auteur sur le Jansénisme à Nantes." (A. Rébillon, Annales de Bretagne, 1934) — "L'histoire de l'Oratoire nantais se développe entre les années 1613 et 1792. On trouvera dans le livre de M. Bachelier des détails savoureux concernant la vie du collège des Oratoriens ; études, recrutement, discipline, méthodes de travail, tout ce que le P. Lallemand avait déjà si bien indiqué, trouve ici des exemples concrets du plus grand intérêt. La fortune du collège oratorien subit, aux XVIIe et XVIIIe siècles, bien des vicissitudes. Il fallut se défendre contre les Jésuites, établis à Nantes depuis 1665, et contre les Dominicains, en 1686, et contre les maîtres de pension, ecclésiastiques et laïcs, qui s'installaient en grand nombre, tantôt favorisés, tantôt abandonnés par la municipalité. En fait, la belle période est terminée vers 1716, où, de 110 élèves, le cours de théologie n'en conserve plus qu'une vingtaine. Le collège s'abîmait, lui aussi, en une longue décadence : 75 pensionnaires en 1769, 63 en 1770, 53 en 1771, 52 en 1772, 40 en 1774, 11 en 1786. La chute était implacable : elle tenait à des causes que M. Bachelier a bien analysées..." (Joseph Dedieu, Revue d'histoire de l'Église de France, 1935)

BACHELOT (Bernard).

De Saigon à Alger (1951-1962). Désillusions d'un officier, marin et pilote.

L'Harmattan, 2007, gr. in-8°, 360 pp, 47 photos dans le texte, 7 cartes et plans, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

« Le témoignage d'un officier de la Marine française sur deux conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle : l'Indochine et l'Algérie ». — Le récit, vif et soutenu, s'ouvre en 1951 et se clôt en 1962. Il nous transporte sur deux terrains de conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle l'Indochine et l'Algérie ; il éclaire une page d'histoire moderne et contribue au débat actuel sur le sujet. Ces mémoires – celles d'un officier de la Marine française, devenu pilote de chasse et officier d'appontage – tiennent de l'Histoire autant que de l'aventure. Aux récits souvent bouleversants de combats sur les fleuves d'Indochine et de missions aériennes périlleuses se mêlent l'histoire de l'installation d'une famille en Afrique du Nord au XIXe siècle et la chronique des événements politiques. Bernard Bachelot nous raconte la décolonisation de l'intérieur, avec les yeux d'un natif d'Algérie et le vécu d'un soldat. Il témoigne du traumatisme de militaires de carrière engagés dans des guerres cruelles qui ont abouti – en dépit parfois de victoires sur le terrain – à de tristes abandons. Il nous parle de pertes perte de la terre, des amis, des idéaux... perte de l'innocence. Sur le conflit militaire se greffe le conflit intérieur. La vie sur le terrain d'opération va de pair avec la vie intime et privée. On assiste à la fin des illusions et à la naissance d'une famille. La mort accidentelle d'un de ses enfants – point de départ du récit – incite l'auteur à revenir, près de quarante ans après les faits, sur cette période agitée et tragique. De Saigon à Alger est l'histoire d'un déracinement. L'émotion qui s'en dégage naît de la précision du témoignage et de la passion dans l'analyse. — Bernard Bachelot naît à Tizi-Ouzou (Algérie) en 1929. Il grandit à Alger, Mascara, Sidi-Bel-Abbès et Djidjelli. Élève de l'École Navale, officier en Indochine et en Algérie, il rejoint le civil en 1962, où il oeuvre notamment en faveur de la formation professionnelle et de l'emploi des personnes handicapées. Il publie en 2003, aux Éditions du Rocher, « Louis XIV en Algérie », un ouvrage remarqué (prix littéraire « Jean Pomier » et médaille de l'Académie de Marine), qui met à jour une page méconnue de l'histoire de France, et qui invite les historiens à réviser sensiblement leurs positions sur la période.

BACHEVILLE (Barthélemy).

Voyages des frères Bacheville, capitaines de l'ex-Garde, chevaliers de la Légion d'Honneur, en Europe et en Asie, après leur condamnation par la Cour prévôtale du Rhône, en 1816. Deuxième édition revue et augmentée.

P., Béchet Ainé et chez le Capitaine Bacheville, 1822, in-8°, xii-432 pp, lithographie des deux frères par G. Engelmann en frontispice, reliure demi-basane noire, dos lisse orné de filets dorés, titre doré (rel. de l'époque lég. frottée), traces de fortes mouillures anciennes, état correct. Rare

Antoine et Barthélémy Bacheville, nés à Trévoux (Ain) vers 1775, participèrent brillamment aux campagnes napoléoniennes comme Capitaines de la Garde. Rentrés chez eux après la seconde abdication de l'Empereur, ils furent condamnés, l'un à 2 ans de prison, l'autre (l'auteur du livre), à la peine capitale pour avoir suivis Napoléon. Ils s'enfuirent alors en Pologne, puis en Moldavie et à Constantinople où ils firent office de précepteur, enfin à Athènes où ils se séparèrent. Antoine partit pour l'Arabie où il mourut en 1820, Barthélémy rejoignit l'Europe et la France où son jugement fut cassé et sa pension restituée (1821).

BACHOUD (Andrée).

Franco, ou la réussite d'un homme ordinaire.

Fayard, 1997, in-8°, 526 pp, chronologie, bibllio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Plus de vingt ans après sa disparition, Franco suscite en Espagne et ailleurs les mêmes jugements tranchés que de son vivant. Ses délateurs ne tiennent plus le haut du pavé, mais nombreux sont ceux qui lui reconnaissent au moins le mérite d'avoir fait d'un pays politiquement et matériellement arriéré une puissance économique mûre pour la démocratie. Certains en revanche ne désarment pas, lui vouant toujours la haine des premières heures de la guerre civile, soulignant à l'envi les traits fascisants et le caractère constamment répressif de son régime. Tous en fait non seulement assignent à ses propos et à ses actes un rôle décisif, mais lui prêtent une idéologie structurée voire un grand dessein. Or l'homme fut manifestement en deça de son destin. S'il offre dès l'adolescence l'image d'un catholique rigoureux et d'un patriote entêté, il ne construira pas le moindre système et restera étranger à toute passion, y compris la plus innocente... Tacticien mais non stratège, il saura cependant cultiver l'art de durer dans sa carrière comme dans sa conduite de l'Etat, souvent servi par les circonstances. C'est sans doute là que résident les ressorts de la réussite – car il y a incontestablement réussite – d'un homme au fond très ordinaire. Isolée par les certitudes du Caudillo, l'Espagne, meurtrie par la guerre civile, demeure à l'écart du conflit mondial et tire profit de l'antagonisme Est-Ouest pour conjurer la réprobation des démocraties, puis pour bénéficier des fruits de la croissance des Trente Glorieuses. On peut certes douter que Franco ait imaginé ou voulu l'Espagne démocratique et moderne d'aujourd'hui, mais on ne saurait comprendre les événements récents sans les rapporter à sa longue dictature. Sous ce rapport, le contraste avec cette vie sans relief et une nation en train de renaître malgré tout offre à l'historien de fascinantes perspectives.

BACH-THAI (Jean).

Chronologie des Relations Internationales de 1870 à nos jours.

P., Editions des Relations internationales, 1957, in-8°, 275 pp, préface de Charles Rousseau, avant-propos de Jean-Marie Mérillon, broché, bon état

"Diplômé de l'I.E.P. de Paris, l'auteur a pensé à ses successeurs des Instituts d'études politiques et leur propose cette chronologie pour les aider dans leur apprentissage des relations internationales. Il a sensiblement dépassé ce but modeste : l'outil qu'il a élaboré servira à de nombreux professeurs, diplomates, journalistes, car il est adroitement construit, bien présenté et très maniable." (Revue française de science politique, 1957)

BACIU (Nicolas).

Des Geôles d'Anna Pauker aux prisons de Tito.

P., Le Livre Contemporain, 1951, pt in-8°, 296 pp, broché, bon état. Ecrit par un ancien avocat à la Cour de Bucarest.

BACON (Francis).

Advancement of Learning and Novum Organum. With a special introduction by James Edward Creighton.

New York, The Colonial Press, 1900, gr. in-8°, xii-476 pp, 5 pl. hors texte dont un portrait de Bacon en frontispice, reliure toile rouge éditeur

BACON (Jean).

Les Saigneurs de la guerre. Brève histoire de la guerre et de ceux qui la font.

Phébus, 2003, in-8°, 318 pp, avant-propos du général de Bollardière, notes, biblio, broché, couv. illustrée par Cabu, bon état

On a écrit à ce jour quelques millions de pages sur la guerre – et presque toujours « contre » la guerre. A de rares exceptions près, cette pieuse littérature fait bâiller – ou sourire, quand l'on sait son exemplaire inutilité. Jean Bacon, plutôt que d'ajouter sa pierre à cet édifice en trompe-l'oeil, a résolu de tourner ses armes contre la façade en carton peinte de si jolis mensonges. Il n'entend pas ici refaire l'histoire de la guerre ou des guerres, mais démolir plutôt, et de façon « fraîche et joyeuse » (tradition oblige), toute une littérature spécieuse qu'on nous a servie vingt siècles durant pour nous cacher ce que confusément chacun sait mais préfère taire : que tous les hommes, toutes les religions, toutes les nations, tous les partis politiques, tous les industriels (marchands de canons et de pansements confondus) chérissent furieusement la guerre : laquelle est d'évidence la seule drogue dont il n'a jamais été question que l'humaine engeance puisse se passer. Un ouvrage originellement publié au début des années 80, considéré aujourd'hui comme un classique. L'auteur en propose ici une édition entièrement refondue, qu'il estime définitive.

BACON-TACON (Comte Pierre de).

Manuel du jeune officier, ou essai sur la théorie militaire.

Panazol, Editions Lavauzelle, 2002, in-8°, (8)-256 pp, reliure demi-basane acajou mouchetée de l'éditeur, dos à 4 faux-nerfs, bon état. Réimpression de l'édition de 1782 (P., Chez Alexandre Jombert)

Dans son avant-propos, l’auteur (1738-1817), futur rédacteur de nombreux textes pendant la Révolution, souligne l’avantage pour un officier d’apprendre de bonne heure le métier des armes et rappelle l’importance de la subordination qui est « l’âme de la guerre ». Le corps de son ouvrage s’appuie sur les propos du chevalier de Folard, du maréchal de Saxe ou du marquis de Quincy et prend pour exemple les actions militaires du prince Eugène de Savoie, du roi de Suède Charles XII (contre les Moscovites) ou du roi de Prusse. — "Je me suis procuré ce Manuel. J'ose avancer que depuis le livre de M. de Guibert, qui a valu à son les applaudissemens de toute l'Europe, il n'a point paru d'ouvrage qui, dans un aussi court espace, donnat plus de préceptes & un plus beau choix d'exemples sur la théorie de l'Art de la Guerre. Quoiqu'il semble au premier coup d'œil que l'Auteur n'ait pas prétendu faire un ouvrage très substantiel, & quoiqu'il s'adresse toujours aux commençans, son Manuel est pourtant rempli d'idées si nettes & de rapprochemens si heureux, qu'on peut dire que les vieux Officiers aimeront à s'y retrouver, comme les jennes à s'y instruire ; les souvenirs des vieillards étant toujours la leçon de la jeunesse. On voit dans le préambule un tableau raccourci de toutes les révolutions qu'a dû subir la Tactique avant d'être ce qu'elle est aujourd'hui ; & l'Auteur expose dans un raisonnement très-rapide tout ce qu'on peut dire sur le droit de la guerre ; il entre ensuite en matière par des définitions exactes & précises ; & prenant une Armée au sortir des quartiers d'hiver, il la conduit comme par la main pendant le cours d'une Campagne entière, la supposant dans toutes les circonstances où se sont trouvées les autres Armées tant anciennes que modernes. Ce Plan, comme on voit, embrasse tout. Les exemples y sont tirés de nos dernières guerres plutôt que de l'Histoire, & en sont bien plus frappans. Les préceptes sont toujours dans la bouche de quelque grand général, & la plupart sont encore vivans : enfin, l'Ouvrage de M. le Comte de Bacon, sous le titre modeste qu il porte, a mérité la protection de M. le Prince de Condé, qui en a accepté la dédicace ; & ce nom, qui nous a valu tant de victoires, est bien fait pour nous recommander un Livre sur l'Art de la Guerre." (Comte de Barruel, Mercure de France, 23 mars 1782)

BACON (Vice-Amiral Sir Reginald).

Le scandale de la bataille du Jutland.

Payot, 1928, in-8°, 220 pp, traduit de l'anglais et annoté par André Cogniet, 43 croquis dans le texte, broché, dos très abîmé recollé, état correct (Coll. de Mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la Guerre mondiale)

"L'ouvrage de l'amiral Sir Reginald Bacon est une critique du récit officiel de la bataille du Jutland, publié par l'Amirauté britannique : ce récit, dit l'auteur, a été directement inspiré par l'amiral Beatty, chef de l'escadre des croiseurs en 1916, et devenu, après la guerre, premier lord naval. Un des collaborateurs de l'état-major, l'amiral Harper, avait préparé, paraît-il, un récit tout différent. Mais l'amiral Beatty a refusé de le laisser publier. La version officielle est donc destinée à présenter sous un jour favorable le rôle de l'escadre des croiseurs et à desservir la réputation de l'amiral Jellicoe, commandant en chef de la flotte. C'est contre ce « scandale » que s'élève l'amiral Bacon : il utilise, pour son récit de la bataille, les travaux de l'amiral Harper, dont il présente les résultats avec clarté et simplicité. Ce qu'il ajoute de son cru n'est que polémique. L'amiral Beatty, conclut-il, faute d'expérience, faute aussi d'avoir donné à ses équipages un entraînement approprié n'a pas su concentrer à temps son escadre : c'est lui qui est responsable des mauvaises conditions de l'engagement." (Pierre Renouvin, Revue Historique, 1931)

BACOT (Jacques).

Le Tibet révolté. Vers Népémakö, la Terre promise des Tibétains, 1909-1910.

Phébus, 1997, in-8°, 314 pp, une photo de l'auteur et 36 photos, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

Réédition de ce précieux témoignage publié originellement par Hachette en 1912. — Tous ceux que le Tibet fascine ont entendu parler du livre de Jacques Bacot (longtemps introuvable). Un livre qui fait un peu figure de mythe. Car Bacot (1877-1965) ne s'est pas contenté d'être un voyageur – en l'occurrence un voyageur doublé d'un écrivain – ; il est le véritable fondateur de la tibétologie moderne ; enfin et surtout il a investi dans son oeuvre autre chose que du savoir : un don qu'il faudrait qualifier de « poétique » et une chaleur communicative nourrie de curiosité pour l'Autre qui ont en tout temps conquis ses lecteurs. Segalen ne s'y était pas trompé, qui tiendra à saluer ce livre, qu'il admirait, dans un poème célèbre : « ... écrit d'un verbe seul, en sa marche hautaine / Ce Tibet révolté » La révolte dont il s'agit n'est pas seulement celle d'un pays farouchement attaché à disputer son indépendance – une lutte dont chacun sait qu'elle est loin d'être close. C'est celle d'un peuple ennemi des précautions frileuses, pauvre et malgré cela follement généreux, noble au naturel – mais d'une noblesse insoucieuse du paraître –, et qui se bat d'abord pour pouvoir rester droit et libre sous le ciel. Ce peuple, Bacot fut le premier à l'aimer. Et son livre comme aucun autre sait encore nous le faire aimer. Anne-Marie Blondeau, qui a connu Jacques Bacot, et qui elle aussi a consacré sa vie à l'étude de la civilisation tibétaine, trace dans sa préface un portrait documenté, un portrait vivant de l'auteur en son temps. La présente édition, qui reprend celle de 1912, est enrichie d'un certain nombre de photos prises par l'auteur au début du siècle – dont certaines sont des raretés. On a voulu restituer à l'ouvrage sa dimension de classique : une stèle indispensable à tous ceux qui s'intéressent à la civilisation du Toit du Monde, et aux sources non frelatées de la spiritualité bouddhique.

BACOT (Jacques).

Trois mystères tibétains. Tchrimekundan - Djroazanmo - Nansal. Traduits avec introduction, notes et index par Jacques Bacot.

L'Asiathèque, 1987, gr. in-8°, 298 pp, bois gravés d'après les dessins de V. Goloubew, broché, bon état (Coll. Espace tibétain). Réédition de l'édition de 1921.

BACQUET (Gérard).

Val de Canche.

Auxi-le-Château, Gérard Bacquet, 1982, pt in-4° (21 x 27 cm), 222 pp, importante iconographie dans le texte (dessins et plans) et très nombreuses planches contrecollées en couleurs dans le texte et hors texte, reliure simili-cuir havane de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, jaquette illustrée en couleurs, bon état. Edition originale, un des 350 ex. numérotés sous emboîtage simili-cuir havane

BACQUÉ (Martine).

Baserritarrak. Vivre et travailler dans les campagnes basques au XIXe siècle. (Thèse).

P., Les Indes savantes/La Boutique de l'Histoire, 2012, gr. in-8°, 428 pp, cartes, tableaux, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Baserritarrak, gens de la terre, ces hommes et femmes des campagnes basques d'hier furent aussi marins, contrebandiers ou blanchisseuses, souvent même, le temps d'une jeunesse, laitiers à Buenos Aires ou bergers dans la pampa argentine. Ils n'ont laissé ni mémoires ni correspondances. Lettrés et voyageurs les ont transfigurés en personnages de folklore. Mais des sources de la vie quotidienne existent : naissance, mariage, décès, service militaire ou demande de passeport, contrat devant notaire ou audience chez le juge de paix, absence à l'école, contribution foncière... C'est une société paysanne étonnamment diverse et mobile qui se dévoile au travers de ces fragments de vies minutieusement reconstituées, choisies pour la plupart dans deux villages : Ascain en Labourd et Hélette en Basse Navarre. Tous ces gens de la campagne ne sont pas propriétaires de leurs terres, loin s'en faut. Mais tous sont peu ou prou de petits exploitants pluriactifs, qui s'orientent de plus en plus vers le marché du bétail. Ici comme ailleurs, le me siècle est le siècle de l'insertion dans l'économie de marché d'une économie paysanne vivace.

BACZKO (Bronislaw)(prés. par).

Une éducation pour la démocratie. Textes et projets de l'époque révolutionnaire.

Garnier Frères, 1982, in-8°, 526 pp, repères chronologiques, biblio, broché, bon état (Coll. Les Classiques de la Politique)

"Cet ouvrage est l'édition de seize grands projets relatifs à l'éducation présentés aux différentes assemblées révolutionnaires entre 1791 et 1795 : de Mirabeau et Talleyrand à Lakanal et Daunou, en passant par Condorcet, Lepeletier et Barère, nous avons là une précieuse anthologie de textes soigneusement annotés et introduits par une notice qui situe précisément chaque discours au sein des débats dans lesquels il s'insère. Cette publication in extenso des textes (à l'exception du Rapport de Talleyrand pour lequel l'éditeur a dû procéder, en raison de son ampleur, à quelques coupures) ne peut que réjouir tous les historiens qui ne disposaient d'aucun recueil récent (...). Dans une dense introduction générale, Bronislaw Baczko retrace avec vigueur les enjeux du projet pédagogique de la Révolution française." (Dominique Julia, Histoire de l'éducation, 1983)

BADALO-DULONG (Claude).

Trente ans de diplomatie française en Allemagne : Louis XIV et l'Electeur de Mayence (1648-1678).

Plon, 1956, in-8°, 261 pp, une carte hors texte, broché, bon état

"Etude historique reposant sur la correspondance de l'abbé de Gravel, mauvais ecclésiastique et bon diplomate, qui occupa longtemps d'importantes fonctions diplomatiques, notamment à Mayence. Il n'est pas certain, contrairement à ce que dit la prière d'insérer, que toute la genèse des relations franco-allemandes soit à chercher dans la période 1648-1678 ; mais le livre présente un vivant et parfois sévère tableau de la diplomatie française en Allemagne au temps de Louis XIV." (Revue française de science politique, 1956)

BADAWI (Abdurrahman).

La transmission de la philosophie grecque au monde arabe.

P., Vrin, 1968, gr. in-8°, 199 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Etudes de philosophie médiévale). Peu courant

Cet ouvrage retrace l’historique de la transmission des textes grecs dans les pays du monde arabe, de leur traduction et fait une liste de certaines oeuvres perdues en grec et retrouvées en arabe. L’auteur propose ainsi des traductions françaises de Proclus ou encore d’Alexandre d’Aphrodise.

BADE (Guillaume de).

La Campagne de 1812. Mémoires du Margrave de Bade. Traduction, introduction et notes par Arthur Chuquet.

P., Fontemoing, 1912, in-12, 268 pp, broché, couv. légèrement piquée, bon état

"Extraits des mémoires du Margrave de Bade rédigés entre 1851 et 1859. Ne figure dans cette édition que son journal de la campagne de Russie où il conduisait la brigade badoise. Sont particulièrement saisissants les chapitres qui concernent le retour de la Grande Armée rejoignant le 9e corps le 25 novembre et le passage de la Bérésina." (Tulard, 62)

BADIA (Gilbert).

Feu au Reichstag. L'acte de naissance du régime nazi.

Editions Sociales, 1983, in-8°, 332 pp, un plan, biblio, index, broché, couv. illustrée d'un photomontage de John Heartfield de 1933, trace de mouillure ancienne en marge inf., état correct

"Gilbert Badia retrace, dans ce livre, la première provocation du gouvernement hitlérien ; il en donne tous les détails. On se souvient que Hitler a accédé au pouvoir d'une manière légale et qu'il a été nommé par le Président Hindenburg, le 30 janvier 1933, Chancelier à la tête d'un gouvernement de coalition. Il n'y avait que trois ministres national-socialistes entourés d'une dizaine de conservateurs monarchistes. Les modérés en Allemagne étaient donc, au début, rassurés. Ils oubliaient seulement que Goring avait été nommé ministre de l'Intérieur de Prusse avec la haute main sur la Police. (Celle-ci fut prise en main dans l'Allemagne du Sud par Himmler, chef des S.S.) C'est d'ici que partit la véritable conquête du pouvoir. Dans le courant de février, Goring recruta 15 000 S.A. et S.S. comme « police auxiliaire » et les autorisa d'ouvrir le feu sur sur les militants de gauche sans sommation. A la fin du mois, des perquisitions furent effectuées au siège du Parti Communiste. Un communiqué fut publié selon lequel des armes et du matériel de guerre en vue d'une insurrection y auraient été confisqués; Après cette première manipulation de l'opinion publique, le Reichstag flamba dans la soirée du 27 février. Immédiatement, avant que le début d'une enquête eût pu avoir lieu, le gouvernement rendit officiellement les communistes responsables du sinistre. Plus de 4000 personnes, surtout des communistes, mais aussi quelques social-démocrates, furent arrêtés dans la nuit même du 27 au 28 février. Dans les jours suivants, ils furent transférés dans les premiers camps de concentration. Le lendemain, le 28, furent promulgués les deux décrets « pour la protection du Peuple et de l'État » qui suspendirent les articles de la Constitution de Weimar garantissant la liberté des personnes, l'inviolabilité du domicile, le secret postal, la liberté d'opinion, la liberté de réunion, les droits d'association et les droits de propriété. Ces décrets avaient été de toute évidence préparés auparavant et ils devaient rester en vigueur jusqu'à la fin du Troisième Reich en 1945 ; la dictature était donc établie..." (Charles Bloch, Revue d'histoire moderne et contemporaine)

BADIA (Gilbert).

Histoire de l'Allemagne contemporaine (1917-1962).

Editions Sociales, 1962, 2 vol. in-8°, 342 et 399 pp, 36 pl. de photos et documents hors texte, carte, biblio, index, reliures skivertex vert de l'éditeur, titres et aigle allemand au 1er plat, bon état

"Récusant les explications faciles par le Destin ou par le Caractère allemands, Badia veut dresser, et dresse en effet, un panorama complet de la vie du peuple allemand depuis 1917, où les premiers craquements se font entendre dans le Deuxième Reich, jusqu'à la construction du mur de Berlin en 1961. Résumer sans être indigeste quarante-cinq années de conjoncture, de lutte des classes et des partis, de terreur, de guerre chaude et froide, de crises spirituelles et d'enthousiasmes collectifs, cela exige des qualités peu communes de synthèse. Le principal mérite de cette histoire marxiste est évidemment de concentrer l'attention sur le jeu des forces populaires. Pour la première fois, nous disposons en langue française d'une étude approfondie de la Gauche allemande, depuis la social-démocratie d'avant 1914 jusqu'à Ulbricht et Ollenhauer, en passant par les groupes de résistance socialistes et communistes. Inutile de dire à qui vont les préférences de l'auteur : à la minorité pacifiste de 1914, aux Spartakistes, à la tendance la plus orthodoxe du parti communiste allemand, au S.E.D. de 1946, à la République Démocratique allemande. Toutefois, ceux qui attendraient un tableau en blanc et noir des relations entre socialistes et communistes, une justification sans nuances de la tactique du P.C. face aux progrès du nazisme, seraient déçus... Les historiens ont encore trop tendance à considérer le nazisme comme un bloc, des origines à la chute ; mais du jour où nous pouvons étudier la République de Weimar comme si nous ignorions sa fin tragique – c'est ce que Badia a, en grande partie, réussi – , et la « mise au pas » en faisant abstraction des atrocités postérieures, alors s'établit la véritable distance entre ces périodes et nous-mêmes, alors le nazisme devient objet d'histoire." (Pierre Ayçoberry, Annales ESC, 1964) — Table : Le IIIe Reich : La conquête de l'Etat ; Réarmement et annexions à froid (1936-1939) ; La guerre victorieuse (1939-1941) ; De l'invasion de l'URSS à la chute du IIIe Reich ; Les deux Allemagnes : L'occupation. La scission. Le réarmement de l'Allemagne occidentale et ses conséquences ; L'Allemagne d'aujourd'hui : les deux Etats.

BADIA (Gilbert).

Histoire de l'Allemagne contemporaine (1917-1962).

Editions Sociales, 1975, 2 vol. gr. in-8°, 342 et 399 pp, 36 pl. de photos et documents hors texte, carte, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état

"Récusant les explications faciles par le Destin ou par le Caractère allemands, Badia veut dresser, et dresse en effet, un panorama complet de la vie du peuple allemand depuis 1917, où les premiers craquements se font entendre dans le Deuxième Reich, jusqu'à la construction du mur de Berlin en 1961. Résumer sans être indigeste quarante-cinq années de conjoncture, de lutte des classes et des partis, de terreur, de guerre chaude et froide, de crises spirituelles et d'enthousiasmes collectifs, cela exige des qualités peu communes de synthèse. Le principal mérite de cette histoire marxiste est évidemment de concentrer l'attention sur le jeu des forces populaires. Pour la première fois, nous disposons en langue française d'une étude approfondie de la Gauche allemande, depuis la social-démocratie d'avant 1914 jusqu'à Ulbricht et Ollenhauer, en passant par les groupes de résistance socialistes et communistes. Inutile de dire à qui vont les préférences de l'auteur : à la minorité pacifiste de 1914, aux Spartakistes, à la tendance la plus orthodoxe du parti communiste allemand, au S.E.D. de 1946, à la République Démocratique allemande. Toutefois, ceux qui attendraient un tableau en blanc et noir des relations entre socialistes et communistes, une justification sans nuances de la tactique du P.C. face aux progrès du nazisme, seraient déçus... Les historiens ont encore trop tendance à considérer le nazisme comme un bloc, des origines à la chute ; mais du jour où nous pouvons étudier la République de Weimar comme si nous ignorions sa fin tragique – c'est ce que Badia a, en grande partie, réussi – , et la « mise au pas » en faisant abstraction des atrocités postérieures, alors s'établit la véritable distance entre ces périodes et nous-mêmes, alors le nazisme devient objet d'histoire." (Pierre Ayçoberry, Annales ESC, 1964) — Table : Le IIIe Reich : La conquête de l'Etat ; Réarmement et annexions à froid (1936-1939) ; La guerre victorieuse (1939-1941) ; De l'invasion de l'URSS à la chute du IIIe Reich ; Les deux Allemagnes : L'occupation. La scission. Le réarmement de l'Allemagne occidentale et ses conséquences ; L'Allemagne d'aujourd'hui : les deux Etats.

BADIN (Adolphe).

Jean-Baptiste Blanchard au Dahomey. Journal de la campagne par un marsouin.

Armand Colin et Cie, 1895, gr. in-8°, 307 pp, illustrations par P. Kauffmann dans le texte et à pleine page, une carte du Dahomey, reliure simili-cuir bordeaux muette, plats lég. salis, tranches dorées (rel. moderne), toute petite trace de mouillure au coin des 10 premiers feuillets, bon état

Lorsque, au début des années 1880, sous l’impulsion déterminante des gouvernements de Jules Ferry, la France s’engage dans une politique extrêmement active de conquêtes coloniales, la littérature pour la jeunesse lui emboîte le pas, sans abandonner pour autant, bien au contraire, les thèmes patriotiques liés directement au souvenir de la guerre de 1870 et de ses conséquences funestes. Tout se passe alors comme si la propagande patriotique, voire nationaliste, trouvait un nouveau souffle dans les conquêtes coloniales : désormais, l’exaltation de la patrie ne va plus se limiter à la reconquête de la « ligne bleue des Vosges », mais nécessiter d’approuver, sans retenue ni scrupule, l’annexion de nouveaux territoires africains et asiatiques... Ici, le jeune héros est un militaire, enrôlé dans l’infanterie de marine.

BADINTER (Elisabeth).

Emilie, Emilie. L'ambition féminine au XVIIIe siècle.

Flammarion, 1983, in-8°, 489 pp, 2 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

L'ambition féminine à travers le destin de deux grandes dames du XVIIIe siècle : Madame du Châtelet et Madame d'Epinay. Madame du Châtelet fut la compagne de Voltaire, traduisit le grand œuvre de Newton et fut l'égale des savants de ce temps. Madame d'Epinay, amie de Grimm, imagina une nouvelle pédagogie, critique de Rousseau, et traça le destin des futures mères. Ces deux ambitieuses, au sens le plus noble du terme, refusaient d'accepter les limites que la société leur assignait. Elles voulurent se donner toutes les chances dont elles se sentaient capables, en dépit de leur sexe...

BADINTER (Elisabeth).

L'amour en plus. Histoire de l'amour maternel (XVIIe-XXe siècle).

Flammarion, 1980, in-8°, 372 pp, broché, couv. illustrée, bon état

BADINTER (Elisabeth).

Le Pouvoir au féminin. Marie-Thérèse d'Autriche, 1717-1780. L'impératrice reine.

Flammarion, 2016, in-8°, 365 pp, 16 pl. d'illustrations en couleurs, une carte, un tableau généalogique, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

"Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère. Mais cette mère-là n'est pas n'importe laquelle, c'est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres : épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d'un immense territoire. Cette gageure qu'aucun souverain masculin n'eut à connaître, j'ai voulu tenter de la comprendre : qui fut cette femme et comment elle put ou non concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions. Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif : Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle." (E. B.)

BADINTER (Elisabeth).

L'un et l'autre. Des relations entre hommes et femmes.

Le Livre de Poche, 1987, in-12, 382 pp, biblio

BADINTER (Elisabeth et Robert).

Condorcet (1743-1794). Un intellectuel en politique.

Fayard, 1989, fort in-8°, 659 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Lorsque la Révolution commence, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société. Mathématicien célèbre à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences à trente-deux ans, il est membre de l'Académie française et inspecteur des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu à ses côtés ses réformes et sa disgrâce. Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie de Grouchy. Cet homme comblé est aussi un homme passionné de justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs judiciaires de la fin de l'Ancien Régime. Ami des Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants et des Juifs, il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté. Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition. Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité entière des droits. Dès le début de la Révolution, cet intellectuel s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se prononce parmi les premiers en faveur de la République. Député à la Législative, il propose son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera un siècle plus tard les fondateurs de l'Ecole républicaine. Député à la Convention, il refuse par conviction abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier les Montagnards. Décrété d'accusation en juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794. Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des Progrès de l'Esprit humain, son œuvre maîtresse. Pour ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge, il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé mort dans sa cellule le 29 mars 1794. Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut l'échec politique mais dont la pensée, selon le mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République. — "Intellectuel, philosophe, défenseur des Noirs, des Juifs, des femmes, abolitionniste convaincu et militant, et accompagné dans la vie par une femme aussi belle qu'intelligente, la célèbre Sophie à la tête bien faite, Condorcet ne pouvait qu'attirer le ministre de la Justice qui fit voter l'abolition de la peine de mort, et son épouse, philosophe, féministe et passionnée par le Siècle des lumières." (Michel Gazier, Télérama) – "Que devient "un intellectuel en politique" selon le sous-titre de ce livre ? Est-ce une pensée qui s'altère ? Le Condorcet des premiers temps, celui d'Elisabeth Badinter, est-il le même que le révolutionnaire de 1789 étudié par l'ancien ministre de la Justice ? La question qui traverse ce livre n'a rien de théorique. Elle est intime, brûlante même. Et la réponse que donne ce Condorcet est lumineuse." (Marianne Alphant, Libération) – "Les auteurs, sans doute parce qu'ils sont deux, se gardent d'intervenir en leur nom. Ils font œuvre d'historiens, non d'essayistes ... Mais quel beau travail, sobre, fouillé, habité de discrets élans, d'évidentes tendresses !" (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde) – "Il était grand temps de rendre à un intellectuel d'exception, philosophe et homme politique, la place éminente qui lui revient. Grâce à Elisabeth et Robert Badinter, c'est chose faite. Leur Condorcet répare une injustice trop longtemps perpétrée à l'endroit d'un homme éblouissant qui, justement, a consacré sa vie à combattre toutes les iniquités." (Claude Servan-Schreiber, Marie-France)

BADINTER (Robert).

L'Exécution.

Grasset, 1973, in-12, 221 pp, broché, état correct. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier)

"J'avais écrit ce livre, où se mêlent récit d'un drame judiciaire et réflexions sur la justice et le métier d'avocat, après l'exécution de Claude Buffet et Roger Bontems, en novembre 1972, à Paris, dans la cour de la prison de la Santé. Tous deux avaient été condamnés à mort par la Cour d'assises de Troyes pour avoir pris en otage et égorgé, à la Centrale de Clairvaux, une infirmière et un gardien. Leur grâce avait été refusée par le Président Pompidou. Depuis lors, la guillotine a été reléguée dans les caves d'un musée, et la peine de mort a disparu de nos lois..." (R. B.)

BADSEY (Stephen).

Normandy 1944. Allied Landings and Breakout.

London, Osprey, 1990, gr. in-8°, 96 pp, 66 photos, 19 pl. d'illustrations et cartes en couleurs, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais

BAECHLER (Christian).

Guerre et exterminations à l'Est. Hitler et la conquête de l'espace vital, 1933-1945.

Tallandier/GLM, 2012, in-8°, 524 pp, notes, 4 cartes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

L'obsession de "l'espace vital" est inséparable, chez Hitler, du délire antisémite. A l'étroit dans ses frontières de 1919, le peuple allemand doit, selon lui, prendre le contrôle de toutes les contrées peu ou prou "germaniques", les "libérer", ainsi que le Reich, de leurs Juifs, y asservir ou y massacrer les Slaves qui s'y trouvent, enfin y implanter des paysans dont le "sang" n'est pas douteux. Au nom de cette double utopie, raciale et spatiale, l'Allemagne a engagé à l'Est pas moins de 12 millions d'hommes. Outre les millions de victimes des combats, plus de 18 millions de civils polonais et soviétiques, dont plus de 4 millions de Juifs, ont péri. A côté des victimes "ordinaires" des combats, il y eut la mort de millions de prisonniers russes, des massacres de masse "par balles", les camps d'extermination des Juifs (tous se trouvaient à l'Est), l'incendie de milliers de villes et de villages. C'est bien en Europe orientale que la barbarie nazie a atteint son paroxysme. Plusieurs générations d'historiens, en particulier des Allemands nés après guerre, ont accumulé les travaux savants sur cette question, mais il n'existait pas encore là-dessus de synthèse solide en langue française. Christian Baechler, l'un de nos meilleurs spécialistes de l'Allemagne, donne ici un livre magistral.

BAECHLER (Christian).

Guillaume II d'Allemagne.

Fayard, 2003, in-8°, 534 pp, notes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

Même si la personnalité de Guillaume II - le Kaiser de nos grands-mères - ne suscite guère de sympathie, le dernier empereur allemand ne mérite pas l'excès d'opprobre dont il a été victime après sa chute. C'est lui faire à la fois trop d'honneur et d'injustice. Il n'a pas marqué la politique allemande aussi profondément qu'il le souhaitait et le proclamait d'une manière déclamatoire. Malgré son intelligence, ses qualités d'orateur et son charisme personnel, ce n'est pas un homme exceptionnel, et il n'a pas la force de caractère ni la constance dans l'effort pour marquer le siècle. On a souvent l'impression qu'il est le jouet d'un entourage qui exploite ses faiblesses et qu'il assiste, impuissant et gesticulant, au déroulement de la politique allemande. Si l'on veut peser ses responsabilités, il faut tenir compte de ses capacités et de ses points faibles. Il n'était pas l'homme de génie capable de changer le cours de l'Histoire. Au contraire, il est assez représentatif de l'Allemagne de 1914 avec ses forces et ses faiblesses, ses contradictions et ses complexes. À la veille de la Première Guerre mondiale, Guillaume II est le symbole de l'unité nationale, par-delà les divisions confessionnelles, sociales, ethniques et régionales, et personnifie le dynamisme conquérant d'une Allemagne en plein essor. En novembre 1918, il est le bouc émissaire de la défaite et de l'effondrement, assumant ainsi sa fonction symbolique dans la prospérité et dans la détresse.

BAECHLER (Jean).

Démocraties.

Calmann-Lévy, 1985, fort gr. in-8°, 730 pp, index, broché, manque la page de titre, bon état (Coll. Liberté de l'esprit)

Etude comparée des régimes démocratiques.

BAECHLER (Jean)(prés. par).

Politique de Trotsky.

Armand Colin, 1968, gr. in-12, 399 pp, chronologie, biblio, index, envoi a.s. (Coll. U). Bon état

BAEDEKER (K.).

Belgique et Hollande, y compris le Luxembourg. Manuel du voyageur. Avec 14 cartes, 21 plans de villes et plusieurs plans de musées. Dix-septième édition revue, corrigée et augmentée.

Leipzig, Baedeker et Paris, Ollendorff, 1901, in-12, xxxviii-450 pp, 19 cartes et 36 plans en noir et en couleurs, dont de nombreux dépliants, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, manque une page de garde, état correct

BAEDEKER (K.).

Les Bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière de Hollande. Manuel du voyageur. Avec 43 cartes, 19 plans hors texte et plusieurs autres plans. Seizième édition revue et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et Paris, Ollendorff, 1900, in-12, xx-331 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, une carte mal repliée et lég. abîmée, bon état

I. Francfort, Taunus, Heidelberg, Mannheim, Karlsruhe, Forêt-Noire, Haut-Rhin badois. – II. Hesse Rhénane, Palatinat, Alsace. – III. Mayence, Wiesbade, Le Rhin jusqu'à Coblentz, Vallées de la Nahe et de la Lahn. –IV. Vallée de la Moselle, Metz, Vallée de la Sarre, Eifel. –V. Le Rhin de Coblentz à Cologne, Lac de Laach, Vallée de l'Ahr, Les Sept-Montagnes. –V. Cologne, Aix-la-Chapelle, Bas-Rhin. — "Dans la Souabe qu'arrose un affluent du Rhin, le Neckar, et qui sert de trait d'union entre le Pays de Bade et la Bavière, les ducs de Wurtemberg, possessionnés en France à Montbéliard et notamment Charles-Eugène, qui régna de 1737 à 1793, étaient des gallomanes enragés. Leur palais de Stuttgart avait été commencé sur les plans de l'Italien Retti. La direction des travaux fut transmise au Français Louis-Philippe de La Guêpière qui modifia radicalement la distribution intérieure des salons d'apparat pour y insérer des copies de l'Escalier des Ambassadeurs et de la Galerie des Glaces de Versailles. Ainsi toute la vallée du Rhin aves ses affluents, depuis Stuttgart et Carlsruhe jusqu'à Bonn, en passant par les villes de confluents : Mannheim, Mayence et Coblence, devient une colonie de l'art versaillais. (...) L'attention des touristes qui descendent le Rhin avec un Baedeker rouge à la main est accaparée par des burgs romantiques, les uns en ruines, les autres outrageusement restaurés, qui ne sont qu'un médiocre décor d'opéra, destiné à accompagner le chant de la Lorelei ou l'orchestre des Nibelungen..." (Louis Réau, Revue d’Histoire moderne et contemporaine)

BAEDEKER (Karl).

Belgique et Hollande, y compris le Luxembourg. Manuel du voyageur. Avec 19 cartes, 36 plans de villes, etc. Dix-neuvième édition revue et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et Paris, Ollendorff, 1910, in-12, xlii-500 pp, 19 cartes et 36 plans en noir et en couleurs, dont de nombreux dépliants, indicateur des rues de Bruxelles, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, bon état

BAEDEKER (Karl).

Italie. Manuel du voyageur. Première partie : Italie septentrionale, avec l'île de Corse et les routes menant de France, de Suisse et d'Autriche en Italie. Avec 8 cartes et 26 plans. Huitième édition refondue.

Leipzig, Karl Baedeker, 1878, in-12, lvi-408 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, pt déchirure à un plan recollée, bon état

BAEDEKER (Karl).

La Suisse et les parties limitrophes de la Savoie et de l'Italie. Manuel du voyageur. Avec 75 cartes, 20 plans et 12 panoramas. Vingt-septième édition revue et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et Paris, Ollendorff, 1911, in-12, xxxiv-588 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées. Bel exemplaire

"On sait avec quel soin la maison Karl Baedeker tient au courant ses Manuels et s'efforce sans cesse de les améliorer. Cette 22e édition de La Suisse en est une preuve. Elle contient 15 nouvelles cartes à 1:150.000. Le Jura a été l'objet d'une étude plus précise, et 4 des cartes nouvelles sont consacrées à ce système montagneux. Pour l'auteur comme pour les lecteurs, la carte, semble-t-il, prend une importance de plus en plus grande; et c'est pourquoi le titre courant de chaque page ne comporte plus seulement comme dans les éditions précédentes le rappel de la Route, mais il comporte encore le renvoi à la Carte sur laquelle doit être suivi l'itinéraire : c'est là un progrès significatif. Formons le souhait que l'auteur, qui a déjà si fortement contribué à répandre le goût des voyages et des études géographiques, se résolve hardiment à introduire çà et là de plus amples développements de géographie physique (notamment à propos des gorges, des glaciers, etc.). Nous devons louer une fois de plus l'exactitude rigoureuse des informations et la correction des noms propres. Le volume constitue non seulement un guide pour les touristes, mais un précieux dossier pour les géographes.— La 23e édition française a paru en 1903; elle comprend 6 cartes nouvelles : 4 à 1:150.000 et 2 à 1:70.000." (Jean Brunhes, Annales de Géographie, 1903)

BAEDEKER (Karl).

Le Nord-Est de la France. De Paris aux Ardennes, aux Vosges et au Rhône. Manuel du voyageur. Avec 12 cartes et 30 plans. Huitième édition refondue, augmentée et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et Paris, Ollendorff, 1908, in-12, xxxiv-433 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, bon état

BAEDEKER (Karl).

Le Nord-Ouest de la France. De la frontière belge à la Loire, excepté Paris. Manuel du voyageur. Avec 11 cartes et 33 plans. Huitième édition refondue, augmentée et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et P., Ollendorff, 1908, in-12, xxxiv-476 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, manque une carte (carte de l'Ouest de la France), sinon bon état

BAEDEKER (Karl).

Le Nord-Ouest de la France. De la frontière belge à la Loire, excepté Paris. Manuel du voyageur. Avec 12 cartes et 38 plans. Neuvième édition.

Leipzig, Baedeker et P., Ollendorff, 1913, in-12, liv-484 pp, index, reliure percaline rouge de l'éditeur imprimée or, dos lisse orné, tranches jaspées, bon état

BAEDEKER (Karl).

Le Nord-Ouest de la France. De la frontière belge à la Loire, excepté Paris. Manuel du voyageur. Avec 8 cartes et 22 plans de villes. Sixième édition refondue et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et P., Ollendorff, 1898, in-12, xxx-398 pp, index, reliure percaline rouge éditeur, tranches jaspées, bon état

BAEDEKER (Karl).

Le Sud-Ouest de la France. De la Loire à la frontière d'Espagne. Manuel du voyageur. Avec 15 cartes, 34 plans de villes et un panorama. Huitième édition revue et mise à jour.

Leipzig, Baedeker et P., Ollendorff, 1906, in-12, xxxviii-450 pp, index, reliure percaline rouge de l'éditeur imprimée or, dos lisse orné, tranches jaspées, bon état

BAEDEKER (Karl).

The Eastern Alps including the Bavarian Higlands, Tyrol, Salzburg, Upper and Lower Austria, Styria, Carinthia, and Carniola. Handbook for travellers. Eleventh Edition, revised and augmented.

Leipzig, Baedeker, 1907, in-12, xxvi-574 pp, reliure percaline rouge souple de l'éditeur, tranches jaspées, qqs annotations stylo, état correct. Texte en anglais. MANQUE les cartes

Ce guide fut publié pour la première fois en 1879 et la dernière édition parut en 1911. Avec un vocabulaire des termes alpins.

BAEHREL (René).

Une croissance : la Basse-Provence rurale (fin XVIe siècle - 1789). Essai d'économie historique statistique. (Thèse).

Ecole pratique des hautes études / SEVPEN, 1961, fort et gr. in-8°, 842 pp, tableaux, biblio, index, broché, bon état, envoi a.s.

BAEYENS (Jacques).

Un coup d'épée dans l'eau du canal. La seconde campagne d'Egypte (1956).

Fayard, 1976, in-8°, 279 pp, 8 pl. de documents hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Nommé conseiller diplomatique de l’amiral Barjot le 15 octobre 1956, l’auteur a eu accès à de nombreux documents diplomatiques, reproduits in extenso dans son journal de marche. L’intérêt de son témoignage est également de montrer le fonctionnement de la liaison franco-israélienne à Chypre, où il est basé. Il décrit la coopération secrète avec Israël comme « totale et triomphante » (p. 63). Il affirme que "la troïka Mollet, Pineau, Bourgès" était déterminée à en finir avec Nasser.

BAGNAUD (Michel).

Profession : inventeur de trésors.

Filipacchi, 1991, gr. in-8°, 284 pp, 6 cartes, pavillons des flibustiers, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

– Eh oui, c'est le pari que nous vous offrons ! Un pari avouons-le qui est loin d'être négligeable surtout si l'on est persuadé comme son auteur que les trésors existent et qu'ils restent là, enfouis ou engloutis à portée de celui ou de celle qui osera creuser ou plonger pour se les approprier ! – Un rêve enfin réalisé ! Celui de voir, de toucher, de contempler cet or, ces émeraudes, ces poteries symboliques de telle ou telle civilisation aujourd'hui disparue, à travers le miroir de la lecture, la force de l'imagination, la volonté de la possession. – Un tour du monde aussi étincelant qu'explosif ! Des Caraïbes mythiques aux eaux tant troubles que claires, des terroirs les plus arides mais qui pourtant peuvent receler des fortunes, des îles paradisiaques ou infernales qui frémissent au gré des alizés parfois gonflés d'ouragans, un voyage à vous couper le souffle. – L'aventure et le rêve. Qui n'a jamais songé dans son enfance, puis dans son adolescence à suivre le destin magique des plus grands pirates, flibustiers et écrivains à la quête d'un monde plus flamboyant que la falote réalité, même si l'imaginaire justement y tient une large part ? De Jack London à Joseph Conrad en passant par Henry de Monfreid, R. L. Stevenson et son île au Trésor, Daniel De Foe et ses grandes histoires de pirateries, retrouvez tous les grands mythes qui nous ont fait rêver ! – Légende ou réalité ? Du trésor de Lima à l'île des Cocos, de l'Eldorado des Incas en Amérique du Sud, des joyaux de la Couronne espagnole dispersés par la flibuste dans l'île de la Tortue, des richesses enfouies d'un prêtre perverti par l'appât du gain, d'un brigadier d'Empire ou du tristement célèbre Rommel au large de la Corse. laissez-vous aller à la lecture de ce livre pour y croire ou non. Mais pourquoi pas ?

BAICOIANU (C.-I.).

Le Danube. Aperçu historique, économique et politique. Avec une préface par Vintilia I. Bratiano.

P., Librairie de la Société du Recueil Sirey, 1917, in-8°, xix-294 pp, annexes, broché, bon état. Rare

BAIGENT (Michael) et Richard LEIGH.

La Bible confisquée. Enquête sur le détournement des manuscrits de la mer Morte.

Plon, 1993, in-8°, 280 pp, une carte, biblio, broché, état correct

BAIHAUT (Charles).

Impressions cellulaires.

Flammarion, s.d. (1898), in-12, 410 pp, reliure bradel d'époque demi-percale bleue, bon état

Député, ministre, le seul à avoir reconnu ses fautes dans l'affaire de Panama et donc le seul à avoir été condamné, Charles Baïhaut témoigne sur ses 1177 jours de prison (1893-1897).

BAIKIE (James).

Egyptian Papyri and Papyrus-Hunting.

London, 1925, fort in-8°, 324 pp, 32 pl. de photos et documents hors texte dont 4 en couleurs, index, reliure toile bleue éditeur, état correct. Edition originale.

BAILHÉ (Claude) et Alain SACRISTE.

Touraine - Orléanais. Au temps des boulangers ambulants. Portraits, scènes et petits métiers.

Toulouse, Editions Milan, 1988, in-8° à l'italienne, 130 pp, illustré de 120 reproductions de cartes postales anciennes légendées (une par page), biblio, cart. illustré de l'éditeur, bon état. Recherches et légendes par Alain Sacristie ; Collection de cartes postales et réalisation par Claude Bailhé

BAILLE (J.).

Production de l'électricité.

P., Librairie Hachette, 1890, in-12, 343 pp, ouvrage illustré de 124 gravures sur bois, reliure demi-basane havane, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos frotté, bon état (Coll. Bibliothèque des merveilles)

Piles hydro-électrique ; Machines d'induction ; Moteurs électriques ; Lumière électrique ; Galvanoplastie.

BAILLET (L.) et G. TOURNAIRE.

Divagations de deux amis sur le collectivisme.

Orléans-Paris, Auguste Gout et Cie, 1908, pt in-8°, 178 pp, reliure demi-chagrin rouge époque, un mors fendu, état moyen

"Cette correspondance a eu lieu à la suite de la lecture par les deux amis de la brochure de M. Gustave Hervé, intitulée : Le Collectivisme."

BAILLEUL (J.-Ch.).

Histoire de Napoléon, où sont développées les causes de son élévation et de sa chute.

P., Librairie du commerce et Renard, 1829-1839, 4 vol. in-8°, 560, 554, 516 et 538 pp, 19 gravures hors texte, reliures demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés ornés de caissons et filets dorés (rel. de l'époque), rousseurs éparses, petite trace de mouillure claire sur les derniers feuillets du tome I (sans atteinte au texte), bon état. Rare (Davois I, 62)

"Jean-Charles Bailleul (1762-1843), conventionnel , fut du parti de la Gironde, vota, dans le procès de Louis XVI, la réclusion, l'appel au peuple et la déportation à la paix, protesta contre le 31 mai , fut jeté en prison d'où il sortit au 9 thermidor, fit mettre en liberté le peintre David, devint membre du comité de sûreté générale en 1795, puis du conseil des Cinq-Cents, embrassa la cause du Directoire au 18 fructidor, entra au tribunat, et accepta, en 1804, la direction générale des droits réunis dans la Somme. On lui doit, entre autres ouvrages, une réfutation du livre de Mme de Staël sur la Révolution Française (1822), et desEtudes sur l'histoire de Napoléon (1839)." (Dezobry et Bachelet, dictionnaire général de biographie)

BAILLIENCOURT (Général de).

Italie 1852-1862. Feuillets militaires. Souvenirs, notes et correspondances.

Firmin-Didot, 1894, in-12, xii-403 pp, pièces justificatives, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état

Témoignage peu commun sur la Guerre d'Italie, le Piémont et l'occupation de Rome sous le Second Empire. L’auteur servit comme colonel durant le siège de Rome (1849), puis comme général, immédiatement après la campagne de 1859. L’ouvrage décrit le personnel diplomatique français et Italien de cette période préalable à l’unification du pays, mais il est surtout composé d’anecdotes de couloirs et de commentaires personnels (et amers) sur la réunification de l’Italie et la lente désagrégation de la puissance temporelle du Pape. Table : I. La guerre - La Lombardie ; II. La paix - Le Piémont - Les duchés ; III. L'occupation française - Rome.

BAILLY (A.).

Exposé de l'administration générale et locale des finances du Royaume-Uni de la Grande Bretagne et d'Irlande, contenant des documents sur l'échiquier, la dette nationale, les banques, la navigation, les consommations, etc ; sur le produit et l'emploi des contributions, droits, taxes, péages et émoluments perçus par l'État, le clergé, la magistrature, les comtés, les paroisses, les corporations, les titulaires d'offices, etc.

P., Firmin-Didot, 1837, 2 vol. in-8°, xliv-616 et viii-643 pp, nombreux tableaux dont un dépliant hors texte, reliures demi-basane havane, dos lisses à faux nerfs soulignés à froid, titres et filets dorés, roulettes en tête et en queue, pièces de titre et de tomaison basane bordeaux (rel. de l'époque), dos lég. frottés, épidermure sur le 1er plat du tome 2, qqs rousseurs, bon état. Edition originale

"Ce nouvel ouvrage de l'auteur de l'Histoire financière de la France est le résultat d'un long séjour dans la Grande-Bretagne et de deux années de recherches et d'études. Le tableau de l'administration des finances du Royaume-Uni eût été incomplet s'il se fût borné à l'historique des impôts et des dépenses publics, et de l'état du commerce, de l'industrie, de l'agriculture et des consommations qui les alimentent. Dans un pays où le pouvoir d'imposer et de lever des tributs est exercé par tant de mains, l'histoire des finances devait traiter non seulement de l'administration générale, mais encore de l'organisation civile, ecclésiastique, judiciaire, des ponts-et-chaussées, des canaux et de la navigation maritime dans chacun des trois royaumes. Tel est le plan de cet ouvrage, qui n'est autre chose qu'une statistique générale actuelle des institutions du Royaume-Uni, justifiée et animée par les faits intéressants qui ont été constatés dans les enquêtes auxquelles ont procédé jusqu'en 1836 les commissions nommées par la couronne et les comités des deux Chambres du Parlement." (Quérard, La littérature française contemporaine I, p 129)

BAILLY (Auguste).

Byzance.

Fayard, 1957, in-12, 442 pp, broché, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

I. L'ascension ; II. L'apogée - La dynastie macédonienne (867-1081) ; III. Byzance et l'Occident. — "Saviez-vous que Ia puissance de Byzance a été due pendant très longtemps à ce que ses guerriers étaient seuls à connaître le secret du « feu grégeois » ? Vous trouverez bien d'autres choses étonnantes dans ce livre magnifique." (Le Figaro, 4 mars 1939)

BAILLY (Auguste).

Byzance.

Fayard, 1941, in-12, 442 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, bon état

I. L'ascension ; II. L'apogée - La dynastie macédonienne (867-1081) ; III. Byzance et l'Occident.

BAILLY (Auguste).

Byzance.

Fayard, 1948, in-12, 442 pp, reliure demi-toile chagrinée chocolat, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, couv. conservées (rel. de l'époque), papier jauni, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

I. L'ascension : Les origines de Byzance, L'âge d'or. Justinien et Théodora, L'Empire sous les successeurs de Justinien, La Dynastie isaurienne et l'iconoclasme. – II. L'apogée. La dynastie macédonienne (867-1081) – III. Byzance et l'Occident : L'Empire au mains de la féodalité militaire (Les Comnènes, 1081-1185), La Course aux abîmes, Les derniers sursauts. Les Paléologues. — "Saviez-vous que Ia puissance de Byzance a été due pendant très longtemps à ce que ses guerriers étaient seuls à connaître le secret du « feu grégeois » ? Vous trouverez bien d'autres choses étonnantes dans ce livre magnifique." (Le Figaro, 4 mars 1939)

BAILLY (Auguste).

Byzance. Edition nouvelle illustrée de documents sur l'histoire et l'art byzantins, suivie d'un tableau chronologique.

Club des Libraires de France, 1959, in-8°, 394 pp, 26 gravures hors texte, tirage numéroté sur bouffant blanc, reliure pleine soie rouge de l'éditeur avec une miniature en couleurs au 1er plat, rhodoid, signet, bon état (maquette de Pierre Faucheux). Bien complet du tableau synoptique dépliant volant, qui manque souvent

I. L'ascension : Les origines de Byzance, L'âge d'or. Justinien et Théodora, L'empire sous les successeurs de Justinien, La dynastie isaurienne et l'iconoclasme ; II. L'apogée. La dynastie macédonienne, 867-1081 ; III. Byzance et l'Occident : L'empire au mains de la féodalité militaire. Les Comnènes, 1081-1185, La course aux abîmes, Les derniers sursauts. Les Paléologues. — "Saviez-vous que Ia puissance de Byzance a été due pendant très longtemps à ce que ses guerriers étaient seuls à connaître le secret du « feu grégeois » ? Vous trouverez bien d'autres choses étonnantes dans ce livre magnifique." (Le Figaro, 4 mars 1939)

BAILLY (Auguste).

La Florence des Médicis.

Club des Libraires de France, 1956, in-8°, 297 pp, 26 reproductions de peintures florentines et 2 plans sur 28 planches hors texte (certaines dépliantes), tirage numéroté sur bouffant blanc, reliure pleine soie verte décorée de l’éditeur, une gravure dorée au premier plat, signet (maquette de Pierre Faucheux), rhodoïd, bon état

Edition revue par l'auteur, enrichie d'un chapitre inédit et accompagnée de 26 reproductions de peintures florentines et de 2 plans. — "Dans ce nouvel essai de M. Bailly on retrouve ses qualités habituelles : l'art de camper ses personnages, le don de vulgariser l'histoire sans tomber dans le roman d'aventures, la dextérité de la mise en oeuvre. Il a fort bien décrit notamment la rapide ascension des Médicis et l'établissement progressif, dans la démocratique Florence, d'une vigoureuse dictature. Mais il accepte sur le pape Sixte IV les plus honteuses accusations... Très discutable enfin nous apparaît son jugement sur la vie privée de Laurent le Magnifique : il a pour son héros de singulières indulgences, l'atmosphère païenne de la cour du prince le séduit et l'enchante. Libre à lui. Mais pour ces raisons, nous nous abstiendrons de recommander son livre..." (Joseph Lecler, Etudes)

BAILLY (Auguste).

La Sérénissime République de Venise.

Fayard, 1946, in-12, 442 pp, broché, bon état

BAILLY (Auguste).

La Sérénissime République de Venise.

Club des Libraires de France, 1954, in-8°, 363 pp, 21 pl. de gravures hors texte, reliure soie éditeur, rhodoïd, bon état