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AUBRY (Octave).

Le Roi de Rome.

Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1936, 2 vol. pt in-4°, 225 et 229 pp, 225 illustrations dans le texte et à pleine page reproduites en héliogravure, notes, brochés, couv. illustrées, bon état

Première édition illustrée. — "Pour écrire cette biographie M. Aubry a consulté à Paris et plus encore à Vienne les documents d'archives qui permettent de suivre au jour le jour la vie du fils de Napoléon. Son dépouillement des imprimés n'est pas moins consciencieux. Ainsi documenté, il a écrit une biographie pleine de détails infimes qu'il a rendus vivants en les groupant avec soin, et en recherchant la note réaliste. On le lit comme un roman, mais les notes trop rares et les références discrètement insérées dans le récit montrent qu'il s'agit d'histoire bien présentée mais non romancée. C'est le meilleur livre sur le roi de Rome et c'est une curieuse étude sur l'histoire des moeurs et de la société." (P. de Monsabert, Revue Mabillon, 1933) — "Un livre solide, instructif et touchant." (Albert Meynier, Revue d'histoire moderne, 1935)

AUBRY (Octave).

Le roman de Napoléon. Bonaparte et Joséphine.

Fayard, 1927, in-12, 284 pp, broché, bon état. Edition originale, un des 80 ex. sur papier pur fil des Papeteries Lafuma (seul grand papier), celui-ci un des 60 numérotés

AUBRY (Octave).

Le roman de Napoléon. Brumaire.

Tallandier, 1938, in-8°, 248 pp, 13 gravures hors texte, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, état correct (Coll. Bibliothèque Historia)

AUBRY (Octave).

Le Second Empire.

Fayard, 1938, fort in-12, 697 pp, biblio, reliure demi-basane rouge, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos lég. passé, bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Edition originale sur papier d'édition

"L'ouvrage de M. Aubry sur le Second Empire se lit avec le plus grand agrément et peut être tenu pour une bonne mise au point, à l'usage des honnêtes gens, des recherches faites sur cette période. Tous ceux qui aiment les aspects psychologiques de l'histoire sauront gré à l'auteur de ces portraits, tracés d'un crayon alerte et original, qui font revivre les hommes petits et grands (M. Aubry pense qu'il y en eut peu de réellement grands dans le personnel du Second Empire), et disent mieux que de longues démonstrations leur influence sur le cours des événements..." (André Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — L'auteur juge « sereinement » le Second Empire dans ce bon ouvrage, où Napoléon III, en dépit de ses « erreurs propres » et du « caprice du sort » qui furent causes de son échec, est décrit comme un « précurseur » des « grands Européens », ayant accompli, pas si mal que cela près tout, sa « tâche française ». Une réhabilitation du régime impérial qui tend à faire de Napoléon III un monarque moderne, un anti-Bismarck, précurseur de l'Europe des nations...

AUBRY (Octave).

Le Second Empire.

Fayard, 1946, fort in-12, 697 pp, biblio, reliure demi-basane chocolat, dos à 5 larges nerfs, titres dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"L'ouvrage de M. Aubry sur le Second Empire se lit avec le plus grand agrément et peut être tenu pour une bonne mise au point, à l'usage des honnêtes gens, des recherches faites sur cette période. Tous ceux qui aiment les aspects psychologiques de l'histoire sauront gré à l'auteur de ces portraits, tracés d'un crayon alerte et original, qui font revivre les hommes petits et grands (M. Aubry pense qu'il y en eut peu de réellement grands dans le personnel du Second Empire), et disent mieux que de longues démonstrations leur influence sur le cours des événements..." (André Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — L'auteur juge « sereinement » le Second Empire dans ce bon ouvrage, où Napoléon III, en dépit de ses « erreurs propres » et du « caprice du sort » qui furent causes de son échec, est décrit comme un « précurseur » des « grands Européens », ayant accompli, pas si mal que cela près tout, sa « tâche française ». Une réhabilitation du régime impérial qui tend à faire de Napoléon III un monarque moderne, un anti-Bismarck, précurseur de l'Europe des nations...

AUBRY (Octave).

Le Second Empire.

Club du meilleur livre, 1956, in-8°, 602 pp, 21 gravures hors texte (certaines dépliantes), reliure pleine toile satinée rouge de l'éditeur, dos lisse, titres dorés, une vignette contrecollée au 1er plat, bon état

"L'ouvrage de M. Aubry sur le Second Empire se lit avec le plus grand agrément et peut être tenu pour une bonne mise au point, à l'usage des honnêtes gens, des recherches faites sur cette période. Tous ceux qui aiment les aspects psychologiques de l'histoire sauront gré à l'auteur de ces portraits, tracés d'un crayon alerte et original, qui font revivre les hommes petits et grands (M. Aubry pense qu'il y en eut peu de réellement grands dans le personnel du Second Empire), et disent mieux que de longues démonstrations leur influence sur le cours des événements..." (André Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France) — L'auteur juge « sereinement » le Second Empire dans ce bon ouvrage, où Napoléon III, en dépit de ses « erreurs propres » et du « caprice du sort » qui furent causes de son échec, est décrit comme un « précurseur » des « grands Européens », ayant accompli, pas si mal que cela près tout, sa « tâche française ». Une réhabilitation du régime impérial qui tend à faire de Napoléon III un monarque moderne, un anti-Bismarck, précurseur de l'Europe des nations...

AUBRY (Octave).

Le Second Empire.

Fayard, 1938, fort in-12, 697 pp, biblio, reliure demi-toile chagrinée chocolat, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes études historiques)

"L'ouvrage de M. Aubry sur le Second Empire se lit avec le plus grand agrément et peut être tenu pour une bonne mise au point, à l'usage des honnêtes gens, des recherches faites sur cette période. Tous ceux qui aiment les aspects psychologiques de l'histoire sauront gré à l'auteur de ces portraits, tracés d'un crayon alerte et original, qui font revivre les hommes petits et grands (M. Aubry pense qu'il y en eut peu de réellement grands dans le personnel du Second Empire), et disent mieux que de longues démonstrations leur influence sur le cours des événements..." (André Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1939) — L'auteur juge « sereinement » le Second Empire dans ce bon ouvrage, où Napoléon III, en dépit de ses « erreurs propres » et du « caprice du sort » qui furent causes de son échec, est décrit comme un « précurseur » des « grands Européens », ayant accompli, pas si mal que cela près tout, sa « tâche française ». Une réhabilitation du régime impérial qui tend à faire de Napoléon III un monarque moderne, un anti-Bismarck, précurseur de l'Europe des nations...

AUBRY (Octave).

L'Impératrice Eugénie.

Fayard, 1948, in-12, 366 pp, biblio, reliure demi-basane naturelle mordorée, dos à 3 larges nerfs, titres et caissons dorés, couv. conservées, bon état

"La vie d'Eugénie de Montijo avait de quoi tenter la plume d'un narrateur de la valeur d'Octave Aubry. L'auteur s'est documenté auprès de personnes ayant connu l'impératrice. De là, peut-être, cet accent de « vérité vraie » dont sont empreintes les quatre cent pages au long desquelles se déroule l'existence d'une femme qui connaît tour à tour les hommes, les deuils et l'effacement austère. L'impartialité d'Octave Aubry profite à son héroïne ; la frivolité de celle-ci, discrètement mais nettement rappelée, se rachète par tant d'épreuves, qu'au total l'impératrice demeure sympathique. Et c'était, sans doute, ce que le biographe-historien voulait démontrer." (La France active, 1932)

AUBRY (Octave).

Napoléon III.

Fayard, 1929, in-12, 394 pp, broché, bon état

AUBRY (Octave).

Napoléon III. La conquête du pouvoir.

Flammarion, 1934, in-12, 126 pp, 4 pl. de gravures hors texte tirées en héliogravure, broché, bon état

" En 1934 paraît un livre au titre déjà bien significatif : Napoléon III, la conquête du pouvoir d'Octave Aubry. Un style alerte et heureux ne rachète pas nombre d'escamotages, tel celui qui fait se dérouler le Coup d'Etat dans un bureau de l'Elysée et glisse sur le retrait des troupes, la fusillade de boulevard, la répression en province. Mais n'est-ce pas là l'œuvre de Morny et non celle du héros du livre ? Octave Aubry fait une analogie historique avec une autre conquête du pouvoir : celle de Hitler. Ni plus, ni moins." (Rémi Gossez, 1848 - Revue des révolutions contemporaines, 1951)

AUBRY-VITET (Eugène).

La Représentation proportionnelle en France il y a quarante ans (1870-1874).

P., Typographie Philippe Renouard, 1909, in-8°, vi-107 pp, broché, bon état

Fils d’Amélie Vitet et d’Eugène Aubry et neveu de Ludovic Vitet, Eugène Aubry-Vitet (1845-1930), archiviste-paléographe, homme de confiance du comte de Paris et écrivain, eut des relations suivies avec tout le Gotha et les milieux économiques (sa femme étant née Darblay) et politiques français de 1870 environ à sa mort.

AUBRÉE (Etienne).

Les Prisonniers de Malagra. Episode de l'Armée catholique et royale, décembre 1793-janvier 1794.

P., Perrin, 1938, in-8°, 175 pp, 5 pl. de gravures hors texte, 20 illustrations dans le texte, broché, couv. illustrée, mque au dos, bande éditeur conservée, bon état

Poignant épisode de la Virée de Galerne dans lequel l’auteur raconte la prise, le jugement et l’exécution du prince de Talmont à Malagra, non loin de Fougères. (Vachon, 173). Documents inédits sur la première guerre de Vendée, sur Antoine de la Trémoïlle, prince de Talmond, sur Bougon-Longrais, ami de Charlotte Corday.

AUBURTIN (Jean).

Le Colonel de Gaulle.

Plon, 1965, in-12, 176 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. On joint 2 coupures de presse sur l'ouvrage

"L'ancien président du conseil municipal de Paris présente, en partant de souvenirs personnels, un témoignage dont l'apport est malheureusement mince sur une période peu connue de la vie du général de Gaulle, celle où s'élabore, entre 1932 et 1937, la « pensée militaire » du colonel de Gaulle. On peut regretter que les idées politiques ou militaires des « adversaires » du colonel de Gaulle soient traitées avec tant de rapidité..." (Revue française de science politique, 1967)

AUCLAIR (Marcelle).

Jean Jaurès, 1859-1914. Edition revue et corrigée spécialement préparée pour le Club des Editeurs par l'auteur.

Club des Editeurs, 1959, in-8°, 331-xxv pp, 32 pl. de photos et documents hors texte (dont 11 illustrations humoristiques par Forain), index biographique, reliure toile noire éditeur, une photo de Jaurès en 1913 contrecollée au 1er plat, imprimé sur pur alfa d'Avignon, bon état

"M. A. a consacré à Jaurès une biographie « hagiographique ». Elle a rassemblé une solide documentation et présente un très vivant tableau de la France avant 1914. Les historiens regretteront qu'entraînée par le désir de fuir l'austérité universitaire, M. A. ait cru nécessaire de juxtaposer propos imaginés et propos réellement tenus. Elle s'expose ainsi au reproche d'avoir versé dans la biographie anecdotique et romancée, alors que le sérieux de son enquête lui permettait de faire œuvre historique." (Revue française de science politique, 1955)

AUCLAIR (Marcelle).

La vie de Jean Jaurès, ou la France d'avant 1914.

Seuil, 1954, fort pt in-8°, 673 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, chronologie, index biographique, broché, couv. illustrée à rabats (lég. salie), bon état

"M. A. a consacré à Jaurès une biographie « hagiographique ». Elle a rassemblé une solide documentation et présente un très vivant tableau de la France avant 1914. Les historiens regretteront qu'entraînée par le désir de fuir l'austérité universitaire, M. A. ait cru nécessaire de juxtaposer propos imaginés et propos réellement tenus. Elle s'expose ainsi au reproche d'avoir versé dans la biographie anecdotique et romancée, alors que le sérieux de son enquête lui permettait de faire oeuvre historique. D'autre part, M. A. raconte la vie de « Jean » plus qu'elle n'explicite les idées de Jaurès." (Revue française de science politique, 1955)

AUCLAIR (Marcelle).

La vie de Jean Jaurès, ou la France d'avant 1914.

Seuil, 1954, fort pt in-8°, 673 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, chronologie, index, reliure demi-basane acajou mordorée à coins, dos à 5 larges nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état

"M. A. a consacré à Jaurès une biographie « hagiographique ». Elle a rassemblé une solide documentation et présente un très vivant tableau de la France avant 1914. Les historiens regretteront qu'entraînée par le désir de fuir l'austérité universitaire, M. A. ait cru nécessaire de juxtaposer propos imaginés et propos réellement tenus. Elle s'expose ainsi au reproche d'avoir versé dans la biographie anecdotique et romancée, alors que le sérieux de son enquête lui permettait de faire œuvre historique. D'autre part, M. A. raconte la vie de « Jean » plus qu'elle n'explicite les idées de Jaurès." (Revue française de science politique, 1955) — "Marcelle Auclair (1899-1983) n’est pas universitaire, mais journaliste de talent et romancière, fondatrice de "Marie-Claire", ancienne épouse de Jean Prévost (1901-1944). Elle était très liée à la famille de Jaurès, à sa nièce Yvonne Régnier, fille de l’amiral et de sa seconde épouse, qui avait été élevée en partie par sa grand-mère « Mérotte » et par la troisième épouse de son père, une cousine Jaurès. Elle dispose donc de nombreux renseignements d’ordre familial qui donnent de la sensibilité et de l’authenticité à son récit." (Gilles Candar, "Ecrire aujourd'hui une biographie de Jaurès", Cahiers Jaurès, 2011)

AUCLAIR (Marcelle).

La vie de Jean Jaurès, ou la France d'avant 1914.

Seuil, 1972, in-8°, 463 pp, 12 pl. de photos hors texte, chronologie, index biographique, broché, bon état

"M. A. a consacré à Jaurès une biographie « hagiographique ». Elle a rassemblé une solide documentation et présente un très vivant tableau de la France avant 1914. Les historiens regretteront qu'entraînée par le désir de fuir l'austérité universitaire, M. A. ait cru nécessaire de juxtaposer propos imaginés et propos réellement tenus. Elle s'expose ainsi au reproche d'avoir versé dans la biographie anecdotique et romancée, alors que le sérieux de son enquête lui permettait de faire œuvre historique. D'autre part, M. A. raconte la vie de « Jean » plus qu'elle n'explicite les idées de Jaurès." (Revue française de science politique, 1955)

AUCLÈRES (Dominique).

Mes Fenêtres sur l'Histoire.

Plon, 1978, gr. in-8°, 275 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

Souvenirs de Dominique Auclères, grand reporter au Figaro. Née à Vienne, élevée à Paris par une gouvernante britannique, pendant plus de quatre décennies, elle traquera l'événement. La révolution hongroise, Berlin écartelé par ses vainqueurs, l'Allemagne rouge, le rapt des enfants grecs en Epire, etc.

AUDEBERT (R. P. Dom Bernard).

Les mémoires du R. P. dom Bernard Audebert. Estant Prieur de St-Denis et depuis assistant du R. P. Général, publiés par le R. P. dom Léon Guilloreau, moine bénédictin.

P., Jouve, 1911, gr. in-8°, xvi-333 pp, index, broché, dos lég. jauni, bon état (Coll. Archives de la France monastique, vol. XI)

"Il est impossible de s'intéresser à l'histoire de la congrégation de Saint-Maur, c'est-à-dire l'histoire des plus célèbres représentants de l'érudition française, et de ne pas savoir gré au R. P. dom Guilloreau d'avoir exhumé du vénérable manuscrit de la Bibliothèque nationale, où ils reposaient, les Mémoires de dom Audebert, à qui un bibliothécaire avisé a donné le sous-titre de Chroniques de la congrégation de Saint-Maur depuis 1642 jusqu'en 1654. La nature du livre est ainsi fort bien indiquée et si, lisant la substantielle préface de l'éditeur, on apprend l'importance du rôle joué dans la congrégation par le moine qui occupa des postes élevés, y jouit d'une haute autorité, organisa les études, devina et tira de l'ombre dom Mabillon et lui suggéra l'entreprise de ses plus fameux travaux, forma plusieurs autres savants moines comme dom Garet, dom Gerberon, dom Guérard, on comprend facilement l'intérêt que peuvent présenter les récits, les observations et les jugements d'un homme supérieur par l'esprit et par le rang, portant sur la vie du plus laborieux des Ordres pendant douze années du grand siècle. Quand dom Audebert entra dans l'Ordre de saint Benoît, la congrégation comptait soixante-seize membres. Lorsqu'il mourut, en 1675, plus de trois mille religieux occupaient les cent soixante dix-huit monastères qu'avait reconquis la Réforme, à laquelle ce puissant cerveau avait activement collaboré. Il n'en faut pas dire plus pour faire regretter vivement que ses souvenirs, qui fourmillent de gros et de menus faits, d'événements historiques comme la désunion avec Cluny et les troubles suscités par les menées de dom Faron de Chalus, et de minces épisodes de vie intérieure, ne soient consignés que pour un petit laps de temps. L'édition est de tous points satisfaisante. Le R. P. dom Guilloreau ne l'a pas seulement pourvue d'une excellente introduction sur la vie et les mérites de l'auteur, mais discrètement, sans la charger de commentaires inutiles et fastidieux, il en a éclairé le texte par d'excellentes notes biographiques sur tous les personnages cités et ayant quelque notoriété, ainsi que par d'exactes et complètes identifications des noms de lieux. Une bonne table onomastique couronne l'oeuvre qui fait honneur à la collection des Archives de la France monastique, dont elle forme un des meilleurs volumes." (J. Chavanon, Bibliothèque de l'école des chartes, 1911)

AUDET (Jean-Paul).

La Didachè. Instructions des Apôtres.

P., Librairie Lecoffre, J. Gabalda et Cie éditeur, 1958, gr. in-8°, xvi-(1)-498 pp, biblio, 4 index, reliure pleine toile bleue, dos lisse avec titres dorés (dos lég. passé), couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Etudes Bibliques)

"Voici un gros livre qui mérite la plus sérieuse attention tant en raison de la nouveauté et de la portée des thèses qu'il défend (ne prétend-il pas retrouver dans la Didachè une oeuvre chrétienne antérieure aux Evangiles !) que de l'érudition qui les fonde. Si, bien souvent, les conclusions ne nous semblent pas devoir emporter la conviction, il faut néanmoins dire très nettement combien il nous paraît bon de reprendre aujourd'hui, et d'une manière aussi fondamentale, l'étude de ces écrits du christianisme primitif, en particulier des Pères apostoliques dont la Didachè est un joyau. Il faut en repenser les problèmes en y projetant la lumière de nos connaissances sans cesse plus précises de cette période et de ces milieux si importants dans lesquels se réalisa la jonction entre le bas-judaïsme et le christianisme naissant. (...) Si nous nous sommes exclusivement arrêté sur les deux cents premières pages du livre examiné, c'est que les thèses qui y sont exposées appelaient, par leur nouveauté et leur portée, un sérieux examen. Il ne faut cependant pas manquer d'attirer l'attention des lecteurs sur la seconde moitié du travail qui nous offre un commentaire suivi. Il y a là d'excellentes pages, mais dont il est difficile de rendre compte." (Pierre Prigent, Revue de théologie et de philosophie, 1960)

AUDIAT (Pierre).

Ainsi vécut Victor Hugo.

Hachette, 1947, in-8°, 353 pp, biblio, broché, couv. illustrée, dos très lég. abîmé, bande éditeur conservée (“On connaît tout du poète... sauf sa vie.”), bon état

"Les meilleures biographies de Victor Hugo (1802-1885) restent celles de Pierre Audiat (1947) et celle d'André Maurois (1954)." (Jean Gaudon, «Victor Hugo : Choix de textes»)

AUDIAU (Jean).

Les Troubadours et l'Angleterre. Contribution à l'étude des poètes anglais de l'amour au Moyen Age (XIIIe et XIVe siècles). Nouvelle édition revue et complétée.

Vrin, 1927, in-12, 137 pp, index, broché, bon état

AUDIBERT (Cédric).

Les Français vus par ceux qui les gouvernent (1800-1820).

Les Indes savantes, 2018, gr. in-8°, 527 pp, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Les mots utilisés par les historiens pour décrire la nation ou la société diffèrent de ceux des autorités entre 1800 et 1820. La création des préfectures place les préfets au coeur d'une administration centralisée. Situés entre les ministres et les sous-préfets, en relation directe avec les autorités militaires et religieuses, ils entretiennent une correspondance administrative quotidienne avec divers interlocuteurs et traitent parfois les réclamations qui leurs sont transmises, directement ou non, par leurs administrés. En tant que relais du pouvoir central, le personnel préfectoral est également amené à s'adresser directement à la population par le biais de proclamations. Tous ces documents révèlent les vues des gouvernants. Leurs représentations changent, ainsi que leur langage, au gré des succès diplomatiques, politiques ou militaires, et des défaites qui sonnent le glas de l'Empire fondé par Napoléon remplacé à sa chute par Louis XVIII sur le trône de France. Les images véhiculées par les autorités n'évoluent pas toutes au même rythme ; elles demeurent complexes et soumises à des tensions révélatrices de leurs contradictions. Les pouvoirs publics réaffirment les traits communs propres à un "peuple" exceptionnel, distinct de ses voisins européens, souvent supérieur. Ils ne cachent pas pour autant les nombreuses divisions qui opposent les Français, "bons" ou "mauvais". Ils ne taisent pas non plus les différences qu'ils établissent entre les élites et le reste de la population, dénigré pour son appartenance sociale ou géographique et prennent en compte la souffrance des "malheureux".

AUDIBERTI (Jacques).

Le Globe dans la main. 1. L'Amour.

P., Foret, (1er déc. 1950), pt in-4°, 32 pp, broché, en feuilles, bon état. Edition originale sur papier ordinaire, bande éditeur conservée ("Avec son audace habituelle, Jacques Audiberti aborde le problème de l'Amour")

AUDIBERTI (Marie-Louise).

Sophie de Ségur, née Rostopchine, l'inoubliable comtesse. Ses anges, ses diables.

Stock, 1980, in-8°, 344 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, éléments de biblio, tableau généalogique, broché, couv. illustrée, bon état

AUDIGIÉ (Claude) et Merry BERTRON.

Histoire de Villemoisson-sur-Orge.

Dammarie-les-Lys, Amatteis, 1986, gr. in-8°, 263 pp, nombreuses photos, gravures et cartes, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 1500 ex. numérotés

AUDIN (J.-M.).

Histoire de la vie, des ouvrages et des doctrines de Luther.

P., Maison, 1850, in-12, 526 pp, nouvelle édition revue et corrigée, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs filetés, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), trace de mouillure ancienne en coin, bon état

"Nous avons déjà dit plusieurs fois que c'était aux écrivains protestans que nous devions de connaître avec plus d'impartialité l'histoire de plusieurs de nos pontifes. Il paraît que, par réciprocité, ce sera aux écrivains catholiques que les protestans devront de connaître avec plus de vérité l'histoire de leurs docteurs. C'est au moins ce que nous pouvons conclure de “l'Histoire de Luther” que vient de publier M. Audin. Cette histoire me paraît jeter un jour nouveau et vrai sur ce père de la réforme protestante. Après l'avoir lue avec attention, on s'étonne avec raison qu'un homme si immoral, si faux, si emporté, ait pu exercer une aussi grande influence sur ses contemporains ; on se demande comment tous ces premiers hommes de la réforme, auxquels nous sommes loin de refuser de grandes qualités, ont pu se laisser fasciner et entraîner par un esprit si éloigné de l'esprit de Dieu. Disons le, c'est qu'un esprit anti-chrétien, esprit de raisonnement, d'orgueil et de paganisme, faisait le fond de toute la science de ces docteurs, qui voulurent régénérer l'Eglise..." (L'Université catholique, 1841) — "M. Audin poursuit avec célérité la série de ses pamphlets injurieux contre les réformateurs et le protestantisme. Il a été déjà rendu compte de son “Histoire de Luther” dans “l'Evangéliste” du 1er février 1840. A cette occasion, on a signalé les tendances de la faction à laquelle appartient cet auteur, faction qui ne voit de salut pour les générations modernes que dans un retour absolu vers les beaux jours du moyen âge. M. Audin a embrassé la défense d'une Église qui certes a besoin d'être défendue, mais qu'il faut plaindre profondément de se voir réduite à prendre des champions de cette force..." (Le Lien, journal des églises réformées de France, 1841)

AUDIN (J.-M.).

Histoire de Léon X et de son siècle. Sixième édition.

P., Retaux-Bray, 1885, in-12, 539 pp, reliure demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs filetés avec caissons dorés trés ornés, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées, fer doré sur le 1er plat (rel. de l'époque), bon exemplaire

AUDISIO (Gabriel).

Feuilles de Fresnes.

P., Les Editions de Minuit, 15 juin 1945, in-12, 115-(4) pp, broché, état correct. Edition originale imprimée sur papier bleu (Vignes, 32)

Mémorial du séjour à la prison militaire allemande de Fresnes que la Gestapo à procuré à Gabriel Audisio en 1943 du 9 au 25 novembre.

AUDOIN-ROUZEAU (Stéphane).

14-18. Les combattants des tranchées à travers leurs journaux.

Armand Colin, 1986, gr. in-8°, 223 pp, 65 illustrations et photos, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée (pelliculage lég. décollé au 2e plat), bon état (Coll. L'Histoire par la Presse)

"L'ouvrage est issue d'une thèse de troisième cycle soutenue sous le titre : Les soldats français pendant la guerre de 1914-1918 d'après les journaux de tranchées ; une étude de mentalités. Il s'agit donc d'une étude de presse, mais d'une presse fort originale, celle écrite par des combattants souvent de première ligne. On connaissait l'existence de cette presse des tranchées et certains de ses titres comme le Crapouillot ont eu par la suite une brillante existence commerciale et civile, mais jamais jusqu'à présent on ne l'avait analysée de façon sérieuse et approfondie, ne serait-ce que parce que ces humbles feuilles, plus ou moins bien reproduites, à la parution irrégulière, parfois définitivement interrompue par la mort de leurs rédacteurs, souffraient d'un handicap supplémentaire : on les soupçonnait de n'avoir été autre chose que l'expression du commandement. (...) Ce livre est un beau livre, amusant ou pathétique, mais c'est un livre important." (Jean-Jacques Becker, Vingtième Siècle, Revue d'histoire, 1987)

AUDOIN-ROUZEAU (Stéphane).

1914-1918. La violence de guerre.

Gallimard/Ministère de la Défense-DMPA, 2014, in-4°, 155 pp, 120 photos, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état

La Grande Guerre a été beaucoup photographiée, c'est une évidence. Elle l'a été de manière "officielle" par les reporters-photographes de la Section photographique de l'Armée, créée au printemps 1915 ; elle l'a été aussi à des fins de renseignement militaire. Mais la guerre fut bien davantage photographiée "au ras du sol", par ceux qui combattaient, gradés ou simples soldats. Les clichés de trois jeunes sous-officiers, promus officiers au cours du conflit, occupent une place de choix dans cet ouvrage. Henri Pétin. Jean Pochard et Robert Musso ont vécu au quotidien avec leurs hommes et ne se sont pas pensés comme des "reporters" mais comme des soldats, ponctuellement photographes amateurs. Pas d'héroïsme dans leur vision. L'historien Stéphane Audoin-Rouzeau présente et commente 120 photographies inédites, issues des fonds privés du Service historique de la Défense. Un témoignage juste et émouvant sur l'expérience combattante et la violence de guerre.

AUDOIN-ROUZEAU (Stéphane) et Annette BECKER.

14-18, retrouver la Guerre.

Gallimard, 2000, in-8°, 280 pp, broché, qqs marques au stylo en marges, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires)

Tandis que disparaissent les derniers combattants, la Grande Guerre nous revient, dans une tout autre lumière, comme la matrice d'où sont sortis les désastres du XXe siècle. Face à ce qui apparaît comme l'énigme d'un suicide collectif de l'Europe, il ne s'agit plus, pour les historiens, de savoir qui porte la responsabilité de la guerre ni comment se sont déroulées les opérations ; il convient désormais d'explorer une culture de la violence, d'analyser un nationalisme de croisade, de mesurer la profondeur d'un deuil peut-être inachevé.

AUDOIN-ROUZEAU (Stéphane) et Christophe PROCHASSON (dir.).

Sortir de la Grande Guerre. Le monde et l'après-1918.

Tallandier, 2008, in-8°, 511 pp, 2 cartes, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, trace de pliure au 2e plat, bon état

Les historiens se sont très tôt penchés sur le déroulement et les suites de la Première Guerre mondiale, conflit qui a orienté le destin du XXe siècle tout entier. Les armistices de 1918, les traités de paix et le complexe écheveau territorial qui en est issu, les après-guerres et leurs dynamiques de reconstruction ont ainsi suscité une abondante littérature, aussi remarquable que nécessaire. Elles ne disent pas, cependant, comment les peuples et les nations sont sortis de la Grande Guerre. Une équipe internationale d'historiens, placée sous la direction de Stéphane Audoin-Rouzeau et Christophe Prochasson, interroge dans ce livre le monde de l'après-1918 : pays vainqueurs (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis...), pays vaincus (Allemagne, Autriche, Hongrie), pays libérés (Belgique, Roumanie, Yougoslavie), pays engagés dans de nouveaux conflits, civils ou territoriaux (Russie, Pologne, Turquie, Grèce), enfin colonies et dominions. L'histoire de l'après-1918 est celle d'une démobilisation. Démobilisation effective des combattants et des économies, mais aussi démobilisation culturelle des sociétés : il fallut, après plusieurs années d'investissement collectif dans le conflit, reprendre les relations avec les ennemis d'hier et organiser le retour aux normes, elles-mêmes ébranlées par près de cinq années de guerre. A cela s'est ajoutée une dimension morale, voire psychique, où les commémorations ont joué leur rôle : celle du deuil, collectif ou familial, de nations touchées par la mort de masse, et celle du traumatisme chez les victimes, militaires ou civiles. A la limite, peut-on exclure que bien des contemporains du conflit ne soient jamais "sortis" de la Grande Guerre ?

AUDOUIN-DUBREUIL (Ariane).

La Croisière noire. Sur la trace des explorateurs du XIXe.

France Loisirs, 2005, in-4°, 208 pp, très nombreuses photos, documents, en noir et en couleurs, sources et biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. La Société de Géographie présente)

Fille d'un membre de l'expédition, l'auteure retrace le raid organisé par Citröen de 1924 à 1925 à travers le continent africain, d'Alger à Madagascar. Ce défi technique lancé aux concurrents automobiles s'accompagna également de missions économiques, humanitaires, scientifiques et culturelles sous l'égide de la Société géographique et du Muséum d'histoire naturelle de Paris.

AUFFRAY (Bernard).

Sur mon chemin j'ai rencontré.. Du service de l'opinion au service du bien public. Préface de Jacques Fauvet. (Mémoires).

Klincksieck, 1978, gr. in-8°, x-210 pp, 14 pl. hors texte, index, envoi a.s.

AUGEARD (Jacques Mathieu).

Mémoires secrets de J. M. Augeard, secrétaire des commandements de la reine Marie-Antoinette (1760 à 1800). Documents inédits sur les événements accomplis en France pendant les dernières années du règne de Louis XV, le règne de Louis XVI et la Révolution jusqu'au 18 brumaire, précédés d'une introduction par Evariste Bavoux.

P., Henri Plon, 1866, gr. in-8°, (4)-372 pp, reliure plein papier marbré à la bradel, dos lisse, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale (Fierro, 52). Rare

"L'auteur (1731-1805) s'attache particulièrement aux difficultés financières de la monarchie et se montre très critique vis à vis de la gestion des fonds publics sous Louis XVI." (Fierro, 52). Ces mémoires mettent en lumière l'âpreté de la lutte entre le Roi et le Parlement. Ce témoignage d'un chroniqueur de la cour familier des milieux ministériels, partisan mais bien informé, est riche en anecdotes politico-financières sur les dernières années du règne de Louis XV et sur celui du roi Louis XVI.

AUGE (Claude)(dir.).

Larousse mensuel illustré. Revue encyclopédique universelle.

Paris, Larousse, 1907-1916, 3 vol. in-4°, (8)-842-xviii,(4)-914-(146)-x et (4)-958-(146)-ix pp, texte sur 3 colonnes, 7712 gravures et photos, 330 tableaux, 307 cartes et plans, reliures demi-chagrin vert, plats percaline verte, décors estampés sur les dos et les plats. Les 3 premiers volumes (sur 10) de cette revue qui durera jusqu'en 1937. Tome 1. 1907-1910 (2812 gravures, 98 tableaux, 103 cartes et plans), tome 2. 1911-1913 (2340 gravures, 112 tableaux, 82 cartes et plans), tome 3. 1914-1916 (2560 gravures, 120 tableaux, 122 cartes et plans). Tomes 1 et 2 en très bon état, 2e plat du tome 3 abîmé (trace de mouillure ancienne) mais très bon état intérieur.

AUGERON (Mickaël), Didier Poton, Bertrand Van Ruymbeke (dir.).

Les Huguenots et l'Atlantique. Volume II : Fidélités, racines et mémoires.

Les Indes savantes, 2012, in-4°, 515 pp, préface de Jean-Pierre Poussou, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, un mors très lég. abîmé, bon état

Fruit d'une collaboration internationale, cet ouvrage, en deux volumes, offre pour la première fois une vaste synthèse sur les relations que les protestants français entretiennent avec le monde atlantique, depuis le XVIe siècle. De l'Europe au Brésil, de l'Amérique du Nord à l'Afrique du Sud, les huguenots ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires. Monuments historiques, sites touristiques, collections archivistiques ou muséographiques, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d'écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler, d'un rivage à l'autre, cette histoire commune; une histoire qui transcende les cadres nationaux. Les centaines de documents iconographiques, ici réunis, en témoignent et permettent d'appréhender cette présence huguenote dans toute son étendue spatiale et temporelle. –Ce second volume aborde la question du "Refuge", tant en Afrique du Sud que dans les colonies anglaises et néerlandaises d'Amérique. Dès la fin du XVIIe siècle, ce sont des dizaines de milliers de personnes, nobles, soldats, pasteurs, négociants ou petites gens qui quittent le royaume de France, pour des raisons religieuses ou dans l'espoir, tout simplement, d'une vie meilleure. Certains parviennent à bâtir de formidables fortunes dans les colonies étrangères, tandis que d'autres se contentent d'y diffuser idéaux, nouvelles techniques ou pratiques cultuelles, contribuant à modeler les sociétés d'accueil sur le plan culturel. Sait-on par exemple qu'il existe encore à New York une église de langue française, héritière directe de l'installation de colons huguenots dans l'île de Manhattan (New York) au XVIIe siècle ? que les villes de New Rochelle, dans l'État de New York, et de New Bordeaux, en Caroline du Sud, ont été fondées par des réfugiés français ? que ces mêmes huguenots ont contribué au développement de la viticulture en Afrique du Sud, à partir de la région de Franschhoek, le "coin des Français" ? Que leur périple a été exploité tant par les démocrates américains que par les idéologues du Ku Klux Klan, les tenants de l'Apartheid ou les presbytériens du Brésil ? Mythifiée par les uns, méconnue par les autres, cette "histoire du Refuge" n'en constitue pas moins un puissant ferment identitaire pour les descendants de huguenots ou les communautés réformées actuelles. Ces héritages partagés, qui dépassent les frontières nationales, sont source d'une mémoire commune qui contribue depuis la fin du XVIIIe siècle à rapprocher les deux rives de l'Atlantique autour de projets fédérateurs et d'échanges croissants.

AUGERON (Mickaël) et Pascal EVEN (dir.).

Les Etrangers dans les villes-ports atlantiques. Expériences françaises et allemandes, XVe-XIXe siècle.

Rivages des Xantons, 2010, gr. in-8°, 435 pp, cartes, notes, broché, couv. illustrée, bon état

C'est à partir de la fin du Moyen Âge que commencent à se préciser la figure et le statut de l'étranger. Il fait alors l'objet d'une attention renouvelée, tant au niveau des pouvoirs centraux qu'à l'échelle locale. Omniprésent sur les littoraux atlantiques, il contribue à l'ouverture maritime de biens des villes européennes ou américaines, après avoir longtemps – et avant tout – incarné un "danger venu de la mer" (razzias, piraterie). Tour à tour condamné, dénoncé ou protégé, l'étranger peut être doté, sur le long terme, de toutes les vertus par les populations d'accueil ou être, au contraire, affublé des plus grands maux. Il fait peur et attire à la fois : vu comme une menace pour certains, il constitue pour d'autres un gage de prospérité et de progrès. Il peut bousculer les traditions, provocant adhésion ou rejet. De bouc-émissaire en période de crise ou de tension, il peut se transformer en un formidable acteur du développement économique, social et culturel. Lieux de transit ou d'installation définitive, les villes-ports constituent des observatoires privilégiés pour l'étude de ces étrangers, qui y occupent une place singulière, parfois centrale. Fruit d'une collaboration franco-allemande, les différentes contributions, réunies ici dans une optique comparative, entendent confronter expériences individuelles ou collectives, en s'attachant notamment aux réseaux relationnels et aux conditions d'existence : sont non seulement évoqués les étrangers ayant foulé de leurs pieds la France et les pays germaniques, mais aussi ces très nombreux allemands ou français qui ont décidé de quitter leur pays d'origine pour s'installer en territoire étranger. Avec des motivations et des parcours individuels qui relèvent certes parfois du domaine de l'aventure, mais qui permettent surtout de s'interroger sur les phénomènes d'intégration, d'exclusion ou de transferts culturels qui ont marqué, sur le long terme, nos sociétés contemporaines.

AUGERON (Mickaël) et Robert DUPLESSIS (dir.).

Fleuves, rivières et colonies. La France et ses empires (XVIIe-XXe siècle).

Les Indes savantes, 2010, gr. in-8°, 376 pp, qqs illustrations, nombreuses cartes, broché, couv. illustrée, bon état

24 études érudites (20 en français et 4 en anglais). — Rivières et vallées ont servi de centres nerveux à l’expansion coloniale, à la pénétration des continents et à la colonisation. Les chemins d’eau ont aidé à organiser les colonies, les transports et communications ; les grandes villes coloniales ont souvent été implantées sur leurs rives. Soldats, explorateurs, fonctionnaires coloniaux, missionnaires, marchands, esclavagistes ont emprunté fleuves et rivières pour leurs activités. En France même, les rivières et les fleuves ont joué un rôle important dans les relations et le lien métropole-colonies, approvisionnant notamment les ports desservant les colonies en marchandises et en hommes. Ces études présentent un aspect transversal et très neuf du monde colonial, de l’Amérique du Nord et des Caraïbes à l’Asie et au Pacifique, de l’Afrique à l’océan Indien. Cet ouvrage reprend quelques-unes des contributions du 33e congrès de la French Colonial Historical Society, tenu à La Rochelle en 2007.

AUGER-St.-HIPPOLYTE.

Rienzi.

Londres, Rodwell et Martin, et chez Bossange, 1825, 3 vol. in-8°, xi-307,337 et 299 pp, qqs pâles rousseurs éparses, les 3 tomes reliés à l'époque en un fort volume cartonné ocre, pièce de titre de maroquin rouge, mors proprement renforcés à l'aide de papier kraft (réparation ancienne). Bon exemplaire de ce rare roman historique sur la conjuration de Nicolo Gabrini, dit Cola di Rienzi (1313-1354), tyran de Rome en 1347, par Hippolyte-Nicolas-Just Auger [Saint-Hippolyte Augier ; Auger-St-Hippolyte], né le 25 mai 1797 à Auxerre, mort en 1881. Saint-simonien de l’obédience de Buchez.

AUGIER (Eloi).

Traité d'Histoire maritime de la France depuis les temps primitifs de la Gaule jusqu'à nos jours. Précédée d'un aperçu rétrospectif sur les marines des peuples anciens.

Brest, Typographie-Lithographie Gadreau, 1902, gr. in-8°, iv-640 pp, 7 plans hors texte, 29 croquis dans le texte, tableau comparatif des marines modernes in fine, reliure demi-toile parme à coins à la bradel, dos lisse avec fleuron et double filet dorés, pièces de titre basane noire, couv. conservée, très bon état. Peu courant

AUGRIS (Frédéric).

Henri Forestier ... général à 18 ans.

Cholet, Editions du Choletais, 1997, in-8°, 258 pp, notes, broché, bon état

Biographie d'un jeune officier vendéen, farouche opposant à la Révolution et à l'Empire. "Révolution. Directoire, Consulat, Empire..., dans ce quart de siècle de conflits, de combats, de coups d'Etat, de guerre civile... c'est l'histoire authentique d'un Angevin, Henri Forestier, le fils d'un cordonnier de La Pommeraye-sur-Loire en Anjou, qui nous est proposée par Frédéric Augris. Nommé à 18 ans général de la cavalerie de la Grande Armée Catholique et Royale, fidèle ami de « Monsieur Henri » et du général Stofflet, il participa à de nombreux combats, en Vendée et en Bretagne. Elu général en chef de l'Armée d'Anjou, il lutta avec acharnernent contre Napoléon Bonaparte et signa, avec l'aide l'Angleterre, l'un des plus importants complots contre l'empereur, « l'Affaire des Plombs », une conspiration qui aurait pu soulever l'Europe entière contre la France. Il parvint à déjouer toutes les polices de Fouché avant de disparaître tragiquement en octobre 1806."

AUGUET (Roland).

Cruauté et civilisation : Les jeux romains.

Flammarion, 1970, in-8°, 267 pp, nombreuses illustrations, biblio, glossaire, broché, bon état

"Les spectacles de l'Ancienne Rome n'étaient pas ces divertissements passagers, dépendant d'un choix personnel, que notre civilisation connaît. Devenus sous l'Empire une sorte d'opium, ils ont fini par donner à la vie quotidienne de Rome son rythme et son éclat. D'un bout à l'autre de l'année, le Romain vit dans l'attente des prochains jeux. C'est par eux qu'il oublie la médiocrité de sa condition et son esclavage politique : on peut, sans exagération, parler à ce propos d'une civilisation du loisir."

AUGUSTIN (Jean-Marie).

Les grandes affaires criminelles de Poitiers.

Geste éditions, 1995, gr. in-8°, 284 pp, 16 gravures et photos, 2 cartes et plans, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état

17 affaires criminelles parmi les plus célèbres dans le département de la Vienne… Avec le recul de l'historien, l'oeil du juriste et le talent du romancier Jean-Marie Augustin nous présente 17 affaires criminelles. Certaines ont marqué l'histoire de Poitiers avec un retentissement national.Les noms de beaucoup d'entre elles nous sont familiers : Urbain Grandier, Marie Besnard, les médecins anesthésistes... d'autres le sont moins : le brigand et seigneur Henri de Nuchèze, l'attentat contre le docteur Guérin, les policiers tortionnaires de la Pierre-Levée... Peut-on décrire la cruauté de certains faits (séquestrations, tortures, sadisme, meurtres en série) sans être voyeur ? Peut-on dénoncer les problèmes de conscience sans revenir sur l'autorité de la chose jugée ? La plume caustique et alerte de l'auteur nous en fait l'éclatante démonstration. Jean-Marie Augustin est professeur à la faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers où il enseigne l'histoire du droit pénal.

AUGUSTIN (Jean-Marie).

Les vies d'Anthelme Collet, escroc, bagnard... et pédophile.

Geste éditions, 2008, gr. in-8°, 341 pp, 40 gravures, 4 cartes et plans, sources, biblio, broché, couv. illustrée, état correct

Né en 1785 à Belley (Ain), Anthelme Collet fut en son temps "le plus insigne escroc de France" qui inspira Balzac pour créer le personnage de Vautrin. Lorsqu'en 1820, il est condamné par les assises du Mans à vingt ans de travaux forcés pour crime de faux, Collet est envoyé au bagne, à Brest, puis à Rochefort où sa notoriété grandit du fait de ses exploits. En 1836, il fait paraître ses Mémoires dans lesquelles il se vante d'avoir usurpé les fonctions d'évêque et de général inspecteur aux revues mais le forçat a-t-il vraiment vécu les aventures rocambolesques qu'il raconte ? Outre ses escroqueries, les archives judiciaires révèlent une autre facette de sa personnalité, celle d'un pédophile qui cherche ses proies parmi les jeunes garçons. Cette question n'intéresse pas cependant la cour d'assises, car à l'époque, le sujet des agressions sexuelles commises sur un mineur reste discret. Anthelme Collet est mort en 1840 à l'hôpital de la Marine à Rochefort, seize jours avant d'être libéré.

AUGUSTIN-THIERRY (A.).

Augustin Thierry (1795-1856), d'après sa correspondance et ses papiers de famille.

Plon, 1922, in-8°, xii-326 pp, préface de Gabriel Hanotaux, un portrait d'après un médaillon de David d'Angers en frontispice, lettres inédites de Chateaubriand, de Désiré Nisard et d'Augustin Thierry en appendices, reliure demi-percaline verte, pièce de titre basane havane, fleuron, double filet et date dorés en queue (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s. Peu courant

Biographie de l'historien et journaliste politique Augustin-Thierry, ses relations avec Saint-Simon, Mably, la princesse Belgiojoso, Michelet, Nodier, etc. — "II ne faut demander à ce livre que ce que l'auteur, dans un sentiment très louable de piété familiale, a réellement eu l'intention de nous donner : non pas une étude d'ensemble sur le role joué par Augutin Thierry dans le mouvement historique du XIXe siecle, mais une simple biographie et un tableau de la vie intime du célèbre écrivain. Cette biographie est d'une lecture très attachante. La destinée douloureuse de l'historien ataxique et aveugle se raidissant contre la maladie qui le mine peu à peu, et cherchant dans le travail d'érudition l'oubli de ses cruelles souffrances physiques et morales, a quelque chose de noble et de poignant, et l'on saura gré à M. A. Augustin-Thierry d'avoir complété ce que l'on en savait. (...) Nous regrettons que l'auteur de ce livre n'ait consulté que ses papiers de famille : il eut donné de l'historien une idée plus juste s'il avait pris le soin de le replacer dans son temps. II ne faut pas moins l'en remercier d'avoir dénoué à notre intention les vieilles liasses de lettres et de notes intimes : ne serait-ce que pour les détails curieux et neufs qu'il a réunis sur les débuts d'Augustin Thierry dans la carrière des lettres et sur ses premiers travaux en qualité de secrétaire du fameux Saint-Simon, il mériterait d'être lu. Mais son livre nous apporte mieux que quelques détails inédits : il nous introduit dans la familiarité d'un bel et noble esprit." (Louis Halphen, Revue Historique, 1923)

AUGUSTIN-THIERRY (A.).

Le Tragédien de Napoléon, François-Joseph Talma.

Albin Michel, 1942, in-12, 334 pp, 8 pl. de gravures et portraits hors texte, notes, sources et biblio, reliure originale demi-papier vélin à coins, dos lisse peint à la main, avec titres et portrait en buste de Talma en couleurs (rel. de l'époque), bon état

François-Joseph Talma (1763-1826) fut l'acteur français le plus prestigieux de son époque. — "... Ne surestimons pas le degré d’intensité des liens qui ont pu exister entre l’acteur vedette du Français et Bonaparte-Napoléon. Si le Premier Consul devenu l’Empereur aimait vraiment le théâtre et le grand répertoire autant qu’il appréciait l’interprétation qu’en donnait Talma, il s’estimait en son for intérieur d’une nature toute singulière. À son sentiment, son rôle face au destin et à la politique (qui en était selon lui le champ d’application) relevait d’une sphère radicalement différente de celle de la carrière, même auréolée de succès exceptionnels, d’un comédien de génie. Hobhouse, dans ses souvenirs parus à Londres en 1816, rapporte un propos prêté à l’Empereur censé avoir déclaré un jour : « Chateaubriand assure que vous me donnez des leçons pour jouer l’Empereur, je prends ceci pour un compliment, parce qu’il fait voir du moins que j’ai assez bien rempli mon rôle. »" (Jean-Marie Valentin, L'Empereur et le comédien, 2012)

AUGUSTIN-THIERRY (A.).

Un salon anglais à Paris. Lady Hollond et ses amis. Avec des lettres inédites.

dans le Correspondant, 1925, 3 vol. gr. in-8°, 19, 21 et 21 pp, brochés, bon état

Lady Hollond, amie d'Augustin Thierry, Renan, Henri Martin, Mignet, Barthélemy-Saint-Hilaire, etc. — On trouve également dans un des numéros un article sur La renaissance allemande en 1924 (Jacques de Préchac, 20 pp) ; etc.

AUJAY (Edouard).

Talleyrand.

Tallandier, 1946, in-12, 287 pp, biblio, broché, bon état

AULARD (A.).

Lettres inédites de Voltaire à Fyot de la Marche.

dans la Revue de Paris, 1927, gr. in-8°, 18 pp, broché, bon état

On trouve dans le même numéro des études sur La Société sous le Règne de Louis-Philippe, par Lucien Corpechot (33 pp), L'expérience Caillaux, par Georges Suarez (29 pp), Philosophie d'Emile Meyerson, par Jules Sageret (12 pp), etc.

AULARD (F.-A.).

Registre des Délibérations du Consulat provisoire, 20 brumaire-3 nivôse an VIII (11 novembre-24 décembre 1799), publié pour la première fois d'après le manuscrit des Archives Nationales par F.-A. Aulard.

P., Société d'Histoire de la Révolution Française, 1894, gr. in-8°, viii-110 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs (rel. de l'époque), dos passé et lég. frotté, bon état

AULNEAU (Joseph).

Au Front Britannique.

P., Renaissance du Livre, 1919, in-12, 271 pp, broché, papier lég. jauni, bon état

"Les souvenirs rapportés par M. J. Aulneau de son séjour au front britannique, où il a brillamment servi, sont ceux d'un lettré et d'un érudit qui sait noter d'un trait pittoresque et rapide les faits et les impressions. Paysages désolés de la zone de feu, causeries entre officiers anglais et français qui montrent les différences essentielles de tempérament des deux races, douce et tragique idylle entre une jeune ouvrière des mines et un tommy, tout cela est, dans ces pages, dessiné sobrement, mais non sans couleur et sans émotion." (Revue critique des idées et des livres, 1920) — Né en 1879, Joseph Aulneau fut pendant la guerre lieutenant détaché auprès de l'armée britannique.

AULNEAU (Joseph).

Au Front Britannique.

P., Renaissance du Livre, 1919, in-12, 271 pp, reliure demi-basane bleu-nuit, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés, bon état, envoi a.s.

Né en 1879, Joseph Aulneau fut pendant la guerre lieutenant détaché auprès de l'armée britannique. — "Les souvenirs rapportés par M. J. Aulneau de son séjour au front britannique, où il a brillamment servi, sont ceux d'un lettré et d'un érudit qui sait noter d'un trait pittoresque et rapide les faits et les impressions. Paysages désolés de la zone de feu, causeries entre officiers anglais et français qui montrent les différences essentielles de tempérament des deux races, douce et tragique idylle entre une jeune ouvrière des mines et un tommy, tout cela est, dans ces pages, dessiné sobrement, mais non sans couleur et sans émotion." (Revue critique des idées et des livres, 1920)

AULNEAU (Joseph).

Histoire de l'Europe centrale, depuis les origines jusqu'à nos jours.

Payot, 1926, in-8°, 646 pp, reliure demi-basane noire, dos à 5 nerfs, titres dorés, bon état (Bibliothèque historique), envoi a.s. à Pierre Bernus

"Où commence et où finit l'Europe centrale ? ... Elle n'est en effet ni un Etat, ni un assemblage d'Etats. Elle n'a vécu que dans l'imagination des conquérants ou des écrivains, elle est un concept et non une entité..." (introduction) — Table : La constitution de l'Europe centrale. – Les traités de Westphalie et l'Allemagne moderne. – L'Empire napoléonien et l'Unité allemande. – L'Empire bismarckien et les rêves de domination en Europe centrale. – Les luttes de race en Europe centrale. – La reconstruction de l'Europe centrale et les nouveaux Etats. – La Petite Entente et le nouvel équilibre de l'Europe centrale.

AULNOY (Comtesse d').

Mémoires. Notice biographique par Mme Carette, née Bouvet.

Albin Michel, 1926, in-12, 318 pp, broché, bon état (Coll. Choix de mémoires et écrits des femmes françaises aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles)

AUMALE (Mademoiselle d').

Souvenirs sur Madame de Maintenon. Les Cahiers de Mademoiselle d'Aumale, publiés par le comte d'Haussonville et G. Hanotaux.

Calmann-Lévy, s.d. (1903), in-8°, lxv-375 pp, introduction par G. Hanotaux, un portrait de Mme de Maintenon en héliogravure en frontispice, reliure demi-percaline verte, pièce de titre chagrin brun, couv. conservées (rel. de l'époque), pt accroc à la coiffe sup., bon état

Née en 1683, à Vergie en Picardie, d'une famille de noblesse ancienne, mais pauvre, Mlle d'Aumale fut reçue à Saint-Cyr en 1690 et y demeura jusqu'à vingt ans. En 1705, elle devint la secrétaire de Mme de Maintenon, qui l'employa à toutes sortes de besognes : elle tint successivement ou simultanément « les emplois d'une brodeuse, d'une comédienne, d'une secrétaire de Madame, d'une fermière et intendante des écoles et des aumônes », passant du gouvernement d'une abbaye à l'administration d'une basse-cour, s'occupant du divertissement des demoiselles de Saint-Cyr aussi bien que de ceux du vieux roi, à qui elle jouait du clavecin et avec qui elle chantait les vêpres. Douée de beaucoup plus d'esprit que de beauté, d'une intelligence très éveillée et très souple, pendant près de quinze ans elle joua auprès de Mme de Maintenon, en tout bien tout honneur, ce rôle de secrétaire et de factotum, de boute-en-train et de confidente qui lui permit de vivre dans l'intimité de la veuve de Scarron et de Louis XIV, et qui donne à son témoignage, malgré son caractère apologétique, une valeur si particulière. Mlle d'Aumale quitta Saint-Cyr après la mort de sa protectrice (1719) et se retira à Vergie auprès de sa mère, tout en restant toujours en relations suivies avec les dames de Saint-Cyr. Elle mourut en décembre 1756. (...) Mlle d'Aumale a composé deux mémoires sur sa protectrice. Le premier a été écrit vers 1725. Le second, inédit, est publié ici pour la première fois. M. G. Hanotaux s'est fait l'éditeur de ces nouveaux mémoires, qu'il a intitulés les « Cahiers de Mlle d'Aumale », par allusion à l'état des manuscrits. Mais, comme cette rédaction était souvent traînante et parfois oiseuse, il ne s'est pas cru obligé à une reproduction in extenso : il a fait des extraits et les a rangés sous les six rubriques suivantes : Madame de Maintenon et Madame de Montespan ; Madame de Maintenon et la duchesse de Bourgogne ; Madame de Maintenon et Louis XIV ; Le siège de Turin, l'année 1709 et les charités de Madame de Maintenon ; Mort de la duchesse de Bourgogne ; Mort de Louis XIV. De tous ces chapitres, le dernier est le plus curieux, sinon le plus important. Dans son introduction, M. Hanotaux essaye, en termes heureux, de déchiffrer l'énigme que Mme de Maintenon voulut être pour le monde et la postérité. Sans se flatter d'y avoir réussi, en confessant même le contraire, il a esquissé à son tour un portrait de la fondatrice de Saint-Cyr et montré comment les précautions qu'elle avait prises pour s'assurer l'admiration de l'histoire ont été déjouées par le zèle naïf et l'inconsciente complicité de celles à qui elle avait confié le soin de sa mémoire. (V.-L. Bourrilly, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1903)

AUPHAN (Amiral).

La Marine dans l'Histoire de France.

France-Empire, 1989, gr. in-8°, 278 pp, postface de l'Amiral Estival, broché, couv. illustrée par L. Haffner, bon état

AUPHAN (Amiral) et Jacques MORDAL.

La Marine française dans la Seconde Guerre mondiale.

France-Empire, 1967, fort pt in-8°, 650 pp, 12 pl. de photos hors texte, 17 cartes, index, cart. éditeur, jaquette illustrée (déchirure avec pt manque au 1er plat de la jaquette), bon état, envoi a.s. des deux auteurs

Sanctuaire traditionnel de la discipline, la Marine française a subi de 1939 à 1945 une très rude épreuve. Partie pour se battre en mer, elle a vu successivement tous ses ports pris par l’intérieur, ne pouvant qu’évacuer, comme à Dunkerque, ce qui pouvait l’être sans laisser à l’ennemi un seul de ses bâtiments. L’Armistice de juin 1940 lui a imposé d’autres devoirs : défendre le patrimoine et faire vivre la métropole en liaison avec l’empire dans l’espérance de temps meilleurs, tandis qu’une poignée des siens poursuivait la guerre du côté de la France Libre. Les Anglais ont-ils demandé que la flotte passât de leur côté préalablement à tout armistice ? Comment s’explique le drame de Mers El-Kébir, le sabordage de l’escadre de Toulon, la riposte au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord et cent autres péripéties tragiques de la guerre. Ce livre vous le dira. Les deux auteurs qui l’ont écrit ont vécu intensément cette époque, l’Amiral Auphan aux postes les plus élevés de l’Amirauté française puis comme secrétaire d’Etat à la Marine, Jacques Mordal à la mer, à Dunkerque notamment, où il fut deux fois coulé et grièvement blessé. Tous les deux, depuis la guerre, se sont consacrés à l’étude de l’histoire et leurs travaux font autorité. Cet ouvrage s’appuie sur une documentation rigoureuse enrichie de multiples témoignages français et étrangers. Il a fait l’objet, il y a dix ans, d’une première édition en France, aux Etats-Unis et en Allemagne. L’édition française, aujourd’hui épuisée a obtenu en 1959 l’un des Grands Prix d’histoire de l’Académie française. Depuis lors le texte a été soigneusement revu et complété sur certains points au vu des publications étrangères les plus récentes ou des innombrables lettres reçues par les auteurs. Comme un manuel écrit sans passion mais sans cacher non plus l’aspect politique des problèmes, ce livre constitue une mise au point définitive de l’histoire trop souvent méconnue de la Marine française dans la Seconde Guerre mondiale. (2e plat de la jaquette)

AUPHAN (Amiral Paul).

Histoire élémentaire de Vichy.

France-Empire, 1971, gr. in-8°, 357 pp, 16 pl. de photos hors texte, annexes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Vichy vu de l'intérieur. Par l'amiral Gabriel Paul Auphan (1894-1982), chef de la Marine marchande (1940), chef d'état-major des forces maritimes puis secrétaire d'Etat à la Marine du gouvernement de Vichy. Il refusa la violation des conditions d'armistice et démissionna en novembre 1942. Condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité en 1946, il se présenta en 1955 devant la Haute Cour, qui lui infligea une condamnation de principe dont il fut aussitôt relevé.

AURELLE de PALADINES (Général Louis d').

Campagne de 1870-1871. La première Armée de la Loire.

Plon, 1872, gr. in-8°, viii-400 pp, 4 grandes cartes en couleurs dépliantes hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et et fleurons dorés, qqs rares rousseurs, traces claires d'humidité ancienne en marges, coupes et coins frottés, sinon bon état

1. Organisation de l'Armée de la Loire ; 2. Réunion des 15e et 16e Corps sur la rive droite de la Loire ; 3. Vallière et Coulmiers, camp retranché d'Orléans ; 4. Opérations sur Pithiviers, combat de Beaune-la-Rolande ; 5. Villepion, Loigny, Poupry, Chevilly et Orléans.

AURENCHE (Jean).

La Suite à l'écran. Entretiens avec Anne et Alain Riou.

Institut Lumière, Actes Sud, 1994, gr. in-8° oblong, 273 pp, postface de Bernard Chardère, filmographie, index, reliure demi-veau glacé acajou, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre chagrin vert et noir, fleurons dorés, couv. illustrée conservée, bon état. Exemplaire très bien relié

Jean Aurenche (1903-1992) écrivit pour le cinéma pendant quarante ans, parfois seul, souvent avec Pierre Bost, hier pour Autant-Lara (Le Mariage de Chiffon, Lettres d'amour, Occupe-toi d'Amélie, L'Auberge rouge) et Clément (Au-delà des grilles, Jeux interdits, Gervaise), plus tard pour Tavernier (L'Horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, Le Juge et l'assassin, Coup de torchon). Il était aussi l'ami de Prévert, Anouilh, Grimault, Cocteau et le beau-frère du peintre Max Ernst. Ces entretiens, de méandres en anecdotes (certaines surprenantes !), montrent à quel point il fut, non point l'apôtre d'une "tradition de la qualité" dans laquelle une polémique faisant flèche de tout bois voulut le figer, mais au contraire un esprit libre et curieux, enthousiaste, bouillonnant.

AURIANT (pseudonyme d'Alexandre HADJIVASSILIOU).

François Bravay ou le « Nabab ».

Mercure de France, 1943, gr. in-8°, 173 pp, 2 planches hors texte (une première esquisse du dessin de couverture d'Emile Bernard en frontispice et un portrait gravé de François Bravay), broché, premier plat illustré par Emile Bernard, bon état. Peu courant

Un portrait du député du Gard François Bravay qui servit de modèle à Alphonse Daudet pour le personnage principal du roman « Le Nabab » (1878). — "François Bravay, fils d'un marchand de casseroles et outils agricoles de Pont-Saint-Esprit, est né le 25 novembre 1817. Caricature du nouveau riche, son existence extraordinaire a servi de trame à un roman d'Alphonse Daudet, Le Nabab. Ruiné, car peu doué pour le petit commerce, en 1847, Bravay va tenter sa chance à Alexandrie. En se jouant de la naïveté du Vice-roi d'Égypte, Saïd Pacha, il acquiert rapidement une immense fortune. Revenu en France en 1861, il mène une vie fastueuse et dépense sans compter. Il se lance alors dans la politique. Par ses largesses, ce personnage éblouira la bourgeoisie locale et par là, même les électeurs. Il sera élu conseiller général, en 1862, puis député du Gard, en 1865... Il fait construire un château à Pont-Saint-Esprit sa ville natale, achète celui de Belle-Eau à Donzère, où il reçoit Saïd Pacha, et un hôtel à Paris où il réside. Ce train de vie dispendieux viendra rapidement à bout de son magot ramassé en Égypte. Ruiné il mourra, aveugle et sans ressources à Paris, en 1874." (Georges Mathon) — "On sait qu’en gros, la réalisation du canal de Suez se situe entre novembre 1854, date de la signature, par Mohammed Saïd, de « l’acte de concession », et le 15 août 1869, date de la réunion des deux mers. Quinze années donc, au cours desquelles Lesseps eut, sans répit, à lutter pour gagner et conserver la confiance des khédives successifs, Abbas Pacha, Mohammed Saïd et Ismail Pacha contre les intrigues, non seulement de l’Angleterre et de la Porte, mais aussi de ses propres compatriotes : saint-simoniens furieux de leur échec de 1833, diplomates ou Français résidant en Égypte, tel ce François Bravay, prototype du futur « Nabab » d’Alphonse Daudet, et que, déjà en 1859, Gustave Flaubert rêvait de mettre en scène, dans un roman qu’il n’écrivit jamais bien qu’il y pensât sans cesse, et qui, sous le titre d’Harel-Bey, devait, au milieu d’un monde interlope de « faiseurs », d’aventuriers « en habit noir », d’une pègre européenne, représenter ce que Flaubert appelait « l’Orient-Isthme de Suez ». Il eût ainsi révélé les dessous de l’affaire de Suez, comme, renseignée par Bravay lui-même, la belle Olympe Audouard, amie de Dumas père, récoltant sur place, en 1864-1865, les potins et ragots qu’elle étala ensuite dans ses Mystères de l’Égypte dévoilés..." (Aimé Dupuy, Le percement de l’isthme décrit par des voyageurs français, Le Monde diplomatique, octobre 1956)

AURIGNAC (Romain d').

Amérique du Sud. Trois ans chez les Argentins.

Plon, s.d. (1890), pt in-4°, (6)-ii-483 pp, portrait en frontispice, nombreuses illustrations, reliure demi-maroquin chocolat, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée, tête dorée (rel. de l'époque), bel exemplaire. Edition originale illustrée de très nombreuses compositions de Riou dans le texte et à pleine page, gravées par Ch. Guillaume

AURIOL (Vincent).

Journal du Septennat, 1947-1954. Tome VII : 1953-1954. Version intégrale établie, introduite et annotée par Jacques Ozouf.

Armand Colin, 1971, gr. in-8°, xlv-862 pp, une photo de Vincent Auriol et René Coty en frontispice, documents en annexes, sommaire des conseils des ministres, index des noms de personnes et index des thèmes, reliure pleine percaline verte de l'éditeur, qqs soulignures et marques marginales au crayon sur 15 pages de l'introduction, bon état

Elu président de la République le 16 janvier 1947, Vincent Auriol trouva dans l'exercice de sa fonction élyséenne l'apogée d'une longue carrière politique, commencée en 1914 sur les bancs SFIO de la Chambre, poursuivie au sein du Front populaire comme ministre des Finances, dans la Résistance, et enfin à la tête des deux Assemblées constituantes de l'après-guerre. Durant les sept années passées à la tête du pays, Auriol a consigné dans son journal l'ensemble de ses actions. Même si le président effectua une sélection dans cette masse documentaire considérable, le lecteur y trouvera une source indispensable sur la France de l'après-guerre et, au-delà, sur l'exercice quotidien de la fonction présidentielle. La publication de ce Journal du Septennat, commencée en 1970 par Pierre Nora, ne comporte que 6 volumes dans cette édition (sur 7 prévus), le dernier paru en 1978 : le président François Mitterrand s'était en effet opposé à la parution de l'année 1950, son propre rôle lui semblant modeste et sous-estimé... Le Tome 4 (année 1950) n'a finalement été édité qu'en 2003 par les Editions Tallandier.

AUSSARESSES (F.) et H. GAUTHIER-VILLARS.

La vie privée d'un prince allemand au XVIIe siècle. L'Electeur Palatin Charles-Louis (1617-1680).

Plon, 1926, in-12, v-236 pp, un portrait en frontispice, sources, reliure demi-percaline bordeaux, pièce de titre basane fauve, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état

AUSTERLITZ.

Austerlitz. Récits de soldats. Textes présentés par Pierre Robin et Christophe Dufourg Burg.

Bernard Giovanangeli, 2006, in-8°, 222 pp, broché, couv. illustrée, bon état

[Austerlitz] – Maréchaux Alexandre BERTHIER, Louis-Nicolas DAVOUT, Joachim MURAT, Jean de Dieu SOULT et TRANCHANT de LA VERNE.

Relations et rapports officiels français de la bataille d’Austerlitz, 1805.

La Vouivre, 1998, in-8° carré, iv-135 pp, édition établie par Jacques Garnier, 4 cartes hors texte, index, broché, bon état

Après Austerlitz, Napoléon utilise les rapports de ses maréchaux pour écrire les bulletins officiels de la bataille, puis, plus tard, les relations rédigées au ministère de la guerre. Ce volume est l’occasion de découvrir l’intégralité de ces textes écrits par les principaux acteurs français sur la plus célèbre bataille de l’Empire, mais aussi de comprendre comment fonctionne la propagande impériale quand elle fait de la guerre une épopée.

AUSTIN (M.) et P. VIDAL-NAQUET.

Economies et sociétés en Grèce ancienne. (Périodes archaïque et classique). Textes choisis et présentés par Michel Austin et Pierre Vidal-Naquet.

Armand Colin, 1981, in-12, 416 pp, biblio (Coll. U2). Plus de cent textes littéraires et épigraphiques, traduits, présentés et annotés.

"L'U2 de Austin et Vidal-Naquet transcende les limites habituelles de la collection. Dans un domaine où presque rien n'existait, un livre charnu donnant l'état des connaissances récemment renouvelées sur l'Économie de la Grèce ancienne. Un choix de textes souvent peu connus et remarquablement traduits." (Le Choix des Annales, Annales ESC, 1972)

AUSTIN (Victor).

La Guerre de Sécession, 1861-1865.

Julliard, 1961, in-8°, 331 pp, sources, broché, bon état (Coll. Il y a toujours un reporter)

"De l'exécution de John Brown, pendu le 2 décembre 1859 pour avoir tenté de soulever les esclaves noirs contre leurs maîtres, à l'assassinat de Lincoln, le libérateur de ces mêmes esclaves, le 14 avril 1865, que de passions, de bruit et de fureur ont opposé les uns aux autres Yankees du Nord et gentlemen du Sud. Ces années les plus douloureuses et les plus confuses de l'histoire des Etats-Unis, cent ans plus tard, n'ont sans doute pas fini de porter leurs fruits amers et empoisonnés. Plus que des romans à succès ou des films à grand spectacle, seuls, semble-t-il, les documents contemporains des événements pourront permettre de voir un peu clair en des faits et des intentions où se mêlent le meilleur et le pire. On sera donc très heureux de la publication de ce nouveau volume de la collection "II y a toujours un reporler". Très habilement, l'auteur, utilisant correspondances officielles ou personnelles, articles de journaux et journaux intimes, réussit à faire saisir l'optique selon laquelle les personnages des deux camps ont vu et vécu cette guerre, qui prit souvent le caractère d'une guerre inexpiable. Malgré la multiplicité des documents cités, le récit reste très vivant et parvient à recréer sous nos yeux toute une époque si différente de la nôtre. Voilà un livre qui, en son genre, est une incontestable réussite." (A. Lauras, Etudes, 1962)

AUSTRUY (Jacques).

Le scandale du développement. Commentaires par G. Leduc et L.-J. Lebret. Bibliographie analytique et critique par Guy Caire.

Marcel Rivière, 1965, in-8°, 535 pp, index, reliure toile bordeaux, pièce de titre de maroquin noir (Coll. Bilans de la connaissance économique)

AUSTRUY (Jacques).

Structure économique et civilisation. L'Egypte et le destin économique de l'Islam.

SEDES, 1960, gr. in-8°, xvii-366 pp, index, broché, bon état, envoi a.s.

AUTIN (Jean).

Foch, ou le triomphe de la volonté.

Perrin, 1987, in-8°, 427 pp, 7 cartes, 16 pl. de photos hors texte, 4 tableaux généalogiques, biblio, index, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état

Après avoir contribué en septembre 1914 à la victoire de la Marne, Ferdinand Foch (1851-1929) est entré dans la légende quand, jugé plus conciliant que le général Pétain, il fut nommé en mars 1918 généralissime des Armées Alliées qu'il conduisit à la victoire. Elevé en août 1918 à la dignité de maréchal de France, il présida le 11 novembre à la signature de l'Armistice. Jean Autin, partant de documents partiellement inédits et d'une scrupuleuse étude des sources disponibles, a fait revivre un type d'homme qui prend ses racines en plein cœur du XIXe siècle dans une famille pyrénéenne et se transforme peu à peu en pionnier du renouveau. De garnisons en états-majors, de l'Ecole supérieure de Guerre au maréchalat, c'est une destinée exemplaire qui nous est contée, mais aussi un caractère fait essentiellement de volonté, de rigueur morale, d'énergie, d'indépendance et de confiance en Dieu. C'est également toute une époque depuis la Commune jusqu'au redressement de Poincaré en 1926, en passant par le Boulangisme, l'affaire Dreyfus, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la longue saignée de 1914-18, la paix manquée et les signes avant-coureurs du drame de 1940.

[Automobile].

Album Prestige Rolls-Royce n° 2. The story of the best car in the world - L'histoire de la meilleure voiture du monde.

P., Bernard Munier, 1980, in-4°, (250) pp, non paginé, texte en français et en anglais, très nombreuses photos en noir et en couleurs, très nombreux encarts publicitaires de maisons de luxe (parfums, vins, bijoux..), reliure pleine toile brique de l'éditeur avec reproduction en couleurs de l'emblème de la célèbre marque de voiture anglaise au 1er plat, bon état

Ouvrage luxueux illustré par de splendides photos mais également des documents anciens sur l’histoire de la maison Rolls-Royce, les ateliers, les hommes, les véhicules ; à noter, la richesse des publicités intercalées et la mise en page recherchée.

AUTRAND (Françoise).

Charles VI. La folie du roi.

Fayard, 1986, fort in-8°, 647 pp, 8 pl. d'illustrations hors texte, chronologie, généalogies, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

1392 : un roi de 24 ans devient fou. Pendant trente ans, il va vivre une vie de souffrances, entre des crises atroces et des rémissions qui le laissent lucide et anxieux. Quelle était cette maladie ? Comment affectait-elle ses relations avec sa femme, Isabeau de Bavière, avec son frère, le brillant duc d'Orléans, marié à la belle Valentine Visconti, avec ses nombreux enfants ? Comment était-elle ressentie par ses sujets ? Scandale, fléau de Dieu, châtiment pour des péchés collectifs ? Seule l'écoute du discours du roi malade et des hommes de son temps, avec leur langage, leurs croyances, leurs peurs, permet de répondre à ces questions. Le règne de Charles VI passe à juste titre pour désastreux : guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons, guerre de Cent Ans, la moitié de Troyes, l'abandon de la couronne à Henri V, roi d'Angleterre, le dauphin déshérité, la France vaincue, coupée en deux, humiliée, et partout les divisions, la misère, les ruines. Mais, derrière le désastre, se décèle le lent progrès des structures. Le sentiment national naissant, Jeanne d'Arc elle-même, peuvent s'expliquer par l'identification qui se produit alors entre la nation souffrante et son roi de douleurs.

AUTRAND (Françoise).

Le concept de souveraineté dans la construction de l'Etat en France, XIIIe-XVe siècle.

S.l., s.d. (1998), in-8°, 14 pp, notes, agrafé, bon état. Tiré à part de S. Berstein et P. Milza (dir.), "Axes et méthodes de l'histoire politique en France", 1998

AUTRAND (Françoise).

L'enfance de l'art diplomatique : la rédaction des documents en France, XIVe-XVe siècle.

S.l., s.d. (1998), in-8°, 18 pp, notes, agrafé, bon état. Tiré à part de L. Bély, I. Rochefort (dir.), "L'invention de la diplomatie", 1998

AUTRAND (Françoise).

Pouvoir et société en France, XIV-XVe siècles.

PUF, 1974, in-12, 96 pp, un tableau généalogique, une carte de la France en 1328, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Dossiers Clio)

AUVITY (Mgr François, vicaire général de Bourges).

Germigny-l'Exempt (Cher) et sa châtellenie.

Association des Amis de l'église de Germigny l'Exempt, 2005, in-8°, 450 pp, 26 planches hors texte, broché, couv. illustrée d'un dessin en noir représentant le portail roman de l'église de Germigny, bon état. Ouvrage couronné par l'Académie française (Saffroy II, 18004). Réimpression de l'édition de Paris, 1932

"Une importance politique déchue, une richesse économique accrue, voici comment peut se résumer l'histoire de la modeste commune rurale à laquelle Mgr Auvity a consacré une volumineuse monographie. Habité dès l'époque romaine, Germigny, dès le haut Moyen Age, se présente comme une petite ville érigée en châtellenie, défendue par un puissant donjon carré et une enceinte de remparts, possédant son châtelain, ses officiers municipaux et de juridiction, sa bourgeoisie jouissant d'anciennes franchises, sa coutume locale, ses juridictions : l'un de ses seigneurs, Aymon Vaire Vache, de la maison de Bourbon qui avait succédé à celle de Nevers dans la possession de Germigny, eut l'audace de tenir tête au souverain, en sorte que Louis le Gros dut se rendre sous ses murailles pour le réduire à l'obéissance ! (...) Confisqué avec les autres possessions du connétable de Bourbon après sa trahison, Germigny descend, dans l'histoire locale, du rang de ville à celui de village. La seigneurie est aliénée à des particuliers non résidants, au nombre desquels figurent les Babou, sortis d'une étude de notaire de Bourges et destinés à figurer parmi les ascendants des derniers Bourbons : Louis XV en plaisantait volontiers. La Révolution y est marquée, à la fin de 1793, par un mouvement de protestation qui s'élèvera dans toute la région contre la suppression du culte. Il y aurait peu à dire de Germigny dans les temps modernes si les progrès de la culture n'avaient transformé ses marécages en magnifiques pâturages : l'opulence des éleveurs contrebalancera facilement l'éclat honorifique des charges qui faisaient l'orgueil de leurs devanciers, bourgeois d'une ville murée. L'illustration, due au crayon de M. Hass, elle reproduit avec un art consommé les aspects pittoresques du village et de l'église." (P. Des Chaumes, Revue d'histoire de l'Église de France, 1932)

AUVRAY (Capitaine Lucien).

Du désastre à la Victoire. Souvenirs de guerre (1939-1945).

La Pensée universelle, 1980, in-8°, 346 pp, 16 pl. de documents et photos hors texte, broché, bon état, envoi a.s.

1939 avec le 113e Régiment d'Infanterie jusqu'à l'armistice de 1940 et la suite. Premier passage en Afrique. Chez les coloniaux au Groupe de Camps du Sud-Est. Evasion pour l'Espagne. Avec l'Armée d'Afrique. Avec la 4e Compagnie du 2e Bataillon de Choc.

AUZOLLES (Guy) et Albert GIRY.

Femmes et hommes de Romainville. De la Résistance à la Libération. Lieux de mémoire.

Ville de Romainville, 1999, in-4°, 244 pp, 210 portraits, photos, illustrations et fac-similés, 2 cartes, biblio, liste des sigles utilisés, index des noms cités, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

AVELINE (Claude).

Moi par un Autre. Chronique d'une enfance et d'une adolescence dans les vingt premières années de ce siècle. Avec la collaboration de Nicole Toussaint du Wast.

Pierre Bordas et fils, 1988, in-8°, 354 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état

Mémoires de l'écrivain Claude Aveline (l'Abonné de la ligne U, la Double Mort de Frédéric Belot, etc.) : Aveline enfant assiste au premier meeting mondial d'aviation, jeune garçon, il vit à sa manière la guerre de 1914, adolescent, il est un intime d'Anatole France. Puis il participera à la création des Maisons de la Culture, appuiera le Front populaire et l'Espagne républicaine, comptera parmi les tous premiers résistants de 1940 et les fondateurs du groupe du Musée de l'Homme, échappera de justesse à la Gestapo, etc.

AVENEL (Georges).

Anacharsis Cloots, l'Orateur du genre humain.

Champ Libre, , 1976, gr. in-8°, 525 pp, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état. Réédition de l'édition de 1865

Bonne biographie de ce curieux personnage, d'une riche famille hollandaise installée en Allemagne et fervent partisan de la Révolution ; il s'installe en France à la fin de 1789, et devient député de l'Oise à la Convention, se proclamant "orateur du genre humain". À l’instigation de Robespierre qui ne pardonne à Cloots ni son parti-pris du parti de la guerre ni son athéisme militant, la Convention vote son exclusion, ainsi que celle de Paine comme étrangers. Arrêté deux jours plus tard, amalgamé aux hébertistes et traduit devant le tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort et exécuté le 24 mars 1794.

AVENEL (Georges).

Lundis révolutionnaires 1871-1874. Nouveaux éclaircissements sur la Révolution française. A propos des travaux historiques les plus récents et des faits politiques contemporains.

P., Ernest Leroux, 1875, gr. in-8°, iv-412 pp, index, reliure demi-maroquin carmin, dos à 5 nerfs filetés soulignés à froid, titres dorés, double filet doré sur les plats, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s. de l'éditeur Ernest Leroux

"Ceci est le recueil de tous les articles que j'ai publiés sur la Révolution dans le journal “La République Française”, depuis 1871, date de l'appartion de cette feuille, jusqu'à la fin de 1874. Au lendemain de l'invasion allemande et de la guerre civile, à la vue de la France entamée et de Paris décapitalisé, et pendant le sabbat qu'allaient mener les factions dynastiques cantonnées à Versailles, l'affolement des esprits était à craindre. Pour les maintenir dans la foi nationale, et les fixer solidement à des principes certains, sans équivoques, à base inébranlable, chaque patriote, tenant une plume, ayant une langue, devait aviser. Je crus, pour ma part, qu'il importait surtout de leur rappeler la grande époque où s'était constituée la France nouvelle et de leur faire la glorification raisonnée du régime républicain qui avait sauvé cette France à son berceau..." (Liminaire).

AVENEL (G. Vicomte d').

Aux Etats-Unis. Les champs - les affaires - les idées.

Armand Colin, 1908, in-12, 255 pp, reliure percaline bleue, dos lisse orné d'un fleuron et de filets dorés, fer de prix sur le 1er plat, bon état

AVENEL (Henri).

L'Amérique Latine avec un exposé préliminaire des relations présentes et futures du commerce français dans cette contrée.

P., Henri Avenel et Ancienne Maison Quantin, 1892, gr. in-8°, 319 pp, 9 cartes en couleurs sur double page et 6 planches sur double page montrant les principaux journaux des pays étudiés hors texte, index, reliure percaline havane de l'éditeur, 1er plat orné d'une carte de l'Amérique Latine, état correct

L'ouvrage comprend également deux chapitres sur la Louisiane et le Canada. Table des matières : Brésil ; Uruguay ; Argentine ; Paraguay ; Chili ; Bolivie ; Pérou ; Equateur ; Colombie ; Vénézuela ; Guyanes ; Antilles ; Antilles espagnoles ; Antilles anglaises ; Petites Antilles britanniques ; Antilles danoises ; Antilles hollandaises ; Antilles françaises ; Saint-Pierre et Miquelon ; Amérique Centrale ; Mexique ; La Nouvelle-Orléans ; Canada.

AVENEL (Vicomte G. d').

Les Français de mon temps.

Plon, 1904, in-12, 352 pp, reliure demi-percaline vieux rose, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre basane havane lég. frottée, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état

AVENEL (Vicomte G. d').

Les Français de mon temps.

Nelson, s.d. (1910), in-12, 10-350 pp, introduction par Charles Sarolea, une photo du Vte d'Avenel en frontispice, reliure percaline crème décorée de l'éditeur, sans la jaquette, bon état

AVENEL (Vicomte G. d').

Les Riches depuis sept cent ans.

Armand Colin, 1909, in-12, xii-387 pp, reliure demi-percaline verte, pièce de titre basane carmin, dos lisse orné d'un fleuron, double filet et date dorés en queue, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état

Revenus et bénéfices. Appointements et honoraires.

AVENEL (Vicomte G. d').

Richelieu et la Monarchie absolue. Tome 4 : Administration générale, justice (suite et fin), Administration provinciale et communale.

Plon, 1895, in-8°, 453 pp, broché, couv. défraîchie et lég. abîmée, qqs rousseurs éparses, état correct

AVENEL (Vte Georges d').

Découvertes d'histoire sociale (1200-1910).

Flammarion, 1910, in-12, 334 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à nerfs ornés uniformément passé, tête dorée, couv. conservées. Bon exemplaire très bien relié

[Aviation] – CASTEX (Louis).

L'Homme qui donna des ailes au monde : Clément Ader.

Plon, 1947, gr. in-8°, 119 pp, 14 gravures hors texte dont un portrait de Clément Ader en frontispice, cartonné, dos toilé rouge, très bon état

AVISSEAU (Jean-Paul) et Monique GRÉ (Catalogue rédigé par).

Le Cirque à Bordeaux. De la Révolution à la Belle Epoque.

Bordeaux, Archives Municipales, 1976, gr. in-8°, 92 pp, introduction de Jean-Paul Avisseau, préface de Pierre Paret, avant-propos de Jacques Chaban-Delmas, 16 gravures, 121 notices, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

Catalogue de l'exposition présentée aux Archives Municipales de Bordeaux du 13 février au 15 mai 1976.

AVNER (Avner Gruszow).

Un temps pour tuer, un temps pour bâtir.

P., Inter-Presse, 1967, in-8°, 234 pp, broché, couv. illustrée à rabats, état correct

Epris d'aventures, ne pouvant s'adapter à la vie d'interne dans un collège d'Anvers, où sa qualité d'Israélite lui attire la vindicte du directeur, le jeune 'Avner' s'enfuit en février 1938, à l'âge de quinze ans, pour s'enrôler dans les Brigades Internationales. Le lendemain, repéré par des gendarmes à Vervins, il est détenu pendant plus d'un mois. Sa mère décide alors de l'envoyer en Palestine, où il vit au kibboutz Kedmah. Affilié au Groupe Stern, il se jette à corps perdu dans la lutte contre les troupes et la police britannique, commet attentats, vols et attaques de banques au profit de son organisation. 'Avner' était un membre de la "Lohamei b'Herut b'Yisrael", les "Combattants pour la Liberté d'Israël", mieux connus sous les noms de LEHI ou du Gang Stern. En 1948, il est envoyé à Londres pour assassiner le ministre des Affaires étrangères Bevin, attentat qui rate de peu. Après l'indépendance d'Israël, il exerce divers métiers... — Le livre sera traduit en anglais sous le titre "Memoirs of an Assassin: Confessions of a Stern Gang Killer".

AVOUT (Jacques d').

Le Meurtre d'Etienne Marcel. 31 juillet 1358.

Gallimard, 1961, in-8°, 367 pp, 32 pl. de documents hors texte, une carte, généalogies, chronologie, biblio, index, reliure pleine percaline vert olive, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

Le 31 juillet 1358, le massacre d'Etienne Marcel marqua la fin de la première Révolution de la bourgeoisie française. Grâce à l'étude approfondie des événements militaires, politiques, financiers consécutifs à la défaite et à la capture du roi Jean le Bon à Poitiers par les Anglais, ainsi que l'état économique et social de la France à l'époque, Jacques d'Avout donne tout son relief à la tentative d'Etienne Marcel et à son échec. Il dépouille le célèbre prévôt des marchands de ses couleurs d'image d'Epinal et nous présente un chef politique se heurtant à des adversaires supérieurs en habileté ou en duplicité. — "Un remarquable livre d'histoire d'une lecture agréable. Au début du XIVe siècle, les populations de différentes provinces de France montraient de l'opposition à l'absolutisme royal. Dans certaines régions les trois Etats, noblesse, clergé, bourgeois, s'unissaient contre cet absolutisme ; ailleurs, la bourgeoisie et le peuple seuls se rebellaient. Ce qu'on reprochait particulièrement aux derniers Capétiens directs et aux premiers Valois, c'était le caractère excessif des impôts et aussi les manipulations monétaires : dans les dix années qui suivirent la mort de Philippe VI, la livre tournois changea soixante-dix fois de valeur. A ces causes de mécontentement s'ajoutaient les désordres causés par les débuts de la guerre de Cent ans. « La vieille armature féodale de la France capétienne tombe en morceaux. » Aux Etats de langue d'oïl de 1355, Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, fut l'orateur du troisième ordre et défendit les intérêts des « bonnes villes ». Marchand drapier, d'une famille bien apparentée de riches bourgeois, ses fonctions de prévôt, faisaient de lui le premier magistrat de Paris, partageant l'autorité avec le prévôt royal. Aux Etats de 1356, alors que le roi Jean II était prisonnier des Anglais et que les Etats manifestaient leur désir de participer à la direction des affaires du royaume, il fut encore l'orateur des « bonnes villes ». Au début ses revendications concernant la fixité des monnaies étaient des plus justifiées. Mais peu à peu, sans doute grisé par sa popularité qui était grande, il se laissa entraîner par les passions qu'il avait contribué à déchaîner. En janvier 1357, il accentue son opposition au dauphin – le futur Charles V – régent du royaume et prend figure de rebelle, de chef d'émeute. L'année suivante, il envahit le palais royal, suivi d'une populace, et trois familiers du Dauphin sont massacrés ; il renforce les défenses de Paris et organise au cœur de la Cité une armée de mercenaires. Mais, tandis que le régent assiège Paris, un complot est ourdi dans le propre parti d'Etienne Marcel et celui-ci est assassiné... L'absolutisme royal, dans la suite, est rétabli ; la tentative d'association des Etats au gouvernement du royaume a échoué. Dans le livre si attachant de M. Jacques d'Avout, Etienne Marcel n'apparaît ni comme un « traître », ni comme une préfiguration de Danton." (Revue des Deux Mondes, 1960)

AVOUT (Jacques d').

Le Meurtre d'Etienne Marcel. 31 juillet 1358.

Gallimard, 1961, in-8°, 367 pp, 32 pl. de gravures hors texte, carte, généalogies, chronologie, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France), bande éditeur conservée, ex. du SP

Le 31 juillet 1358, le massacre d'Etienne Marcel marqua la fin de la première Révolution de la bourgeoisie française. Grâce à l'étude approfondie des événements militaires, politiques, financiers consécutifs à la défaite et à la capture du roi Jean le Bon à Poitiers par les Anglais, ainsi que l'état économique et social de la France à l'époque, Jacques d'Avout donne tout son relief à la tentative d'Etienne Marcel et à son échec. Il dépouille le célèbre prévôt des marchands de ses couleurs d'image d'Epinal et nous présente un chef politique se heurtant à des adversaires supérieurs en habileté ou en duplicité. — "Un remarquable livre d'histoire d'une lecture agréable. Au début du XIVe siècle, les populations de différentes provinces de France montraient de l'opposition à l'absolutisme royal. Dans certaines régions les trois Etats, noblesse, clergé, bourgeois, s'unissaient contre cet absolutisme ; ailleurs, la bourgeoisie et le peuple seuls se rebellaient. Ce qu'on reprochait particulièrement aux derniers Capétiens directs et aux premiers Valois, c'était le caractère excessif des impôts et aussi les manipulations monétaires : dans les dix années qui suivirent la mort de Philippe VI, la livre tournois changea soixante-dix fois de valeur. A ces causes de mécontentement s'ajoutaient les désordres causés par les débuts de la guerre de Cent ans. « La vieille armature féodale de la France capétienne tombe en morceaux. » Aux Etats de langue d'oïl de 1355, Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, fut l'orateur du troisième ordre et défendit les intérêts des « bonnes villes ». Marchand drapier, d'une famille bien apparentée de riches bourgeois, ses fonctions de prévôt, faisaient de lui le premier magistrat de Paris, partageant l'autorité avec le prévôt royal. Aux Etats de 1356, alors que le roi Jean II était prisonnier des Anglais et que les Etats manifestaient leur désir de participer à la direction des affaires du royaume, il fut encore l'orateur des « bonnes villes ». Au début ses revendications concernant la fixité des monnaies étaient des plus justifiées. Mais peu à peu, sans doute grisé par sa popularité qui était grande, il se laissa entraîner par les passions qu'il avait contribué à déchaîner. En janvier 1357, il accentue son opposition au dauphin – le futur Charles V – régent du royaume et prend figure de rebelle, de chef d'émeute. L'année suivante, il envahit le palais royal, suivi d'une populace, et trois familiers du Dauphin sont massacrés ; il renforce les défenses de Paris et organise au cœur de la Cité une armée de mercenaires. Mais, tandis que le régent assiège Paris, un complot est ourdi dans le propre parti d'Etienne Marcel et celui-ci est assassiné... L'absolutisme royal, dans la suite, est rétabli ; la tentative d'association des Etats au gouvernement du royaume a échoué. Dans le livre si attachant de M. Jacques d'Avout, Etienne Marcel n'apparaît ni comme un « traître », ni comme une préfiguration de Danton." (Revue des Deux Mondes, 1960)

AVRANE (Patrick).

Un divan pour Philéas Fogg. Suivi de Edgar Allan Poe. La semaine des trois dimanches.

Aubier, 1988, in-8°, 200 pp, (Coll. Ecrit sur parole). Une lecture psychanalytique de Jules Verne.

AVRIL (Jean-Loup) et Michel QUEMERÉ.

Pêcheurs d'Islande.

Rennes, Ouest-France, 1984, in-8°, 125 pp, 30 photos et documents, 2 cartes, broché, bon état (Coll. De mémoire d'homme : l'histoire)

AVRILLION (Marie-Jeanne).

Mémoires de Mademoiselle Avrillion, Première femme de chambre de l'Impératrice, sur la vie privée de Joséphine, sa famille et sa cour. Edition présentée et annotée par Maurice Dernelle.

Mercure de France, 1987, in-8°, 394 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)

Mademoiselle Avrillion fut gouvernante de Joséphine de Beauharnais. Puis de l'impératrice Joséphine. Puis de l'ex-impératrice, retirée à la Malmaison. C'est assez dire qu'elle en a vu. Beaucoup. Le petit général coléreux n'était plus, devant Joséphine et ses infidélités, qu'un soupirant désarmé ; celle-ci en usa – jusqu'aux colères de Bonaparte. Elle avait tout à y gagner : deux heures plus tard, l'amant outragé venait demander pardon. La couronne ne fit pas renoncer Joséphine à son goût du plaisir. Ni le divorce. Et l'on comprendra, à ces confidences allègres et indiscrètes, que le conquérant d'Austerlitz, amoureux docile très différent de l'image que nous en connaissions, ait pu écrire plus tard : "En amour, il n'y a qu'une victoire : la fuite." — Mémoires écrits par Maxime de Villemarest, spécialiste du genre, qui rédigea aussi ceux de Bourrienne et de Constant. "(...) La reine Hortense jugeait (ces) mémoires assez exacts, la femme de chambre de Joséphine ayant dû collaborer avec Villemarest. Ces mémoires sont à Joséphine ce que les mémoires de Constant sont à Napoléon ; ils présentent le même intérêt et appellent les mêmes réserves." (Tulard 54).

AYCOBERRY (Pierre).

Cologne entre Napoléon et Bismarck, la croissance d'une ville rhénane. (Thèse remaniée).

Aubier-Montaigne, 1981, in-8°, 415 pp, 5 tableaux, 8 plans et cartes, 3 graphiques, broché, couv. illustrée, bon état

Version abrégée de la thèse de l'auteur : Histoire sociale de la ville de Cologne (1815-1875), soutenue en 1977 (Lille, Service de reproduction des thèses, 1980, 2 volumes, xviii-760 et 178 pp, tirés à 200 exemplaires)